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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:10
les auteurs et Bénédicte, la bibliothéquaire de Collioure

les auteurs et Bénédicte, la bibliothéquaire de Collioure

COLLIOURE : exposé sur les morts de La Retirada

 

 

Sur ce sujet, il s'avère impossible de passer sous silence l'actualité : la crise des migrants.

Retour 70 ans en arrière, avec l'exode des Espagnols fuyant l'avancée des troupes franquistes; la question de l'accueil; preuves, témoignages : les photos de Manuel Moros, Centelles, Capa, G.Taro…

 

Les cadavres sont omniprésents dans ces clichés; l'enfant photographié est présupposé innocent; c'est une icône de la souffrance: la Retirada a utilisé cette imagerie de l'enfant; l'émotion est extrême face au corps vivant (souvent handicapé) des enfants.

 

La tombe de Machado a donné lieu à un processus mémoriel; la tombe du grand homme est désormais un lieu de mémoire, comme celle d'Asaña à Montauban, mais le culte cache les tombes des autres victimes…

 

10 000 enfants furent accueillis en France de fin 1936 à janvier 39, et 45 000 Espagnols étaient partis en exil avant 39; 20 000 s'étaient réfugiés au Mexique.

 

*La mortalité : les morts de la Retirada ont un statut particulier (peu d'études; cf. un article de Peschanski). Il y eut 14600 décès dans les camps du Roussillon dans les six premiers mois.

Le traitement des corps morts : où sont-ils enterrés..? Il faut ajouter ceux morts à la guerre et les massacres des populations civiles.

 

La mémoire des vaincus demande réparation. De côté franquiste existe l'hommage a Los Caïdos (vallée, basilique…). En 2007 fut votée la loi sur la mémoire historique.

 

*Trois périodes à envisager :

 

1. Le temps des morts, de l'ouverture de la frontière française, le 28/1/39 au 1/9/39 : entrée en guerre de a France.

 

(à noter, le 13/2/39: fermeture de la frontière espagnole par les Franquistes)

 

2.Le temps de la mémoire : (sources : archives du 66 et des communes) Pas de bilan global des morts de la Retirada. Ce qui intéresse : comment ces morts ont été traités, de façon administrative.

Il faut consulter les registres des inhumations, dans les cimetières (rien à Collioure) - les archives des camps (numérisées aux archives du 66) : le décès est indiqué, mais pas le devenir du corps - les rapports des préfets (archives nationales) - les archives hospitalières - celles des associations : le secours suisse, à Berne, la Croix Rouge - le CICR à Genève - les archives des Pompes funèbres (monopole communal) - les sources archéologiques : Cf. Allemands du camp de Rivesaltes.

 

Exposé d'Isabelle Renaudet, historienne à l'université d'Aix-Marseille et de Bruno Bertherat, historien à l'université d'vignon.

Lire : "Les sources funéraires en France à l'époque contemporaine" de B. Bertherat .

 

www.cc-alberes-cote-vermeille-illiberis.fr

 

 

JPB - Médiathèque de Collioure- 3 nov. 2016

***L’Espagne au cœur

 

Au cours de la rencontre 2016 "Camins de la Retirada", Geneviève Dreyfus –Armand et Odette Martinez-Maler ont présenté leur livre L’Espagne, passion française. 1936-1975.

 

Vendredi 19 février, la salle était comble pour écouter les deux conférencières, Geneviève Dreyfus –Armand et Odette Martinez-Maler, présentant leur livre L’Espagne, passion française.   1936-1975. Guerres, exils, solidarités. 40 ans d’histoire partagée dont les auteures témoignent ici, utilisant souvenirs, documents, déclarations officielles, photos, dessins, dans un récit dont les étapes historiques sont nettement marquées et le parti-pris documentaire hautement maîtrisé. L’histoire des liens qui se sont tissés entre l’Espagne et la France, disons plutôt entre les républicains espagnols (au plus large sens du terme) et le peuple français, est une histoire complexe. « Nous avons voulu dans ce livre rendre cette histoire accessible à tous. Il est ouvert et s’adresse au grand public », dit Geneviève Dreyfus-Armand.

 

Années de guerre, destins mêlés

 

La France est le pays qui a été le plus ébranlé par la guerre d’Espagne, l’exil et la domination franquiste. C’est autour d’histoires partagées, abordées au plus près du concret, que s’organise l’ouvrage. La chronologie  ne s’en impose pas moins, structurant quelques grandes périodes historiques. Une introduction nous fait remonter à 1931 lorsque naît la IIe République, avec les grandes espérances qu’elle fait naître. Ce sont ensuite les grandes périodes. 1936-39 : L’Espagne au cœur, et déjà les liens qui se tissent avec de nombreux actes de solidarité. 1939 : le grand exode, avec le parcage derrière les barbelés, mais là aussi la solidarité se glisse. Et pour les exilés, le témoignage, souvenirs et documents à l’appui, de la manière dont désespoir et culture, cœur et intelligence, se nourrissent mutuellement. 1939 -1945 : A l’épreuve de la guerre. Travailleurs forcés, femmes solidaires, frères d’armes, déportations partagées, et le salut à la Nueve dont une plaque à Paris, place de l’Hôtel de Ville, marque la présence au cœur de la Libération.

 

De longues années pour tenter de briser le joug

 

1945-1975. La dernière, longue période est celle de la domination franquiste, de toutes les tentatives pour y mettre fin : opération des guerilleros au Val d’Aran, maquis perdurant de longues années en dépit d’une répression féroce. Et côté français, partagées avec les exilés,

toutes les formes de solidarité avec ceux qui tentaient de briser le joug, ouvriers des usines, universitaires, républicains d’obédiences diverses tous en lutte contre le même ennemi.

En France comme en Espagne, c’est une histoire plurielle. Les clivages existent, ont existé, perdurent et se renouvellent. « Nous n’avons pas voulu les gommer » disent Geneviève et Odette. Ni nous contenter d’exposer les documents et les signes d’une Histoire refroidie. Mais bien au contraire, « faire partager au cœur  de l’espace commun, le souvenir de ce qu’ils ont vécu et au delà des faits accomplis l’élan de leurs espérances ».

    

Dreyfus-Armand G., Martinez-Maler O. L’Espagne, passion française. 1936-1975. Guerres, exils, solidarités. 255p. Les arènes, 2015. 35 €.

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 13:54
Identité catalane et méditerranéenne

 

         Etre méditerranéen pour moi, c'est être en accord avec le territoire qui borde la "mer intérieure», c'est être riche d'une longue mémoire remplie d'antiques civilisations, de grands artistes et d'écrivains qui ont forgé des mythes éternels.

 

         Je m'identifie au héros d'Homère et je pense, pour la période moderne, au Ulysse de James Joyce, homme du Nord venu à Trieste, comme ces peintre nordistes -Matisse et Derain- venus à L'Estaque, à Collioure, à Nice ou en Corse...

          La Méditerranée est le berceau de grandes cultures, en Egypte, en Crète, en Grèce, même si notre regard fut souvent ethnocentriste : il a fallu les voyages de Marco Polo en Asie, la découverte des Amériques ou l'avancée de la science nous apprenant que l'origine de l'Homme se situait en Afrique de l'Est, pour apprendre (et accepter avec difficulté !) que nous n'étions pas au centre du monde et que le soleil ne brillait pas que pour nous...

          Je ne m'identifie pas au guerrier Ulysse, même s'il invente la ruse du cheval de Troie. La destruction d'Ilion est une preuve du mépris du monde hellénique pour l'Orient; aujourd'hui, européens en crise, nous avons, à notre tour, peur de Troie, cette cité réelle et légendaire à la fois, située sur la rive orientale de la Turquie, pays moderne frappant aux portes d'une Europe convoitée par les sinistrés d'Etats en révolution...

          Car Ulysse, marin et roi, guerrier et aventurier, est le symbole, de nos jours, de tous les exilés, immigrés, sans-papier, quittant par de moyens d'infortune (sous la carlingue d'un avion, sur une barque bondée...) leur pays pauvre ou déchiré par les conflits. Je m'identifie à cet Ulysse-là, modeste et marginal, filmé avec beauté par Angelopoulos...

 

         Homère a créé un mythe puissant, éternel; il a décrit la force de la mer et la malignité des vents, les merveilles des côtes dentelées et les passes tragiques... Il a décrit avec humour les disputes des dieux, causant la tragédie des hommes ballottés sur les flots...

 

         De l'Hispanie andalouse de Lorca et Machado, en passant par l'Algérien Saint-Augustin ou le tunisien Mouloud Feraoun, par l'Egyptien Naguib Mahfouz et le serbo-croate Pedrag Matvechevitch, la Méditerranée a été chantée dans toutes les langues issues de Babel. La diversité a engendré des œuvres multiples, mais aussi les querelles et les guerres : on ne s'attardera pas sur les plaies encore ouverte de la colonisation..

 

         Dans la littérature française, il faut attendre le 19° siècle pour que l'espace méditerranéen soit arpenté par les plus grands écrivains qui ont le "goût" de l'orientalisme : Delacroix au Maroc, Flaubert en Egypte, Nerval, Chateaubriand...

Sans éprouver le moindre mépris pour Paul Valéry, à qui suffit l'immobilité du Mont saint-Clair, à Sète, pour admirer et célébrer ce "toit tranquille où marchent des colombes..." Le local est universel : la Grèce, pour Maillol, était aussi à Banyuls…

 

         Au 20° siècle, j'ai une pensée pour les écrivains de Massalia, tels Gabriel Audisio, André Suarès, Louis Brauquier ou Jean-Claude Izzo, qui ont raconté la ville moderne, et non plus la "porte de l'Orient"... Surtout, je pense à camus, Algérois et Français, partagé entre deux terres, entre deux mères (n'oublions pas la "Mère Méditerranée" si bien analysée par Dominique Fernandez !), deux civilisations : ses textes ont su, de façon si poétique, célébrer les "Noces" de l'Homme avec la nature méditerranéenne et méditer de façon pathétique sur la mort et le destin, au cœur ruiné de Tipasa...

         Aujourd'hui, la grandeur "méditerrienne", comme le dit Pedrag M., revenant ainsi à la véritable étymologie du mot, semble oubliée; avec le tragique conflit israélo-arabe, avec la déception des printemps arabes, avec la crise économique en Espagne et l'honneur grec perdu, le mythe, qui a pourtant vocation à unir les peuples, paraît bien fragile : l'union pour la Méditerranée est-elle une utopie..?

          Il faudrait qu'un Eole nouveau se lève et permette à tous les Ulysse de revenir dans leur pays natal, afin de retrouver racine et bonheur ! On rêve à une tramontane révolutionnaire, capable de balayer les préjugés, les poncifs, l'image folklorique d'un pseudo Catalan dont tout l'acte culturel se résumerait à boire au pouro, à manger des cargols, muni de sa fameuse baratina…

          On dit que la littérature s'enfante dans la douleur, et se nourrit du malheur... Bien qu'amoureux de la littérature, je souhaiterais pourtant qu'elle disparaisse, pour laisser place au bonheur de vivre simplement dans les champs virgiliens et les collines toscanes, pour que tous puissent enfin vivre en paix en Méditerranée...

 JPB

- - -

***ELLES

 

Elle est une. Elle est plusieurs. Elle est mythique. Elle est apocalyptique. Elle est contes. Elle est légendes. Elle est histoires. Elle est civilisations. Romaine, phénicienne, ottomane, gauloise, berbère, égyptienne, juive, sarrasine, numide, fatimide, grecque, arabe… elle ne sait plus où donner de la tête. Elle est femme, elle est homme. Elle est virile, elle est féminine. Elle est ange, elle est démon. Elle est androgyne, elle est asexuée. Polyglotte, elle dit Habaibi, chéris, carissimi… Eduquée, cultivée, elle lit la genèse dans la Torah, la Bible, le Coran. Illettrée, acculturée, elle est amère, elle est éclopée. Avenante, blessante, elle est amour, elle est haine. Elle enfante des prophètes et des despotes, des poètes et des bandits…elle ne sait plus qui elle est.

Féconde, elle élève oliviers et figuiers, elle se couvre de vignes et de bougainvilliers. Stérile, elle est sécheresse et misère. Corrompue, ses enfants la fuient. Femme courage, elle accueille les orphelins. Sobre, pudique, elle fleure le jasmin. Lascive, libertine, elle se poudre de safran, s’enduit d’huile d’argan. Dolente, elle se ravage. Digne, elle est rives, elle est rivages.

 

Elle est mère, elle est sœur, elle est père, elle est frère, elle est l’ancêtre et l’aïeule. Persécutée, belliciste, opprimée, pacifiste, totalitaire, altruiste… elle ne sait plus où elle en est. Vénale, cruelle, elle affectionne les conflits. Immense, infinie, elle est musique, elle est poésie. Autocrate, fanatique, elle trahit, elle se renie. Adulée, elle irradie. Répudiée, elle dépérit. Sans chaînes, elle se livre, elle se dévoile. Muselée, enlinceulée, elle se meurt, elle s’éloigne. Schizophrène, elle est Sud, elle est Nord. Elle se mutile, elle se détruit. Elle s’apprête, elle se pare.

 

Fragile ou robuste, rouge ou noire. Elle n’est que bleue. Elle est Méditerranée.

 

Leïla Marouan

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 11:06
Identité catalane - JLSolé/J.Iglesis - le FN et le Catalan - Banyuls : salon de la rando, festival du film documentaire
Identité catalane - JLSolé/J.Iglesis - le FN et le Catalan - Banyuls : salon de la rando, festival du film documentaire
Identité catalane - JLSolé/J.Iglesis - le FN et le Catalan - Banyuls : salon de la rando, festival du film documentaire

Identité catalane ...? 

 

Pour la région "Occitanie", 

 

C. Delga a choisi une dénomination historique, politique, référence à la langue d'oc et à un territoire annexé par la royauté (1) : le Languedoc, après l'écrasement de l'hérésie albigeoise, est par héritage rattaché à la couronne de France (2).

 

Référence à une Occitanie qui restera une utopie…

 

En attendant, l'existence du "pays catalan" disparaît dans la nouvelle appellation…

 

C.Delga pense peut-être que la langue catalane n'est qu'une branche de l'Occitan..? Même si ça peut être discuté, ce n'est pas une raison pour gommer le nom de Catalogne française !  JPB

 

-

 

(1) Le traité de Verdun, en 843, partage l'empire de Charlemagne entre Louis (la Bavière, la Bohême…), Lothaire (la Provence,Toscane, Lorraine…) et Charles (France au nord, Aquitaine, Bretagne, Navarre, de Toulouse à Barcelone).

 

Au 13° siècle, 4 super-états débordent de leurs territoires : l'Espagne des Almohades, l'Empire angevin des Plantagenêts, l'empire de Philippe-Auguste et un empire occitan en puissance grâce à l'entente entre Toulouse, Sarragosse et Barcelone

 

(cf. Fernand Braudel, L'identité de la France, Arthaud, 1986, pages 282…)

Or les Chrétiens repoussent les Arabes en 1212 et en 1213, Simon de Montford est victorieux, à Muret, du Conte de Toulouse et de Pierre II d'Aragon… 

Fin des rêves catalans et occitans; "la grandeur française" s'impose lors de la bataille de Bouvines (Philippe-Augiste l'emporte sur Jean Sans-Terre)

 

(2) Braudel, opus cité, page 287.

 

***

 Aquest text serà ben aviat interpretat pel meu amic Joan Llorenç Solé,                                                                                    artista i cantautor emèrit que l'ha musicat
 i a qui em permeto donar les meves gràcies i oferir el meu respecte...
Farà l'objecte d'una cançó de lluita i d'afirmació de la nostra identitat...
Hem esdevingut un poble humiliat, enganyat i menyspreat... 
Però sempre quedarem drets...
Visca Catalunya!...
 
 
 

No sem occitans!... Sem catalans!...

La gran i nova regió
Ha entrat en religió
A fi d'encertar un nom
Que pugui plaure a tothom.
Sota el buf del vent d'Espanya,
S'ha escollit Occitània,
Oblidant la veu ufana
De la terra catalana.

Hem escrit la nostra història
Sense perdre la memòria.
El cant dolç de la senyera
Riu de la mala frontera.
Drets, de cara a l'opressió,
Avui sem una nació.
Escoltem la veu ufana
De la terra catalana.

Volem a sota la neu
Contemplar el Pirineu,
Seguir camins ramaders,
Rics de records verdaders.
Volem a vora del mar
Viure el caliu de la llar,
Entendre la veu ufana
De la terra catalana.

Canviar d'identitat?
Ser descatalanitzat?
Esborrant un nom, un lema,
Es pot resoldre un problema.
Si el rei fa la lliçó,
Sempre ens queda una cançó
Per sentir la veu ufana
De la terra catalana.

Refrany
No volem ser occitans!...
Des de temps d'or i de sang,
Caminem sempre endavant...
Sem i serem catalans!...

 

Joan Iglesis

 

 

- - -

 

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ALIOT ET LE FN : LE MEPRIS DU PAYS CATALAN CONTINUE

 

Une force politique nouvelle, large et de rassemblement, naîtra lors du Congrès de fondation de OUI au Pays Catalan. Cet événement ouvert à tous se déroulera le 15 octobre à 15 heures au Mégacastillet, à Perpignan. Ce parti politique sera issu de la volonté de centaines de Catalans ayant la ferme intention de résister à l’écrasement de notre territoire par l’Occitanie. Il s’agit de se battre politiquement pour défendre notre espace géographique et proposer une alternative à l’abandon que proposent les partis du système en place. Cet élan populaire, constructif et rassembleur, fait grincer des dents le vice-président du Front National, Louis Aliot. L’Ariégois traite d’« d’indépendantistes » les personnes mobilisées par le devenir de notre territoire.

 

Depuis son parachutage chez nous, M. Aliot a multiplié les agressions contre notre culture et notre identité, par ses déclarations et ses votes en assemblée. Monsieur Aliot, être catalan ne relève pas du folklore, barretina incluse, pour amuser vos amis jacobins de Paris. Vous ne nous comprenez pas, vous voulez nous faire disparaître, mais les Catalans ne l’accepteront jamais. Uni à l’immobilisme aux forces immobilistes des Pyrénées-Orientales, vous faites pression et tentez nous confondre. C’est peine perdue : dans notre Pays Catalan, l’envie de construire, l’envie d’avenir et de changement sont plus forts que le mépris, l’abandon et le centralisme dont vous êtes le porte-parole.

 

Contact presse : 06 75 74 25 49.

 
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 09:41
Livre de J.RIBAS sur CANIGO

Livre de J.RIBAS sur CANIGO

***Heureux d'avoir reçu une lettre, longue et admirable de Joseph Ribas. Il a lu mon article sur le pays catalan et la manif du 10 septembre 2016 et m'envoie son point de vue, très nuancé..!  JPB




"Je ne suis pas un lecteur du Petit Journal mais on m'a signalé un article signé de vous : "Pays catalan : identité, nationalistes".




Je n'ai pas défilé non plus, le 10 septembre. Je n'avais pas défilé pour "Charlie":je ne m'étais pas trompé. Dans l'un et l'autre cas, je n'avais pas à ajouter à la foule hétéroclite que je pressentais, la présence de mon individu aux opinions bien arrêtées et peu orthodoxes. Dans ce cas récent, j'ai le sentiment que la mention "pays catalan" accolé au nom de la Région, est un piège.


Je n'approuve pas pour autant le terme "Occitanie, bien que je me sente bien, tout près de l'identité et de la culture occitane de mes amis historiens (Michel Roquebert), félibres, chanteurs, conteurs, éditeurs et autres…Cathares.




J'aurais mauvais esprit à réfuter cette appellation, ayant été durant vingt ans chroniqueur hebdomadaire à la Dépêche de Toulouse, pour laquelle j'ai couvert, de 1969 à 1986,une vingtaine de départements du Rhône à l'océan? C'est dire si "Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées" me conviendrait pour la Région.


Un siège, ai-je écrit. Les Indépendantistes catalans sont des gens intelligents. Ils ont de la suite dans leurs idées. Une idée jaillir en 1808, dans l'esprit du philosophe allemand Johann FICHTE, auteur d'un livre-conférences "Discours à la nation allemande", dans lequel les représentants du nationalisme catalan, popularisé à cette époque par la figure de Prat de la Riba, trouvèrent matière à s'inspirer. Fichte professait le moyen de sauver et de renforcer l'indépendance de son pays en assimilant les Germains latinisés et romanisés au sein de "la pureté et de l'énergie originelle de la nation allemande, seule capable d'unifier autour de sa langue d'origine les peuples à éduquer."




Qu'en serait-il du Roussillon, "pays catalan" francisé ?


Dès l'origine, j'ai vu d'un mauvais oeil la distinction que l'on faisait de Catalogne-nord et Catalogne-sud, comme s'il s'agissait d'une partition à corriger. Nous ne sommes ni la Corée, ni la Caroline, ni l'Osétie… Cette dualité Nord/Sud n'est pas fondée. Elle n'a pas de sens. C'est une vue de l'esprit qui, elle, a des vues bien précises dans un avenir où la Catalogne accédant à l'indépendance (c'est tout le bien que je lui souhaite, mais c'est son affaire) serait un pays souverain avec des prétentions annexionnistes animées par des éléments fondamentalistes.




Halte là !Voyez ce qui se passe au niveau de la Generalitat  avec le Val d'Aran.


Géographiquement, historiquement, le Val d'Aran est un pays occitan, d'origine commingeoise. Intégré, administrativement, dans la Catalogne, lles radicaux catalanistes ne cessent de l'assimiler abusivement dans la galaxie "paisos catalans". Une hérésie !
Vis-à-vis du Rousillon-Vallespir-Cerdagne et Conflent-Capcir, l'affaire serait vite entendue.


Personnellement, je me définis comme citoyen français d'origine catalane. Encore que cette question de "l'origine" fasse débat. Mon arbre généalogique pousse dans une mangrove où se lient et s'entrelacent des surgeons de toutes natures : Baléares, Ampudan, Argentine, Pérou et sans doute aussi Grec et Arabe… Alors quoi..?


Je me range plus volontiers à l'esprit de Muret où, en 1213, Catalans, Provençaux et Occitans joignirent leurs armes contre l'impérialisme féodalo-papal. Elle est toujours là la menace. Sous d'autres masques. Sous d'autres déguisements. Alors, franchissons les frontières pour les abattre.


Là-dessus, je pense que nous sommes d'accord.


Bien à vous, amicalement. "

 

Joseph RIBAS.




Lire : Historia social de l'excursionnista català (des origines à 1936), Chapitre: "El Centre excursionnista de Catalunya i el Nacionalisme, par Francese Roma Casanovas ) Barcelona, 1996 (éditorial OIKOS-TAU)





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On avait tous pensé que grâce à Shimon Peresc
la paix était possible au moyen orient
ben nous gourrions...hmmmm !!


G.Jacquet

 

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 16:20
Festival de blues au théâtre de l'étang - 66 - Saint-Estève

Festival de blues au théâtre de l'étang - 66 - Saint-Estève

*** Le Comité Oui au Pays Catalan, plateforme d’action présentée le 21 avril 2016 à Perpignan, s’inscrit dans le débat sur la régionalisation. Composé d’acteurs citoyens, politiques, économiques et culturels, il envisage l’avenir institutionnel d’un territoire millénaire.

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NOTE DE PRESSE / ​Perpignan, 18 septembre 2016

APRÈS LA GRANDE MANIFESTATION DE PERPIGNAN

Le bilan de la grande manifestation « Oui au Pays Catalan » a été dressé au siège de Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), mercredi 14 septembre. Le grand évènement du 10 septembre à Perpignan a rassemblé 10 000 personnes, un record populaire dont nous tirons les enseignements en quatre points.

1. Les Pyrénées-Orientales (Pays Catalan, Catalogne du Nord) présentent un potentiel de mobilisation insoupçonné. En situation collective de danger, leur population produit un élan rassembleur : elle se soude et se fait entendre, en mettant de côté ses divisions, pour le bien commun. La ressemblance avec le Pays Basque et la Corse est évidente.

2. Le succès de la manifestation a été favorisé par la présence d’habitants aux profils variés, nés ici ou ailleurs, et de personnalités politiques opposées : centralistes et décentralistes, jacobins ou favorables à la démocratie territoriale, de gauche, du centre et de droite. Cette large palette idéologique est l’expression générale d’un pays. Le territoire a montré sa pluralité de vues, selon un sentiment unique. L'absence de têtes d'affiche extrémistes, notamment mélencho-lepénistes, a souligné leur hostilité à tout projet favorable aux habitants du Pays Catalan.

3. La mobilisation a confirmé que les appareils politiques habituels sont structurellement incapables de répondre aux enjeux d’ici. Alimentant un système centralisateur au bout du rouleau, ils ne raisonnent que globalement, sous le patronage parisien. La France entière souffre de ce mal, par lequel les élites myopes imposent des solutions inadaptées aux territoires.

4. Un projet économique, social, identitaire et territorial, en d’autres mots un ​projet politique nouveau​, doit succéder à la mobilisation du 10 septembre. Cette traduction durable devra être garante d’un avenir fondé sur le respect du Pays Catalan et de ses générations d’habitants, présentes et à venir. CDC, fondé en 2006 à Perpignan, paraît être la seule formation apte à fonder cette nouvelle offre politique adaptée à la volonté populaire et aux exigences territoriales. Ce grand mouvement rassembleur, pluriel, paritaire et moderne, est en cours de structuration. Il fera l'objet d'un congrès fondateur, le 15 octobre. Nous en détaillerons les contours prochainement.

Contact presse : 06 75 74 25 49.

_________________________________________________________________________________

Comité pour le Pays Catalan

9, rue Camille Desmoulins 66000 Perpignan Tel. 04 68 35 34 54 contact@ouiaupayscatalan.com www.ouiaupayscatalan.com

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**BARBUSSE : pacifisme et antifascisme

A l’occasion du centième anniversaire de la

Journée d’étude « Mouvement ouvrier et armée »

Perpignan 21 Septembre 2O16 Hôtel du département (Hall Guy Malet)

Les comités des Pyrénées-Orientales

- de l’Association Nationale des Anciens Combattants et

Ami(e)s de la Résistance (ANACR),

- de l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC),

- du Mouvement de la Paix et

- de l’Institut d’Histoire Sociale – CGT vous invitent

le 21 septembre 2016, Journée Internationale de la Paix, au Hall Guy Malet de l’Hôtel du département à Perpignan,

à suivre les travaux de la journée d’étude « Mouvement ouvrier et armée » au cours de laquelle seront évoqués les rapports complexes entre mouvement ouvrier et armée, entre pacifisme et antifascisme.

 10 h. – 11h. 30 : Gilles CANDAR, Président de la Société des Etudes Jaurésiennes, parlera de Jean Jaurès, socialiste, pacifiste et théoricien de l’Armée nouvelle

 11 h.30 – 13 h. : Liliane REHBY, Secrétaire générale de l’association Les Amis d’Henri Barbusse, décrira l’action pacifiste et antifasciste de l’auteur du Feu, action qui explique pourquoi les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) du Canigou donnèrent le nom d’Henri Barbusse à leur maquis.

 13 h. - 14 h. : apéritif dinatoire

 14 h. - 14h.30 : Espagne 1936, des milices antifascistes à l’armée populaire. Projection de deux documentaires militants . La colonne Durruti (CNT 1936)

. L’Armée du peuple nait (1938)

 14h.30 - 15h.30 : Georges SENTIS, docteur en Histoire, évoquera l’action des FTPF et d’une partie de la Résistance pour la création d’une Armée nouvelle au cours de l’automne et de l’hiver 1944/1945.

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FESTIVAL de BLUES :


22, 23 et 24 septembre 2016 à 20h30 au Théâtre de l'Étang

Pour la première fois à Saint Estève, un festival de blues pendant 3 soirées, SEM le Blues, avec 2 groupes musicaux chaque soir, venus de toute la France qui animeront la scène du TDE à 20h30 et à 22h15.
À chaque entracte de soirée, les spectateurs se verront offrir gratuitement un verre de cocktail "Un Zest de Blues".

Les 6 groupes présenteront au public toutes les facettes du blues, du blues cajun au Chicago acoustique en passant par l'électrique pour arriver au rythm and blues actuel.

Jeudi 22 septembre
20h30 COTTON BELLY'S
Yann Malek : chant, harmonica, guitare acoustique, lapsteel
Christophe Étienne : basse
Jérôme Perraut : guitare électrique (lead) Aurélie Simenel : batterie

22h15 SOPHIE MALBEC BLUES BAND
Sophie Malbec : guitare-chant Pierre Capony : harmonica Pierre Gibbe : basse Yannick Urbani : batterie

Vendredi 23 septembre

20h30 BLUES DE PICOLAT
Carles Sarrat : voix, guitares, harmonica Benjamin Sarrat : orgue Hammond Fred Alazet : basse Mathieu Navajas : batterie
22h15
NICO BACKTON & WIZARDS OF BLUES
Nico Backton : guitares, dobros, slides, piano, chant Jean Denux : basse, choeurs Thierry Lopez : guitare, choeurs Philippe Dourou : batterie

Samedi 24 septembre
20h30 VICIOUS STEEL
Cyril Maguy : guitare, chant
Antoine Delavaud : batterie

22h15
ALEXX AND THE MOOONSHINERS
Alexx : chant Rico Rajoa : bass Lionel Riss : guitares Pascal Raphard : batterie


Billetterie au Théâtre de l'Etang : 04 68 38 34 95 Entrée soirée : 12€ (placement libre) Pass pour les 3 soirées : 29€

Renseignements : www.rdvse.fr - rdvse@rdvse.fr - 06 72 80 39 86

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 09:24
Patrimoine : Eyne, Villeneuve de la Rivière (la cave, par Jean Dauriach), conférence d'Olivier Poisson le 21.0. au Campus Mailly
Patrimoine : Eyne, Villeneuve de la Rivière (la cave, par Jean Dauriach), conférence d'Olivier Poisson le 21.0. au Campus Mailly
Patrimoine : Eyne, Villeneuve de la Rivière (la cave, par Jean Dauriach), conférence d'Olivier Poisson le 21.0. au Campus Mailly
Patrimoine : Eyne, Villeneuve de la Rivière (la cave, par Jean Dauriach), conférence d'Olivier Poisson le 21.0. au Campus Mailly
Patrimoine : Eyne, Villeneuve de la Rivière (la cave, par Jean Dauriach), conférence d'Olivier Poisson le 21.0. au Campus Mailly

Patrimoine : Eyne, Villeneuve de la Rivière (la cave, par Jean Dauriach), conférence d'Olivier Poisson le 21.0. au Campus Mailly

*Maillol et la villa Douzans de Banyuls :

 

Histoire d'une maison construite en 1708 en bord de mer, 1 rue Thomas-Pascal; elle s'est enrichie au fur et à mesure de l'ascension sociale de ses propriétaires. Marius Douzans s'intéresse à un jeune artiste du village : Aristide Maillol.

Il lui demande de réaliser le décor de la salle à manger. Les travaux dureront un an. Visites les 17 et 18 septembre, de 14 à 18 heures, commentaires par Christine Sales (départ sur la terrasse de la villa, 45 minutes, entrée libre pour tous)

**C’est l’histoire d’une maison construite en 1708 en bord de mer à Banyuls par mon aïeul Sylvestre Douzans. La famille prospère, les générations se succèdent et sont très attachées à la maison familiale. Au fur et à mesure de l’ascension sociale de ses propriétaires, elle est agrandie et enrichie de décors. L’art y est invité à la fin du XIXe siècle.

 

Marius Douzans s’adresse à un jeune artiste du village, Aristide Maillol. Il vient d'obtenir son diplôme de l'Ecole des Beaux-Arts, il peint des tableaux et il est de retour à Banyuls où il a créé un atelier de tapisserie. Enthousiaste, le jeune peintre accepte de réaliser le décor de la salle à manger.

 

Aristide Maillol se tourne ensuite vers la sculpture, il partage son temps entre Marly-le-Roi et Banyuls-sur-Mer. Il côtoie d’autres artistes, son talent est enfin reconnu.

 

Après le décès de mon arrière-grand-père, Aristide Maillol révèle à ma grand-tante qu’il a réalisé dans sa jeunesse des peintures dans sa salle à manger. En 1947, elle entreprend des travaux pour retrouver les fresques dissimulées sous plusieurs couches de papier peint. Cette restauration a été réalisée avec les moyens de l’époque et a permis de retrouver une grande partie de c

 

- - -

* Chanson, poésie, littérature : pour une culture locale de qualité !

 

Voici une chanson mise en musique et interprétée par un auteur-compositeur et interprète d'ici... M. Joan-Llorenç Solé en l'occurrence... Sur un texte écrit par une personne d'ici (moi-même en l'espèce)... 

 

Tandis que nous œuvrons dans notre coin, chacun isolé, les médias que vous représentez agissent et persistent - du soir au matin - afin de nous abreuver de chansons ineptes - sans texte ni message -, interprétées par des guignols et des comiques qui ne font rire que les hyènes, au soir où elles enterrent leurs mères... sombres châtrés, restant, au souvenir de leurs attributs virils égarés, sans voix, ni sans charisme.... 

Aussi me mets-je en devoir citoyen de vous interpeller!... Sortez-nous de vos casiers à lapins les Mahé, Willem et Grégoire..... 

Cessez de nous abrutir avec vos ritournelles à la noix... Et participez - comme il serait bienséant que vous vous y  appliquiez  - à défendre une culture locale, bien plus intelligente et courageuse que celle-là même que vous servez!... Messieurs les censeurs... Je dis, lis, écris, persiste et signe...

 

Jean Iglesis

 

Journée mondiale Alzheimer -21 septembre 2016 Poème "Jo me vull recordar" ("Je veux me souvenir")

 

A l'ocasió de la diada mundial Alzheimer, prevista el dimecres 21 de setembre 2016

A l'occasion de la Journée mondiale Alzheimer, fixée au mercredi 21 septembre 2016

 

Text musicat i interpretat per Joan Llorenç Solé, cantautor i artista català (gravat al seu últim disc "Estavar")

 

Texte mis en musique et interprété par Joan Llorenç Solé, auteur-compositeur-interprète et artiste catalan (enregistré dans son dernier disque "Estavar")

 

 

Jo me vull recordar

 

La veu del mestre greu, quan llegia el dictat,

La por que jo tenia de ser qüestionat,

L'olor de tinta sobre els fulls del meu quadern,

El cruiximent del guix a la pissarra eterna.

Jo me vull recordar

Els jocs llunyans dels nins del barri Sant Mateu,

L'aigua fresca fugint pels carrers blancs de neu,

La sardana enlairada al peu del Castellet,

L'ull atrevit de la cosina del Vernet.

Jo me vull recordar

El pas del regidor, pres del divendres sant,

La gent arreplegada en un ramat molt dens,

Els planys plens de fervor, pujant dels penitents,

El toc de la campana a sota el cel rogenc.

Jo me vull recordat

Tardes de pesca amb el padrí vora la Tet,

Ma mare bressolant tots els somnis que he fet,

Els companys que he tingut, germans de sang i d'or,

Els encontres que han fet bategar el meu cor.

Jo me vull recordar

Els estels aclarint una nit de juliol,

Tu i jo adormits a sota d'un llençol,

El vent marí fent remugar el teu cabell,

El meu coll desnuat, ferit d'un bes vermell.

Jo me vull recordar

La lluita de l'obrer, la feina de l'abella,

El riure de l'infant i l'esper de la vella...

Tot el poc que la vida m'ha volgut donar,

Avui, ara i aquí, jo els vull recordar.

Joan Iglesis

Je veux me souvenir

Je veux me souvenir

De la voix du maître, des plus austères lorsqu’il lisait la dictée,

De la peur qui me hantait d’être interrogé,

De l’odeur de l’encre sur les pages de mon cahier,

Du crissement de la craie sur le tableau noir, éternel.

Je veux me souvenir

Des jeux lointains des enfants du quartier Saint-Mathieu,

De l’eau fraîche fuyant par les rues, blanches de neige,

De la sardane, enlevée au pied du Castillet,

De l’œil enhardi de la cousine du Vernet.

Je veux me souvenir

De la marche du « Regidor », captif du Vendredi Saint,

De la foule, massée en un troupeau bien dense,

Des plaintes, pleines de ferveur, montant des pénitents,

Du son de la cloche, tintant sous le ciel rougeoyant.

Je veux me souvenir

D’après-midi de pêche passées avec mon grand-père sur les bords de la Têt,

De ma mère berçant les rêves que j’ai faits,

Des amis que j’ai eus, frères de sang et d’or,

Des rencontres qui ont fait battre mon cœur.

Je veux me souvenir

Des étoiles éclairant une nuit de juillet,

De toi et moi, endormis dessous un drap,

Du vent marin qui faisait frémir tes cheveux,

De mon cou dénudé, blessé d’un baiser rouge.

Je veux me souvenir

De la lutte de l’ouvrier, du travail de l’abeille,

Du rire de l’enfant, de l’espoir de la vieille…

De tout le peu que la vie a voulu me donner,

Aujourd’hui, ici et maintenant, je veux m’en souvenir.

 

Joan Iglesis

 

****Concert de guitare classique

Récital par Pierre-André de Véra

dans le cadre de la tournée et de l'album "Kaléidoscope"

ce Dimanche 18 Septembre à 18h00 en l'église de Prades

 

Au programme : œuvres éclectiques et variées :

 

- Musique latine ( Argentine, Brésils... )

- Musique classique et espagnole ( Chopin, Satie, Albéniz, Tárrega... )

- Arrangements de mélodies catalanes ( Cant dels ocells, Testament d'Amélia... )

 Musique latine ( Argentine, Brésil... )

- Arrangements de chansons françaises ( Nougro, Piaf... )

- Jazz et compositions originales

 

 

Entrée libre participation

 

Toutes les infos : pierreandredevera.wordpress.com

 

- - -

 

 

* L'association Culture et patrimoine en Côte vermeille a le plaisir de vous inviter à la conférence qu'elle organise

 

le samedi 17 septembre 2016 à 18 heures 

Banyuls-sur-Mer - Salle Novelty

(attention horaire inhabituel)

 

Le Laboratoire Arago de 1882 à 1947

par Jean-Pierre CHATTON

 

 

 

Le  Laboratoire Arago de 1882 à 1947

Jean-Pierre Chatton donnera le samedi 17 septembre 2016 à 18 heures, salle Novelty de Banyuls-sur-Mer, une conférence intitulée "Le  Laboratoire Arago de 1882 à 1947".

 

Jean-Pierre Chatton évoquera la naissance cet établissement fondé en 1882 par Henri de Lacaze-Duthiers et l'évolution des bâtiments mais aussi et surtout les hommes qui ont fait l'histoire de L'Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer (OOB), plus connu sous le nom de

« Laboratoire Arago » ou, comme le disent familièrement les Banyulencs, "Le Labo" : Lacaze -Duthiers, le trio Pruvot, Racovitza, Boutan, et aussi Duboscq et Chatton.

 

Jean-Pierre précise : "Édouard Chatton était mon grand père, il avait épousé Marie Herre issue d'une vieille famille de Banyuls. J'ai donc le sentiment d’être un trait d'union entre le laboratoire et le village. L'exposition faite par le laboratoire en l'honneur de mon grand-père entre art et sciences et la perspective en 2017 lors de l’inauguration du biodiversarium de rendre un hommage au scientifique ont été les éléments déclenchants de mon investissement dans ce travail."

 

Monsieur Vincent Laudet, directeur du "labo",  a eu l'amabilité d'accepter d'intervenir lors de la conférence pour parler de l'Observatoire Océanologique aujourd'hui. 

 

Dominique Baudry

Secrétaire

dominique.baudry@wanadoo.fr

 

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 09:24
Les(merveilleux)  jeudis de Perpignan © jean-pierre bonnel
Les(merveilleux)  jeudis de Perpignan © jean-pierre bonnel

Les(merveilleux) jeudis de Perpignan © jean-pierre bonnel

 

**** humeur

 

Pays catalan : identité, nationalisme, j'en ai la chair de poule !

 

Je n'ai pas défilé. Me suis défilé…

 

Peur de la chaleur, de l'agora, des femmes brunes en burkini et de leurs bouteilles de gaz..?

 

Plutôt, j'ai redouté une réaction tardive, une manif fourre-tout, salade niçoise

... à lire dans Le Petit JOURNAL de cette semaine (15/23 septembre 2016 - 1,50 euro)

 

***Le Catalan est la première langue de quelque huit millions d'Européens. Langue romane parlée dans quelques territoires autonomes du nord-est de l'Espagne (Catalogne, Pays Valencià, îles Baléares dont Majorque et une petite partie de l’Aragon), en Andorre où elle est la seule langue officielle, au sud de la France dans le Département des Pyrénées-Orientales et en Italie dans la ville sarde d'Alghero. Dans la plupart de ces territoires, surtout en Catalogne, elle est langue officielle, pratiquée à l’école et dans les universités, ainsi que langue des moyens d'information.

 

Poésie

 

Si pogués acordar Raó i Follia,

I en clar matí, no lluny de la mar clara,

La meva ment, que de goig és avara,

Em fes present l'Etern. I amb fantasia

-Que el cor encén i el meu neguit desvia-

De mots, de sons i tons, adesiara

Fes permanent l'avui, i l'ombra rara

Que m'estrafà pels murs, fos seny i guia

Del meu errar per tamarius i lloses;

-Oh dolços pensaments!, dolçors en boca!-

Tornessin ver l'Abscon, i en cales closes,

Les imatges del sol que l'ull evoca,

Vivents; i el Temps no fos; i l'esperança

En Immortals Absents, fos llum i dansa!

 

 

Oh puissais-je accorder la Raison, la Folie,

Qu'un clair matin, non loin de la mer claire,

Cet esprit mien, de plaisir trop avare,

Me fasse l'Eternel présent. Et par la fantaisie

-Qui le coeur embrase et détourne l'ennui-

Que les mots, les sons, les timbres, quelquefois

Perpétuent l'aujourd'hui, et que l'ombre rare

Qui me contrefait au mur, me soit sage et guide

En mon errance parmi tamaris et dalles ;

-Oh douceurs dans la bouche ! les douces pensées !-

Qu'elles fassent vrai l'Abscons, qu'à l'abri de calanques,

Les images du songe par les yeux éveillés,

Vivent; que le Temps ne soit plus; mais l'espérance

En d'Immortels Absents, la lumière et la danse!    

 

 J. V. Foix, dans Poésie. Prose, traduit du catalan parMontserrat Prudon et Pierre Lartigue. (Le Temps qu'il fait, Cognac, 1986)

 

----

Vendredi 16 septembre à 18h30 : médiathèque d'Argelès (village)

 

* Merci au SITE CATALAN:

 

Argelès sur Mer - Le vendredi 16 septembre 2016 Item title

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000) par Jean-Pierre Bonnel et Paul Gérard

Item Author

Écrit par  Le Site Catalan | Rubrique Livres | Argelès sur Mer

Item Image

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Item introtext

Présentation du livre à la médiathèque d'Argelès

Item fulltext

la présentation du livre sur les Communautés libertaires parus chez Trabucaire éditeur a lieu le vendredi 16 septembre, à 18h30, à la médiathèque d'Argelès (au village, près du cinéma Jaurès), entrée libre.

Dans le sillage de mai 68, les années 1970 sont une formidable explosion de jeunesse, de désir, de libération.

Le vieux monde craque de partout. C’est le temps rêvé des ruptures, des révoltes, des expériences.

Dans ces années-là, ils avaient 20 ans, ils voulaient échapper à la routine « métro, boulot, dodo », réagir contre le mode de production capitaliste et la société de consommation, s’associer avec d’autres pour vivre autrement et porter ensemble un projet commun libérateur.

Ce fut le temps des communautés, rurales, urbaines, agricoles, artistiques et autres collectifs, d’esprit libertaire pour la plupart.

Dans ces années-là, en pays catalan, les 40 personnes qui racontent, dans ce livre, leur expérience communautaire, ont fait ce choix. Ils ont loué des mas et des terres dans des espaces en voie de désertification. Ils y ont vécu, travaillé et mis en pratique leurs idéaux. Les Carboneras, le mas Julia, Vilalte, Montauriol, St Jean de l’Albère, Malabrac, Fontcouverte, Cailla, Opoul, le mas Planères, Canaveilles, Fillols... autant de noms qui claquent comme des symboles de liberté, de sens et d’humanité.

Ils témoignent, 40 ans après, des gestes simples, de la solidarité, des échanges, des rires et des drames, des rêves et de l’amour qui ont forgé leurs existences.

Avec cette expérience, ils ont participé à l’évolution des mentalités, ils ont fait bouger les lignes et provoqué en quelque sorte les grands débats sociétaux de la fin du XXe et début XXIe siècles.

Ils sont les 40 auteurs de ce livre, un livre collectif, dont Jean-Pierre Bonnel a été le moteur, le scribe et le passeur et Paul Gérard le coordinateur attentif. Le temps d’une préface, Ronald Creagh a bien voulu joindre sa réflexion à la leur.

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000): 15 euros, parution juin 2016.

 

 

 

- - -


*Merci au site OUILLADE :

 

 

AGENDA / CULTURE

ARGELèS-SUR-MER/ Médiathèque : le blogueur Jean-Pierre Bonnel vient présenter son dernier ouvrage paru, « Les communautés libertaires et artistiques en pays catalan »

 

par ADMIN le sept 13, 2016 

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  Présentation du livre sur les Communautés libertaires parus chez Trabucaire éditeur, le vendredi 16 septembre, à 18h 30, à la médiathèque d’Argelès (au village, près du cinéma Jaurès) – entrée libre – Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan  (1970-2000), par Jean-Pierre BONNEL et Paul GéRARD* Dans le sillage de mai 68,...

>>lire la suite

 

 

- - -

 

Merci au site du Journal catalan :

 

 

Bonjour,

 

vous trouverez votre info ici :

http://www.le-journal-catalan.com/communautes-libertaires-agricoles-artistiques-pays-catalan-ouvrage-collectif-emmene-jean-pierre-bonnel/33793

 

La rédaction

 

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Web : http://www.le-journal-catalan.com

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***Barcelona : Fêtes de la Mercé :

  del 17 al 25 de septiembre, en CaixaForum Barcelona celebramos La Mercè con una programación especial de talleres, proyecciones, conciertos, espectáculos… y el sábado 24, disfruta de nuestras exposiciones de forma gratuita ¡en la jornada de puertas abiertas!

 
Cia. Cirquet Confetti
 
Espectáculo
Pianissimo Circus
 
Música en directo, coreografías y grandes dosis de humor de la mano de dos payasos al son de un piano de cola.


17, 23 y 24 de septiembre, 
a las 18 h, y 18 y 25 de septiembre, 
a las 12 h


Precio: 6 € por persona
50 % de dto. para los clientes 
de CaixaBank
Joan Safont

Fábricas de sonidos
 
Recreación de las canciones cantadas en casinos, ateneos y tabernas en las sociedades industriales de la mano de Coral Cantiga y Cor Ciutat de Mataró.

Domingo 18 de septiembre, 
a las 19 h
Precio: 12 € por persona
50 % de dto. para los clientes 
de CaixaBank
 

Kerity, 
la casa de los cuentos 
(+4)
Fantasía, aventura e historias mágicas para disfrutar de la animación con toda la familia.


Sábado 17 de septiembre, 
a las 12 h
Precio: 4 € por persona
50 % de dto. para los clientes 
de CaixaBank
 
Hawaa Hawaai
Proyección

Hawaa Hawaai 
(+ 8 años)
 
Una tierna y motivadora fábula que apuesta por nuestra capacidad de romper con predestinaciones y buscar el propio camino a la felicidad.


Sábado 24 de septiembre, 
a las 12 h

Precio: 4 € por persona
50 % de dto. para los clientes 
de CaixaBank


Basura Mutante - Del 17 de septiembre de 2016 al 8 de enero de 2017

Sábados, de 11 a 14 h y 
de 16 a 20 h

Domingos y festivos, de 11 a 14 h

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 10:08
Affiche de la médiathèque d'Argelès : présentation du livre sur les Communautés libertaires
Affiche de la médiathèque d'Argelès : présentation du livre sur les Communautés libertaires

Affiche de la médiathèque d'Argelès : présentation du livre sur les Communautés libertaires

 

***Vendredi 16.9.2016, 18h30:

 

* Merci au SITE CATALAN:

 

Argelès sur Mer - Le vendredi 16 septembre 2016 Item title

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000) par Jean-Pierre Bonnel et Paul Gérard

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Écrit par  Le Site Catalan | Rubrique Livres | Argelès sur Mer

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Présentation du livre à la médiathèque d'Argelès

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la présentation du livre sur les Communautés libertaires parus chez Trabucaire éditeur a lieu le vendredi 16 septembre, à 18h30, à la médiathèque d'Argelès (au village, près du cinéma Jaurès), entrée libre.

Dans le sillage de mai 68, les années 1970 sont une formidable explosion de jeunesse, de désir, de libération.

Le vieux monde craque de partout. C’est le temps rêvé des ruptures, des révoltes, des expériences.

Dans ces années-là, ils avaient 20 ans, ils voulaient échapper à la routine « métro, boulot, dodo », réagir contre le mode de production capitaliste et la société de consommation, s’associer avec d’autres pour vivre autrement et porter ensemble un projet commun libérateur.

Ce fut le temps des communautés, rurales, urbaines, agricoles, artistiques et autres collectifs, d’esprit libertaire pour la plupart.

Dans ces années-là, en pays catalan, les 40 personnes qui racontent, dans ce livre, leur expérience communautaire, ont fait ce choix. Ils ont loué des mas et des terres dans des espaces en voie de désertification. Ils y ont vécu, travaillé et mis en pratique leurs idéaux. Les Carboneras, le mas Julia, Vilalte, Montauriol, St Jean de l’Albère, Malabrac, Fontcouverte, Cailla, Opoul, le mas Planères, Canaveilles, Fillols... autant de noms qui claquent comme des symboles de liberté, de sens et d’humanité.

Ils témoignent, 40 ans après, des gestes simples, de la solidarité, des échanges, des rires et des drames, des rêves et de l’amour qui ont forgé leurs existences.

Avec cette expérience, ils ont participé à l’évolution des mentalités, ils ont fait bouger les lignes et provoqué en quelque sorte les grands débats sociétaux de la fin du XXe et début XXIe siècles.

Ils sont les 40 auteurs de ce livre, un livre collectif, dont Jean-Pierre Bonnel a été le moteur, le scribe et le passeur et Paul Gérard le coordinateur attentif. Le temps d’une préface, Ronald Creagh a bien voulu joindre sa réflexion à la leur.

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000): 15 euros, parution juin 2016.

 

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*Merci au site OUILLADE :

 

 

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ARGELèS-SUR-MER/ Médiathèque : le blogueur Jean-Pierre Bonnel vient présenter son dernier ouvrage paru, « Les communautés libertaires et artistiques en pays catalan »

 

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  Présentation du livre sur les Communautés libertaires parus chez Trabucaire éditeur, le vendredi 16 septembre, à 18h 30, à la médiathèque d’Argelès (au village, près du cinéma Jaurès) – entrée libre – Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan  (1970-2000), par Jean-Pierre BONNEL et Paul GéRARD* Dans le sillage de mai 68,...

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- - - 

***Journées du Patrimoine à VILLENEUVE de la RIVIÈRE

 

                              Rejoignez nous à Villeneuve de la Rivière  pour les Journées du Patrimoine

                               Samedi 17 et Dimanche 18 septembre :

 

                                                                   Je commenterai la visite de la Cave et de l'exposition

           "Cent ans de vinification: de la main à l'électricité".

                                                Et aussi, visite commentée de l'église ,avec le groupe Mémoire &Patrimoine

                         "Un millénaire d'art sacré"

                                                                                             horaires : 10h-12h  - 14h30 - 18H

              Jean Dauriach

 

- - -

L'info est arrivée en retard. La communication a fait défaut alors que cet événement paraît important :

 

OSSEJA/ PUIGCERDÀ,  14/09/2016

La Catalogne dans la péninsule ibérique : mille ans d’interfaces, influences et dissensions

Sous ce nom et organisé par l’Association des Amis de Mathias Delcor et par la revue d’histoire et d’archéologie méditerranéennes Études Roussillonnaises, un colloque transfrontalier interdisciplinaire aura lieu les 14 et 15 septembre entre Osseja et Puigcerdà sous la direction de Marie-Claire et Michel Zimmermann. 

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Les séances de travail sont organisées autour de trois axes majeurs : la Catalogne et la construction de l’Espagne, territoires et sociétés catalanes avant et après la Renaixença et surtout contacts et échanges artistiques et culturels. Plus d’une vingtaine de professeurs et chercheurs de nombreux laboratoires et universités français, accompagnés de quelques chercheurs venus de Lleida et de Madrid, débattront des liens entre la Catalogne et ses voisins au nord en plusieurs époques, avec une attention spéciale pour les épisodes historiques et les thématiques concernant le Roussillon et la Cerdagne. Le programme sera complété par un concert de clavecin à l’église de Palau de Cerdanya le 14 au soir.

Programme du colloque

14 septembre Osseja (Cinéma Le Puigmal)

09h00-09h30 : Ouverture du colloque par Michel Zimmermann (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, IEC)

« La Catalogne et la construction de l’Espagne »

Présidente de séance : Adeline Rucquoi Directeur de recherches au CNRS-Centre de Recherches Historiques de Paris

09h30-10h00 Michel Zimmermann (Université de Versailles-Saint-Quentin, IEC) : Le rôle de l’Hispania dans l’émergence de la Catalogne entre le IXe et le XIIe siècle

10h00-10h30 Flocel Sabaté i Curull (Université de Lleida, IEC) : ¿ Quina Catalunya naix al segle XII ?

10h30-11h00 Pierre-Vincent Claverie (Université de Rouen) : Une interface médiévale entre la France et l'Espagne : le royaume de Majorque

11h00-11h30 Stéphane Péquignot (École Pratique des Hautes Études, EPHE) : Cause commune ? La Catalogne et les royaumes de la Péninsule face à la menace des écorcheurs (1435- 1445)

11h30-12h00 Eduard Juncosa Bonet (Université Complutense de Madrid) : Catalunya/Corona de Aragón y Castilla: la forja de dos sistemas políticos antagónicos en la Baja Edad Media

14h00-14h30 Georges Bonet (Université de Paris 2-Panthéon-Assas) : Le parti des Espagnols contre les Français avant 1659 en Roussillon : l'exemple des Bonet

14h30-15h00 Christian Charlet (Cahiers Numismatiques-Société d’études numismatiques et archéologiques, Séna) : Le rôle des Noailles au XVIIe siècle pour combattre la résistance catalane et la résistance espagnole

« Contacts et échanges artistiques et culturels »

Présidente de séance : Marie-Claire Zimmermann, Université de Paris-Sorbonne, directrice du CEC de Paris-Sorbonne (1991-2002), IEC

15h00-15h30 André Bonnery (Docteur d’État de l’Université de Strasbourg) : La Catalogne, berceau du premier art roman en Espagne

15h30-16h00 Patrick Henriet (École Pratique des Hautes Études, EPHE) : Les commentaires des Beatus de Liébana en Catalogne

16h00-16h30 Claire Soussen (Université de Cergy-Pontoise) : Entre solidarité, exemplarité et défiance. Formes et enjeux de la relation entre juifs catalans et juifs de la péninsule ibérique

16h30-17h00 Table-ronde et questions

18h00-19h00 Concert à l’église de Palau-de-Cerdagne. Jean Louchet (clavecin) : « Antoni Soler : d’Olot à l’Escorial »

 

15 septembre Puigcerdà (Museu)

09h00-09h30 : Présentation du colloque par Marie-Claire Zimmermann, Université de Paris-Sorbonne, directrice du CEC de Paris-Sorbonne (1991-2002), IEC

« Contacts et échanges artistiques et culturels »

Président de séance : Flocel Sabaté i Curull (Université de Lleida, IEC)

09h30-10h00 Adeline Rucquoi (CNRS-Centre de Recherches Historiques de Paris) : La Catalogne et le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle

10h00-10h30 Aymat Catafau (Université de Perpignan) : Aperçus des échanges culturels entre France, Occitanie et Catalogne à travers les inventaires des bibliothèques roussillonnaises des XIVe - XVe siècles

10h30-11h00 Marc Conesa (Université Paul-Valéry-Montpellier 3) : La Cerdagne et la Catalogne : échanges, intégration et construction des territoires (XIVe-XVIIIe siècles)

11h00-11h30 Claire Ponsich (Université Paris 8, EA 1571 Centre de Recherches Historiques : Histoire des pouvoirs, savoirs et sociétés) : Andalous et maures dans la correspondance catalane et ibérique de Yolande de Bar, reine d’Aragon (1387-1396)

11h30-12h00 Claude Denjean (Université de Perpignan) : Le réseau marchand, une garantie contre l'incertitude sur les marchés : Catalogne et Péninsule ibérique, XIIe-XVe siècles

12h00-12h30 Table-ronde et questions

« Territoires et sociétés catalanes avant et après la Renaixença »

Président de séance : Patrick Henriet (École Pratique des Hautes Études, EPHE)

14h30-15h00 Sylvain Chevauché (École Nationale des Chartes) : Exils, confiscations et récompenses (1642-1652) : les élites catalanes profrançaises dans la guerre franco-espagnole et la Guerra dels Segadors

15h00-15h30 Joan Peytaví (Université de Perpignan-Institut Franco Catalan Transfrontalier, IEC) : Le Roussillon sort de l’Histoire. Récit d’une disparition

15h30-16h00 Nicolas Berjoan (Université de Provence) : Langue parlée, langue écrite dans la société catalane au XIXe siècle : représentations et usages à Perpignan, Puigcerdà, Barcelone

16h00-16h30 Andreu Balent (Docteur en histoire contemporaine, Association Maitron Languedoc-Roussillon) : L'engagement pro-franquiste de Puigcerdanais (1936-1946) : guerre civile et seconde guerre mondiale

16h30-17h00 Gràcia Dorel-Ferré (LLSETI-Université de Savoie, Centre de recherches du Musée des Sciences et des Techniques de Catalogne) : De l’affirmation du territoire industriel catalan à son actuelle mise en scène : une trajectoire en débat

17h00-17h30 Marie-Claire Zimmermann (Université de Paris-Sorbonne, IEC) : Poètes de langue catalane et poètes de langue espagnole au XXIe siècle : dialogues, traductions et différences

17h30-18h00 Cyril Trépier (Université de Cergy-Pontoise, Institut Français de Géopolitique-Paris8) : L’assise sociale actuelle de l’indépendantisme catalan

18h00-18h30 Table-ronde et questions

 

L'info est arrivée en retard. La communication a fait défaut alors que cet événement paraît important...

 
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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:11
Théâtre de la Rencontre - Le Cahier du Barcarès -
Théâtre de la Rencontre - Le Cahier du Barcarès -

Théâtre de la Rencontre - Le Cahier du Barcarès -

 

Patrimoine du Pays catalan : ce n'est pas que le folklore, la sardane, le costume, les chansons...C'est le produit de l'Histoire, ce territoire: passages, guerres, camps de concentration, ignominies...

 

***La bataille de Peyrestortes :


Voici les derniers articles parus sur le site du THÉÂTRE DE LA RENCONTRE :

LE THEATRE DE LA RENCONTRE JOUE À ALENYA

Le samedi 17 septembre, à 21 heures, aux Caves Ecoiffier, Salle Marcel Oms, le THEATRE DE LA RENCONTRE jouera : LE TROU AUX COCHONS ou LA BATAILLE DE PEYRESTORTES  
Lire la suite.


LE TROU AUX COCHONS- ALENYA
Le théâtre de la Rencontre joue Le trou aux cochons ou la bataille de Peyrestortes samedi 17 septembre à 21h à la salle OMS d'Alenya.  
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RIVESALTES :

**Michel LLOUBES :

 

UNE MEMOIRE SANS MEMORIAL

 

Etre né à Rivesaltes, en 1948, quelques mois après que le dernier allemand prisonnier de guerre du dépôt N° 162 ait quitté le camp du même nom, vous confère quelques obligations… Déjà, envers ces derniers, totalement oubliés, alors qu’ils ils furent presque 10 000 à courir après la faim, et qu’ils sont les seuls à ne pas avoir leur stèle commémorative dans l’impressionnant alignement de la route d’Opoul ! Juifs, Espagnols, Tziganes, Harkis, Sans papiers du XXI e siècle, ont leur monument. Pour les Allemands, tout juste une petite vitrine dans le Mémorial, avec la photo, malheureusement tronquée de l’impressionnant alignement de croix dans leur cimetière. Bon, c’étaient des Boches, d’accord, mais censés être protégés par la convention de Genève, ils laissèrent ici plus de 500 morts ! Triste record absolu, toutes périodes confondues. 

 

Faut-il épiloguer sur cette salutaire alternance qui régit le fonctionnement de ce camp durant tant d’années qui virent les vainqueurs devenir victimes, à leur tour, et, aujourd’hui, considérer comme juste et légitime la mise à l’écart des prisonniers allemands, dans un lieu sensé symboliser l’enfermement et l’oppression sous toutes ses formes ? Ou bien faut-il en conclure que leur expiation derrière les barbelés reste toujours considérée comme insuffisante, alors que nous vivons dans une Europe réconciliée et enfin (presque) unie ? 

 

Les vastes espaces libres entre les îlots du camp de Rivesaltes furent pour mon enfance un terrain de cueillette où suivant les saisons, les Rivesaltais venaient récolter ce que cette terre âpre produisait : asperges sauvages, girboules, pourrices, câpres, pometes de la Mare de Deu, cargolines, fenouil, amandes, et ce n’est que dans les années quatre-vingt -dix qu’elle devint pour moi, terre de stress, d’interrogations, sans jamais devenir, pourtant, terre de rejet… Phénomène inexplicable. J’y ai par la suite, une fois son histoire exhumée, erré longuement à la recherche de traces de ce drame que je n’avais pas soupçonné auparavant.

 Et un beau jour, miracle, avec un groupe d’élèves du lycée Maillol à qui j’ouvrais la route, nous découvrîmes la baraque K12, celle qu’avait cherché vainement l’infirmière suisse, Friedel Bonhny Reiter, lors de son premier retour en ces lieux. Elle renfermait presque intacte, une magnifique fresque qu’elle-même avait fait peindre en 1941. Elle avait voulu donner joie à ce foyer où elle accueillait, nourrissait et soignait les jeunes enfants internés, espagnols et juifs. Il y avait des paysages suisses, montagnes et vallons, chalets, vaches et oiseaux, fontaines, joueur de l’alphorn, bref, une magnifique évocation de paix et de sérénité, un petit havre de bonheur dans l’univers impitoyable du camp. 

 

Christian Bourquin vit la fresque et la fit protéger, puis démonter, afin qu’elle puisse figurer en bonne place au cœur du Mémorial. Il y tenait. Elle est en effet, la manifestation la plus éclatante qu’en ces périodes noires, il y avait eu en ce camp des hommes et des femmes capables d’amour.

 

Mais voilà, cette fresque, n’est pas exposée dans le Mémorial ! Et son absence en a amené plus d’un à s’interroger : est-elle jugée trop positive au regard de l’image générale que l’on entendait donner à voir de ce camp ? En effet, que seraient venues faire ici, en cet étalage vitrifié des pires noirceurs, ces chalets et ces vertes montagnes, ces vaches paissant paisiblement au son bucolique de l’alphorn ? La question reste posée, comme restent entières les interrogations cumulées au cours des vingt années durant lesquelles je suivis journalistiquement l’histoire de la redécouverte de ce camp unanimement qualifié d’Enfer, avec une majuscule. 

 

Il est trop, ce mot, Enfer ! Pourtant, ils sont nombreux les Rivesaltais à l’avoir maintes fois entendu, collé à ce camp qui porte le nom de leur village natal. Et malheureusement, ils sont peu, journalistes et historiens, à avoir essayé de nuancer, bien au contraire, préférant laisser courir les amalgames, camps de concentration, rimant si joliment avec extermination… Etonnez-vous, alors que depuis les années quatre-vingt-dix, date de la redécouverte de ce camp, l’on se soit pris à dire, et de bon ton à répéter, que devant l’énormité de ce malheureux voisinage, les Rivesaltais étaient restés timorés, muets, agacés, bref qu’ils s’étaient cachés sous la fameuse « chape de plomb» pour ne plus rien entendre et ne plus rien dire, sous-entendu : tant ils avaient honte … 

 

Qu’auraient-ils pu faire d’autre, devant l’escalade de superlatifs anxiogènes et de métaphores culpabilisatrices, conjugués à tous les temps d’indignité, sinon se voiler la face et pourquoi pas, se couvrir la tête de cendres ? 

Oui, le camp de Rivesaltes fut un des maillons de la Shoah, sans que sur place, dit-on, n’en connussent jamais la finalité, ni les 2 300 déportés dont le dernier s’en fut en novembre 42, ni ceux qui les gardèrent. 

 

Oui, au camp de Rivesaltes entre 1941 et 1942, la vie fut très dure. Ils furent près de 20 000 internés à connaître la faim, la maladie, les poux, le froid, la corruption, le marché noir, bref, tout ce que Vichy put faire de misérable à ces populations qu’il avait baptisées « indésirables ». Triste bilan de tout cela : 200 morts, Espagnols et Juifs. Ces derniers, au nombre de 125, ont leur nom gravé sur le monument du cimetière du village. 

 

Oui, encore, il est naturel de s’appesantir sur la mortalité, très forte, surtout durant l’hiver 41/42, et c’est vrai qu’un seul mort, est déjà un de trop. Mais que ne met-on on en face le chiffre de ceux qui furent sauvés grâce essentiellement aux cinq organisations humanitaires qui œuvraient à l’intérieur du camp. Un chiffre facile à calculer, une simple soustraction entre le nombre total d'internés et celui des morts qui donne un résultat spectaculaire, miraculeux pourrait-on dire, si l’on ne savait le dévouement, le désintéressement, le courage, l’abnégation, de tous ceux qui se sont battus pour que ce camp, justement, ne soit pas un enfer. 

 

Oui, enfin, l'enfer a existé, et ce ne fut pas Rivesaltes, dont ils ressortirent nombreux et vivants, mais Auschwitz dont aucun ne revint ! Et si certains vieux survivants du camp de Rivesaltes, aujourd'hui, dans des témoignages pas toujours filtrés par les historiens, le chargent violemment, personne ne peut dire quel dernier regard lui jetèrent les 2 300 déportés, en montant dans les wagons qui les emportèrent si loin de la vie… 

 

Hier, dans un pays vaincu, humilié, bâillonné, ruiné par la guerre, les réquisitions, et qu’elles qu’aient été les motivations inavouables de Vichy et les misérables conditions de vie imposées aux internés, le camp de Rivesaltes à accueilli des réfugiés. Aujourd’hui, dans un pays d’abondance, de surconsommation et de sur-information, nous, calés dans notre canapé, regardons sans broncher mourir leurs enfants sur nos plages.

 

Alors samedi, à 15 heures au Palais des Fêtes de Rivesaltes, il ne sera pas question d’enfer, ni de paradis, mais plutôt de plaidoyer, un peu aussi de réquisitoire, tenus non par un historien, juste un ancien journaliste et surtout un Rivesaltais.


(C) Michel LLOUBES
 
- - - 
 
Le BARCARES :
 

***Le Barcarès

 

 

Le cahier de Barcarès. Les uns tuaient, les autres alphabétisaient

 

"Dans les camps de la honte et du mépris, des ateliers communistes, anarchistes, socialistes, d’édition, de poésie, clandestins, servaient d’antidote à la brisure fondamentale, au manque, à la patrie à défendre, à recréer, au besoin résistant de cultiver les valeurs humanistes, au rêve de République sociale universelle." 

 

J’écris beaucoup... Un jour, le poète halluciné et hallucinant Serge Pey, dans un accès de lucidité quichotesque, s’écria : « écrire, c’est donner ».  Il n’y a plus de « fous censés »... Alors écrivons, disputons la parole aux bourgeois, aux exploiteurs (archaïsmes), parias : passons-nous le relais verbal...

 

Mon père, communiste espagnol, comprenait peu de choses à mes études françaises, mais il me cravachait pour être parmi « les meilleurs ». Il fallait que le « fils de rouge » monte sur l’estrade recevoir un prix lors de la fête des écoles, des mains du maire... socialiste, devant le village réuni. Les méthodes pédagogiques de mon « commissaire politique » relevaient davantage du martinet que de la remarquable et avant-gardiste « pédagogie moderne » de l’anarchiste catalan, exécuté, Francisco Ferrer, dont s’inspira Célestin Freinet. J’obéissais sans trop comprendre. Enrique inventait des citations de la Pasionaria et de Lénine sur les livres, la lecture, l’école...

 

Plus tard, je me suis rendu compte que la plupart des Républicains et antifascistes espagnols avaient une obsession : que leurs enfants « s’intègrent » (mot valise), « réussissent », qu’ils n’aient pas « nuestra vida de perro ». Cette espèce de désir de revanche de classe, de volonté d’émancipation par le savoir, par l’enseignement, « les lumières », la République la porta jusqu’aux villages les plus reculés d’Espagne, par le doublement du budget de l’éducation, par la création de milliers de postes, d’écoles pour tous enfin libérées du joug de l’Eglise, des « caciques », de l’obscurantisme et de l’endoctrinement, devenues mixtes, gratuites...

Après la journée de travail, prolétaires et ouvriers agricoles, femmes du peuple, se réunissaient dans les « Casas del pueblo », les « Ateneos », les locaux syndicaux de la CNT et de l’UGT pour écouter et commenter la lecture du journal... Apprendre, apprendre, ce souci fut de tous les instants. Le front, le camp, les prisons, devenus des universités populaires...

 

J’ai trouvé, comme disait Pasolini, la clé de l’histoire, de « la passion des fils qui voudraient comprendre les pères », la clé de ces universités du peuple, de cette désaliénation, de cette nécessité de démocratiser la culture, de partager le savoir, dans le grenier de mes grands-parents « manchegos » : une liasse de feuilles jaunies, disparates, nouées, portant l’inscription « Camps de Barcarès », ces « camps de concentration » dans lesquels, derrière les « alambradas » (barbelés), à même le sable de la plage, en février 1939 -un hiver impitoyable- nos parents -grands-parents, les premiers combattants antifascistes, furent entassés, maltraités, humiliés, réprimés. Le ministre de l’Intérieur, de centre-gauche, s’appelait Albert Sarraut et avait lancé, en avril 1927 à Constantine : « le communisme, voilà l’ennemi ! ». On comprend Albert pourquoi vous et les vôtres fîtes le « choix de l’infamie » en accueillant comme des bandits, des « indésirables » dangereux, les Républicains espagnols...

 

Le cahier de Barcarès porte l’adresse de la baraque de mon père : pavillon 24, îlot J. Il venait d’Argelès sur mer (Camp 7, groupement B, baraque 182). Dans une lettre du 29 septembre 1939, Enrique donne à ses parents une vision paradisiaque du camp, pour les rassurer : « tous les jours je me baigne deux fois », « ma vie est satisfaisante ». Quand cloaque et enfer deviennent paradis derrière les « alambradas » ! Ce cahier contient des exercices de math, des cours de langue, de géographie... « L’école du parti »

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Dans ces camps de la honte et du mépris, des ateliers communistes, anarchistes, socialistes, d’édition, de poésie, clandestins, servaient d’antidote à la brisure fondamentale, au manque, à la patrie à défendre, à recréer, au besoin résistant de cultiver les valeurs humanistes, au rêve de République sociale universelle. Cette résistance culturelle disait en positif l’émancipation humaine, marquée du sceau du communisme, de l’anarchisme, de la révolution... Jamais la plupart des antifascistes espagnols ne se sont résignés au néant. Alors, Albert, on comprend dès lors pourquoi toutes les droites, tous les « centre-gauche » feuilles de vigne, ne sont pas allés au bout de la condamnation du franquisme. Ils considéraient et considèrent encore que le « golpe » et la dictature étaient nécessaires pour écraser, anéantir, le « cahier de Barcarès » et toute possibilité d’un monde nouveau.

 

 

par Jean Ortiz

Samedi, 13 Août 2016 

 

 

(C) newlogohumanitefr-20140407-434.png

 
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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 08:38
Alain Gélis - La casa De Fossa - F.Ortiz et G.Lagnel devant la maison De Fossa - Portrait du musicien F.de Fossa
Alain Gélis - La casa De Fossa - F.Ortiz et G.Lagnel devant la maison De Fossa - Portrait du musicien F.de Fossa
Alain Gélis - La casa De Fossa - F.Ortiz et G.Lagnel devant la maison De Fossa - Portrait du musicien F.de Fossa
Alain Gélis - La casa De Fossa - F.Ortiz et G.Lagnel devant la maison De Fossa - Portrait du musicien F.de Fossa

Alain Gélis - La casa De Fossa - F.Ortiz et G.Lagnel devant la maison De Fossa - Portrait du musicien F.de Fossa

Une fondation Casa De Fossa/Alain Gélis

La bonne nouvelle provient de la municipalité de Perpignan :

Madame Elisabeth Doumeyrou, directrice en chef du patrimoine et M. Guizard, conseiller municipal en charge du patrimoine perpignanais sont venus l'annoncer à Alain Gélis, plasticien et propriétaire (avec sa soeur) de la maison natale du guitariste catalan François de Fossa : la mairie a décidé de gérer la casa située rue Na Pincarda, dans le quartier historique de la Révolution française.

Un contrat va être signé, M. Gélis gardant l'usufruit, la mairie se chargeant de la restauration de la maison et de la création d'un musée : les 3 aspects de la bâtisse, objets de la préhistoire (M. De Lumley, chercheur à Tautavel, devait venir voir ces trouvailles), patrimoine musical et créations picturales d'Alain Gélis.

Ce musée fera partie d'un itinéraire du patrimoine et de l'hyper-centre historique; il ne faut pas que la Casa de Fossa devienne une simple annexe du futur grand musée Rigaud !

Il reste à M. Michel Pinell de revenir auprès de M. Gélis et de concrétiser ce beau projet qui restera dans la mémoire municipale du passage de M. J.Marc Pujol à la mairie.

Ainsi, après de longs mois de visites et d'interrogations, grâce à l'intérêt de Maître Parra, conseiller municipal, des élus s'occupant du patrimoine, en dépit de la grande réticence et coupable indifférence de M.l'adjoint à la Culture, le maire a dit "oui"; en effet, M. Pujol a toujours été très ouvert sur ce projet quand Alain Gélis le "happait" dans la rue pour lui parler...

Je partage le bonheur de la famille Gélis qui veut donner au pays catalan cette maison qui réserve bien des surprises. De nombreux archéologues et préhistoriens étaient venus sur place, M. Jean Abelanet en tête, s'intéressant au lieu, la mairie de Collioure aussi, très motivée... mais personne ne voulait se déterminer de façon officielle...

La mairie de Perpignan l'a fait et c'est à son honneur. Après la période de destruction, il est temps de construire et de mettre en valeur le patrimoine de la cité catalane afin qu'elle mérite son statut de "ville d'art et d'Histoire"...

JPBonnel

 

 

***Je suis content d'avoir été à l'origine de la diffusion de ce projet, mes textes faisant polémique, mais, en fin de compte, motivant les interlocuteurs et faisant "avancer le chmilblick"...

 

J'écrivais (dans le blogabonnel), le 1er mars 2015 : 

 

MAISON DU COMPOSITEUR DE FOSSA, PROJET D'ALAIN GÉLIS : LETTRE DE JEAN-PAUL ALDUY, ANCIEN MAIRE DE PERPIGNAN

 

Je reviens sur le projet d'Alain Gélis, artiste et propriétaire de la maison natale du compositeur et guitariste aujourd'hui trop oublié, François de Fossa.

 

A. Gélis consacre son énergie à la reconnaissance, par les autorités locales, mairie (et plus, si Perpignan ne veut pas se décider, en direction du CG66 : au passage, disons que celui-ci devrait aussi s'intéresser à la maison de Jaubert de Passa, ancien directeur du patrimoine au XIX° siècle, désormais en vente, rue Na Pincarda aussi…).

 

La maison Gélis/De Fossa est plurielle : maison du musicien, maison du peintre Géli, soubassements préhistoriques (?) : plusieurs musées sont possibles en ce lieu et le propriétaire donne la maison à Perpignan et paie les travaux de rénovation… Peut-opn rester longtemps dans l'expectative..?

 

Plusieurs spécialistes sont venus…Des élus, aussi : Pierre Parra, avocat et conseiller municipal pour l'urbanisme est emballé , il ne manque que l'accord de J.M.Pujol. M.Pinel, délégué à la culture, est venu lui aussi, mais ne se décide pas : la voix du maire sera décisive ! On attend le choix de M.PUJOL...

 

En attendant, voici un document, la lettre de J.Paul Alduy, maire précédent, montrant son grand intérêt pour ce lieu culturel et patrimonial … à suivre...

 

*** J'écrivais dans mon blog :

 

19 JANVIER 2015

ALAIN GÉLI (3) MAISON DE FOSSA : DE LA PRÉHISTOIRE À L'ART CONTEMPORAIN

Ce reportage sur Alain Géli prend fin avec ce troisième volet consacré à la richesse préhistorique qui dort sous la maison natale du compositeur François de Fossa. J'ai parlé du projet de résurrection du musicien : Alain fait tout pour le vulgariser, il restaure la Casa de Fossa...

J'ai dressé le portrait de l'artiste, ancien élève des Beaux-arts de Perpignan, qui veut donner à la ville un rayonnement culturel international : Perpignan ne peut faire la sourde oreille ! Pas d'argent ? Voyons avec les institutions, le mécénat, les banques, les étrangers… On peut lancer une souscription…

En tout cas A. Géli y croit : il est un peu mystique, il croit à un esprit, à un créateur...

 

Ce chamans qui vient d'ailleurs a trouvé la maison de fossienne : sept copropriétaires y vivaient; le frère et la soeur ont acheté peu à peu : la maison a été quasiment reconstituée… C'est grâce à Jacques Quéralt, journaliste, poète, philosophe et prof d'art plastique, que Géli a su que ce lieu appartenait au compositeur perpignanais. Avec Henri Carbonneil, ancien délégué municipal, décédé il y a peu, il a lancé le projet; ils sont allés voir J.Paul Alduy; six maisons autour de la place du figuier ont été classées…

Alors revenons à l'éternel, cette possibilité de trésor humain qui nicherait dans la boue millénaire, dans les terres alluviales, dans la préhistoire de ce quartier de Perpignan. Alain Géli a ainsi découvert "par intuition mystique, des pièces préhistoriques, datant de milliers d'années, dénichées dans une agouille ruisselant dans les sous-sols, qu'il ne peut exploiter plus profondément aujourd'hui, faute de droit." (**)

 

On ouvre des yeux d'enfants (mais je suis incapable de juger du bien-fondé de ces découvertes !) quand Alain nous montre ces sculptures naturelles au coeur des os, ou cet os qui se minéralise, datant de 25000 ans avant J.C. (paléo supérieur équivalent à la grotte Chauvet), ou encore cette tête de bison en ombre portée …

Faut-il faire connaître ceci et donner la maison au peuple catalan, du haut (fondation de Fossa, musée Géli) en bas (la mémoire des hommes et des bêtes) : en tout cas le geste est généreux et participe du désir de "donner à la ville un rayonnement culturel international" !!

 

Des scientifiques sont venus rue Na Pincarda, alertés par notre hôte. Jean-Paul Cross, archéologue de Béziers, venu reconnaître le matériel… Olivier Poisson a conseillé à A. Géli de s'adresser à la Drac de Montpellier (M. Marchesi); à Paris le service archéologique ne croit pas à la richesse de ce terrain…M. Jean Abelanet est venu ici plusieurs fois : il a affirmé qu'il était trop âgé pour s'en occuper… M. Martzluff a reconnu les pierres taillées, en disant que c'était de l'art et a identifié les choppers…

 

A. Géli a donné à la mairie le droit de photographier; simplement il garde le droit à l'image, de la même manière qu'il veut garder l'usufruit de la maison.

Enfin, pour la partie plus récente, Olivier Bru, de la ville, a décrit le bâtiment du n° 9 de la rue Foy...

 

***et aussi : Deux musiciens perpignanais : Fr. de Fossa et Bodin de Boismortier ...

leblogabonnel.over-blog.com/.../deux-musiciens-perpignanais-fr-de-fossa-et-bodin-d...

 

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19 avr. 2016 - F. Paule de Fossa par Nathalie Serre Deux grands musiciens ... Le propriétaire de la maison natale du compositeur, Alain Gélis, met à ...

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Hommage au musicien François de Fossa, à Perpignan, le 31 août ...

leblogabonnel.over-blog.com/article-hommage-au-musicien-fran-ois-de-fossa-a-perpi...

 

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28 août 2014 - Hommage au musicien François de Fossa, à Perpignan, le 31 août 2014, ... de F. de FOSSA (avec l'aimable autorisation d'Alain Gélis, artiste).

n

***COLLIOURE :

 

Rendez‐vous au théâtre ce jeudi 11 août à 21h. 

Richard Bohringer est à Collioure, l'affiche de "Traine pas trop sous la pluie", au Square Caloni, véritable théâtre sur la mer.

 

Sur scène, Richard Bohringer réinvente, retrace toute une vie d'écriture, de passions, d'amours et de tendresse. Un voyage au pays de sa mémoire, un road-movie dédié à l'Afrique, aux amis, morts ou vivants, aux femmes, à l'alcool, aux errances. Tel un boxeur sur le ring, l'émotion à fleur de peau, il nous fait voyager au travers de ses propres textes, dans cette atmosphère que lui seul sait créer.

 

***

 

FREE SUMMER STYLE par Concordia Art Gallery 

 

Une quinzaine d'artistes sont exposés par Concordia Art Gallery à la Galerie Plaça Nova, à l'angle de la rue des Augustins et de la rue de la Cloche d'Or à Perpignan. Ce lieu d'exposition a vu le jour à l'initiative de Stéphane Michel, propriétaire des lieux, qui a décidé de raviver la flamme commerçante de ce quartier et a dédié ce lieu aux collectifs d'artistes. 

 

Céline Marcadon, présidente de l'association Concordia Patrimoine et Culture y présentera  ARTFABETIC dictionnaire biographique des artistes plasticiens de France qu'elle édite. C'est une sélection d'artistes présents dans ce dictionnaire qui sont exposés pendant deux mois. 

 

Le VERNISSAGE aura lieu le jeudi 11 aout à 19H et la galerie sera aussi ouverte tous les jeudis en nocturne. 

Galerie Plaça Nova : 35, rue des Augustins. PERPIGNAN

Contact : Céline Marcadon - 06 81 42 98 75 

 

Vernissage  : JEUDI 11 août à partir de 19h 

 

 

Les artistes : MADELORA, DETINE, Eric MARSIAM, Monique FREMONT, Alain AMIAND, Patrick FAUCONNIER, COSMOS, Wei YAN, Fan CHENG, Na LI, Haomin YANG, Henri IGLESIS, Claude PORTELLA, Sébastien LEFEBVRE, Jean DELCOURT. 

 

 

 

Concordia Art Gallery à la Galerie PLAÇA NOVA, 

à l'angle de la rue des Augustins et de la rue de la Cloche d'Or - PERPIGNAN

 

Céline MARCADON

06 81 42 98 75

cmarcadon@gmail.com

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