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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 07:25
La Trumperie marine nous pend au nez

La trumperie en marche

 

Avec l'accession de Donald, c'est Disney, le ciné vulgaire et permanent, qui prend le pouvoir.

 

L'Amérique "profonde", des sans-grades, des oubliés, des méprisés de l'Histoire, des chômeurs, des assistés, des handicapés sociaux, et pas simplement les racistes, les fascistes, les populistes, les identitaires...qui prennent la parole. En silence. Une parole qui semblait inaudible tellement les responsables politiques sont dans leur tour d'ivoire, dans leur microcosme de confort et d'orgueil.

 

Face à la corruption, à l'impuissance des maîtres du monde, faiseurs de guerre pour alimenter les usines d'armement, le peuple de l'ombre a tranché...

 

En France, face aux trahisons et aux promesses non tenues de la gauche, face à une droite divisée, rongée par les affaires, qui n'a que des solutions de droite (même Juppé) à proposer, profitant aux riches (suppression de l'impôts sur les grandes fortunes, faire travailler plus longtemps...), la mouvance extrémiste de droite peut espérer.

Oui, le Front national n'a qu'à attendre. Le fruit blet va bientôt tomber de l'arbre de l'inconnaissance. Le loup est tapi, aux aguets. Un peuple de radicaux, mais aussi le petit peuple de France, apeuré par les migrations, les trous dans les frontières, par la mondialisation et la perte des repères, des valeurs traditionnelles, va mettre un bulletin dans l'urne de Marine Le Pen.

 

Alors, dans quelques mois, le peuple de gauche se souviendra que les candidats de droite ont opté pour le "ni-ni" aux dernières élections. En région PACA, dans le Nord, ils ont été élus grâce à l'effacement de la gauche...

Localement, à Perpignan, le maire actuel a été élu par la gauche mais il a oublié, il est partisan du ni-ni, faisant le jeu de FN aux prochaines municipales…

Nous n'aurons pas la mémoire courte, nous avons compris que ces gens-là refusaient le front républicain.

Le succès de Trump, la victoire de Le Pen peut s'expliquer aussi ainsi…

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 09:46
La Jonquera enclave du sexe - Paradis ou enfer ?
La Jonquera enclave du sexe - Paradis ou enfer ?
La Jonquera enclave du sexe - Paradis ou enfer ?
La Jonquera enclave du sexe - Paradis ou enfer ?

           La Jonquera enclave du sexe - Paradis ou enfer ?

 

 

Cette ville frontière est un hypermarché du sexe, le plus grand bordel d'Europe, dit-on. Buffet à volonté de la frénésie sexuelle, les jeunes y vont pour faire la fête, passer un rite d'initiation, enterrer leur vie de célibataire. Les anciens y vont pas vice, désir d'assouvir des fantasmes, plaisir de toucher une peau ferme, une chair fraîche.

 

Ce bourg situé à quelques kilomètres de la frontière du Perthus, pertuis, ouverture menant à des magasins à bas prix, à des tabacs, à des boutiques exotiques, descend rapidement vers sa jumelle, La Junquera (en castillan), qui abrite elle aussi des tabacs, des alimentations et des prêt-à-porter tenus par des Maghrébins, Marocains surtout.

 

Les touristes, visiteurs ou habitants du département des Pyrénées-Orientales, n'y vont pas pour ces établissements, ou pour les cafés-restaurants banals, ni, hélas, pour :

 

  Le Musée mémorial de l'exil, le MUME, qui documente la Retirada, la fuite des républicains espagnols vers la France en 1939. **

  L'église paroissiale de Santa Maria, achevée en 1791. La façade est le seul élément qui ait été conservé de l'ancien édifice construit au début du xve siècle.*

-Le château de Canadal conserve des restes de fortification des XIVe et XVe siècles. Il faisait partie des biens des vicomtes de Rocabertí. Actuellement, il abrite un restaurant.

  Ca n'Armet, grande maison de la Grand Rue…

 

…Non, les hommes y vont, seuls, ou en groupes, pour le Madam's ou le Paradise, hôtels de passe tenus par quelques familles richissimes du coin, où tout est mêlé : le supermarché (l'entreprise énorme des Escudero), l'alcool, la drogue, la mafia locale, barcelonaise ou russe, ou roumaine…Car ces filles, quand elle viennent, telles des marchandises dans la vaste société de consommation, dans les camions des grandes routes européennes, vont vivre, survivre 4 ou 5 ans dans ce petit territoire de Catalogne, dans la capitale européennes du sexe…

 

 20 clubs, et la concurrence commence à exacerber les patrons : dénonciations, descente de police, tentatives de ralentir la corruption et la prostitution esclavagiste (il faut voir le carré des pures, dans le cimetière catalan), mais la Generalitat -gouvernement catalan- et la ville de La Jonquera ferment les yeux tant que le commerce est contenu dans ces parcs de la relaxation. Le trafic rapporte beaucoup d'argent…La bonne conscience, c'est d'avoir créé le musée de l'exil.

 

Cynisme, tout de même, quand on sait les foules qui sont passées par là, en janvier et février 1939, dans l'exode, l'armée en déroute, la honte d'avoir été battue par les miliciens et mercenaires du franquisme…

 

Mais La Jonquera, plus qu'une enclave, qu'un club de vacances exotique, machiste et cynique *** est un exil. C'est une île, une illusion d'éden, de parenthèse joyeuse dans la temps insipide de l'existence quotidienne.

 

Exil pour les filles, qui ont laissé leur famille, leurs enfants aux parents, dans l'espoir d'économiser et de revenir, riches, au pays, mais le retour n'ouvre pas sur le bonheur, mais sur le vieillissement prématuré, causé par les traumatismes physiques et psychologiques…

 

Exil pour tous car cette aventure est désillusion, symptôme que le plaisir et l'amour ne peuvent pas être trouvés auprès de celle que l'on fréquente, à laquelle on est lié, marié…

 

On retourne à Perpignan, Toulouse ou Montpellier, la queue basse et le coffre de l'auto surchargée de bouteilles, de cigares, de saucissons et d'objets exotiques inutiles...

- - -

* et plus loin :

 

   Le château de Rocabertí : Ce château se trouve au sommet d'un piton granitique au nord de Santa Llúcia. On peut voir des restes du portail d'entrée, d'une tour triangulaire et ceux de la chapelle dédiée à Sant Romà.

   Le château de Requesens est reconstruit à la fin du xixe siècle par le comte de Peralada Tomàs de Rocabertí-Dameto (mort en 1898) et achevé par sa sœur Joana Aldelaida. il a été inauguré le 24 juin 1899.

 

**L'émission d'hier, lundi 17 oct.2016; consacré à la prostitution à La Jonquera, n'a pas un mot pour cette excellente initiative : expositions, historiques, hommages aux exilés, aux Républicains de la guerre civile…

 

***Le principal du collège où j'ai exercé pendant dix ans prétextait, auprès de son épouse, des stages ou journées de formations et se rendait au Madam's pour des pratiques autres que pédagogiques…

Il fut un jour reconnu par un ami qui rapporta l'info à la femme trompée. Celle-ci demanda tout de suite le divorce…

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 11:44
Identité ? (Cobla à Collioure) - photo J.P.Bonnel

Identité ? (Cobla à Collioure) - photo J.P.Bonnel

* Un nouveau parti "trans-partis" dans le 66 ? A l'heure où les citoyens sont écoeurés par les pratiques et les hypocrisies des politiciens ..? Après les discours de récupération lors de la manifestation du 10 septembre dernier, voici la récupération de l'exigence de reconnaissance de la personnalité catalane, par un parti !

 

Oui au "Oui au pays catalan", mais pas ainsi. Chaque clan va se positionner. Va se placer pour les municipales ou législatives à venir. Ainsi, le maire de Perpignan, qui se montre à la manif, puis le lendemain renonce au pays catalan, et a écrit à C.Delga pour que "pays catalan" ne soit pas accolé à "Occitanie"...Qui parle plus de "Perpignan la Méditerranéenne" (et je suis d'accord) que de "Perpi la Catalane", mais qui, depuis quelques semaines, change de cap...

Enfin il reçoit un Sarko déclarant que nos racines sont gauloises, alors qu'il aurait pu suggérer qu'elles sont diverses, ibères dans ce sud de France et ce nord de Hispanie... JPB

 

- - - Parole au OUI :

 

 

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Communiqué de presse · Perpignan, 30 octobre 2016

 

INSCRIPTIONS AU CONGRES FONDATEUR DE « OUI AU PAYS CATALAN »

 

Le  territoire des Pyrénees-Orientales est effacé par une région "Occitanie" qu’il n’a pas choisie. Son avenir, son économie et son identité méritent une force politique nouvelle, « Oui au Pays Catalan », fruit des mobilisations populaires de 2016 à Perpignan. Cette entité orientera le destin d’un territoire, dans le cadre de la République Française. Son congrès fondateur, ouvert à tous, se déroulera le samedi 15 octobre à 15h à l'Université de Perpignan.

 

Oui au Pays Catalan agira avec détermination pour qu’un Statut de Collectivité Territoriale Unique (CTU) soit attribué à notre entité géographique millénaire comprenant le Roussillon, le Conflent, le Vallespir, la Cerdagne, le Capcir et le Fenouillèdes : un projet territorial, moderne, déconnecté de l’Occitanie, issu de l’article 72 de la Constitution.

 

Ce rassemblement, novateur et politiquement transversal, s’appuiera sur un nom reconnu, comme le Pays Basque, et sur une identité dynamique, qui unit et fédère. Il reposera sur une communauté soudée et solidaire, aux origines diverses. Il saura compter sur un peuple fier, qui a droit au respect et à la parole, pour un avenir positif.

 

Inscription fortement recommandée :

EventBrite : https://www.eventbrite.fr/e/billets-congres-fondateur-oui-au-pays-catalan-28309067182

> www.ouiaupayscatalan.com

> contact@ouiaupayscatalan.com

> Tels. 06 75 74 25 49 - 04 68 35 34 54

> Permanence de Oui au Pays catalan, 9, rue Camille Desmoulins, 66000 Perpignan (quartier Clemenceau / Leclerc).

 

Contact presse : 06 75 74 25 49.

 

- - -

 

**La cause catalane aux USA :

 

Envoy seeks support for independence during US visit.

(By BENJAMIN ORESKES)

 

Foto: A pro-independence demonstration in Barcelona during the Catalan National Day, 'Diada' | Josep Lago/AFP via Getty Images

 

 

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By BENJAMIN ORESKES

 

 

Raül Romeva, the unofficial foreign minister of Catalonia, was hoping the United Kingdom would opt to stay in the European Union when Britons went to the polls more than two months ago.

 

But at least the Brits got a vote. That, in effect, is what Romeva’s party wants from the government of Spain: an official referendum, by 2017, in which citizens of the autonomous region can decide their fate, and whether they should leave Spain to form an independent country.

 

And that was Romeva’s message as the 45-year-old former member of the European Parliament took a whirlwind three-day tour of Washington and New York this week, meeting with local Catalan communities, as well as members of the U.S. government.

 

“The fact that people [in the U.K.] asked to express themselves is positive,” Romeva said in an interview with POLITICO in Washington.

 

Loathe to let the economically critical state secede, Spain says no way. But with Brexit and broader questions about the EU’s future as a backdrop, Romeva maintains that the Catalan case has never been stronger. He cites recent pro-independence demonstrations and the inability of Spain, the EU’s fourth-largest economy, to gets its political house in order and form a ruling coalition, which could lead to a the third election in a year this December.

 

“The message that’s important for Europeans is that in the 21st century, complex situations need to be tackled via democracy and via negotiations, and that’s actually the exact same thing we’re asking in Catalonia, and what we offer,” he said.

 

Romeva declined to say specifically whom he was meeting with in Washington and New York. After all, the meetings are informal, given that Spain is a strong U.S. ally, Romeva is not an actual foreign minister, and nobody wants to upset the sensitive protocols of international diplomacy.

 

It’s a dynamic that underscores the oddness of his role: He’s the international face — albeit one who wears sleek rimless glasses with lime green accents — of a people, but not a country.

Catalonia is far from a top-tier — or even middle-tier — issue in Washington, though it is on the radar of a few lawmakers, like California Republican Rep. Dana Rohrabacher. The issue came up at a March hearing of the House Foreign Affairs Committee.

 

Romeva wants Catalonia’s profile to rise. He notes that in 2012, the Catalan regional government had just 24 pro-independence MPs. But after his coalition swept to power last year in a high turnout Catalan election, there are now 72. While independence advocates fell short of an outright majority in the popular vote, secessionist parties, including the center-right Partit Demòcrata Català; the center-left Esquerra Republicana de Catalunya; and an anti-establishment party, half-communist and half-anarchist, called Candidatura d’Unitat Popular, won the majority of seats in parliament.

 

The parties came together behind a new president, Carles Puigdemont, who promised a referendum even if the government in Madrid didn’t approve.

 

Some in Catalonia, which is one of the richest regions of Spain, have grown frustrated with a centralized tax system in which Madrid redistributes their revenues throughout Spain’s poorer provinces, he said. And Romeva says that they’re sick of waiting around and sees no other option but to hold a referendum even without central government approval.

 

Hundreds of thousands of people flooded the streets of Barcelona last Sunday carrying the nation’s iconic red and yellow striped flag and celebrating Catalan National Day, or Diada. Romeva argues that the desire for a referendum — and the stonewalling from the Spanish government — is like water building up at a damn.

 

“If the river is powerful enough, it will overcome the damn or even break it,” he said.

 

But the Catalan movement still faces enormous hurdles. Spain’s prime minister won’t entertain the topic, and even in Catalonia the question of leaving isn’t totally settled. A July 2016 poll from Spanish newspaper El Pais found that about 48 percent of Catalans support independence.

 

Last year, Spain’s highest court invalidated the results of a 2014 Catalan symbolic referendum where 80 percent of the province voted to leave. Turnout was low in that contest.

 

Given its political and economic importance to Spain, a Catalan exit would have profound implications for Spain and the European Union writ large. If the region’s 7.5 million citizens decided to leave, they’d be taking 20 percent of the country’s GDP and 25 percent of the Spain’s exports with them.

 

Part of Romeva’s job is to assuage those concerns — in foreign capitals, at least. And he insists a sovereign Catalonia would be its former overlord’s closest ally and trading partner.

 

Romeva says that prospects for some sort of compromise short of secession are less likely than they once were. The political logjam in Spain bolsters the Catalan argument too, Romeva says.

“We’ve been almost a year without a government, and that’s something that’s an anomaly even in Europe,” he adds.

 

But if the Catalans did vote to leave Spain, an problem would immediately arise: the status of a new state in the European Union.

 

Romeva has said he supports a “Scottish-type scenario, where we could negotiate with the state and hold a coordinated and democratic referendum” on independence. But shortly after the Brexit referendum vote in June, EU officials told Scottish leader Nicola Sturgeon, that the only way for Scotland to join the EU was to become independent and then begin accession talks, according to media reports at the time. That, everyone knows, could take years.

 

Not surprisingly, Spain — as well as Belgium, with its Flemish independence movement — vehemently opposes any special dispensation to let the Scots stay in the European Union, lest they encourage the Catalans.

 

Romeva, says he understands the hurdles. But he also thinks that if Catalonia voted for independence, the rest of the EU would be pragmatic.

 

“I’m not saying [EU accession] is guaranteed. I’m just saying it’s possible. It’s in the interest of all the actors that this will happen,” he said.

 

“We’ve seen with Greece all the efforts to keep the Greeks in, and with the British, look at all the efforts there were to keep them in. I think it’s a good thing to keep … people in — not to expel them.”

 

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 09:24
Identité catalane

Identité catalane

Mon identité ? 

 

A cette question, je pense toujours à la chanson de Léo Ferré : "Poètes, vos papiers !"

 

Qui suis-je ? D'où viens-je ? Comment me définir..? Par le sexe, la classe sociale, les origines familiales, le pays où je suis né... Ma race..? Horreur, je croyais le mot banni, le concept erroné...Or, certains, et même en pays catalan, célèbre l'honneur de la race (voir les recueils de Bausil et autres poètes roussillonnais…) Suis-je catalan..? Sans doute, mais pas que cela. Je suis le résultat d'une longue histoire, de brassages, de passages sanguins, de mixité...

 

C'est ça ,l'identité, la mixité, la diversité !

 

Ce n'est pas le "génie de la race", ni la nationalité séparant Français/Etrangers, ni l'appartenance religieuse, séparant les Chrétiens et les Musulmans...

 

Or le discours actuel glisse vers ces pulsions xénophobes, islamophobes, antisémites et sécuritaires... Pour gagner les élections avec des arguments au-dessous de la ceinture. 

 

Je l'ai écrit il y a deux jours : attitude de Sarkozy et du maire de Perpignan pour attirer les voix de la droite radicale et de l'extrême-droite...Au moment où Marine Le Pen se déplace vers une position plus modérée, confortant sa stature de femme d'Etat, en affirmant que l'Islam est compatible avec la République !

 

 

Elle défend l'Etat de droit quand Sarko veut l'adapter au contexte, aux menaces terroristes...

 

On connaît l'ancien président pour ses sinuosités et contradictions...Le voici gaulois, le petit barde ! Lui, le Hongrois assimilé, le gitan aristocrate, se mue en Vercingétorix, recourant au mythe d'une nation créée avant la chrétienté défendue par les Charles : Martel et Magne (magnus, le grand) au VIII° siècle...

 

Sarkozyx sait les mensonges et les fictions du "roman national" insistant sur les chefs, et non sur les anonymes, les pauvres, les soldats, les soumis, le peuple, quoi...Il sait la lignée depuis les Phéniciens, Ibères, Grecs, Vikings...Gaule pliée par les Romains, Territoire gallo-romain envahi par les Maures... Notre sang est pluriel et notre identité multiple ! Soyons modestes au lieu de croire à l'orgueil de la race ! Bien sûr il faut louer la culture, la littérature...françaises, alimentée à d'autres sources...

 

 

Nos ancêtres les Gaulois ! Les harkis, qui sont en ce moment choyés, sont en colère devant tant de cynisme ! Et tous ces enfants français de grands-parents maghrébins que la République a fait venir quand son économie était glorieuse..? Ils ont une double (au moins !) identité et ce discours guerrier et gaulois peut les irriter…

 

 

Alors, nos ancêtres les Gaullistes ? Ce serait plus logique de la part de ce parti de "Républicains" qui se dit issu du Général de Gaulle…

Mais Sarkozy (X) et Pujol (Jean-Marc) ne se réfèrent plus à de Gaulle qui trahit les Pieds-Noirs en leur riant "je vous ai compris" et en abandonnant les "auxiliaires" de l'armée française, alors qu'on leur avait promis un bateau pour être rapatriés en France…

 

Tous ces politiques nous racontent des blagues et nous mènent en bateau...

 
JPB

* CATALAN hors les murs  :

 

PARIS,  28/09/2016

 

Un passeport pour fêter la diversité linguistique

 

Dans le cadre de la Journée européenne des langues lancée en 2001 à l’initiative du Conseil de l’Europe, le Forum des instituts cultures étrangers de Paris (FICEP) organise en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication un parcours offrant la possibilité de s’initier gratuitement à une vingtaine de langues. L'objectif est de sensibiliser le public à la pluralité des langues, d'encourager leur apprentissage tout au long de la vie et de favoriser ainsi les échanges et la mobilité. 

 

Cours d'initiation au catalan le 28 septembre à 18h30, à l’Institut Ramon Llull. 

 

 

PARIS,  22/09/2016

 

« Liens », la sculpture d’Albert Coma Estadella au CEC-Sorbonne

 

L’univers de l’artiste catalan Albert Coma Estadella (Lleida, 1933-1991) témoigne, depuis les années 60, d’une volonté d’expérimentation sans cesse renouvelée. Son œuvre, dotée d’une forte composante de critique sociale, est imprégnée de poésie visuelle et montre la répression subie dans le pays, les objets trouvés, les matériaux pauvres, les réminiscences ancestrales, la précarité des situations, les rêves doux et tristes, les structures de plaques très structurées et la pureté de leurs lignes.  

 
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 09:14
Bernard Martinez (à gauche) - © M. Rudelle

Bernard Martinez (à gauche) - © M. Rudelle

* Le syndicaliste Bernard Martinez contre le maire

Canet en Roussillon : 

 

Mairie de Canet en Roussillon : « GUERRE DES CHEFS ’’ » ??

« DUEL JUDICIAIRE » ??

« REGLEMENT de COMPTES » ??

 

Le Syndicaliste Bernard MARTINEZ,

Fondateur du Syndicat FAFPT 66,

Doyen des Ingénieurs territoriaux des P.O.

Médaillé d’Or du Travail par Mr. le Préfet

Traduira-t-il Bernard DUPONT

actuel Maire de Canet,

 actuel Vice-Président de la Communauté Urbaine,

Actuel Conseiller de la Région Occitanie …

Devant le TRIBUNAL CORRECTIONNEL ??

                        

Septembre 2016

    TRACT N°1

 

C’est par ces titres énigmatiques en forme de clin d’œil, de dérision ou de « ras le bol » que le Fondateur et Doyen du Syndicat Départemental FAFPT 66 démarre son combat contre un fléau national et local que représente «  la Discrimination Syndicale » 

 

La genèse de cette histoire remonte déjà à 9 années et réside dans le fait que l’actuel Maire de Canet refuse de promouvoir le militant syndicaliste Bernard Martinez au grade d’  « Ingénieur en Chef de classe normale » qui correspond au plus haut niveau des cadres d’emplois de la filière technique au sein des collectivités territoriales.

  

Voilà déjà 9 années, depuis le 01/12/2007  que B. Martinez âgé de 64 printemps, « Ingénieur Principal »  remplit tous  les critères                         lui permettant d’être nommé au grade d’  « Ingénieur en Chef de Classe Normale ».

 

Il est bon de souligner également que ce n’est pas la Ville de Canet qui rémunère B. Martinez car les permanents syndicaux sont rémunérés par les Centres de Gestion de la Fonction Publique Territoriale ou par le Ministère de l’Intérieur.

 

Tous ses collègues beaucoup plus jeunes ont déjà été nommés et B. Martinez reste le dernier des « oubliés » et le plus âgé  des Ingénieurs à subir un blocage illégal de sa carrière professionnelle.

 

ALORS POURQUOI

 Bernard DUPONT,  le Maire actuel    

s’acharne-t-il sur le blocage de la carrière

 Du syndicaliste à temps plein Bernard MARTINEZ ???

 

Les réponses résident sûrement dans les démonstrations et hypothèses suivantes et dans  le fait que B. Martinez est le fondateur en 1995 du Syndicat Autonome Départemental des fonctionnaires Territoriaux des PO et qu’il a fait plusieurs fois  condamner la Ville de Canet en Roussillon devant les tribunaux administratifs et correctionnels.

 

A noter que le  Syndicat précité est arrivé en  1ère place aux dernières élections professionnelles de décembre 2014 dans tous les PO avec 49% des sièges dans les Comités Techniques des PO représentant 41% des votes exprimés alors que 5 listes étaient en compétition avec 8462 agents inscrits sur les listes électorales.                      

 

1ère hypothèse sur le blocage de la carrière :

 

Années 1997 à 2000 : Serait-ce la période où Mr Bernard DUPONT était haut-fonctionnaire de la Ville de Canet, et l’époque où les créations de Communautés de Communes fleurissaient de partout. Bernard DUPONT et 3 autres fonctionnaires voulaient bénéficier, à tous prix, de cumuls d’emploi sur la Communauté de Communes « TËT-MEDITERRANEE » ?

Ces cumuls ont été annulés par 3 fois par le Tribunal Administratif de Montpellier grâce à l’action du syndicat dont B. Martinez était le Secrétaire Général.

 

Ce contentieux a nécessité  quatre requêtes contre chaque fonctionnaire de la part du syndicat soit un total de 16 requêtes :

 

-     Requête n° 9701322-2 pour annuler la délibération adoptant le principe des cumuls suivie du  jugement final du 25 mai 2000 qui annule cette délibération.

 

-   Requête n° 983553 pour annuler un premier arrêté du 23/07/1997 attribuant 2500 francs mensuel à M. DUPONT

 

-   Requête n° 984530 pour annuler un 2éme arrêté  du 1er avril 1998 qui ramenait à 2000 francs le cumul  mensuel de M. DUPONT.

 

-   Requête n° 99531 pour annuler un 3éme arrêté du 1er décembre 1998 qui annulait l’arrêté précédent du 1er avril 1998 MAIS qui a nouveau octroyé à M. DUPONT un nouveau Cumul mensuel de 2000 francs.

 

Le jugement final du 12 juillet 2000  qui annule tous les cumuls de M. DUPONT regroupe les 3 requêtes  N° 983553 + N° 984530 + N° 99531 citées ci-dessus.

 

Voua avez dit « UBUESQUE ??? » ou bien « MACHIAVELIQUE ??? » :

 

En effet, à chaque fois que le syndicaliste B. Martinez attaquait un arrêté de cumul, en qualité de secrétaire général du Syndicat, sans le ministère d’avocat et que le Tribunal donnait raison au Syndicat, M. Bernard  Dupont fonctionnaire  faisait prendre un nouvel autre arrêté de cumul, pour lui-même et les 3 autres fonctionnaires, en croyant que personne ne se douterait de sa ruse. », ce qui confère à ce contentieux une connotation et un état d’esprit assez « tortueux »

 

Mais comme dit le poète : « A malin  et demi, Malin trois quart ».

2ème Hypothèse :

 

Ou encore, ce blocage de carrière serait-il dû au fait que B. Martinez ait défendu un policier municipal sanctionné à tort et pour qui il a  introduit un recours devant le tribunal de Montpellier ( requête n°1200652-3 et ordonnance du 24/09/2012) qui n’a finalement  jamais jugé ce contentieux car la ville de Canet, se sentant fautive, avait finalement annulé la sanction avant l’audience ?

 

Ce policier avait fait l’objet de tracasseries administratives anormales et avait reçu une double sanction pour les mêmes motifs fallacieux .Malheureusement il y a 2 ans passés environ, ce policier a mis fin à ses jours et selon la volonté de la famille du défunt, le  Maire de la ville s’est vu interdire sa présence aux obsèques.

 

 

3ème Hypothèse :

 

Ou pour conclure, serait-ce également  parce que B. Martinez avait découvert en 1997 que le futur Directeur (présenti) des Services Techniques (DST) avait falsifié par deux fois des diplômes de l’académie de Bordeaux pour se présenter à un concours sur titres

(diplômes) et que Martinez en avait informé, à la cantonade, une grande partie des fonctionnaires de la ville lors d’une grande réunion où ce pseudo DST devait être intronisé Directeur ?

 

Pour cette prise de parole devant le personnel et les élus politiques de la ville, B. Martinez a été sanctionné par un blâme qui ne lui a jamais été notifié mais qu’il a fortuitement  découvert dissimulé  dans son dossier individuel géré par la DRH plusieurs mois plus tard. Le Tribunal de Montpellier  a condamné la Ville de Canet à lui verser une indemnité de 9000 F au titre du préjudice moral (requête n°9443303 et jugement du 20/11/1997). A noter que  le fonctionnaire tricheur avec ses faux diplômes n’a jamais été inquiété par une  quelconque sanction en raison peut-être de l’importante place tenue par son épouse dans une administration située à PERPIGNAN et n’est jamais devenu « Directeur des Services Techniques »

 

Avec ces premiers éléments factuels et d‘autres à venir s’il le fallait plusieurs  délits sont déjà ici clairement caractérisés et consommés. (discrimination syndicale, abus d’autorité, rupture d’égalité, pertes de plusieurs chances ….) qui permettront d’introduire une « Citation Directe » près le Tribunal Pénal de Perpignan avec l’appui de la Fédération Autonome et du Syndicat Départemental FAFPT66  contre l’actuel Maire de Canet, Bernard DUPONT.

 

 

     MARTINEZ contre DUPONT ??........... DUPONT contre MARTINEZ ??

   LA « GUERRE des CHEFS » AURA BIEN LIEU !!!

et

                                    LA JUSTICE TRANCHERA.                      

 

     Syndicat  Autonome Départemental 

Fonctionnaires Territoriaux des P.O.

2 bis, rue du Pardal – 66140 Canet-en-Roussillon

Tél.  06.63.52.11.92.

 

- - -

20e Anniversaire de la FAFPT 66, passation des clefs du Syndicat Départemental

 

Les 153 membres du Bureau Départemental se sont réunis à l’Écoute de port à Canet pour la présentation des résultats des dernières élections professionnelles organisées par le Centre de Gestion des P.O. Celles-ci ont permis au Syndicat Autonome Départemental des Fonctionnaires Territoriaux des P.O. de remporter la 1ere place départementale avec 41.60 % des voix et 49 % des sièges lors de la consultation des 225 communes et des 125 établissements publics soit pas moins de 8534 agents.IMG_20150224_163825 (Copier).jpg

 

Après cet énorme succès, est arrivée l’heure pour Bernard Martinez, âgé de 63 printemps, d’annoncer qu’il ne se représentait plus au poste de Secrétaire Général. En effet, les forces jeunes et nouvelles du Syndicat étaient prêtes à prendre la relève en la personne de Laurent Rovira. Il avait, pour cela, mené une exemplaire campagne électorale avec la présentation de 442 candidats parmi les 226 villages de plus de 50 agents.

 

Par son charisme, son talent fédérateur, son sens des valeurs fondamentales, son attachement à la notion de la parole donnée et au respect de la dignité humaine, le Bureau Départemental dans son unanimité a donc plébiscité le nouveau Secrétaire Départemental en la personne de Laurent Rovira.

 

Après les discours et congratulations de circonstances Bernard Martinez a donc remis symboliquement  les clés du local syndical à son successeur.

 

© Monique Rudelle (9/3/2015)

 

 

A Zaragoza o al charco! Aragon 1936-1938. Récits de protagonistes libertaires

RENCONTRES AVEC LES GIMENOLOGUES 27/09/2016

 

A partir de 18h à LA LIBRAIRIE TORCATIS. 10 Rue Mailly, 66000 Perpignan

> Dix ans après, les Giménologues présentent les nouveautés contenues dans la réédition des "Fils de la nuit, souvenirs de la guerre d'Espagne" (mille pages, avec le CD de leur feuilleton radiophonique, chez Libertalia).

> François Godicheau en a rédigé la préface.

 

> Grâce aux multiples rencontres réalisées avec des protagonistes aujourd'hui disparus, les giménologues ont publié leurs témoignages dans un deuxième ouvrage : "A Zaragoza o al charco !Aragon 1936-1938. Récits de protagonistes libertaires".(L'Insomniaque)

 

**   http://www.cnt-f.org/cnt66/spip.php?article1291

 

 

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Observatoire pour le respect des droits et libertés démocratiques

L'Observatoire pour le respect des droits et libertés démocratiques organise une réunion publique sur le thème « Des Goodyear à l’état d’urgence, pour le respect des droits et des libertés démocratiques » ce jeudi 29 septembre à partir de 19h à la salle Le Casal (23 avenue du Lycée - à proximité du Lycée Arago) à Perpignan.

Intervenants : Juristes, militants associatifs et syndicaux dont un des 8 Goodyear condamnés à 9 mois de prison

Pour tout contact : observatoirelibertes66@laposte.net

Plus d'info : ici et affiche en pièce jointe

 

 

 

**MONTPELLIER/ AIX-EN-PROVENCE-MARSEILLE,  27/09/2016

 

L’exposition itinérante sur Ramon Llull « La vérité ineffable » arrive aux universités françaises

 

A l’occasion du 700 anniversaire de sa mort, l’Institut Ramon Llull divulgue l’œuvre du philosophe à travers une exposition présentée dans des universités du Royaume-Uni, Allemagne et France offrant des enseignements et participant à la recherche en langue et littératures catalanes. Entre septembre et décembre 2016, pourront en profiter les étudiants des universités Ruhr-Universität de Bochum, Otto-Friedrich-Universität de Bamberg, Albert-Ludwigs-Universität de Freiburg, Humboldt-Universität de  Berlin, University of Leeds, University of Birmingham et Queen Mary University of London. En France, l’exposition se posera aux universités Paul-Valéry de Montpellier  et Université de Provence Aix-Marseille.

+ info >>

 
 
 
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 10:48
de droite à gauche : M.J.Paul Alduy, maire- M.Longuet, ministre - M. Pujol, maire actuel, M° Halimi, ancien adjoint à la culture, M.T.Rolando, responsable du cercle algérianiste, Suzy Simon-Nicaise, conseillère municipale

de droite à gauche : M.J.Paul Alduy, maire- M.Longuet, ministre - M. Pujol, maire actuel, M° Halimi, ancien adjoint à la culture, M.T.Rolando, responsable du cercle algérianiste, Suzy Simon-Nicaise, conseillère municipale

Perpignan se radicalise à droite pour éviter la victoire du Front national

Pour motiver les troupes "républicaines" et l'électorat pied-noir, N. Sarkozy, venu à Perpignan, a remué les anciens dossiers sur la fin de la guerre d'Algérie (date qui fait polémique) et sur les indemnités dues aux harkis, appelés "les supplétifs" de l'armée française en Algérie.

L'ancien président n'avait donc pas eu le temps de régler ces problèmes lors de son quinquennat…

A Perpignan, il fallait ce discours, apte à réveiller les haines, les antagonismes, suite aux "débats" sur l'identité, le voile, le burkini, le menu des cantines… Le social, l'économique, ce sera pour plus tard…

Si N.Sarkozy se cale dans la droite radicale (remettre en cause le droit du sol, surveiller les frontières, création d'un Guantanamo français…) c'est pour aller dans le sens des électeurs qui veulent la sécurité; c'est pour se distinguer dans la primaire de droite, face à un Juppé plus modéré et prônant l"l'identité heureuse"… Tout cela, c'est une stratégie pour récupérer les électeurs du FN…

Ainsi, M.Sarkozy valide les idées et propositions frontistes, leur donne de la valeur, du poids; Marine Le Pen peut alors dire que Sarko est "le messager du FN"...

Quant à M. J.Marc Pujol, maire de Perpignan, du parti des "Républicains" et nostalgique de l'Algérie française, il a conduit son "poulain" des primaires au Centre algérianiste (1) pour que M. Sarkozy lui assure une stature de maire de droite radical. N'allez pas croire que M.Pujol défendait par là ses idées intimes, non, ce fut simple stratégie, là aussi : afin d'éviter la victoire du FN et de M. Louis Alliot, à Perpignan, il faut s'emparer de leurs idées...

Cependant l'électorat n'est pas dupe et comme aimait à dire JM. Le Pen, il préfère toujours "l'original à la copie"...

Tout ceci est écrit, bien sûr, non pour critiquer l'action du maire actuel; je sais son argumentation : le critiquer, c'est faire "le jeu du FN"…

J.P.B.

(1) la réalisation du centre fut confiée au Cercle Algérianiste des P-0 « qui ne cache pas ses liens avec l’Adimad, association dont le site Internet est entièrement dédié à la gloire de l’OAS ».

"mur des disparus "et l’interdiction "de toute nouvelle manifestation devant la stèle des fusillés et combattants pour que vive l’Algérie française "

**Débat : pour/contre le Mémorial du Cercle algérianiste :

 

 

site "études coloniales"

 

 

mercredi 1 février 2012

Centre de documentation des Français d’Algérie - Daniel Lefeuvre

 

 

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 Centre de documentation

du Cercle Algérianiste à Perpignan

Daniel LEFEUVRE

 

Le Centre de documentation des Français d’Algérie, inauguré le dimanche 29 janvier par M. Pujol, maire de Perpignan, M. Longuet, ministre de la Défense, Thierry Rolando et Suzy Simon-Nicaise, président et vice-présidente du Cercle algérianiste, fait l’objet, depuis plusieurs années, d’une vive polémique.

Pour l’opposition socialiste et communiste au Conseil municipal de Perpignan, il s’agit d’une «faveur faite aux nostalgiques de l’Algérie française», selon les propos de Mme Jacqueline Amiel-Donat, responsable locale du Parti socialiste, ou d’un centre «offrant une vision unique de l’histoire à la gloire de la période française de l’Algérie» pour Michel Franquesa, secrétaire local du Parti communiste.
Pour preuve, ajoute ce dernier, «le fonds de ce centre dépourvu de comité scientifique est constitué des documents amassés par le Cercle algérianiste, organisation créée en 1973 pour "sauver (la) culture en péril" des Français d’Algérie.» (Déclarations rapportées par La Dépêche du Midi du 30 janvier 2012.)

Un collectif «Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée», (regroupant diverses organisations, notamment ATTAC, CGT, la LDH, le MRAP, le PCF), s’est élevé contre le financement, pour partie public, de ce centre et a appelé à manifester  «tous ceux qui veulent s’opposer aux mensonges sur les crimes du colonialisme français et à l’hystérie xénophobe et raciste.» (L’Humanité, 27 janvier 2012).

qu’est-ce qui justifierait l’opprobre autour de ce Centre ?

Au total, qu’est-ce qui justifie l’opprobre qui entoure ce Centre ? Passons sur l’accusation de xénophobie qu’absolument rien ne justifie. D’abord être le produit d’une association de rapatriés, le Cercle algérianiste, coupable de défendre une histoire falsifiée, positive, de l’Algérie durant la période coloniale. Deuxièmement, la constitution d’un ensemble documentaire à partir de dons privés provenant de rapatriés. Troisièmement, que des subventions publiques aient contribué à son financement.

 

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vitrines d'exposition

 

Membre du Comité de pilotage du Centre, ces critiques appellent de ma part quelques remarques.

centre documentaire à vocation historique

En premier lieu, je ne vois pas pourquoi une association s’interdirait de créer un centre documentaire à vocation historique. De nombreux exemples existent :

- N’est-ce pas une fédération d’associations, loi de 1901, qui est à l’origine du Musée de la Résistance Nationale (Champigny). Pourtant, nul ne conteste son utilité à la fois historique et pédagogique, nul ne conteste le partenariat qui le lie, depuis 1985,  au ministère de l’Education nationale ?

- La Fondation pour la Mémoire de la Shoah n’est-elle pas également une fondation privée ? Sa dotation financière ne repose-t-elle pas sur la restitution par l’État et les établissements financiers français des fonds en déshérence, issus de la spoliation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ? Qui pourrait s’en offusquer ?

Faut-il faire grief au Cercle algérianiste de vouloir rassembler des documents offerts par des rapatriés ? Qui reproche à la CGT d’avoir créé un Institut CGT d’histoire sociale, conservant des «archives relatives aux activités confédérales et à celles des militants responsables de la CGT» ?

Quel historien refuserait de se rendre à l’OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste), organisme privé fondé par Guy Mollet, pour consulter les précieux fonds d’archives qu’il conserve, sous prétexte qu’il est lié au mouvement socialiste ? Faut-il bouder les archives de Saint-Gobain ou de Berliet, parce qu’elles sont propriétés d’organismes privés (de l’entreprise ou d’une fondation) ? On pourrait multiplier les exemples.

Quant à l’indignation sur la participation de financements publics au Centre de documentation, elle me paraît d’autant plus déplacée qu’elle émane pour une part d’organisations groupusculaires – comme le MRAP – bénéficiant de subventions publiques particulièrement généreuses qui constituent l’essentiel de leurs ressources.

Mais venons-en au fond de l’affaire.

 

la valeur des archives privées

Nul ne contestera, que les archives privées, complémentaires des archives publiques, constituent une  des sources essentielles de documentation historique. Au-delà de leur fonction mémorielle, elles sont indispensables à la connaissance et à l’écriture de l’histoire. Les services des Archives nationales consacrent, d’ailleurs, beaucoup de moyens humains et financiers  à les collecter, afin de les sauvegarder et de les mettre à disposition des chercheurs. Comment imaginer faire de l’histoire économique, sans les archives des entreprises ? Comment faire de l’histoire sociale en se privant des archives des associations, des partis, des militants ?

Le Cercle algérianiste entend recueillir, dans le centre de documentation de Perpignan,  les archives personnelles – de toute nature - de rapatriés. Pour ma part, je salue cette démarche et je m’en réjouis. Pourquoi ? D’abord parce qu’elle permet de sauver des archives qui, sans cela, seraient pour la plupart, définitivement perdues, détruites ou dispersées.

Dans leur grande majorité, les rapatriés d’Algérie nourrissent une méfiance née des blessures historiques des années 1960. Ils préfèrent, aujourd'hui, confier à un organisme associatif les documents qu'ils ont précieusement conservés plutôt que les confier aux services publics des archives. Tout comme le Centre de Documentation sur l’Histoire de l’Algérie (CDHA, Aix-en-Provence), le Cercle algérianiste leur offre un lieu de dépôt et de conservation auquel ils peuvent s’adresser en toute confiance. Ainsi les historiens disposeront-ils d’archives qui auraient été définitivement perdues autrement. C’est donc un service public qui est rendu, justifiant les subventions accordées.

 

il n’y a pas de «bonnes» et de «mauvaises» archives

Ces documents qui concernent la vie quotidienne des Français d’Algérie, en Algérie puis en métropole après leur exode, constituent une source d’information essentielle pour notre connaissance de cette histoire. Dictent-ils le contenu de cette histoire ? Evidemment non. Le Centre de documentation s’est engagé à mettre à disposition de tous les chercheurs les documents recueillis, laissant à leur responsabilité scientifique et morale, l’usage et l’interprétation qu’ils en feront. Autrement dit, à fonctionner sur les mêmes principes que les services publics des archives. Quelles garanties demander de plus ?

Pourquoi intenter un procès d’intention à ses fondateurs ? Il faut être prisonnier d’une conception très étriquée de l’histoire pour s’indigner d’une telle initiative, au lieu de s’en féliciter et de l’encourager. Ne devons-nous pas être comme les abeilles ? Toute fleur n’est-elle pas bonne à faire notre miel, où qu’elle se trouve ? J’ajouterai que, pour les historiens, il n’y a pas de «bonnes» et de «mauvaises» archives. Quant à moi, je préfère remercier les promoteurs de ce centre et me tenir à leur disposition pour contribuer à le faire vivre comme lieu de recherche sur l’histoire, mal connue – et trop souvent caricaturée –, des Français d’Algérie.

 

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le ministre Gérard Longuet

qu'est-ce qu'une "histoire franco-algérienne non falsifiée" ?

Enfin, que signifie cette revendication d’une «histoire franco-algérienne non falsifiée» de la part d’organisations et de personnalités qui  ont une conception hémiplégique de l’histoire, dénonçant à qui mieux mieux les «crimes» du colonialisme français, qui ont de l’histoire une conception procédurale, mais qui restent très discrets – c’est un euphémisme - sur les crimes et les massacres perpétrés par le FLN, dont ont été victimes des milliers d’Européens et des dizaines de milliers d’Algériens musulmans ?

Qui sont si peu prolixes – autre euphémisme - sur la politique de terreur du FLN, sur son recours massif aux enlèvements, à la torture et aux viols, pour imposer sa domination sur les populations algériennes et contraindre les Européens à quitter un pays qui les a vu naître.

Qui n’évoquent que du bout des lèvres le drame des harkis, victimes d’abord de la barbarie et de l’esprit de vengeance du FLN, qui ne leur pardonnait pas d’avoir combattu aux côtes de l’armée française, foulant aux pieds l’engagement souscrits lors des «accords» d’Evian, avant même que l’encre n’en soit séchée.

Qui vitupèrent l’ouverture d’un centre de documentation, mais font silence sur la fermeture des archives du FLN aux chercheurs ! Que ces donneurs de leçons, ces parangons de vertu, balaient donc devant leur porte !

 Daniel Lefeuvre

72440194_p.jpgprofesseur d'histoire contemporaine
université Paris VIII

 

 

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Politique

guerre d'algérie

colonialisme

Les nostalgiques de la colonisation s’agitent

Roger Hillel

Lundi, 30 Janvier, 2012

Le Chant des Africains a conclu dimanche l’inauguration du centre de documentation
des Français d’Algérie.

En cette journée de dimanche 29 janvier, la pluie, le froid, et le vent se sont abattus sur Perpignan ainsi que le méritait l’affligeante inauguration du Centre de documentation des Français d’Algérie. Affligeants les discours que devaient prononcer d’abord Thierry Rolando, président national du Cercle algérianiste, une association qui regroupe des milliers de pieds-noirs perdus dans la nostalgie de l’Algérie d’avant l’indépendance, puis Jean-Marc Pujol, maire UMP de Perpignan et enfin Gérard Longuet, ministre d’État. Un personnage à qui colle toujours à la peau son passé de fondateur, en 1963, du mouvement d’extrême droite, Occident. Ce passé, il l’a habilement exhibé après s’être fait huer pour avoir cité le nom du général de Gaulle. Et puis, pour retourner, non sans succès, son auditoire en sa faveur, il a fustigé les «adeptes de la repentance», et flatté «cette formidable entreprise de la présence française en Algérie».

 Et pour ne pas être en reste, il a achevé son discours en entonnant le Chant des Africains, suivi par une salle exaltée et rugissante et conclu l’inauguration par: «Vive le souvenir de la France en Algérie.» Ce slogan faisait écho à celui de Thierry Rolando qui avait terminé sa harangue par ce cri: «Que vive l’Algérie qui fut la nôtre, l’Algérie française.» Il faut dire que ces deux personnages s’apprécient. Le premier n’avait-il pas la veille, au congrès national du Cercle algérianiste, salué «le parcours politique particulier» du second, ajoutant à son endroit pour s’en féliciter, qu’il avait été «le leader du mouvement Occident». Encadrée par ces deux allocutions, celle du maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, se voulait larmoyante et pateline. Histoire de prouver son ouverture d’esprit, il avait parsemé son propos des mots: «Amour, vérité, justice, mémoire.»

 Des mots sirupeux qui ne sauraient estomper son hommage au commandant Hélie Denoix de Saint Marc, l’un des fondateurs de l’OAS, fait Grand Croix de la Légion d’honneur, le 28novembre 2011, par le président de la République. Jean-Marc Pujol est familier des coups bas, sachant se faire ovationner en s’insurgeant contre «ces falsificateurs de l’histoire, ceux qui ont voulu faire croire aux lendemains qui chantent en fournissant le goulag en URSS». C’est sous de tels auspices qu’a été conçu le Centre de documentation des Français d’Algérie désigné dans le message de Nicolas Sarkozy lu par son ministre Gérard Longuet comme «le musée consacré au souvenir des Français d’Algérie». On ne saurait mieux définir ce centre qui ouvre ses portes dans un haut lieu historique de la ville, le couvent Sainte-Claire, qui fit office de prison jusqu’en 1989. Tout un symbole: une ancienne prison pour emprisonner l’histoire.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 08:40
(DR)
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Fin du pays catalan français ? Mort du catalan, branche de l'occitan, lui-même issu du latin..?

Cette quête identitaire actuelle (Catalanisme, Islam, civilisation judeo-chrétienne...), chargé de mythologies et de préjugés racistes, risque de nous mener à la guerre civile... N'y a-t-il pas mieux à faire?

 

 

 

***Le Midisme ou les mythes du Midi

(ne faire plaisir à personne)

 

 

A l'heure d'Occitane, occultant le pays catalan…Quelques années après la Septimanie…Frêche er Carole, que des dégâts !

 

Delga a voulu dialoguer avec des musiciens. Elle connaît la musique, ne reçoit pas les politiques, les catalanistes. Ni les intellos : servent à rien, ces rigolos !

 

 

Le génocide culturel du pays catalan (ou Catalogne du Nord) en route depuis la République bonapartiste, jacobine, avec des instituteurs de Jules, ces fous de la laïque !

 

Perpinya, Pere Pine…Les Catalans ont le vin chaud.

 

 

Mythe solaire : Odeillo, Thémis, le four ?

 

 

Midi rouge, midi qui bouge pour inventer l'affront national…

 

 

Royaume d'Ovale : fric, violence (moins qu'au foot, certes), virilité, machisme, chauvinisme, paternalisme : "Ah ! Mes enfants ! Allez, les Petits !", citation coudercienne.

 

 

Le discours oenologique, à la mode .

 

 

Mythologie de l'Indépendance ou celle de la réunification des 2 Catalognes : le retour de l'enfant prodige ou le mythe du logis.

 

 

La chanson, aussi, est une vieille rengaine : "Quand l'équipe de Montauban rencontre celle de Perpignan…"

 

 

Et le service militaire ou la prison à trous, c'est encore tout un poème à Perpète…

 

 

La municipalité, n'en parlons pas, est devenue un bunker… Les débuts du maire ? Va savoir, c'est de la préHistoire !

 

 

Ah ! La Côte vermeille, le mur de béton ! La colline Matisse trouée par les taupes financières, les roux-sillons bradés. ET nous, les vieux Catalans, avons vendu nos vignes aux spéculateurs sans frontières… Et nous, jeunes Catalans,, fonctionnaires zélés ou Rastignac inconséquents, avons acheté pour les vacances, ces bicoques de papier…

 

 

Perpignan et l'exil : des fonctionnaires ou des intellectuels vers un autre Nord…

 

On est entreprenant à Perpignan, gagnan…

 

 

Et la gare de Dali, à Perpi, dans tout ça..? Encore une mythologie..?

 

JPB

 

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AVALANCHE IDENTITAIRE EN PAYS CATALAN


Communiqué de presse du CDC · Perpignan, le 9 août 2016


Le Comité Oui au Pays Catalan salue les nombreuses initiatives du mouvement de reconnaissance du territoire des Pyrénées-Orientales. Ces dernières années et ces dernières semaines, de belles avancées ont été obtenues : le « Comité du Roussillon » de Rugby à XV est devenu « Comité Pays Catalan », avec l’aval de la Fédération Française de Rugby (FFR). La Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) est devenue « CAPEB-Pays Catalan ». Le concours « Miss Roussillon » est devenu « Miss Pays Catalan », avec l’appui du Comité national Miss France. On ne compte plus les communes apposant la mention « Pays Catalan » sous leurs panneaux d’entrée. Le grand souffle identitaire a gagné les médias : la télévision publique décentralisée s’appelle « France 3 Pays Catalan », la station « Chérie FM Pays Catalan » a fait ce même choix et le journal L’Indépendant a ses propres pages « Pays Catalan ». Notre territoire s’exprime spontanément, sans politisation malvenue ni récupérations partisanes. Il souhaite devenir ce qu’il est, c’est à dire exister en tant que tel.


Le Comité Oui au Pays Catalan, fédérateur des forces favorables à la reconnaissance territoriale, est composé d’acteurs citoyens, politiques, économiques et culturels. Il propose un avenir institutionnel raisonné pour que le souffle identitaire ne se limite pas à un nom. Notre plateforme organise une grande manifestation en ce sens, le 10 septembre à 15h, au départ de la Place de Catalogne de Perpignan.


Comité « Oui au Pays Catalan » 
www.ouiaupayscatalan.tv
www.ouiaupayscatalan.com
contact@ouiaupayscatalan.com
Tel. 06 75 74 25 49


Pétition NON à l'Occitanie, OUI au Pays Catalan : www.ouiaupayscatalan.com.
Version papier à imprimer : http://www.cdccat.com/PetitionOuiAuPaysCatalan01072016.pdf

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE ​· ​Perpignan, 25 août 2016
Mm​ e​ DELGA NE NOUS COMPREND PAS


Mercredi 24 août, la présidente occitane Carole Delga a rencontré à Perpignan le groupe Al Chemist, porteur de nos valeurs identitaires. Nous apprécions cette formation musicale, dont le chanteur s’avoue modestement « troubadour moderne », mais pas analyste de notre société. A ce titre, sans rien ôter au talent de l’artiste, cette rencontre révèle un manque de considération envers notre territoire. La présidente se devait d’écouter un interlocuteur politique, comme la sénatrice et présidente PS du Conseil départemental, Hermeline Malherbe, et le maire de Perpignan et président de la métropole Perpignan Méditerranée, Jean-Marc Pujol, membre des Républicains.
Carole Delga a cherché à amadouer en déclarant « je respecte fortement les Catalans (...) j'entends cette inquiétude par rapport à la culture catalane ». Elle a même osé rappeler son projet d’​« Office public de la langue catalane », prétendu soutenir l'enseignement de la langue catalane... que le ministère PS de l’Education nationale veut réduire ! En contradiction totale avec Paris, cette promesse fantasque est vouée à fidéliser une clientèle d’électeurs du Roussillon, par la technique de la subvention et de l’emploi des copains. Mais surtout, elle entretient la confusion, car notre besoin est d’abord politique. Ainsi, résumer le débat à l’identité est un leurre qui permet d’éviter la question d’un ​pouvoir territorial fort à Perpignan​. Promoteurs de cette décentralisation poussée, nous avons lancé la campagne « Oui au Pays Catalan ».
Au chapitre économique, la présidente régionale a évoqué un « contrat d'avenir pour les Pyrénées-Orientales », le soutien aux énergies renouvelables, au train jaune et au mémorial de Rivesaltes. Cette blague ne résorbera pas notre crise endémique, soulignée par 1% de chômage supplémentaire au cours du dernier trimestre dans notre département. Non, en économie, l’échec socialiste national ne peut se traduire par un succès départemental. La Comtesse de Toulouse se moque de nous. Membre d’un parti en perdition idéologique, en est-elle seulement consciente ?
Contact presse : 06 75 74 25 49
     _________________________________________________________________________________________
Convergence Démocratique de Catalogne · 9, rue Camille Desmoulins 66000 Perpignan
Tel. 04 68 35 34 54 · ​info@cdccat.com​ · ​www.cdccat.com​ · ​https://www.facebook.com/cdc66​ · ​https://twitter.com/cdccatcom

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 08:02
Henry de Monfreid

Henry de Monfreid

Nous n'irons plus à Leucate !

D'ailleurs, rien à y voir ! La falaise ? Oui, pour en finir !

La petite rando, là-haut, au phare ? Bof, à côté de la côte catalane, c'est du pipi de chat...

Rien à y faire, rien de culturel, le néant, Leucate !!! A part les ateliers de Patrick Chappert-Gaujal, c'est vrai, il faudrait que j'y revienne…La nuit, comme un comédien maudit !

Et La Franqui ? J'adore cette plage ! Mais au loin, un burkini..? Sans doute, puisque le maire, sarko-crypto Le Pen, a interdit le voile (au pays du grand Monfreid, au pays des voiles, originaire de La Franqui, il faut le faire !)

Ce maire qui veut faire causer de lui a donc interdit le voile islamiste alors que pas une ombre à l'horizon…

C'est pas comme chez nous, au pays catalan, aucun maire n' a eu l'irresponsabilité d'interdire le burkini. Bravo les Catalans !

(Hier, j'ai parcouru toutes les plages de S!-Cyprien, de Cypriano au port, et j'ai vu une seule femme qui se baignait avec le costume incriminé, censuré…Et elle avait pas l'air d'être asservie par son homme…Et si elle le portait par conviction..? Vous croyez que l'Etat islamique a téléphoné aux militants arabes français non intégrés pour provoquer et mettre sur les plages la bombe burkinine..???

Bref, plus de Leucate ! J'y étais allé pour retrouver Claude Delmas qui faisait une conférence sur la frontière (à retrouver dans mon livre "CatalognArts"); durant le repas, quelques historiens audois avaient essayé de nous démontrer que la Catalogne n'a jamais été une nation, encore moins un Etat… En montant au château, le long de l'ancienne frontière de Corbeil, on avait envie de les fracasser dans le vide…Elle sert à ça, la falaise…

S'il y a un mort demain, on accusera un taré de l'Islam !

Bref, hier c'était mon anni, et je remercie tous les amis (presque 200) qui m'ont adressé mails, bons mots, dessins, poutous, etc...

Quant à mes "inimis" (d'inimitié), ils ne furent pas légion…Pourtant j'en titille pas mal, des élus illuminés…

Ainsi J.Marc Pujol n'a pas bougé…sous perfusion à Marrakech.

L'adjoint à la culture ne me parle plus depuis qu'il n'a pas voulu me prêter de salle pour une conférence (de Jacques Quéralt, de moi-même…) à Perpignan…

Ils sont comme ça, les politiques de Perpi, bêtes et boudeurs…On ne les changera pas…

Le seul politique à m'avoir écrit, c'est Nicolas Garcia: c'est un vrai, celui-là !

Le meilleur message fut celui de l'ancien libraire de la librairie catalane, catalanisme imbibé de culture américaine : le cher Joan-Mickaël Touron me traita d'islamo-gauchiste…

J'ai bien ri ! Merci les amis !

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 09:03
Femmes musulmanes dénudées - Religieuses catholiques costumées à la plage
Femmes musulmanes dénudées - Religieuses catholiques costumées à la plage
Femmes musulmanes dénudées - Religieuses catholiques costumées à la plage

Femmes musulmanes dénudées - Religieuses catholiques costumées à la plage

Burkini et provocation

 

Mes textes sont souvent provocateurs et donc subjectifs, loin de l'impartialité que l'on exige du reportage, du journalisme, de la réflexion intellectuelle ! Objectivité : la belle utopie !

 

Avant tout, je recherche le débat, les temps me semblant bien gris, et je l'ai trouvé puisque les commentaires ont été nombreux.

 

Je regrette cependant que certains aient recours à l'insulte (c'est bien sûr plus facile que la réflexion, je comprends ça) ou que d'autres miment la pensée de l'extrême-droite, du racisme, de l'islamophobie, de l'intégrisme catho et du fascisme rampant de quelques écrivains proches du FN : Renaud Camus, Houellebecq, Finkielkraut...

 

Je serais pour l'asservissement de la femme en tolérant le port du burkini sur les plages ? Au contraire, je suis pour la nudité, le libre choix féminin, la révolte des Femen contre toute autorité : père, mari, grand frère...

 

 Quand la beurette, l'Arabe, la Française d'origine maghrébine se fait traiter de "pute" par les mâles rétrogrades de sa tribu (cela se passe dans les milieux pauvres, des quartiers déshérités, où tradition, inculture et fanatisme règnent; pas chez les Musulmans aisés qui sont libérés ou tolèrent le burkini comme un effet de mode dans leurs plages privées de la Côte d'Azur ou d'ailleurs...), je trouve cela ignoble.

 

 Mais la modernisation de l'islam sera longue et ce n'est pas en interdisant, en s'opposant, en méprisant, en insultant, que l'on va régler le problème.

On sait d'ailleurs que les terroristes et les religieux radicaux n'attendent que ça : nos réactions, nos gestes violents et racistes pour enflammer le pays ! Notre intolérance entraînerait d'autres intolérances et l'engrenage serait fatal...

 

Beaucoup sont choqués de voir l'accoutrement musulman sur les plages et voudraient déshabiller ces femmes ou les voir rester chez elles : discrètes, voire invisibles ! Le problème serait réglé : cachez ce b…que je ne saurais voir ! 

 

Il est vrai que le burkini, en circulation depuis 2004, n'apparaît vraiment, de façon ostentatoire, que depuis cet été 2016; on est tenté de faire le lien entre la guerre contre Daesh et les attentats terroristes récents : le costume incriminé serait un signe religieux provocateur et si des incidents se produisaient, il faudrait le prohiber.

 

Or la laïcité l'autorise (loi de 2000) car il n'y a pas dissimulation du visage dans l'espace public; l'arrêté religieux ne peut juger de l'asservissement de la femme : c'est à elle de se révolter, de se libérer, même si c'est difficile. Cependant les motivations du port du voile islamique sont complexes et nous, occidentaux et croyants, nous n'avons pas le droit de penser à la place des Musulmanes; certaines ne veulent pas, en effet, être traitées de pute, mais peuvent avoir, en privé, une vie et une sexualité libérées (port du string, nombreux partenaires…); d'autres, fidèles à la tradition et très voyantes, tiennent à porter le voile et ce n'est pas, de leur point de vue, de l'esclavage, mais une sincère conviction.

 

J'avais voulu montrer dans mon texte que nous jugeons le plus souvent avec nos principes, nos préjugés, notre éducation judéo-chrétienne, sans faire un effort pour comprendre le pont de vue de l'Autre.

 

Dans cette optique, la réaction du pape et de la hiérarchie romaine et catholique est exemplaire : pas de jugement, pas d'ostracisme; ce n'est pas le cas du catho de base qui pousserait à la croisade pour chasser tous ces Arabes, comme Charlemagne et Charles Martel, héros de nos penseurs de la droite extrême et raciste…

 

Si nous pouvons démontrer que le port du burkini est une marque d'allégeance au mouvement terroriste, il faut changer la loi et limiter la laïcité, qui donne la libre expression à tous les courants de pensée et de croyance !

 

Quant à nos belles âmes, à nos belles dames qui défendent la condition féminine, dans les meurs, elles pourraient lutter pour une émancipation sociale et économique : les femmes, Françaises de "souche" ou de "sol" sont surtout victimes du chômage, du mépris des supérieurs, d'inégalités de salaire…sans oublier le racisme ambiant et le contrôle policier, quand elles sont d'origine africaine… On voudrait, mesdames, vous voir dans ces combats-là !

 

JPB

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 08:19
Mosaïque villa romaine en Sicile

Mosaïque villa romaine en Sicile

 

…  Actualité du burkini

 

 

 A propos de la guerre au Moyen-Orient, du voile et du point de vue

2

 

 

Durant le long feuilleton irakien, depuis la crise du  Koweit le 2.8.1990, et le déclenchement de la guerre du Golfe, l'image des peuples arabes a été encore ternie.

D'abord, bien sûr, les médias occidentaux véhiculent l'idéologie dominante, c'est-à-dire le modèle culturel américain : libéralisme, réussite par l'argent, force militaire, mythes du cowboy, des GI'S, des hommes armés d'un pays qui produit des armes…

Les Européens n'ont pas réussi à affirmer leurs différences, leur propre culture et ne parlons pas des Arabes !

 

A l'exception de quelques poètes, intellectuels ou universitaires du Maghreb, invités à la télé, ou d'entretiens avec des Orientalistes tels que J. Berque, qui, en publiant une nouvelle traduction du Coran, a fait connaître la pensée  et la civilisation arabes…Ce sont les militaires, nouveaux philosophes, médiateurs inattendus ente l'événement et le public, qui étaient présents dans les lucarnes…

 

Les images télévisuelles montraient surtout des intégristes, des Irakiens dans la rue, fanatisés par Saddam Hussein, ou les foules d'Alger et d'Amman qui criaient "Bush et Mitterrand assassins".

 

Ces images étaient authentiques, mais le monde arabe ne se limite pas à elles. Nos médias ont encore glissé vers la facilité : il ne suffit pas de réaliser un journal sur le théâtre des hostilités; il faut savoir se dégager du point de vue occidental, chrétien, afin d'éviter l'européocentrisme.

De même que tous les Arabes ne subissent pas la propagande viscéralement anti-Israël, anti-Usa, tous les Palestiniens n'ont pas applaudi, comme l'a fait leur leader officiel, à chaque tir de scud sur Bagdad, au risque, d'ailleurs, de frapper leurs "frères" des territoires occupés…

 

Il faudra bien que d'autres chefs arabes apparaissent sur la scène politique, à l'aide d'élections libres, au sein de l'OLP, et dans les Etats éprouvant des difficultés à trouver leur propre voie après les épreuves de la décolonisation…

 

Les Musulmans devront redire la vérité et la poésie du Coran, trahies par la haine et le djihad …

 

Mais aussi, les Occidentaux doivent apprendre à accepter la vision originale de la civilisation arabe.

Le lecteur européen doit se replonger dans l'imaginaire de Simbad le marin, l'intelligence du livre des ruses et la volupté des livres érotiques…

 

Nous avons souvent peur de l'autre, de l'Arabe ou de l'immigré, parce que nous ne les connaissons pas ou ne voulons pas les connaître…

Prenons le temps de lire, que les médias  nous livrent une image positive au lieu de parler toujours de violence, de terrorisme, d'agressivité…

Problèmes de la Palestine, de néo-colonialisme en Afrique : la violence ne peut se taire tant que ces questions ne seront pas résolues…

A moins que certains dirigeants, entourés de financiers et de leaders économiques aient intérêt à ne pas régler ces problèmes, à ne pas instaurer la paix le machiavélisme n'a pas de bornes, et la faim, la mort d'enfants, la disparition de populations civiles et de migrants ne les choquent pas…

 

...texte écrit bien sûr bien avant les attentats terroristes des années 2015/2016…

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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