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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 17:31
Josep Puigbert
Josep Puigbert

** Presentació del nou director de la Casa de la Generalitat, Josep Puigbert, que prendrà les seves funcions el proper dilluns 3 de novembre.

Ens ha demanat de convidar expressament els representants institucionals i de les entitats de la Catalunya del Nord a l’acte oficial que serà presidit pel delegat territorial de la Generalitat a Girona, Eudald Casadesús, i que tindrà lloc aquest mateix dilluns 3 de novembre a les 11h a la Casa de la Generalitat.

* Acte de présentation du nouveau directeur de la Casa de la Generalitat a Perpinyà, Josep Puigbert, qui prendra ses fonctions le lundi 3 novembre prochain.

Pour l’occasion, celui-ci a demandé d’inviter les représentants institutionnels et les organismes représentatifs de Catalogne du Nord à l’acte officiel qui se tiendra à la Casa de la Generalitat de Catalunya a Perpinyà le lundi 3 novembre à 11h et qui sera présidé par le Délégué du Gouvernement de Catalogne à Girona, Eudald Casadesús.

**Josep Puigbert dirigirà la casa de la Generalitat a Perpinyà

El periodista figuerenc treballava actualment a la Diputació

30.10.2014 | 09:18

EMPORDA.INFO El periodista figuerenc Josep Puigbert, exredactor del diari El Punt i excap del gabinet de l'alcaldia de Figueres, es farà càrrec de la direcció de la Casa de la Generalitat a Perpinyà. Puigbert treballava actualment a la Diputació de Girona.

La Casa de la Generalitat a Perpinyà és la representació del Govern de Catalunya a la Catalunya Nord. Les seves missions, segon el govren català, són el foment de les relacions institucionals i socioeconòmiques transfrontereres, llengua catalana, cultura i turisme.

Abans de Puigbert, un altre figuerenc, l'historiador Enric Pujol, havia ocupat el mateix càrrec a la delegació del carrer de la Fusteria de la capital nordcatalana.

*** L'ancien Directeur Jean Gauby : Le président de "Fem Feina" Joan Gaubi nouveau directeur de la Casa de la Généralitat de Perpignan

Jordi VERA, Président de CDC Nord communique :

« Ce matin, le Président de la Generalitat à Barcelone, Artur Mas a nommé Joan GAUBI à la direction de la Casa de la Generalitat à Perpignan.

Natif d’Estagel, Joan GAUBI est depuis toujours un homme de terrain engagé dès les années 70 tant sur le plan de la défense de la culture catalane que de l’économie de notre département.

Très connu dans les Hauts-cantons où il a exercé une longue activité comme courtier d’assurances à Font-Romeu.

Militant de l’Esquerra Catalana des Treballadors, de 1973 jusqu’à 1981, il deviendra membre fondateur du Bloc Català. En 2006, le Bloc Català devenant Fédération nord-catalane de CDC, tout naturellement Joan Gaubi prend la présidence de la commission « économie », tout en continuant d’assurer la présidence de Fem Feina dont il fut l’un des fondateurs aux côtés de Joan Sors. Parallèlement, soucieux de la transmission de la catalanité, son engagement pour l'enseignement catalan, l'a amené à s'engager activement au sein de la Bressola où il occupe à ce jour les fonctions de Vice-Président.

Nous, militants CDC Nord, ne pouvons que nous réjouir et adresser nos sincères félicitations à JG pour cette nomination. »

© L'Archipel contre-attaque

"Nomination politique d'un militant catalaniste au profil étrange pour la fonction

Le gouvernement catalan nomme l'inconnu Jean Gauby pour le représenter à Perpignan :

Les bureaux du Gouvernement de Catalogne, située dans le quartier de La Réal de Perpignan, n'avaient plus de directeur depuis décembre 2010, suite à l'alternance politique au Parlement catalan. Le nouveau directeur, Jean Gauby, affiche pour toute compétence un ancien profil de militant catalaniste.

La direction des bureaux du gouvernement catalan à Perpignan, la "Casa de la Generalitat", a été attribuée ce vendredi matin à un habitant du Roussillon, appelé Jean Gauby. Cette nomination a été effectuée par le président du même gouvernement, Artur Mas, après plusieurs jours de polémiques au sujet de l'éventualité de l'attribution de cette fonction à Clotilde Ripoull, conseillère municipale d'opposition à Perpignan.

L'arrivée de M. Gauby à la tête de la délégation du puissant gouvernement, en lien direct avec la vice-présidence de M. Mas, est celle d'un ancien militant catalaniste du Roussillon, acteur discret de la défense de la langue et de la culture catalane. Anciennement assureur à Font-Romeu, Joan Gauby, inconnu des milieux économiques, sociaux et culturels des Pyrénées-Orientales, accède ainsi à son poste par un truchement éminemment politique. A cet effet, l'annonce de sa nomination a été effectuée officiellement via un communiqué, ce vendredi en milieu de journée, par le secrétariat du parti gouvernemental sud-catalan à Perpignan, et non pas par le gouvernement de la Generalitat.

Dans une confusion des genres propre aux pratiques africaines, la formation politique Convergence Démocratique de Catalogne, dont est membre l'intéressé, se positionne ainsi sans retenue en décisionnaire sur l'identité du nouveau directeur. Le précédent, Jordi Fernàndez-Cuadrench, avait été écarté en décembre, en vertu d'un turn-over accru en Espagne. Joan Gauby préside actuellement l'association Fem Feina, en sommeil, également inconnue des décideurs, et tient le rôle de vice-président des écoles catalanes la Bressola. Ce nouveau directeur, qui devra maîtriser les enjeux économiques de l'Espace Catalan Transfrontalier, pourrait rapidement rencontrer la difficulté du réel, un vieux profil militant ne pouvant tenir lieu d'expertise des défis contemporains.

© LA CLAU, Vendredi 28.1.2011.

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 13:23
La mairie à côté de l'intelligence

"La mairie sera toujours à côté de l'intelligence." Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan.

Le maire a prononcé cette noble et belle phrase, destinée à rester dans la mémoire historique de la ville de Perpignan.

"A côté"… Comme on dit "à côté de la plaque"…

Le maire a sans doute voulu dire "aux côtés de", ou "au coeur de" l'intelligence…

Un lapsus ou une erreur de vocabulaire : JMP n'est pas un littéraire; c'est un historien (de l'Algérie, des guerres, des colonies, surtout); lors de l'inauguration du CAC WB (Centre d'art contemporain), il avait parlé d'oeuvres "modernes", alors qu'il fallait parler d'oeuvres "contemporaines"...

Mais peu importe, toute cette logomachie n'est que pipi de chat !

En effet, il faut parler d'intelligence ou de lucidité, de cohérence, enfin, à propos du projet d'aménagement de l'ancienne université de Perpignan : rénovation de la salle des actes, aménagement d'un couvent, construction de salles sur l'îlot Font-Nova (en prolongement de la médiathèque, qui ne sera donc pas développée sur ce site, construction qui va détruire la fresque de jeunes artistes : tant pis pour eux, ils savaient que c'était éphémère !).

Tout le monde est content (droite, Medef, le Front national car c'était son projet…l'opposition demeurant encore bien silencieuse), tout le monde est intelligent !!! On peut aujourd'hui enfin annoncer un événement positif à Perpignan !!!

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 17:28

 

SITE-MARIE-CLAVA.jpg D 'AVIGNON (OFF) au théâtre de L'Archipel :
  •   MARIE CLAVAGUERA-PRATX : AUTOUR DE A L’APPROCHE DU POINT B
  •  

Toute La Culture avait découvert, au printemps dernier, la création de Marie Clavaguera-Pratx et de la Compagnie La Lanterne, À l’approche du point B .

 Alors jouée dans le cadre du festival Prémices organisé conjointement par le Théâtre du Nord et La rose des vents, la pièce avait séduit aussi bien le public que la critique, qui lui avaient réservé un bel accueil. Aujourd’hui, un peu plus d’un an plus tard, elle part à la conquête du Off d’Avignon, du 7 au 26 juillet. Alors que la première a eu lieu hier à la Manufacture, rencontre avec Marie Clavaguera-Pratx, auteur et metteur en scène de À l’approche du point B


Comment vous est venue l’idée de À l’Approche du Point B ?

Parce que j’ai eu l’occasion d’accompagner des personnes handicapées, je me suis rapidement posé la question de l’accompagnement des personnes dépendantes, de savoir comment, humainement, on peut apporter un soutien. La place du paramédical qui entoure ces personnes dépendantes m’a paru également essentielle, de savoir comment le paramédical rentre chez les gens, dans leur intimité. Dans le spectacle, elle se traduit par le personnage de l’aide-soignante, interprétée par Chloé André, en observant la façon dont elle se positionne dans la maison, mais aussi avec la façon dont le couple vit ce moment très intime, celui de la fin de vie, par rapport à cette personne étrangère, mais essentielle.

 

Le thème principal de la pièce, c’est la vieillesse, un thème peu engageant à prime abord et peu « à la mode » : pourquoi vous y être intéressée ?

Le thème de la vieillesse m’est apparu comme le meilleur axe que j’ai pu trouver pour travailler sur la vie, car on se rend compte de la vie quand le corps nous lâche et que la vie nous quitte. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai souhaité que le vieillard soit interprété par un jeune homme : parce que souvent, les personnes âgées qui sont en train de mourir ont la sensation d’avoir vingt ans. Lors de mes rencontres avec des personnes âgées, j’ai entendu cette phrase qui m’a interpellée : « Je suis un petit homme et je ne me suis pas vu mourir. »

 

C’est d’ailleurs pour cela que, au cours de la pièce, le neveu du vieillard remarque que le couple s’est débarrassé de son miroir : le miroir reflète son état de vieillesse au couple, alors qu’ils se sentent encore jeunes. Voilà pourquoi je l’ai installé dans un corps jeune, parce qu’il se sent jeune même s’il  ne peut plus réagir physiquement comme il l’aurait voulu : le jeune danseur permet de matérialiser le fantasme du vieillard qui se voit bouger comme lorsqu’il avait vingt ans, mouvements qui alternent avec des moments de faiblesse extrême correspondant à l’âge du corps du personnage.

 

Danse et théâtre sont inséparables dans la pièce. Comment envisagez-vous l’un par rapport à l’autre ?

Dans À l’Approche du point B, c’est le théâtre qui est le plus important, le plus visible. Vincent Clavaguera, le danseur, a travaillé comme un comédien, il n’est pas dans la performance du danseur mais dans l’interprétation corporelle conçue dans un axe théâtral. Même si le personnage ne dit rien dans la pièce, son travail corporel s’est mis en place de façon insidieuse tout au long des répétitions pour donner l’illusion, à la fin de la pièce, qu’il a effectivement parlé, même si ça n’est pas le cas. Il fallait également que le danseur ne soit pas trop différent des autres comédies, qui, eux, ne sont pas danseurs : on a ainsi demandé à Vincent Clavaguera de faire comme s’il ne savait pas danser. Ainsi, des moments corporels existent quand on sort de cette espèce de pseudo-réalisme, ils sont ce que j’appelle des capsules vitales : ce sont des instants dansés ou chantés, qui donnent l’impression qu’une capsule à l’intérieur du cerveau a sauté pour que la personne laisse tomber ses barrières psychologiques et se laisse aller à l’expression corporelle de ce qu’elle veut exprimer.

 

À l’Approche du point B évoque les quatorze stations du chemin de croix : pourquoi s’inspirer de cette figure christique ?

Le Christ n’est pas non plus une figure très à la mode, mais tout le monde la connaît, elle fait partie de l’inconscient collectif. Ainsi, cette inspiration religieuse n’est pas une volonté de faire référence à la religion elle-même : elle est plutôt un canevas brut pour représenter la souffrance dans la pièce. En effet, ces images de la souffrance, même si nous ne sommes pas capables de reconstituer dans l’ordre et avec exactitude les quatorze stations du chemin de croix, font partie de notre imaginaire collectif. Ainsi, les quatorze scènes de la pièce font chacune références aux stations de la via crucis, de la condamnation à la mise au tombeau, mais plus pour créer un sentiment d’universalité que comme une référence précise à la religion.

 

Vous avez écrit cette pièce que vous mettez également en scène : comment abordez-vous la question du texte dans cette pièce qui est aussi bien mise en scène que chorégraphiée ?

L’écriture s’est faite en deux temps : j’avais déjà écrit plusieurs morceaux de texte avant les répétitions, j’avais un tableau schématique de la pièce avec les quatorze scènes, mais c’était très écrit, très littéraire, et je ne l’ai du coup pas donné tel quel aux comédiens au moment de commencer à répéter. Au contraire, je leur ai demandé d’improviser sur chaque scène, en fonction du titre de chaque station, en échangeant leurs rôles. Cela m’a permis de me rendre compte qu’il fallait que j’enlève beaucoup de texte, ce que j’ai fait au fur et à mesure : en effet, alors que la pièce avance, on prend conscience que le texte, les mots sont superflus, qu’ils sont surtout là pour combler un vide. C’est ce qui est matérialisé par les personnages du neveu, de l’ami, interprétés par David Scattolin, qui parlent parce qu’ils n’ont pas grand-chose à dire, alors que la femme du vieillard, jouée par Géraldine Roguez, parle  de moins en moins, et lorsqu’elle tient son mari mort entre ses bras, elle n’a plus besoin de parler pour s’exprimer, les mots ne sont plus nécessaires.

 

Quel effet cela vous fait-il de jouer à la Manufacture, dans le Off d’Avignon ?

C’est une expérience merveilleuse ! C’est notre premier projet « solide », qui est né dans des conditions très précaires – c’est d’actualité ! Et toute l’équipe est à fond sur le projet depuis le début. On a joué au Centre Dramatique National de Poitiers et au Théâtre du Nord au printemps 2013, ce qui a été le lancement du projet. Jouer ici est le résultat d’un travail énorme afin de pouvoir se le permettre financièrement, et avoir réussi à le faire, c’est l’aboutissement de ce gros effort aussi bien que le commencement d’une aventure que l’on espère longue. Humainement, l’équipe est très soudée, très unie, aussi bien l’équipe technique que les comédiens.

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite avec À l’Approche du point B ?

Que tout se passe bien à Avignon, que l’on ait bientôt de nouvelles dates ! Et aussi que l’on puisse avancer sur de nouveaux projets. Cette pièce est un sacré pari : elle n’est pas à la mode ! Alors il faut nous souhaiter que ça marche aussi bien qu’à Prémices (au Théâtre du Nord), puisque cela nous a permis d’enclencher plein de belles choses, comme le travail avec le Théâtre de l’Archipel – scène nationale de Perpignan, qui va nous accompagner pendant trois ans à partir de la saison prochaine. Tout ce que nous espérons donc, c’est que les gens viennent nous voir à Avignon !

 

© 7 juillet 2014 Par Audrey Chaix - Toute la culture -

Photo : © Alexandre Jeanson

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EN CLOTURE DE "PERPIGNAN SUR SCENES"  -  HUSTER  /  JFK  /  ALBERT CAMUS

 

 

28 JUILLET AU 2 AOUT

 

CINEMA THEATRE CREATION ACTORAT ART DRAMATIQUE  REPERAGES  BUREAU DES TOURNAGES

 

Tout commence par un rêve partagé avec Jean Sagols : créer un bureau d'accueil des tournages sur l'ensemble de la catalogne nord et des comarques gironines avec Les Escales Catalanes. On discute talents locaux avec Guillaume Lagnel et voilà que naît l'idée d'une école. Jean en parle à Huster... Voila comment autour de l'annonce du parrainage de "Pictocat" par nos deux artistes et de la création de l'École, Guillaume organise une mini tournée pour Francis Huster. "Perpignan sur Scènes" coréalise le spectacle avec l'Arche de Noe - et le CML en profite pour présenter le dernier livre de l'acteur ....     Marie Costa

 

 

LUNDI 28 JUILLET

RESTAURANT LE SAINT JEAN A 18 HEURES 30

Le Centre Méditerranéen de Littérature et la Ville de Perpignan présentent une rencontre avec Francis Huster autour du thème : « l’artiste et le monde : vigie et sentinelle » à l’issue de laquelle le comédien signera ses livres « Et Dior créa la femme » et « Camus, un combat pour la gloire »

 

MARDI 29 JUILLET

 

19 h 30, COUVENT DES MINIMES PATIO

J.F.K

Alors que la voiture présidentielle de JFK (John Fitzgerald Kennedy, passait sur Dealey Plaza, le 35e président des Etats-Unis fut mortellement blessé par des tirs d'arme à feu. Il est le quatrième président des États-Unis à être victime d'un assassinat et le huitième à mourir en exercice.

Francis Huster était du côté des américains. "J'ai toujours pensé que l'Amérique était le rêve de la France, d'un monde pluraliste, arc-en-ciel, antiraciste. Je me trompais. L'assassinat de Kennedy c'est la perte de 50 ans pour l'avancée du monde."

Depuis presque 50 ans, les différentes thèses autour de l'assassinat de JFK ressurgissent. Pour Francis Huster, le président américain a été assassiné par un "complot qui se trouvait en face de la voiture. Le tueur est le même assassin qui a tué Martin Luther King.

 

 

21 HEURES 30, COUVENT DES MINIMES, PATIO

HUSTER ET CAMUS 

«Albert Camus, le héros de ce Combat pour la gloire, n'a jamais écrit une ligne de ce récit. J'ai pris sa peau et sa voix pour lui rendre hommage, et le coucher sur papier par la plume de son vrai stylo Parker - que Catherine Camus m'a fait l'honneur de m'offrir au soir de la première des neuf cent soixante-trois représentations de La Peste.

Chaque soir dans ma loge, en France comme à l'étranger, de Paris à Monte-Carlo, de Genève à New York, de Lausanne à Fort-de-France, de Bruxelles à Washington ou Boston, sur un calepin noir, perdu et retrouvé plusieurs fois, j'ai écrit ce qui m'étreignait dans la peau de Rieux et celle de Camus à la fois.

Vous allez donc lire, ou plutôt entendre, ce que j'ai noté non pas à sa place, mais en place de lui. Ici. Sur les planches du théâtre. Le lieu du monde où il a été le plus heureux. Là où il sera, à jamais, vivant. Pour que vous puissiez enfin partager avec lui, par l'au-delà, son combat pour la gloire.»

Camus avec une surprise : la lecture de la traduction faite par Camus soi-même ( oui, sa langue maternelle est le catalan sa mère était de Minorque) du sublime poème de Joan Maragall "el cant espiritual". 

L'original sera lu par l'excellent Josep Cabré.

 

EN CLOTURE DE "PERPIGNAN SUR SCENES"  -  HUSTER  /  JFK  /  ALBERT CAMUS

RESERVATIONS  04 68 62 38 82

 

 

HUSTER CAMUS      JEUDI 31 JUILLET COLLIOURE  SQUARE CALONI  20H30  renseignement Office du Tourisme

                                    Rencontre Dédicace Hôtel Casa Pairal 18h

 

HUSTER CAMUS      VENDREDI 1er AOUT BANYULS MAS REIG 21H30  renseignement Office du Tourisme

                                   Rencontre Dédicace en front de mer 12h30

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***  ILS ONT TUE JAURES

 

JEUDI 31 JUILLET A PARTIR DE 18H00

Rencontre avec JEAN SAGNES pour son ouvrage paru aux éd. Talaia

 

1914 - JAURES CONTRE LA GUERRE

 

 

Dans les années et les mois qui précédèrent la déclaration de guerre d'août 1914,

Jean Jaurès prononça plusieurs discours pour tenter d'enrayer le mécanisme qui précipitait l'Europe vers la catastrophe.

Aurait-il pu empêcher le conflit? Son assassinat le 31 Juillet 1914 par un militant nationaliste prouve, en tout cas, que sa voix était entendue.

Les textes de Jaurès démontrent la clairvoyance de leur auteur et sont, à bien des égards, encore d'actualité.

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:48

JMP.jpg   Le maire de Perpignan a le visage radieux de sa ville...

 

Il est heureux, Jean-Marc Pujol. Il vient de vivre une folle semaine sainte, portant cierge à la Cathédrale, assistant à la procession des Pénitents, où s'était faufilé le chef du front national.

 

Il a béni les roses dans le patio de sa mairie et a distribué les fleurs socialistes aux citoyens dans la rue. 

 

Il a fêté la Sant-Jordi, le patron Saint-Georges qui, en son temps, défia le monstre frontiste en Catalogne et gagna une belle princesse orientale : heureux, ils passèrent de grandes vacaces pascales dans un ryad d'outre-Méditerranée...

 

Il est content, J.M.P. : il a éliminé la gauche de la ville. A l'Agglo, cette gauche n'a même pas voté contre lui, contre son budget...

 

Il a un boulevard devant lui, Jean-Marc, : le gouvernement s'étant situé au centre-droit, il n'a même plus de centristes à gérer, ils n'existent plus...

 

Devant lui, la grande avenue de la Droite, cette ligne droite pour 2020 : maire derechef !

Il a promis de n'exécuter qu'un mandat ?

 

Ah, bon ? Il avait promis de ne pas prendre la tête de l'Agglo, aussi !

 

Il a promis de donner une commission à la gauche ! Il a promis un musée du grenat, la fac de droit sur le parc Arago, un marché rue de la cloche d'or, une maison des écrivains, une extension de la médiathèque...et j'en oublie...

 

Il a promis, il a promis... Ces promesses n'engagent que les naïfs qui y ont cru...

 

JMP est heureux et sa ville est radieuse ! Depuis les élections, les problèmes de circulation et de parcage en ville semblent résolus ! Et la colère des commerçants est éteinte ! Ces débats-là n'avaient donc été suscités que pour occulter des problèmes plus sérieux : le social, le logement, le chômage...

 

Et puis, baste, le débat est clos, il nous l'a dit, ce maire joyeux !

 

 

Heur-REUX !!! Puisqu'on vous le dit !!!

 

J.P.B.

 

 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 11:07

 

penitent-aliot.jpg  Louis Aliot pénitent  - photo supprimée : JM.Pujol à la procession de la Sanch pujol-a-l-eglise-copie-1.jpg Le maire JMPujol à la cathédrale Saint-Jean de Perpignan

 

 

Perpignan : une ville en quête d'identité

 

 

La belle cité catalane va-t-elle s'ouvrir à la modernité ? Je veux dire s'ouvrir à la fois sur le nord, vers l'Europe, et vers le sud, la Méditerranée. En effet, le citoyen a l'impression de vivre dans une ville refermée sur elle-même, ratant mille occasions de de se développer et mettre en valeur son patrimoine; ville claquemurée dans ses traditions, exotiques et surannées (la procession du vendredi saint), dans une nostalgie paralysante d'un âge d'or catalan et majorquin, alors que la langue recule et devient objet de musée...

 

A moins que les autorités se donnent les moyens d'aider à la survie du catalan, en prenant, par exemple, le train de l'Indépendance avec la soeur barcelonaise. On en doute, le territoire se sentant plus français que catalan et la population étant devenue plus cosmopolite...

 

Sous le slogan "Perpignan la Catalane", le clan Alduy a tenté de donner une identité à la préfecture, mais les élus réformistes n'ont choisi que l'aspect folkloriste de la Culture catalane sans vraiment forcer l'Etat français à aider au bilinguisme.

 

C'est ainsi que double langage a régné, rendant, en surface, hommage au catalan et à la catalanité (il y a une maison pour ça !) et à "l'accent", du côté des Socialistes, et remise en question de bastions catalanistes par la droite (Casa Pairal, Cedac, institutions catalanes peu visibles dans la citadelle de l'hôtel Pams...). L'élite culturelle et politique est partie vers d'autres horizons ou a été éliminée par les petits chefs en place; et que dire des jeunes qui, faute de travail au pays, sont partis en masse, loin de leur ville natale, retrouvée pour les vacances et perçue comme un gros bourg provincial qui peine à se transformer...

 

Aujourd'hui, avec l'accession à la mairie d'un maire à la culture pied-noir, tournée plus vers la nostalgérie que vers une modernité utilisant l'échange entre les langues européennes, la civilisation catalane en prend un coup. Fatal, sans doute. Il faut dire que les autres candidats à la mairie (à part J.Codognès) étaient d'origine extérieure, non catalane: preuve que l'esprit de "Perpignan la Catalane" a reculé, sans doute de façon inéluctable

 

Pour s'ouvrir sur la mer, un canal devrait rapprocher, de façon symbolique, la ville et Canet-plage, port de Perpignan, comme Frêche a inventé Port-Marianne pour Montpellier. 

Au tramway des années 1950, célébré par Claude Simon (et les repérages récents, au Centro espagnol, de Maria Moutot, avec le beau texte de Serge Bonnery), doit succéder une navette fluviale, des terres vers la Méditerranée. Force du symbole.

 

Or les symboles que nos élus au pouvoir, à la mairie, - droite et extrême-droite - ont trouvé, sont religieux. M. Pujol et M.Aliot se sont retrouvés lors des fêtes pascales, le premier se montrant à la messe et tenant un cierge (se montrant surtout sur les réseaux sociaux, forme de propagande, d'exhibitionniste), le second se cachant sous la cape du pénitent (qu'avait-il à se reprocher ? d'avoir laissé tomber sa compagne dans leur piscine vide ? d'avoir traité de pute la journaliste politique de l'Indépendant..? d'avoir voulu, à son tour, instrumentaliser la communauté gitane..?). On avait l'impression que la rivalité politique de la campagne continuait se poursuivait à travers la religion. Que le "débat était clos", comme l'a affirmé M.J.M.Pujol, mais pas la peur face à un FN qui "talonne" la droite municipale (en fait qui l'avait distancée dès le premier tour, M.Pujol ne devant le salut qu'à la gauche)...

 

On a surtout l'impression, qu'à travers ces gestes traditionalistes et en apparence "privés" (mais pas de vie privée possible pour un homme public), les deux concurrents droitiers voulaient asseoir leur idéologie dans la tradition la plus conservatrice et affirmer leur assise dans les électorats les plus réactionnaires et bourgeois de la ville. Ce spectacle d'un autre temps montrait combien Perpignan n'était pas prête à entrer dans la modernité, à s'ouvrir aux autres composantes de sa population, à donner la parole aux idées politiques et intellectuelles des citoyens non représentés au conseil municipal ou à l'agglomération.

 

MM. Pujol et Aliot ont réaffirmé leur identité de catholiques traditionalistes. Veulent-ils que cette identité soit l'image du Perpignan du XXI° siècle..?

 

J.P.Bonnel

 

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 07:54

la-mediterranee-a-la-sant-jordi.jpg   Le loup n'a pu investir la mairie de Perpignan (photo de Pascal Yvernault)

 

Le "barrage" contre le mascaret frontiste a tenu -pour combien de temps encore ?- mais la France est souillée en profondeur par l'avancée inéluctable d'un mouvement qui cache son vrai visage. Le discours du FN est social, dirigée vers les masses populaires, les chômeurs, les nouveaux pauvres qui subissent la crise et la politique d'austérité qui échoue; ce discours a gommé les thèmes de l'immigration, de la préférence nationale et, dans une moindre mesure, celui de la sécurité.

 

Le FN a souvent des élans d'extrême-gauche et Mélenchon semble bien tiède, lui qui, à la veille des élections, se contente de critiquer "Le Monde" qui donne la parole à Marine Le Pen : comme si les lecteurs de ce quotidien votaient FN...

 

Une grande partie du peuple français a montré sa révolte, sa colère, son rejet des dirigeants et des partis en place. A écouter les leaders traditionnels de gauche et de droite, on s'aperçoit qu'ils n'ont rien compris, qu'ils veulent conserver leur pouvoir et leurs privilèges, qu'ils ne se remettent pas en cause, et ne remettent pas en question la politique libérale suicidaire qui est mis en place...

 

Le FN a le temps pour lui, Aliot et Le Pen sont patients : ils s'installent, ils s'organisent, ils prennent des villes, entrent dans les conseils municipaux; dans 6 ans, ces taupes auront fait du chemin, surtout dans la tête des citoyens. Le Fn n'apparaît plus comme un parti raciste, il cache ses racines et montre un visage nouveau : son langage est souvent juste et fait adhérer les quartiers populaires, les ouvriers, les salariés les plus modestes ! Il joue le jeu démocratique, il est donc très dangereux !

 

Le FN arrive à 45 % à Perpignan, face à un système en place, bien organisé depuis 60 ans, face à un front républicain retrouvé, le maire élu remerciant le candidat de gauche pour son "éthique" et surtout le "représentant du mouvement de JP. Chevénement". JM.Pujol n'a pas cité Olivier Amiel, mais il lui montre son estime car c'est cette ouverture qui l'a fait gagner. 

 

O.Amiel, que j'avais critiqué pour sa "trahison" avait raison avant nous tous : il était partisan d'une sorte de gouvernement municipal d'union républicaine; O.Amiel a obtenu un poste d'adjoint; si la gauche, au lieu de s'effondrer et de se disqualifier, avait conclu ce pacte, elle aurait aujourd'hui des postes, JM.Pujol ouvrant sa liste avant le premier tour... J.P.Chevènement, battu à Belfort, triomphe à Perpignan !!!

 

Hier soir dimanche, M.Pujol a déclaré, restant dans sa logique, qu'il travaillerait avec son équipe, et ne ferait pas d'ouverture : pas de responsabilités ou de commissions extra-municipales pour l'opposition. De nombreux colistiers du maire sont des femmes et des hommes sincères et de qualité, bien implantés dans les quartiers populaires...mais...

 

Mais ne pas tenir compte de l'immense majorité des Perpignanais (JMPujol a été élu mais est largement minoritaire dans sa ville : il n'obtient pas le quart des  inscrits !) rester dans son clan, avoir recours aux vieilles méthodes de l'achat des voix, de la politique des promesses,  du rituel du "toque manettes" (serrer les mains), sans opérer une Révolution culturelle à Perpignan, c'est ouvrir la voie de l'aventure et du déclin définitif de la cité catalane !

 

Le clan qui, hier soir, fêtait la victoire ne semblait pas avoir perçu le message !!!!

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 09:14

images-copie-20.jpeg  La tentation de Venise

 

Sur les réseaux sociaux, les candidats battus aux élections paraissent sereins, détachés, libérés, après la tension électorale et le travail forni depuis des mois... Il est temps de se reposer, de lire, de sortir, de profiter de la vie. C'est ainsi que Michel Moly, ancien maire de Collioure, prend de la hauteur en publiant des photos de son village et de la côte vermeille, depuis la tour de la Massane; il semble retrouver la beauté du paysage...

 

De même Clotilde Ripoull parsème son "mur" sur facebook et twitter de citations philosophiques de sages orientaux : une autre façon de prendre du recul, de méditer en pensant à l'avenir, en laissant les deux derniers candidats en lice, bonnets blancs et blancs bonnets, selon elle, patauger dans les problèmes d'une ville à la dérive, dans les promesses...

 

Le bonheur est-il loin de la mêlée ? 

 

 

  La tentation de Perpignan : le bonheur est-il dans la tentation de Perpignan ? Pourquoi vouloir conquérir une ville qui, en dépit de ses atouts, végète et accumule les échecs depuis des décennies..?

 

M. Pujol a poursuivi avec le système politique en place depuis plus d'un demi-siècle. Veut-il rompre, désormais, et démocratiser la ville ?  Les citoyens le verront dans les actes : remercier les adversaires et les inviter à s'engager pour la cité, en leur donnant des responsabilités : ouverture sans clientélisme, sans volonté d'acheter les gens, les opposants, pour les faire taire...

Nécessité de faire participer les habitants, dans tous les quartiers, à des commissions extra-municipales, recours systématique au vote démocratique, au référendum...

 

M. Aliot, homme cultivé, intelligent, est un séducteur : il ne veut pas faire de vagues, veut apparaître comme un gestionnaire. Le sigle du FN n'apparaît pas sur ses tracts, son parti n'est pas d'extrême-droite, prétend-il, et même Marine Le Pen prétend (Le Monde daté du 29 mars) qu'elle n'est "ni de gauche ni de droite"...

De nombreux Perpignanais sont "tentés" de faire l'expérience Aliot, tant ils sont démoralisés, écoeurés par les moeurs et pratiques politiques de tous bords...

 

Venise ou Perpignan, j'en ai entendu certains qui sont "tentés" de quitter la région, le pays, quoi qu'il arrive...

 

--- 

 

La liste définitive, non publiée intégralement par les médias, des écrivains, intellectuels, artistes, chercheurs... "pour Perpignan" :

 

 

Signataires  de l'appel (pour le texte, voir le site du journal "L'Indépendant" :

 

 

 

Teresa Rebull, chanteuse catalane, vivant à Banyuls.

  

Jean Pierre  Bonnel,  écrivain  français  né à Perpignan.

 

Benjamin Stora, historien, spécialiste du Maghreb contemporain, Paris.

 

Robert Triquère Editeur - Christine Lavaill Editrice -

 

-Josep CABRE, artiste lyrique et chef de choeur, Perpignan - Christine Macé, coordinatrice Département Spectacle vivant -

 

-Gentil Puig-Moreno, linguiste, directeur de la revue Vallespir, céret -

 

-Paul Macé, directeur du musée MUSIC de Céret - Eric Forcada, commissaire d'expositions, responsable du musée Desnoyer de St-Cyprien - 

 

-Renada Calmon-Portet, écrivain, linguiste, CNRS.

 

-Yann Causse, directeur du festival « Jazzèbre », Perpignan – Dominique Chaudoir, artiste.

 

-Magdalena Juillard et le Site catalan - Yvan Bassou, citoyen stéphanois.

 

-Christian Vila, artiste-peintre -  Paul Gérard - Daniel Guerrier, éditeur 

 

 

-André Margail, musicien compositeur, Paris - Mme Sylvie Arbiol-Pous Psychologue Clinicienne.

 

-Michel Démelin et Françoise Démelin - Editions Talaia -

 

- Hélène Legrais, journaliste, écrivain -

 

- Serge Llado, chansonnier - Davy Kilembe, musicien, interprète -

 

-Fabien Mettay, auteur-compositeur-interprète - Cris Cayrol, auteur, compositeur, interprète, fils de l'écrivain Jordi Pere Cerdà -

 

-Robert Barrero, président du Théâtre de la Rencontre, Perpignan.

 

-Marie-Françoise Barbera-Gatault, directrice honoraire des affaires culturelles, présidente de Clash66 - 

 

-Hugues Argence, photographe - Maria Moutot 

 

- Maëla Paul, écrivain. - Eric Maneval, écrivain.

 

 -Xavier Febrés, journaliste, écrivain catalan -  Joan-Daniel Bezsonnoff, romancier –

 

-Henri Francès, communication - Joëlle Fournier, administratrice de production -

 

-Patrice Teisseire-Dufour, journaliste, poète.

 

- Marcelle Blanc-Rostand, sœur de Rosette Blanc, héroïne de la Résistance, morte à 23 ans à Auschwitz après les tortures de la police de Vichy.et Jean Rostand - "Lieutenant Berthaud" - responsable de la 413eme compagnie FTP dans la Résistance. (Maquis de Valmanya), électeurs à Perpignan.

 

Andrea Palol - Papa Faye - Jean-Charles Lannevere - Marc D. Brezovy - Jean Schmitt 

 

- Marielle Varillon - Michèle Durrieux - Nuage Marlène, auteur, artiste, chanteuse -

 

-Amparine Berges - Catherine Bosch-Albo - Eric Cases, consultant en communication – Marie-France Barbera-Gatault -

 

- Jean Hellemans, artiste-peintre belge vivant dans le 66.

 

 Amine Bouchène - Jocelyne Cold - Wassila Ltaief - Sylvette Maurin - Claude Durrieu - Cyril Garcia - Marion Bernard 

 

- Emmanuelle Madeline - Chhla Mehd - Hamza infrarouge - Maurice Slamiste - 

 

- Luís Colet, défenseur de Dali et de la Catalogne. Jean Iglésis, poète.

 

-Marc Feddaoui-Mion, intello précaire lorrain, à Perpignan depuis 2006.


-Xavier Florimond, enseignant, militant associatif.


- Ben moussa Abdelaziz, membre du mouvement du 14 avril - 

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 14:48

Teresa-Rebull-et-J.Pierre-Bonnel.JPG Teresa Rebull et J.Pierre BONNEL, à Banyuls de La Marenda.

 

Perpignan le Mercredi, 26 Mars 2014

Perpignan ne doit pas devenir une ville frontiste!

Ecrit par Jean Pierre Bonnel | Rubrique Société

 

Appel aux intellectuels, écrivains, artistes, gens du spectacle, chercheurs, enseignants...

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C'est en écoutant Alexandre Arcady, venu présenter, hier soir au MégaCastillet, son film "24 jours" sur la sinistre affaire du "gang  des  barbares",  que  j'ai  éprouvé  le  besoin  de  lancer  cette alerte.  En  effet,  la  torture,  puis  la  mort,  infligées  au  jeune  Ilian Halimi,  citoyen  français  de  confession  juive,  par  une  bande  de délinquants imbéciles et méchants, montre que l'antisémitisme est toujours très présent en France.

 

Morgan  Sportès,  qui  relate  de  façon  magistrale  ce tragique  "fait  divers dans  son  "conte  de  fait (éditions  Fayard, 2011), cite, en exergue, une phrase de Jorge Semprun: "Quand le citoyen écologiste prétend poser la question la plus dérangeante: quel monde allons nous laisser à nos enfants?, il évite de poser cette  autre  question,  réellement  inquiétante A  quels  enfants allons nous laisser le monde?"

 

Allons nous laisser nos enfants, Français des Pyrénées Orientales  ou  d'ailleurs,  d'origine  catalane,  espagnole,  africaine, gitane  ou  portugaise... dans  les  crèches  et  écoles  gérées  par  le parti de M. Louis Aliot?

 

Allons nous abandonner la culture pour tous, présente dans  les  quartiers,  les  bibliothèques  et  les  centres  sociau de  la ville, au candidat FN, "patron d'une revue "NationPresse Magazine, dont il a confié la rédaction à un ancien de "L'Oeuvre française", le groupuscule  dissout  en  2013 ? (B. H.Lévy,  extrait  de  son  Bloc notes de l'hebdomadaire "Le Point").

 

Allons nous  laisser  la  haine  entre  les  communautés françaises  autochtones,  maghébine,  juive  ou  gitane,  s'installer  à Perpignan,  qui  serait  dirigée  par  un  maire  dont  le  mouvement politique  puise  ses racines  dans la pensée  raciste  et un passé pétainiste, que nous détestons..?

 

Bien sûr, nous savons que les électeurs du FN ne sont pas, dans leur grande majorité, des racistes ou des antisémites; ce sont  souvent  de  braves  gens  qui,  délaissés  par  le  système, méprisées par nos gouvernants, oubliés par nos élus, se défoulent en  se  tournant,  de  façon  désespérée,  vers  des  politiciens masqués, tentant de séduire avec un discours "social", qui cache une idéologie pernicieuse!

 

Droite  et  gauche,  depuis  plusieurs  décennies,  sont responsables  de  la  progression  du  FN,  alarmante  en  temps  de "crise économique  et  financière  générée  par  l'adaptation  du libéralisme  à  la  mondialisation scandales  en  tous  genres, ambiance  délétère  au  sommet  de  l'Etat,  promesses  non tenues...L'électorat  populaire  se  détourne  de  la  démocratie  et emprunte  une  voie  inconnue  pouvant  mener  à  la  catastrophe  du pays et à la mort de nos valeurs républicaines!

 

Même si les mots sont souvent impuissants face à la réalité  brute  et  bête,  nous  vous  adressons  à  vous  afin  de signer  cet  appel  et  de  le  diffuser  partout  pour  que  le  pire n'advienne pas à Perpignan.

 

Votons dimanche prochain, pas nul, pas blanc, mais de façon  claire,  pour  le  seul  candidat  "républicain choisi  par  le premier tour des élections municipales.

 

L'opposition centriste, radicale et de gauche  divisée, doit se retrouver dans un vote unanime, pour préserver l'avenir. Celui de  nos  enfants.  Celui  de  Perpignan,  cité  catalane, méditerranéenne, pluraliste, généreuse, tolérante!

 

Sans  arrière pensée,  nous  voterons  pour  Jean Marc PUJOL.

 

 

Teresa Rebull, chanteuse catalane, vivant à Banyuls  de La Marenda. 

Jean Pierre  Bonnel,  écrivain  français  né à Perpignan.

Avec le soutien de l'historien, spécialiste du Maghreb contemporain, Benjamin STORA.

 

 

*premiers signataires : ROBERT TRIQUERE Editeur - CHRISTINE LAVAILL Editrice - Josep CABRE, artiste lyrique et chef de choeur, Perpignan - Magdalena Juillard et le Site catalan - Michel Démelin et Françoise Démelin - Editions Talaia - Serge Llado - Hugues Argence - Maria Moutot - Xavier Febrés - Henri Francès - Andrea Palol - Papa Faye - Jean-Charles Lannevere - Marc D. Brezovy - Jean Schmitt - Amparine Berges - Catherine Bosch-Albo - Amine Bouchène - Jocelyne Cold - Wassila Ltaief - Sylvette Maurin - Claude Durrieu - Cyril Garcia - Marion Bernard - Emmanuelle Madeline - Chhla Mehd - Hamza infrarouge - 

 

* APPEL DE LLUIS COLET POUR LE 2ème TOUR DES ELECTIONS DE PERPIGNAN

En tant que défenseur de la catalanité, son histoire humaniste très avancée, sa langue, sa culture millénaire, 

En tant que partisan d'une région catalane avec pour capitale Perpignan, solidaire de l'indépendance de la Catalogne Sud, 

En tant que vrai républicain, démocrate et fils de résistant, j'appelle tous ceux qui défendent ces valeurs, de faire barrage au Front National. -

 

- Marc Feddaoui-Mion, intello précaire lorrain, à Perpignan depuis 2006.

- Ben moussa Abdelaziz, membre du mouvement du 14 avril - 

 

Adressez  votre  accord  à:   jean-pierre.bonnel@orange.fr (06.31.69.09.32)

 

La  liste  des  signataires  sera  publiée  dans  les  médias  avant vendredi minuit.

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:24

   

images-copie-3 Jean-Marc PUJOL.

 

 

Sans figurer sur sa liste "Equilibre", j'ai pris parti pour Clotilde Ripoull et j'ai essayé de l'aider : cette aventure "hors des partis" fut enthousiasmante; avec des femmes et des femmes, sincères et sympathiques, venus d'horizons divers (mais en majorité de sensibilité centriste).


 

Malgré une bonne campagne et un score honorable (près de 10% des voix) C.Ripoull n'a pas pu se maintenir pour le second tour : la tentative de s'affirmer "sans étiquette", en-dehors des partis traditionnels a échoué. Elle a décidé -le maire de Perpignan ne l'ayant pas contactée et le candidat sociale ayant refusé de constituer une liste républicaine sans étiquette- de se retirer sans donner de consignes de vote.

 

Je constate que ma proposition de "partir" avec la gauche, en deuxième position (difficile de prendre la place de celui qui a un score supérieur!) n'a pas été acceptée; je pensais qu'il fallait donner une alternative aux "forces populaires" qui auraient pu se mobiliser, face au danger FN, et grâce à une liste centriste-gauche unie. 

 

Les abstentionnistes de gauche et les votants du premier tour vont se trouver frustrés, abandonnés, livrés à eux-mêmes, non représentés. Le choix du second tour va se résumer à un face à face FN-UMP... 

 

Les citoyens républicains perpignanais et le "peuple de gauche" sont trahis, sont cocus ! Cette amertume, cette désespérance peut s'exprimer, plus tard, dans la violence. 

 

Il faudra que le nouveau maire ait l'ouverture d'esprit, le désir de dialogue, le respect de la démocratie afin de réconcilier les habitants et de venir en aide aux plus défavorisés. Il devra sortir de son clan et aller à la rencontre de tous les citoyens.

 

Il devra dire la vérité sur la dette, les promesses, le clientélisme, le communautarisme : il devra montrer son courage pour sortir de ces pratiques obscures, sectaires, condamnables.

 

Le nouveau maire devra respecter toutes les opinions et renoncer à un musée de la mémoire qui ne donne pas la parole à toutes les parties concernées par l'Algérie. 

 

Il devra renoncer à débaptiser la place Gambetta (qui m'est chère, je suis né tout près, rue Saint-Jean) pour l'appeler "Place de la Cathédrale" : c'est à un tel symbole que l'on reconnaît l'idéologie d'un élu...

 

Le candidat du Front national, malgré ses airs séducteurs et ses discours modérés, puise son idéologie dans les racines du racisme et de l'exclusion : son élection conduirait Perpignan au désordre, au conflit, à la violence, à la haine entre les communautés et les classes sociales. Il faut exclure Louis Aliot !!!

 

 

Il n'y a qu'une seule solution. Malgré toutes les critiques (voir les articles de ce blog) que j'ai adressées au maire-candidat, il est le seul à rester en lice pour s'opposer à la perspective frontiste.

 

Sur les épaules de J.Marc Pujol pèsent des responsabilités énormes : saura-t-il sortir Perpignan du déclin, réconcilier ses habitants et ré-enchanter la ville..?

 

Même si j'en doute fortement, je voterai pour lui. Mon choix est clair et cohérent (après avoir voté pour Chirac face à Le Pen).

 

Nous devons être nombreux à voter pour Jean-Marc PUJOL pour éviter le pire à Perpignan..!

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 09:29

CR-harry-Jordan.jpg Photo Harry Jordan

 

Les politiciens qui ont permis au FN de prospérer (voir mon article du 17 mars) sont vaincus : la liste de gauche conduite J.Cresta est submergée, celle du maire sortant, bénéficiant du matériel et du personnel de la municipalité est devancée par L.Aliot.

 

La situation économique, la "crise", le chômage, les promesses non tenues du gouvernement, la morgue des politiciens...a fait le lit de l'extrême droite. Pourtant ce n'est pas celle-ci, ni le fascisme, qui ont gagné : c'est la colère du peuple, l'amertume des salariés, le ras-le-bol des travailleurs et des chômeurs !

 

A Perpignan, comme ailleurs, en France, c'est l'abstention, l'absence de motivation des jeunes, la perte de confiance en la démocratie qui ont gagné ! Ce repli de l'esprit républicain est dangereux, la révolte dans la rue pourrait devenir un exutoire pour les citoyens trompés par les scandales et les tromperies de la caste politique qui est pouvoir depuis quarante ans...

 

Les errements de la dynastie Alduy ont donné naissance à l'apparition d'un personnage falot, au passé trouble, aux promesses inconsidérées : les Perpignanais ne croient pas en J.M.Pujol !

 

La stratégie autiste, suicidaire, intolérante de C. Bourquin, et la mise au pas des militants sincères par le président de Région, a enfanté l'échec de "la gauche" : un permanent socialiste, manquant d'envergure et méconnaissant Perpignan, a été rejeté par le peuple de gauche !

 

Parmi le multiplicité des listes de division (Verts, gauche radicale, pseudo-jeunes), le réalisme et la sincérité de la liste "Equilibre" de Clotilde Ripoull ont convaincu de nombreux électeurs, venus de la gauche jusqu'au centre-droit.  

 

L'UMP de JM.Pujol, en dépit du recours aux "Centristes" de l'UDI et de la création artificielle d'une liste "jeunes-facebook", sous-marin destiné à capter des voix susceptibles de se porter sur C.Ripoll, porte la responsabilité de la perspective d'une ville frontiste.  

 

En effet, M.Pujol ne répond pas, refuse de discuter en vue d'un "pacte républicain" : il repart seul, avec la même équipe, pour un second tour de tous les dangers. Il espère re-motiver les déçus de la droite, en faisant oublier la dette et une politique sociale inégalitaire, qui a délaissé des quartiers entiers pour s'intéresser à une culture de classe et de prestige (la construction de L'Archipel).

 

 

La liste de gauche ne doit pas se désister et laisser le conseil municipal aux mains de deux politiciens, aux idéologies très voisines (M.Pujol se prétend démocrate mais n'a jamais répondu aux questions posées sur son idéologie : hommage à l'OAS, centre algérianiste, lettre aux rapatriés, contre le mariage pour tous...

 

La liste de gauche doit impulser l'union avec les Verts, le parti de gauche et la liste "Equilibre". L'addition de toutes ces voix, avec l'apport des abstentionnistes re-mobilisés par l'union retrouvée et le danger FN, est capable de dépasser les scores des deux listes de droite dure. 

 

En acceptant Clotilde Ripoull en deuxième position, sur sa liste, Jacques Cresta * se grandira et peut assurer la victoire des citoyens qui veulent le renouveau et une gestion juste et solidaire, imaginative et dynamique de la ville de Perpignan..! C'est l'unique solution !

 

* Discutant avec lui au bureau de l'école des Platanes, avec son attaché parlementaire, celui-ci m'a déclaré : "Si C.Ripoull veut de nous, nous voulons d'elle!"

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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