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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 00:16
exposition de Francesca CARUANA
exposition de Francesca CARUANA

** La RAHO : Concert "RaGa Du", à la Chapelle Saint-Julien, le samedi 25 avril 2015, à 18 h :

concert Duo violon guitare par Raphaëlle et Gabrielle RUBIO

http://www.raga-duo.com/

*** LE LAC de VILLENEUVE de La RAHO :

Mis en eau en 1977, le lac de la Raho fête en 2015 ses trente-huit années d’existence. Le lac ou plutôt les lacs, car le site en compte trois, tous aussi attrayants les uns que les autres. Le lac de la Raho - intégralement géré aujourd'hui par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales – constitue un espace de vie prisé, dont les atouts n’échappent ni aux gens du crû, ni à leurs voisins, ni aux visiteurs ni aux touristes qui fréquentent, partagent et savourent un lieu convivial, ludique et sportif, localisé aux portes de Perpignan, lieu de vie inscrit dans un tourisme de proximité, appelé à se développer au fil des jours. Il y a donc trente-six ans déjà que le grand lac a été mis en eau, voyant du coup les terres asséchées de l’ancien étang (précisément dit « Étang de Barrià », et dont on trouve trace, dès l’origine, au IXème siècle) se parer de l’onde d’un cimetière marin dont Paul Valéry aurait pu célébrer la douceur et le charme latins. Le site de la Raho propose à l’envi promenades, jogging, pêche et activités de nautisme (optimist pour les scolaires, aviron, kayak et planche à voile pour tous…).

Le petit lac

D’une superficie de 16 hectares, représentant 800 mètres de plage, le petit lac se prête à la pêche, d’octobre à mai. Durant l’année scolaire, les élèves de cours élémentaire y pratiquent l’Optimist, et ce sous les auspices de l’U.D.S.I.ST. (Union Départementale des Syndicats Intercommunaux Scolaires et de Transport). Profond de quelque 7 mètres, il est réservé à la baignade durant la saison estivale, une baignade que surveille une équipe de maîtres nageurs sauveteurs, pour le moins aguerris. Sur ses abords aménagés, animations et guinguettes fleurissent, offrant des soirées teintées d’exotisme, de détente et de musique : le Galapagos, le Régal’Eau, le Chalet du Lac, la Pizza des Pins et le Moorea, des havres de restauration et de loisir, tendant les bras à qui le souhaite, dans la chaleur doucereuse et dans le farniente de l’été.

Le grand lac

Ouvert à la pêche toute l’année, le grand lac, d’une superficie de plus de 200 hectares, enregistre une profondeur maximale de douze mètres. Il ne stocke pas moins de 18 millions de mètres cubes d’eau. Relié au barrage de Vinça par le canal de Perpignan (dit « le Ruisseau de la Ville » ou « Els Canals »), il constitue un réservoir hydraulique inestimable, autant pour l’arrosage des cultures, localisées en contrebas de sa retenue, que pour les Canadairs qui y écopent, à la triste occasion de chaque incendie de forêt ou de garrigue, et en particulier lorsque la tramontane, trop violente, interdit aux services d’incendie et de secours l’écopage en mer. La carpe est indiscutablement le fleuron piscicole de l’endroit. Les pêcheurs – en provenance notamment de la Belgique, de la Hollande, de l’Angleterre ou de l’Allemagne - la taquinent avec ferveur et assiduité. Carpe commune, cuir ou miroir, certains spécimens, accusant près de 25 kg, sont régulièrement pris, puis relâchés, en raison de la bienheureuse pratique du no-kill (principe consistant à remettre à l’eau les poissons pêchés, et ce après les avoir pesés et photographiés). Outre la carpe, le peuplement du grand plan d’eau se compose d'espèces aussi diverses que les sandres, les perches, les black-bass, les brochets, les anguilles, les tanches, les gardons, les rotengles, les chevesnes...L’anse nautique, qui jouxte le chemin de les Serres est progressivement devenue un lieu privilégié d’expansion ludique : l’association des sports nautiques du lac y a élu domicile et propose aviron, canoë, kayak et planche à voile. On a même pu assister par le passé à des mini régates de bateaux de modèle réduit, de classe M, en carbone et kevlar. L'an passé, s’y est déroulée une épreuve de championnat de nage avec palmes.

La réserve écologique

Elle s’étend sur 15 hectares et constitue un site de peuplement exceptionnel du point de vue ornithologique. Sur l’île , qu’elle dessine et cerne d’eau dormante, échassiers, canards, oiseaux de la plaine et de la mer y nidifient. Ils y ont recréé une zone sereine, classée, trésor fragile que l’on veille à respecter et à préserver et dont l’association Charles Flahaut, particulièrement attentive, a dressé un inventaire exhaustif. Grâce au concours du Groupe Ornithologique du Roussillon (G.O.R.), un observatoire a été mis en place, offrant aux scolaires la découverte de l’avifaune. Spécificité de la réserve : l’anodonte, moule d’eau pouvant atteindre des tailles surprenantes. Point noir, éradiqué en partie : la présence de tortues d’eau – des Clémydes lépreuses - qui, en raison de leur voracité, représentent un péril réel pour la biocénose et menacent gravement de déséquilibrer l’écosystème existant.

Du haut du vieux cimetière, tandis que le paysage semble éternellement figé, , tandis que les pins vont grandissant, tandis que les abords des berges se renforcent, tandis qu’entre l’or rutilant des mimosas et des genêts l’on coupe l’herbe, l’on dresse des tables de pierre, l’on aménage – sous les regards complices des cadrans solaires compatissants – de riches et prometteurs instants de vie… emportés dans la ronde des heures, les saisons, les visions édéniques et le temps tournent inéluctablement autour du lac de la Raho.

Jean Iglesis

- - - - -

JACQUEST CUBA

Un peu de Cuba au fond du verre,

pour la forme du cadeau d'aujourd'hui :

bouteille de Havana Club avec de l'ambre dans le sang !

Et là on peut commencer : flash back vers Pinar del Rio, Cienfuegos, Santa Clara, Camaguey,

Gratifier les murs d'ombres dans l’éclairage feutré.

En bas c'est ''la Casa del Son'' ; Faut voir comment il lance les aiguës à la trompette, le Luis

Ici, c'est ne pas avoir droit au silence, mais être seul, quand même.

J’ai lu toute la journée. C’est drôle.

Je ne pensais jamais qu’un jour je serais capable de le faire dans la chaleur ..

Dans ta clope éteinte, Alvaro, tu admettras que j’avais bien raison de ne pas vouloir entrer dans tes cases de musiques : je ne suis que mélomane ! J'ai chanté pourtant, mais tu étais là ...

La vie, des fois, rit pas seulement de toi pour ce que tu rêves naïvement, mais aussi pour ce que tu n’oses pas imaginer. Le retour de Guilhem..endosser les bouteilles et descendre à 40 mesures...

C’est comme ça... au moment où tu penses être en contrôle,

elle te met une claque derrière la tronche comme elle seule sait le faire... en riant.

Et après, elle t’oblige à admettre que tu la méritais...« Hai, Hai. T’ienes razon ! ».

Ouais, Je le méritais ce calbot. Mais j’ai lu toute la journée... quand même !

J’écrirai demain. J’ai déjà commencé. Juste pour me couler de tout ce que j’ai lu.

Ce sont les marques d'ombres sur cette chair de musique partout, partout !.

Musique à l’encre du sirop de canne fermenté... Quelques phrases distillées sur congas.

J’avais oublié: le glissement sourd du sable au vent caraïbe pour faire un col de maison.

C'est marrant de doux de s'enrouler dans une écharpe offerte à Cienfuegos,,,il fait si chaud !

Oublié le frisson qui entre par la gueule béante de mes sandales – que je n’attache jamais –

lorsque je marche au milieu des rues, les chiens errants me rattrapent...

J'ai toujours du jambon dans la poche !

Oublié aussi comme ils sont fous de joie, les chiens, à jouer, à se chicailler pour ça.

Oublié comme j’aime les voir attraper à pleine gueule des balles de gras que je ne peux, ne veux plus cesser de leur lancer... puisque je n'aurais jamais plus de chien.

J'ai lu Nicolàs Guillén ce matin... Ce type est le Néruda, le Nazim Hikmet de Cuba. Il est immense !

Je bois goûlument ces jours clairs de lumière bleue qui vient du sol... la mer est là !

J’avais oublié comme il est bon d’écrire l’après-midi à la brisée des vagues

Quand le silence est un crépitement …

Dans la Calle Hirbuna deux femmes gueulent en rigolant sans perturber un enfant chantant un danzon d'Ibrahim Ferrer

J’avais oublié la satisfaction d’entrer là où il fait frais.

Voir les sacs de plongée, des palmes, des tuques au bord du bassin..

J’avais oublié la barraque-maison, les soirs sans vent, la lumière cocon jaune, feutrée au cœur

Car l'univers est concentré ici : un verjus .

J’avais oublié et pourtant, je savais encore.

Comme j’aime aimer la vie en ces moments précieux …

Je bois Havana Club dans un petit verre bleu

Abrazos y amistades,

G*più

- - -

Je préfere être critiquée pour ce que je suis ,

Que d'être aimer pour celle je ne suis pas....

Si on se met en tenue branchée on est des allumeuses.
Si on porte des trucs simples on est des loseuses paumées.
Si on met un string on est des pétasses.
Si on met une culotte on est des gamines.
Si on couche trop on est des putes.

Si on couche pas on est des coincées.
Si on matte un gars c'est qu'on veut se le taper.
Si on matte personne c'est qu'on est des gouines.
Si on parle gentiment c'est qu'on est des bimbos.
Si on parle pas on est des connes.

Bon, hé, On est sensées faire quoi, le filles ?

Un Mari Pour Le Chic

Un Amant Pour Le Choc

Un Vieux beau Pour Le Chèque !

Ha, le sens de la vie c'est quekchose, hein !!

Guy Jacquet

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:24
Poètes du printemps : Jo Falieu, Joan Iglesis, Tomas Tranströmer

Je n’ai nul besoin d’autre chose…

Je n’ai nul besoin d’autre chose :

Le sourire de mes amis,

L’abri trouvé, un soir de pluie,

Quelques mots d’amour mis en prose…

Je n’ai nul besoin d’autre chose.

Je n’ai nul besoin d’autre chose :

La chaise où je peux être assis,

Mon cœur que le printemps nourrit

De rêves fous, de passions roses…

Je n’ai nul besoin d’autre chose.

Je n’ai nul besoin d’autre chose :

Le soleil brillant sans souci,

La mer vibrant à l’infini,

La musique qui me repose…

Je n’ai nul besoin d’autre chose.

Je n’ai nul besoin d’autre chose :

La route aux platanes conquis,

Les rues envahies par le bruit,

Les places que le jour arrose…

Je n’ai nul besoin d’autre chose.

Je n’ai nul besoin d’autre chose :

Le ciel azur près de mon lit,

La main qui se tend aujourd’hui,

Le vent qui effeuille les roses…

Je n’ai nul besoin d’autre chose.

Je n’ai nul besoin d’autre chose :

Le souvenir de jours enfuis,

Le temps qui nous ride et meurtrit

De sa cruauté toute cause…

Je n’ai nul besoin d’autre chose.

Elne le 5 avril 2015 - Jean Iglesis

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Jean IGLESIS

Poème "Je suis passé sur cette terre..."

Je suis passé sur cette terre…

Je suis passé sur cette terre…

J’ai fait ce que je devais faire :

Tendre la main à l’homme exclu

Qui brave le froid dans la rue,

Sourire à la femme blessée,

Trahie par ses amours passées,

Parler à l’enfant qui s’est tu

Face aux mensonges entendus,

Partager des mots, un instant,

En rompant ma part de pain blanc,

Pleurer les heures disparues

Du bonheur qui ne viendra plus

Et que n’espère plus personne

Dans la douleur du glas qui sonne,

Prendre le parti du plus faible,

Proie choisie, sous le vol de l’aigle,

Regarder poindre le soleil

A l’horizon d’un ciel vermeil,

Ensanglanté par mille guerres

Ne déclinant que la misère.

Je n’ai pas été un héros,

De courage, n’en ayant trop.

J’ai fait ce que je pouvais faire.

Je suis passé sur cette terre…

Elne le 24 mars 2015

Jean Iglesis

voir l'en-tête complet

Dans le lit de la haine

Dans le lit de la haine,

Ne sommeillent ni les nounours,

Ni les espoirs de meilleurs jours.

Les enfants dans la nuit d’ébène,

Cernés par les croquemitaines,

Rêvent de gloires incertaines.

Bercés par le chant des sirènes,

Poings serrés et mains déjà pleines,

Ils dorment tandis que reviennent

Les vieux démons qui les ramènent

Aux horreurs de l’histoire ancienne,

Dans le lit de la haine.

Dans le lit de la haine,

Il fait si noir que dans un four.

Les comptines ont tourné court.

Les enfants sous le ciel amène,

Repus de joies un rien obscènes,

Rêvent d’une vie mise en scène

Et de conquêtes aériennes.

Ils dorment sans qu’ils se souviennent

Des libertés perdant haleine,

Des droits que l’on bafoue sans gêne,

Des leçons de l’histoire ancienne,

Dans le lit de la haine.

Dans le lit de la haine,

Les craintes ont exclu l’amour.

Le doute bat sous l’abat-jour.

Les enfants sous la lune pleine,

Croulant dessous le joug des chaînes,

Rêvent de guerres inhumaines,

Remportées sans aucune peine.

Ils dorment tandis que reviennent

Les navires sans capitaine,

Les chefs de l’armée mexicaine,

Les relents de l’histoire ancienne,

Dans le lit de la haine.

Elne le 13 février 2015

Jean Iglesis

- - -

Poètes insurgés - Jo FALIEU 18 02 2015

Ils étaient de ceux qui hurlaient

sur les barricades

les poètes sont gens de la rue

en ces temps de révolte

en ces temps de révolution

1789 1830 1848 1870

ce siècle en a connu des secousses sociales

l'histoire parle avec la voix du peuple

qui est aussi celle des poètes

Paris insurgé

poètes insurgés

au cœur des villes

au cœur de la souffrance

de la solitude et de la soumission

venue du fond des siècles

outrages aux plus faibles

aux plus démunis

qui n'ont plus rien à perdre

que leurs chaînes

ils étaient là debout

comme une érection

au cœur de leur désir de vivre

comme un jet de salive mauve

qui hurle dans les toundras

Tu ne diras jamais assez ta révolte

ils étaient des milliers

à écrire sur les murs

des mots de haine

des mots de joie

avec ce sourire des incompris

j'avais le cœur en bandoulière

et devant

sur le qui vive des jours de nostalgie

il passait comme un air de guerre

qui ressemblait à de l'amour

ils avaient inventé l'insurrection

vagabonds de boulevards

gens de rien

capables de tout

Puis vient un jour le vent se lève

et tu te dresses un beau matin

jour de détresse ou jour de gloire

il pleure

dans les yeux de ta misère

mais ce bonnet phrygien

comme un signe hors du temps

tu pleurais

sur la lucarne de la mort

quand battait la mitraille

poète d'un "temps de rire aux assassins"

tu construisais la Commune

et Verlaine aimait Arthur

tenant les mains de Jeanne-Marie

"mains sombres que l'été tanna"

Communeux

gens de tornades et d'aventures

dans le galimatias de jours

demain il fera beau dans la grisaille

Courbet ouvrait le sexe de la femme

comme un matin du monde

une offrande à la vie

à la liberté de brusquer les tabous

" L' Insurgé son vrai nom c'est l'homme"

chantait Pottier

homme de lutte et d'espoir

homme vrai

à cheval sur ses certitudes

et ses rêves

Dans les remous d'histoire

comme une chance qui passe

le poète est debout

force de la Raison qui ennoblit les cœurs

qui donne raison à la force

quand il s'agit de briser ses chaines

et de lever la tête face aux tyrans

Mais tu chantais aussi l'amour

la grandeur d'âme

poète de la rue

tu chantais pour la femme

tu chantais pour l'enfant

pour l'émancipation de l'homme

pour l'infirmière au grand cœur

ainsi chantait Clément

comme un temps de cerises

Insurgés des temps de révolutions

ils avaient crié leurs audaces

Insurgés aussi des temps de guerre

"Ah! Que maudite soit la guerre!"

chantaient ceux de Craonne

sur le plateau des condamnés

Ils refusaient la boucherie

pour ne pas mourir

du mépris de leurs chefs

Ils s'insurgeaient

pour refuser une guerre de boue et de tranchée

un tombeau sur mesure

fusillés pour l'exemple

Joffre t' étais pas obligé

La guerre

on y a perdu l' Apollinaire

et cet éclat d'obus

son turban sur la tête

et la grippe espagnole

Des insurgés aussi

dans l'autre guerre

des déserteurs

des partisans

hommes humiliés

insurgés contre l'occupation

le régime de Vichy

les collabos

Insurgés ceux de la Résistance

échapper aux wagons plombés

aux rafles

au STO

le chant des partisans

sonne encore aujourd'hui

comme un clairon "Ami si tu tombes …."

Druon Kessel

mais aussi René Char maquisard

capitaine Alexandre

feuillets d'hypnos

chant d'amour

pour cette armée de l'ombre

une parole nue

pleine de ce qui se tait

dans le respect

et l'humilité

des hommes sans gloire

sans haine

sans pardon

poètes qui se levaient

et qui tombèrent torturés humiliés

exécutés

ou pour finir

à crever dans les camps

Max Jacob à Drancy

Benjamin Fondane à Birkenau

Desnos à Terezin

tant d'autres

poètes fusillés

Plus tard en Algérie

Tahar Djaout Jean Sénac

poésie insurgée

contre l'ordre d' Etat

qui fige la pensée

contre la misère et la corruption

Insurrection aussi du poète

contre le Verbe

dans les arcanes mêmes

de l'écriture poétique

Lautréamont

Rimbaud Mallarmé

bousculer le rituel

d'une versification figée d'un carcan

décrocher du sordide et du quotidien

laisser surgir la vraie vie

se faire voyant

"par un long et raisonné dérèglement de tous les sens"

s'ouvrir à l'éclosion de sa pensée

car "Je est un autre" qui se lève en moi

mettre au panier

l'alitération

le nombre de pieds

ouvrir le poème à sa folie

laisser venir les mots tels qu'ils sont

en ribambelle en syncope

ce souffle court qui hurle dans l'épure

les mots

dans une ritournelle

un spasme une orgie

une transe

jeter la rime aux orties

jouir de l'insulte

laisser vivre la musique du verbe

dans un défoulement

une extase un rêve

Révérence à l' Apollinaire

à Reverdy

à Jarry et Tristan Tzara

délire baroque des poètes Dada

délire méthodique des Surréalistes

Breton Aragon Crevel

Tous les autres

déchirés dans leur engagement

poétique et politique

Le poète insurgé n'a pas de frontière

hors les murs des prisons

il sait dire le rire des étoiles

écouter dans le silence des vagues

la tristesse du monde

Ils ont assassiné Garcia Lorca

le poète andalou

quand surgit la mitraille

dans les rues de Grenade

Vladimir Maïakovski

la révolte jusqu'au bout de soi

ultime désespérance

Nazim Hickmet

éternelle flamme d'amour

où bascule l'histoire

comme à Madrid

la sentinelle de la Puerta del sol

Comme à Alger

où l'on tue les poètes

qui exaltent la vie

la liberté

Tahar Djaout

Jean Sénac

deux hommes fiers sont morts

défiant la peur

dans leur quête d'espoir

Comme ceux-là

ceux de l'affiche rouge

qui criaient "la France"

en s'abattant

ils avaient choisi

la liberté ou la mort

mais c'était la mort

qui les avait rejoints

nous laissant jouir de la liberté

Poésie sans frontière

comme une fronde de l'esprit

comme un art de vivre

- - - - - -

Décès du prix Nobel de littérature 2011, 

La poésie simple et limpide de Tomas Tranströmer, décédé à l'âge de 83 ans, a été traduite en 60 langues. Mais avant son prix Nobel, il était peu connu hors des cercles des amateurs de poésie.

tomas-transtromer_789601.jpg

Tomas Tranströmer, lauréat du prix Nobel de littérature 2011.

REUTERS/Jessica Gow

Le poète suédois Tomas Tranströmer, lauréat du prix Nobel de littérature en 2011, est décédé à l'âge de 83 ans, a annoncé vendredi à l'AFP son éditeur, la maison suédoise Bonnier. 

 
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 10:24

 

Printemps des poètes 2015
en Languedoc-Roussillon

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A l'occasion du Printemps des Poètes du 7 au 22 mars 2015, Languedoc-Roussillon livre et lecture vous propose une sélection de 5 manifestations dans votre région :

 

Le printemps des poètes à Mende (48) du 5 au 26 mars,

Le printemps des poètes - Choro à Anduze (30)  le 7 mars,

Poésie en mouvement dans l'Aude (11) du 12 au 14 mars,

Atelier de lecture à voix haute à Beziers (34) le 14 mars,

Musique en mot à Vinça (66) le 15 mars.

 

A découvrir également :

 

Le programme de la Maison de la Poésie du Languedoc à Montpellier (34) du 7 au 20 mars.

 

Les Brigades d'Interventions Poétiques partout dans la région : "Une idée simple, dire la poésie (et que la poésie) par coeur, partout et par surprise"

Castelnau-le-Lez (34) le 7 mars "Poèmes debout" avec la compagnie Zig Zag

Pézenas (34) le 21 mars organisé par la ville de Pézenas 

Castelnaudary (11) du 23 au 26 mars, organisé par le Lycée Andréossy

 

La poésie qui vient organisé par l'Accueil paysan dans l'Aude (11) du 13 au 15 mars.

 

Le programme Printemps des poètes des Amis du Chant de la Terre à Pont-Saint-Esprit (30) du 7 au 21 mars.

 

Les Canons de paix pour 3 millions de poèmes à Sète (34) organisés par le festival Voix vives, De Méditerranée en Méditerranée et le Musée Paul Valéry le 21 mars.

 

Ma Poetic Party au Théâtre le Périscope à Nîmes le 19 mars.

 

Toute la programmation des manifestations et évenements en Languedoc-Roussillon durant le Printemps des Poètes est disponible directement > sur le site national

 

Lumières du printemps
Lumières du printemps

Fable de La Fontaine inédite...

LE COQ, LE PIGEON et LA BREBIS

Un petit coq prénommé Nicolas sur une basse-cour régnait
Mais beaucoup d'animaux voraces rêvaient de prendre sa place
A gauche la vache Martine et la pintade Ségolène
Crurent un temps devenir reines.
Mais ce fut le pigeon François qui leur fit la nique.
Aidé malgré lui par le cochon Dominique qui manqua d'aller à l'abattoir Pour avoir culbuté une grande poule noire.

Dans le grenier du vieux poulailler, le vieux coq Jacquot vivait Et on voulait lui faire un procès pour des histoires de sacs de blé Qui remontaient à un temps où les poules avaient des dents. Mais le coq Jacquot soutenu par la belette Bernadette Prétendait qu'il avait tout oublié.
Pourtant quand passait une jolie poulette
Le coq Jacquot retrouvait toute sa tête.

Et il y avait aussi Mélenchon le bouledogue grognon Qui aboyait fort et mordait pour de bon
Et Eva la taupe à lunettes
Qui était biodégradable, pas du tout refaite.

Le pigeon François qui était maladroit Collectionnait les bourdes tout en prenant du poids, Aidé d'abord par le lapin Ayrault et puis Valls le taureau Il planta des graines mais le blé faisait défaut
La récolte fut mauvaise,
Alors il se consola grâce à la baise.

Le pigeon voyageur roucoulait la nuit
Avec une tourterelle prénommée Julie.
Les canards indiscrets révélèrent leur secret;
Sa compagne officielle la poule Valérie
Jura pour se venger de faire de l'animal un pigeonneau rôti. Dans la cour de la ferme les animaux pleuraient
" - Nous sommes tous plumés on s'est fait pigeonnés Avec le coq Nicolas nous étions dans le pétrin
Avec le pigeon François, nous sommes dans le purin ! "

1

Le coq Nicolas avait bien des tracas,
Des juges rapaces avaient pris le coq en chasse ; Dans la basse-cour les animaux disaient
" - Le coq est carbonisé, c'est un poulet grillé ! '' Son propre poulailler regorgeait d'ennemis Fillon le sombre hibou aux sourcils fournis,
Le Maire le caneton encore plein d'illusions,
Et Juppé le héron s'y voyaient pour de bon.
Le pigeon mou et rond était un étalon !
Le coq Nicolas hérissa alors sa crête,
" - Je veux de ce poulailler reprendre la tête !
Je suis l'animal parfait pour nettoyer tout ce merdier Car comme tous les gallinacés
Je sais chanter les deux pieds dans le fumier ! "

Celle qui se réjouissait tout bas
Des déboires du pigeon François et du tracas du coq Nicolas, Était la fille d'un loup borgne qui avait échoué à devenir roi. Cette louve à la voix rauque et à la chevelure blonde
Se faisait passer pour une brebis aux yeux du monde Elle répétait comme une litanie
" - il faut renvoyer chez eux les animaux étrangers Sans eux nous serions tellement plus heureux. ! " Certains moutons l'écoutaient béats
Bée ... bée ... bée ...
'' - elle dit tout haut ce que nous pensons tout bas ! " Bée ...
Une louve ne saurait se muer durablement en brebis
Tôt ou tard le pelage blanc sur le sol glissera ;
Les belles manières, le charme, la douceur tout disparaitra Et dans sa violence, la vraie nature du prédateur apparaîtra

MORALITE
Deux ans et demi après les élections
Nul ne sait encore qui, de cette farce, sera le dindon

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 11:07

Jean-pierre Bonnel :

Lettre ouverte à M. François Calvet

Bravo M. Calvet, faut éliminer ceux qui sont meilleurs que vous…Bourquin l'avait déjà fait..

☆C’est officiel depuis hier soir 3 mars 2015 : Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, dans un courrier adressé à François Calvet, président du Comité départemental de l’UMP’66, confirme l’exclusion de Bruno Delmas, pourtant Sarkozyste, de l’UMP.

Fondateur du site et du mouvement L’Olivier, Bruno Delmas, qui se revendique de l’UMP, présente plusieurs candidats contre des binômes UMP-UDI-CDC dans les cantons des P-O ¡!

---J.Marc PUJOL :

* Voir sur DAILYMOTION : chroniques de Robert DAINAR

Jean-Pierre Bonnel "365 jours avec Jean-Marc Pujol" interview par Nicolas Caudeville

par robert dainar

  • **Jean-Pierre Bonnel a réuni dans ce livre les articles politiques et polémiques publiés dans son blog, de novembre 2013 à janvier 2015. Le recueil couvre la chronique locale qui a tenté d’analyser les programmes et les promesses des candidats aux élections municipales à Perpignan.

Les protagonistes principaux en sont J.M.Pujol, J. Cresta, Clotilde Ripoull, L. Aliot, J. Codognès, M. Pinell, M. Sitja, Romain Grau....

Prix: 14euros (Librairie Torcatis, Libreria catalana)

* 365 jours avec J.M. Pujol (Politique et Polémiques - Propositions urbaines dénuées d'urbanité)

*** Les poètes - l'actualité des artistes "EDA":

*Exposition de peintures de b é b é «Concepts, Ruptures et Matières» jeudi 5 mars 2015 à 18h30 Maison de la Région - 34 avenue du Général de Gaulle Immeuble «Le Royal Roussillon» à Perpignan l’exposition se tiendra du 2 au 20 mars 2015 RSVP à la Maison de la Région de Perpignan par tél : 04 68 34 32 34 ou par fax : 04 68 34 32 35

* les membres du Conseil Régional

ont le plaisir de vous convier au

vernissage de l’exposition de peintures de « b é b é »

«Concepts, Ruptures et Matières»

jeudi 5 mars 2015 à 18h30

Maison de la Région - 34 avenue du Général de Gaulle Immeuble «Le Royal Roussillon» à Perpignan

l’exposition se tiendra du 2 au 20 mars 2015
RSVP à la Maison de la Région de Perpignan par tél : 04 68 34 32 34 ou par fax : 04 68 34 32 35

bébé venu exposer à l'EDA en août/sept.cet été:

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 10:54

eric-guillot-discret-auteur-qui-s-est-aventure-dans-le 2424

* Retour à Eric GUILLOT, qui anime la rubrique poésie, au journal "Centre-Presse", depuis 2001 et non depuis quatre ans ! Outre les recueils cités dans un précédent article, il faut lire Les énigmes de Monsieur Paul, du même …Paul Tojean : 31 textes composés au jour le jour et illustrés par Gaston-Louis Marchal (éditions Brumerge), courts textes et petits poèmes où règne l'esprit de Dada, comme l'écrit C. Cathala, qui signe la préface.

 

(pour commander ces livres : "Eric GUILLOT" <ejp.guillot@hotmail.fr> )

 

 

HOMMAGE A FEDERICO GARCIA LORCA par Eric HOMMAGE A FEDERICO GARCIA LORCA

L'UNIVERSALITE DU POETE

(Article paru dans CENTRE PRESSE, dimanche 27 août 2006)

C’était le 19 août 1936. Ce jour-là les franquistes fusillèrent le poète espagnol Federico Garcia Lorca, sur sa terre natale, à Viznar, près de Grenade. Il venait d’avoir 38 ans. Sans doute les phalangistes à la solde de Franco, en procédant à son arrestation deux jours auparavant, pensaient-ils en finir avec le monde artistique et intellectuel, en plein essor dans la péninsule ibérique. Sans doute pensaient-ils éradiquer, une fois pour toutes, la gent intellectuelle où le poète, avec Salvador Dali et Luis Buñuel, entre autres, furent des artistes très influents en Espagne. N’est-ce point un général franquiste qui lança en pleine figure du philosophe Unamuno, assigné alors en résidence surveillée à Salamanque :


« Mort à l’intelligence » ? Sans doute pensaient-ils que le bannissement de ses œuvres allait engendrer un oubli définitif. (Le régime franquiste proscrira ses dernières jusqu’en 1953, après quoi ses Obras completas furent publiées... censurées !) Le retour de la démocratie en 1976 abolit bien entendu, ces ignominies. Peu d’auteurs furent à la fois, comme Federico Garcia Lorca, poète, dramaturge, peintre, pianiste et compositeur. Issu d’une famille aisée, il étudia le droit par obligation parentale. Cependant, ses parents lui interdirent de poursuivre des études musicales, il se dirigea alors vers la poésie et le théâtre... et joua de la guitare ! Il fut ainsi l’ami du célèbre compositeur Manuel De Falla. En 1922, et afin de renouer avec le folklore andalou, le poète et le musicien organisèrent un festival de musique folklorique consacré à la chanson, dans la tradition flamenco. 

Ce festival s’intitula Fiesta del Canto Jondo. S’ensuivirent alors de magnifiques poèmes de Poema del Canto Jondo etde Romancero Gitano qui se situent dans le prolongement logique de l’ensemble des Chansons, écrites dans cettemême veine, entre 1921 et 1925 ; lesquelles, par ailleurs furent publiées et revues par l’auteur... quatorze ans plus tard !


Des romances où la fantaisie poétique et l’influence musicale vont de pair. La passion et l’émotionnel fusionneront dès lors tout au long du parcours poétique de l'auteur et feront de ses œuvres une poésie « surréalisante ».


Le poète à New York

Après une déception sentimentale et des difficultés de plus en plus pesante à cacher son homosexualité à son plus proche entourage, il accepte l’invitation de se rendre à New York pour y donner des conférences. Lorca quitte Madrid pour deux ans (de 1929 à 1931) et écrit aux États-Unis Poète à New York. Dans ce livre d’une soixantaine de pages, il compose en l'honneur du poète américain une Ode à Walt Whitman. Mais témoin des inégalités sociales, de la misère et des discriminations, Garcia Lorca s’indigne, harangue le monde contemporain. Proche du peuple, il en épouse sa cause. Car il est aussi le peuple. En conséquence, sa poésie se transforme, devient populaire, sociale, plus que jamais incan tatoire, sans renoncer à la tragédie coutumière, si chère à l’auteur andalou. De retour à Madrid, il est nommé directeur du théâtre ambulant nommé La Baracca,dont le but est de silloner le pays. Son arrivée en Espagne coïncide à peu de choses près, avec l’avènement de la Seconde République et la chute du dictateur Primo de Rivera.


Ignacio Sanchez Mejias fut l’ami du poète. Toréador espagnol, né à Séville, le 6 juin 1861, issu de la bourgeoisie espagnole, il fut, dit-on, un torero atypique, puisque ami des intellectuels et auteur de théâtre. Il décéda tragiquement le 13 août 1934 après deux jours d’agonie d’une gangrène gazeuse, après avoir été encorné à la jambe, lors d’une corrida dans les arènes à Manzaranes, près de Madrid.


Poeta universal

Federico Garcia Lorca bouleversé et anéanti par cette brutale disparition composa pour son ami Chant funèbre pour Ignacio Sanchez Mejias, dans lequel l’auteur redevient simplement un homme, livré au plus profond, au plus intime de lui-même, devant le miroir de ses secrets, de ses sentiments, de sa plus grande solitude.
Ainsi dans « Absence de l’âme » :

Ni le taureau ni le figuier ne te connaissent
Ni les chevaux ni les fourmis de ta maison.
L’enfant ne te connaît ni la soirée
Parce que tu es mort pour toujours.
…/…
Nul ne te connaît plus. Non.Mais je te chante.
Je chante pour plus tard ta silhouette et ta grâce.


Bien sûr, il n’existe que les poètes pour écrire de telles choses.

 Et dans « Présence du corps » Lorca entreprit une longue réflexion sur la mort :

La pierre est un front où gémissent les songes
Sans qu’ils aient une eau courbe ou des cyprès glacés
La pierre est un dos fait pour porter le temps
Avec arbres de larmes et rubans de planètes.

  Il sut exprimer comme nul autre pareil, toute la douleur humaine ressentie dans pareil cas. Il est impossible de lire ce « chant funèbre » sans en éprouver la moindre émotion. C'est précisément aussi pour ces raisons que Federico Garcia Lorca est un poète universel. Lorsque éclata la guerre civile en 1936, il quitta Madrid pour sa ville natale. Il y fut assassiné par les franquistes et son corps fut jeté dans une fosse sans nom, sur les hauteurs de Grenade, à Viznar. Il y a quelques années encore, sa tombe demeurait approximative.Une statue érigée en son honneur se trouve aujourd'hui, sur la Plaza de Santa Ana à Madrid. Dans l’un de ses derniers poèmes Oméga - poème prémonitoire - le poète anticipera sur sa fin tragique. Les herbes « bataillon aux pointes inégales » qui avancent et triomphent dans l’horreur, symbolisent la terreur et pour finir la mort.


Les herbes
Je me couperai la main droite.
Attends
Les herbes,
J’ai un gant de mercure, un autre en soie.
Attends.
Les herbes !
Pas de sanglots. Silence, on va nous entendre.
Attends.
Les herbes !
Les statues s’écroulent
Tandis que s’ouvre la grande porte.
Les heeerbes !!!

 

Federico Garcia Lorca était membre de la génération de « 27 », un groupe de jeunes poètes, ayant pour noms : Jorge Guillen, Rafaël Alberti, Luis Cernuda, Vicente Aleixandre, Pedro Salinas, Emilio Prados, Gerardo Diego etc… La guerre et surtout le fascisme qui perdura près de quarantelongues années interrompirent ce renouveau culturel. Cette génération succéda à celle de « 98 » où furent inscrits depuis dans le marbre, des noms d'écrivains, de poètes et de philosophes qui s’illustrèrent brillamment dans le lyrisme : Miguel Unamuno, Antonio Machado, mort peu de temps après son arrivée à Collioure ; Juan Ramon Jimenez qui reçut le prixNobel en exil... Une histoire interrompue, demeurée en suspens, certes, mais non anéantie, comme le voulurent Franco et ses cohortes de généraux avec l'appui inconditionnel de l’Église. Leurs œuvres, continuent et continueront de briller de tous leurs éclats, comme d’immenses phares et n’auront de cesse d’éclairer les générations d’aujourd’hui et de demain au delà des cultures et des frontières.

 

ERIC GUILLOT

(Œuvres complètes. Coll. La Pléiade Gallimard.
Tome I : poésie, 1987. Tome II : théâtre, 1990.
Ferias, poèmes inédits
Editions du Félin - Arte Editions, 1998)

 Pour visualiser la page entière de cet article, cliquer sur le lien ci-dessous :

Lorca.pdf
 

 © Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

 

***Concert à Monastir del CAMP :

mercredi prochain 19 heures, soirée prévue avec le Duo Cord'eole de Munich.

En perspective, des émotions fortes avec Fanny Mayne et Nicolas Faure (flûte traversière et violoncelle); au programme  GERSHWIN - BEETHOVEN-BIZET-MOZART-FAURE-RAVEL.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le Monastir l' histoire vous en sera dévoilée  vers 18 heures.

Il vous sera confié comment Prosper Mérimée s' est inspiré d' une histoire contée par Jaubert de Passa pour écrire CARMEN...

Entrée et participation libres     informations au 04 68 38 71

Après le concert un apéritif vous sera offert dans le cloître vous permettant ainsi de voir ou de revoir l' exposition 

 de ISABELLE de BENTZMANN-LADUGUIE pour ensuite vous évader, rêver  en admirant les œuvres de RAYMOND DULCERES

exposées à l' entrée et dans le chœur de la chapelle.

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 12:33

eric-guillot-discret-auteur-qui-s-est-aventure-dans-le_2424.jpg Le journaliste Eric Guillot, je l'ai enfin rencontré, cet été 14, à Collioure; après avoir échangé quelques mails, le voici, pour de vrai, en humour et bonne humeur !

 

 J'aime son action au sein de Centre-Presse, à Rodez, pays de Soulages : il anime depuis quatre ans une rubrique consacrée à la poésie, dans le magazine du dimanche… Il faut louer ce journal pour son courage : publier de la poésie, pleine page, quand il est plus simple et plus productif d'exhiber des faits divers..!!!

 

Je lui dois tant : il a publié durant quatre semaines mon long poème, sans rime ni ponctuation, sans rimes, mais avec raison, j'espère, oui, mon très long poème sur "Machado et l'enfant du troisième millénaire"…

 

J'aime aussi l'autre face de ce Janus de l'Aveyron : Paul TOJEAN, issu de Saint-Affrique, qui se permet de publier un livre au titre iconoclaste "L'Art de déplaire" !!! Chez Brumerge (Roubaix, 2013, 9,50), Paul présente même Tojean, avec photos et textes malicieux, le recueil étant préfacé par Claude Confortès, homme de théâtre et complice de Wolinski…

 

Les lecteurs les plus heureux auront la chance de lire un autre opuscule intitulé "Voyages", qui relate un itinéraire aux sources de Machado, en Andalousie : "L'Espagne au coeur du voyage…Un poème-récit…" que Paul-Eric lira, j'espère, quand nous nous rencontrerons en avril 2015, à Rodez, pour un dialogue machadien à plusieuxrs voix…On vous tiendra au courant !!

 

  *** Éric Guillot, timide et discret amoureux des mots

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par LAURENT HORTES

 

 

 

Éric Guillot, discret auteur qui s’est aventuré dans le champ de l’intime.

Photo YVES ESTIVALS

 

Il a une gueule, une vraie. Au sens cinématographique du terme, celui des indispensables second rôle, de ces “figures” sans qui les premiers rôles ne pouvaient exister. Ces inoubliables Robert Dalban, André Pousse, ou Charles Gérard à la gouaille et à la faconde toutes parisiennes sans qui Gabin, Ventura ou Belmondo auraient semblé nus et déplacés dans leur propre monde.

 

Lui, on le côtoie tous les jours, paradoxale discrète et grande silhouette à la barbe et aux cheveux poivre et sel. Toujours souriant, aimable et à la parole douce. Lui, c'est Éric Guillot, ancien compositeur-typographe du temps éreintant du plomb dans les imprimeries de presse, aujourd'hui technicien d'édition à Centre Presse.

Et c'est un peu de ce sud-Aveyron, celui de la sauvage beauté du détroit des Raspes qui nous a rapprochés, ces soirs enfiévrés d'élection où il demande toujours, de sa voix calme et posée et avant de les saisir pour le journal du lendemain, les résultats de la commune d'Ayssènes, où il a passé toute son enfance. Ah Ayssènes, l'un des plus petits villages de ce département, ses fraises et ses bâtisses qui dominent le Tarn.

Éric est un poète. Un amoureux de mots, des rimes, des sentiments. Une vie consacrée à la joliesse de l'écriture découverte à l'adolescence grâce à "L'albatros" de Baudelaire.

 

Alors, avec ses premiers salaires, il se jette à corps perdu dans l'achat et la lecture des romantiques du XIXe siècle, Rimbaud et Verlaine. Puis ce seront les maîtres du XXe siècle, Aragon et Éluard. Mais il garde une affection particulière pour André Breton, "qui fut intègre et fidèle toute sa vie".

Sous ses airs de solide gaillard, il lui est plus facile d'écrire que de dire. Alors au fil des ans, il a écrit des mots, des textes, Ainsi suivant l'actualité et ses envies, il persifle dans le “Singe blanc”, ce pape Jean-Paul II déconnecté de la société. Un texte où la beauté des mots vient atténuer l'impertinence des critiques.

 

Et puis il y a Rosy, son épouse. Il lui a dédicacé "Neuf poèmes d'amour", publiés chez l'Harmattan. Lui, le discret s'est laissé aller à aborder le champ de l'intime, "un exercice parfois difficile, où il faut inventer une forme."

Éric est plus à l'aise, stylo en main que micro devant la bouche ; sans doute cette irrépressible et intimidante discrétion qui le paralyse. "Tu sais, lors de l'inauguration de l'exposition d'Onet, j'ai voulu dire mes textes. Ce fut une catastrophe. Un auteur ne doit pas lire ses propres textes. Un lecteur est plus libre de lire qu'un auteur".

Homme d'écrit, Éric Guillot reste dans une bulle ouverte sur le monde où la pertinente retenue des textes l'emporte sur la violence immédiate des paroles.

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:19

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* L’Association pour le Patrimoine, les Arts et la Culture fête les 20 ans du Festival International des Arts Verriers, du 2 au 6 août 2013.

 Pendant cet événement, tous les jours de 10h à 19h, vous y serez accueillis par 40 verriers venus de tous horizons offrant toutes les techniques du verre (le fusing, le thermoformage, la pâte de verre, les perles, le soufflage à la canne, le soufflage au chalumeau, le vitrail, la sculpture…). Ils se feront un plaisir de vous initier et de vous faire partager leur passion pour cette matière à travers des démonstrations en direct. 

Durant les 5 jours du festival de nombreuses animations auront lieu dans les rues du village, avec cette année une nouveauté : l’atelier itinérant  »Aventurina » qui initiera les petits et les grands à la technique du fusing et du thermoformage. Aussi, le dimanche 4 août à partir de 19h sur la place de la Mairie, venez voir les  »castellets » (pyramides humaines) puis rendez vous place de l’Église pour la nocturne. Grâce à un four mobile, les verriers vous initieront au soufflage le tout dans une ambiance musicale  »Flamenco ». 

Notez que cette année le festival a une invitée d’honneur : Madame Nicole Barondeau. Elle installera une exposition éphémère à  »La galerie », place del Gall. 

Renseignements au 04 68 22 14 17.

 

*** Haillon d'écume

 

En tempête déchirée dans ses haillons de houle

Mon histoire lape la grisaille très  ancienne de l’aube

Et fore

Bousculade d’écume

La vague nouée en rouleaux

Berce-moi berceau frénétique

Les îles s’en vont à vau-l’eau

A dos de gouffre

Où planter l’arbre tardif des libertés

Comble le jour déchiqueté

Il y a sous mes pas les grappes de palourdes

Des rosées de lambis

Des promesses incertaines d’apaiser le décor

Marche oublieuse

Ou têtue

 Convulsion derochers aveugles

Balise luciolée

Quand la nuit  me défait en révolte d’algues

Et allonge tendrement le long cou des cyclones

Voici ma voix

Accordée aux grains de sable

Entaillée de blessures

De morsures

Raz-de-marée aux doigts d’encre

Je suis un souvenir mal raccommodé

Ma chair crie

Gorge sèche

Je n’ai que des petits bouts de mots

Des dons de lèvres

Parfois le rire s’emmêle et m’hallucine

Et je rêve d’un pays vagabond

Au gré de mes soifs

 

ErnestPépin

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 21:01

 

          collioure-du-chateau.JPG                 La peinture

 

 

          Le piano noir est seul dans la cour d'honneur. On vient de l'accorder sur la scène. Parmi les chaises rouges et les remparts ocre, il attend la nuit. Et dix doigts de velours, qui feront chanter les vignes dans leur amphithéâtre.

 

          L'après-midi est consacré à la peinture et aux expositions sur l'artisanat catalan, la voile latine, la vendange "a burro de coll", le chêne alzina. Dans un proverbe, le souvenir de Ludovic Massé : "Vendanges par temps sec et tu cueilleras du vin pur."

 

          Entre le drapeau rouge et or, et le linceul du roi Sanche, le Château est un dédale qui, pourtant, s'ouvre mille fois sur les paysages de Collioure : perspectives sur les anses bleues, sur les façades roses, les pins, les bateaux, les hauteurs du vin... Les tours disent leur histoire. Les douves attendent la jeunesse de la nui qui danse, et les oubliettes feraient des caves parfaites...

 

          Mais il faut aller à l'essentiel. La peinture. Les salles déroulent des deux Catalognes : Balbino Giner, Camille Descossy, Joan Ponç, Modest Cuixart...Dali est célébré par San Martin Felez, qui s'inspire de Velázquez. Montserrat Caballé est mythifiée grâce à Montserrat Torres. Et beaucoup de visages non élucidés... Je retiendrai les formes anonymes qui s'immobilisent dans la glaise des couleurs : femme au miroir de Garcia-Fons, la servante Rosina de dos, ou la secrète personne, la non-personne, l'abstraction en jaune et bleu de Grau-Garriga...

 

         

          Plus haut, Michel Brigand peint des natures mortes au doux pastel et des nus endormis, ou lascifs, suggérant un Balthus moins pervers... Et mille fenêtres avec ou sans personnage : volets mi-clos, jalousies, peinture voyeuse. Le cadre est une ouverture vers la virtualité de l'invention totale... Mais les plus beaux tableaux ne sont-ils pas ceux que contiennent les fenêtres et les baies vitrées du Château : la mer et les places, la mer et les vignobles, le va et vient du monde, le mouvement de la vie...

 

          Le quotidien est peinture et fiction !

 

 

 

 

        Eté

 

 

          Encore un été, le bel été des Méditerranées. La terrasse au soleil, le toit dans le ciel. Peindre les briques bleues, les façades diaprées, les galets rouges, en essayant de ravaler les paliers de la parole.

 

          Demeurer dans les vignes altières, près des châteaux voyeurs, qui en ont tant vu, durant la longue histoire des frontières. SE blottir entre les sarments, écouter leur récit sur notre patiente généalogie...

 

          Sur une fine ligne de crête, je vois quelques cyprès discrets, à l'ombre verticale du fort gris et massif, comme harponné, cette nuit, par la demi-lune...

 

La vague des maisons monte, irrésistible rumeur de fête, vers les collines dont les verts espaliers tentent toujours de repousser des Babels de béton...

 

          Tuile après tuile, l'homme patient et noir de soleil, échafaude un idéal à court terme : à peine sait-il s'inventer sa coquille d'égoïste escargot.

 

          Les tuiles partout, et la mer à trouver, à hauteur de nos bouches, à hauteur de nos rêves...

 

 

 

                   La pluie

  

         Elle a crépité toute la nuit ente Massane et Oli, mettant à sac les collines, à feu leurs jambes de sarments. Eaux verticales qui occupèrent l'entier silence de l'obscurité des criques, des sentiers, des douves, de la placette...

 

 

            Les éclairs fauves de l'étrange été illuminent le ciel de poulpe. Ciel d'un noir banyuls tellement que les sarments d'Ambeille ont sonné un feu de fin du monde, de décadence géographique, comme une nostalgie de colline Matisse...

 

 

            Il pleuvait des cordes, des filins, des milliers d'amarres, à ensommeiller pour toujours toutes les barques sang et muscat !

 

 

            La pluie a mouillé village et château. L'église est devenue encore plus marine : étrange spectacle de deux eaux se mêlant. L'insolente qui pique et vous mordille le dos. L'autre, épaisse, massive, profonde, dont les longues strates horizontales se moquent bien du monde d'en haut... La pluie a tapé sur les ardoises, jusqu'au soleil théorique. Puis, au matin, plus rien. L'homme s'est encore une fois levé. Le vent a séché la pierre, la tuile, la feuille laquée du laurier. La tramontane s'est levée : pour une fois, on elle est la bienvenue.

 

 

            Le soleil paracheva la création...

  

         L'aube

 

            A l'aube, le soleil est rouge sur les tuiles canal du faubourg. L'incendie, sur la me étonnée, est si fort que toute la côte, contemplée des fières vignes du Rimbaud et de Consolation, semble criblée de feux...

 

 

            Là-bas, le cap d'Agde repose dans ses sables. Il semble épargné, mais Canet est en flammes. Les longues baies de Capestang répercutent le soleil, et c'est un peu l'impudique fleur rose des miroirs d'Odeillo.

 

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 13:01

canigou-de-loic.jpg  "Horizons CANIGO",

  recueil de photos de L.Robinot  (20 euros, éditions Cap Béar)

 

 

                 Mon pays

 

Mon pays est une jeune fille au coeur lourd

Que le massif crayeux des Corbières protège

Des assauts d'un vent fou dont le rire rend sourd,

Démon né de quelque terrible sortilège.

 

Mon pays est une jeune fille aux yeux doux

Dans lesquels le sculpteur, le peintre ou le poète

Voient la source couler au pied du Canigou

Et Collioure aux quartiers éclairés par la fête.

 

Mon pays est une jeune fille aux pieds nus

Qui marche dans les champs en dépit des blessures

Que l'existence inflige à ses membres menus,

Si pauvre qu'elle ne peut porter de chaussures.

 

Mon pays est une jeune fille aux cheveux

Que la marinade amoureusement caresse

Et que le vent d'Espagne au long souffle nerveux

Fait frémir sous d'étranges bouffées de tendresse.

 

Mon pays est une jeune fille aux chansons

Qui viennent apporter à l'oreille autochtone

Ces cris d'espoir, montant de tous les horizons,

Qui naissent au printemps et meurent en automne.

 

Mon pays est une jeune fille qui dort ;

La nature, en avril, lui fait une litière

De mimosas, de genêts et de boutons d'or

Et pose un long baiser sur tout son corps de pierre.         - poème de Jean Iglesis -

 

                        Pays en   FEUX 

 

Un témoin a filmé toute la scène.

 

ZagNut : Le pire dans cette histoire, c'est qu'ils ont fait passé les bus, y compris ceux avec remorques, ainsi que plusieurs semi-remorques dans les lacets séparant Banyuls-sur-Mer et Portbou.

 

Le pire, certains venant du voyage de vacances des Aloès (Cerbère), ont voulu à tout prix,regagner l'Espagne malgré le gros nuage de fumée et les flammes visibles du carrefour rejoignant la D114 menant à la frontière, risquant ainsi leur vie. Balancer tout le flux de la D900 et de l'A9 sur cette route sinueuse m'a laissé rêveur.

 

Jarry, Perpignan : C'est archi faux ils n'ont pas sauté , la fille est tombée et son père a sauté pour essayer de la sauver, faire croire à un suicide face aux flammes c'est ignoble ! ça fait dix fois que vous (le journal L'Indépendant)  écrivez ça !

anonymous.png

Jarry  c'est ignoble ! ça fait dix fois que vous écrivez ça !

 

une zone touristique comme le perthus sans plan de prévention des dangers ( feux , neige et autres ) c'est lamentable , en plus vu que je faisais partie des automobilistes bloqués avec mes deux enfants a l'arrière , ma femme et moi avons eu une belle frayeur , on sortaient d'un restau vers 14h 30 heures en face du " Paradise " , une fumée épaisse arrivait sur nous , les gens on commençaient a paniquer , et a ce moment la police , pompier , ambulances qui remontaient vers le perthus , plus rien ne comptait les gens prenaient les routes rond point a contre sens , c'était la panique pour tous , 2 hres plus loin on sortait de la fumée , et direction cerbére on commençait a être content dans le bouchon , quand au loin une fumée blanche nous a fait perdre le sourire , arrivé a Llança 20h 30 la police Espagnole nous a stoppé avec une délicatesse bien connue ( il aurait pu me cracher a la gueule , il aurait fait ) , j'ai repris la route a 2 heures du mat , arrivé chez moi 4 heures du mat

feux.jpg
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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 10:40

vero.jpg Merci à Véronique Pager pour ce poème lyrique et personnel :

 

Poème d'un soir... Mélancolie....


Mélancolie…

 

Cliché d’une autre vie, d’un autre temps

Dame tristesse en robe de tourments

Langueur de la fuite des heures,

Effluves du bonheur loin des leurres et des peurs

 

Mélancolie…

Silences d’un cœur trop vide, soudain aride

D’une âme errante devenue apatride

D’un être tourmenté, amputé, privé de son égide

 

Mélancolie…

Marée noire  de chimères conquérantes surgies de l’ombre 

Déferlante de lueurs d’autrefois  plongeant dans la pénombre

Tourbillons tumultueux d’un chemin  par trop obombre

 

Mélancolie…

De cette petite musique  qui fut mienne

De ces êtres à jamais dans les limbes de ma mémoire

De ces regards perdus dans le brouillard

De ces senteurs d’une aube de printemps

De celle qui allait, de celle que j’étais…

 

Mélancolie…

Tu m’habites et me suis tenant ma main que tu ne veux lâcher

Broyant mes rêves de douceurs et de rires lumineux

Me condamnant  à  ces rives froides et solitaires

 

Mélancolie…

Passe ton chemin

Va vers d’autres lendemains

Lâche mon âme de ta tenaille froide et…

Laisse-moi aller en paix sans que mes yeux se voilent

 

 

 

                                                                                                                              Véronique PAGER

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