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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 08:26
Maison deFrançois de Fossa - Casa Geli - Livre de JPBonnel : Perpignan, une ville en sursis, un maire à mi-mandat
Maison deFrançois de Fossa - Casa Geli - Livre de JPBonnel : Perpignan, une ville en sursis, un maire à mi-mandat

Maison deFrançois de Fossa - Casa Geli - Livre de JPBonnel : Perpignan, une ville en sursis, un maire à mi-mandat

PerPiPolis   (2)

 

L'amertume ou le silence règnent dans une ville bourgeoise, située à droite depuis des décennies et assaillie par la pauvreté, le communautarisme, l'ancienne empreinte pied-noir, la nostalgérie, les trafics dans certains ghettos, la délinquance et un brassage des populations (migrants et immigrés) qui créent ce climat morose et favorisent la menace croissante d'une victoire de la droite extrême aux élections municipales (rappelons L. Aliot avant JM.Pujol au premier tour et 45% au second).

 

A mi-septennat, le maire semble sourd aux critiques et compte sur la faiblesse de la gauche dans sa ville. Il prétend que son adversaire est le FN mais il doit compter avec les concurrents dans son propre camp: O.Amiel, M. Lorente, F.Calvet… 

 

Ce Républicain semble tenir deux discours : républicain au musée de l'exil de La Jonquera (j'étais présent au vernissage de l'expo consacrée au camp des haras de Perpignan en 1939, dont le commissaire est Eric Forcada) et conservation d'un esprit et d'une idéologue "Algérie française" avec le cercle algérianiste, le mur dans le jardin, le non-respet de la date du 19 mars 1962, visite au cimetière du haut-Vernet en compagnie de militants frontières…

 

Il s'agit sans doute de garder l'électorat de droite dure (menée par Wauquiez) et de s'emparer des votes d'extrême-droite, face au danger Aliot, tout en séduisant un électorat plus modéré, centriste, voire socialiste (notons le silence du PS sur la ville et l'effacement de J.Cresta, la non-position de S.Neuville) : l'objectif est de contrer la candidature macroniste de R. Grau et retrouver les voix de l'UDI partie vers la REM)

 

Face au FN, JPM joue de la menace Aliot et mise sur l'effacement, comme en 2014, de la gauche et sur le maigre score de l'extrême-gauche (PCF, Insoumis). Ne l'ennuie que la présence de C. Ripoull, issue du centre (UDF mais dans l'opposition à J.P.Alduy); celle-ci, hors parti, indépendante, comme sa revue et son association "Equilibre", est cependant gênée par la présence de l'extrême-centre macédonien; connue surtout dans le centre-ville, il lui reste un an et demi (2,5 les élections ont lieu en 2021) pour s'implanter dans les quartiers sensibles, délaissés et dans les zones économiques et artisanales (Grand St-Charles) de la ceinture urbaine…

 

*La culture : soyons objectifs, les aspects positifs sont là : programmation de qualité au TA, essor du musée Rigaud (malgré un dévastement des hôtels particuliers jumellés), troupes en résidence, aide à l'art vivant (chansons, concerts gratuits, Perpi en scènes, Casa musicale, Mediator…et le projet de musée de la Retirada, confié à Eric Forcada, au couvent Ste-Claire, ancienne prison du quartier St-mathieu)…sans oublier le réseau des bibliothèques, l'action discrète mais assurée de M. Saez, le service des publics musée, le CML, Ida i Vuelta, la musique sacrée, les jeudis, la fête de la musique… On ne peut que conserver Visa pour l'image (même si j$le festival qui montre les horreurs du monde ne sert à rien pour changer le monde), les expositions au CIP (mais non encore inauguré officiellement et aux subventions insuffisantes, cf, entretien avec M.Camp, dans L'Indépendant), lasemaine de la presse à cette occasion et les actions intéressantes Lycée Arago, ou à l'unversité, sur le thème de la frontière, de l'exil des migrants…

 

On attend l'installation de l'Office de Tourisme dans la Loge de Mer (une vitrine de la culture, de l'artisanat, des racines catalanes…aurait été plus justifiée en ce lieu historique)et le projet "Terra Nostra" (titre repris des éditions pradéennes de R.Gual): projet des "grands sites Occitanie" inscrits dans un projet de territoires. Il est écrit dans la revue Perpi/Mairie, n°41, page 7 : "Le secteur sauvegardé constituera le coeur emblématique et le moteur principal de la labellisation" (mars-avril 2018.

 

Le contestable se situe dans la mauvaise organisation de la fête du livre, dans l'absence de la nuit des musées, dans le défilé des fêtes traditionnelles, ambiguës car mêlant dans l'espace public le religieux, le folklorique et les intentions touristiques, la mairie martelant le slogan de "Destination Perpignan"; plus graves la fin de l'Ecole des B.Arts, la vente de l'immeuble ainsi que celui du CAC W.Benjamin : où est l'art contemporain ? Etrangement dans le musée Rigaud, et dans des galeries privées, comme à 100mètresducentredumonde, et nous rendons ici hommage à Vicente Madramany, dont l'action fut admirable.``La mairie reprend le slogan du CD66 "la culture pour tous", en écrivant (journal de Perpi-mairie n°40, janv/fév. 2018, page 8 : "une culture accessible à tous". (ce n'est pas le cas au TA ni au "Live au Campo Santo", places à plus de 60 euros, par manque de places, sans doute…)

 

La maire reprend à son compte les événements des associations largement subventionnées, telles que le CML, J.Vigo/Confrontation, Jazzèbre) et les activités de l'Office de Tourisme (dirigé par un anion conseiller municipal de JMP)

 

*débat: ces 4 ans ont été marqués par des polémiques nombreuses, la mairie agissant sana prendre réellement l'avis des citoyens (malgré les 9000 signatures pour le respect du secteur sauvegardé, l'ASPHAR a du mal à imposer ses idées). 

 

 

*Stratégie : ainsi, au lieu de répondre à une action de la mairie, à une initiative qui semble pernicieuse pour la ville (échec pour revitaliser le centre historique), au lieu de répliquer et dons'^etre à la remorque de la municipalité, ne vaudrait-il pas mieux développer son propre programme, par thèmes, avec des foyers à distribuer dans les quartiers, avec une page pour la réponse..?

 

 Hélas, n assiste à un désintérêt pour les "choses de la cité" de la part des citoyens qui votent de moins en moins (l'abstention est le premier part de France), qui ne se déplacent guère aux réunions citoyennes… Comment ré-enchanter la ville et les habitants quelques suggestions dans mon 1er livre politique : 365 jours avec JMP, chronique de la campagne des élections de 2014.

 

Comment motiver les habitants ?

Il semble que les débats autour des commerces ne les passionnent âs : ils sont convaincus des atouts des hyper périphériques; ils sont peu réceptifs aux événements culturels (département de gens âgés, de chômeurs, d'étudiants venant à la fac de Perpignan par défaut, jeunes qui ont d'autres passions : nature, sport, numérique, réseaux sociaux et se méfient des politiciens. Les gens s'installent ici pour le climat, le tourisme, la mer, des logements encore accessibles par rapport aux autres régions littorales...

 

Les Hommes politiques doivent répondre aux véritables attentes des citoyens. Leurs préoccupations primordiales sont :

-les impôts, le chômage

-l'insécurité, l'immigration, les ghettos, le communautarisme

-les inégalités sociales (éducation, culture, logement…)

-le terrorisme, la crainte de l'étranger (surtout le Noir radicalisé et le maghrébin islamiste)

 

Quelles sont les réponses des candidats aux municipales ? Que peut un maire ? Peut)il créer des emplois (police, médiateurs de rue, animateurs de centres sociaux, auxiliaires de vie pour les gens âgés ou les familles en grande pauvreté…) ???

 

JPBonnel

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 07:57
La ZAD (C) DR
La ZAD (C) DR

La ZAD (C) DR

RIA-SIRACH : Michel Llory dédicace demain vendredi 13 avril à 15 heures, la médiathèque reçoit Michel Llory auteur de romans policiers de la région et de sciences et techniques.

Il présentera son roman Les terres oubliées, dans lequel il fait revivre le passé des montagnes catalanes et des paysans d’autrefois. Une forte émotion se dégage du récit qui est un véritable hommage aux paysans oubliés. Il conte la lutte pour vivre sur cette terre à laquelle ils sont si attachés.

**Céret : Musée d’art moderne. À 18 heures, visite guidée sur l’exposition « Joan Ponç. Diabolo » par la commissaire de l’exposition, Pilar Parcerisas
Visite guidée gratuite.

 

- - -Pour la ZAD

Une autre vision de l'organisation sociale : pour un projet coopératif, pour une expérimentation communautaire, pour une utopie réaliste, loin des vues financières et spéculatives à court terme d'un petit groupe d'activistes...

L'argument de l'Etat est "respect du droit". C'est ainsi que le résultat du référendum pour la construction de l'aéroport de Notre-Dame des Landes a été bafoué...

JPB

 (auteur du livre Les communautés libertaires, agricoles et artistiques en pays catalan (1968/2018) - éditions Trabucaire)

- - - 

Le gouvernement peut arguer que le droit comme la logique politique sont de son côté. Merci les zadistes, vous êtes gentils, vous avez gagné votre combat contre l’aéroport, maintenant, ça suffit. Fin de l’histoire.

Sauf que les zadistes ne l’entendent pas de cette oreille et qu’une autre question politique se pose derrière cette évacuation trop musclée : celle de l’acceptation de la marge dans une démocratie comme la nôtre. La force d’un Etat de droit… droit dans ses bottes, la vigueur d’une démocratie sûre d’elle-même, ne sont-elles pas justement d’accepter l’existence d’expérimentations, même illégales ? Qui peut prétendre que rien dans l’utopie à l’œuvre aujourd’hui sur la ZAD ne sera demain, dans dix ans, trente ans, cinquante ans, accepté comme des évidences par le plus grand nombre ? Loin d’ériger les zadistes en héros incompris, et notamment la frange la plus radicale qui peut parfois flirter avec la violence, il est juste inquiétant de constater la fragilité d’une démocratie qui, comme le dit une manifestante modérée dans notre reportage page 16, «a peur de deux ou trois carottes, mêmes illégales».

Paul Quinio @PaulQuinio © Libération

 

- - - Quelques textes récents pour comprendre la situation..............

-------- Courriel original --------

 

 Notre-Dame-des-Landes - Communiqué de presse du 5 avril 2018

 Envoi d’une proposition de convention collective à la préfecture

L’assemblée des usages (1) fait parvenir une proposition de convention collective à la préfecture et l’enjoint à renoncer aux expulsions annoncées.

Dans le cadre des rencontres entamées par la délégation commune du mouvement avec la préfecture,  nous avons annoncé notre volonté d’une

prise en charge collective des terres. Le gouvernement a affirmé de son côté qu’il expulserait, à partir du 31 mars, les personnes établies au

cours des dix dernières années sur la zad et qui ne rentreraient pas dans un cadre d’occupation légale liée à un « projet agricole ou para-agricole ». Il a convenu que cette occupation légale pourrait se traduire par des « conventions d’occupations précaires » pendant la

phase transitoire nécessaire à la mise en place d’un projet pérenne pour l’avenir de la zad. Mais à ce jour, aucune des personnes concernées n’a souhaité répondre aux appels à l’envoi de demandes de conventions

d’occupation précaire individuelle. Ce choix partagé ne part pas en soi

du refus d’une formalisation légale de l’occupation, mais de la volonté

de donner un cadre collectif à cette formalisation. 

 

Pour avancer à ce sujet, nous annonçons donc l’envoi aujourd’hui à la préfecture d’une proposition concrète de convention provisoire

collective. Cette convention collective en 3 volets couvre les terres agricoles, les espaces boisés, ainsi que les habitats et bâtis à ce jour pris en charge et entretenus par le mouvement. Cette convention provisoire pourrait être signée dès demain par l’association « pour un avenir commun dans le bocage ». Cette association loi 1901 créée le 27

février regroupe différentes composantes du mouvement et usager.e.s du territoire – habitant.e.s, paysan.ne.s ou voisin.e.s. 

 

Nous proposons aujourd’hui un cadre collectif car nous ne pouvons envisager un tri sélectif de la richesse et de la diversité des projets actuels sur la seule base de ceux qui seraient, individuellement, les plus immédiatement intégrables aux cadres habituels de la chambre

d’agriculture. Une convention collective permettra au contraire de

pérenniser les différentes activités agricoles, artisanales, sociales ou

culturelles à l’œuvre aujourd’hui dans le bocage ainsi que les habitats.

Elle privilégie l’organisation collective, solidaire et la connexion

entre les différents projets fédérés sous une forme coopérative.

 Une démarche collective a été entamée en ce sens auprès de la MSA. Une convention collective est la mieux à même d’être en accord avec un

modèle agro-écologique systémique qui correspond aux pratiques actuelles

et part d’une rotation concertée des usages plutôt que d’un morcellement

des parcelles et des activités. C’est ce cadre collectif qui peut assurer le maintien d’une vision du territoire soucieuse des communs, du

soin au vivant, d’une vision paysanne et de la place nécessaire aux expérimentations sociales. Elle est cohérente à ce titre à la fois avec

la volonté affiché par le gouvernement d’un projet d’agriculture innovant et avec la vision portée à long terme par le mouvement.

 

Alors qu’une opération policière visant à des destructions d’habitat est annoncée comme imminente, cette convention est aussi une proposition

très concrète pour sortir de l’ornière. Nous pensons qu’il est encore temps pour le gouvernement de renoncer à cette logique répressive et absolument contradictoire avec la volonté affichée d’une « évolution

sereine et apaisée de la situation ». Les conséquences d’une nouvelle

intervention, en terme de destruction d’habitats, d’espaces d’activités

et de cultures, de risques humains et de tensions pour tout le voisinage, seraient dramatiques et représenteraient un profond gâchis.

 

Il est encore possible aujourd’hui pour le gouvernement d’ouvrir un vrai

dialogue plutôt que de se lancer dans une nouvelle évacuation policière.

La délégation commune du mouvement est dans l’attente d’une nouvelle

rencontre au plus vite à la préfecture à ce sujet.

- - -

(1) L’assemblée des usages s’est mise en place à l’été 2017 sur la zad

de Notre-Dame-des-Landes. Elle regroupe les usager.e.s régulier.e.s de la zad - habitant.e.s, voisin.es, paysan.e.s des alentours, personnes

impliquées dans des projets sur place et les différentes composantes du

mouvement. Elles se sont données pour but de penser et construire la

prise en charge collective de ce territoire en cohérence avec les 6

points pour l’avenir de la zad

 

(https://zad.nadir.org/IMG/pdf/6pointszad-a3-2.pdf). Après l’abandon du projet d’aéroport, l’assemblée des usages est représentée par l’association « pour un avenir commun dans le bocage » et a désigné une

délégation commune pour établir un dialogue avec le gouvernement et les

institutions locales à ce sujet.

 

--- Communiqué du 6 avril 2018

 

/// Référés sur les procédures expulsions -  la préfecture dévoile ses cartes. 

La préfecture admet avoir mis en oeuvre des procédures anonymes alors

même que les habitant.e.s concerné.e.s se sont identifié.e.s

 

Des habitant.e.s de divers lieux de la zad avaient fait la semaine

dernière des recours vis à vis de la préfecture pour enjoindre celle-ci à rendre compte de son cadre légal et permettre que les personnes menacées d’expulsion aient accès aux procédures les concernant.

Quelques dizaines de minutes seulement après avoir reçu le mémoire de la préfecture et sans audience, le Tribunal Administratif a préféré se

déclarer aujourd’hui incompétent. Cette décision du Tribunal administratif, purement formelle, ne valide en rien juridiquement l’expulsion annoncée.

En revanche notre demande de référé aura au moins forcé la préfecture à

dévoiler un peu ses cartes. A la lecture de son mémoire en défense, nous devons conclure qu'il y a bien des ordonnances sur requête, c’est à dire des procédures anonymes d’expulsions, sur à peu près tous les habitats de la zad. Ces procédures court-circuitent les procédures classiques qui doivent permettre à n’importe quel habitant.e d’un logement menacé d’expulsion de se défendre au tribunal et d’avoir droit à des délais.

Dans notre cas, la justification de ces procédures anonymes repose d’après la préfecture sur la soit-disant «  impossibilité » d’identifier les personnes habitant sur la zad. Les habitant.e.s de la zad n’auraient selon elle jamais fait aucune démarche en ce sens jusqu’en mars 2017.

Ceci est absolument faux : des occupant.e.s logé.e.s dans des habitats situés sur de nombreuses parcelles de la zad se sont identifié.e.s par

courrier, certain.e.s aussi tôt que 2013. Des lettres avec accusés de

réception adressées à la préfecture, AGO-VINCI et au tribunal d’instance

ainsi que de nombreux articles de presse peuvent le prouver. La

préfecture fait état d’un « manque d’empressement à saisir le juge » de

la part des occupant.e.s. Nous pouvons là encore facilement prouver le

contraire : les occupant.e.s de la zad avaient cherché à obtenir des

informations sur les procédures, et fait des demandes à ce sujet aux

tribunaux de Nantes et Saint-Nazaire dès l’automne 2016.  La préfecture

avance enfin que « jusqu’à février 2018 , il était rigoureusement

impossible à des personnes autres que les zadistes eux-mêmes de pénétrer

sur l’emprise de la zad. » Des dizaines de milliers de personnes de tout

ordre peuvent là aussi témoigner du caractère mensonger de cette

assertion. La vérité est qu’AGO-VINCI n’a sans doute jamais essayé

d’envoyer d'huissiers pour identifier les habitant.e.s des diverses

parcelles qui pourraient être expulsées demain. Quand ces personnes

l’ont faites

d’elles-même, AGO-VINCI et la préfecture ont préféré l’ignorer. 

 

De toute évidence la stratégie de la préfecture et d’AGO-VINCI est

toujours de ne laisser aucune possibilité de recours contradictoire aux

habitant.e.s, ceci afin que ces recours ne puissent arriver qu’une fois

les maisons détruites et les personnes expulsées. Leur volonté de

s’asseoir sereinement sur les bases élémentaires du droit au logement et

du droit à la défense est donc aujourd’hui plus claire que jamais.

 

   - - -

 

Date: 09.04.2018 15:56

De: zadcontactpresse@riseup.net

À: zad@riseup.net

 

/// Communiqué de bilan d'une journée d'expulsion sur la zad et appel

général à se rendre sur place pour stopper l'opération

 

L'après-midi se finit dans un bocage asphyxié par les gaz lacrymogènes

après déjà de longues heures de résistance face à la destruction

d'habitats et fermes de la zad. Au moins 9 lieux de vie collectifs ont

péri, avec leurs divers habitats particuliers brisés, leurs ateliers en

miettes, leurs jardins piétinés : planchettes, planchouette, lama fâché,

noue non plu, youpiyoupi, jessie james, phare ouest, chèvrerie, 100

noms... 

 

L'invasion policière a trouvé face à elle diverses formes de résistance

:  barricades, barrages de tracteurs, mêlées, personnes se hissant sur

les toits, chantant, se tenant dans les bras. Dans les champs, face aux

gendarmes mobiles et à leur machines de morts, on trouvait des anciens,

des jeunes, des voisins, des paysans, des occupants, des camarades de

partout. 6 des soutiens mobilisés sur place ont été blessés et 7

personnes arrêtées. Malgré la disporportion des forces en présence,

l'absolue supériorité militaire des gendarmes, un peu de ruse et

d'imagination a suffi à mettre deux fois le feu à leurs machines. Le

dieu de la boue en a embourbé une autre.

 

A chaque maison expulsée, brisée par les mâchoires des tractopelles,

c'est un pan de la vie ici que l'Etat cherchait à éradiquer, et un pan

ferme de colère qui se soulevait en nous. Une colère qui s'est diffusée

toute la journée à tous ceux qui scrutaient de plus loin ces événements

sans avoir pu encore se rendre sur place. Ils seront désormais de plus

en plus nombreux dans les prochains jours si l'opération continue. Ils

reviendront en masse pour ne pas laisser sans habitat ceux que l'Etat a

cru aujourd'hui expulser du bocage...

 

La destruction du hangar, des serres et de la bergerie des 100 noms,

l'évacuation de ses ânes et de ses moutons a achevé de dévoiler

l'hypocrisie absolue de la préfecture, y compris sur sa prétention

affichée à conserver les projets agricoles. La préfète en profite pour

appuyer sur un chantage abject  à propos des autres lieux abritant des

projets agricoles : abandonnez la vision collective maintenant ou vous

connaitrez le même sort et les mêmes destructions. La maison des vraies

rouges, les jardins maîraicher et médicinal du Rouge et Noir, et bien

d’autres pourraient bien être en ligne de mire demain. En ce qui

concerne cette ferme, un référé pour voie de fait va être déposé par Me

Hurriet à l'encontre de la Préfecture. Les habitants des 100 noms

s'étaient en effet identifiés auprès d'AGO-VINCI et de la préfecture dès

2013, puis de nouveau en 2016 et en 2018. AGO-VINCI l'ont sciemment

ignoré et ont bafoué le droit de la manière la plus grossière en

refusant de les laisser accéder malgré tout à une procédure nominative

d'expulsion. Aujourd'hui encore, l'huissier qui accompagnait l'expulsion

de ce lieu a refusé de les laisser accéder au jugement d'expulsion et de

leur donner son nom. 

Toute la journée de nombreux soutiens se sont déjà manifestés :

communiqués et appels de diverses organisations (Sud Rail, Greenpeace,

etc), occupation de la mairie à Forcalquier, rassemblements partout en

France. 

Demain, l'Etat annonce la poursuite des expulsions et de sa volonté

d'éradication de l'expérience de la zad. Il faudra les empêcher,

s'enraciner, rester. Nous appelons tous ceux qui peuvent à se rendre sur

place dès l'aube pour leur faire obstacle. Nous appelons à des

mobilisations et réactions déterminées partout ailleurs en france.

La zad restera !

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 11:43
La grève détournée

La grève détournée. 

Tandis que les cheminots ennuient les millions de salariés qui subissent la galère pour aller travailler..ainsi qu' eux mêmes pour aller manifester...tandis qu' on ne bloque pas les responsables, les ministres, le chef de l' État et ceux qui ont des revenus obscènes..Comme les indépendantistes catalans qui bloquent des milliers de camionneurs qui n y sont pour rien :" Allez plutôt emmerder Rajoy à  Madrid ! MAIS C EST PLUS FACILE À Figueres..tandis qu' on montre ce courage et qu' on vous dit déjà qu' il faut savoir arrêter une grève...voyons faut être légaliste et pas d insurrection!

Donc tandis que la grève fait son spectacle traditionnel certains propriétaires de bus, de taxis et blablacar.. et blabalines ..se frottent les mains ..

Avantages inattendus de la grève ...et blablabla..

Jpb

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 09:15
Atelier de Cezanne Aix. Photo J.P.Bonnel

Atelier de Cezanne Aix. Photo J.P.Bonnel

En ce 19 mars 2018 allez-vous encore M.le Maire mettre le drapeau français en berne..? Vous avez raison : les crimes se sont poursuivis après le 19 mars 1962 et pendant des mois. Il faut pourtant savoir arrêter une date comme on arrête une grève. Bêtement et c est frustrant. Distinguez-vous du Fn et restez républicain : respectez la loi de la République..

Sinon, mairie en berne : ville bernée...

Jpb

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 09:14
M. PUJOL, l'actuel maire de Perpignan, vient tancer JPB, qui se lance dans la campagne des municipales et va capter 20% des voix !

M. PUJOL, l'actuel maire de Perpignan, vient tancer JPB, qui se lance dans la campagne des municipales et va capter 20% des voix !

Pour un maire de proximité !

 

On ne veut pas d'un maire qui reste dans son bureau, sa tour d'ivoire, parmi ses conseillers...

Rencontrer les habitants à l'occasion de réunions dans des cafés ou pour présenter ses voeux : peu de citoyens se déplacent ou ce sont ceux qui se croient obligés ou ceux, salariés, agents communaux..., qui sont "invités" à venir...

Il s'agit d'innover, d'inventer d'autres façons de dialoguer avec les citoyens : pas à travers une revue municipale qui ne sert à rien, sinon à vanter les actions entreprises !

 

On ne veut plus d'une réunion où c'est l'élu qui monopolise la parole... Voir le maire dans sa ville, et pouvoir lui parler dans la rue, dans les quartiers les plus populaires et difficiles... Avoir la possibilité de l'interpeller... Dans les limites, bien sûr, de la politesse et de la convivialité...

Organiser un vaste rassemblement citoyen (parc des expositions) pour échanger : annoncer que chacun pourra prendre la parole librement.

 

Ne pas attirer par des apéros ou autres séductions inutiles (vernissages, réceptions...économisons !) Non, l'intérêt de toute manifestation (artistique, politique...) réside dans la possibilité d'échanger, d'apprendre, d'être informé...

 

On m'accuse de critiquer souvent sans savoir, sans connaître vraiment l'info... Si la mairie informait, expliquait...la critique serait plus constructive et nuancée. Informer, dire le vrai, expliquer un projet, montrer la cohérence de la politique de la ville (fac de droit en ville, conséquences sur l'urbanisme, etc...), c'est cela, surtout, la proximité !

 

JP.Bonnel,

candidat aux Municipales 2020

Pour un maire rassembleur 

 

Pour le patron de la presque défunte UMP, Les Républicains, « c’est le bon mot, car la République, c’est ce qui rassemble le plus », c’est un concept « un peu sacré ». D’ailleurs, Julien Aubert, cofondateur de l’agence ASAP qui a déposé la nouvelle marque, approuve : « Les Républicains, ça exprime l’idée de collectif, la notion de famille, un rassemblement assez large pour réunir toutes les couleurs. » Un grand fourre-tout, quoi !

 

Mais c’est vrai, ça, dans la grande famille des Républicains, on retrouve ceux qui défendent et imposent l’Europe, la mondialisation, l’immigration de masse. Ceux qui prônent le multiculturalisme, le « métissage obligatoire ». Il y a ceux qui ont fait voter le mariage unisexe et ceux qui étaient contre mais qui ne reviendront pas sur la loi.

 

La grande famille des Républicains est celle qui détient tout pouvoir sur l’Éducation nationale dont on peut dire qu’elle en met, du cœur à l’ouvrage, pour enseigner les « valeurs républicaines » responsables de l’effondrement du niveau scolaire.

Un autre point commun à ces élus républicains-là, c’est de dépenser sans compter, quand l’État qu’ils sont censés servir consacre 57 % du PIB à l’entretien de leur train de vie.

 

Mais se rendent-ils compte, les Nicolas Sarkozy, les Juppé, les Hollande, les Valls, les Taubira, qu’en martelant compulsivement ces « valeurs républicaines », ils excluent implicitement les valeurs « démocratiques » et la notion de « peuple » censées les représenter ? Qu’ils ôtent du champ de pensée la réalité charnelle de la France, et le fait d’être Français, comme si nous répondions, dans leur pays, « Je suis Républicain », à la question d’un Anglais ou d’un Allemand sur notre nationalité !

 

Et puis, surtout, République et démocratique, parfois, ça fait deux. Démocratique, la République populaire de Chine, celle de Corée du Nord ? Démocrate, la République démocratique du Congo, la République socialiste du Sri Lanka ? Et démocratiques, les Républiques islamiques ?

A contrario, parce qu’elles ne prônent pas de « valeurs républicaines », les monarchies néerlandaise, anglaise, danoise, suédoise, norvégienne, etc., bafouent-elles les valeurs démocratiques ?

 

« Les Républicains », pour remplacer l’Union pour un mouvement populaire, n’auguraient déjà rien de bon pour l’avenir du peuple, mais le pire est à venir. Nicolas Sarkozy, en homme de convictions, nous avoue que le Président qu’il fut s’est gouré de combat en parlant, en 2009, d’« identité nationale » plutôt que de « valeurs républicaines ».

 

 » […] À force de cultiver la haine de soi, nous avons fermé les portes de l’avenir. On ne bâtit rien sur (…) la détestation de son propre pays. (…) Voilà pourquoi nous devons parler d’identité nationale. Ce n’est pas dangereux, c’est nécessaire. Ce qui serait dangereux, ce serait de ne pas en parler […] »

 

Le danger, pour le peuple de France ? Ne plus entendre, chez les politiques, les mots peuple, souveraineté, France, démocratie, nation. « Les Républicains » veulent rassembler ? Ce n’est pas gagné…

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 08:43
Jean-Pierre Bonnel (C) Nicolas CAUDEVILLE, Perpignan - Serge PEY, film (DR)
Jean-Pierre Bonnel (C) Nicolas CAUDEVILLE, Perpignan - Serge PEY, film (DR)

Jean-Pierre Bonnel (C) Nicolas CAUDEVILLE, Perpignan - Serge PEY, film (DR)

* Hier soir, mardi 13 mars, en sortant du débat sur l'art brut à la librairie Torcatis, je remarque que le musée Rigaud est ouvert, mais que l'entrée est empêchée par deux sbires : une soirée privée a lieu, il faut une invitation...

C'est vrai, en cette période hivernale, le musée, dépourvu d'expo pour touriste (on attend Dufy à Perpignan), il faut le remplir par tous les moyens. Qui est invité ? Les citoyens qui paient leurs impôts dans la ville..? Ou ceux du clan..? Devinez !

JPB

 

**Perpignan, c'était en 2014... "J'ai fait un rêve !"

 

CULTURE – Michel Pinell, adjoint à la culture et à la médiation

 

* 48 heures dans la nouvelle vie du nouvel adjoint à la culture.

 

Les premières paroles du nouveau conseiller municipal en charge de la culture ont été pour les artistes, écrivains, intellectuels...qui ont signé une pétition pour empêcher la victoire du FN à Perpignan et ont demandé à ce que les citoyens votent pour M. Pujol....

Vraiment..?

 

I had a dream... Le maire de Perpignan, avec qui j'ai longuement parlé, hier soir, (en compagnie d'André Bonet et de Michel Cadé) au vernissage de Bettina Fauchier, à l'atelier d'urbanisme, n'a pas non plus remercié ces signataires, ni le peuple de gauche ou le centre dissident, qui ont voté pour lui... JM. Pujol a remercié Jacqueline Amiel-Donat, qui lui apporta au moins un pour cent des voix... Ingratitude..?

 

Et voilà la présence d'Olivier AMIEL sur la liste ! (4 ans plus tard, il annoncera sa candidature pour 2020, obligeant les concurrents à se dévoiler !)

 

L'adjoint à la culture a eu, dès le premier jour de son entrée en fonction, un geste fort : il s'est rendu dans le quartier le plus délabré et pauvre de Perpignan pour poser une première pierre devant le local destiné à devenir une modeste, mais juste maison de la culture pour tous, une maison de la littérature en plein ghetto, une maison des arts offrant la possibilité, pour les jeunes et les gens vivant loin de la culture, de peindre, de faire de la musique, de lire des textes, d'échanger, de vivre un moment de bonheur...

 

La culture à la base, faite par les habitants eux-mêmes, montrant leurs formes de culture, leurs traditions; on ne peut leur imposer notre vision : même à des manifestations populaires comme "Visa pour l'image", ils ne viennent pas, pourquoi ? Evénement trop institutionnalisé, médiatisé, "parisien", voire inutile : montrer l'horreur sans pouvoir la changer...

 

Une première sortie du délégué à la culture au plus près du bitume et du désarroi d'une grande frange de la population..?

C'était un premier avril, bien sûr...Encore un rêve, une chimère...

 

Certes, se rendre au festival d'art sacré, c'est bien; écouter le carillon, c'est pas mal; voir Gérard Fromanger, c'est super (et le vernissage de vendredi dernier fut très couru)...mais ne restons pas entre bobos, intellos, artistes vrais ou pseudos... Il s'agit de sortir du centre-ville, du microcosme des musées et galeries...loin des discours, foin des cocktails ! Pour des vernissages sur une place (des Esplanades, Cassanyes), au milieu de la rue rendue aux habitants, le long d'un mur dessinée par la jeunesse !

 

Une politique culturelle populaire va-t-elle naître enfin à Perpignan..?

On reste sceptique (s)...

 

Ce soir, cependant, après avoir posé des questions au maire au sujet du mouvement "Occident" et de l'Algérie française, j'ai appris de la bouche de JM. Pujol, que le musée de documentation sur l'Algérie voisinerait avec un centre de documentation sur La Retirada (ou exil des Républicains espagnols, catalans...) Une bonne nouvelle. On jugera sur pièces. On attend cette réalisation.

 

En effet, Michel Pinell, les promesses, il faudra les tenir; elles ne servent pas que pour la campagne électorale ! Sinon, on va encore désespérer les citoyens et, la prochaine fois, s'il vous encore choisir entre le FN et vous, on n'est pas du tout sûr de bien faire...

 

 (le blogabonnel mars/avril 2014 : retrouvez-le en livre ! 15 euros en librairie ou chez l'auteur)

2 évènements Cinémaginaire / HalluCiné - info à faire circuler sans modération

 

Mercredi 14 mars mars 2018 à 20h30

Cinéma  Vautier - 66 Elne

> CINE DÉBAT <

Dans le cadre du Printemps des Poètes

En partenariat Cinémaginaire  / HalluCiné / Médiathèque d’Elne - Présenté par HalluCiné d’Elne

 

SERGE PEY ET LA BOITE AUX LETTRES DU CIMETIÈRE

Film en SORTIE NATIONALE en PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

 

Film de FRANCIS FOURCOU (France 2018 - 1h20)  avec Serge Pey

La marche extraordinaire du poète Serge Pey, de Toulouse à Collioure, pour porter 400 lettres

dans la boite aux lettres située sur la tombe du poète Antonio Machado, au cimetière de Collioure.

Un film drôle, émouvant, poétique, évocation du combat antifranquiste de Machado

et de l’engagement poétique de Serge Pey

FILM - DÉBAT suivi du pot de l’amitié !

Tarif : 5   euros

 

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Vendredi 16 mars à 21h

Cinéma Vautier – 66 Elne    

> ET APRÈS ON EN CAUSE <

Présenté par  Halluciné d’Elne

projection débat ouverte à tous + pot de l’amitié

LA DOULEUR

 

Film de Emmanuel Finkel (France 2018 – 2h06)

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande.

L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté.

Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante,

est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis …

Tarif :  5 euros

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Cinémaginaire

réseau cinéma de proximité en Pyrénées Orientales

contact@cinemaginaire.org

<http://www.cinemaginaire.org> 

 

**Signification et origine du nom PEY. Origine : pey est un nom du midi, represente la forme occitane de puy, nom topographique issu du latin podium qui signifie hauteur, designant la maison situee sur une colline, par extension l'habitant .

 

 

A Elne le 14 mars, ne le manquez pas

De Toulouse à Collioure,  de poète à poète, de Serge Pey à Machado.

 

 Cinémaginaire a présenté à Argelès, en avant-première, le film Serge Pey et la boîte aux lettres du cimetière, en présence du réalisateur Francis Fourcou.

 

Pour le poète Serge Pey et son histoire familiale, Machado est un puissant symbole. Suivant la tradition qui continue d’envoyer des lettres au poète disparu, Serge Pey en a recueilli lui-même, auprès notamment d’étudiants de l’Université Jean Jaurès de Toulouse où il dirige un séminaire de poétique et un atelier de poésie, et a décidé de les porter au cimetière de Collioure dans une marche symbolique et fervente.

 

Connu dans bien des pays du monde dont il a maintes fois partagé les luttes, Serge Pey, poète universel, écrit ses poèmes sur des bâtons. Ainsi débute le film, cependant que se fabriquent, grandes pièces transparentes attachées à d’autres bâtons, les drapeaux de la poésie qui accompagneront la marche au gré des vents souvent violents qui balaient nos territoires. Un autre drapeau les accompagne, celui de la république espagnole, symbole fort pour les marcheurs.   

 

 Caminante no hay camino …

 

Un groupe de personnes autour de Serge Pey, dont la boîte porte quatre cents lettres, et parmi eux les réalisateurs du film, accomplit la marche. Une marche où tout au long Serge Pey dit ses poèmes, nouveau moment dans ce qui est une de ses raisons d’être : son travail de poésie d’action qui a choisi d’expérimenter, dans toutes ses formes, l’espace oral de la poésie, où il décline le débat essentiel et incessamment construit entre poésie et révolution, cette poésie « conscience du réveil et des alarmes ». Partie de Toulouse dans la campagne et dans le vent, suivant le canal et franchissant Naurouze, la marche se déploie au rythme du poète qui scande ses mots en tapant du pied. L’itinéraire et les haltes ne sont pas choisis au hasard : l’histoire, la lutte, la résistance y donnent sens. Une rencontre avec l’ami chilien, la lecture de la lettre envoyée à Obama dans le langage des indiens des plaines pour la libération de Léonard Peltier, la halte à Carcassonne au Centre Joe Bousquet. Plus près de chez nous les camps où furent parqués les espagnols qui ne sont surtout pas ‘de la retirada’, les citadelles cathares, autres lieux de résistance. Et l’arrivée sur la plage d’Argelès où sous les yeux des baigneurs les marcheurs plantent avec des tiges de roseau de multiples exemplaires de la photo retrouvée du père de Serge au sein du camp de sinistre mémoire. Pour terminer en déposant la boîte devant la tombe d’Antonio Machado.

 

Comment dire la superbe beauté de ce film ? Fait de poèmes, portant un poète, disant les mots et les symboles d’une poésie infiniment riche de mots et de symboles, ce film est lui-même un poème, une superbe symphonie, magnifiquement construite, de mouvements en point d’orgue. Le travail d’un réalisateur, d’une compagne, Chiara, dont la présence stimule et soutient chacun, d’une équipe passionnée qui vit l’œuvre qu’elle réalise. Chapeau à tous. Caminante…

 

© Merci à Yvette Lucas

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 10:08
Et si j' étais réact..? Le statut des cheminots

J'ai cru être " de gauche" en militant à  l' UNEF, au Ps de Mitterrand, au mouvement des Citoyens de J.p. Chevènement... J l ai cru. J étais sans doute un Bobo  un de ces intellos sécurisé dans sa tour d ivoire. Un fonctionnaire un prof un nanti... mauvaise conscience. J étais gauchiste virtuel. 

Les vrais gauchos c étaient les autres,ouvriers, salariés d' edf, de la Sncf...et puis un jour en fréquentant des camarades Edf, J ai saisi concrètement leur avantage : ouvrir la fenêtre au lieu de baisser le chauffage...

Quant aux amis des chemins de fer ils voyageaient tous dans la famille toute l année gratuitement en France et même ailleurs. J'apprendrai aussi qu'ils ont droit à la retraite à  52 ans pour les rouleurs et 57 pour les autres...

Vous allez me dire : il faut les primes et avantages pour tous au lieu de tirer vers le bas. Ok mais est-ce réaliste..? 

Jpb

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6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 09:19
Quartier gitan de Perpignan - Rue de l'Anguille (J.P.Bonnel) - J.Pierre LOPEZ
Quartier gitan de Perpignan - Rue de l'Anguille (J.P.Bonnel) - J.Pierre LOPEZ
Quartier gitan de Perpignan - Rue de l'Anguille (J.P.Bonnel) - J.Pierre LOPEZ

Quartier gitan de Perpignan - Rue de l'Anguille (J.P.Bonnel) - J.Pierre LOPEZ

La solitude des Gitans du quartier Cassanyes

 

 Une ou deux photos que j'ai publiées sur les réseaux sociaux ont déclenché une avalanche de réactions incroyables, tout un défoulement : à croire que le non-dit raciste cherche à s'épancher et que les citoyens de cette ville plurielle vivent avec un profond refoulé.

A cette xénophobie ancestrale (les Gitans ont toujours été pourchassés, comme les Juifs sous le nazisme...), un chercheur, J.Pierre Lopez, par chance, répond de façon positive et chaleureuse. Il propose des conférences afin d'en savoir plus sur les Gitans : en effet, le racisme trouve souvent ses racines dans l'inculture et aussi, la bêtise !

JPB

 

  • extraits de la conversation...

  • LEBLOGABONNEL.OVER-BLOG.COM

    Jean-pierre Bonnel

    à partir de ma photo : "Rue du sommeil"…Perpignan somnole...
    et mon commentaire :
    Quartier gitan. Je n ai jamais vu ces rues aussi propres et mortes...que se passe t'il.. la démolition n est pas loin..?
    *les réactions :


    Afficher 24 autres commentaires

    Raymond Brunet Planas Ne vous méprenez pas les quartiers gitans doivent être traités comme les autres.je suis surpris de la réaction de personnes que je respecte

    Philippe Laborde On se meprend ??
  • On y vit pourtant !!
  • Au première loge ..je peux en parler je pense ..

  • Sofia Courtier merci de me donner le nom de la rue pour que je ..n'y aille pas!! ah ah ah pour détendre

    Jacques Franck Filippi Rue de l'anguille...


    - - -

L’histoire des Gitans, Manouches et Roms

 

Jean-Pierre Lopez, qui se définit lui-même comme un citoyen militant du « vivre ensemble », jette un regard sans concession sur l’histoire des Gitans, Manouches et Roms:

«Au fil des sept siècles de leur présence en Europe dont ils représentent la plus importante des minorités répertoriées, il leur a fallu survivre au mieux dans l’indifférence, au pire dans la haine et la persécution. Notre pays a été le maillon complice du génocide perpétré par les nazis. Cet épisode peu glorieux est largement ignoré. Ces populations se marginalisent elles-mêmes comme nos sociétés les marginalisent depuis des siècles. Notre pays a maintes fois été sanctionné par le Conseil de l’Europe

Les trois principaux groupes ethniques vivant en France : les Gitans, les Manouches et les Roms, se sont construits dans l’adversité en développant une adaptabilité surprenante. Voyageurs ou sédentaires, la plupart sont citoyens français depuis plusieurs générations. Et il est nécessaire d’aller au-delà de l’exotisme culturel pour comprendre la réalité de leur quotidien. Cette démarche citoyenne est très difficile parce qu’elle oblige à dépasser le confort des limites ordinaires.

 

Contact Jean-Pierre Lopez : 06 87 08 64 67, jeanpierrelpz@gmail.com

 

 

* FFREEE 

 

INVITACIÓN MESA REDONDA "LOS NIÑOS/AS DE GUADALAJARA EVACUADOS DURANTE LA GUERRA CIVIL: HISTORIA Y TESTIMONIOS" AHPGU - 6/3/2018 19 H.

To: "S. Rusia" <entreespanayrusia@gmail.com>

Estimados compañeros y compañeras:

 

Con la presente comunicación queremos invitaros a la mesa redonda "Los niños/as de Guadalajara evacuados durante la Guerra Civil: historia y testimonios" que tendrá lugar el martes 6 de marzo de 2018 a las 19 h. en el Salón de Actos del Archivo Histórico Provincial de Guadalajara (C/ Julián Besteiro, 1 y 3, 19071, Guadalajara).

 

En el marco de la misma contaremos con la participación de Pedro A. García Bilbao (Foro por la Memoria de Guadalajara) que impartirá la conferencia "Guadalajara: linea de frente, ciudad de refugiados", de Verónica Sierra Blas (Universidad de Alcalá) con la conferencia "La evacuación de La Inclusa de Guadalajara en tiempos de guerra", y los testimonios de María Teresa Palacio y Valentina Bernáldez Herrero ("niñas" de Guadalajara evacuadas a Cataluña y Francia en 1937). El acto será moderado por Xulio García Bilbao (Foro por la Memoria de Guadalajara).

 

En los documentos adjuntos os hacemos llegar la invitación. Para más información  http://guadarchivo.es/entre-espana-y-rusia/ 

Os rogamos que le deis la máxima difusión posible a este evento y esperamos poder contar con alguno/a de vosotros/as.

Un cordial saludo,

Verónica Sierra Blas y Rafael de Lucas Vegas

Comisarios

Elena Fernández Gómez

Érika Fernández Macías

María Cedenilla Paredes 

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 04:07
L'Estaque et Marseille (c) jpb.

L'Estaque et Marseille (c) jpb.

Près de chez moi le couple fait construire sa maison par des Maghrébins. Travail trop dur pour nos bons Français.  A côté les ouvriers sont portugais.  Où sont les Français " de souche"..? AU Chômage.  Au Rsa...

Je ne trouve pas de plombier ni d'electricien  : les artisans sont débordés.  Les jeunes veulent des métiers propres, pas manuels. Encore moins agricoles. BEP bureautique ou fac chemin vers le chômage... alors les immigrés font le sale boulot : travaux publics, éboueurs... Où sont nos Français de sang..? 

Pénurie de médecins because sélection et numerus clausus. On se souvient de la ville d'Olette qui n'arrivait pas à trouver un docteur : on lui a offert la maison... de plus en plus de médecins syriens ou libanais ou égyptiens dans les hôpitaux... vivent les migrants ! Les Francais restent au chaud et veulent rester entre eux...L' Allemagne a développé son économie grâce à l'afflux de travailleurs turcs.  A présent comme elle juge qu' il y en a trop, l'extrême droite revient en force. Ces néo nazis n'ont QU'À  prendre le boulot des migrants...et le tour est joué ! 

Jpb

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 10:55
Tourisme des hauts cantons : l'indigence culturelle

La foule partout dans les stations du 66. Deux ont fermées et EYne.st.Pierre en sursis.  Alors la foule pendant 15 jours puis le quasi désert...On pourrait attirer les gens par la culture touristique en parallèle : tout le monde ne skie pas.

Mais c est l indigence des ciné. Des musées (faut aller à puigcerda ). De rares conférences ou représentation théâtrales. Jordi pere Cerda symbole littéraire de la Cerdagne n est plus..

Font rompu fait pour le sport mais le centre ville  n a pas changé depuis 50 ans. Les mêmes commerces de vêtements. .. responsables politiques paralysés pas uniquement par le froid... copinage corruption immobilisme. Il faut  en Cerdagne et Capcir sa propre culture. Auberge espagnole à défaut d être catalane. 

Jpbonnel 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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