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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 07:56
Collioure, ce samedi 29 juillet 2017 - Marché d'Elne (photo Jean Iglesis) -
Collioure, ce samedi 29 juillet 2017 - Marché d'Elne (photo Jean Iglesis) -

Collioure, ce samedi 29 juillet 2017 - Marché d'Elne (photo Jean Iglesis) -

Mme Josette Pujol née Agudo est morte à l'âge de 92 ans, à Villelongue de la Salanque - 

L'été et l'âge sont des fléaux pour cette génération : après Jacques Maso, 93 ans...je pense à ma mère, qui fera 93 aussi en octobre et qui es, depuis 7 mois, bien fatiguée...

J'adresse mes condoléances sincères à M. Pujol... JPB

*** JAZZaPassa c'est Samedi 29 juillet dès 19h

au Monastir del Camp à Passa (66)

 

Le rendez vous a le charme des douces soirées d’été. Jazzapassa dans le magnifique site du Monastir del Camp invite à la fête colombienne avec en maitre d’oeuvre le saxophoniste Julien Lourau. La Mairie de Passa est à l’initiative de ce moment précieux au coeur de l’été, le samedi 29 juillet et depuis son association avec Jazzèbre, Jazzapassa est redevenu le rendez vous renommée pour les amoureux du jazz et des musiques du monde, un festival à taille humaine dans le cadre paisible et majestueux du Monastir. Cette année, c’est la Colombie qui est à l’honneur (dans le cadre de l’Année de la Colombie en France, grâce à laquelle Julien Lourau s’ est rendu à Bogota en février pour des rencontres et des concerts entre musiciens français et colombiens). 

 REGARDEZ LE TEASER DE JAZZAPASSA

 

Nilamayé :

La première formation invitée Nilamayé nous transporte directement au coeur des musiques traditionnelles du pays. Douce exuberance des voix, sons chauds du marimba, et percussions diverses (bombos, guasas, maracas, tambour alegre, ...) sous la direction éclairée de l’ethnomusicologue Jaime Andres Salazar, Nilamayé cultive la joie contagieuse des peuples colombiens.

REGARDEZ LE TEASER DE NILAMAYE

Julien Lourau Latin Retrievers :

Julien Lourau pour le second concert de la soirée a rassemblé un combo inédit, les Latin Retrievers, qui mixe musiciens de jazz et musiciens sud américains, influences electro et musiques acoustiques. Au total dix musiciens étonnants au service d’une fête débridée où se mêle funk, jazz et musiques de la Caraïbe. Impossible de ne pas se remémorer au Goove Gang qui fit la renommée du saxophoniste dans les années 90, une superbe machine à groover.

 

Forcement caliente.... 

 >> Rendez-vous dès 19h au Monastir del Camp

>> Bar & Footruck sur place 

Achetez vos places en cliquant ICI 

Renseignements : www.jazzebre.com/la-saison/jazzapassa/

Page Facebook : www.facebook.com/festivaljazzapassa

 

 

 

- - -

*ELNE, un espace 

de

proximité

et de convivialité

 

Le marché à Elne, c'est le lundi, le mercredi et surtout le vendredi....

D'année en année, cet espace de transactions et d’échanges gagne

progressivement en affluence et en convivialité... Il constitue à tout le

moins un lieu d'expression et de développement du lien social qu'offre

au quotidien l'activité de vente et de négoce d' un marché vivant, latin,

ouvert... Légumes frais, fruits rebondis et odorants, olives, anchois, vins

et produits du terroir, poissons débordant des étals, charcuterie fleurant

bon les villages du Vallespir ou de la Cerdagne, miels aux teintes claires, aux effluves captieuses lui confèrent un style méditerranéen, qui mêle – comme sous un charme soudain – saveur et

vitalité. C'est le cœur-même de la ville qui bat et palpite, dans le flux et

les clameurs de ce lieu de vie privilégié. Textiles, chaussures, objets et

articles divers, idées-cadeau,  donnent à l’ensemble un ton direct et

spontané où l’on est tout près du producteur et tout proche de ses

semblables. Pour flâner, pour découvrir, pour s'étonner...ou pour

renouer avec l'essence-même d'un marché digne de ce nom...

 

Jean Iglesis

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 08:44
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -

Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -

Perpignan  visite du musée H. RIGAU(D), entre flagornerie et critique systématique négative : "C'est beau" ou "Just à Rigau...lo !"..?

 

 

Puisque je ne suis pas journaliste, je dirai la vérité.

Je n'ai aucun intérêt à défendre, suis pas complice des autorités municipales ! Les journaux, oui, liés par des intérêts (abonnements, publicités de la part de la mairie et autres institutions)...

 

60 journaux ont rédigé un critique positive ! 2 seulement ont été négatifs ! Pourquoi ? On ne leur a pas payé des encarts publicitaires; on ne leur a pas réglé des numéros spéciaux : la revue Connaissance des Arts n'est pas là pour critiquer mais pour vendre, donc faut dire que c'est beau...

 

Moi, je dirai que c'est beau, oui, en gros : c'est un musée spacieux, lumineux, où il est agréable de flâner, où l'accrochage est à hauteur d'hommes...

 

Même si on a réuni deux hôtels particuliers pour faire un "grand Rigaud", on aurait aimé des salles annexes : de réunion, des ateliers pour les scolaires, un auditorium, un espace pour boire et se reposer : le petit jardin encombré d'une laide et inutile pergola, derrière laquelle une statue maillolesque -L'été sans bras, achat de 2004- est perdue, servirait bien de pause-café…Si on installe un arbre car le soleil donne à cet endroit...

 

On aurait pu aussi y rendre hommage, à ce jardinet de Paule, à la dernière habitante du lieu, la Comtesse de Lazerme ! Mais elle a duré 103 ans, a coûté bien de l'argent à la mairie, avant de mourir et de voir (?) l'appartement qu'elle a donné, transformé en musée...

 

Je m'y suis rendu avec ma fille (diplômée de l'Ecole du Louvre, ayant travaillé durant 5 ans au usée Picasso du Marais avec Anne Baldassari, en ce moment au musée d'art contemporain de Sérignan) : elle a trouvé le musée beau.

La beauté, c'est une notion qui ne veut plus rien dire dans l'art actuel, mais, on peut dire qu'est beau ce qui est harmonieux, agréable aux yeux, bien dans l'ordre des choses : et c'est vrai, ce musée ne va pas révolutionner la scénographie, car conforme à ce que le visiteur attend d'un tel lieu : peintures propres, gros volumes, épure des salles, accrochage rationnel…

 

Alors, je ne vais pas résumer tous les articles méchants publiés dans ce blog : non respect du secteur sauvegardé, de l'hôtel particulier…défiguration de plusieurs salles...la chambre "rose" de Picasso, en particulier... (1)

 

Le manque de signalétique : horaires, la porte à demi-fermé quand j'y passe le dimanche 16 juillet dernier, l'entrée habituelle rue de l'Ange fermée sans explication (bien ouverte depuis, note du 27 juillet) : il faudrait un itinéraire fléché avec des statues en carton de Picasso et Rigaud, par exemple, au centre-ville…

 

Donc me voici dans le musée le 12 juillet, où l'on est bien accueilli par un personnel sympathique; pourtant largement recruté pour la seule saison estivale : le personnel, c'est essentiel, il faut le respecter, il faut le former pour qu'il soit capable d'éclairer le visiteur !

 

 Beaucoup de documents, et des photos (mais sans légendes); de même pas de cartels, absence du plan ancien pour les tableaux miniatures de la collection de M° Rey

En outre, d'autres cartels sont un peu niais...

 

La salle Brune et Herbin nous rappelle Céret, où la présence de Picasso (et de Braque) a marqué l'histoire de la peinture (le Cubisme) alors que Perpignan ne fut qu'un lieu de passage, de vacance…

 

La salle Gauguin de la famille Fayet et GD de Monfreid est intéressante : souvenir de Matisse à collioure, puis se rendant à St-Clément (Vernet-les-Bains) pour découvrir les Gauguin, conduisant au fauvisme…

 

On a une vue sur le patio de l'ancienne entrée : plus de lectures de midi ou de concerts de minuit à cet endroit..? La salle Maillol est éblouissante, comme avant les travaux : voici la Baigneuse drapée, achetée en 2008. Et les maillol en plein air de a Promenade ? Finie la belle idée..? On réintègre tout au musée alors que Maillol veut être dehors.. Allez donc à la métairie de Banyuls, de la vallée de la Rome…

 

Dans cette salle, les vis  des oeillets d'accrochage sont horribles, car visibles !

 

Belles vitrines et impressionnant bronze marron du Torse Debussy (prêt du musée Maillol de Paris, débaptisé Fondation Dina Vierny ! Ah les fils ingrats…)…mais on ne peut pas passer derrière la statue, en faire le tour ! Belle salle Maillol où l'ami Maurice Denis, du groupe des Nabis, bénéficie d'un juste accrochage, Dina doit être contente qui aimait ce Maurice !

Le local moins universel, terris, a un mur tout à lui, et ce montage est bien fait (photo) ! 

 

Ensuite un bel espace Rigaud !

Mais ne revenons pas sur la fosse où repose le Retable de la Trinité (1489): pas de mise en valeur, mais quelques marches pour le contempler par le bas ! Quant aux handicapés, ne pas tomber dans satrape !

 

Enfin, Picasso riche en photos et documents, souvenirs locaux qu'on ne connaissait pas et que le catalogue retrace. Notons la belle salle consacrée aux enfants, Claude, Maya, Paulo, Paloma, et Cathy, la fille de Jacqueline Roque…

 

Il faut y revenir, et le pass est une bonne initiative car le billet à 10 euros est au niveau des grands musées parisiens…

 

JPBonnel

 

(1) 

    •  
    • Stop à la destruction du patrimoine de Perpignan
    • 22 juillet, 01:06 · 
    •  
    • Le musée RIGAUD ???? Non ! FEU L’hôtel de Lazerme !
    • Dans les années 1970, Jacques de Lazerme, qui venait de vendre son hôtel particulier à la ville de Perpignan afin d’en faire le Musée Rigaud, pressentait que des changements auraient lieu qui modifieraient l’intérieur de sa demeure.
    • Combien de vieux hôtels particuliers de Perpignan avaient pu alors traverser tant de périodes, de la marquise de Blanes à 1973 en passant par la Révolution française, avec si peu d’encombres ? En conservant de façon aussi parfaite un décor d’intérieur, témoignage vivant de l'existence des perpignanais d’autrefois ?
    • Jacques de Lazerme fit réaliser une série de photographies qui montrent qu’en 1973, il y a à peine 44 ans, l’état de l’hôtel de Lazerme était excellent, et que tous les espoirs étaient permis. Ces photographies furent ensuite publiées en 1979 dans une brochure quasiment introuvable intitulée « L’hôtel de Lazerme. Musée Rigaud » et publiée sous le nom d’emprunt de « THOMAS FERRIOL »…
    • Pouvait-il imaginer, n’importe quelle personne pouvait-elle alors imaginer qu’à peine quelques années après les marteaux-piqueurs, les pioches et les masses allaient REDUIRE A NEANT l’ensemble du décor originel, l’un des plus beaux de la ville ?
    • Et qu’en 2017, sous prétexte de faire un « Grand Rigaud », qui n’a de grand que le nom, on ensevelirait A JAMAIS les derniers pauvres vestiges qui subsistaient ?
    • Même l’atelier de Picasso a été rayé de la carte… pour accueillir, entre quatre murs de béton….. une exposition Picasso !!!
    • Je gage qu’aucune personne qui aime un tant soit peu sa maison, et sa ville, ne cèderait un pouce de terrain pour faire de pareilles sottises.
    • Les Lazerme avaient adoré leur maison, l’avaient soignée et aimée pendant plus de deux-cents ans. Il a suffi de quelques années – et de quelques imbéciles – pour la rayer de la carte.

 

 

 

 

 

***ouverture de l'été avec la première du nouveau programme du trio..

Les rencontres culturelles de Riquer  2017 « sur les chemins de la voix »                               

 

 concert    à  la   Chapelle  du  Mas Riquer à   CATLLAR

 le mardi 25 juillet à 21h

               GayanéMovsisyan, mezzo

               Ariane Wohlhuter , soprano

                      Michel Capperon, piano

 

AU  PROGRAMME :

 Monteverdi, Mendelsshon, Debussy, Delibes,  Fauré…..

  Lieu de mémoire, foyer de création , le patrimoine revit par les artistes et pour vous.

            Il est prudent de réserver ou de confirmer votre présence au 06 15 43 50 60

                Participation : 12 euros  et 10 euros pour les adhérents

Duos sacrés et profanes

- Les compositeurs au service de l’âme et du coeur-

- Salve Regina Claudio Monteverdi « Nous te saluons, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur et notre espoir » (1567-1643)

- Qui tollis (extrait de la petite messe solennelle) Giacomo Rossini 

« Prends pitié de nous, qui avons tant péché » (1792-1868)

Romance sans paroles de F. Mendelssohn (1809-1847)

 

- Zion streckt ihre Hände aus (extraitd'Elias)             Félix  Mendelssohn

Sion élèvesesmains (1809-1847)

- O wie selig ist das Kind (extraitd'Athalie) F. Mendelssohn

Combienbéniestl'enfant

- Ich woll't, meine Lieb ergösse sich F.Mendelssohn 

Le vent emporterait vers toi un mot rempli d'amour

- Abschiedslied der Zuvögel F. Mendelssohn

Chanson d'adieu des oiseaux migrateurs

- Herbstlied F. Mendelssohn

Chanson de printemps

 

PAUSE 

Nocturne n°6 de Gabriel Fauré (1845-1847)

 

- Pie Jesu , extrait du Requiem Gabriel Fauré

« Jésus béni, qui enlèves le péché du monde, donne-leur le repos »

 

- Cantique de Jean Racine Gabriel Fauré

- Puisqu'ici-bas toute âme Gabriel Fauré 

 

- Le spectre de la rose Hector Berlioz

(1803-1869)

 

- Ave maris stella Léo Delibes 

« Salut, étoile des mers, auguste mère de Dieu » (1836-1891)

 

- Duo des fleurs Léo Delibes

 

- Pur ti miro (extrait d Couronnement de Poppée) Claudio Monteverdi

« Je te regarde…. Je ne meurs plus d’amour, ô ma vie, ô mon trésor »

 

- - -

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 07:57
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -

Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -

 

***ELNE (Pays catalan) :

Découverte d'une cathédrale primitive à Elne

 

La ville d'Elne, la plus ancienne cité du Roussillon, cache toujours des trésors. Cette fois, il s'agit d'une grande cathédrale, aussi imposante que l'actuelle: la cathédrale primitive.

A l'emplacement de la chapelle de Saint-Etienne, petite chapelle qui faisait partie de l'ensemble de la cathédrale d'époque romane et détruite après la Révolution Française, des murs puissants ont été mis à jour durant une fouille entreprise en 2015 par le Département des Pyrénées-Orientales.

 

 Le chantier, réalisé aux abords de la cathédrale d'Elne, sur le plateau des Garaffes, a permis aux archéologues de dévoiler ce bâtiment monumental. La cathédrale primitive possède un diamètre plus grand que l'actuelle, avec un chevet de 11 m de diamètre (contre 8,60 m) et une nef large de plus de 16.

"C'est la première fois qu'on a une cathédrale, un monument de cette envergure ici sur le territoire. C'est vraiment une découverte majeure du point de vue patrimonial, mais aussi d'ailleurs du point de vue scientifique" affirme Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Les experts estiment que l'édifice a été construit entre le VIe siècle et le IX siècle. Aujourd'hui seul les fondations sont conservées: étant construite trop près de la pente, une grande partie du coeur de la cathédrale se serait effondrée dans la falaise.

Cette fin tragique aurait entraîné la construction d'une autre cathédrale plus en retrait, à savoir, la cathédrale actuelle.

 "C'est une découverte assez exceptionnelle (...) qui éclaire de façon importante l'histoire d'Elne mais aussi l'histoire du Département, l'histoire du diocèse... durant une période où on ne connait pas grande chose, tout simplement, parce qu'il y a très peu de documents, peu de textes écrits et qu'en fait, seule l'archéologie est en capacité d'écrire cette partie de l'histoire", se réjouit Olivier Passarius, archéologue responsable des fouilles.

Le chantier, réalisé aux abords de la cathédrale d'Elne, sur le plateau des Garaffes, a permis aux archéologues de dévoiler ce bâtiment monumental. La cathédrale primitive possède un diamètre plus grand que l'actuelle, avec un chevet de 11 m de diamètre (contre 8,60 m) et une nef large de plus de 16.

"C'est la première fois qu'on a une cathédrale, un monument de cette envergure ici sur le territoire. C'est vraiment une découverte majeure du point de vue patrimonial, mais aussi d'ailleurs du point de vue scientifique" affirme Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Les experts estiment que l'édifice a été construit entre le VIe siècle et le IX siècle. Aujourd'hui seul les fondations sont conservées: étant construite trop près de la pente, une grande partie du coeur de la cathédrale se serait effondrée dans la falaise.

Cette fin tragique aurait entraîné la construction d'une autre cathédrale plus en retrait, à savoir, la cathédrale actuelle.

 La mise au jour de ce bâtiment a permis à plusieurs domaines d'effectuer des recherches, notamment médicales, avec la découverte de plusieurs sépultures d'urgence, liées probablement à un épisode de peste qui a frappé la région au XVIIe siècle. De l'ADN bactérien pourrait être conservé dans les ossements.

La fouille travaille en collaboration avec la Direction régionale des affaires culturelles mais aussi avec l'Université d'Elne et l'Université de Perpignan.

"Sur ce chantier, au-delà de faire des fouilles, on a aussi décidé que ce soit finalement au service des jeunes qui apprennent, et donc on a une quinzaine d'étudiants qui viennent depuis 2014-2015 chaque année finalement sur des vraies fouilles, sur un vrai chantier de fouille se former. Il est important que ce site puisse aussi servir à former des jeunes dans leur discipline", ajoute la présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Regardez l'interview réalisée à Olivier Passarius, archéologue responsable des fouilles.

 

Jean IGLESIS

 

- - - 

Festival Les Nits d'Eus

Publié le 15/07/2017 à 17:53 par leblogcultureldyl

 

 

(photo, de gauche à droite : Gisela Bellsolà, Denis Campini, Michel Maldonado (debout), Julien Ascencio, Francis Balzamo.).

 

Sous un ciel enchanté et enchanteur, les Nits d’Eus.

Dédiées à Ursula et à Monsieur D’dée

 

« Trente-huit années de création dans des horizons artistiques multiples » annonce Michel Maldonado. Multiples et singuliers, car c’est bien le caractère original de chaque soirée qui préside au choix des organisateurs. Avec des interprètes de qualité, habitués ou nouveaux venus, des mises en relations inattendues, des découvertes en terre lointaine. En d’autres mots, il s’agit de présenter à Eus et en quelques autres lieux, des soirées qu’il est impossible de trouver ailleurs, chacune, sauf rarissime exception, ne se produisant qu’une fois. L’aventure se décline de début août à mi-septembre au rythme d’environ deux soirées par semaine, la plupart du temps à Eus à la Maison du temps libre, exceptionnellement à l’église, et cette année avec trois rencontres délocalisées (Le Soler, Prieuré de Marcevol et Banyuls sur Mer – 25, 26 et 27 août).

 

Onze soirées du 3 août au 16 septembre.

 

Le 3 août, Ouverture poétique Verlaine - Gabriel Fauré, Reynaldo Hahn, Debussy par Charles Gonzalez récitant, Vincent Malgrange, violoncelle, Alice Ader, piano, Raphaël Dumas, ambiance sonore, Gérard Meloux, guitares, mandolines et Michel Maldonado, contrebasse. Le 9 août Maria Barcona et Gisela Bellsolà jouent un texte écrit pour elles Les Bruixes se pentinen, mise en scène Monique Bellsolà, suivi de Llamp te frigui, chanson catalane d’auteur par Franck Sala et Philippe Dourou. Le 12 août c’est la Quatrième symphonie de Gustav Malher, jamais donnée en France – transcription pour clarinette, violon, violoncelle et piano d’Elder Beeftink.

 

Des moments particulièrement sensibles

 

 Le 17 août, élégie à la mère disparue, L’éternité peut-être, spectacle musical conçu par Miluc Blanc autour des poèmes inédits, « des petites choses » disait-elle, de sa mère Yvette Joubert. Avec Milus, guitariste et chanteur qui écrit et compose notamment pour Cachitos et La Tuna, et des interprètes bien connus à Eus ou à proximité : Pau Marcos gambiste, David Codina Bosch, pianiste, accordéoniste et sculpteur de sons, Arne Wernink, trompettiste et Michel Maldonado, contrebassiste.

 

Journée faste le 19 août : à 18h Voyage musical dans la Grande Grèce à partir de manuscrits trouvés en Sicile, révélation du patrimoine musical gréco-byzantin des colonies italo-albanaises de Sicile et du Sud de l’Italie dite la Grande Grèce, des chants que les habitants de ces contrées chantent toujours. Pour l’interprétation, les chanteurs Iléana Ortiz Rodriguez, Eleni Bratsou, Gisela Bellsola, Jean-Christophe Candau, Raphaël Robin et Frédéric Tavernier Vellas. A 21h le même jour Jazz Mediterranéeréunira le guitariste catalan Denis Campini, Francis Balsamo, contrebasse, Julien Ascencio, piano (voir photo) et le batteur d’origine sénégalaise Sega Seck.

Durant les concerts décentralisés le guitariste Philippe Mouratoglou et la Fidelissima joueront le Concerto pour guitare de Mauro Giuliani, réorchestré pour quatuor à cordes par le compositeur lui-même, suivi de la Folia (Vivaldi, Purcell). En septembre un concert Alice Ader au piano (le 2 septembre) – Chopin, Scriabine, Mompou - ; puis le Quatuor Machaut, saxophonistes à la fois interprètes, improvisateurs, compositeurs, arrangeurs –découvertes en perspective (3 septembre) ; Lunes, cantate jazz, création Guillaume de Chassy  qui sera au piano, direction Joël Suhubiette, avec le chœur de l’Archipel de Toulouse et Pierre Gayraud aux percussions (10 septembre), et le 16 septembre, pour terminer en beauté Rêves d’oiseaux, suite pour triopar le nouvel ensemble duguitariste Philippe Mouratoglou, avec Bruno Chevillon, contrebasse et Ramon Lopez, batterie. Les Nits attendent de pied ferme les habitués et les nouveaux venus.

 

Yvette Lucas

 

Infos pratiques : tarif normal 14€. Carte Nits (nominative) 8€ pour entrées à 10€. Carte de soutien aux Nits (nominative) – tous les spectacles 65€ ou plus. Gratuit pour les – 12 ans. Billets en vente à l’entrée de la salle et sur la billetterie en ligne. Concerts délocalisés : achat à l'entrée. www.lesnitsdeus.org

 

(blog d'Yvette LUCAS) Merci à Yvette L : ça repose de "copier-coller" les autres …. Il suffit de le dire ! JPierre B.

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***Première édition du festival 20/20

 

 

Sainte-Marie (Pays catalan)

Festival 20/20

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la première édition du Festival 20/20 qui se déroulera du 20 juillet au 20 août au Jardin d’Ariane à Sainte-Marie-la-Mer. 

Pluridisciplinaire, ce nouveau rendez-vous est une vitrine des cultures musicales, culinaires et patrimoniales du territoire Nord-Catalan. L’évènement, a été créé et pensé comme un disque en prenant la forme subtile d’une compilation de luxe, regroupant des coups de cœur, des personnalités atypiques et les artistes singuliers. Un grand mix au sein d’un lieu et d’un dispositif technique et humain hors du commun.

20/20 propose un concentré de Méditerranée avec une programmation qui rassemble des musiciens, des disc-jockeys, des acteurs, des plasticiens, des cuisiniers, des œnologues, des petits producteurs et des grands créatifs. Uniquement des passionnés dont le but est de partager leurs passions et leurs savoirs faire.

 

La programmation est donc inédite avec 32 jours de concerts (jazz, DJ set, Jam Sessions, Radio-shows...) avec des styles musicaux allant de la musique classique à l’electro, en passant par le Jazz ou encore la Rumba, le Reggae ou la soul. 20/20 c’est aussi des brocantes vintage nocturnes, des grillades aux sarments, des sardinades, des paëllas, arossos et tapas, des activités pour enfants (contes, labyrinthe géant, karting à pédales...), des expositions éphémères, des dégustations de vins, des ateliers autour de l’œnologie, des siestes sonores, ou pas , du ciné chaises longues, une color party, la fête du rosé, la fête du cava, le championnat du monde d’aïoli , des concours de pétanque etc...

De l’inédit pour un mois complet dans un jardin, à 800m de la plage, afin de fêter l'été ensemble avec du bon son, du bon vin et de la bonne cuisine

 

Vous pouvez télécharger le dossier de presse ici

Retrouvez l’intégralité du festival, jour par jour ici Contact presse : Raph Dumas 06.14.03.72.96 vingtsurvingtfestival@gmail.com

- - -

 

EXPO de Lumières d'encre à CERET :

 

Prochaine exposition du 22 juillet au 2 septembre 2017 :

 

  " Ce que voit mon ombre"

 

Ymy Nigris

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 10:23
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou

Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou

*** On commence l'affichage pour le rassemblement du 8 juillet en gare de Portbou ! 

 

 

objet

GRAN ACTE-CONCENTRACIÓ A PORTBOU EL PROPER 8 DE JULIOL ORGANITZAT PER L'ASSOCIACIÓ D'USUARIS DEL TREN PERPINYÀ -CERVERA PORTOU I DEFENSEM EL TREN DE L'EMPORDÀ

***GRAN  ACTE-CONCENTRACIÓ  A PORTBOU  EL PROPER  8  DE  JULIOL    ORGANITZAT  PER L'ASSOCIACIÓ   D'USUARIS DEL TREN  PERPINYÀ  -CERVERA   PORTOU  I  DEFENSEM  EL  TREN DE L'EMPORDÀ

 

L'« Association des usagers de la ligne ferroviaire Perpignan-Cerbère/Portbou » i la seva homòloga catalana Defensem El Tren de l'Empordà tenen el plaer de convidar-los a un esdeveniment que es realitzarà el dissabte 8 de juliol de 2017 a les 10:30 de l'estació de Portbou.

Aquest esdeveniment és organitzat per dos motius:
- per celebrar el retorn del tren nocturn de París-Portbou
- posar l'accent en la necessitat de millorar els enllaços ferroviaris entre Cervera i Portbou amb l'objectiu de tenir una línia convencional transfronterera quotidiana entre Perpinyà, Cervera / Portbou, Figueres, Girona i Barcelona.

/////

L’association des usagers de la ligne ferroviaire Perpignan-Cerbère/Portbou et son homologue catalane « Defensem el tren de l’Empordà » ont le plaisir de vous inviter à un évènement qui se tiendra le samedi 8 juillet 2017 à 10h30 en gare de Portbou.

Cet évènement est organisé:
- pour célébrer le retour du train de nuit Paris-Portbou
- pour souligner la nécessité de développer les liaisons ferroviaires entre Cerbère et Portbou afin de disposer d’une ligne conventionnelle transfrontalière du quotidien entre Perpignan, Cerbère/Portbou, Figueres, Girona et Barcelone.

 

Josep M. Loste

Association   Defensem   el Tren  de  l'Empordà (coordonné  avec  des Associations  IAEDEN/Salvem  l'Empordà de Figueres  et  PTP( Assotiation  de la Promotion du Transport  en Commun )  de Barcelona  pour  toute  la  Catalunya.

Tel  00 34 72 390 331

portable  00.34. 625.14,84.65 

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Portbou  (Alt  Empordà- Catalogne)

*** MICHEL LLOUBES :  

 

Histoire tragique de tram - GOYTISOLO : UN TRAMWAY NOMME GAUDI…

 

Il y a aujourd'hui 91 ans, le 7 juin 1926, que Gaudi était renversé, à Barcelone, par un tramway à la ligne 30, à l'intersection des rues Bailen et Granvia : "L'attitude méprisable des trois chauffeurs de taxi qui, voyant ses vêtements misérables, refusèrent de le prendre dans leur voiture; l'intervention du garde civil Ramon Pérez pour l'amener au poste de secours d'où il fut transporté à l'hôpital Santa Cruz; sa célèbre et symbolique agonie parmi les pauvres, conformément à son pieux désir..." 

 

Texte de Juan Goytisolo, dans "A la recherche de Gaudi en Cappadocce", qui vouait à Gaudi une extraordinaire admiration, qui lui valut d’écrire un des plus beaux textes écrits en hommage à l’architecte de la Sagrada Familia. L'idée lui vint au cours d’un voyage en Turquie, émerveillé par la similitude entre les paysages de Görème, en Cappadoce, et ceux créés par l'architecture de Gaudi, à Barcelone, Extraits: 

 

« Dans un silence de vide de cloche pneumatique, la Cappadoce de pierre volcanique sculptée et forgée par l’érosion éolienne, apparaissait, à ces deux survivants de l’explosion atomique que nous étions, évanescente et belle comme un mirage…Après le plateau abrupt et austère, le décor hallucinant créé par la conjonction des éléments me ramena brutalement à Gaudi : colonnes coiffées de bonnets ou de cagoules pointues alignées comme d’emblématiques crayons alphabétiseurs ; forêts de cônes, aiguilles, flèches, obélisques, méduses fossiles ; variations chromatiques imprévues ; ruptures du fonctionnalisme normatif ; incandescence mystique ; délire architectonique rationnel, pur. 

 

Dans la vallée de Görème, et, plus loin, en direction de Zelve, notre regard embrasserait, encore des églises sans fidèles creusées dans des escarpements accidentés, vestiges de la vie érémitique d’anachorètes ayant fui la fureur des iconoclastes, énormes ruches rupestres pourvues de fenêtres, de couloirs, d’escaliers, de lanternes, dans lesquelles le Christ, la Vierge et les apôtres alternent avec saint Georges et le dragon, sainte Catherine et sainte Barbara. Des inscriptions helléniques tracées par les moines rappelaient aussi celles qui ornent les monuments de Gaudi. »

 

Et Goytisolo imagine la rencontre avec un ermite lui racontant la venue de Gaudi en ces lieux où d'ailleurs, l'architecte ne mit jamais les pieds.

 

« Gaudi s’est toujours senti attiré par la vie ascétique des ermites. Dans sa cellule du parc Güell, il dormait déjà sur une paillasse, et un jour, il a failli mourir après avoir respecté un jeune rigoureux pendant le carême… Son rejet absolu du système et des critères de l’époque le conduisit à affirmer ses propres valeurs face à celles qui étaient universellement respectées. Son apprentissage de la solitude fut dur, mais fécond. A mesure qu’il entrait en possession de sa vérité, il rejeta celle de ses compatriotes et s’en éloigna. Le bon seny et l’avara povertà des bourgeois n’étaient pas compatibles avec l’incandescence de sa fulgurance mystique. L’homme doit s’élever constamment, jour après jour, expliquait-il, parce que l’inspiration de suffit pas… Le panorama que vous contemplez en Cappadoce est l’apothéose de son génie.»

 

***Lire Claude SIMON : Le Tramway

 

**Michel Perpinya : Le tramway (de Perpignan)

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 08:50
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme

Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme

Musée RIGAUD/Perpignan/Picasso (suite)

 

demain : ô !!!!

 Le cercle de l'intime ou l'obscène exp ô ! sur Picass ô !

 

- - -

On sait que Picasso, au temps du cubisme et de l’amitié avec Braque, fréquenta beaucoup, de 1911 à 1914, la ville de Céret, la capitale du Vallespir. On sait sans doute moins que, de 1953 à 1955, Pablo Picasso se rendit régulièrement à Perpignan, rue de l’Ange, chez ses amis Paule et Jacques de Lazerme. A la suite d’un contrat établi entre la famille et la municipalité de Perpignan, le bel hôtel particulier est devenu, depuis 1979, le Musée Hyacinthe Rigaud. Madame de Lazerme, immortalisée par Picasso, vit toujours dans une aile du bâtiment.

Cette maison patricienne appartenait depuis 1827 à la famille de Lazerme, car Joseph, député légitimiste des Pyrénées-orientales, l’avait racheté à l’Intendant du Roussillon, Campredon de Ponte d’Albaret. Dans cette famille d’érudits, c’est en particulier Carlos de Lazerme qui s’illustra par ses nombreux écrits : romans, poésies…et était en relation avec Max Jacob et Apollinaire, à leurs débuts. Il protégea, grâce à sa fortune, de nombreux artistes roussillonnais et rencontra les cubistes à Céret : il fut l’ami de Manolo et sympathisa, grâce au peintre Pierre Brune, avec Picasso ; ses enfants, Paule et Jacques, poursuivirent les relations amicales avec Pablo Ruiz et l’invitèrent à plusieurs reprises dans leur vaste demeure.

 

Picasso à Perpignan : 

un drôle de diable, rue de l’ange.. !

 

1953 -  Le 12 août, le peintre accepte l’invitation de la famille de Lazerme et arrive à Perpignan. Il va partager avec sa fille Maya un appartement tout rose. Les deux pièces vides adjacentes du second étage, ouvrant sur une cour intérieure, vont lui servir d’atelier : il y corrigera surtout des épreuves d’estampes envoyées de Paris. Il va travailler aussi dans l’extraordinaire bibliothèque de Carlos de Lazerme. Cependant, le 15 août, c’est une première escapade : il se rend à la corrida de Collioure. Ensuite, il est accueilli par le sénateur Gaston Pams. La réception est suivie d’une fête nocturne, dans le petit port, où Picasso se mêle à ses nombreux admirateurs. Le séjour à Perpignan est de courte durée : la petite famille rentre à Paris le 17.

Cependant, il revient vite, le 5 septembre, rue de l’Ange, accompagné de Maya, la fille qu’il a eue avec la très jeune Marie-Thérèse Walter, mais aussi de Paulo, le fils d’Olga, de Xavier Vilato et de toute une cour d’originaux ! Il annonce à Paule et Jacques de Lazerme son intention d’aller assister à la corrida de Perpignan. Auparavant, il se rend, le lendemain, à Céret, où il va retrouver de nombreux amis : Totote et Rosita Manolo, Ernest Pignon, Hélène Parmelin…Il est fêté par les Communistes du Vallespir, qui lui demandent un dessin. Ainsi va naître « La Sardane de la paix », une danse vigoureuse sous une colombe, tracé à l’encre dans une grande feuille blanche. A cette occasion, Picasso offre à Pierre Brune, le directeur du récent musée d’art moderne, une série de coupelles, peintes à Vallauris au début de l’année, qui sont autant de variatons sur le thème de la tauromachie. Ce nouveau séjour est, lui aussi, très bref : le maître repart trois jours après pour Vallauris, car Françoise Gillot lui a annoncé son intention de le quitter. En cet été 53, Picasso lance un projet avec Firmin Bauby, le propriétaire-mécène de Sant Vicens, à Perpignan : créer des céramiques destinées à décorer le temple de la Paix, qui devait être érigé sur le pic de Fontfrède, au-dessus de Céret, et face à l’Espagne. Il était question d’élever à cet endroit un « monument aux toreros », susceptible de devenir un lieu de pèlerinage pour les Catalans du Sud et du Nord ; cependant Picasso pensait qu’un monument à la Paix était plus en harmonie avec le point de vue ; contemplant alors l’Espagne qui s’étendait à l’horizon, il s’exclama à l’adresse de son pays où il ne reviendrait plus jamais : « Pourquoi faut-il qu’il y ait ici une frontière ? C’est la même terre, les mêmes gens, la même langue… »

            Picasso retrouvera ses amis catalans au mois d’octobre ; en effet, les Lazerme séjournent à Paris et, à plusieurs reprises, vont être accueillis chez l’artiste, rue des Grands-Augustins. Picasso veut les remercier et offrir à Madame de Lazerme un tableau de Juan Gris, mais elle refuse ce somptueux cadeau ! Paule de Lazerme acceptera, l’été suivant, des mains du maître, qui ont dessiné le bijou, un collier en or massif orné d’une tête de taureau.

 

1954

            Au début du mois de juillet, accompagné de Paulo, Picasso se rend une nouvelle fois rue de l’Ange, dans l’appartement spacieux tendu de rose de l’hôtel de Lazerme. Son escapade sera brève, le temps de revoir Collioure ou les camarades cérétans ; Picasso est surtout venu chercher ses hôtes pour les inviter à Vallauris : en effet, l’artiste doit présider les festivités de la charmante cité des potiers. La fête a lieu dans la liesse et le défoulement le plus complet, avec des bons vivants tels que Prévert et Cocteau. C’est avec les de Lazerme et Maya que Picasso revient à Perpignan : Françoise Gillot et les enfants l’y rejoindront ; puis de nombreux amis viendront envahir le bel hôtel particulier : le marchand de tableaux Kahnweiler, Michel Leiris et son épouse, Pignon, Penrose, Douglas Cooper et bien d’autres. Picasso va enfin passer un été tranquille, jusqu’à l’arrivée inattendue de Jacqueline Roque et de sa fille ; Pablo ne veut pas d’elles chez les Lazerme : elles iront trouver refuge dans un hôtel du centre de Perpignan…

Les journées et les nuits du peintres sont pleines : le matin, il lit, fait des croquis ; l’après-midi, il peint dans son appartement ; le soir, il va assister aux sardanes sur la place Arago, toute proche. Puis, fidèle à ses amis et aux sites catalans qu’il aime, il se rend chez René Pous, à L’Hostellerie des Templiers ou à la terrasse des cafés cérétans. Ce long séjour lui permet de travailler, de goûter à la lumière de l’été catalan, en louant deux chambres à l’annexe des Templiers : à la « villa Miranda », qui domine l’avenue de la gare ; un demi-siècle, pratiquement, après l’arrivée à Collioure, en juillet 1905, de son éternel concurrent et néanmoins ami, Henri Matisse...Il décide soudain de s’installer ici, et veut acheter l’imposant Château royal ; cependant, l’ancienne résidence d’été des rois d’Aragon appartient au Conseil général ; Picasso ne trouve pas de bâtisse assez spacieuse : le département des Pyrénées-orientales ne saura pas le retenir ! Dire qu’un « Musée Picasso » pourrait aujourd’hui être abrité par le magnifique Château royal, mais c’est Antibes, semblable par sa baie et sa forteresse, qui l’accueille désormais…Pablo va pourtant essayer de trouver un autre refuge : à Perpignan, à Sant Vicens, il retrouve l’ambiance et la créativité des potiers de Vallauris et l’amitié de Firmin Bauby. Picasso admire ce centre d’art vivant et il s’enthousiasme une nouvelle fois : « C’est ici que je vais m’installer ! » Avec Firmin Bauby, il reprend le projet d’installer de céramiques destinées à la décoration d’un « temple de la paix », sur le pic de Fontfrède. Hélas, cette aventure va, elle aussi, avorter…Pourtant, Jacques de Lazerme est intervenu auprès de la municipalité de Perpignan, qui reçoit le peintre, mais le maire de l’époque –oublions son nom- n’a pas daigné se déplacer…

Les autorités locales ne font pas le moindre geste : Picasso n’est même pas nommé citoyen d’honneur de la ville ! L’été 54 va se terminer pour Pablo ; il préside les fêtes de Collioure, assiste à la traditionnelle corrida et travaille, aussi, à la Miranda; à la rue de l’Ange, il exécute les portraits de Totote, de Rosita Manolo et, bien sûr, de Paule de Lazerme, en costume catalan: une sanguine, un crayon et une gouache, tous sur papier, sont exposés aujourd’hui au musée Rigaud, aux mêmes murs où l’artiste lui-même les avait accrochés : dans l’ancienne salle-à-manger d’hiver ; enfin, il va dire adieu à la famille Bauby et graver son nom sur une feuille d’aloès du jardin, avec la date du 29 août 1954.

Jacqueline a été autorisée à rejoindre la rue de l’Ange, où, pourtant, se trouvent encore Françoise et ses enfants, Claude et Paloma. Mais les anciens amants se disputent ; l’hôtel retentit de la colère de Pablo ; au petit matin, Jacqueline prend le train pour Béziers ; depuis  cette ville, elle téléphone à Pablo et menace de se suicider. Picasso ne se laisse pas intimider par ce chantage ; il déclare à ses hôtes : « Qu’elle fasse ce qu’elle voudra. J’en suis débarrassé ! » Jacqueline fait donc ce qu’elle veut : deux jours après, la revoilà chez les Lazerme ! Picasso accepte sa présence ; Jacqueline, grâce à son charme et à son intelligence, est acceptée par la petite société de l’hôtel de l’Ange ; Totote confie à Jacques de Lazerme : « Jacqueline est la première femme qui ait mené Picasso par le bout du nez ! ». Le 19 septembre, Françoise rentre à Paris avec les enfants. Six jours plus tard, Pablo et Jacqueline se rendent à Vallauris, avant de rejoindre les Grands-Augustins.

 

1955

            Picasso reviendra une dernière fois à Perpignan, pour la Pentecôte. Désormais, c’est la Catalogne qui viendra chez lui, à Paris. Il recevra les de Lazerme et, de façon plus constante, ses amis barcelonais. Il accueille ainsi Juan Gaspar, célèbre galeriste de la calle Consejo, et son épouse Elvira, qui fut, en 1938, à Barcelone, la secrétaire d’André Malraux. (1)

Cependant, pour le public roussillonnais, le séjour le plus important est celui d’août 1954 ; il reste en effet de ce séjour la sanguine intitulée « Madame de Lazerme en catalane » : elle est datée du 14 août, dédicacée « Paule Catalane » et signée. La silhouette de profil de cette dame élégante est juste esquissée ; le personnage porte la coiffe catalane et, sur la poitrine, la croix en grenats spécifique de Perpignan ; dans sa main gauche, quelques fleurs, et à ses pieds, les espadrilles traditionnelles catalanes : ces « bigatanes » ont de longs lacets que l’on croise et noue sur la partie haute du mollet. Ensuite, le 19 août, Picasso peint un portrait de « Mme de Lazerme en catalane » : cette gouache est signée et dédicacée « Pour Paule, Picasso » ; le personnage est habillé du costume catalan, avec châle blanc et robe rouge ; elle porte la coiffe des Fenouillèdes ; assise dans un fauteuil au dossier haut et en velours bleu, elle est de profil, le visage incliné légèrement, et les yeux semblent somnoler. Selon Marie-Claude Valaison, «  le cou dégagé, la tête inclinée et le mouvement du bras donnent à ce portrait une infinie douceur. Tout ce qui était anguleux a disparu et la gouache recouvre les dessins (au crayon de la tapisserie du dossier ou des broderies du châle). Douceur accentuée par l’harmonie de bleus choisie par le peintre, où le rouge de la jupe, traitée avec de rapides traits, soulignés de noir, apporte une note tonique, mais qui ne vient pas troubler la sérénité de ce portrait. La seule agressivité se trouve dans le traitement des têtes de lions des accoudoirs, dessinées dans un jaillissement de traits noirs, bruns, soulignés de blanc. »   

 

Enfin, le troisième souvenir « tangible » du passage de Picasso à Perpignan est  le dessin au crayon noir, daté du 24, qui représente encore Paule de Lazerme ; elle est assise dans un fauteuil à haut dossier et muni d’accoudoirs en bois qui se terminent par des gueules de lion. Le visage, de profil, encore, est calme, apaisé ; la jeune Mme de Lazerme porte une coiffe languedocienne, dont les motifs s’accordent avec ceux de son corsage et avec ceux de la tapisserie du fauteuil. La pureté du visage de cette jeune femme est frappante ; il faut citer ici le portrait qu’en dresse Françoise Gilot, à la fin de son livre de souvenirs : « Madame de lazerme était bien faite. Elle avait des yeux et des cheveux noirs, les traits classiques…Agée d’une trentaine d’années, cette dame avait l’air d’une charmante reine abeille… »

 

            Les séjours brefs mais intenses de Picasso à Perpignan peuvent se résumer ainsi : travail de dilettante, mais éclats de rire, avec ses nombreux amis, éclats de voix, avec la cohabitation de ses deux maîtresses, et farniente : l’hôtel de Lazerme, demeure luxueuse et fraîche, l’été, constituait un point d’ancrage et de retrouvailles ; à partir de ce lieu historique, Pablo pouvait rayonner dans la région et s’adonner à sa passion des corridas (2) et des bons repas entre amis. Le numéro seize de la rue de l’Ange abrita bien un drôle de diablotin ; un sacré numéro, sans aucun doute, mais pas le dieu Picasso : simplement, un homme qui aimait la vie et ses plaisirs, dans un département qui lui rappelait l’ambiance de son pays natal.

 

                                                                                                Jean-Pierre Bonnel   

 

---

(1)     Elvira Farreras i Joan Gaspar : Memoris (1911-96) – Edicions La Campana- Barcelona – 1997 –

(2)     Rappelons ce mot de Picasso à Malraux : « Nous, les Espagnols, c’est la messe le matin, la corrida l’après-midi, le bordel le soir. Dans quoi ça se mélange ? Dans la tristesse ! »

Sources utilisées pour cet article :

-     Pierre Cabane : Le siècle de Picasso – Gallimard – Folio-essais – Tome 3 –

-     Véronique Richard de La Fuente : Picasso à Céret – Mare Nostrum – 1996 –

-      Françoise Gillot : Vivre avec Picasso – Calman-Lévy – 1965 –

-      Catalogue du Musée Rigaud de Perpignan – « Dessins de Picasso » - 1990 -

 

Chez Mme Delazerme (fin) -

Entretien avec l'ancien propriétaire de l'hôtel particulier (rue de l'Ange) devenu le musée Rigaud et maîtresse de Picasso...

 

La dame brune au teint blanc, à la voir assise dans ce fauteuil pourpre, roide et riche d’une existence d’outre temps, on a l’impression que l’éternité a élu domicile ici ; le présent est immobile ;  c’est le passé qui est le présent : afin qu’il rejaillisse, par bribes chiches, il faut solliciter  Mme de Lazerme, sinon un mutisme, signifiant qu’on a trop à dire ou qu’il est indécent de dire ce trop, investit le séjour :

« C’était une autre époque. Picasso venait en voiture de Paris, c’est son fils Paulo qui conduisait, pas Marcel, son chauffeur attitré. Les rues n’étaient pas piétonnes : ils se garaient dans la cour. 

 

Dans les années cinquante, l’autre partie de la maison, qui ne possède pas de jardin, était louée par le docteur Gasné et ses enfants. Picasso, lui, se plaisait beaucoup dans mon appartement ; le temps passait en bavardage ; Pablo ne faisait que plaisanter, il ne lisait pas, il ne travaillait pas, ou alors, quelques dessins, quelques esquisses, comme ceux qu’il m’a donnés –il donnait tout ce qu’il faisait !- comme la Rosita, derrière moi, dans la chambre, ou mon profil, là, sur la commode. Il se plaisait ici, pour l’ambiance, les discussions, les repas : la maison la passionnait, mais la ville ne l’intéressait pas, il ne sortait pas dans Perpignan… Oui, il plaisantait tout le temps ! Non, il n’était jamais seul dans l’atelier, il restait toujours avec la famille. Il était toujours habillé en short et en chemise ; il parlait français tout le temps ; il ne parlait pas de sa peinture, mais de la maison, de la famille, de tout, en fait, comme tout le monde ! Il n’était pas fier, il était parmi nous comme un membre de la famille. A Perpignan, il restait dans notre cocon, il ne connaissait personne en ville ; ses amis venaient de loin. Nous sommes allés souvent à Céret, nous allions voir Pierre Brune et Manolo ; ensuite, Totote, la femme de Manolo, et Rosita, leur fille, venaient chez nous, rue de l’Ange…

 

La querelle avec Françoise Gillot ? C’était de la comédie ! Ils ne se disputaient jamais ! Tous les moments étaient agréables : Picasso vivait très entouré, avec de nombreuses personnalités, voyez ces photos, Jean Cocteau, Manolo…

Mon mari et moi profitions pleinement de lui ; à l’époque, j’avais beaucoup de personnel, et en particulier une cuisinière : le service était à sa disposition ; nous menions une vie de réceptions. 

 

Après Picasso, j’ai bien connu Dufy –voyez ma photo avec lui, et je fume !- mais c’est une autre histoire…

A présent, rien ne me tente, ni l’inauguration d’un musée, ni le vernissage d’une exposition. Peut-être que, parmi ces centaines de peintres qui se disent artistes, dans le département, se trouve-t-il un nouveau Picasso ! Mais, franchement, permettez-moi d’en douter…A Perpignan –et ailleurs !- on encombre les salles des musées avec des gens qui n’ont rien à dire, rien à exprimer, rien à montrer de leurs tripes, et on les encense, on veut nous faire croire que ce sont de grands artistes… On mobilise la presse, la télé, des ambassadeurs…Moi, je préfère rester au calme chez moi !

 

Pourquoi Picasso n’est-il jamais revenu à Perpignan, après 1956 ? Parce qu’il était fatigué, handicapé. Nous allions le voir souvent à Vallauris, ou à Paris : nous sommes restés amis jusqu’à la fin, jusqu’à sa mort en 1972. Nous sommes restés ensuite avec lui grâce à nos souvenirs ; Jacques est mort est après Pablo…

 

Pierre Cabane prétend que j’aurais refuser un cadeau de Picasso, un tableau de Juan Gris ! C’est faux ! Tout est faux de ce qu’on a écrit de Picasso à Perpignan, ici, dans ma maison ! Et votre article, sans doute, est faux, lui aussi ! D’ailleurs je ne le lirai pas, même avec une loupe ! Et je ne me le ferai pas lire par ma dame de compagnie ! Enfin, je vous demanderais de ne rien dire de ce que vous avez vu et entendu chez moi. Au revoir, Monsieur...

JPBONNEL

**Vernissage de l'exposition collective

"La Collection à l'heure d'été"

qui aura lieu le jeudi 22 juin à partir de 18h30

au Centre d'Art Contemporain 

àcentmètresducentredumonde

A l’heure d’été …

 

Découvrir ou redécouvrir les œuvres d’illustres « pensionnaires »

 de la Collection Collective du Centre d’Art, c’est la proposition estivale

 à laquelle nous vous convions. De grands noms de l’art contemporain tels que 

Ben, Claude Viallat ou Jean Le Gac riches de leurs récits spécifiques, 

fruits de leurs voyages respectifs en terre d’Art, côtoient des talents 

consacrés aux multiples facettes comme Pencréac’h, Lucebert, Chema Lopez, 

Dreyfus ou Ydañez. 

Cette pléiade d’artistes, résistante à toute tentative de classification,

 offrant une palette d’expressions foisonnantes, percutantes, stimulantes,

 se déploie en patchwork pictural pour offrir au spectateur une composition

 où se mêlent étonnement et séduction. À contempler sans modération

 pour embellir les opulentes journées de la belle saison. 

 

- - -

**EXPOSITION des ESTAMPES 

Annie Fforde 

"Chimères"

 

Du 17 au 30 juin 2017

Vernissage le jeudi 22 juin 18.30

10.30 à 12.00 et 14.30 à 18.30 fermé lundi

La Petite Galerie 66

1 Carrer de na Patora - 66300 CASTELNOU

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 08:39
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -

H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -

* Perpignan, rue de l'Ange

 

Chez Madame Paule De Lazerme *

 

 

Dès que le visiteur quitte la rue, passante, commerçante et piétonnante, de l’Ange, pour pénétrer dans le patio de l’hôtel particulier, qui accueillit Picasso et ses amis, il entre dans un silence plombé. C’est ici, et non dans la rue du vieux Perpignan, qu’un ange passe ! La première porte invite aux dorures nouvelles et aux nouveaux Dauras des salles rénovées du musée Rigaud. La deuxième n’invite à rien - elle est privée -  si ce n’est à la confrontation avec une belle dame de quatre-vingt-douze ans…qui est l’ultime témoin des années cinquante, quand Pablo venait ici passer quelques jours, voire quelques semaines, de farniente. Ces années glorieuses, fastueuses et créatrices semblent loin ; le temps a passé, comme en témoigne l’escalier monumental jonché de gravats et nimbé de poussière : une partie du toit s’est effondrée ! Le visiteur pourrait rebrousser chemin : le ciel peut lui tomber sur la tête, comme peut s’abattre la foudre annoncée de la maîtresse de maison qu’on dit cassante, peu communicante et pas drôle du tout… 

 

Pourtant, l’effet de surprise jouant, sans doute, et la beauté du matin d’été y mettant du sien, la grande dame De Lazerme accueille l’inconnu scribouillard sans broncher, sans barguigner, au cœur de son cocon, dans son vaste appartement saturé de toiles, d’objets et de pièces d’argenterie, jusque dans le coin salon aux plafonds hauts et aux longues fenêtres ouvertes sur un grand jardin sauvage, insoupçonné dans le centre-ville…

 

Calme, sereine, élégante, reposée, de bonne humeur, même si une froideur et une retenue certaines dominent, Paule de Lazerme, allongée sur un fauteuil-divan, apparaît. Elle est immobile dans un monde de silence. Elle incarne un temps arrêté occupant l’espace qui mène du patio au jardin ; elle est dans une vie d’intériorité, dans un monde où tout est intérieur : cour, jardin, temporalité ; elle vit avec son passé, non avec la fébrilité de la rumeur du village total ou avec l’actualité enivrante de la rue : les touristes, les portables, les soldes…

Elle n’a que faire de ce prosaïsme qui court les venelles, elle s’est résignée au silence, au repos, au re mâchage d’un passé qui, parfois, lui échappe et s’enfuit par les sables de la mémoire. Elle règne au milieu d’un monde de solitude, simplement ponctué par l’arrivée ou le départ d’une de ses dames de compagnie, ou la venue, très rare, d’un neveu. Elle mène une pérennité de vie dans un fauteuil de velours rouge, cousin de celui qui fut immortalisé par Picasso dans les trois dessins de 1954. Elle se sent en sécurité, chez elle, entourée des portraits de ses ancêtres, des livres de Carlos ou des d’objets personnels, tous signifiants et qui mériteraient la gloire d’un roman…

Elle est la conservatrice de son musée intime, ouvert de façon très parcimonieuse, et qui recèle les photos en compagnie de Georges Dufy, Jean Cocteau, Manolo…et bien sûr Pablo. Musée dont les murs montrent les dessins dédicacées, un Chagall, l’affiche de la corrida de Vallauris 1954, dédiée à Paule et à Jacques. Musée de secrètes cimaises, où les Picasso sont omniprésents : la Rosita (portrait de la fille de Totote et Manolo), les taureaux, le portrait en miniature de Paule, réplique du célèbre profil visible à loisir au musée, officiel, lui, d’à côté, à quelques pas de là… La grande photo de Paule jeune à côté de Pablo est placé sous verre au-dessus d’un rayonnage. Puis, non loin, et quelques années plus tard, c’est en compagnie de Dufy que Madame De Lazerme fixe l’objectif…Quant aux lettres échangées avec tous ces artistes, elles demeurent dans le secret des tiroirs et il n’est pas question de les lire ou de les publier : c’est égoïste, l’intimité ! 

...à suivre...

texte et photos : Jean-Pierre Bonnel  

  * le 3 août 2002 -

 

 

- - - -

***Plusieurs portraits par les Rigaud acquis par Perpignan

 

Nous avons publié cet article le 7 février au soir, et Ariane James-Sarazin nous a signalé fort aimablement que les deux portraits reproduits étaient deux œuvres acquises en 2016 par le Musée de Perpignan, mais dues également à Hyacinthe Rigaud. Le musée nous les avaient envoyées comme les photos des deux Gaspard Rigaud. Nous avons donc modifié cet article. Ce sont donc cinq portraits, trois par Hyacinthe, et deux par Gaspard, qui ont été acquis par Perpignan.

 

1. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Portrait de Gaspard Rigaud, 1691

Huile sur toile - 79 x 62 cm 

Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

 

7/2/17 - Acquisitions - Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud - Un tableau de Hyacinthe Rigaud est récemment réapparu : découvert par Michel Reymondin, il se trouvait dans une collection suédoise et vient d’être acheté par le musée de Perpignan. Il s’agit d’un portrait représentant le frère de l’artiste, Gaspard Rigaud (ill. 1).

Peint en 1691, il correspond peut-être à celui qui fut exposé au Salon de 1704, en pendant à un Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. C’est ce que suggère Ariane James-Sarazin dans le catalogue raisonné de l’œuvre du maître publié aux éditions Faton en novembre 2016 (nous en reparlerons bientôt). Rigaud garda ensuite cette effigie de son frère dans son appartement jusqu’à sa mort. 

Comme le signale Claire Muchir, directrice du musée, il fut par la suite acquis par David von Schinkel (1743-1807), qui était traducteur officiel auprès de Bernadotte. Restée dans la famille, la toile fut déposée au château de Tidö Slott, acheté par le baron Carl-David von Schinkel en 1890 et détenu encore aujourd’hui par les descendants de celui-ci.

Gaspard, représenté en buste, la tête tournée vers sa gauche, coiffé d’une perruque noire, est élégamment négligé, vêtu de riches habits, sa chemise s’échappant de son col défait. Comme toujours chez Rigaud les matières sont traduites avec soin. Stephan Perreau remarque que la composition est la même que celle d’un Portrait d’homme peint par Rigaud, exposé à la galerie Mendès en 2010 ; le maître utilise une pose similaire pour représenter Charles de La Fosse en 1682 ou encore Everhard Jabach en 1688.

 

2. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Antoine Rousseau de Thelonne, 1737

Huile sur toile

Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

 

3. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Marie Charlotte Rousseau née Bouche, 1737

Huile sur toile

Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

Deux autres portrraits par Hyacinthe Rigaud ont également été acquis en 2016 par le musée de Perpignan, directement d’une collection privée (ill. 2 et 3).

 

4. Gaspard Rigaud (1661-1705)

Portrait d’homme, 1699

Huile sur toile

Perpignan, Musée Rigaud

Photo : D. R. 

 

5. Gaspard Rigaud (1661-1705)

Portrait de femme, 1699

Huile sur toile

Perpignan, Musée Rigaud

Photo : D. R. 

 

Éclipsé par son frère, Gaspard Rigaud fut pourtant peintre lui aussi. D’abord actif à Montpellier, où il entra dans l’atelier d’Antoine Ranc en 1678 (sa fille épousera Jean Ranc en 1715), il rejoignit en 1695 l’atelier parisien de Hyacinthe qui venait de réaliser le premier portrait de Louis XIV et devait faire face à de multiples commandes. Gaspard produisit plusieurs portraits, trouvant sa clientèle au sein de la bourgeoisie parisienne. On peut voir deux exemples de son art dans les collections de Perpignan, achetés dans une vente à Blois en octobre 2015 (ill. 4 et 5). Il fut agréé à l’Académie en 1701 et mourut en 1705.

Actuellement fermé pour des travaux de rénovation et d’agrandissement, le Musée Rigaud rouvrira ses portes le 25 juin 2017.

 

(C) Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mardi 7 février 2017 : "L’actualité de la politique patrimoniale et de l’histoire de l’art" - The Art Tribune

 

*** Ouverture du musée Rigaud : nocturne le vendredi 23 juin 2017, à partir de 22 heures.

Je n'ai pas reçu d'invitation (et n'en recevrai sans doute pas, mais j'ai pu lire le carton d'invitation chez l'éditeur Richard Meier qui va recevoir une commande de la mairie : mettre en boîte, dans un de ses merveilleuses petites boîtes artistiques, le musée rénové...

 

Je me permets de reproduire ci-dessous l'article intéressant publié sur Facebook, par 

Jean Schmit, qui a ajouté une photo à l’album Remembrances ...

et parle du livre de Renata Portet (j'ai moi-même écrit un compte-rendu de son Rigau (pas de D en catalan), dans le blogabonnel)

 

1 ― « Heureux Rigau(d).
Hyacinthe, te voilà fait et accompli. Devant ton miroir, tu es un beau gaillard de trente-neuf ans et, quelque trois cents ans plus tard, c’est moi qui te regarde. En position critique devant ton autoportrait. Oui, peut-on imaginer plus grande gloire ? En 1698, tu es déjà le peintre le plus en faveur à la cour du « plus grand Roi du monde ». La renommée a fait de toi le premier peintre d’Europe et on dit que tu es capable, à l’égal d’un magicien, d’accomplir des prodiges. On sait, par exemple, qu’il est impossible de faire un portrait de mémoire, sans voir le modèle. Personne ne le peut. Mais toi, tu l’as fait. Nul ne peut rivaliser avec toi. On n’a jamais vu un créateur aussi béni des dieux, et ton autoportrait est bien là pour en faire référence. Avec autosatisfaction. Tu ne peux le dissimuler.

Magicien, je veux bien croire que tu le sois quelque peu... Car, par quel sortilège, dont toi seul a le secret, faut-il que, devant cette peinture, je me sente autant troublée... Comment expliquer ce charme qui me cloue sur place ? Je suis comme envoûtée. Mes yeux ne peuvent se détacher de toi... Serais-tu bruixot ? On dit, en catalan, qu’un bruixot en sait plus long que sept sorcières réunies...

Comme avec le dernier autoportrait de Rembrandt (la plus grande émotion esthétique de ma vie, un jour, à l’Orangerie), où l’on ne voit d’abord, de loin, qu’un barbouillis noir, sur fond noir, d’où peu à peu sort, au fur et à mesure que le regard s’attarde, une lumière qui, progressivement, se met à éclairer un visage sympathique et rieur (qui, dans le cas de Rembrandt, est celui d’un vieillard), voici que ici aussi, devant ton séduisant portrait où le visage surgit graduellement dans l’éclairage d’une lumière secrète, ta présence captivante devient si vivante, si concrète, si criante de vérité que je ne peux m’empêcher d’avancer mes doigts vers toi, ma main se leurrant à croire qu’elle peut te toucher... (oui ? je peux ?) jusqu’à sentir le contact avec la peau de ta poitrine (mmm...) à travers ta chemise entr’ouverte ou encore en caressant doucement l’épiderme de ta joue où une ombre brune rappelle, dans un jeu de reflets, le rasage matinal. Il émane de toi, mon beau Rigaud, comme un subtil parfum d’élégant garçon toujours impeccable, soigné et raffiné qui peut encore, à bon droit et à distance, émouvoir... Ai, manyac, si sabies com m’agrades ! Si tu savais comme tu me plais ! Vrai de vrai, c’est comme si je me sentais amoureuse. Mais oui. J’ai tellement envie de déposer un baiser sur l’adorable fossette de ton menton, qu’en dis-tu ? Tu permets ?

Incontestablement tu es beau. Très beau. Irrésistible. Je serais même capable de faire des folies pour toi. Je ne puis me le cacher. Tes yeux caressants brillent, avec douceur, d’un éclat plein de cette lumière qui monte d’une source intérieure. Tu souris d’une façon contenue ― dame ! il faut se montrer modeste ― mais les plis de ta bouche, de chaque côté des lèvres, ne peuvent dissimuler que tu es quelque peu fier de toi... En toute raison, mon ami. Et cela ne perturbe en rien l’ambiance qui t’entoure, faite de sérénité, d’équilibre, de quiétude. Et moi, je reste là, quel bonheur ! près de toi, dans cet atelier où flottent de délicieux effluves d’essence de térébenthine, un peu excitants... Muette d’admiration, fascinée. Et je te regarde poser du bout des pinceaux ces délicates touches toujours réussies. Un frottis de ce blanc gris mauve, par exemple, si difficile à nuancer, légèrement posé sur le col de ta chemise entr’ouverte, fait ressortir à côté ta saine et ferme carnation hâlée des fils du Midi... Et maintenant, c’est le plus fin de tes pinceaux, en poil de martre, qui dépose des parcelles d’or sur le précieux brocard de ton bonnet, petits points scintillants qui courent aussi tout au long du galon de ta robe de chambre faite dans un somptueux velours bleu nuit doublé d’une soie sauvage vieux rose dont la teinte raffinée est identique à celle du tissu de ton bonnet. Goût sensuel d’artiste. Goût exquis. Émerveillée, éblouie, accrochée à ton image, je n’arrive plus à me défaire de toi. »

Renada Laura Portet ― ‘Rigaud - Un peintre catalan à la cour du Roi-Soleil’ © Balzac éditeur, Baixas, 2005 ― La version originale de cet ouvrage (‘Rigau & Rigaud, un pintor a la cort de la rosa gratacul’) est parue en 2002 aux éditions Destino, Barcelona.

En illustration : Autoportrait au turban, 1698, Musée d'art Hyacinthe Rigaud, #Perpignan.

 

 « (...) il y a bien quelque chose de particulier dans l'histoire du peintre Hyacinthe Rigaud, reconstruite par Renada Laura Portet dans cette singulière biographie romancée.

 

Sait-on que quand le petit Hyacintho Rigau né à Perpignan, en juillet 1659, trois mois avant l'annexion du Roussillon à la France, était sujet du roi d'Espagne, fils d'un modeste tailleur et que personne n'aurait pu prévoir que, vingt ans plus tard à peine, il allait devenir le plus parisien des peintres français de renom, celui qui ferait du Roi-Soleil le portrait le plus célèbre et qui aurait « l'honneur de peindre cinq souverains parmi les plus grands rois du monde et tous les princes du sang jusqu'à la quatrième génération »

 

Hyacinthe Rigaud est actuellement exposé dans 264 musées de par le monde, son œuvre extraordinairement féconde de portraitiste (près de deux mille portraits), est à la fois miroir et mémoire des deux siècles qui comptent parmi les plus éblouissantes périodes de la culture et de la politique françaises. C'est à ce plasticien « catalan », formé dans sa prime jeunesse aux canons de l'école catalane (avec les Rigau de sa famille et Guerra l'Ancien), que revient le mérite de nous restituer toute la haute société du Siècle de Louis XIV et celle de la première moitié du Siècle des Lumières. 

 

Cette biographie originale, excitante et pleine de charme, a le mérite de ravir le lecteur par sa remarquable qualité littéraire, ainsi que le souligne, dans la préface, Baltasar Porcel, le grand écrivain majorquin.

 

 

 On appréciera, aux pages 108 à 112 du livre de Renada Laura Portet, le chapitre très drôle consacré au portrait du marquis de Dangeau peint en 1702 par Hyacinthe Rigaud et exposé au musée du château de Versailles (photo). Un régal tel qu’on en vient à se dire que l’on aurait bien aimé avoir dame Portet comme professeur d’histoire.

 

Et on lira avec intérêt la page 199 du même ouvrage expliquant ce que Perpignan a fait du « portrait de Louis XIV en habit d’apparat du couronnement » offert par Rigaud à sa ville natale. Autres temps, autres mœurs !

 

 Le Musée d'art Hyacinthe Rigaud de Perpignan rouvre ses portes le samedi 24 juin 2017 (jour de la Saint-Jean), après de longs mois de travaux et une complète restructuration de son espace. Pour l’occasion, le musée propose une importante exposition temporaire : « Picasso – Perpignan, Le cercle de l’intime, 1953-1955 », jusqu’au 5 novembre 2017. 

L’exposition permanente se situe désormais au premier niveau du musée, tandis que le second niveau est consacré aux expositions temporaires d’artistes contemporains et aux espaces techniques de conservation. Le rez-de-chaussée regroupe les fonctions d’accueil du public. L’entrée du musée s’effectue maintenant par la rue Mailly. 

On y retrouve, naturellement, les œuvres majeures de Rigaud avec deux nouvelles acquisitions. Un accord avec le musée d’Orsay permet l’exposition de trois œuvres de Monfreid et du torse du ‘Printemps’ réalisé par Aristide Maillol. Grâce à la Fondation Maillol, cinq œuvres du Maître seront également présentes. 

 

Ouverture : Du 1 juin au 30 septembre, de 10h30 à 19h. Tous les jours.

Du 1 octobre au 31 mai, de 11h à 17h30. Fermé le lundi.

Nocturnes (en juillet et août) les jeudis et vendredis jusqu’à 21h.

Renseignements : 04 68 66 30 30.

En illustration : Le patio du musée en 2013 – bien avant les travaux de rénovation – avec, au premier plan, une copie du buste de Hyacinthe Rigaud réalisé en 1827 par Jean Marie Pigalle (1792-1857).

 

* Faut-il associer autoportrait avec narcissisme ? Le meilleur exemple étant celui de Rembrandt (1606-1669) et de ses 80 autoportraits, à une époque où les peintres ne se représentaient eux-mêmes qu’une à deux fois. 

De nombreux historiens d’art ont avancé l’explication d’un profond narcissisme du peintre et graveur néerlandais, lui-même ne s’étant jamais expliqué sur le sujet. Mais rien n’est moins sûr. Rembrandt s’est peut-être tout simplement pris comme modèle pour des raisons tout bonnement pratiques (nul besoin de chercher de modèles) ou économiques. A son époque, l’on parlait, non pas d’autoportraits – le terme n’apparaît qu’au XIXème siècle – mais de « Portraits de Rembrandt par lui-même.» Ses autoportraits lui permettaient d’affiner sa technique, de résoudre avec succès ses problèmes d'éclairage et de clair-obscur, de maîtriser ses couleurs. 

Sa démarche ne serait pas motivée par des préoccupations narcissiques mais par des enjeux de technique picturale. Autoportrait ne serait donc pas à coup sûr synonyme de narcissisme.

En illustration : Reproduction de « L’autoportrait au turban » de Hyacinthe Rigaud (1698) utilisée lors de l’exposition « Narcisse – le pouvoir de l’autoportrait » organisée l’été 2015 par le Musée d'art Hyacinthe Rigaud dans deux des salles du Centre d’art Walter Benjamin, place du Pont-d’en-Vestit, à Perpignan.

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 10:38
Agnès et Marcel - Livre de M.Brunet (qui vient de disparaître, 16.6.2017) sur les contrebandiers - l'hostal, le restaurant
Agnès et Marcel - Livre de M.Brunet (qui vient de disparaître, 16.6.2017) sur les contrebandiers - l'hostal, le restaurant
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Agnès et Marcel - Livre de M.Brunet (qui vient de disparaître, 16.6.2017) sur les contrebandiers - l'hostal, le restaurant

hostaldestrabucayres66@gmail.com

Hostal dels TRABUCAYRES : le paradis à votre portée-

Agnès et Marcel à Las ILLAS

 

L'hôtel, restaurant, bar des Contrebandiers, près de la frontière, entre Las Illas (partir de Maureillas, à gauche avant le Perthus) et la Vajol, est un hostal insolite, à l'écart de la foule et de la bruyante civilisation.

C'est un paradis à deux pas, si vous aimez marcher, un lieu de randonnées par le col de Lli, et le chemin historique de La Retirada, janvier/février 1939, avec l'exode des Républicains, pourchassés par l'armée franquiste. Ce n'est pas loin, non plus, en voiture, que vous veniez de Céret ou de Perpignan, et l'étroite route qui danse sur le balcon de la verte vallée vous mènera au pied de la frontière, pourvu que vous restiez prudents…

 

paradis ? pardi !

Agnès Cerdan et Marcel Marty ont opté pour ce coin de montagne, de passage, de haute solitude et grande spiritualité. Après le paradis de Consolation, au-dessus de Collioure, dans un autre nid de verdure, où ils ont géré le bar-restaurant et l'accueil (voir ce blog pour la polémique), les Colliourencs (Marcel a gardé ses cinq hectares de vignes et descend à Collioure chaque jour très tôt, puis revient à Las Illas...) ont choisi une autre vallée des Albères, un haut lieu historique.

 

Je parle au bar avec Marcel tandis qu'Agnès s'occupe des clients du restaurant : un sacré menu, ce jour, à base de cerises à tous les étages…je veux dire, à tous les plats ! Je reviendrai…

"Ici, c'est nouveau par rapport à Collioure; le travail et pour soi, pas pour un propriétaire qui laisse les bâtiments à l'abandon…Le choix est total, au milieu de la nature, sur la route du bout du monde…Mais qui, là-haut, près de la frontière, vous faire descendre vers un autre monde, envoûtant, la Catalogne…

 

C'est un choix de vie et de travail." 

On disait, dans les années 70 "Vivre et travailler au pays !" : le couple a les deux, et le bonheur d'être ensemble, dans un métier qu'ils aiment…

 

Ils cherchaient un lieu chargé d'histoire: "Pensez aux Trabucayres, ces contrebandiers du 19° siècle, cette auberge les a vu passer…C'est bien un lieu chargé d'histoire, avec la tragédie de l'exil républicain ! Parmi les anciens propriétaires, il y avait Dabouzy, une grande figure de la Résistance autour de Las Illas…"

 

Lieu de départ pour la rando, aussi : "Hélas, nous n'avons pas le temps d'en profiter. Dommage, il y a le GR10 - le HRP vers La Vajol, la stèle au col de Manrell, la statue de Luis Companys au col de Li…L'auberge qui a hébergé les gouvernements espagnol, catalan et basque…l'histoire mythique du 5° camion, contenant des lingots de la banque d'Espagne…"

 

L'autre point fort de l'hostal -avec les cinq chambres à l'étage, sans oublier la gestion du gîte communal- son positionnement dans la montagne- c'est bien la gastronomie, dans un décor rustique, évoquant la chasse au sanglier. Le couple travaille avec les producteurs locaux; il a trouvé un accord avec les chevriers de Las Illas, la fromagerie, route de Fontfrède, le vacher de Serralongue, l'éleveur de brebis de Saint-Laurent de Cerdans et quelques éleveurs du coin… 

"On met en avant les anchois (on en pêche encore un peu sur la côte au mois d'août) et les vins de Collioure et Banyuls. Sans oublier les bières, blanches, blondes et ambrées : "blaoblank, d'un jeune de Maureillas et la bière du Vallespir. Les spécialités: le sanglier maison, les desserts, la meringue cuisinée par Agnès…un menu qui changent trois fois par semaine, pour le prix de 21 à 26 euros (28 euros quand il y a une zarzuela)…

Et l'hostal est ouvert tous les jours, qu'on se le dise, pour tous, contrebandiers, voleurs de grands chemins ou randonneurs et Républicains "en marche"..!

 

JPB

hostal sels trabucayres, placeta de la llibertat (tout en haut du village) - 04 68 83 07 56.

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 08:31
Agnès Cerdan & Marcel Marty  à l'hostal dels Trabucaires - 66480 Las Illas 04.68.83.07.56. Chemin de randonnée GR10 - gîte d'étape du moulin de la Palette 04 68 21 37 24 sur le GR10 - Mort de M. BRUNET, auteur de livres sur les trabucayres
Agnès Cerdan & Marcel Marty  à l'hostal dels Trabucaires - 66480 Las Illas 04.68.83.07.56. Chemin de randonnée GR10 - gîte d'étape du moulin de la Palette 04 68 21 37 24 sur le GR10 - Mort de M. BRUNET, auteur de livres sur les trabucayres
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Hostal Dels TRABUCAYRES : le paradis à votre portée

 Agnès et Marcel à Las ILLAS

 

L'hôtel, restaurant, bar des Contrebandiers, près de la frontière, entre Las Illas (partir de Maureillas, à gauche avant le Perthus) et la Vajol, est un hostal insolite, à l'écart de la foule et de la bruyante civilisation.

C'est un paradis à deux pas, si vous aimez marcher, un lieu de randonnées par le col de Lli, et le chemin historique de La Retirada, janvier/février 1939, avec l'exode des Républicains, pourchassés par l'armée franquiste. Ce n'est pas loin, non plus, en voiture, que vous veniez de Céret ou de Perpignan, et l'étroite route qui danse sur le balcon de la verte vallée vous mènera au pied de la frontière, pourvu que vous restiez prudents…

 

paradis ? pardi !

Agnès Cerdan et Marcel Marty ont opté pour ce coin de montagne, de passage, de haute solitude et grande spiritualité. Après le paradis de Consolation, au-dessus de Collioure, dans un autre nid de verdure, où ils ont géré le bar-restaurant et l'accueil (voir ce blog pour la polémique), les Colliourencs (Marcel a gardé ses cinq hectares de vignes et descend à Collioure chaque jour très tôt, puis revient à Las Illas...) ont choisi une autre vallée des Albères, un haut lieu historique.

 

Je parle au bar avec Marcel tandis qu'Agnès s'occupe des clients du restaurant : un sacré menu, ce jour, à base de cerises à tous les étages…je veux dire, à tous les plats ! jereviendrai…

"Ici, c'est nouveau par rapport à ollioure; le travail et pour soi, pas pour un propriétaire qui laisse les bâtiments à l'abandon…Le choix est total, au milieu de la nature, sur la routedu bout du monde…Mais qui, là-haut, parès la frontière, vous faire descendre vers un autre monde, envoûtant, la Catalogne…

C'est un chois de vie et de travaiail." 

On disait, dans les années 70 "Vivre retravailler au pays !": le couple a les deux, et le bonheur d'être ensemble, dans un métier qu'ils aiment…

Ils cherchai-aient un lieu chargé d'histoire: "Pensez aux Trabucayres, ces contrebandiers du 19° siècle, cette auberge les a vu passer…C'est bien un lieu chargé d'histoire, avec la tragédie de l'exil républicain ! Parme les anciens propriétaires, il y avait Dabouzy, une grande figure de la Résistance autour de Las Illas…"

Lieu de départ pour la rando, aussi : "Hélas, nous n'avons pas le temps d'en profiter. Dommage, il y a le GR10 - le HRP vers La Vajol, la stèle au col de Manrell, la statue de Luis Companys au col de Li…L'auberge qui a hébergé les gouvernements espagnol, catalan et basque…l'histoire mythique du 5° camion, contenant des lingots de la banque d'Espagne…"

L'autre point fort de l'hostal -avec les cinq chambres à l'étage, sans oublier la gestion du gîte communal- son positionnement dans la montagne- c'est bien la gastronomie, dans un décor rustique, évoquant la chasse au sanglier. Le couple travaille avec les producteurs locaux; il a trouvé un accord avec les chevriers de Las Illas, la fromagerie, route de Fontfrède, le vacher de Serralongue, l'éleveur de brebis de Saint-Laurent de Cerdans et quelques éleveurs du coin… 

"On met en avant les anchois (on en pêche encore un peu sur la côte au mois d'août) et les vins de Collioure et Banyuls. Sans oublier les bières, blanches, blondes et ambrées : "blaoblank, d'un jeune de Maureillas et la bière du Vallespir. Les spécialités: le sanglier maison, les desserts, la meringue cuisinée par Agnès…un menu qui changent trois fois par semaine, pour le prix de 21 à 26 euros (28 euros quand il y a une zarzuela)…

Et l'hostal est ouvert tous les jours, qu'on se le dise, pour tous, contrebandiers, voleurs de grands chemins ou randonneurs et Républicains "en marche"..!

 

JPB

hostal dels trabucayres, placeta de la llibertat (tout en haut du village) - 04 68 83 07 56.

* FETE de la montagne - FAITES de la montagne - 17/18 juin 2017

Fête de l'estive

Marche avec le troupeau de brebis - A partir de 20,00 €  - POUR TOUT PUBLIC

 

Refuge de Batère 0468391201

Venez accompagner le troupeau de brebis jusqu'à son pâturage d'estive !
Marche de 4 km suivie d'un repas fermier au refuge.
Prévoir baskets, eau, chapeau
Rendez-vous : 9h au parc du Castillets 3 km après la Ferme de la Cazette : à Corsavy direction Batère par D43 (suivre le fléchage, parking prévu)
Possibilité de se garer directement au refuge et de descendre à pied au point de rdv (30 à 40 min)
Retour au parking en fin de journée : marche (30 min), covoiturage
Fromagerie de la Cazette ouverte toute la journée boutique, visite, traite à 17h30

Chiens interdits par mesure de sécurité, même tenus en laisse !
Inscription repas : adulte 20 € enfant 15 €

En partenariat avec : Gaec La Cazette

  •  

Pour avoir plus d'informations, contacter : Refuge de Batère - Refuge de Batère Mines de Batère Corsavy - 0468391201    gite.refugebatere@laposte.net

http://www.gite-refuge-batere.com/

 

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Musée de la Méditerranée, 17 juin : récupération de la mémoire du paysage et pratiques culturelles : à Tooella de Montgri

 

"Museu de la Mediterrània" <info@museudelamediterrania.cat>

Dissabte 17 de juny, a les 10 h, al Museu de la Mediterrània,

us convidem a la jornada (Des)fer el Territori. Pràctiques culturals i regeneració del paisatge

 

Després de dècades en les quals l’ocupació del territori era sinònim de riquesa econòmica, en els darrers anys s’ha donat un canvi cultural que aposta per la defensa del paisatge. Així, el paisatge és vist com un bé comú que cal protegir, gestionar i ordenar per millorar la qualitat de vida de la població, però també perquè un paisatge ben cuidat pot afavorir el creixement econòmic local. Per intentar fer front al llegat del boom immobiliari s’ha fet evident la necessitat de repensar el territori i buscar sistemes per recuperar aquests espais. En els processos de restauració i desurbanització, el món de l’art i la ciutadania hi tenen molt a dir.

 

Aquesta jornada s’emmarca en el procés de desurbanització i restauració de la maresma de la Pletera, a l’Estartit, i en les intervencions artístiques que busquen afavorir la recuperació de la memòria del lloc i la difusió d’una intervenció paisatgística amb vocació pública.

 

La jornada que es dividirà en dues sessions: 

 

Una a les 10 h del matí al Museu de la Mediterrània on hi haurà quatre ponències d’especialistes en diferents àmbits. 

 

I una a la tarda a La Pletera, a partir de les 16 h, on es presentaran dos projectes artístics, d’Esteve Subirach i Joan Vinyes, i comptarà amb una intervenció artística.

 

Consulteu el programa aquí

 

 

Us hi esperem!

Dissabte 17 de juny de 2017 Torroella de Montgrí Matí Museu de la Mediterrània Carrer d'Ullà 27-31, Torroella de Montgrí Tarda La Pletera Trobada a les 16.00 h davant l'Auditori Teatre Espai Ter i desplaçament amb cotxes particulars, fins a la maresma de la Pletera, a l'Estartit Organitza: 

Després de dècades en les quals l’ocupació del territori era sinònim de riquesa econòmica, en els darrers anys s’ha donat un canvi cultural que aposta per la defensa del paisatge. Així, el paisatge és vist com un bé comú que cal protegir, gestionar i ordenar per millorar la qualitat de vida de la població, però també perquè un paisatge ben cuidat pot afavorir el creixement econòmic local. Per intentar fer front al llegat del boom immobiliari s’ha fet evident la necessitat de repensar el territori i buscar sistemes per recuperar aquests espais. En els processos de restauració i desurbanització, el món de l’art i la ciutadania hi tenen molt a dir. Aquesta jornada s’emmarca en el procés de desurbanització i restauració de la maresma de la Pletera, a l’Estartit, i en les intervencions artístiques que busquen afavorir la recuperació de la memòria del lloc i la difusió d’una intervenció paisatgística amb vocació pública. Obert al públic general. No és necessària la inscripció. 

Entrada gratuïta. Es lliurarà certificat d'assistència a qui ho sol·liciti. Les ponències seran en l’idioma en què figuren en el programa. Per més informació: Museu de la Mediterrània info@museudelamediterrania.cat tonicolom.ws Benvinguda i presentació de la jornada 10.00 - 10.15 h Josep Maria Rufí Alcalde de Torroella de Montgrí

 Xavier Quintana Director de la Càtedra d’Ecosistemes Litorals Mediterranis de la Universitat de Girona i director científic del projecte Life Pletera

 Pere Sala Director de l’Observatori del Paisatge de Catalunya Ruinas al revés 10.15 - 11.00 h Federico López Silvestre Professor d’Història de l’Art i Història de les Idees Estètiques a la Universitat de Santiago de Compostel·la Pausa-cafè 11.00 - 11.30 h La desurbanització des d’una perspectiva metabòlica. Exemples i processos 11.30 - 12.15 h Marta Serra Permanyer Arquitecta i sòcia de l’empresa Cíclica Abordar el paisaje desde la resta y la renuncia 12.15 - 13.00 h Gonzalo Sánchez García i Verónica Sánchez Carrera

 

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Ens   volen  col·lapsar  el  país

(police Verdana pour cet article sur la police en Catalogne...)

 

Ara  i  aquí  a  Catalunya necessitem molts més  Mossos D'Esquadra.  De  fet, la convocatòria  de 500  places  encara  es  queda  curta. El  que  és  intolerable és  que  que el govern espanyol  posi  bastons  a les  rodes  –per raons  econòmiques, que de fet  són  polítiques-  tot  argumentant  que només  es  poden  crear  50 places.  A més, és inexplicable  que  el govern de  Madrid  pretengui  “posar cullerada” en una qüestió que no té competències. El  que passa és que  actualment  l’administració espanyola  ja  no respecta absolutament  res de res.

 

No hi ha  dubte que en aquests  moments  caldria  doblar  les  plantilles, no només  de la Policia  de Catalunya, sinó  també  dels  bombers, dels mestres, dels metges  i dels funcionaris de  justícia;  si  no  volem  quue el país català  vagi  cap  al  col·lapse  més absolut. A vegades  em pregunto  si, de fet,  en comptes d’aplicar  l’article  155  de CE (molt complicat a efectes  pràctics)  el que realment està intentant  l’executiu  espanyol  és  col·lapsar els  serveis  públics  de Catalunya  i  bloquejar  les vies  i mitjans  de  comunicació; és a dir,  els aeroports,  els trens, les   carreteres  i  els ports. El que va  succeïr fa  unes  setmana a l’Aeroport del Prat es  molt  significatiu.  En qualsevol cas,  és imprescindible tirar  endavant la  convocatòria  de les  500  places de   Mossos,  altrament  tindrem  un país  de molt  baix  nivell (amb poca  qualitat de  vida). A més, ara i aquí, ens calen més  comissaries en el  conjunt del territori.

 

En síntesi, necessitem  més Policia  de  Catalunya  arreu  dels nostres pobles, viles i  ciutats. Ens cal  un millor desplegament dels efectius  i  cal  tenir  molt en compte  les  zones, que potser no són les de més  població  de  Catalunya, però  que  són  territoria  molt geoestratègics. En aquest  cas  ens  trobem, per exemple, amb la comarca de  L'Alt Empordà, un territori  que és  la  entrada  terrestre  a  Catalunya  -per  carretera i  ferrocarril-  en què  cada  any  entren la gran majoria de  turistes  europeus  que  visiten el  nostre país. Per  altra  banda, l’Alt Empordà  és un territori  molt  disseminat i molt  complicat,  amb  gran quantitat  de   municipis  mitjans  i petits  i  dos  fronteres oficials  i  tres entrades  i  sortides  més –extraoficials-  cap a Europa. En  aquest  sentit, en un territori  tan sensible  i -per tal d’evitar  ensurts  i col·lapses arreu  del país- cal  esmentar que, per racionalitat geogràfica i política, a Portbou faria  falta una comissaria  dels Mossos amb tots els ets i uts. En síntesi. Necessitem molts  més Mossos  d'Esquadra arreu  del  país, però,sobretot,  a les zones transfrontereres, com per  exemple  a  Portbou  i  a  La Jonquera.

 

http://in.directe.cat/josep-loste/blog/17458/ens-volen-collapsar-el-pais

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 07:24
Statue d'Arago à Estagel (C) Bonnel Jean-Pierre

Statue d'Arago à Estagel (C) Bonnel Jean-Pierre

Patrimoine et civilisation - traditions catalanes...

 

**Traditions bêtes et barbares en pays catalan...

et on ne revient pas sur la tauromachie... Corridas interdites désormais en Catalogne (mais aussi à Collioure, pour le Pays catalan. Restent Céret, la Mecque de la cerise cubiste, et Millas, le repère des amants frontistes...

 

Du lancer de noyau de cerise au jeté d’espadrilles le Pays Catalan et ses traditions

Championnat du monde de lancer d’espadrille 

Perpignan – Pluie d’espadrilles sur les Allées Maillol !

 

Samedi 27 Mai se tiendra à Perpignan l’édition catalane du championnat du monde de lancer d’espadrille. Une journée pour fêter les traditions catalanes, goûter la gastronomie locale ou découvrir l’identité des catalans. Rendez-vous sur les Allées Maillol pour tester votre habileté et votre coup de hanche pour faire s’envoler votre espadrille à 32 mètres de distance (record détenu depuis 2010 par un saliésen).

 


Si lors de la fête de la cerise il fallait du souffle pour faire voler son noyau le plus loin possible, samedi 27 il vous faudra surtout un peu de force et surtout beaucoup de chance pour lancer votre chaussure à  32 mètres de distance, tel Adrien Lebas en 2010 à Saliés de Bearn (Source la République des Pyrénées). En effet l’objectif est, à l’instar du javelot ou du poids, de lancer sa chaussure sang et or le plus loin possible sous les yeux ebaubis du public. Les spécialistes s’accordent à dire que l’ergonomie de cette chaussure la rend particulièrement difficile à diriger. En effet l’espadrille traditionnelle faite de toile et de corde est très légère ce qui rend sa trajectoire très aléatoire.

Les techniques selon les aficionados de la côte atlantique sont nombreuses, mais le plus important « est le coup de hanche », déclarait Romain à France 3 régions en Juillet 2016 :  « Il ne faut pas rentrer l’espadrille en entier, à peu près à moitié. Après on lance, pas trop haut, pas trop bas, il faut viser au milieu et tout donner ! » déclarait Romain à France 3 Régions en juillet 2016.

Rendez-vous festif et familial
Association Evénement en Pays Catalan, organisateur de l’événement a insisté tout particulièrement sur le caractère festif et familial de l’événement. « Un rendez-vous inédit en terre catalane, accompagné d’animations variées, de stands de produits du pays et d’un espace buvette – restauration ». Les organisateurs prévoient de reverser la moitié des sommes récoltées à l’association Aziza le sourire d’ange, qui vient en aide aux familles et enfants qui luttent contre le cancer et la leucémie

Programme de la journée – 9h30 à 14h qualifications ouvertes à tous – 15h grande finale avec la participation des 15 meilleurs lancers

Tarifs – 3 lancers adultes pour 5 euros, 3 lancers enfants pour 2 euros, avec restauration offerte à tous.

Inscriptions : sur Eventbrite.fr ou sur place des 8h Informations – par mailcontact@evenementenpayscatalan.com, ou par téléphone au 07 82 03 53 23

 

(C) Madeinfrance - 22 mai 2017

 

 

***Le correbous et le taureau aux cornes enflammées

Il s'agit d' une pratique qui se fait au sud de la Catalogne et au nord de Valence. Il y a diverses activités pour s’amuser avec une bête.

 

 Il est possible d’utiliser une vache un veau ou encore un taureau. L’une de ces activités est de courir après le veau dans une arène. Une autre activité consiste à attacher le taureau afin de l’immobiliser, pour lui enduire ses cornes d’huile et mettre des torches et de les faire flamber. Le taureau court, dans une arène ou dans les rues, les cornes enflammées. Les gens qui assistent à ces scènes courent devant ou derrière la bête. Il est vrai que l’animal n’est pas mis à mort, comme dans les corridas.  Cependant, l’animal subit des brûlures à la tête puis aux yeux. De plus, il est mentionné dans divers sites Internet, qu’il y a des gens qui s’amusent à tirer la queue. En plus des violences physiques qui lui sont infligées, l’animal doit certainement subir des chocs car les animaux -comme les humains- craignent le feu.

En juillet 2010 la Catalogne votait pour l’abolition des pratiques barbares infligées aux taureaux lors des corridas. Cependant, les correbous ne seront pas interdits. Quel est le but des correbous ? Quel est l’aspect culturel de cette pratique quelque peu barbare..?

http://agir-pour-les-galgos.over-blog.com/article-apres-les-becerradas-les-bous-al-mar-arrivent-les-correbous-53538197-comments.html

http://oiseau-libre.net/Animaux/Corrida/Fetes-taurines.html

http://www.actyma.org/

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:42
O'BRIAN à Collioure - Estampes à Céret... Cerisàcéret...
O'BRIAN à Collioure - Estampes à Céret... Cerisàcéret...
O'BRIAN à Collioure - Estampes à Céret... Cerisàcéret...

O'BRIAN à Collioure - Estampes à Céret... Cerisàcéret...

    Mai 19/20/21, c'est la saison des fêtes (des voisins, de la nature, de la cerise à Céret) qui entame les prémices de l'été, alors que le printemps, en ces temps de saints de glace, se recouvre de blancheur : neige sur le Canigou et, plus bas, sur les pitons des Albères…

 

"Cerisàcéret" donc dès ce samedi : vous pouvez faire votre marché, acheter bio et beau, un poireau ou un livre à la librairie "Le Cheval dans l'Arbre" (où je n'ai pas encore déposé mon dernier roman sur l'Inde)…C'est toujours artistique, Céret, la Mecque de la cerise, sous les platanes soutiniens et sous la bonne augure des Capucins…

 

Le soir de ce samedi, la nuit des musées, le seul lieu où cette fête est célébrée : à Perpignan, en raison de la fermeture de Rigaud et de W. Benjamin, on peut, si on aime cette ville, voir l'histoire de Perpi à la casa pairal…

Sinon, on vous conseille le spectacle autour des mineurs d'Ecarro, en soirée (après Villefranche, prendre la première route à gauche...vers le Canigou au chapeau blanc !

 

 

JPB

 

 

*** PAIX et TREVE

 

Thème : Toluges, País Català

Samedi 20 mai 2017 – 09h00-13h00 – Place de la République

 

Prix du jury officiel (valeur 700 €) – Prix du jury officiel enfant (300 €)

 

S’il est bien un évènement incontournable en mai à Toulouges, c’est bien celui de la Pau i Treva qui fait de la ville la capitale historique de la Paix. Trois jours de fête et de convivialité sous le sceau de la Catalanité ! 

Cette année encore l’incontournable concours de peinture, qui donne à cette fête toute sa particularité, se tiendra sur la place République le 20 mai de 9h00 à 12h00.

Les inscriptions sont ouvertes !

 

Informations et renseignements :

Pôle Culturel El Mil·lenari 1 avenue Lavoisier 66350 Toulouges

Du Lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00

04.68.55.55.89 – 06.30.65.50.16

 

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***Invitation 

Les Amis de Patrick O'Brian - Collioure des années 50...

Collioure in the 1950’s 

 

The association Les Amis de Patrick O’Brian invites you to an illustrated talk about Collioure in the 1950’s by Nikolai Tolstoy, Patrick’s stepson. Nikolai’s talk will be based on the diaries of his mother, Mary O’Brian, who wrote about everyday life in their new home, which afforded Patrick the peace and solitude he needed in order to write as well as the friendship and generosity of their neighbours.

 

Collioure was O’Brian’s home for over 50 years.  He became famous as the author of Master and Commander and the 20 Aubrey-Maturin novels set during the Napoleonic wars all of which were written in Collioure. The association Les Amis de Patrick O’Brian has recently been given the remaining contents of O’Brian’s writing room. In cooperation with the Mairie of Collioure and the Commune des communes, the association will make his books and objects available for public view and private study in the new médiathèque. 

 

For an annual membership of 15 € you can help   support our efforts to rescue and preserve

part of our literary heritage. Our team will be on hand to answer your questions and sign you up.

 

Rendez-vous at 18h30, Saturday 20 May in the centre culturel, Collioure. The evening will close with an aperitif offered by Domaine La Tour Vieille: www.latourvieille.com.

 

 

Invitation

Collioure dans les années 1950

 

L'association Les Amis de Patrick O'Brian vous invite à une conférence intitulée Collioure dans les années 1950, par Nikolai Tolstoy, beau-fils de Patrick O’Brian. Le discours de Nicolas sera basé sur les journaux intimes de sa mère, Mary O'Brian, qui a écrit sur la vie quotidienne dans leur nouvelle maison de Collioure, qui a  donné  à Patrick la paix et la solitude nécessaire pour écrire, ainsi que sur l'amitié et la générosité de leurs voisins.

 

Collioure était la résidence de O'Brian depuis plus de 50 ans.  Il est devenu célèbre comme auteur de Maître à Bord et les 20 romans de la série Aubrey-Maturin pendant les guerres napoléoniennes, tous écrits à Collioure. L'association Les Amis de Patrick O'Brian a reçu en donation les derniers éléments contenus dans le bureau d’O'Brian. En coopération avec la Mairie de Collioure et la Communauté de communes, l'association mettra ses livres et objets à la disposition du public et de l'étude privée dans la nouvelle médiathèque.

 

Pour une adhésion annuelle de 15 € vous pouvez nous aider à soutenir les efforts destinés à sauver et préserver une partie de notre patrimoine littéraire. Notre équipe sera sur place pour répondre à vos questions et vous inscrire.

 

A 18h30 samedi 20 mai, rendez-vous au Centre culturel, Collioure. La soirée se terminera par un apéritif offert par Domaine La Tour Vieille : www.latourvieille.fr.

 

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Institut Ramon Llull/ Newsletter # 73

MAI 2017 / PARIS

PARIS,  11/05/2017

 

 

 

 

 

 

PARIS,  21/05/2017

 

« One-Hit Wonders » : la chorégraphe Sol Picó revisite ses 20 ans de créations à la Maison des métallos, avec fougue

 

Figure majeure de la danse contemporaine catalane, prix national de danse du ministère espagnol de la culture en 2016, la danseuse et chorégraphe Sol Picó s’interroge avec furie dans son dernier solo sur les acquis et les ratés d’une vie consacrée radicalement à la danse.

+ info >>

 

(Institut R. LLULL, Paris)

 


 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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