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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 17:22
B.Lorquin - Maillol (un des catalogues de la Fondation - Sur la tombe de Maillol : Olivier Lorquin entre M.Solé, maire de Banyuls et M. Moly, conseiller général - Olivier Lorquin et son épouse -
B.Lorquin - Maillol (un des catalogues de la Fondation - Sur la tombe de Maillol : Olivier Lorquin entre M.Solé, maire de Banyuls et M. Moly, conseiller général - Olivier Lorquin et son épouse -
B.Lorquin - Maillol (un des catalogues de la Fondation - Sur la tombe de Maillol : Olivier Lorquin entre M.Solé, maire de Banyuls et M. Moly, conseiller général - Olivier Lorquin et son épouse -
B.Lorquin - Maillol (un des catalogues de la Fondation - Sur la tombe de Maillol : Olivier Lorquin entre M.Solé, maire de Banyuls et M. Moly, conseiller général - Olivier Lorquin et son épouse -

B.Lorquin - Maillol (un des catalogues de la Fondation - Sur la tombe de Maillol : Olivier Lorquin entre M.Solé, maire de Banyuls et M. Moly, conseiller général - Olivier Lorquin et son épouse -

Mort de Bertrand LORQUIN, à 66 ans, fils cadet de Dina VIERNY

 

 

Bertrand Lorquin était conservateur du Musée Maillol, à Paris et auteur de Maillol aux Tuileries et autres monographies sur divers artistes de l'époque...

 

Je l'avais rencontré (handicapé, c'était un homme très discret, loin des médias, travaillant à l'oeuvre de Maillol) avec son frère Olivier à la Fondation D. Vierny de Paris, quand je suis allé faire apporter le manuscrit de la brochure consacrée à Maillol, écrite avec André Roger, lors de la rétrospective de 2000 au palais des Congrès de Perpignan.

 

Dans son bureau à l'étage du musée parisien, rue de Grenelle, accessible par un ascenseur, j'ai regardé Dina lire attentivement tous les textes, au milieu de nombreuses statues et de multiples catalogues, observant si la vérité ("sa" vérité) était bien décrite, avant de signer le "bon à tirer".

 

La brochure fut mise en vente à la fondation, puis Olivier, né en 19249, directeur du musée et désormais seul héritier, décida, selon les dires de Dina, de ne plus exposer ces modestes études.

 

Cependant, la brochure fut exposée et vendue pendant des années au musée de Banyuls, ancien atelier du sculpteur, où il repose désormais...

 

Ces souvenirs à Banyuls (repas à la maison rose, avec Bertha-Maillol et quelques amis...) ont été racontés dans mes recueils "Catalognarts", "Peintres en Catalogne"...

J'adresse mes condoléances à la famille d'O.Lorquin et à celle de Berta-Maillol.

 

JPB

__ 

Né à Paris, Bertrand Lorquin a fait des études de philosophie et d'histoire de l'art. Il est actuellement conservateur du Musée Maillol. Il a collaboré à de nombreuses expositions Maillol dans le monde, Tokyo, Taïwan, Sao Paulo, Baden Baden, Mexico, Valence. Depuis l'ouverture du musée Maillol, Bertrand Lorquin travaille au co-commissariat d'expositions comme Le Nu dans l'oeuvre de Félix Valloton, Diego Rivent et Frida Kahlo, Maillol Peintre, Pierre Bonnard, L'expressionnisme autrichien, l'Ecole de Londres. A participé à la rédaction du catalogue raisonné de l'oeuvre de Maillol. Principales publications : Marcel Duchamp et ses frères, Paris 1988, Maillol aux Tuileries, Paris 1991, Bauchant 1998 et Toulouse Lautrec et l'affiche, Paris 2001.

 

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Maillol, par D.Vierny et B.Lorquin

Fondation Dina Vierny Musee Maillol et RMN, 2001. in4, souple, couverture rempliée, 215p (+ 23p de traduction du texte en anglais en fin d'ouvrage)

 

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Les 2 fils, ayants-droit du sculpteur

 

Artiste connu pour ses sculptures de femmes aux formes rondes et douces, Aristide Maillol est « tombé » dans le domaine public depuis le 1er janvier 2015. Les œuvres du catalan, natif de Banyuls-sur-mer, peuvent donc être reproduites librement mais sans nuire à leur intégrité. Une intégrité que les descendants de Maillol entendent bien faire respecter.

C’est un peu rébarbatif mais rappelons ici quelques notions de droit : une œuvre tombe dans le domaine public quand le monopole d’exploitation sur cette œuvre cesse. Inutile alors de demander au titulaire des droits d'auteur son autorisation préalable pour reproduire ou représenter l'œuvre. Inutile aussi de verser des droits d'auteur. 

 

En France, la durée de ces droits est calculée de la façon suivante : la durée de vie de l’auteur auquel on rajoute soixante-dix années après sa mort ; ces dernières sont calculées  à partir du 1er janvier de l’année qui suit la date du décès de l’auteur.

 

Ainsi pour Aristide Maillol : l’artiste est décédé en septembre 1944. La durée des droits d’auteurs a été calculée à partir du 1er janvier 1945. Nous sommes en 2015, le délai légal des 70 ans est donc achevé. Concrètement, cela signifie que le public pourra prendre en photos les statues de Maillol et les partager librement sur quelque support que ce soit, reproduire des statuettes et même utiliser le nom « Maillol » sans demander l’autorisation des descendants de l’artiste.

 

Pour autant, pas question de faire n’importe quoi. Il existe un droit moral qui est lui, perpétuel, inaliénable. Si la famille de Maillol juge que l’intégrité d’une œuvre de l’artiste est atteinte, elle peut ainsi porter plainte.

 

Pour preuve, ce précédent judiciaire qui concerne justement des œuvres de Maillol. Le 17 janvier dernier, le Tribunal de Grande instance de Paris a condamné le magazine de mode Purple Fashion à verser 100.000 euros de dommages et intérêts. Il avait publié des photos du mannequin Laetitia Casta posant de façon un peu trop érotiques ou en tout cas suggestives sur cinq statues d'Aristide Maillol installées dans le jardin des Tuileries à Paris. Pour la justice le magazine avait "commis des actes de contrefaçon" en publiant ces photos sans autorisation de Bertrand et Serge Olivier Lorquin, ayants droit du sculpteur. La société éditrice du magazine a été condamnée à leur verser 50.000 euros de dommages et intérêts, et la même somme à la société des Auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP), gestionnaire des droits patrimoniaux. De quoi faire réfléchir...

 

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Bertrand LORQUIN, Auteur de nombreux textes :

20 documents

  • Allemagne
    les années noires, [exposition, Paris, Fondation Dina Vierny-Musée Maillol, 31 octobre 2007-4 février 2008]
    Description matérielle : 1 vol. (247 p.)
    Description : Note : Notes bibliogr.
    Édition : Paris : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol : Gallimard , impr. 2007
    Autre auteur du texte : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol. Paris, Annette Vogel, Hans Wilderotter

    disponible en Haut de Jardin
    [catalogue]
  • Aristide Maillol
    Description matérielle : 199 p.
    Description : Note : Titre de jaquette : "Maillol". - Bibliogr. p. 195
    Édition : Genève : Skira ; Paris : Seuil , 2002

    disponible en Haut de Jardin
    [catalogue]
  • L'École de Londres
    de Bacon à Bevan, [exposition, Paris, Fondation Dina Vierny-Musée Maillol, 10 octobre 1998-20 janvier 1999]
    Description matérielle : 239-XV p.
    Description : Note : Textes en français et en anglais
    Édition : Paris : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol : Réunion des musées nationaux , 1998
    Autre auteur du texte : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol. Paris, Jill Lloyd, Michael Peppiatt

    disponible en Haut de Jardin
    [catalogue]
  • Contenu dans : Botero
    Entretien avec Fernando Botero. - Bertrand Lorquin. - [1]
    Description matérielle : 167 p.
    Description : Note : Contient : "Entretien avec Fernando Botero" / Bertrand Lorquin. - Bibliogr. p. 166-167
    Édition : Paris : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol : Hazan , 2003
    Auteur du texte : Fernando Botero

    [catalogue]
  • Erik Boulatov
    [exposition, Paris, Fondation Dina Vierny-Musée Maillol, 21 octobre 1999-20 janvier 2000]
    Description matérielle : 111 p.
    Édition : Paris : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol : Réunion des musées nationaux , 1999
    Autre auteur du texte : Erik Vladimirovič Bulatov, Fondation Dina Vierny-Musée Maillol. Paris, Dina Vierny (1919-2009)

    disponible en Haut de Jardin
    [catalogue]

VOIR LES 20 DOCUMENTS

 

  • La dernière séance
    Bert Stern, dans la collection de Michaela et Leon Constantiner, New York, [exposition, Paris, Fondation Dina Vierny-Musée Maillol, 29 juin-30 octobre 2006]
    Description matérielle : 1 vol. (125 p.)
    Édition : Paris : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol : Gallimard , impr. 2006
    Auteur du texte : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol. Paris

    [catalogue]
  • Jacques Doucet "collagiste"
    Description matérielle : 89 p.
    Édition : Paris : Galilée , 2001
    Auteur du texte : Andrée Doucet
     
  • Maillol peintre
    [exposition, 6 juin-20 octobre 2001, Paris, Fondation Dina Vierny-Musée Maillol]
    Description matérielle : 215-XXIII p.
    Description : Note : Texte français et trad. anglaise à la suite. - Bibliogr. p. 203-207
    Édition : Paris : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol : Réunion des musées nationaux , 2001
    Auteur du texte : Fondation Dina Vierny-Musée Maillol. Paris

    disponible en Haut de Jardin
    [catalogue]

 

Pages dans data.bnf.fr

Cette page dans l'atelier

Sources et références

Voir dans le catalogue général de la BnF

Sources de la notice

  • Marcel Duchamp et ses frères / textes par F. M. Naumann, B. Lorquin, P. Cabanne, 1988
    Aristide Maillol / Bertrand Lorquin, 1994
    Fondation Dina Vierny-Musée Maillol : guide du visiteur / Bertrand Lorquin et Jean-Luc Daval, 1995 [et déclaration de dépôt légal pour la date de naissance]

 

 

 

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 11:59
L'ancienne gare de Perpignan, avant la rénovation et la création de la gare TGV du "Centre du Monde" - La mystique de la gare de Perpi, par Dali - Le wagon de Dali
L'ancienne gare de Perpignan, avant la rénovation et la création de la gare TGV du "Centre du Monde" - La mystique de la gare de Perpi, par Dali - Le wagon de Dali
L'ancienne gare de Perpignan, avant la rénovation et la création de la gare TGV du "Centre du Monde" - La mystique de la gare de Perpi, par Dali - Le wagon de Dali
L'ancienne gare de Perpignan, avant la rénovation et la création de la gare TGV du "Centre du Monde" - La mystique de la gare de Perpi, par Dali - Le wagon de Dali
L'ancienne gare de Perpignan, avant la rénovation et la création de la gare TGV du "Centre du Monde" - La mystique de la gare de Perpi, par Dali - Le wagon de Dali

L'ancienne gare de Perpignan, avant la rénovation et la création de la gare TGV du "Centre du Monde" - La mystique de la gare de Perpi, par Dali - Le wagon de Dali

Le vernissage du lundi 7 janvier 2018 au Couvent des Minimes, en hommage à Dali, mort il y a 30 ans, ne fut en rien surréaliste. La petite salle surchauffée accueillit le microcosme politico-perpignanais, sans chichis, dans le contexte trouble des émeutes socailes des Gilets jaunes, surréalistes émeutiers des années 2018/19...

 

On remarqua peu d'artistes (Michel Pagnoux), peu de spécialistes du Maître (à part Jacques Quéralt, mais pas P. Gifreu, qui n'aime pas les mondanités, ni Erasmy, qui eut la loufoque idée dadaïste de mourir il y a peu...)

 

Le maire s'empara de la parole, après la courte intervention peu éclairante de Jean Casagran et nous fûmes frustrés, sachant que l'ami en sait beaucoup plus qu'il ne le dit…. M.Pujol, donc, parut en forme et de bonne humeur, mais ne dit rien de Dali : il raconta l'origine de cette expo, lors d'un repas, fabuleux sans doute car il fut noté deux fois…

 

Rien sur Dali, ni sur son oeuvre, sur le contexte des photos, sur leurs auteurs, que les relations entre Dali et Perpi…Nada, res, nothing… M.Pujol ne se voulut pas "jupitérien" et déclara que malgré le protocole, on pouvait parler après lui…

 

Hélas aucun connaisseur du peintre ne parla : pourquoi inviter la directrice de la fondation Dali-Gala, si on ne l'invite pas à parler..? On aurait pu au moins la présenter ??? 

 

Expo politique, en fin de compte, puisque la culture se tut, que le bon peuple n'eut qu'à écouter le creux discours du maître de La Loge… L'adjoint à la culture, et le directeur de la culture restèrent silencieux…

 

On en connaît un, dans l'assistance, qui bouillait : l'ancien maire J.Paul Alduy, qui tenta de faire connaître Perpi grâce à Dali; depuis les décorations du hall de l'ancienne gare ont été détruites, le Dali sur le toit enlevé… Ce fut une occasion perdue, encore une, l'occasion unique pour Perpignan d'accéder au titre de "destination mondiale" avec le slogan du "Centre du Monde"…

 

Créer un musée avenue de la gare, au moins un local (celui de la Région est libre) pour accueillir des souvenir, des reproductions, car la ville et le département ont raté l'occasion d'avoir des Dali, la projection du périple de la gare au Castillet, puis à Sant-Vicens, des expos photos : on a décidé de créer un espace Dali aux Minimes, à l'écart du voyage mémoriel à travers la ville…on aurait pu, mais la proximité de Figueres a sans doute freiné l'enthousiasme des édiles…

 

On s'est donc contenté de quelques signes daliniens en ville : après le Dali sur le fronton du Mac DO, le wagon, une caricature pritchardesque, place de Catalogne…la misère, quoi, la vacuité et une inculture généralisée...

 

JP.BONNEL 7/1/2018

* Dali par les photographes de L'Indép

(édition Costa Brava)

 

Dans les années 1960-70, les reporters du service photo de l’Indépendant se rendaient régulièrement à Port Lligat ou Figueras pour alimenter l’édition “Costa Brava” du quotidien. Ces photos montrent l’intimité d’un Dalí pris sur le vif, loin des séances de poses sophistiquées.

 

Chaque cliché est pris par un photographe de L’Indépendant (Jacques Barde, Amado Jover, Jean Roig, Jean Cance…), sur une période allant des années 1950 aux années 1980. La trentaine de tirages, principalement barytés, témoigne tout l’intérêt que Dalí avait pour le département des Pyrénées-Orientales.

 

Organisée par la direction de la Culture de la Ville de Perpignan, la seconde exposition, Dalí Hommage, également inaugurée lundi, est installée à l’espace Dalí, au couvent des Minimes. Elle célèbre le maître du surréalisme mais marque aussi les vingt ans de la création de l’espace Dalí,

ouvert en janvier 1999. Depuis vingt ans, de nombreux grands photographes s’y sont succédé, avec un thème commun, immortaliser Salvador Dalí.

Aujourd’hui, une quarantaine de tirages de grande qualité, tous issus du fonds photographique créé au fil des expositions, montre un Salvador Dalí toujours prêt à capter l’attention de l’objectif qu’il toise.

Les photos sont exceptionnelles, avec des tirages baryté sur différents supports, tels l’aluminium ou montés sur cadre. On y découvre aussi les six lithographies des affiches de la SNCF.

Les deux expositions, Dalí Hommage et Dalí vu par les photographes de L’Indep’, sont ouvertes au public à partir de ce mardi 8 janvier jusqu’au dimanche 31 mars (du mardi au dimanche, de 11 h à 17 h 30 pour l’exposition Dalí Hommage, et du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h 30 pour l’exposition Dalí vu par les photographes de L’Indep’. Entrée libre.

© Midi Libre

Les deux expositions, « Dalí Hommage » et « Dalí vu par les photographes de L’Indep’ », seront ouvertes au public, du mardi 8 janvier au dimanche 31 mars 2019, du mardi au dimanche, de 11h à 17h30 pour l’exposition « Dalí Hommage », et du lundi au vendredi, de 9h à 16h30 pour l’exposition « Dalí vu par les photographes de L’Indep’ ». Entrée libre. Le vernissage des expositions est prévu le lundi 7 janvier, à 17h30 à l’espace Dalí, puis, à 19h au siège de L’Indépendant.

Renseignements au 04 68 66 33 18.

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DALI par J.P.Bonnel

Textes parus dans le blogabonnel ou dans des livres de J.P.Bonnel : Catalognarts- Catalogne en peinture… ou dans des revues (La Semaine du Roussillon - l'Indépendant édition Costa Brava, 1972/73)

 

photo :   chez Dali, à Port-Lligat (Dali et Miss Europe - à droite de Dali, J.P.Bonnel, barbu ! En chemise rouge, le photographe Jean Roig, pour L'Indépendant, articles de 1972 réunis dans le recueil "Catalogne en peinture")

 

* le blogabonnel 21 NOVEMBRE 2012

DALI, RÉTROSPECTIVE À PARIS : IDÉOLOGIES OU IDIOLOGIES DU MAÎTRE ?

La pensée politique  de Dali : “ idéologies ” ou “ idiologies ” ?, par Jean-Pierre Bonnel

Salvador sera tour à tour communiste, anarchiste de droite, franquiste, catholique papiste, et surtout… grand clown médiatique !

 

Le jeune Dali, c’est-à-dire, l’étudiant provocateur de 1925, est dadaïste dans l’âme, à l’avant-garde de la révolution artiste et proche des communistes ; il se lie d’amitié avec Luis Buñuel avec qui il collabore pour réaliser des films iconoclastes et surréalistes, et surtout avec le poète républicain Garcia Lorca, qui sera fusillé en 1936 par les milices fascistes. Ensuite, évoluant à Paris dans le groupe surréaliste dirigé par André Breton, il est l’un des membres les plus  remuants ; cependant, il va vite se heurter à Breton, grand “ pape ” du mouvement et qui adhère avec Eluard et Aragon au Parti communiste : c’est ainsi que l’effigie de Lénine, traitée de façon “ suspecte ” par Dali dans son immense tableau L’Enigme de Guillaume Tell n’est pas du goût d’André Breton et de ses fidèles. 

 

 

Il faut dire aussi –lire les Mémoires de l’ancien trotskiste surréaliste André Thirion- que Salvador n’arrête pas de parler de Hitler, affirmant que “  le dos d’Adolf me paraît très comestible : il faut manger Hitler ! ” Il représente le futur dictateur en… vache qui rit, face au tableau de Lénine ! Le groupe surréaliste estime que les propos de Dali sont dithyrambiques à l’égard de Hitler qui, selon Dali, aurait “ quatre couilles ” ! Le 5 février 1934 au cours d’une soirée loufoque chez A. Breton, et d’un procès inquisitorial, les surréalistes décident d’exclure Dali : “ Il s’est rendu coupable d’actes contre-révolutionnaires tendant à la glorification du fascisme hitlérien. ” S. Dali expliquera plus tard dans “ L’Express ” que sa fascination pour le Führer n’a jamais été d’essence politique, mais philosophique : “ Hitler était un pur masochiste. Il n’a entrepris toute cette action wagnérienne que dans le but inconscient de perdre et de mourir. ” Salvador est exclu mais continue d’écrire à Breton, lui annonçant qu’il fait des conférences antifascistes…

 

André Breton n’arrive pas à démontrer le fascisme en actes de Dali : il finira par l’accuser de “ capitaliste ” et inventera son fameux anagramme “ Avida dollars. ”  Si Dali avait placé face à face les toiles de Lénine et de Hitler, c’est qu’il ne voulait aucun de ces deux totalitarismes : il osait briser le consensus sur les régimes communistes et disait la vérité avant tout le monde ; en même temps, il faisait comprendre, dans cette confrontation insoutenable, qu’il ne voulait pas non plus du troisième individu, “ le pape du surréalisme ”, spécialiste des exclusions et des excommunications…Un autre grand peintre catalan, Joan Miró, qui flirtait à la même époque avec les surréalistes, ne put jamais supporter l’autoritarisme de Breton, “ cette discipline de caserne ” (1929- cf. catalogue de l’actuelle rétrospective du Centre Pompidou) Dali n’était pas communiste : il l’affirme implicitement à travers sa célèbre formule : “ Picasso est communiste, moi non plus ! ” Dali se disait “ anarchiste ”, de droite, sans doute, un anar fait d’égoïsme et d’individualisme, plutôt que d’idéal collectiviste…

 

On peut comprendre l’aspect provocateur de certaines déclarations “ fascisantes ” du Maître de Cadaquès ; cependant, comment accepter que l’auteur de Prémonition de la guerre civile (1936-Musée de Philadelphie) salue d’un joyeux “ Olé ! ” l’annonce, en 1936, de l’exécution de son ancien ami Federico G. Lorca ! Comment accepter que le créateur de Poésie d’Amérique (1943-Fondation Gala-Dali), toile encore prémonitoire et moralisatrice, montrant un Noir, nouvel Adam, symbole d’un monde à naître, horrifié par l’autodestruction irresponsable du frère blanc, se félicite, lors du procès de Burgos, en 1974, de la condamnation des membres de l’ETA à être garrottés par la justice de Franco ? Qu’il soit aristocrate et fait marquis, soit : “ Je suis monarchiste dans le sens le plus absolu du mot ” (Entretiens –1983, édition Belfond- avec Alain Bosquet, avec qui il s’explique sur la Croix d’Isabelle la Catholique, la plus haute distinction espagnole, donnée en 1964 par le dictateur), mais qu’il se prostitue devant le Caudillo parce que celui-ci a réglé les dettes du “ génial Catalan ” contractées lors de son exil luxueux aux USA, cela donne raison à Breton et préfigure la dernière période de Dali, la moins riche en chefs-d’œuvre, mais pléthorique quant aux “ exhibitions ” pensées pour faire de l’argent… 

 

Affichant des sympathies pour les régimes totalitaires, avant de se rallier, de façon peu discrète, après la guerre, au catholicisme romain, Dali a été accusé de “ raciste ” ; il a prétendu en effet, en 1939, que “ le malaise racial domine le monde ” ; comme Pierre Ajame (La double vie de S.D.- Ramsay- 1984), nous trouvons le propos monstrueux, mais : “ Qu’en est-il en 1971, quand il traite Karl Marx de “ cocu ”, pour s’être trompé sur la lutte des classes et n’avoir pas “ prévu la vraie lutte de notre époque, c’est-à-dire la lutte des races ” ?  Plus personne ne proteste… ” Dali va essayer de se racheter et soudain sous le charme de la papauté romaine, se rend auprès de Jean XXIII pour lui exposer le projet d’une vaste cathédrale œcuménique…Le brave pape ne pourra pas trahir un sourire discret. Alors, la religion qui lui reste, en guise d’idéologie ultime, c’est la quête et la célébration de l’argent. Le veau d’or ! Le vrai Dali c’est celui qui fera des faux et signera des feuilles blanches ; c’est “ l’homme-sandwich ” (Philippe Soupault) qui, en faisant de la réclame pour une marque de chocolat, organise sa propre publicité ! Dali l’avoue, avec le cynisme malsain qui le caractérise : “ Je vis à New York parce que je suis au milieu d’une cascade de chèques qui suivent comme une diarrhée. ”, déclare-t-il à André Bosquet. De retour d’Amérique, poursuivi par le fisc et harcelé, il est vrai, par la muse Gala qui exige un train de vie princier, le “ pauvre ” Salvador doit profiter de la société du spectacle et peaufiner son image cathodique ! Il mobilise Walt Disney, les magazines sur papier glacé, il soigne les mécènes de son temps et sa “ statue d’excentrique officiel ”, selon le mot de Michel Braudeau (cf. portrait de Dali dans Le Monde du 31-7-2002) Fortement médiatisé, il devient un produit de consommation, un cendrier, un calendrier, un tee-shirt, une gomme…mais là, encore, Salvador est précurseur, si on considère les produits tirés des artistes et vendus dans les boutiques des musées actuels… L’extravagant est devenu vénal, mais à qui la faute ? A Dali ou à la Société ? Aux deux, sans doute ! 

 

L’image du jeune Dali provocateur et généreux des années 1923/36, depuis sa révolte et son exclusion de l’Ecole des beaux-arts de Figueres, et son séjour aux beaux-arts de Madrid où il se lie d’amitié avec Lorca, jusqu’à la mort du poète andalou, est vite dépassée par la représentation qu’il ne cesse de donner de lui-même : saltimbanque au discours confus et pseudo-érudit ponctué par un accent artificiel censé imiter l’intonation des pêcheurs de Port-Lligat ; il ne pense qu’à créer, de son vivant, sa propre légende, “ sa principale œuvre d’art ”, comme l’écrit le critique Philippe Dagen, le jour de la mort du peintre (Le Monde du 25/1/1989). Derrière ces faux-semblants, il semble que la véritable idéologie de Dali suinte et se donne à sentir dans son unique roman, écrit en 1943 aux USA :Visages cachés (Stock-1944) : roman de la décadence, de l’avant-guerre, aux allures du roman de Huysmans A Rebours, ou aux relents malsains de Notre avant-guerre du perpignanais Robert Brasillach ! Traitant du thème de l’amour-dans-la-mort, il semble que le mythe sous-jacent de Tristan et Iseult traite en fait du roman d’amour de Gala et Salvador ; l’idéologie du “ héros ”, aristocrate très Vieille France se limite à retrouver son patrimoine foncier et à exalter, à l’approche de la guerre, les vertus militaires…Il est évident que ce Dali-là est plus que décevant ! La suite l’est encore plus, avec les délires systématiques et prémédités, malgré cette déclaration sincère de 1974 : “ Tout, en moi, est théâtral ! ” Le lecteur du Journal d’un génie, de 1952, est mal à l’aise devant telle affirmation: “ Hitler venait de mourir d’une manière toute wagnérienne dans les bras d’Eva Braun à Berlin. Dès que j’appris cette nouvelle, je réfléchis dix-sept minutes avant de prendre une décision irrévocable : Salvador allait devenir la plus grande courtisane de son époque. Et je le devins. ” 

 

On peut chercher une excuse finale à la trouble conduite dalinienne, dans le thème du double, qui l’a toujours obsédé.(*) En effet, l’artiste a toujours pensé qu’il n’était venu au monde que pour remplacer le frère que ses parents venaient de perdre prématurément ; d’où l’importance du prénom : Salvador, le sauveur. Dali n’a cessé d’endosser une personnalité autre, de se chercher, de se connaître, de se psychanalyser à travers ses écrits et ses toiles. Evoluant sans cesse entre le bien et le mal, le vrai et le faux, il passe d’une idéologie à une autre, sans vergogne. L’unique ligne cohérente de sa vie, à lire dans ses nombreuses élucubrations et dans ses tableaux d’une technique irréprochable, peut se définir comme “ le connais-toi toi-même ” intime, hélas le plus souvent occulté par l’orgueil, l’exaltation de son génie et la tragique ambition de survivre dans la postérité et de sortir vainqueur de ce combat qu’il avait déjà mené, dans le néant de la prénaissance, ou in utero, à travers son double, son jumeau de frère. Combat avec la mort, bien sûr, et “ ce sentiment tragique de la vie ”, analysé par un philosophe castillan, est aussi inhérent à l’homme catalan, et à l’individu, en général…

Photo : Dali reçu par le général Franco, le 16 juin 1956, en audience au Palais du Bardo.

 

(*) « En 1966, dans une collection intitulée « Lettre ouverte », Dali publie une lettre ouverte à...S. Dali. L'échange de correspondance entre « Dali anarchiste » ou « surréaliste » et Dali « avidadollars »... est l'artifice trouvé pour commenter des opinions qui circulent sur Dali, voire répondre à des attaques qui lui sont adressées, à lui ou à son double, assumer et retoucher l'image que d'autres se font de lui...A ceux qui s'en sont pris à Dali, ou qui l'ont trahi, ce sont plusieurs Dali qui répondent...La manœuvre est rusée... » Catherine Millet: Dali et moi (Gallimard- déc.2005).

 

Note ajoutée après la publication de l'article dans La Semaine du Roussillon, en mai 2004.

 

- - - le blogabonnel 17 DÉCEMBRE 2011

CADAQUÉS DALINIEN EN CHINE

La Représentation De Dali « Cadaqués » Recréée "Grandeur Nature" En Chine !

 

L'oeuvre de Dali 1922 - Huile sur toile-  Kunstmuseum de Bern.

 

Cadaqués doit sa renommée et son enchantement préservé à Salvador Dali qui l’a défendu contre les promoteurs immobiliers.

Ce petit village, à côté de Figueres, ville natale de Dali, a suscité un engouement particulier de la part d’investisseurs immobiliers chinois qui veulent en faire une représentation réelle dans la baie de Xiamen, ville de la province du Fujang en Chine.

 

Des plans sont en cours de réalisation afin de concevoir le projet d’architecture dans la baie Xiamen, selon la représentation artistique de Salvador Dali.

Une équipe de designers, de China Merchants Zhangzhou, conglomérat d’entreprises chinoises développées notamment dans le secteur immobilier, a visité le village espagnol de Cadaqués. A l’appui de nombreuses photographies, des relevés topographiques et des reproductions cadastrales ont été réalisés. Toutes ces données permettront de reconstituer fidèlement ce village dans la baie chinoise. Quelques 10.500 kilomètres séparent le village espagnol et la ville de Xiamen.

Cette idée de représenter le village de Dali est née d’une volonté touristique, destinée à concevoir une station balnéaire pittoresque et aux accents méditerranéens. Plus de 400.000 m2 seront nécessaires à la réalisation de cette copie typique ou atypique.

 

- - -le blogabonnel 25 AOÛT 2015

LIEU INSOLITE : LE WAGON DE DALI (CÉRET, PERPIGNAN, FONT-ROMEU) - ERASMY - JEAN-CLAUDE CARRERE (UNE JOURNÉE DE GALA)

 

Lieu insolite : Le "Wagon de Dali" est enfin arrivé à Perpignan  (1965/2015)…après un tour de France, après Font-Romeu...

 

La première phase de l'été dalinien dans les Pyrénées Orientales s'est  terminée le 28 juillet, à Font-Romeu. Près de 4.000 estivants enthousiastes sont montés au site grandiose du prestigieux Grand Hôtel pour visiter le "Wagon de Dali". Ils ont pu découvrir au passage le cadre architectural classé du "paquebot des cimes", ouvert exceptionnellement aux peintres régionaux du mouvement créatif "Les Héritiers de Dali" et au grand public. 

 

Perpignan la dalinienne va entrer dans la danse surréaliste pour entamer un mois d'août brûlant, promis à des animations délirantes. Le "Wagon de Dali", principal témoin du voyage historique de Dali dans le Roussillon, est d'ores et déjà arrivé. 

 

Amené le 29 juillet depuis Font-Romeu sur le plateau du camion-grue de la société Padrosa de Figueras, ce fourgon hybride a été déposé dans l'après-midi sur la Place de Catalogne, face à la gare de Perpignan, située à l'autre extrémité de l'Avenue du Général de Gaulle. 

 

Salvador Dali y est passé le 27 août 1965 avec sa muse Gala dans une calèche, ovationné par une foule euphorique de 10.000 personnes. Il faut savoir que le fabuleux fruit du passage triomphal de Dali par la principale station ferroviaire du Roussillon fut un tableau, une oeuvre monu-mentale de 406 x 295 cm, intitulée "Le Mystique de la gare de Perpignan", présentée officiellement à New York en décembre 1965. (Photo Jacques Barde, L'Indépendant  1965)  

 

Dans ce tableau emblématique en forme de croix de Malte, le génial artiste catalan a reproduit un étrange véhicule  rail-route, bardé de codes chiffrés. C'est le "Wagon de Dali", unique symbole ferroviaire de l'oeuvre de Dali. Dans le cadre de mes recherches sur les sources de l'inspiration dalinienne, j'ai retrouvé le fourgon-modèle en 1986 sur la gare de tri de Saint-Assiscle, grâce à l'aide de la Préfecture des P.O. et aux indications du propriétaire, les Transports Raymondis (dont le nom figure sur la toile). A l'époque, le véhicule, déclassé et laissé à l'abandon, était en très mauvais état et servait de refuge à un clochard. 

 

Des projections culturelles constructives ont voulu que ce véhicule bizarre soit réhabilité et transformé - à mon initiative - en espace culturel vivant. De 1995 à 2013, le "Wagon de Dali" a circulé en Europe comme "plus petit espace surréaliste du monde", véritable antenne mobile de la gare de Perpignan. La carrière de ce fourgon surréaliste avait commencé en 1995 comme attraction touristique du "Triangle dalinien" à Rosas sur la Costa Brava (E). La tournée européenne s'est achevée en décembre 2013 par un accueil officiel au Grand Palais  des Champs-Elysées. Le rayonnement de cet espace populaire est en fait un reflet magique de l'incomparable "phénomène Dali", qui continue depuis 1989.   

 

J'ai  veillé à ce que ce véhicule-modèle de 1965 soit présent en 2015 à Perpignan pour figurer au centre des célébrations à titre de témoin majeur des commémorations daliniennes. A l'heure actuelle, j'ignore le programme d'animation réservé à cet espace culturel représentatif. L'intérieur du "wagon" est décoré d'une douzaine de reproductions des principales oeuvres picturales de Dali. (*)

 

En plus, le fourgon est accompagné d'une magnifique réplique du tableau "Le Mystique de la Gare de Perpignan" de 1965, réalisée par Kodak-France aux dimensions originales (406 x 295 cm). Bref, cet ensemble iconographique exceptionnel a pour objectif d'ouvrir l'univers créatif de Salvador Dali au grand public des Perpignanais et aux estivants du mois d'août. 5O ans après le passage du Maître, son wagon-modèle de-viendra un incontournable "lieu de mémoire", qui attend  des milliers de visiteurs en mal d'émotions surréalistes.

 

(C) Roger Michel Erasmy, le 29.7.2015

**PERPIGNAN : le « Wagon de Dali » 

Le « Wagon de Dali » est stationné depuis 16h sur la place Catalogne à Perpignan. Le témoin historique du voyage triomphal de Salvador Dali de 1965 est donc maintenant en place, face à la gare de Perpignan, dont il fut depuis 1995 l’antenne mobile en Europe.

 

- - - le blogabonnel, le 9 JUILLET 2012

LE PÉRIPLE DE DALI DU 27 AOÛT 1965 - 2 : À PERPIGNAN

 

 La calèche de Dali à Perpignan -Réception à sant-Vicens (photos de R.Julia- Ville de Perpignan)

 

Il fallait désormais rendre hommage au "Centre de monde", à ce lieu ferroviaire, noeud pictural et financier unique, par où transitaient les chefs-d'oeuvre du Génie, en partance pour l'Europe entière !

 

On emprunta donc un train, affrété spécialement pour l'occasion, un wagon de marchandises transformé en décor baroque, et on arriva vite à Perpignan. Auparavant, les foules pressées aux arrêts d'Elne et du Boulou, purent apercevoir le couple installé dans un fauteuil posé sur un tapis d'ocelot : ils faisaient, depuis la vitre du côté droit, ouvert pour le voyage mémorable, de grands signes aux foules frénétiques venues les voir, l'espace d'un soupir...

 

    A quelques encablures de Perpinya, on troqua le peu poétique Diesel qui amenait l'inqualifiable cortège pour une loco diaprée : pavoisée de drapeaux catalans, elle pénétra enfin dans l'antre mythique du "Centre du Monde" ! Dali et Gala ne s'égarèrent pas dans la salle des pas perdus : une réception préméditée et solennelle les accueillit, avec les discours de bienvenue des élus et un échange rapide avec le Docteur Pagès, savant local, grand théoricien de la gravitation; les micros et caméras enregistrèrent cette phrase superbe de Dali : "La gare de Perpignan devait servir de point de rencontre à nos deux cerveaux."

 

    Le discours hyperbolique, dans la cour de la gare, ne fut hélas, sauvegardé par aucun média social, culturel ou convivial, twitter, youtube et facebook dormant encore, en cette année mémorable, dans les limbes... Seuls, quelques photographes intrépides du quotidien L'Indépendant, purent capter des image mémorables du Maître ! La foule Hénorme, Gala et le capitaine Moore firent silence, puis le trio de l'Ampurdàn se glissèrent dans une calèche, comme à Céret, même si la sobriété, à l'exception de la baratine écarlate du conducteur ! Parmi les Perpignanais ébahis et heureux, le cortège descendit l'avenue jusqu'à la Place de Catalogne, puis se rendit au centre historique de la cité catalane : place Arago, la Loge, la rue Louis Blanc et le Castillet... Avant d'atteindre le porche de l'ancienne porte médiévale, la calèche fit halte devant la bijouterie citée plus haut : je vis alors une jeune fille apporter une bague ornée d'une mouche (déplacée de Gérone..? ) d'or et de grenat (bien de la ville de Perpignan, ciselée par les artisans des ateliers Ducommun !). Ce bijou était destiné au doigt de Gala, qui apprécia sans doute l'objet d'art symbolique. Je vis le Maître donner un tendre baiser à la jeune fille, fière de frôler ainsi les joues mates et la moustache érectile du peintre !

 

  La station suivante était située dans les jardins de Sant-Vicens, haut lieu des artistes et artisans roussillonnais : on parla, en ce lieu, d'apothéose ! En effet, le propriétaire, Firmin Bauby, la foule fidèle et la cour esthète firent une aubade au génie de Port-Lligat : la cobla accompagna les pas daliniens en direction du patio; là, une estrade, recouverte d'un immense tapis fleuri et dressée avait accueilli deux rouges fauteuils royaux parés de velours... Le théâtre surréaliste n'aurait été complet sans un décor composé d'objets faisant référence à l'oeuvre picturale, une cage d'osier renfermant un rossignol en céramique, un chou-fleur disproportionné et la présence de nymphes virginales et de jeunes éphèbes désirables... En outre, deux adorables filles en collants noirs apportèrent un brasero de cuivre somptueux : l'encens qui en émanait conféra alors une dimension mystique au discours unique de Dali : il s'agissait d'une interminable logorrhée, à l'accent dadaïste et catalan, tissé d'onomatopées, de vocables insolites et de borborigmes indéfinissables... 

 

  La foule émerveillé en eut pour son argent ! Les danseurs du Roussillon pouvaient alors ouvrir les bans et inviter les curieux à un vernissage roboratif ! Les jardins s'animèrent grâce aux danses traditionnelles et au masticage de dents alléchées par les tables qui regorgeaient d'anchois, de    et de vins Muscat... Dali ne montrait pas la moindre émotion et couvait d'un oeil égaré la belle réception... Tout ne fut que féerique, surréaliste, métaphysique et gastronomique !

 

  Le Maître et sa douce amie ne repartirent qu'après la cérémonie des cadeaux : parfum de grande marque, pendule en céramique et captation de l'événement -pour l'éternité- grâce aux nombreux techniciens de la télévision qui avait tenu à préparer une émission, diffusée quelques jours plus tard dans les lucarnes locales...

 

   Ce fut, en ce mois d'août 1965, la seule apparition populaire et collective du Maître dans les hauts-lieux de la Fidelissima via de Perpinya...

 

**** à suivre : Dali à la gare de Perpignan en 1963 - Dali et la politique : idéologie ou idiologie - Chez Dali à Port-Lligat - etc...

   (articles publiés par J.P.Bonnel dans "L'Indépendant, édition Costa Brava - dans "La Semaine du Roussillon" - dans les recueils "Catalogne en peinture" et "CatalogARTS" 

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 10:10
Les Jaunes veulent la lune : ils ont raison ! - Romain GRAU écrit aux gilets, aux retraités, etc - Cinéma espagnol - Trabucaires - Annick Dauliach - Camilla Wills
Les Jaunes veulent la lune : ils ont raison ! - Romain GRAU écrit aux gilets, aux retraités, etc - Cinéma espagnol - Trabucaires - Annick Dauliach - Camilla Wills
Les Jaunes veulent la lune : ils ont raison ! - Romain GRAU écrit aux gilets, aux retraités, etc - Cinéma espagnol - Trabucaires - Annick Dauliach - Camilla Wills
Les Jaunes veulent la lune : ils ont raison ! - Romain GRAU écrit aux gilets, aux retraités, etc - Cinéma espagnol - Trabucaires - Annick Dauliach - Camilla Wills

Editions TRABUCAIRE :

 

Agenda Décembre 2018

  • le samedi 8 décembre 2018, de 10h à 12h
    Thuir // Librairie Presse Papier
    // Dédicace d’Éliane Comelade
    Karine de la librairie Presse Papier de Thuir accueille Éliane Comelade pour une séance de dédicace autour de ses ouvrages sur La cuisine catalane (volume 1 & volume 2)
    Librairie Presse Papier, 6 avenue Mitterrand à Thuir
  • le samedi 8 décembre 2018, à 14h00
    Céret // Médiathèque
    // Conférence de Laurent Fonquernie sur le Grenat de Perpignan
    Laurent Fonquernie donnera une conférence sur le Grenat de Perpignan, suivie d'une dédicace de son dernier ouvrage Grenat de Perpignan. Le bijou sang et or 
    Le livre sera en vente sur place avec la Librairie Le Cheval dans l'Arbre
    Médiathèque "Ludovic Massé" de Céret 
  • Le samedi 8 décembre 2018, à partir de 17h00
    Argelès-sur-Mer // Médiathèque Jean Ferrat
    // Conférence de Jean Dauriach autour de son ouvrage Au front et chez nous. Le quotidien de la guerre 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales
    Le Casal de l'Albera accueille Jean Dauriach pour une conférence autour de 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales et une présentation de son dernier ouvrage Au front et chez nous suivie d'une dédicace.
    Médiathèque d'Argelès-sur-Mer (Espace Liberté, rue du 14 juillet, village)
  • le vendredi 14 décembre 2018, à 17h30
    Perpignan // SASL
    // Conférence de Pierre Torrès "La catalanité du Grenache"
    Caserne Galliéni (Angle Rue Rabelais et Rue de l'Académie, Perpignan)
  • le samedi 15 décembre 2018, de 10h à 12h
    Thuir // Librairie Presse Papier
    // Dédicace de Laurent Fonquernie Grenat de Perpignan. Le bijou sang et or
    Karine de la librairie Presse Papi
  • er de Thuir accueille Laurent Fonquernie pour une séance de dédicace autour de son ouvrage sur Le grenat catalan (sept. 2018)
    Librairie Presse Papier, 6 avenue Mitterrand à Thuir 
  • le mardi 18 décembre 2018, à partir de 18h
    Saint-Estève // Théâtre de l'Etang
    // Soirée "Entre guillemets" - Présentation au public des ouvrages récemment parus (édités par des maisons d’éditions départementales) en présence des auteurs et de leurs éditeurs. Il y aura des interviews, des lectures d’extraits d’œuvres et des commentaires des ouvrages... À la fin de la séance d’une heure et demie, le public pourra acheter les ouvrages sur les stands des éditeurs et se faire dédicacer les œuvres par les auteurs, le tout autour d’une collation offerte par les RDV et une cave départementale, parrain de la manifestation.
    Avec Chelsea Cunningham et Jean Dauriach pour ce qui concerne les Éditions Trabucaire
    Théâtre de l'Etang à Saint-Estève

 

Exposition Camilla Wills à une,une,une

Camilla Wills 

du 8 décembre 2018 au 18 janvier 2019

Vernissage le vendredi 7 décembre 2018 à 18h30 

What is fantasy without a visual?

une une une

25, rue des Augustins

66000 PERPIGNAN

FRANCE

Avec le soutien de: Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, Mairie de Perpignan, Terra Remota,

IPIH, INB Trading, Cinémovida, Sofruce, CP Audit, Nada, Domaine des Sarradels.

 

 

 

6, 7 et 8 décembre 2018
au Théâtre de l'Étang

 

 

"Le cinéma espagnol contemporain"

 

 

 

 

À la mort de Franco en 1975, le cinéma espagnol n’est connu en France que grâce à deux cinéastes : Luis Bunuel et Carlos Saura. Après des décennies d’isolement, d’autocensure et de frustrations, c’est le temps de la Movida, dans les années 1980, dont la figure tutélaire est Pedro Almodovar, dont le dernier film est Julieta (2016).

 

À partir des années 2000, même si tous ces cinéastes continuent à réaliser des films, le cinéma espagnol met aussi sur le marché des films pornographiques et des films d’horreur en grand nombre. Pourtant un genre va s’imposer, le thriller.

 

Notre choix s’est porté sur deux films de ce type : L’Accusé de Oriol Paulo (2016) et Appel inconnu de Dani de la Torre (2015), sur une comédie dramatique de Cesc Gay,Truman (2016) et sur un film qui donne du bonheur, L’Olivier de Incían Bollaín (2016). 

Enfin, puisque la Catalogne est toujours dans l’Espagne, nous présenterons un film catalan, version catalane sous-titrée en Français, Pa Negre de Augustí Villaronga (2010), un drame rural (comme disait F.G. Lorca), vu à travers les yeux d’un enfant. Les quatre autres films seront en version espagnole sous-titrée en Français.

 

 

 


Cinq films et une conférence :

 

 

Attention : le film "Truman" initialement prévu le jeudi 6 décembre à 20h30 a dû être déprogrammé. Voici la nouvelle programmation de cette session des Toiles.

  • Jeudi 6 décembre, 18h 30 – Conférence : Alejandro Amenábar(par Alain Arthozoul)
  • Jeudi 6 décembre, 20h 30 – Film : La isla mínima (2014 - 1h 44 - VOSTF)
  • Vendredi 7 décembre, 20h 30 – Film : Pa negre (2011 - 1h 48 - VO-catalan-STF)
  • Samedi 8 décembre, 14h 30 – Film : Appel inconnu (2015 - 1h 36 - VOSTF)
  • Samedi 8 décembre, 17h – Film : L'accusé (2017 - 1h50 - VOSTF)
  • Samedi 8 décembre, 20h 30 – Film : L'olivier (2016 - 1h 39 - VOSTF)

 



Festival LES TOILES parrainé par 

 

 

 

Festival LES TOILES en entrée libre et gratuite

 

Renseignements : www.rdvse.fr - rdvse@rdvse.fr - 06 72 80 39 86
Facebook : Les-rendez-vous-de-saint-esteve

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 11:03
Tableaux de M.-Rose Tourné et témoignages - Expo photo à Céret - Au front ...
Tableaux de M.-Rose Tourné et témoignages - Expo photo à Céret - Au front ...
Tableaux de M.-Rose Tourné et témoignages - Expo photo à Céret - Au front ...
Tableaux de M.-Rose Tourné et témoignages - Expo photo à Céret - Au front ...
Tableaux de M.-Rose Tourné et témoignages - Expo photo à Céret - Au front ...
Tableaux de M.-Rose Tourné et témoignages - Expo photo à Céret - Au front ...
Tableaux de M.-Rose Tourné et témoignages - Expo photo à Céret - Au front ...
Tableaux de M.-Rose Tourné et témoignages - Expo photo à Céret - Au front ...

Tableaux de M.-Rose Tourné et témoignages - Expo photo à Céret - Au front ...

Marie-Rose Marmé Tourné

 

 

C'est une artiste née. Son goût de la couleur, de l'harmonie, de la plastique…font de son rouvre un hymne à la beauté, à la lumière et à la vie.

 

Avec son graphisme élégant et sûr, elle traduit dans ses tableaux la sérénité qu'elle recherche dans son coeur.

 

Romantique avant tout, passionnée de musique et de poésie, elle a choisi de se consacrer à la peinture, puisant l'inspiration au contact du réel et de l'imaginaire, fixant sur ses toiles les instants éphémères des couleurs d'une fleur, de la pose de son chat ou du regard d'un enfant…

 

à suivre...

*Jean DAURIACH : 

 Je vous invite à nous retrouver Samedi 3 novembre 2018 à 18h

                                                                   Salle Noé haut ,à Villeneuve la Rivière 

                                                       J'aurai le plaisir de vous présenter mon nouveau livre 

                                Au front  et chez nous

                                 Éditions du Trabucaire 

                                                                     et d'évoquer les grands évènements de 1918,

                                                                             de l'Armistice à la Paix Victorieuse

 

**LAGRASSE : Les auteurs

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Accueil > Le banquet d'automne 2018

Le banquet d'automne 2018

 

Association Le marque page - Du 02/11/2018 au 04/11/2018 - Lagrasse

 

Le banquet d'automne 2018 : du 2 au 4 novembre

Cette manifestation est signataire de la Charte des manifestations littéraires en LR.

Contact :

La Maison du Banquet et des générations

Courriel :

lamaisondubanquet@orange.fr

Téléphone :

04 68 91 46 65

Adresse : Abbaye publique BP5

11220 Lagrasse

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 10:55
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne
No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne

No te olvidare, tableau de Martine Horgne - Portrait (à droite) par Magdalena JULLIARD - Toiles de Martine H. (C) M.Horgne

Martine Horgne, 

une artiste en quête d'humanisme et d'identité

 

 

Cette femme est une curieuse, au sens positif du terme, une voyageuse, une créatrice qui commence tous ses travaux, peinture, musique…par l'écriture. Elle réfléchit, elle se documente avant de se lancer dans une aventure artistique. Elle sent, surtout : douce et sensuelle, elle peut aussi avoir des paroles dures, car elle croit en ce qu'elle fait. 

"Je suis un paradoxe sur pattes !", aime-t-elle dire. 

 

Elle sent par le corps, par la danse, par le mouvement perpétuel. Puis l'affectif et l'intellectuel se mêlent…

 

"Je ressens des vibrations : les gens qui viennent me voir ou me contactent m'apaisent, me font passer un moment agréable, en riant…J'adore faire l'idiote et m'inventer un personnage !"

 

Martine est une voyageuse, dans les mots, les images, les rêves. Dans la réalité aussi, puisqu'elle a travaillé pendant des années comme hôtesse de l'air et a visité les cinq continents…

 

A présent elle cherche à se créer un langage -elle n'aime pas le mot "style" - tout en travaillant le sens.

La forme débute par le vagabondage dans la tête : "Enfant, je partais dans des rêveries sans savoir où j'allais. Ensuite, plus tard, je leur donnais un sens…"

 

Pour concrétiser et conserver les traces de ses voyages, elle accumule les carnets, où courent les empreintes de ses vagabondages…

 

Martine voyage d'abord dans la littérature et les arts : il n'y avait pas de musique chez ses parents. Alors, la mélodie, la chanson, elle allait les chercher, elle les inventait, puis elle les transformait : "Je trouvais des voix, des harmonies."

 

Le voyage réel, de par la planète, ce fut donc grâce à son métier, dans les airs : chef de cabine, elle pouvait choisir ses destinations et visiter les pays pendant vingt ou trente jours ! Et elle choisissait l'équipage !

 

C'est avant tout le "voyage dans l'humain", à travers la culture des gens, leurs rites, leurs traditions, qui la passionnent.

Elle goûta à la civilisationn des îles, autour de Tahiti, sur les traces de Gauguin et de la population : "J'ai élargi les points de vue. Ce qui m'a inspiré, ce fut la spintanéité des autochtones. 

En Calédonie, aussi, et en Australie, aux Iles Wallis et Futuna, à travers les cultures thaïlandaise et pakistanaise…Sans oublier l'Egypte, qu'elle traversa jusqu'à assouan. "A présent, je rêve de me rendre au Japon…"

 

Un autre de ses voyages très personnels se déroule dans l'univers des danses rituelles : elle a toujours aimé l'espace de son corps, la liberté qu'il trouve dans ce moment unique et indéfinissable où on ne se sert plus de son cerveau. La danse pure, le mouvement spontané, le libre-arbitre corporel : 

"J'improvise, je ne conçois pas de chorégraphie..."

 

Quand le corps, les mains se mettent à peindre, c'est instinctif. Avant d'utiliser le logiciel "Paint", Martine trace des croquis, qu'elle ne respecte jamais, par la suite. Elle peut travailler ensuite une toile, un collage, une peinture sur mur, sur carton… Enfin, vient le tour de l'ordinateur : elle n'utilise jamais l'algorithme, elle place l'Homme au centre de tout, elle esquisse un dessin assez figuratif, mais bizarre, car inventé de toutes pièces…

 

A partir des couleurs, elle crée des images : chacune d'elles est une création : elle a ainsi donné vie à 250 images (montrées à Liverpool et à la Casa musicale de Perpignan) sur le sida, en travaillant à son projet primordial "Identité et utopie". 

 

Le fil conducteur de ce travail est un personnage peu défini. 

Elle a choisi un personnage, une sorte de "héros", en s'emparant d'un feuilleton télévisuel qui racontait, dans les années 1970, les aventures d'un agent secret britannique. 

C'est le numéro 6. Un héros positif car "il ne veut pas être un numéro, mais être ce qu'il est : il n'y a rien de plus subversif ! Il ne veut pas agir contre son éthique. C'est un idéaliste comme Don Quichotte, mais en plus pragmatique !"

 

Après avoir montré ses toiles à l'Art muséum de liverpool : "Behind the window"… Après des résidences d'artistes à Paris, Los Angeles, au centre d'art atonal d'Irlande… Après les diaporamas d'images lumineuses… Après les peintures sur ardoises, la voici en pays catalan. 

 

Elle n'arrête pas de prendre des notes, de parler avec les gens, de regarder, de s'inspirer de la rue, de développer un travail sur la lumière et le contraste, sans jamais entrer dans la facilité du figuratif…

Dans quel but..? Pour se chercher et chercher un vocabulaire à soi. Elle écrit sur les tableaux des lettres, des mots, des phrases, des chiffes, tout un code, un langage en apparence ésotérique mais qui, pour elle, a du sens. A nous de trouver les significations latentes… 

Martine aime jouer avec les différents codes, comme pour ne pas obéir à la dictature de la technique convenue, aux règles de l'orthographe imposée, aux truismes de la langue commune…

 

Ce qu'il faut déceler dans ces espaces colorés, ce sont avant tout les sentiments, les sujets de société, la révolte face aux fanatiques de l'identité religieuse ou politique, aux barbaries du monde, à la tragédie des migrants. 

 

Sa peinture, qu'on croit songeuse, virtuelle, désengagée, est au contraire saturée de réalité.

 

Et pourtant Martine signe : "M. et rêve "…

 

 

Jean-Pierre Bonnel

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 11:36
Que d'EAU ! Dixit R.QUENEAU - Aller à Banyuls (images sous-marines) ou à Saint-Cyprien (Lumières de Jean Labelie) ? La nuit des librairies à Barcelona -
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Que d'EAU ! Dixit R.QUENEAU - Aller à Banyuls (images sous-marines) ou à Saint-Cyprien (Lumières de Jean Labelie) ? La nuit des librairies à Barcelona -
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QUE d'EAUX !!!

 

Festival images et visages de Méditerranée

 

Visages et Images de Méditerranée : le festival Off à partir du 5 octobre

Visages et Images de Méditerranée, premier du nom, festival du film documentaire sur la Méditerranée et ses peuples, se déroulera du 17 au 20 octobre à Banyuls-sur-Mer.

Cet événement vise deux objectifs : mieux faire connaître la Méditerranée et ses peuples ; créer du lien entre les scientifiques, des documentaristes et le grand public.
D’ici là, un festival Off débutera le 5 octobre et se poursuivra durant les deux prochaines semaines sur de nombreux points du territoire Albères-Côte Vermeille-Illibéris.
A l’affiche : balades commentées de sites naturels, conférence, projections dans plusieurs salles.

Bain de forêt
Samedi 20 octobre à 10h
Venez expérimenter le «Shinrin-Yoku» (ou bain de forêt) en famille avec Marc Berne, thérapeute en énergies ! Une méthode made in Japan pour commencer le week-end en toute sérénité ! Rendez-vous à 10h à la médiathèque de Collioure et co-voiturage (attention, seules les voitures surélevées, style utilitaires ou monospace passeront sans dommage) jusqu’à la forêt de la Massane, ou 10h30 directement à la forêt. Apportez votre pique-nique pour continuer à partager ce moment.
Sur inscription : Collioure (04 68 82 49 73) ou Port-Vendres (04 68 82 25 79)
Organisé par les médiathèques de Collioure et de Port-Vendres

Projections
Capitaine Morten et la reine des araignées
Morten rêve de prendre le large à bord de La Salamandre, avec son père le Capitaine Vicks, mais il doit rester à terre chez l’autoritaire Annabelle. Avec son complice Stinger, Annabelle veut s’emparer du bateau de son père, persuadée qu’il cache un trésor de pirates. Pour déjouer leurs plans, Morten va être entraîné dans une aventure fantastique. Réduit à la taille d’un insecte par un magicien farfelu, c’est dans le monde de la Reine des araignées qu’il va devoir conquérir ses galons de capitaine.
Un film de Kaspar Jancis et Riho Unt
Mercredi 17 octobre - 14h30
En présence de Cinémaginaire
Durée : 1h 16 min
À partir de 6 ans
Goûter d’inauguration avec les enfants - 16h
Mercredi 3 octobre à 15h à Argelès-sur-Mer, cinéma Jaurès
Vendredi 5 octobre à 18h à Saint-Genis-des-Fontaines, salle polyvalente
Mercredi 10 octobre à 15h à Elne, cinéma Vautier
Dimanche 28 octobre à 15h30 à Port-Vendres, cinéma Vauban
Mercredi 31 octobre à 14h30 à Saint-André, salle des fêtes
Organisées par Cinémaginaire

Projections
L’homme dauphin
En 1988 sort Le Grand Bleu, un film qui s’inspire de l’histoire de Jacques Mayol. Ce plongeur en apnée jusque-là quasi inconnu devient soudain une star internationale. Son histoire a influencé toute une génération de jeunes gens dans leur manière d’appréhender la mer. Un voyage pour découvrir ce que fût la vie de cet homme et l’héritage qu’il a laissé.
Un film de Lefteris Charitos
Mercredi 17 octobre à 17h à Argelès-sur-Mer, cinéma Jaures
Mercredi 17 octobre à 21h à Elne, cinéma Vautier
Organisées par Cinémaginaire

Projections
Paysans de la mer, paraules de pescadors
L’histoire de l’aménagement du littoral de la Côte Vermeille montre des choix difficiles. Une tradition liait pêcheurs d’anchois et vignerons, avec les barques catalanes à voiles. Or le tourisme fut choisi contre la pêche, avec la mise en place d’une aire marine protégée. Le cinéaste donne la parole aux témoins passés et présents de Collioure, Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer ou Argelès-sur-Mer. Si l’affaiblissement des quantités de poisson et le blocage de la pêche au thon menacent la pêche locale, certains s’accrochent.
Un film de Bernard Arnauld et Estelle Gras
Mercredi 10 octobre à 20h30 à Sorède, salle des fêtes
Jeudi 11 octobre à 21h à Elne, cinéma Vautier
Samedi 13 octobre à 20h30 à Saint-André, salle des fêtes
Présentées par le Parc naturel marin, en présence du réalisateur
Organisées par Cinémaginaire

***Que d'EAU ! Dixit R.QUENEAU - Vous irez à Banyuls (images sous-marines) ou à Saint-Cyprien (Lumières de Jean Labelie) ? La nuit des librairies à Barcelona - 

 

En 2013, j'avais rencontré Jean Labellie, grâce à Guillaume Lagnel et Bernard Cabanes, et écrit un texte. Extrait :

 

Jean Labellie sur le chemin vertical d'EUS 

 

Exquis Poucet rêveur

 

Jean Labellie a trouvé l'itinéraire qui mène du réalisme (pays minéral, chemins pierreux faits de pavés) au mysticisme : verticalité du village, tour de galets de rivière, vitraux d'église, Eus sous la montagne du prieuré de Marcevol...

 

   Les strates de la vie vous mènent à l'expérience. On choisit ou pas ces périodes, ces moments de souffrance ou de joie, semblant presque dérisoires avec le recul de l'âge, quand seuls comptent le présent à jouir et l'avenir peu sûr à envisager, à organiser ou à craindre...

 

Il y eut l'origine de la peinture avec ce premier tableau, le portrait du grand-père dans le Cantal, près d'Aurillac... L'influence, à vingt ans, de Villon, un des frères Duchamp : l'hôtel du parc, situé en face des Buttes-Chaumont, peint dans une chambre de bonne; la propriétaire était auvergnate : un autoportrait en noir et vert, très ressemblant, en 1939 : "J'étais maigre comme un clou !" 

 

Il y eut, il y eut... Et le passé défile, résumé dans le grenier-atelier de la maison d'Eus : les années soixante ont donné naissance à des toiles gestuelles... A côté, celle-ci est datée "09.08" : peinte en août ou en 2008 ? Les gammes, les influences : le loup se construit en croquant tous les moutons qu'il peut... Une vue de Paris, rue Ménadier, aux Buttes : le figuratif est toujours à l'incipit de l'itinéraire !

 

Le hasard, aussi ! 

... (voir dans le "blogabonnel", 2013.

- - -

Je remercie Jacques Quéralt pour me laisser publier son texte récent sur le peintre exposé ce vendredi à Saint-Cyprien :

 

Met Barran > Messages octobre 2018 > JEAN LABELLIE à SAINT-CYPRIEN

19 OCTOBRE 2018

JEAN LABELLIE à SAINT-CYPRIEN

C'est une bien belle affiche que propose la ville de Saint-Cyprien aux amateurs d'art de toute la région en accueillant aux Collection Saint-Cyprien l'un de nos peintres majeurs et doyens: JEAN LABELLIE. Aussi discret que courtois et fidèle en amitiés que ce soit dans son Cantal natal, région où il a laissé son empreinte dans des lieux sacrés, que dans le département, à Perpignan qui le reçut avec honneur en l'Espace Maillol de son palais des Congrès et en Conflent, et dans ce village haut-perché d'Eus, où il a résidence et atelier. Oui, le maître d'Eus, JEAN LABELLIE -le cantalois catalan- à Saint-Cyprien (PYrénées-Orientales). Il y vient avec ses couleurs, ses galets, sa poésie des "carrers" (mot catalan signifiant "rues"), sa philosophie des chemins (et d'un cheminement intérieur). Un monde du silence et de bruissements de rayons de soleil. C'est une longue trajectoire que celle de JEAN LABELLIE, soutenue, davantage  que par des théories, par le plaisir de peindre un oeil sur les paysages d'alentour et un oeil sur leur recréation sur la toile. Une trajectoire également soutenue par son amour de la poésie (et de l'ellipse), de la musique (et de la note juste), du cinéma (et du jouer vrai). La force principale de la peinture de LABELLIE est double: un engagement toujours élégant et -la plupart du temps- serein et joyeux; une liberté de propos dans un langage épuré, loin d'un quelconque naturalisme ou surréalisme.

J.Q.

Le vernissage de l'exposition Jean LABELLIE dont le titre - à orientation philosophique et d'une tonalité d'un autre temps- est l'être et l'essence aura lieu le vendredi 19 octobre à 18 h aux Collections Saint-Cyprien village). L'exposition restera en place jusqu'au 30 décembre et sera ouverte du mardi au dimanche de 14 h à 18 h 30.

 

 

Nit de les Llibreries. Dijous 18 d’octubre (Barcelona)

De 20.30 a 23 h

Llibreries de Barcelona. A peu de pàgina, Abacus (Balmes), Al·lots, Animal Sospechoso, Antinous, Barra/Llibre, Bolibloc, La Caixa d’Eines, Casa Usher, Calders, La Central de Mallorca, La Central del Raval, Espai Contrabandos, Gigamesh, La Impossible, Laie (Pau Claris).

En el marc de la Ciutat Oberta Biennal de pensament , el Gremi de Llibreters programa per aquest dijous  entre les 20.30 i les 23 h, la primera Nit de les Llibreries de Barcelona. Hi prendran part una vintena d’establiments de diferents barris de la ciutat, que organitzaran activitats relacionades amb la temàtica de la Biennal i que tindran com a finalitat la descoberta de la llibreria com a centre d’interès crític, proper, central, obert cada dia de l’any, així com la visibilització de l’assaig, el pensament i les arts. Els que us acosteu a alguna de les llibreries participants aquella nit hi trobareu presentacions de llibres, tallers, xerrades o conferències, entre altres iniciatives.

La Ciutat Oberta Biennal de pensament es durà a terme del 15 al 21 d’octubre, l’organitza Barcelona Cultura i és una invitació a pensar, implicar-se i experimentar. Constarà de debats, concerts, xerrades i performances amb la intenció, aquest 2018, de connectar el debat sobre el paper de les ciutats d’avui amb els grans reptes de la societat contemporània.

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 09:17
Nus de DUFY - Maillol et une "Ile de France" -
Nus de DUFY - Maillol et une "Ile de France" -
Nus de DUFY - Maillol et une "Ile de France" -
Nus de DUFY - Maillol et une "Ile de France" -
Nus de DUFY - Maillol et une "Ile de France" -

Nus de DUFY - Maillol et une "Ile de France" -

DUFY

fin de l'expo à Perpignan

 

Il fallait tout de même voir les séjours de Raoul à Perpignan dans le musée Rigaud agrandi et rénové, restructuré : on a dit de méchantes choses sur ces deux hôtels particuliers réunis et  particulièrement saccagés pour être conformes aux normes de la technologie et aux règles de la mode et de la modernité...

 

En fait, une majorité de visiteurs le trouvent très agréable, lumineux, spacieux...et c'est vrai, quand on ne sait rien du passé du patrimoine, on peut aimer cet espace aseptisé...

 

Dufy donc, futile et facile, au trait léger, mais agréable à regarder, avec ces lumières, ces paysages, ces natures mortes... Son trait inachevé, indéterminé, volatile, montre sans se lasser l'atelier, la rue Jeanne d'Arc, la place Arago, la console, le cargo...

Et des nus de femmes, avec des variantes, debout, allongée, sans tête...et quand elles en ont une, le visage est à peine esquissé, les yeux sont aveugles et dans une sorte de spasme douloureux (voir le deuxième tableau de cet article)...

 

Nus étranges, nus nuls ... et on se rue sur Maillol et cette esquisse de L'Ile de France donnée par le regretté Claude Massé... Peu d'erreurs, c'est parfait à part le "violon-celle" dans un cartel...Quant aux petits formats de la collection de Maître Rey, le promeneur désorienté dispose enfin d'un "cartel consultable sur place", ce qui manquait lors de l'ouverture, en 2017.

 

Revenir à Dufy et à son Collioure de 1941, à l' encre de Chine et gouache...où la gouache ? Tableau venue de la "galerie Dina Vierny", qui n'existe plus, ni le modèle de Maillol, ni le minuscule local de la rue de Seine... De même, dans le Portrait d'Yvonne Nicoleau, de 1940, il est noté "aquarelle" alors qu'il s'agit de gouache...non ??

Une agréable balade, quoi qu'il en soit !

 

JPB, 6 octobre 2018

 

Conférences au Rivage des Arts


L’association Rivages des Arts reprend ses activités le mardi 9 octobre à 17 h au Palais des congrès par une conférence du professeur Carrera sur la littérature catalane pendant la Grande Guerre, puis le mardi 13 novembre sur « Les Initiés de l’an mille à nos jours » par J.-J. Bedu.
Participation de 8 € pour le buffet.
Contact : 15 rue Cloche-d’Or ou tel 06 95 68 31 05.

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 10:46
Joseph Maureso - Musée de Lodève -  La culture ne vaut rien (Barcelona)
Joseph Maureso - Musée de Lodève -  La culture ne vaut rien (Barcelona)
Joseph Maureso - Musée de Lodève -  La culture ne vaut rien (Barcelona)
Joseph Maureso - Musée de Lodève -  La culture ne vaut rien (Barcelona)
Joseph Maureso - Musée de Lodève -  La culture ne vaut rien (Barcelona)

Joseph Maureso - Musée de Lodève - La culture ne vaut rien (Barcelona)

Peinture : Faune, fais-moi peur !

 

Faunes et satyres

Musée de Lodève jusqu'au 7 octobre, du mardi au dimanche (10h/18h)

 

Il faut revenir à Lodève, vous en profiterez pour revoir le Salagou, faire un crochet vers une grotte, un oppidum, un cirque à la Navacelles, un cimetière de Templiers...

 

Ces images du faune de l'Antiquité à Picasso, ces deux cents oeuvres étonnantes constituent une expo de culture, d'histoire culturelle. Les représentations scabreuses de ces Faunes et satyres, mi-hommes, mi-animaux, par des illustres ou des inconnus, expriment la part maudite, l'inconscient, la frustration des humains : à travers l'ivresse, la bacchanale, ce fou d'homme, exalte ses pulsions sexuelles. L'individu banal peut devenir un violeur, l'ivrogne se mue en monstre capable d'une bestialité criminelle ...

 

Les érotiques de Picasso s'achèvent en partouzes, en scènes orgiaques : tout est permis alors et, parfois, la femme est consentante : examinons les tableaux de Gervex et Cabanel !!! On est loin de #metoo...

 

Avec les yeux brillants de la nymphe. Avec ce sourire qui en dit long de la blanche jeune fille, aux allures de vierge, mais à l'esprit rêveurs de stupre...

 

On a le réflexe réactionnaire (vraiment ?) de parler de morale : faut-il montrer ces représentations de violeurs d'assassins, alors qu'il en court déjà pas mal dans nos contrées..? Par chance, très peu de très jeunes viennent à l'expo... Les scolaires de la région y sont-ils conduits..?

 Ils seraient, par moi, éconduits, ou alors, en amont, très fortement instruits et prévenus ...

 

Le musée, comme celui de Perpignan, le H. Rigaud, a été "relooké", modernisé, mis aux normes glaciales de la technique et de la mode : l'hôtel ancien a perdu, dans les salles, beaucoup de sa séduction. Cependant le contenu est passionnant : les salles sur la préhistoire, l'évolution du paysage environnnant de l'Hérault...

 

Il faudra donc y adhérer puisque nos responsables prennent nos sous pour défigurer le patrimoine... Lodève, on t'aime !

 

JPBonnel

                                                                                

Culture ne vaut rien !!! (échos de Barcelona)

 

 

BAM 2018. Del 21 al 24 de setembre (Barcelona) 

Amb més de vint anys de trajectòria (va néixer l’any 1993), el Barcelona Acció Musical (BAM) és ja un festival de referència que descobreix els talents emergents de la música dance, electrònica, rock o pop de Catalunya i del món. Marc Campillo ..Més informació



MUSIK al PARC 2018. Diumenge 23 de març (Terrassa)

El passat mes de juny s'havia de celebrar al Parc de Vallparadís el primer festival Musik al Parc, però la pluja caiguda aquest dia va impedir la seva celebració. Nova data: aquest diumenge 23 de setembre. L'esdeveniment tindrà lloc entre les onze de  ..Més informació

 

I aquests són els festivals que no us podeu perdre.
Els "Recomanats de LCNVR"




Inauguració temporada NAUB1: Concert de Roba Estesa. Dissabte 5 d'octubre (Granollers) ..Més informació




Concert de Ferran Palau. Diumenge 14 d'octubre (Terrassa)   ...Més informació

 

Concurs nit + circuit termal per a dues
persones al Balneari Vichy Catalan

 

Família! Ja tenim la guanyadora del nostre concurs: DIANA MOYA. Moltes felicitats!!

... i la resta no patiu. En breu us comunicarem més concursos amb fantàstics regals!


 

EXPO J. MAURESO du 5 au 20 octobre Cave Escoffier d'ALENYA

 

 

INVITATION :

 

et si l'autre était toi

serais-tu troublé

inquiet

rassuré

serais-tu incrédule

curieux

étonné

peut-être imperméable

distant

agressif

si cet autre était toi

lequel serais-tu

 

Evelyne Maureso

 

??????????????????????????????????????????

 

- - -

Vendredi 28 Septembre à 18h00 Librairie Torcatis

 

Autour des artistes Hélène Peytavi, Anne Slacik, Richard Meier et de l’écrivain Jean Gabriel Cosculluela et en leur présence,

 

signature de PARTITA et des JARDINS, premiers titres de la nouvelle collection Face à Main de Voix Editions,

Yves Olry sera présent avec les estampes qu'il a réalisées pour le livre de Jean Gabriel Cosculluela NOUER, aux Editions Color Gang.

 

Lectures des textes par Jean Gabriel Cosculluela.

 

 

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 08:22
Affiche (Clara Claus) -  Expo à Banyuls (Hélène Peytavi) - Colloque WB à Marseille - Fonds W.Benjamin, médiathèque d'Argelès (photo: Clarisse REQUENA)
Affiche (Clara Claus) -  Expo à Banyuls (Hélène Peytavi) - Colloque WB à Marseille - Fonds W.Benjamin, médiathèque d'Argelès (photo: Clarisse REQUENA)
Affiche (Clara Claus) -  Expo à Banyuls (Hélène Peytavi) - Colloque WB à Marseille - Fonds W.Benjamin, médiathèque d'Argelès (photo: Clarisse REQUENA)
Affiche (Clara Claus) -  Expo à Banyuls (Hélène Peytavi) - Colloque WB à Marseille - Fonds W.Benjamin, médiathèque d'Argelès (photo: Clarisse REQUENA)

Affiche (Clara Claus) - Expo à Banyuls (Hélène Peytavi) - Colloque WB à Marseille - Fonds W.Benjamin, médiathèque d'Argelès (photo: Clarisse REQUENA)

Photos : Affiche (Clara Claus) -  Expo à Banyuls (Hélène Peytavi) - Colloque WB à Marseille - Fonds W.Benjamin, médiathèque d'Argelès (photo: Clarisse REQUENA)

 

Destination BANYULS et Marseille : journées commémoratives Walter Benjamin

 

Dates pour l'association W.Benjamin

 

* ce samedi 22 septembre, à partir de 17h, vernissage (*) de l'exposition d'Hélène PEYTAVI, "Traversées"  dans le hall de la mairie. Exposé, apéritif, entrée libre.

 

* 26 septembre, 18h : André ROGER et JPBonnel présentent le livre de la lauréate du Prix de l'essai 2018 : Anne Roche. 

Hall de la mairie, où a lieu l'exposition d'Hélène Peytavi (*) pour l'association W.Benjamin. entrée libre.

 

* Samedi 29 : à 11h, réception d'Anne ROCHE,   lauréate du prix de l'essai 2018, en la mairie de Banyuls, avec M.Le maire J.Michel Solé, des représentants du CD66, du CML, des adjoints à la culture de Collioure, Port-Vendres…la lauréate, son éditeur, André Bonet.

 Discours, remise de la médaille de la ville, dédicaces...Lecture d'extraits par l'acteur Dominique DELPIROU.

 

Apéritif offert par la municipalité.

 

* 5 décembre, 18h15 : café littéraire sur le thème de la guerre (Jünger, W.Benjamin…) par André Roger. Aux 9 Caves, 1er étage, à Banyuls, entrée libre.

 

- - -

(*) Exposition d'Hélène PEYTAVI, "Traversées"  dans le hall de la mairie du 16 au 30 septembre.  Vernissage le samedi 22,  à 17h à la mairie de Banyuls, précédé d' une présentation de sa démarche en lien avec l'association W.B. sans frontières + signature de MOUNTAINS AND SEA (édité par Richard Meier)

Exposition d' Hélène Peytavi

 

 

Nous remercions la mairie de Banyuls pour nous avoir prêté ce hall spacieux et lumineux, avec vue sur la mer, côté cour ou plutôt rue, et, côté jardin, sur la statue de Maillol, au coeur de la pelouse.

 

Je remercie l'artiste, catalane, venue de Paris pour installer et surveiller, son expo, placée sous l'égide de l'association W.Benjamin sans frontières.

 

La mer, c'est ce qu'a voulu représenter, de façon abstraite, mais lyrique, Hélène. Cependant, il s'agit d'une Méditerranée hostile, dévoreuse d'hommes, qui, depuis 4/5 ans, a englouti quelque 40 000 migrants !

 

La toile noire ou d'un bleu profond dégouline de sang et laisse apercevoir, par endroits, des espaces rouges…Plaies, stigmates...

 

La mer, si bleue, ici à Banyuls la lumineuse, est rouge entre Syrie et Turquie, entre Irak et Italie… L'Europe se ferme, comme cette mer close au milieu des terres, et c'est l'Espagne, si proche, qui accueille à présent les exilés.

 

Je pense que ces gens désespérés ne viennent pas en Angleterre ou en France pour toucher le RSA, voler notre boulot ou violer nos femmes et nos enfants…Ils recherchent l'accueil, cette antique hospitalité chère à la Grèce…Ils cherchent la liberté, la paix, avant, pour beaucoup, de revenir au pays, tels des Ulysse fatigués par l'odyssée tragique…

 

La peinture d'H. Peytavi est ainsi un art engagé, un geste politique, au sens noble.

Et sociologique avec ces photocopies d'écolier, témoins de l'apprentissage du français par ces sans-papiers qui veulent s'intégrer. Ils seront riches de cette nouvelle langue, (et n'oublions pas avec W.B. grand traducteur, grand passeur de langues, que les parlers communiquent et s'enrichissent entre eux, grâce à la traduction), et la garderont même s'ils peuvent regagner un jour la Syrie, l'Erythrée, le Yémen, etc…

 

La démarche est par là éthique et des plus louables. A vous d'apprécier l'esthétique et l'installation, qui de manière abstraite et concrète à la fois, veut mettre l'accent sur un phénomène actuel, mais en fait millénaire !

 

Les traversées, les odyssées, les radeaux de la Méduse et du désespoir ont toujours existé, hélas. Pour utiliser un vocable cher à W.Benjamin, qui traversa, lui, les Pyrénées de banyuls à Port-Bou, appelons-les "Passages". 

 

JPBonnel         22/9/2018

Convention entre la médiathèque d'Argelès et l'association Walter Benjamin (Banyuls), don en 2016

*deuxième don le 10 octobre 2018 à 10h, en présence de M. Pierre AYLAGAS, président de la communauté de communes, d'adhérents, des amis de la bibliothèque... Entrée libre, venez en nombre pour voir les nouveaux livres !!!

 

Président : Jean-Pierre Bonnel (06 31 69 09 32)

 

* 2016 : Liste de livres offerts par l'association

 

-Ecrits autobiographiques (titre 137, C.Bourgois)

 

-L'oeuvre d'art à l'époque… (Allia éditeur)

 

-Ecrits français (Folio essais °418)

 

-Essais 1 (1922/34) - Denoël "Médiations"

 

-Oeuvres 3 (Folio essais n° 374)

 

-Sur le haschich (C.Bourgois)

 

-Critique et utopie (Rivages)

 

-Rue à sens unique (Allia)

 

-Expérience et pauvreté (Payot)

 

-Correspondance de WB (Aubier 1)

 

 

*Sur W.Benjamin:

 

-Adorno : sur WB (Allia)

 

-Adorno : Amorbach (Allia)

 

-Livre en espagnol de Carlos Taibo : "WB, la vida que se cierra-Madrid)

 

-WB les ailes de la pensée (Colloque 2015 de Céret- Alter Ego éditeur)

 

-H.Arendt : WB (Allia)

 

-J.P.Bonnel : WB et A.Machado, deux destins à la frontière (Les Presses littéraires)

 

 

**Oeuvres de/sur WB à la médiathèque d'Argelès

 

-Daniel BENSAID : WB, sentinelle messianique (Plon, 1990)

 

-J.Michel Palmier : le chiffonnier, l'ange...

 

-J.P.Bonnel : Le chemin ultime de W.Benjamin (Cap Béar)

 

**2018 : à suivre...

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 10:29
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)
Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)

Serge Kamké chez lui, brd Clémenceau, à Perpignan, en 2014 (photos Jean-Pierre BONNEL)

Mort de Serge Kamké (5 sept. 2018)

 

Rencontre avec le peintre Serge Kamké

 

J'avais rencontré Serge Kamké à l'occasion du vernissage de la rétrospective Martin-Vivès à Saint-Cyprien. Je lui ai parlé de mon projet de livre sur la "mémoire culturelle" en Roussillon-Catalogne. Intéressé, cet homme discret, modeste, m'a donné rendez-vous chez lui, à Perpignan.

 

L'appartement, qui s'ouvre sur un grand boulevard du centre-ville, est aussi l'atelier de l'artiste. Je suis accueilli par la gentillesse et un grand soleil de février... 

 

Nous allons dérouler l'existence longue et riche de ce peintre figuratif sensible à toutes les nuances de bleus et privilégiant la représentation de personnages immobiles.

 

* Cet artiste, installé depuis des décennies à Perpignan, né à Toulouse, est parisien, d'origine nordique et catalan d'adoption par ses parents, et a passé son enfance et son adolescence à Barcelone.

 

Issu d'une famille du Nord de la France, il été élevé au Sud, en Catalogne. Barcelone était à l'époque une ville très cosmopolite... 

 

Il n'était pas programmé pour venir à Perpignan; il a passé son enfance à Barcelone. Cette ville est, avec Paris et Toulouse, un des meilleurs souvenirs. "J' aime Perpignan parce que c'est le lieu où je réside. J'aime les villes, les musées, les galeries de peinture; je vais très souvent à Toulouse, à Paris ..."

 

Au lycée français de Barcelone, S. Kamké apprend à côtoyer des collégiens de nationalités très différentes. Il découvre la peinture en observant le savoir-faire de son oncle, le peintre Georges Kamké, qui venait, de Paris. Serge Kamké est attiré par le dessin; il entend parler de la célèbre salle Parès de Barcelone, d'artistes catalans, ainsi Santiago Rusiñol.

 

Puis c'est l'horrible guerre civile en Espagne, suivie de celle de 1939/45 : ces événements tragiques perturbent de fond en comble son existence familiale...

 

Arrivé en France à la suite des événements, il subit alors les années noires. Après la guerre, il reprend ses études aux Beaux-arts, aux académies libres...Il découvre les galeries parisiennes et fréquente la "Grande Chaumière".

 

"A l'âge de seize ans, je suis confronté à la guerre civile de 1936 en Espagne. Le consulat nous a conseillé d'aller en France et là je suis mobilisable, mais non mobilisé ! Je n'ai pas eu vingt ans, je n'ai pas connu ce bel âge... A la fin de la guerre, j'avais vingt-six ans...

 

Après toutes ces années terribles, je me suis remis totalement au dessin et j'en ai vécu, jusqu'à ma nomination aux Beaux-arts de Perpignan, sur concours."

 

En Roussillon, il se lie d'amitié avec Jean-Jacques Prolongeau et Roger Maureso, deux grandes figures de l'art roussillonnais...

 

"Je ne dirai pas de mal du Perpignan culturel, bien au contraire, étant ancien professeur à l'Ecole des Beaux-Arts. Au début, nous étions quatre, puis vingt-cinq, vingt ans plus tard... J'ai éprouvé des difficultés pour m'intégrer; puis je me suis adapté... Les Catalans ? Quand on a des amis ici, ils sont fidèles...

 

J'ai été reçu à un concours d'Etat, après la guerre; j'ai commencé à enseigner au collège Jean Macé; j'aime la pédagogie...

 

Ensuite, avec Prolongeau, l'école de dessin s'est transformée en Ecole des Beaux-Arts, très appréciée dans tout le bassin méditerranéen. J'appréciais en particulier mes collègues Germain Bonel, Huguette Béziat, Gony, très gentils... qui sont devenus des amis..."

 

Serge a été nommé professeur titulaire, sur concours, aux Beaux-Arts; enseignant la discipline des arts graphiques dans laquelle le dessin est roi; il demandait à ses élèves des dessins au crayon très précis. 

 

"Mme Béziat elle voulait, par exemple, que l'on dessine un artichaut coupé en deux : c'est formidable, un artichaut ! Ou des squelettes de poissons : ça devient des monstres ! Elle faisait dessiner à partir d'éléments naturels; il fallait les analyser et traduire par le dessin ce que l'on voyait...", explique S. Kamké.

 

"On travaillait aussi à l'aquarelle, à la gouache,à l'acrylique, avec des outils agricoles rouillés... On se familiarisait avec les différentes techniques.

 

Je suis resté plusieurs décennies aux Beaux-Arts; j'y ai créé l'atelier d'arts graphiques et j'ai organisé des expositions et quelques événements dans le cadre de l'école ; sur le livre, les jaquettes, le grand art et l'affiche, en m'inspirant des Suisses et des Russes, qui ont compris qu'on pouvait être à la fois peintre et publiciste..."

 

J'ai exposé dans une galerie pour la première fois à Paris, puis à Perpignan, à la galerie de "La main de fer"; ensuite à la salle Arago, qui a peu à peu décliné...

 

Bien plus tard furent créées les galeries de Thérèse Roussel,  de Madame Gueynoun, avec L'Olympe, de Roger Castanl, avec la Castangalerie, puis la salle basse du Palais des Congrès, la Maison de la Catalanité...

 

J'ai connu et apprécié Manolo Valiente, Balbino Giner... J'ai aussi connu Maître Marius Rey, un personnage extraordinaire, amoureux fou de la peinture et ami des artistes : sa collection de tableaux miniatures se trouve au musée Rigaud.

 

Une de mes toiles de très petit format figure dans la collection du musée Rigaud; c'est Martin Vivès qui avait acheté deux de mes tableaux pour Rigaud : il adorait recevoir des artistes chaque samedi soir, dans le Didi's, sa villa de Canet-plage; il a hébergé des peintres qui sont devenus ses amis...

 

Il était aussi correspondant d'un journal d'art, qui avait quelques centaines d'abonnés. Il participe tous les ans -depuis trente ans !-  à l'événement "Art en Capital", au Grand-Palais, à Paris : "Voyez les catalogues, avec les tableaux exposés à cette occasion : "Le retour", "Les menhirs"...

 

"Ma peinture est figurative, libre; je suis classique sans être académique. Je ne transforme pas le sujet; ma peinture, parfois, est presque abstraite... Je ne raconte pas d'histoires : pas de narration, pas de message à délivrer, mais une suite de réactions, d'impressions, ou de sensations...

 

Je place dans le tableau quelques personnages car cela donne une échelle dans le paysage... Mes personnages sont souvent des figures sévères, silencieuses, mais figées..."

 

S. Kamké a aussi donné parfois des cours de dessin, à l'atelier boulevard Clémenceau : "A présent, je suis égoïste, je travaille pour moi... »

 

La peinture, aujourd'hui, ce sont les petits formats, en attendant que les doigts veuillent bien fonctionner à nouveau ! Il y a eu une évolution dans ma peinture : elle naît à présent de lieux mystiques, austères, minéraux...J'ai l'air "rigolard" en apparence, mais on a tous deux faces opposées... J'aime beaucoup la montagne, le ski; cependant, depuis un an, je regrette de ne pas pouvoir m'adonner à cette passion... 

 

J'exalte, dans ma peinture, le silence et la solitude; mes personnages ont l'air mutiques, inhibés... Au départ, avant de commencer un tableau, j'ai une sensation : une sorte de sévérité...

 

Jean-Pierre BONNEL

Perpignan, 11 février 2014

 

(texte à paraître avec d'autres "Rencontres" : mémoire culturelle du Pays catalan (si un éditeur est intéressé...)

RENTRÉE DU CML

 

AUX SOURCES DU « GRAND BLEU »

 

Jean-Marc Barr et Francine Kreiss donneront une conférence, aujourd'hui à partir de 14h30 à la CCI

 

La saison du CML débute par une rencontre grand-public avec les deux parrains du Visa Off, l’acteur Jean-Marc Barr et la championne de l’apnée Francine Kreiss, tous deux passionnés de photographie. En 1988, Jean-Marc Barr a été révélé par « Le Grand Bleu ». Dix ans plus tard, il réalise « Lovers », son premier long-métrage. Entre les deux, l’acteur français d'origine américaine , symbole d’une génération, a pris goût à la photographie. Une passion pour l’image qui est vitale pour lui. Après le succès du Grand bleu il a tout de suite réalisé « que si je me prenais au sérieux, écrit-il, je me tirerais une balle dans la tête ». Le cinéma est pour lui un travail. Alors, il a fallu qu’il cherche d’autres activités pour accompagner ses envies. Il trouvé la photographie à ce moment-là. Lors de sa conférence, il  évoquera les clichés de son exposition « East/West » qui nous offre une série de photos prises avec un Leica M6. Tranches de vie saisies sur le vif, il nous fait partager ses moments de vérité. Rire, enfant, couple, amour, voiture, ses photos parlent de lui, de nous, l’émotion y est palpable. Jean-Marc Barr dédicacera son livre de photos personnelles  « Instantanés » (Gallimard).

Francine Kreiss, championne d’apnée, photographe et journaliste française, évoquera lors de la conférence les clichés de son exposition « My Wild Office », qui est un tour d’horizon de son « bureau » mouvant. Son travail est sans fioritures : « Je plonge en apnée, sans bouteille, sans moyen pour respirer, sans lumière, autrement dit sans artifice autour » confie l’artiste. « Je montre ainsi vraiment, uniquement, ce qu’on peut voir quand on plonge avec un masque et un tuba. » 
Elle vient de publier un premier livre plein de mystères, « Le squale » (Cherche-Midi). Le récit de cette fascination entre une femme de haute moralité et un meurtrier était incroyable. Le livre démarre sur un curieux hasard, dans un bar du port d’Hyères. Un homme accoste notre narratrice (plongeuse en apnée de renommée internationale) pour lui soumettre une idée de récit sur Toussaint Recco, un plongeur légendaire qui officiait en corse à Propriano… Véritable thriller du réel ce roman nous offre dans une langue fabuleuse un face-à-face sidérant qui nous emporte au-delà du bien et du mal. 

Entrée libre 
 
 
Emmanuelle Malé
Administration du CML - Secrétariat des Prix Méditerranée
CML - Hôtel Pams - 18 rue Emile Zola - 66000 Perpignan
Tél. +33 4 68 51 10 10
Port. +33 6 69 79 15 01
www.cmlprixmediterranee.com

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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