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16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 09:42
La fontaine - En face la maison du musicien et guitariste De Fossa - La croix des Templiers
La fontaine - En face la maison du musicien et guitariste De Fossa - La croix des Templiers
La fontaine - En face la maison du musicien et guitariste De Fossa - La croix des Templiers

La fontaine - En face la maison du musicien et guitariste De Fossa - La croix des Templiers

Perpignan: la mairie coupe la fontaine publique Na Pincarda

 

C'est encore l'ami Alain Gélis qui m'alerte. Cet artiste habite rue Na Pincarda; il est propriétaire, avec sa soeur, de la maison qui appartenait au célèbre musicien (disques enregistrées par Jean-François Ortiz) François de Fossa. 

Alain, depuis des années, veut donner cette imposante demeure à la ville de Perpignan, c'est-à-dire à vos citoyens qui payons ou -non des impôts- à condition qu'on consacre, sur un étage, un espace consacré à sa peinture..En vain... Pourquoi ce refus ? Devant l'étendue des travaux..? Non, absence de volonté, de clairvoyance: ces hôtels particuliers ou demeures privées de quartiers historiques (ici au coeur, la Révolution française) ne seront pas donnés à voir...

A. Gélis s'aperçoit à présent que l'eau qui alimentait la fontaine a été coupée, de quel droit ? Il s'emporte : "eau donnée au peuple par le roi Jaume ! Fontaine publique qu'utilisaient quelques nécessiteux et permettait aux touristes de se rafraîchir, l'été ! Scandale ! Economie ? Mesure pour que les Gitans et les enfants ne viennent pas s'amuser en ce lieu..?"

Nous ne trouvons plus l'eau à la fontaine, M. le Maire, élus du patrimoine, agissez, donnez vie au centre historique !!! Merci.

JPB

 

- - -

Fontaine de Na Pincarda et son aqueduc souterrain - Rue de la Fontaine-de-Na-Pincarda

 

Cette fontaine publique du XVe siècle tire son nom des Pincard, qui étaient ses anciens propriétaires. Alimentée par un aqueduc très ancien, qui malgré ses remblais est toujours en activité, elle possède une citerne réservoir à l'arrière qui est encastrée dans le mur. Au dessus de l'abreuvoir l'on peut y voir une plaque en marbre blanc gravée avec une croix de l'ordre des Hospitaliers 

 

La pierre incrustée est située dans un mur constitué de briques et de galets et donnant sur la rue, au-dessus de la fontaine publique de na Pincarda. 

Elle comporte une date, 1431, et l'inscription suivante : font del hostal de Sant Johan. En son centre figure une croix de Malte, laissant sûrement penser que l'endroit ainsi désigné serait l'une des fondations des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, ceux-ci étant déjà à l'origine d'un hôpital à Perpignan dès le xiie siècle (cf. base Mérimée "Pierre incrustée")

Le 21 septembre 1965, la pierre incrustée est inscrite aux Monuments historiques.

© Inventaire du patrimoine de Perpignan 66000 - C.F.P.P.H.R. © 2013 - villedenevers@free.fr

-voir   :  le blogabonnel du 6 SEPTEMBRE 2013 

JAUBERT DE PASSA, VOISIN DE FRANÇOIS DE PASSA, HÔTE DE MÉRIMÉE RUE NA PINCARDA, 

 

  • Dans la rue de la Fontaine Na Pincarda, près de la place du Figuier, elle a donné son nom à la rue.
    Cette fontaine qui date du XVe, est différente des autres par l'appareil de pierres apparentes.
    Elle doit son nom aux propriétaires de la maison sur laquelle est s'appuie : les Pincard.
    Une citerne, cachée derrière le mur, est alimentée, encore de nos jours, par un aqueduc.
    Au-dessus du bassin, on peut voir, gravée dans du marbre, une croix de Malte, croix des Hospitaliers.
  •  François Jaubert de Passa (1785-1856)

 

 - - -6 SEPTEMBRE 2013

JAUBERT DE PASSA, VOISIN DE FRANÇOIS DE PASSA, HÔTE DE MÉRIMÉE RUE NA PINCARDA, 

6 SEPTEMBRE 2013

 

* Aux origines de la ville :

 

L’eau sauvage et les arbres, une église, un « correch » Un ensemble urbanisé a besoin d’eau. C’est une évidence qui paraît être un truisme. A contrario, c’est-à-dire s’il n’y a pas d’eau, le lieu ne peut être considéré comme un habitat possible. Le constat est qu’il existe des ensembles humains organisés et urbanisés qui se sont fondés non pas sur la présence indispensable de l’eau mais sur l’idée, à court terme, que l’eau existait à cet endroit sous forme de source, de fontaine ou de puits. Tout groupe humain développe, à partir du moment où il se sédentarise, un besoin en énergie dû essentiellement, dans un premier temps, à la spécialisation par métier qui, même s’il a une production en petite série, a un besoin permanent d’énergie. Cette énergie, historiquement, ne pouvait provenir que du vent ou de l’eau. La plupart des moulins du moyen âge ou de l’antiquité la plus haute sont essentiellement basés sur la force de l’eau, laquelle par nature est à la fois le premier liant ou modelant permettant, avec le feu, la poterie, la céramique et les techniques qui en découlent. Il n’y a pas d’agriculture ordonnée sans eau et les jardins si bien suspendus de Babylone avaient besoin d’un minimum d’eau que lui apportaient les énormes roues à godets, dont on voit encore quelques exemples en Irak ou en Iran, et qui sont des créations gigantesques, ce que nous appelons des norias au Maghreb. Ces roues à godets, surtout pour l’eau du fleuve ou du puits, pouvaient être à traction animale, mais plus économiques, elles utilisaient le courant du fleuve. L’habitation est liée au puits, à la fontaine, à la source, au fleuve, à la rivière… L’eau se transporte par des canaux, des tuyaux, elle se capte car une des caractéristiques de l’eau c’est qu’elle veut à tout prix remplir l’espace libre, elle est un magnifique exemple de ce vieil adage disant que 8 la nature a horreur du vide. L’eau monte et descend selon le principe, bien connu des écoliers, des vases communicants et des siphons. Elle est aussi prévisible qu’imprévisible. Elle est source de vie parce qu’elle favorise celle des plantes, des animaux et des hommes. Elle peut détruire par ses violences, tuer par sa force envahissante ou simplement par sa texture, car ce qu’elle porte en elle peut être bénéfique mais aussi empoisonné. L’eau est à la fois l’image tranquille, apaisante, bucolique, amoureuse, de la source jaillissante, de la fontaine paisible, du jet d’eau musical ou de l’ornement rafraichissant et monumental des places et des squares, mais aussi parce qu’elle est absente ou parce qu’elle s’est cachée, l’image de la soif, de la désolation des peuples et des troupeaux, ou quand elle est impure des ventres gonflés du choléra, des gastro-entérites, de la mort des bêtes, des plantes et des hommes. Perpignan ! Sur une falaise érodée par les folies de La Têt, une grande quantité de pins que traverse un chemin qui va de la Villa Gotherum vers la mer en suivant la rive droite du fleuve. Ruscino est un champ de ruines. Au milieu des arbres, le chemin « au travers des grands pins » touche à un bâtiment qui est, soit un bâtiment agricole ou une ancienne hôtellerie sur une partie de voie romaine, à l’ancien débouché d’un gué ou d’un pont. Sur cette terre romaine puis wisigothe et toujours gallo-romaine, même si elle devint franque, on signale dès le Ve siècle une construction, modeste oratoire, petite chapelle Notre Dame du Correch, ce qui veut dire qu’il se trouvait, à proximité, des bâtiments, une église concrétisant l’idée de « villa » c’est-à-dire de grande ferme ou de hameau agricole, l’amorce d’une « cellera ». Il faut imaginer le paysage, les grands pins maritimes couvrant la colline érodée côté rivière, des cassures nombreuses le long de cette falaise et une plus profonde due à l’effondrement de la couche sédimentaire sous la violence des éléments. L’oratoire voué à la Vierge, légèrement en retrait, mais visible des berges qui s’étalent largement en bras et marécages traversés par une voie romaine peut-être empierrée, peut-être un pont de pierre dont on croit encore voir des signes. Il y avait un gué, un passage, une possibilité plane de passer l’eau, une pente douce permettant d’atteindre les berges hautes vers le sud, juste avant que le méandre agressif ne tourne vers Ruscino. Une colline suffisamment haute pour que le maître des lieux envisage de marquer son territoire par une palissade entourant une habitation, il avait vue sur son domaine et plus tard un autre maître, un roi ou un seigneur, y verra une nouvelle ville et une citadelle. 9 Il y avait de l’eau, il y eut des puits et sans doute, comme dans tout terrain sédimentaire appuyé sur le tuf des tassements précédents, il y eut des fontaines, car l’eau veut toujours sortir même si elle met des siècles pour le faire. Si ce lieu fut christianisé par la Chapelle Notre Dame du Correch, c’est-à- dire du ravin où coule l’eau, c’est qu’il y avait une intention missionnaire, surtout au Ve siècle. Il y avait là une chapelle. Comme il est constaté sur l’ensemble gaulois et gallo-romain que les sources, fontaines et autres plans d’eau, faisaient l’objet d’un culte, il n’est pas interdit de penser que la chapelle du Ve siècle, qui pouvait être un simple oratoire puis deviendra chapelle voire couvent, fut érigée non loin d’une source ou d’une fontaine au milieu des grands pins qui par essence même sont des arbres dédiés aux Dieux. Perpignan ! Une chapelle, un hameau, un chemin… dans un acte de vente de l’évêque d’Elne en 927 le lieu est mentionné, également en 929, il s’agit là d’un titre d’alleu de possession de terre où il est question d’une vente importante puisque le Marquis de Septimanie, les églises d’Elne, Girone et St Pierre de Rhodes acceptent de vendre à Gausfred, Comte du Roussillon le terrain pour y fonder une ville : Perpignan ! En 934, là ! Il est question de donation de terres. Comme le fait remarquer O. Mengel, dans un article de 1937 « Revue du Mestre d’Obres – revue mensuelle des architectes des Pyrénées Orientales – n°30 » « Perpignan a probablement des origines silvhydéique « une suite de terrasses aux falaises marginales, dentelées de promontoires découpés dans la terrasse par des ravins (correchs) générateurs de combes (coumes) à la base desquelles s’étalent sur les marécages de la vallée fluviale des cônes de déjection (colomines)… qui se prêtent admirablement à la culture et par suite à l’habitation. Et il y a de l’eau, soit par capillarité du sous-sol d’origine marécageuse, soit des venues aquifères qui sourdent des falaises, principalement dans l’entaille des correchs. » De notre point de vue, la première source perpignanaise se trouvait là au bas du correch de Notre Dame, venant mettre l’ombre de la croix dans le bois sacré des pins et des sources des nymphes. Dans son article, O. Mengel rapporte un commentaire de J. Estève disant que d’après les lettres patentes du Roi Martin de l’an 900, une source dite Font Nova desservait un groupe de maisons situé aux environs des places Guétry et Desprès sur le plan du Perpignan actuel. Ce commentaire est repris par l’Association pour la promotion de l’histoire dans les Pyrénées Orientales (APHPO) qui en 2008 reprend l’affirmation et précise : « en 10 l’an 900, les habitants sont alimentés par une seule fontaine située aux abords de la place de l’Huile ». Cela relève de l’enthousiasme paléographique et du respect des affirmations écrites. Certes, nous ne sommes pas spécialistes du Haut Moyen Age mais, à notre connaissance, il n’y eut pas en l’an 900 de Roi Martin qui soit Comte de Barcelone et qui, à ce titre, aurait été à même d’écrire des lettres patentes. D’autre part, et O. Mengel le fait remarquer, s’il y avait une Font Nova en l’an 900 cela signifiait alors que la Font Vella était à sec ou insuffisante. Par contre en ce qui concerne le Roi Martin, qui parmi ses titres d’Aragon et de Barcelone ajoutait celui de Roussillon, il en est un au XVe siècle. 

 

C’est à cette époque que les Consuls de Perpignan, dans l’intérêt de la cité, vont demander au Roi d’Aragon, Comte de Barcelone, d’étendre leur droit de captage, ce qui leur sera accordé. l’eau de la ville Tracé historique de l’alimentation en eau de Perpignan La succession des enceintes des Xe , XIIe , XIIIe et XVIIe siècles montre que l’accroissement en importance démographique de la cité a obligé les responsables successifs, des Rois de Majorque aux Intendants des Rois de France, à trouver de l’eau et à multiplier les points d’eau en ville. Au départ, les confluents de La Basse et de La Têt étant marécageux, la recherche de l’eau ne pouvait se faire que vers La Réal et le Puig de la Citadelle (Puig del Rey). Il existait dans ce qui était la devesa des Rois de Majorque, à flanc de coteaux dans les dépendances du Monastère disparu de la Passio Vella, plusieurs fontaines et des puits dont le plus connu est celui dit « des Jardiniers », à la hauteur de ce qui est aujourd’hui appelé la Lunette du ruisseau. Ces différents points d’eau furent aménagés, canalisés et franchissaient les fosses de la Citadelle par des conduites à déversoirs, l’une au dessus de ce qui était l’aqueduc du Papagail (aujourd’hui disparu mais toujours visible sur des cartes postales antérieures à la démolition des remparts), l’autre un peu plus en amont. Les deux conduites se rejoignaient, passées les murailles de l’enceinte du XIIIe siècle, dans un vaste réservoir, une citerne, qui se situait derrière le chevet de l’église du Couvent des Carmes. La canalisation passait à l’angle de l’actuelle rue des Jasmins, puis l’eau traversant la citerne débouchait par une autre canalisation qui aboutissait à une « chambre de manœuvre » c’est-à-dire un régulateur de débit et 11 de niveau, sous la partie de l’actuelle place Fontaine Neuve, où se trouve de nos jours un puits, hectagonal de margelle, rappelant l’existence de la fontaine disparue. Ce bâtiment-fontaine se trouvait donc à la confluence des rues du Moulin Parès, Llucia, en face de l’actuel Musée des Sciences Naturelles (ancien Hôtel Blanès puis Sagariga devenu Musée). Cette canalisation, dont la construction se situe au milieu du XVe siècle et dont les améliorations et prolongations successives se poursuivirent jusqu’au XIXe , donna naissance en 1406 à la Fontaine Neuve et de là, par la rue de l’Université et du Ruisseau, à la Fontaine Na Pincarda. Plus tard, on capta les eaux de la rue Pompe des Potiers où il y avait une nappe importante. Les deux canalisations originelles, celle du puits des Jardiniers et celle de la Passio Vella, convergeaient vers une chambre de manœuvre se trouvant à l’aqueduc du Papagail et sortaient de l’aqueduc par une seule canalisation à la fin du XVIIIe siècle. Tout au long du XIXe , cette canalisation d’eau, filtrée par des appareils correspondant aux différentes prises et convergences des eaux, alimenta la citerne du chevet de l’église des Carmes, la Fontaine Neuve mais aussi les 4 bornes-fontaines de la Place de la République, qui furent supprimées en 1887. Mais où prendre l’eau de la ville ? La plus ancienne prise d’eau date du temps de la nécessaire irrigation des terres défrichées, mais aussi de la recherche de l’énergie nécessaire au fonctionnement des moulins qui furent, rappelons le, la première machine industrielle tant pour le conditionnement des produits agricoles que pour certaines techniques liées à l’industrie lainière ou au broyage de plantes tinctoriales. Le canal “Reial de Tohyr”, qui prenait son eau entre Vinça et Rodès puis passait par Corbère et Thuir, actionnait les moulins de la ville basse à Perpignan, il avait été dévié à hauteur de Mailloles. La sèquia Real contribuait ainsi, par infiltration des eaux, à entretenir une nappe phréatique que le déboisement des défricheurs contribuait à tarir. Cette eau fut conduite par souterrains et canaux au Château Royal. La dénomination du ruisseau de Las Canals fut donnée à cet ensemble. Les crues, imprévisibles mais redoutables parce que violentes, des rivières et du fleuve détruisirent tout ou partie de cet ensemble qui aboutissait à l’étang de St Nazaire. Au XVe siècle, la sèquia de Tohyr comprenait trois tronçons : – le canal de Corbère qui avait été vendu à la famille d’Oms en 1430, acheté en 1857 par la ville de Perpignan et revendu en 1889 après l’adduction d’eau par captage de Pézilla la Rivière dont on croyait qu’elle devait satisfaire longtemps les besoins de la ville, ce qui fut rapidement démenti, 12 – le canal de Thuir dont l’origine se situe en 1427 quand la cité de Thuir obtint du Roi Alfonso la concession d’une prise d’eau dans La Têt au dessus d’Ille. Ce canal fut relié à l’ancienne « sèquia » au lieu-dit « pountrencat » c’est-à-dire au canal de Corbère, – le ruisseau de Perpignan : les Consuls de Perpignan obtinrent, en avril 1425 de la Reine Régente Marie d’Aragon, une prise d’eau en aval d’Ille venant rejoindre, par un canal, l’ancienne sèquia en aval de Thuir et au lieu-dit « El Touro » pour emprunter le ruisseau de las Canals. Ce droit à l’eau fut élargi en 1438. Ce fut en 1510 que le « rech de Las Canals » cessa d’être ruisseau royal et devint la propriété de la ville de Perpignan. Ce droit passa aux Consuls et, comme le souligna en 1821 Jaubert de Passa, ce furent les abus et le laisser-faire qui finirent par créer un manque d’eau chronique, catastrophique pour la ville. Pendant sept siècles, la ville fut alimentée par la « sèquia del Rey » qui connut les modifications et les apports que nous venons d’évoquer. Encore sous Louis XIV pouvait-on penser que la ville se suffisait en eau, tout au moins à défaut d’un approvisionnement régulier en été. En fin de XVIIIe , il n’en était plus de même. Ce fut alors la grande période des puits artésiens : du Puig, de St Dominique, de La Loge, de la place Arago, du Pont d’en Vestit… un seul, celui des Abattoirs, avait une eau jaillissante, ce qui au dire des spécialistes de ces puits est la seule chance que l’on peut avoir de les exploiter sans coût excessif. Autre inconvénient de localisation dû à cette Font Nova de l’an 900, c’est l’idée qu’elle se trouvait « dans les environs des places Grétry et Desprès » qui se transforme en « abords de la place de l’Huile ». La plus vieille place de l’Huile connue à Perpignan est ce qui est actuellement la place Blanqui. Mais la place de l’Huile traditionnelle, pour les vieux Perpignanais c’est la Plaça de l’Oli, justement nommée parce qu’il y fut autorisé un marché de cette denrée en 1403 par le Roi Martin, sur demandes des Consuls pour en contrôler la vente, au sommet de la rue Foy et au croisement avec la rue Emile Zola. Antérieurement, le marché de l’huile se tenait donc là où est située la place Blanqui dite aussi place des Mulets. …

© Les fontaines de Perpignan - Numilog

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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 08:50
Hôtel de l'Europe/hôtel des Ros (photos JPB)
Hôtel de l'Europe/hôtel des Ros (photos JPB)
Hôtel de l'Europe/hôtel des Ros (photos JPB)
Hôtel de l'Europe/hôtel des Ros (photos JPB)
Hôtel de l'Europe/hôtel des Ros (photos JPB)
Hôtel de l'Europe/hôtel des Ros (photos JPB)

Hôtel de l'Europe/hôtel des Ros (photos JPB)

Un musée catalan au coeur de Perpignan ?

La Casa Pairal installée à l'hôtel de l'Europe, rue des abreuvoirs.?

 

On a déjà parlé de cet hôtel particulier, qui appartint, aux 17°/180 siècles à des avocats et magistrats perpignanais célèbres, puis accueillit G.Sand et Chopin lors de leur périple vers les Baléares, Majorque en particulier...

 

L'actuel propriétaire, Paul Boyssen, musicien, chanteur, écrivain, psychanalyste...poursuivi par le fisc,  a déjà vendu un appartement luxueux, détenu en ce moment par un marchand de biens.

P. Boyssen a rénové à grands frais son propre appartement, faisant dialoguer architecture catalane (cairou, galets de rivière...) et matériaux contemporains... Il est disposé à vendre ce qu'il reste, dans ce labyrinthe de pièces, de recoins, de greniers, de caves...Les quatre propriétaires, constitués en SCI, sont disposés à refaire l'unité de la maison pour la bonne cause. Même, peut-être, le célèbre cuisinier international, Paul X., possédant les pièces de gauche, en regardant la rue des abreuvoirs, pourrait vendre aussi, car peu présent à Perpignan...

 

L'ensemble exige, certes, une rénovation coûteuse et complexe, mais le notaire, tout près, le cabinet Desboeuf, possède les plans, les archives des ventes...et pourrait mettre du clair dans cette vaste demeure, parfois obscure, mais s'ouvrant sur la lumière d'un jardin insoupçonné et d'une terrasse lumineuse ! Le mur de briques, au fond, une fois ouvert sur la rue du Castillet (on reste tout près de l'ancienne Casa Pairal !) donnera vie à la future entrée principale (la rue des abreuvoirs, étroite, est située dans la zone piétonne) et surtout permettra l'accès du musée aux handicapés...

 

Le projet est faisable, il ne manque plus que l'accord de la mairie, qui opterait plutôt pour un musée à l'extérieur de Perpignan, plus accessible...mais un local neuf, alors que Perpignan le propose en coeur de ville, pour revivifier le centre et trouvant sa olace dans un itinéraire culturel et touristique de premier plan !

 

En visitant les lieux, grâce à P.Boyssen et Alain Gélis, artiste qui verrait bien une partie de ses collections d'art premier dans une aile du musée nouveau, j'ai pu constater l'enthousiasme de Georges Puig, de Mme Moly, de Sylvain Chevauché... Une visite de ces élus, avec A.Bonet, et des architectes, est programmée dès ce vendredi...Car il faut aller vite, les Italiens intéressés par les lieux doivent signer le contrat de vente fin mars !

Ne reste que la signature du maire, qui doit prendre conscience de la grandeur historique et artistique du lieu, ouvrant des perspectives pour la renommée de la ville...

 

J.P.Bonnel (10 mars 2021)

 

 

 

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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 11:10
Photos G.Lagnel IAM Limoux - Sylvain Chevauché - Avec JP.Bonnel (photo C.Requena) - Musée de l'école - Sérignan : les chemins du sud en catalan - Cerbère: le Rayon Vert -
Photos G.Lagnel IAM Limoux - Sylvain Chevauché - Avec JP.Bonnel (photo C.Requena) - Musée de l'école - Sérignan : les chemins du sud en catalan - Cerbère: le Rayon Vert -
Photos G.Lagnel IAM Limoux - Sylvain Chevauché - Avec JP.Bonnel (photo C.Requena) - Musée de l'école - Sérignan : les chemins du sud en catalan - Cerbère: le Rayon Vert -
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Photos G.Lagnel IAM Limoux - Sylvain Chevauché - Avec JP.Bonnel (photo C.Requena) - Musée de l'école - Sérignan : les chemins du sud en catalan - Cerbère: le Rayon Vert -
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Photos G.Lagnel IAM Limoux - Sylvain Chevauché - Avec JP.Bonnel (photo C.Requena) - Musée de l'école - Sérignan : les chemins du sud en catalan - Cerbère: le Rayon Vert -

Photos G.Lagnel IAM Limoux - Sylvain Chevauché - Avec JP.Bonnel (photo C.Requena) - Musée de l'école - Sérignan : les chemins du sud en catalan - Cerbère: le Rayon Vert -

Sylvain Chevauché raconte l’histoire oubliée de la Casa Xanxo

 L’écrivain est l’invité du CML et la Ville de Perpignan ce samedi 21 septembre à 16h30 à la Casa Sanxo.

 

 À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, nous vous invitons à la découverte d’un  lieu et d’un  monument emblématiques de Perpignan : la Casa Xanxo.

De Perpignan, nous connaissons surtout la cathédrale séculaire, le château royal dit « Palais des rois de Majorque », ou encore les vieilles paroisses Saint-Jacques ou La Réal, plus discrètes mais non moins symboliques. Ce sont les vestiges d’un passé glorieux, celui où Perpignan était capitale d’un royaume, où ses églises étaient riches et brillamment meublées. Cependant, à côté de ce patrimoine collectif de premier plan, existe également une forme plus discrète de patrimoine, l’architecture civile, et plus encore, l’architecture privée, porteuse d’autres messages, moins connus et souvent négligés.

De par son unité architecturale, son ensemble d’éléments sculptés, sa majesté, la demeure connue sous le nom de Casa Xanxo est, sans nul doute, le joyau du patrimoine civil de Perpignan. Toutefois, comme beaucoup d’autres hôtels historiques de la ville, son histoire est très mouvementée et profondément méconnue.

L’ouvrage de Sylvain Chevauché, archiviste-paléographe,présente pour la première fois la suite ininterrompue des propriétaires et des occupants, les mutations brusques et violentes (confiscations, mise en vente aux enchères), les aménagements et transformations du bâti depuis la période des Lumières jusqu’à aujourd’hui.

Par-delà ses murs immobiles et au travers de ses habitants, la Casa Xanxo nous raconte l’histoire sociale et politique de ce territoire catalan envié, disputé, conquis.

 

Le programme :

samedi 21 septembre 2019 à 16 h 30

Rencontre avec Sylvain Chevauché, pour la présentation et la dédicace de son livre

L’histoire oubliée de la Casa Xanxo Une demeure patricienne catalane à l’époque moderne (éditions Trabucaire)

Casa Xanxo · Rue de la Main-de-Fer · Perpignan.

Entrée libre.

 

 

Culture - Département des Pyrénées-OrientalesJournées Européennes du Patrimoine 2019

21 septembre

 

[ HOMMAGE | Musée de l'école ]

 

Cette année, le Musée de l'école et des DDEN ouvre les portes de ses nouveaux locaux, au collège Josep Sebastià Pons de Perpignan, avec comme thématique spécifique, un hommage aux enfants de la Retirada - dans le cadre des commémorations duDépartement des Pyrénées-Orientales, des 80 ans de la Retirada. 

 

📎 Conférences, exposition, visite guidée, chants d'une chorale, toutes les animations du musée sont à retrouver sur le : https://www.ledepartement66.fr/agenda/les-journees-europeennes-du-patrimoine/

 

🔸Gratuit

 

À l'occasion des Journées européennes du patrimoine 2019, les Éditions Trabucaire, avec le Centre Méditerranéen de Littérature et la mairie de Perpignan, vous invitent à la présentation de l'ouvrage de Sylvain Chevauché :

 

L'histoire oubliée de la Casa Xanxo. 

Une demeure patricienne catalane à l'époque moderne

 

La présentation aura lieu le samedi 21 septembre 2019, à 16h30, à la Casa Xanxo, 8 rue de la Main de Fer à Perpignan.

 

Nous vous y attendons nombreux!

Entrée libre

 

Les Éditions Trabucaire

11, rue Traverse de Pia

66000 Perpignan

04 68 61 02 82 

edition.trabucaire@orange.fr

www.trabucaire.com

 

- - -

Merci pour être venu aussi nombreux ce dimanche 15 septembre .... Quel plaisir de retrouver en ces lieux les Amis du Monastir !

Après cette superbe journée le Prieuré vous ouvre ses portes pour les journées du Patrimoine National : 

 

SAMEDI 21 SEPTEMBRE               portes ouvertes de 11 heures à 18 heures sans interruption (visite libre)

 

                                                  15 heures 30         Visite commentée du Monastir

                                                  17 heures               Concert de l' ensemble de clarinettes     Entrée :   libre participation

                                                                                   LA CLE DES ANCHES

                                                                                    au programme  :   " Clarinet'en Danses "

DIMANCHE 22 septembre

                                                     portes ouvertes de 11 heures à 18 heures (visite libre)

                                          

                                                          Possibilité l' après midi d' une visite commentée   (3 euros)

 

Cordialement

N.L.

Matrimoine ? Patrimoine roboratif : Masques/Chagall - S.Chevauché/Casa Xanxo - Musée de Sérignan en catalan/Eric Forcada - Musée de l'école - M.Delseny : SASL Perpignan -Monastir del Camp - Ille l'argentique - Sarah Butsavage à Banyuls - 

 

 

ILLE L'ARGENTIQUE

 

Les expositions seront ouvertes à la Catalane du vendredi 20 à dimanche 22 septembre, de 10 h à 18 h. Samedi 21 septembre à La Catalane (15 h) conférence avec Greg Calvache : conversation sur la pratique de l’argentique au XXIe siècle. À 17 h, Carlos Barrantes dédicacera ses livres.

Exposition. Grand angle sur l’Argentine.

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 10:56
50 ans du Four Solaire d'Odeillo - Conférences sur l'art sacré en Cerdagne - Eglise d'Hix - Chemins de St-Jacques -
50 ans du Four Solaire d'Odeillo - Conférences sur l'art sacré en Cerdagne - Eglise d'Hix - Chemins de St-Jacques -
50 ans du Four Solaire d'Odeillo - Conférences sur l'art sacré en Cerdagne - Eglise d'Hix - Chemins de St-Jacques -
50 ans du Four Solaire d'Odeillo - Conférences sur l'art sacré en Cerdagne - Eglise d'Hix - Chemins de St-Jacques -
50 ans du Four Solaire d'Odeillo - Conférences sur l'art sacré en Cerdagne - Eglise d'Hix - Chemins de St-Jacques -
50 ans du Four Solaire d'Odeillo - Conférences sur l'art sacré en Cerdagne - Eglise d'Hix - Chemins de St-Jacques -

50 ans du Four Solaire d'Odeillo - Conférences sur l'art sacré en Cerdagne - Eglise d'Hix - Chemins de St-Jacques -

50 ans du Four Solaire d'Odeillo - Conférences sur l'art sacré en Cerdagne - Eglise d'Hix - Chemins de St-Jacques - 

 

VISITES D'ART SACRÉ DE JEAN-LOUIS BLANCHON

tous les mercredis

ce 10 juillet : 15h Bajande/Estavar - 16h30: Dorres - 17h15 : Villeneuve des Escaldes - 18h : St-André d'Angoustrine, en haut du village

 

 

Visites

  • Visites D'Art Sacré de Jean-Louis BLANCHON

    Tous les mercredi du 10 Juillet au 28 Août

    Église De Caldegas 17H45

    Rendez-vous devant les Églises pour le départ des visites guidées

    Entrée Gratuite

    Pour plus d'informations: 04 68 04 15 47

JUILLET 13

50 ans du Four Solaire d'Odeillo | #80ansCNRS

Public · Organisé par CNRS

 

 

du 13 juil. 22:00 au 18 juil. 22:30

 

 

La célébration des 50 ans du Four Solaire d’Odeillo permettra de revenir sur les moments forts qui ont marqué 50 ans d’aventure dédiés à la recherche sur l’énergie solaire concentrée depuis la construction du Grand Four et les travaux initiés par Félix Trombe sur les matériaux ultra-réfractaires et les centrales solaires. Elle permettra également au grand public de rencontrer des chercheurs et de découvrir de nouvelles facettes de l’énergie solaire à travers un cycle de conférences, des ateliers pédagogiques et des visites.

 

Pour + d'infos  👉 https://50ansdufoursolaire.promes.cnrs.fr/

 

[Un événement labellisé #80ansCNRS]

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 10:19
Petit Louis Baloffi

Petit Louis Baloffi

COLLIOURE me dégoûte. Ce n'est plus Collioure, j'ai envie de vomir !!!

 

On n'a pas l'habitude de lire un tel jugement dans les dépliants touristiques de l'industrie mercantile pour estivants ni dans les magazines sur papier glacé du "pays catalan"... Tout va bien, on ne montre que le beau, pas de problèmes ici (chômage, politique en Catalogne...) !!

 

C'est le cas de la région qui célèbre des plus beaux sites de l'Occitanie, dont, bien sûr, Collioure, "joyau de la côte vermeille" : les clichés ne manquent pas !

 

Et pourtant la région -la Drac, plutôt - vient de publier (voir mon texte sur la prison-couvent de Perpignan) un bel opuscule gratuit, sur papier glacé, intitulé "Patrimoine et gens d'ici" : il donne la parole à des personnalités "marginales" qui n'ont pas peur de dire le vrai, la réalité de ce pays, le revers des cartes, la face cachée...

COLLIOURE me dégoûte. Ce n'est plus Collioure, j'ai envie de vomir !!!

 

C'est ainsi que s'exprime ce personnage ultra connu à Collioure, un des derniers habitants originaux et originels criant ce qu'il a vécu : le tourisme de masse a étranglé la vie économique de Collioure qui reposait sur la pêche et ses activités dérivées (ateliers de salaison) en empêchant la réalisation d'un port indispensable..."

 

Il s'agit de P'tit Louis Baloffi, né en 1921, pêcheur et vigneron: i vend sa vigne en 2001 à une association de patrimoine maritime local; ayant observé dans sa jeunesse les chantiers maritimes, il se met alors à fabriquer des maquettes de bateaux dans son atelier, au rez-de-chaussée de son domicile dans une venelle sombre de la station balnéaire : on peut lui parler sans problème. Figure de Collioure, grande gueule, il vous dira que le site n'est plus qu'une carte postale voué au tourisme moutonnier...que le château royal et l'église sont sans âme, que les peintres ne sont plus aussi bons qu'au temps d'Hanicotte..."

 

A-t-il raison ? Louis n'a d'indulgence que pour le passé, son passé où il vivait heureux à Collioure, auprès de gens positifs tels que René Pous, Bernadi, Balbino Giner...

 

JPB

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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 09:33
Paul Gérard - Vue du cloître restauré - Couverture du recueil (C) Ministère de la culture
Paul Gérard - Vue du cloître restauré - Couverture du recueil (C) Ministère de la culture
Paul Gérard - Vue du cloître restauré - Couverture du recueil (C) Ministère de la culture

Paul Gérard - Vue du cloître restauré - Couverture du recueil (C) Ministère de la culture

Patrimoine et gens d'ici : approche ethnophotographique du monument

 

C'est avec ce titre que la Drac de la région Occitanie (conservation régionale des monuments historiques) et le Ministère de la culture résument les enquêtes et entretiens portant sur des monuments d'Occitanie. 

 

Etant considéré comme un reflet des valeurs et des représentations de la société, le patrimoine, quand il est proche, révèlent des individus devenus les gardiens de la mémoire, les guides d'un lieu insolite (la prison du couvent Ste-Claire, lieu d'expositions pour Visa, local du cercle algérianiste, futur musée de la Retirada à Perpignan, projet du maire J.M.Pujol et du commissaire Eric Forcada), parfois devenu touristique (chapitre sur Collioure)...voire les porte-paroles.

 

Les portraits, une douzaine, dressés dans ce beau petit livre gratuit (à demander à la Drac: à Perpignan, rue Rabelais, en face du Couvent des Minimes), évoquent la relation intime à un lieu historique, à un monument, produit par un contexte, un objectif, une expérience... précis et souvent insolites.

 

M'a surtout intéressé, bien sûr, le chapitre, page 36, consacré au couvent-prison des Clarisses : en effet, c'est l'ami et complice Paul Gérard, dit Paulo (on a publié ensemble un livre sur les communautés libertaires dans les P.O., en 2016, éditions Trabucaire- biblio page 78), qui a écrit cet historique. 

 

Surtout le libertaire, qui a passé 30 dans les communautés, raconte son itinéraire, ses rêves et utopies, et ici, un moment douloureux car il a été incarcéré durant une quinzaine de jours, en 1979, dans ce couvent transformé en maison d'arrêt et voué à de futurs avatars...

 

L'édifice a été classé monument historique en 1988; la prison avait été fermée en 1986; le musée des Pieds-Noirs (Centre de documentation des Français d'Algérie), a été inauguré sous J.Paul Alduy en 1992.

 

Une vision peu objective de l'Histoire et de la colonisation, selon Paulo. "A ses yeux, le projet de musée en hommage aux Républicains espagnols, et la conservation d'une cellule dans son état d'origine, afin de garder la mémoire de la prison, rétabliraient symboliquement un équilibre politique..."

 

Le maire actuel tiendra-t-il parole ? Il ne reste qu'un an pour mener les travaux, juste avant les Municipales de mars 2020... Sinon quel candidat mènera à son terme cette belle promesse..?

 

 

J.P.Bonnel

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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 09:40
Aude : l'or qui tue et pollue, la mine de Salsigne
Aude : l'or qui tue et pollue, la mine de Salsigne

Un reportage récent (8 décembre 2018), paru dans le quotidien Le Monde, revient sur l'affaire de la mine de Salsigne : "La vallée de l'Orbiel minée par l'arsenic". 

Des millions de tonnes de déchets polluent les sols depuis des années, affectant la santé des habitants des alentours.

Il faut revenir sur ce scandale et l'histoire de Salsigne, située à 15 km au nord de Carcassonne...

 

 

Salsigne est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie. Elle est connue pour avoir abrité la dernière mine d'or française, fermée en 2004. Les habitants de Salsigne se nomment les Salsignolais. La commune est située dans la Montagne Noire sur le tracé du méridien de Paris, la Méridienne verte.

 

MINE D’OR

A Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?

Salsigne, dans l’Aude, fut la principale mine d’or de France et la première mine d’arsenic du monde. Un siècle d’exploitation intense qui a bouleversé les paysages et affecté la santé des ouvriers et des habitants. Aujourd’hui, malgré la mise en sécurité réalisée par l’État, la pollution est toujours présente. Il y en aurait même pour plusieurs milliers d’années. Une histoire minière qui n’est peut être pas révolue : les dernières richesses du sous-sol attirent la convoitise de nouveaux industriels. Reportage en grand format.

 

Des collines escarpées, des châteaux cathares, des bois et des vignes, une rivière qui s’écoule dans la vallée : un paysage presque idyllique, situé à quelques kilomètres au nord de Carcassonne, dans l’Aude. A première vue, dans cette partie de la Montagne noire, on ne remarque pas l’ancien chevalement qui servait autrefois à transporter les mineurs vers les galeries. Encore moins que les immenses collines qui nous entourent sont en fait artificielles. On n’imagine pas non plus que se cachent, sous les arbustes qui les recouvrent, des milliers de tonnes de résidus de la mine qui contiennent des particules d’arsenic et d’autres produits chimiques.

 

Le passé de Salsigne est tapi dans son sous-sol, sous ses collines, au bord de la rivière qui serpente la vallée. La région a longtemps été un gigantesque terrain de jeux pour les entreprises minières. On y a extrait de l’or, de l’arsenic, du plomb. Salsigne fut la première mine d’or d’Europe occidentale et la dernière mine d’or de France. C’était un autre monde, achevé en 2004. Il ne reste aujourd’hui qu’une ou deux cheminées, des trous béants, une mémoire commune… et un cimetière de déchets polluants.

De l’or…et de l’arsenic

Car on ne referme pas un siècle d’exploitation minière en claquant des doigts. Ici, la pollution est omniprésente : sous terre, dans l’air et dans l’eau. En cause : les produits chimiques utilisés pour transformer le minerai, et l’arsenic, présent sous la forme de poussières, très fines, dans le sous-sol. Des poussières à travers lesquelles les eaux ruissellent avant de se jeter dans l’Orbiel, une rivière affluente de l’Aude, un fleuve qui coule jusqu’à la Méditerranée.

D’où vient l’arsenic ? Du sous-sol de la région, où il est présent naturellement aux côtés d’autres minerais, dont de l’or. Mais c’est à cause de l’extraction de milliers de tonnes de roches de la montagne, et de son concassage, que l’arsenic s’est répandu partout dans la vallée. C’est ce qu’on appelle ici l’effet cafetière : « Sous la forme naturelle, l’arsenic est concentré dans des gros blocs de pierres, donc son impact sur l’environnement est faible », explique François Espuche, le président de l’association de défense de l’environnement Gratte-Papiers. « Mais en le concassant et en le réduisant en poussières, les surfaces qui sont en contact avec l’eau sont démultipliées. » De ruisseaux en rivières, l’arsenic se diffuse dans toute la vallée. Jusqu’à atteindre des niveaux extrêmement dangereux. Une menace qui n’est pas toujours visible.

Parfois, la pollution saute aux yeux, quand l’eau d’un ruisseau prend une couleur étrange, comme en janvier 2013. « Sur 300 à 500 mètres, l’eau était orange », se rappelle François Espuche.

En amont se situe le site de stockage de Montredon : 600 000 tonnes de déchets, dont 90 000 d’arsenic. Les associations convoquent la presse, interpellent la gendarmerie qui appelle l’Onema, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques. Des prélèvements sont effectués. Dans la presse locale, le Préfet de l’Aude, Eric Freysselinard, ancien directeur de cabinet du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, s’empresse d’apaiser les inquiétudes : « Il s’agit d’une oxydation naturelle qui n’a rien à voir avec Salsigne. »

Ses preuves ? Les résultats d’analyses demandées au BRGM, ancien exploitant de la mine, chargé par l’Etat de « réhabiliter » la mine : 30 à 45 microgrammes par litre d’eau. C’est supérieur au seuil de potabilité fixé à 10 microgrammes. Mais il n’y a pas de quoi s’affoler. Sauf que dans les semaines qui suivent, deux analyses vont être révélées. L’une, réalisée par le journal Le Midi libre, indique 1526 microgrammes d’arsenic par litre d’eau. L’autre embarrasse l’Onema : elle indique 4469 microgrammes ! Soit 450 fois la norme de potabilité fixée par l’OMS ! « On est face à des concentrations très toxiques », note alors le toxicochimiste André Picot, au Canard Enchainé. Le Préfet de l’Aude est muté à la direction des stages de l’ENA, à Strasbourg.

Des cancers beaucoup plus nombreux

Pourquoi a-t-il tenté de dissimuler cette pollution manifeste ? Pour couvrir l’État, chargé de la réhabilitation du site ? Pour éviter d’avoir à payer les quelques milliers d’euros nécessaires à la dilution de cette pollution ? « L’État n’a étudié aucune solution, raconte Guy Augé, président de l’Association des riverains de Salsigne. Les populations sont livrées à elles-mêmes : c’est à elles de proposer des solutions. »

La pollution de la région de Salsigne n’est pourtant pas nouvelle. Chaque année, depuis 1997, le préfet de l’Aude reconduit le même arrêté :

 

Ne pas consommer ces légumes, ni utiliser les eaux pluviales ou celles des rivières pour arroser son jardin. Ne pas se baigner dans la rivière et faire attention à la poussière, surtout pour les enfants. Autant de recommandations que connaissent les habitants de la région. « Les gens savent ce qu’il faut faire », raconte Guy Augé. L’eau du robinet, elle, est potable : elle vient des hauteurs de la Montagne noire, à 7km de Salsigne, dans une zone qui n’est pas touchée par la pollution. Un réseau construit en 1930 qui a fait de Salsigne la première commune de la région à être équipée en eau courante.

Malgré les mesures mises en place, la population locale est la première intoxiquée par cet environnement pollué. En janvier 2006, c’est La dépêche, un des trois journaux locaux, qui révèle tout haut ce qui se tait depuis des années.

Les chiffres sont éloquents : les scientifiques constatent plus de 11% de mortalité par cancer, tout type de cancer confondu. Et pour certains cancers, par exemple des poumons ou de l’estomac, cette prévalence est multipliée par deux ou trois. L’arsenic, le cadmium, le chrome et le nickel sont pointés du doigt. Au total, plus de 10 000 personnes seraient concernées. En premier lieu : les anciens mineurs et leur famille.

De l’arsenic au gaz de combat

120 ans d’exploitation minière. Sous-terre et à ciel ouvert. Des milliers de tonnes de roches déplacées, concassées, traitées avec des produits chimiques, afin d’y extraire les précieux minerais. La principale mine d’or française fut aussi le premier producteur mondial d’arsenic, utilisé pour la fabrication du verre, mais aussi pour les gaz de combat, expérimentés sur divers champs de bataille de la planète.

« J’aurais préféré ne pas toucher à cet argent là », dit aujourd’hui Robert Montané, un ancien mineur et délégué du personnel. « Quand j’ai été embauché, en 1975, on avait beaucoup d’avantages, raconte-t-il. Le boulot était varié. Entre ouvriers, il y avait beaucoup de solidarité, notamment face aux risques du métier. »

Cette ambiance et cette solidarité, on la retrouve dans les témoignages recueillis par Claude Gironis. Son père était mineur, sa mère secrétaire de l’entreprise. Il a rassemblé dans un livre les histoires et les photos des habitants d’un lieu-dit, celui de la Combe du Saut. 150 personnes vivaient ici, à côté de l’usine où les minerais étaient transformés. Au fil des images récoltées par cet ancien policier, on découvre la vie qui animait le lieu aujourd’hui désert. Les kermesses, les fêtes, les carnavals. Une certaine mixité sociale avec les populations immigrées, d’Afrique du nord, d’Espagne, d’Italie, de Pologne. Les sourires des femmes. Et les mineurs qui posent fièrement. « Tout ce petit monde était heureux malgré la dureté de la tâche », explique aujourd’hui Claude Gironis.

 

Les habitants ont un travail. Ils sont bien payés. Avant, ils cultivaient la terre. Avec l’industrie minière, ils voient leur pouvoir d’achat augmenter. A la Combe du Saut, ils ont des WC et de l’électricité. De quoi presque oublier les fumées des deux imposantes cheminées, leur odeur, et les pellicules de poussières blanches qui se déposent régulièrement sur les habitations. Au quotidien, à la mine et dans l’usine, les ouvriers inhalent les produits chimiques. En lavant leurs vêtements, leurs femmes sont aussi en première ligne. Les enfants jouent dans les montagnes d’arsenic, comme si c’était du sable. Très tôt, les risques sont connus, d’abord des autorités. En 1932, la préfecture de l’Aude et le Ministre du commerce et de l’industrie écrivaient déjà :« Salsigne représente 800 ouvriers, soit environ 3000 personnes. Si l’usine cause des dégâts, elle n’est pas sans influer sur la prospérité de la région pour le plus grand bien du commerce local. »

Le travail ou la vie ?

L’emploi, la prospérité économique, plutôt que l’environnement et la santé des habitants. Cette priorité sera mise en avant tout au long du 20ème siècle à Salsigne. A la fin des années 1970, les maladies professionnelles des mineurs de la région, principalement des « cancers bronchiques primitifs », sont reconnues sous l’impulsion du toxicologue Henri Pézerat (qui s’occupera également du scandale de l’amiante). Mais alors que les mineurs meurent, le silence est de mise, chez les employés, les syndicats, les entreprises. Il faut conserver l’emploi. Coûte que coûte.

Extrait d’un documentaire Les Vaches bleues (1991), de Catherine Pozzo Di Borgo , sur l’épidémie de cancers des poumons :

A contre-courant, un ouvrier ose briser la loi du silence. C’est en 1995, alors que les réserves du sous-sol s’amenuisent et que les syndicats se battent pour maintenir à tout prix l’emploi. L’entreprise vient d’éclater en plusieurs sociétés (dont une filiale d’un groupe minier australien) qui tentent de récupérer quelques kilos d’or et de minerais dans les déchets miniers, grâce à de nouveaux procédés. « On essayait de toucher les 20 millions de francs qu’on nous avait promis pour développer la dépollution de Salsigne », se souvient aujourd’hui Max Brail, dans la salle du conseil municipal de Lastours, un village de 165 âmes dont il est le maire depuis plus de vingt ans sous l’étiquette PS puis Divers gauche.

Pour relancer l’activité, l’entreprise SEPS, où Max Brail est employé, ne se contente pas de traiter les déchets de la mine. Elle incinère aussi des décodeurs Canal+ et des piles au lithium de l’armée, acheminés jusqu’à Salsigne. Des déchets pour lesquels le four dont Max Brail et ses collègues ont la charge n’est pas adapté. « La fumée était nauséabonde, le système d’extraction de l’arsenic ne fonctionnait plus, raconte-t-il. J’ai moi-même été intoxiqué et je me suis retrouvé à l’hôpital. Nos propres vies étaient en danger, tout comme l’environnement immédiat. » Le 30 mai 1995, interrogé par la presse locale, Max Brail dénonce la pollution pour l’environnement et les dangers pour les travailleurs. A son arrivée à l’usine, le lendemain, il est licencié pour faute grave.

« J’étais à la fois salarié de l’usine et maire de la commune de Lastours. Est-ce qu’en tant que salarié je devais me taire pour assurer le casse-croûte ? Et en tant que maire, quelle serait ma responsabilité si je me taisais ? Je savais que j’allais possiblement mettre en danger l’emploi de mes collègues. Mais l’être humain a de temps en temps du mal à anticiper sur ce que sera demain. […] J’avais deux solutions. Soit j’allais jusqu’au bout de mon engagement, en me préparant psychologiquement à affronter des tas de choses : se retrouver sur le banc des accusés... mais le temps me donnerait raison. Soit on se tire une balle dans la tête. [...]A l’époque, c’était très compliqué de dénoncer ces conditions de travail. Car on nous présentait cela comme un dossier d’avenir. Le seul avenir que j’ai vu, moi, c’était de nous tuer au travail. »

Max Brail perd son travail, une partie de ses amis, sa réputation. Il est accusé par trois syndicalistes de la CGT d’avoir enfoui, sans autorisation, des déchets de la mine. Il sera finalement blanchi. « Aujourd’hui, certains me disent : tu nous as sauvé la vie, raconte-t-il. J’ai beaucoup souffert mais je n’ai pas de remords.  » Certains de ses collègues sont décédés. « On a pris des doses de choses qu’on ne connait pas. » Max Brail, lui, a la paroi nasale perforée par les sulfures et l’arsenic, comme beaucoup d’anciens ouvriers. « J’ai aimé ce métier : c’était l’homme face à la matière. Il y avait une grande fierté de faire fonctionner le four sans l’arrêter. »

 

L’État au secours des entreprises privées

L’activité de la mine décroît. Suite aux révélations sur la pollution qu’elle engendre, la SEPS est liquidée judiciairement en 1996. Les groupes miniers australiens qui possèdent la société Mines d’or de Salsigne (MOS) abandonnent le terrain en 2004. C’est la fin de l’aventure minière. Les déchets, eux, sont toujours présents : près de dix millions de tonnes de roches polluées par l’arsenic, le plomb ou des produits sulfurés sont entreposés à divers endroits. Ils sont recouverts de pierres et de terre avant d’être revégétalisés. Parfois, une géomembrane a été installée en dessous, afin d’empêcher la pollution des eaux souterraines.


ADEME Réhabilitation mine d'or de Salsigne par serimagefilms

Pendant plus d’un siècle, les entreprises privées se sont succédé pour exploiter les richesses du sous-sol de Salsigne. Mais c’est l’État français, qui assure et finance le chantier de la mise en sécurité du site, d’abord avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), puis avec le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), dont la filiale Coframines était le principal actionnaire de la mine en 1980. Coût total déjà engagé dans ces travaux de réparation : 125 millions d’euros. Une somme à laquelle ne contribuent pas les entreprises privées qui ont pourtant exploité le site. « Les fonctionnaires de la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement, dont les missions ont été reprises en 2010 par la DREAL et la DIRECCTE) ont surtout protégé les industriels », dénonce Guy Augé, de l’Association des riverains de Salsigne.

Dans un document « strictement confidentiel » signé en 2001 entre le préfet de l’Aude et la société MOS, on apprend que l’État français assumera en grande partie la dépollution du site exploité par l’entreprise australienne. Pourtant, l’entreprise avait l’obligation de provisionner les coûts de dépollution du site. Mieux, l’État l’assistera financièrement pour les cotisations et les retraites de ses employés.

 

Pourquoi l’État a-t-il favorisé l’entreprise australienne exploitante de la mine de Salsigne ? En 2001, l’industriel australien menace alors de mettre la clé sous la porte.« Le souci majeur de l’État était de maintenir l’emploi jusqu’au dernier moment », déclare l’inspecteur général des mines, François Barthélémy, alors en charge du dossier au ministère, au magazine Envoyé spécial, en 2013. En un siècle, les priorités n’ont pas changé : comme en 1932, l’emploi plutôt que l’environnement et la santé des habitants.

« Après l’inauguration, on a laissé tous ces dispositifs tomber en ruine. »

Aujourd’hui, la nature reprend peu à peu ses droits après plus d’un siècle de bouleversements. Difficile de savoir si les collines qui nous entourent sont naturelles ou artificielles. La végétation repart. Pourtant, à quelques mètres sous terre, les produits chimiques n’ont pas disparu. Les pancartes indiquant que le site est dangereux ou privé sont très discrètes. Les eaux s’écoulent dans des rigoles, qui doivent être contrôlées par le BRGM. Mais le cabanon qui sert à la réalisation des mesures a été pillé. Le système électronique chargé de mesurer les taux de produits chimiques dans l’eau n’est plus fonctionnel. « Après l’inauguration, on a laissé tous ces dispositifs tomber en ruine », dénonce un observateur de l’histoire de Salsigne.

Avec un budget restreint, l’État doit arbitrer entre plusieurs priorités. Doit-il continuer à dépenser des sommes astronomiques dans la dépollution de Salsigne ? Ou les employer ailleurs ? Le BRGM, en charge de la dépollution du site, n’a pas souhaité répondre à nos questions ni nous faire visiter l’usine de traitement des déchets de la Combe du Saut. Les aménagements réalisés par l’État sont-ils suffisants pour assurer la sécurité des riverains ? Les terrains artificiels résisteront-ils à de fortes pluies, comme celles que le Sud-est de la France subit désormais régulièrement ? En 2009, d’importantes précipitations ont déjà provoqué l’affaissement d’une digue d’un bassin de décantation rempli de déchets ultimes.

Ce qui est certain, c’est que la pollution est loin de disparaître. « Chaque année, sept tonnes d’arsenic sont rejetées dans l’Orbiel, un affluent de l’Aude, qui se jette ensuite dans la Méditerranée », alerte François Espuche. Selon des estimations du BRGM et des universitaires, suite à un siècle d’exploitation intense, la région en a pour au moins 10 000 ans de pollution !

Autre défi posé par la mise en sécurité : la mémoire des lieux. « Dans 100 ans, certains viendront faire du moto-cross ou du quad sur les collines. Ils ne sauront pas qu’ils remuent les poussières », prévient l’ancien mineur Robert Montané. Les touristes qui se promènent ignorent souvent que le chemin qu’ils empruntent les mène à un ancien site où des déchets toxiques sont entreposés. Et rares sont les panneaux qui les préviennent des dangers qu’ils encourent.

 

Vers la réouverture d’une ancienne mine ?

La plaie de la région de Salsigne est donc loin d’être refermée. « J’en ai assez de porter le drapeau », a déclaré l’ancien mineur Robert Montané, en 2013, lors d’un colloque organisé autour de la mine. « Le drapeau, il le porte lors des enterrements de ses anciens camarades touchés par le cancer », explique un participant. Puisque les cancers peuvent subvenir de nombreuses années après l’exposition aux produits chimiques, ces victimes risquent d’être encore nombreuses. Pourtant, l’exploitation minière pourrait reprendre...

A quelques minutes en voiture de Salsigne, le barrage du Linnon permet de retenir les eaux qui s’écoulent de la montagne. Officiellement, ce réservoir sert à combattre les incendies de forêt. Officieusement, il permettrait de retenir la pollution. De temps en temps, des pêcheurs viennent ici. « Les truites sont lâchées le vendredi. Le mercredi suivant, celles qui ne sont pas pêchées sont mortes, elles flottent sur le dos », raconte un habitué du lieu. En cette fin octobre, le réservoir est au plus bas. Sur les parois, une importante couche blanche : de l’arsenic. Quelques mètres plus haut, on aperçoit entre les arbres l’ancienne mine de la Loubatière.

 

C’est ici qu’aimeraient s’implanter deux entrepreneurs, Olivier Bernard et Sébastien d’Arrigo, associés dans l’entreprise Or&Vintage, spécialisée dans le négoce de métaux précieux. Environ 30 tonnes d’or et des terres rares seraient enfouies ici. La durée d’exploitation est estimée à 30 ans. Avec un prix de vente d’environ 30 000 euros le kilo d’or, les industriels espèrent bien convaincre plusieurs investisseurs de les rejoindre dans l’aventure, notamment de la City, à Londres. Mais cette fois, bien entendu, le procédé serait éco-responsable. La « chloruration » remplacerait la « cyanuration ». Les industriels évoquent même un dérivé de l’amidon de maïs, ayant les mêmes fonctions que le cyanure, mais sans ses inconvénients. « Il est possible aujourd’hui d’avoir une activité industrielle sans impacter l’écologie, sans omettre nos obligations citoyennes », ont déclaré les deux associés au journal La Dépêche, en avril dernier.

En ces temps de chômage durable, l’argument de l’emploi ne manquera pas d’être mis en avant dans une région sinistrée économiquement. L’extraordinaire demande mondiale en minerais et la volonté affichée par les autorités françaises, notamment l’ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, de redévelopper le secteur minier, pourraient relancer la fièvre de l’or dans les sous-sols de la Montagne noire. Comme un éternel recommencement de l’histoire qui semble se moquer des leçons du passé.

Simon Gouin 7.1.2015

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 10:50
Jo Falieu (à gauche) - L'Hermione -
Jo Falieu (à gauche) - L'Hermione -

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A la découverte de la Maison Fossa-Géli

Patrimoine (Casa de FOSSA,

rue Na Pincarda, quartier de la Révolution française, Perpignan - secteur sauvegardé - Alain Gélis fait visiter sa maison à toute personne intéressée, motivée, susceptible de l'aider dans son désir de créer un musée, de faire ce don à la ville... (voir les articles publiés dans ce blog)

    

 

Fossa et Géli sont des noms qui vont très bien ensemble. Et d’ailleurs, ils vivent ensemble ! Car le peintre Alain Geli, d’une originalité sans pareil, alchimiste de la création artistique, est propriétaire de la maison du musicien perpignanais François de Fossa (1775-1849). Inspiré, Alain Géli est aussi le créateur de l’Infinisme. Il n’y avait pas de mot pour qualifier sa recherche à l’infini alors il l’a inventé. 

Perpignan sait-elle qu’elle abrite en son sein ce peintre, ce poète exceptionnel ? En tout cas, la maison qu’A. Géli restaure lui-même est un bijou d’architecture médiévale, d’une grande élégance, sis dans le quartier de la Révolution. A. Géli fusionne avec le musicien parce qu’il s’agit d’une maison d’artiste, faite pour des artistes. Si le premier s’est exprimé par la musique, le second utilise le pinceau. Il y a une continuité, une logique qui transcende tout, qui s’impose. Le peintre a décidé de faire don de sa maison et

de ses oeuvres picturales à la Ville de Perpignan ; le dossier est à l’étude car l’artiste souhaite que la maison historique soit restaurée dans les règles de l’art, que les nobles matériaux qui la composent soient conservés.

 En somme, il ne faut rien dénaturer, en tout cas ne pas réitérer les travaux du musée Rigaud tant décriés par les historiens de l’art de La Tribune de l’art qui a consacré une critique sans appel au renouveau du musée qu’elle considère comme une destruction. 

Alors ? trouvera-t-on une en- tente et des fonds pour la restauration de l’édifice ? Et y aura-t-il enfin un historien de l’art, un esthète, un éditeur pour consacrer un ouvrage à l’œuvre d’A. Géli dont la vie est une œuvre d’art ? Et le projet d’un centre dédié à l’art en ce lieu verra-t-il le jour ? Sans doute, si une illumination vient visiter ceux qui, de ce côté du monde, peuvent entreprendre sa réalisation.

 

(photos dans le Petit journal du 12 avril 2018)

Plafond médiéval : Composition... d’A. Géli

Chaque espace oeuvre d’art devient oeuvre d'art

 

© Clarisse REQUENA - Le Petit Journal (12/18 avril 2018)

 

Campagne des Municipales 2020: PerPiPolis

débat citoyen chez Alain GELIS

1. 

Débat 9 rue FOY, chez Alain Gélis, 6 avril 2018

 

 

A l'occasion de la sortie de mon livre Perpignan, une ville en sursis, chronique des 3 dernières années sur la politique de la ville, la culture, le patrimoine,, etc…Des critiques, issues du blogabonnel, certes, un styles ironique, celui du libelle ou du pamphlets, amis aussi des propositions pour PerPiPolis, une politique urbaine plus proche des citoyens...

 

* Parole à Alain Gélis sur la Casa De Fossa, léguée à la mairie : après des années de communication et face au long mutisme de la municipalité, où en est-on..?

 

Les polémiques, à Perpignan, n'ont pas manqué : secteur sauvegardé, presbytère de la cathédrale, amphithéâtre municipal, horodateurs nouveaux, implantation d'hypermarchés et centre commerciaux en périphérie, désertification du coeur de ville, projet d'un parc ludique à Château-Roussillon, etc…

L'opposition et certaines associations ont bien répondu et argumenté chaque fois, mais l'impact est limité, les habitants se montrant peu réceptifs, indifférents, loin de ces problèmes (sauf si une association bien implantée dans un quartier - place Cassayes, parking J. Hachette - se mobilise)… 

JPBonnel

(à suivre...)

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 09:20
S.PEY - Cinémaginaire - Jean-Pierre Bonnel entre Teresa REBUL et Jean Rède (à gauche), à Banyuls Templers.
S.PEY - Cinémaginaire - Jean-Pierre Bonnel entre Teresa REBUL et Jean Rède (à gauche), à Banyuls Templers.
S.PEY - Cinémaginaire - Jean-Pierre Bonnel entre Teresa REBUL et Jean Rède (à gauche), à Banyuls Templers.

S.PEY - Cinémaginaire - Jean-Pierre Bonnel entre Teresa REBUL et Jean Rède (à gauche), à Banyuls Templers.

*Mort de Jean Rède

l'ancien maire de Banyuls (élu deux fois) est décédé; il n'est pas question ici de juger son action politique, jugée autoritaire, personnelle par ses adversaires. Simplement, je peux dire : je me rappelle que Dina Vierny, pourtant apte à critiquer les gens, disait toujours beaucoup de bien de Jean Rède qui, au cours de sonpremier mandat, a restauration la métairie de Maillol devenue le musée actuel.

 

**Mort d'Abel Bernard LESFARGUES, poète, éditeur, croix de Sant Jordi, grand traducteur du catalan; il est décédé à l'âge de 94 ans, dans une petite église de Dordogne.

 

JPBonnel

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Camins de la retirada 2018

Publié le 27/02/2018 à 18:31 par leblogcultureldyl

 

Résistances et solidarités d’hier et d’aujourd’hui.

 

Du 22 au 25 février, aux célébrations traditionnelles s’est adjoint le soutien aux migrants et aux aidants de la vallée de la Roya.

Précédés par des rencontres et animations en divers lieux, les Camins de la Retirada se sont tenus à Argelès-sur-Mer du 22 au 25 février sous le signe deRésistances et solidarités d’hier et d’aujourd’hui. Parmi les nombreuses animations, conférences, spectacles, qui accompagnaient la marche traditionnelle, partie cette année de Saint-Laurent-de Cerdans, et la journée d’hommage à Antonio Machado, le souvenir des espagnols déportés par les nazis à Mauthausen a été doublement évoqué par une exposition au Mémorial du Camp d’Argelès qui durera jusqu’en septembre et par la projection du documentaire de Montse Armengou et Richard Belis Le convoi des 927. Le samedi 24, après la marche, la journée à l’espace Carrère a été particulièrement dédié à la solidarité :  l'exposition autour de la BD "Humains" d'Edmond Baudoin et préfacée par J.M.G. Le Clézio retraçait la parole des migrants et des aidants de la vallée de la Roya (frontière franco-italienne), et accueillait “Délit de Solidarité, la criminalisation de l'aide aux réfugiés”, l’intervention de René Dahon, de la direction du “Collectif Roya citoyenne” qui passera en procès en mai 2018.

 

D’Angoulême à Mauthausen en plein été 1940

Présenté puis commenté par Raymond San Geroteo qui a connu quelques-uns des rescapés de cette sinistre aventure, Le convoi des 927 raconte une opération longtemps méconnue. Le 20 août 1940, deux mois après la capitulation de Pétain, des familles espagnoles, 927 personnes, hommes, femmes et enfants, regroupées dans un camp à quelques kilomètres d’Angoulême, furent embarquées par les Allemands dans des wagons à bestiaux dans l’ignorance totale de leur destination et du sort qu’on leur réservait. Quatre jours après, dans un périple dont le film décrit les souffrances et les angoisses, le sinistre convoi, identifié comme le premier train de l’histoire de la déportation de civils en Europe occidentale,stoppa à l’entrée du camp de Mauthausen. Séparés des femmes et des enfants, 470 hommes et jeunes hommes furent aussitôt conduits au camp d’extermination. Les plus jeunes (entre 13 et 17 ans) formèrent “le commando Poschacher” du nom de l’entreprise du village où ils se rendaient chaque jour pour travailler.

 

Rescapés, mais toujours exilés

 

D’autres espagnols venus d’autres camps, faits prisonniers ou résistants, les rejoignirent ensuite. Espagnols raflés en France, ceux du convoi des 927 furent considérés comme des apatrides et affectés du Triangle bleu. Des 470 hommes arrivés alors, 73 seulement sont revenus. Les femmes et les enfants, ayant retraversé l’Allemagne et la France dans les mêmes wagons à bestiaux furent amenés à Irun et livrés à Franco. Les cinéastes, qui ont réalisé le film entre 2004 et 2008 ont rencontré certains des rescapés, hommes et femmes ; qui évoquent non seulement ce terrible périple mais aussi le temps d’exil qui l’a longuement suivi, exprimant leur colère ou leur désarroi devant le champ libre laissé à Franco par les puissances occidentales alors qu’ils espéraient pouvoir retourner dans leur pays sitôt la fin de la guerre. On peut, ayant vu ce film, adopter la parole de Pierre Daix à propos des rescapés de Mauthausen : «  Ce qu'ils avaient à dire ne peut se dissocier de ce qu'ils ont vécu. Avant Mauthausen. Mais aussi après Mauthausen ».

Merci à Yvette Lucas

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2 évènements Amis de Cinémaginaire  - info à faire circuler sans modération

€ Jeudi 1er mars 2018 à 19h00

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer    

> CINE FORUM exceptionnel ! <

Dans le cadre du Printemps des Poètes

En partenariat Cinémaginaire / Amis de Cinémaginaire

Présenté par  les  Amis de Cinémaginaire d’Argelès sur Mer

Formule du Forum : Présentation + Film + Casse-croûte tiré du sac + Débat

 

SERGE PEY ET LA BOITE AUX LETTRES DU CIMETIÈRE

Film en AVANT-PREMIÈRE en PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

Film de FRANCIS FOURCOU (France 2018 - 1h20)  avec Serge Pey

La marche extraordinaire du poète Serge Pey, de Toulouse à Collioure, pour porter 400 lettres

dans la boite aux lettres située sur la tombe du poète Antonio Machado, au cimetière de Collioure.

Un film drôle, émouvant, poétique, évocation du combat antifranquiste de Machado

et de l’engagement poétique de Serge Pey

Tarif : 5   euros

 

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La  perte  de crédibilité  du régime  de 1978 en Espagne
 

C’est  grave ce qui se passe avec des chanteurs et des rappeurs comme  Valtònyc, de Majorque et Pablo Hassel de Leida (en Catalogne) qui, avec leurs chansons, très critiques contre la monarchie espagnole et le gouvernement de Rajoy, essaient de décrire la réalité de l'Espagne actuelle. Ils ils sont immédiatement réprimés : de fortes  amendes et des années de prison.

 

Ces répressions politiques, expressions d'un gouvernement très  autoritaire, montrent que le vrai  « pouvoir »  espagnol  ne passerait pas le « test » des normes démocratiques européennes, évaluées, entre autres, par le Conseil de l'Europe. 

Sans aucun doute, à l’heure actuelle en   Espagne, le mensonge a été institutionnalisé,  avec l'usage d’une censure "digne" de celle qui régnait il y a plus de de quarante  ans. .!

De plus, tout ce panorama déprimant exprime le déclin de l'Espagne, accéléré par la perte de crédibilité du régime  monarchique  de 1978. 

 

Plus que jamais, malgré tous les mensonges et la manipulation, On constate que l'agression aveugle de l'État espagnol contre une citoyenneté catalane, totalement pacifique et sans défense, a été une infamie !

Pour  toutes ces  raisons,   il serait temps  que l'article 7 de l'UE soit  enfin appliqué en Espagne, au lieu d'abuser, arbitrairement de l'article 2 de l'UE.

(C) Josep, Portbou, 27/2/2018

 

 

 LES ARTICLES du BLOGABONNEL QUI ONT EU DE SUCCES CETTE SEMAINE :

 

Patrimoine : la famille ARAGO : Guy JACQUES - COCTEAU à Banyuls (vendredi 23 février, 18h, salle Novelty) - La destruction de l'entonnoir : lire Catherine DELONCLE

Guy Jacques (C) RV de St-Estève - Entonnoir de MA2F : lire l'étude de Catherine DELONCLE (Alter Ego édition) Cocteau : la voix humaine, spectacle par Hanna Fiedrich, le 23 février 2018, Banyuls Lecture théâtralisée le 23 février 2018, à 18h 15, Banyu

ENFANTS : la classe de MONTLOUIS : Lettre à MACRON - Enfants de Mémoire : Exils d’Espagne, de la Retirada à aujourd’hui - Chemins de l'exil, concert pour les victimes du franquisme

ENFANTS : classe à MONTLOUIS - Enfants de Mémoire - Exils d'Espagne - Spectacle sur Cocteau à Banyuls vendredi 23 février à 18h15, salle Novelty (5 et 3 euros) Contre la fermeture de notre classe à Mont Louis Nous sommes un collectif de parents d'élèv

  
Objectif Municipales 2020 à Perpignan : ALIOT, GRAU, PUJOL...

* Objectif Municipales 2020 à Perpignan : -Pour moderniser le FN et faire oublier le mauvais débat de Marine Le Pen, elle va se marier à Louis Aliot et devenir Marine Aliot. -Louis a compris, il ne s'appellera ni FN ni Le Pen. Restera anonyme, sans étique

Cohérence culturelle ? La mairie de Perpignan détruit une oeuvre de l'artiste MA2F commandée par la mairie ! Destruction de l'entonnoir en pierres sèches installé dans le hall du muséum d'histoire naturelle

Photos de l'entonnoir par Renaud RUHLMANN - Une oeuvre de l'artiste Marc-André de Figueres (photos Renaud RUHLMANN), commandée à l'époque par la municipalité, va être détruite par la mairie ! vendredi 23 février à 9 heures, destruction de l'entonnoi

Museum de Perpignan : l'oeuvre de Marc-André de Figueres a été détruite par décision de la mairie - La censure a de l'avenir !

(C) JP.Bonne: L'entonnoir a bien résisté - L'artiste (à gauche), son avocat (à doite, J. Codognès) et son conseiller juridique pour la propriété intellectuelle En direct, la destruction de l'oeuvre de MA2F (voir reportage sur Facebook) A 8h45 devant le

 

 

Walter Benjamin à Marseille et Banyuls, son actualité - Association WB : conférence d'Anaïs Bonnel sur Pere CREIXAMS le 10 mars 2018

WB à Marseille (C) MUCEM @ Alain PAIRE A BANYULS : Après le café philo sur Haschich à Marseille par André ROGER et la lecture théâtralisée d'Hanna FIEDRICH (23 février), l'association WB sans frontières poursuit ses activités de l'année 2018.

Bonjour leblogabonnel,

Voici les articles les plus intéressants de votre Reader cette semaine !

 

 

Louis ALIOT votre député agit-il ou s'agite-il ? - Les MIGRANTS sauvés des neiges

Louis Aliot, député non-inscrit de la 2 ème circonscription des Pyrénées-Orientales Présences en commissions et participation en hémicycle au cours des 8 premiers mois 0 2 4 6 8 10 12 14 Juil. 17 Août 17 Sept. 17 Oct. 17 Nov. 17 Déc. 17 Janv. 18 Fév

 

Député des Pyrénées-Orientales : Sébastien CAZENOVE, discret, effacé, doit se mettre en MARCHE !

S. Cazenove: avec le président, sur l'affiche des législatives, par le Bourricot, site satirique Je ne connais pas S. Cazenove. "Ali" sur Facebook, je lui ai écrit (message privé) pour une demande de subvention d'aide aux associations : pas de réponse de

 

Parler de soi : Cinémoi - Joseph Bonnel, mort d'un footballeur - Expo Desnoyer à Saint-Cyprien par Clarisse REQUENA

J.Bonnel, joueur de l'OM. - J.P.Bonnel - Stéphanie MISME - Une toile de F. Desnoyer - Spectacle d'Hanna FIEDRICH le 23 février à Banyuls * La mort du footballeur Joseph BONNEL : C'était un grand dans un football moins porté à la notoriété, un Ariégeo

 

SNCF ; de quoi Spinetta est-il le nom ?

ou quand un capitaine fracasse sur ordre de ses généraux C.Spinetta ne sort pas du néant ou comme un lapin d'un chapeau doré. En lui confiant la mission de cadrer idéologiquement la casse de la SNCF et du statut des cheminots Touthenmacron savait qu'il a

 

Vite fait en passant, Darmanin et ses turpitudes

pour recalibrer la saint valentin Si on en croit l'actualité judiciaire, Lamarck avait raison. Si la fonction créée l'organe. pour autant, dans le vif su sujet, l'organe semble bénéficier parfois de la fonction. Fonction transitive et réciproque. Qui n'

 

Dufy à Perpignan : Pionniers de l'art moderne, Catherine DELONCLE

Livres de Catherine Deloncle sur Picasso, Dufy, Dali, Brune, MA2F...DUFY par Pierre CAMO - DUFY par Catherine DELONCLE et Pierre CAMO, Une exposition sur Raoul Dufy aura lieu à Perpignan (au Musée Rigaud) durant l'été 2018. On oublie parfois certains aut

 

SNCF : Déclaration de la Fédération CGT des Cheminots

A vec la Fédération CGT, les cheminotes et les cheminots, mettront tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE Rapport Spinetta 15.02.2018 | Espace presse Facebook Twitter Google+ Impri

 

Valentin, Valentine - Poèmes de Jean IGLESIS - Cocteau : la voix humaine, spectacle par Hanna Fiedrich, le 23 février 2018, Banyuls

Lecture théâtralisée le 23 février 2018, à 18h 15, Banyuls, salle Novelty La voix humaine, de Jean COCTEAU, par l'actrice Hanna FIEDRICH Réservez : 5 euros (3 euros pour les adhérents de l'Association Walter BENJAMIN Contact : 06 31 69 09 32 Valentin,

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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 09:16
Guy Jacques (C) RV de St-Estève - Entonnoir de MA2F : lire l'étude de Catherine DELONCLE (Alter Ego édition)
Guy Jacques (C) RV de St-Estève - Entonnoir de MA2F : lire l'étude de Catherine DELONCLE (Alter Ego édition)
Guy Jacques (C) RV de St-Estève - Entonnoir de MA2F : lire l'étude de Catherine DELONCLE (Alter Ego édition)
Guy Jacques (C) RV de St-Estève - Entonnoir de MA2F : lire l'étude de Catherine DELONCLE (Alter Ego édition)

Guy Jacques (C) RV de St-Estève - Entonnoir de MA2F : lire l'étude de Catherine DELONCLE (Alter Ego édition)

Cocteau : la voix humaine, spectacle par Hanna Fiedrich, le 23 février 2018, Banyuls

Lecture théâtralisée le 23 février 2018, à 18h 15, Banyuls, salle Novelty La voix humaine, de Jean COCTEAU, par l'actrice Hanna FIEDRICH Réservez : 5 euros (3 euros pour les adhérents de l'Association Walter BENJAMIN Contact : 06 31 69 09 32 Valentin,

VENDREDI 23 FEVRIER 2018 A 18 H

Salle Novelty Banyuls S/Mer

 

  L'association Walter Benjamin «sans frontières»

 présente

                                           

Lecture théâtralisée

 

La voix humaine

Monologue de Jean Cocteau

 

Comédienne : Hanna Fiedrich

 

« Allô, c’est toi ? » Une femme parle au téléphone pour la dernière fois avec son amant. Elle sait qu’il va la quitter.

Le téléphone est le dernier contact qui lui reste.

On n’entend parler que la femme, déchirée entre ses efforts pour rester forte et ses doutes, entre une indifférence apparente et des accès de sentiments. Elle dissimule, trompe, ment, mais pourtant dit tout. Va-t-elle s’effondrer sous la rupture ou bien peut-elle se libérer de l’objet de son désir ?

 

La voix humaine a été portée plusieurs fois à l’écran (avec Anna Magnani et Ingrid Bergman, entre autres). Francis Poulenc s’est inspiré du texte pour son opéra « La voix humaine » en 1959. Il servit aussi pour un fameux solo, une tragédie en un acte, pour soprano et orchestre. L’adaptation de Klaus Kinski fut interdite en 1949 par l’administration britannique à Berlin.

 

Hanna Fiedrich, d’origine allemande a étudié l’art dramatique à Munich. Elle a participé à un atelier d’Ariane Mouchkine et a rejoint une école de cinéma à Berlin. On l’a vue dans des pièces comme « Lieber Georg » de Thomas Brasch à Munich, « Les aveugles » de Maeterlinck et « Excédent de poids, insignifiant, amorphe » de Werner Schwab au Théâtre National de Toulouse et Bordeaux. Elle a aussi joué la princesse dans « La princesse blanche » de R.M. Rilke au musée Ingres de Montauban.

 

http://hanna.fiedrich.free.fr

 

Association Walter Benjamin « sans frontières »

Diffuser la pensée et le destin tragique du philosophe allemand Walter Benjamin, né à Berlin et mort à Port-Bou, en Catalogne. Créer des événements (conférences, lectures, expositions, rencontres, randonnés culturelles…). Pour un chemin de mémoire de Banyuls à Berlin…

 

http://walterbenjamin.canalblog.com

 

Contact réservation :  06 31 69 09 32 (5 et 3 euros la place)

 

 

La Famille ARAGO (suite de mon article cité par Guy JACQUES, ci-dessous) :

 

J’ai pris connaissance de votre blog " Pour un musée François Arago en Pays catalan, à Estagel..? 

 

Comme vous citez mon ouvrage vous savez qu’à travers mes livres (je viens également de publier Jacques Arago, Ce frère inattendu) et mes nombreuses conférences je milite pour une réhabilitation de ce personnage.

 

En juin paraîtra chez Cap Béar édition un nouvel ouvrage La famille Arago. Un clan entre dans l’histoire suivi de Sur les traces de François Arago dans les Pyrénées-Orientales. Je présente dans cet ouvrage, les frères et soeurs, les parents, les autres membres du « clan » (les Mathieu-Laugier, certains descendants, dont Emmanuel et Alfred et même le meilleur ami de la famille Alexandre de Humboldt.

 

J’ai assisté à Paris à l’inauguration de la nouvelle statue dans les jardins de l’Observatoire ayant d’ailleurs rédigé un texte dans la plaquette de présentation. Quand j’ai été interviewé par FR3 devant la statue d’Arago à Perpignan los de al sortie de mon ouvrage, le journaliste s’était montré passionné par cette inauguration désirant même aller à Paris quelques jours pour un reportage à l’observatoire. Puis plus rien. L’Indépendant, La Semaine du Roussillon, FR3 et France bleue prévenus de cette cérémonie n’ont pas bougé le petit doigt.

 

La Semaine du Roussillon a publié un texte pleine page sur Jean Arago, le général mexicain et je lui en ai transmis un autre sur Joseph, le colonel mexicain et aide de camp du Président du Mexique.

Autre bonne nouvelle : la Mairie de Perpignan et le musée Rigaud ont accepté mon projet d’une exposition au musée Rigaud François Arago et la photographie. Elle aura lieu en août 2019.

Pour aller plus loin vers d’autres expositions, voire un musée, il , faudrait des appuis politiques qui me manquent.

Nous pouvons entrer en contact et je suis toujours preneur d’idées..

 

Guy JACQUES

"Guy Jacques" <gj.jacques@wanadoo.fr>

 

Livre : Guy Jacques raconte un Arago à la vie agitée

 

 

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Dans la famille Arago, je voudrais le frère. Le turbulent, l’agité, l’inattendu selon la description de Guy Jacques, expert de cette famille catalane originaire d’Estagel. C’est en opérant des recherches sur François, le plus célèbre, qu’il a été attiré par le parcours peu banal de Jacques. Seul à ne pas embrasser la carrière militaire, il a toujours été sans le sou, n’hésitant pas à demander l’aide de sa famille bien qu’il n’ait aucune reconnaissance envers elle. Journaliste, dessinateur, écrivain ou aventurier, il a passé trois fois le cap Horn, ce qui au XIXe siècle n’est pas un mince exploit.

Ce Français, ouvert au monde, fait partie de la race des curieux, des audacieux. Il a notamment pu embarquer à bord de l’Uranie entre 1817 et 1820, réalisant un tour du monde qu’il a relaté dans un livre qui a remporté un beau succès à son retour. Celui de Guy Jacques consacre de nombreuses pages à ce voyage exotique, reprenant des extraits de sa correspondance et des dessins qu’il a réalisés. On admire par exemple le portrait en couleur de Kaonoé, reine des îles Sandwich. Jacques Arago est passé une première fois par le Brésil et y retournera par la suite. Un pays qu’il apprécie particulièrement, même si dans son premier contact il fustige l’esclavage qui « me brise le cœur et me remplit d’indignation». Il tient aussi des paroles très dures envers la religion : « Les moines, troupe ignare et crapuleuse, assez puissante pour s’emparer du pouvoir suprême. »

De retour en France et avant de se lancer dans de nouvelles aventures au-delà des océans, Jacques Arago écrit beaucoup. Notamment des Physiologies, sortes de pamphlets sur la société. Ce qui lui attirera les foudres de la censure de l’époque. Le travail d’érudit de Guy Jacques rend justice à un homme qui n’a jamais établi de plan de carrière mais mérite de laisser une trace dans la grande histoire culturelle de la France.

 

  • (C)  Michel Litout-L'Indépendant
  •  
  • Le 17 décembre 2017

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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