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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 10:06
Emma LAFLUTE, exposition - serge BARBA
Emma LAFLUTE, exposition - serge BARBA

Emma LAFLUTE, exposition - serge BARBA

L'Association transfrontières Walter Benjamin, créée à Banyuls en juin 2015, a comme vocation de faire découvrir au public le plus large la pensée et la personnalité de l'intellectuel allemand, né à Berlin et mort à Port-Bou.

 

L'association poursuit son cycle de conférences : 

après Alain Badia et avant Jacques Quéralt (le vendredi 13 mai, Banyuls, salle Novelty), J.Pierre Bonnel (le 4 avril, 18h30, au théâtre de l'Etang)…elle propose un exposé sur la frontière, les passages à Banyuls lors de la Retirada, avec Serge Barba (le vendredi 11 mars à 18h30, salle Novelty, parking gratuit, entrée libre) :

 

 

 

Retraité de l’enseignement, Serge Barba a présidé pendant sept ans l’Association Fils et Fils de Républicains Espagnols et Enfants de l’Exode. (FFREEE)

 

 Cet engagement l’a conduit à parcourir les lieux et chemins du département des Pyrénées Orientales, théâtre de la Retirada, mais aussi à recueillir des témoignages et rassembler de nombreux documents. C’est donc tout naturellement que ce travail, guidé par le souci de répondre à la demande des nombreux descendants de républicains espagnols, a  donné lieu à la publication d’un ouvrage :

« De la Frontière aux barbelés, Les chemins de la Retirada 1939 », Trabucaire éditeur. Ce travail, sorte de carte géographique de la Retirada, est l’occasion de souligner à la fois les souffrances subies par les réfugiés espagnols et les manifestations de solidarité et d’entraide à leur égard.

 

Serge Barba a aussi publié plusieurs articles dans différents ouvrages consacrés à la Retirada.

Son lieu de naissance, la Maternité suisse d’Elne, est en grande partie à la source de l’intérêt qu’il porte à l’exil des Républicains espagnols.

 

* A Noter aussi les balades culturelles sur le chemin W.Benjamin, avec des guides (J.Pierre Bonnel, Roger Rulls…) et des lectures qui ponctuent l'itinéraire (avec Marie-Laure Hakim, Alain Badia, Hanna Fiedrich…) :

 

-le samedi 19 mars, rendez-vous à 9 heures devant la mairie, départ à 9h15 au parking de Puig del Mas. 

 

-le dimanche 17 avril, mêmes lieux et horaires. gratuit.

balade jusqu'à la crête-frontière (tour de Querroitg); option, selon le temps : descente sur Port-Bou ou retour et en voiture à Port-Bou, pour une visite de la ville et du Mémorial (visite avec l'association "Passatjes"- 5 euros)

 

Contact : J.P.Bonnel 06.31.69.09.32.

 

 

 

Banyuls s/mer Conférence de Serge Barba :

voir

 

http://leblogcultureldyl.centerblog.net/3621-banyuls-smer-conference-de-serge-barba

et

 

Le site catalan

- - - 

 

 

**Vendredi 11 mars 2016 : colloque Institur R. LLUL

Matin / Amphi J636

9:00
Accueil des participants

9:15
Ouverture du colloque par Nancy Berthier, directrice du CRIMIC

9:30

Conférence inaugurale de Roman Gubern (sémiologue) : « Retrato de familia: ideología, hedonismo y profesión »

10:15
Débat et pause

Antifranquisme dans la Catalogne des années 60

11:00
Carles Santacana (Universitat de Barcelona) : « El compromiso cultural- intelectual y el antifranquismo político en la Barcelona de los 60 »

11:20
Jordi Amat (écrivain): « L’hegemonia del catalanisme progressista »

11:40
Teresa Abelló (Universitat de Barcelona): « La oposición antifranquista ante el Proceso de Burgos: el encierro de intelectuales en Montserrat »

12:00
Débat et pause méridienne

Vendredi 11 mars 2016

Après-midi / Amphi J636

Littérature, mémoire, engagement

14:00
Rosalía Cornejo-Parriejo (University of Ottawa) : « “On n’oublie rien de rien, on s’habitue”: retrato generacional en las semblanzas periodísticas de Ana María Moix »

14:20
Mònica Güell (Université Paris- Sorbonne - CRIMIC) : « Memoria personal, memoria colectiva: miradas cruzadas sobre Vázquez Montalbán, Gimferrer, Ana María Moix »

14:40
Débat et pause

15:30
Alberto Villamandos (University of Missouri-Kansas City) : « Éramos tan felices... : Terenci Moix y el nacimiento del ensayo cultural crítico »

15:50
Estrella Massip (Université d’Aix- Marseille - CAER): « Poesía y compromiso en la Barcelona de la segunda mitad de los sesenta »

16:10
Débat et pause

17:00

Amphi Milne Edwards

Projection du film documentaire de Llúcia Oliva (direction) et Miguel Mellado (réalisation), Santuaris de l’antifranquisme, 2015, 70 min. et rencontre avec Ll. Oliva (journaliste).

Samedi 12 mars 2016

Matin / Salle des Actes

9:00

Conférence de Xavier Folch

(éditeur et écrivain) :
« Memòria d’unes conspiracions: Caputxinada, Montserrat, Assemblea de Catalunya »

Échos d’une génération

10:00
Zoraida Carandell (Université Paris X-Nanterre) : « ”En mi ciudad algún día, recuperada libertad.“ Barcelona entre espacio lírico y utopía política (1965-1970) ».

10:20
Josep M. Martí Font (journaliste):
« Los hermanos pequeños de la Gauche divine; una generación que dio por muerto a Franco antes de que sucediera el “hecho biológico” »

10:40
Débat et pause

Il y a cinquante ans, entre le 9 et le 11 mars 1966, s’est tenue à huis clos, dans le couvent des Capucins de Sarrià cerné par la police, l’assemblée constitutive du Syndicat Démocratique des Étudiants de l’Université de Barcelone ; cinq ans plus tard, du 12 au 14 décembre 1970, quelques 300 intellectuels et artistes enfermés dans le monastère de Montserrat ont protesté contre les condamnations à mort infligées par un conseil de guerre aux militants basques de l’ETA lors du procès de Burgos. Entre temps, Barcelone a vécu une intense période de créativité (cinéma,

« nova cançó », littérature, architecture, art) et de lutte pour les idéaux démocratiques. Regroupés pour la plupart autour d’un groupe informel baptisé « Gauche divine », ces artistes, intellectuels, écrivains, éditeurs, architectes, cinéastes, vont faire de la Barcelone des sixties (qui, davantage que vers Madrid, se tourne alors vers l’Angleterre pop ou le Paris de mai 1968), un lieu de fêtes, de luttes et d’intense création, avant que le durcissement des dernières années du franquisme n’impose d’autres formes d’action

 

Arts visuels 1

 

11:20
Isabel Valverde (Universitat Pompeu Fabra): « René Metras (1926-1984) y el (buen) oficio del galerista moderno »

11:40
Saramaya Pelletey (Université d’Aix- Marseille - CAER) : « El pincel y la pluma: Tàpies, abiertamente comprometido (1966-1970) »

12:00
Débat et pause méridienne

Samedi 12 mars 2016

Après-midi / Salle des Actes

Arts visuels 2

 

14:20

Jacques Terrasa (Université Paris- Sorbonne - CRIMIC) : «La mirada interior: fotografiar y filmar los encierros (Sarrià, 1966 y Montserrat, 1970)»

14:40
Vicente J. Benet (Universitat Jaume I) : « Imágenes periféricas: Llorenç Soler y el cine en los márgenes de Barcelona »
15:00
Débat et pause

15:30

Table-ronde autour de deux

tancades (Sarrià 1966 ; Monserrat 1970), avec trois de leurs participants : Xavier Folch, Roman Gubern et Guillem Martínez.

Axes: Arts Visuels, IBERHIS, SEC. Contacts: Jacques Terrasa (Arts Visuels) jacques.terrasa@wanadoo.fr / Géraldine Galeote (IBERHIS) geraldine.galeote@paris-sorbonne.fr / Mònica Güell (SEC) guellalc@wanadoo.fr Photographie : ANC1-131-N-48. Fonds Guillem Martínez (Caputxinada). Auteur : Guillem Martínez. « Le jeudi 10 mars 1966, le difficile déplacement de la Mercedes Benz 220 SEB d’Antoni Tàpies garée devant le couvent des Capucins de Sarrià a distrait une bonne partie des participants de l’assemblée constituante

du SDEUB, enfermés dans le couvent cerné par la police. » Conception graphique : Mauricio d’Ors

Université Paris-Sorbonne 1, rue Victor Cousin. 75005 Paris

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 12:34
la revue de Gérone présente son n° sur les exils,le 10 sept. à 19h, au musée de l'exil, MUME de La Jonquera
la revue de Gérone présente son n° sur les exils,le 10 sept. à 19h, au musée de l'exil, MUME de La Jonquera

La mer pour s'évader. Des réfugiés espagnols à Ouessant (octobre 1937)

La Guerre d'Espagne est incontestablement l'un des drames majeurs de l'histoire du 20esiècle tant ses conséquences se répercutent sur l'Europe entière. Depuis le mois de février 1936 et l'élection du Frente popular, les tensions politiques ne cessent de s'accentuer entre les républicains et les nationalistes, menés par Francisco Franco. Cette guerre civile provoque de violents affrontements. Ceux du printemps 1937, dans le nord du pays, sont immortalisés dans la mémoire collective par le célèbre tableau de Pablo Picasso, Guernica.

Cette violence pousse des milliers d'hommes et de femmes à s'exiler, par tous les moyens, même les plus dangereux. L'une de ces histoires est relatée dans la presse bretonne1. Le 23 septembre 1937, vingt-sept Espagnols – vingt-deux hommes, une femme et ses quatre enfants – rejoignent La Corogne et s'embarquent sur une tartane – un bateau à voile typique de la Méditerranée – avec l'objectif de rejoindre la France. La tentative est tout aussi audacieuse qu'inconsciente tant le rafiot, d'à peine dix mètres de long, ne semble pas adapté aux caprices de la navigation dans l'Atlantique, aux dires des « excellents marins» interrogés pour l’occasion par la presse bretonne. Malgré tout, l'embarcation tient bon. En revanche, ce sont les vivres qui viennent à manquer : le quatrième jour ils boivent leurs dernières gouttes d'eau potable, le septième, avalent leurs derniers aliments. C'est donc un équipage diminué qui est secouru le 1eroctobre, vers 5h30, au large d'Ouessant.

Cette arrivée surprend certainement plus le lecteur actuel que les contemporains. La France est, pendant près de trois ans une terre d'exil pour les républicains, sans pour autant être une véritable terre d'accueil. Pour des raisons évidentes, les réfugiés rejoignent principalement les départements français frontaliers. Ils y sont alors internés dans des camps de concentration2restés tristement célèbres : Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien... Mais face à l'afflux incontrôlé et à la rapide saturation des camps, l'administration française décide de répartir ces réfugiés sur l'ensemble du territoire. La préfecture du Finistère annonce ainsi pouvoir accueillir 1 700 d'entre eux dès 1937. Ces capacités s'avèrent toutefois insuffisantes. En effet, à la fin de l'hiver 1939, la Retirada entraine l'exode de près de 500 000 hommes, femmes et enfants. Ce sont alors entre 4 000 et 4 700 réfugiés qui rejoignent le Finistère. A quelques kilomètres, les autorités morbihannaises annoncent la présence de 2 382 Espagnols en février 19393. Les études menées à l'échelle départementale démontrent bien le pragmatisme de l'action de l'Etat à l'égard de ces populations4. Aucune politique d'accueil n'est réellement mise en place ce qui rend les conditions de vie sommaires et souvent difficiles.

Il faut dire que la question de l'accueil des réfugiés fait débat en France dès les premières arrivées en 1936. D'un côté, la presse conservatrice, fermement opposée au Front populaire, s'inquiète de la présence d'hommes considérés comme « des soldats dangereux, des communistes armés qui risquent d’exporter la guerre civile en France »5. D'un autre côté, la presse de gauche prend la défense des républicains et réclame « l'humanisme » de la population. Ces débats se répercutent sur le terrain. Certains maires refusent fermement d'apporter leur aide, menaçant même de démissionner de leurs charges6. Le 1er octobre 1937, le Gouvernement finit par céder et annonce le rapatriement de 50 000 Espagnols – dont ceux du Finistère – vers la frontière7.

C'est donc dans ce climat délétère qu'accostent les réfugiés d'Ouessant. Pourtant, c'est bien la solidarité qui semble dominer. C'est en tout cas ce que rapporte le journaliste de L'Ouest-Eclair. Il attribue ce fait à la grande générosité des Finistériens. Déjà sur mer, seul un thonier breton apporta son aide à la tartane. Puis sur terre, les réfugiés sont immédiatement logés et nourris par la population de l'île. Le journaliste explique « qu'à l'île d'Ouessant l'on connaît et l'on pratique, mieux qu'ailleurs peut-être, la grande loi de l'hospitalité et de l'entraide. Le destin jette si souvent sur ces côtes hérissées de récifs des navires et des navigateurs ! ». Mais peut-être que l'explication d'un tel accueil tient davantage à la déclaration des Espagnols : ces derniers souhaitent rapidement rejoindre Barcelone. Ils ne sont pas alors réellement considérés par la population comme des réfugiés...

Yves-Marie EVANNO

- - -

1 « Vingt-sept Espagnols, dans une embarcation, tentaient de gagner Brest à la voile et à la rame », L'Ouest-Eclair (édition du Finistère), 2 octobre 1937, n°14 937, p. 4 et « Vingt-sept réfugiés espagnols partis de la Corogne sur une tartane débarquent à Ouessant », La Dépêche de Brest, 2 octobre 1937, n°19 537, p. 3.

2 Sur l’emploi de ce terme, se rapporter impérativement à WIEVIORKA, Annette, « L’expression camp de concentration au XXe siècle », Vingtième siècle, Revue d’histoire, n°54, avril-juin 1997, p. 4-12.

3 « Plus de 2000 réfugiés espagnols dans le Morbihan », Le Nouvelliste du Morbihan,53e année, n° 42, 18 février 1939, p. 2

4 SODIGNE-LOUSTAU, Jeanine, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », in Matériaux pour l'histoire de notre temps, 1996, n° 44, p. 42-47.

5 KERMOAL, Benoit, « « Quand quelqu’un frappe à la porte »: la mairie socialiste de Landerneau et les réfugiés espagnols (1937-1939) ».

6 Ibidem

7« 50 000 réfugiés vont être dirigés vers l'Espagne gouvernementales », L'Ouest-Eclair (édition du Finistère), 2 octobre 1937, n°14 937, p.2.

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