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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:02

 avant-premiere-de-la-saison-2-des-tribulations-de-stephy-j_343617_516x343.jpg

 

 

   Le 2 porte bonheur à Stéphanie Jaeger : "saison 2", 222 pages, 12 euros, repas 12 euros, le 12 septembre...

 

   la saison 2 des Tribulations de Stephy J

"Toujours 224 pages, toujours 12.90€ mais 5000 mots en plus !".  Stéphanie Jaeger n'a pas perdu le sens de la formule, ni celui de la fête. Cela tombe bien : Stephy.J lance la saison 2 de ses "tribulations" donc le premier volume a fait un petit carton éditorial à l'échelle locale mais aussi - et surtout - au-delà des Corbières en agrandissant  le cercle des fans à l'image d'’Asma Guenifi, la présidente du mouvement Ni putes ni soumises, qui signe la préface de la réimpression de la saison 1. 

Le pitch de la saison 2 ? Une Stephy qui entre rire, rimmel et larmes "plonge dans l’univers de la téléréalité et emmène son lecteur de l’autre côté du miroir"...  "Sous son air enjoué et coquin, Stéphanie Jaeger reste affûtée comme un talon aiguille et griffe son époque à la manière d’un La Bruyère qui s’habillerait en Prada" précise Yves Carchon sur la 4ème de couverture du bouquin qui sort en avant-première le 12 septembre lors d'une soirée au Petra's Café.

Le pitch de la soirée ? Un très bon dj londonien, deux boîtes de 45 tours, cinquante strings Tribul's Addict pour premier(e)s client(e)s du livre,  des dédicaces, des surprises, un buffet, un bar à ongles, des happy fews... et surtout Stephy.J ! 

  • Jeudi 12 septembre à partir de 18h30 au Petra's Café (av des Palmiers. Perpignan)
  • Buffet avec une consommation offerte : 12 (à partir de 19.30)
  •  Le livre en vente dédicacé : 12.90
  •  Réservations obligatoires pour le buffet au Petra's Café : 04 68 34 08 78

 

 

* T. DOLORY : J'ai le plaisir de vous informer de la parution de l'ouvrage : 

Casa Xanxo, Plume de Pierres

 

Plus de 80 dessins à la plume et encre de Chine réalisés sur site et en atelier

(pour les propositions de reconstitution) 30 euros.

 

Livre disponible en librairie à compter du lundi 9 septembre 2013 à Perpignan :

. Chapitre . Llibreria Catalana . Torcatis 

 

N'hésitez pas à relayer cettte information et son visuel associé à vos amis.

Merci beaucoup et avec toute ma sympathie

Thierry Delory

3, rue du Théâtre - 66000 Perpignan

06 72 43 10 18

 

delory.thierry2@hotmail.fr   www.thierry-delory.com

 

 

 

 

*** Invitation dédicace

jeudi 12 septembre 2013 00:29

photo.jpg

Editrice- Les éditions Alexandra de Saint-Prix -Critique littéraire

 

Une perpignanaise, Jackye MADINE (Jacqueline SURJUS)

dédicace son nouveau livre :

 

De lAmour ! Cest urgent

 

Le samedi 14 septembre (toute la journée)

 

 

Brasserie LE FOULON

6 Rue Pascal Marie Agasse

66000 PERPIGNAN

04 68 54 61 50

 

Son Editrice (Editions Alexandra de Saint-Prix) sera présente à partir de 14h

www.editions-a-de-saint-prix.fr

 

 

*** Annie Cathelin (L'Harmattan) Collection : Graveurs de mémoire
Nouveauté
s septembre 2013

9782343004792m.jpg

JOSELITO À L'ÂGE D'OR DU FLAMENCO
Ethnolog
ie d'une passion
Annie Cathelin
La Joselito débute sa carrière de danseuse de flamenco dès l'enfance, en Andalousie. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle se fait connaître du public français qui la verra triompher à l'Opéra de Paris. Son histoire de vie nous éclaire sur cette société espagnole du début du XXe siècle qu'elle présente comme l'Âge d'or du flamenco, sur sa structure et ses valeurs, et apporte un éclairage particulier sur le milieu du flamenco qui, plus qu'un art, apparaît comme une culture.

(Coll. Graveurs de Mémoire, 14 euros, 136 p., septembre 2013) EAN : 9782343004792
EAN PDF : 9782336323053  EAN ePUB : 9782336673141

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:04

dedicace-.jpg (C) Loïc Robinot - J.P.Bonnel dédicace...

 

 

* Demain dimanche salon du livre de Céret, toute la journée, en centre-ville, sous les platanes. Auteurs, éditeurs, animateurs, libraire (Le Cheval dans l'arbre) pour une grande journée culturelle !

 

Venez me voir à mon stand !!!!!

 


 

** LEXPOSITION JORDI BARRE LENCHANTEUR A LA GALERIE DES HOSPICES DE CANET EN COMPAGNIE DES OEUVRES DE PHILIPPE LAVAILL


 

L'Association des amis du Vieux Canet propose chaque fin dété, dans le cadre de ses activités estivales mais aussi pour marquer la nouvelle saison, une exposition.
Cette année, l’’association accueillera du 7 au 22 septembre 2013, à Galerie des Hospices, une exposition exceptionnelle autour de Jordi Barre : Jordi Barre lenchanteur...


Cette exposition retrace le parcours du chanteur, des premiers grincements du petit Georges sur son violon en fer à la rencontre, à Argelès-sur-Mer, près de 80 ans plus tard, avec Étienne Roda-Gil, enfant de la « Retirada », auteur à succès des plus grands interprètes de la chanson française (Claude
François, Vanessa Paradis etc.) ; elle éclaire la vie, le parcours, lacarrière du plus singulier de nos chanteurs, mais aussi laventure de laplus formidable « success story » de la chanson nord-catalane.


Enfin, cette exposition permettra à ceux qui ont connu et côtoyé Jordi tout au long de sa longue vie dartiste de se souvenir dun homme qui, au-delà delartiste, était devenu pour beaucoup un ami, presque un parent ! Et à ceuxqui ne lont pas connu de découvrir combien par son engagement chaleureux
pour la défense du catalan, il a apporté au « Pays catalan ».

L’’exposition que les Amis du Vieux Canet présentent avec le concours des établissements Leclerc, Balzac éditeur et France Bleu Roussillon, donnera lieu à plusieurs manifestations dont une conférence sur la langue catalane qui déroulera le vendredi 13 septembre et dans le cadre des Journées  européennes du Patrimoine, un concert en hommage à l’’homme et à l’’interprète.

P
arallèlement à l’’exposition Jordi Barre, Philippe Lavaill dont on a pu découvrir les sculptures à « ciel ouvert » à la plage et au village, tout au long de lété, présentera ses petits formats « empreint de poésie, de délicatesse et à la fois dune grande force ».

Entrée l
ibre

 

 LEXPOSITION JORDI BARRE LENCHANTEUR A LA GALERIE DES HOSPICES DE CANET

EN COMPAGNIE DES OEUVRES DE PHILIPPE LAVAILL images-copie-22.jpeg sculpture de P.Lavaill

 

Philippe Lavaill, ou la sublimation métallique de la Femme et du Cheval

Chaque année, Canet accueille, le temps d’un été, un artiste et l’invite à exposer ses œuvres au cœur de la ville.

Philippe Lavaill, sculpteur catalan, nous livre une parcelle de son travail, répartit dans les rues du village et de la plage.

sculptures,philippe lavaill

Cet artiste surprenant, doté d’un caractère impulsif et exubérant, est habité d’une énergie exceptionnelle. Il puise son expérience d’un père joailler qui lui enseigne très tôt le travail de la soudure, du poli, de la manipulation artistique des métaux et des assemblages. Il rencontre, alors, de nombreux artistes, et notammentSalvador Dali, avec qui il va collaborer pendant 7 ans. Ce contact l’enrichira artistiquement et lui donnera pleinement confiance en lui, traçant alors le chemin qui sera le sien dans le domaine de la sculpture en métal.

sculptures,philippe lavaillInstallé depuis de nombreuses années à Bescaran, dans la vallée de la Valira, il va multiplier les expositions à Lausanne, Tokyo, Genève, Paris, Québec et bien sûr à Perpignan.

Ce ne sont pas moins de 15 sculptures en métal qui sont à admirer dans les divers lieux publics, pièces monumentales, ou l’on observe la création, morceau par morceau, de corps et de membres de femmes et de chevaux, univers poétique et onirique duquel se dégage une grande force évocatrice.

 

 


...texte de Monique Rudelle. Merci à la correespondante de L'Indépendant à Canet..!

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 10:25

images-copie-21.jpeg   Avec les articles sur le musicien F. de Fossa, nous avons déjà parlé de Jaubert de Passa, personnage important, représenté par son ami Prosper Mérimés, dans "La Vénus d'Ille" (sur Têt - voir "Balades culturelles en Catalogne de J.P.Bonnel, Presses du Languedoc). Il habitait (outre son enfance à Passa, Monastir del Camp) dans le quartier de la Révolution française, à deux pas de la maison de F.de Fossa située en face de la fontaine au lion :

napincarda.jpg

François Jaubert De Passa est un hydrologue français catalan, né le 24 avril 1785 à Céret (Pyrénées-Orientales) et mort à Passa (Pyrénées-Orientales) le 16 septembre 1856. Jaubert de Passa a œuvré pour l'eau de manière exceptionnelle.

C’est à la veille du tournant révolutionnaire parisien que naît « François Pierre Jacques Fidèle Jaubert de Passa », dont le nom indique une origine haut placée dans la société du pays. C'est au village de Passa, au cœur de la région des Aspres, qu’il passe son enfance. Fils de Pierre Jaubert de Passa et de Catherine Vilar, dont le changement de régime perturbe les destinées, il entre au collège militaire de Tournon, dans l’actuel département de l’Ardèche, puis au Prytanée national militaire, dans une région d’influence angevine, qui deviendra la Sarthe.

Le jeune homme est doté d’une palette de talents variée, qui nourrit une ambition toute naturelle… Incorporé comme sous-lieutenant dans le 12e régiment de dragons, le voilà rappelé par son père, alarmé par les dangers visant le corps social de l’armée, lors de cette période, encore instable, consécutive à Révolution française. Avant de regagner le pays, François s’acharne sur les études, suivant à la fois un cursus juridique, médical et artistique, avec grand succès. On le devine apte à comprendre le monde à travers les disciplines qu’il maîtrise, parfois opposées, toujours complémentaires. Très vite, on le retrouve inscrit sur le tableau des avocats tandis que l'Académie de Dessin lui remet la médaille d'artiste ! Sa renommée grandit rapidement, il n’a pas encore 21 ans lorsqu’il accède à la fonction d’Auditeur du Conseil d'État, en 1806.

Puis, enfin rentré en Catalogne pour assister son père malade, il est nommé sous-préfet à Perpignan en 1813, puis conseiller de préfecture en 1815. C’est là que commence sa véritable histoire. Car dès son plus jeune âge, François a saisi l’importance de la terre nourricière. Il se penche sur la structuration d’un meilleur système d’arrosage et organise le Syndicat de la Têt dès 1818-1819. Il en rédige le règlement, et, plus tard investi d’une mission scientifique, publiera deux ouvrages consacrés aux arrosages dans les Pyrénées-Orientales et en Espagne (essentiellement dans les Pays catalans du Sud) qui font autorité en Europe, notamment en Allemagne. Ses observations outre-Pyrénées ont alors pour but d’améliorer l’arrosage en France. Membre de la Société royale et centrale d'agriculture, de la Société royale des Antiquaires et des sociétés savantes de Toulouse et València, puis membre de l’Institut de France, il agit toujours de manière dévouée, avec la particularité de faire profiter sa région d’origine de bon nombre de découvertes techniques et de solutions économiques ébauchées lors de son parcours national.

Décidément fidèle au développement de sa terre de naissance, il place sa compétence au service du Conseil général des Pyrénées-Orientales, où il est élu en 1830, qu’il préside de 1848 à 1852, dont il reste élu jusqu’à sa mort en 1856.

François Jaubert de Passa, que l’on présente aujourd’hui comme hydrologue, a étudié, à travers les sciences économiques et sociales, bon nombre d’aspect de la vie locale, dont certains restent d’actualité. En témoignent ses ouvrages Mémoire sur la culture du chêne-liège, Mémoire sur la culture de l'olivier, Essai historique sur les Gitans, autant de domaines, auxquels s’ajoutent ceux de l’histoire, la linguistique, l'archéologie, la littérature et la géologie, qui ont passionné cet homme rare.

Sur la fin de sa vie, il accompagne l’arrivée du chemin de fer à Perpignan. Cependant, l’histoire a légèrement perdu la mémoire au sujet de Jaubert de Passa, peut-être parce qu’il ne fournit pas un exemple conforme à la tradition qui consiste à quitter son pays parce qu’on a du talent. Au contraire, Jaubert de Passa semble démontrer l’attitude inverse. Connaisseur des réalités historiques du Pays catalan, cet humaniste a préféré s’investir pour le bien commun et la proximité plutôt que de succomber aux sirènes de l’État. Homme d’honneur, il néglige en 1828 une invitation à devenir directeur général d’Odessa, en Crimée, puis une chaire de professeur d’agriculture au jardin des plantes de Paris, et enfin un poste d’inspecteur d’agriculture en Afrique.

 

(C) Dictionnaire de biographies roussillonnaises de l'abbé Capeille (1914)

 

Mais cédant toujours aux nécessités de la famille, il renonça à ses goûts de prédilection et il crut entrevoir des chances dans la carrière administrative. A Tournon et au Prytanée, il eut pour amis des condisciples dont les familles appartenaient aux illustrations de l'époque. A la faveur de ces amitiés, il fut présenté dans les salons de Cambacérès, de Talleyrand et de Cuvier, où l'avait devancé la renommée de ses succès scolaires. Il fut vite jugé, et un décret du 11 janvier 1806 le nomma Auditeur au Conseil d'Etat. C'était un brillant prélude à une carrière pour ainsi dire improvisée. Mais une maladie sérieuse menaçait son père, et il fut contraint de demander un congé (1810) ; néanmoins, il fut maintenu pendant un an sur les cadres du Conseil d'Etat. Le 10 juin 1813, les fonctions de Sous-Préfet à Perpignan lui furent confiées ; il les conserva peu de temps, mais au mois d'août 1814, il fut envoyé auprès du général Castaños, solliciter la retraite de l'armée espagnole. Pour le récompenser du talent et du patriotisme qu'il déploya dans cette mission, le Gouvernement lui donna place parmi les Conseillers de Préfecture (décret du 5 octobre 1815). L'influence de cette nouvelle position ne fut pas inutile à son pays : connaissant tout ce que peut promettre de richesse l'application d'un bon système d'arrosage, surtout dans un pays essentiellement agricole comme le nôtre, il profita de l'appui que lui accordait le préfet, Villiers du Terrage, pour organiser le syndicat de la Tet (1818-1819). Le règlement de ce syndicat, qu'il rédigea lui-même, fut appliqué par ordonnance royale et accepté, enfin, par l'Administration des Travaux publics. En 1817, la rareté des subsistances inspirait des craintes sérieuses à l'Administration, et les spéculateurs étrangers aggravaient encore la situation : les désordres qu'amène la disette semblaient imminents ; Jaubert de Passa proposa un plan dont l'application prévint toutes les difficultés. Il provoqua une réunion de douze notables qui, renonçant généreusement à des profits que les temps rendaient trop certains, firent une mise de fonds pour l'approvisionnement du pays. François Durand s'empressa de s'associer à cet acte de patriotisme ; et, mettant au profit de ses concitoyens les vastes ressources de sa haute capacité commerciale, il sut faire arriver d'abondantes cargaisons dans les ports de Saint-Laurent et de Port-Vendres. Un magasin public fut ouvert, et les populations roussillonnaises purent s'y approvisionner au fur et à mesure de leurs besoins et à des prix modérés. La crise passée, on constata un bénéfice de 1.500 francs, qui furent distribués aux employés du magasin.

François Jaubert de Passa composa et publia deux volumes : le premier sur les arrosages des Pyrénées-Orientales, et le second, sur les irrigations en Espagne. Ce dernier livre, résultat d'une mission scientifique, dont l'avait chargé M. le Ministre de l'Intérieur, fut traduit en espagnol et en allemand. Le succès de ces publications l'encouragea à livrer à la presse quelques mémoires sur des sujets d'économie rurale. Le Gouvernement voulut sanctionner l'opinion publique ; et, par ordonnance royale du 11 août 1823, F. Jaubert de Passa fut nommé, comme homme de lettres, Chevalier de la Légion d'Honneur. Il justifia cette distinction par d'autres travaux estimés. Il était membre de plusieurs Sociétés savantes nationales ou étrangères, entre autres de la Société royale et centrale d'Agriculture, de la Société royale des Antiquaires, de la Société Linnéenne, de celle de Toulouse, de celle de Valence, en Espagne. A toutes il envoya son tribut d'intelligence et de dévouement ; toutes avaient su apprécier son utile coopération. Plusieurs de ses mémoires, sur des objets mis au concours, furent couronnés. Tant de travaux utiles, son activité si constante, ses grandes aptitudes, devaient lui ouvrir les portes de l'Institut de France, rare distinction, qui suffit pour faire la réputation d'homme éminent. Ce fut le 3 janvier 1823 qu'il eut l'honneur d'être agrégé, comme correspondant, à cette illustre Compagnie. Depuis cette époque, fixé parmi nous par de nouveaux liens de famille, il renonça à quitter le pays. Jamais il ne négligea d'étendre le cercle de ses connaissances. Il cultiva le commerce des gens de lettres, des savants, des artistes, pour trouver le moyen d'élever son esprit ; et, cependant, ceux qu'il regardait comme ses maîtres se plurent, plus d'une fois, à rechercher ses décisions. Après 1830, l'élection le fit entrer au Conseil général : il y resta jusqu'à sa mort (16 septembre 1856). D'éminentes qualités le distinguèrent dans cette Assemblée, dont il dirigea plusieurs fois les travaux comme président.

On lui doit de nombreux ouvrages, dont la plupart ont pris rang parmi ceux qui honorent son pays. Les plus connus sont :

  • Mémoire sur les cours d'eau des Pyrénées-Orientales
  • Voyage en Espagne, ou arrosage en Espagne
  • Mémoire sur la culture du chêne-liège
  • Mémoire sur la culture de l'olivier
  • Mémoire sur le mûrier
  • Notice historique sur la ville et le comté d'Empurias
  • Essai historique sur les Gitanos
  • Recherches sur Roses et le cap de Creus
  • Carte marine des côtes de la Méditerranée espagnole
  • Expédition de Philippe-le-Hardi en Catalogne
  • Une famille catalane en 1710
  • Isidro
  • Marie de Montpellier
  • Mémoire historique sur le cloître du Monastir, et les monuments roussillonnais
  • Mémoire sur les pasquiers et les forêts de l'Etat
  • Il concourut à la publication du grand ouvrage de Taylor et Mérimée, sur la France pittoresque et romanesque, pour lequel il fournit les dessins et les légendes du Roussillon
  • Recherches sur les arrosages chez les anciens, 4 forts volumes. Cet ouvrage, qui obtint la grande médaille d'or, a eu les honneurs de la traduction en Espagne.

On soupçonne à peine l'incessant travail de recherches que cet ouvrage dut coûter à son auteur. Rien ne manque à ce livre pour en rendre la lecture attrayante : les descriptions géographiques, les tableaux de moeurs, écrits dans un style net, concis, serré et fleuri, tout y révèle une vaste érudition, une application patiente et l'expérience d'un écrivain habile. Ce livre, mis au concours depuis vingt-cinq ans, est l'histoire complète de l'arrosage et de la législation des anciens. Il manquait à la science agronomique : François Jaubert de Passa l'entreprit dans l'intérêt de la patrie.

Les travaux de Jaubert de Passa lui valurent une belle moisson de lauriers dans les champs littéraires : il reçut, outre la croix de la Légion d'Honneur, quatre médailles d'or, trois en argent, plusieurs en bronze, et de nombreux témoignages flatteurs de la part des sommités de la science. Là ne se borne pas son bagage littéraire. Il a laissé des manuscrits que nous croyons précieux, entre autres l'Histoire du Roussillon, fruit de ses dernières veilles et de longues méditations : c'était son dernier tribut payé à son pays. Cette histoire est malheureusement inachevée. Sa vaste correspondance avec des personnages appartenant aux lettres, aux sciences, aux arts et à l'administration, lui avait donné une supériorité remarquable dans l'art d'écrire une lettre. Les siennes se distinguent par un style orné de toutes les qualités que ce genre exige ; et il se complète par ce vernis de politesse exquise, par la finesse de l'esprit et la justesse de l'à-propos, qui en l'ont le charme, dans les écrivains de cet ordre.

Mais son oeuvre capitale, où il s'est peint lui-même avec ses impressions, avec l'expérience des hommes et des choses, est celle que le public ne sera pas appelé à lire, de longtemps encore, ce sont ses Mémoires, qu'il écrivit pour son petit-fils, Henri Jaubert, et qu'il termina en 1853. Tout en racontant d'abord sa vie d'étudiant à Paris, il donne des aperçus sur les lettres, les sciences, la philosophie, les arts et sur les célébrités contemporaines, qu'il compare rapidement aux maîtres des écoles de l'antiquité. Ce sont des esquisses d'histoire, faites avec cette précision qui est le fruit d'une longue attente, éclairée par les rectifications que fournit le temps dans l'appréciation des actions humaines. Il écrivait pour son petit-fils : il lui devait la vérité, et sa plume aurait refusé d'obéir aux entraînements qui n'eussent pas eu pour mobile la conscience du vrai et du beau. Ces mémoires composent cinq forts cahiers. Le sentiment chrétien qui domine dans toutes les pages de cette oeuvre prouve que François Jaubert avait toujours placé les événements sous l'influence divine. En 1828, le prince Woronzof, gouverneur général de la Crimée, avec lequel il entretenait d'honorables relations, l'appelait à Odessa, pour lui confier la charge de directeur général de l'agriculture. Il lui offrait 40.000 francs de traitement et lui assurait l'avenir de ses enfants ; mais François Jaubert de Passa, vivement combattu par l'amour de la patrie, se borna à remercier le prince. A cette même époque, les savants Bosch, Sylvestre, Yvart, Cuvier, le baron Teissier, tous membres de l'Institut, et maîtres des premiers postes dans les sciences, les lettres et l'administration, le sollicitaient pour qu'il acceptât une chaire de professeur d'agriculture au Jardin des Plantes : il obéit aux répugnances de Mme Jaubert, son épouse, que l'idée de quitter la province ou la patrie, avait toujours effrayée. Un peu avant 1840, il était libre d'accepter la place d'inspecteur d'agriculture en Afrique. Le prince Esterhazy essaya plusieurs fois de l'attirer auprès de lui, en lui assurant les bénéfices d'une charge administrative très élevée. Né pour ainsi dire dans les champs, François Jaubert de Passa y revint pour y rester avec une riche éducation, un esprit cultivé et le souvenir d'illustres amitiés auxquelles il fit appel moins pour lui et les siens, que pour l'utilité des autres. Il mourut à Passa, le 16 septembre 1856.

François Jaubert de Passa eut cinq enfants de son épouse, Françoise Morer de Finestret : Edmond qui, après de bonnes études au lycée Louis-le-Grand, tint une maison de banque à Perpignan ; Elisa, épouse du colonel Bach Adolphe, officier de marine ; Octave, officier dans le régiment des tirailleurs de Vincennes, tué en duel à Metz en 1842 ; et Charles, mort en bas-âge.

Archives de la famille. - Mattes, Notice biographique de François Jaubert de Passa. dans le XIe Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales

 

 

Jaubert de Paçà (Jean-Pierre Bonnel)

 

En parcourant son livre "Recherches historiques sur la langue catalane", publié en 1824, réédition en 2000 par les éditions du Trabucaire, à Perpignan), j'ai noté quelques passages décisifs. 

 

A la page 41, le latin, la langue gothique et le celtibère (qui emprunte aux Phéniciens, Grecs et carthaginois) sont parlés jusqu'au 5ème siècle en Espagne. 

 

page 96, sur Ausias March et Dona Teresa Bou.

 

page 42, une quatrième langue, le romang (ou romance) est un dialectede la langue de Rome qui devient commun aux peuples de Provence et d'Occitanie. Cette langue est tolérée par les Maures, mais elle s'altère car elle emprunte à l'arabe. Elle est ausi appelée "langue limousine".

 

page 48 : les Cates et les Alains se réunissent et s'emparent de Tarragone qui porte le nom de ses vainqueurs et s'appelle "Catalaunia"; on substitue le nom de Goths (Gotos) à celui de Cates (Godolanos) : Godalaunia devient Gotolaunia.

 

p.47 : Les Sarrazins sont explusés: la langue romane perd son nom dans la Gothie. On trouve le mot "Catalonia" dans une charte de Charlemagne, en 792. 

Après avoir dit "langue Romance-Castellana", on ne retient plus que "Romance-Catalona".

 

p.47: les Comtes de Barcelone prenaient aussi le titre de "Ducs de Gothie"

 

p.51 : les Comtes de Barcelone sont aussi Comtes de Provence au 12 ème siècle.

 

p.52 : Bérenger IV, en épousant Dona Petronilla, hérite de la couronne de Dom Ramiro, roi d'Aragon : la langue catalane le suit à Zaragosse et devient une langue de cour.

 

 

 

 


  • Dans la rue de la Fontaine Na Pincarda, près de la place du Figuier, elle a donné son nom à la rue.
    Cette fontaine qui date du XVe, est différente des autres par l'appareil de pierres apparentes.
    Elle doit son nom aux propriétaires de la maison sur laquelle est s'appuie : les Pincard.
    Une citerne, cachée derrière le mur, est alimentée, encore de nos jours, par un aqueduc.
    Au-dessus du bassin, on peut voir, gravée dans du marbre, une croix de Malte, croix des Hospitaliers.

  •  François Jaubert de Passa (1785-1856)

Fils de Pierre Jaubert de Passa et de Catherine Vilar, il naquit à Passa le 24 avril 1785. Son père et sa mère avaient fait de beaux rêves sur son berceau ; mais la Révolution française, en changeant leur position sociale, traversa leurs projets. Cependant, ils ne surent rien négliger pour lui faciliter un avenir honorable. Ils confièrent son éducation élémentaire à l'abbé Jaubertt. Plus tard, leur fils entra au Collège militaire de Tournon et perfectionna ses études au Prytanée, d'où il sortit pour être incorporé comme sous-lieutenant dans le 12e régiment de Dragons ; mais son père, facilement alarmé des périls qui accompagnaient la gloire militaire à cette époque, le rappela auprès de lui. François Jaubert obéit, mais non sans regret, à cette injonction paternelle. Cependant, il obtint de rester encore à Paris pour y compléter son instruction ou l'approprier à une autre carrière. Sa vie d'étudiant devint alors très laborieuse : elle se partageait entre les cours de l'Académie de Législation, de l'Ecole de Médecine, et les leçons de l'Académie des Beaux-arts dirigée par David. Sa forte volonté, sa vive imagination, favorisées par une conception prompte. un jugement sûr et une mémoire des plus heureuses, lui facilitèrent le succès de ses études nouvelles et multipliées. Il ne tarda pas à être inscrit sur le tableau des avocats, et l'Académie de Dessin lui décerna la médaille d'artiste.

 

jaubert.jpg

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 15:22

stanl.JPG  stanley-et-m.andree.JPG  stanley--robert-et-lamontagne.JPG    Visages de Stanley Péan

 

Romancier colossal, novelliste barbu,

seul aux polos multicolores

 

ou en débat disert avec Marie-Andrée Lamontagne

ou avec l'éditeur Robert Triquère, directeur du festival du livre de Collioure

"Un livre à la mer"

 

Stanley un homme à la mare nostrum 

ayant traversé Océan et continent 

Montréal Orly jusqu'à Perpignan le grand Sud, aéroport de brousse

 

pour nous dire sa bonne humeur son bon humour

ses histoires de nuit de jazz et de métamorphoses "Bizango", "Zombi Blues"... et trente autres livres de musique et de suspens

 

Stanley aime la paëlla dont j'ai partagé les mollusques safranés

la bière Pelforth, le rouge "Cuvée Matisse" et le Big Marnier

 

Un bon vivant qui à Figueres voulait voir le vivant Dali

en son Théâtre-Musée

mais la foule estivale ... on a pris rendez-vous pour revenir au pays des figues surréalistes et des artistes catalans

 

Stanley aime le jazz

comme moi ces musiques bleues ces nuits noires

ces petites musiques de nuit qu'il cite dans sa dédicace

lui qui préfère Mingus à Mozart

 

Tempus fugit

 

mais le temps de la fête à Collioure reviendra

éternellement

à bientôt Stanley qui a tant à raconter

à ces petits romanciers français qui se regardent le nombril

à l'autofiction il substitue la science-fiction

 

Il a, lui, de quoi dire

les racines, l'esclavage, les ravages en Haïti, l'incessant scandale de lle et l'indépendance du Qbec...

 

ce frère de Catalogne...

 

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 19:05

 

stanley-pean-et-moi.JPG Sur la rambla de Figueres... stanley.JPG Stanley Péan  avec Marie-Andrée Lamontagne (aux Templiers de Collioure - décor de Claude Viallat)-

 

 

 

Un débat sur Camus et l'Algérie : Benjamin Stora a déplacé les foules : 300 personnes au centre culturel de Collioure, des dizaines à l'entrée ou ayant dû renoncer ! Le festival 2013 a tenu ses promesses : des auteurs algériens, catalans et québécois passionnants au fil des rencontres et des conférences sur le port ou au pied du Château Royal. Un "livre à la mer" qui restera dans les annales...

On se souviendra de Leïla, Djémila, Marie-Andrée... et de Stanley Péan, avec qui j'ai passé la journée à Figueres, au pays de Dali... Auteur prolifique : nouvelles, chroniques de jazz, romans, animateur de radio au Québec, ce personnage jeune et sympathique, d'origine haïtienne est une figure marquante du Québec ! A lire, même en poche (J'ai Lu)...

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 09:53

lamontagne.jpeg Marie-Andrée Lamontagne.

 

J'ai été très heureux d'accueillir M.Andrée Lamontagne et de passer une soirée en sa compagnie dans la baie de Collioure. Arrivée directement de Montréal via Paris, cette écrivaine simple et sympathique participera au débat de samedi 24, au centre culturel, avec Stanley Péan et Hélène Legrais (à 20 heures, entrée libre)

 

 * Poète, traductrice et écrivain québécoise, Marie-Andrée Lamontagne a publié des poèmes et des nouvelles dans diverses revues au Québec et en France (Liberté, la NRF, l'Art du bref, Po&sie, Taille réelle, Cargo, etc.), ainsi qu'un recueil de poèmes, Prière aux éditions du Silence en 1996) et un premier roman, Vert, chez Leméac en 1998). Elle a préparé une série de seize carnets littéraires pour la chaîne culturelle FM de Radio-Canada, où ils furent diffusés au cours de l'été 1998. De 1993 à 1999, elle a dirigé à Montréal la revue Liberté, et de 1993 à 1996 la collection de poche Bibliothèque québécoise, tout en collaborant régulièrement à l'émission Littératures actuelles, sur la chaîne culturelle FM de Radio-Canada. De 1996 à 1999, elle a été directrice éditoriale de Leméac Éditeur. 

Elle prépare la biographie de la romancière et poète québecoise Anne Hébert.

Ses livres sont publiés aux éditions Leméac; en France chez Actes-Sud ("Uns") et Autrement "Montréal, la créative" (2012)

 

images-copie-17.jpeg Stanley Péan. l'écrivain québecois d'origine haïtienne sera à Collioure cet après-midi. Le président des écrivains québecois, pourtant bien jeune, a déjà une longue carrière derrière lui :

  • De par sa mère descendant du poète Oswald Durand, Stanley Péan est né à Port-au-Prince le 31 mars 1966 et a grandi à Jonquière, dans la région du Saguenay Lac Saint-Jean, où ses parents se sont installés la même année. Membre fondateur de la troupe d'humoristes Le Groupe sanguin, dirigée par son professeur de théâtre Dominique Lévesque, Stanley Péan fait paraître dès le milieu des années 1980 ses premières œuvres de fiction dans des revues et fanzines. Comme nouvelliste, il collabore à la plupart des périodiques québécois qui publient des nouvelles: XYZ, Stop, Moebius, Solaris, Hop!, etc.

En 1986, en tant que membre du Cercle d'écriture de l'Université Laval (CEULa), il participe à la fondation de la revue de création L'écrit primal dont il sera pendant deux ans le rédacteur en chef. L'année suivante, il se joint à ses confrères Jean Désy et Nando Michaud pour fonder les éditions du Palindrome, qui publie en décembre 1987 un premier recueil de nouvelles collectif: Meilleur avant: 31/12/99. En 1988, il publie son premier recueil de nouvelles, La plage des songes et autres récits d'exil (Éditions du CIDIHCA), bientôt suivi d'un deuxième, Sombres allées et autres endroits peu hospitaliers (Éditions du CIDIHCA, 1990) puis d'un premier roman, Le Tumulte de mon sang (Québec Amérique, 1991), favorablement accueilli par la critique et couronné par le Prix de la BCP du Saguenay Lac Saint-Jean en 1992.

Suivront une demi-douzaine d'œuvres destinées au lectorat adolescent publiées aux éditions de la Courte échelle, dont L'appel des loups (1997) qui remporte le Prix de la CRSBP du Saguenay Lac Saint-Jean en 1998 et Le temps s'enfuit (1999) qui mérite le Prix Mr Christie du meilleur roman pour adolescents en 2000. Depuis, il a publié de nombreux autres ouvrages, dont le thriller Zombi Blues (La courte échelle, 1996; J'ai Lu, 1999; en italien chez Marco Tropea Editore, 2010) et la trilogie de recueils de nouvelles constituée de La nuit démasque, du Cabinet du Docteur K (Planète rebelle, 2000, 2001) et d'Autochtones de la nuit (La courte échelle, 2007). Son plus récent roman paraît en mars 2011 aux éditions Les Allusifs, dans la collection 3/4 Polar: Bizango.

À titre de commentateur littéraire, Stanley Péan collabore à de nombreux magazines et journaux; de 1997 à 1998, il tient une chronique dans l'hebdomadaire culturel Ici Montréal; de 1999 à 2002, on peut le lire tous les dimanches dans le cahier Lectures du quotidien La Presse. Il quitte son poste de chroniqueur en juin 2002, à cause du refus de ses supérieurs de publier son compte-rendu sévère sur le roman Ouf! de Denise Bombardier. Parallèlement à ces activités, il est membre des comités de rédaction du journal Le Libraire, bimestriel publié par un réseau de librairies indépendantes du Québec, et (jusqu'en 2008) de la revue Alibis, trimestriel consacré à la littérature policière.

Homme de radio, il a notamment animé pendant trois ans le magazine littéraire Bouquinville à l'antenne de la défunte Chaîne culturelle de Radio-Canada (de 2001 à 2004). Après la disparition de la Chaîne culturelle à l'automne 2004, il anime et réalise des émissions sur le jazz à l'antenne d'Espace Musique, la chaîne musicale de Radio-Canada, jusqu'à la fin d'août 2006, date d'échéance de son contrat à la radio d'État. De retour à temps plein à l'antenne d'Espace Musique en janvier 2008, Stanley Péan a présenté un programme musical éclectique tous les matins de semaine, à compter de 9h00 HE, jusqu'à la fin du mois de novembre. Après avoir été affecté à la mise sur pied de la webradio Espace Jazz (du début de décembre 2008 à la fin de juin 2009), il est désormais l'animateur de l'émission de jazz quotidienne d'Espace Musique, du lundi au vendredi de 17h30 à 20h00, en remplacement d'André Vigeant parti à la retraite en juin 2009. Par ailleurs, depuis septembre 2009, il s'est joint à titre de chroniqueur en littérature étrangère à l'équipe du magazine littéraire dominical Vous m'en lirez tant animé par Lorraine Pintal sur les ondes la Première Chaîne radio de Radio-Canada.

Mélomane, Stanley Péan a signé au fil des quinze dernières années quelques textes chansons mis en musique par divers compositeurs amis à lui:

  • Avec Vincent Potel, il a écrit en 1995 « Sucre amer », chanson destinée à sensibiliser les vacanciers québécois au sort réservés aux travailleurs haïtiens de l'industrie sucrière en République dominicaine, interprétée en français par Luc de Larochellière, en créole par Émeline Michel, en anglais par Karen Young et en espagnol par Irka Mateo.
  • Avec José Paradis, il a créé en 2002 « Cœur en haute mer », enregistré par Paradis sur l'album collectif Le Chœur des choristes de Montréal.
  • Avec Anthony Rozankovic, outre quelques chansons destinées à des trames sonores pour la télévision ou le cinéma et le conte musical L'Aventurier de l'air perdu créé par l'Orchestre symphonique de Laval sous la direction de Jean-François Rivest en 2003, Péan a cosigné les chansons «When Love Is a Lie» (enregistrée par Florence K pour la trame sonore du film Live Once, Die Twice (Disparu) de Stefan Pleszczynski et sur l'album Bossa Blue, 2006); «Je nous imagine», «Une âme à la mer», «Nouvel ordre sentimental» et «Tous ces adieux» (enregistrées sur l'album Tony Ambulance Band de la formation homonyme, 2007); «Le temps n'arrange rien» (enregistré par Sonia Johnson sur son album Le Carré de nos amours, 2010); enfin, «Dolorès», chanson-thème de son roman Bizango interprétée par Philippe Laloux avec Benoît Charest à la guitare, offerte en téléchargement libre sur le site des Allusifs et sur son blogue personnel pour souligner en musique la sortie du roman.
  • Avec Stephen Johnston, il a signé en 2009 «After All the Battles», en hommage à son ami l'écrivain et journaliste Paul Marchand, qui s'est suicidé le 20 juin de cette année-là.
  • Avec Luc Beaugrand, il a créé deux autres chansons -- «J'te dis pas tout» et «Embrase-moi» -- pour l'album Le Carré de nos amours (2010) de Sonia Johnson.

Porte-parole du Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) à partir de l'hiver 2004, il est élu à la présidence de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) en décembre de la même année. À ce titre, il a pris position contre Stephen Harper1. En 2006 puis en 2008, il est réélu par acclamation pour deux autres mandats; la limite admise selon les statuts et règlements de l'UNEQ étant de trois mandats consécutifs, il quittera la présidence de l'Union en décembre 2010. Depuis juin 2007, Stanley Péan collabore à la section musicale de l'hebdomadaire culturel Voir

Prix littéraires :

Bibliographie

  • La plage des songes et autres récits d'exil : huit nouvelles fantastiques, Éditions du CIDIHCA, Montréal, 1988, 169 p. (ISBN 2920862227)
  • La chute de la maison duché - Un cérémonial de l'imaginaire, Thèse (M.A.), Université Laval, Québec, 1990. (ISBN 0315621230)
  • Le tumulte de mon sang : roman, Québec/Amérique, Montréal, 1991. 175 p. (ISBN 2890375498)
  • Sombres allées et autres endroits peu hospitaliers : treize excursions en territoire de l'insolite, Voix du Sud/CIDIHCA, Montréal, 1992. 214 p. (ISBN 2920862677)
  • L'emprise de la nuit, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1993. 155 p. (ISBN 2890212033)
  • La mémoire ensanglantée, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1994. 157 p. (ISBN 2890212173)
  • Zombi blues, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1996. 285 p. (ISBN 2890212580)
  • Treize pas vers l'inconnu : nouvelles fantastiques, Éditions P. Tisseyre, Saint-Laurent, 1996. 183 p. (ISBN 2890516180)
  • L'appel des loups, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1997. 157 p. (ISBN 2890212904)
  • Quand la bête est humaine, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1997. 151 p. (ISBN 2890213110)
  • Un petit garçon qui avait peur de tout et de rien, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1998. 24 p. (ISBN 289021320X)
  • Le temps s'enfuit, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1999. 155 p. (ISBN 2890213501)
  • Noirs désirs : nouvelles, Leméac, Montréal, 1999. 101 p. (ISBN 2760932214)
  • Toute la ville en jazz, Éditions Trait d'union, Montréal, 1999. 245 p. (ISBN 2922572056)
  • Planète culture : les bonnes adresses culturelles dans Internet, Éditions rebelle, Montréal, 2000. 205 p. (ISBN 2922528111)
  • La nuit démasque, Planète rebelle, Montréal, 2000. 138 p. (ISBN 2922528200)
  • Le cabinet du Docteur K ; et autres histoires d'amours contrariées, Planète rebelle, Montréal, 2001. 172 p. (ISBN 2922528278)
  • Cette étrangeté coutumière, J'ai vu, Québec, 2001. 48 p. (ISBN 292276303X)
  • Taximan : propos et anecdotes recueillis depuis la banquette arrière, Éditions Mémoire d'encrier, Montréal, 2004. 94 p. (ISBN 2923153189)
  • Péan, Stanley, Agnant, Marie-Célie, Saint-Éloi, Rodney, Nul n'est une île : solidarité Haïti, Mémoire d'encrier, Montréal, 2004. 181 p. (ISBN 2923153316)
  • Jazzman : chroniques autour d'une passion, Mémoire d'encrier, Montréal, 2006. (ISBN 292315343X)
  • Autochtones de la nuit, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 2007. (ISBN 978-2-89021-892-5)
  • Bizango, Éditions Les Allusifs, coll. 3/4 Polar, Montréal, 2011. (ISBN 978-2-923682-20-4)
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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 15:44

images-copie-13.jpeg Carla-Bayle, cité des arts et de la tolérance.

 

 

Il faut relire en ces temps de fanatisme et d'intolérance les "Lettres sur la comète" de Pierre Bayle (1682) : le philosophe pessimiste, sceptique s'insurgeait d'éjà contre la pensée unique de l'époque...

 

Je reviendrai à Carla-Bayle en automne, quand esthètes et touristes seront oubliés... Resteront les remparts, les fraîches ruelles, les ocre façades, l'esprit dix-huitiémiste...

 

Je reviens en Ariège une fois l'an. Mère courage, terre des orages ! Après la catalane canicule, deux jours de pluie sur les Pyrénées occitanes : adieu le désir de montagne, la possibilité d'une balade, d'une rando vers Valier et les trois mille... Je me contenterai de foie gras, de confit, de bamalou...

 

La voiture fidèle me conduit à Foix, où je rends visite aux trois bouquinistes : Gégé l'ancien, Marc le nouveau de Durban et la petite qui vient d'épouser un Ariégeois, on n'a pas idée... Dommage, je n'ai trouvé ni J.P. Domecq, ni livre sur communautés libertaires, ni Pierre Bayle !

 

Je ne reste jamais longtemps dans l'Ariège; j'y vais pour un événement familial, puis la Catalogne me rappelle...

Au village -Vernajoul, Baulou ou Ferrières, Cavalier, Mayol), on ne parle que de mort, que des gens morts, décédés récemment, à l'occasion d'un repas : "La mort l'a pris !"

 

Les copains s'en vont, les voisins disparaissent, les visages s'estompent, les cimetières s'engraissent, les listes macabres déroulent les noms des morts à la guerre, poésie des monuments aux morts : il y a deux Jean Rouaix qui sont morts à la guerre 14/18, homonymes de mon grand-père paternel... 

 

Je m'en vais, avec la pluie jusqu'à Puivert...Ensuite, les Fenouillèdes, la tramontane, le soleil, des ruines de château dans un nid des Corbières, au loin, là, à droite... J'y suis !

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 23:17

salon-prats.jpg à Prats de Mollo la Preste, le Samedi, 03 Août 2013

"Au train où vont les livres"

6ème édition à Prats de Mollo la Preste du Salon du Livre où se croisent auteurs et éditeurs de la région, relieur, bouquinistes

 

Le thème choisi de cette année "Au train où vont les livres" célèbre le centenaire du dernier tramway arrivé à Prats de Mollo.

 

Rendez-vous le 3 août 2013 avec au programme: toute la journée: Stands dauteurs, éditeurs en région, séances de dédicaces, conférence Animations gratuites, démonstrations, expositions, Jeux pour petits et grands. Journée portes ouvertes de la Médiathèque Intercommunale du Haut-Vallespir, musique déambulatoire

 

- 10h30 Les Bois et Vent chantants, André Stuber et son orgue de barbarie "Lâme des poètes"

 

- 11h30 Lancement du 2ème livre de nouvelles de Point de Suspension

 

- 12h30 Apéritif des auteurs et éditeurs animé par le groupe vocal Ténérife sous des airs de guinguette

 

- 15h00 Les Bois et Vent chantants dAndré Stuber et son orgue de barbarie "Lâme des poètes"

 

- 15h30 Table ronde animée par Georges Gianadda: Un Tramway nommé Mata-burros et tous les autres avec Yves Guimezanes Co-auteur du livre "Le Mata Burros, les chemins de fer des Pyrénées Orientales et Président du TPCF "Train Rouge" (Train du Pays Cathares et du Fenouillèdes), Jean-Claude Salomé Retraité SNCF, G. Raynal Ecrivain

 

- 16h00 Diffusion du film de larrivée du dernier tramway à Prats en 1937

 

- 16h00 Lecture conte, jeux pour enfants Médiathèque Intercommunale du Haut-Vallespir

 

- 17h00 Remise des lots gagnants des jeux

 

- 17h00 Les Bois et Vent chantants dAndré Stuber et son orgue de barbarie "Lâme des poètes"

 

Les éditeurs

TDO Editions, Mare Nostrum, Editions Talaia, Balzac Editeur, Editions Zinédi, Editions du Mont, Editions de la Merci, Editions Trabucaïre, Editions Cap Béar, Editions LTSJ

 

Les auteurs : Les auteurs de Point de Suspension, Gérard Raynal, Hélène Legrais, Jean-Claude Pruja, Michel Arnaudiès, Gianadda Georges et Anita, Nicole Yrle, Yvette Oms, Jordi Colomer, Jean-Pierre Bonnel, Aïssa Ouachek, Marie Prouvot, Yvette Tinoco, Stéphanie Jaeger, Dany boissé, Françoise Delmon, Robert Bosch, Jordi Colomer, Yves Guimezanes, Aleix Renyé, Nicolle Hirigoyen, Philippe Georget, Michel Cristofol, Michèle Vert-Nibet, Michel Arnaudiès, Michel Llory, Sylvia De Jésus, Sylvie Mistral, Robert Azaïs, J. Damet, Aurélien Coll., Nelly Gurb, Yza dambressac, Georges Ferré, Paul Arquier Parayre, Claude Canal, Michel Barbe, Yahn Le Fur.

 

et aussi

Le relieur du moulin, le tourneur sur bois, les bouquinistes Patrick Lluis, Barn, le groupe Ténérife, André Stuber et son orgue de barbarie

 

Pour tout renseignement  

Office du Tourisme de Prats de Mollo la Preste au (+33) 4 68 39 70 83

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:44

JPBonnel--peintres-en-Catalogne.jpg  Vendredi 2 août, je serai au "tabac-presse-loto" du carrefour en plein centre d'Elne, de 9 h à midi, pour présenter mes livres ! En plus, c'est le jour du ùarché...

 

J'aurai dans mes bagages "Peintre en Catalogne" (couverture ci-dessus), Moi, Matisse à Collioure, 30 balades culturelles en Catalogne, Machado, de Séville à Collioure...

 

* Le lendemain, samedi, je serai au salon du livre de Prats de Mollo : j'aurai les livres cités et d'autres : alter Benjamin, L'Infini de l'enfance, Catalognarts...

 

Au plaisir de vous rencontrer !!!

 

 

JPB-a-la-maison-rose-de-Maillol.jpg  Jean-Pierre Bonnel sur la terrasse de la maison rose de Maillol à Banyuls.

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 14:13

 

 images-copie-11.jpeg Guy Jacquet.

 

 

     En 1927, Walter Benjamin était venu à Marseille et avait tiré de ce voyage un recueil de courts textes publié dans une revue suisse à la suite d’un recueil semblable sur Weimar. À la ville de Goethe, celle du classicisme allemand, témoin d’une époque où, selon Benjamin, « le riche lui-même devait encore sentir la dureté de la vie sur son propre corps », avant de céder bientôt au confort de l’ère industrielle, succédait la ville du Sud, moderne, cosmopolite et prolétaire, terrain d’expériences surréalistes et réservoir des forces politiques du présent. 

 

Ces textes en tête, j'ai l'intention de suivre le parcours de Walter Benjamin dans Marseille. Ils dessinaient une géographie approximative : le quartier du Panier, la cathédrale de la Major, les quartiers de la Joliette et d’Arenc, la ligne tracée par la rue de Lyon en direction du nord, des environs de la station Bougainville, terminus du métro, jusqu’aux hauteurs de la Viste d’où l’on domine la ville...

 

"...Le 17 août je dois me réfugier plus loin dans le Midi

à Marseille la ville des fuites des rencontres

des portes et des fenêtres

 

des bateaux des cales, des hublots

des visages cosmopolites

avec des envies de mer et d'Orient

ai-je ce désir d'Amérique

la fuite vers le Nouveau Monde est-il lâcheté ?

Mais inutile d'y penser les green cards pour cinq bonnes années

sont épuisées !

 

Je me grime en marin

à tout prix je dois débarquer..."

 

(extrait de "Le chemin ultime de Walter Benjamin" - J.P.Bonnel - Cap Béar éditeur)

 

 

 

         * Tout sur le théâtre de la RENCONTRE :

 

*Vendredi 19 - SAMEDI 20 juillet à 21hDIMANCHE 21 à 17h30  

 

Le Kabaret de Rencontre joue "Il est 10 heures du soir ..."

 

 

Théâtre-chansons 

 

 

« Une nuit, alors qu’il commençait 

à s’endormir, la tête sur son sac à dos et les pieds dans la fraîcheur d’un banc de bois, quelques sirènes (de bateaux en partance et de police en errances…), il franchira une porte entr’ouverte qui le mènera dans les méandres d’une mémoire tout à la fois drolatique et émouvante, féroce et comique tour à tour….

 

 Guy Jacquet nous ressert  la puissance de son interprétation, s’appropriant des textes et des musiques que nous pensions connaître... »    

(Jean Christian Bierly – 

Vent des tourbes –Charente)

 

 Le Kabaret de Rencontre joue

Il est 10 heures du soir Théâtre-chansons 

conçu et interprété par Guy Jacquet


Textes et musiques :

Anne Sylvestre,  Léo Ferré, Villon, Prévert, B.Vian,  Gaby Verlor, Aragon, Mouloudji, Rutebeuf, Brecht,  J.Genet, Kutt Weill  Guy Jacquet, 

Arrangements musicaux :  Henri Xéridat- P.Lepennec- André Stuber- Raf.Marcos Séba et Serge Llado 

 

Scénographie: Cécile Moins  -  Lumière: Xico Xica - Encuentra Light

Photos de scène : Robert Barrero

 

 

Co-Production: Théâtre de la Rencontre/ Vendanges d’Octobre(Alénya) Veillées d'Arpaon / Quemada/ Le Cachou d'Ain/ Paroles en Ossau/

La Salle Bleue (Toulouse)- Le Troc à chants (Gap) 

 

Il est 10 heures du soir ...

 

Où entre- t-IL? Dans une arrière salle (d'attente? de bistrot?), une réserve, des coulisses, une chambre aux chimères? Peut-être nulle part... entre incunables et poussière de temps retrouvée. 

Autour d'un vieux poste de TSF, des livres empilés, des  objets répandus, souvenirs assemblés en cascade sur les chaises et les costumes et le lit. 

Fuyant une sirène inquiétante, c'est dans ce capharnaüm sublime 

qu' IL va se réfugier. 

Mais là, quelque chose va se mettre en route, malgré lui, qu'il ne pourra arrêter. 

 

Jamais!

Peu à peu IL investira cette boîte de Pandore, boira deux ou trois coups, dira quatre sottises, rira d'une image ancienne pour mieux chanter et puiser dans l'assemblage de sa mémoire, l'eau de la tendresse, ses colères et ses pirouettes moqueuses. 

Ce type aime les romances, les coups de gueule et coups de rouge, comme autant de filets de secours lancés vers un monde pas tout à fait perdu. 

*****/*****

‘’...alors nous embarquons sur des textes navigants, des musiques en chamades et en aussi charades, autant d' ambiances et de personnages en dérives que Guy Jacquet affectionne (ne joua-t-il pas Ulysse voilà quelques années ?) . Dehors, dans le brouillard du quai, où les sirènes de cargos répercutent l’écho de départs sans bagages, un accordéon de barbarie file toujours l'âme des poètes. ‘(M.Cleiris– La Montagne)

 

"C'est un acteur hanté par les gens qu'il aime profondément, sans esbroufe mais avec intensité, drôlerie ou cruauté. Son impact théâtral est cultivé par toutes ces années à arpenter les scènes de France, de Navarre et d'ailleurs. Il vaut mieux aller l'écouter avant qu'il ne disparaisse vers des destinations mystérieuses, remettant son feutre et nous laissant un goût d'anis sur les lèvres. Certes il revient toujours, mais ce qui est pris, n'est plus à prendre. " (Michel Bouteyre- La Charente Libre). 

La nuit où la lune s’est perdue… .(extraits –Guy Jacquet)

Il est 10 heures du soir

Et pourtant tout commence et s’achève et s’étale

Et moi je n’y peux rien, 

Même ayant tout compris, tout vécu, 

je n’y peux rien du tout. 

J’ai déchiffré de loin !

Il est 10 heures du soir 

Au saxophone pluvieux de Charlie ‘’Bird’’ Parker…

Le pavillon bourré de pierres et de coton désesclavé

Night and day…  Day and night…  

Il est 10 heures du soir et ça ne change rien. 

Dix heures, par ici, c’est qu’elle heure à Rio, 

à Rome, à Syracuse, à Vienne, à Berlin Est, 

Prague ou Valparaiso …

Il est onze heures du soir. Il fait bon. Tout va bien. -

la nuit mène sa route.....

…...

 

Et le vieux trapéziste Ephraïm , 

que l’on a tous connu, qu’on aime bien, 

Et  qu’on a tous aidé de bon cœur à se saoûler la gueule

Savez vous ce qu’il fait ce soir ?

Il se promène au long des murs du cimetière Saint Martin …

Il sifflote Le Temps des Cerises entre deux coups de pinard, en sourdine, pour lui seul.

Ephraïm est si vieux qu’il se cherche peut-être parmi tous ces gens là. Il en connaît beaucoup. Il n’aurait aucun mal à se faire inviter 

Mais il du respect pour les morts. Il hésite. …...

 

Dix  heures en pleines Albères

A votre avis qu’elle heure peut-il bien être dans l’île de Pâques ?

Fait-il soleil ou nuit ?  Croyez vous qu’il fait beau ?

…. 

Il est onze du soir.... ? La nuit trotte et s'échappe ...

Rue Coupe Vent des Minimes- 

Et l’archiprêtre a soif !

Il va faire une entorse à ses habitudes anciennes et féodales ! 

"Pourquoi l’homme de dieu n’aurait-il pas le droit de s’offrir un whisky ……. 

Deux whiskies, trois...et peut-être bien cinq ! 

Mais dieu toujours premier servi. Amen !

…...

"Il est onze heures du soir, exactement c’est vrai. 

On croise sur les quais des amoureux possibles 

Ils ont les yeux tout clairs et tout définitifs, déjà !

On lève les yeux sans trop savoir pourquoi

Le Castillet est environné d’oiseaux préhistoriques !

Ils exécutent autour du drapeau puéril 

des figures piquées à vous couper le souffle. 

Gargouilles découpées dans les songes et splendides

Il est Onze heures du soir… 

Le ciel se fait du bleu et la nuit se sent belle 

et le silence arrive  et bientôt c’est minuit 

 

Minuit ! Au  carillon Westminster 

de Monsieur Mackie Messer 

Quelque part dans Soho ! 

 

Ce vieux truand malade

 

Cerné de toutes parts par toutes sortes de gens

Qu’il n’aurait même pas vu, jadis,

Qu’il aurait fait descendre entre poire et fromage…

Mr Mackie  a peur ! 

 

Il regarde la pendule et se met à haïr……Il lui crache au cadran 

faute de se plomber d’un pruneau au cerveau

Il n’y a pas si longtemps il aurait arraché les aiguilles une à une

Écrasé  les ressorts… bouffé le balancier où ses 80 ans se dessinent avec une cruauté noire.

 

Mais minuit par ici, c’est quelle heure à Pékin 

et quelle heure à Beyrouth, à Brest à Djakarta, Irkoutsk et Tel-Aviv….?

 

Les acteurs fatigués  écoutent dans la fumée en contre jour de leurs derniers cigares 

Ils sont là, devant le vieux miroir piqué de leur loge  

Et leurs cabotinages s’y dessinent avec une cruauté noire.Ils savent bien qu’il faut y aller !Comme toujours, même à reculons, comme toujours, même les yeux fermé

Il faut toujours que ça finisse entre nez rouge et fond de teint.

Il faut bien que les choses continuent d’être choses

Pour les uns, pour les autres, pour les fils et tout ça.

 

Une heure vient de sonner au clocher de Collioure

Et puis deux heures et trois  …La nuit va son chemin…la vache !

C’est quelle heure à Madrid 

et quelle heure à Lisbonne. 

Et quelle heure à Capri 

et quelle heure à Vérone ?

 

Et Charlie ‘'Bird ‘’Parker 

s’accroche fermement à la bouillotte de son sax.

Night and day - Day and night?

 

Et la clarté se lève

A cinq heures – 

Comme ça – 

Sur nos vies!

 

Fait-il soleil ou nuit ?

 

 

G.Jacquet

 

JUGEONS SUR PIECES  Productions des acteurs et metteurs en scène du Théâtre de la Rencontre 

Le Guichet de Jean Tardieu 1971 (par le Groupe de Recherche et d’Etudes Théâtrales- Préfiguration de La Rencontre)

La Ville création poétique. 1971 : Ponge, Pichette, Fargues, Cendrars, Vian, Duras, Bachelin, Dubac…(GRET)

Christophe Colomb de Michel de Gheld.erode, 1971/72 (GRET)

Jouliet and Woméo parade de rue, d’après Shakespeare, création 1971/72…(GRET)

Mozart assassiné de Guy Jacquet, création - Festival en Fenouillèdes 1972 -Tournée 1973…(GRET)

Le Cycle du crabe de Gabriel Cousin, adaptat Pierre Bouchet  - Stage national Caudiès, 1972

La Moschetta d’après Ruzzante, Stage Nal. Caudiès, Festival de Bern 1973 (GRET)

Classe terminale de René de Obaldia, adaptation Guy Jacquet.  Tournée :1973/74…(GRET)

Le Cavalier bizarre de Ghelderode, adaptation - Pierre Bouchet - Stage national Caudiès, 1974

Le Médecin malgré lui de Molière, Création et tournée 1974/75 /76

Fièvres de Maurice Durozier, Guy Freixe, Guy Jacquet, création Avignon 1975

Cabaret à Emporter de Serge Llado, Guy Jacquet, création et tournée 1974/75/76

1976   DEBUT DE LA COMPAGNIE : THEÂTRE DE LA RENCONTRE

L’ombre d’un franc-tireur de Sean O’Casey.  Tournée :1976 /77

Anafolisme de Marc Delestre - Stage Nal.Caudiès, création 1977

La véritable histoire de François Villonde Roger Payrot, création Festival d’Octon 1977

Chanson d’un Gâs qu’a mal tourné de Gaston Couté par Guy Jacquet, création Avignon 1978/ Tournées Permanente depuis .

La te manquée d’après Jean Tardieu, adaptation Guy Jacquet, création Festival de Carcassonne. Création et tournée1979/80/81

Théâtre au café volant de Robert Barrero et Guy Jacquet, 

création Festival d’Octon 1980. Tournées 81/82/83

La Ballade des Perdus de Roger Payrot, 

création Théâtre Action Perpignan 1981-Tournée 81/82

La Démarieuse adapt. Annie Florenza-Festival Minerve 1982

DArti Show de Roger Payrot, création 1983/84

Ce soir on vous le chantera ! de G.Jacquet et Henri Xeridat.- Festival Minerve. Tournée1983  à  1992

Georges Dandin de Molière, 1984/85.- Tournée. R.F.A :85

OM’argiles travaux d’acteurs - Guy Jacquet -Stage International - Chartreuse Vill.Lez Avignon 1984

Grand’peur et misère du 3e Reich de Brecht,adaptation et mise en scène : Robert Barrero 1985 

Le son de la feuille de Guy Jacquet - Stage Nal-Parc des Cévennes , Festival d’Ispagnac 1987

Ainsi criait le coq, Pablo ! Poèmes de PabloNeruda,. Adapt.de Guy Jacquet- Festival de Sarlat 1988

Et l’Eté reviendrait collectif d’auteurs sur les cahiers de doléances du Roussillon. 1989

La Ricineraie d’après Anton Tchekhov, adaptation Annie Florenza, création Estivales 1990

Monserrat d’Emmanuel Roblès, création Estivales 1990/ Tournée 1990

La Rue mon camarade de Guy Jacquet, création Estivales 1991. Tournée  de 1991 à  1998 

Les Inconnus dans la Raison,performance de théâtre “invisible”,1re création: Château de Nyers 1991

Le Voyage du Médecin de Molière, adaptation G.Jacquet, création Estivales 1991-Tournée RFA 1991

 

Tosca  de Puccini – Dion Musicale :  Daniel Tosi - Mis en scène : Guy Jacquet 1991

 

Pour tout l’Or de Granada création théâtre-musique-danse, sur l’année 1492 en Espagne 

(la reconquista ; la persécution et l’exil de juifs, l’arrivée des gitans … et le 1er voyage de C.Colomb)

avec Angélique Ionatos, Amina Allaoui, La Joselito, Pedro Soler, Henri Agnel – M.e.Scène:  G.Jacquet

Jugeons sur pièces suite

Par la barbe d’Ulysse de Pierre Bouchet, création Estivales 1992

La plus vieille histoire du monde de Pierre Bouchet d’après Homère, création Estivales 1992

La Nuit du Cavalier d’après M. de Ghelderode, adaptation Guy Jacquet, création Estivales 1993

Demain une fenêtre sur rue de Jean-Claude Grumberg, création Estivales 1994

Le Sourire au pied de l’échelle d’après Henri Miller, adapt. Guy Jacquet, création Estivales 1995

Edmond de David Mammet, adaptation Christian Hernandez, création Estivales 1995

Chez Pierrot de Jean-Claude Grumberg, adaptation et mise en scène Robert Barrero 1996

Ce que voit Fox de James Saunders, mise en scène Christian Hernandez 1997

Les Iks d’après Colin Turnbull, adaptation Jean-Claude Carrière, création Quémada 1999

Milagro 2000 d’après Josué de Castro, adaptation Pierre Bouchet /Guy Jacquet, création Estivales 1999. Coprod. Franco Brésilienne Théâtre de la Rencontre - Ecole Nale.de Salvador de Bahia.

Le Cabaret de 4 Sous d’après Brecht et K.Weill. Montage de Roger Payrot et G.Jacquet. Dion. Musicale :A.Peus - Conservatoire .Nal de Région.

Homère, alors! création musicale d’après l’Odyssée, adap. P.Bouchet / Guy Jacquet, 2000

Et remettez-nous ça ! Théâtre-Chanson 2001

Le peuple des montagnes d’après Les Iks- 

2e mise en scène, création Estivales 2002

Viande crue à Whitechapel de Pierre Bouchet  sur Louise Michel - 2004

Longue pente vers Recife de Josué de Castro, 

Adapt. Guy Jacquet - création mai 2004

Enquête de Guinguette de J, Tardieu, création Festival ‘’Nits d’Eus’’ 2005

Festival  ’’Arcanes d’Ulysse’’ – Archipel des Théâtres 2007 .

Au loin une Galère de Pierre Bouchet - 2ième version d’Ulysse. 

Duos avec  Angélique Ionatos et Mike 

LAlphabet de la Mer dAngélique Ionatos / Lumières  G.Jacquet – 

Elle lui dirait dans l’Île de Françoise .Xénakis - Lecture par les acteurs de La Rencontre .

Dix Harmonies Création Musico-poétique de Michel Deneuve (orgue de cristal) et Guy Jacquet – St.Jordi 2008

Une’’ Auberge Rouge de Pierre Bouchet -Adap.G.Jacquet - Création Estivales -  2009/ 2010

Contes du Futur création Fwd:acousmatique d’André Dion- 

Textes :Guy Jacquet– Festivals: Monseret - Alénya 2010- Toulouse 2011

LAmi des gres de Georges Tabory – création 2011-2012

A Seca – Oratorio pour 12 acteurs sur les marais de la faim au Brésil- Journée du Patrimoine-Camps de Rivesaltes -  Automne 2012

L''Indien et la Baleine – Création janvier 2013

 

Prochaines créations 

Ohé, San Francisco ! d’après William Saroyan- Adaptation Guy Jacquet –-2013

Je   vous aime pour la vie !  lecture dramaturgique sur les lettres de poilus et de leurs familles de 1914 / 1918

 

A ce jour, plus de 60 spectacles ou performances, dont 32 créations originales…Un répertoire, quoi !

 

 

le Théâtre de la Rencontre est soutenu par 

La Ville de Perpignan/ 

Le Conseil Général des Pyrénées Orientales /

La Région Languedoc Roussillon / 

La DRAC. L.R /

 

 theatredelarencontre.contact@gmail.com

Tel : 04 68 55 54 07

Théâtre de la Rencontre

31 rue des Romarins

66000  PERPIGNAN

 

.(extraits –...)

Il est 10 heures du soir

Et pourtant tout commence et s’achève et s’étale

Et moi je n’y peux rien,

Même ayant tout compris, tout vécu,

je n’y peux rien du tout.

J’ai déchiffré de loin !

Il est 10 heures du soir

Au saxophone pluvieux de Charlie ‘’Bird’’ Parker…

Le pavillon bourré de pierres et de coton désesclavé

Night and day… Day and night…

Il est 10 heures du soir et ça ne change rien.

Dix heures, par ici, c’est qu’elle heure à Rio,

à Rome, à Syracuse, à Vienne, à Berlin Est,

Prague ou Valparaiso …

Il est onze heures du soir. Il fait bon. Tout va bien. -

la nuit mène sa route.....

...

Et le vieux trapéziste Ephraïm ,

que l’on a tous connu, qu’on aime bien,

Et qu’on a tous aidé de bon cœur à se saoûler la gueule

Savez vous ce qu’il fait ce soir ?

Il se promène au long des murs du cimetière Saint Martin …

Il sifflote Le Temps des Cerises entre deux coups de pinard, en sourdine, pour lui seul.

Ephraïm est si vieux qu’il se cherche peut-être parmi tous ces gens là. Il en connaît beaucoup. Il n’aurait aucun mal à se faire inviter

Mais il du respect pour les morts. Il hésite. …...

Dix heures en pleines Albères

A votre avis qu’elle heure peut-il bien être dans l’île de Pâques ?

Fait-il soleil ou nuit ? Croyez vous qu’il fait beau ?

.

J’ai vécu sous bien des toits, de hangars, de granges, de vieilles cabanes de bois tenant à peine debout.

J’ai dormi sous les ponts, dans des abris de planches et même dans la rue

Je suis un drôle d’oiseau aux ailes de papier délavées par la pluie, un oiseau-mouche dans une volée d’outardes, une mouche à feu au milieu des néons.

De quelque côté qu’on vienne, les montagnes ne présentent que leur dos.

J’ai quitté la grand-route pour retrouver l’enfance, le vieux vélo du temps, la clef des champs tapie sous un tapis de ronces.

 

Ma marche quotidienne bifurque au cimetière. Je m’y arrête pour écrire.

Je me cherche au-delà de mon corps dans le cosmos des autres.

 

Il est onze du soir.... ? La nuit trotte et s'échappe ...

Rue Coupe Vent des Minimes-

Et l’archiprêtre a soif !

Il va faire une entorse à ses habitudes anciennes et féodales !

"Pourquoi l’homme de dieu n’aurait-il pas le droit de s’offrir un whisky …….

Deux whiskies, trois...et peut-être bien cinq !

Mais dieu toujours premier servi. Amen !

...

"Il est onze heures du soir, exactement c’est vrai.

On croise sur les quais des amoureux possibles

Ils ont les yeux tout clairs et tout définitifs, déjà !

On lève les yeux sans trop savoir pourquoi

Le Castillet est environné d’oiseaux préhistoriques !

Ils exécutent autour du drapeau puéril

des figures piquées à vous couper le souffle.

Gargouilles découpées dans les songes et splendides.

Il est Onze heures du soir…

Le ciel se fait du bleu et la nuit se sent belle

et le silence arrive et bientôt c’est minuit

Minuit !

Au carillon Westminster de Monsieur Mackie Messer...Quelque part dans Soho !

 

Mais minuit par ici, c’est qu’elle heure à Pékin

et qu’elle heure à Beyrouth, à Brest à Djakarta, Irkoutsk et Tel-Aviv….?

Les acteurs fatigués écoutent dans la fumée en contre jour de leurs derniers cigares

Ils sont là, devant le vieux miroir piqué de leur loge

Et leurs cabotinages s’y dessinent avec une cruauté noire.Ils savent bien qu’il faut y aller !

Comme toujours, même à reculons, comme toujours, même les yeux fermé

Il faut toujours que ça finisse entre nez rouge et fond de teint.

Il faut bien que les choses continuent d’être choses

Pour les uns, pour les autres, pour les fils et tout ça.

Une heure vient de sonner au clocher de Collioure

Et puis deux heures et trois …La nuit va son chemin…la vache !

C’est quelle heure à Madrid

et quelle heure à Lisbonne.

Et quelle heure à Capri

et quelle heure à Vérone ?

Et Charlie ‘'Bird ‘’Parker

s’accroche fermement à la bouillotte de son sax.

Night and day - Day and night?

Et la clarté se lève

A cinq heures –

Comme ça –

Sur nos vies!

 

 

Fait-il soleil ou nuit ?

 

 

G.J acquet

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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