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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:21
Nobel à Dylan : hommage à la poésie populaire

Nobel à Dylan

 

Bien sûr, face à l'info, on a la réaction d'un réact : décadence, déclinisme, perte des valeurs, fin de la vraie littérature : le Nobel, comme Hollande, se suicide !

Moi, ancien ado de ces années 60/70 et plus car il continue, le barde, même si j'ai arrêté de l'écouter : j'aurais donné le Nobel à Ferré, Ferrat, Brassens...mais peu importe, ils resteront sans ce prix, arbitraire comme tous les prix littéraires, faits de magouilles, de complots, d'intérêts financiers, de mesquinerie politiques, de haine et de vengeance... Les prix aident à vendre. Le public n'est pas dupe !

 

Il sait que ce troubadour des temps modernes, pacifiste, contestataire, annonciateur de catastrophes, est un vrai poète, un érudit, un grand lecteur d'auteurs antiques (27 références à Ovide dans un de ses textes !) : le public populaire sait que la poésie, c' est désormais la chanson, accessible à tous grâce à la musique, aux rimes, au rythme. Le genre a évolué, la poésie n'est plus lue, même pas par les poètes...Char et Bonnefoy, souvent hermétiques (comme Dylan, d'ailleurs) et surtout Prévert, symbole du populo de qualité, auraient dû obtenir le prix suédois...

En Suède, on a voulu provoquer, encore une fois, honorer un subversif, chantant contre la guerre au Vietnam et autres tueries, comme celle, actuelle, de Syrie. Le Nobel est un prix engagé, pour une littérature engagée dans son époque.

Dylan, plus qu'une œuvre, c'est le symbole d'une époque, et plus, l'éternité, le combat sans fin des poètes et des trouvères...

 

JPB

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 07:48
ARAGO, par MA2F - Photo : soirée poésie au Casal de Perpignan
ARAGO, par MA2F - Photo : soirée poésie au Casal de Perpignan

ARAGO, par MA2F - Photo : soirée poésie au Casal de Perpignan

* Poésie méditerranéenne :

 

 

Cette soirée poético musicale méditerranéenne a été initiée par France Méditerranée Pays Catalan avec l'accord sympathique de "El Casals" , Centre Culturel Catalan.

Le partenariat avec le Labo de Babel d'Aqui a été très efficace . Il a été complété avec la présence de la librairie SEFRABER nouvellement installée à Perpignan, rue des Cardeurs.

Le thème de cette rencontre est une "première" puisque nous avons repris "Journée mondiale du mieux vivre ensemble" qui a été déposé au mois de mars à NewYork au siège de l'ONU . La Caravane Catalane applique depuis 10 ans ce thème qui permet " aux langues de la Méditerranée "de mieux se comprendre et s'apprécier .

Cette rencontre d'échanges en appellera certainement d'autres.

 

 

« IL N’Y A PAS DE HONTE A ETRE HEUREUX »  disait Albert Camus dans les Noces de Tipaza

 

Cette citation a ouvert cette soirée d’échanges poético-musicale.

 

L’ambiance de partage a été donnée grâce aux moualaqats (poésie sans passeport pour les langues du monde) qui ornaient  les murs du  Centre Culturel Catalan et qui ont permis à Corinne Pédrosa de l’Association du Labo de Babel d’Aqui  de raconter l’histoire de chacune des bannières autour de la Méditerranée.

 

Que ce soit en Catalan, Espagnol, Arabe,Turc, Français, Berbère chaque tableau a raconté la riche histoire de cette Méditerranée.

 

Ainsi, sur un texte de Marie Costa sur  les gitans: fils du vent,  qui ont été portés de l’Inde à la Turquie avec des musiques nationales le long des Balkans à l’Andalousie et les voila enracinés en Catalogne, ce qui leur permettra d’affronter ensemble  l’avenir. 

 

Un des moualaqats a permis d’avoir une image et un poème d’Antonio Machado.

 

Pere Manzanares , notre hôte, une fois de plus ,nous a charmé avec une interprétation théâtrale sur des textes catalans de Jep,Gouzy,Michel Arnaudies et surtout de Joan Pere Cerda qui vient de donner son nom au theâtre municipal de Perpignan.   

 

Hassan Majdi , toujours disponible pour ce genre d'action ,a servi de traducteur, par l’intermédiaire de la « technique » du téléphone portable et du micro.Nous avons eu la présence par la traduction de Mohamed Saadoun, syrien de Damas, qui nous a démontré les difficultés et la souffrance d' être exilé et déraciné en récitant un poème de sa composition.

 

Francisco Ortiz, avec ses trois guitares, nous a montré l’étendue de son talent et son ouverture sur la Méditerranée avec notamment quelques notes sur une guitare turque et un Oud, instrument bien connu de l’est des pays méditerranéens. Il nous a, entre autre, récité en espagnol un poème vécu qu'il a composé.

 

Jean-Pierre Bonnel,lui, nous a interprété des poèmes de sa composition tirés de son livre « Méditerriennes » avec, notamment l’histoire de notre mer.

 

Pierre-Paul Haubrich a lu un poème de Alain Aquilina inspiré par ses racines de l’exil et par tant de migrations.

Alain a repris l’identité d’une communauté enfermée sur elle-même et qui pourtant a tant besoin de s’exprimer à travers « la piednoiritude » et sa poésie émotionnelle.

 

Enfin Julien Pescheur de la librairie « Sefraber » nous a expliqué  longuement les origines  de la langue Amazigh; puis ,il a lu des poèmes berbères d’Algérie, du Maroc et de Tunisie.

 

Une soirée riche en échanges. Nous avons vécu  un très bon moment du "mieux vivre ensemble" avec la découverte de la langue des autres qui sera nous n'en doutons pas pérenniser dans les années à venir avec d'autres langues de ce magnifique bassin méditerranéen.

 

Et à la fin de ces formidables échanges il a été rappelé qu'''il n'y a pas de honte  à être heureux"

 

 

Une petitenouvelle marquera la suite de cette soirée puisque nous avons appris la disparition de Yves Bonnefoy un des grans noms de la poesie contemporaine et méditerranèene.

       

Pierre Paul Haubrich

France Méditerranée Pays Catalan

4 Place Zamenhoff 66390 Baixas

06 03 84 20 61

* Marc-André 2 Figueres :

 

 

Arago et la lumière : l'histoire de la vie de ce grand savant est tout entière orientée vers la découverte des propriétés scientifiques de la lumière si importante pour son siècle ; expériences sur la vitesse de la lumière, inventions en optique et photométrie, étude de la lumière solaire réfléchie par la Lune ("Lune rousse")..

 

Pour le projet d'hommage organisé par l'ARS Arago présidée par Hubert Lévy-Lambert l'artiste Marc-André De Figueres a conçu une sculpture-méridienne solaire pour honorer ce grand Arago de lumière ! 

 

Lux Catalunya soutient ce projet esthétique et philosophique passionnant porté par un grand artiste contemporain.

 

Les votes sont prolongés jusqu'au 20 novembre sur le site du concours : https://app.evalandgo.com/s/?id=JTlCayU5NG4lOUI%3D&a=JTk2aiU5MWklOUU%3D

 

Votez ma2f (projet n 7)

 

 

 

 

*** Perpignan / à 100 mètres…

 

 

Du 24 juin au 25 septembre au Centre d'Art Contemporain    Voir l'email sur le web

 

Exposition collective"JUSTE POUR LE PLAISIR (A&B)"

 

Exposition du 24 juin au 25 Septembre Tous les jours de 15h à 19h.

 

Entrée : 4 euros et 2 euros (étudiants et demandeurs d'emploi)

 

 

A cent mètres du centre du monde / Centre d'Art contemporain.

 

3, AVENUE DE GRANDE BRETAGNE 66000 PERPIGNAN

 

04 68 34 14 35

 

Exposition "Juste pour le plaisir"

 

Le défi était de taille : présenter, en plusieurs chapitres, l'intégralité de la Collection Collective du Centre d'Art Contemporain Àcentmètresducentredumonde sans parti pris ni préséance.

 

La sélection des artistes et de leurs œuvres s'avérait complexe. C'est pourquoi nous avons choisi de ne pas choisir ou plutôt de laisser à l'alphabet (et à son fameux ordre) le soin de convoquer sous les cimaises les créatrices et créateurs au hasard de cette succession littérale.

 

Pour ce premier opus, les "A" et les "B" seront à l'honneur dans une exposition plurielle qui verra se côtoyer, se frôler, se confronter ou se répondre formes et images, techniques et impressions de la diversité artistique. Passer des élégances ondoyantes de Camilla Adami ou de la précision colorée d'un Valerio Adami à l'érotisme décalé de Pat Andrea, de la minutie stupéfiante de Rafael Armengol à la sérénité minimaliste de Georges Ayats, flâner entre les fulgurances captivantes de Joan Barbera et la nature transfigurée proposée par Monique Bastiaans ou les insolences ironiques de Ben, s'interroger devant les portraits psychologiques de Tony Bevan ou les architectures mentales de Tania Blanco, s'imprégner des évocations transcendantes de Manuel Boix, capter les lignes troublantes de Claudia Busching ou les énigmes colorées et mouvantes de Brecht, tel est le programme de cette exposition "alphabétique", promesse de plusieurs suites qui ne pourront que se terminer par un "Z".

 

 

Camilla ADAMI • Valerio ADAMI • Pat ANDREA • Rafael ARMENGOL • Georges AYATS • Juan BARBERA • Monique BASTIAANS • BEN • Tony BEVAN • Tania BLANCO • Manuel BOIX • BRECHT • Claudia BUSCHING

 

En savoir + sur cette exposition

A cent mètres du centre du monde / Centre d'Art contemporain.

 

3, AVENUE DE GRANDE BRETAGNE 66000 PERPIGNAN

 

04 68 34 14 35

 

 

Exposition du 24 juin au 25 Septembre Tous les jours de 15h à 19h.

 

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:29
Expo Rosa SERRA, Espace des Arts, Le Boulou, du 1/7 au 23/9

Expo Rosa SERRA, Espace des Arts, Le Boulou, du 1/7 au 23/9

*Cet extrait d'un souvenir lors de mon séjour en Tunisie (deux ans): le journal de coopération vient d'être publié dans "Romans pour des temps catastrophiques" (16 euros, en librairie ou chez l'auteur, un peu avant "Communautés libertaires dans le pays catalan" (Trabucaire, 15 euros,juin 2016, ou chez l'auteur):

 

** De retour en Tunisie, en avril 1980, quelques mois après y avoir travaillé durant deux ans, je retrouve Sousse, la côte, puis le grand sud, que j'ai sillonné à plusieurs reprises.

 

Un compagnon m'a suivi : dans mon sac, la Première Education sentimentale de Flaubert…

 

Tout en soulignant des passages du romancier, je note des impressions. Au bout de l'écriture, dans ces pages du livre gribouillées dans tous les sens, je ne sais plus qui est l'auteur réel de ces phrases…

En tout cas, ce n'est pas moi qui parle "d'un lupanar propret avec des petites filles"…

 

Je trouve -est-ce parce qu'existe une intimité entre ce pays et moi - qu'il y a une facilité d'accoster les gens, de parler dans les cafés…de discuter avec ce sympathique électricien de Gardaïa…

Je contemple le soleil inversé de Sidi Bou Saïd…

 

Je regarde et je rêve face au paysage, depuis le train qui court à Hammamet, et j'écoute les sonnettes aigües des serpents de la musique arabe, enregistrée surtout en Egypte…

 

 

Arrivée, marcher à l'aveugle, en sentant la mer et se poser dans un café local : l'artiste de ce troquet, aux allures de Travolta, est un sacré dragueur…Hélas, peu de femmes encore dans ces quartiers non touristiques.

 

Je me plonge encore - alors  que la mer invite, mais avril est un mois encore frais ici- dans le roman initiatique de Flaubert, alors que tout suggère le moment de vivre, les bleus marabouts, les puits, les travaux des vignes, les appels des villageois, les cris des bêtes, le fil ténu d'un horizon  non atteignable…

 

Ce ne sera pas original de raconter les plaisirs du palais, le jus des oranges, le sucre des nids de poules, l'exotisme de l'halva, les tentations à la vue des dattes, loukoums, figues et autres pâtisseries orientales…

 

Les visions impressionnistes livrent le corps à la paresse, à la dérive de la contemplation passive…

Les portées dessinées par les amandiers, les calligrammes inventés par les oliviers à vue perdue, à imagination dépassée…

Beauté inénarrable et réconciliation de l'Homme avec le terroir, la nature, les odeurs de jasmin…

 

J'essaie d'apprendre l'écriture arabe, mais l'ami-collègue a le tort de m'initier à la langue classique. Aurait dû m'apprendre l'oral dialectal…Où est-il, à présent, le gentil, érudit et bel Abdallah..?

 

J'essaie d'imiter l'écriture arabe avec des subterfuges : livre à l'envers, esquisses, délier les lettres, que sais-je..? Je ne sais plus…Me reste que des danses de mots, que des gros mots..!

 

Sfax est ma ville de prédilection, du moins la plus proche de mon bled perdu dans les eucalyptus et les sables aux maigres touffes d'alfa…

Avec les amis coopérants, on va au restaurant des Sportifs, tue de Carthage, chez Salah Amara : on aime ses photos de famille montrées à tous les visiteurs, ses cornes phalliques en ivoire…

 

Je n'irai qu'une fois à Djerba, la touristicole, qui m'a vraiment déçue. Je préfère les îles Kerkennah, plus sincères : le bateau de pêche se déplace tranquillement sur une eau sereine, j'ai le temps de lire une page du voyage en Orient, et ces lettres, édifiantes, remplies de sexe et de visites de bordels…

 

 Puis la plage, bien sûr, un parasol entre deux palmiers. Je vois ou j'imagine, ou c'est l'Autre qui décrit ce jeune et beau mendiant tunisien forniquant avec une blonde européenne bien bronzée..?

 

Je n'aurai pas assez de sept jours pour refaire le tour de la Tunisie, en parcourant l'admirable correspondance de Flaubert..!

 

JPB

 

***Le Boulou en peinture :

 

 

*Le Boulou:

 

Madame le Maire, le Conseil Municipal, L’espace des arts

vous convient au vernissage des œuvres de l’artiste Catalane

*****ROSA SERRA*****

Le vendredi 1er juillet à 18h30

Rue des écoles au Boulou

Pour tout renseignement : www.espacedesarts.pro

Contacts : 04 68 83 36 32

espacedesarts@mairie-leboulou.fr

 

 

 

*Musée de l'exil, 1er et 2 juillet :

 

 

Ens complau d’informar-vos sobre el “VII Encuentro de Memorias en Red” que acull el Museu Memorial de la Jonquera entre l’1 i 3 de juliol de 2016 i que té com a temàtica: “Patrimoni, Identitat i Fronteres de la Memòria”

 

Trobareu el programa complet al document adjunt.

 

Organització i contacte:

 

David González (david.glez81@gmail.com – telf. 600847468)

Memorias en Red (memoriasenred.giji@gmail.com)

 

 

Museu Memorial de l'Exili

Carrer Major 43-47

17700 La Jonquera

www.museuexili.cat

0034 972556533

***CERET

*En parallèle à l’exposition de Joël DESBOUIGES,

la galerie présentera une exposition du peintre Pierre BRUNE , afin de célébrer son arrivée à Céret en 1916.

du 25 juin au 30 septembre 2016

Pierre BRUNE

Céret 1916 - 2016

Vous pouvez d’ores et déjà découvrir les œuvres sur le site de la galerie : http://www.odileoms.com/fr/expositions/pierre_brune_c_ret_1916_2016/pierre_brune/oeuvres/la_terrasse_au_castellas/

Nous vous signalons notre fermeture, pour raisons de sécurité, du 14 au 17 juillet durant la Féria .

- - -

*Poésie à Perpignan, au Casal - jeudi 20H30 - entrée libre




Car
avane
Catalane




En ces temps difficiles où la peur de l'autre alimente l'intolérance ,nous avons eu l'idée d'associer les langues pour pouvoir nous rassembler autour d'un thème que nous pratiquons depuis de nombreuses années avec notre "Caravane Catalane" dans toutes nos rencontres en Méditérranée où nous avons constaté un mieux vivre ensemble.


La poésie, la musique, à travers les âges , nous a appris à fédérer la créativité et la beauté de nos différences.


Avec Corinne,et plusieurs partenaires nous avons pensé organiser une rencontre poétique annuelle avec des langues de ce bassin méditérrannéen.


Ainsi à travers la poésie et la musique nous aurons, pour la journée et une soirée,la volonté de développer notre capacité de
" mieux Vivre Ensemble"


Cette soirée se déroulera grâce à la compréhension du" El Casal " au centre culturel catalan

23 avenue du Lycée le jeudi 30juin à 20h30. Entrée libre.


Pierre Paul Haubrich
France Méditerranée Pays Catalan
4 Place Zamenhoff 66390 Baixas
06 03 84 20 61
www.caravanecatalane.eu





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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 17:00
Pierre BRUNE, exposition à la Galerie Odile Oms, Céret - Zeno Arcan, quai Vauban
Pierre BRUNE, exposition à la Galerie Odile Oms, Céret - Zeno Arcan, quai Vauban

Pierre BRUNE, exposition à la Galerie Odile Oms, Céret - Zeno Arcan, quai Vauban

*Poésie à Perpignan, au Casal, ROND-POINT DU LYCÉE ARAGO - jeudi 20H30 - entrée libre

 

j'y participerai (lecture des poèmes sur le désert, la Tunisie, lors de mon séjour de 2 ans) avec des amis méditerranéens, HASSAN MAJDI, PERE MANZANARES, MOHAMED SADOUN, BRAHIM, AUTEUR BERBÈRE, JIMMY VILA, GITAN DE PERPIGNAN, UN POÈTE SYRIEN, LECTURE D'UN POÈR-TE DE CONSTANTINE PAR PASCAL DESJARDINS...MUSIQUES...

(OUD, GUITARE...PAR MATHIAS..?)

 

ANIMATRICE : corinnepadrosa@gmail.com

 

 

Caravane

              Catalane 

 

 

En ces temps difficiles où la peur de l'autre alimente l'intolérance, nous avons eu l'idée d'associer les langues pour pouvoir  nous rassembler autour d'un thème que nous pratiquons depuis de nombreuses années avec notre "Caravane Catalane" dans toutes nos rencontres en Méditérranée où nous avons constaté un mieux vivre ensemble.

 

La poésie, la musique, à travers les âges , nous a appris à fédérer la créativité et la beauté de nos différences.

 

Avec Corinne,et plusieurs partenaires nous avons pensé organiser une rencontre poétique annuelle avec des langues de ce bassin méditérrannéen.

 

Ainsi  à travers la poésie et la musique nous aurons, pour  la journée et une  soirée,la volonté de développer notre capacité de

                                       "  mieux Vivre Ensemble"

 

Cette soirée se déroulera  grâce à la compréhension du" El Casal " au centre culturel catalan ,23 avenue du Lycée  le jeudi 30juin à 20h30.

 

Pierre Paul Haubrich

France Méditerranée Pays Catalan

4 Place Zamenhoff 66390 Baixas

06 03 84 20 61

www.caravanecatalane.eu

 

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*** XVII ème festival
de Musique et de Poésie à Palau del Vidre : « concert d’été » Visages de Méditerranée



Fil rouge 2016 « en France.... »
le voyage se poursuit!....


Samedi 2 juillet, 17h, Mas St Galdric
L’après-midi au jardin (entrée par camping le Haras) Lectures et musique
« Chant des poussières » de François Migeot Lu par François Migeot et Judith Alvarado
René Lagos Diaz, guitare 19h30, collation
21h30, Eglise
« clin d’œil à la musique française »
JB Lully, J P Rameau, C Debussy, J Massenet, C St Saëns, G Fauré, Fantaisie sur « Carmen » de G Bizet de F Borne
Quintette « Mare Nostrum Musicae » Frédéric Descargues, violon; Lidia Millet, violon;
Fanny kobus, alto; François Ragot , violoncelle et direction; Claude Delmas , contrebasse
1
Soliste: Elisabet Franch flûte
Dimanche 3 juillet, 19h, Eglise
« Si je devais choisir une autre vie, je choisirais
la mienne »
A Malraux
F Couperin, C Saint-Saens, et contemporain
Georges Bécot , récitant
Delphine Biron , violoncelle, Yann Dubost contrebasse
Mise en scène, Françoise Limouzy Samedi 9 juillet, 21h30, place de l’Eglise
« le piano symphonique revisité par les compositeurs Français »
Duo «Perpetuum Mobile » Emilie Carcy et Matthieu Millischer
pianos
D Milhaud, C Franck, E Satie, E Chabrier, M Ravel
Dimanche 10 juillet, 19h, Eglise
« Invitation Française »
Quatuor « Eclisses »
Gabriel Bianco, Akaïtz Chambonnet, Pierre Lelièvre, Benjamin Valette, Guitares
M Ravel, C Debussy, C Saint-Saëns, G Fauré, G Bizet
L’exposition « Maillol, Frère, Pons, une Arcadie catalane »
du Musée d’art moderne de Céret s’associe au Festival dans son hommage à J S Pons
2


Tarifs
15€
Abonnement à trois concerts : 40€
Adhérents:13€ Abonnement à trois concerts : 35€
Étudiants :5€ Abonnement à trois concerts: 15€
Le 2 juillet 17h lecture au jardin collation et soirée : 20€
Adhérents : 15€ Étudiants : 10€
Enfants: —10ans gratuit
Renseignements et réservations
Concert d’été : 04.68.37.98.38. et 04.68.81.64.26 Le matin à la Mairie( lundi, mardi, jeudi, vendredi):
04.68.22.37.41
ou Concert.d.ete@wanadoo.fr







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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 08:29
Expo St-André, déco, tableau sur le corps original : lillypariz@yahoo.fr / 06.17.09.35.66 / Serge BARBA et JPB à Banyuls, 11 mars 2016
Expo St-André, déco, tableau sur le corps original : lillypariz@yahoo.fr / 06.17.09.35.66 / Serge BARBA et JPB à Banyuls, 11 mars 2016

Expo St-André, déco, tableau sur le corps original : lillypariz@yahoo.fr / 06.17.09.35.66 / Serge BARBA et JPB à Banyuls, 11 mars 2016

 

Le dernier rendez-vous culturel de la saison organisé par l’association Les Rendez-Vous de Saint Estève est un C.E.P.S. (Cours d’Éducation Populaire Stéphanois).

Les chemins de la Retirada, conférence de Serge Barba, parrainée par Alizé Beauté.

Lundi 13 juin, à 18h 30, au Théâtre de l’Étang, à Saint Estève.

 

 

Espagne, janvier 1939. Après que Barcelona est tombée aux mains des Franquistes, poussés par la mitraille, les vaincus (les Républicains), militaires et civils fuient vers la frontière pour se réfugier en France. Début février 1939, sonne l’heure de la Retirada, (la retraite), l’exil pour un demi-million de personnes que les autorités françaises de l’époque choisissent de concentrer dans des camps pour éviter la dispersion.

 

Retraité de l’enseignement, Serge Barba a présidé pendant sept ans l’Association Fils et Filles de Républicains Espagnols et Enfants de l’Exode. Il a publié « De la Frontière aux barbelés, Les chemins de la Retirada, 1939 ». Son lieu de naissance, la Maternité suisse d’Elne, est en grande partie à la source de l’intérêt qu’il porte à l’exil des Républicains espagnols.

          

Entrée libre et gratuite.

Pour tous renseignements : Les Rendez-Vous de Saint Estève   Mel : rdvse@rdvse.fr   Tel : 06 72 80 39 86

 

- - -

 

Poésie, Jo Falieu:

 

 

 

Sur les chemins d'exil

 

 

 

Ils ont traversé des zones de fureur

                Ils ont fui des villes en flammes

                            ont vu mourir leurs femmes et leurs enfants

 

Ceux     en proie à quelque dictature

                devenus ennemis sans trop savoir pourquoi

                                                         assaillis sans répit         toujours sous la menace

        épris de liberté          

                    partis           pour rompre leur silence

 

          D'autres                    partis sans rien                              pour seulement fuir la misère   

                         traversent des déserts d'ingratitude  

 

Les voilà en chemin      sans but,     sans port d'attache

                           avec cet idéal qui leur ronge le cœur        

                       cherchant la main tendue qui toujours se dérobe    

                devenir l'étranger      

              inspirer la peur      l'indifférence        souvent la haine  

 

 

 Ceux        fuyant leur propre désespoir 

                    famille décimée           dans les terreurs des guerres

    Avec leurs yeux qui dessinent l' espoir

                ils allument des fenêtres sur la vie

                                que nul ne voit s'ouvrir

 

 

Seuls des camps de la honte viennent ouvrir leur porte

                            et ne leur offrent qu'un mince répit

                        les rejetant au large de leur solitude

 

Même la mer      leur fait offense

                ballotés sur des rafiots d'infortune

                            leur vie clapote comme un hasard

 

        cramponnés à leur peur      ils en oublient le sens du vivre

 

savent-ils encore               ni d'où ils viennent    

                          ni où ils vont ?

 

                  Il ne leur reste que la saveur de quelqu'amour perdu

                                                comme une trace dans le cœur

                           de leur terrible oubli

 

 

                                             Jo  Falieu

                        

                                            05  04  2016 

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 Chemins  d'exil   

 

Zones de fureur

           flammes sur la ville             enfants errants        femmes meurtries    

    

   la guerre      porte d'exil                    prendre la route            sans but

 

         sans objectif           la peur vissée au ventre         la faim 

                                       comme un cauchemar    

        chemins d'ingratitude              aux courbes des déserts      

                         ballot qu'on traine 

                               comme un sac de secrets inavouables

 

       l'implacable rejet         avec ses yeux surpris de tant de haine

                                   être partout l'étranger          l'intrus

 

    alors que dans ses yeux       se dessine l'espoir

                                     que s'allument des fenêtres sur la vie    

            en attente d'un sourire

                de quelque furtive compassion

                                                                      d'un moment de tendresse

    Fuite sans pardon aux portes des déserts

                                ballotés sur des esquifs d'incertitude

 

        même la mer leur fait offense

                            leur vie clapote comme un hasard

              cramponnés à leur angoisse

                                    chercher du sens

          Transis de souvenirs terribles

                         hantés de rêves           où se coagulent les désirs

         Etre dans cette éternelle attente d'une porte ouverte sur l'avenir

    Mais                   les camps                 

                     les camps de la honte            les camps du mépris

                                                     foule de solitudes

                  Il ne leur reste 

                 que la saveur de quelqu'amour perdu

                            comme une trace dans le cœur

                       d'un impossible oubli

                                                

 

                                                 Jo  Falieu                                                       05  04  2016

       

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 08:21
Le temps des cerises ? - La mouche de Céret - Les femmes dans la littérature - A regarder vivre les hommes (J.Falieu)

 

***Temps des cerises

Sale temps : l'eau dans le fruit, le vent qui fait tomber les pétales, les fleurs, les fruits prêts à être cueillis.

 

La mouche venue d'Asie attaque les vergers : nos cerises seront encore plus polluées : vivent les insecticides !


Par chance Céret a fêté les cerises ce week-end : concours de cracheurs de noyaux, z'avez pas moins idiot..?

 

Cerises blettes : la France va être paralysée, les politiques sont impuissants, les ultra vont pouvoir casser du gendarme, la police, à l'opposé de janvier 2015, n'est plus aimée...Où est Charlie ? C'est la chienlit ?

 

Les bérets bruns peuvent cueillir le pouvoir où règne l'absence...Le déni, l'attitude de l'autruche...Pendant ce temps, en Autriche...

 

JPB

 

 

***  Jusqu' au 31 mai 2016 : « Les Femmes dans la littérature »

Exposition à la Médiathèque d’Elne

 

Mercredi 18 mai : 18h30 : Aurélie CAPOBIANCO, psychologue, psychanalyste.Présentation et dédicace de son livre « Délivrez-nous du mal »

 

Vendredi 27 mai : 18h30 : « Pluri’elles » : Une soirée qui met les femmes à l’honneur.

    •    Présentation du nu féminin dans la peinture, par l’artiste Zellim

 

    •    Alain BADIA, Professeur de Lettres et psychanalyste :

« La femme est-elle soluble dans la littérature » :

D’Aristophane aux Femen, Alain Badia s’interroge sur l’existence d’une littérature féminine et/ou féministe

 

    •    L’association Bulles de carpe vous propose des extraits de la pièce d’Eve Ensler, « Les Monologues du vagin »

 

- - -

 

    *****    A regarder vivre les hommes...

 

 

A regarder vivre les hommes 

                         je m'étonne parfois encore 

                               d'être capable de les aimer

    cet acharnement à se mépriser

                    à humilier l'autre          à s'entretuer

  Tant de génie à supprimer

                la beauté interne des choses

                        à se détourner sans cesse de l'essentiel 

          pour de vagues miroirs aux alouettes

 

A regarder vivre les hommes 

                il y a tout lieu de penser 

                            qu'il y a maldonne

 partout      ici       là   

                 devant      derrière     au loin

                                    au-delà de l'horizon

          partout la même sinécure

                                       l'insondable déraison

          le gouffre         

             le spectacle insolent de simulacres

                            des turpitudes     des trompe-l'œil

 

    Un monde en faire semblant

                comme font les enfants quand ils jouent à la guerre

        une école de tricheurs

 

                avec pourtant       ça et là    

                                des hommes vrais

                   des héros      des justes

                                    avec surtout     des femmes      vraies

    gardiennes ultimes 

                de la maison du monde

 

 

        Peut-être   encore                        

                peut-être est-il encore possible

             sauver demain

                        en tout cas        

                            y croire           encore un peu

    avec passion

            sans illusion        avec hargne      détermination       

                     hurler dans la nuit

                                      percer le silence

En attendant     va t'en     

                 va t'en courir le monde

                             à travers d'infinis paysages

         la joie au cœur       

                 la fleur au bout des lèvres        candide

        comme un aventurier d'amour  

 

 Mais           

     regarde les bien          qui sont-ils     

                 là bas     ailleurs       plus loin

                                     toujours les mêmes

         comme je nous ressemble

                    avec cette tristesse qui ruisselle des rues

 

  Silence dans la nuit        

        pâleur de ciel dans le désert

                à regarder couler les fleuves tranquilles de la honte

 

Il reste à trouver     

             dans les interstices

                           les échappatoires    

                                      les révoltes

    des chemins de tendresse

                                         de solidarité     de partage   

             dans le chaud des espaces encore vivants

                              ces cœurs d'amour   

                                     qui résistent

          et savent inventer

                       des sourires en fleurs d'amitié

                                       qui invitent à la joie

            et dessinent 

                    les dernières lueurs d'espoir

 

JO FALIEU (Prades)

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 10:36
Etienne Roda-Gil et Jordi Barre - "Regards", Rencontres de photographies" à Villeneuve et Pézilla de la Rivière : ce vendredi Au Castille, 19h, Le sel de la Terre. - Expo Woda à Sète
Etienne Roda-Gil et Jordi Barre - "Regards", Rencontres de photographies" à Villeneuve et Pézilla de la Rivière : ce vendredi Au Castille, 19h, Le sel de la Terre. - Expo Woda à Sète
Etienne Roda-Gil et Jordi Barre - "Regards", Rencontres de photographies" à Villeneuve et Pézilla de la Rivière : ce vendredi Au Castille, 19h, Le sel de la Terre. - Expo Woda à Sète

Etienne Roda-Gil et Jordi Barre - "Regards", Rencontres de photographies" à Villeneuve et Pézilla de la Rivière : ce vendredi Au Castille, 19h, Le sel de la Terre. - Expo Woda à Sète

***Albert BAUSIL:

Vient de paraître une anthologie de textes du poète roussillonnais, animateur du Coq catalan :
"A.Bausil, le coq catalan", préface de J.Edouard Barbe, éeditions Zinedi (documents, photos)

Le livre rappelle ceux qui ont fait connaître le poète, ami de Trénet : Etienne Roda-Gil, parolier de Julien Clerc, Jean Iglesis,  poète, Josiane Coranti et J.Louis Ferrer (à la maison rouge), le CML d'André Bonet, Hugues Di Francesco, chanteur...qui poursuit sa tournée, après le Domaine Lafage, Perpignan, Banyuls (mas Reig, ce vendredi soir)...

 

*Une année 2016 A.Bausil ? En tout cas, les hommages ne manquent pas...

Alors, je me suis replongé dans le recueil de poèmes "La Terrasse au soleil" (édition du Coq catalan), qui évoque le restaurant de Céret et les chansons de C. Trénet...

 

La facture des quatrains et la versification classique sont impeccables. On retrouve l'inspiration de Verlaine, avec les souvenirs du temps jadis, la nostalgie des bons moments, des amours envolées, du temps qui passe...

Le poète évoque les hauts lieux du Roussillon, de Collioure à la Cerdagne, d'Elne au Vallespir...

Si on peut admirer la technique, je dirais que les sujets abordés sont passéistes, loin d'une Catalogne qui se voudrait ouverte et moderne. Je déteste l'expression de "race" (catalane) "ardente" (p. 2, 6, 30) qu'on retrouve chez tous les écrivains de ce temps, l'entre-deux guerres. Je trouve les images banales, remplis de clichés (Le clocher d'or, pages 14 et 32, truisme repris par Trenet dans sa célèbre chanson sur Collioure)... On dirait que ces écrivains du "pays catalan" (Codet, Camo, Brasillach...) vivent en autarcie, loin des trouvailles stylistiques surréalistes : Paris, certes, n'est pas proche pour un provincial du fin fond du sud...

 

Le Canigou est toujours la figure tutélaire, "sacrée" des Catalans (poèmes pages 13, 24 et 29), thème ressassé depuis un siècle et encore aujourd'hui, dans une littérature  patrimonio-politique figée. Car le passé est loué sans cesse, le retour vers les aïeuls avec ce passéisme paralysant : p. 29, 31, 32, 34... "Et je pleure, en songeant, parmi ces voix qui passent, que tu ne les entendras pas." (septembre 1919, page 34, édition originale)

 

J.P.Bonnel



**Albert Bausil, poète, journaliste, meneur de revues, éditeur, découvreur de talents


Né d’un père audois et d’une mère catalane, Albert Bausil rayonna sur la vie culturelle et artistique de Perpignan, dans la première moitié du XXe siècle. Il fonda en 1917 un journal d’informations culturelles, artistiques et sportives qu’il dirigea jusqu’à sa mort en 1943 : Le Coq Catalan. Dans ce « Coq à talents » s’exprima une nouvelle génération de talents, dont le jeune Charles Trenet, qu’il rencontra en 1926. « J’ai découvert un génie, le fils du notaire », s’exclama l’Oncle Albert dans Perpignan, comme tous ses amis l’ont rapporté. Il publiera ses premières poésies, le fera jouer dans ses revues, l’encouragera à peindre, à écrire, à chanter. Albert Bausil rêvait d’une chanson française qui unirait le rythme, la poésie, les mélodies issues du jazz et du swing venus d’Amérique, d’Afrique, des Caraïbes. Charles Trenet l’a fait.


« Albert Bausil, poète fabuleux, qui ne voulut jamais quitter sa ville natale, aurait un nom célèbre et célébré s’il avait accepté de se faire “consacrer” par Paris. Il possédait un génial talent aux multiples facettes qui faisait de lui une sorte de Jean Cocteau roussillonnais. C’étaient deux êtres [Charles Trenet et lui] très semblables et très différents. » Louis AMADE, dans Il faut me croire sur parole, éd. Julliard, Paris, 1973.


Les éditions Zinedi publient une sélection de poèmes et textes en prose d’Albert Bausil sous le titre emblématique Le Coq Catalan. 


Pendant ce temps un disque était en préparation... aujourd’hui, il est devenu réalité : Sur les chemins d’Albert Bausil, une belle rencontre entre la poésie d’Albert Bausil et la musique d’Hugues di Francesco.



*Né à : Castres , le 16/12/1881
Mort à : Perpignan , le 02/03/1943

Albert Bausil fut tour à tour poète, comédien, journaliste et s'est imposé comme une personnalité marquante du Roussillon de l'Entre deux-guerre dont il a été le principal animateur de la vie culturelle.
Reçu à la SASL le 19 février 1905 par Frédéric Saisset et Gustave Cazes, il publia dans le bulletin de la Société, l'année suivante, un de ses plus beaux poèmes : « l'Hymne au Roussillon » sous le pseudonyme de Guy de Morlaincourt, Auteur de plusieurs recueils de poèmes comme « La Terrasse au soleil » ou « Primes roses et Rimes roses » dédié à Edmond Rostand auquel il doit beaucoup, il était aussi un prosateur hors pair comme il a su le montrer en particulier dans « L'âne qui mange les roses ».


Pour Joseph Delteil il était « la poésie en chair et en os ». Ses poèmes ont été chantés par Réda Caire, Ray Ventura, Charles Trénet, son fils spirituel qui, à seize ans, livré à lui-même et aux pensionnats par la séparation de ses parents, est pris en charge par lui, et Jean Edouard.
Dans les journaux qu'il créa, le Cri catalan et le Coq catalan, il fut le chroniqueur attentif, spirituel et souvent mordant de la vie perpignanaise. Passionné depuis son enfance par le théâtre, il s'illustra dès 1902 dans le rôle de l'Aiglon, écrivit quelques ouvrages dramatiques et monta une trentaine de revues.
Régionaliste d'esprit mistralien, il fut le chantre du Roussillon, dont il ne cessa à travers ses écrits et son action, d'exalter les beautés.

Source : www.mediterranees.net/olivier/bausil.html‎



-A paraître le 20 novembre : Le Coq Catalan, Albert Bausil
Le Coq Catalan présente des poèmes et textes en prose du poète catalan Albert Bausil, dont certains inédits.
Zinedi au Festival du livre de Cabestany
Les éditions Zinedi présenteront leur ouvrage consacré aux textes en prose et poèmes d'Albert Bausil au Festival du livre de Cabestany.

En savoir plus sur http://www.zinedi.com/blog/actualite/nuit-bausil-au-theatre-municipal-de-perpignan.html#SDQpQgJ2qvy3a2fK.99

**Albert Bausil
Mon pays, c'’est mon ciel, ma ville, ma grand-route 

c'’est le clocher qu'on voit de loin, quand on revient, 
c’'est le dîner qui fume et c’'est l’âne qui broute, 

tout le décor qui se souvient ! 


Mon pays, c'est ce mas ombragé de platanes, 

c’'est la garrigue et ses buissons de romarin, 
ce sont les cris de la hurlante tramontane, 

la voix triste du vent marin. 


Mon pays, c'’est la mer, la vigne, la montagne, 


les cyprès bleus où les moineaux vont se blottir, 


les pommiers du Conflent, les blés de la Cerdagne, 


les cerisiers du Vallespir ! 

-LIRE, Voir : L'été avec Albert Bausil : la terrasse au soleil, par Jean Iglesis...
https://plus.google.com/.../posts/4VKrcevPU8K


https://plus.google.com/.../posts/4VKrcevPU8K
jean-pierre Bonnel - Partagé en mode privé
22 juil. 2015 - L'été avec Albert Bausil : la terrasse au soleil, par Jean Iglesis - Le blogabonnel


Albert Bausil, par Jean Iglésis - poésies - Le blogabonnel
leblogabonnel.over-blog.com/article-albert-bausil-jean-iglesis-11330458...


10 déc. 2012 - Ces quelques textes, extraits de « Poèmes et proses », recueil anthologique d Albert Bausil (Editions Tramontane dernière revue 1980).


•    disque d’Hugues di Francesco Sur les chemins d’Albert Bausil ;
    •    concert d’Hugues di Francesco.


*Anthologie des oeuvres d'Albert Bausil par Pere Verdaguer
www.mediterranees.net/olivier/bausil.html


    
Albert Bausil (Castres, 1881 - Perpignan, 1943) a été un des grands écrivains en langue française du Roussillon : il a été le poète de La Terrasse au soleil, ...



* Albert BAUSIL * PEL-MOUCHI Le héros de province * Perpignan
        Editions de L'Olivier.


**Eric FORCADA : Perpignan au temps des Bausil 



Albert Bausil et Louis Codet mettent en scène dans leurs romans la vie d'une ville de province tandis que des architectes comme Gustave.


Albert Bausil et Louis Codet mettent en scène dans leurs romans la vie d’une ville de province tandis que des architectes comme Gustave Violet réagissent au modèle haussmannien en préconisant l’utilisation d’une architecture régionale. Dans les arts plastiques, des artistes comme Etienne Terrus ou Louis Bausil se forment dans le pleinairisme pour exprimer toute la force de la lumière méditerranéenne. Dans un même esprit, Aristide Maillol travaille à son chef-d’œuvre « Méditerranée » alors qu’Henry Muchart compose
la Méditerranée, « Baigneuses au soleil ». La clarté devient le maître mot de toute génération et de toute création. L’« Espagne noire » cède le pas à cette nouvelle Arcadie catalane. Perpignan n’est pas en reste. La capitale du Roussillon devient cette « cité » où les débats démocratiques sont animés et alimentés par le polémiste Albert Bausil alors que les rugbymen de l’USAP, ces athlètes des temps modernes, signent leurs premiers succès sur les stades français.
Avec la destruction de ses remparts, Perpignan jette les bases de son identité moderne. Plutôt que de devenir « une ville moderne française » quelconque, elle opère une redéfinition urbaine, culturelle et artistique autour de sa catalanité pour affirmer son particularisme à travers un nouvel imaginaire tourné vers la Méditerranée.
■ Eric FORCADA ■
 

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 09:28
Pénitents © MD.

Pénitents © MD.

Que faire le jour de sa mort..?

 

La question est inutile, incongrue: je me demande d'ailleurs pourquoi je me la pose...

 

En effet, pour moi, c'est réglé, comme -les mélomanes disent ça- du papier à musique : je ne crois ni ne croa-croa, je n'ai pas de perspectives, même si quelque bonne âme me confie que nous deviendrons de purs esprits, voués à planer dans les éthers, toute une éternité...

 

Alors ça me redonne le goût de vivre,  je veux dire de mourir. Je préparerai donc, au jour de ma mort, une pile de livres pour aller vers cette immense île inconnue, située au-delà des mers, et des cieux...Allez savoir où, dans l'infini de l'univers... Une seule appréhension, toutefois : et si cet infini se rétrécit jusqu'à nous écraser, nous pulvériser...Nous faire, en quelque sorte, mourir une seconde fois...

 

En tout voici, sous le bras, la correspondance de Flaubert, les poèmes de Rimbaud, les romans de Céline et quelques bribes du diablotin de Rivesaltes, qui vient de nous faire une dernière farce, en mourant avant l'heure, L'Héritier Henri…Un romancier local qui sache écrire, c'est pas si courant, alors "Olé", Henri, me rappelant le cri dalinien à la mort de Lorca…

 

La mort, elle rôde plus qu'à l'accoutumée, ces temps derniers, catastrophiques *, de Syrie, au Mali, de Bruxelles à Paris, la haine barbare répondant aux bombardements de ceux qui se croient civilisés…

La mort, on l'exhibe, on l'exhume, en montrant la douleur du Christ, dans sa Passion promenés dans les rues touristiques. **

 

Alors, le jour de ma mort, si j'ai encore le temps d'aller faire, avant d'être emporté, sans souffrance et d'un coup d'arrêt net du destin cardiaque, j'irai faire un tour dans le jardin, écouter l'oiseau, regarder la fleur. 

 

Lever les yeux plus haut, vers la neige d'un sommet ou tenter de percevoir le remous rauque de la mer lointaine… Caresser un livre devant un mur de bibliothèque désormais inutile…Feuilleter mes alba de photos et mes journaux intimes pour me rappeler un instant de bonheur…

 

Quitter ce bateau terrestre que je n'aurais jamais voulu intégrer et partir, larme à l'oeil sans un mot pour l'aspirateur que j'aurais dû passer de ci-de là, sur les toiles d'araignée de ma mémoire…

 

 

 

* Vient de paraître Romans pour des temps catastrophiques, de J.P.Bonnel (en librairie, 15 euros, ou chez l'auteur, port compris : 9 rue Saint-Jean, 66000, Perpignan)

 

**La procession de la Sanch, vendredi saint à Perpignan, Collioure, Bouleternère, Verges, Séville... (à lire demain vendredi 25 mars 2016)

 

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 07:25
Débat sur le FN au siège du Travailleur catalan

Débat sur le FN au siège du Travailleur catalan

 

 

 

*Bons mots de Caccomo:

 

jean-louis caccomo       Maître de conférences à l'IAE de l'Université de Perpignan Via-Domitia

 

Mes mots, mes maux et mémo.

  •         22 mars 201610 
  •  

Mes bons mots et autres devises ou petites annonces inventées  par Jean-Louis Caccomo - Economiste multipolaire.

 

_ Ado cherche films pour adulte pour aider Adam à se mettre à dos Adelle. A demain ;

- Informaticien soft et hard cherche informaticienne munie d'un joli clavier pour son disque dur. Capacité en mégabits maximale pour débit assuré. Compatible avec tous les programmes, comme X-elle ou Power-Point G ;

- Homme libre cherche femme encore plus libre, pour sexe et plus si affinités. Attention, ne dévoile pas son âme dés le premier soir car trop pudique ;

- Homme à fables cherche femme (fontaine) affamée, pour histoires sans morales ;

- Homo cherche amas, pour aimer amant à mort. Amènes âme à zone (ou amazone) ;

- Cherche convoi d'anges heureux, pour me faire ce qu'on voit dangereux ; - Gladiateur doté d'une belle épée, cherche fourreau adapté, pour entrer dans la Reine, ou dans l'arène ;

- Homme sain, cherche femme seins, et sympa pour symbiose symbolique, et plus si capable de s'intégrer en symphonie. Rencontre possible à Saint-Tropez, en s'invitant tout simplement, en cinq minutes ;

- Homme doux, cherche femme d’où, pour séjour dans le Doubs, avec mes doudous, uniquement à deux, mais en passant par Troyes ;

- Mandarin, recherche sa mandarine, pour l’emmener dans sa résidence à Orange ; Clément, recherche sa clémentine, pour rejoindre Mandarine à Orange ;

- Homme politique, cherche parti pas pris, sans parti pris, pour prendre partie, avec répartie, qui n'a pas de prix. Surpris ?

- Mais où donc se terre l'amère Mère, que je lui souhaite sa fête près de la mer. Mère, Si. Merci !

- Homme mûr, cherche femme au sol, pour monter au plafond ; - Homme haut, cherche homo beau, pour soirée home vie des Ô (et soirée home-vidéo) ;

- Recherche femme d'occasion, contrôle technique à jour, consommant peu ; - Homme de lettres, cherche à envoyer lettres, à femmes en nombre, timbrées s'abstenir. Tampons acceptés ;

- Guitariste hard, cherche batteuse marchant à la baguette, pour duo électrique amplifié. Essais en studio prévus. Il sera fortement conseillé de maîtriser le sens du bit ;

- Accordeur de piano, cherche à faire une touche, pour trouver l'accord parfait, sur le Sol ou sur le Do. Mineure s'abstenir ;

- Ulysse cherche sirène, pour soirée resto, aux chants d’elles (et aux chandelles) ;

- Quand j’écoute Jean-Philippe Smet parler, j’en jaunis à l'idée ;

- Conducteur de TGV en CDD, affiliée à la CGT, cherche femme BCBG pour RDV PQ. Envoyez SMS ;

- J’étais en retard ; ça a failli tomber à l’eau, car j’étais débordé, mais j’étais dans l’étang (mais pas dans les temps) ;

- Mettre à l’index, c’est montrer du doigt ;

- Economiste homme, cherche économiste femme, pour accords de libre-échange négociables, dans le cadre d'un plan structurel de relance de l’activité bilatérale et croisée. De nombreuses conférences au sommier prévues ;

- Jardinier ayant la main verte, recherche belle plante, pour arroser ses soirées ;

- Oppenheimer disait que le génie connait la réponse avant même qu’on ne lui pose la question, mais le drame est qu’on ne lui pose jamais la question ;

- La devise du banquier : le bonheur est dans le prêt ;

- Dis-moi combien tu gagnes, et je te dirais qui tu hais ;

- Astronaute aimerait rencontrer femme lunatique, pour s’envoyer en l’air, en or-bite, sans gravité ;

- Militaire recherche femme canon, boulet s’abstenir. Sans poudre aux yeux ;

- Le couple, ça commence fleur bleue, mais ça finit carte bleue ;

- Économiste, cherche femme à talons, pour stabiliser ses bourses dans le cadre d'un régime libre d’étalon-or vigoureux. Une attention aux zones émergentes sensibles sera particulièrement appréciée ;

- Boxeur fan de Stallone, cherche désespérément miroir qui rend beau (et Rambo) ;

- Conjoint, cherche conjointe de bonne compagnie, pour convoyer en convoi continuellement complice. Content ?

- Recherche électricien, pour rétablir le courant entre ma femme et moi. En cas de succès, je me charge du jus ;

- Il y a en effet une profonde inégalité entre les hommes et les femmes : je n’ai jamais vu un homme se plaindre d’avoir la migraine ;

- Gens de La (femme) Fontaine, cherche femme affable, sans moralité ;

- Homme à bout de souffle, recrute femme dans le vent, pour participer à l’élection de Miss « Trall ». Paroles en l’air, s’abstenir. Musique imposée : « Comme un ouragan » ;

- Cause mariage, cède lot de strings, soutien-gorge, porte-jarretelles, martinet et menottes (je ne peux pas me débarrasser de ma collection de DVD de charmes) ;

- Nymphomane, cherche appartement rue de la Pompe, donnant sur le trottoir ;

- Grossiste, cherche femme forte, pour échanges en volumes et ébats de poids ;

- Éleveur de vaches, dont la situation va de mâles en pis, recherche assistant (paiement par traites) ;

- Cause manque de personnel qualifié, église recrute curé, diplômé bac + Dieu ;

- Colocation : lève-tôt cherche à partager appartement avec couche-tard. Je trouverais bien, tôt ou tard ;

- Grand sentimental, cherche nymphomane muse, pour amour plateau-nique. Possibilités de lecture de poèmes autour d’un vers libre, pour prendre nos pieds avec alexandrins ;

- Astre lumineux, recrute chef de rayons ;

- Lucky Luke, cherche Cow-girl, pour la tirer plus vite que son ombre ;

- Professeur de mathématiques sur son 31, cherche femme non calculatrice pour un 69, et plus, si l’espace des intervalles indéfinis est ouvert ;

- Je suis l’honnête, comme l’eau nette ;

- Sous le passage souterrain, je ne suis pas sage sous tes reins ; - Ce qu’on voit dangereux, est un convoi d’anges heureux.

 Jean-Louis Caccomo

 

 

*** "aphpo" <aphpo@orange.fr>

 

APHPO L’APHPO et L’ICRESS vous invitent

à

La conférence de Jean CASTEX

 

"La voie ferrée de Perpignan à Villefranche-de-Conflent :

Histoire d’une ligne singulière"

Mercredi 23 mars 2016 à 18 heures

MAISON DES PAYS CATALANS

CHEMIN DE LA PASSIO VELLA PERPIGNAN

APHPO – Association pour la Promotion de l’Histoire dans les Pyrénées-Orientales

Tél : 04-68-67-34-23/ 06-86 59 88 98

Web : www aphpo.fr / www.maison-histoire-aphpo.fr

Mail :aphpo@orange.fr

 
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 13:27
 © Vanessa Beecroft Black Madonna with twins 2006. Colección la Caixa de Arte Contemporáneo © Vanessa Beecroft

© Vanessa Beecroft Black Madonna with twins 2006. Colección la Caixa de Arte Contemporáneo © Vanessa Beecroft

Grand-mère

Lorsque j’évoque ma grand-mère, c’est comme un boomerang qui me revient en plein  cœur…

Fragilité et force  : deux termes en constante opposition, définissant ce qu’on peut éprouver au tréfonds de soi, tant l’enfance est importante dans une vie humaine. La fragilité d’une grand-mère, c’est celle du petit chaperon rouge que le loup dévore et à laquelle il se substitue, dans la symbolique de Perrault, c’est encore celle que la petite marchande d’allumettes ressuscite au plus froid de l’hiver, dans le conte d’Andersen, c’est en outre celle de Pagnol qui dit à Naïs, « le bossu », que « les bosses dissimulent des ailes qui conduisent sans ambages les bossus au ciel… » Un jour, par malheur, lorsque les grands-mères disparaissent, les bossus ne sont plus les anges que l’on s’appliquait à décrire…

La force que m’a donnée ma grand-mère, c’est cet océan d’affection qui déborde, m’envahit et me bouleverse et qui a forgé de tendresse, de douceur et de droiture l’enfant que j’ai été. La fidélité, la mémoire, le respect, la tolérance, l’honnêteté affective ou intellectuelle sont autant d’éléments qui ont participé à ma construction et dont je ne saurais jamais me départir, pour avoir connu jusqu’à 23 ans révolus la personne que j’ai sans nul doute le plus aimée au monde et dont le souvenir me permet aujourd’hui de me conduire comme un enfant, avec toutes ses qualités et ses défauts.

Au-delà de la peine, il y a par ailleurs cette dimension proustienne : temps passé et temps retrouvé ne font qu’un…la saveur d’un café au lait, l’écorce d’une mandarine, la madeleine que l’on redécouvre rappellent à la vie la grand-mère enfuie… Dans le jeu des correspondances baudelairiennes, les souvenirs affleurent,  remontent à la surface. Mais à la surface de la vie, comme une plaie béante qui ne se refermera plus, il y a la disparition de sa grand-mère, événement terrible qui nous donne, sans que nous le sollicitions, un avant-goût du malheur, celui que nous n’imaginons aucunement et que nous souhaitons moins encore mais que nous connaîtrons peut-être demain au départ  d’un être cher. Le sort nous vole un être aimé et, sans que l’âge apparaisse comme un facteur déterminant, en cette douloureuse occasion, la mort ne connaît pas d’explication, ni de motif, ni de prétexte, ni d’alibi. Perdre sa grand-mère, c’est explorer le « paradis perdu » du poète Milton, c’est s’y replonger comme pour un triste baptême, c’est avouer que « le temps passé, jamais ne reviendra », c’est se dire, à l’instar de Malherbe, dans les stances qu’il formula à Monsieur Du Périer, au moment même de la disparition de sa fille, « qu’elle était du monde où les plus belles choses ont le pire destin et,  qu’en tant que rose, elle a vécu ce que vivent les roses : l’espace d’un matin… »

Il y a en outre cet instant intime,viscéral,  vide sidéral et temporel qu’il est impossible de traduire, d’exprimer et qui est comme une écharde plantée en soi, incrustée dans sa chair. Quand le malheur survient, c’est une éclipse de la réalité, de la vérité, de la sincérité des choses les plus simples que l’on ressent. Lorsque sa grand-mère s’en va pour toujours et à jamais, c’est une étoile qui s’éteint dans le ciel qui a béni l’aube de notre naissance.  Souffrance qu’on a du mal à taire, mais qu’il faut par pudeur et de par sa responsabilité d’individu assumer. Ne rien dire, accuser le coup et montrer tête haute, voilà ce que l’on doit observer…car faire étalage de ce deuil qui invite au tournis, qui laisse pantois et donnerait le mal de mer aux navigateurs les mieux rompus au roulis, au tangage et aux grains les plus violents n’est pas de mise. Il faut garder le cap, faire face et combattre, même si l’on ne se consolera jamais de cette perte. Si l’on faillait à sa mission, à sa propre personne, comme Pagnol l’exprimait : « ça ferait pleurer les enfants ». Je me permettrais de renchérir : cela aurait certainement  fait encore plus de peine à ma grand-mère…celle que j’aime et aimerai jusqu’à mon dernier jour, qui sait ? celui de la fin du monde… certainement celui de ma propre fin…

Lorsqu’une grand-mère quitte cet univers de plus en plus indistinct, c’est à nouveau et encore ou une fois de plus la mienne que je perds.

 

 

                                                                         Jean Iglesis

 

 

 

 

 

 

Grand-mère

 

 

La douceur du sucre candi,

Le parfum de l'orange amère

Evoquent dans l'après midi

La silhouette de grand-mère.

 

Alors la robe d'organdi

Valse dans le soir éphémère,

Frôlant le regard enhardi

Que tu faisais naître, grand-mère.

 

Moi, je ne sais de tout ceci

Qu'un épilogue assez sommaire :

Une retraite sans souci

Qui te voyait vieillir, grand-mère.

 

Les châteaux-forts que l'on bâtit

Et les contes qu'on énumère

Débordent d'un coeur trop petit

Quand on se souvient de grand-mère.

 

Jean Iglesis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vieille dame

 

 

Le miroir dans lequel, depuis plus de trente ans,

Son regard plonge chaque jour

Ne reflète plus les visages espérant

De ceux qui lui faisaient la cour.

 

Les poèmes courtois et les tendres chansons

Qui se disputaient son oreille

Sont partis témoigner ailleurs de leurs passions

Le jour où elle s'est crue vieille.

 

Le parfum des pensées et l'éclat de l'argent,

Tout ce qui semblait naître d'elle,

A cessé d'exister au départ de ces gens

Qui lui murmuraient : "tu es belle. "

 

Elle était jeune hier et, l'oeil un peu crédule,

Découvrait les bonheurs de l'aube.

Le temps de vivre et c'est déjà le crépuscule

Qui vient s'éteindre sur sa robe.

 

Et, quand les fils de ses enfants viennent la voir,

Elle éprouve une joie amère,

Elle qui ne vivait que d'amour et d'espoir

Et qu'on nomme aujourd'hui grand-mère. 

 

Jean Iglesis

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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