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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 11:03
Raoul DUFY : la fenêtre ouverte © Musée d'art moderne de Céret

Raoul DUFY : la fenêtre ouverte © Musée d'art moderne de Céret

 

 

  ** Le spleen d'une ville désorientée, sans identité

 

 L'école d'art de Perpi occupée...plus de directeur....  stop… L'art se fait dans les galeries ! On voudrait des passages artistiques ! Des rencontres, des surprises esthétiques !

 

la passerelle inaugurée en fanfare, le 21 juin, fête de la musique…stop…Va crouler sous la foule curieuse !

 

le centre du monde à vendre……Dali en frissonne des moustaches !

 

Un parking en face la gare TGV pour concurrencer celui du Centre du monde… Non, émulation, qu'on vous dit...

 

L'école Jeanne Hachette (en face de la caserne) vendue à un promoteur... Il nous faudrait une nouvelle Jeanne d'Arc à la place de ces maîtres mous de la municipalité !

Ces pseudo-Charlie qui ont déjà tout oublié ! 

 

Tristesse de Perpi... stop… On peut fuir ou tenter de la changer… Des créateurs s'activent : leur donner des moyens, un sourire, surtout...

 

l'Archipel est cher mais on le sait, basta …on va pas continuer à patiner dans le babybel !

 

ACULTURE. L'aculture à Perpi..? Pseudo-culture. Plus question de Walter Benjamin mais de Street Art...et de quoi dans ce centre "d'art contemporain" .

 

 Le cadran, le gadget, le superficiel, du gaspi...tout le monde s'en fout...

 

Et le Carré d'or, les hypermarchés, les commerces, les vitrines vides, le marché pour la rue de la cloche d'or..? Oubliés...

 

 Ne pas oublier celui de la place de Belgique : Perpi la positive, et le festival d'art déco !

 

Le TGV, passera par ci, passera pas par là...Endettement de la ville : merci Jean-Paul... 

 

Perpi néant..? non, luxe, calme et propreté... 

 

Racisme, quartiers de non-droit, bis caillassés, insécurité : les citoyens blessés du Vernet peuvent se réfugier au centre-ville grâce à la passerelle... 

 

Perpi, un destin, une destination : ville d'art (sans école d'art), d'histoire et de patrimoine.

Itinéraires pour touristes : la Catalane, la Française, la Maillol, la Picasso, la Gitane, la Simon, la Trenet, la Maghrébine, la Dufy… ne pas oublier celui de la nostalgérie (mur, prison sainte-claire, cimetière, rue P. Sergent, hommage aux harkis…voir le blog du maire )

 

A Perpignan, tout va bien, comme l'écrivait notre ami Fabrice Thomas…mais ça va déjà mieux en le disant, en le répétant…

 

 

 JPB.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 11:30
Tableau de Carmina

Tableau de Carmina

Deux exemples historiques montrant la "compromission" des Communistes : massacres de Kronstadt et de Sétif.

Il serait trop facile de citer les Stalinisme, les épurations, les camps soviétiques, les millions de morts. Le PCF a longtemps occulté ces événements (Aragon, Les Lettres françaises…), le parti s'est engagé dans la Résistance bien après la trahison du pacte germano-soviétique; pour la présence de la France en Algérie, il a voté pour F.Mitterrand, alors ministre de l'Intérieur…Dans les années 70, un maire communiste voulait chasser les immigrés avec un bulldozer…

C'était l'époque où G. Marchais faisait rire dans les chaumières et insultait les journalistes "Taisez-vous Elkabach !" (on ose croire que ce n'était pas de l'antisémitisme…).

Aujourd'hui, Mélenchon reprend, en plus érudit mais en moins marrant, ce rôle d'amuseur; souvent hystérique, il s'en prend aux journalistes au lieu de dialoguer et de faire de la pédagogie. Pourtant JLM a souvent raison, mais il se rend compte que c'est Le Pen qui reprend l'ancien discours communiste en direction des "masses populaires" pour mieux les tromper.

En ce sens, F.Hollande a raison. Ce n'est pas une raison pour défendre le triste bilan et les trahisons de l'actuel Président.

La gauche et les communistes doivent dire une fois pour toute que le communisme de Staline, de Pol-Pot, de Castro, de Mao, de la Chine actuelle, de Marchais et des anciens Staliniens français, ce n'est pas le communisme rêvé !

Le communisme est-il possible ? Face aux pouvoirs mondialistes économiques et à la trahison de la plupart des Maîtres du monde, l'utopie communiste (je veux dire : le vivre ensemble, en communautés de justice et de respect) demeure un idéal encore plus lointain, aujourd'hui…

JPB

** Le secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, se rendra en Algérie des 19 au 21 avril pour un voyage mémoriel.

* L'ALGERIE : répression de Sétif par le gouvernement d'union nationale (gaullistes, communistes, socialistes)

Le secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, se rendra en Algérie des 19 au 21 avril pour un voyage mémoriel. Il se recueillera en mémoire des victimes de la répression.

Ce sera la première fois qu’un membre du gouvernement se rendra à Sétif pour commémorer le massacre de milliers d’Algériens par l’armée française en 1945.

Sa mémoire lui permettra-t-elle de se souvenir que ce « massacre » a débuté par un autre « massacre », celui de 102 enfants, femmes et vieillards, qui participaient à l’allégresse générale du retour à la paix. Le chiffre officiel, confirmé plus tard par la commission Tubert, sera de 102 morts et 110 blessés.

Le 8 mai 1945, l’Algérie entière fêtait la fin des hostilités et la victoire des Alliés. Ne perdons jamais de vue qu’à cette date, c’est de Gaulle qui détient le pouvoir en France et que le gouvernement mis en place par ses soins est un gouvernement d’obédience communiste.

Les partis nationalistes algériens appellent à manifester ce même jour. Cette manifestation politique est autorisée par les autorités françaises à la condition qu’il n’y ait ni armes ni drapeau algérien.

La manifestation se dirige vers le centre-ville de Sétif mais un meneur déploie le drapeau algérien. Un coup de feu part et celui-ci est tué !

Qui a tiré ? Un policier débordé, un membre d’un parti opposé ? On ne le saura jamais.

Aussitôt, c’est la ruée vers le centre-ville où les émeutiers, hurlant des slogans meurtriers – « Tuez les chrétiens, tuez les juifs, tuez tous les non-croyants » -, massacrent tout ce qu’ils rencontrent.

Le soir même à Guelma, une nouvelle manifestation se développe. Le sous-préfet Achiary reçoit les ordres du général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire de l’État français, d’intervenir par la force. Il fait tirer sur la foule et le cortège se disloque, laissant un mort et six blessés. Il fait arrêter 2.500 manifestants qui seront jugés sommairement par des tribunaux d’exception similaires à ceux qui fonctionnent en France métropolitaine. Plusieurs dizaines seront condamnés à mort.

Ordre est donné à l’armée, sous la direction du général Duval, d’intervenir.

La punition immédiate, par les deux mille hommes déployés sur le terrain, peut se comptabiliser à environ deux mille cinq cents morts (ce chiffre est calculé d’après la consultation des listes du ravitaillement et des listes électorales des consultations de 1945 et 1946. Si d’autres chiffres avancés, très exagérés, s’étaient avérés exacts, ces listes les auraient forcément confirmés).

La répression fut donc d’une très grande violence, deux mois de folie meurtrière.

Il n’est pas question d’établir une expertise comptable du nombre des morts au cours de ces deux mois. Quel que soit ce nombre, il a été trop élevé, mais tout de même il faut raison garder et ne pas affirmer de mensonges flagrants comme n’hésitent pas à le faire tous les gouvernements algériens qui se sont succédé depuis l’indépendance.

Les services officiels du gouverneur général Yves Chataigneau font état de 1.165 morts. Pour certains historiens, ce chiffre varie entre 2.000 et 15.000. Il serait de 6.000 à 8.000 pour les autorités militaires françaises ; les milieux nationalistes le multiplieront jusqu’à 45.000. M. Bélaïd Abdesselam, ancien Premier ministre, a affirmé dans un important hebdo algérien que ce chiffre de 45.000 avait été retenu par les gouvernements algériens à des fins uniquement de propagande.

Des chercheurs algériens du Centre de documentation historique sur l’Algérie, messieurs Mesli et Arroua, déclaraient en 2005 que ce chiffre de 45.000 était très exagéré et que le bilan humain se situait entre 8.000 et 10.000.

- - -

Les marins de Kronstadt

Révolte de Kronstadt

Troupes de l'Armée rouge attaquant Kronstadt

source Wikipedia

La révolte de Kronstadt contre le pouvoir bolchevique s'est déroulée en Russie soviétique en mars 1921.

Les révoltés étaient notamment des marins révolutionnaires qui revendiquaient contre le parti bolchevik que les conseils ouvriers puissent déterminer librement le déroulement de la révolution. La révolte fut écrasée par une intervention militaire décidée par le pouvoir bolchevique, qui fut suivie d’une répression des insurgés. Ces événements et leur interprétation sont un objet de désaccord au sein des mouvements révolutionnaires. À l'époque des faits, le débat a opposé les socialistes-révolutionnaires et les anarchistes aux bolcheviks. Les premiers considéraient la révolte de Kronstadt comme légitime et émanant du peuple, pouvant déboucher sur une démocratie directe, fédérale, réelle, et les derniers la présentaient comme « bourgeoise » et risquant de déboucher sur une invasion des armées blanches.

La révolte débuta le 2 mars 1921 et fut vaincue militairement deux semaines plus tard.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 22:52
Beaucoup de bancs à Gérone (photo J.P.Bonnel)
Beaucoup de bancs à Gérone (photo J.P.Bonnel)

Pour assurer la cohésion sociale, mettre un peu plus de convivialité dans la ville, on peut installer des bancs pour que les gens âgés ou handicapés puissent faire une halte ou assister à un concert de Catalans, de Gitans, de Roms, de jazzmen…Sur une place du centre-ville.

On pourrait installer des estrades dans les quartiers périphériques pour que des groupes de musiciens, de danseurs, de jeunes interprètes de musique classique, baroque, romantique... puissent faire connaître ces styles à des publics populaires...

On pourrait faire appel à des artistes afin qu'ils décorent de façon quasi bénévole la laideur des murs de quartiers dépourvus de culture esthétique...

On pourrait construire des passerelles : celle qui relie le Vernet au théâtre ne fera pas venir plus de spectateurs à L'Archipel, mais de façon symbolique, c'est une façon de lancer un pont entre des groupes et des communautés qui s'ignorent. La polémique enfle quand on connaît le projet et le coût alors que des urgences sociales sont nécessaires : postes d'éducateurs, création de locaux culturels dans le maillage urbain (petites bibliothèques, lieux de rencontres pour des jeunes, des artistes, des écrivains, amélioration des théâtres existants, à St-Martin, St-Mathieu…)

Le problème est que l'élu, le maire décide sans que les citoyens soient associés, sans que l'on envisage si la ville est capable de faire face à des créations culturelles d'envergure (Le théâtre, la Passerelle, le cadran solaire…) même si l'ambition est louable (utopies architecturales de J.Paul Alduy).

Avant tout, pour retrouver la cohésion sociale, il faut régler le problème du chômage, de l'accroissement de la pauvreté, de l'injustice entre citoyens vivant du RSA et citoyens riches de patrimoine, d'une économie de la rente et échappant parfois à l'impôt sur les grandes fortunes (placements financiers occultes, défiscalisations…)

JPB

On ne peut que dire bravo à cette initiative à Perpignan "la positive" :

Realtv Perpignan

Réal tv66 a été crée en 2011. Notre projet en deux mots…

Réal TV 66 est une association de loi 1901 dont l’objet est selon ses statuts « de favoriser la cohésion sociale et la citoyenneté via la participation des habitants à la création de supports visuels, audiovisuels et artistiques, tout en intégrant une critique sur les médias. »

Explications : Le site héberge une télévision participative, alimentée par des reportages ou émissions courtes traitant de la vie quotidienne ou d’évènements particuliers des quartiers populaires de la ville de Perpignan. Plus d'informations?
www.realtv.
fr

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 09:34
Que des mauvaises nouvelles ! Mort de grands maîtres, d'Ormesson dans La Pléiade, vente de Monastir del Camp, réaction d'un journaleux de village

Les mauvaises nouvelles de la semaine :

* Le décès de Teresa Rebull (j'en ai parlé, j'en reparlerai !

La mort de Günter Grass (grand romancier, bafoué pour avoir côtoyé les nazis pendant 6 mois à l'adolescence)

La disparition de François Maspero (grand éditeur, traducteur)

Le départ d'Eduardo Galeano (grand écrivain du Tiers-Monde)

La fin prématuré de Percy Sledge ("When a man loves a woman")

* L'entrée de Jean d'Ormesson dans La Pléiade : qui crée la célébrité, la réputation, la valeur, l'écrivain "classique"..?

"C’est le volume n° 605 de la Bibliothèque de la Pléiade, «relié pleine peau, sous coffret illustré». Il contient une préface de Marc Fumaroli – académicien tout comme l’auteur –, un avant-propos de Jean d’Ormesson lui-même, et quatre romans: Au revoir et merci, La Gloire de l’empire, Au plaisir de Dieu et Histoire du juif errant.*

Entrer dans la Pléiade, c’est devenir un «classique», note Jérôme Meizoz, professeur à l’Université de Lausanne…

L’entrée de Jean d’Ormesson dans la Pléiade fait débat. En France, L’Obs y a consacré tout un dossier. Il faut dire que «Jean d’O» est incroyablement médiatisé. Il a été vedettisé par le petit écran: «Le progrès ininterrompu et l’ampleur de ce succès sont dus en partie à la faveur de la télévision», écrit son préfacier, qui rappelle que le feuilleton télévisé Au plaisir de Dieu, en 1977, assura au livre du même nom un avenir durable de best-seller. Que représente l’entrée de cet écrivain très cathodique dans cette collection très classique? Jérôme Meizoz partage sa lecture de l’événement.

– Jean d’Ormesson dit voir dans cette Pléiade son «Nobel» à lui…

– L’entrée dans la Pléiade représente un fort enjeu de classement: qui devient un classique, et qui ne le devient pas? Autour de ces choix, les mêmes polémiques ont cours que pour le Prix Nobel, qui en est l’équivalent transnational ou mondial. D’où d’éternelles querelles sur les critères de reconnaissance. Pourquoi Zola et pas Catulle Mendès? Pourquoi Michaux et pas René Crevel? Pourquoi Claude Simon et pas le Genevois Robert Pinget? etc. Dans ce contexte, le volume des Œuvres de Jean d’Ormesson ravive les conflits de valeurs: certains jugent que les romans de celui-ci n’ont en rien marqué l’histoire littéraire; d’autres pensent qu’il représente une tendance du roman bourgeois spiritualiste depuis les années 1960.

* La réaction de Jean-Michel Collet, correspondant de l'Indépendant à Céret, qui me menace des foudres de son avocat…Il a raison : au lieu de dialoguer, il vaut mieux se faire la guerre...

Mais il a raison : je n'avais pas mis son nom et ne lui avais demandé l'autorisation de publier son article, ce que je fais toujours… Voilà, j'ai supprimé son texte, j'ai répondu à son injonction...

* Patrimoine : le devenir de Monastir del Camp (Famille de Jaubert de Passa)

Avec le conseil municipal de Passa nous tentons d' intervenir auprès des collectivités locales afin de trouver une solution pour le devenir du Monastir. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir signer cette pétition en ligne, vos signatures nous seront précieuses.

Avec mes remerciements

Nicole Le Bigot

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2015N47388

Pétition Pour que le Monastir reste en partie public

Texte de Nicole Le Bigot :


Ce monument à l' histoire fournie et fabuleuse qu' est le Monastir del camp est classé monument historique depuis 1862.
Je pense fortement que les" Passanecs" reconnaissent la chance qu' ils ont de compter sur leur terre un tel patrimoine français et surtout régional. C' est tout simplement parce que je me suis imprégnée de ce lieu, que je m' y suis attachée , que j' ai réalisé son importance pour Passa que je soutiens cette pétition qui en aucun cas n' est contre les enfants de Monsieur Marceille dont nous sommes solidaires.
Ce prieuré sera vendu c' est certain !
Nous tentons avec Monsieur le Maire de faire de sorte à ce que qu'il reste ( au moins en partie) dans le domaine public et que vous puissiez continuer ainsi de profiter de ses concerts, de ses manifestations, de son histoire.
Nous avons aussi à Passa des Artistes reconnus, nous aimerions qu' ils continuent à se produire dans ce lieu magique.
Nous avons recueilli à ce jour plus de 650 signatures, notre objectif est d' en atteindre au moins 800 ce qui serait alors représentatif puisque nous dépasserions ainsi le nombre d' habitants de notre village.
Je me permets d' ajouter que nous ne demanderons aucun fonds à la commune de Passa pour ce projet d' avenir.

Les signataires

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 11:04
Association PMCV : TGV-roussillon.fr
Association PMCV : TGV-roussillon.fr

"A deux c'est mieux !" Le réseau SNCF 2020 affiche ce slogan facile et paillard pour vanter le projet d'une deuxième ligne entre Montpellier et Perpignan : "Ce n'est pas une ligne de plus…C'est une ligne de mieux."

La soirée -qui s'éternisa, de 18h à 21h…- était bien préparée avec la présence du directeur régional, E. Parant, du garant de la consultation, J.P.Richet, de M.Touati pour les investissements…des cartes, des simulations en 3G…mais l'amphithéâtre bondé de l'Agglo renâclait face à ces explications qui apparaissaient comme des astuces pour retarder le débat ! L'association PMCV était lourdement représentée et les exclamation fusaient souvent pour exprimer la colère ou uns revendication personnelle :

"Le lotissement de Baho, ils vont le raser ? Et ma villa à Corneilla ? Et mon casot de Villeneuvede la Rivière…? Et mon champ et la niche de mon chien…"

Je caricature,certes, mais il ne servait à rien de crier : il faut manifester, voter contre le projet ou il ne fallait pas voter pour la majorité du Conseil départemental 66 représenté hier soir par H.Malherbe qui se mit en colère face aux citoyens excédés, mais qui semble défendre le projet européen et gouvernemental : le passage du TGV dans les P.O. sans aucun arrêt !!!

Un président départemental se doit de défendre son département ! J'aime bien ce genre de lapalissade, mais Hermeline ne l'a pas appliquée hier soir…

De même la représentante du Conseil régional fut bien terne, sans avis, répétant qu'elle était pour le développement du Languedoc/Roussillon/midi Pyrénées, sans jamais parler …de notre département : la Région paiera mais ne se prononce pas sur le tracé en Roussillon...

Ce fut le maire de Perpignan et président de l'Agglo qui fit un tabac ! Oui, J.Marc Pujol fut applaudi à chaque prise de parole par un public désirant ne pas défigurer la plaine roussillonnaise et un passage du TGV par la préfecture… Il fut meilleur que lors de la campagne des municipales ! Il avait préparé des phrases susceptibles de faire mouche ! Proche des citoyens et des écolos, l'élu UMP devrait adhérer aux Verts :

"J'attends le TGV depuis 25 ans !

"Le problème, c'est la plaine du Roussillon : passer sur la Têt, aménager le tronçon du Soler, cela laissera une cicatrice !

"Je ne crois pas aux prévisions ! La France est endettée…

Le tracé actuel fonctionne bien ! La ligne actuelle peut être utilisée : c'est le bon sens ! Gardons le tracé actuel renforcé !"

Un des spécialistes de la SNCF abonda dans le sens de M.Pujol, sur l'arrêt§ du train rapide à Perpignan-centre : c'est possible car la gare possède 6 quais et peut accueillir les TGV…Le seul fait d'aller vite ne suiffait pas…

Les bureaucrates du Réseau ferré semblaient alors "objectifs" : la phase d'étude n'est pas finie (enquête publique en 2016 - 30 millions d'euros ont été financés pour les études préliminaires, la Région ayant donné 10 millions…)

Une nouvelle gare est projetée à Narbonne : là, j'ai compris car cette ville est un noeud de communication depuis les Romains ! Mais à Béziers, là, je n'ai pas saisi : pourquoi deux arrêts si proches et pas un seul à Perpignan..?

En fin de compte, malgré les belles explications de SNCF Réseau, on a compris qu'on voulait achever le tronçon Montpellier-Perpignan pour relier vite le Nord de l'Europe à l'Espagne ainsi que l'Est européen à la péninsule ibérique, pour, un jour, aller plus loin, vers le Maroc et Maghreb (là M. Pujol n'a pas été bon car il a dit que l'Espagne était une impasse…Non, bientôt un TGV pour Marrakech !)

Donc, s'est exclamée une militante de l'association de défense : "On crée une ligne nouvelle simplement pour le fret ! Pour traverser les PO et aller vite, toujours plus vite !

De ce débat du 14 avril 2015, dans l'Hôtel d'Agglo Perpignan-Méditerranée, je garderai les propositions de PMCV, présentant un tracé "Contournement de Perpignan" de 4 kms, qui

"sauverait l'économie du Roussillon, en valorisant la Gare TGV "Centre del Mon", le parc ferroviaire de St-Charles, éviterait la cicatrice de 15 km sur notre territoire, les nuisances d'une ligne mixte, la mort annoncée de 3 villages, tout en faisant l'économie financière d'un demi-milliard d'euros." (pmcv66@gmail.com)

JPBonnel

*votre avis en ligne et infos sur www.lalignenouvelle.com

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 00:18
Le Christ de Dali

Le Christ de Dali

 

 

** La crucifixion dans l'art :

 

Je viens de voir une émission passionnante, sur Arte, à l'occasion du vendredi saint… Elle montre comment l'art s'est approprié la croix, comment depuis des siècles crucifixion est un thème pictural, aujourd'hui provocateur…

 

Ainsi, Andreas Serrano, qui se qualifie d'artiste chrétien, est accusé de blasphème, car il montre "Le christ avec le vase de sa propre urine…

 

De même, le film de M. Scorsese "La dernière passion du Christ a déclenché des manifestations d'intolérance On a tenté de censurer son oeuvre, or le spectateur est libre -en théorie- de ses choix…

 

 Autre exemple, Mauricio Catelan opère lui aussi une transgression qui porte sur la mémoire nostalgique du temps du sacré. On crie au sacrilège (cf. image négative du pape) alors qu'il montre les failles d'un monde devenu profane, matérialiste, fondé sur l'argent et les marchés financiers…

 

De même, Eric Mézil, directeur de la fondation Lambert, à Avignon, a présenté une oeuvre qui a choqué les fidèles : "Le Piss Christ".  On est en droit de se demander "Est-ce l'art..?" sans scoute, puisque l'on expose ces oeuvres provocatrices dans des galeries… On recherche d'abord à comprendre; on nous explique qu'il s'agit d'une "vanités" qui nous rappelle notre petitesse, notre vulgarité, et l'esclavage corporel…

 

 

Les Christ en croix des maîtres tels Masacio, Giotto, Tintoret, Mantegna, Caravage…ont donné à voir des variations classiques sur ce motif religieux. C'est Michel-Ange, en 1492, qui, avec son Christ nu, une sculpture en bois polychromé de l'église Santo Spirito de Florence, qui a créé, le premier, le "scandale" ! 

 

Ensuite, la représentation est redevenue conventionnelle : Passion, douleurs du Christ, martyre, souffrance atroce que le croyant peut difficilement concevoir…

 

Il faut attendre 1870 et Félicien Rops pour relancer l'histoire de la transgression : il remplace le Christ par une femme nue; c'est la première brèche dans le pacte national : la cause religieuse se dissout et chaque artiste invente son propre mythe autour du sacrifice christique : Dali, Bacon, Saura, Picasso, autant de "déformations" de la figure antique du Sauveur !!! Autant d'originales et personnelles crucifictions"…

 

Ces artistes modernes ont subi l'influence de la plus "réaliste" des crucifixions, le retable de Grünenwald de Colmar, au XVI ème siècle… Il montre la vérité de la douleur jusqu'à l'horreur de la putréfaction : on peut alors parler de "beauté convulsive"…

 

  Est enfin recueilli le témoignage de l'Evêque de Gap, Monseigneur Di Falco : dans la cathédrale, il a exposé le Christ sur une chaise électrique, sculpture de Paul Fruyer. Il s'agit, au-delà de ces variations, de montrer que la croix est un symbole violent, la cruauté du supplice; comme le dit le plasticien l'Autrichien Herman Nitsch, de montrer pour se libérer, et devenir conscient." "La croix, c'est la guerre ! Le travail de mémoire n'a pas été fait en Autriche…"

 

JPB.

 

- - -

 

*** PARIS,  04/04/2015 : Le festival Hautes Tensions montre à la Villette le cirque dépouillé de Joan Català avec « Pelat »

 

La relation d’un homme avec un mât de bois. Joan Català ne montre rien d’autre dans « Pelat », qui en catalan signifie littéralement « fauché », mais peut aussi signifier « l’essentiel ». Une proposition qui révolutionne le cirque par sa combinaison avec la danse et la participation du public. L’un des noms en hausse du nouveau cirque venu de Catalogne.

 

RAMON LLULL INSTITUTE VIRTUAL OFFICE

 Contact: info@llull.cat. 

 

> BUREAU DE PARIS

Raül David Martínez 

50, rue Saint-Ferdinand

75017 París 

Tél.: +01 42 66 02 45

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 00:28
Perpignan, ville obscurantiste (la procession de la Sanch)
Perpignan, ville obscurantiste (la procession de la Sanch)

    Perpignan, ville obscurantiste

(La Procession de la Sanch lors de la semaine sainte)

 

 

…Et voilà, le carnaval recommence : procession funèbre, célébration de la Passion du Christ, cortège des douleurs, exhibitionnisme et voyeurisme…empiètement du domaine public (la piétonisation du centre-ville semble donc possible !) Voici des avis contraires et le discours pro-procession de l'officee de tourisme, qui fait feu de tout bois (et même de celui de la croix !)

On peut aussi feuilleter le dernier numéro de "Terres catalanes" intéressant seulement pour l'ami Jean-Pierre Caspar…

 

 

- - Lu sur Facebook :

 

Josep Cabré És fenomenal! De les èpoques de pertinença a la corona hispànica, al Rosselló, se'n conserven sobretot els aspectes més retrògrads i obscurs....... obscurantistes. I per postres les desfilades són d'una tristesa i un avorriment.... Ningú canta, ningú toca instruments, només uns altaveus infectes vomiten músiques que en general no tenen res a veure amb la desfilada, ni amb la passió ni amb res..... Una imatge veritablement desoladora. Aquest és el nostre país. Benvinguts a la Catalunya del nord..... (30.3.2015)

 

Aleix Renyé (31.3.2015) :

 

-Vous irez à la procession de la Sanch de Perpignan, avec les caperutxes?

-No

-Pourtant vous êtes très catalan...

-Oui, mais pas du Moyen Âge

 

- - -

 

**Fine stratégie du chef de l'opposition d'extrême droite à la mairie de Perpignan

Louis Aliot fait la procession de la Sanch et repart en campagne © La Clau :

 

Dimanche 20.4.2014.

Pénitent dans la procession de la Sanch

Sur le statut de "Perpignanais d'adoption" stipulé dans son portrait de campagne européenne, Louis Aliot a participé cette année à la procession perpignanaise du Vendredi Saint. Extrêmement attentif à la sociologie et à l'anthropologie du Pays Catalan, il a coiffé la caperutxa, parmi les 700 fidèles catholiques qui ont arpenté les rues, selon la tradition multiséculaire. Malgré le caractère anonyme de cette participation voilée, en accord avec le quête d'humilité des participants, la présence inédite du compagnon de Marine Le Pen est hautement significative. Elle souligne une intention d'enracinement territorial, par la voie express, via un réseau de pouvoir de premier niveau, dont le fondement hispanique ne semble pas incompatible avec le morcellement hexagonal craint pour la campagne européenne. La révélation de cette pénitence a été effectuée, en direct lors de l'événement annuel, par le secrétaire départemental du FN de Lot-et-Garonne, Etienne Bousquet, qui a transmis le cliché de l'élu via le réseau Twitter. Précédemment, Louis Aliot avait été aperçu au Stade Aimé Giral, autre noeud de pouvoir des Pyrénées-Orientales.

 

 

***  ( le blogaboonel du 22 AVRIL 2014 :

L'OBSCÈNE PROCESSION DU VENDREDI SAINT

 

images-copie-24.jpeg Procession du Sang.

 

 

L'obscène procession du vendredi saint

 

 

La croyance pratiquée dans la solitude d'une cellule, le dialogue avec le sacré, tenté dans le silence d'un retrait, d'une retraite, sont respectables et dignes d'admiration.

Je voudrais être un croyant sincère. Hélas, ne suis qu'un mécréant !

 

Un matérialiste qui s'insurge à la vue d'un cortège noir de mort et de rouges encagoulés, jouant la contrition et la pénitence ! N'est-ce pas là exhibition, prosélytisme montrés dans le centre-ville paralysé, mobilisé pour l'événement religieux, alors que la rue devrait rester laïque..?

 

Que dit le catholique franchouillard, le citoyen tenté par le vote éfen, à la vue de Musulmans priant dans une rue du quartier de la Goutte-dOr..? Qu'il y a des maisons pour ça, pour la religion, que notre République est laïque, et là encore l'extrême-droite peut poser la bonne question, tout en jouant un double jeu, et se cacher sous la robe noire et la cagoule du pseud-pénitent...

 

Quand le rituel religieux s'exprime dans l'espace public, sous la forme de la procession du vendredi saint, je prends le large, alors que des milliers de curieux et de touristes, moins mystiques et fanatisés qu'on pourrait le croire, s'emparent du parcours du funèbre cortège ! 

 

Répéter chaque année la Passion du Christ dans les villes méditerranéennes est en effet un choix motivé plus par l'argent du tourisme que par la méditation divine. A la monstration du corps flagellé, torturé, répond le voyeurisme des foules vacancières : les Catalans du Sud venaient à Perpignan, tandis que les habitants du 66 se rendaient à Barcelone pour encourager l'USAP...Célébrer un autre Veau d'or !

 

Les anciens polythéistes et les Romains superstitieux et racistes ont condamné le Juif errant et ont inventé le Christ sur la Croix; ils ont tué ce Juif qui va donner naissance au monde chrétien.

 

Pour le croyant qui veut perpétuer le rite et la tradition, les "misteris" ( mystères, symboles religieux parés de fleurs) montrent une fois l'an le saint paré d'une "aura" indéfinissable, bien analysée par W. Benjamin.

 

Pour l'athée, libertin ou raisonneur, "grand méchant homme", ce spectacle trouve sa place dans les "fantasmagories", simulacres et mensonges séducteurs, inventés par d'autres matérialistes, financiers eux, croyant plus en l'argent qu'en l'esprit saint... Aube faussement candide du financier, scapulaire de la crapule, "caparutxe "ou cape rouge du condamné, bourgeois en repentance, ou homme politique noyautant la confrérie, la procession se veut société égalitaire en miniature, faisant penser à des organisations maçonnes défendant, en théorie des valeurs humanistes, mais lieux, souvent, en fait, de pouvoirs et d'échanges d'influences...

 

Ces processions qui célèbrent la douleur, la mort, la barbarie antique, paraissent relever aujourd'hui d'un désir malsain érotico-masochiste : le christianisme, qui occulte le sensuel dans la mise-en-scène austère de l'autel, mais le pratique dans l'intime avec l'enfant de choeur... Cortèges et mises en scènes de l'hypocrisie...

 

Le non-croyant n'adhère pas à ces cérémonies mortifères du Midi célébrant la mise à mort, dans la tauromachie, et celle du futur Christ, considéré à l'origine comme le gourou d'une secte nouvelle...

 

On n'osera pas montrer la filiation entre les processions contre "le mariage pour tous" et les manifestations des fêtes pascales; la tentation est pourtant grande d'y déceler la survie de l'intégrisme religieux, causeur de guerres fratricides; on ne peut échapper non plus au souvenir de ce chapitre de "Candide", où Voltaire traite de l'Inquisition, -à l'origine de ces processions-, en décrivant, au chapitre 6, un autodafé, marquant la purification de l'Eglise par des cérémonies expiatoires : les condamnés, revêtus de vêtements rituels (san-benito ou caparutxe), subissant leur peine, flagellation ou bûcher... 

 

Tentation de relire le philosophe du XVIII° siècle (et aujourd'hui, Michel Onfray *), et d'en goûter encore l'ironie. Nous préférons cette littérature-là et la "dernière tentation du Christ", exprimant son désir d'homme d'aimer le corps interdit de Marie-madeleine...

 

J.P.Bonnel

 

* Lire "Le souci des plaisirs", essai réédité en 2014 (J'ai Lu, 6;70 euros, avec des illustrations !), en particulier "éloge d'un corps non chrétien".

 

- - -

 

* Perpignan, ville touristique : 

 

Semaine Sainte et Procession de la Sanch à Perpignan

 

 

 

Du 24-03-2015 au 06-04-2015

 

La-Sanch.jpg

copyright : www.perpignantourisme.com

 

 

La procession de La Sanch : Vendredi Saint, le 03 avril 2015 

La procession est une tradition instaurée par les moines dominicains au XVème siècle, pour raviver la foi des fidèles et rappeler la nécessité de pénitence. Remise au goût du jour à Perpignan en 1950 par le conservateur du Castillet, Jacques Deloncle, elle va connaître un succès grandissant au fil des ans et devenir un évènement populaire pour les autochtones et les curieux venus du monde entier. 

Revêtus d’une tunique et d’une capuche pointue, les membres de la confrérie de la Sanch (du sang) portent de très lourds « mystères », représentations des arrêts sur le chemin de croix,  et se flagellent sur le trajet . Point d’orgue des festivités de Pâques, la procession du Vendredi « Saint » (le 3 avril) à Perpignan attire croyants et simples curieux toujours plus nombreux. D’autres processions ont lieu à Bouleternère, Arles sur Tech et Collioure, le soir venu.

 

Semaine Sainte et Procession de la Sanch
Perpignan


Du 24 mars au 6 avril 2015 : Le défilé de pénitents accompagnés de chants religieux que constitue la Procession de la Sanch s’inscrit comme le point d’orgue de la célébration de la Semaine Sainte. L’on attribue les origines de la procession du Vendredi Saint, appelée Procession de la Sanch à Saint Vincent Ferrier, né à Valence en Espagne, en 1416, suite à son passage à Perpignan, est fondée en l’église Saint-Jacques, l’archiconfrérie de la Sanch (du sang, en français). 

Outre l’aspect spirituel, le but de la Confrérie était la commémoration de la Passion par les processions et l’assistance aux prisonniers et aux condamnés à mort avant, pendant et après leur exécution. L’originalité de la Semaine sainte en Roussillon et à Perpignan, sa capitale, ne se situe pas particulièrement dans le rituel mais dans son mode d’expression. 

Les traditions ont su garder ici une réelle authenticité, la ferveur d’aujourd’hui n’a d’égale que celle d’hier. Tout ce qui touche au cérémonial des fêtes de la Semaine sainte et de la Passion est prévu, réglé avec minutie depuis des siècles. Ainsi, chaque année, le public répond présent. Plus agnostiques et curieux que réellement impliqués comme les fidèles d’antan, les nombreux spectateurs ressentent, malgré tout, la chaude ferveur de cette manifestation.

 

Un peu d’histoire …

Le 11 octobre 1416, à l’église Saint-Jacques de Perpignan, les jardiniers (hortolans) et les tisserands (teixidors) fondèrent la Confrérie du Très Précieux Sang de Jésus-Christ, connue sous le nom de Confrérie de la Sanch. Ils subirent la puissante influence du Dominicain Vicens Ferrer (saint Vincent Ferrier), prédicateur de renom né à València en 1350, lequel s’entourait partout où il passait de pénitents revêtus d’une robe noire et d’une cagoule, et se flagellant pour la rémission de leurs péchés. A Perpignan, Vicens Ferrer vint deux fois, appelé à participer au Concile de La Real qui devait apporter la résolution du Grand Schisme d’Occident ; au début de l’année 1416, avant de quitter Perpignan, il prononça un sermon au couvent des Clarisses, et il semblerait que ce sermon déterminât la fondation de la Confrérie de la Sanch Celle-ci se fixa plusieurs missions : accompagner les condamnés à mort au gibet, recueillir leurs restes et les enterrer en terre consacrée, et commémorer la Passion du Christ lors d’une grande procession qui se déroulait le Jeudi-Saint. Les pénitents portaient sur leurs épaules des statues et des groupes statuaires, les « misteris », représentant chaque étape de la Passion du Christ, et leur cortège se déroulait au son du Miserere et des « goigs » spécialement composés pour l’événément. Au XVIIIe siècle, on verra apparaître les Vierges des Douleurs aux poignants visages. Toujours au XVIIIe siècle, la procession de la Sanch fut victime de dérives ostentatoires, et de l’hostilité du clergé français. Monseigneur de Gouy d’Avrincourt édicta des interdictions qui réduisirent le sens et le contenu de cette manifestation authentiquement catalane, tradition religieuse touchée d’hispanité à laquelle le Roussillon entier se montrait très attaché. Après la Révolution Française, la procession de la Sanch fut confinée dans l’étroit périmètre de l’église Saint-Jacques. Grâce à Joseph Deloncle, au Chanoine Mestres, curé de St Jacques, et à l’évêque Mgr Bernard, la procession de la Sanch retrouva les rues de la vieille ville en 1951, et depuis 1958 a lieu le Vendredi-Saint, l’après-midi, aux trois coups  sonnés au clocher de Saint-Jacques. Il s’agit d’une manifestation unique en France, héritage d’un Roussillon rattaché à la couronne de Catalogne-Aragon, puis d’Espagne, héritage d’une foi populaire qui a su garder fidèlement toute son authenticité. Chaque Vendredi-Saint, Perpignan baigne dans une atmosphère unique qu’il faut partager pour mieux comprendre la séculaire procession de la Sanch.

 

Programme Semaine Sainte 2015 

 

Coordonnées : Office de tourisme Palais des Congrès +33 (0)4 68 66 30 30 Place Armand Lanoux 66000 Perpignan Tél : 04 68 66 30 30

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 10:17
Saint-Martin du Canigou
Saint-Martin du Canigou

L'objectivité, ce serait ce "point de vue depuis le Canigou" comme on parle de "point de vue de Sirius"...

Cette position de recul (pas de désengagement ou de retrait assimilable à une démission) permet de constater que :

1.La situation politique n'est pas le tripartisme comme on le claironne, mais le quadripartisme (ne pas oublier le 4° bloc du parti de l'abstention qui doit être reconnu car signifiant) : il peut, comme les autres partis, s'agrandir ou diminuer selon l'évolution du contexte économique et de la grandeur du mépris des élites à l'égard des citoyens...

On a désormais une lutte entre 4 gros blocs politiques qui lamine les petits mouvements, locaux (L'Olivier), "apolitiques" ou "sans étiquette"...

2. le FN serait un "parti républicain" parce qu'il joue le jeu des élections; or il provient d'une généalogie politique fondée sur le racisme et l'identité : JM.Le Pen, issu de l'extrême-droite doit à Tixier Vignancourt et aux guerres coloniales (tortures, attentats de l'OAS, contre les Français d'Algérie et le général de Gaulle), a engendré une fille qui se veut proche des valeurs républicaines (sauf quand elle danse avec des dirigeants néo-nazis autrichiens…

Marine Le Pen tente de gommer une mémoire historique trouble, mais nous ne sommes pas dupes !

La campagne électorale des départementales montre que, à part l'Europe ou la sécurité, le sujet récurrent abordé sur les marchés est l'immigration : "Trop d'immigrés en France", ce qui veut dire trop de juifs , et surtout trop d'Arabes… La direction du FN ne fait rien pour contrer ce préjugé, bien au contraire !

JPB.

- - -Questions à M. Louis ALIOT (FN) : ces questions, envoyées au vice-président du FN, n'ont pas eu de réponse. M. Aliot a sans doute estimé que ce blog avait peu d'audience (400 visites quotidiennes chaque jour, soit environ 12000 par mois), ou que les sujets proposés n'étaient pas intéressants… M. Aliot peut encore répondre ou rédiger des commentaires...

Bonjour M. Aliot, on ne se connaît pas de façon personnelle, mais je lis vos prises de position et vous avez la gentillesse de me suivre sur twitter et de me citer lors du débat municipal avec JM.Pujol (affaire Occident).

1.Je suis assez d'accord avec vous quand vous interrogez la commission européenne concernant l'insertion des populations nomades sédentarisées : il ne sert à rien de rénover des bâtiments, de dépenser de l'argent si on ne demande pas à ces populations de respecter le droit français, si on ne fait pas de la pédagogie, si on ne demande rien en échange (propreté, scolarisation des enfants, arrêt des divers trafics…). Voir un récent article du blogabonnel sur les ghettos.

Pouvez-vous expliciter vos solutions concernant l'insertion et l'assimilation ?

2. Quel bilan faites-vous de l'action municipale de JMPujol depuis un an..?

3. Croyez-vous crédible la formule de l'Indépendant (à partir de l'analyse de Nicolas Lebourg) : "L. Aliot peut prendre la ville en 2020." ?

4. Vous avez manifesté à Perpignan pour "Charlie" alors que le FN s'y est officiellement refusé. Est-ce pour l'esprit Charlie ou pour d'autres considérations (lutte contre l'islamisme radical, pour vous montrer…) ?

5. Compagnon de Marine, vous n'avez jamais renié ou contesté les prises de positions antisémites de votre "beau-père"… Pourquoi ? Vous ne semblez pas raciste et vous jouez la carte de la démocratie; votre discours est social, modéré, mais n'est-ce pas là séduction pour mieux tromper, comme vient de le montrer Cécile Alduy, analysant les discours de Marine, dans son livre récent..? (voir article dans le blogabonnel)

6. Pour poursuivre cette question sur les apparences et un discours hypocrite destiné à tromper l'électorat populaire, qui votait pour la gauche, je reviendrai sur votre déguisement lors de la procession de La Sanch à Perpignan : n'avancez-vous pas masqué derrière votre déguisement de pénitent… Pour attirer à vous l'électorat catholique, intégriste ou pas, de même que vous avez sillonné le quartier Saint-Jacques pour convaincre les Gitans..?

Merci, M. Aliot ! J.P.Bonnel

***A LIRE : 365 jours avec le maire de Perpignan :

Jean-Pierre Bonnel a réuni dans ce livre les articles politiques et polémiques publiés dans son blog, de novembre 2013 à janvier 2015. Le recueil couvre la chronique locale qui a tenté d’analyser les programmes et les promesses des candidats aux élections municipales à Perpignan. Les protagonistes principaux en sont J.M.Pujol, J. Cresta, Clotilde Ripoull, L. Aliot, J. Codognès, M. Pinell, M. Sitja....

Hors de tout groupe partisan, le blogabonnel a cependant pris parti pour la candidate «sans étiquette» C. Ripoull. Cet engagement ponctuel n’enlève rien à la liberté totale de son auteur, libre de toute influence financière ou idéologique.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 11:22

    Dieu est mort. Marx est mort. Et moi-même…

 

L'espoir est en berne. Eclipse de gauche. Traitrises, promesses non tenues. 

 

Députés unis pour s'augmenter : finiront bien pas nous écoeurer totalement. Arriveront bien à faire gagner le FN !

 

   Mort de l'union nationale, du réflexe républicain : le Ni Ni. Les électeurs de gauche n'iront plus, désormais, sauver le candidat de droite : chiche le pari, l'aventure ! Chiche le FN au pouvoir !

 

    Fin des utopies. Où l'esprit 68 ? Les intellos d'alors (Derrida, Foucault…) seraient responsables, avec leur "déconstruction" de la situation et du malaise (impasse, crise, absence de perspectives…) actuels. Et les intellos qui se taisent : Valls a beau crier…Il n'y a plus que les "intellos" médiatiques pour oser proférer une voyance; les autres travaillent, écrivent dans le silence…

 

    Où l'esprit Charlie ? Déjà oublié, deux mois après..? 

 

    Et on devrait voter, c'est vrai. Mais les Français sont écoeurés, désorientés. Abstention, piège à cons…Mais les politiciens font tout pour ça, à force de cumuler et de cacher la vérité ! 

 

L'Histoire revient sous d'autres formes : infinis avatars de la catastrophe !!

    

 

* …C’est que le grand retournement qu’on y voit s’opérer à ma petite échelle, il est en train de s’accomplir à l’échelle de la France. Il y avait certes des indices, depuis longtemps – des indices auxquels on pourrait donner des noms : Alain Finkielkraut, Éric Zemmour, Élisabeth Lévy, bien d’autres encore… (Renaud Camus)

 

 

  **Le grand retournement, film :

C'est la crise. Les banquiers aux abois sont réunis : la faillite est imminente. Il va falloir, pour éviter la catastrophe, faire appel au grand ennemi : l'Etat. Face à eux, un jeune président de petite taille et de grande assurance, des conseillers plus ou moins avisés, une journaliste, un trader... La valse des mesures désespérées commence. Les banquiers empruntent à l'Etat, l'Etat creuse sa dette, jusqu'à ce qu'il ne reste que l'humble contribuable pour rembourser aux uns et aux autres ce qu'ils ne lui ont jamais prêté.

Adaptant la pièce de Frédéric Lordon, c'est en alexandrins que Gérard Mordillat choisit de parler de la crise. Dans un décor post-apocalyptique (une usine désaffectée d'Aubervilliers), les banquiers en costume débattent et déambulent sans grande avancée, sans idée forte. La crise paralyse...

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/01/22/le-grand-retournement-la-crise-en-alexandrins_1819829_3246.html#c73zdjF2UFG9h68Z.99

 

 

 

- - - Le blog à bonnel :

 

 

**Les articles les plus lus : en tête Xavier Valls, père de Manuel

 

/article-xavier-valls-peintre-catalan-de-horta-119812332.html

 

/2014/09/xavier-valls-peintre-pere-de-manuel-premier-ministre-un-texte-inedit-debat-legitimite-du-presidentialisme.html

 

/2015/03/le-cadran-solaire-de-ma2f-argent-dilapide-ou-oeuvre-d-art-incontestable.html

 

/article-la-poesie-est-un-combat-de-chaque-jour-contre-les-discriminations-par-jean-iglesis-120214171.html

 

/2015/03/les-restais-du-coeur-sont-chasses-du-centre-de-perpignan.html

 

/2015/03/perpignan-ville-d-art-les-projets-de-m-pinell-conference-de-fossa-par-francisco-ortiz.html

 

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/2015/03/maison-du-compositeur-de-fossa-projet-d-alain-gelis-lettre-de-jean-paul-alduy-ancien-maire-de-perpignan.html

 

/2015/03/365-jours-avec-le-maire-de-perpignan-ville-insecure.html

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 09:27

Jeudi 19 mars 2015, à l'heure où les représentants de l'Etat vont célébrer, au monument aux morts de Perpignan, la fin (officielle) de la guerre d'Algérie, aura lieu une éclipse ! Un jour avant la vraie, à observer vendredi à 10h46, maximum de l'éclipse totale du soleil.

 

 La nuit tombera sur Béziers et Perpignan. La lune s'interposera entre le soleil et la Terre. Ici, c'est le fanatisme (la nostalgie de l'Algérie française) qui s'interposera entre le passé et le présent. Ménard et Pujol (Jean-Marc, maire de Perpi, moins médiatique que le Renard biterrois !) jouent-ils les soleils…? Mais restons sur terre…

 

Ils ne veulent pas célébrer la date officielle de la paix signée à Evian… M.Pujol s'éclipsera; il se rendra comme chaque année, avec quelques conseillers municipaux anti-Algérie algérienne, devant le mur des lamentations du cercle algérianiste (ancien couvent Sainte-Claire)…

 

Le jour, ce maudit 19 mars, n'est pas pour eux la fin du conflit algérien. Et ce n'est pas faux car de nombreux massacres auront lieu dans les jours qui suivent, dus à des fanatiques des deux camps...Or, en célébrant le 12.3.62, nous luttons contre tous les extrémistes ! Mettre en berne le drapeau français, c'est donner de l'importance aux fanatiques des deux bords qui ont poursuivi le combat ! L'Histoire leur a donné tort : luttons contre l'extrémisme en reconnaissant le moment qui exigea la paix !

 

En outre, il fallait fixer une date (on a ensuite proposer le 5 décembre, qui date qui ne convainc pas) et les élus doivent respecter la décision de la République. Sinon, ils sont hors-la-loi : qu'ils démissionnent ! 

 

Une éclipse pujolienne, chiche ! Le départ de Ménard : hourra !!!

 

Ce que ne disent pas MM. Pujol-Ménard-Aliot et consorts, c'est que ce sont les activistes de l'OAS qui relancèrent la guérilla, furieux après la signature des accords d'Evian : je vous cite quelques phrases du livre d'Yves Courrière La guerre d'Algérie : les fils de la Toussaint, préface de J.Kessel…*

 

 

J.P.Bonnel

 

- - -

 

* édition Fayard, 1968 :

 

page 12 : "…apprenant que des négociations allaient s'ouvrir… Le 21 février, l'Etat-Major de l'OAS…les commandos se déchaînent, 23 morts le 22 février, 66 le 24 et une ratonnade à Bab-El-Oued le 25…19 musulmans massacrés. C'est l'hystérie….Au sin de l'armée secrète, on ne tient plus les jeunes…

 

page 13 : "En pleine conférence d'Evian, c'est le meurtre sur les hauts d'Alger de 6 dirigeants des centres sociaux. Parmi eux, le grand écrivain Mouloud Ferraoun, l'ami intime d'Albert Camus. L'action fut particulièrement atroce…

…Quand De Gaulle annonce le cessez-le-feu, c'est le déchaînement. Ou plutôt cela va être le déchaînement. Le général Salan, chef incontesté de l'OAS, décrète l'application du plan offensif de l'OAS…"

 

-page 15 : "L'OAS sait qu'elle joue sa dernière chance…Il faut amener les musulmans à descendre sur les quartiers européens. Il faut que le service d'ordre FLN qui tente désespérément contenir cette poudrière qu'est la Casbah, soit débordé. Il ne restera plus à l'armée qu'à choisir : tirer sur la foule musulmane ou abandonner les Européens…" etc….

 

- - -

 

   *** Le 19 mars 1962, à midi, prend officiellement effet un cessez-le-feu qui met fin à huit ans de guerre en Algérie.

La veille, le gouvernement français a cédé au gouvernement provisoire de la république algérienne ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara.

Un double référendum vient bientôt conforter cette décision. Le 8 avril 1962, les Français de métropole approuvent à plus de 90% le choix du général de Gaulle. Le 1er juillet 1962, les Algériens se prononcent encore plus massivement pour l'indépendance de leur pays.

L'indépendance devient effective le 3 juillet 1962. Le 4 juillet, Ahmed Ben Bella s'installe à Alger en qualité de président de la nouvelle république. Le 5 juillet, l'indépendance est officiellement proclamée.

 

Une transition sanglante

Pourtant, le cessez-le-feu du 19 mars est loin d'aboutir à un retour au calme immédiat. Les combats et les massacres se prolongent jusqu'au 3 juillet et redoublent même de violence. Leurs principales victimes sont les Pieds-noirs et les harkis, touchés par les représailles du FLN (Front de libération nationale). Les luttes entre fractions du FLN pour le pouvoir coûtent font également couler beaucoup de sang.

L'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), créée en 1961 en réaction au «lâchage» de l'Algérie par le général de Gaulle, multiplie les attentats aveugles après le cessez-le-feu. Elle est responsable d'environ 2.400 assassinats de Français et surtout d'Algériens.

Le 26 mars 1962, des tirailleurs algériens de l'armée française font plus de cinquante morts en tirant à Alger sur une foule pacifique de manifestants européens. Ce massacre de la rue d'Isly et celui du 5 juillet 1962, à Oran, accélèrent la fuite des Pieds-Noirs et Juifs sépharades vers la France, où ils débarquent avec leurs valises pour seuls biens.

 

© site : Herodote.net

 
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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