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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 09:24
Roberto BOLANO
Roberto BOLANO
Roberto BOLANO
Roberto BOLANO

Roberto BOLANO

Intéressant sauf l'erreur "Blanes située au nord de la Costa Brava...). Après le succès de 2666, adapté par le jeune dramaturge Julien Gosselin (adaptant DeLilo, à Avignon cet été, à l'Odéon en ce moment à Paris)...suivons Bolano à Blanes...
A Blanes, sur les traces de Roberto Bolaño

Le romancier Pierre Ducrozet s’est rendu en Catalogne, là où l’écrivain chilien vécut ses plus productives années, jusqu’à sa mort en 2003. A la recherche, quinze ans plus tard, des raisons de son influence littéraire grandissante.L’écrivain chilien Roberto Bolaño (1953-2003), en mars 2003.

L’écrivain chilien Roberto Bolaño (1953-2003), en mars 2003. WITI DE TERA / OPALE / LEEMAGE

Un fantôme rêveur observe tous les écrivains

contemporains depuis le coin de leur page,

un sourire mélancolique aux lèvres, une éternelle clope à la main. Roberto Bolaño est mort il y a quinze

ans, un jour de juillet 2003 de mauvaise

fortune et de chaleur épaisse, après avoir

attendu une dizaine d’années une greffe de foie qui jamais n’arriva.

La publication des Détectives sauvages (1998 ; Christian Bourgois, 2006) avait offert une vaste renommée à cet

écrivain né au Chili en 1953, ayant vécu ses

années de jeunesse au Mexique avant d’

émigrer vers l’Espagne, Barcelone, Gérone,

puis finalement Blanes, petite ville du nord

de la Costa Brava où il passa les dix-huit

dernières années de sa vie.

En 2004 paraissait son chef-d’œuvre

posthume, 2666 (Christian Bourgois, 2008), et l’onde de choc Bolaño achevait de se répandre sur le monde entier.

Sa place dans la littérature contemporaine n’a

dès lors cessé de croître, en même temps que

le mythe d’un ultime artiste maudit, qui aurait replacé au centre du jeu la littérature comme risque à prendre.

« Garder courage, en sachant au préalable

qu’on sera vaincu, et aller au combat : c’est

ça, la littérature », disait-il, dans ce qui

n’était pas qu’une posture – ses livres le

prouvent....Le Monde des Livres 30.11.2018)

Dans LE MIDI ROUGE, lire le compte-rendu d'André Balent : de longues et précises pages sur le dernier livre de l'ami Greg :

Camps d'étrangers, le contrôle des réfugiés venus d'Espagne (1939/44), Paris, Nouveau Monde éditions, par Grégory TUBAN.

376 pages passionnantes. Cadeau de Noël, assurément !!!

(Bulletin de l'association MAITRON Languedoc-Roussillon) n°31, 3 euros. 

 

contact : www.histoire-contemporaine-languedoc-roussillon.fr

 

 

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 10:51
Vous n'êtes pas Gilet jaune ? Allez à Collioure-Couleurs, à Paulilles (Nicole Yrle) - Oscar JANE : Louis 14 et la Catalogne
Vous n'êtes pas Gilet jaune ? Allez à Collioure-Couleurs, à Paulilles (Nicole Yrle) - Oscar JANE : Louis 14 et la Catalogne
Vous n'êtes pas Gilet jaune ? Allez à Collioure-Couleurs, à Paulilles (Nicole Yrle) - Oscar JANE : Louis 14 et la Catalogne
Vous n'êtes pas Gilet jaune ? Allez à Collioure-Couleurs, à Paulilles (Nicole Yrle) - Oscar JANE : Louis 14 et la Catalogne

01/12/2018 : OSCAR JANE RENCONTRE DES SAVOIRS

SAMEDI 1ER DECEMBRE 2018 A PARTIR DE 15H00 MEDIATHEQUE DE PERPIGNAN



RENCONTRE DES SAVOIRS avec OSCAR JANE

pour son ouvrage paru aux PUP

LOUIS XIV ET LA CATALOGNE
de la politique au sud de l'Europe au XVIIème siècle
 

 

01/12/2018 : RENCONTRE SIGNATURE AVEC GUY BERTRAND

A 11h00 

Pour la présentation et signature de son ouvrage:

Les musiciens gitans de la rumba
éd. de la Flandonnière


La bible de la rumba gitane !
Dans la Barcelone des années 1950 les artistes gitans dont Peret, Antonio Gonzalez « El Pescadilla » et Los Amayas, vont être les créateurs de la rumba gitane catalane, un genre musical nouveau qui fait partie des nouvelles musiques urbaines de cette époque. La rumba gitane catalane va ainsi inonder le monde des musiciens gitans catalans en France.
Avec cet ouvrage, Guy Bertrand vient concrétiser des années de recherche et de réflexion menées en collaboration avec des personnalités musicales de la communauté gitane. Il nous fait découvrir les remarquables photographies de Jean Ribière, Jacques Léonard, Pierre Parcé, Gilles Bouquillon, Pierre Corratgé, Lucille Reyboz, Raymond Roig, Georges Bartoli, Garth Beattie, Robert Caro, Christian Boisseaux Chical et Jesco Denzel. Ces photographes ont capté des moments uniques de la vie des acteurs de la rumba en France et en Catalogne, et vous donnent enfin l’occasion de pénétrer dans l’univers riche et incroyable de la rumba gitane !

Rédigé en français, cet ouvrage présente simultanément la traduction en catalan et en occitan.

GUY BERTRAND:

Musicien, ethnomusicologue, Guy Bertrand est actuellement professeur au CRR de Lyon et au département Musique et Musicologie de l’Université Lyon 2. Nommé au Conservatoire de Perpignan en 1989 par Daniel Tosi, il a créé un département sur les musiques du monde avec une immersion dans la ville et dans les Pyrénées Orientales. Il est également à l’origine de la création, en 1996, de la Casa Musicale de Perpignan.

 

07/12/2018 : RENCONTRE AVEC NICOLE YRLE

Le Vendredi 7 décembre 2018 à 15h00 à la Librairie TORCATIS,

Nicole Yrle vit depuis de nombreuses années à Perpignan, « à l'ombre des orangers». Elle nous présentera son livre « Les Dames de Paulilles », roman historique paru aux éditions Cap Béar. Grande admiratrice du poète René Char, elle a choisi sa devise dans Les feuillets d’Hypnos : « Ne te courbe que pour aimer. »
 

Le thème : Une épopée humaine à travers le destin de quatre générations d’ouvrières et de leurs compagnons dans une usine de dynamite et son village. Madeleine, Marie, Maria ou Marion, ouvrières à l’usine Nobel, sont les actrices d'une aventure humaine qui entrelace le quotidien de femmes et d'hommes à la fois humbles et nobles, confrontés au mépris de quelques intérêts particuliers et à la violence d'un XXe siècle traversé par les guerres. C'est tout un pan de l'histoire ouvrière du Roussillon qui sort de l'oubli dans la baie de Paulilles, aujourd'hui site touristique. Humaniste convaincue, Nicole Yrle va nous surprendre et nous apprendre ce que nous ne savons toujours que trop peu.

Yvon Huet, journaliste retraité, rédacteur au journal Vie Nouvelle et au journal Présence vous présentera l'auteur;

Un goûter sera ofert par LSR.

 

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 08:02
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -

Téléthon

 

Chaque jour est un marathon

Où, seul dans ta chaise roulante,

Tu regardes fuir les moutons

Dans le pré bleu que tu inventes.

Tu sais qu'il avance à tâtons,

Le Téléthon.

 

Tu parles sur le même ton

De princesses que tu enchantes,

Sans crainte du qu'en-dira-t-on

Des elfes qui, dans les soupentes,

Surveillent le long feuilleton

Du Téléthon.

 

Tous les musiciens du canton,

Livrés à leurs fêtes galantes,

Dans leurs flûteaux, leurs mirlitons,

Soufflent aux lendemains qui chantent :

"Mais quand donc le gagnera-t-on,

Le Téléthon?"

 

Les danseuses, de leurs petons,

T'offrent une ronde incessante,

Des roses plantées en boutons

Dans leur chevelure enivrante,

Leurs rires dans le peloton

Du Téléthon.

 

Jean Iglesis

Du 30 novembre au 5 janvier 2019

 

nous vous invitons à venir découvrir l’ exposition photographique de  :

Marc GOURMELON

 

« Αἰαία »

Vernissage, le vendredi 30 novembre à partir de 18 h.

Quelques œuvres sont déjà visibles sur le site de la galerie : 

http://www.odileoms.com

http://www.odileoms.com/marc-gourmelon1.php

 

ΟΔΥΣΣΕΙΑΣ

Ἄνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον, ὃς μάλα πολλὰ

πλάγχθη, ἐπεὶ Τροίης ἱερὸν πτολίεθρον ἔπερσε· 

πολλῶν δ’ ἀνθρώπων ἴδεν ἄστεα καὶ νόον ἔγνω,

πολλὰ δ’ ὅ γ’ ἐν πόντῳ πάθεν ἄλγεα ὃν κατὰ θυμόν,

ἀρνύμενος ἥν τε ψυχὴν καὶ νόστον ἑταίρων. 

 

C’est l’homme aux mille tours, Muse, qu’il faut me dire, Celui qui tant erra quand de Troade, il eut pillé la ville sainte, 

Celui qui visita les cités de tant d’hommes et connut leur esprit, 

Celui qui, sur les mers, passa par tant d’angoisses, en luttant pour survivre et ramener ses gens. 

 

Traduction de Victor Bérard

 

           O Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif : celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra, 

voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d’usages, souffrant beaucoup d’angoisses 

dans son âme sur la mer pour défendre sa vie et le retour de ses marins […]

 

Traduction de Philippe Jaccottet 

 

A propos de la photographie de Marc Gourmelon

 

Marc Gourmelon nous présente des petits riens avec sérieux, humilité, voire opiniâtreté. 

Ses images de choses délaissées et abandonnées interrogent sur leur raison d’exister en tant que sujets, et renvoient le spectateur à l’intention du photographe et à la valeur qu’il entend donner aux choses.

Le centrage forcené du sujet nous dit avec véhémence où guetter l’apparition de la valeur : l’image devient épiphanique. Nous sommes convoqués à assister à l’apparition de la valeur, obligés de fixer des yeux l’endroit où cette apparition doit se produire.

 

Marc Gourmelon montre un goût bienveillant pour la personnalité hirsute des choses et leur précarité : il témoigne de la volonté d’être des choses malgré tout, présence forcenée malgré le vide, rêve malgré la pauvreté, construction malgré le chaos, volonté malgré l’impuissance, vie malgré la mort, joie malgré la tristesse, possibilité d’amour malgré le délabrement des corps, étonnement de l’apparition, voire étonnement mis en scène du fait qu’on puisse soi-même y donner de l’importance : je trouve cela beau quoiqu’il n’y ait rien.

 

La réalité peut à chaque instant se dévoiler non pas en tant qu’autre Monde mais en tant que densification du Monde présent. Le sens des images de Marc Gourmelon touche donc plus l’attitude de celui qui regarde que la chose montrée. On trouve, au-delà du procédé classique des oppositions (il y a quelque chose là, et rien autour), un vocabulaire qui invoque des traces (il y a eu quelque chose là et rien autour), la confusion (où y a-t-il vraiment ?), l’utilisation d’écrans (il y a cette chose mais ce n’est pas pour moi), le relevé d’une complicité des matières et des formes (il y a à voir au-delà de l’usage des choses) voire carrément l’impossibilité finale de tout sens, quand on ne peut plus présenter que l’évidence, (le ciel bleu ou le ciel étoilé ne disent ainsi que l’émerveillement de leur apparition : IL Y A).

 

On reste ainsi longtemps silencieux et troublé devant les images de Marc Gourmelon : on observe ces chemins qui ne mènent nulle part, mais d’où quelqu’un viendra peut-être. On s’émerveille de la présence du moment. On sent en soi une réticence absolue à devoir s’en aller. On est là devant chaque image, figé, les deux pieds au sol, immobile et dans la stupeur.

 

Henri Peyre - Extrait

 

 

___ *exposition à Collioure

 

Exposition de Dominique BERTRAND 

 

expo de peintures abstraites et figuratives au restaurant l'Atelier 66 du Casino de Collioure à l'espace économique.Tableaux sur la nature, les natures: ex.:les "lagunes" au levant et au couchant, la nature humaine avec "l'amitié"et la nature animale avec "chevaux dans les vagues"...Facture contemporaine, couleurs franches , douceur et luminosité caractérisent cette exposition permanente. Entrée libre à partir de 10H. Contact 06 Bienvenue! 

 

Vous pouvez voir mon site http://www.dominiquebertrand.com 

 

dominique.bertrand11@sfr.fr

 

Pour sa première édition, le Prix André Malraux 2018 a été décerné, au titre du roman engagé, à l’écrivain espagnol Javier Cercas pour « Le monarque des ombres » aux éditions Actes Sud, traduit par Aleksandar Grujicic et Karine Louesdon. Et, dans la catégorie « Essai sur l’art », à Georges Roque pour « Quand la lumière devient couleur » aux éditions Gallimard.

 

Le jury tient également à adresser à Roberto Saviano, finaliste du Prix André Malraux, un salut fraternel de soutien pour les différents combats qu’il mène avec courage et qui forcent notre admiration. À la lumière des engagements d’André Malraux dans les années 1930 en France et en Espagne au service de la Condition Humaine, il est notre Espoir

 

Enfin, le jury se souvient de Florence Malraux, décédée le 31 octobre dernier, de son extrême délicatesse, de son attention fidèle et de sa générosité de cœur indéfectible. La remise du Prix aura lieu le jeudi 20 décembre. Plus de détails seront donnés ultérieurement. 

 

La création du prix littéraire André Malraux est une manière de perpétuer la mémoire de cet immense écrivain dont l’œuvre reste une source de lumière, de fulgurances et d’engagements. Avec André Malraux, ce sont les valeurs d’engagement et de création artistique qui sont au rendez-vous de la Condition humaine. 

 

 

En racontant le parcours de son grand-oncle, mort à dix-neuf ans, après s’être engagé dans la phalange au côté de l’armée franquiste, Javier Cercas a décidé de regarder en face le passé de son pays et de le questionner jusque dans sa propre famille et dans sa propre conscience. Homme de lettres qui a produit toute sa vie une réflexion poussée sur la littérature, Javier Cercas nous rappelle combien l’exploration des ombres reste une démarche nécessaire pour un intellectuel engagé. Cette démarche résonne avec l’engagement d’André Malraux dans la guerre d’Espagne

 

Le Monarque des ombres

JAVIER CERCAS

 

Un jeune homme pur et courageux, mort au combat pour une cause mauvaise (la lutte du franquisme contre la République espagnole), peut-il devenir, quoique s’en défende l’auteur, le héros du livre qu’il doit écrire ? Manuel Mena a dix-neuf ans quand il est mortellement atteint, en 1938, en pleine bataille, sur les rives de l’Èbre. Le vaillant sous-lieutenant, par son sacrifice, fera désormais figure de martyr au sein de la famille maternelle de Cercas et dans le village d’Estrémadure où il a grandi. La mémoire familiale honore et transmet son souvenir alors que surviennent des temps plus démocratiques, où la gloire et la honte changent de camp. Demeure cette parenté profondément encombrante, dans la conscience de l’écrivain : ce tout jeune aïeul phalangiste dont la fin est digne de celle d’Achille, chantée par Homère – mais Achille dans l’Odyssée se lamentera de n’être plus que le “monarque des ombres” et enviera Ulysse d’avoir sagement regagné ses pénates.
Que fut vraiment la vie de Manuel Mena, quelles furent ses convictions, ses illusions, comment en rendre compte, retrouver des témoins, interroger ce destin et cette époque en toute probité, les raconter sans franchir la frontière qui sépare la vérité de la fiction ?
L’immense écrivain qu’est Javier Cercas aronte ici ses propres résistances pour mettre au jour l’existence du héros fourvoyé, cet ange maudit et souverain dont il n’a cessé, dans toute son œuvre, de défier la présence     

 

·                                  

GEORGES ROQUE

 

En proposant une réflexion originale sur la couleur et la lumière, Georges Roque, philosophe et historien d’art, questionne leurs rapports complexes sous le prisme de l’histoire des grands peintres coloristes comme Turner, Manet, Renoir, Monet, Cézanne, Seurat, Van Gogh, Redon, Mondrian, Matisse et Bonnard et la fascination de ces derniers pour la lumière. Par ses différents parallèles, cette réflexion singulière fait écho aux Voix du Silence d’André Malraux. 

Quand la lumière devient couleur

Collection Art et Artistes, Gallimard

Parution : 12-04-2018

Cet ouvrage a pour objet les rapports entre couleur et lumière, principalement en histoire de l'art. Ces rapports complexes n'avaient pas encore été étudiés sous l'angle retenu : la dépendance de la couleur à l'égard de la lumière, puis son difficile affranchissement. Comme la plupart des traités artistiques depuis la Renaissance font dépendre la couleur de la lumière, il s'agit d'aller à l'encontre de cette vieille tradition. 
D'abord interroger les rapports entre les deux premiers parmi les trois critères qui définissent d'ordinaire une couleur donnée (teinte, clarté et saturation). Puis questionner l'opposition classique faite entre le Nord qui serait coloré et le Sud lumineux, une distribution datant de l'époque des Lumières et qui en viendra à s'inverser dans la seconde moitié du XIXe siècle, à partir du moment où certains artistes (Gauguin, Van Gogh) transformeront l'intensité lumineuse en intensité chromatique. 
Enfin réfuter cette idée selon laquelle l'aventure de la couleur dans l'art moderne à partir de l'impressionnisme aurait consisté à se focaliser sur les couleurs «spectrales» en éliminant le noir, alors que cette aventure a eu lieu grâce à la prise en compte du noir, et du blanc, et non par son rejet, d'abord au XIXe siècle, puis chez les plus grands coloristes du XXe siècle.

 

 

 

- - -DU BARCARÈS AUX ARDENNES

Correspondance entre un engagé volontaire et sa fiancée durant la "drôle de guerre" - (juillet 1939-décembre 1940)

 

Didier Michon

Cette correspondance n'est pas seulement l'échange amoureux d'un couple naissant, Robert et Arlette, mais aussi un témoignage de leur vie durant cette période que l'on a appelé la « drôle de guerre ». En juillet 1939, Robert s'engage dans le 21e Régiment de Marche des Volontaires Étrangers. Sa fiancée est alors infirmière à l'hôpital Claude-Bernard à Paris. Leur correspondance quotidienne donne un aperçu de la vie au camp du Barcarès, puis sur la ligne de front (il sera l'un des cinq rescapés de sa compagnie), et enfin en zone non occupée, ainsi que de la vie en province durant cette période lourde de menaces et de dangers.

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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 09:01
Requiem pour GAZA (Color Gang éditeur) - Macron, Gilets jaunes : Une gloire incertaine ? Lire Joan SALES
Requiem pour GAZA (Color Gang éditeur) - Macron, Gilets jaunes : Une gloire incertaine ? Lire Joan SALES
Requiem pour GAZA (Color Gang éditeur) - Macron, Gilets jaunes : Une gloire incertaine ? Lire Joan SALES
Requiem pour GAZA (Color Gang éditeur) - Macron, Gilets jaunes : Une gloire incertaine ? Lire Joan SALES

Littérature : 

“Gloire incertaine” de Joan Sales, roman phare de la littérature catalane contemporaine, paru chez Jacqueline Chambon

 

Gloire incertaine, œuvre multiple et existentielle, est une perle rare qui a vécu de multiples vies au gré des coupes chirurgicales imposées par la censure franquiste, de ses diérentes publications et du développement du texte jusqu’à la mort de son auteur en 1983. Premier roman écrit par un soldat de la République sur la guerre civile, il se réapproprie ces combats dont Malraux, Hemingway, Bernanos, Orwell avaient fait un sujet mythique.

 

Ce texte polyphonique et littéraire, dont les personnages se répondent au gré de leurs aventures et idéaux, se déploie sur plusieurs périodes de la guerre d’Espagne, entre échanges épistolaires, dialogues travaillés à la serpe et prose philosophique d’une grande portée. On y suit Lluís, jeune soldat sur le front républicain ; Trini, sa compagne anarchiste restée à Barcelone avec leur enfant ; Soleràs, personnage qui fascine tous ceux qui le croisent ; et Cruells, jeune séminariste et confident des guerres intérieures de ses compagnons de tranchée. « Des héros – combattants, volontaires ou non, sur le front d’Aragon – en proie à une situation qui les dépasse et les transforme en pions d’un jeu qu’ils ne maîtrisent pas. Leurs sourances, leurs doutes, leurs héroïsmes, leurs sacrifices, incarnent “the uncertain glory of an April day”, phrase de Shakespeare qui donne au livre son titre », comme le souligne l’auteur Juan Goytisolo, qui a permis de faire connaître ce roman majeur de la culture catalane.

 

 « Ce sont des pages superbes tenues par le suspens, lestées d'un réalisme minutieux, burlesque ou lyrique, qui rend aussi bien justice au chaos de Barcelone en état de siège qu'au miteux village où campent les brigades rouges sur le "front mort".

La guerre est partout ; pourtant les combats sont à peine là. Mais ceux qui se livrent sont essentiels : les alliés se divisent déjà en factions, les amants aussi, les familles, les amis, chacun aspirant à la beauté, au pouvoir, à l'ombre d'un salut. »

Fabienne Dumontet, Le Monde 2007

 

« Derrière la distance que Joan Sales voudrait instaurer, sa voix est exacerbation, à vif, d'un idéal jamais apaisé, partageant avec Bernanos et ses Grands cimetières sous la lune, ou Orwell et son Hommage à la Catalogne (dont est tiré le film Land and Freedom de Ken Loach), le dégoût profond face à cet appel fauchant une génération, ramenant les survivants sur le chemin étroit et solitaire de ceux qui ne sont pas morts avant leurs trente ans et luttent pour ne pas tomber " aux pieds du Mensonge, qui est le roi du monde " ou de l'étrange nostalgie ambiguë des champs de bataille. »

Delphine Descaves, Le Matricule des Anges, 2007

 

Éditions Jacqueline Chambon

Hors collection

Octobre, 2018 / 14,5 x 22,5 / 528 pages

Traduit du catalan par : Maria Bohigas, Bernard Lesfargues

 

Poésie :

 

Le tour d’écrou (ou « Le tour de vis »)

 

Si tu fais un nouvel effort,
Nous arriverons à bon port.
Il nous faut construire demain
Du labeur même de tes mains.

Si tu fais un nouvel effort,
Crois-nous, tu n’auras pas eu tort
De chercher au fond de ta poche 
La clé d’un avenir si proche.

Si tu fais un nouvel effort,
Ton nom luira en lettres d’or
Au monument des pas-grand-chose
Tombés pour quelque juste cause,
Dont on sait, hélas! qu’ils sont morts
D’avoir fait un dernier effort.

 

Jean Iglesis

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 07:46
Histoires : Perpignan, Sainte-Marie, Zeillim au cloître d'Elne
Histoires : Perpignan, Sainte-Marie, Zeillim au cloître d'Elne
Histoires : Perpignan, Sainte-Marie, Zeillim au cloître d'Elne

Histoires : Perpignan, Sainte-Marie, Zeillim au cloître d'Elne

*Littérature

Jacques ISSOREL : 

La editorial sevillana Renacimiento acaba de publicar:

ISLAS DEL GUADALQUIVIR,

En esta antología, agradablemente presentada, he reunido lo mejor de la poesía de:

FERNANDO VILLALÓN (1881-1930).

Si pincháis en la página del catálogo, podréis ver la foto de la cubierta y una descripción del libro.

Está disponible en todas las buenas librerías y también en Renacimiento.

¡Gracias por vuestra atención!

Un cordial saludo,

Jacques.

 

- - -

   Samedi 17 novembre 2018 // Le Soler // Espace Martin Vivès // 10h-17h

 

            SALON LITTÉRATURE ET VIN

 

             Conférences de Jean Dauriach "Le vin et la guerre" et Claude Leplat "Le vin dans les armées de la cave au quart de soldat" 

             Françoise Mignon et Aymat Catafau avec  L'opéra catalan La Fada - Aux sources d'une ouvre moderniste

             Marion Poirson-Dechonne et ses trois polars : Serial Venus, Flics & Geeks et Pas de sursis pour les anges

             Jean Dauriach avec Au front et chez nous. Le quotidien de la guerre 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales et Dans le fracas des camions

    Jeudi 22 novembre 2018 // Pézilla la Rivière // Centre Culturel // 18h30

            Conférence de Jean Dauriach autour de son ouvrage Au front et chez nous. Le quotidien de la guerre 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales

    Samedi 24 novembre 2018 // Perpignan // Librairie Cajelice // 15h à 18h

            Dédicace de Jean Dauriach autour de son ouvrage Au front et chez nous. Le quotidien de la guerre 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales

    Jeudi 29 novembre 2018 // Perpignan // Couvent des Minimes (Chapelle basse) // 18h

            Conférence de Serge Bonnery La Guerre à l’œuvre dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’armistice 1918-2018, 

            suivie de la dédicace de son dernier ouvrage Les blessures de Joë Bousquet

 

Expo Zeillim : un monde en déshérence.

Le peintre Zeillim expose au Cloître d’Elne « Aliénations paysagères », une réflexion sur la dégradation des espaces.

 

La réalisation par Zeillim de l’ensemble Aliénations paysagères est le fruit d’une réflexion sur l’état de la planète et sur les circonstances qui concourent à sa dégradation. Un besoin de témoigner, dit-il. Il explique « J’entends aliénation en deux sens. D’une part c’est une forme de disparition, on nous enlève quelque chose. D’autre part l’aliénation est névrose : les gens savent qu’on va dans le mur mais en même temps ils continuent à vaquer à leurs occupations quotidiennes, à avoir  avec un comportement très individuel, ce qui crée une situation névrotique : on sait et on ne veut pas y croire. »

 

Une facture très caractéristique avec des matériaux proches du déchet.

 

Durant une longue année, en deux temps, après une série de dessins, trois, puis treize panneaux au total ont été réalisés. Un des trois premiers est celui qui ouvre et ferme l’exposition : il est presque tout blanc, c’est l’anéantissement. Les autres vont par deux ou trois et dessinent des moments intermédiaires. Ils sont accompagnés de cartouches qui marquent les étapes et pointent la contradiction entre la réflexion et les comportements : une partie du texte est assez dramatique, mais, trait d’humour bien propre à Zeillim, celui qui regarde cette dégradation est en même temps obsédé par les seins de sa plantureuse voisine qui le détourne d’une prise de conscience raisonnée. Collages, objets dérisoires encastrés, grattages et lignes s’enchevêtrant, le paysage est à la fois visible et détourné. Du bleu sombre au blanc final, ce sont de grands panneaux tourmentés montrant divers états où l’espoir se trace en bandes, soit rouges, soit bleu profond, bandes régulières qui barrent, marquent fort le paysage tourmenté. Fulgurations, jets de papier doré, la gamme des bleus se liant au noir se déploie en ondes multiples. Le groupement par deux ou trois renforce l’idée de moments, d’étapes et ponctue le cheminement. Un cheminement à la fois divers et bouclé. Une sorte de chemin de croix où le futur sombre se dissout dans le blanc.  

 

Yvette Lucas

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 08:59
La révolte ou la littérature..? Le vin et le mot -
La révolte ou la littérature..? Le vin et le mot -

Saint-Paul de Fenouillet/ « L’automne du livre » : sous le signe de Charles Trenet

 

Le Salon du livre du 10 novembre prochain dont est partenaire le Centre Méditerranéen de Littérature (CML), réunit cette année 46 auteurs. Caroline LOEB, la chanteuse du célèbre succès des années 80 « C’est la ouate » sera présente, en matinée, pour présenter son livre « Les années 80 de A à Z » et parler de son spectacle consacré à Françoise SAGAN (Françoise par Sagan) qui a donné lieu à un album chanté. Philippe GEORGET, Prix Méditerranée Roussillon 2016 pour son livre « Méfaits d’Hiver » présentera quand à lui son sixième roman « Amère Méditerranée ».

L’après midi, Charles Trenet sera l’invité d’honneur avec le programme suivant :
15h 30 – Vincent LISITA (auteur de plusieurs ouvrages sur Charles Trenet) présentera son dernier ouvrage « La vie qui va » (R. Laffont) au cours d’une conférence animée par André BONET, président du CML.

 Le regretté Cabu sera évoqué puisque le célèbre dessinateur, grand admirateur de Trenet, a réalisé les illustrations du livre de Vincent LISITA.


17h 30 – Le PAD (Perpignan Art Déco association amenée par Philippe LATGER) s’exprimera sur son action avec pour toile de fond la salle du Cinéma du Foyer rural dans laquelle se déroulera les événements. Cette salle datée de 1949 est l’un des fleurons de l’Art Déco du Territoire.


18h – Hugues Di FRANCESCO donnera un spectacle en piano-voix avec Julien LEBART« Charles Trenet : le Coq chantant, Hommage au(x) poète(s) ».
Ce concert, comme une suite aux concerts hommage au poète Albert BAUSIL et l’album « Sur les chemins d’Albert Bausil », sera une manière de rappeler que ce dernier fut le mentor du Fou Chantant et une personnalité fortement importante tant pour le territoire de l’entre-deux-guerres que dans la vie de Trenet.

 

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Le Soler/ 17 novembre : 5ème édition du salon « Littérature et vin »

 

5ème édition de « Littérature et Vin » au Soler, Samedi 17 novembre 2018, de 10h à 17h, Espace Martin Vivès (photo archives@villeduSoler)

 

La commune du Soler a le plaisir de vous inviter à la 5ème édition des rencontres « Littérature et vin » organisée par l’association « Culture en Têt », le samedi 17 novembre 2018, de 10h à 17h, à l’Espace Martin Vivès.

Les vignerons invités : Solenn et Dominique GENOT du MAS LLOSANA à Tarerach, pratiquent la biodynamie et le labour au cheval ; Baptiste MILHE-POUTINGON du MAS DES BARBATS à Tresserre, travaille en Bio.

 

Les auteurs présents : Philippe GEORGET, auteur de polar et journaliste ; Marion POIRSON-DECHONNE, auteur de roman ; Françoise MIGNON et Aymat CATAFAU, co-écrivain avec d’autres auteurs d’un livre collectif bilingue « LA FADA » (la fée), adaptation d’une légende catalane, qui vient d’obtenir le PRIX DU LIVRE PYRENNEEN 2018 à Bagnères de Bigorre.

 

A partir de 16h, deux conférences sont programmée dans le cadre du 100ème Anniversaire de l’Armistice du 11 Novembre 1918 sur les thèmes suivants :

– LE VIN DANS LES ARMÉES DE LA CAVE AU QUART DU SOLDAT par M. Claude LEPLAT, président du Comité de Perpignan, Délégué Général Adjoint du Souvenir Français des Pyrénées-Orientales.

– LE VIN ET LA GUERRE par Jean DAURIACH, journaliste, auteur.

 

Repas à midi, 12 € sur réservation au 06 83 34 22 25 (inscription avant le 14 novembre). Entrée libre et gratuite. Renseignement à la Médiathèque, au 04 68 92 83 70.

 

Cassolada per la Llibertat à Perpignan

 

Les Angelets de la Terra convoquent la deuxième Cassolada per la Llibertat ce samedi 10 Novembre, à 15h30, devant le consulat d’Espagne à Perpignan. Un grand rassemblement unitaire et solidaire en faveur de la démocratie, suite à l’annonce du procureur espagnol qui demande plus de 200 ans cumulés de prison pour les politiques et autres personnalités ayant participé à l’organisation du référendum en Catalogne, le 1er Octobre 2017.

 

Les Angelets de la Terra avaient organisé une première « cassolada » en mars dernier, avec casseroles, banjos et sifflets. Lors de cette manifestation festive et revendicative, 300 personnes (selon l’Indépendant) étaient venues demander la libération des prisonniers politiques catalans et le retour des exilés. Depuis, les Angelets ont organisé quatre Concerts per la Llibertat à Alenya, Villefranche de Conflent, Le Soler et Pézilla-la-Rivière, qui ont permis de collecter 9.500 euros en faveur des prisonniers et des exilés. Ils ont aussi créé l’exposition itinérante Visca per la Llibertat, actuellement à Prats-de-Mollo et bientôt à Alenya, Villeneuve-de-la-Rao et Saleilles,  présentant le travail de 45 photojournalistes sur le processus d’indépendance en Catalogne.

 

Le succès populaire de ces manifestations est possible grâce au travail bénévole de centaines de personnes aux origines et activités très diverses, aux 35 groupes de musique professionnels, principalement de Catalogne Nord mais aussi d’Occitanie et de Catalogne du Sud, aux 26 commerces du centre-ville de Perpignan qui ont accueilli Visca per la Llibertat pendant Visa pour l’Image, aux 45 photojournalistes qui ont cédé leurs photos, aux médias de tous les Pays Catalans qui relaient l’information, aux mairies courageuses et solidaires qui accueillent les Angelets, aux associations qui collaborent avec eux et à la Casa de la Generalitat.

 

Dans la droite lignée des actions menées par les Angelets de la Terra, La Cassolada per la Libertat a pour objectif de réveiller les consciences face à des enjeux qui concernent tous les démocrates. Peut-on tourner le dos à 80% de la population sud-catalane qui réclame pacifiquement le droit de voter pour décider de son futur ? Peut-on accepter qu’on emprisonne des politiques, présidents d’associations, fonctionnaires et artistes pour leurs idées ? La Cassolada per la Llibertat qui rejoindra la manifestation de la Diada de Catalunya Nord ou Correllengua, du consulat d’Espagne à la place Catalogne, souhaite rassembler personnalités, partis politiques, syndicats et associations, au-delà des divergences et des différences. Entre tots, ho farem tot ! C’est ensemble que nous avancerons !

 

Cassolada per la Llibertat a Perpinyà

 

Els Angelets de la Terra convoquen la segona Cassolada per la Llibertat aquest dissabte 10 de novembre a les 15h30, davant del consolat espanyol a Perpinyà. Una gran manifestació unitària i solidaria en suport a la democràcia, després de l'anunci del fiscal espanyol que demana més de 200 anys de presó pels organitzadors del referèndum a Catalunya l'1 d'octubre de 2017.

 

El Angelets de la Terra van organitzar una primera "cassolada" al març. Van participar-hi 300 persones (segons la premsa local) per exigir l'alliberament dels presos polítics catalans i el retorn dels exiliats. Des de llavors, els Angelets van organitzar quatre Concerts per la Llibertat a Alenyà, Vilafranca de Conflent, El Soler i Pesillà de la Ribera, que van permetre recaptar 9.500 euros per les caixes de solidaritat. També van crear l’exposició itinerant Visca per la Llibertat - actualment a Prats de Molló i després a Alenyà, Vilanova de Raò i Salelles-, presentant el treball de 45 fotoperiodistes sobre en el procés.

L'èxit popular d'aquests esdeveniments és possible gràcies al treball voluntari de centenars de persones als orígens i activitats diverses, als 35 grups de música professionals, principalment de Catalunya Nord, però també d'Occitània i de Catalunya del Sud, als 26 comerços del centre de Perpinyà que van exposar Visca per la Llibertat durant Visa pour l'image, els 45 fotògrafs que van oferir les seves fotos, els mitjans de comunicació arreu dels Països catalans que transmeten la informació, alcaldes valent i solidària que acullen els Angelets, associacions que col·laboren amb ells i la Casa de la Generalitat.

 

En la continuïtat de les accions dels Angelets de la Terra, la Cassolada per la Llibertat té com a objectiu sensibilitzar la gent de Catalunya Nord sobre uns fets gravíssims que concerneixen tots els demòcrates. Podem negar el dret de vot a 80% de la població sud-catalana que vol decidir el seu futur? Podem acceptar que empresonen polítics, presidents d'associacions, funcionaris i artistes per les seves idees? La Cassolada per la Llibertat, que s’unirà a la manifestació de la Diada de Catalunya Nord o Correllengua, anirà del consolat espanyol a la plaça de Catalunya. Vol reunir personalitats, partits polítics, sindicats i associacions, més enllà de les divergències i les diferències. Entre tots ho farem tot!

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 09:01
Stefan ZWEIG - Ses mémoires : Le Monde d'hier - Aujourd'hui : l'exil, la haine - La guerre, la Retirada -
Stefan ZWEIG - Ses mémoires : Le Monde d'hier - Aujourd'hui : l'exil, la haine - La guerre, la Retirada -
Stefan ZWEIG - Ses mémoires : Le Monde d'hier - Aujourd'hui : l'exil, la haine - La guerre, la Retirada -
Stefan ZWEIG - Ses mémoires : Le Monde d'hier - Aujourd'hui : l'exil, la haine - La guerre, la Retirada -
Stefan ZWEIG - Ses mémoires : Le Monde d'hier - Aujourd'hui : l'exil, la haine - La guerre, la Retirada -
Stefan ZWEIG - Ses mémoires : Le Monde d'hier - Aujourd'hui : l'exil, la haine - La guerre, la Retirada -

Stefan ZWEIG - Ses mémoires : Le Monde d'hier - Aujourd'hui : l'exil, la haine - La guerre, la Retirada -

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Le monde de demain est-il possible..?
 
Nous vivons un monde en crise, avec un retour de la guerre froide (Trump contre Poutine), chacun essayant de sauver son pré-carré (en Afrique, au Moyen-Orient), face à l'essor de pays émergents qui chamboulent l'ordre industriel et financier mondial, face aux pays producteurs de pétrole, entretenant souvent les conflits et le terrorisme religieux (Iran/Arabie Saoudite, Iran et Syrie...).

 

L'Europe, avec l'avancée des migrants, croit perdre son identité, sa culture, et la civilisation occidentale chrétienne serait en danger. Les USA aussi seraient "envahis" par les Mexicains, Vénézuéliens...

 

Face à ce "retournement" à venir, à la peur de se voir désormais minoritaire dans leur propre pays (Latinos et Noirs aux Etats-Unis, un président maghrébin bientôt en France..?), le populisme, issu de partis qui exaltent les bas instincts (racisme par l'extrême-droite, critique le président élu, les journalistes, la justice : Mélenchon et la France insoumise) prend de l'essor. A cette réaction malsaine se mêle l'éternel antisémitisme, jusqu'à un président de la République, qui évoque la célébration d'un maréchal qui aida Hitler à se débarrasser des Juifs de France  (rafles, rencontre de Montoire en octobre 40...)

 

Face à ces incertitudes et périls graves, évoquant la crise de 29, la montée du nazisme, en 33, et la jonction des fascismes durant 39/45, la responsabilité des démocrates est grande. Or, après les déceptions des partis au pouvoir (la gauche en France, la corruption du parti des travailleurs au Brésil et au Vénézuela, la répression à Cuba...), l'électorat se réfugie dans l'abstention, le dégagisme ou le poujadisme/populisme (révolte du 17 novembre 2018).

 

Macron, dernier espoir avant le recours à la droite radicale, craque peu à peu, dans une Europe déchirée, où jaillissent les aspirations d'autonomie et d'indépendance. Or, seule l'union des peuples, des nations dans une Europe plus intégrée, pourra affirmer la démocratie face à la haine qui monte. Le danger est devant notre porte. Gauche et droite se fracturent, alors qu'il faudrait s'allier.

 

Chaque parti fourbit sa liste pour conserver un peu de pouvoir au lieu d'agir pour faire l'union ! En renonçant au libéralisme financier vivant des inégalités sociales, Macron pourrait agglomérer le peuple du centre, de gauche, de droite démocrate...Hélas. La France insoumise, sans ses coups de gueule et ses extrémismes, aurait pu apporter un espoir d'aller vers une République nouvelle...Hélas : l'égo et la démagogie l'emportent.

 

Ne pas désespérer Billancourt ! Mais Billancourt est mort et le peuple est déjà désespéré. Ira-t-il encore se réfugier vers le fort, l'ogre, la bête immonde...

 

Pour se rappeler le passé récent, la montée du nazisme, il faut revenir à des livres tels que celui de Stefan Zweig, écrivain juif réfugié au Brésil, qui, traumatisé par la fin d'une civilisation, se suicidera, comme tant d'autres intellectuels et opposants juifs ou pas de l'époque...

 

Relisons ces pages où il décrit Vienne (page 28, édition du livre de poche), Berlin (p.137), Paris (154/179), Londres (189) et ses amis Rilke, Rodin, Freud, Gorki (p.397)...On est élu surtout quand on lit ces passages sur l'exil, sur un homme traqué, qui s'éloigne de l'Europe de l'intelligence et des arts, qui se laisse violer par un fou frénétique et sanguinaire... Comment peut-on en arriver là ? Il faut vraiment être sans espoir... En sommes-nous arrivés là ? 

 

Lire le monde d'hier pour inventer le monde de demain... Utopie ?

 

JPBonnel 

 
Le Monde d'hier. Souvenirs d'un Européen
 
 
 
Stefan Zweig vers 1912

Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen (en allemand, Die Welt von Gestern. Erinnerungen eines Europäers) est uneautobiographie de l’écrivain autrichien Stefan Zweig parue en 19431.

 

L'ouvrage commence avec la description de Vienne à la fin du xixe siècle et celle du milieu familial qui a vu naître Stefan Zweig et se poursuit jusqu'à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, en septembre 1939.



Stefan Zweig commence à rédiger Le Monde d'hier en 1934 quand, face à la persécution nazie, il décide de s’enfuir vers l’Angleterre puis vers le Brésil. Il poste à l’éditeur le manuscrit, tapé par sa femme, un jour avant leur suicide, en février 1942. Le livre, paru en 1943 à New York1, est parfois considéré comme le « testament littéraire » de l'auteur2.

 

 

Le Monde d'hier décrit avec nostalgie la Vienne et l'Europe d'avant 1914 : une Europe insouciante, traditionnelle, conventionnelle, artistique, à l'apogée de sa richesse et de sa puissance dont Zweig est un témoin privilégié, fréquentant Freud, Verhaeren, Rilke ou Valéry. Le livre décrit une époque de stabilité et de liberté d'esprit, qui va voir cet « âge d'or de sécurité » s'effondrer avec les deux guerres mondiales et la disparition des monarchies européennes. En bref, la mort d'une civilisation qui avait pourtant une si grande confiance en l'avenir.

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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 09:05
Florence Malraux et Jorge Semprun - Collioure, 2009 (photos J.P.Bonnel)  Avec Francesc Vicens i Giralt, Françoise Wagener
Florence Malraux et Jorge Semprun - Collioure, 2009 (photos J.P.Bonnel)  Avec Francesc Vicens i Giralt, Françoise Wagener
Florence Malraux et Jorge Semprun - Collioure, 2009 (photos J.P.Bonnel)  Avec Francesc Vicens i Giralt, Françoise Wagener
Florence Malraux et Jorge Semprun - Collioure, 2009 (photos J.P.Bonnel)  Avec Francesc Vicens i Giralt, Françoise Wagener

Florence Malraux et Jorge Semprun - Collioure, 2009 (photos J.P.Bonnel) Avec Francesc Vicens i Giralt, Françoise Wagener

FLORENCE MALRAUX  :   Mourir le jour des morts

 

C'est déjà bête de mourir. Plus encore à la Toussaint.

 

Malade depuis des années, la fille de Malraux est décédée. 

 

Nous l'avions rencontrée lors du Festival "Un livre à la mer" mémorable, à Collioure, en août 2009 : J.Pierre Gayraud avait programmé un été malrucien et avait invité Jorge Semprun. Celui-ci était bien fatigué, avait du mal à marcher : je l'accompagnais du port à l'hôtel proche, l'ancienne poissonnerie, dans l'impasse, derrière le café Sola,… 

 

Florence M. n'était venue que parce que Jorge l'accompagnait. Ce dernier avait voulu revoir Collioure, passage machadien de la Retirada, et le château des Rois de Majorque où Camus avait écouté Maria Casarès…

 

Le couple amical était venu jusqu'au centre culturel voir l'expo consacrée à Malraux, puis participèrent aux débats sur le port, dans ce petit théâtre à ciel ouvert, entre mer et muraille…

 

Surtout j'ai le souvenir d'une soirée merveilleuse : un repas en tête à tête à quatre, sur la terrasse d' un petit restaurant de Collioure, avec F.Malraux, J.Semprun, J..Gayraud…A parler de tant de sujets que l'on a tout oublié…demeure un souvenir tendre et important… 

 

La mort est donc passée par là, encore une fois…

Il ne reste que cet éphéméride et un petit polar que j'écrivis, cet été-là, après avoir passé la nuit dans une chambre austère de Consolation, là-haut, au-dessus de la foule, des bruits touristiques et de la mer matissienne…en pensant à une rencontre mémorable...

 

JPBonnel

FESTIVAL 2009 : Malraux, avec  Florence Malraux et Jorge SEMPRUN

voir le blogabonnel  été 2009

et

L’épervier incassable : Les cahiers de Serge Bonnery : 

 

  • La littérature, la révolution et le mal, dans Entretiens, le 10 janvier 2014Avec Jorge Semprun, écrivain

    Les 21 et 22 août 2009, Jorge Semprun était l'invité d'honneur du festival Un livre à la mer organisé à Collioure par Jean-Pierre Gayraud, un éditeur des Pyrénées-Orientales (Cap Béar Editions). Il animait un débat sur le thème de la condition humaine, à partir du livre éponyme d'André Malraux. L'entretien ci-dessous a été réalisé dans le cadre de ce festival. J'emprunte volontairement (...)

 

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  1.  

15 déc. 2014 - Festival « Un livre à la mer » à Collioure (Pyrénées Orientales) : Hommage à l'auteur de « L'Espoir » avec Florence Malraux et Jorge Semprun.

 

 

Festival 2011 :

« Un livre à la mer » à Collioure

 

Pour la 7ème édition de son festival Un Livre à la Mer, du 22 au 28 août 2011, le petit port catalan de Collioure, immortalisé par Matisse et Derain, rend hommage aux poètes Aimé Césaire et Saint John Perse. 

Placée sous le signe de la diversité culturelle et du métissage, la manifestation s’inscrit dans « 2011, année des Outre Mer ». Elle est également dédiée à Jorge Semprun, décédé en juin dernier. 

Jorge Semprun avait été présent à Collioure en 2009, pour l’édition du  festival consacré à André Malraux. Car on peut dire que Collioure a « l’Espagne au cœur » : c’est là qu’Antonio Machado, le poète espagnol, s’est éteint le 22 février 1939, au terme de son périple pour fuir le franquisme. Il est enterré dans le cimetière de Collioure. (1)

Cette année, après Henri de Monfreid, Saint-Exupéry ou Homère, en 2010,  Un Livre à la mer nous entraîne à nouveau bien loin au-delà du détroit de Gibraltar, avec ces deux grandes figures que sont Saint John Perse né en Guadeloupe (1887-1975) et  Prix Nobel de littérature en 1960 et Aimé Césaire né en Martinique (1913-2008).

 

Aimé Césaire

Si les trajectoires personnelle et politique des deux hommes n’ont rien en commun, ils partagent un immense génie poétique et leur naissance dans des lieux géographiques dont l’histoire a fait aussi des lieux d’intenses mélanges culturels. « Quatre continents pour fonder la Guadeloupe de Saint John Perse ou la Martinique d’Aimé Césaire : leur identité, leur histoire, leurs aspirations sont le fruit d’un ‘cousinage’ avec le monde entier, souligne Daniel Maximin, commissaire général de « 2011 année des Outre mer ». L’identité d’un Guadeloupéen ou d’un Martiniquais est dans la manière spécifique d’accommoder des plats, des poèmes, des textes, des tableaux, venus d’ailleurs dans l’histoire, appartenant à un patrimoine européen, africain, asiatique, amérindien, et qui impliquent l’exigence, pour exister, de faire du neuf avec tous ces débris de synthèse ».

 

Saint John Perse

C’est ce que souhaite mettre en évidence le Festival de Collioure. « Collioure qui n’est ni Nantes, ni Bordeaux, ni l’esclavage : montrer qu’au-delà de lieux précis auxquels est liée l’Histoire, il y a bien plus, il y a le partage, la connivence des cultures. Césaire et Saint John Perse sont bien sûr les héritiers d’une tradition littéraire française – Loti, Rimbaud… – et en même temps d’une ouverture au monde, à l’Afrique, à l’Asie sans laquelle l’originalité de leur poésie ne pourrait pas s’expliquer », conclut Daniel Maximin. (2)

Depuis sa création en 2005, le Festival Un Livre à la mer se veut, rappelle son président fondateur Jean-Pierre Gayraud, « un espace de liberté d’esprit, de partage,  qui s’est construit à travers des rencontres de personnes qui ont accepté d’entrer dans cette idée curieuse ». A commencer par Michel Moly, maire de Collioure depuis 1989. Ce « village »  de 3000 habitants « qui tient à son identité » et qui « après avoir été pendant des siècles une terre de pêcheurs et vignerons, vit maintenant du tourisme et de la vigne », indique Michel Mouly. Côté tourisme, a d’abord été mis en place, avec l’accord de la famille de Matisse, le « Chemin du fauvisme », qui permet de circuler dans les lieux peints et habités ou fréquentés par Matisse et Derain. (3) Puis il y eut « La Fête du piano » et son concours international, et « Le Livre à la mer », dont la proposition « coïncidait avec notre souci de partager la culture, avec notre population et aussi avec ceux qui viennent chez nous », souligne le maire de Collioure.

 

Parmi les multiples rencontres qui ont tissé le festival, citons celle avec  Marie Christine Barrault qui,  venue en 2008 à Collioure présenter un spectacle dans le cadre de l’hommage à Saint-Exupéry, a poursuivi sa collaboration avec le festival, accompagnée de la flûtiste Claire Sala et la harpiste Martine Flaissier. C’est avec elles que, cette année encore, elle refermera le festival le 28 août.

Théâtre, conférences, concerts, expositions sont au programme de cette 7ème édition deUn Livre à la mer. La musique caribéenne sera à l’honneur, mais aussi l’œuvre du Chevalier de Saint-George (1745-1799), virtuose du fleuret comme de l’archet. Ce métis, né en Guadeloupe d’une esclave d’origine sénégalaise et d’un planteur, était aussi un compositeur.

Citons aussi la participation de la Maison de la Négritude et des Droits de l’homme de Champagney – le seul village à avoir inscrit l’abolition de l’esclavage à la veille de la Révolution dans ses cahiers de doléances. Le document fait l’objet d’un prêt pour une exposition thématique au centre culturel.

Un festival qui se termine effectivement sinon par un livre à la mer, du moins par des textes à la mer. Les enfants des écoles de Collioure vont partir à bord d’un sardinal pour jeter à la mer une bouteille contenant un texte d’Aimé Césaire et de Saint John Perse…

On conclura avec Daniel Maximin et Césaire : « Cette idée d’un livre à la mer, de lancer une parole, c’est exactement ce que fait chaque poète, et qui va bouleverser, une deux, dix personnes ou devenir universelle. C’est ce que dit Césaire dans un poème écrit pour sa petite fille à l’école, répondant à une demande de l’institutrice : « N’y eût-il dans le désert qu’une seule goutte d’eau qui rêve tout bas, dans le désert n’y eût-il  qu’un graine volante qui rêve tout haut, c’est assez … ».

 20 août 2011

par Danielle Birck

De gauche à droite : Jean-Pierre Gayraud, Michel Moly et Daniel Maximin lors de la conférence de presse de présentation du festival au CAPE à Paris.

(1) L’Espagne au cœur est le titre du recueil de poèmes écrit par Pablo Neruda après l’assassinat de Federico Garcia Lorca et publié en 1937, en pleine guerre civile espagnole.
(2) L’exposition Césaire, Lam, Picasso, Nous nous sommes trouvés, au Grand Palais (mai/juillet 2011) était exemplaire à cet égard. 
(3) En 1905, Matisse vient passer l’été dans le petit port catalan, bientôt rejoint par Derain. Il s’ensuit des semaines d’une féconde collaboration picturale et d’une intense activité d’où naissent des chefs-d’œuvre dont la violence et l’aspect parfois inachevé marquent le début du fauvisme.

 

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 08:44
Histoires d'O et d'escargot...Oh..! - Marina Rossell - Ricardo Calero à Port-Bou
Histoires d'O et d'escargot...Oh..! - Marina Rossell - Ricardo Calero à Port-Bou
Histoires d'O et d'escargot...Oh..! - Marina Rossell - Ricardo Calero à Port-Bou

 

CALANQUES

 

Les urbains se jettent à l'eau. Vont aux bains, vers calanques, Goudes, plage Samena...

 

Ils s'étonnent devant les blocs de calcaire, s'enivrent des odeurs de pins.

Bien sûr comme sur tout chemin piétinés par les barbares des villes, voici des papiers jaunis, des kleenex merdeux, comme autant de cailloux blancs sur les sentiers de Cassis…

 

Port-Miou, Port-Pin, En-Vau, en veux-tu des criquets, en voilà des paradis minuscules.

Les gravillons font glisser et sollicitent les genoux. Au bout de l'itinéraire rocheux, la fille se baigne dans cette sorte de froid lagon, où la langue du soleil n'arrive pas à happer son corps élastique.

 

Seul, le doigt d'un dieu, sur la plus haute pinède, est lumineux.

 

J.P.Bonnel - 10 nov 2016

 

Histoires d'O…

Tout et le reste sur l'escargot catalan

 

"caragol" : spirale de la coquille d'escargot.

La caracole : volte de manège.

Après l'escargolade, ou fête de l'escargot catalan au Soler, il falait bien dire un peu, à mon rythme...estival !

 

 

Connaissez-vous bien l'escargot et en particulier, l'escargot catalan ? Il faudrait des encyclopédies pour décrire cet animal singulier mais nous allons essayer de donner les lignes maîtresses de ce vaste sujet. 

 

Escargot se disait autrefois "scargot" car tout le monde sait que l'évolution des mots est bien étrange. C'est ainsi que dans le Midi on entend souvent dire "espécial" à la place de "spécial" et "colidor" au lieu de "corridor"...

 

Pour continuer cette fructueuse réflexion étymologique sur l'escargot, on peut avancer une hypothèse : le mot serait-il composé de es et de cargot ?

 

Es est en effet un mot d'ancien français que l'on retrouve dans l'expression figée "licencié es-lettres", signifiant licencié en (dans) lettres.

 

Ainsi, le mot escargot pourrait vouloir dire : qui se trouve dans le cargo. En effet, la configuration extérieure de l'animal rampeur peut être en gros (en très gros peut-être) assimilée à la forme d'un bateau de marchandises... De même qu'un bateau vogue sur l'eau, un escargot vogue sur sa bave. Si donc, escargot signifie dans le cargo il faut alors déterminer l'escargaison du cargot. Quel est son frêt ? 

 

On trouve la race escargot partout, à tous les pôles ; on se demande d'ailleurs, à la vitesse à laquelle il se déplace, comment il peut être ainsi un aussi grand globe-trotter...

 

L'escargot est un mollusque qui vit bien peu de lustres. Tout dépend de la longueur des dents de ses ennemis.

 

En effet, il a beau faire le beau et adopter la tactique de l'autruche, il n'arrive jamais à semer ses poursuivants, surtout les catalans friands d'escargolades sur le grill.

 

L'escargot de race, le plus authentique, réside en pays catalan, même si c'est une espèce qui tend à disparaître... 

 

En effet, la moindre goutte de pluie constitue pour lui une douche écossaise. Il est assailli, assiégé, puis cueilli. Pour l'attraper, il suffit de lui mettre du sel sur la queue ou l'envoûter, l'endormir en lui offrant la séduction de l'aïoli.

 

Les catalans sont sans pitié pour lui. Il ne leur suffit pas que la vie de cette pauvre bête soit un lent chemin de croix, qu'il soit tout au long de son existence un être qui rampe malgré ses crampes. 

 

Et oui, l'escargot est en voie d'extinction. Lui, ce qu'il demande, c'est l'extinction des feux de sarments. Il faut s'émouvoir sans tarder, créer des zoos, des parcs nationaux, des réserves sigeanesques pour escargots. Il faut alerter la SPA : assez de rigolade aux cargolades ! finies les escargolades ! 

 

L'escargot est scientifiquement appelé, non pas "scagarus érectus", mais gastéropode. Un mot aussi savant pour dire qu'il a l'estomac sur les bigatanes c'est à dire sur les talons. Les scientifiques sont méchants, il faut toujours qu'ils dévoilent vos petites malformations. Qu'ils mettent toujours les pieds dans le plat ! ils cherchent, ils cherchent et quand parfois ils trouvent, il leur faut le dire sans regarder aux conséquences. 

 

Si les savants mettent les pieds dans le plat, l'escargot lui, met les siens dans la mayonnaise : on ne lui demande même pas sa marque préférée. Oh injustice ! c'est l'escargot qui a toujours et congénitalement l'estomac dans les talons et c'est lui qu'on mange !

 

De plus, ses cornes, c'est son talon d'Achille. C'est le point sensible, l'antenne stroboscopique de son kaléïdoscope nerveux et paranoïa critique, comme le disait le Maître aux deux antennes poilues.

 

Cependant, notre ami ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche : s'il devait attendre que de la pluie fraîche lui tombe toute cuite du ciel du Midi... il pourrait attendre longtemps. En amour aussi, c'est assez monotone : étant à la fois Erma et Aphrodite, il est toujours avantagé physiquement. Ce suffisant à lui-même, il n'a pas besoin d'aller conter fleurette : les fleurs, il les mange...

 

Il existe plusieurs sortes d'escargots. Il y a les grands et les petits, ceux qui sont colorés et ceux qui sont gris. Mais blancs ou bleus, ils ne voient jamais la vie en rose. L'escargot aux stries noires est couramment (peut-être parcequ'il va plus vite que les autres) appelé escargot tigré ou escargote-tigresse. Le gros escargot gris est un escogriffe qui voit la vie en noir et blanc. Tous, cependant, en voient de toutes les couleurs. Enfermés dans leur coquille, enroulés sur eux-mêmes, claquemurés, ils n'en finissent pas de tirer la langue.

 

Sa vie n'est pas une cinécure : ce mollusque inoffensif doit être protégé et la race sauvegardée.

 

A partir de maintenant, mangeons des limaces !

 

J.P.Bonnel - Article publié en 1973 dans l'édition de l'Indépendant Costa Brava.

 

Photo : L'escargot chanté par El Chimist (cf. Youtube)

 

Des amateurs d’escargots roussillonnais lancent leur figure tutélaire du pays catalan, l’escargot a ses adorateurs. Depuis peu, il a même son calendrier. Les Perpignanais de la Team Cargols ont officiellement déclaré ouverte « l’année universelle de l’escargot » depuis le sommet du mont Canigou à l’occasion du solstice d’été 2018 (en juin dernier).

La Team Cargols n’en est pas à son coup d’essai. Ses membres sont les seuls étrangers à tenir un stand lors du pèlerinage dédié au gastéropode qui se tient chaque mois de mai à Lleida, en Catalogne Sud.

 

Cette année, ils y ont notamment organisé un baptême d’escargots en présence des autorités religieuses locales.

Le président de la Team cargols, Pedro Gil, est l’une des chevilles ouvrières du projet. 

Photo Nicolas Parent

« Nous avons lancé ce calendrier pour fédérer l’ensemble des fêtes de l’escargot de Catalogne et d’ailleurs », indique le président de la Team Cargols, Pedro Gil.

« La fête de Bompas rentrera par exemple dans le calendrier universel

 

Un festival pour attiser la curiosité des touristes

Créer une vitrine de la richesse culturelle du département : tel est le projet sur lequel travaille actuellement la Team Cargols. Le festival de l’escargot, que l’équipe compte lancer, se déroulera lors du premier week-end de juillet à Toulouges. « Ce ne sera pas un marché de terroir, précise Pedro Gil. On ne vendra rien à part notre département. »

 Au menu : des escargots bien sûr (avec, entre autres, un grand concours de cuisine), mais aussi de la musique, des sardanes et des castells (pyramides humaines typiques du pays catalan). « On lance un appel aux associations qui souhaitent participer, souligne Pedro Gil. On aimerait également qu’il y ait des ferronniers, pour montrer la richesse métallurgique du département, ou encore une colla du Haut-Vallespir, pour évoquer les fêtes de l’ours. L’objectif est de susciter la curiosité des touristes, de leur donner envie de découvrir le territoire. »

 Afin d’assurer la réussite de l’événement, Pedro Gil compte miser sur le lien tissé avec l’aplec de Lleida (qui attire plus de


200 000 visiteurs par an) et la convivialité. « On vit dans une société qui va de plus en plus vite, constate l’amateur d’escargots. On veut créer une manifestation où les gens pourraient se retrouver en famille ou entre amis, prendre le temps de se poser, de passer de bons moments ensemble. »

© 

Arnaud Andreu

 

Benvolguts amics i amigues,

 

Hem obert la Sala de Duanes de l'estació de Portbou a l'art

contemporani per tercer any consecutiu 

 

Ricardo Calero

"Somnis al límit" 

Una metàfora de la migració a través del viatge de maletes i passaports.

Fins al 28 d'octubre

Laborables: de 16h a20h.

Dissabtes d'11h a14h ide 16h a 20h

Diumenges, d'11h a 14h. 

En en marc de la  III Escola d'estiu Walter Benjamin Portbou 2018

www.passatgescultura.org

 

https://youtube/kMAqdV-2Pt0

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 09:43
J.Delteil - Colloque d'Amiens - Salon du livre et du chocolat à Ste-Marie de la Mer  - Revue SOUFFLES - Les grandes sagas familiales roussillonnaises - Une poubelle de rue piétonne
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J.Delteil - Colloque d'Amiens - Salon du livre et du chocolat à Ste-Marie de la Mer - Revue SOUFFLES - Les grandes sagas familiales roussillonnaises - Une poubelle de rue piétonne

Propreté : balayons devant notre porte 

 

Depuis des décennies, on dit que Perpignan est sale. C'est selon les quartiers : le centre historique est nettoyé pour donner une image correcte aux touristes, car comment faire de Perpignan une destination incontournable si elle est dégueulasse...comme dans les quartiers populaires et aux allures de ghettos (St-Jacques). Cependant, dès que vous quittez le cercle des rues à la mode du coeur de ville, les trottoirs sont noirs de crasse : ainsi, la rue des Augustins !

 

On note un progrès depuis J.-Paul Alduy qui voulait réprimer les déjections canines, mais sa campagne avait fait long feu: le maire a échoué et le civisme n'a pas augmenté...

Le maire actuel a aussi lancé sa campagne (c'est moins agressif qu'à Béziers avec M.Ménard) et des contraventions ont été données à l'encontre des chiens errants et des propriétaires inconvenants...

La mairie est responsable de la propreté et doit jouer sur le civisme: la campagne actuelle est donc positive, car il faut sans cesse éveiller les conscience, éduquer…Bien sûr la municipalité ne doit pas démissionner, en s'en remettant à l'esprit civique des citoyens. Un problème de personnel, d'absentéisme est aussi à revoir…

 

En effet, si la ville est sale, c'st d'abord parce que les habitants le sont, jetant de tout dans les rues (les citoyens d'origine gitane sont très propres chez eux, mais ils sont capables de jeter leurs détritus dans la rue... Est-ce la pauvreté, ou ici le mépris de la municipalité, qui sont à l'origine d'une telle orgie ordurière sur l'espace public..?

 

Comme en Espagne, hélas, ici, en pays catalan, on jette de tout quand on on est sur une terrasse de café ou au comptoir d'un bar. Dans sa voiture, c'est pareil : on jette mégots, papiers de bonbons, chewing-gums, bouteilles de bière…

 

Je me souviens, lors de mon adolescence, dans le quartier Saint-Jean : chaque commerce, chaque propriétaire passait le jet dans la rue et balayait le seuil de son territoire. C'était l'occasion de se parler, et d'améliorer l'ambiance en ville ! A présent, rue Saint-Jean, encore quelques commerçants courageux s'activent et compensent les carences municipales… mais on s'en remet aux autorités : je paie des impôts...alors c'est à la ville, aux éboueurs de nettoyer...Ces réactions poujadistes, populistes et inciviques me rappellent les paroles des élèves quand le prof leur demandait de ramasser un papier dans la classe : "Il y a des femmes de ménage pour ça !" Quel mépris pour les travailleurs, pour les femmes...quelle irresponsabilité...Ainsi on a habitué la population à être assistée...

 

Il faut agir grâce au civisme, mais aussi en installant des outils urbains : parfois il vous arrive de vouloir jeter un papier mais aucune poubelle à l'horizon...

 

JPBonnel

Lundi 15 octobre 2018 à 18h30 au Théâtre de l'Étang

 

Les grandes sagas familiales roussillonnaises

 

par Jean RIFA

 

 

 



Ancien cadre commercial dans le négoce de produits industriels, il est ensuite devenu chroniqueur de presse et de radio pour les rubriques «Biographies» et «Histoire». Il est l'auteur des quatre tomes sur l’«Histoire de nos villages» et l’auteur ou coauteur d'une dizaine d'ouvrages ayant comme point commun «la vie en Roussillon».

 

L’occasion, lors de cette conférence, d’avoir un aperçu de grands acteurs économiques de notre département.

 

En 1877, un préfet et un maire de Cerdagne s’unissent pour éviter au département un désastre économico-écolo sans précédent…

Les frères Violet, créateurs du Byrrh, font, en 1928, travailler 20.000 familles à travers le monde.

 

 

 

Les Bardou et Bardou, frères mais concurrents, sont leaders dans la fabrication du papier à cigarette.
Le chocolatier Cantalou, devenu le Groupe Cémoi, est, de nos jours, leader européen. Il est loin le temps où, à 17 ans, Georges Poirrier, repreneur de Cantalou, réparait des bicyclettes.

L’entreprise des Poupées Bella : « La plus belle poupée du monde » à une époque florissante ne fait plus, depuis longtemps, rêver les petites filles !

La famille Arago, dont l’histoire familiale est une véritable saga (politique, scientifique, historique), nous permettra de nous attarder principalement sur l’histoire de Marie Arago, la maman.

 

C.E.P.S. en entrée libre et gratuite

 

***ACTUALITE Joseph DELTEIL = à Cournonteral et à Amiens (Colloque, voir photos jointes) :

 

 

GRAND PRIX DE POÉSIE Joseph DELTEIL décerné par la Revue Souffles

http://www.revuesouffles.fr/

https://www.facebook.com/revue.souffles

administration@revuesouffles.fr 

 

date limite d’envoi des manuscrits: 31 janvier 2019

Ce prix est destiné à couronner un manuscrit (poèmes ou prose poétique) dont la sensibilité et l’écriture poétique suscitent une émotion esthétique profonde et durable.

40 pages maximum / format A4

L’œuvre primée, sera éditée et le lauréat en recevra 100 exemplaires (valeur 1000 euros).

Droits à concours : 30 euros.



© Bob Ter Schiphorst. Joseph DELTEIL à La Tuilerie de Massane (près de Montpellier)


REGLEMENT DU PRIX

Article 1

Le manuscrit présenté devra être inédit, non primé par ailleurs, dactylographié, correctement relié, non signé et ne comportant aucune mention particulière.    

Article 2

Le manuscrit sera envoyé par courriel en pièce jointe à l’adresse électronique suivante : 

prixlitteraires@revuesouffles.fr

L’auteur indiquera en ‘ Objet ‘ de son courriel, son nom suivi du titre de l’œuvre.

Article 3

Concomitamment, et ce afin que la candidature soit prise en compte, l’auteur devra:

1 – Adresser le manuscrit en 5 exemplaires, en courrier « lettre » non recommandé à :

Monsieur le Président du Jury

Grand Prix de Poésie Joseph Delteil

Revue Souffles

45 rue Léon Blum – 34660 Cournonterral

2 – Y joindre une enveloppe cachetée sur laquelle il inscrira le titre de l’œuvre présentée

3 -  Insérer à l’intérieur de cette enveloppe cachetée, une seconde enveloppe non cachetée (timbrée au tarif  « lettre », sur laquelle seront inscrits le nom et l’adresse du candidat) et accompagnée d’une notice biobibliographie succincte sur le candidat avec sescoordonnées (numéro de téléphone, adresse électronique et postale)

4 – Y joindre un chèque bancaire correspondant au montant de 30 euros à l’ordre  de : 

Revue Souffles – Les Ecrivains Méditerranéens

Article 4

Le manuscrit ne sera pas retourné et sera détruit.

Article 5

Les manuscrits des lauréats et des finalistes ayant obtenu des mentions de prix pourront faire l’objet de lectures publiques ou de parution (sélection d’extraits).

Article 6

Le palmarès sera  personnellement adressé aux candidats en vue de la remise du prix qui aura lieu à Montpellier (date à préciser par invitation). Le lauréat et les finalistes ayant reçu une mention de prix s’engagent à être présents ou à se faire représenter lors de la remise du prix et de ses mentions.

Article 7

Le lauréat du Grand Prix de Poésie Joseph Delteil ne pourra concourir une deuxième fois.

Article 8

Les candidatures  non conformes au présent règlement seront écartées. Les décisions du jury sont sans appel. Les membres du jury s’interdisent de concourir.

Pour tout renseignement complémentaire au sujet du Grand Prix de Poésie Joseph Delteil s’adresser à

prixlitteraires@revuesouffles.fr ou  au 04 67 85 09 02

Toute candidature ne respectant pas la totalité des consignes du règlement ci-dessus, sera refusée.


Qui êtes-vous Joseph Delteil ?

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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