Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 07:55
Expo de Monique FREMONT à Palau del Vidre (66)
Expo de Monique FREMONT à Palau del Vidre (66)

*

Café théâtre avec Serge LLado



Cafédelaposte narbonne, 30 Boulevard Gambetta, 11100 Narbonne

Sur réservation au 0468321128 ou 0603295549

Plus d'info sur www.cafedelapostenarbonne.fr

Serge Llado est pour les adultes ce que Henri Dès est pour les petits.

Ce chanteur catalan commence en créant des chansons traditionnelles qu'il fait découvrir dans les cabarets de la capitale.

Très vite, il mélange sketchs et chansons devant le public enthousiaste du Caveau de la République qui lui ouvre ses portes.

En 1986, sa première chanson-sketch « Bluette Andante » séduit les foules. Très sollicité, il participe aux émissions « Le théâtre de Bouvard », « La classe », « Rien à cirer » sur France Inter.

De 2005 à 2010, il rejoint la bande Ruquier « On va s'gêner » diffusée sur Europe 1 Quelques années après, il invente un nouveau genre, des illusions sonores.

Dernièrement, il mixe la musique du film « Les dents de la mer » et celle du générique du journal télévisé de TF1 montrant ainsi son désaccord envers D8 qui l'a plagié.

Venez l'écouter gratter sur sa guitare des chansons d'actualité, de société...la musique est la solution pour échapper à tous les maux !!

** Toulouges : spectacle des ELANS

"Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles" au Centre Culturel El Mil.lenari ce samedi 10 octobre 2015 à 21h !

trois musiciens, en costume-cravate, jouent piano, guitare, « valisophone », chantent et conversent autour d’un verre. Ils discutent de tout, de rien, du cinéma japonais et des pop-corn, d’un regard qui en dit long et qui parle en alexandrins. L’un deux veut se débarrasser d’un bout d’arc-en-ciel, un autre prétend avoir vu Verlaine hier soir… Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles est le titre générique d’une série de textes mettant en scène trois personnages plongés dans un quotidien qui se dérobe et bascule dans le fantastique le plus loufoque. Au petit jeu des références, on pense immédiatement aux Diablogues de Roland Dubillard. Un univers décalé, élégant et absurde rythmé par des chansons allant de Trenet à Eddy Cochran, de Nougaro à Gershwin.

`Cette année, les abonnés de la saison 2014-2015 qui prendront à nouveau leur carte se verront offrir ce spectacle.

**

**ELNE, Musée TERRUS

Les Amis du Musée Terrus nous invitent à une Exposition sur :

«Les carnets de voyage d’un architecte»

de

Pierre Bertran de Balanda

vernissage le samedi 10 octobre 2015 à 11h

Exposition du 10 octobre au 13 décembre 2015 de

Au Musée Terrus

3, rue Porte Balaguer

ELNE

manifestation

culturelle organisée par nos Amis du Musée Terrus d’Elne.

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 09:13
Les Simonnet sculpteurs
Les Simonnet sculpteurs

* Exposition à Perpignan : Les Simonnet sculpteurs, "le jeu de la création", jeudi 17 septembre à partir de 19h, à la galerie L'EXTENSION, 8 rue Stendhal (quartier St-Assiscle, route de Prades)

par Clément Cividibno et Marie Dagnicourt. Présence des artistes. Entrée libre.

* "Bouteille à la mer”

exposition pendant 5 jours au Château Royal de Collioure du 15 au 19 septembre

Collioure Création <invinocreationcv@gmail.com>

Objet : Fwd: La bouteille à la mer, organisée par l'association "In Vino Création Côte Vermeille" au Château Royal de Collioure :

**Saisons de Collioure - revue Pyrénées -

Découvrez

le dernier numéro

Le coin “lectures” …

Chroniques de Collioure

Jean-Pierre Bonnel livre un drôle d’ouvrage, fruit de chroniques. Dès la préface, il s’interroge sur l’âme perdue de ce petit port de la Côte Vermeille : la halte de l'éternité ou l'invention de la beauté.

L’auteur de “Moi, Matisse à Collioure”, s’est emparé une nouvelle fois de cette ville qu’il admire tant. Il en refait le tour en replongeant dans la vie de Matisse. Puis il raconte Antonio Machado et la mort, un instant d’amour, la culture à Collioure, un peintre, l’itinéraire vers l’ermitage Notre-Dame de Consolation et une série de poèmes.

Les pages de cet ouvrage souple (dommage) sont illustrés par les photos senties de Juliette Gauthier comme autant de natures mortes qui parsèment cette belle ville au caractère fort.

​© Patrice teisseyre-Dufour

Les Saisons de Collioure, Jean-Pierre Bonnel 20 €.

(en librairie : Ombres blanches à Toulouse, Torcatis, Cajelice et Librairie catalane à Perpignan, Maison de la Presse de Collioure, d'Argel§s, de Port-Vendres… ou chez l'auteur : 06 31 69 09 32)

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 10:54
Peinture au mas BAUX
Peinture au mas BAUX

*J.Marc PUJOL, maire de Perpignan a le plaisir de vous inviter à l'après-midi récréative des clubs du 3ème âge, à laquelle sont conviés les Seniors perpignanais, ayant fêté leurs 70, 80 ou 90 ans en 2014 !!!

Jeudi 4 décembre 2014 à 14 heures, au parc des expositions… Ma mère l'a bien reçue, cette invitation, mais comme elle n'a pas de voiture, elle n'ira pas… Comme le mauvais fils que je suis ne lui a pas proposé de l'accompagner en voiture, elle ne s'y rendra pas…

Moi non plus, d'ailleurs car je ne suis pas encore un SENIOR… Dommage, j'aurais pu causer avec J.Marc pour préparer mon papier sur "La vérité de PUJOL"… Mais je ne désespère pas : le maire m'a bien dit qu'il viendrait boire un café chez moi…

Alors, j'attends le père Noël...

J.P.Bonnel

- - -

* PIÈCE JOINTE DE NOËL

Dans un baril d'Ariel on trouve : Simplicité et Générosité en granules de pure Sincérité ... alors faut profiter (un seul bidon, toutefois!)

Allez, c'est juste pour illuminer ta journée !

Mais, elle n'est pas z'allée à la GOUTTE D'OR ou dans XXième... économies d'ampoules, of course !

Paraît qu'il y avait même Amanda Lear....comme lumière !

Mais c'est vrai qu'entre Amanda et un arbre de Noël , il n'y a pas de différence : les boules ne sont que décoratives

Guy Jacquet.

- - -

Domaine du Mas BauxVoie des Coteaux, 66140 Canet-en-Roussillon

jeudi 4 décembre, à 18:00, Florence Bertrand Maraine vous invite à decouvrir son exposition :

4 saisons : Couleurs des vignes...

Vernissage suivi d'une dégustation des vins du MAS BAUX -ouvert à tous - L'exposition sera présentée au domaine du 4 au 12 décembre de 14h30 à 18h00 et le matin sur rendez-vous (06.03.99.72.57)

- - -

Arielle Dombasle illumine...
Arielle Dombasle illumine...
Arielle Dombasle illumine...
Arielle Dombasle illumine...

Arielle Dombasle illumine...

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:43

vidal Jordi Vidal -    Poptimisme-exposition-perpignan


POP'TIMISME par Jordi Vidal 

Comme un renversement de la réalité, il est couramment admis de nos jours qu’en utilisant la culture pop sous toutes ses formes on a voulu faire de la jeunesse une classe de consommateurs. Alors qu’en fait, c’est parce que la jeunesse des pays capitalistes des années 1960 était devenue une très importante catégorie de consommateurs que sont apparus les divers courant qui composent la pop culture. Variante du Pop art, le Op art est passé immédiatement dans la décoration et l’habillement, manifestant le moment où l’art qui n’était plus qu’une mode devient directement l’art de la mode.

Pop art et op art sont en fait le même prop-art, l’art de la propagande qui vous presse de survivre avec votre temps. 

Dans Pop’timisme, notre approche prend le contre-pied du Pop art qui, à la manière de Lichtenstein, décompose en morceaux les comics. Il s’agit plutôt pour nous de rendre à la culture populaire son contenu en lui restituant sa grandeur, sans ignorer les ambiguïtés de la démarche : nous sommes toujours fascinés par cela même que nous critiquons.
Dans Pop’timisme rien n’est jamais démonstratif, tout est volontairement biaisé.Le temps d’une exposition, le design, la mode, l’art ne quitteront jamais l’enceinte des Galeries Lafayette, sinon pour quelques hors-champ significatifs. C’est dire que l’exposition évoque, dans un même mouvement, la marchandise et simultanément sa critique. 

Dans ce portrait des années 1960 prolongées, un certain sens de la perte semble consommée et par instants nous semblons nous en réjouir. Comme si, participant de loin à une commémoration marchande de cette perte nous souscrivions, même implicitement, à l’apologie d’un logo actif.Pendant que les marchandises dialoguent comme dans un jeu vidéo, les humains réduits aux rôles de consommateurs/spectateurs sont stimulés par une culture pop pour laquelle l’icône dynamique a remplacé l’être humain. Comme William Gibson nous interrogeons ce qui s’est dispersé dans le cyberspace. Nous nous fondons dans la masse des spectateurs/consommateurs ; d’abord convertis en corpuscules et ondes puis reconvertis de manière indistincte en imagerie planétaire à la surface monotone et vaine des écrans de télévision, d’ordinateur et de téléphone portable.C’est cette dissolution que traduit si bien le travail plastique de Bernard Joisten.

À l’inverse de la critique situationniste du spectacle, nous n’attaquons jamais frontalement la marchandise , ni ne la dénonçons de l’extérieur pour mettre en cause les processus d’addiction et de réification qu’elle suscite :rien n’est jamais stigmatisé. À un certain niveau de rouerie dans l’entreprise nous devons même admettre qu’il nous arrive d’aimer ce que nous dénonçons. Un vide signifié : vide qui nous fascine par son propre pouvoir de fascination. 

Piégés par un simulacre, nous proposons, à titre d’expérience personnelle, de déconstruire le dispositif qui légitime notre apparente passivité en nous interrogeant sur le pouvoir pervers et ambigu de l’addiction.Comme le réclamait déjà Marcel Duchamp, notre regard opère un travail mental et expérimental qui entraîne l’œuvre sur le terrain de la critique. Tout en confirmant la thèse selon laquelle il est impossible de changer le monde avec une bonne ou une mauvaise image, nous suggérons qu’on peut le modifier durablement en changeant les formes de sa représentation. 

Qu’il s’agisse de design, d’art, de performance, de mode; qu’il s’agisse d’objets, de photographies, de vidéos, Pop’timisme utilise le langage de son temps pour nous éprouver et nous confronter à son extrême pouvoir de séduction. Nous donnons à voir une absence qui nous ressemble et semble parfaitement nous convenir.L’arène des Galeries Lafayette nous est devenue commune et nous masque les conflits du monde réel : ceux-ci nous sont devenus étrangers au point d’être invariables et interchangeables.Dans cette arène la réalité semble être dissoute et, communiant en un même regard, nous sommes surpris de vibrer à cette fusion planétaire rythmée par des incrustations publicitaires.Le flux d’images se confond avec le bruit de fond de l’époque qui rend équivalents tous les signes, toutes les informations et toutes les valeurs. Nous nous identifions et vénérons des icônes dynamiques rendues à leur plus simple expression : afin de fédérer par un simulacre librement consenti le système monde de la dépossession généralisée.

Une heure ordinaire dans une arène ordinaire un jour ordinaire dont rien ne devrait subsister, sinon le dispositif qui pose ses conditions et définit cette journée comme extraordinaire : comme la visite d’un parc dont tu te souviendras toute ta vie !

 **/// VERNISSAGE EVENEMENT /// 

TERRASSE PANORAMIQUE GALERIES LAFAYETTE /// Ville de Perpignan /// 

 

l'accès terrasse se fera uniquement sur présentation des cartons d'invitations et sur confirmation de votre participation sur cette même liste facebook.

 

 

Expositions & installations collective dans l 'ensemble du magasin

 

- Bernard Joisten (Art Contemporain)

- Jacques Tissinier (Art XXème)

- Patrick Chappert-gaujal (Art Contemporain)

- 2NYSS (Art contemporain)

- Sylvain Maisonneuve (art contemporain)

- Pierre Matthieu (art contemporain)

- La ville rêvée par jean Ribière (Photographie XXème)

-Bettina David-Fauchier 

- L'industrie du tout plastique 

(installations mobilier &objets )

-Sylvain Maisoneuve (Art Contemporain)

- La mode "pop" des années 60's & 70's 

(Collection proposée par wizette) 

- "L'affiche fait son cinema"

(Collection proposée par Christian Malbon) 

 

Comissariat d'exposition : 

Clément Cividino & Jordi Vidal 

 

Curator Music : Perez Pascal & Olivier Cavaller

Mix 11.09.2014 à partir de 18h.

Live performance par Patrick Chappert-gaujal

 

Accès terrasse panoramique uniquement sur présentation carton ou liste invitations

 

Autres informations et liens : 

 

Fondation Galeries Lafayette : 

https://www.facebook.com/lafayetteanticipation

 

POP'TIMISME par Jordi Vidal 

 

Comme un renversement de la réalité, il est couramment admis de nos jours qu’en utilisant la culture pop sous toutes ses formes on a voulu faire de la jeunesse une classe de consommateurs. Alors qu’en fait, c’est parce que la jeunesse des pays capitalistes des années 1960 était devenue une très importante catégorie de consommateurs que sont apparus les divers courants qui composent la pop culture. Variante du Pop art, le Op art est passé immédiatement dans la décoration et l’habillement, manifestant le moment où l’art qui n’était plus qu’une mode devient directement l’art de la mode.

Pop art et op art sont en fait le même prop-art, l’art de la propagande qui vous presse de survivre avec votre temps. 

 

Dans Pop’timisme, notre approche prend le contre-pied du Pop art qui, à la manière de Lichtenstein, décompose en morceaux les comics. Il s’agit plutôt pour nous de rendre à la culture populaire son contenu en lui restituant sa grandeur, sans ignorer les ambiguïtés de la démarche : nous sommes toujours fascinés par cela même que nous critiquons.

 

Dans Pop’timisme rien n’est jamais démonstratif, tout est volontairement biaisé.Le temps d’une exposition, le design, la mode, l’art ne quitteront jamais l’enceinte des Galeries Lafayette, sinon pour quelques hors-champ significatifs. C’est dire que l’exposition évoque, dans un même mouvement, 

la marchandise et simultanément sa critique. 

 

Dans ce portrait des années 1960 prolongées, un certain sens de la perte semble consommée et par instants nous semblons nous en réjouir. Comme si, participant de loin à une commémoration marchande de cette perte nous souscrivions, même implicitement, à l’apologie d’un logo actif.Pendant que les marchandises dialoguent comme dans un jeu vidéo, les humains réduits aux rôles de consommateurs/spectateurs sont stimulés par une culture pop pour laquelle l’icône dynamique a remplacé l’être humain. Comme William Gibson nous interrogeons ce qui s’est dispersé dans le cyberspace. Nous nous fondons dans la masse des spectateurs/consommateurs ; d’abord convertis en corpuscules et ondes puis reconvertis de manière indistincte en imagerie planétaire à la surface monotone et vaine des écrans de télévision, d’ordinateur et de téléphone portable.C’est cette dissolution que traduit si bien le travail plastique de Bernard Joisten.

 

À l’inverse de la critique situationniste du spectacle, nous n’attaquons jamais frontalement la marchandise , ni ne la dénonçons de l’extérieur pour mettre en cause les processus d’addiction et de réification qu’elle suscite :rien n’est jamais stigmatisé. À un certain niveau de rouerie dans l’entreprise nous devons même admettre qu’il nous arrive d’aimer ce que nous dénonçons. Un vide signifié : vide qui nous fascine par son propre pouvoir de fascination. 

 

Piégés par un simulacre, nous proposons, à titre d’expérience personnelle, de déconstruire le dispositif qui légitime notre apparente passivité en nous interrogeant sur le pouvoir pervers et ambigu de l’addiction.Comme le réclamait déjà Marcel Duchamp, notre regard opère un travail mental et expérimental qui entraîne l’œuvre sur le terrain de la critique. Tout en confirmant la thèse selon laquelle il est impossible de changer le monde avec une bonne ou une mauvaise image, nous suggérons qu’on peut le modifier durablement en changeant les formes de sa représentation. 

 

Qu’il s’agisse de design, d’art, de performance, de mode; qu’il s’agisse d’objets, de photographies, de vidéos, Pop’timisme utilise le langage de son temps pour nous éprouver et nous confronter à son extrême pouvoir de séduction. Nous donnons à voir une absence qui nous ressemble et semble parfaitement nous convenir.L’arène des Galeries Lafayette nous est devenue commune et nous masque les conflits du monde réel : ceux-ci nous sont devenus étrangers au point d’être invariables et interchangeables.Dans cette arène la réalité semble être dissoute et, communiant en un même regard, nous sommes surpris de vibrer à cette fusion planétaire rythmée par des incrustations publicitaires.Le flux d’images se confond avec le bruit de fond de l’époque qui rend équivalents tous les signes, toutes les informations et toutes les valeurs. Nous nous identifions et vénérons des icônes dynamiques rendues à leur plus simple expression : afin de fédérer par un simulacre librement consenti le système monde de la dépossession généralisée.

 

Une heure ordinaire dans une arène ordinaire un jour ordinaire dont rien ne devrait subsister, sinon le dispositif qui pose ses conditions et définit cette journée comme extraordinaire : comme la visite d’un parc dont tu te souviendras toute ta vie !

#poptimisme #perpignan #exposition #visapourlimage #galeries #lafayette #jordi #Vidal #Art #galeries #Chappert Gaujal #2NYSS #wizette #pyrénéon #design #clementcividino

 

Jour 1 Making Off préparation #‎expo
// Installations & expositions Art-mode-Design XX-XXI ème

Vernissage jeudi 11 septembre - à partir de 18h.

Plus d'infos:
http://creative.arte.tv/fr/community/exposition-poptimisme-par-jordi-vidal-clement-cividino-perpignan-par-les-galeries

#‎poptimisme #‎perpignan #‎galeries #‎lafayette #‎popculture #‎vidal #‎cividino

 

Partager cet article
Repost0
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 14:44

 Unknown-copie-5.jpeg (photo Harry Jordan) Lluis Colet pendant son discours dalinien.

 

Dimecres 27 d’agost 2014 16h21mn
Estació de PERPINYÀ- CENTRE DEL MÓN

Photo Harry RAY-JORDAN

HOMENATGE DE

Lluís COLET

I DELS AMICS DEL CENTRE DEL MÓN A

SALVADOR DALĺ 

 

Associations Amis Centre du Monde et Catalans Endavant

 

L’HOMMAGE A SALVADOR DALI DE LLUIS COLET


Le 27 août 1965, Salvador DALI fit vibrer les multitudes roussillonnaises au cours d’un voyage triomphal sans précédent. Ce jour-là, le maître de Figueres honora « sa cathédrale d’inspiration, source d’illumination », la Gare de Perpignan, concrétisant ainsi sa généreuse parole prononcée une décennie  avant dans la salle principale de l’étoile ferroviaire. 

« C‘est là, le Centre du Monde ! » (parole exacte prononcée devant des témoins de la SNCF). Depuis 1984, en compagnie des « Amis du Centre du Monde » et aussi maintenant de membres de l’association « Catalans Envadant », Lluis COLET rend hommage à Salvador DALI tous les ans de cette date à 16h21 minutes très précises.

 

L’objectif est de perpétuer la célèbre parole qui honore non seulement le fameux lieu, mais aussi le Pays Catalan tout entier. C’est maintenir vif l’esprit de DALI au « Centre du Monde », conjuguer le surréalisme, l’esprit catalan et certaines idées ultra-locales que l’artiste a manifestées. 

 

L’hommage rendu depuis 1984, 19 ans après le voyage triomphal, a un symbole très représentatif et original comme celui d’un « chou-fleur ».  Lluis COLET a matérialisé cette (vraie) vision de DALI, et porte à l’endroit exact (vérifié), cette plante comme la manière d’une forme de vivre. La reconnaissance envers le génie catalan se fait toujours devant la « senyera » catalane qui est la représentation vive de tout un peuple. 

 

Amis de DALI et du Centre du Monde, nous vous attendrons nombreux ce MERCREDI 27 AOUT 2014 à partir de 16 h à GARE DE PERPIGNAN, CENTRE DU MONDE. 

Téléphone informations : 06 72 07 62 58


Partager cet article
Repost0
10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 10:28

 

marc-gilmant.JPG Marc Gilmant (photo Jean-Pierre Bonnel)

 

 

Collioure sera toujours Collioure ! Le slogan des Catalans est en quelque sorte repris par Marc Gilmant, qui célèbre l'éternité de Collioure. "Intemporalité", plutôt, qui connote moins le religieux.

 

Ses photos superposant deux clichés d'époques différentes, veulent montrer qu'en dépit de l'évolution sociale, économique, l'intemporalité, c'est-à-dire l'absence de mutation profonde et irréversible, a investi le lieu. 

 

Le temps suggéré dans la photographie est formé de couches d'espace-temps, de sédiments : c'est un mille-feuilles, à l'image de la pierre d'ici, des Albères : le schiste.

 

Les photos de M. Gilmant ne sont pas des montages, mais des superpositions d'images -un document d'époque, une prise de vue contemporaine- qui montrent que l'évolution architecturale (le phare devient tour d'une église, la devise de la révolution française persiste sur le fronton de l'église Notre-Dame des Anges, pourtant rendue au culte…) n'est pas l'essentiel : des détails qu'il faut regarder, lire, comprendre; une pierre, une inscription nous ramènent à un passé très ancien, phénicien, grec, romain, catalan…

 

De même que le village a toujours été un lieu de passage, comme tout le Roussillon et les Pyrénées, d'ailleurs, le temps a été traversé par les oeuvres successives des occupants.

 

Ce n'est pas, dans cette exposition, la conception d'un temps linéaire, menant à un monde meilleur, humain ou technologique, qui est suggéré. Ce serait alors la conception d'une temporalité circulaire..? 

Non, plutôt, comme le pense le philosophe Walter Benjamin, l'idée que chaque instant, si on l'observe bien, peut remémorer un moment passé, essentiel,, et ouvrir sur une perspective inattendue, sur un changement révolutionnaire inédit !

 

Le temps, lui, se moque du temps : il passe, peut s'arrêter un jour, mais n'a pas de sens par lui-même. C'est le regard de l'Homme, c'est chacun de nous qui donne de la cohérence : chaque point de vue est une conception du temps, fatalisme, éternel retour, croyance en des lendemains heureux, ou peur de l'avenir, croyance en une fin du monde prochaine…

 

Marc Gilmant capte des télescopages de traces, de signes, signifiant que chaque époque a laissé sa trace mais que le lieu demeure dans une éternité de pierre et de mer…

 

C'est vrai : la beauté et le toit tranquille, devant nos yeux, demeurent… Et ceux qui ont la nostalgie d'un Collioure antique, catalan, marin, convivial, artiste…ont tort : le Collioure touristique et populeux d'aujourd'hui n'est qu'une écume. Le promeneur ne doit lire que les empreintes imperceptibles de l'éternité et de l'immuable génie du lieu…

 

Jean-Pierre Bonnel (8.8.2014) 

 

 

COLLIOURE INTEMPORELLE

 

Photographies de Marc Gilmant

 

Les anciens aiment à dire « Collioure sera toujours Collioure »

 

Sa beauté subsiste et l’essentiel reste préservé.

Le temps ne s’y est pourtant pas arrêté. 

Le phare de Collioure s’est transformé en clocher d’église.

Le village de pêcheurs est devenu cité des peintres.

Et la cité des peintres est devenue un des villages de France les plus visités.

 

Et tant et tant d’histoires depuis des siècles.

 

Mélanger passé présent avec ce clin d’œil à l’éternité.

Le fronton d’église qui devient fronton républicain. 

 

Confondre la mémoire des lieux et des êtres avec le Collioure 

d’aujourd’hui.

Avoir eu 20 ans à Collioure et y être toujours attaché.

 

Voilà cette intemporalité que j’ai cherché à traduire.

 

Toutes les images sont réalisées à la prise de vue par superposition sans retouches, recadrages ou intervention informatique à l’exception de 4 images (personnages) où incruster l’image d’époque a été nécessaire.

 

 

                   Marc Gilmant

 

* ancienne mairie, premier étage, en face de l'office de tourisme, entrée libre.

Intemporelle--affiche--copie-2.jpg

 

 gilmantsource@yahoo.fr" gilmantsource@yahoo.fr

                                          33.(0)6.20.16.76.47

Partager cet article
Repost0
9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 08:12

statues-jack-5-copie-2.jpg Jacquie Martin-Horwitz (photo jean-pierre bonnel)

 

... Les matériaux récupérés ici sont nés du hasard, ou de la chance : bois, liège, marbre des Pyrénées ou blanc de Cararre, albâtre blanc des Charentes, marbre dit "fleur de pêche" de Brignoles, onyx d’Algérie, stéatite du Kenya ou du Zimbabwe, gypse de Maurienne, calcaire de Carenac …ou , encore, serpentine de Cose, marbre noir de Belgique, granit de Perros Guirec… Pierres rares, ou pierres des chemins creux, des carrières désaffectées…calcaire marbrier, pierre volcanique de Volvic, grès de Fontainebleau, la liste est infinie, les variétés insoupçonnables…

 

L'objet deviendra peut-être oeuvre d'art, la pierre travaillée est mise en forme, se découvre une enveloppe nouvelle, pour un destin de décoration ou de méditation...

 

 

En ce moment, Jacquie travaille des écorces, des ceps de vigne, des morceaux d’acajou, de chêne, de wengué, de cyprès ou de fructier, des bois flottés ou des ceps de vigne, des morceaux de liège ou des écorces de peupliers... Bois trouvés, bois offerts, compagnons de balades, pièces rejetés, abandonnées par les éléments, une nature en déshérence rapatriée sous le toit de l’atelier…

 

Les outils reposent sur la longue table : massettes, pointes, rifloirs ciseaux, gravelets (ciseaux à dents), gouges, aux pointes en acier ou en tungstène...Pour rendre la pierre lisse, il s'agit de travailler avec des râpes et du papier de verre, es éponges spéciales aux différents grains; pour finir et rendre l'aspect brillant et lisse, Jacquie utilise des papiers à eaux et des pâte à polir pour imperméabiliser. Le bois se finit avec la cire et cette fameuse pâte à polir, espèce de potion magique !

 

"Bois ou pierre, ce n'est pas plus dur : il faut écouter la pierre et la respecter !"

 

J. Martin me raconte l'anecdote de ce gamin, demandant à Picasso : "Comment tu savais que le cheval était dans la pierre..?"

 

Apparaissent plus tard, après les heures de labeur, des figures anthropomorphiques, des visages... Et des abstractions.  Celles-ci sont plus près du matériau, du brut, du minéral, de la forme première. Mais ce n'est pas sûr : il est peut-être plus difficile de montrer le non-figuration et de l'imposer !

 

Les formes se trouvaient dans la matière. L'artiste les a fait surgir. Faire émerger la mémoire de la terre, cette éternité contenue dans les fossiles, par exemple...

 

"La pierre a un destin. Je suis aux limites de la pierre, je garde le volume d'origine.", explique Jacquie, face au marbre rouge des Pyrénées qui a donné naissance à un profil de cheval. Dans la pierre, j'installe quelque chose." Il est difficile d'expliquer l'oeuvre, le projet, surtout quand l'absence de perspective est au début du geste...

 

Avec une serpentine, elle a touché la matière au minimum; elle a gardé la grande partie centrale de pierre brute. Il s'agit de dire le maximum de choses dans le minimum de mots. L'objet sculpté ne doit pas être bavard, il doit surtout suggérer !

 

Jacquie n'a pas de formation spéciale en sculptures; elle fut un temps enseignante, prof de français dans des classes d'adaptation, pour adolescents immigrés. Puis elle prit une année sabbatique et travailla dans la section d'arts graphiques à Vincennes (Université Paris VIII); pendant une année, elle travaille dans un atelier de gravure avec Zwi Milshtein; dans diverses municipalités, elle découvre la peinture, s'initie à l'encre de Chine. 

 

Enfin, dans un atelier de modelage, on lui dit qu'elle pourrait travailler la pierre; un copain lui apprend qu'il a trouvé un atelier pour la taille de pierre.

 

Avant, cela ne lui disait rien...

 

Elle apprend donc sur place pendant plus de dix ans, à Belleville, avec une élève formée par René Coutelle, président de la maison des artistes; cet homme intransigeant a formé des générations de sculpteurs...

 

A présent Jacquie a vingt ans de sculpture au creux des mains, dans les muscles du dos, des mains...

 

"Quand les sculptures sont abstraites, on est trop proche du corps humain et des trois dimensions, proche, surtout, des formes féminines..." L’artiste veut dire qu’elle a le sentiment que les gens ont peur de voir leur corps, qu’ils sont gênés en présence de certaines oeuvres abstraites…Alors que l’abstraction en peinture est moins gênante : devant des fesses, des seins, une forme concrète, le public s’y retrouve, il connaît… Il lui semble que l’approche des formes non-figuratives interpelle trop…

 

L'artiste est guidée, déterminée par la forme de la pierre. Elle ne veut pas aller au-delà de la pierre d'origine, de la forme imposée par le hasard qui lui a proposé la rencontre avec la matière...

 

 

Elle me montre ce qu'il est advenu d'un cube de bois : elle a réussi à donner vie à une tête :

 

"Quand le dessin est déjà dans la pierre, ou dans le bois, on ne va pas vers la facilité, on va vers l'urgence !"

 

J’aime bien quand Jacquie m’énonce quelques belles formules, comme : Il faut écouter la pierre…Il n’y a pas de pierre noble… Etre aux pieds de la pierre, leçon d’humilité… Les sculptures ne parlent pas, mais elles ne sont pas sourdes… »

 

La "sculpteur", comme elle se nomme -je préfère sculptrice"- va repartir à Paris. Ceux qui ont goûté à la capitale, à ses arts, galeries, galeries, événements, rencontres insolites…ne peuvent s'en passer ! Là, autre lieu, autre atelier, d'autres pierres et bois à travailler, à métamorphoser…

 

Puis, dans le rituel des allers et venues, ce sera de nouveau Collioure, le haut quartier, l'atelier sur l'horizon d'une mer qui, elle, demeure là, entre les proches récifs et un pourtour invisible et bien lointain…

 

Jean-Pierre Bonnel - juin 2014 - 

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 13:45

 

 

masse.JPG  Exposition de Claude Massé à Bages (ancien musée d'art naïf) jusqu'au 28 septembre, du mardi au dimanche, de 16 h à 19 h. (entrée libre)

 

soler-claus.jpg  REvoir, écouter Pedro Soler et Gaspar Claus : aux "Nits d'EUS3 (nuits du village d'Eus, près de Prades)

 

Samedi 13 septembre à Eus- Maison du temps libre - 21 h

Anne Alvaro dit Antonio Machado

Pedro Solerguitarra flamenca, Gaspar Clausvioloncelle

 

 

 

* Musée de l'Exil, à La Jonquera : exposition Helios GOMEZ :

 

Ens plau de convidar-vos a la inaguració de l’exposició  Helios Gómez. La revolució gràfica.

 

Helios Gómez (Sevilla, 1905 – Barcelona, 1956). A l’exposició s’apleguen, en format de reproducció ampliada, algunes de les cèlebres sèries gràfiques d’un dels artistes més innovadors i compromesos  durant els convulsos anys trenta, amb la Guerra Civil i l’exili com a punts culminants.

 

Alhora, també es poden veure algunes publicacions originals de l’època, acompanyades de poemes del mateix Helios Gómez, i fotografies.

 

Exposició del 12 de juliol al 2 de novembre de 2014

 

 

Idea i comissariat: Associació Cultural Helios Gómez

 

·         Més informació bibliogràfica i fotogràfica a www.heliosgomez.org

 

Museu Memorial de l'Exili

Carrer Major 43-47

17700 La Jonquera

www.museuexili.cat 

0034 972556533

 

 

*** Helios Gómez, Séville 1905-Barcelone 1956

 

Helios Gómez appartient à la génération de l’entre deux guerres qui fit des causes politiques et sociales le centre de son existence et subit la persécution, la prison, les camps et l’oubli. Graphiste professionnel anarcho-syndicaliste, il s’est formé et a exercé son métier à Séville, sa ville natale, à Barcelone où il s’établit à 21 ans, ainsi que dans  les capitales d’Europe du nord où il a dû à plusieurs reprises s’exiler entre 1927 et 1934. 

 

Il conjugue propagande et publicité dans l’esthétique radicale des avant-gardes historiques et participe au formidable élan qui révolutionne les arts visuels et le quotidien dans l’Espagne républicaine des années 30. Pour gagner sa vie, il est passé par tous les métiers des arts graphiques et plastiques : fresquiste, peintre, décorateur, dessinateur publicitaire, illustrateur de  livres, maquettiste et graphiste de presse. 

 

Mais l’essentiel de sa production est consacré à la lutte sociale : plus de 500 dessins, timbres, tracts, brochures, affiches, pour les syndicats et partis révolutionnaires, l’édition et la presse progressiste de Barcelone et Madrid,  des périodiques de Paris, Berlín et Bruxelles. En avril 1936, il est co-fondateur du Sindicat de Dibuixants Professionals de Catalunya, fer de lance de l’affichisme de guerre, dont il est élu président. Pendant la guerre civile il combat sur les fronts de Baléares, d’Aragon,  Madrid et d’Andalousie et  suivra ses compagnons dans les camps de concentration français : Bram, Montolieu, Argelès, le Vernet d’Ariège. 

 

Il est déporté dans les terribles camps de travail de l’Algérie française (Djelfa 1940-42). Revenu de force en Espagne, il lutte encore dans les organes clandestins et est emprisonné à la prison « Modèle »  de Barcelone. Au cours de huit ans de détention, il crée dans une cellule une fresque manifeste de résistance anti franquiste, de nos jours cachée sous une couche de peinture blanche et dont l’Associació Cultural Helios Gómez revendique la restauration. 

 

© A.C.H.G.

*** 

 

La nouvelle voix de la chanson catalane, Joan-Llorenç Solé, a réuni près de 1 000 spectateurs enthousiastes à l’occasion de la présentation de son nouvel album, intitulé « Tot somniant » (Tout en rêvant).

 

 Le jeune artiste du Roussillon était entouré des 11 musiciens de l’orchestre Amoga, venu de la région de Vidreres. Violons, violoncelles, batterie, tenora et guitare électrique ont mis en relief les cinq années de scène d’un artiste parrainé par Jordi Barre lors de l’enregistrement, en 2009, d’un titre à ses côtés.

 

Un programme de chansons, attractif et varié, a marié les rythmes, de la pop dansante aux mélodies graves, jusqu’à l’havanera et les accents country. Les compositions mélodieuses « Tira endavant », « Llibertat », Festa Major » et « Tot Somniant » ont ainsi côtoyé les standards « Tan com me quedarà », « Parla-me diguis-me coses » ou encore le duo virtuel « Si pot ser », enregistré avec le maître, disparu en février 2011.Ce grand moment de fête et de ferveur du public a comporté la présence exceptionnelle sur scène des « Rolling tiags », le club de country d’Elne, sur la chanson « L’eruga » (la chenille) en hommage au train jaune. Ceci a parachevé la réussite d’un spectacle mêlant les racines catalanes, le monde actuel et la vision d’avenir.

 

Une assistance intergénérationnelle a goûté avec passion à cette formule d’un nouveau style, entièrement imaginée par Joan-Llorenç Solé, entouré d’une équipe artistique et technique de qualité.

 

Ce spectacle a donné lieu à un enregistrement audio (« Live ») que vous retrouverez en vente dès le 27 juin 2014. Ce nouvel album donnera lieu à une série de signatures où vous pourrez acheter et vous faire dédicacer le CD :

  •  
  • PERPIGNAN : Samedi 12 Juillet entre 15h et 18h chez "Visca 66"

 

En outre, si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez commander par voie postale à l’aide du bulletin ci-dessous accompagné de votre règlement à  l’ordre de Traditions Catalanes à :

Association Traditions Catalanes – 6, Rue Jacint Verdaguer – 66200 ELNE.

 

 

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:30

blogabobo-5131.JPG  Sert à Ibiza

 

Jordi Colomer est un plasticien catalan méconnu du grand public mais de stature mondiale; il se fait une place dans l'architecture urbaine du XX° siècle et tente un nouveau langage pour le XXI°...

 

Installations, photos, dessins, films, Colomer fait feu de toute matière pour se confronter aux utopies des lieux célèbres tels Brasilia, Bucarest, Barcelone…

 

Sont originales ses photographies montrant le cimetière d'un petit village chilien : village fantôme construit avec les tombes constituant des maisonnettes, construites comme des bidonvilles ou de luxueuses villas. L'injustice de l'argent et de l'architecture même dans la mort !!!

 

 

Josep Lluis Sert, lui, est connu pour ses réalisations aux Baléares (atelier de Miro à Palma, maison-atelier de Zao Wou-Ki à Ibiza…) et à Saint-Paul de Vence : ainsi, pour ses cinquante ans, la fondation Maeght célèbre cet architecte qui a imaginé son organisation, oeuvre  architecturale nourrie d'équilibre et de poésie. C'est André Malraux qui inaugura, le 28 juillet 1964, la fondation qui vient de naître des premières collines des Alpes de mer… Pour Marguerite et Aimé Maeght, les heureux propriétaires…

 

Dans les jardins, les statues de Miro, Calder, Arp, Giacometti montrent un art de plein air qui s'accommode avec les jeux de lumière, entre les pins, volumes palpitant entre le vent et les feuillages. Le visiteur pénètre ensuite dans le labyrinthe du blanc musée, construit selon une rigueur qui exclut la courbe…

 

Sert a passé sa vie loin de son pays, la Catalogne : avant la guerre d'Espagne, il s'installe à Paris, puis la guerre approchant la France, il s'exile aux Etats-Unis; ne pouvant plus revenir en Espagne, il sera naturalisé américain en 1947, ainsi que son épouse Moncha.

 

 

* Catalogue de la Fondation Maeght (06) ouverte tous les jours de 10 à 18 heures (04 93 32 45 96)

Partager cet article
Repost0
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 11:20

images.jpeg     La tauromachie est tuerie, sauvagerie, saloperie... Mais dès que l'art la montre, elle reprend sa force de mythe, de rituel, de confrontation éternelle entre l'Homme et la mort...

 

La laideur peut donc devenir beauté ! C'est ce qui arrive à Céret, Mecque de la corrida, ville de féria qui ferait mieux de se contenter de cerises et de peintures... La Catalogne, la vraie, vous le savez, Cérétans, a condamné la corrida ! Ne restez pas les derniers réactionnaires !!!

 

Là, dans la capitale du Vallespir, la peinture magnifie la tuerie et j'en suis tout meurtri : j'ai trouvé l'expo sur "Arène et peinture" très réussie. Très belle... Dur à dire...

 

Le jour du vernissage, la conservatrice a bien fait de sonoriser ses commentaires, tout le long des salles du musée, car la foule était énorme : on redoutait la venue des anti-corridas; ils ne sont pas venus, mais l'été peut  offrir des surprises : le musée peut sauter, et les toiles si colorées, déformées, entre figuration et abstrait, de Picasso et Bacon, se décomposer !!!!

 

Pour l'instant, on admire le pinceau-banderille de Pablo dans le corps de la bête noire, qui incarne la mort... Dans l'immédiat, on se délecte avec le pénis-pinceau si gay de Francis qui baconne quelque joli taurillon...

 

On se révolte aussi face à la faute (un champS !) dans un cartel et devant celle de J. Le Gac sur sa toile (demie heure)... En outre, des croquis journalistiques de Goya, noirs et précis, jusqu'à la toile blanche (heureuse ?) de Barcelo, on passe par les dessins inutiles de Claude Vialat, qui montre son incapacité à dessiner : c'est à peine de "l'art brut" sur des couvercles de confiture. 

   Il a dépassé son manque de talent par l'invention de son haricot, mais vraiment pas de quoi en faire un fromage, encore moins un cassoulet..! On regrette que Vialat ait pris l'espace dévolu aux coupelles et assiettes picassiennes, celles-ci montrées à l'étage, pourquoi..? Il vaut mieux célébrer le Maître que le petit épigone !

 

L'expo n'est pas une apologie de la corrida, pas la célébration de la virilité de l'homme et de la souffrance de la bête : les peintures noires et ironiques d'Antonio Saura apportent une touche discrète de dérision, mais tous les promeneurs n'ont pas perçu la critique... On regarde encore une oeuvre au premier degré et c'est consternant, cette absence d'esprit critique....

 

En tout cas, cet été, n'allez pas à la FERIA, mais allez au MAMOC (musée d'art moderne de Céret) pour une corrida vraiment festive, celle de l'intelligence et de l'esthétique !!!

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens