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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 10:39
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.

(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.

"Ce monde nouveau, qui s'installe chez nous, qui s'impose à nous, qui nous oblige à admettre l'inadmissible, s'affirme par le mépris de l'homme.

 

Ce mépris, trop de pauvres l'ont subi longtemps. La révolte leur a rendu la dignité. Maintenant, ce sont eux qui l'éprouvent pour les hommes incapables d'ordre, incapables de raison, incapables de pitié, incapables de morale."

 

"L'économie est aujourd'hui dominée par une politique de la cupidité dont les desseins sont à l'échelle du monde. Des gouvernements ont encore l'illusion qu'ils gouvernent. C'est peut$être vrai au Cameroun. Cela ne l'est plus aux Etats-Unis ou en France."

 

"On pense moins quand on a faim. La pauvreté appelle la révolte. Comme en 1789. Chez nous. Ailleurs. Partout."

 

Extraits de LA FRANCE IMPOSSIBLE, pages 16 et 17 -  (Robert Morel éditeur, 1970)

(C) Patrice.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 10:11
L'action enchainée de Maillol, à Paris (photo J.P.Bonnel - oct 2018)

L'action enchainée de Maillol, à Paris (photo J.P.Bonnel - oct 2018)

La violence est illégale, mais parfois légitime 

 

Certains intellectuels les avaient traités, au départ, de "barbares". A présent, ce sont des "pourris", des "assassins", selon A.Gasquez, directeur de l'hebdomadaire La Semaine du Roussillon..!! (1)

 

On peut, certes, prendre peur et être horrifié devant les images de violence que les chaines de télévision montrent à l'envi... Pour effrayer le bon peuple, pour ne pas aller manifester à Paris, pour rester chez soi et annuler tous les événements prévus (samedi, la conférence à Cassanyes, café de Tanger, à 17h, sur le quartier St-Jacques et la culture gitane, aura bien lieu !)..?

 

Bien sûr, on voudrait faire l'économie de la violence, mais l'Histoire nous montre qu'il est rare qu'un changement radical de société ait lieu sans recours à la violence physique.

 

En effet, la violence, illégale, est parfois légitime quand la violence vient de l'Etat, du gouvernement (politique injuste, inégalitaire, mépris, phrases assassines, abus, scandales moraux et financiers, etc...)

 

Il faut lire Marx, sans doute, et Critique de la violence, de Walter Benjamin... Sans violence, pas de révolutions qui ont chassé les anciens régimes, les dictatures, les oppressions coloniales, en France, Russie...

 

D'autres alternatives existent, c'est sûr, le dialogue, le pacifisme, la non-violence, mais quand le pouvoir ne veut pas reculer..? Quand la Nomenklatura ne veut pas partir, quand les nantis s'accrochent à leurs privilèges..?

 

W.Benjamin étude la relation de la violence au droit et à la justice. La violence est-elle morale, comme moyen, si les buts sont justifiés, critère de légitimité ? 

 

Le peuple peut utiliser une violence légitime en cas de légitime défense; "la grève : "...Dans la lutte des classes, sous la forme du droit de grève garanti aux travailleurs. Les travailleurs organisés sont aujourd'hui, à côté de l'Etat, le seul sujet de droit qui possède un droit à la violence." (W.B.)

 

Face à la liberté enchainée, face à l'action enchainée (hommage de Maillol au révolutionnaire Blanqui, qui passa une large partie de sa vie en prison),

face à la violence étatique, physique ou silencieuse (politique inégalitaire, lois, décrets instaurés sans vote de la représentation nationale...),

on est en droit d'écrire qu'une violence massive, issue du peuple, à des fins positives (amélioration des conditions sociales de vie, mais condamnation des actions minoritaires de voleurs, casseurs, "canailles" de banlieue...) est légitime !

 

JPB

(1) article cité plus bas.

 

Antoine Gasquez

Juste peut-être pour nourrir la réflexion...

Les assassins étaient en gilets jaunes.

Il y avait des motifs à la colère : les inégalités, les fins de mois difficiles, le chômage, l'avenir incertains des enfants. A partir de ces bonnes raisons, en s'installant dans la durée, en couvrant ou suscitant involontairement les débordements de casseurs, en refusant le dialogue, en refusant d'intégrer de la raison à leur colère, les « gilets jaunes » se sont transformés en assassins. Involontairement bien sûr, mais en assassins quand même. 


Cette transformation n'est pas uniquement de leur fait.

Pendant plus d'un demi-siècle, les gouvernements successifs ont préféré la facilité à la gestion cohérente du pays. Résultat : un endettement de plus de 30 000 € par français, bébés compris, et peu de marges de manœuvre. Tous les partis politiques, de gauche et de droite, ont participé à cela, appauvrissant une France que les anciens avaient laissé jusque dans les années 70, saine et prospère. Aujourd'hui les représentants des mêmes partis de pouvoir, les Wauquiez, Woerth, Hollande, Royal, Hamon, l'ex ministre socialiste Mélenchon, viennent expliquer à un gouvernement à peine en place depuis 18 mois ce qu'il doit faire. Quelles compétences ont-ils, qu'ont-ils prouvé, qu'ont-ils fait, ces revenants de la politique qui vivent d'elle depuis des lustres ? 

Le FN vient aussi mettre sa part d'huile sur le feu, un FN dont l'activité au sein du parlement européen a été nulle ces dernières décennies.

Les « gilets jaunes » ont aussi leur part de responsabilité dans la situation actuelle. Comme la plupart des autres, pendant des années, par paresse, par facilité, ils n'ont pas voulu comprendre ce qui se jouait dans la marche du pays. Les jeunes adultes de 68 ont profité de la manne offerte pendant des années, des facilités à vivre, de la société de loisirs, de spectacles, de vacances, d'aides sociales que l'Etat leur a largement et lâchement accordées. Ils ont préféré s'abandonner aux Club Med ou aux vacances sur la Costa Brava plutôt que de s'occuper de suivre les affaires publiques. Ils ont laissé le pays dériver, ont accéléré cette dérive en achetant massivement leur télé, leur électroménager, leur portable dans les pays d'Asie, en privilégiant les bas prix pour leur alimentation cautionnant ainsi l'agriculture intensive, la pollution des sols et des rivières, la fin des ressources halieutiques. L'industrie a ainsi fuit le pays, les savoir faire d'antan ont été abandonnés par des agriculteurs à la merci des multinationales de la chimie. 


Ils ont gobé que la voiture, leur prison d'aujourd'hui, les rendrait libres, alors que le pays ne maitrise pas les ressources pétrolières, des ressources dont on sait depuis plus de 30 ans qu'elles sont, notamment pour leur partie la plus facile à exploiter, finies. Refusant de faire l'effort d'essayer de comprendre, ils ont préféré avoir une maison avec jardin à des kilomètres de leur lieu de travail plutôt qu'une demeure plus proche qui leur permettait de se déplacer librement à pieds ou à vélo. On ne les pas aidé non plus, il est vrai, à réfléchir à l'importance de leur choix. Préférant toujours le choix de la facilité, celui de la consommation qui les endettait, ils ont scellé eux-même leurs barreaux.


Aujourd'hui, ils se mettent en colère contre les taxes, les impôts, accusent l'Etat de tout leur prendre sans vouloir voir la redistribution, les soins de santé gratuit, l'éducation gratuite, leur sécurité, les aides aux personnes âgées. Ils veulent continuer dans le modèle ancien, espèrent parvenir à cela en remettant en fonctionnement l'ISF, une particularité française, qui ne représente que 4,5 Mds par an de recette à l'Etat- il aurait dans le même temps fait fuir près de 15 milliards de contributions annuelles -, ou en demandant aux responsables des institutions de la jouer modeste. Ils n'ont pas tort sur cela, mais ces effets ne sont que de l'ordre du symbole.


Aujourd'hui, les enjeux dépassent les pouvoirs d'achats des uns et des autres, les fins de mois difficiles. En poursuivant le mouvement, en refusant le dialogue, les gilets jaunes ont sapé un redressement du pays en cours, un redressement qui aurait pu permettre de lutter contre les inégalités, une lutte nécessaire, de batailler contre les fins de mois difficiles, et poursuivre l'augmentation des créations d'emplois constatée ces jours-ci par l'Insee. Un redressement qui pourrait même permettre, à moyen terme, de changer de modèle social, là encore une aspiration nécessaire. 


Le coût des actions de ces dernières semaines vont bien au delà du demi milliard d'euros de coûts économiques et de dégâts annoncés lundi pour les dernières semaines. Le pays qui était à nouveau attractif pour les investisseurs étrangers, ne l'est désormais plus. Les personnes, les entreprises qui souhaitaient investir en France - que ferait-on à leur place - ne le feront plus avant longtemps, préférant placer leurs billes en Allemagne, en Espagne, dans les Pays-bas ou en Angleterre. Nos jeunes ingénieurs, nos chercheurs vont suivre le même chemin. Le pays va encore perdre une partie de sa matière grise et de ses financements. Les retraités qui en ont les moyens vont continuer à choisir un exil moins coûteux et plus calme au Maroc, en Espagne ou au Portugal; nos riches sportifs continuer de manière plus importante encore à préférer la Suisse, Monaco ou la Belgique. Le travail va se réduire, le besoin en aides sociales augmenter ; les moyens de trouver des alternatives à la voiture individuelle thermique ou à l'agriculture destructrice, diminuer ; l'argent pour investir dans le domaine de la santé, dans les équipements ruraux, dans les services publics, dans le règlement des retraites, dans l'Education et la formation, idem. On pourra toujours rêver alors de réduction de charges sociales et d'augmentation du salaire minimum, ce qu'on devrait faire mais qu'on ne réalisera pas sans moyen.

Mais il y a plus grave aussi : l'élan de lutte contre le réchauffement climatique est brisé. Notre confort d'aujourd'hui, aussi minable qu'il soit, est plus important que le futur de nos enfants. Les problèmes de pollutions atmosphériques vont continuer à croitre. « Les Chinois font bien pire » disent les « gilets jaunes ». Bien sûr, allez donc leur expliquer qu'il faut changer de politique énergétique sans en changer vous-même. Quel modèle, quel exemple pourra t-on donner ?

Enfin et surtout, la destruction de l'Europe est en cours. Cet espace de paix de plus d'une demi siècle est en cours de désagrégation. Le Royaume Uni l'a quittée, Trump et Poutine veulent la désosser, les partis populistes et xénophobes de Hongrie, de Pologne, d'Italie et ceux qui pointent leur gueule en Espagne, en France, dans les Pays-Bas, tous ceux qui veulent le nationalisme d'abord, visent à la détruire de l'intérieur. Le président français voulait, avec Merkel, construire une Europe forte pour peser sur la marche du monde. C'était un moyen, le moyen nécessaire, de lutter contre les multinationales et un système économique mondial qui inféode les hommes. Merkel affaiblie, Macron hors jeu, l'Europe est quasiment morte aujourd'hui. 

Que pèsera la France seule face à l'Arabie saoudite qui la tient en laisse avec ses ressources pétrolières ? Rien. 

Que fera t-elle pour essayer d'éviter puis d'enrayer la marche des millions de réfugiés climatiques qui arriveront dans un enjeu de vie ou de mort ? Ce qu'elle peut avec les moyens dont elle dispose, c'est à dire rien. L'énergie va redevenir le moteur de nouvelles guerres qui n'épargneront plus l'Europe.

Nos enfants, ceux qui résisteront à la pollution atmosphérique, nous accuserons, avec raison. A la barre des accusés, les « Gilets jaunes » auront leur place. 

Vous avez refusé d'essayer de voir et comprendre la complexe réalité de ce temps, vous avez refusé de dialoguer pour tenter de trouver des solutions rapides et applicables à vos réels problèmes du quotidien, en intégrant les problèmes de mutations nécessaire de notre monde... 

« Vous avez voulu éviter les difficultés du moment au prix du réchauffement climatique. Vos enfants auront le réchauffement climatique, des difficultés cent fois plus grandes et la guerre." aurait dit Churchill. 

Un scénario catastrophique ? Peut-être, mais c'est celui qui est en train de s'écrire...

(le 6 décembre 2018)

L'Action enchaînée
 
 
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L'Action enchaînée est une œuvre du sculpteur français Aristide Maillol. Créée en 1905, elle est installée à Puget-Théniers, en France1. Une réplique est visible à Paris2. Une réplique a été installée à Banyuls-sur-Mer, ville natale de Maillol.

Le bronze original est exposé à Puget-Théniers, dans les Alpes-Maritimes, sur la place du Pré-de-Foire. Elle est placée sur un socle en pierre, aussi haut que la statue elle-même, qui sert d'hommage à Auguste Blanqui.

Une réplique, également en bronze, est installée depuis 1964 dans le jardin du Carrousel, dans le 1er arrondissementde Paris; elle fait partie d'un ensemble de statues de Maillol exposées en plein air

Une autre réplique, datée de 1906, est conservée au musée d'art contemporain de Caracas, au Venezuela.

La statue est commandée à Aristide Maillol par la section de Puget-Théniers de la ligue des droits de l'homme, en hommage à Auguste Blanqui, natif de la commune. Maillol réalise la statue entre 1905 et 1908 ; elle est érigée en 1909 devant l'église. Cet emplacement fait scandale et la statue est remplacée en 1922 par un monument aux morts et reléguée sur le pré de la foire4. Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour éviter au bronze d'être fondu, la statue est à nouveau démontée et cachée dans les abattoirs du village. Découverte en 1942, elle est entreposée à Nice où elle échappe toutefois à son sort. Elle est retournée à Puget-Théniers après la libération de la région, en septembre 19444, puis érigée à son emplacement actuel.

La réplique parisienne est installée en 1964 dans le jardin du Carrousel.

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 10:38
Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"
Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"
Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"
Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"

Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"

 

***Au coeur de Saint-Jacques, sur la place Cassanyes, pour donner une image positive du quartier, pour la mixité entre citoyens d'origine gitane, maghrébine, catalane...

Nous entamons une série de rencontres culturelles pour tenter de donner une cohérence au projet de réhabilitation du "ghetto" perpignanais : la culture, comme accompagnement du renouveau architectural (restauration, respect de l'ensemble urbanistique) et des aides sociales...

 

L’association « Walter Benjamin sans frontières » (Banyuls-sur-Mer)

a le plaisir de vous convier à la conférence

 

« Gitans d’hier et d’aujourd’hui, dans les pas de Prosper Mérimée »

 

par Clarisse Requena, docteur ès-lettres,  et Nick Gimenez

 

Un diaporama animera l’intervention

 

Samedi 8 décembre à  17 h au café Le Tanger, place Cassanyes à Perpignan.

 

Après la conférence, des spécialistes (linguistique, droit coutumier gitan, sociologie…) pourront intervenir tout comme ceux qui incarnent aujourd’hui la culture gitane.

Entrée libre

Info : 06 31 69 09 32 - jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

Un repas couscous (+thé à la menthe, pâtisserie orientale, vin) est prévu après la conférence pour ceux qui le souhaitent (12 euros, 15 avec du vin) : chez Khadidja, 12 rue Llucia - 04 34 10 12 75 -

 

Merci de bien vouloir nous envoyer un mail ou nous téléphoner pour réserver de façon que le cuisinier puisse prendre ses dispositions en fonction du nombre de convives.

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 09:57
Les gilets sont pas cons !

Les gilets sont pas cons !

Gilets jaunes : silence des politiques et des intellectuels - Jean-Claude Michéa

 

Face à ce mouvement inédit, inattendu, révolutionnaire, les politiciens sont sans voix, surtout localement. Après l'éclatement des prés carrés convenus, lors de l'élection de Macron, après le dégagisme prôné par Mélanchon, après les nuits debout des Insoumis, voici les tentatives de conciliation repoussés par les révoltés : ils ne se rendent pas aux réunions, sont mal habillés, parlent de façon populaire et incorrecte...

 

La France silencieuse, souvent non diplômée, au chômage ou dans la pauvreté, repliée dans l'indifférence des puissants, des Bobos, des intellos, des élus bardés de primes et de privilèges, s'exprime.

 

Au bout de 3 semaines de révolte, le pouvoir ne répond pas, poussant les sans-culottes à la radicalité, à une violence illégale, mais légitime, face à la violence et au mépris du gouvernement en place... Dès lors, on peut s'attendre à encore plus de déchaînements violents...

 

Pendant ce temps, à part quelques acteurs, personnalités médiatiques et un penseur comme J.C. Michéa (voir plus bas), le monde intellectuel est silencieux: ça nous rappelle le texte de Max Gallo, en 1982/83, sur "le silence des intellectuels" après l'élection de Mitterrand.

 

ça ne nous rajeunit pas...Surtout ça montre que l'Histoire ne change pas, n'évolue pas vers plus d'humanisme et de rationalité... Les intellos se sont souvent trompés ou ont été complices des abominations  : Sartre, silencieux face aux camps staliniens, pour ne "pas décourager Billancourt"...Foucault, Sollers, Chatelet, Kristeva, etc.. allant parader en Chine pour célébrer les cents fleurs de Mao, alors que le Big Timonier tuait à gogo : criminels, les intellos !

 

Dans le champ politique dévasté, le monde de l'esprit est, lui aussi, un champ de ruines ! On attend l'avénement de l'intellectuel collectif rêvé par Bourdieu...capable de critiquer la puissance des experts. On voudrait entendre l'intellectuel critique, courageux au point de jouer les lanceurs d'alerte dans un monde conformiste et miné par la finance planétaire...

Une pétition, parfois, un texte de Le Clézio, une humeur de Yann Moix, l'irruption d'un Coluche solitaire...mais l'intello ne peut s'opposer à la barbarie qui monte de façon inéluctable en Europe : le fascisme arrogant, le populisme démago (pléonasme), le manque de générosité face aux migrations, l'absence de solutions...Ils n'ont pu, malgré les appels, éviter les barbaries des guerres post-coloniales, les tueries d'Irak et de Syrie...

 

Où sont les Jaurès, Dreyfus, Bernard Lazare, Camus..? Où l'esprit libertaire d'utopie d'un Walter Benjamin..? Qui osera prendre parti pour les gilets jaunes, suspectés d'être manipulés, d'être incultes et souvent qualifiés de "barbares" par nos penseurs bourgeois..? Onfray, oui, a écrit un beau texte, tout au début du conflit; il a pris du recul, renonce désormais à la médiatisation, mais ses messages sont toujours forts ! Emmanuel Todd, lui aussi, a démonté la violence de l'Etat face à la foule jaune...

 

L'intellectuel saura-t-il montrer la voie ? A en juger par le théâtre actuel, à Avignon ou à l'Odéon, on constate qu'un Julien Gosselin, jeune metteur en scène très doué, adaptant BOLANO ou DELILLO, donne à voir la figure flou et décalée, impuissante et et inutile de l'intellectuel, du philosophe, de l'ancien penseur engagé..!

 

L'avenir est difficile à déchiffrer, mais tout est possible !

 

JPB

 

 

 

 

 

 

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Dans une lettre, le philosophe voit dans le mouvement des gilets jaunes la révolte «de ceux d’en bas». Il y décèle « un mouvement révolutionnaire», estimant que «cette colère soutenue par 75 % de la population ne retombera plus».

Souvent décrit comme un penseur social-libertaire, proche de la pensée de George Orwell, Jean-Claude Michéa, intellectuel reconnu, s'était montré discret depuis quelques mois. Les manifestations des gilets jaunes ont poussé l'auteur de Notre ennemi, le capital à sortir de sa réserve.

Dans une lettre publiée sur le blog «Les amis de Bartleby», Jean-Claude Michéa juge le mouvement des gilets jaunes comme « l’exact contraire de Nuit Debout ». En effet, il considère ici que «ce sont bien ceux d’en bas [...] qui se révoltent». A contrario, il a vu dans Nuit debout du printemps 2016 une contestation d'«urbains hypermobiles et surdiplômés [...] encouragée par une grande partie de la presse bourgeoise». Nuit debout a été soutenu par des individus qui constituent, selon Jean-Claude Michéa, «le principal vivier dans lequel se recrutent les cadres de la gauche et de l’extrême gauche libérales».

Les gilets jaunes seraient, pour le professeur de philosophie, plutôt de la même farine que Podemos : une colère venant du bas «avec déjà suffisamment de conscience révolutionnaire pour refuser d’avoir encore à choisir entre exploiteurs de gauche et exploiteurs de droite». Fidèle à sa pensée, l'écrivain ne peut que soutenir un mouvement populaire qui transcenderait les clivages.

La gauche, les écologistes ou le gouvernement, Michéa accuse

Dans son billet, et comme à son habitude, il n'hésite pas à s'en prendre à la gauche qui, d'après lui, va à l'encontre du peuple. Ainsi, il ne manque pas de faire des reproches à la députée de La France insoumise (LFI) Clémentine Autain ou au fondateur de Génération.s Benoît Hamon. Tous deux feraient partie, selon lui, des coupables ayant empêché la formation d'un Podemos en France, puisque «enterrant ce mouvement prometteur en le coupant progressivement de ses bases populaires». Comme il l'a souvent exposé dans ses ouvrages, Jean-Claude Michéa ne tarit pas de critiques contre «la gauche», qu'il nomme «kérosène», «qui navigue d’aéroport en aéroport pour porter dans les universités du monde entier la bonne parole "écologique" et "associative"». Une critique de la gauche qui serait déconnectée du terrain, selon lui, mais la première à faire la morale au peuple.

«Un gouvernement cynique et impavide»

«La seule question que je me pose est donc de savoir jusqu’où un tel mouvement révolutionnaire [...] peut aller dans les tristes conditions politiques qui sont les nôtres», s'interroge-t-il. Il s'inquiète du pouvoir macronien actuel, celui d'«un gouvernement cynique et impavide qui est clairement prêt [...] à aller jusqu’aux pires extrémités pinochetistes pour imposer sa "société de croissance" et ce pouvoir antidémocratique des juges».

Le philosophe craint par ailleurs que le gouvernement ne tente d'«envoyer partout son Black Bloc et ses "antifas"» pour discréditer les gilets jaunes.

Toutefois, l'essayiste reste positif : «La colère de ceux d’en bas (soutenus, je dois à nouveau le marteler, par 75 % de la population) ne retombera plus, tout simplement parce que ceux d’en bas n’en peuvent plus et ne veulent plus.» «Le peuple est donc définitivement en marche !», assure-t-il.

Les différents appels des gilets jaunes à se rassembler le 24 novembre devraient être un indicateur. Le peuple est-il prêt à la révolution ? Jean-Claude Michéa semble n'attendre que cela.

 

Bastien Gouly

 

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 11:30
ETES-VOUS TRAM, TRAIN OU VOITURE ? - Un TRAM pour Perpignan ? SONDAGE, DÉBAT, À VOUS DE RÉPONDRE !
ETES-VOUS TRAM, TRAIN OU VOITURE ? - Un TRAM pour Perpignan ? SONDAGE, DÉBAT, À VOUS DE RÉPONDRE !

 

Débat : un tram pour Perpignan 

Philippe Latger

Perpignan : le retour du tram. 

Je soutiendrai sur ce point à 100 %, et au moins sur ce seul point, tout candidat aux Municipales de Perpignan, quel qu'il soit, sortant ou challenger, qui intégrera à son programme le financement et l'investissement compris et consentis pour une restauration du tramway à Perpignan, sur les deux lignes stratégiques : Nord / Sud ( Aéroport - Hôpital / campus Université) et Est / Ouest (Canet-Plage / Gare SNCF - Marché St-Charles). 

La question de l'automobile est plus que jamais d'actualité semble-t-il, et avec elle celle de la mobilité de nos concitoyens des zones périurbaines. Elle se coordonne bien sûr avec les questions de pouvoir d'achat, de stationnement en centre-ville, celles de reconquête du centre historique, des infrastructures de mobilité (accessibilité aéroport / gare) y compris pour le tourisme, et la croix centrale de ces deux lignes de tram doit être pensée comme le point de départ de l'ensemble du réseau de transports en commun dans l'agglomération qui sera adapté et synchronisé, pour un maillage efficace et une fluidité optimale. 

(Une ligne façon " circle " par exemple, de bus ou de tram, peut être prévue sur les seuls boulevards, sans parler des connexions aux terminus des deux lignes, complémentaires des services existants - noeud stratégique de la gare routière : bus à 1 euro du Département notamment - qui devront naturellement être opérationnelles). 

Le pont Joffre sur la Têt est large précisément à cet effet parce qu'ayant été prévu pour la cohabitation de tous les moyens de transport, tramway compris, l'ancienne route de Canet ne pose aucun obstacle à la restauration de la ligne, bref, il s'agit de comprendre que le jeu en vaut la chandelle. Economies d'essence, de stationnement, de contraventions, et de temps, possibles si l'on permet une liberté de mouvement et une émancipation du tout voiture, avec des horaires réguliers, tenus, y compris le soir et le week-end. (Diablos, on peut aussi raccorder les centres commerciaux de la Porte d'Espagne au Sud et du Polygone Nord si cela peut convaincre). 

Comble du luxe, cela répond à la fois aux enjeux sociaux et économiques, tout en étant éco-responsable. Alors pourquoi s'en priver ?

 

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Une ligne de 10 km en centre-ville sera prochainement ouverte

Le bus-tramway de Perpignan fait ses premiers essais

Vendredi 2.7.2010. 00:30h

 

Pas tout à fait tramway ni réellement bus classique, le bus-tram de Perpignan, promis à fonctionner prochainement, a parcouru ses premières dizaines de mètres le 1er juillet, en préfiguration de sa mise en service. Placé sous la responsabilité de l'Agglomération Perpignan Méditerranée, ce moyen de transport doit signera l'entrée dans une nouvelle ère de mobilités dans la ville.

 

Ce jeudi 1er juillet, le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, a baptisé la nouvelle version du boulevard Clemenceau, passé à sens unique le 6 avril, avant que d’autres ne suivent. Les aménagements, achevés, offrent à la vue et à l’usage un boulevard plus urbain, davantage ouvert aux piétons, et doté d’une dizaine de containers enterrés, qui rendent discrets les déchets ménagers. L’Agglomération Perpignan Méditerranée annonce une « métamorphose », qui « valorise les commerces », et précède une « ligne de 10 km entièrement réservée au bus en coeur de ville ». Celle-ci jouira d'un nouveau mode de transports, le bus-tram, au design semblable à celui d’un tramway. Toute la journée, un véhicule de ce type a été mis à l’essai, dans une préfiguration de la prochaine décennie.

La tramway de Perpignan, supprimé en 1954

Parallèlement au lancement du Trambaix barcelonais, en 2004, et à un regain du tramway de Toulouse prévu en novembre prochain, Perpignan se dotera bientôt, bien que sans rails, d’un moyen de transport qu’elle avait abandonné en 1954. Représentant une certaine révolution, ce modèle de bus-tram, aux larges baies vitrées et à la motorisation hybride, sera développé en centre-ville et disposera d’une voie spécifique, qu’il partagera avec les vélos. (La Clau)

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Le "bus-tram" est inauguré sur une ligne de 10 km, du Nord au Sud

Le tram revient à Perpignan, 60 ans plus tard

Vendredi 8.3.2013. 22:45h

 

Plus fonctionnel, spacieux et contemporain que les bus classiques, le bus-tram de Perpignan, annoncé depuis la décennie passée, entre en service ce 9 mars. La première ligne ouverte joint le quartier du Vernet au site économique Tecnosud, soit 10 km incluant une desserte du centre-ville et de l'Université. Ce moyen de transport à "Haut Niveau de Service" est confié à la Compagnie de Transports Perpignan Méditerranée.

 

Un tramway a fonctionné à Perpignan de 1900 à 1955, avant un trolleybus jusqu'en 1968, mais l'automobile a gagné ces formules de transports. Près de 60 ans après la fin du tramway, une formule baptisée bus-tram est présentée aux usagers ce samedi 9 mars. Son autorité de gestion, la Compagnie de Transports Perpignan Méditerranée (CTPM), déléguée par l'Agglomération Perpignan Méditerranée, en assure la mise en marche depuis l'arrêt Hôpital Saint-Jean, située avenue du Languedoc. La ligne 4, la première à fonctionner et la plus longue, car parcourant une distance de 10 km, traversera la ville de part en part, du quartier du Vernet, au Nord, jusqu'aux zones économiques Tecnosud et Agrosud, à l'extrême Sud, après avoir emprunté le centre-ville. Pour ce lancement, quatre véhicules capables d'accueillir deux fois plus de voyageurs que les bus classiques sont mis en circulation.

Plus silencieux, plus spacieux, mieux looké 

Le bus-tram, dont les premiers essais à Perpignan datent de juillet 2010, aura exigé près de 3 ans de délai avant sa mise en place, promise à combler le retard perpignanais en matière d'utilisation des transports en commun. L'aménagement de la première ligne et la mise en place effective de ce véhicule à "Haut Niveau de Service", qui représente plus qu'un bus mais moins qu'un tramway, revient à la société canadienne SNC-Lavalin. Dans un second temps, cet opérateur est également chargé de l'adaptation de 14 km d’axes complémentaires, avec aménagements prioritaires pour les bus. Parfois appelé tram'bus, ce moyen de transport plus confortable, spacieux et silencieux que les bus traditionnels, est associé à la modernité. Ce bus à accordéon, bénéficiant d'un design contemporain et des fonctionnalités d'un tramway, sera notamment mis en service en 2016 dans la desserte du site économique Sophia Antipolis, proche de Nice.

(La Clau)

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Gratuité

Jean-René Lecerf (UMP) propose de restaurer le stationnement gratuit entre 12 heures et 14 heures dans le centre-ville. Rien de mieux pour encourager les gens à emprunter leur voiture. 

 

De nouvelles places de stationnemnt:

 

A Perpignan, Louis Alliot, tête de liste du Front national, va encore plus loin : « Nous mettrons fin aux couloirs de bus qui restreignent la capacité des stationnements latéraux. »

 

- - -Le tramway à Perpignan 

Rêve hors d’échelle 

ou Projet pour demain? 

Marc le Tourneur 

Expert mobilité – Ancien directeur des réseaux de Montpellier et Strasbourg 

 

Un projet tram à l’échelle de Perpignan 

Perpignan 2020 – 260 000 h  

        

1 ligne de tramway de 10 Kms

 partiellement à voie unique pour un 

            coût total de 150 millions d’euros =  

investissement de 600  / hab 

Montpellier 2014 – 430 000 h 

         - 4 lignes de tramway de 57 kms

 réalisés en 3 mandats pour un 

            coût total de 1 200 millions 

€, soit 400 millions par mandat = 

investissement de

900 

 / hab et par mandat 

Avignon 2020 – 210 000 h  

           - projet de tramway de 14,4 kms 

pour un coût prévu de 250 millions 

€  = investissement de 1 200 €/ h

 

Perpignan a-t-elle atteint la taille critique  pour un 

tramway ? 

L’agglomération de Perpignan avec sa croissance moyenne supérieure à 1% 

atteindra les 250 000 habitants en 2017!  

-

Agglomérations de moins de 260 000 h en 2011 dotées d’un tramway 

Mulhouse 256 000 h 

         Dijon        251 000 h 

         Le Havre  246 000 h 

         Caen         223 000 h (tramway routier TVR) 

         Brest         214 000 h 

         Reims       214 000 h 

         Le Mans   189 000 h 

-

Agglomérations de moins de 260 000 h en 2011 avec tramway en projet 

Nimes       234 000 h                  Avignon   180 000 h 

         Besançon  182 000 h                  Amiens     179 000 h

 

13/03/14 

Marc le Tourneur - Le tram à Perpignan 

6 

Le tram – Un booster de l’usage des transports en 

commun

L’impact du tram

 sur l’usage des transports en commun est 

2 à 3 fois plus élevé

que celui d’un BHNS, pourquoi cette différence? 

La 

taille

 des véhicules : 1 rame de tram = 2 bus de BHNS 

La 

vitesse

 : avec un site propre intégral, la priorité aux feux et les rails, 

                   la vitesse moyenne passerait de 17 km/h à 21km/h à Perpignan 

La 

lisibilité

 de l’itinéraire, la facilité d’

accès

 dans les stations, le 

confort

 et la 

régularité

 le rendent plus attractif. 

Clientèle moyenne 

BHNS

 (agglo taille Perpignan) = 

20/25 000

 voyages/jour 

Clientèle moyenne 

Tram

   (agglo taille Perpignan) = 

40/60 000

 voyages/jour 

Moyenne 2010 - 

Agglos bus/BHNS = 81

 voyages/habitant/an 

                         - 

Agglos bus/Tram   = 128

 voyages/habitant/an (e

13/03/14 

Perpignan, une agglomération en pleine 

croissance où les bus jouent un rôle marginal! 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 

           Perpignan 2012 - 37 voyages bus par habitant et par an (50 ville centre) 

           Perpignan 2015 - 

57 voyages /hab/an avec le BHNS

 en fonctionnement 

                       pour 245 000 habitants dans l’agglomération en 2015 

Pour les agglos de même taille en 2010: 

           Le Havre    - 108 voyages bus par habitant et par an 

           Dijon          - 143 voyages bus par habitant et par an 

           Nancy         -  95 voyages bus/tram routier par habitant et par an 

           Mulhouse   - 100 voyages bus/tram par habitant et par an 

Montpellier 

           1998           -  80 voyages bus par habitant et par an 

           2013           - 

180 voyages tram/bus par habitant et par an

Sommaire 

1

Les déplacements en ville dans 20 ans 

2

Perpignan, une agglomération en pleine croissance où 

les bus jouent un rôle marginal 

3

Le tramway, un booster de l’usage des TC 

4

Perpignan a-t-elle la taille critique pour un tramway? 

5

Un projet tram à l’échelle de Perpignan 

6

Pourquoi un tramway plutôt qu’un BHNS?

 

4 

Les déplacements en ville dans 20 ans 

-

Le pétrole plus rare et plus cher rendra les déplacements plus 

coûteux. 

-

La lutte contre la pollution et les risques d’accidents 

contraindront de plus en plus l’usage des voitures dans les 

quartiers denses et/ou résidentiels.

-

Le vélo et la marche à pied seront à l’honneur pour des raisons 

de santé publique! 

-

Et l’électromobilité se développera de façon multiforme

 

 

Pourquoi un tramway plutôt qu’un BHNS ? 

1.

Le tramway = 2 fois plus de clientèle qu’un BHNS 

2.

Le tramway = un outil pour changer la Ville 

3.

Le tramway = 3 fois plus cher à l’investissement qu’un BHNS 

mais 2 fois moins cher en fonctionnement par passager transporté 

4.

Le tramway = un transport 100% électrique, 3 fois plus économe 

en énergie qu’un bus de BHNS

 

- - -

Tramway de Perpignan


Le tramway de Perpignan a fonctionné dans la ville de Perpignan dans le département des Pyrénées-Orientales, entre 1900 et 1955. Ce réseau était composé à son apogée de deux lignes urbaines et de deux lignes suburbaines vers Canet-en-Roussillon et Rivesaltes. Ce réseau était exploité par la Compagnie centrale de tramways électriques et est victime du développement de l'automobile entre 1935 et 1955, date de fermeture de l'unique ligne urbaine restante et son remplacement par des autobus. L'autre ligne urbaine fut remplacée en 1952 par une ligne de trolleybus, elle même remplacée par des autobus en 1968.

Le réseau est mis en service le 7 mai 1900 ou en septembre 1900 selon les sources, bien que son exploitant, la Compagnie centrale de tramways électriques ne reçut la concession, pour une durée de 60 ans le 23 juin 19021,2,3. La première ligne mise en service fut celle de 13 kilomètres de long reliant Perpignan à Canet-en-Roussillon4, suivi le 1er février 1901 par la ligne urbaine Gare de Perpignan–Place de la Loge et le 2 avril suivant par une seconde ligne urbaine Saint-Martin (Octroi)–Notre Dame (Octroi)-Le Vernet3. Ce réseau était à voie métrique et le dépôt était basé au Vernet3.

Le décret déclarant d'utilité publique les travaux d'établissement, dans le département des Pyrénées-Orientales, d'un réseau de tramways à Perpignan et d'une ligne entre Perpignan et la plage de Canet, daté du 23 juin 1902, prévoit les tracés suivants5 :

« a) Ligne de Perpignan à la plage de Canet. — Cette ligne partira du poste d'octroi Notre-Dame, traversera la Basse, suivra le glacis et les fossés des fortifications pour emprunter ensuite jusqu'à la mer la voie publique désignée sous le nom de chemin de grande communication n°11, de Salses à Laroque (embranchement de Perpignan à la mer).

b) Réseau urbain. 


Ligne n°1 de la gare du Midi à l'Hôtel de Ville, en passant par l'avenue de la Gare, la place de la Banque, rue de la République, place Bardou Job, rue du 4-Septembre, pont métallique, quai Carnot, place Arago, rue Alsace-Lorraine, place Laborie, rue de la Barre et la rue des Marchands jusqu'à la place de la Loge. — De la place de la Loge à la place Arago, la voie sera doublée par la rue Louis Blanc, place du Cartillet et quai Carnot jusqu'à la place Arago.
Ligne n°2 de l'octroi Saint-Martin à l'octroi Notre-Dame. Cette ligne partira du poste d'octroi Saint-Martin, traversera la porte Saint-Martin, suivre les rues Grand-Saint-Martin, Mailly et porte d'Assaut jusqu'à la Basse ; elle traversera cette rivière en passant par le pont métallique et passera ensuite par le quai Vauban et la porte Magenta pour arriver devant le poste d'octroi Notre-Dame.
Ligne n°3 de l'octroi Notre-Dame à la Patte-d'Oie, en passant par la rue de la Têt, pont de pierre, pont Rouge, route nationale n°9 jusqu'à la bifurcation du chemin des Eaux-Vives, avenue du Vernet jusqu'au carrefour du Vernet. »

La ligne urbaine du Vernet est prolongée le 7 août 1909 par une seconde ligne suburbaine entre Perpignan, Le Vernet et Rivesaltes, déclarée d'utilité publique par un décret du 26 décembre 19073,6. Enfin, un décret du 14 mai 1908 déclare d'utilité publique des modifications mineures de la ligne Perpignan- Canet7.

Le réseau atteint son apogée en 1909 avec les quatre lignes suivantes (à noter que les lignes 2 et 3 de la déclaration d'utilité publique de 1902 sont exploitées comme une seule ligne)3 :

Le réseau transportait deux millions de voyageurs par an avec un pic à 4,3 millions en 1923 et la ligne de Canet avait un trafic très important le dimanche, la ligne permettant de se rendre à la plage3. Les années 1930 voient le développement du trafic automobile et le déclin progressif du tramway, avec le fermeture en 1935 de la ligne Perpignan-Rivesaltes ; dans le même temps, la CCTE obtient le monopole de la ligne Perpignan- Canet3.

Le réseau voit sa fréquentation augmenter durant la seconde Guerre mondiale, les tramways n'étant pas soumis aux restrictions, et voit un pic de huit millions de voyageurs en 1945 mais dès la fin de la guerre la fréquentation chute à nouveau et la ligne Saint-Martin-Le Vernet est convertie en une ligne de trolleybus le 21 septembre 1952 (les trolleybus sont remplacés par des autobus en 1968)3. La ligne de Canet, bien que très fréquentée, ferme à son tour le 1er janvier 19548 bien que construite en accotement, le conseil général souhaitant récupérer l'emprise pour élargir la route afin de répondre à la hausse du trafic automobile ; les autocars remplacent dès lors les tramways3. La ligne Gare–Place de la Loge, unique ligne survivante et empruntant des rues étroites, ferme en octobre 1955, remplacée par une ligne d'autobus3,9.

 

Le tramway dans la culture

Ce tramway donne le nom du roman de Claude Simon, le Tramway.

(C) Wiki

- - -

PERPIGNAN ET SES ÉCRIVAINS : LOUIS CODET, LUDOVIC MASSÉ, CLAUDE SIMON...

Perpignan et ses écrivains L. Codet, L. Massé, C. Simon

  La majorité des Perpignanais ne connaissent pas Louis Codet : cet écrivain du début du XX° siècle naquit pourtant rue de la cloche d'or et ses romans, publiés par les éditions Gallimard, mériteraient une réédition.

   De même, le grand public ignore l'oeuvre importante de Ludovic Massé, qui vécut à Perpignan, rue Vauban et faillit obtenir, avec son grave roman Le Refus, le prix Goncourt : il fut concurrencé par l'aura d'André Malraux, dont le roman, La Condition humaine, fut couronné par le prestigieux jury parisien...

 

   Celui qui a célébré le plus la ville de Perpignan est sans nul doute Claude Simon, né en 1913. Ce prix Nobel de littérature (en 1985), bien que né à Tananarive, à Madagascar, a passé une grande partie de sa jeunesse dans la cité catalane, rue de la Cloche d'Or, dans la belle demeure où naquit Louis Codet. 

 

  Claude Simon était catalan par sa mère, dont c'était, dans cette rue, la maison familiale.  C. Simon résida pourtant ensuite dans sa maison de Salses, située place de l'église; il partageait son temps entre Paris et le bourg de la "porte des Catalans", où il venait se ressourcer et vint même se marier, en 1978, avec Réa, sa compagne de longue date.

 

    C'est pourtant Perpignan qui est décrite, sans jamais être citée, dans de nombreux romans, comme Le Vent, ou L'Acacia paru en 1989, aux éditions de Minuit), à lire pour une étonnante description de la gare. Un autre roman attachant, faisant revivre Le Tramway (1) de Perpignan, reliant la ville et la plage de Canet, est paru en 2001 : de façon nostalgique et poétique, il évoque le Perpignan des années 1950, quand les habitants d'ici savaient encore faire la fête...

...JPB

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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 09:42
Révolte des Segadors, révolution des Gilets jaunes - Honte à Perpignan : des crèches au Centre Walter BENJAMIN
Révolte des Segadors, révolution des Gilets jaunes - Honte à Perpignan : des crèches au Centre Walter BENJAMIN

HONTE : la mairie de Perpignan expose des crèches au Centre Walter Benjamin..!

 

L'année dernière, les crèches (traditions ? Oeuvres d'Art ? à Sant-Vicens, sans doute...) étaient montrées derrière une baie vitrée de la mairie. Cette année, l'idée géniale est de transformer le Centre d'art contemporain en dépôt : archives et livres, emménagement d'une salle de lecture car la médiathèque va être fermée pendant un an (jusqu'en nov. 2019 au moins...) Et si ensuite, la médiathèque, accolée à la fac de droit, servait avant tout aux étudiants..? Nous irions en d'autres lieux : Bourse du Travail, CAC WB...

La municipalité écrit : "Cette année encore, la tradition des pessebres sera à l'honneur à Perpignan. A l'occasion des fêtes de Noël, une exposition de crèches mettra en lumière les personnages de la Nativité.
S'il vous plaît, dans une république laïque, placez les objets à connotation religieuse en des lieux religieux ou privés (salle d'exposition...).

JPB

 

Communiqué de presse

La Casa de la Generalitat accueille une exposition de photographie historique sur le début de la guerre des Segadors

  •   1640 : la révolte des Segadors est une reconstitution historique de la vie à Barcelone avant l’émeute du Corpus de Sang le 7 juin 1640

  •   Le projet est porté par le collectif de photographes Districte IX Imatge de Barcelone

  •   L’exposition se tiendra du 3 décembre 2018 au 31 janvier 2019. Le vernissage est prévu le mercredi 12 décembre à 18h30

    La Casa de la Generalitat a Perpinyà accueillera du 3 décembre au 31 janvier l’exposition 1640 : la révolte des Segadors*. Il s’agit d’un projet de photographie mené par l’association de Barcelone Districte IX Imatge qui reconstitue les évènements qui ont donné lieu à l’émeute du Corpus de Sang de 1640. Cette journée est en même temps le déclencheur de la guerre des Segadors (1640-1652) qui est survenue par la suite. Le vernissage sera le mercredi 12 décembre à 18h30.

    L’exposition aborde la période du 17e
    siècle lorsque la monarchie de Castille
    participait au conflit européen de la guerre
    de Trente Ans et cherchait à réprimer les

    tentatives d’envahissement de la part de la
    France. Dans le cadre de ce contexte, le comte-duc d’Olivares, ministre favori du roi espagnol Philippe IV, mettait en place l’Union des Armes. Cette mesure allait à l’encontre du régime constitutionnel catalan et la Catalogne se retrouvait forcée à augmenter les efforts humains et financiers pour soutenir la Castille. Le mécontentement des Catalans se traduisit par une révolte des paysans, prélude à la guerre des Segadors.

    Le conflit entre Catalogne et Castille s’étendait jusqu’à 1652. Les tensions entre la monarchie hispanique et française restaient cependant ouvertes et ce n’est qu’en 1659 qu’elles trouveraient une voie de résolution à travers la signature du Traité des Pyrénées. Celui-ci a entraîné l’amputation de la Catalogne et la perte du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir et d’une partie de la Cerdagne en faveur de la France.

Une reconstitution historique

Les premières images de 1640 : la révolte des Segadors montrent le quotidien tranquille des paysans. Ce monde idyllique est progressivement déstabilisé par la tension et la violence. Les dernières images de l’exposition témoignent de l’insurrection des paysans face à la présence des soldats castillans.

Afin d’effectuer une reconstitution fidèle de la vie au 17e siècle, les photographes de Districte IX Imatge ont sollicité l’expertise de l’historien Joan Pallarès-Personat. Celui-ci a contribué à la rédaction des textes de l’exposition qui expliquent le contexte historique et social de la guerre des Segadors.

L’exposition a également été possible grâce à la prestation de plusieurs compagnies de théâtre de la ville de Barcelone. Leurs comédiens portent les vêtements qui étaient caractéristiques de la Catalogne de la première moitié du 17e siècle.

Un collectif de photographes de Barcelone

Districte IX Imatge est une association regroupant des photographes qui se sont spécialisés à la photographie de reconstitution historique. Les auteurs qui ont participé à cette exposition sont Jordi Palomeras, Josep Maria Garcia, Juanma Mercado, Miguel Parreño et Salvador Atance.

1640 : la révolte des Segadors est le troisième projet de Districte IX Imatge.

* en français, un segador est un faucheur

Pour plus d’informations:

Eduard Lladó Casa de la Generalitat a Perpinyà ellado@gencat.cat +33 4 68 35 17 14

 

La Casa de la Generalitat exhibeix una mostra fotogràfica sobre els inicis de la Guerra dels Segadors

  • L’exposició 1640: la revolta dels Segadors és una recreació històrica de la vida a Barcelona abans de l’avalot del Corpus de Sang el 7 de juny de 1640 
  • L’exhibició compta amb fotografies realitzades per Districte IX Imatge, un col·lectiu de fotògrafs establert a Barcelona 
  • La mostra es podrà veure del 3 de desembre de 2018 al 31 de gener de 2019. El vernissatge serà el dimecres 12 de desembre a les 18.30 hores

 

La Casa de la Generalitat a Perpinyà acollirà a partir del 3 de desembre i fins el 31 de gener l’exposició 1640: la revolta dels Segadors. Es tracta d’una mostra fotogràfica realitzada per l’entitat barcelonina Districte IX Imatge que recrea els fets que van conduir a l’avalot del Corpus de Sang de 1640, esdeveniment que va detonar la posterior Guerra dels Segadors (1640-1652). El vernissatge serà el dimecres 12 de desembre a les 18.30 hores.

 

L’exposició aborda el període del segle XVII en què la corona de Castella es trobava implicada en el conflicte europeu de la Guerra dels 30 Anys i volia reprimir els intents d'invasió per part de França. En aquest context, el comte-duc d’Olivares, cortesà del rei espanyol Felip IV, instaurava la Unió d’Armes. Aquesta mesura atemptava contra el règim constitucional català, ja que obligava Catalunya a participar en la lleva forçada de soldats, a recaptar nous impostos i a ajudar les tropes castellanes. El descontentament entre la població catalana va comportar una insurrecció dels camperols; era el preludi de la revolta dels Segadors.

 

L’enfrontament entre Catalunya i Castella va durar fins l’any 1652. Tanmateix, el conflicte entre la monarquia hispànica i França romania obert i, de fet, no va trobar una via de resolució fins l’any 1659 amb la signatura del Tractat dels Pirineus, quan Catalunya va ésser desballestada i va veure com el Rosselló, el Conflent, el Vallespir, el Capcir i una part de la Cerdanya eren cedits als francesos.

La Casa de la Generalitat accueille une exposition de photographie historique sur le début de la guerre des Segadors

 

  • 1640 : la révolte des Segadors est une reconstitution historique de la vie à Barcelone avant l’émeute du Corpus de Sang le 7 juin 1640
  • Le projet est porté par le collectif de photographes Districte IX Imatge de Barcelone
  • L’exposition se tiendra du 3 décembre 2018 au 31 janvier 2019. Le vernissage est prévu le mercredi 12 décembre à 18h30

La Casa de la Generalitat a Perpinyà accueillera du 3 décembre au 31 janvier l’exposition 1640 : la révolte des Segadors*. Il s’agit d’un projet de photographie mené par l’association de Barcelone Districte IX Imatge qui reconstitue les évènements qui ont donné lieu à l’émeute du Corpus de Sang de 1640. Cette journée est en même temps le déclencheur de la guerre des Segadors (1640-1652) qui est survenue par la suite. Le vernissage sera le mercredi 12 décembre à 18h30.

 

L’exposition aborde la période du 17e siècle lorsque la monarchie de Castille participait au conflit européen de la guerre de Trente Ans et cherchait à réprimer les tentatives d’envahissement de la part de la France. Dans le cadre de ce contexte, le comte-duc d’Olivares, ministre favori du roi espagnol Philippe IV, mettait en place l’Union des Armes. Cette mesure allait à l’encontre du régime constitutionnel catalan et la Catalogne se retrouvait forcée à augmenter les efforts humains et financiers pour soutenir la Castille. Le mécontentement des Catalans se traduisit par une révolte des paysans, prélude à la guerre des Segadors.

Le conflit entre Catalogne et Castille s’étendait jusqu’à 1652. Les tensions entre la monarchie hispanique et française restaient cependant ouvertes et ce n’est qu’en 1659 qu’elles trouveraient une voie de résolution à travers la signature du Traité des Pyrénées. Celui-ci a entraîné l’amputation de la Catalogne et la perte du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir et d’une partie de la Cerdagne en faveur de la France.

 

Eduard Lladó i Vila

Comunicació | Cultura | Llengua Catalana

ellado@gencat.cat | +33 (0)4 68 35 17 14

 

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 09:46
Le péril jaune : la révolution en marche ..?

Le péril jaune : la révolution en marche ..?

 

S'agit-il de la révolte des pauvres, des laissés-pour-compte, des chômeurs, des sans-dents..? De tous ceux qui ne peuvent se permettre de régler toutes ces taxes, impôts, augmentation de l'essence ou du fioul..?

 

Ou ce mouvement n'est-il que poujadiste, populiste, venu de la France profonde, mouvement qui n'est pas affilié à aucun parti ou syndicat..? Dans ce cas, sans leader reconnu, sans cohérence, avec pour seul mot d'ordre "bloquer", ou "à l'Elysée", la révolte peut mener aux débordements, à une image négative ou à une récupération pas des groupes extrémistes...

 

On ne sait pas d'où vient cette vague, ni jusqu'où elle peut déferler... Une nuit debout ? Une nuit de 4 août, pour abolir les privilèges..? Un jour de grogne, ce 17 novembre ou une colère à poursuivre, jusqu'à l'insurrection..?

Révolutionnaires, les gilets jaunes ? Mélanchon a intitulé un de ses livres "révolution", mais Macron aussi ! Donc, les mots ne veulent plus rien dire ! Mais l'action, elle, veut, dire : elle signifie que le peuple en a assez des politiciens; pourquoi payer des impôts quand les responsables politiques, les responsables d'entreprises se gavent et abusent de leur pouvoir, de leur situation privilégiée... Les gilets ont marre des partis : les Français ont tout essayé; il reste à présent l'extrême-droite, comme dans d'autres pays européens...


Macron avait suscité l'espoir: il a trahi le peuple avec ses réformes libérales... Est-il encore temps de revenir à la justice..?

 

La révolte des gilets, ce n'est pas la lutte des classes, mais c'est la confrontation des anonymes avec les nantis, les responsables, élus véreux, injustes, pervers...

 

Le mouvement vient de la base. On n'est plus dans l'idéologie d'une avant-garde qui doit faire la révolution : les gauchistes et marxistes sont dépassés. Les partis de la gauche réformiste sont balayés. La droite d'opposition récupère. Les radicaux de droite mettent de l'huile...

 

On peut démettre Macron. Et après ...?

 

J.P.Bonnel

 

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 09:52
Les leçons de l ' Histoire - Jean Iglesis


Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire ?...

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Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

Les champs d’honneur, peuplés de soldats morts sans gloire ?

Les veuves éplorées, les enfants sans mémoire ?

Les crève-cœurs, inscrits en tête des grimoires ?

Les monuments et leur hommage ostentatoire

Aux combattants de guerres lasses, illusoires ?

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

Les peuples décimés au pied d’un oratoire?

Les chants de foi, noyés dans les chansons-à-boire ?

Les idéaux si flous qu’ils sont aléatoires ?

Les statues exaltant le jour dans la nuit noire,

Oublieuses du sang versé dans leurs victoires ?

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

L’impuissance d’épouvantails sans trajectoire ?

La verve de tyrans aux discours péremptoires ?

L’ego de dictateurs aux serments dérisoires,

Fous adulés, pâles meneurs de champs-de-foire,

Pantins rendus héros, au fiel invitatoires ?

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

La misère d’Etats noyés dans leurs déboires?

Les adeptes de dieux, aux vers blasphématoires?

Les prières aux libertés attentatoires ?

Les crimes d’innocents, devenus faits notoires ?

L’unique vérité, vouée sur l’écritoire

Au culte de l’argent, désespérant l’espoir ?

 

Avons-nous bien compris les leçons de l’Histoire ?...

 

Jean Iglesis

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 09:05
Campagne publicitaire au second degré... - Rêver la ville -
Campagne publicitaire au second degré... - Rêver la ville -

Campagne publicitaire au second degré... - Rêver la ville -

Perpignan : université de droit, fac des échecs ?

 

Ce projet de renaissance de la faculté de droit en coeur de ville a-t-il été bien pensé.? Sans doute, puisque depuis le Moyen-Age, en passant par Paul Alduy, J Amiel-Donat, Louis Aliot et F. Llorente (chacun se dit détenteur de la paternité de l'idée), le monde politique est unanime..!

 

Le maire accepta la proposition du directeur de la fac Via Domitia : bien que ne sachant pas le latin, M. Pujol a perçu tout de suite l'opportunité de travaux incessants avant les élections municipales : montrer qu'on agit et, au passage, toucher quelques indemnités, appelés parfois "pots de vin", contre lesquels, vu l'omerta entre politiques et entreprises du bâtiment, les services fiscaux ne peuvent rien, ou ne veulent rien savoir : quand le bâtiment va, et coetera...

 

En effet, la réalisation architecturale, en brique et dynamisme, est réussie; ce ne sont pas quelques destructions patrimoniales qui peuvent altérer cette cité utopique et intellectuelle, ruche fébrile telle une fringante start-up naissante !

 

Si la médiathèque accolée n'a pu se développer, on stockera des livres au centre d'art contemporain !

Si manque un amphithéâtre pour nos étudiants en droit, on s'emparera du théâtre et les troupes iront se faire voir ailleurs !

 

Puisque la CGT est d'accord (et le PCF, seul Jean-Marie Phillibert dans Le Travailleur catalan, a exercé son ironie et sa critique face à ce déménagement), la maison des syndicats sera hébergée dans un immeuble à l'architecture plus banale !

 

C'est donc l'unanimisme pour ce projet d'implantation du Campus Mailly. .!

On peut tout de même avancer que les étudiants risquent de regretter le campus au soleil du Moulin à Vent, le parc des sports...Un peu isolé et à l'ombre, dans ce quartier austère, loin des boums de la Via D...Il y a le ciné, à côté, et le Médiator...Pour l'Archipel, c'est cher et trop classique...

 

Quant à se rendre au restau, z'ont pas beaucoup d'argent, les étudiants, mais iront place de la Rép se bronzer en mangeant un sandwich, entre deux cours...c'est sûr.

 

Enfin, la question du logement. La mairie et le Président Llorente (prêt pour les municipales en pôle position) rêvent de faire venir des milliers de jeunes. Les propriétaires de studios vont pouvoir louer ! 

Or, j'en connais un, dans le centre historique, près de la cathédrale, qui a des demandes, mais ces étudiants ne veulent rester que quelques mois, puis repartir chez eux, ou aller dans une fac plus renommée; en effet, on vient à Perpi par dépit ou parce qu'on n'a pas été accepté ailleurs... 

Perpignan doit créer des filières innovantes. Pour l'instant, elle fait sa pub : "Echec assuré" ...

 

J.P.Bonnel

La   festa   del  tren   de  Llançà

 

El   10  de novermbre  de  2018  hi  ha  previst celebrar  la   tercera Festa  del  tren de  Llançà  A  una mica  menys  d’un  mes  es fa  necessari  començar  a recorder  en la ment   aquesta data  que  pot  significar, que ha de  significa  una inflexió   molt necessària  en la millora de la  mobilitat  sostenible  en una contrada en què, encara  regna  una mentalitat  molt  antiga  en relació   amb la  forma  de  moure’s, per tal  d’intentar  exercir  aquesta  funció  d’una manera  molt  més  coherent, segura  i molt  menys  contaminant .

 

La Festa  del  tren  de  Llançà   i  Vilajuïga  del  proper dissabte  10  de  novembre de  2018 és un projecte ciutadà entre  quatre associacions de  Defensa detren  convencional  la PTP, Defensem  el Tren  de L’Empordà, L’Associació   d’usuaris   del  tren  Perpinyà-Portbou  i  la  Fnault  que  volen  unir esforços   i  “fusionar-se”  amb  diversos  ajuntaments   del territori  ferroviari  entre  Figueres  i  Perpinyà   i,  alhora,  adquirir  força  mitjançant  l’ajuda, el suport inestimable  de la Generalitat  de  Catalunya, el Departament   dels  Pirineus  Oriental  i  la Regió Occitania. La Festa  del Tren de  Llançà  i Vilajuïga  és  una oportunitat  excel·lent  d’obrir  un gran  debat   a  l’entorn del  tren  convencional transfronterer que  pot  ser  ha  de ser  una gran  eina  de construcció  i   comunicació  dels  territoris  de l’Alt  Empordà , les comarques  gironines, la Catalunya  Nord  i   una part  molt  important de  la Regió d’Occitània .  La  Festa  del tren  de Llançà    i   Vilajuïga  ha  de ser , ha  de significar   un aplec  d’idees  i  propostes  per  millorar  un territori  que  tradicionalment  ha  viscut  marginalitzat   ui  com a  zona  de  “divertimento”  d’uns  grans conubacions  urbanes  tant del  Nord  com  del  _Sud . Precisament  a la Festa  del  Tren  de Llançà  es presentarà  una eina  indispensable   per  amortitzar  molt  millor  un tren convencional,  social i turistic  transfronterer : la guia  ferroviària  transfronterera.. Aquest  propera  Festa  del  tren de  Llamçà  i  Vilajuïga  ha de  ser l’inici  de planificació  de  projectes molt  més  sostenibles  i  d’aprofitament   laboral, social , turístic  d’un mitjà  de  transport que  ha de servir  d’esperó  per  la millora   i diversificació d’una economia  de proximitat ara  molt limitada . La Festa  del  tren de  Llançà  i  Vilajuïga  ha de tractar  i “dessembussar” el  greu  problema, al meu entendre molt polític, de degradació  d’unes  interconnexions  entre Portbou  i Cervera de la Marenda, totalement  tercermundistes. 

 

http://in.directe.larepublica.cat/josep-loste/blog/19148/la-festa-del-tren-de-llanca

 

MARSEILLE,  08/11/2018

 

Le festival Cinehorizontes de Marseille donne à voir les nouveautés du cinéma catalan

 

Pour sa 17e édition qui se tiendra du 8 au 16 novembre 2018, le festival de cinéma espagnol de Marseille propose plus de quarante films de fiction, documentaires et court-métrages dans ses salles partenaires El Prado, l’Alhambra et  l’Alcazar, en plus d’un cycle consacré au cinéma cubain. Depuis le film d’ouverture sorti de l’Escola Superior de Cinema i Audiovisuals de Catalunya (ESCAC), jusqu’au parrainage de Sergi López, la note catalane sera présente tout au long du festival avec Marc Recha, Isabel Coixet, Mar Coll o Jaime Rosales. Avec la collaboration de l’Institut Ramon Llull. (voir ce site)

 

PARIS,  09/11/2018

 

Colloque sur la relation entre poésie et peinture chez Joan Miró à la NY University de Paris

 

A l’occasion de la grande exposition du peintre catalan qui se tient depuis le 3 octobre au Grand Palais de Paris, la Càtedra Miró (Fundació Joan Miró, Barcelone – Universitat Oberta de Catalunya), avec la New York University de Paris, et l’Université Paris Nanterre organisent les 9 et 10 novembre un colloque qui réunira un exceptionnel panel international d’experts pour analyser la fusion entre peinture et poésie dans la pensée artistique de Joan Miró. Avec la collaboration de l’Institut Ramon Llull.

+ info >>.....

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 14:38
Pétain et Hitler

Pétain et Hitler

Hitler et Pétain - Macron et Pétain

 

 

J'aurais pu tout oublier des décisions de Macron : les inégalités, les cadeaux aux imposés à l'impôt sur la fortune, les taxes, la CSG, le grignotage des retraités, l'essence plus chère...

 

Ben Allah...mais là, non c'est trop ! Après les attentas anti-juifs à Paris, après les événements antisémites... Honorer la mémoire des généraux qui ont conduit nos soldats aux abattoirs, après la rafle du Vel d'Hiv, les mesures anti-juives...

Pétain, ce héros de Verdun, ce grand général, qui fut aussi ambassadeur de France à Madrid sous Franco...Après les poignées de mains avec les fascistes de 39/45, le pacte signé pour renvoyer les opposants au nazisme, les  Juifs, les intellectuels, les Gitans, le francs-maçons, le communistes...

Les camps en France, les convois vers les camp d'extermination...

 

Tout ça je ne peux l'oublier !

 

On ne peut oublier la haine durant les guerres et l'occupation. On ne peut plier devant la haine qui vient ! Lisons le livre récent de Marc Weitzmann : "Un temps pour haïr" (Grasset, 512 pages, 22 euros)...

 

Il fait le bilan des actes antisémites depuis quelques années : Mohamed Merah...jusqu'aux penseurs de l'extrême droite, Alain Soral...

 

Oui, la haine est là, elle revient toujours, et Pétain de 40 a causé plus de morts que nos terroristes des années 2010 ! Il s'agit de glorifier les vertueux, les frères, les sauveurs d'autrui, pas le vieux maréchal qui fit tant de mal ! Putain de Pétain ! Cochon de Macron !

C'est cela la réalité...

 

J.P.Bonnel

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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