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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 08:21

labeille-14-sept.jpgexpo-labeille.jpg  Vernissage ce samedi 14 à 18h et exposition dans la maison de l'artiste à Eus : 5 carrer del Sola.


*** Je devrais vous parler de la revue RUIXAT, revue transdisciplinaire en sciences sociales (13 euros, éditions Trabucaire) : une foule d'intellectuels et de politiciens est venue, hier, écouter Alain Tarrius et Dominique Sistach : prostitution locale, placements et rentes des bourgeois perpignanais, politique clientéliste des politiques locaux, Perpignan baptisée  "la Catalane" par J.Paul Alduy, devenue "Perpignan la pied-noir" avec J.Paul Pujol. ..


On en reparlera : c'est trop grave !!!! Place au patrimoine, comme l'on dit !





510f0bc3.jpg

A Cabestany

 

Les Journées Européennes du Patrimoine

Samedi 14 et dimanche 15 septembre 2013

Entrée et animations gratuites

Au Centre de Sculpture Romane « Maître de Cabestany »

  

 

Les Journées Européennes du Patrimoine au Centre de Sculpture Romane

 

Le Centre de Sculpture Romane « Maître de Cabestany », participera, cette année encore, aux Journées Européennes du Patrimoine les 14 et 15 septembre 2013.

Le Centre sera ouvert au public les deux jours de 10h à 12h30 et 13h30 à 18h30.

Des visites et animations gratuites seront proposées à un large public.

Visite contée : « Béranger lapprenti tailleur de pierre » le samedi 14 et le dimanche 15 septembre : 11h45 et 16h (durée environ 30 mn). A partir de 3 ans.

Visite guidée : samedi 14 et le dimanche 15 septembre à 10h et à 14h.

Atelier de création : « Chapiteau roman », réalisation dun collage en noir et blanc en carton. Enfants et adultes.
Samedi 14 septembre : 10h-12h30 et 14h-16h.
Dimanche 15 septembre : 10h-12h30.

Spectacle autour de l’œuvre du Maître de Cabestany par la Compagnie Les Toutemps.
Samedi 14 septembre à 17h.
Dimanche 15 septembre : 15h et 17h.

 

Samedi 14 et dimanche 15 septembre 2013
Entrée et animations gratuites.
Centre de Sculpture Romane « Maître de Cabestany »
P
arc Guilhem, 66330 Cabestany
Tél : 04.68.08.15.31.
Site internet : www.maitre-de-cabestany.c




14.9.jpg   Jaime Vàndor et Jaume Castro : Una vida al caire de l'holocaust - Musée mémorial de l'exil -14 septembre. 11 heures 

***

Chers théâtrophiles !

Nous vous rappelons la représentation de ce
samedi 14 septembre à 20h30 au cinéma du Boulou

Images intégrées 1


ON PURGE BEBE DE GEORGES FEYDEAU


Résumé : un fabricant de porcelaine rêve de décrocher le marché du siècle :

  • Fournir les armées en pot de chambre !

Les stratagèmes pour conclure l’affaire lui réservent bien des surprises. Tout cela parce que Bébé est un peu constipé.


On purge bébé (1910) est caractéristique de la dernière manière de G. Feydeau, de ces pièces en un acte où le comique ne repose plus seulement sur les recettes classique du vaudeville, mais aussi sur la peinture au vitriol des caractères : la médiocrité, la mesquinerie et l’hypocrisie petites-bourgeoises sont impitoyablement épinglées.

Cette pièce, régulièrement montée au théâtre, est l’une des plus échevelées et des plus brillantes des  « farces conjugales » de Feydeau.


Nos prochaines dates avec "On purge Bébé"  
samedi 5 octobre 21h à Saint Cyprien
et
lundi 21 octobre 20h30 à Thuir
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:28

a100metres.jpg   Exposition à la galerie "àcentremètresucentredumonde" (Perpignan, avenue de Grande-Bretagne) en ce moment.

 

12-sept.jpg Exposition à l'Espace des Arts du Boulou : Gilles Peyre, du 12 spt. au 18 octobre. Installation autour du blanc emblématique.04 68 83 36 32, rue des écoles, entrée libre.

 

--- 

Ce n'est plus la guerre ! Finie la guéguerre des mots, l'escalade de la logomachie ! Poutine a enfin une idée sensée et l'Amérique doit reculer. Et la France attendre, se résoudre aux votes, aux résolutions, à la démocratie, en quelque sorte. 

 

Nous voulions bien casser du matériel pour vendre nos armes, faire une démonstration avec nos magnifiques "Rafale" de Dassault, pour les vendre au Qatar, qui se sait pas où mettre ses économie (hôtels parisiens, clubs de foot, lieux de prostitution...Et si ce pays pensait au mécénat culturel..?)

 

Finie, donc, la guerre, place à la diplomatie !

 

La preuve que la haine est enterrée ? Regardez la "Une" du "Monde", ce mercredi 11 septembre, grande date (voir le papier de Pascal Yvernault sur son blog "Louisane-Catalogne") car le journal ne donne pas à voir l'image d'enfants tués ni de maisons détruites, mais un tableau, retrouvé, de Van Gogh !!

 

La peinture plus forte que l'actualité guerrière et que les hostilités ! On est, c'est vrai, saturé de Syrie ! Saturé d'images violentes ! Saturé de "Visa" et de ses petites polémiques ! Vive l'art !

 

Bien sûr, ce n'est pas un grand chef-d'oeuvre, un paysage banal, ce "Coucher de soleil" sur l'abbaye en ruines de Monmajour, en Provence...Les couleurs sont ternes, le Hollandais n'a pas encore trouvé ses fameux bâtons de dynamite, et Gauguin l'a déjà devancé dans l'émancipation des lumières picturales...Mais bon, c'est bien pour le propriétaire, le musée d'Amsterdam et le public. 

 

La peinture contre la guerre, pas comme une accalmie, mais un vrai engagement !      (J.P.B.)

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 17:48

 c-est-la-guerre-copie-1.JPG

 Camps de concentration en France Expositions à Elne : L'Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France FFI des Pyrénées Orientales

et la Mairie d'Elne vous invitent aux manifestations proposées

du 9 au 15 septembre 2013

"Camps de Concentration en France"

·Expositions, conférence, documentaire, concerts, participation de témoins.

 

·Vernissage des Expositions lundi 9 septembre à 18 heures, suivi d'un apéritif.

 

Entrées gratuites

Espace Gavroche Boulevard Voltaire 66200 Elne

(face à la Mairie) Tél: 04.68.37.34.26

 

 

Programme du 9 au 15 septembre 2013

Trois expositions: Hall et Mezzanine Espace Gavroche:

Heures d'ouverture:

le 9 septembre: 14-18H,

les 10, 11, 12 et 13 septembre: 10-12H/ 14-18H,

le 14 septembre:14-18H, le 15 septembre:10-12H/14-17H

Camp de concentration du Vernet d'Ariège

Réalisée par l’Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du Camp de Concentration

du Vernet d’Ariège.

 

Exposition inspirée par le camp de Rivesaltes

 

Peintures de John Parlane, le camp de concentration de Rivesaltes comme vous ne l’avez jamais vu !

 

Camps de concentration sur les plages, par l'Amicale des Anciens Guérilleros du Gard Lozère et la Ligue de l'Enseignement du Gard.

 

Lundi 9 septembre:Espace Gavroche/Cinéma Vautier

CONFÉRENCE à 17 heures:par Henri FARRENY, Vice-président de l'Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France-FFI, professeur honoraire des universités.

Thème: "Les publicains espagnols dans les camps de concentration français (1939-1944)"

 

 

CONCERT à 19 heures:

"Canciones de Esperanzas"

avec le GRUPO DAME LA MANO

Gregorio Ibor-Sánchez, guitariste et Clara Tudela, chanteuse, interprètent des chants républicains flamenquisés

 

 

Mercredi 11 septembre:Espace Gavroche

 

CONCERT à 18 heures: avec le GRUP MEMÒRIA

 

DOCUMENTAIRE à 19h00: "14 juillet 1939 à Gurs"

 

Film d’Irène Tenèze .Témoignage de Luis Fernandez, le “Général Luis”, Guérillero et FFI. Débat avec l'auteure

 

** Dans le cadre de VISA pour l'image

 

GEORGES BARTOLI photographe pour l'ouvrage CHILI

paru aux éditions Privat.

Textes de Isabel Allende, photographies de Georges Bartoli, Epilogue Gérard Mordillat

 

Le photographe engagé Georges Bartoli a parcouru le Chili du nord au sud, au long de ce pays immense et longiligne

(on dit qu'ici, il n' y a ni est, ni ouest. Juste le nord et le sud !). Il ramène de son errance une correspondance

photographique qui atteste de sa capacité à voir et écouter le monde. Du désert d'Atacama aux confins de la

Patagonie, des villes grouillantes aux fiestas de Valparaiso, Il a ausculté le pays pour comprendre comment il vivait.

Ses images noir et blanc sont le constat que dresse le photographe : comment le Chili se remet-il des décennies

de dictature de Pinochet ?

 

   Car le grand absent de ce livre dont la figure transparaît pourtant au gré d'une cabane ou d'un graffiti, c'est Salvador Allende, président du Chili mort dans son palais de la Moneda le 11 septembre 1973.

Ce 40e anniversaire du coup d'Etat d'Augusto Pinochet, date sombre dans l'histoire du Chili et de l'humanisme mondial, est l'occasion de la sortie de ce livre, dont le texte est rédigé par la fille de Salvador Allende, Isabel Allende, sénatrice qui revient sur ses souvenirs du 11 septembre, sur les années noires et sur ce Chili contemporain qui vit désormais dans le manque de son père, Salvador Allende.

 

 

 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:58

IMGP8555.JPG     Le "BARCELO" de mon jardi(photo Jean-Pierre Bonnel)

 

Bien sûr, à cause de la notoriété de l'artiste majorquin, ce doit être l'événement artistique de l'année (ou du moins de l'été) dans le département du 66, appelé aussi "Catalogne du Nord"...

 

Or, à Céret, mon choix va plutôt sur les expositions de la galerie Odile OMS, qui fait découvrir des talents d'ici, ou revient sur des artistes locaux qui le méritent, tel Germain Bonel...

 

De même on ne peut passer l'été ici sans voir Ernest Pignon et les Baigneuses-Baiseuses de MA2F à Collioure, ni le travail ambitieux au musée Rigaud de Perpignan sur Perpignan et la "modernité" !

Miquel Barcelo, donc, au MAMOC de Céret, jusqu'au 12 novembre, pour voir les objets qu'il a confectionnés dans sa tuilerie; l'artiste de Majorque a fait des stages au Mali, chez les Dogons, et créé à présent des vases, des poteries, plus ou moins figuratives. Il présente en particulier un mur d'argile rosée avec des couches de briques brutes et d'autres qui ont été remodelées et déformées, incrustées de tubes ou d'objets insolites. 

Céramique, poterie, modelages, métamorphoses, Barcelo rend hommage à Picasso, dont Céret a conservé les  céramiques tauromachiques.

Le visiteur a surtout l'impression que l'artiste s'est bien amusé et que son travail est un clin d'oeil aux sculpteurs venus à Céret dans les années 1910, Manolo ou Picasso, puisqu'il réinvente, avec ses formes argileuses, le cubisme  inventé par Pablo à Horta de Ebro et magnifié à Céret, avec Braque : la "Paret seca" ( le mur sec) de Barcelo procède de l'assemblage cubiste, les briques sont cubiques... 

Le tout est cependant plus vivant qu'un tableau cubiste, "sec" et souvent intello avec ses perspectives analythiques et synthétiques : la matière est là, la terre, la glaise, l'argile, l'ocre, le rose, les nuances d'un monde terraqué que l'on veut toucher, qu'on ne peut pas hélas prendre dans ses mains, dans le musée... 

Dehors, la vie et la sensualité de la terre et des corps !

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 10:00

vue-de-collioure-matisse.jpg Matisse, Vue de Collioure.

 

L'atelier du Midi retrace les années 1920/30 de Matisse à Nice "Travail et joie". Nice is nice !

 

Pus la fin de sa vie, handicapé, trouvant la technique des gouaches découpées.La mode de l'abstraction, née après la seconde guerre mondiale l'incommode, lui qui l'avait approchée avec la noire "Porte-fenêtre de Collioure", qui, palimpseste, cache une toile plus gai...Il refuse, comme Picasso, l'abstraction; il déclare :

"Tout art est abstrait en soi quand il est l'expression essentielle dépouillée de toute anecdote." Matice is nice !

 

Je quitte Aix, ses hôtels particuliers, son cours Mirabeau, ses fontaines éternelles, ses vignes propres, en filant vers Nice, par Grasse : musée international du parfum, où l'on expose les flacons créés par Dali, Warhol o Arman, l'expo Poiret, avec des nombreux Dufy, un saut chez Galimard, une senteur chez Fragonard, une mignardise chez Mignard...

 

La descente sur Nice : Nisse is Matisse. Et Raoul, enterré près de lui, à Cimiez. Près de la villa rouge devenu musée municipal eu du musée archéologique où est installée la décevante expo sur les piscines...

 

La piscine de Matisse, il faut la voir au musée "M. la musique à l'oeuvre". C'est l'été M. "Un été pour Matisse", clame la municipalité de "Nice, la (+) belle", jusqu'au 23 septembre...

 

La céramique monumentale de La piscine est née de la composition en papiers gouachés puis découpés de 1952. La structure fait passer le travail matissien de la surface à l'espace; c'est en 1951 que s'exprime cette recherche spatiale avec l'occupation picturale de la chapelle de Vence : une "installation", comme disent les artistes branchés...

 

A Nice, M. oublie St-Trop, Collioure, le Maroc, la Corse, les îles, toutes ces lumières qui accompagnent le début de sa carrière. Nice is life : "Quand j'ai compris que chaque matin, je reverrais cette lumière, je ne pouvais croire à mon bonheur." Nice : 1917/1954. Collioure est oubliée, il n'en reparlera plus jamais !!!!

 

Après la piscine, voici, à l'étage, la vague "abstraite", cette ondulation bleue que Viallat  plagie en 1966 (La vague, gélatine et colorant sur châssis", à voir au MAMAC, avec "Bonjour M.Matisse ! Rencontre(s)" 

 

Cette expo du musée d'art moderne, avec les variations autour d'oeuvres matissiennes par de nombreux artistes (Warhol, Jacquet, Sophie Matisse, Larry Rivers, s'attache à "s'interroger sur la survivance de l'iconographie matissienne des années 1960 jusqu'à aujourd'hui en privilégiant la citation directe e ses tableaux.", explique simplement Gilbert Perlein, conservateur en chef du Mamac... 

On y retrouve les couleurs, les motifs; et l'humour est là, quand beaucoup d'installateurs se prennent au sérieux, depuis des décennies...

 

Huit lieux d'expo consacrés à Matisse, cet été, c'est beaucoup et le touriste ne peut aller partout; il n'oubliera pas cependant le musée Lascaris, où sont montrées les "Années Jazz". M. Crée Jazz avec ses papiers découpés, en 1947, et l'année suivante est créé le festival de jazz de Nice. 

 

Matisse le musicien, le précurseur : Matisse is music !!!!

 

 

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:09

matisse-vc.jpg Matisse, Les toits de Collioure, 1905.

 

 

 

La critique du journaliste "pictural" du Monde, P.Dagen, fut très méchante à l'égard de l'expo qui se parcourt sur deux sites, le musée Granet d'Aix et le musée des Beaux-Arts de Marseille. Certes, on recherche la problématique et on a en tête le travail sérieux de Françoise Cachin, au Grand Palais, en 2000 : "Méditerranée, de Courbet à Matisse".

 

Il s'agit ici de montrer les lieux importants du sud pour la peinture des années 1860 à 1950 (à l'exception de Viallat, à Aix, cité  parmi tous les Maîtres et seul artiste encore vivant !) : Collioure, Céret, Cadaquès, Cassis, L'Estaque...

 

Il s'agit d'établir une chronologie, de montrer les échanges et les influences entre Matisse, Picasso, Marquet, Renoir, Manguin, Derain, Bonnard...Il s'agit de montrer...la beauté :  d'admirables tableaux et l'expo est ainsi populaire et de grande qualité. Il y a Maillol, sa vague et son hommage à Cézanne ! Il y a un sperbe Dali : on peut se rendre à Aix rien que pour lui !!!

 

Je suis à Aix le 12 août et je me retrouve à Cambrils grâce au MIRO de 1917. Je retrouve le noir réinventé de Matisse, l'extérieur et l'intérieur de ses toiles, espaces complémentaires; j'admire la nature morte au buffet vert, la nappe comme une énorme cravate, le couteau en équilibre précaire...

 

En 1920, le "retour à l'ordre", selon Cocteau, se fait, après les révoltes de l'impressionnisme et du fauvisme; c'est le classicisme de Marquet et du Picabia de 1940/43, avec la "Baie de Saint-Tropez"...

 

J'observe la "statue-cadre", au bout de la jetée dans le tableau de Brauner de 1932 : "Paysage méditerranéen". (à Beaubourg)...

 

La foule arrive, se presse : c'est fou, le nombre de gens qui s'intéressent désormais à la peinture ! Aix/position : il fallait y être ! J'y étais, dira -t-il dans un repas mondain, ou simplement lors d'un dîner entre amis...

 

Puis, là, au beau milieu, bien mis en lumière, naturelle du plafond, la célèbre "Pêche aux thons" : cette toile résume toute l'histoire de la peinture; la mer, en bleu de cobalt, va bientôt devenir rouge sang ! Comme le fleuve de l'Ebre est devenu rouge des corps des Républicains chassés par les franquistes. Tuerie, matança ! La statue antique cohabite avec le pop-art !

 

On pense que Dali est le plus doué, mais Picasso s'exclame : "Au fond, il n'y a que Matisse !"

Matisse qui résout le problème de la forme et de la couleur avec ses gouaches découpées : fond bleu, personnage blanc, mais chut, c'est pour plus tard, à la fin de sa vie, je ne suis pas encore à Nice...

 

Je vois pour l'instant son tableau où deux personnages se fondent en un seul comme un reflet d'un miroir (ou dans la mer) pour une sardane unique...

L'expo d'Aix se tructure avec des titres alléchants : Cézanne, le maître d'Aix, les baigneuses, le cubisme coloré, le fauvisme construit,Céret, Collioure et la Catalogne...l'atelier catalan à l'épreuve de la guerre... (à suivre)

 

* De Cézanne à Matise, musée Granet, jusqu'au 13 octobre 2013 - mp2013.fr

 

* viste virtuelle : grandatelierdumidi.com

 

 

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 10:45

4.JPG  Cymbales de Jaume Plensa exposées au musée Réattu (photo J.P.Bonnel)

 

      Me voici donc bien lâche, sorti de mon voeu de voyage virtuel : je suis devenu mobile, adepte de la villégiature. De l'exposite effrénée, maladive !

 

Après le musée Bayle, l'expo "L'appel de la modernité" du musée Rigaud, la visite au musée de Sérignan (décevante par rapport à la luxuriance de lté 2012 : "Marcher dans la couleur"), la virée en Arles sur un petit nuage et Grasse, Cannes, Nice...à venir, me revoici dans le local :

 

 

* Retour à l'expo courageuse "Paris-Perpignan-Barcelone, jusqu'au 13 octobre; il faut profiter des visites commentées et conférences organisées par la ville de Perpignan. A noter : le dimanches à 16h30 et séances supplémentaires pour les journées du Patrimoine (samedi 4 septembre à 16h30) :

 

"La modernité réinventée", par Claire Muchir, comminssaire de l'exposition et directrice du musée.

 

"La géographie catalane de G.Fayet", le samedi 21 septembre, par Magali Rougeot, historienne de l'art.

 

"Gauguin en Catalogne", par Elisabeth Doumeyrou, conservatrice du pôle muséal.

 

"Dialogues entre artistes catalans, Rusinol, Casas, Utrillo", par Mercedes Palau-Ribes, conférence en catalan (entrée libre, à 16h30) -

Y'a plus que des femmes pour parler de l'art ? Youppi !!

 

* Les mardis à 16h30, visites commentées de l'expo : entre Paris et Barcelone voyagent des créateurs que lient une même soif de modernité et une même terre, la Catalogne. Celle-ci apparaît comme un carrefour où les chemins artistiques convergent... (Collioure pour le fauvisme, Céret pour le cubisme, Banyuls pour Maillol, Perpignan pour ..? quel mouvement ? Pour les rencontres, les séjours de...Dufy et Picasso, mais ce sont les années 50... Alors le Méditerranéisme..? Non, c'est encore un coup de Maillol...

 

 

**Marc-André 2 Figuères à la galerie de Robert Bonet, à Collioure. images-copie-15.jpeg Baigneuse bleue, baigneuse rouge... baigneuserouge.JPG

 

    Le maître de la théorie érotique du clocher de Collioure déshabille, cet été, les estivantes et autres belles dames de la plage...Elles veulent se baigner, ces femmes adorables : normal, il fait très chaud dans cette galerie où le prof de Paris signe l'affiche qu'il a commise pour les fêtes de la Saint-Vincent : son cadre célèbre, encadrée d'une silhouette aux airs des femmes de Reiser (quand il venait dans son casot des hauteurs de Colliour) et un environnement très coloré, décoratif.

Encore l'influence de Matisse, qui rôda en ces lieux et inventa quelques chefs-d'oeuvre. 

 

MA2F poursuit le minimaliste têtu de l' affiche estivale des fêtes de Collioure, après Di Rosa, Balbino le Petit, Vila et bien d'autres, plus ou moins locaux... Il reprend toutefois un motif essentiel de l'histoire de la peinture : celui des baigneuses. 

 

   Thème repris par la modernité avec Cézanne, après la démesure des corps et des chairs de jeunes femmes peints par Renoir.

Je reviens juste de l'expo d'Aix : "L'atelier du Midi" et Renoir peut encore choquer avec ces corps obèses, tout en étant dans l'actualité contemporaine; il voisine avec Manguin, usant de couleurs virulentes dans une pose retenue, loin de l'obscénité de Renoir ! De même, Maillol, avec son thème originel et symbolique, "la vague", ouvre la voie à Matisse, qui reprendra une "vague" bleue, abstraite, ondulée tel un serpent, à voir au musée Matisse de Nice...

 

MA2F poursuit la tradition, l'emphase et la peinturlure décorative renoirienne et matissienne : il chante l'hymne à la femme offerte, au soleil, à la mer, à la sensualité, au désir inaltérable du mâle... Il a bien raison ! 

 

 

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 13:54

Genegals.jpeg  Exposition de Michel Pagnoux au mas Génégals, musée Marcel GOLI, (non loin de Vringrau, sur les hauteurs, aller au pas deL'Echelle, puis suivre les panneaux "Musée M.Gili")

 

* Extrait d'un livre à paraître sur les communautés libertaires, agricoles et artistiques dans le 66 :

 

 

Témoignage de Michel Pagnoux, artiste-peintre installé à Opoul (66)

 

 

  M.Pagnoux est originaire de Dordogne; en mai 68, il est étudiant aux Beaux-Arts à Toulouse; il rencontre par hasard deux Bretons, deux frères, Albert et Hervé Mérour, installés dans le village d'Opoul. Ils étaient dans la mouvance surréaliste et situationniste. Appartenant au groupe "Phases", ils avaient des contacts ici, dans les Pyrénées-orientales, avec Georges Roquefort et Jean-Louis Roure, du  mouvement surréaliste et de "Cobra".  Ce fut une aventure fondatrice, essentielle, donc, avec le peintre Albert Mérour, déjà quelque peu confirmé dans sa Bretagne natale et même à Paris, par l'intermédiaire d'Edouard Jaguer, fondateur et animateur du groupe Phases, et l'autre grand poète (Hervé Mérour), lui aussi adoubé au sein de Phases" et passionné de théorie anarchiste au point d'avoir fréquenté de près le situationnistes de Guy Debord.

 

 C'est Albert, surtout, et tous leurs copains et amis de Brest et d'ailleurs, qui avaient dans l'idée de fonder une sorte d'atelier informel, communauté d'artistes et chercheurs d'absolu, un peu dans l'esprit de ce que ce pauvre Van Gogh souhaitait faire dans le Midi avec son collègue Gauguin...

 

" Echappé des Beaux-Arts de Toulouse, de l'Armée (réformé, bien évidemment), j'étais prêt à toutes les expériences...il faut dire que l'époque s'y prêtait : mai-68 nous avait laissé sur notre faim: moi, je venais de l'"underground" américano-britanique: Beatles,Dylan, Hendrix, Grateful Dead, une envie de liberté, d'expériences, de spiritualité, voyages en Inde, envie d'un autre monde, de beauté, d'amour, et je me retrouvais face à un autre monde, tout aussi intéressant et riche: celui de surréalistes et de leur "révolution" ,ratée peut-être, mais bien vivante encore, grâce à des individus, artistes, poètes, bien vivants......... J'avais abandonné les études, j'étais à l'époque une sorte de beatnik; un jour, alors que j'allais en Espagne, je faisais de l'auto-stop, et un artiste m'a pris...

 

C'est ainsi que je me suis installé à Opoul, à l'époque des vendanges, en 68; j'ai loué, puis acheté la maison où je vis actuellement et où j'ai installé mon atelier, Rue de la Tramontane.

 

Alors, avec mes nouveaux amis,nous avons fait équipe, à Opoul, autour de plats roboratifs, arrosées de vin rouge, enfumés de gauloises sans filtre, autour d'Artaud, Van-Gogh, Rimbaud, Duchamp, Dali, Breton, Tanguy, Debord, et j'en passe.....Au son de Jefferson Airplane, des Doors et même de Léo Ferré, version "il n'y a plus rien........"  Le soir, on s'entassait dans le bus Wolkswagen pour aller se délecter du dernier Fellini ou des westerns italiens à Perpignan (qui n'était pas encore "La Catalane"). On lisait Actuel, Pilote et Strange, et bien-sûr tous les surréalistes...


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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 09:50

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*El punt dinici de lactivitat serà lOficina de Turisme a les 19 hores.

* Una activitat oberta, participativa i gratuïta per a tothom;

>

>*inscripcions a Oficina de Turisme de Portbou, telèfon  972 125.161

> *

> Organitza:Projecte Benjamin Frontera de Portbou

>

> Coordinador de lactivitat: Santiago Vancells Gascons-

>

>*Més informació a   :http://blogwalterbenjamin.blogspot.com.es/*

>

> Durada de lactivitat dues hores -

> Recorregut: túnel de la ribera, estació,comissària de policia, fonda

> França, turó i cementiri, museu.

 

** 


>

***  DIMANCHE 28 JUILLET, JOURNÉE PORTES OUVERTES au Musée de l'exil :

 

La programmation de tous les dimanches de fin de mois se poursuit, ce dimanche 28 juillet, le Musée mémorial de l'Exil offrira une journée Portes ouvertes de 10h jusqu’à 14h.

D'autre part, le MUME accueille l'exposition temporaire “La Shoah a Europa”. Cette exposition, à caractère itinérant, est une création du Mémorial de la Shoah de Paris dont le but est d'offrir une vision historique  précise de la signification de la destruction des juifs européens par le nazisme au cours des années de la Deuxième Guerre mondiale. L'exposition apporte des éléments pédagogiques pour la compréhension de la transcendance éthique des conséquences de la Shoah.

 

DIUMENGE 28 DE JULIOL, JORNADA DE PORTES OBERTES :

 

Seguint amb la programació de tots els diumenges de final de mes, el proper diumenge 28 de juliol el Museu Memorial de l’Exili oferirà Jornada de Portes Obertes de 10h a 14h.   

Per altra banda, el MUME acull l’exposició temporal La Shoah a Europa. Aquesta exposició, de caràcter itinerant, és una creació del Mémorial de la Shoah de París, que té com a finalitat oferir una visió històrica acurada de la significació de la destrucció dels jueus europeus a mans del nazisme durant els anys de la Segona Guerra Mundial. Així mateix, la mostra proporciona elements pedagògics per a la comprensió de la transcendència ètica de les conseqüències de la Shoah.

 

Museu Memorial de l’Exili
Major 43-47  -  17700 La Jonquera
www.museuexili.cat    0034 97255653

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:19

72095_442664642485939_696967429_n.jpg Xavier Febrés.

 

* Pour payer les droits de succession, après le décès de sa mère Dina Vierny, Olivier Lorquin, directeur de la fondation Dina V., va vendre quelques pièces importantes. Ainsi, la sculpture monumentale en plomb de 1938, La Rivière, sera au choeur de la vente du 2 décembre 2013, à la maison Artcurial, en collaboration avec Sotheby's.

Cette épreuve en plomb 140x200 cm est estimée autour de é,5 millions d'euros.

 

Oeuvres chargées de plus d'affection sont les quatre dessins de Dina par Matisse : sa plume trempée dans l'encre noire montre une épure d'Olympia moderne : chacun des quatre dessins est estimé autour de 50000 euros. Matisse avait bien, comme le lui avait écrit Maillol "réduit le modèle à un trait."

Un autre portrait, à l'encre, de Dina par Dufy sera vendu aux environs de 15000 euros... Dina vendue, les portraits dispersés, un seconde mort ? Le fils se libérant enfin de la mère, par ce meurtre symbolique..? 

 

 

*** A voir, de nombreux Maillol (peinture, sculpture, faïence, objets) au musée Rigaud de Perpignan : Exposition "Paris-Perpignan-Barcelone- (rue de l'ange).


 

 

** Le journaliste Xavier Febrés publie une biographie du sculpteur de Banyuls

La nuesa del paisatge

Xavier Febrés ressegueix el vincle d'Aristides Maillol amb la seva terra en una aproximació biogràfica editada per Curbet

 

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Maillol, treballant a Banyuls en l'Île de France', l'any 1932 Foto: GASTON KARQUEL.

 

Arístides Maillol va suspendre tres vegades l'examen d'ingrés a l'Escola de Belles Arts de París, i quan finalment va aconseguir entrar-hi, va ser per constatar que hauria hagut d'estar més atent als senyals inequívocs que li havia estat enviant el destí. Aquells ensenyaments definitivament no feien per ell, sobretot després de descobrir que, més que la pintura, el que li agradava era el tapís, i quan ja en dominava tots els secrets, que de fet no, tampoc no era el tapís: el que volia era dedicar-se a l'escultura. En realitat el canvi d'orientació que determinaria la seva autèntica vocació es va deure a un problema a la vista que li impedia atendre els detalls de l'ordit, potser per ai l'obra escultòrica per la qual passaria a la història és tan tàctil; les seves dones, tan turgents i voluptuoses, tan carnals. El Maillol que coneixem és doncs el que neix quan ja té els quaranta anys fets i es construeix vertiginosament en els quaranta anys següents, ben bé fins al moment de la mort, quan anava a recollir pedretes a la platja de Banyuls, com explica Josep Pla a l'Homenot que va dedicar-li, per continuar sentint el pes del món a la mà, amb la seva barba tolstoiana, el barret d'hortolà i la mirada embravida amb una centella blava cada cop que sentia a prop l'ardor juvenil de la musa dels últims anys, la coratjosa Dina Vierny.

 

Maillol, l'escultor carnal (Curbet Edicions), de l'escriptor i periodista Xavier Febrés, és la més recent aproximació a un artista que continua sent objecte de devoció i encasellament a parts iguals, probablement perquè sovint s'ha parat més atenció que no calia al seu vincle amb el mite del classicisme grec, oblidant, com ben encertadament observa Febrés, que Grècia no va ser per Maillol un descobriment, sinó un reconeixement, un calc i a sobre menys emocionant del seu Rosselló natal, el seu veritable humus creatiu, i s'ha passat per alt en canvi que era també un home rústec, un sensual, algú que podia replicar irat que no es podia entendre la forma precisa de la natura ni de tot el sistema que irriga la vida si abans no s'havia mesurat al palmell de la mà el pit o la vulva d'una dona. I ai que n'hi ha que afirmen que no va tenir relacions carnals fins ben bé a la trentena: abans estava massa ocupat a sortir de la misèria, com la majoria dels seus veïns, astuts contrabandistes en temps de penúria generalitzada, i no va sortir de penes fins que va conèixer Clotilde Narcís, la filla del flequer del poble, dotze anys més jove que ell, que va convertir en la model de les seves primeres obres monumentals i en el testimoni privilegiat de la seva consagració vertiginosa com el successor de Rodin, abans que aparegués una noieta de quinze anys d'origen rus, quan Maillol ja passava dels setanta, i la relegués al paper vodevilesc d'esposa gelosa i malhumorada. El llibre de Xavier Febrés, una àgil i amena introducció a la vida i l'obra maillolianes, té el mèrit afegit de plantejar alguns interrogants incòmodes; per exemple, per què l'obra d'un escultor nord-català que va fer professió de fe del seu catalanisme continua sent tan poc present als espais públics de Catalunya?

 

L'emoció de Pla.

Una de les poques vegades que Josep Pla confessa haver-se emocionat és quan va veure per primera vegada, l'any 1953 a Nova York, l'escultura Lle de France de Maillol. L'escultor hi havia treballat en la vellesa a l seu taller de Banyuls, i Pla no dubtava a qualificar-la de la peça més important produïda arran del Mediterrani els últims dos o tres segles. Aquell mateix any, Eugeni d'Ors afirmava que, a diferència del Balzac de Rodin, que podia ser la gàrgola despresa d'una catedral qualsevol, les Venus de Maillol només podien haver nascut al costat mateix de casa seva. El noucentisme, doncs, moviment al qual s'ha vinculat tan sovint l'obra de l'escultor, no va saber que tenia un profeta tan a tocar fins molts anys després de la seva liquidació.

(C) - EVA VÀZQUEZ - El Punt,  GIRONA.

 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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