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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 09:45
Bibliothèque de la Zad de Notre-Dame des Landes - Structure des activités
Bibliothèque de la Zad de Notre-Dame des Landes - Structure des activités
Bibliothèque de la Zad de Notre-Dame des Landes - Structure des activités

Bibliothèque de la Zad de Notre-Dame des Landes - Structure des activités

Sur la ZAD... Et si les lieux contestés de Perpignan devenaient des ZADS (blocage à St-Jacques, contestation de la création d'un parc d'animation à Château-Roussillon, destructions dans le secteur sauvegardé)...???

Eloge des mauvaises herbes

 

J'ai tenu à rendre compte de ce livre de témoignages publié en juin 2018 par LLL, éditions "Les liens qui libèrent.

"C'est d'abord une tentative pour définir la Zad, pas simplement le plus grand squat de France : on aurait tendance à y discerner une communauté, "à l'image de celles qui ont fleuri après Mai 68, mais l'espace est plus étendu: la Zad est plus nombreuse, entre 200 et 300 personnes, et plus éclatée, avec des dizaines de lieux de vie..." (page 23, Jade Lingaard)

 

Surtout elle est "plus novatrice, par sa volonté de composer un mouvement commun avec les paysans historiques anti-aéroport, les opposants légalistes,les naturalistes, une coordination de diverses associations..."

 

La Zad est le lieu de toutes les imaginations créatrices, mais c'est aussi un lieu "rude, qui n'a rien d'un camp de vacances...zone de boue extrême et de froid humide qui vous transit la nuit, mais ici et maintenant l'action directe que propose la zad est d'une efficacité désarmante : s'initier à la vie collective..." (page 86, Geneviève Pruvost).

 

Pour diviser les occupants, l'Etat, avant d'utiliser la violence, a tenté de diviser les zadistes : avec des expulsions "ciblées", affirmant que "80 "radicaux" seraient pourchassés et que  les autres, les "bons" devraient choisir la légalité.Le bon zadiste était une caricature du gentil "néo-paysan" qui fait son retour à la terre. Le mauvais : le révolutionnaire ultra)-violent qui n'est là que pour semer le désordre…fantasme…"(page 44, John Jordan).

Le livre évoque cette "culture de résistance" (p.45), les pratiques de la Zad (p.82), la "biovariété" (p. 69)… Les expériences de la Zad sont les symptômes d'un monde globalisé en crise, en perdition : deux traits majeurs caractérisent l'époque que nous vivons "l'accroissement des inégalités et le dérèglement de la planète, car 82% des richesses générées en 2017 profitent au 1% des plus riches…"

 

Enfin, il faut savoir que ce peuple de contestataires ne bloquent pas les "innovations" des puissants et des responsables, mais veulent le bien-être de tous : les fronts du combat, ce sont : "ralentir la destruction du monde, expérimenter des façons d'habiter la terre qui soutiennent la vie, participer aux changements de conscience de la société."

 

JPB

(auteur des Communautés libertaires agricoles et culturelles en pays catalan - Trabucaire éditions)

ZAD de Notre-Dame des Landes : structure des activités 

 

Activités présentent Association

en développement

Activités du mouvement

d'activités

 

Liens d’échanges entre les lieux

 

Association pour un Avenir Commun

Dans le bocage

 

Activités présentent et fonctionnelles

 

Filiation statuaire

 

Structure de gestion

 

 

Structure futur possible

Légende des couleurs

 

Activités Agricoles

 

Activités d'Artisanats

 

Association pour un Avenir Commun

Dans le bocage

 

Aire Agricole

 

Aire d'Artisanat

 

Activités présentent et fonctionnelles

 

Activités Culturelles

 

Activités
de distribution

 

Aire Culturelles

 

Aires
de distribution

 

Schématisation
Projet Coopérative ZAD

  

CURCUMA

Atelier mécanique agricole

Des chênes et vous:

Menuiserie, charpente, couverture

Conserverie & Mielerie

Noé Verte

Boulangeries Collectives

Fosses Noires, Bellevue

Meunerie

St Jean du Tertre

Atelier bois et cuir

Associations lois 1901

        

Fromagerie

Forge

Bellevue

Fromagerie

Bellevue

Activités Artisanales Énoncés par projets 

Q de plombs

Cantine associative

Réseau de ravitaillement

Système de distribution solidaire

Réseau de distribution commun

Épiceries solidaire & groupements d'achats du 44
Marchés alentours

Associations lois 1901

    

Activités de Distributions Énoncés par projets

SCIC

Le très petit jardin

Plantes aromatiques et médicinales

 

SCEA

Vaches laitières

Élevages et céréales

 

Paysan Boulanger

Héliciculture

Cueillette sauvage et plante aromatique

Ferme Auberge

Plantes aromatiques et médicinales

Verger et maraîchage

Élevage ovins

Vache allaitante et bœuf

Maraîchage agroforesterie traction animale

Verger

Gestion/entretien Des haies, bois et forêts

Moutons/Apiculture

Semence

Maraîchage Ferme pédagogique

Apiculture

Maraîchage diversifié

Sarrasin Blé

Plantes Médicinales

Élevage ovin

SCOP  

Fond de Dotation     

Associations Lois 1901

Association pour un Avenir Commun

Dans le bocage

   

Atelier Populaire

Association Garde partagée

Association travaillant sur les

liens intergénérationnels

Organe formation ?

Éducation populaire Ferme pédagogique Troupeau école

Dispositifs d’accompagnement à l’installation

et à la réinsertion professionnelle

Club sportif

Le Taslu

Bibliothèque

Ambazada

Centre International Colloques, rencontres,

échanges de savoirs

          

Activités Culturelles Énoncés par projets

Ensemble des Vergers collectifs :

Patates, oignons, tournesol Haricots, légumineuses

Paysan Brasseur

Ensemble des potagers, jardins collectifs et vivriers

Activités Agricoles Énoncés par projets

Moutons 

Maraîchage diversifié

 

 

La Zad de Notre-Dame-des-Landes, un bouillonnant laboratoire social et culturel

     

Le gouvernement souhaite expulser les projets non agricoles de la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Mais la ruralité ne se limite pas aux travaux des champs et à l’isolement. De la maison de retraite à l’auberge en passant pas la bibliothèque, la zone fourmille de lieux culturels et de vie collective.

Dans le cadre du processus de négociations avec l’État, des habitants de la Zad de Notre-Dame-des-Landes ont déposé quarante-et-un formulaires d’installation à la préfecture à Nantes, dont treize décrivent des activités artisanales, sociales et culturelles. Ces projets sont dans le collimateur du gouvernement, qui ne veut prendre en compte que les projets agricoles. Reporterrevous entraîne à la découverte d’un échantillon de ces ateliers et lieux de sociabilité, en deux volets :

  • La filière bois et la forge 
  • L’auberge des Q de plomb, le projet de maison intergénérationnelle et l’Ambazada aujourd’hui.

Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), reportage

À la ferme de Bellevue, entre la cuisine collective, le Free Shop, le stand d’accueil et un des points Médics de la Zad, difficile de louper l’énergie communicative et la gouaille de Berthe. À « bientôt 70 » printemps, la Finistérienne n’a pas l’intention de troquer la lutte contre la maison de retraite.« Mon ami Paul — 84 ans — et moi avons des copains qui partent en Ehpad [Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes]. Quand vous n’êtes plus productif, on vous case dans des établissements où vous n’avez plus aucune liberté. Mais nous voulons continuer à cultiver notre jardin tant que nous le pouvons, cuisiner ensemble et avoir des échanges intergénérationnels. En un mot continuer à vivre ! » Pour s’inventer un avenir plus désirable, elle a entraîné une dizaine de personnes de sa génération dans la création, pendant l’été 2017, d’un groupe baptisé « Vivre à tous âges sur la Zad ».

 

Ce collectif informel se réunit un mardi sur deux à 16 h pour réfléchir à un projet de maison commune. Une façon aussi d’inscrire la Zad dans la durée et dans la diversité de ses activités, après l’abandon du projet d’aéroport. « On voulait aussi (se) rappeler que vivre sur cette zone, ce n’est pas seulement agricole. De fil en aiguille, on en est venu à […] penser à nos vieux jours sur cette zone, à accueillir les camarades de lutte qui prendraient bien leur retraite par ici, s’interroger sur la place de tout-es celleux qui ne sont pas jeunes et/ou valides et/ou efficaces dans le modèle de société qu’on combat, et de celui ou ceux dont on rêve. Et cette manière de montrer qu’on est ici, qu’on va rester ici et que cela va durer, on trouvait ça pas mal », expliquait le groupe en février dernier.

 

Depuis que la Pruche, une maison près du Carrefour de la Saulce, s’est libérée, le collectif y a établi ses quartiers. Une chambre et une cuisine sont à sa disposition. L’occasion pour les Vieilleux-ses, comme ils se surnomment, de donner un coup de main à leur façon. « On y a préparé des panneaux pour la déambulation du 10 février entre le Gourbi et Bellevue, raconte Berthe en se roulant une cigarette. On y a aussi installé un café de la sérénité, où les personnes peuvent se replier. La Pruche a même accueilli un salon de coiffure, et j’ai pu m’y faire masser par quelqu’un venu de l’extérieur ! » Mais l’objectif du collectif reste d’avoir sa propre cabane. « On a même commencé à imaginer les espaces et à dessiner les plans. Reste à trouver l’harmonie de désirs différents, entre des arbres partout et une cuisine collective ! »

À moins d’un kilomètre de là, au Liminbout, l’auberge des Q de plomb offre un autre lieu de convivialité aux habitants de Zad. En face, un enclos où folâtrent trois petits cochons. Dans les toilettes sèches, un tome fatigué de Rubrique à brac de Gotlib. Sur le comptoir, des verres en plastique consignés marqués du logo « Aéroport, non ! ». Casquette vissée sur le crâne et barbe de dix jours, Jules [*] tient le zinc depuis 2005. À son rythme de croisière, il sert le deuxième vendredi de chaque mois un dîner à prix libre, cuisiné à partir de produits de la zone et arrosé de bière locale brassée par un soutien de la lutte — le brasseur de la Zad ne produit pas encore suffisamment pour faire trinquer tous les convives. Une fois par trimestre, le week-end, un banquet d’au moins cinquante personnes est organisé sur le même principe. « Le premier était en 2009, à l’occasion du Camp action climat à Notre-Dame-des-Landes. Des gens sont restés, qui nous ont aidés, ma compagne et moi, à organiser les suivants. Cela permet de créer du lien et c’est devenu une institution », raconte le patron. Difficile de ne pas se lécher les babines à la lecture du menu du dernier festin : « œuf mimosa, pâté et carottes, cassoulet, plateau de fromages, riz au lait et madeleines, café et goutte ».

 

Mais en ces temps troublés, s’il est là, Jules abreuve quiconque pousse la porte de son établissement. « Notre valeur, c’est l’entraide. Cinq cents à six cents personnes sont arrivées le premier jour des expulsions. Sans les gens qui vont au contact des gendarmes, on serait mort. Moi, je n’y vais pas, mais je leur permets de se détendre en leur servant des bières à la fin de la journée. » D’ailleurs, quatre visiteurs entrent, dont deux Corses qui se transmettent un poste d’ambulancier chargé de conduire les blessés de la Zad à l’hôpital. « Habituellement, je vis dans un lieu alternatif en Corse mais je n’ai pas hésité longtemps à venir quand j’ai vu ce qui se passait ici », confie le plus jeune.

 

L’auberge des Q de plomb.

L’histoire de cette auberge est étroitement liée à celle de la lutte. « Pendant les expulsions de 2012, des habitants se sont réfugiés ici. Ce n’était alors qu’une vieille grange au toit percé, mais on les a hébergés. Cela a duré six mois. » C’est le déclic. Alors que Vinci convoite la grange, le couple lance un appel à l’aide pour la reconstruire en dur et la transformer en une véritable auberge. Pendant les deux mois d’été, soixante à quatre-vingts personnes venues de partout se sont relayées chaque jour sur le chantier. Un copain menuisier a fabriqué l’escalier, un autre, électricien, installé le réseau. L’endroit est baptisé en hommage à « trois-quatre potes qui venaient me voir et qui ne partaient jamais — il y avait toujours une dernière cigarette, un dernier verre. Je les avais surnommés les culs de plomb », rigole le patron. Le nom inscrit en introduction des statuts de ce bar associatif traduit une autre envie de s’ancrer : « Le Liminbout restera debout ».

 

Mais l’auberge est en danger, comme les autres activités alternatives non agricoles de la Zad. « Je suis expulsable depuis le 31 mars », lâche Jules, amer. Des camarades ont déposé pour lui un formulaire simplifié à la préfecture à Nantes. « Deux choses. Une, je suis locataire. Si les flics veulent m’évacuer, il faudra qu’ils me prennent physiquement et me jettent dehors. De l’autre, si les camarades de la Zad se font virer, je quitterai la région aussi. Mais si on arrive à gérer cette crise comme en 2012, on a un bel avenir devant nous. On a un mode de vie agréable, on peut parler de politique, on n’est pas dans la surconsommation. Regardez les gens de Tarnac, ils ont mis dix ans à ce que leur innocence soit reconnue, ça a été une galère mais maintenant, c’est fait ! »

 

L’heure tourne, bientôt 18 h, l’heure de la représentation théâtrale à l’Ambazada. Il reste juste le temps de faire une halte à la Rolandière, pour demander aux Médics un peu d’huile essentielle d’arbre à thé à appliquer sur un petit abcès. À l’étage de cette belle étable, la bibliothèque du Taslu est calme ce jour-là. Officiellement inaugurée le 10 septembre 2016, elle abrite tout ce dont un habitant peut avoir envie de feuilleter, des très nombreux ouvrages historiques et politiques sur les révoltes et révolutions en France et dans le monde aux guides de permaculture et d’habitat léger, en passant par les fictions de « la Romandière ». On peut les lire (ou les emprunter si l’on habite la Zad) tous les mercredis, vendredis et dimanches de 15 h à 19 h. « Mais si vous avez des livres en retard, vous pouvez aussi les déposer dans la malle en bas de l’escalier, précise la jeune femme de permanence, en levant la tête de son écran d’ordinateur. On a eu un dernier gros arrivage à l’occasion de la mobilisation du 8 octobre, où de nombreuses personnes avaient rapporté un livre. On est obligé de trier, on ne garde que ce qu’on considère comme le plus intéressant pour nos lectrices et nos lecteurs. » La bibliothèque accueille aussi des animations, des soirées et des rencontres avec des auteurs. Dernier événement en date, un appel à lire des textes de résistance le 22 avril dernier, qui s’est transformé en une déambulation jusqu’au Gourbi entrecoupée de lectures allant de Pierre Rabhi à Kropotkine, en passant par Lucrèce et Thoreau.

 

 

 

À l’Ambazada, près de la Wardine, obscurité et silence pour la représentation de la pièce Le Dehors de toute chose, une adaptation du roman La Zone du dehors, d’Alain Damasio. Benjamin Mayet, le comédien, arpente la salle comble, étreint un spectateur, grimpe sur un banc, allume une cigarette. « La vertébrale colonne en moi, la colonne refuse de plier. Contre toute mesure et raison ! Elle dit non, je ne discute pas. Je sais que désormais il faudra aller au bout. La liberté est une chose complète. Une maladie dont l’hygiène sociale la plus stricte ne nous guérit pas. Non content d’être malade, on veut encore contaminer les autres. Leur passer nos miasmes ! » Les rires s’élèvent, joyeux. Habitants et visiteurs se serrent les uns contre les autres sur les étroits bancs de bois. D’autres s’appuient sur les piliers de cette belle charpente érigée à l’été 2017, ou sur les bottes de paille qui constituent les murs, empilées fin mars par une délégation d’une trentaine de Basques et de Bretons. Cette construction, dédiée aux assemblées de lutte et aux minorités, fait également office de lieu culturel et, bientôt de formation. « Elle va encore être améliorée et sera mise à disposition pour des réunions et des initiations, explique Benji, coprésident de l’association.Tous les projets de la Zad, y compris agricoles, peuvent avoir besoin d’organiser des transmissions vastes ou des colloques. Par exemple, le troupeau-école, pour la partie théorique de ses enseignements. C’est pour ça qu’avant les formulaires individuels, on leur avait proposé une convention collective. Parce que tout ce qu’on fait ici est indémêlable. »

 

3 mai 2018 / Émilie Massemin et Emmanuel Gabily (Reporterre) 

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 09:53
Perpignan, ville arrêtée..? (Cathédrale, théâtre, CAC) - Demain, c'est maintenant à Collioure
Perpignan, ville arrêtée..? (Cathédrale, théâtre, CAC) - Demain, c'est maintenant à Collioure
Perpignan, ville arrêtée..? (Cathédrale, théâtre, CAC) - Demain, c'est maintenant à Collioure

Le temps s'est arrêté à Perpignan

 

Dimanches et lundis, la ville semble morte, quand l'été est passé, quand la saison, dite morte, s'installe. Jour de pluie ou de vent froid, la ville dort dans ses périphéries, le coeur se blottit dans ses artères...

Mais tous les jours, c'est l'impression que le temps est immobile. Perpi, ville arrêtée, qui lui redonnera un moteur, un nouveau coeur..?

 

En effet, face à la cathédrale Saint-Jean, le beau cadran, repeint il y a peu, ne dit qu'une mauvaise heure! On nous avait pourtant promis que le mécanisme allait repartir (article ci-dessous)...

 

Rendez-vous au théâtre municipal : les aiguilles, là aussi, sont immobilisées : le temps stoppé dans sa course exprime bien la fonction actuelle de ce lieu... Le rien, l'inactivité, comme une mort, en plein centre historique : vous pouvez acheter un vieux fauteuil, mais quand les neufs, quand les troupes de théâtre..?

 

Un peu plus loin, après avoir parcouru la zone moribonde de la rue des Augustins, bien peu augustes, voici le CAC W.Benjamin : à vendre ? à débaptiser ? Pour l'instant, c'est la mort, l'absence d'expos, de débats, loin de l'esprit du philosophe : on va y entasser des archives, déposer des livres pendant la rénovation de la médiathèque...(lire l'article, plus bas)...Quelle honte !

 

Je ne vous ferai pas pleurer plus en vous disant que les travaux de rénovation du quartier Saint-Jacques sont arrêtés ! A cause d'un député de la Rép en Marche, d'une poignée d'habitants, d'associations irresponsables ?, clame le conseiller municipal. Et si c'était son imagination qui est au point mort..?

 

Bon, j'arrête mon tour de ville...Demain, c'est la Toussaint : on va encore parler de mort... Elle est pas gaie, cette saison...

 

JPBonnel

 

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Publié le  / Modifié le 
 
La cathédrale Saint-Jean de Perpignan donnera à nouveau l'heure 

Depuis jeudi matin sur la place Gambetta à Perpignan, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste retrouve de l'allant. Tout est mis en œuvre pour que la bâtisse se munisse à nouveau, après trois ans d'absence, d'aiguilles sur ses cadrans affichant l'heure, la position du soleil et des astres, et les minutes.

 
 

Par la même occasion, le mécanisme de l'horloge a été modifié : jusque-là en bois traditionnel, il sera désormais piloté électroniquement et synchronisé au clocher pour carillonner la prière de l'angélus. Demain vendredi à 10 h, lors de la bénédiction des poses des aiguilles, sera également ajouté le coq jadis haut perché au sommet de la cathédrale, "la cerise sur le gâteau" comme le souligne le diacre et régisseur de l'édifice religieux, Nicolas Roux. Plus de détails sur l'événement dans notre édition de samedi.

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 09:36
Elève et prof - Jean Dauriach - Ramon Faura - Expo photos à Prats-de-Mollo - Les Poilus à Limoux
Elève et prof - Jean Dauriach - Ramon Faura - Expo photos à Prats-de-Mollo - Les Poilus à Limoux
Elève et prof - Jean Dauriach - Ramon Faura - Expo photos à Prats-de-Mollo - Les Poilus à Limoux
Elève et prof - Jean Dauriach - Ramon Faura - Expo photos à Prats-de-Mollo - Les Poilus à Limoux
Elève et prof - Jean Dauriach - Ramon Faura - Expo photos à Prats-de-Mollo - Les Poilus à Limoux
Elève et prof - Jean Dauriach - Ramon Faura - Expo photos à Prats-de-Mollo - Les Poilus à Limoux
Elève et prof - Jean Dauriach - Ramon Faura - Expo photos à Prats-de-Mollo - Les Poilus à Limoux
Elève et prof - Jean Dauriach - Ramon Faura - Expo photos à Prats-de-Mollo - Les Poilus à Limoux

Elève et prof - Jean Dauriach - Ramon Faura - Expo photos à Prats-de-Mollo - Les Poilus à Limoux

« Visca per la Llibertat » à Prats de Molló


Les Angelets de la Terra présentent l'exposition « Visca per la Llibertat » au cinéma Nouveau Palace de Prats de Molló, jusqu’au 30 Novembre. Il s’agit d’une exposition collective de photojournalisme dédiée au processus d’indépendance en Catalogne. Présentée pour la première fois à Perpinyà, pendant Visa pour l’Image 2018, elle est désormais itinérante. 

 
Samedi 20 Octobre, a eu lieu le vernissage de l’exposition « Visca per la Llibertat » (www.visca-llibertat.cat), après la diffusion du documentaire « Catalogne : 1-O », réalisé par Mediapro, sous-titré en français et d’une durée de 38 minutes. Ce documentaire raconte le référendum du 1er Octobre 2017 sur l'indépendance de la Catalogne avec les interviews des protagonistes. Il montre la joie du peuple catalan de pouvoir s’exprimer ce jour-là, mais aussi la violence policière démesurée orchestrée par le gouvernement espagnol pour l’en empêcher. Après la projection, a eu lieu un débat très animé et ouvert à tous, en présence de Monsieur le maire, Claude Ferrer, de membres de l’association Angelets de la Terra et d’une cinquantaine de participants. 

C’est à la salle polyvalente au 1er étage du cinéma le Nouveau Palace de Prats-de-Mollo (15 rue du Faubourg) qu’une centaine de photos, réalisées par 45 photojournalistes, sont exposées. Ces photos de professionnels retracent chronologiquement tout le processus depuis la consultation populaire pour l’indépendance à Arrenys de Munt en 2009, au transfert des prisonniers politiques dans les prisons en Catalogne en 2018.

 

Association autogérée et autofinancée, les Angelets de la Terra organisent depuis avril 2018 les « Concerts per la Llibertat », en solidarité avec les prisonniers et les exilés politiques catalans. Dans la continuité de cette démarche et face à un climat d’indifférence de la part des politiques et médias européens, les Angelets ont créé cette exposition, en catalan, français et anglais. L’objectif est d’éclairer le plus large public possible sur ce processus démocratique, pacifique et civique qui pourrait bien révolutionner l’organisation politique en Europe. Après avoir été présentée dans tout le centre-ville de Perpignan, pendant l’exposition « Visa pour l’Image » 2018 qui refuse de dédier une exposition au processus d’indépendance, « Visca per la Llibertat » a pris la route pour un voyage dans toute la Catalogne Nord et au-delà. Les mairies qui souhaitent accueillir cette exposition et ouvrir le débat, peuvent prendre contact avec Ramon Faura (ramon@angeletsdelaterra.com). 

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 09:27
Arrêtons de mourir sur les routes - J'ai fait le stage pour récupérer des points !

Arrêtons de mourir sur les routes - J'ai fait le stage pour récupérer des points !

 

Le nombre des morts se remet à augmenter...Il est encore trop tôt d'évaluer les impacts de la limitation à 80 km à l'heure. Une mesure nécessaire mais le stage du permis de conduire veut d'abord vous faire comprendre qu'il s'agit de prendre conscience, de changer son comportement : comme pour tout, la solution est en nous...

Comment faire pour ne pas mourir sur les routes ? C'est bête, pas poétique, il y a mieux à faire ! Mourir en héros pas en escargot sur le bitume, explosé comme une grenade…

 

Réfléchir sur la frontière entre liberté individuelle et sécurité routière… Les causes des accidents sont : pour 45% la vitesse, 18% pour l'alcool, ensuite la prise de stupéfiantts, la fatigue, l'inattention (téléphone au volant).

 

Les deux instructeurs (un formateur, un psychologue) qui ont réuni les 20 mauvais conducteurs pendant deux jours à l'hôtel Mercure de Perpignan ont de fortes paroles : "Je conduis quand je passe le permis. Je roule quand je conduis de façon automatique, sans faire attention !"

Le stage est long, ennuyeux; peu à peu on comprend que si le duo ne donne pas de solutions, c'est qu'il s'agit de les trouver, ces remèdes, en nous…2 jours, trop long; 3 heures suffiraient, surtout pour ceux qui ont pris un ou 2 jours de congés…

 

Mais le stage devrait peut-être s'étireer sur une semaine pour éviter de perdre des points par phobie du stage ! 

En tout cas, il faut s'enlever le sentiment de ne pas être dangereux. Je suis un criminel en puissance dès que je prends mon véhicule !

 

Il s'agit de réfléchir : on est responsable car on est seul au volant ! Oui, je suis dangereux, mais c'est l'autre, aussi, qui l'est ! L'enfer, c'est les autres, et c'est moi !

 

On évoque le problème du feu à l'orange : ne pas passer, ralentir avant, ne pas accélérer au vert ! Aussi, dans le 66, le clignotant qui n'est pas utilisé : sorte de paresse, d'irresponsabilité…

 

300 000 conducteurs font un stage par an. Un chiffre peu effrayant : un million de personnes roulent sans permis !

Avec la voiture, on est dans le domaine des émotions; on risque quand on pense à autre chose, quand on est stressé, quand on connaît train sa route quotidienne…

Se demander : "Je recherche quoi avec la prise de risque ?" L'ivresse, l'adrénaline, la sensation… La raison, on l'oublie ! Et puis on meurt !!!

 

A la fin de ce stage utile, où domine, non la moralisation, mais l'effort d'introspection : quel conducteur suis-je ? Quel est mon rapport avec la vitesse ?

Vous devez changer votre façon de conduire !! Je crois avoir compris…

J'ai récupéré 4 points. J'en suis à 8. Dans 2 ou 3 ans, j'aurai mes 12 points !

Ou je serai mort….????

 

JPB

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 09:54
Saison J. Vigo - Dali, pub - Article journal L'Indépendant (Julien Marion) -
Saison J. Vigo - Dali, pub - Article journal L'Indépendant (Julien Marion) -
Saison J. Vigo - Dali, pub - Article journal L'Indépendant (Julien Marion) -

Saison J. Vigo - Dali, pub - Article journal L'Indépendant (Julien Marion) -

*Bravo Julien Marion pour cette investigation !

(journal de ce jour 19.9.2018)

Destination mairie de Perpignan *

 

*Quand notre journal local fait de l’info et investigation indépendante ça donne ça. (article joint)

Bravo L’Indépendant

Donc on a un directeur de cabinet du maire omnipotent (et graaaaassement payé par nos impôts) qui place son mari un coup en tant qu’artiste, un coup en tant qu’employé de structure quasi municipale (payé plus de 3.000€/mois). 

Imaginez que ce soit médiapart au sujet du directeur de cabinet du président de la République et vous auriez le parquet qui se saisirait de l’affaire. Mais on n’est qu’à Perpignan et les petits arrangements en famille (ce que l’on appelle népotisme) sont sans conséquence. – 

Brice Lafontaine, ancien conseiller municipal exaspéré.

 

* Il est question de Michel SITJA, directeur de cabinet du maire J.M.Pujol et de son époux, le chanteur Sébastien Sanchez. (JPB)

 

***Destination :la ZAD  

 

Un témoignage inédit et étonnant sur les modes d'habiter expérimentés à Notre-Dame-des-Landes.

Les photographies et les dessins accompagnés de textes et de récits des habitants nous rappellent que l'on trouve aujourd'hui sur la ZAD quelque chose d'aussi simple que rare : une manière courageuse et conséquente de faire face au désastre de la vie moderne et au changement climatique en cours.

DSAA Alternatives urbaines

avec Cyrille Weiner, Patrick Bouchain, Jade Lindgaard, Christophe Laurens, Building Paris et les éditions Loco.

engagements

transmission

relations presse et publiques

 

jigsaw au 41bis boulevard voltaire 75011 paris et au 39 rue de la vigne 59100 roubaix +33 (0)1 48 07 39 31 bonjour@bureaujigsaw.comfacebook twitter instagram linkedin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame-des-Landes ou le métier de vivre

 

 

Notre-Dame-des-Landes ou le métier de vivre : un livre

 

Un témoignage inédit et étonnant sur les modes d'habiter expérimentés à Notre-Dame-des-Landes.

Les photographies et les dessins accompagnés de textes et de récits des habitants nous rappellent que l'on trouve aujourd'hui sur la ZAD quelque chose d'aussi simple que rare : une manière courageuse et conséquente de faire face au désastre de la vie moderne et au changement climatique en cours.

 

Diplôme Supérieur des Arts Appliqués - DSAA Alternatives urbaines

avec Cyrille Weiner, Patrick Bouchain,

Jade Lindgaard, Christophe Laurens,

Building Paris et les éditions Loco.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame-des-Landes ou le métier de vivre : une exposition

 

L’exposition propose un témoignage inédit et étonnant sur les modes d’habiter expérimentés à Notre-Dame-des-Landes. Les photographies de Cyrille Weiner et les dessins des étudiants de la section Alternatives Urbaines du DSAA de Vitry-sur-Seine nous rappellent que l’on trouve aujourd’hui sur la ZAD quelque chose d’aussi simple que rare : une manière courageuse et conséquente de faire face au désastre de la vie moderne et aux changements climatiques en cours.

 

Informations pratiques

Exposition présentée du 20 septembre au 07 octobre

Galerie Salle Principale

28 rue de Thionville 75019 Paris

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame-des-Landes ou le métier de vivre : des rencontres

 

- Vernissage de l’exposition, rencontre n°1  

La ZAD une école hors les murs 

Discussion débat avec Mélanie et Thibault, habitants de la ZAD, des étudiants du DSAA Alternatives Urbaines, Cyrille Weiner.

Jeudi 20 septembre : 18:00 - 21:00

Galerie Salle Principale, Paris

 

- Un dimanche à la galerie

Une centaine de galeries parisiennes ouvrent leur porte

Dimanche 23 septembre : 12:00 - 18:00

Galerie Salle Principale, Paris

 

- Rencontre n°2

La ZAD ou comment tisser le vivant, le politique et la liberté

Rencontre avec Xavier et Cédric, habitants de la ZAD, Gilles Clément, Christophe Laurens et Patrick Bouchain.

Vendredi 28 septembre : 19:00 - 21:00

Galerie Salle Principale, Paris

 

- Rencontre n°3

Débat autour du livre avec Christophe Laurens aux Rencontres populaires du livre

Samedi 06 octobre à 17:30

Rencontres populaires du livre, Saint Denis

 

- Rencontre n°4

De Notre-Dame-des-Landes à l’Île-de-France, histoires d’utopies réalisées

avec Agnès Sourisseau, Les monts gardés, Olivier Marcouyoux, berger sans Terre, Tibo Labat.

Dimanche 07 octobre : 15:00 - 18:00

Galerie Salle Principale, Paris

 

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 07:54
Théâtre à St-André - La foule à la Catalanité - Les Urns de la liberté - Odile Oms et Christian Vila (C) Clarisse REQUENA
Théâtre à St-André - La foule à la Catalanité - Les Urns de la liberté - Odile Oms et Christian Vila (C) Clarisse REQUENA
Théâtre à St-André - La foule à la Catalanité - Les Urns de la liberté - Odile Oms et Christian Vila (C) Clarisse REQUENA
Théâtre à St-André - La foule à la Catalanité - Les Urns de la liberté - Odile Oms et Christian Vila (C) Clarisse REQUENA
Théâtre à St-André - La foule à la Catalanité - Les Urns de la liberté - Odile Oms et Christian Vila (C) Clarisse REQUENA
Théâtre à St-André - La foule à la Catalanité - Les Urns de la liberté - Odile Oms et Christian Vila (C) Clarisse REQUENA

Théâtre à St-André - La foule à la Catalanité - Les Urns de la liberté - Odile Oms et Christian Vila (C) Clarisse REQUENA

BERN et NYSSEN ne viendront pas à Perpignan (à Saint-Jacques et à VISA), mais le président catalan est venu...

 

Après l'amertume de Hulot, voici la colère de Stéphane Bern : peu de chance pour qu'il vienne rendre visite aux habitants de Saint-Jacques dépités par les démolitions. 

 

Dans les articles de L'Indépendant (de ce samedi 1er septembre 2018) et dans le programme de Visa, on écrit encore "Gitans" et "communauté gitane": ça fait exotique, c'est xénophobe...Merci de dire "Français d'origine gitane".

 

La ministre de la culture, sur son fauteuil éjectable, ne pense pas venir à Perpignan inaugurer Visa; elle s'arrêtera en chemin, en Arles...

 

Nous étions nombreux à la maison de la catalanité, hier soir. Au conseil départemental, on a discuté beaucoup pour savoir s'il fallait accueillir le Président de la Generalitat. Finalement Mme H. Malherbe accueillit Qim Torra pour s'opposer aux violences et aux emprisonnements en Catalogne. 

 

Pour accueillir aussi l'expo originale, acerbe, ironique ,sur les urnes, détournées par des artistes talentueux; une douzaine d'ici, ce qu'on nomme parfois la "Catalogne Nord", tels Christian Vila (avec Odile Oms, ils ont joué un rôle essentiel pour regrouper les artistes), Michel Arnaudies, Francesca Carruana… Merci à la galerie Odile Oms (photo de Clarisse Requena, pour La petit journal catalan).

 

Le maire de Perpignan accueillit aussi en ses salons le président catalan: il avait retourné sa veste, le Jean-Marc, et on fut estomaqué en voyant le fameux signe jaune sur sa veste. Il faut penser aux élections futures, il faut suivre la concurrence avec les Socialistes du CD66… C'est pas de l'opportunisme mais du réalisme, après lecture, au Maroc, de Machiavel…

 

Nous étions présents, pourquoi ? Pour nous montrer, pour goûter à l'ambiance, pour voir l'expo ou le bout du nez de l'écrivain-éditeur-président de la Generalitat…? Pour voir des copains et la réunion inédite de l'intelligentsia perpignanaise..? Pour réclamer l'indépendance des Catalognes..? 

 

Un peu de tout ça… En tout cas les positions des uns et des autres sont à clarifier.

Un qui devait marmonner, à la préfecture, c'est M. Chopin, qui, pour son arrivée en pays catalan, a de quoi faire : entre St-Jacques, village dans la ville, et ces élus républicains qui reconnaissent un président non reconnu par la France ni par l'Europe… Il va vite connaître la musique !

 

JPBonnel

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 08:42
Aliot/Pujol - Livre de JPB : Perpi en sursis - Romain Grau et JPBonnel (C) Le petit Journal, C.Requena.
Aliot/Pujol - Livre de JPB : Perpi en sursis - Romain Grau et JPBonnel (C) Le petit Journal, C.Requena.
Aliot/Pujol - Livre de JPB : Perpi en sursis - Romain Grau et JPBonnel (C) Le petit Journal, C.Requena.

Aliot/Pujol - Livre de JPB : Perpi en sursis - Romain Grau et JPBonnel (C) Le petit Journal, C.Requena.

Chronique politicienne...

 

Rentrée politique en Pays catalan - La situation se clarifie - Pléthore de candidats pour les municipales de 2020

 

Ils ont déjà déclaré leur flamme à Perpi chérie : Romain GRAU et Olivier AMIEL, les frères ennemis. 

L'autre rival, le 3° homme n'a encore pas bouché, mais se prépare de façon stratégique. Eliminer le conseiller à la ville qui prend des coups dans le quartier Saint-Jacques, et Romain Grau, qui, en marche, peut pâtir de la chute annoncée de Macron…

 

Les jeunes loups de NOU.S sont très présents et apportent un sang neuf. Présents dans le conflit au coeur de Saint-Jacques, ils alimentent les médias avec textes et photos. Reconnus désormais puisque le maire J.M.Pujol a dû répondre aux attaques de ce collectif "neuf".

 

Les insoumis sont là aussi, même si P.Assens a pris de longues vacances et fut absent dans la ville : il rôde à Nohèdes et Estagel…

 

 

La présidente du CD 66 s'intéresse au quartier de Sant-Jaume et fait des propositions. Comme personne au PS n'ose venir se faire battre à Perpi, elle  ouvre la porte car il y a un peu de lumière. Elle veut à tout prix battre le RN (FN) mais en apportant une candidature de plus, ça ne peut que plaire à Louis Aliot. 

La position de Mme Hermeline Malherbe est intenable : elle déclare que la gauche doit être présente dans le prochaine conseil municipal; le candidat PS ou "de gauche" devra donc se maintenir au second tour (rappelons les 13% de J.Cresta qui a appelé à voter Pujol contre Aliot), ce qui entraînera la victoire du candidat de droite extrême… Si la gauche se retire, c'est encore un conseil municipal sans opposition pour six ans…

 

 

Les femmes seront présentes pour ces élections : Françoise Fiter est une élue de proximité, un bon choix pour le PCF.

 

Quant à Clotilde Ripoull, elle a, elle aussi, pris de grandes vacances et déserté le centre-ville; elle revient en étant très présente lors des moments célébrant la victoire des Dragons. La candidate centriste a choisi le sport : le marathon, surtout, car une élection est une épreuve del longue haleine. Elle s'y prépare depuis des années et va tenter de regrouper les centres pour changer enfin le … Centre du Monde !

 

JPBonnel

  • Polémique au festival Casals de Prades
  • Le festival se veut culturel et artistique et non politique.

 

Festival Casals à Perpignan : les communistes dénoncent un « partenariat antinomique » avec Israël

Le festival Pau Casals, qui se déroule actuellement dans le département, porte cette année une thématique particulière «un Archet pour la paix».

 

Tout un symbole. « Nous avons découvert avec stupéfaction la présence de l’État israélien parmi les partenaires du festival, s’insurge Françoise Fiter au nom du PCF66 et des élus communistes. Ce que nous dénonçons c’est la politique du gouvernement israélien actuel. La politique de crime commis à l’encontre des Palestiniens par le gouvernement violent et colonialiste de Benyamin Netanyahou qui cherche à redorer son image. Nous sommes scandalisés par la présence de ce partenaire aux côtés des collectivités territoriales comme le Département et la Région dans lesquelles nous sommes élus ». Une réaction des élus communistes que ne comprend pas Michel Lethiec le directeur artistique du festival. « Chaque année nous avons des partenariats culturels avec différents pays, explique-t-il. On a eu le Brésil, l’Espagne etc. Cette année c’est Israël, et non pas son gouvernement et sa politique sur laquelle je préfère ne pas m’étendre. Nous ne sommes pas dans une démarche politique, bien évidemment, mais dans une démarche purement culturelle et artistique ».

© L'Indépendant, 12.8.2018

 

- - -Polémique : la croix en haut du Canigou - Pour une nature laïque, libre de tout signe religieux !

 

 

Je « croix » ou pas ?

Jean-Pierre Dunyach de Saint-Génis-des- Fontaines nous écrit.
En toute chose, il faut raison garder.
De quoi s’agit-il ? Des personnes se sont permis d’implanter un signe éminemment connoté sur des sommets du Pays Catalan. D’autres personnes ont mis à mal ces signes, répondant à ce qu’ils estiment être une provocation. Tel est le fonctionnement de nos institutions. ON autorise, et ON s’autorise à « polluer » (excusez du terme) des lieux ouverts à tous (...) Certains catalans, comme moi-même qui se revendique athée, n’iraient pas graver leurs certitudes sur un mur d’église, ne sont pas obligés de supporter de telles actions qui froissent leurs convictions. Il y a suffisamment de chapelles, de lieux de prière reconnus pour implanter des signes religieux (...) Laissons nos monts tranquilles (...)

© L'Indépendant du 12.8.2018 - COURRIER DES LECTEURS

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 07:30
VASI pour l'image -
VASI pour l'image -

VASI pour l'image -

  • LES CONNERIES des opposants au responsable de "Visa pour l'image"
  •  
  • LEROY des CONS !
  •  
  • IN, OFF, OUF, OUT…VISA, VASI, ZIVEPA…
  • 6 minutes  d'images commentées en soirée pour la CATALOGNE ! Comme pour GAZA et il trouve que c'est beaucoup...

 

  • Jean-François Leroy ce mardi matin à Perpignan répond à tous ceux qui l'ont critiqué et ont proposé des expositions parallèles pour montrer les événements de Catalogne (violences lors du vote pour le référendum).
  •  
  • Le responsable de Visa pour l'image a sorti ses meilleurs arguments : des conneries ! Les Catalans sont donc des cons, nous sommes des cons !
  •  
  • Voilà de la belle parole de journaliste… J'utilise donc le même vocabulaire !!! Faut se mettre au niveau du débatteur, face à la foule des bénis-oui-oui !!

 

Il aurait pu inviter à une conférence de presse ou à un dialogue tous ses opposants politiques, blogueurs… et leur expliquer sa démarche. Mais ce serait de la démocratie, beh !

Mais il est trop fier pour se rabaisser à parler à ces ploucs de province !

Il est plus facile de parler sans être critiqué par des représentants politiques (l'ancien socialiste Cresta qu'on a casé dans des placards dorés, le maire absorbé dans une lecture, le silence du responsable culturel) ou médiatiques bien dressés, tel l'organe "Made in Perpignan", au titre bien peu local et catalan ! une autre voix officielle, qui ne perturbe jamais les pouvoirs...

 

Le festival de photojournalisme a failli quitter Perpignan, il y a quelques années, pour Barcelone : on imagine que M.Leroy ne serait pas resté une minute de plus à Barcelona s'il avait annoncé que le sujet du vite pour l'indépendance ne serait pas abordé (pas d'expo)...

Ici, à Perpignan, les élus de tous bords ne bronchent pas. C'est l'union sacrée. Seuls les indépendantistes et "Oui au pays catalan" font bouger les lignes...

 

 Où est l'honneur des politiciens locaux ? Cette argumentation qui prétend qu'il n'existe pas de "bonnes" photos sur les violences policières en Catalogne… Là, de la beauté, on s'en moque un peu, on veut des témoignages sur la démocratie espagnole du gouvernement Rajoy… 

 

Il était temps que la mairie et les mécènes locaux se débarrassent du Roy et pourtant on renouvelle son mandat  ! Le prochain maire devra crever l'abcès et trouver une équipe locale motivée épaulée par les institutions et les médias et bienfaiteurs nationaux...

 

 JPB

 

30e VISA pour l'Image/Crise catalane : la mise au point de Jean-François Leroy

La conférence de presse de présentation de la 30e édition du festival international de photojournalisme (du 1er au 16 septembre à Perpignan) a été une nouvelle occasion pour Jean-François Leroy de s'expliquer sur son choix de ne pas proposer d'exposition sur la crise en Catalogne, et les manifestations d'octobre 2017 en particulier.

 

Le directeur du festival perpignanais a profité du micro et des journalistes présents pour lancer : "Je vais faire une petite mise au point, je suis habitué à entendre des conneries mais dire que je manque d'intérêt pour la Catalogne est vraiment une grosse connerie ! Il va y avoir 6 minutes de projection sur le sujet lundi 3 septembre au Campo santo. C'est autant que pour Gaza !".

"C'est d'une connerie !"

Et Jean-François Leroy d'insister : "J'ai lu dans des blogs ou sur Facebook que les expos parallèles allaient montrer "des photos que VISA n'ose pas montrer" ! C'est d'une connerie ! J'ai aussi lu qu'Emmanuel Macron m'avait demandé de ne pas en parler. Je n'ai jamais eu Emmanuel Macron au téléphone, ni Brigitte, et personne, jamais, ne m'a interdit de faire quoi que ce soit ! Entendre autant de contre-vérités, de fake news comme dit Trump, et d'insultes, m'a beaucoup peiné".

L'intégralité de l'interview que Jean-François Leroy nous a accordés dans l'édition papier de L'Indépendant catalan de mercredi 29 août.. 

© L'Indépendant de mardi 28.8.2018

 

 

2018 PERPIGNAN « La revolta de les urnes »

Carles B. Gorbs & Dolors Giber

         30 août 18h, 5 rue Mailly -vernissage

   

  

« La revolta de les urnes » Carles B. Gorbs & Dolors Gibert

   

***Discussion sur les réseaux ...

Ramon Faura-Llavari

 

Cornut i pagar el beure? 

Les Catalans veulent-ils être les cocus qui payent à boire? Visa pour l'image montrera des images de "manifestations violentes à Barcelona" pour une révolution citoyenne qui a pourtant marqué l'opinion publique par son pacifisme. Par contre, pas question de montrer la violence de l'état espagnol entre autre lors du référendum du 1er Octobre dans une des nombreuses expositions. Visa est en totale adéquation avec la maire de Perpignan et les représentants de l'état français qui considèrent qu'il est légitime que le juge ait mis la moitié du gouvernement catalan en prison et que l'autre moitié soit contrainte à l'exil. 

Les citoyens qui ont été tabassés lorsqu'ils allaient voter et ceux qui ont essayé de mettre en place le programme pour lequel ils avaient été élus ne mérite pas l'attention de Visa pour l'Image. Dans ce cas, j'invite tous les Catalans à boycotter ce festival qui ne les respecte pas alors qu'ils représentent la plus grosse partie du public. Nous ferons une campagne pour dénoncer cet état de fait et demander du respect à cette équipe de Visa qui depuis Paris nous montre son mépris.

 Mis à jour le 18/05/2018 15:47

 

- - -

Cela ne nous étonne pas ! Leroy, avant sa retraite, ne va pas se mouiller, ni le maire, ni tous ces "responsables" autour qui bouffent avec les Parisiens alors que le public local ne peut participer. 

Un honte, un événement qui ne sait à rien, surtout pas à l'éthique, mais à se donner bonne conscience...Je n'y vais plus depuis quelques années...pléthore d'images des malheurs du monde, expos inutiles où l'on va comme pour se distraire...

 

JPB

 

Marie Costa

Résumons-nous: Perpignan accueille depuis trente ans un festival de photo-reportage qui dénonce les injustices, exactions, coups d'état etc. dans le monde, avec des parti-pris parfois discutables, mais en toute liberté éditoriale. Et là, on ferme les yeux , les objectifs et les cimaises à ce qui se passe à 25 km avec la ré-instauration d'un état franquiste et policier? Attention: personne ne demande à Visa de prendre parti pour ou contre l'indépendance de la Catalogne mais pour ou contre la démocratie en Europe. Ce n'est même pas un scandale, c'est un constat d'inutilité et de vanité. Et plus grave, de mépris.

 

 

VISA POUR L'IMAGE

Perpignan - Pas de reportage sur la Catalogne à VISA pour l'image

" Je sais qu'on va me le reprocher ici mais non, il n'y a pas d'expo sur la Catalogne".

Ce midi, lors de la conférence de presse de présentation de ce 30e VISA pour l'Image, le directeur du festival assumait sa programmation et l'absence des "événements" en Catalogne sur les cimaises. Jean-François Leroy l'assure : "Je n'ai rien vu d'intéressant en dehors des photos des manifestations mais quarante photos de drapeaux ne font pas une expo". Et, comme souvent avec Jean-François Leroy, le verdict est sans appel

La crise autour du référendum pour l'indépendance de la Catalogne sera néanmoins traitée durant le festival. Les manifestations, parfois violentes, qui ont eu lieu à Barcelone à l'automne dernier, feront l'objet de projections lors des soirées au Campo Santo.

Autre polémique, au début de l'été, lors du vernissage du musée Terrus, le maire et le commissaire de l'expo, Eric Forcada, annoncent que plus de la moitié des tableaux du musée d'Elne sont faux...

Où sont les responsables ?

La nouvelle est répercutée dans le monde entier ! Ele, Terrus et Forcada sont enfin connus aux quatre coins du globe : l'affaire n'a pas que des aspects négatifs !

 

Les faux du Musée TERRUS d'Elne - Lors du vernissage, le maire et Eric Forcada nous annoncent que la moitié des tableaux du peintre local sont des faux ! Répercussions dans le monde entier !!!

 

The fake Etienne Terrus collection | Showcase

 

During recent renovations to The Etienne Terrus Museum in the French town of Elne, the art historian brought in to handle the artworks found almost 60% of the artworks to be fake. We take a look into this story and speak with European art editor of artnet news, Henri Neuendorf to find more about how a painting's originality is determined and ask him where the real Terrus paintings could be.

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28 août 2018 2 28 /08 /août /2018 11:55
Polémiques de l'été en pays catalan : La Croix des habitants d'origine gitane - Mesures pour St-Jacques - Hulot, ses mensonges, la chute de Macron - Ministres de la culture et de l'intérieur : démission !!!

 

Patrimoine catalan l'ASPAHR

16 août, 18:58, par Jean-Bernard Mathon

 

5 MESURES D'URGENCE (et de bons sens) POUR SAINT-JACQUES :


1. Moratoire total sur les démolitions.


2. Travaux d'entretien sur tous les immeubles vacants pour éviter qu'ils ne continuent à se dégrader. Concerne la mairie, les bailleurs sociaux, les propriétaires privés (avec subventions pour ces travaux d'urgence).


3. Îlot place du Puig : programme de réhabilitation des 4 immeubles qui subsistent et reconstruction des immeubles démolis (dans le respect de l'architecture du quartier).


4. Constructions neuves et respectueuses du bâti traditionnel sur tous tous les îlots démolis depuis 3 ans, avec création de lieux de vie. Concours d'architectes ; faire appel aux artisans locaux ; chantiers d'insertion pour les jeunes du quartier, etc ...


5. Réhabilitation des immeubles dégradés, insalubres, vacants, ... Relogement (si nécessaire, et, éventuellement temporaire des habitants dans les nouveaux logements construits).
NB : Cela nécessitera de revoir le NPNRU, après élaboration d'un nouveau projet en concertation avec les habitants du quartier comme promis par le préfet. Une vraie co-construction pour utiliser un mot à la mode.

 

Polémiques de l'été en pays catalan : La Croix des habitants d'origine gitane - Hulot, ses mensonges, la chute de Macron - Ministres de la culture et de l'intérieur : démission !!!

*Article publié par le journal LA CROIX, il y a deux jours (27 août 2018) : c'était pas la peine d'envoyer un reporter et un photographe pour écrire cette "analyse" avec clichés ("le patriarche"...)

 

L’épineuse réhabilitation du quartier gitan de Perpignan

Raphaëlle Chabran , le 27/08/2018 à 6h00


 

La mairie de Perpignan a entamé un projet de réhabilitation du quartier historique de Saint-Jacques.

Plusieurs immeubles jugés insalubres ont été démolis.

La communauté gitane, principale occupante du quartier, est épaulée par des défenseurs du patrimoine pour que soit gelé le projet.

Les Gitans, qui habitent Saint-Jacques depuis 1941, voient la réhabilitation du quartier comme une menace. / Jc Milhet/Hans Lucas

Perpignan (Pyrénées-Orientales)

De notre envoyée spéciale - Pourquoi lire La Croix ?

  • La Croix va sur le terrain, et met en lumière des acteurs de l'actualité, célèbres ou modestes.

 

La place du Puig est l’agora de Saint-Jacques. Dès que le soleil se retire des façades, les hommes s’y rassemblent, assis sur des chaises ou accoudés aux voitures. Les discussions s’étirent souvent jusque tard dans la nuit. Mais depuis peu, la place est devenue le lieu des mécontentements et des inquiétudes. Saint-Jacques – comme quatre autres quartiers du centre-ville – a été choisi pour figurer dans le nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). De 2018 à 2024, la mairie de Perpignan prévoit de détruire 24 îlots, soit 483 logements, dont « 40 % seraient vacants », selon le responsable du projet, Olivier Amiel.

 

Les Gitans, eux, envisagent ces travaux comme une menace. Ils craignent que la rénovation ne fasse grimper les loyers et les pousse, à terme, à partir du quartier qu’ils habitent depuis 1941.

 

Nick Gimenez, patriarche de la communauté, pointe du bout de sa canne les ruines de l’îlot du Puig, à droite de la place. On y devine les murs de plusieurs maisons, le carrelage d’une ancienne salle de bains, le tout perché au milieu de gravats. « On a décidé de ne plus se laisser faire. Le 27 juillet, avec d’autres habitants du quartier, nous avons stoppé la tractopelle. La mairie s’attaquait à un lieu symbolique du quartier et de la communauté. » Trois jours plus tard, une centaine de personnes du quartier se rassemblaient devant la préfecture des Pyrénées-Orientales pour exiger l’arrêt des travaux.

 

Selon Olivier Amiel, l’îlot était dans « un état d’insalubrité irrémédiable ». Depuis 2006, les bâtiments étaient inoccupés et laissés à l’abandon; les services d’urbanisme de la mairie ont décidé de sa destruction, estimant « le risque d’effondrement trop important ».

 

Un argument qui ne tient pas selon les deux associations de défense du patrimoine catalan qui épaulent les résidents. Bernard Cabanne fait partie de l’une d’elles. Cet architecte connaît Saint-Jacques depuis trente ans. Pour lui, le projet urbain est inadapté et met en péril l’héritage culturel perpignanais: « Tous les immeubles peuvent être rénovés, à condition d’y mettre de la volonté. Les rez-de-chaussée et la base des murs datent pour la plupart du XIIIe siècle; le reste, du milieu du XIXe. » Ces édifices ont été érigés à partir de cayrou, une pierre catalane, de galets et de terre crue. « Ce sont de très bonnes constructions », assure l’architecte.

Là où le bât blesse, c’est que les maisons n’ont jamais été entretenues correctement. Depuis les années 1950, les plans de rénovation ou de sauvegarde sont inexistants. Les propriétaires ou les locataires, souvent la proie de marchands de sommeil, n’ont pas non plus contribué au maintien des habitations en bon état, par manque de moyens.

 

À Saint-Jacques, le taux de chômage atteint 83 % et la moitié de la population gagne moins de 3 500 € par an. Pour Nicolas Caudeville, qui a vécu pendant vingt ans dans ce quartier, la ville a instauré « une stratégie du pourrissement, qui résout la misère à coups de pelleteuses ». Ce blogueur considère que « la municipalité paye ses abandons successifs, d’un point de vue urbain et social ».

 

Car, à compter des années 1950, les Gitans ont vu disparaître leurs métiers de prédilection: maquignon, rempailleur, maréchal-­ferrant. Désœuvrés, ils ont vu leur rôle social et économique faiblir. Vingt ans après, la communauté a connu le trafic d’héroïne et de cocaïne. Certains sociologues perpignanais estiment que 70 % des hommes ont été décimés par le VIH, les overdoses ou les hépatites entre 1980 et 1990.

 

« La communauté s’est remise avec difficultés de cette hécatombe: la transmission culturelle et la hiérarchie se sont interrompues, les héritiers des patriarches ayant disparu », explique le pasteur Gino Cargol, qui fait office de médiateur social. Les émeutes de 2005 entre Gitans et Maghrébins ont aussi contribué à isoler la communauté.

 

Aujourd’hui, les Gitans de Saint-Jacques sont amers. Ils craignent que le nombre de reconstructions ne compense pas le nombre de logements et que leur communauté explose. Olivier Amiel l’assure, « l’offre sera reconstituée, avec un nombre suffisant de logements sociaux ». Nick Gimenez et les siens veulent des preuves et l’assurance que les logements reconstruits seront pour eux. Bref, qu’aucun membre de la communauté ne soit expulsé. À les croire, les murs de Saint-Jacques auraient « l’âme gitane ».

Raphaëlle Chabran

 

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:47
J.f.leroy.

J.f.leroy.

Visa pour l image 2018.

 IMAGE pour Perpignan : Leroy VISA et tira sur la Catalogne. Vasi. Zivépa !

 

 

À la fin de sa carrière au service de la mairie de Perpignan et du festival sur l'image-témoignage, le parisien Leroy ne finit pas en beauté.  

Il a constaté que les photos sur le référendum en Catalogne n'étaient pas bonnes: pour l'esthétique il devrait aller à Arles... Et puis, on croyait que le photojournalisme, c'était l 'événement brut... depuis quelque temps les catastrophes  du monde étaient magnifiées et le retouchage de rigueur...

 

Oui au pays catalan et Jordi Vera ont raison d organiser un Visa out et catalan rue Mailly : Vasi. 

 

Là  j'irai. A visa zivépa...Répondre à la censure et à l'orgueil de celui qui a le pouvoir par le boycott..!

 

Garder et relancer VISA sur de nouvelles bases avec des bénévoles des gens et des mécènes d'ici. Un autre enjeu des élections prochaines..!  

 

Jpbonnel 

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