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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 09:46
Rebull de Catalogne : Les cents ans de Teresa - Conversations à Banyuls -
Rebull de Catalogne : Les cents ans de Teresa - Conversations à Banyuls -
Rebull de Catalogne : Les cents ans de Teresa - Conversations à Banyuls -

 Différents événements qui marqueront l'hommage que l'association Culture et Patrimoine en Côte Vermeille a voulu rendre à Teresa Rebull,femme de chansons et de combats, à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance.

 

Ces événements débuteront, avec le soutien de la Ville de Banyuls-sur-Mer et des Editions Balzac, par une exposition dans le hall d'honneur de la mairie de Banyuls.dès le dimanche 1er décembre.

Son vernissage aura lieu le mardi 3 décembre à 18 heures.

Point d'orgue de cet hommage, la conférence donnée par Christine Lavaill le vendredi 6 décembre à 17 h 30, salle Novelty.

 

Nous vous attendons nombreux - ainsi que vos proches - pour cet événement exceptionnel qui sera le dernier d'une année 2019 riche de moments partagés.

N'hésitez pas à le faire connaitre autour de vous.

Bien cordialement.

 

Dominique Baudry

Secrétaire

dominique.baudry@wanadoo.fr

 

Hommage à Teresa REBULL

Centième anniversaire de sa naissance

Exposition proposée avec l'association Références Culturelles du 1er décembre au 2 janvier 2020
Hall d'honneur de la mairie de Banyuls-sur-Mer

Vernissage de l'exposition mardi 3 décembre à 18 heures Hall d'honneur de la mairie de Banyuls-sur-Mer

Conférence par Christine LAVAILL vendredi 6 décembre à 17 h 30 salle Novelty de Banyuls-sur-Mer

avec le soutien de
Ville de Banyuls-sur-Mer Éditions BALZAC

  

Teresa REBULL

Il y a 100 ans naissait Teresa Rebull, et c’est à Banyuls-sur-Mer, où elle résida jusqu’à ses derniers jours, que cet anniversaire est célébré.

Teresa fut honorée de son vivant à de nombreuses reprises, ce qui lui permettait de commenter de vive voix les éloges qui lui étaient adressés.

Teresa était certes heureuse d’être considérée au présent pour ses actions et activités relatives à son passé, mais elle trouvait dérisoire, voire présomptueux, d’avoir à raconter de nouveau sa vie. Elle profitait de l’occasion, au lieu de s’exprimer à son profit, pour exprimer le monde à partir de quelques principes auxquels elle sera restée fidèle sans faiblir : la liberté et l’amour.

Cette franchise pouvait créer une gêne, car la ténacité avec laquelle elle revendiquait ces principes pouvait faire sourire les sectaires non repentis. Les faits historiques disparaissant dans le flou que le temps impose à la mémoire, certaines prises de position de ces temps-là étaient entendues comme de pures utopies ou perdaient de leur pertinence.

Teresa maintenait fermement que le Monde dont elle dessinait un contour ne pouvait tenir que par l’essence de ces principes, les faits historiques n’en étant que les conséquences. Bravant le sourire de ses contradicteurs, elle insistait et réitérait avec courage ses mises en garde contre tout relâchement de la morale et de l’éthique. À ces occasions, elle refusait d’être uniquement cantonnée à son statut d’artiste.

À la veille de la deuxième décennie du XXIe siècle, 100 ans après avoir vu le jour, Teresa pourrait encore dire que des événements chaque jour plus nombreux présentent une sordide similitude avec ceux qu’elle aura traversés. Dès lors, l’urgence de considérer non pas ce que tel ou tel aura fait, mais ce qu’il reste à faire par tous. Pour Teresa, c’était la seule permanence qui vaille.

Pour cet anniversaire, sa voix manquera pour reprendre le fil des commentaires universels qu’elle rappelait pendant ces hommages. Elle nous manquera surtout pour écouter encore une fois sa chanson de combat d’un certain Jaume, mort à la Serra de Pandols entouré de Tres cascots de metralla y les sabates d'en Jaume.

Les amis de Teresa

L'association Culture et Patrimoine en Côte Vermeille, avec le soutien de La Ville de Banyuls-sur-Mer

et des Éditions Balzac, présente
Exposition proposée avec l'association Références Culturelles

du 1er décembre au 2 janvier 2020
Hall d'honneur de la mairie de Banyuls-sur-Mer

L'association Culture et Patrimoine en Côte Vermeille, avec le soutien de la Ville de Banyuls-sur-Mer et des Éditions Balzac, présente, avec l'association Références Culturelles, l'exposition consacrée à Teresa Rebull, chanteuse et militante : « Teresa Rebull, femme de cœur et de combats »

Cette exposition offre une rétrospective sur Teresa Rebull, artiste engagée, figure emblématique de la Retirada et de la Nova Canço catalane.

Elle permet de découvrir la personnalité de cette femme qui s'est établie dans les années soixante à Banyuls-sur-Mer et qui a marqué l’histoire par ses engagements politiques, féministes, sociaux et culturels.

L'exposition prêtée par Balzac Éditions est basée sur l’autobiographie de Teresa Rebull publiée en catalan aux éditions Columna (Barcelone) en 1999, "Tot Cantant".

Dans sa préface à la traduction qu'il en a faite en 2004 aux Éditions Balzac, André Vinas écrit :

« ... Il ne s'agit pas d'un livre d'histoire, mais plutôt d'un livre de souvenirs, elle les appelle flashes, de tout ce qu'elle a vécu depuis sa plus petite enfance où elle fut plongée dans des aventures exceptionnelles et dramatiques, où la vie et la mort se côtoient sans cesse ».

Cette exposition vise à mettre en relief la vie et l'œuvre de la chanteuse et militante au travers de 24 panneaux explicatifs et 10 cadres retraçant son itinéraire.

Elle a la particularité d'être bilingue (français et catalan) afin de refléter la personnalité de cette femme d'exception.

Projection en continu de films proposés par Robert Triquère pendant toute la durée de l'exposition :
le grand concert hommage à Barcelone et conversations avec Teresa Rebull en français et en catalan. -------


Vernissage de l'exposition mardi 3 décembre à 18 heures Hall d'honneur de la mairie de Banyuls-sur-Mer
avec la participation de

Jean GARIDOU, président de Culture et Patrimoine en Côte Vermeille 

Robert TRIQUÈRE, Éditions Balzac
Germinal REBULL, fils de Teresa
Jean-Michel SOLÉ, maire de Banyuls-sur-Mer

Lecture de poèmes de Teresa Rebull par des enfants Intervention de Pedro Soler et Thierry Parcé, amis de Teresa Rebull

Apéritif offert par la Ville de Banyuls-sur-Mer

- - -

Conférence par Christine LAVAILL,
biographe de Teresa
REBULL, co-traductrice de l'autobiographie « Tot Cantant », commissaire de l'exposition

Teresa REBULL,
une vie de combats et de chansons

vendredi 6 décembre à 17 h 30 salle Novelty de Banyuls-sur-Mer

Retrouvez toutes les informations sur l'activité
de l'association Culture et Patrimoine en Côte Vermeille

http://patrimoine66.canalblog.com/

Mai 2013 :

 

Je vais voir les dessins et toiles de Teresa R., à la mairie de Banyuls. 

 

Puis chez elle, rue Saint-Pierre : 

Elle apprend toujours ; elle cultive les arts, à son âge… Elle a raison, ce plaisir de peindre la pousse à vivre, la rend immortelle ! Elle l’est déjà, grâce à ses chansons, mais…

   Il n’y a que la langue française qui l’embête ; elle me le dit, dans les mails qu’elle m’envoie, cette reine du net a 91 ans : « Quel français, j’écris ! »

 

 

* Les écrivains et les textes qui l'ont marquée :

 

- "Avi he tornat a la serra de Pàndols" : texte de Josep Gual, musique de Teresa.

- Les poèmes de Marti Pol chantés par Lluis Llach.

 

- Elle a enregistré un 33 tours sur les écrivains catalans et français : Sebastia Pons, avec une sorte de musique de troubadour - Pere Cerda - Gérard Salgas (poèmes traduits en catalan) - Joan Morer -

"Quand je traduisais au public  les textes en français, j'étais traitée de "fasciste" ! 

"Les chansons du 33 tours à la couverture verte (avec L'Agram et Serge Llado) sont belles et aussi révolutionnaires car on y parle de la condition humaine et de la société."

 

- Manent Robert : histoires chinoises des 12 et 13 ° siècles, sont aujourd'hui d'actualité. L'art doit refléter le présent pour parler de l'avenir.

 

 

* Comment défendre le catalan dans les Pyrénées-Orientales ?

- par l'éducation, dans les écoles primaires, puis les collèges...

-au coeur des familles

-on ne peut pas compter sur les autorités.

- Avec plus de communication entre le Nord et le Sud  de la Catalogne. 

-Expliquer l'histoire de la Catalogne

- en multipliant les festivals de guitare au palais des Rois de Majorque, avec Ida y Vuelta :des représentants (artistes, musiciens, chanteurs...) de chaque communauté doit pouvoir y participer. Il faut mêler les cultures et les civilisations; exemple de D. Baremboïm qui réunit dans son orchestre des Juifs et des Arabes.

- Toucher à l'universel en respectant les minorités locales qui composent la mosaïque humaine.

 

 

* 31 mai 2013 :

Marseille en 1941 (voir bio) : En 1940, je quitte Paris pour me rendre en Espagne; Pep reste dans la capitale. Je suis passée par le pays basque; ensuite, je suis revenue en France.

 

Je venais de rentrer de Barcelone, une seconde fois, comme "transfuge", par la montagne - le Col d'Arres- et avec pas mal de problèmes ! 

 

A Prats-de -Mollo, nous fûmes hébergés à La Forge; j'ai le souvenir de l'eau qui dévalait de la montagne...Pep me confectionne de faux papiers d'identité. A Marseille, je me rends au cours Belsunce : un grand bureau accueillait les juifs et les intellectuels : comme je n'étais ni juive, ni intellectuelle, je me suis dit que le "Comité Victor Fry" n'était pas pour moi...

J'ai tout de même attendu dans le hall et j'y retrouve l'épouse de Joachim Maorin, un des dirigeants du POUM. Elle m'a présenté à Varian Fry ; celui-ci, constatant mon état (j'étais enceinte) m'a promis de m'aider à accoucher dans une bonne clinique avec un bon docteur.

Je croise ausi Lisa Fittko (j'ai une photo avec elle): elle aidait à passer des apatrides, des révolutionnaires, à Banyuls. 

voir Benedicte (bio)

 

* Teresa Aujourd'hui (2013)

 

Depuis la publication du livre *, que s'est-il passé..?

 

Je n'ai pas participé à des festivals aussi importants que l'hommage du Palais de la Musique, à Barcelone, en 2006, car ma voix a pris une tournure différente; en outre, j'ai subi des opérations aux jambes et, depuis, je boîte, j'ai du mal à marcher.

 

La maladie est venue pas à pas : je ne m'en suis pas rendue compte...Mais je bouge, j'aime de nombreuses activités et je vais encore à Barcelone, de temps en temps, si on m'accompagne. Mon rôle aujourd'hui est surtout de mettre les gens en contact.

 

Je m'intéresse toujours autant à la politique. Je suis internationaliste : je critique les erreurs de tous les politiciens : trop de promesses, faites et non tenues ! Quant à préparer la révolution, ça fait un peu peur car nous sommes devenus des petits bourgeois; la mentalité a changé, c'est cela le plus dangereux !

On est utopistes : on a l'esprit, l'envie de combattre : on rêve à la vraie vie. Je suis sûr qu'il se passera un jour quelque chose d'important.

 

Le monde ne peut être que socialiste, ou...fasciste ! François Mitterrand a dit un jour que la révolution française n'était pas encore arrivée... 

Je milite désormais au parti socialiste ; avec le PS, face à un capitalisme féroce...Si j'étais jeune, j'irais casser...

 

* Teresa Rebull :Tot cantant, Columna, Barcelona, 1999.   "En chantant", version française par Christine Lavaill et André Vinas - Balzac éditeur, Perpignan, 2004.

 

* Qu'apporte la vieillesse de positif ?

 

On voit les choses avec des yeux plus transparents; je voyais très clair; soudain il y eut comme un rideau tomber et un nouveau monde est apparu... Tout d'un coup, beaucoup de paix, mais aussi la grande solitude des vieux ! Même quand je regarde le jardin que j'adore, je ne vois rien derrière : c'est le manque d'amour, psychologique ou sentimental, avec un compagnon; j'admire les petits vieux, qui vont bras dessus, bras dessous...

 

J'ai beaucoup d'occupations : peinture, musique dans la tête, les amis, tout ce que j'ai créé...

On vieillit, c'est comme un goutte-à-goutte... La mort m'embête mais je n'ai pas peur. Ce dont j'ai peur, c'est ...qu'on trouve ma maison en désordre !

 

J'ai le spectacle depuis ma baie vitrée : le vent, les plantes, les oiseaux, à qui je donne à manger, leurs chants... Un gros chat, gris comme un gros monsieur, s'approche et met sa tête entre mes pieds; soudain apparaît mon chat, qui dort sur mon lit toute la journée...Et il voit l'intrus ! J'ai jeté un rouleau sur la terrasse  et ils se sont disputés de façon "molle"...

 

Le chat gris est parti en nous regardant avec mépris et en pissant, en guise de vengeance. C'est là l'observation des choses simples.

 

Je pleure souvent, j'ai le cafard et tout d'un coup, une colombe se pose sur les tuiles... Je suis tellement étonnée de la voir devant moi que j'ai arrêté de pleurer : "Il me faudrait une petite colombe.."

 

Ici, à Banyuls, depuis mon salon, je pense à la mer, qui est si proche... Et à la montagne, où je me promenais souvent...

 

* 2 juillet 2013 :

Banyuls, le 2 juillet 2013

 

* L'actualité, c'est la défense de la langue catalane, avec un concert au Camp Nou de Barcelona et la présence de Luis Llach. "Les partis ne s'y reconnaissent pas, ni la droite avec CiU ou le Parti populaire, ni avec l'ERC : les listes se contredisent à gauche ! Un petit coup d'aile d'oiseau et ils ne s'entendent plus... Les Socialistes sont merdiques : on a perdu des années avec Zapatero, pourtant fils de la Retirada et d'un père communiste qui a été torturé sous Franco !

 

Le Parti socialiste catalan a toujours été à la traîne, toujours tourné vers Madrid ! Divergences, absence d'unité ! 

Lors d'un concert, les Socialistes m'ont demandé de chanter plutôt en castillan, car il n'y avait dans la salle que des Andalous... A la fin du tour de chant, un garçon, beau et blond comme un ange, a joué "Els Segadors", notre hymne national, à l'accordéon...

 

 L'Esquerra fait la "puta ramunette" à présent ! Au début, elle avait une attitude correcte pour les affaires sociales; ensuite la question sociale n'a jamais été abordée, alors que c'est le noyau du peuple... 

 

L'indépendance est absolument nécessaire : on nous vole, on nous massacre ! O instaures des lois sur la langue pires que sous le franquisme ! Pourtant les gens veulent parler catalan, même ceux qui viennent d'autres régions d'Espagne; j'étais dans une librairie et je regardais une dame qui achetait un gros dictionnaire de catalan; j'ai osé lui parler : elle voulait apprendre notre langue ! 

 

* Le passé : on revient à la guerre civile. Teresa me parle de Joan Peyrot, anarco-syndicaliste de Llobregat, un pays très minier : il était du parti Als Trente, les Trente qui se sont séparés de l'anarchisme. 

 

Les anarchistes ont été complices : ils ont participé au gouvernement de Campanys, qui incarcérait les militants du POUM...Les anars lançaient aux ouvriers, aux militants : "Laissez les armes et rentrez chez vous !" Le POUM suivait trop les anars, et ceux-ci l'ont laissé tomber... Les Anarchistes ont été persécutés pendant la République, c'est pour cela qu'ils n'ont pas voté pour la République...

 

Sans oublier l'attitude du PC : sa provocation, durant les journées de mai à Barcelone, pour se débarrasser du POUM..!

On ne peut pas m'attaquer pour ma conduite politique : jamais un mensonge ni une trahison. Durant ma longue trajectoire, j'ai été fidèle à mes idées, je ne me suis pas enrichie. Je vis aujourd'hui encore de façon très modeste, dans mon petit appartement de la rue Saint-Pierre... 

 

 

* Les intellectuels et Albert Camus :

Les intellos pissent toujours en-dehors du pot de chambre !

 

Camus, je l'ai connu à Paris dans des soirées du Casal anar pour les réfugiés. Je l'ai rencontré aussi dans le grand appartement, avenue de l'Opéra, de la revue "Preuves", pour laquelle j'ai travaillé Ce comité pour la culture était financé par le groupe Ford aux Etats-Unis; comme on critiquait le PCF, les Communistes ont répondu qu'on travaillait pour la CIA..! 

 

J'avais un rendez-vous avec Camus pour lui parler de mon beau-frère qui cherchait un emploi. J'aimais quand il parlait de Maria Casarès, son grand amour : "Quand on a un tel amour, on retourne en enfance !"

A sa mort, je ne faisais que pleurer; mon mari en prenait ombrage; j'ai téléphoné à Francine, l'ex-épouse de Camus; je lui ai dit que j'avais rêvé la mort de Camus quelques jours auparavant : je le voyais au fond d'un trou, comme dans une tombe creusé dans la campagne et il me criait : "Viens me chercher !"

 

* Le présent : J'ai l'impression qu'on est dans la culture du crime et de la stupidité ! Les gens ne savent plus sourire; ils sont agressifs. L'Homme est en pleine mutation, il est plongé dans une crise économique et morale. Le comportement de l'Homme et de la nature vont de pair; l'être humain est malade ! La situation est grave : quand la haute bourgeoisie échoue, c'est le fascisme qui gagne !

 

Maintenant, je ne dors pas bien : je pense sans cesse à la peinture... J'ai beaucoup lu, j'ai appris beaucoup sur la technique picturale, mais je n'arrive pas sortir ma peinture de ma carcasse !

 

Je suis sans doute trop influencée par Cézanne et par la beauté de la construction... Et quand j'ai trouvé la composition, je n'arrive pas à réaliser mon sujet, même si j'ai un projet précis...

 

* Sur Maillol et Dina Vierny :

Je n'ai pas connu Maillol; j'étais à Marseille. Mais là, j'ai rencontré Dina Vierny : elle voyageait beaucoup; elle venait aussi nous voir chez Jean Malaquais, l'auteur de "Planète sans visa", où il reconstitue l'atmosphère qui régnait à Marseille, parmi les intellectuels français et allemands recherchés et désirant embarquer pour l'Amérique... (voir les photos avec J.Malaquais dans l'autobiographie de Teresa).

 

"Dans son livre, J.Malaquais parle des "seins de Thérèse", sans me nommer... En effet, à cette époque, j'allaitais mon enfant, au milieu du groupe, pendant que les discussions fusaient. Malaquais, à cette vision, était étonné, ébahi..."

 

(propos recueillis, entre autres, à paraître, par J.P.Bonnel)

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 10:16
G.Dandin (C) L'Archipel - Culture à Alénya 66 - G.Groyer et Ludmila à Thuir - Cartel Trobada, Opoul (C) Angelets - Fête de la CNT -
G.Dandin (C) L'Archipel - Culture à Alénya 66 - G.Groyer et Ludmila à Thuir - Cartel Trobada, Opoul (C) Angelets - Fête de la CNT -
G.Dandin (C) L'Archipel - Culture à Alénya 66 - G.Groyer et Ludmila à Thuir - Cartel Trobada, Opoul (C) Angelets - Fête de la CNT -
G.Dandin (C) L'Archipel - Culture à Alénya 66 - G.Groyer et Ludmila à Thuir - Cartel Trobada, Opoul (C) Angelets - Fête de la CNT -
G.Dandin (C) L'Archipel - Culture à Alénya 66 - G.Groyer et Ludmila à Thuir - Cartel Trobada, Opoul (C) Angelets - Fête de la CNT -
G.Dandin (C) L'Archipel - Culture à Alénya 66 - G.Groyer et Ludmila à Thuir - Cartel Trobada, Opoul (C) Angelets - Fête de la CNT -

G.Dandin (C) L'Archipel - Culture à Alénya 66 - G.Groyer et Ludmila à Thuir - Cartel Trobada, Opoul (C) Angelets - Fête de la CNT -

Molière à Alenya : Les Femmes savantes, ce vendredi 27.

 

et :

Premier spectacle de la saison 19I20 de l'Archipel !

 

MOLIÈRE

GEORGE DANDIN ou le mari confondu

mis en scène par Jean-Pierre VINCENT

 
vendredi 27 septembre 20h30
le Grenat | 1h 50 sans entracte

tarif 12 à 30 €

Association Passatges

Walter Benjamin sans frontières : site

 

www.walterbenjaminsansfrontieres.fr

 

Université d'été - Passatges - Contact : Pilar Parcerisas

 

*SAMEDI 28 SEPTEMBRE  PORT-BOU 

 

LA FRONTIERE SAUVAGE - 80 ans de la Retirada 

-11 h30 : Anne Roche- Lauréate 2018 – Frontières de la mémoire – 2 lieux de mémoire : Village de Belchite et mémorial Rivesaltes.

- 15h-15h30 -  Madeleine Claus  - Docteur en littérature allemande – Allemands qui fuirent la France. (Fuite organisée par Varian Fry etc.)

 

*DIMANCHE 29 SEPTEMBRE  – PORT-BOU 

-11 h  - Présentation du  livre Walter Benjamin et Bertolt Brecht : Rencontre à Port-Bou de Maria Mailat traduit par Anna-Maria Corredor.

 dimanche 29, matin,  Maria Mailat – Anthropologue – Ecrivain – Professeur

 Ce que révèlent les photographes des passages de frontières de la Retirada. 

- 18h-19h30 – Manolo Laguillo – Photographe et spécialiste Walter Benjamin – La photographie et Walter Benjamin 

- 20h-21h – Inauguration de l’exposition – Paysages souhaités des artistes résidents de la fabrique de création – La Escocesa -  Salle des douanes de la gare internationale de Port-Bou.

 

La lettre de Cinémaginaire  n° 190 –  25 SEPTEMBRE 2019

Cinémaginaire réseau cinéma en Pyrénées Orientales / diffusion, éducation, festivals, création, formation

 

Pour donner un petit coup de pouce à Cinémaginaire, lire cette lettre et la faire suivre aux amis  !

Pour se désabonner de cette lettre, répondre "NON" à ce mail

 

>  Toutes les propositions de Cinémaginaire 

    > Découvrir toutes les actions de Cinémaginaire : <http://www.cinemaginaire.org> 

    > Télécharger le programme complet en cours de Cinémaginaire : <http://www.cinemaginaire.org/images/pdf/progA.pdf>

 

du 25 au 29 septembre Amphithéâtre DE L’OBSERVATOIRE OCÉANOLOGIQUE – 66 Banyuls sur Mer

> FESTIVAL VISAGES & IMAGES DE MÉDITERRANÉE <

Projections et réflexions sur la Méditerranée

FILMS / EVÈNEMENTS / INVITÉS / ATELIERS / CINÉ-CONCERT

Entrées libres / Places limitées

       > télécharger le programme complet  du festival : <http://www.cinemaginaire.org/images/pdf/prog_FVIM_2019.pdf>

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Mardi 1er octobre 2019 à 20h00

Cinéma  Vautier  - 66 Elne  

> FILMS DE TOUJOURS, TOUJOURS AU CINÉMA <

LA VIE EST BELLE

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Mercredi 2 octobre 2019 à 15h00 Cinéma  Foyer Rural – 66 St Paul de Fenouillet 

Mercredi 9 octobre 2019 à 15h00 Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer

LE CINÉ DES ENFANTS <

Film pour le Jeune Public, présentation + projection + jeux + goûter 

UN PETIT AIR DE FAMILLE

Film d’animation  (France 2019 – 43’)

Tarif : 3 euros pour tous

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Mardi 1er octobre 2019 à 18h30

Cinéma  Vautier  - 66 Elne  

> CINÉ ADOS <

LA VIE SCOLAIRE

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Samedi 5 octobre 2019 à 14h30 Cinéma Jaurès - 66  Argelès-sur-Mer

Dimanche 6 octobre 2019 à 15h30 Cinéma  Vautier - 66 Elne

> CONNAISSANCE DU MONDE <

CHINE

en présence du réalisateur

Tarif : 6, 50   euros pour tous

 

Dimanche 5 octobre 2019 à 11h

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur Mer  

> AVANT-PREMIÈRE <

DONNE MOI DES AILES

 

Mardi 8 octobre 2019 à 20h00

Théâtre des Aspres – 66 Thuir  

CINECAT <

Cinémaginaire présente un film catalan, version originale en langue catalane, sous-titré français

Cette séance de Mirem Català est organisée en partenariat avec OMNIUM CATALUNYA NORD

CATALUNYA UBER ALLES

Film de RAMON TERMENS (Catalogne 2011 - 1h38)  VOSTF

Tarif : 5 euros pour tous

 

Jeudi 10 octobre 2019 à 19h00

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer    

> LE CINE FORUM <

Présenté par  les  Amis de Cinémaginaire d’Argelès sur Mer - chaque premier jeudi du mois

Formule du Forum : Présentation + Film + Casse-croûte tiré du sac + Débat

JEANNE

Film de BRUNO DUMONT (France 2019 - 2h18)  

Tarif : 5   euros pour tous

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Vendredi 11 octobre 2019 à 21h

Cinéma  Vautier  - 66 Elne  

> CINÉ CONCERT <

LE PREMIER MOUVEMENT DE L’IMMOBILE

Film de SEBASTIANO AYALA (Italie 2019 )  /   Musicien  RADEK KNOP

Tarif : 5 euros pour tous

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Dimanche 13 octobre 2019 à 11h

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur Mer  

> AVANT-PREMIÈRE <

SHAUN LE MOUTON 2

 

Cinémaginaire

réseau cinéma de proximité en Pyrénées Orientales

contact@cinemaginaire.org

<http://www.cinemaginaire.org> 

 

 

Opoul-Périllos : musique et poésie pour la liberté et la démocratie

 

Samedi 28 septembre, les Angelets de la Terra organisent la première Trobada per la Llibertat, en solidarité avec les prisonniers et exilés politiques catalans. Une déambulation amènera musiciens, poètes et public dans des lieux extraordinaires tels que le château de Salveterra, le genévrier millénaire, le trou de la Caune et le village abandonné de Périllos.

 

Venez découvrir un paysage lunaire et grandiose dans la commune la plus au Nord des Pays Catalans. Le rendez-vous est donné à 14h sur le parking du château d’Opoul où les Amics du Castell vous expliqueront l’histoire de cette fortification immense, construite au 13ème siècle par le grand roi catalan Jaume Primer el Conqueridor (Jacques 1er le Conquérant0,) pour défendre la Catalogne face au Royaume de France.

 

A 15h, des poètes clameront des vers sous le vieux genévrier, un arbre monumental de plus de 1200 ans. A 16h30, Muriel Perpigna chantera dans la le trou de la Caune, une grotte grandiose au milieu de la garrigue. À 18h30, visite de Périllos avec l’association Terre de Pierre qui se charge de restaurer et de redonner vie à ce petit village plein de charme.

Ceux qui ne souhaitent pas mettre les chaussures de marche toute l’après-midi pourront venir directement à 18h30 aux pieds de l’église de Périllos ou à la salle des fêtes d’Opoul, s’il fait mauvais temps.

 

Des poètes de Catalogne Sud et Nord monteront sur scène, pour des interventions courtes et dynamiques. Franck Sala (Llamp te Frigui), Joan Ortiz et Julio Leone (Ghetto Studio), sont quelques-uns des musiciens roussillonnais qui alterneront la soirée avec de la musique. Un chanteur, poète et conteur nord-catalan réputé dont les organisateurs ne veulent dévoiler l’identité sera parmi les convives.

 

Tous les poètes, les conteurs et les musiciens de Catalogne Nord sont invités à participer à cette scène ouverte, festive et revendicative, pour partager leurs langues et leurs cultures. Toute la soirée sera filmée par une équipe de tournage venue de Toulouse et des photographes de l’exposition Visca per la Llibertat seront là pour prendre des images de cette Trobada per la Llibertat qui sera à n’en pas douter mémorable.

 

Le public qui pourra assister gratuitement à un spectacle exceptionnel est invité à amener de quoi manger et à le partager. C’est aussi cela l’esprit des Angelets de la Terra pour qui la culture est aussi un moyen de créer du lien dans une ambiance conviviale et décontractée.

 

Pour avoir plus d’informations : ramon@angeletsdelaterra.com ou 0668898271.

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 18:30
Rencontre avec Ludmilla  Poliakova, musicienne, compositrice, au coeur du spectacle vivant, à Perpignan
Rencontre avec Ludmilla  Poliakova, musicienne, compositrice, au coeur du spectacle vivant, à Perpignan
Rencontre avec Ludmilla  Poliakova, musicienne, compositrice, au coeur du spectacle vivant, à Perpignan

Rencontre avec Ludmilla  Poliakova, musicienne, compositrice, au coeur du spectacle vivant, à Perpignan 

 

 

 A Perpignan, entre le Conservatoire de musique Monserrat Caballé et les salles de spectacle qui l'accueillent, vit une jeune femme, séduisante et enthousiaste, artiste engagée dans la société, sur laquelle les muses et les fées se sont penchées...

 

Elle a un nom slave et pourtant elle est née en France, à Lyon: elle est de la deuxième génération, ses grands-parents ont émigré de l’ex-URSS entre-deux-guerres. Elle a un prénom qui vient du froid et pourtant une chaleur, une passion pour les arts émane d'elle !

 

J'avais déjà rencontré Ludmilla au Café La Source, en compagnie du poète Gabriel Groyer, pour évoquer ses deux recueils et son spectacle musical « Errances », donné à la  médiathèque temporaire de Perpignan, place du Pont-d'en-Vestit , accompagné par Ludmilla POLIAKOVA à l'alto. Un grand moment !

 

Enfant, Ludmilla vécut dix ans à l'étranger, entre Moscou et Londres. Une grande voyageuse : il faut dire qu'elle a suivi sa mère, travaillant aux Affaires étrangères et qui fut consul en Lituanie. 

 

Dans le domaine de la musique, elle a fait des études modestes : à l’époque ne parlant pas assez bien le russe, Ludmilla n'a jamais vraiment acquis le solfège et, au collège, elle abandonnera la musique en classe de quatrième pour se consacrer au théâtre.

 

Elle va alors se vouer pleinement au spectacle vivant, engagé, social, et donc politique. Elle est comédienne à Nantes, où elle travaille à l'insertion des chômeurs, des SDF , par le biais de l’expression artistique. Elle crée des vidéos pour les restos du coeur, avec sa Cie Théâtre et Démocratie et participe à plusieurs festivals régionaux.

 

Elle travaille parallèlement pour des groupes de musiques actuelles locaux en tant que tourneur avec Patrick Bonnet chez « A l’Abordage » ( Dolly, EV, Les Gargouilles, Luc Ternil entre autres).

 

Puis elle "monte" à Paris et demeure pendant dix ans dans la capitale. Intermittente du spectacle, elle acquiert une expérience certaine auprès de professionnels, déjà passionnée par les spectacles d’époques avec la Cie Acta Fabula et la Cie Cyclone.

 

Et la musique, les amours, me direz-vous..? C'est une vie spirituelle très fournie qui l'occupe; le contexte familial peut expliquer cette autre passion, intime : elle a été baptisée par son propre père, pope orthodoxe. Ensuite, Ludmilla a découvert le bouddhisme, après la lecture capitale du Livre de la Vie et de la Mort Tibétain, et la philosophie taoïste dans sa pratique quotidienne avec Tapa Sudana, artiste balinais.

 

Le spectacle vivant l'accapare jusqu'à la trentaine : en effet, à trente ans, la voici dans une ferme équestre, en Seine et Marne, avec des cascadeurs, musiciens, dans la veine médiévale, inspiration importante qui la conduira à créer en 2018 le groupe "Psaltérion", que le public perpignanais a pu applaudir, samedi 11 mai dernier, à L’Atmosphère Bella Ciao, place Rigaud… 

 

Ce groupe de quatre musiciens se compose d'une harpe (Diane), d'un alto (notre héroïne), d'une flûte (Sarah) et d'un…psaltérion (Diane). Sans oublier le chant et les percussions (Dimitri)!

 

Théâtre, spectacle équestre, elle lâche ces amours-là pour la musique. Retour à la passion originelle ! C'est le hasard - ou le destin - qui la guide car, à trente ans, elle hérite d'un violon  de famille du 18e siècle, fabriqué sans doute en Bohème.

 

Par hasard en 2009, à l'occasion d’une saison au village-vacances EDF-GDF, CCAS à Portiragnes dans l'Hérault, cette "indépendante sans carte ni diplôme", comme elle aime se qualifier, va ensuite trouver un logement à Perpignan : Ludmilla la musicienne, compositrice et amatrice de musique électroacoustique et médiévale, s'installe au pays catalan ! Elle décide de suivre les cours du Conservatoire de Perpignan, pour acquérir la théorie et la pratique qui lui manque. En ce moment, elle étudie la composition et l'alto.

 

Tout en participant à des spectacles, elle prépare le concours du DUMI : il s'agit du diplôme universitaire pour musiciens intervenants, diplôme d'Etat reconnu pour faire de l'éveil musical entre autre, en entreprise ou dans les écoles, avec un projet de cohésion sociale et de découverte du monde. Il permet d'accéder à des contrats courts, pour d’intenses aventures humaines. 

 

Outre ses nombreuses activités au sein du Conservatoire, son calendrier artistique se remplit. Avec le Train Rouge, elle accompagnera les sorties en Fenouillèdes: la bande sonore est enregistrée avec l'ensemble Psaltérion! Cet été et pendant deux ans, ce sera la découverte de l'histoire catalane et cathare, au départ de cet insolite train estival… A la belle saison, encore, elle va réaliser au musée Rigaud, à l'occasion d'une exposition de sculpture de Muriel Persil, la création sonore avec une bande-son électroacoustique, et va dire "Ophélie", le célèbre poème de Rimbaud ! Et bien-sûr, elle poursuit l’aventure avec le poète Gabriel Groyer.

 

Ludmilla, l'éternelle déracinée, désirant rester libre, sait s'adapter à tous les pays, à tous les contextes. Sa véritable racine, c'est la musique, qui lui permet, en outre, de maintenir des liens profonds avec les autres. Musicienne pour la danse et le théâtre, elle donne beaucoup d'elle, de ses talents, et joue dans de nombreux  spectacles.

 

Elle souhaite participer pleinement au spectacle vivant du territoire régional et connaître les programmateurs.

 

Et enfin, mais chut! Elle rêve d’un autre projet, encore plus personnel, qui serait de créer son disque de variété "world music".

 

Sans oublier le monde de la poésie, du théâtre, des itinérances de par le monde et les arts…

 

Femme orchestre, douée, passionnée, elle ne peut que donner réalité à ses rêves, Ludmilla !

 

J.P. Bonnel, mai 2019

- - -

 

« J’ai rencontré Jean-Pierre Bonnel au Centro Espagnol, cette année à Perpignan, à l’occasion d’un hommage au grand poète Machado.

Avec son association Walter Benjamin, cet homme est passionné de littérature et de poésie, favorise les évènements et écrit lui-même, d’ailleurs.

J’ai pensé lui faire rencontrer Gabriel, poète local à l’âme universelle, et la rencontre a fait TILT! La poésie de Gabriel est d’une grande force c’est vrai, et une fois lue, on y pense encore et encore. Mais c’est alors que Jean Pierre s’est intéressé également à mon parcours…Ainsi, j’ai la joie d’avoir aujourd’hui mon portrait sur son blog! Je l’en remercie, et le remercie tout autant pour l’amitié qu’il me porte. »

 

Ludmilla P., juin 2019

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 06:42
Jordi Barre (photo de Jean IGLESIS) :   Congrès des feux de la Saint-Jean à Saint-Laurent de la Salanque (juin 2003)  
Jordi Barre (photo de Jean IGLESIS) :   Congrès des feux de la Saint-Jean à Saint-Laurent de la Salanque (juin 2003)  

Jordi Barre (photo de Jean IGLESIS) :  Congrès des feux de la Saint-Jean à Saint-Laurent de la Salanque (juin 2003)  

HOMMAGE à l'artiste catalan

JORDI BARRE

 

par           Jean Iglesis

 

Mercredi 16 février 2011, en soirée, en son domicile de Ponteilla, entouré de l'affection des siens, Jordi Barre, « la voix de Catalogne Nord », s'éteignait... Jordi Barre, chantre et héraut de la poésie et de la chanson catalanes, nous quittait... Huit ans déjà !... Malgré le temps, la peine se réclame toujours entière et intarissable, et le respect se déclare infini quand le cœur s'épanche et quand tous les humbles que nous sommes évoquent le musicien, le chanteur, l'homme, le symbole...

 

 Bienheureux celui qui, en peignant, jour après jour, son coin de ciel, parvient à atteindre l’Éternité. Cette éternité-là, Jordi Barre l’a conquise à la force de ses chansons, mais encore à la grâce de tous ces petits mots et de tous ces petits gestes qui constituaient sa personnalité, profonde et entière... Jordi Barre était la générosité et l’humanité incarnées… Cet homme de foi et d'espérance donnait tout, tout sans rien compter, et tout sans rien attendre en retour… La poésie – et la poésie catalane en particulier- se plaçaient au cœur-même de sa démarche.. Jordi Barre a fait beaucoup plus que défendre ou que préserver la chanson, la poésie et la langue catalanes. Fort de son talent et confiant en ses initiatives, il en a enrichi le patrimoine, et ce en plaçant au-devant-même de la scène, avec un respect des autres et avec un don de soi exemplaires, les poètes catalans des côtés sud et nord des Pyrénées. Pour le passé, les poètes de Catalogne Nord - ceux que l'on avait oubliés ou que l'on méconnaissait - ont quitté les limbes de l'ombre, grâce à l'action artistique, humaine et musicale de Jordi Barre. Saluant le développement démocratique de la Catalogne-sud, dans sa phase postfranquiste, Jordi Barre a su ressusciter la «Pregària per un cant espiritual » de Joan Maragall (poète « noucentista »), le tendre et intime « Escolta » de Joan Salvat-Papasseit (écrivain anarchiste, mais encore porte-voix de l'amour dans ses arcanes et ses entrelacs les plus intimes), ou le triomphal mais si humble « Retorn a Catalunya » de Josep Carner, humaniste identitaire s'il en fût...

 

A l'orée du devenir et des attentes de Catalunya-Nord, que Jordi Barre avait esquissés dans la perspective lucide qu'on lui reconnaissait, trois auteurs ont compté dans son parcours fulgurant et lumineux et ont été mis à l’ouvrage puis mis en lumière comme il se devait, trois écrivains et poètes si différents dans leurs parcours mais si proches dans leurs démarches, tant Jordi Barre se voulait à-même de rassembler, de fédérer, d'unir... Trois personnages qui ont pris leur hauteur, en tant qu'auteurs, et ce à la grâce de « notre chanteur ». Pour les nommer chronologiquement : Jordi Pere Cerdà, Joan Cayrol et Joan Tocabens...

 

Au préalable et à l'aune du parcours de Jordi Barre, une chanson phare : « Crec » (Credo vell i sempre nou) de Joan Amade (fondateur du mouvement régionaliste « Nostra Terra » en 1934) donne le la et montre la voie, en 1979... Jordi Barre, en proposant, cette année-là, un 33 tours hardi et remarquable, soumis à l'écoute et à la sensibilité du microcosme roussillonnais - lequel recherche son identité dans un flou multiculturel - va s'imposer derechef comme le héraut de la langue et de la culture nord-catalanes. Du héraut au héros, il n’y a qu’un pas à accomplir que Jordi Barre franchit courageusement, avec ce bienheureux disque vinyle de facture noir et blanc, qui prend et affirme, à contre-courant d'une vague musicale jacobine et franco-française, tous les risques qu'il a toujours eu à cœur de prendre, et en offrant à son corps défendant à un public qu'il va séduire et faire adhérer à sa cause les adaptations musicales des textes de Jordi Pere Cerdà (dont on retiendra« Canta canta Perpinyà », « El meu país » , « Sóc un mariner ».)... Seconde phase – et non des moindres - : par la suite, Jordi Barre va mettre en musique et vulgariser un poète qui prendra et occupera une place immense voire incommensurable dans sa carrière : en la personne de Joan Cayrol, précisément.

 

Cet alchimiste de l'émotion, qui sait jouer et user des mots, des vécus historiques et sociologiques, de la fibre familiale et identitaire ainsi que des sentiments viscéraux... cet épicurien qui se plait dans le détail à dépeindre ce qu’ 'il voit, ce qu'il ressent et ce dont il se souvient, cet écorché vif qui n'en finit pas d'aimer la terre catalane et qui ne nourrit pas moins d'espoirs à son égard...cet homme dont le destin s'écrit au quotidien, oscillant entre le bonheur de vivre et la douleur de voir l'humanité vaciller, ce chantre mû par un humanisme surhumain, submergé par l'émotion, l'abnégation et l'amour de la vie, inscrira sa verve et sa science poétiques dans le cœur du peuple... « poble menut », formé de petites gens, peuple riche de ses infimes joies et pauvre de ses peines inextinguibles, mais peuple infiniment sensible et attentif à tout ce qu'il aime, à tout ce dont il rêve et à tout ce qu'il désire exprimer... En quelque cinq ans, Joan Cayrol va offrir à Jordi Barre ses plus grands succès : le texte appellera la mélodie ; la musique reviendra en effet boomerang à l'écriture... et au verbe dont elle est originellement issue...

 

L’empathie créatrice sera telle entre Jordi Barre et Joan Cayrol que les titres – baignés de flammes, de pleurs, de salive, de sang et de lumière – s'enchaîneront et se multiplieront presque naturellement, dans la fulgurance et dans la force prolifique d'une poignée d'années sublimes, singulières, mémorables, incontournables et décisives... L'idylle tumultueuse Barre-Cayrol a enrichi et remis à flot en un tournemain le patrimoine nord-catalan qui eût pu prendre l'eau, sur la mer de la catalanité. Sont nés près de 50 textes magnifiques qui affranchissent le patrimoine nord-catalan de deux siècles de retard. Désormais, grâce à Joan Cayrol et à Jordi Barre, notre héritage culturel, nos chansons, nos poèmes, sont à-même d''affronter l'avenir...

 

Qu'ils surgissent comme des cris de foi et de révolte ou comme des soupirs de sagesse, les chansons nées du tandem Barre-Cayrol restent identifiables pour qui les a entendues. Elles demeurent marquées du double-sceau de la foi et de l'espoir. Lyriques, passionnées, elles proviennent des entrailles de l’homme et de la terre. On ne peut que s'incliner devant « Toquen les hores », « Torna venr Vicens », « El xiprer vert », « La nit on vam fugir » (un hymne à la Retirada), « Tant com me quedarà », « Jo sóc de Perpinyà », Jo sé » « Una nit », « Si me'n vaig », « Deixeu-me el temps »….

 

Autre parenthèse salutaire initiée dans les années 80 ou interviendra un nouveau tempo : une nouvelle verve qui va flirter avec les années disco, la décentralisation et l'apparition d'une nouvelle vague régionaliste : c'est le rendez-vous intergénérationnel que Barre fixe au groupe « Pa amb oli », une formation musicale que Jordi va constituer et diriger. Les textes et les propos vont devenir plus revendicatifs, les mélodies plus incisives... Les chansons de « Pa amb oli » s'emparent d'une saine révolte qu'elles exaltent. Elles abandonnent une mélancolie passéiste pour affirmer une identité qu’elles iront au final réclamer jusqu’à Paris-même. En effet, en 1983, « Pa amb oli » prend d'assaut « la capitale ». 1983 : un événement national : « Pa amb oli » fait l'Olympia ».... 

 

Les chansons affirment et réclament une légitimité catalane enfouie, bafouée, déniée... Les chansons du groupe : « Pa amb oli » bien sûr issu du « traditionnel catalan », mais plus encore « Parlem català », « La cançó del vent », « Llibertat condicional », « Titelles » et bien d'autres… Cayrol disparu en 1981, Jordi Barre va rencontrer en la personne de Joan Tocabens un poète et un parolier avec lequel il va parcourir un nouveau bout de chemin. 

 

Trente ans de collaboration vont donner naissance à « Una revolta dins el ventre », « Amb la força de l’amor »... ainsi qu'à plusieurs spectacles historiques, lesquels seront mis en scène avec talent par Jean-Pierre Lacombe-Massot (« L’épopée des Rois de Majorque » et « les Angelets de la terra » obtiendront chacun en leur temps auprès du public un succès amplement mérité…). 

 

Au terme de huit années d'absence, Jordi Barre s’inscrit aujourd'hui et plus encore que jamais  dans la mémoire collective de ce petit pays qui est le nôtre et qui nous est si désespérément cher... un petit pays dont rien ne semble pouvoir altérer ni le sang, ni l’or qui le symbolisent et l'incarnent au cœur de chacun d'entre nous. Voilà huit ans déjà que Jordi Barre nous a quittés... Et le vide qu'il nous a laissé demeure irrésolument béant...

 

Jean Iglesis

 

Rêves d' Artistes 2019 Palais Congrès Perpignan 19-02 au 01-03

Public · Organisé par Art Fusion et APAM 66 - Actions Promotions Arts Musiques.

Depuis 6 ans, l'association Art Fusion ( loi 1901), a pour vocation de promouvoir des artistes et organiser des expositions artistiques dans  différentes communes en France ou à l'étranger.

Afin de répondre à une demande de plus en plus exigeante pour susciter l'intérêt et répondre aux attentes du public, 

 

ART FUSION ORGANISE EN 2019 SA SIXIÈME EXPOSITION  D'ART INDÉPENDANT AU PALAIS DES CONGRES DE PERPIGNAN :

 

"RÊVES D'ARTISTES" !

 

Collective (et sélective) dans les domaines de la peinture, de la sculpture, et de la photo, "Rêves d'Artistes " vous permettra de découvrir ou de redécouvrir plus de  60 Artistes affirmés qui se feront un plaisir de vous  y rencontrer afin de vous partager leur Art du 19 février au 1er mars 2019.

 

MARDI 19 FÉVRIER  :

Ouverture de l'Exposition à 10h00 .

De 17h30 à 18h30 : animation musicale avec la violoniste Yang Yang.

A 18h30 : VERNISSAGE .

 

Entrée gratuite

 

Dates d'Exposition : 

du Mardi 19 fév 2019 au Vendredi 1 mar 2019

Horaires: 

De 10h à 18h tous les jours. 

Palais des congrès - Perpignan - Halls 1 et 2

 

L'exposition reste le moyen privilégié de diffusion, créant un véritable lien avec le public.

Elle reflète l'identité d'une société, montre et démontre des reflets du passé et des parcelles du présent.

 

Sansao Machado, président d'Art Fusion, et son équipe bénévole, remercient chaleureusement tous les artistes pour leur participation à  ce projet collectif si cher au cœur du Public, et Perpignanais, et de la Région.

Du 29 au 31 mars, à Perpignan, aura lieu la première édition d’un évènement d’un nouveau genre : le MONDE NOUVEAU

 

RDV au Palais des Congrès de Perpignan: 3 jours pour créer des solutions, ensemble.

Première en France : étudiants, universitaires, chefs d’entreprises, médias, institutionnels, société civile seront réunis autour d’un Créathon pour esquisser les solutions pour un monde viable et respectueux de la nature comme de l’humain.

 

Vous trouverez ci-dessous le dossier de présentation de cet évènement, dont le format est unique.

 

Je suis à votre disposition pour vous mettre en relation avec les organisateurs et intervenants.

 

https://www.lemondenouveau.fr/videotheque/

https://www.lemondenouveau.fr/le-programme/

https://www.lemondenouveau.fr/

 

 

Elodie Bailly  elodie@openspace.fr

06 17 51 03 01

 

6 GRANDES THÉMATIQUES :

 

ÉNERGIES RENOUVELABLES ET CLIMAT

Les avancées et les innovations en matière d’énergie solaire, photovoltaïque, thermique, éolienne, marémotrice, hydroélectrique, de géothermie et de biomasse, etc.

 

SANTÉ ET BIEN-ÊTRE

E santé et chirurgie robotisée, les avancées de la recherche, les neurosciences, les biocosmétiques, les nouveaux services à la personne, etc

 

AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, HABITAT ET MOBILITÉS

Les smartcities, les équipements et nouveaux matériaux, la domotique, la gestion des réseaux et des flux, les architectures et territoires durables, la mobilité partagée, connectée et autonome, les véhicules autonomes et les nouveaux moyens de transport, etc.

 

 

AGRICULTURE ET ALIMENTATION

La paysannerie 2.0, la permaculture, l’hydroponie, l’alguaculture, l’agroforesterie, la viniculture, les régimes végétariens ou vegans, le locavore, les nouveaux systèmes d’approvisionnement de nos villes, etc.

 

 

PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Le zéro-déchet, l’économie circulaire, les nouvelles filières et solutions recyclage, la préservation des sols et des ressources, la mode éthique, design et nouveaux matériaux, etc.

 

NOUVELLES CITOYENNETÉS

Les nouvelles formes d’engagement et de solidarité, la démocratie participative, l’e-citoyenneté et l’opendata, le budget participatif et le community organizing, les nouveaux modes de travail et de formation, etc.

 

CONTACT

contact@lemondenouveau.fr /06 32 19 16 36

 

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 09:41
Lorca à Saint-André - Pedro Soler -
Lorca à Saint-André - Pedro Soler -
Lorca à Saint-André - Pedro Soler -

Lorca à Saint-André - Pedro Soler -

Les 80 ans de Pedro ....

 

C'est officiel, nous organisons un weekend de musique et de surprises pour les 80ans de Pedro Soler ! Un weekend automnal chauffé par les amis artistes venus du monde entier (Nonato Luis, Paco Ibanez, Anne Alvaro, André Velter, Beñat Achiary parmi tant d’autres) - Ca sera le 17 Novembre à Cerbère, dans un lieu qu'on aime tout particulièrement; le Belvédère du Rayon vert -
Vous pouvez reserver dès maintenant, et y passer la nuit si vous voulez.
Le lien ci-dessous pour reserver la soirée du Samedi 17 Novembre, et dans les commentaires un lien pour reserver l'après-midi du dimanche 18 Novembre.
Venez donc faire la fête avec nous!

It's official, we are organizing a weekend of music and surprises for Pedro Soler's 80th birthday! An Autumn weekend warmed up by artist friends from around the world (Nonato Luis, Paco Ibañez, Anne Alvaro, André Velter, Beñat Achiary amongst others) - it will be November 17th in Cerbère, in a unique place that we particularly love; the Belvédère du Rayon Vert -
You can already make a reservation, and spend the weekend if you want.
The link below for the evening of Saturday November 17th, and in the comments a link for Sunday November 18th afternoon.
Come celebrate with us!

Clara Claus

 

* Concert intime à Molitg

 

il s'agit bien d'un "petit concert" de 45 minutes. Pedro profite de sa cure pour étrenner en public sa nouvelle guitare et quelques nouvelles créations sans sonorisation dans l'intimité du salon du Grand Hôtel.

Si vous êtes dans les parages ..... Faites un saut à cet endroit magique mardi 30 octobre à 17h30 pour un petit concert au Grand Hôtel de Molitg-les-Bains .....

 

- - -

* Saint-André (66):

 Samedi 3 novembre 18h30 salle des fêtes : THEATRE

 

La Maison de Bernarda Alba

de Federico Garcia Lorca

 

Par "Femmes, il y a"

 

5€ l'entrée, 3€ pour les 12-18 ans. Gratuit pour les - de 12 ans

 

Ce LUNDI 29 OCTOBRE

 

Venez rêver la ville avec nous

Demain, à 17:30 Place Gambetta

(rue des abreuvoirs)

L'Atelier d'Urbanisme vous a invité

Spectacle vivant par la Compagnie Vu d’En Bas - expérience artistique dont l’objectif est de recueillir la parole des habitants de Perpignan sur la thématique de la ville rêvée. Comment imaginent-ils la ville de demain ? Pour drainer la population et les mettre en condition de rêverie une performance artistique accompagnera la prise de témoignages. L’animation sera filmée par les élèves de l’école Bon Secours.

 

La restitution sera ensuite présentée lors des 25 ans de l’Atelier le 16 Novembre. 

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 10:33
F.de Fossa - Francisco Ortiz - Amitiés A.Malraux - Gabrielle Rubio -
F.de Fossa - Francisco Ortiz - Amitiés A.Malraux - Gabrielle Rubio -
F.de Fossa - Francisco Ortiz - Amitiés A.Malraux - Gabrielle Rubio -
F.de Fossa - Francisco Ortiz - Amitiés A.Malraux - Gabrielle Rubio -

F.de Fossa - Francisco Ortiz - Amitiés A.Malraux - Gabrielle Rubio -

Après l'article que j'ai consacré, le 10 août dernier, à la décision de la mairie de Perpignan de gérer la Casa de Fossa/Maison Gélis, il faut rendre hommage à

Pierre Coureux, à l'origine de la reconnaissance du guitariste catalan : création d'un concours de guitare et de l'association des Amis de De Fossa (ci-dessous), dirigée par Marie Susplugas.

Il faut surtout signaler que c'est le guitariste Francisco ORTIZ qui, le premier, fit connaître le musicien perpignanais et l'enregistra (voir articles dans le blogabonnel).

Toute l'épopée pittoresque de fossienne est à présent racontée par le talent romanesque de Nicole YRLE (Cap Béar éditeur).

 

JPBonnel (26.8.2016)

 

- - -

Chers amis de François de Fossa,

 

Comme nous nous le sommes promis il y a un an, nous vous proposons ce 31 Août, date anniversaire de l’ illustre guitariste, de nous réunir, à Perpignan, en son souvenir. 

 

Si vous avez envie de vous joindre à nous, nous serons à midi et demi au restaurant “le figuier”(il vaut mieux réserver, dès à présent, au 04 68 63 14 82, ou : mailto:larborescence@orange.fr, carcar visa aura commencé!), Gabriel Bianco de l'ensemble Eclisses sera des nôtres.

 

Vers 15 h, 15 h 30 , l’après-midi se poursuivra rue de l'Ange, ”aux enfants gâtés “où nous pourrons prendre un café,   Nicole Yrle nous présentera son deuxième ouvrage sur  François de Fossa (sortie prévue en septembre), peut- être quelques notes de guitare...comme nous l’a très gentiment proposé Gabriel  Bianco.

 

et vers 17h30  dans la salle “fontaine na pincarda”( face à la maison de Fossa 9 rue Foy, près de la place Jaubert de Passa), nous évoquerons les projets des “Amis de François de Fossa” autour d’un apéritif “tiré du panier”! tous vos apports seront les bienvenus: idées, bouteille, amuses-bouche...nous y participerons tous, ambiance conviviale .

 

en soirée à 20h30 dans ce même lieu un concert –lecture par Francisco Ortiz et Nicole Yrle,  clôturera cet anniversaire, vous pouvez nous rejoindre et nous quitter à l’heure qui vous convient, mais, sachez le!  nous serons vraiment ravis de votre présence.

 

Marie Susplugas Andrea

- - -

Pierre Coureux

Fondateur des AIAM - Amitiés Internationales André Malraux

72, rue Vauvenargues

75018 Paris

Tél.: 01 42 63 89 46

Port.: 06 13 53 30 48

http://www.andremalraux.com

Facebook: AIAMfr   Twitter: AIAMtwit

 

- - -

 

 

*** De Fossa et Juan Francisco Ortiz

 

 

Bon anniversaire François de Fossa...

Dans la dynamique du 240° anniversaire de la naissance de François de Fossa, le 31 Août 1775, un an après, et suite au livre de la romancière Nicole Yrle, une veillée anniversaire est proposée le 31 Août à 20h30 - à la salle Geli - 9 Rue Foy à Perpignan (Entrée libre).


Au cours de cette soirée-hommage à ce musicien perpignanais, sa vie sera évoquée et des lectures seront faites par la romancière Nicole Yrle, le tout illustrée musicalement par la guitare de J.Francisco Ortiz. Le public sera invité à participer et la parole circulera afin d'enrichir la connaissance de ce personnage hors du commun.

 

 

 

Merci de tenir compte de l'existence de l'association Les amis de François de Fossa dont le siège se trouve à Perpignan.

 

 

Pierre Coureux

 

pcoureux@gmail.com

 

 

* Amis de Fr. de Fossa - Adhésion 2016

 

Notre association a pour objet de promouvoir la mémoire du compositeur perpignanais François de Fossa en contribuant à faire connaître son œuvre au moyen d’actions culturelles ciblées : concerts, conférences, éditions, concours de guitare, menées de façon autonome ou en collaboration avec d’autres partenaires culturels au niveau local régional, national ou international.

Formulaire d’adhésion à l’Association Les amis de François de Fossa - Année 2016

 

M. / Mme   Prénom : Nom : 

Adresse : 

Code postal : Localité :

Courriel :

Téléphone : Profession : 

 

Je souhaite adhérer à l’Association Les amis de François de Fossa en qualité de :

Étudiant (jusqu'à Master 2) ou chômeur (sur justificatif) : 10 € 

Membre Adhérent (e) : 25 € et plus  /   Membre bienfaiteur : 100 €  /  Société bienfaitrice : 250 €

 

Je verse ce jour la somme de ........... euros en :

espèces 

chèque libellé à l’ordre de l’Association Les amis de François de Fossa

 

le 2016

 

Signature :

 

 

Siège social: Association Les amis de François de Fossa, 2 rue des abreuvoirs- 66000 Perpignan

Secrétaire générale : Céline Marcadon (06 81 42 98 75) cmarcadon@gmail.com

Vice-Présidente : Marie Susplugas Andrea (04 68 37 98 38) concert.d.ete@wanadoo.fr

Président : Pierre Coureux (06 13 53 30 48 - pcoureux@gmail.com)

Trésorier : François Peter (06 11 16 50 40) syanouk@yahoo.fr

 

 

 
Chers amis de François de Fossa,
 
Comme nous nous le sommes promis il y a un an, nous vous proposons ce 31 Août, date anniversaire de l’ illustre guitariste, de nous réunir, à Perpignan, en son souvenir. 
 
Si vous avez envie de vous joindre à nous, nous serons à midi et demi au restaurant “le figuier”(il vaut mieux réserver, dès à présent, au 04 68 63 14 82, ou : mailto:larborescence@orange.fr, carcar visa aura commencé!), Gabriel Bianco de l'ensemble Eclisses sera des nôtres.
 
Vers 15 h, 15 h 30 , l’après-midi se poursuivra rue de l'Ange, ”aux enfants gâtés “où nous pourrons prendre un café,   Nicole Yrle nous présentera son deuxième ouvrage sur  François de Fossa (sortie prévue en septembre), peut- être quelques notes de guitare...comme nous l’a très gentiment proposé Gabriel  Bianco.
 
et vers 17h30  dans la salle “fontaine na pincarda”( face à la maison de Fossa 9 rue Foy, près de la place Jaubert de Passa), nous évoquerons les projets des “Amis de François de Fossa” autour d’un apéritif “tiré du panier”! tous vos apports seront les bienvenus: idées, bouteille, amuses-bouche...nous y participerons tous, ambiance conviviale .
 
en soirée à 20h30 dans ce même lieu un concert –lecture par Francisco Ortiz et Nicole Yrle,  clôturera cet anniversaire, vous pouvez nous rejoindre et nous quitter à l’heure qui vous convient, mais, sachez le!  nous serons vraiment ravis de votre présence.
 
à bientôt?
 
amicalement vôtre
 
Marie Susplugas Andrea
 
Pierre Coureux
Fondateur des AIAM - Amitiés Internationales André Malraux
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75018 Paris
Tél.: 01 42 63 89 46
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--La vie de De Fossa à travers les lettres à sa soeur Thérèse

Cette correspondance constitue le parcours d'une vie, d'un destin perturbé. C'est la lecture d'une vie, le film d'une époque qui raconte que ce fils de bonne famille, de tradition aristocrate se frotte aux autres catégories sociales et à la peau de femme cosmopolite.

Les lettres entre le frère et la soeur traduisent le contexte du 19e siècle, l'exil après la révolution : François de Fossa exprime sa nostalgie du pays, de la Catalogne, parfois décrite, dans les lettres de Gérone et Barcelone par exemple.

Son père est jurisconsulte et historien, érudit, avocat, doyen de la Fac de Droit à 33 ans en 1759. François père meurt quand François Paule a 14 ans (il a douze ans au décès de sa mère Thérèse) d'où le rôle important de sa soeur Thérèse qui devient une figure tutélaire.

Née le 13.08.1767 dans la paroisse St Jean, elle m'est proche, moi, né aussi au mois d'août à deux pas de la cathédrale St Jean, qui apprend la guitare pendant cinq ans avec J.C. Raucoules, rue de l'argenterie).

Elle se marie à l'âge de 35 ans après un projet de mariage non abouti avec un prétendant, Gilis, le neveu de de Fossa. Elle a ensuite une idylle avec Joseph Campagne. Elle récupère la maison familiale et vit seule à Perpignan car son frère est en exil en Espagne.

S'ébauche un projet de mariage avec un certain Lacroix, mais c'est un échec : elle rompt avec ce "vilain maroufle" en 1801 ; toujours célibataire !

Mais Campagne revient en France après huit ans d'émigration (exil à Majorque). Le mariage est célébré le 26.08.180 : le frère est content mais il ironise sur les anciens amants "victimes d'une fatalité inconcevable".

Elle a quatre enfants en cinq ans. Elle meurt en 1823.

Joseph Campagne poursuit sa carrière d'avocat : émigré en Espagne il est réhabilité.

De retour à Perpignan, de Fossa est hébergé par sa soeur et son beau frère dans la maison de son enfance mais les relations sont difficiles.

Le contexte de cette vie a pour décor la guerre franco espagnole avec l'invasion du Roussillon en 1793. La paix entre les deux pays est signée au traité de Bâle en 1795.

La guerre d'indépendance en Espagne se déroule entre 1808 et 1813 et la campagne d'Espagne pour la restauration de Ferdinand VII de 1823 et 1824.

Les lettres, essentielles pour la connaissance de cette famille d'hommes illustres, retracent les événements politiques au début du 19e siècle. Elles ébauchent le portrait de François de Fossa dans une approche intime du personnage.

Enfin, elles font le récit des années d'exil et d'errance dans une époque de formation pour le compositeur né à Perpignan.

En effet, né le 31.08.1775 à la paroisse St Jean, il étudie au séminaire, au collège royal et à la Faculté de Droit en 1791. Il reçoit une éducation musicale : il donne un concert de guitare en 1785.

Il émigre en avril 1793 car il est attaché à l'Eglise et à la royauté. En effet, les espagnols prennent Céret le 20.04.1793 : face au danger, il part pour un long exode le 21 avril. Cet exil le conduira à Gérone, Barcelone, Madrid, Cadix, le Mexique (de 1798 à 1803) puis retour en France à Paris, Lyon, Bordeaux...

En allant au Mexique il rêve de fortune, il part plein d'espoir mais ce sera vite la désillusion.

Il devient militaire puis il désire rentrer en Espagne et en France.

Il devient familier du vice-roi de la nouvelle Espagne.

En Espagne, il critique le régime de Charles IV : de Fossa n'est pas un républicain mais un monarchiste constitutionnel se réclamant du siècle des lumières.

Notre personnage et les femmes.

Séducteur dans les dix premières années de l'exil, de Fossa acquiert un plus grand équilibre.

Il veut surtout une épouse qui s'occupe du ménage sans folles dépenses, obéissante, économe, discrète, vertueuse. Il pense que la vertu domestique est plus important que l'esprit : "de bonnes mères de famille avant de former les femmes savantes".

Durant ses amours de jeunesse, il est toujours prompt à succomber, il courtise à droit et à gauche, une Isabelle à Barcelone, des andalouses à Cadix mais il finit par succomber au charme de Vicenta la belle andalouse. Cependant, avant d'avoir rompu avec elle, il s'éprend de Juanita andalouse d'origine irlandaise. Il s'agit d'une jeune femme éduquée dont les lettres sont des chefs-d'oeuvre dignes selon lui de Mme de Sévigné. Issue de la bonne noblesse elle possède aussi une petite fortune.

Toutefois, François décide de partir au Mexique et les deux amants correspondent pendant quatre ans. En 1802 à son retour en Espagne il retrouve Juanita, l'éternelle fiancée et la liaison reprend après six ans de séparation. A partir du printemps 1804 quand de Fossa se rend à Perpignan pour quelques mois, il semble décidé à se marier et appelle Jeannette son amante dans sa correspondance. Mais, les relations se refroidissent et c'est la rupture en juillet 1806 après huit ans d'hésitation et de séparation. Son ange devient une mégère car il a appris que sa promise entretient depuis plus de treize ans des relations intimes avec son confesseur. Durant leur idylle de Fossa a connu une jeune mexicaine, Josefa Dominguez.

La dernière grande figure féminine présente dans ses lettres s'appelle Tomasa : aucune lettre ne fait état de ses sentiments, c'est l'âge de la maturité. En 1808 il est toujours célibataire. Il a 50 ans et après quatre projets de mariage il va épouser Sophie Vautrin née le 17 mai 1798 de 23 ans plus jeune ; elle est issue d'une famille de militaires. Après la campagne d'Espagne jusqu'au 4 janvier 1825, de Fossa, il rentre en France et le mariage est célébré le 29 décembre 1825 à Strasbourg après plus de trois ans de séparation.

Cependant c'est sa soeur à qui il voue un amour inconditionnel, qui est la véritable femme de sa vie. En effet, il compare toujours ses conquêtes à sa soeur et leur ressemblance avec Thérèse fait leur charme : aucune, toutefois, ne parviendra à l'égaler.

JPB, synthèse du riche catalogue édité par le CD66-Archives départementales

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 09:22
Jordi Savall

Jordi Savall

Ce musicien d'exception vient de réaliser un livre-disque consacré à Ramon LLULL, personnalité cosmopolite du 13° siècle.

 

Savall, le Catalan né à Igualada, partisan de l'indépendance de la Catalogne, est un créateur qui fait découvrir les musiques de la Méditerranée et fait dialoguer les civilisations européennes, arabes, berbères, orientales...

 

Pour lui, la paix, la solidarité entre les hommes et l'harmonie générale ne peuvent venir que de la culture. Jordi parle de Llull, qui apprit la langue arabe et voulut rassembler des Sages de son époque.

Il rappelle la mort du roi de Catalogne, la bataille de Muret en 1213...

Surtout, J.Savall développe un dissous humaniste et rappelle que les "Barbares" ne sont pas tous du côté musulman…Il sait que la paix ne peut exister tant que des Occidentaux (Français, Américains…) font commerce des armes : "Les ventes d'armes et leur impact sur les économies occidentales semblent plus importants que la volonté de favoriser la paix ou le dialogue… Monde régi par les seuls intérêts de l'argent…"

 

Malgré tout, l'optimisme doit être gardé : "C'est toujours par l'engagement que l'on a pu toucher une majorité de personnes… Prenez les manifestations du XIX° siècle : ce fut le seul moyen pour obtenir de meilleures conditions de travail..."

 

Les "mauvais Français, les "mauvais" Espagnols sont ceux qui détiennent des rentes, des fortunes passives, des placements inertes : "retrait des plus grandes fortunes du monde qui, au lieu d'investir dans leur pays, se réfugient dans des paradis fiscaux…"

Et c'est souvent l'étranger (le migrant), le musulman français d'être le mauvais Français…(à part quelques dangereux terroristes, bien sûr!)

 

"Il faut se demander pourquoi l'Etat islamise existe, c'est en grande partie la responsabilité de l'Occident…"

 

Et la culture ? Madrid et l'Espagne sont stigmatisées : pas étonnant si Savall croit en l'indépendance de la Catalogne...

 

 

JPB

 

*Lire le n° de la revue mensuelle "Classiqua" de cer été (www.classica.fr)

 

** Concert de J.Savall le 20 septembre, 20h30, à Perpignan, église St-Mathieu, dans le cadre de la 33° édition de "Musique en Catalogne romane"  (www.musiqueencatalogneromane.com)

 

 

 

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 00:15
dessin de T. REbull
dessin de T. REbull

Teresa Aujourd'hui (juin 2013)

Depuis la publication de ton livre *, que s'est-il passé..?

Je n'ai pas participé à des festivals aussi important que l'hommage du Palais de la Musique, à Barcelone, en 2006, car ma voix a pris une tournure différente; en outre, j'ai subi des opérations aux jambes et, depuis, je boîte, j'ai du mal à marcher.

La maladie est venue pas à pas : je ne m'en suis pas rendue compte...Mais je bouge, j'aime de nombreuses activités et je vais encore à Barcelone, de temps en temps, si on m'accompagne. Mon rôle aujourd'hui est surtout de mettre les gens en contact.

Je m'intéresse toujours autant à la politique. Je suis internationaliste : je critique les erreurs de tous les politiciens : trop de promesses, faites et non tenues ! Quant à préparer la révolution, ça fait un peu peur car nous sommes devenus des petits bourgeois; la mentalité a changé, c'est cela le plus dangereux !

On est utopistes : on a l'esprit, l'envie de combattre : on rêve à la vraie vie. Je suis sûr qu'il se passera un jour quelque chose d'important.

Le monde ne peut être que socialiste, ou...fasciste ! François Mitterrand a dit un jour que la révolution française n'était pas encore arrivée...

Je milite désormais au parti socialiste ; avec l PS, face à un capitalisme féroce...Si j'étais jeune, j'irais casser...

* Qu'apporte la vieillesse de positif ?

On voit les choses avec des yeux plus transparents; je voyais très clair; soudain il y eut comme un rideau tomber et un nouveau monde est apparu... Tout d'un coup, beaucoup de paix,

mais aussi la grande solitude des vieux ! Même quand je regarde le jardin que j'adore, je ne vois rien derrière : c'est le manque d'amour, psychologique ou sentimental, avec un compagnon; j'admire les petits vieux, qui vont bras dessus, bras dessous...

J'ai beaucoup d'occupations : peinture, musique dans la tête, les amis, tout ce que j'ai créé...

On vieillit, c'est comme un goutte-à-goutte...

La mort m'embête mais je n'ai pas peur. Ce dont j'ai peur, c'est ...qu'on trouve ma maison en désordre !

J'ai le spectacle depuis ma baie vitrée : le vent, les plantes, les oiseaux, à qui je donne à manger, leurs chants... Un gros chat, gris comme un gros monsieur, s'approche et met sa tête entre mes pieds; soudain apparaît mon chat, qui dort sur mon lit toute la journée...Et il voit l'intrus ! J'ai jeté un rouleau sur la terrasse et ils se sont disputés de façon "molle"...

Le chat gris est parti en nous regardant avec mépris et en pissant, en guise de vengeance. C'est là l'observation des choses simples.

Je pleure souvent, j'ai le cafard et tout d'un coup, apparaît une colombe…

* Peinture :

Je vais voir les dessins et toiles de Teresa R., à la mairie de Banyuls. Elle apprend toujours ; elle cultive les arts, à son âge… Elle a raison, ce plaisir de peindre la pousse à vivre, la rend immortelle ! Elle l’est déjà, grâce à ses chansons, mais…

Il n’y a que la langue française qui l’embête ; elle me le dit, dans les mails qu’elle m’envoie, cette reine du net a 92 ans (93 en septembre) : « Quel français, j’écris ! »

Je n’avais pas vu une expo de Teresa depuis longtemps. Le progrès saute aux yeux du promeneur. Traits plus fermes, harmonie plus grande des couleurs. Dans les tableaux colorés, j’ai préféré les natures mortes, pas les nus, en raison des poses, des dos trop larges.

Le meilleur se trouve dans les toiles noires : elles notent comme des instantanés les souffrances des exilés des camps et de la Retirada. La rareté du crayon montre la pauvreté du décor quotidien de ces Républicains devenus des exilés, des émigrés dépourvus de tout, de paroles et de gestes humains, surtout ! Une porte, un rectangle blanc dans un espace noir, tout est dit dans la simplicité, le tragique de l’absence d’arc-en ciel.

Jusqu’à la naïveté.

Teresa Rebull ou l’épure de la sincérité.

JPB

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 22:52
  • *Musique au Musée :

    Les affinités de midi au musée H.Rigaud

    Les préludes

    Joël Pons, professeur de violoncelle baroque nous parle de l'immense instrument âgé de 400 ans. Il nous propose un retour aux sources avec des morceaux de Frescobaldi et Marcello. Au conservatoire de Région, le violoncelle baroque est abordé dans les classes "modernes". Le prof nous livre les aspects techniques : le diapason, la table d'harmonie renforcée, seul changement depuis quatre siècles, l'archet en bois exotique du Brésil car il a plus de densité…Les élèves et professeurs sont accompagnés par un clavecin dont le rôle est harmonique : il fait les accords, tandis que la viole de gamme crée les accords…

    Le concert

    Enfin, en finir avec les mots. Avec la musique, c'est un flux abstrait, comme un silence, mais c'est le son de la matière, bois, boyau, Bach…et barcaroles…

    Le musicien fait corps avec l'instrument. Femme et violoncelle, deux harmonies sensuelles…

    Silence de la musique. Un monde à part, univers éthéré pour le grand public, qui n'a pas le code. Univers éthéré, indéchiffrable.. Pourtant tous ces sons, quel est leur sens..?

    Puis, Claire Muchir, responsable du musée, expose avec bio les liens entre musique et peinture. La voie (on entend "voix") de l'abstraction a été ouverte par la musique. Relations entre son et vision, rapport synesthésie amorcé au 190 siècle par les poètes, avec les correspondances de Baudelaire et les Voyelles de Rimbaud. Porosité entre les sens (au sens de sensation).

    Ainsi, à l'aube du 20°, Kankinsky affirme sa volonté de faire oeuvre musicale vers l'art le moins figuratif, la musique. Puis, Kupka, Malevitch et Mondrian proclament leur quête de musicalité. Notons aussi que Paul Klee est violoniste…

    Il ne faut pas oublier la voie visuelle française, avec Delaunay, Léger, cherchant l'abstraction sous l'angle de l'oeil…

    En Catalogne, Dufy aborde le thème de la musique; il peint à Perpignan les cobras, Casals et il fait oeuvre musicale dans le rythme même de la création musicale car il peint très rapidement, d'où le caractère inachevée ses oeuvres.

    Enfin, après ce dense exposé, Claire Muchir nous annonce que le musée H.Rigaud rénové et grandi, ouvrira ses portes avec des dessins inédits de Dufy, passionné par les orchestre catalans et les carnavals perpignanais…

    jeudi 5 mars - JPB

    - - -

    Anne GASTINEL & Claire DESÉRT

    violoncelle et piano

    Anne Gastinel et Claire Désert ont enregistré en 2011 un merveilleux disque dédié à la musique française, largement salué par la critique. Avec leur complicité artistique remarquable, les deux musiciennes se retrouvent ici pour un récital dévoilant l’esprit du répertoire pour violoncelle et piano au fil des siècles, du XVIIIe avec Bach au XXe avec Rachmaninov, en passant par le XIXe avec Beethoven. Un duo parmi les plus attendus de la saison 2014-2015 du Théâtre de l’Archipel !

    Ce duo à l’entente remarquable nous fait découvrir d’abord la Sonate n°3 en sol mineur de Bach initialement écrite pour la viole de gambe, bientôt supplantée par le violoncelle, une sonate de chambre qui se caractérise par trois mouvements : Vivace, Adagio, Allegro. Bach choisit encore une fois le style du concerto à l’italienne pour conclure. À la vivacité du thème principal, est opposé le charme d’un petit motif cantabile, revenant plusieurs fois dans le cours du morceau. Ensuite elle interpréteront la Sonate n°5, attachée à la dernière période créatrice de Beethoven, qui frappe par la complexité de son écriture et son caractère visionnaire. Enfin, pour clore ce concert, la Sonate pour violoncelle de Rachmaninov, qui dès son ouverture interpelle par la retenue et la pudeur qui imprègnent son univers, transportera les spectateurs dans un monde de charme et d’évocation.

    Un concert exceptionnel où la pureté et la profondeur de la musique de chambre, s’associent à merveille à l’élégance et à la délicatesse de cette formation.

    PROGRAMME

    - Jean-Sébastien Bach (1685-1750) Sonate n°3 en sol mineur
    - Ludwig van Beethoven (1770-1827) Sonate n°5 en ré majeur

    –––
    - Sergueï Rachmanino
    v (1873-1943) Sonate

    « Anne Gastinel et Claire Désert ont cette merveilleuse complicité intuitive qui les unie, d’autant qu’elles partagent des univers sonores subtiles et inimitables. » BBC Music Magazine

    vendredi 13 mars | 20h30

    Le Grenat – 1h15 – tarif de 10 à 30€

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 08:35

 Download.html.jpg  Le Trio Couleur Café  - De gauche à droite: Stéphane Barbé, Nicolas Cavalière, Didier Aris

 

 

Odeillo

 

Mardi 11 novembre, à 15 h, au village, dansons avec Couleur Café... 

 

Mardi 11 novembre, à 15 h 00, salle des fêtes d'Odeillo, Couleur Café vous invite à la danse.

 

Trois – toujours jeunes – musiciens, fervents serviteurs de la musique. Ils sont devenus, de prestation en prestation,  les messagers coutumiers des places, des salles, des bals et des fêtes. Depuis plusieurs saisons, Couleur Café invite à la musique et à la danse. Et cela fait aujourd’hui vingt ans déjà qu’ils tournent et font virevolter jeunes et moins jeunes, aux accents lancinants des mélopées un rien latino, des standards quelque peu américains, mais surtout des succès bien campés dans la syntaxe et la métaphore du « bon françois ».

 

Charles Aznavour, Jacques Brel, Charles Trénet, Serge Gainsbourg, etc.…A l’heure où l’on semble un tant soit peu oublier tous ceux qui ont contribué à la gloire de la chanson française, merci à ce trio, non infernal mais vivifiant qui maîtrise aussi bien les accords que le langage avec autant d’humilité que de clairvoyance.

 

Couleur Café, ce n’est pas une tentative héraldique de redorer les lettres bénies de poèmes un rien désuets, c’est avant toute chose le soin de communiquer des émotions, dans le plus parfait langage, tout en se voulant le plus proche possible des aspirations populaires… Amour, nostalgie, fureur, calme et volupté…tout  ce qui mérite d’être nommé ou ressenti  passe comme un souffle instillé dans l’alchimie de ce trio.

 

Au chant, Nicolas Cavaliere (ancien des Combo Gili et surtout élève de Regia Montreal du Conservatoire de Perpignan – à laquelle il doit quasiment tout ), au saxophone alto et ténor Didier Aris (également ancien des Combo Gili), au clavier Stéphane Barbé ( formé par « Tonton » alias Jean Maureta puis adoubé et instruit par la Mil.lenària, les Casenoves et Vol de Nuit).

 

Couleur Café, un trio de choc pour des soirées on ne peut plus chic qui va littéralement enflammer la place du village, dans la discrète douceur de mélodies enfuies, mais à jamais mémorables : « Oui les notes s’envolent mais si tendre est la nuit… ». Francis Scott Fitzgerald n’aurait pas mieux dit… A mardi 11 novembre, 15 h, salle des fêtes d'Odeillo pour un après-midi dansant, singulier, émouvant et mémorable...

 

 

Jean Iglesis

   

- - - - -    

 

 

PARIS,  10/11/2014

Paco Ibáñez fête ses 50 ans sur scène au Théâtre des Champs Elysées

A l’occasion de son 80e anniversaire et des 50 ans de sa carrière de chanteur, Paco Ibáñez offrira le 10 novembre à 20 h au Théâtre des Champs Elysées un concert qui constitue le coup d’envoi de son vaste projet « Vivencias », au travers duquel il souhaite remémorer le vécu, les pays qu’il porte dans son cœur, leurs langues et leurs musiques... 

 

Le projet regroupe une série d'évènements et d'activités qui se dérouleront entre octobre 2014 et novembre 2015, réparties en trois grandes parties : une tournée de concerts à Paris, Séville, Barcelone et San Sebastian en 2014 ainsi qu’en Belgique, Portugal, Italie, Colombie et Pérou en 2015 ; la réédition de sa discographie complète par A Flor de Tiempo et un projet éducatif en direction des écoles, collèges, lycées et universités autour des chansons de Paco Ibáñez, qui sont utilisées comme guide pour l'étude de sujets tels que la littérature, l'histoire ou les arts. 

 

Il sera accompagné par : François Rabbath (contrebasse), César Stroscio (bandonéon), Gorka Benítez (saxophone ténor et flûte), Mario Mas (guitare), Joxan Goikoetxea (accordéon), Pep Pascual (effets musicaux), Manuel Pantoja « Chicharo» (baile et cajón), Alicia Ibáñez (voix), Sylvain Rabbath (piano).

 

- - - - 

  Guy Jacquet : 

La mer

a encore 

ses sandales de pluie

les phares tournent sur eux-mêmes
comme des chiens
qui cherchent le sommeil

sans le trouver
ailleurs que dans les soubresauts
des dunes et des vagues

et d'ailleurs non ...
c'est la même vague en variance 

qui fait le tour de tous les océans

dans les rêves d'écumes poussées à blanc
que défont le lit de nos insomnies...

G.più

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Paco IBANEZ, dans les coulisses de L'Archipel (Perpignan), avec Paul Gérard (à gauche) et Jean-Pierre Bonnel. (photo d'Anaïs Bonnel)

Paco IBANEZ, dans les coulisses de L'Archipel (Perpignan), avec Paul Gérard (à gauche) et Jean-Pierre Bonnel. (photo d'Anaïs Bonnel)

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