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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 08:53
Gildas Girodeau

Gildas Girodeau

Collioure, Notre-Dame de Consolation

 

     l'écrivain Gildas Girodeau, Paborde, répond

 

 

Vous êtes Paborde, et avez souhaité réagir à mon précédent article sur l’Ermitage de Consolation, pourquoi ?

D’abord il est injuste de mettre en cause Vincent Cantié, qui donne énormément de son temps et de son énergie à l’Ermitage de Consolation. Traditionnellement les Pabordes, représentants élus de l’association propriétaire du site, ne s’expriment pas. C’est une vieille histoire qui plonge ses racines dans l’après révolution française de 1789, où des citoyens se regroupent pour racheter le site à l’Etat afin de lui garder sa vocation spirituelle. Au fil des siècles leur regroupement s’est transformé jusqu’à devenir une association 1901. Leur action s’inscrit dans la durée, pas dans la polémique instantanée. Je voulais m’exprimer à titre personnel, puisque les Pabordes ne le feront pas, et qu’une ligne rouge a été franchie.

 

Laquelle ?

Je constate l’organisation d’une cabale par l’actuel gérant de la partie commerciale, visiblement destinée à prendre le contrôle du site à son profit, ce qui pose problème.

 

Comment sont les relations avec la gérance de la partie commerciale ?

Comme des relations de bailleur à locataire. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais les points de litige s’accumulent et ces attaques systématiques n’arrangent pas les choses : sur de nombreux points la confiance est rompue. Il faudra donc retrouver le sens du dialogue, ou se séparer.

 

Quelles sont les perspectives ?

Les Pabordes ne sont pas autistes, ils agissent concrètement au quotidien et sans faire de tapage, avec les moyens qui sont les leurs. Et par exemple, contrairement à ce que votre précédent article affirme, des négociations sont bien engagées avec la mairie de Collioure pour la mise à concession d’une partie du site au travers d’un bail emphytéotique. Cela a déjà permis d’apporter un début de solution aux problèmes de sécurité incendie et de contrôles de la qualité de l’eau qui sont imposés par l’évolution des réglementations.

Pour le reste, certaines choses doivent être redéfinies et repensées sur le fond. Des contacts sont engagés avec d’autres sites du même genre, comme l’abbaye de Fontfroide à coté de Narbonne, mais aussi d’autres, plus ressemblants en taille et vocation, afin d’envisager les meilleures solutions pour assurer la pérennité du lieu dans la durée. Tout ça prend du temps. Je comprends les impatiences, mais ces sujets ne peuvent pas s’improviser. Ces polémiques ne sont pas positives, elles font juste perdre un temps précieux.

 

Un souhait ?

J’aimerais rappeler à tous que l’Ermitage de Consolation est un lieu essentiellement dédié à la sérénité et à la spiritualité. Dans le monde d’aujourd’hui, de tels lieux sont des trésors qu’il faut absolument préserver. Plus que d’alimenter des polémiques qui n’ont pour but que d’accélérer la commercialisation incontrôlée du site, j’aimerais que les amoureux sincères de cet endroit magique soutiennent davantage l’action des Pabordes.

 

Propos recueillis par J.P.Bonnel



* Gildas Girodeau est romancier, marin, oléiculteur, directeur du salon du livre de Collioure.


** Antonia, de Gildas Girodeau 
        Éditeur : Au-Delà du Raisonnable



Né à Collioure, Gildas Girodeau, passionné de mer et de voile, breveté de la Marine Marchande, a participé à de nombreuses compétitions et traversées de l'Atlantique en voilier.
C'est au lycée Arago de Perpignan que son enthousiasme pour l'écriture puise ses sources, ainsi que dans le bouillonnement politique et culturel des années 1970.
Cet auteur engagé,également producteur d’huile d’olive bio à Argelès, militant catalan, inscrit souvent ses personnages dans les ambiances et décors catalans, qu’il utilise pour délivrer un message plus universel, sur le nucléaire, la françafrique, les relents du franquisme par exemple. Curieux de nature,passionné d'Histoire,de politique,il passe avec bonheur et plaisir,du Polar social (pour lequel il a obtenu de nombreux prix) à l’Heroic Fantasy, voire au Roman. 


Quelques mots au sujet d' "Antonia" - Au delà du raisonnable édition entre roman et polar :
"En montrant son souci du détail humaniste qui rend les personnages attachants, Gildas Girodeau, après un diptyque intelligent sur l'implication française en Afrique, offre ici un roman sensible et attachant".


Gildas Girodeau nous rappelle que la grande Histoire, l’officielle, est d’abord un récit écrit par les vainqueurs, et que l’Histoire, la vraie, est celle qui marque les hommes dans leur mémoire, qui chamboule leurs vies et redistribue les rôles."


Surnommée la Pistolera par la presse des années 70, Antonia une jeune activiste, et ses camarades des Brigades mettent tous les carabiniers d’Italie sur les dents. Contrainte de fuir son pays, la jeune femme se jette dans une carrière d’humanitaire au sein d’une congrégation religieuse. Mais la traque que mettent en place les deux officiers italiens qui la pistent est faite pour durer toujours. Dans sa cavale effrenée, Antonia est tiraillée entre la force inaltérable de ses engagements, son amour pour son cousin Anselme, prêtre dont elle ne partage pas la foi, le devoir de garder le silence pour sa survie et l’impérieux besoin d’agir dans les pays qu’elle traverse. Au Rwanda, elle crie pour chasser les premiers fratricides… Il était une fois une lanceuse d’alerte, elle s’appelait Antonia.


Bibliographie non exhaustive :
Antonia, éd. Au delà du raisonnable, 2015 (roman).
Tempête sur la Belle Maria, éd. du Jasmin, 2013 (polar).
La Paix plus que la vérité, éd. Au-delà du raisonnable, 2012 (roman).
Les Cafards se rebiffent, éd. Cap Béar, 2011 (policier).
La Saga de Xavi El Valent, Volume 1, Le glaive de justice, coauteurs François Darnaudet et Philippe Ward, éd. Black Coat Press, 2010 (SF).
Pas de répit pour les cafards, éd. Cap Béar, 2009 (policier).
Nuclear parano à Port-Vendres, éd. Cap Béar, 2008, version catalane, 2009 (policier).
La Dernière fanfare, éd. Mare Nostrum, 2007 (nouvelles).
Malaguanyat : terminus Béar, éd. Cap Béar, 2006 (policier).
Rouge tragique à Collioure, éd. Cap Béar, 2005 (policier).
*** 


Gildas GIRODEAU


http://gildasgirodeau.wix.com/ecrivain

 

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 10:22
Terrasse du café-restaurant de Consolation (J.P.Bonnel)

Terrasse du café-restaurant de Consolation (J.P.Bonnel)

Alerte pour Notre-Dame de Consolation

 

Après avoir revu les gérants de Consolation (ci-dessous rencontre avec Agnès et Marcel, voir photos sur le blog), il me semble que le site est en danger.

 

Bien sûr, on comprend la volonté de l'association des Amis de N.D.de Consolation de conserver le site entre leurs mains, entre Catalans et Colliourencs, pour qu'il ne devienne pas la propriété d'un groupe qui pourrait défigurer ce lieu patrimonial magnifique : église, platanes, sources, dépendances, gîtes).

 

Cependant l'association qui gère et propose des soirées passionnantes (concerts dans l'église, avec Josp Cabré...) ne dispose pas de beaucouo d'argent et ne procède donc pas aux travaux indispensables. Une toiture qui s'effondre récemment...Des chambres, sous les arcades, fermées car non mises aux normes... Si une administration vient inspecter les installations, la fermeture est inéluctable...

 

Le président Vincent Cantié (Domaine de la Tour Vieille) joue la sourde oreille et ne veut pas entamer des travaux... Pourtant la gérance rapporte 1200 euros par mois...

La mairie de Collioure veut bien gérer le site, mais l'Association refuse...

 

Faire l'autruche, attendre...la catastrophe, ce n'est pas une solution. Et quand les gérants, sympathiques et dynamiques, vont faire leurs valises, après la saison de l'été 2016, que va devenir Notre-Dame...?

 

 

Qui va nous "consoler"..?

 

J.P.Bonnel

 

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* Article du blogabonnel : 10 SEPTEMBRE 2015
LIEU INSOLITE : COLLIOURE, NOTRE-DAME DE CONSOLATION, RENCONTRE AVEC LES GÉRANTS AGNÈS ET MARCEL




Agnès et Marcel à Consolation -hôtel, restaurant- photos J.P.Bonnel - Tableau d'Alain Vilacèque, peintre à Collioure
Collioure - L'ermitage de Consolation, portraits d'Agnès Cerdan et de Marcel Marty 
 
 
 
Un lieu calme, convivial, avec hôtel, restaurant, emplacements pour des grillades, paradis pour les grands jours : mariages, fêtes…
 
 
Ce couple sympathique gère le site paradisiaque de Notre-Dame de Consolation, sur les hauteurs de Collioure, depuis deux ans. Marcel Marty, originaire de Collioure, était déjà gérant en 2003/2004. Militaire, puis viticulteur, il est revenu à Consolation pour l'amour du lieu, des pierres, pour profiter du contact avec les gens : 
"On a ici un brassage de personnes intéressantes, déclare-t-il. Elles viennent du monde entier, de Colombie, d'Australie, de Californie, récemment…"
 
 
Marcel est passionnant car il connaît bien l'histoire de Collioure : les visiteurs sont contents d'avoir un interlocuteur savant, plutôt qu'un simple hôtelier ! En effet, M. Marty a dans sa famille des personnalités célèbres, tel l'abbé Eugène Cortade, érudit, historien de Collioure et ancien président de l'Association de l'Ermitage, reprise par sa soeur Andrée jusqu'en janvier 2015. Andrée Cortade, âgée à présent de 80 ans, est une mémoire essentielle de Collioure et de cet ermitage tranquille, lieu de méditation et de repos parmi les arbres protecteurs…
 
La compagne de Marcel est Agnès Cerdan; cette jeune femme dynamique est de la famille de Marcel Cerdan : son grand-père était un cousin de l'ancien boxeur, mort jeune dans un accident d'avion (*); ils habitaient dans le même quartier de Casablanca, au Maroc. Agnès est originaire de Bordeaux, mais elle habite dans la région depuis très longtemps; elle y rencontre Marcel et le suit pour cette belle aventure à Consolation…
 
Le couple gère donc le restaurant et l'hôtel, composé de onze chambres (de 55 à 75 euros pour deux personnes, petit-déjeuner compris). Par rapport à l'ancienne gestion, il a apporté la possibilité de se restaurer le soir (20 euros, plat, dessert; une personne vient s'occuper des repas et le couple fait venir des groupes, du département ou de l'extérieur); ce qui est nouveau, aussi, ce sont les concerts (par exemple, le 1er août, soirée théâtre), la privatisation du site pour les mariages, baptêmes…et surtout l'ouverture du lieu durant toute l'année. 
 
 
Se restaurer dans ce petit paradis ! Prendre son café sur la terrasse, avec vue sur la mer, Collioure se montrant au loin, perdue dans l'infini du ciel et de la mer… Paradis du bien vivre et du bien manger maison, aussi, avec des salades, des omelettes, des tapas, des glaces, des clafoutis aux fruits de saison, toutes ces merveilles préparées par Agnès !
 
Le couple voudrait développer le système des chambres d'hôtes, avec des produits du terroir, mais, pour l'instant, l'association de l'Ermitage de Consolation s'y oppose. Sans doute, pour ne pas dénaturer le site, sans doute (il y eut le précédent de l'installation de la réception avec bar et appartement privé, à l'entrée, à droite…) et préserver le calme du site. 
 
Ici, Agnès et Marcel ne manquent pas d'arguments pour attirer les visiteurs : lieu retiré, ombragé, absence de voiture sur le site (seules les deux roues sont autorisées pour se garer); le succès est là : le 15 août prochain, un rassemblement de scooters aura lieu ici : deux cents personnes vont manger sur la place du bas. A ce propos, pour les emplacements, il faut réserver un espace barbecue, des grilles : l'entrée est de un euro par personne, jusqu'à 25; ensuite, c'est deux euros pour les groupes au-delà de ce chiffre : il s'agit d'entretenir le site, nettoyer, sortir les containers, s'occuper des toilettes…
 
Les grands jours de Consolation, ce sont le premier mai et le 18 août (**) : six cents personnes s'installent sur les aires de pique-nique, les fanfares restant sur la terrasses; ces deux jours de liesse sont ponctués par une messe, l'intervention d'une cobla sur la place, la prestation d'une fanfare devant le bar. Le 8 septembre est important aussi car c'est la fête de la Vierge…
 
 
 
Jean-Pierre Bonnel 
 
(envoyé au journal L'Indépendant début juillet, non publié)
 
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(photo JPB, d'Agnès et de Marcel)
 
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(*) Le livre du romancier Adrien Bosc retrace, dans une belle écriture, les derniers moments de ce destin tragique ( Constellation, édition Stock, Paris, 2014, 18 euros).
 
(**) La littérature s'est emparée du site de Consolation. Le livre La Dame de Consolation, polar psychologique, est en vente à la réception (10 euros). 
 
Il faut noter le texte intéressant de Jean Carroitg, dans Collioure, proche et lointain, portraits, chroniques (Editions Massana, n°50, 1990) , évoquant la fête de Collioure se terminant, selon la tradition, à Consolation : "Le dernier jour de fête, on quittait Collioure pour ND de Consolation. De bon matin, avant la chaleur, les femmes, les paniers de provision aux bras, les hommes, les fagots de sarments sur le dos et les grills à la main, les enfants en tête, lentement, calmement, on se dirigeait vers l'ancien ermitage…Au fond de l'allée, un site enchanteur… Ite misa est, disait le curé. C'était l'heure du "fil" (de l'anis, du pastis)…moment convivial, presque sacré…"
 
 
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Contacts : 04 68 82 17 66 - 06 16 32 39 32 - 06 09 93 88 20 -
Site : ermitage-de-consolation.com
ermitagedeconsolation@gmail.com



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L’ermitage de Notre-Dame-de-Consolation est un ancien ermitage comprenant une chapelle, situé sur le territoire de la commune française de Collioure dans les Pyrénées-Orientales, à 3 kilomètres au sud-ouest de la ville.




L’ermitage et sa chapelle sont situés face à la mer Méditerranée, dominant l’anse de Collioure, sur un plateau à 147 mètres d’altitude1. La colline est réputée pour ses sources2,3; la plus proche se trouve à 50 mètres au nord de la chapelle, et s’écoule à travers une construction de maçonnerie datée de la restauration de 18113.
Les bâtiments sont situés à 200 mètres à vol d’oiseau de la voie Domitienne. Le refuge est signalé sur les cartes du GR10.



L’intérieur de la chapelle
Un temple dédié à Neptune, puis à Poséidon, a été dressé par des marins à cet emplacement, en raison des sources d’eau1. La chapelle est édifiée au xiie siècle par des moines dominicains et cisterciens1. Le lieu est mentionné en 1496 sous le nom Maria de Consolacio4[réf. insuffisante], puis en 1549 comme étant une « chapelle d’ermite » (capella heremitana)4[réf. insuffisante].
L’ermitage est bâti au xviie siècle ; des fêtes votives sont célébrées le 15 août5 et le 8 septembre (fête patronale6). Il devient bien national sous la Révolution française, en 1790. Il rouvre en 1805 et est restauré en 18114. Les ermites sont alors des laïcs ; il y en a jusque dans les années 1950. Le bâtiment est restauré en 1975, et occupé par un hôtel4.




La chapelle abrite de nombreux ex-voto, parmi lesquels se trouvent des crocodiles empaillés, ainsi qu’un retable du xviiie siècle classé monuments historiques au titre objet avec un ex-voto de marin et les bijoux de la vierge7. Dans le cimetière attenant, on trouve deux croix anciennes, des xive et xvie siècles.
La barque de pêche catalane Notre-Dame-de-Consolation, classée à titre d’objet aux monuments historiques8, tient son nom de cet ermitage ; elle a été construite à Collioure en 1912, mais est aujourd’hui hébergée à Port-Vendres.
L’auteure française Mme Amable Tastu (1798 † 1885) a écrit au sujet de l’ermitage un poème intitulé L’Ermitage de Notre-Dame-de-Consolation (disponible sur wikisource), paru dans le recueil Poésies publié en 1826.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 10:59

* ECRIRE LE CAMP, ses mémoires :

 

 

L'appel à écriture est lancé par la plasticienne Anne-Laure Boyer : il s'adresse à tous, internés ou descendants, élèves ou professeurs, parents, enfants...

 

Les camps français d'internement et de relégation ont trop longtemps été occultés. Ces Lettres de Rivesaltes seraient l'occasion pour chacun de s'approprier cette histoire lourde et complexe, afin de la porter collectivement.

 

Plus il y aura de lettres et plus ce projet sera riche de vos regards, de vos parcours et de vos ressentis, pour construire ensemble une mémoire collective et tournée vers le présent.

 

…Il s'agit de saisir ce lieu pour déclencher une réflexion collective autour des questions plus générale que posent les camps sur l'exil, le racisme, la gestion administrative des flux migratoires, l'acte de faire histoire, la fabrique de la mémoire collective et individuelle,la transmission et la non-transmission…

 

 

contact : A.L. Boyer : 06 08 12 24 91 -

 

 

lettresderivesaltes@gmail.com

 

http://lettresrivesaltes.com

 

 

* Le mémorial est ouvert au public à partir de mercredi 21 octobre (entrée 8 euros) - direction autoroute A9- Rivesaltes - entrer dans la zone artisanal e- très mauvais fléchage - un seul panneau visible dans la zone, juste avant le chemin qui mène au mémorial.

 

** Des sentiers ont été dessinés pour marcher à travers les baraquements laissés en l'état (depuis 40 ans, occultation, destruction, vol de fresques et de dessins d'internés… ) ces bâtiments ne seront pas réhabilités ("ce serait du cynisme", a déclaré l'architecte Ricciotti)…Ils disparaîtront donc avec le temps…

 

Outre cette polémique, il y eut la collaboration de l'Etat français (Pétain) avec les nazis… la découverte de documents (archives du camp) dans une déchetterie…l'oubli pendant des décennies… la participation faible et tardive de l'Etat, poussé par la région L/R.

 

Coût : 24 millions d'euros - fonctionnement : 2,7 millions d'euros par an.

 

Le couloir dans le mémorial
Le couloir dans le mémorial

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Au camp de Rivesaltes

Il s'agit d'un lecture déambulatoire d’extraits de Ana Non, roman de l’écrivain andalou Augustin Gomez-Arcos. Ilot F du camp de Rivesaltes. (*)

Ou Déambulation théâtrale, parmi les allées et les baraquements ravagés par les herbes du temps. Quelques éléments suffisent au décor, des rails, une estrade, des figurants qui vous offrent un bout de pain, un verre de vin.

Car le décor est naturel, orchestré par cette tramontane froide de l’été qui charrie des bouffées de thym en labourant les Corbières et la plaine du Roussillon : didascalies inattendues, que Christian Hernandez n’avait sans doute pas intégrées à sa mise en scène.

Vent violent venant voler ses arpèges à la guitare de Pedro Soler…Le décor, c’est le camp lui-même, ce champ de ruines, cette désolation de la mémoire, griffée par les signes de la mort et mordue par le vent de l’Histoire. Pour ces raisons, cette performance n’est pas un spectacle, ce serait indécent de la qualifier ainsi. Et les spectateurs n’en sont pas, mais des acteurs qui revivent dans leur tête, même s’ils ne les ont pas vécus, la Retirada, l’exil, l’oppression, la menace fasciste, toute une histoire de souffrance…

Dans la nuit qui tombe, dans cet espace tragique, bordé par une ligne d’éoliennes, délimité par des pins nés du hasard, les phrases du romancier suggèrent aux spectateurs debout, silencieux, sidérés, les paroles de tous ceux qui ont été retenus ici, ou y sont morts ou ont été transportés plus loin, vers les camps de la mort…

La divagation d’Ana Non, femme de 75 ans, interprétée par la voix forte et grave de Danielle Catala, semblant près de tomber à chaque pas dans sa longue route réelle menant du sud au nord de l’Espagne, retrouver son fils : trajet initiatique, aussi, conduisant à la quête de l’Autre, de vraies valeurs, mais le destin sera impitoyable.

Il fallait du courage et tout un travail d’intériorisation pour mener à bien cette pièce ambulatoire. Les résultats en furent un pathétique renforcé et une tristesse infinie. Témoins les yeux à la chaleur humide de Marianne Petit, responsable du Mémorial du camp de Rivesaltes, à qui l’on souhaite l’imagination et la force susceptibles de réitérer de telles rencontres…

JPB

(*) vendredi 27 juin 2008

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** IL RESTE DES BARBELÉS SUR LE CAMP DE RIVESALTES

Le Mémorial de Rivesaltes inauguré le 16 octobre est un progrès pour le Pays Catalan, car une longue période sombre est enfin révélée officiellement. Les «indésirables» d’hier retrouvent une partie de leur dignité. Mais le silence est assourdissant sur le coût exorbitant du site, 23 millions d’euros puisés dans les caisses publiques, en pleine crise des migrants. Les réfugiés d’hier seraient-ils plus importants que les réfugiés d’aujourd’hui ?

Convergence Démocratique de Catalogne estime qu'un devoir de connaissance s’impose pour révéler au plus grand nombre les méthodes orchestrées et camouflées par trois républiques consécutives. L’Ecole et la télévision publique se doivent d’arracher définitivement les barbelés symboliques entourant la mémoire de l’internement en Roussillon. Un petit pas est franchi, mais le drame des camps, d’Argelès à Rivesaltes, des Haras de Perpignan jusqu’au Barcarès, mérite bien plus qu’un mémorial.

Le devoir de mémoire commence par le savoir et ne saurait se résumer à un budget exorbitant.

Communiqué de presse, 19 octobre 2015.

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 09:06
Patrimoine : Etienne TERRUS, à Elne - Art et vin à Collioure - Le mas Palégry -

* ELNE / TERRUS : Les Amis du Musée Terrus et les Amis d’Illibéris - 

SOUSCRIPTION ETIENNE TERRUS (1857 – 1922)

Proche de Maillol, Terrus était apprécié des grands peintres de son époque : Luce, ami de longue date, Matisse (dès 1905), Manguin, Camoin, Marquet, Derain ...

 

Il s’est isolé à Elne par choix, mais il va régulièrement à Paris, où il participe au Salon des Indépendants jusqu’en 1914, voit les expositions, se tient au courant des dernières tendances. Il correspond régulièrement avec ses amis, les reçoit à Elne. Quelle que soit la période, la lumière, la couleur, la construction, la poésie, l’émotion, la sérénité habitent ses toiles et ses aquarelles. Certes il fait siennes toutes les tendances de cette période si florissante de l’histoire de l’art, mais il les a interprétées, gardant sa propre écriture, ce qui donne charme et intérêt à son œuvre.

Depuis 1994 la ville d’Elne a créé un musée qui lui est dédié et qui présente une collection unique de ce peintre.
Les Amis d’Illibéris et les Amis du Musée Étienne Terrus vous proposent de les aider à enrichir cette collection en apportant votre contribution à la souscription qu’ils lancent pour acquérir des huiles, des aquarelles, des dessins provenant de trois collections et visibles sur les cimaises de la galerie l’IF.

L’IF, 4, Boulevard de la Liberté. ELNE Ville Haute Les samedis et dimanches après-midi
sur rendez-vous au 04 68 22 18 78
de septembre 2015 à mars 2016.

page1image17032.png souscription pour acquérir des œuvres de Terrus appartenant à des collections privées qui sont proposées à la vente, soit une quarantaine de tableaux.

 

les dons si petits soient-ils seront bien entendu les bienvenus.

 

Les tableaux seront exposés à Elne à la Galerie de l’IF à la ville haute près de la Porte Balaguer pour les journées du patrimoine tous les après-midi ainsi que les samedis et dimanches jusqu’en Mars 2016.

En dehors de ces journées sur RV au 04 68 22 18 78

 

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** Le musée Palégry a 40 ans : visite pour les journées du patrimoine :

 

  • perpignan-journees-du-patrimoine-a-bientot-40-ans-le-musee-d_616847_516x332.jpg

 

1 / 2

Marc Noetinger anime bénévolement depuis bien longtemps le musée de l'aviation créé par son père Charles, ancien pilote de l'armée de l'air au Mas Palégry à Perpignan. Il maîtrise son sujet sur le bout des doigts (affirmation vérifiée lors d'une visite guidée) et il a ce petit truc en plus qui rend l'exploration passionnante : la passion. Il a de plus la faculté de se mettre à la portée des enfants comme à celle des adultes. Bref, Marc Noetinger fait vivre avec le peu de moyens dont il dispose l'héritage et la mémoire de son père.

 

 

 Marc ouvrira ce week-end les portes de son hangar  et présentera le musée de l'aviation : 

"Sans Thérèse Noetinger (née Jonquères), ce petit paradis des aviateurs n'aurait jamais vu le jour... En effet, c'est en 1964 qu'elle hérite de cette propriété... Charles Noetinger, alors pilote à la 33° escadre de Reconnaissance profitera de son avion d'arme, un Republic RF-84F "Thunderflash" pour survoler et photographier la trentaine d'hectares de vignes situées autour du mas... pour ensuite restructurer son vignoble...

 

 

Prenant un congé sans solde, il deviendra pilote de "tracteur" en Roussillon, terre qu'il ne quittera plus jusqu'à sa disparition subite le 11 juillet 1995. 2016 sera une année riche en événements, nous célébrerons le quarantième anniversaire de la création de ce lieu insolite... hommage à Charles Noetinger, mais aussi à de nombreuses personnalités plus ou moins célèbres du monde de l'aéronautique. Une occasion de mettre à l'honneur des hommes et femmes du département..."

 

Pour découvrir la suite, rendez vous au Mas Palégry samedi 19 ou dimanche 20 septembre de 15 h à 18 h.

 
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* Collioure : CELEBRATION DU MARIAGE DU VIN ET DE L’ART

 

Samedi 19 septembre 2015 au Château Royal de Collioure

Le Patrimoine du XXIe siècle, une histoire d’avenir

L’association «In Vino Création Côte Vermeille» propose aux nombreux visiteurs qui, chaque année à l’occasion des Journées du Patrimoine, visitent le Château Royal de Collioure, un évènement majeur autour du Vin et de l’Art.

Des dégustations des vins de la Côte Vermeille, AOC Collioure et Banyuls, IGP Côte Vermeille

Des rencontres avec les artistes

Une visite du 1er chantier de reconstruction des ouvrages en pierres sèches

Une vente aux enchères d’oeuvres uniques et originales

LE PROGRAMME du samedi 19 septembre 2015

de 11h à 13h30, découverte des Collioure et Banyuls (AOC) de 15h à 16h30, visite du 1er chantier de rénovation (rendez- vous au pied du château)
de 18h à 18h30, vernissage de l’exposition
à partir de 18h30, vente aux enchères des oeuvres des artistes de l’association sur le thème «La bouteille à la mer»

LES ARTISTES

François Bernardi, Francesca Caruana, Charles Darracq, Eliane Fantini, Alain Ferraris, Denis Gleye, Patrice Laouenan, MarieB Leturcq, Fabienne Potherat, Vincent Pulpito, Pascale Vervenne, Jean-Louis Vila, Alain Vilacèque.

LES VIGNERONS

Bertrand de Guitaut, Bruno Duchene, Domaine Carterole, Do- maine de la Casa Blanca, Domaine Madeloc, Domaine Piétri- Géraud, Domaine de la Rectorie, Domaine Saint-Sébastien, Domaine de la Tourasse, Domaine du Traginer, Terre des Templiers, Vinyer de la Ruca.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:56
YOON-HEE
YOON-HEE

*

* ART CONTELMPORAIN : YOON – HEE à la Galerie L'ISBA :

« DRAWING , DRAWING » Exposition 21 mai – 5 juillet 2015

Nous avons le plaisir de vous informer de l'actualité de la galerie consacrée à YOON-HEE et de vous inviter au vernissage le jeudi 21 mai à partir de 18h30 en présence de l'artiste.

Cette exposition propose une sélection d'oeuvres récentes de cette artiste d'origine coréenne qui partage son temps entre Paris, la Corée du Sud et les Pyrénées Orientales où elle a installé son atelier depuis une quinzaine d'années.

Exposition du 22 mai au 5 juillet 2015.
Vernissage le jeudi 21 mai à partir de 18h30.
Visuels et documentation complémentaires à votre disposition sur demande.

Contacts : lisba66@gmail.com
Isabelle Bagnouls 06 75 79 17 – Sophie Phéline 06 71 49 55 27
La galerie est ouverte du jeudi au samedi. 14h -19h et sur rendez-vous.

L'ISBA – 19 avenue des Palmiers – 66000 Perpignan – www.lisba.fr – lisba66@gmail.com

COMMUNIQUE D'INFORMATION – AVRIL 2015

YOON – HEE, artiste d'origine coréenne, est présente sur la scène artistique européenne dès les années 1980, date à laquelle elle choisit de s'installer en france. Profondemment imprégnée de l'histoire de l'art occidental, elle est conquise par le sentiment de liberté et d'inventivité qui caractérise l'art du XXème siècle tout en restant très attachée aux valeurs de son héritage culturel oriental.

Dans toute son œuvre coexiste la radicalité du langage plastique des avants-gardes artistiques des années 70 aux Etats Unis et en Europe ( héritage du « ready-made », Minimalisme, Land – Art,Arte Povera,...), et une sensibilité coréenne qui tend à une grande simplicité basée sur l'harmonie des contraires et sur une parfaite maîtrise de l'espace.

Yoon-Hee s'est imposée en participant à de nombreuses expositions de sculptures et a souvent travaillé à l'échelle du territoire en réalisant des œuvres monumentales, dans une confrontation directe avec la nature et l'architecture.

L'exposition « Drawing, Drawing » est plus particulièrement consacrée à l'aspect graphique de son œuvre.

En effet, elle pratique régulièrement le dessin depuis les débuts de sa carrière et se consacre de plus en plus régulièrement à cette discipline où se joue la concentration et l'expansion de la forme, la maîtrise et le « laisser aller ».

Résultats d'une concentration intense, les dessins sont réalisés dans un rapport de noir et de blanc, sur des formats presque toujours identiques (160 × 120 cm), au pastel tendre, ou avec des pigments. Ils se constituent des « séries » : spirales, projections, cercles, crayonnages, ruisselement...

Yooh-Hee,portrait

L'isba /art contemporain

Isabelle Bagnouls

Sophie Phéline

19, avenue des Palmiers

66000 Perpignan

www.lisba.fr / lisba66@gmail.com /+ 33 (0)4 68 59 41 18


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* PEINTURE/ LES BEAUX-ARTS / Le musée RIGAUD :

Comme tous passionnés, le Cercle Rigaud, les Amis du Musée d’Art Hyacinthe Rigaud, veulent partager ce qui leur tient à cœur, c’est pourquoi, nous sommes heureux de porter à votre connaissance que nous venons de financer l’acquisition de deux superbes Gaspard Rigaud.

Nous venons également de financer la restauration des trois œuvres de Picasso

Ces œuvres seront inscrites dans le parcours du futur musée et seront présentée officiellement courant novembre.

Projets à venir,

-Soutien au financement de la restauration des neuf Raoul Dufy

- Soutien au financement pour l’acquisition d’une grande sculpture d’un artiste catalan ayant une trajectoire inscrite dans le parcours de Maillol et Renoir.

Toutes ces actions sont menées grâce à la générosité de nos adhérents, donateurs, mécènes qui permet de protéger, accroître, faire connaître et aimer un patrimoine qui est le bien de tous.

Le Cercle Rigaud

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**ARCHITECTURE : 5 quartiers de Perpignan reçoivent le label « Patrimoine du XXème siècle :

Jeudi 21 mai 2015, manifestations organisées pour célébrer l’attribution du label « Patrimoine du XXe siècle », à des quartiers de la Ville, par le ministère de la Culture et de la Communication.

Au programme :

-> 11 h 00 : dévoilement de la plaque « Patrimoine du XXe siècle » et remise des plaques aux représentants des édifices labellisés, Allées Maillol.

Départ de la visite commentée en petit train touristique.

-> 12 h 00 : dévoilement de la plaque « Patrimoine du XXe siècle » Place de la Sardane au Moulin-à-Vent.

LE LABEL PATRIMOINE DU XXe siècle À PERPIGNAN

Créé par le ministère de la Culture et de la Communication en 1999, le label du Patrimoine du XXe siècle, distingue des « constructions et ensembles urbains […] dont l’intérêt architectural et urbain justifie de les transmettre aux générations futures comme des éléments à part entière du patrimoine du XXe siècle ».

Ce signalement, exprimé au moyen d’un logotype éloquent, s’accompagne d’actions de sensibilisation des publics, de valorisation et de communication.

La très grande richesse de l’architecture du XXe siècle à Perpignan, sa pluralité, sa diversité et sa qualité a suscité une labellisation exceptionnelle. La Commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) a ainsi souligné l’intérêt patrimonial non seulement d’édifices isolés et d’ensembles constitués, mais aussi de quartiers entiers.

La décision préfectorale du 20 janvier 2015 attribue donc le label « Patrimoine du XXe siècle » à cinq quartiers et huit édifices isolés de Perpignan.

La plupart de ces quartiers s’apparentent à de véritables opérations urbaines et témoignent ainsi de l’histoire de la ville durant ce XXe siècle.

Dès l’orée de ce siècle, l’arasement des remparts Nord va ouvrir la vieille ville, la relier aux quartiers périphériques, la doter d’équipements modernes et l’embellir d’un quartier résidentiel luxueux, accolé au centre ancien et aux espaces de loisirs que sont déjà la Promenade des Platanes et le Square.

Dans les années 1930, le quartier des remparts Sud se développe dans un contexte économique plus difficile, mais bénéficie de la mode de l’Art déco qui lui confère un charme certain.

Entre ces deux opérations urbaines, le secteur de transition de la place Cassanyes et du boulevard Anatole France accueille des équipements de taille, notamment les premières Habitations Bon Marchés et un groupe scolaire ambitieux.

Dans les années 1960, la « ville nouvelle » du Moulin-à-Vent absorbe la croissance démographique, répond à l’arrivée des rapatriés d’Afrique du Nord et offre aux nouveaux propriétaires un confort moderne et un cadre de vie agréable, spacieux et végétalisé.

Si le quartier de la gare ne peut se prévaloir d’une telle planification, il résume à lui seul un siècle et demi d’architecture, de l’arrivée du train au milieu du XIXe siècle à aujourd’hui. La grande variété de son bâti reflète tant la diversité stylistique que la pluralité sociale de ce quartier de riches négociants et industriels comme d’ouvriers.

Mais, la création architecturale du XXe siècle ne se limite pas à ces quartiers : elle fleurit aussi à la périphérie voire en plein centre-ancien, comme en témoignent les huit édifices isolés labellisés. Ils illustrent aussi la diversité des personnalités artistiques et des styles qui composent la riche mosaïque perpignanaise. Le modernisme de Raoul Castan (Maison rouge 41 rue Rabelais), l’Art déco de Charpeil (10 rue de la Barre), le régionalisme d’Edouard Mas-Chancel (2 rue Jean Richepin) s’associent à la synthèse stylistique toute personnelle de l’architecte emblématique Férid Muchir (immeuble 7 rue de la Barre, maisons Maury, Bressac, 14 rue du Jardin d’Enfants), sans exclure une création plus étonnante, la maison Espel d’Abelanet, écho aux « maisons dans la prairie » de Frank Lloyd Wright.

Pour suggérer toute la pluralité que recouvre le « Patrimoine du XXe siècle » à Perpignan, l’inauguration officielle de ce label jeudi 21 mai marquera deux temps, à 11h aux Allées Maillol, sur la « Promenade des architectes » de la première moitié du siècle, et à 12h sur la place de l’Occitanie du Moulin à Vent, dans le cadre de cette « ville nouvelle » des années 1960.

Le Mois de l’architecture 2015 qu’elle introduira, permettra de promouvoir et d’expliciter davantage la richesse de cette architecture du XXe siècle. Au-delà, la programmation d’été s’en fera l’écho, avec des visites « Art déco », à vélo ou nocturnes.

Cette valorisation événementielle s’accompagnera d’une communication pérenne, à commencer par l’édition de deux DUO, collection crée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles en 2010. L’un présentera l’ensemble des quartiers et édifices labellisés, en fournissant des itinéraires de visite. L’autre proposera au jeune public une découverte ludique du quartier des remparts Nord. La Ville s’est pleinement associée à la réalisation de ces ouvrages qui seront bientôt disponibles.

Ces communications et manifestations reflètent la dynamique engendrée par le label « Patrimoine du XXe siècle », une volonté forte et partagée de faire connaître et reconnaître l’architecture XXe de Perpignan comme un patrimoine à part entière.

LE MOIS DE L’ARCHITECTURE 2015 À PERPIGNAN

Piloté par la Direction régionale des Affaires culturelles du Languedoc-Roussillon, le Mois de l’architecture, associe de nombreux acteurs de l’architecture en région.

Sa 3ème édition, du 12 mai au 28 juin 2015, multipliera les approches : expositions, visites, conférences, ateliers, jeux, spectacles…, pour offrir aux publics autant de découvertes possibles de l’architecture. La Ville d’art et d’histoire de Perpignan y participe pleinement.

Cette année, le Mois de l’architecture sera l’occasion d’inaugurer le label « Patrimoine du XXe siècle » que viennent d’obtenir 5 quartiers et 8 édifices isolés de Perpignan, témoins de la pluralité et de la qualité d’une création architecturale et urbaine pérenne.

Une programmation riche et diversifiée permettra aux publics de découvrir ce « Patrimoine du XXe siècle » et ses enjeux, les quartiers et édifices labellisés, les architectures et architectes…

À partir du 3 juin, à la Casa Xanxo, l’exposition « Perpignan au XXe siècle : architectures et modernités », dressera un large panorama des créations urbaines et architecturales de cette période, en présentant un grand nombre de documents d’archives et de photographies.

L’exposition « Férid Muchir, l’architecte », s’attachera plus précisément à l’œuvre de cet architecte emblématique de Perpignan. Son inauguration, le jeudi 21 mai à la Poudrière, sera suivie d’une conférence sur cet artiste prolifique, donnée par les architectes Paul Muchir, Jean Dujol et Bernard Banyuls.

Michèle François, chargée d’études documentaires à la Conservation régionale des Monuments historiques, y présentera le récent classement de la ville de Canet-en-Roussillon.

*Le mercredi 27 mai à la Maison rouge, un Café patrimoine et architectures inédit associera les problématiques de rénovation et de labellisation et permettra des échanges avec le public.

*le 4 juin, à l’Atelier d’urbanisme, Catherine Compain-Gajac abordera la reconnaissance et la protection de l’architecture du XXe siècle ;

*le 11 juin, plusieurs acteurs s’associeront pour évoquer la rénovation du quartier de la gare, à la salle Bolte, où la Carte de Gulliver donnera la parole aux habitants durant toute la semaine ;

*le 18 juin, la Direction de l’Aménagement et de l’Urbanisme de la Ville et l’Atelier d’urbanisme présenteront leur travail en cours de repérage des édifices remarquables à signaler dans le Plan local d’urbanisme ;

*Le 25 juin, la conférence de David Giband, professeur à l’Université de Perpignan, portera sur l’un des quartiers labellisés : le Moulin-à-Vent.

A ces conférences du jeudi s’ajoutent des Ateliers habitat-urbanisme, les mardis de juin aux Archives de la Ville, qui confronteront le public aux diverses sources, plans et dessins d’architectes :

*le 2 juin, Esteban Castaňer-Muňoz, professeur à l’Université de Perpignan, évoquera les architectes de la démolition des remparts Nord ;

* le 9 juin, Michelle Pernelle, Archiviste, dévoilera le fonds des architectes Trénet, père et fils ;

*le 16 juin, Léonie Deshaye présentera son travail de recherche sur le fonds d’archives de l’architecte Graëll ;

*le 28 juin, Claire Muchir, responsable du Musée d’art Hyacinthe Rigaud, parlera de son aïeul, Férid Muchir, un architecte entre ville et villégiature.

Comme l’an dernier, les balades du dimanche intègrent également ce Mois de l’architecture et permettront une visite de différents quartiers labellisés :

la promenade des architectes, le 7 juin ;

le quartier de la gare, le 14 juin ;

le Moulin-à-Vent, le 28 juin…

Deux visites exceptionnelles embarqueront les visiteurs dans le petit train touristique pour un grand tour du « patrimoine XXe siècle », le 31 mai, et une découverte de l’Art déco, le 21 juin.

Visites guidées tous les dimanches, à pieds ou en petit train (les 31 mai et 21 juin).

Une balade introductive, le 24 mai, abordera également les architectes du Moyen Âge à aujourd’hui.

Le jeune public n’a pas été oublié. Deux visites-ateliers, les samedis 6 et 13 juin, permettront aux enfants une découverte ludique du quartier du boulevard Wilson et des façades de la ville.

Enfin, d’autres manifestations s’inscriront dans le cadre du premier festival Perpignan Art déco, du 19 au 21 juin, qui sera plus amplement présenté lors d’une conférence de presse le 4 juin à la Chambre de Commerce et d’Industrie. A cette occasion, un concours de photographie Architectures du XXe siècle est lancé. L’occasion pour tous les amateurs d’affûter leurs regards !

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 11:30
Lettre de Jean-Paul Alduy maire de Perpignan.

Lettre de Jean-Paul Alduy maire de Perpignan.

Hanna Fiedrich et Alain Gélis (photo J.P.Bonnel) - Le 8 AVRIL 2015, à 18 h, entrée libre chez A.Gémis : lectures par Hanna (textes d'elle-même, de Maëla Paul et de J.P.Bonnel), apéritif, dédicaces...
Hanna Fiedrich et Alain Gélis (photo J.P.Bonnel) - Le 8 AVRIL 2015, à 18 h, entrée libre chez A.Gémis : lectures par Hanna (textes d'elle-même, de Maëla Paul et de J.P.Bonnel), apéritif, dédicaces...

Je reviens sur le projet d'Alain Gélis, artiste et propriétaire de la maison natale du compositeur et guitariste aujourd'hui trop oublié, François de Fossa.

A. Gélis consacre son énergie à la reconnaissance, par les autorités locales, mairie (et plus, si Perpignan ne veut pas se décider, en direction du CG66 : au passage, disons que celui-ci devrait aussi s'intéresser à la maison de Jaubert de Passa, ancien directeur du patrimoine au XIX° siècle, désormais en vente, rue Na Pibcarda aussi…).

La maison Gélis/De Fossa est plurielle : maison du musicien, maison du peintre Géli, soubassements préhistoriques (?) : plusieurs musées sont possibles en ce lieu et le propriétaire donne la maison à Perpignan et paie les travaux de rénovation… Peut-opn rester longtemps dans l'expectative..?

Plusieurs spécialistes sont venus…Des élus, aussi : Pierre Parra, avocat et conseiller municipal pour l'urbanisme est emballé , il ne manque que l'accord de J.M.Pujol. M.Pinel, délégué à la culture, est venu lui aussi, mais ne se décide pas : la voix du maire sera décisive ! On attend le choix de M.PUJOL...

En attendant, voici un document, la lettre de J.Paul Alduy, maire précédent, montrant son grand intérêt pour ce lieu culturel et patrimonial … à suivre...

*** J'écrivais dans mon blog :

19 JANVIER 2015

ALAIN GÉLI (3) MAISON DE FOSSA : DE LA PRÉHISTOIRE À L'ART CONTEMPORAIN

Ce reportage sur Alain Géli prend fin avec ce troisième volet consacré à la richesse préhistorique qui dort sous la maison natale du compositeur François de Fossa. J'ai parlé du projet de résurrection du musicien : Alain fait tout pour le vulgariser, il restaure la Casa de Fossa...

J'ai dressé le portrait de l'artiste, ancien élève des Beaux-arts de Perpignan, qui veut donner à la ville un rayonnement culturel international : Perpignan ne peut faire la sourde oreille ! Pas d'argent ? Voyons avec les institutions, le mécénat, les banques, les étrangers… On peut lancer une souscription…

En tout cas A. Géli y croit : il est un peu mystique, il croit à un esprit, à un créateur...

Ce chamans qui vient d'ailleurs a trouvé la maison de fossienne : sept copropriétaires y vivaient; le frère et la soeur ont acheté peu à peu : la maison a été quasiment reconstituée… C'est grâce à Jacques Quéralt, journaliste, poète, philosophe et prof d'art plastique, que Géli a su que ce lieu appartenait au compositeur perpignanais. Avec Henri Carbonneil, ancien délégué municipal, décédé il y a peu, il a lancé le projet; ils sont allés voir J.Paul Alduy; six maisons autour de la place du figuier ont été classées…

Alors revenons à l'éternel, cette possibilité de trésor humain qui nicherait dans la boue millénaire, dans les terres alluviales, dans la préhistoire de ce quartier de Perpignan. Alain Géli a ainsi découvert "par intuition mystique, des pièces préhistoriques, datant de milliers d'années, dénichées dans une agouille ruisselant dans les sous-sols, qu'il ne peut exploiter plus profondément aujourd'hui, faute de droit." (**)

On ouvre des yeux d'enfants (mais je suis incapable de juger du bien-fondé de ces découvertes !) quand Alain nous montre ces sculptures naturelles au coeur des os, ou cet os qui se minéralise, datant de 25000 ans avant J.C. (paléo supérieur équivalent à la grotte Chauvet), ou encore cette tête de bison en ombre portée …

Faut-il faire connaître ceci et donner la maison au peuple catalan, du haut (fondation de Fossa, musée Géli) en bas (la mémoire des hommes et des bêtes) : en tout cas le geste est généreux et participe du désir de "donner à la ville un rayonnement culturel international" !!

Des scientifiques sont venus rue Na Pincarda, alertés par notre hôte. Jean-Paul Cross, archéologue de Béziers, venu reconnaître le matériel… Olivier Poisson a conseillé à A. Géli de s'adresser à la Drac de Montpellier (M. Marchesi); à Paris le service archéologique ne croit pas à la richesse de ce terrain…M. Abelanet est venu ici plusieurs fois : il a affirmé qu'il était trop âgé pour s'en occuper… M. Martzluff a reconnu les pierres taillées, en disant que c'était de l'art et a identifié les choppers…

A. Géli a donné à la mairie le droit de photographier; simplement il garde le droit à l'image, de la même manière qu'il veut garder l'usufruit de la maison.

Enfin, pour la partie plus récente, Olivier Bru, de la ville, a décrit le bâtiment du n° 9 de la rue Foy...

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 10:21
Canigou, montagne laïque, sacrée polémique - Jean Castex et les élections départementales
Jean Castex maire de Prades
Jean Castex maire de Prades

Patrimoine des Pyrénées-Orientales :

Jean Castex, le maire de Prades, ancien conseiller de Sarkozy, a choisi le Canigou, "montagne sacrée des Catalans", pour son affiche ( élections de mars prochain.) On lui reproche d'avoir déformé le CANIGO !

En effet, on ne voit plus le "croc du chien" (étymologie du nom) mais une chaîne himalayenne… Est-ce important..?

Crème renversée ? Crème catalane au goût politicien..? Quand on n'a pas de grandes idées, ni un bon bilan à défendre (département pauvre, beaucoup de RSA, mais aussi beaucoup de gens payant l'impôt sur la fortune…affaire de la caserne des pompiers où des ouvriers sans-papiers ont été embauchés… les 2 millions de la maison du Parc près d'Odette…), on fait dans la polémique...

M.Castex a renversé l'idée conventionnelle de la montagne "sacrée" ? Et pourquoi pas un Canigou laïque ? Et pourquoi cette croix au sommet ? La nature ne doit-elle pas être dépourvue de signes religieux..? Pourquoi pas une mine mosquée près du refuge de Mariailles ou une petite synagogue jouxtant les Cortalets…Tout le monde sera content ! Sacrée montagne !

Oui, je sais : le passé religieux et traditionaliste de la Catalogne…St-Martin du Canigou…L'épopée de Jacint Verdaguer…

( A ce propos, je suggère l'édition bilingue publiée à l'occasion du Centenaire, Privat, 1986 - Terra Nostra publie en 2003 une édition en catalan avec un dossier intéressant, photos et couvertures des éditions successives.)

Oui la religion au coeur de la montagne : le Catalan et la Catalogne ne seraient-ils pas plus dynamiques s'ils se débarrassaient des préjugés et des traditions passéistes de l'ancien temps ..?

* Le Sacré et le CANIGOU :

Wikipedia insiste sur le caractère sacré" de cette montagne :

"Le Canigou est un véritable symbole national en Catalogne, inspirant des poètes comme Jacint Verdaguer (Canigó), ou des chansons populaires : Muntanyes de Canigó, fresques són i regalades.

La forme moderne encore utilisée en catalan de nos jours apparaît en 1300 : Canigó. La prononciation française retranscrite sous la forme Canigou est issue du catalan roussillonnais dont une caractéristique est la prononciation du o fermé tonique (ó) comme un ou (ú), soit en catalan normalisé Canigú au lieu de Canigó.

Le 13 juillet 2012, le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie labellise le site en tant que Grand site de France sous le nom de massif du Canigó, arguant de son caractère de « montagne sacrée du pays catalan » pour adopter la graphie catalane…"

** Politique et CANIGOU :

L'équipe de campagne de la 'majorité départementale' (autrement et mieux dit : les candidats de la gauche sortante) a débusqué le côté renversant du décor des photos officielles des candidats UMP-UDI. Le Canigou, choisi par la droite et son chef de file Jean Castex pour illustrer son slogan : "Le nouveau souffle pour le département !", a été, certainement malencontreusement 'retourné' par un logiciel de retouches photographiques.

Un détail qui n'a donc pas échappé au camp d'en face : "Jean Castex aime tellement les P.-O., il y passe tellement de temps, qu'il ne connaît même pas les alentours de sa commune de Prades", a voulu souligner la gauche dans un communiqué. "Alors qu'il dit habiter au pied du Canigou, il a réussi l'exploit de mettre à l'envers la montagne sacrée des Catalans sur ses documents de campagne !". Un tacle de bonne guerre en attendant que la campagne prenne un peu d'altitude ?

© L'Indépendant

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