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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 11:23
CCha cha cha et bonne année ! - Le chat de Jean IGLESIS

Le chat… et ses quatre saisons

 

Le chat qui s’endort à l’automne

Retient entre ses griffes jaunes

Le ronronnement monotone

Des souvenirs qui déraisonnent

Dans l’horloge aux accents atones.

Il n’entend pas le glas qui sonne

Et se moque comme personne

Du coucou devenu aphone

Et des idéaux que l’on prône,

Le chat qui s’endort à l’automne.

 

Le chat qui somnole en hiver,

Juché dessus son fauteuil vert,

Yeux éteints, à-demi ouverts,

Rêve aux moineaux volant dans l’air,

Aux souris dans le matin clair.

Il n’entend ni gronder la mer,

Ni le vent souffler le concert

Des plaintes de tout l’univers,

Des droits dont on sait les travers,

Le chat qui somnole en hiver.

 

Le chat qui s’éveille au printemps

A soif de lapées de lait blanc,

De caresses sur ses deux flancs,

Des rayons du soleil levant,

Du blé dans le pré mûrissant.

Il n’entend pas les cris stridents

Des grillons qui peuplent les champs,

Ni les chansons des paysans,

Ni les malheurs de notre temps,

Le chat qui s’éveille au printemps.

 

Le chat qui règne sur l’été

Trône sans y être invité

Aux fenêtres de la cité,

Miaulant jusqu’à satiété

Dans les rues baignées de clarté.

Il n’entend pas l’humanité,

Ni ses appels de liberté.

Il n’en voit pas l’utilité,

Campé dans l’indocilité,

Le chat qui règne sur l’été.

 

Jean Iglesis

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:16
Gabriel Escarrà : el poeta pagès i el pagès poeta d'Elna - Le poète d'ELNE, par Jean IGLESIS -

Gabriel Escarrà : el poeta pagès i el pagès poeta d'Elna...

 

És amb força atenció que acabo d'escoltar i de descobrir els poemes i els monòlegs de Gabriel Escarrà.

 

Ja fa anys (gairebé quinze anys), Ràdio Arrels i Pere Manzanares, el seu cabdell emèrit i el meu amic, van reconèixer Gabriel Escarrà com a poeta...

 

La seva poesia interpel·la, ja que evoca a l'endins nostre la terra materna, la terra de la qual ens allunyem desgraciadament cada dia d'un pas... i de la qual ens trobem avui dia massa lluny, i més lluny encara del que podíem pensar, abans...

També l'escriptura del Senyor Escarrà i la seva declamació lliguen el saber de la naturalesa i el pensament de l'home... Aquesta conjunció procedeix del seny que posseïa el poeta.

 

La humilitat i la humanitat són dues qualitats parlants que surten i ressorgeixen dels textos de Gabriel Escarrà... L'estil, considerat dels punts de vista de la forma i del fons, s'aparenta a la poesia de Joan Cayrol. En efecte, hi ha una filiació o una relació familiar: l'autor privilegia els sentits i els sentiments. Pregonament, exacerba la naturalesa (els ocells, els arbres, les plantes aromàtiques, els paisatges, les temporades), tot qüestionant el seu ésser propi (l'infinit, el no-res, la il·lusió del temps), tot això expressat en la veu del poeta (un cor que explota, per raons d'amor o de revolta, segons Stendhal).

 

La força de Gabriel Escarrà resideix en l'ús de paraules i d'expressions, que semblen eixir de temps enrere, per ser relacionades als treballs dels camps, a les estacions i als ritmes que s'imposen a la terra...

 

L'alquímia verbal dóna suport a la paraula viva de Gabriel Escarrà... Ell no crea neologismes al llarg dels seus records,  sinó lliura testimoniatges d'ahir, ben sovint pintats de melangia (de malenconia), i això tot fent emergir i reaparèixer expressions saboroses durant les quals els mots es fonen amb els cants dels ocells, amb els murmuris dels vents corrent pels boscos... La poesia d'Escarrà xerra, xerrica i xiuxiueja...

 

Nogensmenys, de la seva font creativa i imaginativa resulta un talent i una soltesa per contar, per ressuscitar el passat i per perllongar la solidesa i la solidaritat de la gent de la terra... Poeta i pagès, pagès i poeta, és així que es defineix ell mateix Gabriel Escarrà...

 

Els seus poemes constitueixen ones de plaer i de goig...

 

El text sobre Elna és una meravella... Sentim l'amor que Escarrà porta a la seva vila, una vila rica de XXVI segles d'història... Una vila que ell estima i que respecta...

 

Al capdavall d'aquest anàlisi, ens trobem acarats a un poeta real, un home de debò, un personatge viu i vivaç, però que la gent desconeix i oblida avui dia... Llàstima!...

 

Penso personalment que s'hauria d'atorgar el nom de Gabriel Escarrà, desaparegut durant el mes d'agost de 2016, a un carrer d'Elna, no pas a un carreró, ni tampoc a un atzucac... sinó a un carrer, a una avinguda o a una rambla...

 

Joan IGLESIS

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 11:16
Joseph Delteil - Tiffany Vailier - La famille Maureso aux Minimes, Perpignan -
Joseph Delteil - Tiffany Vailier - La famille Maureso aux Minimes, Perpignan -
Joseph Delteil - Tiffany Vailier - La famille Maureso aux Minimes, Perpignan -
Joseph Delteil - Tiffany Vailier - La famille Maureso aux Minimes, Perpignan -

Joseph Delteil - Tiffany Vailier - La famille Maureso aux Minimes, Perpignan -

Osez concourir !


GRAND PRIX DE POÉSIE

Joseph DELTEIL

décerné par la Revue Souffles

date limite d’envoi des manuscrits: 31 janvier 2020

Ce prix est destiné à couronner un manuscrit (poèmes ou prose poétique) dont la sensibilité et l’écriture poétique suscitent une émotion esthétique profonde et durable.

40 pages maximum / format A4

L’œuvre primée, sera éditée et le lauréat en recevra 100 exemplaires (valeur 1000 euros).

Droits à concours : 30 euros.



© Bob Ter Schiphorst. Joseph DELTEIL à La Tuilerie de Massane (près de Montpellier)


REGLEMENT DU PRIX

Article 1

Le manuscrit présenté devra être inédit, non primé par ailleurs, dactylographié, correctement relié, non signé et ne comportant aucune mention particulière.    

Article 2

Le manuscrit sera envoyé par courriel en pièce jointe à l’adresse électronique suivante : 

prixlitteraires@revuesouffles.fr

L’auteur indiquera en ‘ Objet ‘ de son courriel, son nom suivi du titre de l’œuvre.

Article 3

Concomitamment, et ce afin que la candidature soit prise en compte, l’auteur devra:

1 – Adresser le manuscrit en 5 exemplaires, en courrier « lettre » non recommandé à :

Monsieur le Président du Jury

Grand Prix de Poésie Joseph Delteil

Revue Souffles

45 rue Léon Blum – 34660 Cournonterral

2 – Y joindre une enveloppe cachetée sur laquelle il inscrira le titre de l’œuvre présentée

3 -  Insérer à l’intérieur de cette enveloppe cachetée, une seconde enveloppe non cachetée (timbrée au tarif  « lettre », sur laquelle seront inscrits le nom et l’adresse du candidat) et accompagnée d’une notice biobibliographie succincte sur le candidat avec sescoordonnées (numéro de téléphone, adresse électronique et postale)

4 – Y joindre un chèque bancaire correspondant au montant de 30 euros à l’ordre  de : 

Revue Souffles – Les Ecrivains Méditerranéens

Article 4

Le manuscrit ne sera pas retourné et sera détruit.

Article 5

Les manuscrits des lauréats et des finalistes ayant obtenu des mentions de prix pourront faire l’objet de lectures publiques ou de parution (sélection d’extraits).

Article 6

Le palmarès sera  personnellement adressé aux candidats en vue de la remise du prix qui aura lieu à Montpellier (date à préciser par invitation). Le lauréat et les finalistes ayant reçu une mention de prix s’engagent à être présents ou à se faire représenter lors de la remise du prix et de ses mentions.

Article 7

Le lauréat du Grand Prix de Poésie Joseph Delteil ne pourra concourir une deuxième fois.

Article 8

Les candidatures  non conformes au présent règlement seront écartées. Les décisions du jury sont sans appel. Les membres du jury s’interdisent de concourir.

Pour tout renseignement complémentaire au sujet du Grand Prix de Poésie Joseph Delteil s’adresser à

 

prixlitteraires@revuesouffles.fr ou  au 04 67 85 09 02

 

Toute candidature ne respectant pas la totalité des consignes du règlement ci-dessus, sera refusée.



Qui êtes-vous Joseph Delteil ?

Pour plus d'information sur Joseph Delteil cliquez sur le lien ci-dessous
http://www.revuesouffles.fr/prix-litteraires/


Commander le numéro spécial consacré à
Joseph Delteil

un numéro de la Revue Souffles célébrant le plus occitan des écrivains français...
http://www.revuesouffles.fr/


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Joseph Maureso :

vendredi 6 décembre à 20 h 30

chapelle basse du Couvent des Minimes,

je vous invite à venir découvrir un spectacle singulier

au cœur de mon exposition de peintures...

spectacle gratuit, offert par la ville de Perpignan.

 

"échanges hybrides"

 

textes poétiques et chant : Evelyne Maureso.

textes tirés de son recueil de poèmes "et si l'autre était toi" éditions Paraules.

Alain Diaz : guitare flamenco.

Sandra Diaz : danseuse et chorégraphe flamenco.

Paola Maureso : danseuse et chorégraphe flamenco/contemporain...

 

au plaisir de vous retrouver ...

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 13:39
Le groupe de Joan Llorenç Solé - Arbres des écoles de Caudiès -
Le groupe de Joan Llorenç Solé - Arbres des écoles de Caudiès -
Le groupe de Joan Llorenç Solé - Arbres des écoles de Caudiès -
Le groupe de Joan Llorenç Solé - Arbres des écoles de Caudiès -
Le groupe de Joan Llorenç Solé - Arbres des écoles de Caudiès -

Le groupe de Joan Llorenç Solé - Arbres des écoles de Caudiès -

à Jean IGLESIS

Bibliothèque - Mairie de Montolieu  (Aude)  : "Le Village du livre"...

Bonjour Monsieur, 

Après délibération des membres jury du concours 2019, votre poème "Dans l'or de tes cheveux" à fait l'unanimité et en sommes réellement ravis pour vous.

A la lecture, votre texte fut un véritable coup de coeur ! 

En tant que 1er prix, vous recevrez d'ici quelques temps un petit cadeau. 

Toute l'équipe vous souhaite une agréable journée.

Bien cordialement.

Geneviève Villan

envoyé : 25 mars 2019 à 16:22

de : Jean Iglesis <jean.iglesis6@gmail.com>

à : biblio.montolieu@wanadoo.fr

objet : Concours de poésie "La Beauté"...

 

 

Dans l'or de tes cheveux

 

Dans l'or de tes cheveux, j'ai vu grandir le monde,

Chaque jour éclairé par l'astre de ton cœur,

Mon amour s'étendant comme une plaine blonde

Aux épis frémissant sous ton rire moqueur.

 

Dans l'or de tes cheveux, j'ai découvert des plages,

Chaque matin baignées de soupirs et de pleurs,

Mon amour embarquant sur des rêves volages,

Promesses de marins ivres de chants menteurs.

 

Dans l'or de tes cheveux, j'ai retrouvé l'enfance,

Chaque soir oubliée à la lune naissant,

Mon amour scintillant au creux du ciel immense,

Reflétant un bonheur tracé, luminescent.

 

Dans l'or de tes cheveux, j'ai vu luire la flamme

Chaque nuit ravivée au lit de nos ébats,

Mon amour parcourant tous tes sentiers de femme,

Paysages mêlés dans l'ardeur des combats.

 

Dans l'or de tes cheveux, j'ai réécrit l'histoire,

Chaque page effeuillée au souffle de mes vœux,

Mon amour relisant les lignes d'un grimoire

Aux mots nés puis éteints dans l'or de tes cheveux...

 

Jean Iglesis

 

- - -

Arbres de Caudiès

 

Lors de l’inauguration (5 avril 2019) de la salle Simone Veill dans les Anciennes Écoles à Caudiès de Fenouillèdes, Madame Hermeline Malherbe a pu se rendre compte de l’émoi causé dans une partie de la population, par l’abattage des arbres (tilleul plantés entre 1945 et 1950 selon les souvenirs des Caudiésiens) prévu par le maire Monsieur Jean-Pierre Fourlon, dans le but de niveler la cour.

 

Ce projet avait été annoncé dans le bulletin municipal d’août dernier mais sans parler de l’abattage des arbres, et d’autre part sur le plan figuraient des arbres sans qu’il soit spécifié qu’il s'agissait de nouveaux sujets et non pas des arbres en place.

 

Une partie de la population s’étonne du fait qu’aucune alternative à l’abattage des arbres n’ait été étudiée par un paysagiste: 

En effet,  que la cour ait besoin d’un nouveau revêtement pour que sa surface soit plane, c’est nécessaire, que la différence de niveaux des 2 cours soit comblée l’est moins, car elle peut être associée à une rampe d’accès pour les fauteuils roulants ou les déambulateurs.

Dans tous les cas, le resurfaçage voire le décaissage de la cour du «haut», ancienne école des filles, doit respecter les racines des vieux arbres comme l’a expliqué sur FR3, Marc Maillet, président de la FRENE66.

 

Ces photos rasantes (avril 2019) montrent qu' il n'y a aucune racine qui ait soulevé de manière formelle le revêtement des deux cours des écoles.

Il y a seulement des ondulations du sol.

 

L’autre partie du projet concerne le bâti:

En ce qui concerne la disparition de l’ancien puits fermé (sans risque d’accident): on peut se demander en quoi sa présence gêne?

En ce qui concerne la disparition de l’escalier (et du coup celle du «lave-mains des écoliers, adossé à l’escalier côté cour des garçons): certes dans son état actuel, il est sûrement dangereux à utiliser, et l’accès par l’intérieur, une bonne solution. Mais c’est un élément architectural particulier (il permettait à l’instituteur qui habitait au-dessus de l’école de rejoindre son appartement) et la commission de sécurité demandera peut-être d’installer un escalier de sécurité extérieur de type métallique (sur la placette ou dans la cour…). Ne pourrait-on utiliser une partie du budget à le rénover et à le sécuriser, comme escalier de secours, plutôt le détruire?

 

Voilà à peu près exposée la situation qui inquiète une partie des Caudiésiens pour qui la cour des Anciennes Écoles est un  lieu patrimonial collectif et convivial (cf. Photos) et qui risque de se concrétiser dès mai prochain, alors que ces mêmes Caudiésiens, très attachés sentimentalement à cette cour qui est leur histoire, demandent que soit repensé ce projet. 

Merci de l’attention que vous porterez à ce dossier .

 

Joëlle Boyer                Véronique Renon          Les Défenseurs des Anciennes Écoles            FRENE66

jsboyer@orange.fr

 

- - -

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

ESTAVAR

 

GROC, le nouvel album de Joan Llorenç Solé

 

Après quatre ans d’absence, l’artiste nord catalan, Joan Llorenç Solé enregistrait début avril son nouvel opus à Estavar. C’est dans ce petit village de Cerdagne, au sein de parc l’Escapade, qu’il aime à se retrouver, écrire et composer ses chansons. C’est donc sans hésitation, qu’il a enregistré pour la seconde fois, dans cet havre de paix, en compagnie de ses musiciens issus des deux catalognes. Dynamiques et riches de nouvelles teintes sonores, les morceaux se voient enrichis d’une section de cuivre et d’un chœur. La voix douce et chaleureuse du chateur baryton, se voit ainsi portée et mise en valeur par l’ensemble du groupe. Fini l’ambiance nostalgique de son dernier album et place à des rythmes plus funky qui en entraineront plus d’un. Outre ce bel ensemble, Joan Llorenç travaille aussi en partenariat avec la Cobla Tres Vents sous la direction d’Olivier Marquès, qui lui offre pour la première fois l’arrangement de l’une de ses chansons en version cobla. 

Le piano-voix n’est pas oublié : Joan llorenç a la chance de travailler avec son ami Jo Biskup, talentueux pianiste (de Jacques Brel entre autre) sur un thème qui leur est cher, la retirade. 

Ce nouvel opus portera pour titre « Groc » (comprenez Jaune). Il fait référence au lacet de même couleur défendant la démocratie en Catalogne. « A sota la bandera », « Ploro per dins », « Llívia » ou encore « Escrivim la historia », sont les nouveaux thèmes travaillés par l’artiste.

La présentation officielle de l’album est prévue à l’automne 2019, sur scène, avec ses musiciens.

 

COMUNICAT DE PREMSA

ESTAVAR

GROC, el nou àlbum del Joan Llorenç Solé

 

Després de 4 anys d’absència, l’artista nord català, Joan Llorenç Solé va gravar a principi d’abril el sou nou opus a Estavar. És en aquest petit poble de Cerdanya, al mig del Parc « l’Escapade », que li agrada gaudir, escriure i compondre cançons. Doncs, és sense cap dubte que va gravar, per segona vegada, en aquest refugi de pau, en companyia dels seus músics vinguts de les dues bandes de Catalunya. Dinàmics i plens de nous colors sonors, els fragments musicals es veuen enriquits d’una secció de metalls i d’un cor vocal. La veu dolça i calorosa del cantant baritó és aixi portada i valoritzada pel conjunt del grup. S’ha acabat l’ambient nostàlgic del seu darrer disc. Ara, es deixa plaça a ritmes més funky que faran bellugar més d’un. A més d’aquest bell conjunt, el Joan-Llorenç treballa també en col•laboració amb la Cobla Tres Vents, a sota la direcció de l’Olivier Marquès, que li ofereix per primera vegada l’aranjament de l’una de les seves cançons en versió cobla. El piano-veu no ha estat descuidat : el Joan-Llorenç té la sort de treballar amb el seu amic Jo Biskup, talentuós pianista (del Jacques Brel entre d’altres) sobre un tema que els és estimat, la Retirada. Aquest nou opus portarà com a títol « Groc ». Fa referència al llaç del mateix color defensant la democràcia a Catalunya. « A sota la bandera », « Ploro per dins », « Llívia » o encara « Escrivim la història », són els nous temes treballats per l’artista. La presentació oficial de l’àlbum és previst per la tardor del 2019, sobre escenari, amb els seus músics.

 

Samedi 13 Avril 2019 21h

THE ART EIXAMPLE OF CANIGÒ

JAZZ TRANSFRONTALIER

De Perpignan à Barcelone, du Jazz au Blues...

Dans « The Art Eixample Of Canigò », il y a à la fois l’effervescence du célèbre quartier barcelonais et la beauté majestueuse de la montagne sacrée des catalans. Ce nom, clin d’oeil au groupe de jazz des années 70  "The Art Ensemble Of Chicago", a été pensé par Pascal Comelade sur une idée du journaliste barcelonais Pere Pons et a vu le jour en 2008 lors d’une tournée hommage au pianiste Tete Montoliu. Reformé en 2017 par le bassiste Perpignanais Patrick Felices, il réunit son compatriote José Barrachina à la guitare et 3 « pointures » de la scène barcelonaise, amis de longue date,Gorka Benitez au sax ténor et à la flute, Juan de Diego à la trompette etCarlos Falanga à la batterie.

Entrée 12€. Adhérents 10 €. Moins de 13 ans : gratuit. Billetterie sur place à partir de 20h et dès à présent en ligne.

La billetterie en ligne

TAEOC sur Facebook

Le bar du Café El Lluert sera ouvert, et proposera avant le concert des tartes au profit de l'association.

Le Site Internet d'Art Que Fem

Vous recevez ce message car vous êtes inscrit à la lettre d'Art Que Fem. Si vous ne souhaitez plus la recevoir, il suffit de cliquer sur le lien "unsuscribe" en bas de la lettre. Si, en revanche, vous connaissez des gens que cette lettre pourrait intéresser, vous pouvez leur transférer et ils pourront s'y abonner en cliquant sur le lien suivant :

S'abonner à a lettre d'Art Que Fem

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 12:30
J.Delteil - Revue Souffles - Salle omnisports envisagée à Perpignan -
J.Delteil - Revue Souffles - Salle omnisports envisagée à Perpignan -
J.Delteil - Revue Souffles - Salle omnisports envisagée à Perpignan -

J.Delteil - Revue Souffles - Salle omnisports envisagée à Perpignan -

Salle omnisports : STOP AU GASPILLAGE !

Il a du souffle, J.Marc PUJOL :

 

On casse quelques lieux culturels (en ce moment, on s'excite au théâtre municipal, en réduisant les places du rez-de-chaussée et en éliminant la salle Cocteau...) et on envisage de construire des lieux sportifs, à des prix...

Cette folie s'arrêtera sans doute en mars, ou avril 2020, à moins que les Perpignanais ne votent pour un autre gogo peu passionné par la culture, le "sans-étiquette "Aliot...

JPB

 

* communiqué du Pays catalan :

Salle omnisports : STOP AU GASPILLAGE !

Le 15 février le Maire de Perpignan invité de l’émission " Face à la presse" a confirmé la construction d’une salle omnisports au Vernet pour un coût de 20 millions d’euros.

La destination de cette salle et son utilité pour les Perpignanais restent encore difficilement compréhensibles: salle de sport pour professionnels ou pour clubs amateurs? salle de concerts ? salle de spectacles? Sa capacité, dans un premier temps de 2000 places, a également de quoi les laisser perplexes. 

Des objections s'imposent en effet devant ce projet:

- Sans club de basket professionnel, pas d'utilisation bi-mensuelle pour le rentabiliser. 

- Pour les associations et les clubs-amateurs de la ville, qui ont d'évidence d'autres besoins plus urgents, elle est surdimensionnée. . 

- Ce nouvel équipement, en centre-ville où rien n'est aménagé pour le sport au quotidien, ne permettra pas d’y accéder plus facilement. 

- Pour les spectacles, la capacité de cette nouvelle salle entre en concurrence avec des équipements déjà existants et de capacités d’accueil similaires, le Palais des Expositions et le Théâtre de l’Archipel. Ce nouvel outil ne permettra pas d’attirer d’autres catégories d’artistes ou d’événements dans la capitale catalane. 

- Le coût annuel de fonctionnement grèvera immanquablement les impôts de la ville. 

- Le parking de 500 places seulement ne pourra pas suffire en cas d’affluence et aucun plan de transport n’est prévu à ce jour. 

Beaucoup de questions se posent: n'y avait-il pas d’autres priorités? Pourquoi tant d’acharnement? Faire plaisir à quelques amis redevables ? Relancer l’ancien club de basket de l’adjointe municipale au sport? 

Les dernières explications face à la presse du maire Jean-Marc Pujol ont de quoi inquiéter : « Un tourneur et un contact à Canal+ m’ont affirmé que c’était la bonne dimension.» Espérons que son conseiller n'est pas le producteur du « Journal du Hard »…Nous conseillons à la municipalité d’être plus à l’écoute des Catalans et de leurs vrais besoins plutôt qu’aux « sachant parisiens » pour justifier et assouvir ses besoins d’égo-construction.

A ce jour, la seule réponse concrète que nous avons c’est que la note sera bien salée et devra être payée, comme toujours, par les contribuables!

Oui Au Pays Catalan dénonce ce gaspillage outrancier qui fera augmenter les impôts dans notre capitale et n’apportera rien de plus à nos concitoyens ! Nous travaillerons, dans les prochains mois à la construction d’un vrai projet remettant l’intérêt des Perpignanais au centre des décisions et des actions politiques.

 

Contact presse : press@ouiaupayscatalan.com

Oui au Pays Catalan - 22 Boulevard Aristide Briand 66000 Perpignan - Tel. 09 67 51 45 88

press@ouiaupayscatalan.com - www.ouiaupayscatalan.com - www.ouiaupayscatalan.tv

Chers amoureux de DELTEIL et de poo-OO-ésie, ils vous restent jusqu’au 11 mars 2019 pour nous concourir pour le Grand Prix et nous envoyer vos manuscrits…

 

RETOUR EN IMAGES SUR LA REMISE DU GRAND PRIX DE POÉSIE JOSEPH DELTEIL

 à l’école Pierre SOULAGES de GRABELS

le 20 février 2019

… un moment d’échanges,

de partage

et

de

poésie

à l’œuvre !

… en présence des 3 lauréats, qui ont lu des extraits de leurs œuvres primées

et se sont entretenus avec Christophe Corp

président du jury

et directeur de la revue Souffles de Montpellier

JEAN-MICHEL MAUBERT

MAÏTÉ VILLACAMPA

GILLES BINGISSER

 

 

 

Osez concourir !

Chers amoureux de DELTEIL et de poo-OO-ésie, ils vous restent jusqu’au 11 mars 2019 pour nous concourir pour le Grand Prix et nous envoyer vos manuscrits…
 


GRAND PRIX DE POÉSIE

Joseph DELTEIL

décerné par la Revue Souffles

http://www.revuesouffles.fr/

https://www.facebook.com/revue.souffles

administration@revuesouffles.fr 

 

date limite d’envoi des manuscrits: 11 mars 2019

Ce prix est destiné à couronner un manuscrit (poèmes ou prose poétique) dont la sensibilité et l’écriture poétique suscitent une émotion esthétique profonde et durable.

40 pages maximum / format A4

L’œuvre primée, sera éditée et le lauréat en recevra 100 exemplaires (valeur 1000 euros).

Droits à concours : 30 euros.
 


REGLEMENT DU PRIX

Article 1

Le manuscrit présenté devra être inédit, non primé par ailleurs, dactylographié, correctement relié, non signé et ne comportant aucune mention particulière.    

Article 2

Le manuscrit sera envoyé par courriel en pièce jointe à l’adresse électronique suivante : 

prixlitteraires@revuesouffles.fr

L’auteur indiquera en ‘ Objet ‘ de son courriel, son nom suivi du titre de l’œuvre.

Article 3

Concomitamment, et ce afin que la candidature soit prise en compte, l’auteur devra:

1 – Adresser le manuscrit en 5 exemplaires, en courrier « lettre » non recommandé à :

Monsieur le Président du Jury

Grand Prix de Poésie Joseph Delteil

Revue Souffles

45 rue Léon Blum – 34660 Cournonterral

2 – Y joindre une enveloppe cachetée sur laquelle il inscrira le titre de l’œuvre présentée

3 -  Insérer à l’intérieur de cette enveloppe cachetée, une seconde enveloppe non cachetée (timbrée au tarif  « lettre », sur laquelle seront inscrits le nom et l’adresse du candidat) et accompagnée d’une notice biobibliographie succincte sur le candidat avec sescoordonnées (numéro de téléphone, adresse électronique et postale)

4 – Y joindre un chèque bancaire correspondant au montant de 30 euros à l’ordre  de : 

Revue Souffles – Les Ecrivains Méditerranéens

Article 4

Le manuscrit ne sera pas retourné et sera détruit.

Article 5

Les manuscrits des lauréats et des finalistes ayant obtenu des mentions de prix pourront faire l’objet de lectures publiques ou de parution (sélection d’extraits).

Article 6

Le palmarès sera  personnellement adressé aux candidats en vue de la remise du prix qui aura lieu à Montpellier (date à préciser par invitation). Le lauréat et les finalistes ayant reçu une mention de prix s’engagent à être présents ou à se faire représenter lors de la remise du prix et de ses mentions.

Article 7

Le lauréat du Grand Prix de Poésie Joseph Delteil ne pourra concourir une deuxième fois.

Article 8

Les candidatures  non conformes au présent règlement seront écartées. Les décisions du jury sont sans appel. Les membres du jury s’interdisent de concourir.

Pour tout renseignement complémentaire au sujet du Grand Prix de Poésie Joseph Delteil s’adresser à

 

prixlitteraires@revuesouffles.fr ou  au 04 67 85 09 02

 

Toute candidature ne respectant pas la totalité des consignes du règlement ci-dessus, sera refusée.

 


Qui êtes-vous Joseph Delteil ?

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Joseph Delteil

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REVUE SOUFFLES / LES ECRIVAINS MEDITERRANEENS

Montpellier 34000

Copyright © 2019 REVUE SOUFFLES / LES ECRIVAINS MEDITERRANEENS, All rights reserved.

Créée a Montpellier en 1942, la revue Souffles, est I'une des plus anciennes revues francaises de poésie et la plus ancienne du Languedoc.

 

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 11:02
Ardoises de nos chemins : Jo Falieu : Evol,  Cali : enfance, Velázquez y el Siglo de Oro, Streibel, City of Perpinya, la révolte des Segadors -
Ardoises de nos chemins : Jo Falieu : Evol,  Cali : enfance, Velázquez y el Siglo de Oro, Streibel, City of Perpinya, la révolte des Segadors -
Ardoises de nos chemins : Jo Falieu : Evol,  Cali : enfance, Velázquez y el Siglo de Oro, Streibel, City of Perpinya, la révolte des Segadors -
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  Ardoise de mes chemins

 

   Alors que s’effacent les parcours d’enfance

que la pensée se fraye un chemin

dans les arcanes de la solitude

 

que le flux nous emporte dans les méandres de la vie

 

s’offre l’ardoise

comme une chance

 

comme un itinéraire salvateur

  comme la chance d’une sagesse acquise

  dans les frimas de l’incompréhension

 

Je la prends je la touche         je la caresse

 

je la salive 

  comme une galantine 

     

comme  une fusion de tendresse

 

comme une infusion de bonheur

 

                où se tendent les désirs                 

 en arc en ciel

  dans le sauvage des yeux de tristesse

 

dans la nervure d’un silence retenu

Il plane des ciels bleus    

profonds comme l’ardoise

 

striés en lignes fugitives 

            où se dessine toute une symphonie de couleurs

        en volutes aquarelles

 

Je la caresse

      elle               

      tombée au sol          un jour d’orage

                      restée intacte                    

                                  à peine écaillée sur la feuillure

       avec ses coussins de mousse 

qui lui font comme une parure de tiédeur

      sur un sol cassant de rocaille

 

Un jour de solitude déjà

car l’enfant seul 

car l’enfant triste

et cette rugosité            

          comme un hameau

        comme le havre de la désespérance

 

Je la caresse

  souriant de sa feinte uniformité

    la flattant comme une pièce unique        

                  une œuvre d’art

 

un livre ouvert

        sur un destin fragile

    où se devinent d’ardentes végétations clandestines

 

singularité de cette ardoise

                                comme le même de  ma propre singularité                                                                                

qui me ressemble

                  qui    en tout cas    

me renvoie à moi-même     

      comme à une image-miroir  

      à un reflet  

       où s’inscrivent les racines           

de l’être minéral qui me hante

                  qui me sublime dans une incandescence

dans une stupeur

avec ses traces de blessures

avec ses inégalités

sa taille souple et fine

                  comme une fleur de marbre                                                       dans l’éclosion du matin

 

Etre comme l'ardoise

comme une fleur qui parle

          et qui console

                              comme une caresse   

  sur le revers d’un chagrin

 

comme le chagrin de la fleur d’amour

qui mesure le temps

              dans ses vergetures diaphanes

 

    avec la similitude d’un regard perdu    

    en quête de se souvenir

              dans la trame incertaine des jours

à cheval sur mon désespoir

              en attente de clarté           

            dans le surgissement chaud de la beauté

 

Frêle ardoise     dure ardoise

      tu es tombée hier            

de ton logis d’arpèges             

      comme une pierre -lune

                                                    comme un éclat de ciel

et tu es belle et tu es vraie

            comme un sourire                 

  comme un regret

          comme le regret d’avoir perdu

                        ta place 

                    au soleil

Mais tu es libre aussi

blottie entre mes doigts calins

comme une hirondelle blessée  

               et tu es là l’ardoise               

  sereine et rassurante

encore plus ardoise          

sur mon chemin

comme une saveur d’enfance qui s'épanouit

  qui me cajole aussi

                                  comme une liqueur bleue

    quand je penche la tête vers la nuit

        comme en un berceau de tendresse

 

  Voilà pourquoi       

étrange ardoise

je te garde                

je te regarde

et je t’emmène dans ma vie   

          comme un passé

comme l’indispensable de moi-même

              comme le signe de mon authenticité

 

  Quand je pleure à la lune      

  dans les soirs de détresse

    j’invoque ta beauté

sous l’âcre bleu de ta peau rêche

j'implore ta candeur

              comme un rempart à ma folie

 

   Ardoise        

  humble compagne de mes jours tristes

  ardoise fleur de vie

    dans la tourmente de mes chagrins

en crinières d’étoiles

sous un ciel prodigue

    comme un souffle ancestral

                          comme la source  du vent

quand le soleil d’été exhale ses clameurs

tu viens bercer mes nuits d'errance

  en des rutilements de feu

je t’aperçois sur un toit ami

tu décores

la simplicité d’un intérieur rustique

tu paves une allée de jardin

une place secrète

une ruelle étroite et escarpée

l’audace d’un chemin

        la parure d’une fontaine

 

      Ardoise de mes chemins

quand la brume 

déroule ses alvéoles tristes 

    je me prends à rêver

 

Ardoise qui chante sur les toits

qui scintille au soleil

qui me souris

comme font les amants

                                                           d'un petit air complice

Ardoise de mes chemins de rocaille

  tu m’éveilles encore aujourd’hui

à la splendeur du monde

et tu deviens l’amie définitive

          pour un parcours de lumière

    Comme une femme 

tu t’es lovée en moi

                    pour toujours

dans une spirale de feu 

      où s’échancre 

la trace de mes souvenirs

quand ton rire tinte aux étoiles

 

 Et je te sais si pure

        je te sais si lisse

                  faite  

                  pour accueillir 

la parure du peintre

                        la tendresse du sculpteur

  l’allégresse du poète

                    en quête de musique du vent

en quête de l’être même 

    de la musique

 

    Alors parfois 

je me souviens 

de ce lieu de naissance 

        où gît la llose

      et je m’approche 

de cette terre ardente

             où s’originent tant de toitures ardoises 

    qui ornent mon pays

Et je suis là                 

    alors que se profilent 

                                                   dans leurs étages aériens 

        les douces volutes 

de Cerdagne et de Capcir

                j’exulte 

à l’âpreté des escarpements audacieux

      où j’aime  vivre

 

Vallées profondes du Haut-Conflent 

écrins bleutés

          aux fines heures de la nuit

        lorsque disparaissent

les dernières arabesques du couchant

 

          à cheval sur ce flanc de Garrotxe

      Evol

      en ton antre majestueux

                    telle un papillon bleu

                  l’ardoise se déploie           

et vole

 

Jo  Falieu    

Velázquez y el Siglo de Oro

 

 

 

 Llega a CaixaForum Barcelona la última exposición en colaboración con el Museo Nacional del Prado. Una magnífica ocasión para ver, analizar y comprender la obra de Velázquez junto a la de otros genios de su tiempo como Tiziano, Rubens, Ribera, etc. ¡No te la pierdas!

 

Del 15 de noviembre al 3 de marzo

#VelázquezCaixaForum #PradoCaixaForum

Conoce toda la programación en torno a la exposición:

Conferencia a cargo del comisario

Miércoles 12 de diciembre, a las 19 h

Visita comentada

Consulta disponibilidad en nuestra web

Visita en familia

Sábados, a las 11 h

Café y tertulia

Miércoles, a las 16.30 h

Visita comentada para grupos

Previa reserva telefónica

Convocatòria de premsa : Inauguració de l’exposició ‘1640: la revolta dels Segadors’

 

La Casa de la Generalitat a Perpinyà convida els mitjans de comunicació a la inauguració de l’exposició 1640: la revolta dels Segadors que tindrà lloc el proper dimecres 12 de desembre a les 18.30 hores a la Casa de la Generalitat (1 carrer de la Fusteria, Perpinyà).

 

L’exposició és una mostra fotogràfica que recrea els inicis de la Guerra dels Segadors (1640-1652) i és una proposta a càrrec de Districte IX Imatge, un col·lectiu de fotògrafs de Barcelona especialitzat en tractament d’imatges de caràcter històric.

 

A més dels fotògrafs autors de les imatges, també comptarem amb l’historiador Joan Pallarès-Personat, que s’ha encarregat de l’assessorament historiogràfic de l’exposició. Joan Pallarès-Personat pronunciarà una conferència sobre les causes i les conseqüències de la Guerra dels Segadors.

Inauguration de l’exposition ‘1640: la révolte des Segadors’

 

La Casa de la Generalitat a Perpinyà invite les médias à la inauguration de l’exposition 1640: la révolte des Segadors qui aura lieu le mercredi 12 décembre à 18h30 à la Casa de la Generalitat (1 rue de la Fusterie, Perpignan).

 

L’exposition est une reconstitution historique sur le début de la guerre des Segadors (1640-1652) et est portée par Districte IX Imatge qui est un collectif de photographes basé à Barcelone.  

 

Outre les auteurs des photographies, nous aurons également parmi nous l’historien Joan Pallarès-Personat qui a été en chargé de l’assistance historique de l’exposition. Joan Pallarès-Personat prononcera une conférence sur les causes et conséquences de la guerre des Segadors.  

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 12:28
JO FALIEU - Jean GOURVES
JO FALIEU - Jean GOURVES

JO FALIEU - Jean GOURVES

BANYULS

Mardi 20, à 18h15, salle Novelty - L'association Walter Benjamin vous propose : 

une conférence sur la poésie, par Jo Falieu - professeur  de philosophie à Prades – Auteur de plusieurs livres de poésies. Lectures, projections, dédicaces, dialogue avec l'auteur. Entrée libre.

 

Poésie de la révolte

Révolte de la poésie            

I    Poésie de la Révolte

1    Poésie révoltée –   Poètes insurgés

  • Révolution Française     
  • La Commune de Paris
  • Poètes dans la rue
  • Poètes en Résistance
  • Poètes en prison ou dans les camps

2    de l'indignation à la révolte ; les témoins

regards poétique sur la révolte;   Rimbaud   Prévert  Néruda   Darwich   Hikmet

  • les poètes de la Négritude               Césaire  Senghor
                •               Depestre

II    Révolte de la Poésie

1    Déstructuration du discours poétique

la mort d'Alexandre (Roubaud)   Aloys Bertrand  Baudelaire  

  • de la musique avant toute chose...  (Verlaine)
  • la recherche du vrai   Rimbaud    Mallarmé
  • un coup de pied dans la ruche   (Reverdy   Apollinaire)
  • poètes de la route    (Cendrars   Beat Génération)

2    l' Insurrection poétique

  • Dada et l'art de la Provocation     l'immoralisme
  • l'impossible synthèse des Surréalistes:  faire de l'art le fer de lance de la révolution 
  • "Changer la vie"   "transformer le monde"
  • retour vers l'intériorité   de la folie à l'expérience de la mort (Bataille, Artaud, le Grand Jeu)
  • la recherche de l'authenticité  (René Char)
  • le retranchement littéraliste: hors du sujet, le monde (E. Hocquart, P. Poyet, A. Portugal)

3    la révolte comme poésie de l'histoire

  • distinction entre révolte et révolution chez Camus
  • d'une poétique de la révolte
  • Poésie solaire     Sénac     Char

Conclusion

texte poétique de Camus sur la révolte

 

** Une vie engagée

Rencontre avec Jo Falieu, philosophe-poète libertaire

 

Rencontrer Jo, ça se mérite ! Il faut rouler jusqu’à Nyer, puis serpenter sur un chemin de terre avant d’arriver au mas l’Itaca, Itaque en catalan. Un nom qui a du sens pour celui qui est retourné à ses racines, philosophe-paysan créant avec un agriculteur et d’autres volontaires une communauté expérimentale. 

Ne restera plus tard que la famille de Jo et l’esprit du lieu. Un lieu qui, via l’association SERVAS ( Servas- « je sers » en espéranto- Échanger- Rencontrer – Voyager – Servir la paix), et aussi ASF « Vivre sans frontière » pendant 5 ans pour les lycéens, accueille des  voyageurs du monde entier. 

« Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage… » : ceux d’Itaca sont partis aussi, avec SERVAS, voir ailleurs. Leur fille ira neuf mois en Nouvelle-Zélande avec AFS, un éloignement qui fera écrire à Jo son premier poème, dans l’urgence d’exprimer son amour. Bien d’autres poèmes suivront, édités dans un premier recueil, « Chemins d’Ardoise » aux éditions Dittmar, puis d’autres, édités par sa propre maison d’édition associative, «  Itaca » évidemment.

 

 

Une vie qui bascule en mai 68

Jo et son jumeau naissent à Claira, dans un milieu modeste, une enfance heureuse toujours vivace. Tout jeune il choisit la danse catalane plutôt que le rugby. Hors cette activité inattendue, pratiquée dix années, Jo suit un parcours sans rébellion particulière jusqu’à sa maîtrise de philosophie à Montpellier. Nous sommes en 1968, Jo a 24 ans, et vient ce mois de mai qui change à jamais sa façon d’être au monde et de penser. 

 

Maître-auxiliaire dans l’académie, il s’efforce d’enseigner différemment la philosophie, essayant d’appliquer des règles d’autogestion pour rompre avec le cours magistral, peaufinant sa pédagogie. 

Dans les années soixante-dix il est nommé à Font-Romeu et s’installe avec deux sœurs jumelles rencontrées là-haut. Après quelques années, il choisira l’une d’elle et ils achètent en 1982 le mas, avec le projet d’un retour à la terre et d’une vie différente en communauté. 

Jo cesse d’enseigner pour s’y consacrer pleinement. Il vivra dix années sans réel contact avec l’extérieur, ceux du village et ceux, paysans pauvres, de la montagne de la Serre, étant initialement réfractaires à la communauté. Hippies pour les uns, trop bourgeois pour les autres… Six à vingt personnes, selon les périodes, s’occupent des bâtiments à reconstruire, des clôtures, des vaches, des chevaux, des cultures, sur les 54 hectares du lieu. Puis, certains sont partis, pour des vies plus traditionnelles ; d’autres sont venus, comme cette jeune femme qui créa une école sauvage pendant 3 ans pour tous les enfants du mas… Une dispersion naturelle. 

 

Début des années quatre-vingt-dix, Jo rompt son isolement et s’empare de la parole.

D’abord à l’ALEC, « Les amis de la laïcité en Conflent », association fondée en 94  à Prades pour diffuser le combat laïque, dont il fut président  douze ans et aujourd’hui vice-président. Elle organise des conférences hebdomadaires au sein de son université populaire.  Jo y fait parfois des causeries avec  le psychanalyste Fred Fliege.

 Jo est aussi « relanceur de débats » lors des Ciné-rencontres de Prades dans les discussions d’après projection.  Réfléchir, questionner, échanger des idées, pour changer la vie. Écrire aussi, pour rêver la vie autrement ou témoigner différemment des injustices. 

« Écrire un poème, c’est faire se rencontrer à la fois des idées et des émotions », dit Jo. Une deuxième structure  est alors créée pour diffuser la poésie : les cercles poétiques du Conflent qui chaque année organisent le Printemps des poètes à Prades. Jo intervient aussi au festival des Rencontres de Nyer et régulièrement au café associatif l’Alchimie à Prades pour lire des poèmes. S’ajoutent quelques spectacles poétiques ici ou là en France, selon les opportunités.

   

Un homme libre.

Par ses écrits poétiques et ses prises de paroles publiques, ses voyages, son expérience de vie, Jo s’est rapproché au fil du temps de ce qu’il voulait être : libertaire au sens premier du terme, anarchiste au sens du XIXe siècle, dans cette volonté de vivre dans une société autogérée, sans domination ni exploitation, communiste dans l’esprit du Manifeste du Parti communiste du jeune Marx et d’Engels  où « le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ».

 

La poésie en tant qu’écriture libre est la parfaite expression pour Jo de sa singularité dans le collectif.     

 

Lundi 19 novembre 2018 à 18h30
au Théâtre de l'Étang

 

La découverte des Amériques

 

par Jean GOURVES

 

 

 

Jean Gourves

Professeur de SVT, après des études de biologie-géologie à la faculté des Sciences de Rennes. Il a terminé sa carrière au lycée Arago de Perpignan après avoir enseigné au Maroc, en Polynésie où sa passion pour les insectes, dont les coléoptères, s’est exercée

 

Conférencier, il intervient régulièrement à l’Université populaire du Conflent, à Prades.

 

certitudes et hypothèses...

 

Après avoir défini le mot « découverte », nous évoquerons l’arrivée des premiers occupants, les Amérindiens, il y a au moins 30 000 ans. L’étude de nombreux sites archéologiques, du Yukon jusqu’au sud de la Patagonie, a permis d’avoir un aperçu de leur industrie lithique, de leur art pariétal et, notamment, de leur aspect physique.

 

Les découvertes sur la côte Est sont, quant à elles, beaucoup plus récentes, peut-être datent-elles de 2000 ans avec les Romains, puis des celtes, à partir de l’an 800, ensuite les vikings qui ont précédé de 500 ans l’arrivée de Christophe Colomb. Ce génois a été à l’origine de la colonisation des deux Amériques par les européens.

 

 

 

C.E.P.S. en entrée libre et gratuite

 

 

Retrouvez toute la programmation de la saison 2018-2019 en cliquant ICI

 

Renseignements : www.rdvse.fr - rdvse@rdvse.fr - 06 72 80 39 86
Facebook : Les-rendez-vous-de-saint-esteve

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 10:40
Jean Gabriel COSCULLUELA (livres) - Daniel Guerrier - Le Centro espagnol ce samedi 13 octobre 2018
Jean Gabriel COSCULLUELA (livres) - Daniel Guerrier - Le Centro espagnol ce samedi 13 octobre 2018
Jean Gabriel COSCULLUELA (livres) - Daniel Guerrier - Le Centro espagnol ce samedi 13 octobre 2018
Jean Gabriel COSCULLUELA (livres) - Daniel Guerrier - Le Centro espagnol ce samedi 13 octobre 2018
Jean Gabriel COSCULLUELA (livres) - Daniel Guerrier - Le Centro espagnol ce samedi 13 octobre 2018

Jean Gabriel COSCULLUELA (livres) - Daniel Guerrier - Le Centro espagnol ce samedi 13 octobre 2018

 

A la croisée des voix

 

 

Amuïr : le verbe qui donne son titre à ce livre appartient au vocabulaire de la phonétique et signifie « cesser d’être prononcé », en parlant d’un phonème. Mais il est en vérité très ancien puisqu’on le rencontre dans un recueil de Psaumes du XIIème siècle, le Psautier de Cambridge,  dans le sens de « devenir muet ». Amuir est de la même famille que mutisme.

 

Cet amuïssement, c’est précisément ce qu’a donné à entendre au milieu du XXème siècle l’œuvre de Paul Celan à qui Jean Gabriel Cosculluela a dédié cet ensemble de poèmes et de proses habité par la pensée du poète roumain et les échos de sa voix brisée. Écourtée et de plus en plus obscure au fil des ans, écrite dans une « langue grise » dépourvue d’éclat, trouée de blancs, la poésie de Paul Celan a été écrite « d’après-Auschwitz », ainsi que l’observait Jean-Pierre Lefebvre en préfaçant le Choix de poèmes que Celan avait lui-même composé : à partir des camps de concentration, en fonction de la Shoah et du peu de poésie qu’elle a laissé encore possible. C’est de ce « reste chantable » d’une poésie au souffle coupé, évoluant tout près de l’irrespirable que Jean-Gabriel Cosculluela se fait à la fois l’écho et le passeur. Il attache ses propres pas à un travail aussi désespéré qu’obstiné qui maintient la langue dans son effort pour avancer et pour dire encore malgré ce qui l’étrangle : il s’agit d’établir un lieu « où pénètre encore la lumière » en dépit du brouillage de tous les repères, de la perte d’aura et de la désacralisation radicale du poétique. Quand le poème ne peut plus être porté par ce que Mallarmé désignait naguère comme « l’ancien souffle lyrique », il donne à entendre les à-coups d’une respiration heurtée et il cogne dans le souffle au lieu de se fondre en lui. Il est ainsi pour l’écriture une manière non de s’étendre en se ramifiant, mais de se tasser, serrée au bord d’un silence devenu obsédant, comme posée sur le seuil du langage.

 

Quels mots pour ce chant brisé ? « Amuir », « affouiller », « épaufrure », « pierrier », Jean-Gabriel Cosculluela confie à un lexique singulier le soin de cartographier le paysage aride et rude de l’amuïssement. Mot à mot, pas à pas, il s’agit alors tout ensemble de « gravir » et de creuser, de déblayer et d’empierrer. Écrire est à la fois un travail de passeur et de carrier. Une espèce d’intimité paradoxale s’établit avec l’univers minéral que l’on sait si présent sous la plume de ces autres poètes familiers de l’Ardèche que furent Jacques Dupin et André du Bouchet… C’est comme une géographie escarpée et une géologie nouvelle qui vient s’inscrire ici dans ce que Jacques Dupin a pu appeler « notre territoire agonistique ». Dans ces « poèmes pierreux », les mots s’organisent volontiers en minces colonnes verbales (un, deux ou trois par vers) pour dessiner un relief anfractueux sur la page, creusant le silence ou s’élevant en farouches pitons rocheux sur sa blancheur.

 

Mais si la poésie, en son aridité, est une solitude où dominent la rupture et la déliaison, le poète s’y montre entouré : ce livre est tout bruissant de noms chers : José Angel Valente, Roberto Juarroz, Marina Tsvetaieva, Martine Broda, Éric Celan, Thierry Metz, Bernard Noël, Roger Laporte, Ingeborg Bachmann... C’est là comme une famille d’êtres proches, présents ou disparus, dont la relecture accompagne et semble même motiver l’écriture. N’oublions pas que Jean-Gabriel Cosculluela est bibliothécaire de métier : attentif aux livres des autres, il écrit dans la proximité de leur voix. En temps de détresse, on écrit plus que jamais avec les mots des autres, dans l’approche de leur souffle et dans les traces qu’ils ont laissées. L’important n’est pas tant le geste du commentaire que l’inscription d’une reconnaissance et d’un partage. Le poème est la trace d’un être, pareil à un dialogue qui se poursuit dans la distance : il suppose un lecteur impliqué.

 

Si Amuïr s’inscrit ainsi à la croisée des voix, ce livre s’établit également à la croisée de deux autres attachements très vifs : à une histoire et à une terre, le Haut-Aragon, cette aire géographique dont Jean-Gabriel Cosculluela est originaire et au centre de laquelle se dresse le massif pyrénéen, ses lignes de crêtes et ses passes secrètes par où circulaient les combattants de la Guerre Civile espagnole. Les mots, les êtres, les paysages ont l’ âpreté aussi bien que la douleur, l’obstination et l’esprit de résistance en partage. Et il n’est pas sans importance que ce soit en terre occitane, au pays des troubadours, là même où naquit naguère la poésie lyrique, et avec elle la fine amor, que Jean Gabriel Cosculluela vienne interroger le reste chantable de notre temps, comme s’il repliait l’une sur l’autre le temps de la naissance et celui de la fin du poème.

Il faut encore aimer la langue, si blessée, désarmée et dépouillée soit-elle, afin que demeure la possibilité d’un passage et d’une orientation. Dans son « Allocution de Brême », en 1958, Paul Celan réaffirmait le maintien de ce rapport vital à l’écriture, comme en réponse à Adorno qui avait cru un temps devoir déclarer « inadmissible » la poésie après Auschwitz :

« "Accessible, proche et non perdu demeura au milieu de toutes les pertes seulement ceci : la langue.

Elle, la langue, demeura non perdue, oui, malgré tout. Mais elle devait à présent traverser ses propres absences de réponse, traverser un terrible mutisme, traverser les mille ténèbres de paroles porteuses de mort.

(…) Dans cette langue j’ai essayé durant ces années et les années qui suivirent d’écrire des poèmes : pour parler, pour m’orienter, pour savoir où je me trouvais et vers où j’étais appelé, pour projeter de la réalité à mon devant. » 

 

N’est-ce pas à une telle continuation que s’attache Jean Gabriel Cosculluela dans ce livre où se croisent singulièrement poésie et critique. Une parole poétique éminemment critique s’y retourne avec anxiété sur elle-même, infiniment respectueuse de celles et de ceux qui l’ont inspirée et auxquels elle demeure attachée par un dialogue infini. Plus que jamais, le poème est une expérience essentielle : c’est à la croisée des voix qu’il demeure une chance que se laissent entrevoir les coordonnées de notre existence.

 

Jean-Michel Maulpoix

Deux textes écrits en pensant à WALTER BENJAMIN

et qui vont être publiés prochainement dans un livre

aux éditions La Passe du Vent

 

 

L'AMOUR DU CHEMIN

 

 

à Manuel Lamana

 

 

                                                 Rien ni personne. Comme si vous pénétriez

                                                  dans les Pyrénées et rien de plus.  Absolument                                               

                                                  rien. Tout est montagne. 

 

                                                   Manuel Lamana

 

 

Là où d'autres butent contre des murs et des

                                                   montagnes, là aussi il voit un chemin.... Il place

                                                   l'existence dans les ruines, non pour l'amour des

                                                   ruines, mais pour l'amour du chemin qui se fraie

                                                   un passage au travers. 

 

                                                   Walter Benjamin

 

 

Du bois des sept pins

frayer le passage

jusqu'au dernier escarpement

 

avec la boue 

avec l'eau avalée 

sur le chemin de la soif

affouiller l'inconnu

 

à un mot de la frontière

sur la ligne de crête 

laisser une sacoche de mots

et de lumière noire

 

unos papeles mas 

de contenido desconocido

 

avec quelques papiers de plus

serrer l'oubli

ouvrir les voix de personne

l'amour du chemin

 

 

au lieu dit de l'absent

avaler les mots

le temps de traverser le silence

 

- - -

 

CRÊTRE

 

à Franck Christoph Yeznikian, à Michel Ménaché

 

 

Ce passage de témoins

dans la ligne de « crêtre »

Franck Christoph Yeznikian

 

Ce nom dit: il fait oublier

et en même temps ne pas

oublier

Michel Ménaché

 

 

 

Ligne.

Crêtre.

Passage

si étroit

de témoins.

Ligne.

Crête

Etre.

Etre 

au passage 

où l'oubli 

se fait 

mais aussi 

où l'oubli 

est 

insupportable 

et 

impossible.

 

Sur sa fin,

l'oubli 

ne se fait pas

oublier.

 

 

Ce nom dit.

Il porte déjà

son silence.

 

 

Tu es 

ce chemin,

ce pas 

où tu portes

ton absence.

Tu marches,

tu sais 

ton absence

dans ton dos,

sans savoir

si c'est l'oubli

si l'oubli se fait

ou pas.

 

 

Tu es ce chemin.

Ce nom dit

pas.

L'oubli porte

son pas

dans ce passage

étroit.

 

C'est ligne,

crête,

être.

 

Tu n'oublies

rien

de l'abrupt

en chemin,

tu fais 

la lumière

avec l'oubli.

 

Le nom

dit

reste

en chemin

sur la ligne

tracée, 

haute

de ton pas.

 

 

 

Au moment même

où l'oubli

se fait

impossible,

insupportable.

 

Au moment même

de ce passage

au seuil du silence.

 

 

Jean Gabriel Cosculluela

copyright 2018

 

 

- - - BIO-BIBLIO :

Jean Gabriel Cosculluela

 

Né en 1951 à Rieux-Minervois (Aude). Origines aragonaises (Pyrénées espagnoles). Vit en Haute- Ardèche, après avoir vécu plus de quinze ans à Montpellier et dans les Cévennes. Conservateur en chef des bibliothèques. Écrivain, traducteur de l’espagnol, éditeur (directeur de la collection Lettre Suit, maintenant aux éditions Jacques Brémond, après une co-édition Atelier des Grames-Brémond) ). Co-dirige avec Anik Vinay la collection Espaces de peu aux éditions Atelier des Grames. Prépare l’édition d’inédits de Joë Bousquet , ainsi que deux essais : sur le livre et la lecture, sur le livre d’ar- tiste.

Livres courants ou livres d’artistes. Textes de critique d’art.
 Nombreuses lectures publiques ou conférences de 1980 à 2017.

Commissaire d'expositions : en 1988 pour la BDP de l'Ardèche: « Eloge du papier » avec des ma- nuscrits inédits d'une trentaine d'écrivains dont Michel Butor, Charles Juliet, Bernard Noël.... , les peintres Monique Frydman et Jan Voss, les photographes William Betsch et John Batho et depuis 2000, pour le Groupe d'Art Contemporain d'Annonay: les peintres ou sculpteurs Anne Slacik, Janos Ber, Jacques Clerc, Alexandre Hollan, Christian Jaccard , Jean-Luc Meyssonnier, Fabrice Rebey- rolle, Jan Voss, les photographes Brigitte Palaggi, Jacqueline Salmon et Francis Helgorsky...

Livres (édi+ons courantes)



L’Affouillé (éd. Jacques Brémond, 1980) avec des encres de Luce Guilbaud
 Memoria de una excavacion: entretiens avec Bernard Derrieu (éd.Sculpt- Script, 1982)

La Main de Julien, récit (éd. Atelier des Grames, 1986)

L’Eau (éd. Atelier des Grames, 1989) avec des papiers d’Anik Vinay et Emile-Bernard Souchière

  • -  Mandorle (éd. Tarabuste, 1992 ) avec une peinture d’Anne Deguelle

    Le Lointain est bleu (éd. Comp’act, 1994 ) avec une adresse au lecteur de Roger Munier et des dessins de Claire Dumonteil (réédition en livre numé- rique, éd. Comp’Act, 2016)

    Vers le regard (éd. L’Art et la Manière, 1994) avec des dessins de Martine Lafon

    Terre et bleu (éd. Tarabuste, 1995) avec des dessins de Djamel Meskache
     là-bas là-bas (éd. à Demeure, 2000) avec des monotypes d’Anne Slacik 
  • -  Terre d’ombre (éd. Voix d’encre, 2001) avec une préface de Bernard Noël et des monotypes d’Anne Slacik

    La Terre cette couleur (éd. du Hanneton, 2002) avec une gravure d’Anne Slacik
     
    D’un retrait, un (éd. Atelier des Grames, 2003) avec une gravure d’Anik Vinay, bilingue français-espagnol (traduction de José Luis Reina Palazon) 
  • -  Neige, in Le Livre l’autre (éditions Atelier des Grames, 2003)

    Buée (éd. Jacques Brémond, 2003) avec des encres de Joël Frémiot

    Le Livre le livre (éd. Jean-Pierre Huguet, 2008) avec des lithos-offset de Michel Duport, sur l'espace du livre 

 

  • -  – Je serai ton silence (éd. Propos 2, 2008) avec des dessins de Jean-Gilles Badaire
     
    Faire la lumière (éd. Atelier des Grames, 2009) avec des dessins de Thémis S / V

    Un mot, mendiant (éd. Jacques Brémond, 2009) dans une mise en espace de Jacques Brémond
     
    Carnet d’A. in A port de temps (éd. Atelier des Grames, 2009) en collabora- tion avec d'autres auteurs et dans une mise à livre d’Anik Vinay

    D’un retrait, deux (éd.Atelier des Grames, 2010) avec une une gravure et mise en livre d’Anik Vinay, bilingue, français-espagnol (traduction de José Luis Reina Palazon) 
  • -  – Partir, d'où, torrent (éd. Le Cadran ligné, 2010)

    Le Pays d'en haut, avec des photographies de Jean-Luc Meyssonnier (éd. du Chassel, 2011) en collaboration livre bilingue français-anglais (traductions de Delia Morris) 
  • -  L’Envers (éd. Le Cadratin, 2011) 
  • -  Et la terre, rien (éd. Créaphis, 2014) avec des photographies de Francis Hel-
    gorsky 
  • -  Ecrire la lumière (éd. La Voix du poèmes, 2015) avec une photographie de Joëlle Jourdan 
  • -  Un printemps sans vie brûle : avec Pier Paolo Pasolini (éd. La Passe du Vent, 2015) en collaboration avec d’autres auteurs 
  • -  Ce moment seul (éd. Le Cadratin, 2016) typographie de Jean-Renaud Dagon 
  • -  Nouer (éd. Color Gang, 2018) estampes et typographie d’Yves Olry
    à paraître
    - La Vida que le falta in En el vuelo de la memoria : para Angel Campos Pampano - collectif, direction Suso Diaz (Editora Regional de Extremadura, 2018)
    - Tarrampeu in Le Livre des Fraux (éd. du Frau, 2018 ou 2019) avec des tra vaux d’Odile Fix
    - S’amuïr, suivi de Résister aux mêmes et d’un entretien avec Thierry Renard (éd. La Passe du Vent, 2018 ou 2019)
    - Un voyage poétique in Le Voyage poétique - collectif, direction d’Evelyne Lloze et Idoli Castro (éd. Hermann, 2019) > actes du colloque international Université Jean Monnet en 2017 

    

Livres d’artistes, livres singuliers

Mandorle (éd. Tarabuste, 1992 ) avec une peinture d’Anne Deguelle

Terre et bleu (éd. Tarabuste, 1995) avec des dessins de Djamel Meskache

- Trouver l’absence (Atelier Anne Slacik, 1997) avec des peintures d’Anne Slacik

La Terre cette couleur (Atelier Anne Slacik, 1997) avec des peintures d’Anne Slacik

Terreta (éd. Atelier des Grames, 1999) avec une mise en objet d’Emile-Ber- nard Souchière

Sur le sol sec de la figure (éd. Post-Rodo, 1999) avec des gravures de Ma- rine Lafon

là-bas là-bas (éd. à Demeure, 2000) avec des monotypes d’Anne Slacik

Noir lumière (Atelier Fauthoux, 2000) avec des papiers de Jean-Louis Fau- thoux

Feu dehors nuit noire (Atelier Fauthoux, 2000) avec des papiers de Jean- Louis Fauthoux

Dehors n’est pas déshabité (éd. L’Amourier, 2000) avec des gravures de Serge Plagnol

L’Odeur de brûler l’oubli (éd. Zéro l’infini, 2000) avec des peintures et pho- tographies de Joël Leick

- Moins un corps (éd. Atelier Joël Leick, 2000) avec des peintures de Joël Leick

– Le Moins que l’on puisse dire (éd. La Porte, 2002) avec un dessin de l’au- teur

Âpre aveuglement (éd. La Porte, 2002) avec un dessin de Claire Dumonteil
 La Terre cette couleur (éd. du Hanneton, 2002) avec une gravure d’Anne Slacik

Pierrier. Fleur (Atelier Anne Slacik, 2002) avec des peintures d’Anne Sla- cik-- Non sans (éd. Filigranes, 2003) avec une photographie de Jacqueline Salmon

L’Envers de l’eau (éd. Fata Morgana, 2005) avec des photographies de Jac- queline Salmon

Stèle du seul encore (éd. La Sétérée, 2005) avec des gravures de Jacques Clerc

Une prière nue, d’emblée (Éd. Atelier des Grames, 2005) avec une mise en livre et des gravures d’Anik Vinay

Rien de trop (Atelier Youl, 2006) avec des peintures de Youl

Plus bas que terre (Atelier Youl, 2006) avec des peintures de Youl

Une Page d’oubli et d’ombre (Atelier de Lavis, 2006) avec des collages de Roger Dérieux

- Vallée (éd. Atelier des Grames, 2008) avec une une gravure et mise en livre d’Anik Vinay

Basso ostinato (éd. Mains-Soleil, 2008-2009) avec des peintures de Fabrice Rebeyrolle

 

Faire la lumière (éd. Atelier des Grames, 2009) avec des dessins de Thémis S / V

Tourner la page (éd. Atelier des Grames, 2009) avec une gravure de l’au- teur

La Lumière d’un peu (éd. Livre pauvre, 2009) avec une peinture de Jean- Gilles Badaire

Un mot, mendiant (éd. Atelier des Grames, 2009) dans une mise à livre d’Anik Vinay

Rouge passé lequel (éd. Méridianes / Pierre Manuel, 2009 / 2010) avec des peintures de Martine Lafon

Noirs dans la neige (éd. Cahiers du Museur / A côté, 2010) avec une pein- ture de Fabrice Rebeyrolle

Musica callada (éd. Livre pauvre / Daniel Leuwers, 2010) avec une pein- ture de Jean-Gilles Badaire

Nuidité du feu (éd. Jean-Pierre Huguet, 2010) avec des combustions de Christian Jaccard

Sable, sable / Arena, arena (Atelier Catherine Liégeois, 2011) avec des tra- vaux de Catherine Liégeois, bilingue français-espagnol (traduction de Elisa Luengo Albuquerque)

Une Conversation (éd. Trames, 2011), avec des gravures de Gérard Truilhé

  • -  Tas (éd. La Margeride, 2011) avec des peintures de Robert Lobet 
  • -  Voyageur de l’invisible (éd. Les Arêtes, 2012) avec des peintures de Guy Ca-
    lamusa 
  • -  Respira su sombra / Respire son ombre (éd. A côté / Alain Freixe, 2012) avec une peinture de Christian Sorg 
  • -  A l’écart d’oubli (éd. La Petite Fabrique, 2012) avec Anne-Laure Héritier Blanc 
  • -  Talus (éd. La Féline, 2013) avec une estampe photographique de Jean Rigaud 
  • -  Répétition de la neige (Atelier Jacquie Barral, 2013) avec des peintures de
    Jacquie Barral 
  • -  Ouvrant la fin (éd. Gestes et Traces, 2013) avec des gravures de Gérard Serée 
  • -  Question de la lumière (éd. Rencontres, 2014) avec des peintures de Christine Valcke 
  • -  Note de fond (Atelier Catherine Liégeois, 2014) avec des gravures de Da- nielle Berthet et Jean-Paul Meiser 
  • -  Nuidité du fragment (éd SD, 2016) avec des travaux de Sylvie Deparis 
  • -  Nuidité du seul (éd. La Canopée, 2016) avec des travaux de Thierry Le Saëc 
  • -  Tset, tsvet (éd. Centrifuges , 2016) avec des peintures de Claude Viallat 
  • -  Maison, où... (éd. Méridianes, 2016) avec des peintures de José Manuel Bro-
    to 
  • -  Pessakh Antschel & Bachmann Apside (éd. Collodion, 2016) avec des pein- tures d’Anne Slacik 
  • -  Ce moment seul (éd. Le Cadratin, 2016) avec une typographie de Jean-Re- naud Dagon 
  • -  Epeler l’arbre (éd. Galerie du Bourdaric, 2017) avec des travaux de Mireille Fulpius, Isabelle Grasset (Yzo), Alexandre Hollan, Jean-Luc Meyssonnier 
  • -  Presque le ciel / El Cielo casi (éd. Atelier Carole Texier, 2017) avec des gra- vures de Carole Texier 
  • -  Coscojuela (éd. Catherine Liégeois , 2018) avec des gravures de Catherine Liégeois et des photographies de Jean-Luc Meyssonnier 
  • -  Partita (éd. Voix-Richard Meier, 2018) avec des peintures de Hélène Peytavi 
  • -  Ocell (éd. Le Livre pauvre, 2018) avec des peintures de Thierry Le Saëc 
  • -  L’Oubli ostinato (éd. Trames, 2018) avec des peintures d’Anne Slacik 
  • -  Vertige du seuil (éd. Les Yeux le mains, 2018) avec des peintures de Thierry Le Saëc 
  • -  Nouer (éd. Color Gang, 2018) avec des gravures d’Yves Olry En cours 
  • -  Nuidité du papier, avec Michel Butor (éd. Rivières, 2018) avec des peintures d’Anne Slacik 
  • -  L’Accompagnement (éditions L3V, 2018) avec des peintures de Michel Re- maud 
  • -  Tieda (éd. Livre pauvre, 2018) avec des peintures de Michel Remaud 
  • -  Llum / Lumière (éd. Les Yeux les mains, 2018) avec des peintures de Gaetano
    Persechini 
  • -  Mendiant d’un long voyage (éd. Atelier Martine Jaquemet) avec des pein- tures de Martine Jaquemet
    Certains livres font l’objet d’une édition courante et d’une édition livre d’artiste.
    Publications dans des anthologies
    - A Navata in Ah ! Que le temps vienne où les coeurs s’éprennent (éditions Comp(act / Festival de Soulac, 1986) avec des dessins de 

 

Patrick Colson et Henri Jaboulay
- Maintenant & (extrait de L’Erre et l’air) in Anthologie Voix de

la Méditerranée (éditions Clapas, 2009)
-
A l’écart d’oubli in Calendrier de la poésie francophone (éditions

Alhambra Publishing, 2008.
-
Pour Pierre Soulages (extrait de Nuidité du noir) in Anthologie Voix de

la Méditerranée (éditions La Passe du Vent, 2013)
-
Nuidités in Les Cahiers Ephémérides: poésie contemporaine,

1992-2015, une anthologie (éditions Marie Delarbre, 2015)

Traductions de l’espagnol

  • -  José Luis Jover La Nuit écrite (éd. Atelier des Grames, 2006) avec une mise à livre d’Anik Vinay 
  • -  Alfonso Alegre Heitzmann Le Chemin de l’aube (éd. Voix d’Encre, 2006) avec des dessins d’Albert Rafols-Casamada 
  • -  Miguel Casado Théorie de la couleur (éditions Propos2, 2006) 
  • -  Albert Rafols-Casamada La Voix de la peinture (éd. La Sétérée, 2008) avec
    un dessin d’ Albert Rafols-Casamada 
  • -  Alfonso Alegre Heitzmann Ombre et matière (éd. Atelier des Grames, 2010) avec une mise à livre d’Anik Vinay
    Travail avec les revues

     
    Textes et traductions dans de nombreuses revues depuis 1970,
    en France : Actuels, L’Affiche, Aires, Anima, Arpa, Banana Split, Le Bout des Bordes, Les Cahiers de la Vierge Noire, Le Cahier du Refuge, Cahiers Joë Bousquet et son temps, La Canopée, Chimères, Contre-Allées, Contrepoints, Entailles, L’Etrangère, Europe, La Fabrique, Faire Part, Friches, Héraclite, Impressions du Sud, L’Instant d’après, Jalouse Pratique, Jungle, La Main de Singe, maulpoix.net, N4728, Noire et Blanche, Notes (sur Internet), Le Nou- veau Recueil, Nunc, Passages d’Encre, Pictura Edelweiss, Poésie 92, 94 & 95, Propos de Campagne, Recueil, remue.net, Résonance, Scherzo, Sotto Voce, Sous Aucun Prétexte, Terriers, Textuerre, Thauma, Triages, Tribu , Voix d’encre et en Belgique , L'Arbre à paroles, Filigranes, Le Journal des Poètes, Revue et Corrigée, Terre à Ciel (sur Internet), Vérités, La Vigie des Minuits Polaires 

     

en Espagne : Alora, Cuadernos de Filologia Francesa, Espacio/Espaço Escri- to, , La Ortiga, Paradiso, Rosa Cubica, El Signo del Gorrion, Syntaxis., Zur- gaï... Prochainement : Sibila

en Italie : Offerta Speciale en Macédoine : Diversity

Co-direction de numéros spéciaux de revues (papier ou sur Internet) de- puis 1980

en France (Faire Part, Hippocampe, Nunc, Terriers) et en Espagne (Rosa Cu- bica) autour de Joë Bousquet, Martine Broda, Paul Celan, Jacques Dupin, Li- liane Giraudon, Jean-Marie Gleize, Philippe Jaccottet, Gil Jouanard, Charles Juliet, Hubert Lucot, Jean-Michel Maulpoix, Henri Meschonnic, Thierry Metz, Bernard Noël, Jean Paulhan, Pierre Reverdy, Caroline Sagot Duvau- roux, José Angel Valente... et sur la Grotte Chauvet.

jgc, août 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRADES

Daniel GUERRIER 

 

HISTOIRE. Les conférences de l’Alec reprennent du service samedi avec Daniel Guerrier et l’Algérie. «Aurait-on pu éviter la guerre ? »

     

e conférencier céré- Guerrier développera son puis rencontré Mohammed tan d’origine pari- propos à partir d’une vaste Harbi, ancien dirigeant du sienne Daniel Guer- question : « Dans les coulis- FLN (Front de libération rier, est connu dans ses de la lutte pour l’indé- nationale), exilé en France

les milieux littéraires pour son esprit fin, mais aussi li- bertaire et pour sa fidélité à ses idéaux et à son engage- ment dans les luttes antico- lonialistes.

Algérie 1954-1965 Dans sa préface au recueil d’analyses critiques de Da- niel Guérin – son ami auteur – qu’il a lui-même réunies et choisies dans un essai inti- tulé Algérie 1954-1965, Da- niel Guerrier se décrit lui- même à travers un parcours digne d’un roman d’aventu- res. C’est ce même Daniel qui sera présent, samedi 13 octobre à 17 h 30 salle du Pessebre, pour entamer le cycle de conférences-dé- bats de l’Alec (Amis de la laïcité en Conflent) en évo- quant un pays qu’il connaît sur le bout de ses semelles, l’Algérie, lui qui a vécu de près ce qui, dans ce pays du Maghreb, touchait à la guerre et surtout à la déco- lonisation.

Anticolonialiste Mettant ses pas dans ceux de son ami historien, Daniel

pendance de l’Algérie, au- rait-on pu éviter la guerre?»«Jemesuissou- vent, et parfois bien malgré moi, retrouvé au cœur d’événements qui ont mar- qué la période de décoloni- sation un peu partout dans le monde, et en particulier en Algérie, explique-t-il. Du- rant une dizaine d’années, j’ai été officier au long cours dans la marine mar- chande et j’ai découvert au plus près la condition, ef- froyable, de populations soumises à l’injustice et à la tyrannie du fait colo- nial... Et puis, en 1970, j’ai fait la connaissance de Da- niel (Guérin), militant an- ticolonialiste pur et dur, qui va déboucher sur un com- pagnonnage dans le soutien aux mouvements de libéra- tion nationaux, jusqu’au décès de Daniel, en 1988. J’ai pu également côtoyer d’autres anticolonialistes convaincus tels que Robert Chéramy, Yves Dechézelles, Robert Jaussaud ou encore Georges Fontenis et j’ai re- trouvé plus tard certains de mes camarades de lutte

à partir de 1973, après son évasion d’Algérie. »

 

Mais Daniel Guerrier, c’est aussi l’homme qui a été le conseiller du président Ben Bella pour le projet autoges- tionnaire puis le témoin de « l’enlisement de cette belle promesse », souligne-t-il, amer. C’est aussi lui qui dé- nonce dès le départ le coup d’État du colonel Boumé- diène et la caporalisation de la nouvelle Algérie en 1965. Dans son intervention de sa- medi, il aura donc à cœur de faire apparaître « la mé- canique complexe du pro- cessus de libération », au travers d’un ensemble d’ana- lyses permettant de mieux comprendre le déroulé des événements aboutissant aux accords d’Évian, à l’in- dépendance de l’Algérie et au coup d’État de Houari Boumédiène. « Tout celà, re- lève-t-il encore, au prix de bien trop de vies humaines, de violences, de massacres, et de trahisons. »

V. Pons © L'Indépendant

Serge BARBA

CONFÉRENCES
L’exode des trésors artistiques de

l’Espagne

Nombreux sont ceux qui savent aujourd’hui que des milliers de Républicains espagnols sont venus en février 1939 trouver refuge en France. Mais, ce que beaucoup ignorent, c’est que parmi les milliers de réfugiés des dizaines de camions traversaient aussi la frontière avec comme chargement des chefs-d’œuvre du musée du Prado et d’ailleurs que le gouvernement de la République espagnole voulait à tout prix préserver.

À l’invitation de l’Association des membres dans l’ordre des palmes académiques, Serge Barba, professeur honoraire d’espagnol, grand spécialiste de la Retirada et de la Maternité d’Elne où il naquit, contera cette extraordinaire épopée le vendredi 12 octobre à 15 h au lycée Léon Blum Moulin à Vent.

- - -

 

Sam.

13

Oct. 18

Improvisation Théâtrale

Centro Espagnol de Perpignan - Perpignan

Marquer comme favori (connexion)

THÉÂTRE

20h30

5,00 €

Imaginez que vous pouvez attribuer à chaque comédien un personnage, un caractère et une phrase qui sera la première qu'il devra prononcer lors de son entrée en scène. Ajoutez le choix du lieu ou se déroule l'action et vous aurez tous les ingrédients pour que les comédiens de l'Atipic improvisent une mini pièce de théâtre en suivant vos indications.
Jubilatoire pour le public, acrobatique pour les improvisateurs, ce type de spectacle se démarque, par son format qui le rapproche davantage encore du théâtre conventionnel, des spectacles habituels d'impro.
Un spectacle où tout le monde s'amuse et participe

 

Vendredi 12 octobre :

Conférence: "Qu'entend-on par Rumba Catalane ?"

Médiathèque André Malraux Béziers - Béziers

 

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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 10:02
Joseph FALIEU (photos de J.P.Bonnel) - Censure au palais des Congrès et parc des expositions de Perpignan - Visite du moulin de Collioure ce dimanche 17 juin 2018
Joseph FALIEU (photos de J.P.Bonnel) - Censure au palais des Congrès et parc des expositions de Perpignan - Visite du moulin de Collioure ce dimanche 17 juin 2018
Joseph FALIEU (photos de J.P.Bonnel) - Censure au palais des Congrès et parc des expositions de Perpignan - Visite du moulin de Collioure ce dimanche 17 juin 2018
Joseph FALIEU (photos de J.P.Bonnel) - Censure au palais des Congrès et parc des expositions de Perpignan - Visite du moulin de Collioure ce dimanche 17 juin 2018

Joseph FALIEU (photos de J.P.Bonnel) - Censure au palais des Congrès et parc des expositions de Perpignan - Visite du moulin de Collioure ce dimanche 17 juin 2018

Joseph FALIEU (photos de J.P.Bonnel) - Censure au palais des Congrès et parc des expositions de Perpignan - Visite du moulin de Collioure ce dimanche 17 juin 2018

 

 

 

*** Jo Falieu, ancien prof de philo à Prades, communautaire en Conflent (voir son témoignage dans mon livre (avecPaul Gérard) sir les Communautés libertaires (Trabucaire éditeur), est aussi poète : il a publié plusieurs recueils, dont un sur Rimbaud.

 

Son dernier, il l'a présenté à Saint-Estève, grâce à l'association des "Rendez-vous des Bassou", salle Boléro.

 

Voici un de ses textes.

 

jours de mai

 

                            Cinquante berges camarade

Que reste -t-il de ces jours de “chienlit” 

où gueulaient les pavés?

Où le sang de Paris

tourbillonnait dehors

                 dans les dédales altiers des immeubles cossus?

 

Où tu courais à perdre haleine

peur au ventre      et bâillon sur les lèvres?

Un idéal confus de ces rêves hallucines

où se faisait l'amour parmi les jets de pierres

les visages durcis par les gaz lacrymo

la cuirasse luisante des carapaces noires aux boucliers tendus

y creusait un délire

 

   un empire déchu qui s’écroulait enfin avec des cris d’enfants

ses slogans sur les murs 

comme une onde-imagine

la morale à papa s’écroulait sans frémir    

    la fin d’un monde vieux , racorni, usé dans ses artères

terriblement miteux

transi dans ses pantoufles sales

qui n’en finissait pas de crever ses abcès

comme un vieux général

 

  En un temps où le monde éructait ses Viet Nam

  où Prague s’immolait au feu de Ian Pallach

où le sexe érigeait ses fanions de détresse

et exigeait son droit à la beauté

où l’enfant bondissait dans les cœurs des ados

      et vivait ses prophètes

 

hachurant sur les murs leur trop plein de colère

la haine du Bourgeois

                 la haine d’un vieux monde que fuient les camarades

    ces nouveaux combattants d’une belle utopie

où l’imagination fleurit sur les murs-palissades 

où se faisait la vie     dehors     dans les manifs

 

 

 

où les amphis vibraient comme des ruches

 

    où l’ Odéon ouvrait ses portes aux poètes à venir

     où la Sorbone enfin laissait battre les cœurs

    lâchait la bride aux enragés 

  sur un air de pagaille       

aux mots d’ordre vengeurs :

 

“ sous les pavésla plage”

“l’imagination au pouvoir ”

    “ il est  interdit d’interdire”

“jouissez sans entraves”

“cours camarade, le vieux monde est derrière toi”

disaient  ces murs crachant d’espoir 

pour un monde orphelin

 

“le désordre c’est l’ordre moins le pouvoir”

disait aussi Ferré

                l’anarchie y vibrait sur fond de vague brune

aux costumes de guerre

la liberté jaillit comme une farandole

comme un volcan  nouveau aux portes de la vie

    Tu en sortais grandi par tant de magnitude

haletant sous l’effet d’une vague d’assaut

 

vibrant comme une mer dans la joie solidaire

des grands jours de manifs

aux accents magnifiques

  aux discours de potaches érigés en drapeaux

  flottant comme des flammes au vent de l’anarchie

        vivant l’instant à perdre haleine

   écrivant sur les murs          

tout un trop plein d’amour

                      à la gueule de bois des passants ordinaires

            Toi qu’on a tant chéri            68          68     

              Toi que j’ai tant aimé 

    jusqu’à faire ma vie 

sur tes bouts de chandelles !

Pour commander son livre : 09 53 09 32 97 - 04 68 88 42 36

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 07:51
Musiques à Barcelona - Michel PAGNOUX à OPOUL -  Printemps des Poètes à Ille - La mémoire poétique au musée de l'EXIL - Delteil et Soulages - Delteil à FR3
Musiques à Barcelona - Michel PAGNOUX à OPOUL -  Printemps des Poètes à Ille - La mémoire poétique au musée de l'EXIL - Delteil et Soulages - Delteil à FR3
Musiques à Barcelona - Michel PAGNOUX à OPOUL -  Printemps des Poètes à Ille - La mémoire poétique au musée de l'EXIL - Delteil et Soulages - Delteil à FR3
Musiques à Barcelona - Michel PAGNOUX à OPOUL -  Printemps des Poètes à Ille - La mémoire poétique au musée de l'EXIL - Delteil et Soulages - Delteil à FR3
Musiques à Barcelona - Michel PAGNOUX à OPOUL -  Printemps des Poètes à Ille - La mémoire poétique au musée de l'EXIL - Delteil et Soulages - Delteil à FR3
Musiques à Barcelona - Michel PAGNOUX à OPOUL -  Printemps des Poètes à Ille - La mémoire poétique au musée de l'EXIL - Delteil et Soulages - Delteil à FR3
Musiques à Barcelona - Michel PAGNOUX à OPOUL -  Printemps des Poètes à Ille - La mémoire poétique au musée de l'EXIL - Delteil et Soulages - Delteil à FR3

Musiques à Barcelona - Michel PAGNOUX à OPOUL - Printemps des Poètes à Ille - La mémoire poétique au musée de l'EXIL - Delteil et Soulages - Delteil à FR3

 

*Printemps des poètes à Ille : vendredi 2 mars, 18h...jusqu'à fin mars. Contact : 04 68 84 73 12. (voir affiche)

 

- - -

                                                                                      *** MICHEL PAGNOUX

 

  C'est ce vendredi 2 mars à partir de 18h.30 qu'aura lieu le vernissage de mon expo "OPOUL C'EST COOL!"

 

                                                                           au café-restaurant LE LÉZARD à Opoul en hommage à ce village qui m'accueille depuis maintenant 50 ans.

 

                                                                                                                                         WELCOME TO THE SHOW !

 

- - -

 

BARCELONA : musiques de l'Antiquité

 

 

 

VISITA COMENTADA

 

 

 

 

 

EXPLORA LA IMPORTANCIA DE LA MÚSICA EN LA ANTIGUEDAD

 

 

 

 

 

Hola  ¿quieres conocer todos los detalles e historias que se

ocultan en la exposición Músicas

en la antigüedad?

 

Este fin de semana reforzamos la oferta de visitas comentadas,

con seis sesiones diarias, para

que elijas tu hora ideal. Aventúrate en un viaje por más de 370 piezas arqueológicas de la

colección del Musée du Louvre que relatan el papel fundamental

de la música en las

civilizaciones mesopotámica, egipcia, griega y romana.

 

Sábado 3 y domingo 4 de febrero, a las 11, 12, 13, 17, 18 y 19 h

 

 

3 EUROS

50% DESCUENTO CLIENTES CAIXABANK

 

 

- - -

* MUSEE DE L'EXIL :

 

Ens complau de fer-vos arribar informació de l’espectacle de petit format que presenta el MUME i que tindrà lloc als Porxos de Can Laporta (La Jonquera) el properdissabte 3 de març a les 18h.

 

La memòria poètica. Un recorregut poètic per les literatures de l’exili

Poesia, novel·la, contes, cartes, memòries, testimonis d’unes experiència.

Un espectacle de petit format per reviure amb emoció la nostra història recent

 

Tria literària: Sam Abrams

Posada en escena: Rosa Vilanova

Il·lustracions i muntatge visual: Pere Ginard

Amb textos de Joaquim Amat-Piniella, Clementina Arderiu, Agustí Bartra, Artur Bladé Desumvila, Anna Murià, Joan Oliver/Pere Quart, Josep Palau i Fabre, MercèRodoreda, Carles Riba, Antoni Rovira i Virgili, Joan Sales i Manuel Valldeperes.

Aquesta proposta escènica és una producció dels Museus de Sant Cugat (Sant Cugat del Vallès) en el marc del programa "Lletres entre les Pedres".

 

Espectacle gratuït.  Places limitades (reservar al 972 556 533).

Lloc: Porxos de Can Laporta (Edifici Can Laporta, c/ Major, 4  La Jonquera - Entrada lateral als Porxos: c/ Vell, darrera Centre Atenció Primària)

 

C / Major, 43-47

17700 La Jonquera

Girona (Catalunya)

Espanya

T. 972556533

F. 972556534

www.museuexili.cat

http://www.facebook.coom/museuexili

http://www.instagram.com/museuexili

Twitter: @museuexili

 

2 minutes et demie pour JOSEPH DELTEIL
sur FRANCE 3 MONTPELLIER

 

Pour voir la vidéo du 6 février 2018, cliquer ci-dessus

Les journalistes de FRANCE 3 Montpellier ont rendu compte de l’action de notre comité de sauvegarde «UN NOUVEAU SOUFFLE POUR DELTEIL» 

Restons mobilisés pour sauver la Maison du poète Joseph DELTEIL à Grabels

Un lieu de patrimoine et de mémoire à préserver

Signons

et faisons signer

pour atteindre l’objectif des

10 000 signatures!

Pour signer la pétition, cliquer sur le lien suivant : http://chn.ge/2De0Am4

ou aller sur le site de change.org en indiquant : « Sauvons la Maison de Joseph DELTEIL »

La Gazette de Montpellier 31 janvier 2018

 

Restons mobilisés pour sauver la Maison de Joseph DELTEIL
En cette année 2018, le comité « UN NOUVEAU SOUFFLE POUR DELTEIL » créé en mars 2017 reste mobilisé pour réclamer la protection et la sauvegarde de la Tuilerie de Massane, en vue d’y créer une Maison de l’écrivain et un centre culturel dédié à la poésie, à la littérature et aux arts.
Notre comité a obtenu le soutien de :  Pierre SOULAGES, Madeleine ATTAL, Christian LACROIX, Vénus KHOURY-GHATA, Catherine FROT, Françoise BOB TER SCHIPHORST, Jean-Claude DROUOT, Jacques LAURENS, Jean-Baptiste HUGO, Michel ONFRAY, Salah STETIE et Fabrice LUCHINI…
A ce jour, notre pétition en ligne, lancée le 25 septembre 2017 pour sauver ce lieu de mémoire et de patrimoine en danger, a obtenu plus de 8000 signatures :
Pour augmenter le nombre de soutiens, continuons à signer et à faire signer en transmettant cette pétition à nos contacts !
 
Pour signer, cliquer directement sur le lien suivant : http://chn.ge/2De0Am4
ou aller sur le site de change.org  en indiquant : Sauvons la maison du poète DELTEIL

« L'homme est une flèche aux trousses d'un rêve. »

 

Joseph DELTEIL

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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