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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 09:57
Le festival de cinéma Confrontation débute à Perpignan

Le festival de cinéma Confrontation débute à Perpignan

*De notre lanceur d'alertes depuis PerpiPanama :

 

Dans les prochains jours, nous serons en mesure de révéler à nos concitoyens avides de vérité les turpitudes de nos dirigeants locaux (locos, aussi, parfois...)

Il sera temps alors de procéder à un grand nettoyage de printemps, de destituer ces grands maîtres du temps catastrophique, de leur ôter uniformes et indemnités, primes et pots-de-vin et de les rayer pour toujours de la carte politicienne...

Inventons une nouvelle Carte du Tendre !

 

Citoyens perpignanais, vous aurez donc quelle dynastie a bénéficié de pots-de-vins (d'appellation incontrôlées), dans les années 60/70 afin de construire une blanche ville nouvelle…

 

Quel homme politique influent a détourné des piécettes en faisant les poches et les parcs-mètres de notre aéroport de brousse (sans rapport avec le créateur du journal local)…Mais ça vous le savez déjà, et l'avez déjà oublié, dans la multitude des infamies et des corruptions…

 

Vous saurez tout sur Perpignangnan : ses hauts et petits faits, ses rumeurs devenues réalités. Tout sur le patrimoine maroco-panaméen d'un maire maître en pugilat, spécialiste en immobilier et productions de tomates…

 

Tout, tout sur Perpipognon et les interférences entre avocats, banquiers et grands ordonnateurs secrets des réactionnaires chenilles processionnaires de l'Occident blanco et catho-pédo-roméo…

 

Tout et le reste sur ces maires, Cocos ou pas, qui touchent des dessous de table en autorisant la construction d'hypermarchés et en se faisant construire des Villas par des migrants et sans-papiers, "parole de pompiers", dixit Zibeline dans son inoubliable recueil poétique "Malherbe vint enfin !"

 

Tout sur ce grand chef Socialo qui s'est fabriqué un bel électorat avec les descendants d'exilés républicains puis qui vote la déchéance de nationalité, dont avaient été privés les parents de ces enfants de l'exode...

 

Enfin, tout sur les circonstances de la plongée de Marine, au pied bien peu marin, mais bien vaseux, dans sa piscine en terre bourquinoise : qui, de Louis et de Jean-Marie, la poussa dans la fosse vide..?

 

le petit blogueur-en alerte...

 

 

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 09:18
Perpignan, la Procession du Sang et Or : mascarade macabre, obscurantisme, spectacle touristique, atteinte à la laïcité, idéologie identitaire : "Vive la mort"..?
Perpignan, la Procession du Sang et Or : mascarade macabre, obscurantisme, spectacle touristique, atteinte à la laïcité, idéologie identitaire : "Vive la mort"..?
Perpignan, la Procession du Sang et Or : mascarade macabre, obscurantisme, spectacle touristique, atteinte à la laïcité, idéologie identitaire : "Vive la mort"..?
Perpignan, la Procession du Sang et Or : mascarade macabre, obscurantisme, spectacle touristique, atteinte à la laïcité, idéologie identitaire : "Vive la mort"..?

 

        Perpignan, la Procession du Sang et Or : mascarade macabre, obscurantisme, spectacle touristique, atteinte à la laïcité, idéologie identitaire : "Vive la mort"..?

 

 

 

** Mme Josianne Cabanas, conseillère municipale chargée du patrimoine, auteure d'un livre sur l'histoire de "la procession du Sang" (Trabucaire éditorial) et de nombreux articles érudits sur la question.(1) est chargée de l'événement du vendredi saint et de la "Procession de la Sanch":

 

"Entre le XIXe siècle et 1950, la procession de la Sanch a eu lieu exclusivement dans l'enceinte de l'église Saint-Jacques. Je donnerai une conférence sur l'historique de la procession le 3 avril à 18h, Ancien Evêché. Invitation largement lancée ; vous retrouverez les dates des autres conférences et manifestations dans le programme rapidement à disposition à l'OT et autres lieux."

 

Ville de Perpignan : Comme chaque année, la semaine sainte est l’un des temps forts de la vie perpignanaise. Le festival de musique sacrée accompagne les moments religieux et traditionnels de la semaine sainte entre le 16 et le 26 mars. Retrouvez le programme complet de la semaine sainte sur http://urlz.fr/3eS1

 

(1) bibliographie :

  • J. Missonge et C. Camberoque, « La procession de la Sanch, à Perpignan », Connaissance du Pays d'Oc Montpellier, no 49,‎ 1981, p. 16–23 : Procession de la semaine sainte. Saint Vincent Ferrier, par ses prédications en Roussillon (1415), est à l'origine de la fondation le 11 octobre 1416 de la Confrérie de la Sanch ("du Précieux Sang de N.-S. J.-C."), chargée de la procession du Jeudi saint. Déclin à la fin du XVIII siècle. Restauration en 1950. 
  • Interdiction de l'évêque en 1970 (la procession devenue "mascarade"): conflit Eglise-religion populaire. La paix revenue aujourd'hui.
  •  
  •  
  • Jacques-Gaspard Deloncle, La Sanch : semaine sainte à Perpignan, Portet-sur-Garonne, Loubatières, coll. « Petit précis »,‎ 2002.
  •  
  • Lionel Goetz, La Sanch, Perpignan, Goetz,‎ 1993
  • Rose-Marie Tarradas, La procession de la "Sanch" des origines à nos jours, Perpignan, Université de Perpignan,‎ 1989

- - -

 

*    Archiconfrérie de la Sanch 

Association religieuse
Adresse : 5 Rue Église Saint-Jacques, 66000 Perpignan

Téléphone :04 68 51 14 91


*procession le vendredi 25 mars 2016 :

  • - - -D'autres "misteri" sont dédiés à la Vierge Marie :

 

• Le Misteri de la "Mater dolorosa" où Marie est debout au pied de la croix, assistant impuissante, mais résignée, au sacrifice de son Fils, sa poitrine ornée d'un cœur transpercé de sept glaives, chaque glaive représentant une des sept douleurs de Marie. 

 

• Le Misteri de la "Pieta" où Marie est assise, recevant dans ses bras son Fils.

• Le Misteri de la "Soleda" où elle est debout au pied d'une croix nue, Jésus ayant été déjà placé dans le saint sépulcre; elle tient dans ses mains le suaire, tandis que ses yeux mouillés de larmes fixent l'instrument du supplice. 

 

• Les autres misteri évoquent :

le Christ portant sa Croix,

le Christ cloué sur la Croix

et le "Dévot Christ" sur son lit d'apparat devant la Cathédrale.

 

 

 

  • - - - Contre : Perpignan bafoue-t-elle la laïcité ?
  •  
  • 1.La ville se cherche une identité, coincée entre ses racines catalano-chrétiennes et l'installation d'étrangers, de Français d'autres régions et de migrants…Quête identitaire, défense de la civilisation judéo-chrétienne - débat orchestré par les nouveaux intellos réacs- quand la ville abrite des quartiers communautaires, gitans et maghrébins, turcs, russes…
  •  
  • Cette célébration ambiguë des sources chrétiennes du pays sous ses aspects les plus obscurantistes (procession sur le domaine public *) et de la promotion touristique mêle pitié sincère des uns, fanatisme religieux des autres et manipulation des rites à des fins touristicoles pour les organisateurs.
  • Pourquoi pas un circuit au sein des églises ? Pourquoi pas une procession nocturne, moins gênante pour la population, la circulation, comme à VERGES, Collioure, Bouleternère..?
  •  
  • JPB
  •  

*L'art religieux :

 

L'art peut rendre beau ce sommet de l'exhibitionnisme macabre célébrant l'idéologie obscurantiste des Cathos d'un autre temps...

 

  • Procession d'un autre temps, tradition passéiste, moyen-âge obscurantiste; où la modernité de la cité catalane ?
  •  
  •  
  • * Notons cette réaction, diffusée sur les réseaux sociaux :
  •  
  • Dolores Curnier /react-text 
  • Désolée. Je suis catalane. Fière de notre identité, de nos traditions, de nos paysages, de notre Canigou, de notre belle et bonne omelette pascale.
  • Mais ces personnages, me fichent une trouille bleue.
  • J'ai l'impression de voir des membres du KKK américain.
  • J'aime pas trop les personnages qui se cachent derrière un déguisement, un masque, sauf exception, évidemment.
  •  
  •  
  • **Voir mon article, déjà sur ce thème, en 2015, dans "leblogabonnel" du 22 AVRIL 2014 :
  •  

L'OBSCÈNE PROCESSION DU VENDREDI SAINT

 

- - -

 

1. Dans la phase de rénovation qui suivit le concile Vatican II (1959-1965), la Sanch, trop traditionnelle, ne fut plus en odeur de sainteté. Certains crurent voir derrière la capa ruxa l'ombre du Ku Klux Klan, et dans la procession, une survivance obscurantiste et folklorique. Un évêque de Perpignan, Mgr Joël Bellec, la chassa même des églises du diocèse. "

 (L'Express du 11.10.2001 "Les encagoulés de la Sanch)

 

 

 

 

2. extrait d'un article publié sur le site "Ouillade" du 26/12/2014:

 

- « Le Conseil municipal de Perpignan dans sa séance du mercredi 25 juin 2014 a fait l’acquisition pour un montant de 820 500 euros d’un immeuble situé au 8 rue de l’académie et appartenant à l’Association diocésaine de Perpignan. L’immeuble sera utilisé comme un lieu d’exposition d’objets sacrés dont certains dédiés à l’Archiconfrérie de la Sanch et à son histoire.

Cette acquisition foncière n’est en réalité qu’un marché de dupes visant à contourner la laïcité. La municipalité de Perpignan offre un cadeau substantiel à l’Association diocésaine tout en lui permettant de poursuivre sa promotion : c’est du gagnant/gagnant à tous les coups ! Ainsi, l’Association diocésaine garde inchangé l’usage du bâtiment, usage garanti de manière permanente, tout en étant déchargée des préoccupations matérielles ou financières de l’entretien du bâtiment.  Il s’agit en réalité davantage d’une subvention à peine déguisée. 

 

 

 

Une fois de plus, la frontière entre le cultuel et le culturel est franchie sans vergogne pour contourner l’exigence de laïcité. Un bâtiment acquis par une municipalité doit avoir une affectation laïque au service de l’intérêt général, et non pas au service d’une croyance particulière que la loi de séparation de l’Etat et des Eglises de 1905 range dans la sphère privée pour mieux garantir indistinctement toutes les croyances et la liberté de conscience.

 

Cette décision a été votée à l’unanimité des membres du Conseil municipal. Ce fut le cas notamment du pénitent à peine masqué de la procession de la Sanch de l’an passé, un certain Louis Aliot. La laïcité prônée par le Front National se révèle bien à géométrie variable… Le FN se situe clairement dans le système, englué dans les réseaux de connivence. Avec de tels opposants, la majorité municipale peut dormir sur ses deux oreilles !

 

La décision de solliciter une subvention de 10 % de la dépense auprès du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) dans le cadre du projet « Tourisme durable et Itinérance du savoir en cœur de Ville » est à cet égard édifiante et révélatrice.

 

 

 

 

 

 Procession du Sang : Perpignan, ville touristique : 

 

 

 

 

copyright : www.perpignantourisme.com

 

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 07:41
Poésie à Prades - L'Hermione, conférence à Banyuls ce samedi 16 mars 2016 à 16 h, salle Novelty
Poésie à Prades - L'Hermione, conférence à Banyuls ce samedi 16 mars 2016 à 16 h, salle Novelty

Poésie à Prades - L'Hermione, conférence à Banyuls ce samedi 16 mars 2016 à 16 h, salle Novelty

 

 

**

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Prochaine conférence :

Samedi 19 mars

L'Hermione, frégate des Lumières,

à Port-Vendres… entre deux mondes

Jean GARIDOU

 

Dominique Baudry

Secrétaire

dominique.baudry@wanadoo.fr

 

- - -

 

 

 

* Mémoire du camp de Rivesaltes :

 

Un rassemblement de harkis aura lieu le 19 mars devant le mémorial de Rivesaltes, à 13h30, pour la reconnaissance et la réparation (et non à la falsification) de leur histoire.

 

- - - - 

 

*POESIE : 

    POESIE/PRADES :

 

            le 19 mars au pessebre à Prades

 

Notes à l'usage de nouveaux apports à la causerie 

                            "Je est un autre" d' Arthur Rimbaud

 

Avant -propos: 

l'exercice de la causerie peut présenter une certaine ambigüité du fait que ce qui y est dit s'adresse à la fois à cet autre qui cause avec moi et au public présent dans la salle.

Il faut rajouter à cela que pour celui qui écoute, et qui découvre cet échange verbal à la fois ordonné mais en partie improvisé, qui garde une certaine spontanéité et la possibilité de maladresses, il risque de se trouver confronté à la difficulté d'interpréter certains termes en des registres qui peuvent être radicalement différents: par  exemple la notion de conscience en philosophie est importante dans la mesure où elle est centrale par rapport à la production théorique, et elle peut aussi devenir polyvalente si elle se trouve adjectivée (ex.: Cs cognitive et Cs morale); par contre en psychanalyse elle n'est plus un concept pertinent et perd de sa superbe, devenant exsangue comme une peau de chagrin.

La notion de sujet a le vent en poupe dans les deux domaines, mais désigne des objets totalement différents, sans perdre toutefois des raisons de manipuler ce concept et de se comprendre.

La gageure de cette causerie ne se limite pas à parler d' Arthur Rimbaud en tant que poète, mais à traiter son dire comme voyance, c'est à dire ouverture à la conceptualisation et à l'évolution du discours lui-même ("la poésie sera en avant" disait Arthur); ainsi la parole du poète éclaire ces deux discours, au premier abord hétérogènes,du philosophe et du psychanalyste, et on sait qu'il les enrichit. Cet autre qui surgit tel un diablotin hystérique va, en réalité, renouveler le champ philosophique et ouvrir à la découverte freudienne de l'Inconscient, en même temps qu'il révolutionne l'écriture poétique elle-même (Boum! Boum! Sur les règles de versification)

Dès lors le Rimbaud poète s'efface en tant que poète pour produire un lien subtil entre ces trois instances de recherche sur la compréhension de l'être humain:

  • la poésie en tant que langage spécifique et producteur d'une pensée propre;
  • la philosophie en tant que regard différencié où vient s'éclater le MOI;
  • la psychanalyse, en tant qu'elle interroge sur ce continent caché d'un arrière de la conscience
  • et sur la mise à jour du désir à l'œuvre;

Dans ce jeu de miroir entre le Je et l'autre, s'incurve le Moi comme une entité qui vacille, qui perd la consistance durement acquise au firmament des siècles, dans le dur labeur de l'établissement de La connaissance et qui se découvre dans la nudité ontologique du vide. L'Autre, étrange figure allégorique d'un Je recalé sur la nécessité de s'atteler au concept énigmatique de Sujet où viennent converger de nouvelles sciences comme la linguistique et bien sûr la psychanalyse.

 

Comme on a pu le dire de Voltaire à propos d'un certain ruisseau, tout ça c'est la faute à Rimbaud:

    " Si les vieux imbéciles n'avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous     n'aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ont accumulé     les produits de leur intelligence borgnesse, en s'en clamant les auteurs"

                                                   (Rimbaud: lettre du voyant)

 

Le Moi auquel s'en prend Rimbaud est celui qui se trouve au centre du discours sur la Connaissance propre à notre civilisation, qui commence avec Socrate, rebondit avec Descartes (qui lui aussi effectue un grand balayage en direction de la scolastique) et aboutit à Nietzsche (qui met le bon Dieu au placard des antiquités et promet un homme nouveau nanti de sa propre Volonté de puissance: "Dieu est mort, nous l'avons tué"). Une fois grignotée l'existence de Dieu il ne restait plus qu'à vider la substance du Moi du nouveau champ épistémologique; vieille baderne à jeter aux ordures. Et Rimbaud ne s'en prive pas, qui dans sa révolte s'attelle à faire s'écrouler ces deux édifices faux-frères: la connaissance scientifique et la croyance en Dieu. Coexistence qui paraissait déjà difficile à Blaise Pascal, qui ne pouvait se passer ni de l'un ni de l'autre; le savoir et la foi deux mondes hétérogènes, inconciliables et pourtant concomitants. Choisir entre la loi des Philosophes et celle des Croyants serait faire sauter les verrous qui maintient intact le concept de Dieu.

Du coup Rimbaud fait sauter les deux, mettant en échec à la fois la conscience cognitive, derrière laquelle se cachait la métaphysique, et la conscience morale qui était parvenue à effacer tout sens de l'éthique (pourtant si présente dans la figure d' Antigone)

 

1  –  remarque sur quelques divergences culturelles au niveau de la structure du moi

 

  • c'est chez les protestants qu'on note le plus de suicides; pas moyen de décharger sa culpabilité sur l'autre (pas de curé pour se confesser);pas d'images où projeter ses fantasmes) face à Dieu on est seul et bien démuni ;
  • très peu de suicides également chez les Bouddhistes, du fait d'un léger déplacement du surmoi; pas de ressentiment (c'est oublié le lendemain);hier n'est plus; la page est tournée;
  •  

2  –  remarques sur le symbolique

  • Lacan voyait dans la méthode paranoïa-critique de Dali le fondement du désir de connaître;
  • sans angoisse pas de curiosité structurante; 
  • en même temps la parole est chargée d'affect (et on est derrière comme Sujet); "ça parle, et dans ce que ça dit ça échappe"; il y a paradoxe entre l'assujettissement au symptôme et l'acceptation du symbolique (que permet le langage); la rupture est souffrance et en même temps catharsis, libération (systèmes de déplacement);
  • le surmoi est féroce, source de toute angoisse, d'origine maternelle (mère imaginaire)on reste définitivement à sa merci ("merci papa merci maman" dit la chanson idiote) car on a toujours besoin de deux choses absolument vitales: de lait et d'amour;
  • pour tenir le choc il faut que le père et la mère symbolique interviennent simultanément;
  • c'est l'image du père qui est pacifiante                                l'amour
  •                     car elle contient le triptyque structurant        la reconnaissance de l'enfant
    • -la limite (l'injonction du NON);

    –  ce qui intervient dans le "Je est un autre" de Rimbaud c'est la dimension symbolique;

    quelle que soit la culture c'est toujours l' Autre qui construit le Je, qui le façonne par son     discours (et peut-être aussi par le langage du comportement acquis dans le quotidien; ce que     Bourdieu nomme "habitus"); 

  • le moi se trouve désormais en cage entre le Sujet et l' Autre;
  • l'objet petit a , lieu de substitution, c'est le réel non symbolisable et la source de nos angoisses (Sisyphe au secours!); l'amour c'est l'objet perdu, le plus précieux;

"l'amour c'est vouloir donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas" Lacan

    

  • mais la cage qui s'ouvre (lieu de l'inconscient), c'est ce qui permet l'accès à la cave d' Alibaba, d'où sortent toutes les richesses

le désir permet de surmonter tous les obstacles, faire fi de l'objet pour mettre en avant le sujet;

    "faire l'amour c'est se faire soi-même"      ( l'autre comme instrument ?)

 

3  –  le champ poétique

    c'est le parler vrai qui bouscule les retraits auxquels oblige le surmoi;

    c'est la poursuite d'un idéal d'humanité

    le passage par l'imaginaire apporte une matière symbolique hautement nutritive et     communicative où l'universalité du discours permet la symbiose entre le Je et l'Autre

  •  

 

Le 16 mars 1962

 

*Le 19 mars 1962 - (voir : 

Perpignan comme Béziers ne célèbre pas le 19 mars 1962 ...

leblogabonnel.over-blog.com/.../perpignan-comme-beziers-ne-celebre-p…)

 

1.

le point de vue du FN :

 

Communiqué de Louis ALIOT

Député Français au Parlement Européen

Conseiller municipal et communautaire de Perpignan

 

 

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Le Président de la république, en participant aux commémorations du 19 mars 1962, va porter atteinte à la mémoire des anciens combattants Français, harkis et rapatriés de la guerre d’Algérie. On peut choisir n’importe quelle date sauf le 19 mars avait pourtant averti François Mitterrand le 24 septembre 1981.

 

Cette date n’est pas celle de la paix, mais celle du déchaînement de la violence et d’un génocide. Après cette date, plusieurs centaines de soldats et plusieurs milliers de civils français et musulmans ont été enlevés et assassinés ou ont disparu, et 150 000 Harkis ont été sauvagement torturés ou mis à mort par le FLN socialiste et ses complices dans les semaines qui ont suivi le soi-disant cessez-le-feu.

Comme le reconnaîtra l’ancien leader FLN Hocine Aït Ahmed«…Il y a eu envers les pieds-noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. »

 

Commémorer le 19 mars 1962 constitue une insulte pour tous, militaires, harkis, et civils de toutes origines et de toutes religions tombés pour la France avant et après cette date.

Le 19 mars 1962 est la conséquence directe de la défaite politique négociée, acceptée et assumée par le gouvernement gaulliste de cette époque ! Il est pour de nombreux français la marque d’un abandon et d’une tragédie qui aura couté la vie à des milliers de civils innocents !

Parce qu’il est le Président de tous les Français, le Président de la république ne devrait pas participer à cette commémoration à moins qu’elle ne soit une énième concession faite au pouvoir pourtant peu démocratique Algérien à l’identique de celle qui a consisté à remettre la Légion d’Honneur au ministre saoudien de l’Intérieur.

 

- - -2. Benjamin Stora : "La guerre d'Algérie continue dans les têtes, les cœurs, les mémoires"

08h42, le 18 mars 2016, modifié à 11h11, le 18 mars 2016

  •         
  •  

COMMÉMORATIONS - Pour l'historien Benjamin Stora, le défi des commémorations de la guerre d'Algérie est d'éviter une "communautarisation de la mémoire". 

 

De toutes les commémorations historiques en France, la fin de la guerre d'Algérie est l'une des plus problématiques. Alors que François Hollande rendra hommage aux victimes du conflit samedi 19 mars, le choix de cette date, qui correspond à l'entrée en vigueur du cessez-le-feu après les accords d'Evian du 19 mars 1962, provoque de houleux débats.

Mettre fin à la "guerre des mémoires". Benjamin Stora, professeur d'histoire à l'université Paris XIII, note en effet que "des groupes de mémoire extrêmement nombreux et puissants" se sont formés après la guerre d'indépendance. Harkis, anciens soldats appelés, immigrés algériens en France... "54 ans plus tard, chacun de ces groupes s'enferme dans son propre rapport au passé", note l'historien. "Le risque de la division, de la séparation, de la communautarisation des mémoires est réel." Dans ce contexte, "la guerre d'Algérie continue dans les têtes, les cœurs, les mémoires. Le problème décisif reste d'essayer d'y mettre fin", estime Benjamin Stora. D'où la nécessité de proposer une date de commémoration. Sans cela, "vous restez dans une guerre des mémoires", estime le professeur d'histoire.

Polémique autour de la date. Mais quelle date choisir ? En 2012, le Parlement a adopté une proposition de loi pour faire du 19 mars une "journée nationale du souvenir" des victimes de la guerre d'Algérie. François Hollande a donc suivi le calendrier commémoratif officiel. Mais à droite, cette initiative ne passe toujours pas. Chaque année, des maires boycottent les cérémonies. Jeudi, Nicolas Sarkozy s'est fendu d'une tribune au Figaro pour critiquer les commémorations du gouvernement, arguant que la guerre s'est poursuivie "pendant des mois" après le 19 mars. "Le rapatriement des Français d'Algérie, les victimes des attentats, les exactions contre les harkis, autant d'événements douloureux qui ne peuvent pas être effacés de l'Histoire officielle et rejetés vers le purgatoire de notre mémoire collective", écrit l'ancien président.

Le 19 mars, important pour les appelés. Benjamin Stora, de son côté, semble se ranger du côté de François Hollande. Tout en confirmant qu'après le 19 mars 1962, "il y a eu une sortie de guerre épouvantable", marquée par les exactions, l'historien rappelle que "le groupe le plus important de cette guerre, ça reste les [soldats] appelés". Environ "1,5 million de jeunes hommes sont allés en Algérie. Et pour eux, la date du 19 mars 1962 est fondamentale. Elle signifie la fin des épreuves, le fait de retrouver sa famille et son travail."

 

- - -

 

Le point de vue de l'historien N.Lebourg (Ce que signifie la haine du 19 mars 1962 | Slate.fr

www.slate.fr/story/99215/haine-19-mars-1962 )

 

La décision de Robert Ménard de débaptiser une rue commémorant les accords d'Evian n'est pas un phénomène isolé, mais un geste qui permet d’éclairer la tentation national-populiste et notre propre rapport à notre histoire.

Débaptisée le week-end dernier par le maire de Béziers Robert Ménard, la rue du 19 mars 1962 se nomme désormais «rue Commandant Hélie-de-Saint-Marc (1922-2013)», en référence à une des figures du combat pour l’Algérie française. Ce n’est pas là un épiphénomène renvoyant à de foutraques obsessions de l’extrême droite. Robert Ménard est un homme adapté à son terrain, mais son hostilité à la date du 19 mars (qu'il a également manifestée en mettant en berne les drapeaux de sa ville) permet de comprendre bien des enjeux travaillant la société française dans son ensemble. Comprendre son geste permet d’éclairer la tentation national-populiste bien au-delà des milieux sensibles à la thématique «Algérie française», et également de questionner notre rapport social à cet épisode colonial, dorénavant obsessionnel en nos mémoires.

 

Le 19 mars est-il la fin de la Guerre d’Algérie?

Devant un parterre de 2.000 personnes venues de tout le sud de la France, l’ancien président de Reporters sans frontières s’est exclamé:

«Oser dire, oser laisser penser que la guerre, oui, la guerre d’Algérie, s’est terminée le 19 mars, le jour de la signature des accords d’Evian, n’est pas seulement un mensonge, c’est une ignominie, une insulte à la mémoire de tous ceux –pieds-noirs, harkis, jeunes du contingent– qui ont été torturés, qui ont été émasculés, qui ont été tués, qui ont disparu après cette date, après cette capitulation, après cet abandon.»

D’emblée, on remarque que la nostalgie Algérie française revendique désormais le terme de «guerre», alors même qu’il a fallu attendre 1999 pour que la France reconnaisse qu’il s’est agi d’une «guerre» et non d’«opérations de maintien de l'ordre». La crispation n’est donc pas exempte d’ouverture, même si le terme «guerre» paraît surtout permettre de mettre en cause l’abandon à l’ennemi de populations françaises. C’est là le cœur de l’argumentation de la mobilisation contre le 19 mars: les massacres de harkis perpétrés après cette date ne permettraient pas que l’on puisse considérer la guerre comme alors achevée.

 

D’un point de vue historique, l’argumentaire n’est guère recevable car les historiens ne fonctionnent pas sur une répartition guerre/paix mais mettent en avant la notion de «sortie de guerre». Ainsi, après la Libération en 1944, la France a connu des exécutions sommaires, des internements «jusqu’à cessation des hostilités», officiellement promulguée au printemps 1946, l’organisation du ravitaillement, etc. On ne se défait jamais d’un conflit quand on a signé des accords de paix: c’est un processus plus délicat qui mène à l’état de non-belligérance. Le fait que des massacres aient suivi les accords de paix ne constitue donc pas rationnellement un argument pour ou contre la commémoration de cette date. C'est une question politique, mais non historique.

 

Les harkis, une tragédie française

En outre, les massacres de harkis et leur sort après leur rapatriement constituent d’épineuses questions. Elles constituent le cœur du propos de Robert Ménard, qui lie ainsi diverses thématiques:

 

«Nous sommes ici pour dire tout cela à ceux qui armaient le bras des assassins, des bourreaux des Français d’Algérie. Des assassins, des bourreaux qui nourrissent encore aujourd’hui une haine à l’égard de la France, de ses valeurs, de son histoire, de ses combats, de sa civilisation. Une haine qui pousse certains à abattre des journalistes parce qu’ils sont journalistes, à abattre des policiers parce qu’ils sont policiers, à abattre des Juifs parce qu’ils sont juifs. Cette haine de la France est comme une insulte, comme une gifle pour d’autres musulmans, pour nos amis musulmans, pour nos frères harkis, eux qui ont choisi la France, qui sont morts pour la France. Eux qui ont été massacrés, certains écorchés vifs, ébouillantés. Eux qui ont été abandonnés sur ordre de l’État français, livrés à la vindicte du FLN.»

Ceux qui armaient

le bras

des assassins,

des bourreaux

des Français d’Algérie.

Des assassins,

des bourreaux

qui nourrissent encore aujourd’hui une haine à l’égard de la France

Robert Ménard

 

Qu’en fut-il précisément du sort des harkis? Les associations harkis ont sanctuarisé le chiffre de 150.000 personnes assassinées; un bilan fin est encore délicat à construire. Spécialiste des harkis, l’historien Abderahmen Moumen explique que le chiffre de 150.000 victimes «provient d’une péréquation à partir des chiffres du rapport de 1963 de l’ancien sous-préfet d’Akbou, qui estimait que le bilan des massacres dans son ancien arrondissement était situé entre 1.000 et 2.000 victimes: en multipliant ces chiffres par le nombre des 72 arrondissements de l’Algérie, on a abouti aux chiffres de 72.000 morts, selon la version basse, ou 144.000 morts selon la version haute, chiffre aussitôt arrondi à 150.000». Les historiens travaillant sur cette question ne sont pas encore parvenus à une estimation faisant consensus, faisant varier les bilans des massacres de 10.000 à 70.000 personnes.

 

Les harkis ont ensuite été victimes de politiques d’ostracisme. Si on ignore plus guère les difficultés qui furent souvent les leurs pour rejoindre la métropole, le traitement des harkis arrivés à destination demeure trop souvent méconnu. La nationalité française ne leur fut pas reconnue d’emblée: regroupés dans des camps de transit, ils durent la réclamer.

 

Les harkis, des indésirables?

Les camps pour harkis étaient parfois d’anciens camps d’internement récupérés. Selon les calculs d’Abderahmen Moumen, le plus grand site fut celui de Rivesaltes (juste à côté de Perpignan, pas très loin de Béziers), où avaient précédemment été concentrés des républicains espagnols, des juifs européens, des collaborateurs, des soldats allemands prisonniers de guerre et, juste avant, des nationalistes algériens –pour le lecteur soucieux de l'ensemble de cette histoire, je me permets de renvoyerà Rivesaltes, le camp de la France, que je viens de publier avec Abderahmen Moumen.

22.000 harkis y transitèrent entre septembre 1962 et décembre 1964. Des familles y demeurèrent jusqu’en 1977. Elles n'étaient ni internées, ni autonomes. Les personnes étaient plus traitées comme des réfugiés algériens que comme des français. Un abyssal mépris les couvrait, les échanges épistolaires entre administrations n’hésitant pas à les parler d’«incasables», de «déchets», d’«irrécupérables». Leurs prédécesseurs espagnols de 1939 étaient eux dits «indésirables». Dans une société désintéressée du sort des populations recluses, l’État donne libre cours à sa puissance biopolitique.

 

L’extrême droite sait toujours aujourd’hui mobiliser la représentation des «communistes porteurs de valise» et des «traîtres gaullo-communistes qui abandonnèrent les harkis». Tout est mis dans un même sac de manière à mobiliser contre la gauche le segment correspondant du corps électoral, méthode de toujours, qui n’a pas attendu l’invention du slogan «UMPS».

Mais, il est vrai que le Parti communiste français fit alors feu de tout bois. Ainsi, à propos du centre de Rivesaltes, la presse du parti n'hésita pas à titrer entre autres «Rivesaltes. Que compte faire le conseil municipal pour nous débarrasser des harkis» ou «Rivesaltes aura-t-elle une municipalité harki?». L'anti-impérialisme venait servir d'excuse à la péjoration ethnique, en un ton ayant peu à envier à celui de la presse d'extrême droite lorsqu'il s'agissait de fustiger les républicains espagnols rassemblés dans les camps français en 1939.

Les rapatriés, une cible politique convoitée

Mais, pour l'extrême droite actuelle, la thématique de l'abandon des harkis permet tout à la fois de se faire le chantre d'un patriotisme de contrat social et de faire passer un virulent message contre la présence d'origine arabo-musulmane en France. On le voit dans le discours de Robert Ménard, avec son saisissant raccourci qui mène des nationalistes algériens aux terroristes islamistes. Ménard n'hésite pas non plus dans son discours à proclamer: «colonisation de peuplement, disait-on de la présence française en Algérie. Il faut parler aujourd’hui, en France, d’immigration de peuplement, d’immigration de remplacement». L'analogie historique sert ici à légitimer la critique ethnique, avec une référence codée mais transparente au thème du «grand remplacement» –une thématique présente dans l'extrême droite radicale depuis des décennies, mais qui a su trouver le succès récemment, en lui soustrayant le fait que ce remplacement était jusque là censé être l’œuvre du complot juif.

Il n'y a pas qu'à Béziers que l'on se soucie de manier la mémoire de la guerre d'Algérie à des fins politiques. Les rapatriés, harkis et pieds-noirs, ont fait souche, principalement sur le littoral méditerranéen. L'Ifop a calculé que ce segment représentait 12% du corps électoral en Languedoc-Roussillon et 15% en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Chacun cherche cette manne. A Perpignan, la mairie UMP n'est pas moins hostile à la commémoration du 19 mars que celle de Béziers: longtemps appuyée sur la clientèle pied-noir, elle est entrée en concurrence sur ce terrain tant avec le FN qu'avec le PS. Ce sont les élus départementaux puis régionaux de ce dernier parti qui ont initié un projet de Mémorial de Rivesaltes qui ouvrira en septembre, avant les régionales. C'est là qu'une semaine avant le premier tour de la présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy était venu, en tant que président de la République, reconnaître au nom de la France la tragédie harki, avant que le candidat Sarkozy ne fasse le soir même un meeting extrêmement virulent contre l'immigration et l'islamisme.

 

La fabrique des mémoires

 

Avec Abderahmen Moumen, nous avions bien suivi ces opérations, ayant été tous deux contactés pour savoir si nous accepterions de servir de guide au président. J'étais allé finalement observer la contre-manifestation du FN. Quand Marine Le Pen et Louis Aliot sont allés diverses fois déposer des gerbes au souvenir des harkis sur le camp de Rivesaltes, je m'y suis aussi rendu. J'ai demandé à Marine Le Pen quelles leçons de l'histoire signifiait pour elle ce camp ouvert pour des républicains espagnols et fermé en 2007, le centre de rétention administrative pour immigrés clandestins qui y était ayant été déplacé, et agrandi, pour ne pas entrer en résonance avec le futur mémorial. Elle m'a réprimandé, s'exclamant qu'elle n'avait pas de leçons à recevoir, alors que ma question était tout à fait sincère (et que je me la pose toujours).

La mémoire n'est pas un phénomène spontané. Quand on étudie son histoire, on se rend compte qu'elle est une coproduction entre des institutions politiques et des groupes de la société civile. Quand il y a un segment électoral et un tissu associatif, comme dans le cas harki, peut émerger une mémoire, et on peut s'appuyer sur celle-ci pour construire une dynamique politique. Quand il n'y a pas de tissu associatif, les faits demeurent dans l'oubli ordinaire (il n'existe pas de «mémoire» des nationalistes algériens emprisonnés à Rivesaltes avant que n'y soient les harkis, ou des militaires coloniaux guinéens et indochinois qui y partagèrent un temps le sort de ces derniers).

 

La mémoire fonctionne comme un marché, avec des acteurs qui y visent à la concentration des capitaux sociaux. On a là une poursuite de l'histoire sociale, traçant une logique structurelle entre les phases du camp de Rivesaltes jusqu'à sa mise en mémoires –ce pourquoi nous avons traité ainsi la question de ses mémoires, plutôt que de rentrer dans une étude de l'émergence de son musée: c'eût été, en ce dernier cas, s'intéresser à sa production et sa réalisation, par exemple aux modalités de ses contrats publics, question certes légitime, mais déplaçant la focale.

Sur la question de la défense des rapatriés d'Algérie, l'extrême droite a une longue pratique. L'UMP et le FN se disputent la clientèle. Les socialistes ont accompagné la production d'une mémoire républicaine espagnole en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, mais essayent également d'investir ce champ –tant et si bien que nous en eûmes certains, l'autocollant «Je suis Charlie»  fraîchement collé, affirmant qu'ils ne voulaient pas voir publier notre ouvrage sur Rivesaltes, estimant que leur position quant à cet objet devait leur assurer le monopole de la production à son sujet... sans bien saisir que cette réclamation faisait démonstration de notre très pondéré et magnanime propos quant au fonctionnement des mémoires comme un marché.

La dynamique autoritaire

Le lieu

de l’ostracisme

est un lieu «autre» qui permet

la production

d’un espace public «normal»

Néanmoins, l'articulation identité-autorité fonctionne pleinement au bénéfice politique de l'extrême droite. On comprend dès lors bien le positionnement de Robert Ménard, qui n'avait pas fait mystère de sa fibre pied-noir durant la campagne des municipales. Peu auparavant, il avait publié un ouvrage intitulé Vive l'Algérie française! Béziers est une ville en grande difficulté: comme nous le rappelions dans une note publiée avant les élections municipales, 33% de la population y vit sous le seuil de pauvreté. L'équipe élue ne change pas le vécu social. Elle se sert de signes d'identité et d'autorité: ainsi des buzz organisés autour de la crèche de Noël placée dans l’hôtel de ville, ou des provocatrices affiches quant à l'armement de la police municipale... ou de cette opération quant au 19 mars. L'absence d'impact du politique sur les réalités socio-économiques est ici clairement compensée par une offre de signes en charge de réassurer la cohésion du groupe ethno-national majoritaire.

 

L'usage politique de la mémoire, pointant ici du doigt les personnes originaires des mondes arabo-musulmans, poursuit la dynamique dont furent en fait victimes les harkis eux-mêmes: la mise à l'écart de groupes minoritaires au bénéfice de l'unitarisme autoritaire. Il y a là une logique, quant on songe que l'histoire d'un camp comme celui de Rivesaltes nous montre que l’ostracisme de communautés dont le sort indiffère la société permet de générer du consensus grâce à sa démonstration d'une puissance biologique régulatrice. Le lieu de l’ostracisme est un lieu «autre» qui permet la production d’un espace public «normal». L'admonestation publique des minorités a des finalités proches. Cette question-là balaye le social, réenchante la politique aux yeux d'une partie de nos compatriotes. Elle paraît réaffirmer un semblant de récit groupal et de volontarisme des autorités. C'est pourquoi, ces jours-ci, à Béziers et ailleurs, ils iront manifester contre le 19 mars. C'est pourquoi, ces jours-ci, à Béziers et ailleurs, ils iront voter Front national.

Nicolas Lebourg

les 80 ans du Travailleur Catalan

Publié le 13/03/2016 à 22:05 par leblogcultureldyl

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Rencontre et lancement du Numéro spécial 80 ans

 

Samedi 19 mars Caves Ecoiffier à Alénya

 

15h:Présentation publique du numéro spécial du Travailleur Catalan(40 pages de souvenirs, de témoignages, d’analyses…)

 

16h:Débat « Menaces sur la pluralité de la presse et sur la profession de journaliste » avec Patrick Appel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité, Emmanuel Vire, secrétaire national du SNJ-CGT, Stéphanie Mora, rédactrice en chef adjointe à France Bleu Toulouse…

 

19h:Banquet populaire concocté par l’équipe Barboufat

 

L’entrée en matière: salade verte, son involtini de speck et son chorizo.

 

Au fond de la mer: poêlée d’encornets à la coriandre fraîche.

 

Au sommet de la montagne: fricassée de bœuf façon Barboufat.

 

Dans la campagne: bleu de chèvre ou camembert.

 

L’apothéose: gâteau fin pâtissier.

 

Apéritif – Vins – Café

 

21h:Spectacle

L’Agram

 

Joan-Llorenç Solé

 

Cris Cayrol

 

Les Madeleines

 

Pour participer au repas et assister au spectacle, achetez dès aujourd’hui le Ticket de 15 €

 

En vente au siège de Travailleur Catalan

 

44 avenue de Prades – 66000 PERPIGNAN

 

Tel. 04.68.67.00.88.

 

ATTENTION : Nombre de places limité !

 

 

 

 
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 08:58
Carte postale créée par André Scobelzine : photos et dessins ! Bravo !

Carte postale créée par André Scobelzine : photos et dessins ! Bravo !

 

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Communiqué de presse · Perpignan, 13 mars 2016

 

A PERPIGNAN, LE CLIENTÉLISME MUSULMAN DEVIENT DANGEREUX

 

La mairie de Perpignan a autorisé une réunion à caractère salafiste dans un lieu public, tenue ce samedi 12 mars après validation de la préfecture des Pyrénées-Orientales. Ce laisser-aller administratif a permis de recevoir le prédicateur radical Rachid Haddach, Salle des Libertés. En s’alignant sur un avis préfectoral manifestement erroné, la mairie de Perpignan prend des allures d’institution écervelée. Y’a-t-il un pilote dans l'avion ? Le non-droit, déjà installé dans certains quartiers de Perpignan où les autobus sont caillassés, s’introduit officiellement dans les locaux municipaux.

 

Convergence Démocratique de Catalogne juge indigne de notre société que des amis de la charia s’expriment sans entraves en Pays Catalan. Nous condamnons avec force l’empoisonnement des esprits, antichambre de la radicalisation des musulmans du Roussillon et de la radicalisation xénophobe de l’électorat. Il est indispensable d’éviter les amalgames entre islam paisible et islam radical. En assimilant ces deux concepts, la mairie de Perpignan endosse une grave responsabilité. Le clientélisme culturel était honteux, il devient dangereux.

 

- - -

 

 

Chers amis,

 

Comme moi, vous l'avez remarqué :

 

Louis XIV ? Disparu !

Napoléon Ier ? Aux oubliettes !

L’extraordinaire aventure coloniale ? Devenue un crime !

Austerlitz ? Silence radio…

 

Même la mémoire de la Grande Guerre est transformée en une insipide célébration pacifiste anachronique... C'est dire la bêtise de ceux qui nous gouvernent !

 

Peu à peu, la censure s’installe… violente ou sournoise, implacable.

 

On condamne Zemmour parce qu’il décrit ce qu’il voit… On met Onfray au pilori quand il dit la vérité. Qui sera le suivant ?

 

Semaine après semaine, il devient de plus en plus difficile d’exprimer une opinion différente de celle que nous impose le système…

 

Et pour Najat, Manuel, ou la "regrettée" Christiane, l’Histoire de France… c’est l’ennemi !

 

Alors que fait-on ?

 

J’ai décidé de réagir.

 

Après avoir publié une vingtaine d’ouvrages, j’ai fait le constat qu’il fallait, en parallèle, aller chercher là où ils sont les gens qui ne lisent pas… Or, ils sont…sur internet !

 

Je commence donc l’enregistrement d’une série de vidéos dans lesquelles je vais raconter aux jeunes générations la véritable histoire de France… en faisant le pari que cela intéressera aussi leurs parents.

 

Avec la petite équipe qui m’entoure, nous souhaitons fabriquer une série de videos de 26 minutes chacune, dans lesquelles je reviendrai sur tel ou tel épisode charnière de notre histoire commune.

 

Le gouvernement veut que vous oubliiez ce que signifie être français ? Nous allons faire le travail inverse ! Ensemble !

 

Et pour ce faire, j’ai besoin de vous.

Nous souhaitons une indépendance financière TOTALE pour produire ces vidéos. Et nous voulons qu’elles soient de qualité professionnelle ! Nous devons bien ça à la France qui nous a vu naître. 

 

Alors je lance aujourd’hui une cagnotte pour la production du premier épisode de 26 minutes dans lequel je raconterai l’incroyable enchaînement de circonstances et d’événements qui ont permis le déclenchement de la Première guerre mondiale !

 

Plus question d’avaler la propagande qui nous a volé notre héritage collectif ! Racontons la vérité aux enfants de France !

 

Il nous faut réunir 10.000 euros pour le tournage, les achats d’archives, le montage et le mixage.

 

Nous avons donc préparé cette cagnotte à l’adresse que vous voyez ci-dessous.

 

CLIQUEZ ICI POUR PARTICIPER 

 

C’est une plateforme entièrement sécurisée, et le montant de votre don est entièrement libre. Que diriez-vous de donner, je ne sais pas… 30 euros, par exemple, pour m’aider à raconter aux Français leur véritable histoire !

 

Une fois cette première vidéo produite, je la mettrai en ligne, gratuitement bien sûr,  à la disposition de tous, et pour toujours ! Les donateurs recevront par ailleurs un lien privé pour voir la vidéo dans les meilleures conditions, sans publicité.

 

Je sais pouvoir compter sur vous.

Chacun peut donner un petit peu… ou plus, selon ses moyens.

 

C'est ainsi qu'ensemble nous combattrons la propagande honteuse qui veut nous faire oublier notre gloire, et nous raccommoderons le fil rompu de la transmission entre les générations.

 

Aidez-moi à fabriquer ces vidéos !

 

Aidez-moi à vous raconter la merveilleuse épopée de la nation France !

 

CLIQUEZ ICI POUR PARTICIPER

 

Yves-Marie Adeline

 

Copyright © 2016 Yves-Marie Adeline, Tous droits réservés.

Ce courrier est envoyé aux lecteurs des sites de réinformation.

 

Yves-Marie Adeline

Poitiers

Poitiers 86000

France

- - -

 

J'ai trouvé ce passage sur Maillol (sur wikipedia) 

 

"Considéré comme un collabo à la Libération parce qu'il était l'ami du sculpteur Arno Brecker, Maillol est embarqué de force dans une Citroën de sbires nationalistes du PCF. On l'entraîne dans la forêt de Fontainebleau et on fait tomber un arbre sur la voiture (témoignage du peintre Ray Thiallier). Ce n'est que 20 ans plus tard qu'il aura droit à des funérailles nationales qui passent sous silence le crime du PCF, lequel parti a régenté pendant 50 ans le milieu intellectuel français acceptant silence et compromission."

 

Tout est faux : rumeurs et calomnies !! attention !!!!

 

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 10:48
Narbonne, Béziers, Perpignan : censures en tous genres - Pour Kamel Daoud

* Après les provocations de Robert Ménard, maire de Béziers, voici la morale artistique du maire de Narbonne:

 

 

 

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DIDIER MOULY, le maire pétainiste de Narbonne censure 4 photos de migrants + Nu de Basquiat, et m'envoie cet après midi sa police municipale au musée d'art contemporain L'aspirateur. Un policier m'a physiquement bousculé et menacé ...

 

LUCIE NUMBER2, parcours rétrospectif 1983-2016, L'Aspirateur, Narbonne. mars-avril 

"Sur le chemin de l'exil monochrome doré" work in progress, 

 

10-03-2016

©Louis Jammes

 

- - -

 

**Le maire de Perpignan ne savait rien de la conférence de "Salafistes" (modérés, selon eux) à la salle des Libertés. Il ne savait pas que ses services avaient invité Dieudonné das sa ville... M.Pujol n'était pas présent au vernissage de l'expo de Roger Cosme-Estève...Ne faites pas de vernissages le samedi : Le maire est autre part !!

 

-------

Mairie de Perpignan : Une annulation comme une censure !

 

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L'Association des Amis d'Alain Marinaro communique

Chers amis d’Alain,

 

Le concert prévu le dimanche 13 mars à la salle Bolte avec Amaury Viduvier et Guillaume Vincent est annulé, suite au refus de la mairie de Perpignan qui réserve cette salle exclusivement aux associations du quartier Ouest et pour des animations gratuites. Ce refus nous a été signifié le lundi 7 mars. Veuillez nous excuser.

 

 

Je vous rappelle que ce concert d’un niveau exceptionnel pourra être entendu le samedi 12 mars à 20h30 à Saint Laurent de la Salanque, salle du foyer rural.

 

------

 

*Le maire "algérianiste de Perpignan soutient-il K. Daoud..?

 

0033 (0)6 82 Des intellectuels de culture musulmane muselés

Soutenir Kamel Daoud

mardi 8 mars 2016

Par Didier Brisebourg

Permalien vers cet article

 

La polémique autour des écrits de Kamel Daoud, et de sa personne, est révélatrice d’un état d’esprit mortifère pour l’intelligence et la liberté. Je résume très succinctement l’affaire. Je ne discute ni les propos de Kamel Daoud, ni ceux de ses accusateurs. Je gomme volontairement les nuances et vous invite à juger vous-mêmes, à lire les textes de référence : mon propos ici vise à révéler le mécanisme pervers par lequel l’accusation d’islamophobie tue la culture.

Lors de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, des femmes ont été sexuellement agressées. Les réfugiés nouvellement arrivés en Allemagne, la plupart de culture musulmane, sont rapidement accusés de ces violences. La polémique enfle, les partis d’extrême droite s’en réjouissent en douce et dénoncent l’accueil de ces réfugiés voulu par Angela Merkel ; certaines associations féministes sont accusées de se taire au motif qu’il ne faudrait pas alimenter le discours anti-immigrés ; des animateurs de la « gauche » s’inquiètent d’une instrumentalisation des faits à des fins xénophobes.

Là-dessus, Kamel Daoud, écrivain et journaliste algérien vivant à Oran, publie deux textes1 qui accusent l’Islam actuel de créer des refoulés sexuels, d’entretenir une violence masculine vis-à-vis des femmes, de faire de la femme un être nié, tué, voilé ou enfermé. Il accuse en particulier l’islamisme d’entretenir un rapport à la femme fait de pornographie et de violence.

Le 11 février 2016, un collectif publie un réquisitoire contre Kamel Daoud.2 Ce texte est symptomatique de l’utilisation du mot « islamophobie ». Il illustre parfaitement le mécanisme de destruction de la pensée libre.

Ce mécanisme est tout entier contenu dans l’extrait ci-dessous :

« Après d’autres écrivains algériens comme Rachid Boudjedra ou Boualem Sansal, Kamel Daoud intervient en tant qu’intellectuel laïque minoritaire dans son pays, en lutte quotidienne contre un puritanisme parfois violent. Dans le contexte européen, il épouse toutefois une islamophobie devenue majoritaire. Derrière son cas, nous nous alarmons de la tendance généralisée dans les sociétés européennes à racialiser ces violences sexuelles. »

Kamel Daoud est donc accusé d’alimenter l’islamophobie en Europe. Comment ? Parce qu’il se comporte en laïque dans son pays et le dit. Au prétexte de cette islamophobie, il ne faut surtout pas interroger le rapport des sociétés de culture musulmane à l’égard des femmes. C’est-à-dire qu’aucune critique de l’Islam et des sociétés musulmanes ne doit être exprimée, y compris en Algérie, qui aurait pour conséquence de susciter l’islamophobie en Europe.

Mais alors, comment Kamel Daoud pourrait-il critiquer le comportement de la société dans laquelle il vit vis-à-vis des femmes s’il ne peut en critiquer la culture majoritaire ?

Comment pourrait-il accuser sa propre culture majoritaire sans tomber nécessairement sous l’accusation d’islamophobie ?

Nous voyons bien que c’est impossible : tout discours critique de l’Islam tenu d’un point de vue laïque tombe nécessairement sous l’accusation d’islamophobie. Il s’agit là d’un piège terrible.

« Laïques en terre d’Islam, taisez-vous ! » Voilà l’ordre donné par ces universitaires parisiens à la pensée libre en terre musulmane.

C’est là une négation de la liberté de penser et de dire, un déni de la liberté d’expression, une fatwa contre les penseurs réformistes de l’Islam, une machination digne des procès staliniens.

Ceci a au moins deux conséquences.

Non seulement, les Européens seraient des idiots définitifs, incapables de penser par eux-mêmes ce qui relève du racisme et ce qui relève de la critique. Mais d’autre part, c’est aussi le rejet de toute critique interne au monde musulman. Or, il se trouve quantité d’intellectuels de cultures musulmanes critiques de leur propre culture, comme il y en a aussi en Europe capables de critiquer la leur.

Kamel Daoud est victime d’une fatwa le condamnant à mort, prononcée par un imam intégriste3. On aurait pu attendre de la part de ce collectif au moins un soutien à une victime de la vindicte islamique. Mais non, rien en ce sens.

On voit bien à quoi sert le mot « islamophobie » ici. Il sert à museler ces intellectuels de culture musulmane qui jette un regard critique sur leur propre culture et sur l’Islam. C’est pourtant avec ceux-là que nous devons lutter contre le racisme et défendre la démocratie, la liberté, la laïcité et la fraternité, en Algérie et ailleurs.

 

Il y a cependant des penseurs musulmans qui soutiennent Kamel Daoud4, travaillons avec eux.

 

 

  1. http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html et http://www.nytimes.com/2016/02/14/opinion/sunday/la-misere-sexuelle-du-monde-arabe.html?_r=0 []
  2. http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/11/les-fantasmes-de-kamel-daoud_4863096_3232.html []
  3.  
  4. http://www.huffingtonpost.fr/mohamed-sifaoui/politiques-journalistes-et-intellectuels-se-mobilisent-en-faveur-de-kamel-daoud-condamne-a-mort-par-un-islamiste-algerien_b_6346060.html []
  5.  
  6. Fawzia Zouari : http://www.liberation.fr/debats/2016/02/28/au-nom-de-kamel-daoud_1436364 et Hamidou Anne : 
  7. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/02/23/kamel-daoud-haro-sur-un-ecrivain-revolte_4870196_3212.html []

 

 

  •  

* Quant au maire (communiste) de CABESTANY : communiqué du CDC

Communiqué de presse · Perpignan, 9 mars 2016

SUPERMARCHES : TROP C’EST TROP !

Depuis le mois de février, une zone commerciale supplémentaire se prépare en plaine du Roussillon, dans le secteur de la Costa Roja de Cabestany. Convergence Démocratique de Catalogne dénonce cette nouvelle extension aprouvée par la mairie. Un nouveau supermarché, dans un territoire saturé, est une provocation. Plutôt que satisfaire la voracité des grandes enseignes et sacrifier toujours plus de terres agricoles, le maire Jean Vila serait plus avisé de développer une économie productive porteuse de valeur ajoutée. Nous l’invitons à se raviser, à la veille de ses 40 années de mandat municipal.

Notre formation politique a été la première à signaler la folie des grands marchands, qui menace les petits, saccage les terres agricoles et défigure les paysages. Cette tendance lourde déshumanise les centres-villes en les dépouillant de leurs boutiques et de leurs clients. Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT), censé assurer la maîtrise de l'urbanisme, est bafoué, selon le triste exemple de la zone commerciale de Rivesaltes-Claira. Un recadrage général est nécessaire pour stopper les élans des maires peu scrupuleux, pour ne pas compromettre l’avenir et pour extirper le Pays Catalan du scénario commercial auquel l’ont soumis certains élus, sous la pression des grands groupes.

Communiqué de presse · Perpignan, 9 mars 2016

SUPERMARCHES : TROP C’EST TROP !

Depuis le mois de février, une zone commerciale supplémentaire se prépare en plaine du Roussillon, dans le secteur de la Costa Roja de Cabestany. Convergence Démocratique de Catalogne dénonce cette nouvelle extension aprouvée par la mairie. Un nouveau supermarché, dans un territoire saturé, est une provocation. Plutôt que satisfaire la voracité des grandes enseignes et sacrifier toujours plus de terres agricoles, le maire Jean Vila serait plus avisé de développer une économie productive porteuse de valeur ajoutée. Nous l’invitons à se raviser, à la veille de ses 40 années de mandat municipal.

Notre formation politique a été la première à signaler la folie des grands marchands, qui menace les petits, saccage les terres agricoles et défigure les paysages. Cette tendance lourde déshumanise les centres-villes en les dépouillant de leurs boutiques et de leurs clients. Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT), censé assurer la maîtrise de l'urbanisme, est bafoué, selon le triste exemple de la zone commerciale de Rivesaltes-Claira. Un recadrage général est nécessaire pour stopper les élans des maires peu scrupuleux, pour ne pas compromettre l’avenir et pour extirper le Pays Catalan du scénario commercial auquel l’ont soumis certains élus, sous la pression des grands groupes.

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 08:57
Buren - Musée d'art contemporain de Sérignan.

Buren - Musée d'art contemporain de Sérignan.

 

 Débat : faut-il publier un tel texte, rempli de réflexes racistes, de jugements moraux prêchant l'exclusion, la haine, tout en faisant croire que ces constations sont la réalité : il est possible de trouver de telles situations, mais le danger est, comme toujours, de généraliser. 

Les étrangers ou les Français d'origine étrangère sont stigmatisés parce qu'ils imposeraient leur "culture" à la société française : le texte vise surtout les Maghrébins, c'est-à-dire des Français vivant en France, nés de parents  d'Afrique du Nord, venus en France pour des raisons économiques ou après la décolonisation (guerre d'Algérie, exil des Harkis...)

 

L'idée du "grand retournement" due à l'écrivain Renaud Camus, laissant croire que la population issue du Maghbeb (3ème, 4ème génération...) va nous submerger, tuer la "civilisation" française, européenne, catholique...et pour tout dire supprimer les racines de notre culture et rendre minoritaires les "Français de souche" dans leur propre pays, constitue un fantasme entretenu par la rumeur, à cause de quelques cas douloureux vécus dans la cohabitation  quotidienne dans des quartiers pauvres devenus peu à peu des ghettos. D'où l'essor croissant du score du Front national aux élections...

 

On connaît tous ces jugements rapides : "Ils viennent se faire soigner chez nous; ils ont priorité pour obtenir un logement; ils viennent nous prendre notre travail"…"Ils font des enfants pour avoir des allocations…"

 En outre, le phénomène des migrants ne peut qu'accentuer cette vision noire de l'Etranger, opposée à la tradition d'hospitalité et de solidarité inhérente à la patrie des droits de l'Homme...

 

 

JPB

 

 

 

 

 

 

 SARDOU : Encore un que l’on ne verra plus sur les antennes TV

 

   

 

Lettre à M. Hollande :

 

Je m’en fous … je suis laïque !

 

Moi, l’Islam, je m’en tape le coquillard… Je me contrefiche des hadiths, des sourates et autres corâneries. Ça ne m’intéresse pas de savoir s’il y a des musulmans pas vraiment islamistes, mais un peu islamiques, des islamistes modérés fréquentables, des immodérés franchement antisémites, des islamiques plus ou moins pratiquants, etc., etc. 

Ce qui est en jeu aujourd’hui est simple, beaucoup plus simple : La France est colonisée par des gens  d’origines diverses, on assiste à une destruction de notre civilisation, par une et d' autres cultures qui sont allogènes, contraires à nos mœurs, nos visions du monde et de l’homme, nos valeurs, nos habitudes, notre histoire…

 

Quel peuple accepterait ça sans broncher?  Donc le message est simple: ces cultures allogènes, on n’en veut pas !

On ne veut pas de leur religion, on ne veut pas de leurs valeurs, on ne veut pas de leurs mœurs, on ne veut pas de leur vision du monde.

On ne veut pas que la France devienne un pays du tiers-monde. 

On ne veut pas que ces valeurs importées s’installent en France et change notre vie et notre avenir.

On n’en veut pas des mafias chinoises qui découpent les récalcitrants au hachoir.

 

On n’en veut pas des Africains polygames qui excisent leurs filles, pompent la sécu et les aides sociales, profitent du système sans rien apporter.

On n’en veut pas des maquereaux roumains, albanais ou africains qui mettent sur le trottoir des gamines et leur cassent les jambes à coup de barre de fer si elles bougent un cil. 

On n’en veut pas des vrais-faux mendiants ou je ne sais pas quoi, qui font chier tout le monde, profitent allègrement du système et pleurnichent dans les jupes des associations à la con.

 

On n’en veut pas des types qui sous prétexte qu’ils sont d’origine maghrébine cassent, pillent, violent, brulent, trafiquent la poudre, les bagnoles, les armes… quand ils ne s’engagent pas dans des groupes terroristes et partent s’entrainer au Pakistan ou ailleurs…

 

Qu’ils quittent la France s’ils ne l’aiment pas : on ne les retient pas. On en a marre de voir des Blancs, toujours des Blancs, assassinés pour une cigarette refusée, une aile froissée, une querelle de voisinage…

 

On en a marre de voir des drapeaux palestiniens ou autre dans les manifs à Paris, et d’entendre des manifestants hurler des slogans anti - sémites et soutenir les pires racailles terroristes du Proche-Orient, la dernière fois que nous avons entendu ‘mort aux Juifs’ c’était sous l’occupation Allemande en 1941…

 

On n’en veut pas des mosquées, des imams payés par l’Algérie, le Maroc, L’Arabie Saoudite, qui passent leur temps à organiser le communautarisme, financent des groupes terroristes, planifient la destruction de notre civilisation, tiennent des discours ouvertement racistes, antisémites, anti-blancs, anti-occidentaux, et jouent aux « gentils » biens intégrés.

 

On n’en veut pas de pseudo « sans papiers » qui viennent chier dans nos églises et ne savent qu’exiger des droits qu’ils n’ont pas, font semblant de faire une grève de la faim et obtiennent tout et n’importe quoi …

 

On n’en veut pas des filles voilées à tous les coins de rue, à l’école, à la piscine, dans le métro. 

On n’en veut pas des cantines scolaires qui bannissent le porc pour ne pas déranger les pauvres élèves musulmans.

 

On n’en veut pas des gamins qui exigent qu’on réécrive les cours d’histoire au collège parce que ça ne leur plaît pas qu’on parle de la Shoah !!…

On en a marre des mensonges permanents sur l’Histoire, l’Église, l’esclavage, la colonisation… qui ne servent qu’à demander toujours plus : plus de droits, plus de pognon, plus d’aides.

 

On en a marre de payer des impôts pour ce que devient ce pays, la France... On en a marre de faire repentance à tout bout de champ pour tout et son contraire. On n’en veut pas des quartiers qui se délabrent et se tiers-mondisent au rythme de l’arrivée des étrangers. 

 

On n’en veut pas du racisme anti-blanc, des vexations, du racket, des marchés louches à même le trottoir, des lois pas appliquées, de l’interdiction de critiquer l’Islam, des associations « antiracistes ».

 

On a quand même le droit, non ? Alors, l’islam est peut-être une religion super, cool, « world », new age et branchée, mais voilà la vérité :

ON N’EN VEUT PAS !

 

On ne veut pas de l’islam et de la culture Arabo-musulmane !

On ne veut pas de la Tiers-Mondialisation en France !

En matière de culture, de civilisation, de valeurs, de religion, on a déjà ce qu’il faut en magasin, tu vois, et on n’a pas envie de changer. Clair ?

T’as compris bonhomme Hollande, où il te faut un dessin ?

 

ON EN A ASSEZ !

 

 

 

 ERIC ZEMMOUR EST DANS LE VRAI ACTUELLEMENT MALGRÉ LA POLÉMIQUE !

 On me met au défi de faire circuler ce texte, alors je Le fais !

 Pour les Français, Le train de l'Histoire arrive PEU à PEU à son terminus.

C'est fini. Il faut ramasser ses bagages et se préparer à descendre.

Quand la Seine Saint-Denis a commencé à pourrir, les Français de Souche ont quitté la Seine Saint-Denis transformée depuis en coupe-gorge.

De la même manière, ils quittent Lille, Marseille, Roubaix, les quartiers nord de Paris.

Progressivement, viendra Le jour où changer de ville NE résoudra pas Le problème.

Il faudra alors s' écraser ou bien quitter Le pays.

Peu à peu, Le Français de souche se fait remplacer et IL EST heureux!!

Il regarde béatement sa Nation partir dans Le tout à l'égout mais IL EST content.........

 

Dans la nature, quand un animal EST blessé, les rapaces viennent de partout.

Par leurs impôts, les Français financent les logements, la Nourriture et les soins de ceux qui sont en train de les remplacer.

Quand IL n' y aura plus assez de travailleurs pour payer les impôts, ça sera Le chaos et la violence.

 

Pour son immigration, la France a particulièrement choisi Des Populations incapables de gagner ou de produire NE serait-ce que "leur pain quotidien".

 

Et comme disait Vladimir Poutine : La France va devenir la colonie de ses Anciennes colonies !

 

SEULEMENT 30% DES FRANÇAIS DE SOUCHE VONT FAIRE CIRCULER CE  TEXTE SANS AVOIR MAUVAISE CONSCIENCE CE DEVRAIT ÊTRE 100 % !!

 

> > > > > > > > > > LE FEREZ-VOUS ?

 

 

 

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 10:16
Les élus parmi les élus (en chemise blanche, le maire de Perpignan, à ses côtés Fatima…)

Les élus parmi les élus (en chemise blanche, le maire de Perpignan, à ses côtés Fatima…)

 

 

Perpignan ou Perpignon..?

 

 

Je croyais, éternel naïf, que nos élus travaillaient de façon bénévole, désintéressée...

Je croyais en l'Homme, en nos représentants, à l'éthique, à l'humanisme, gros niais ! 

Je pensais que les fonctions électives étaient gratuites, big bêta que voilà ! Grosjean comme devant !

 

Notre maire vient de décerner des prix pujolesques

Au mérite. 

Tous ses conseillers et adjoints sont, bien sûr, méritants, mais certains le sont plus (en raison de leur action en ville ou grâce, parfois, à leur esprit courtisan) et ils ont eu une augmentation de salaire. 

 

Ceux qui n'ont rien obtenu, ce n'est pas en raison de leur indigence, mais parce qu'ils ont déjà des revenus corrects et un bon métier, une retraite agréable : ce doit être le cas de Mme De Noëll, ancienne directrice de l'école J.Ferry qui, malgré son sérieux et son expérience, n'a pas eu un centime ! 

 

Le cas aussi, sans doute, de Michel Pinell, ancien directeur d'une grosse agence bancaire : M. Pujol aurait tout de même pu récompenser cet adjoint à la culture qui a réussi à éteindre la fronde après la mise à mort de l'école d'art !

 

De même, la cantine de Richard Puly-Belli doit bien rapporter puisque cet homme dynamique et sympathique (je le pense vraiment, il ne faut pas lire mes phrases comme si elles étaient toutes ironiques!) n'aura rien (un pot-de-vin..? qui sait..?)

 

Et rien pour la séduisante Caroline Si peu fière ! Rien pour Romain Gros (trop marqué du fer de Codognès et de la férule de JP.Alduy..?

 

Nada pour Fatima :  poste en Région et en nature, ça va !

 

Parrat l'avocat, on comprend. 

 

Mais Nathalie Beaufils, c'est dommage, si engagée dans les affaires scolaires : trop modérée, cette centriste ?

 

Bref, on est content pour les récipiendaires : Chantal Bruzi a bien mérité dans Perpi l'insécure… (Lire le journal de Clotilde Ripoull : L'Indépendante)

 

Et Stéphane Ruel dans le commerce de proximité, même si tous les commerçants "sauvegardés" n'apprécient pas...

 

Et Christine Gavalda-Moulenat pour la jeunesse: dans une ville de vieux, il faut du cran !

 

Et Nicole Amouroux pour la propreté : c'est vrai, y a du progrès.

 

Et Virginie Barre, c'est juste, elle a embelli le cadre de notre vie, et on l'aime grâce à son père.

 

Et Suson Simon-à l'aise, elle se remettra de ses émotions avec 3000 euros…

 

J'ai gardé les meilleurs pour the end, car franchement c'est Pierre Barbé que l'on voit le plus à Perpi : animation, chansons, flonflons, il s'investit à pleins poumons et délaisse son commerce (demandez le 15) pour la mairie, pour notre cité ! Bravo !

 

Quant à Annabelle qui devient la 21 ° adjointe de Jean-Marc Pujol, elle a toute mon admiration : elle est à la fois sympathique, avocate, vive-présidente de l'urbaine communauté, élue d'opposition au CD66, élue du canton du Vernet !!! Comment fait-elle ?

En outre, mère d'une charmante petite fille, elle est aussi accaparée par son érudit de compagnon, ce charmant catalaniste libéral-libertaire qui nous rend plus intelligent en faisant l'inventaire, dans des expositions et catalogues, de la mémoire artistique et concentrationnaire du pays catalan. 

 

  Ce jeune couple mérite plus que de la menue monnaie : toute notre estime !

 

JPB

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 08:33
M. Jean-Marc Pujol et J.P.Bonnel (photo Jean-Marie Artozoul)

M. Jean-Marc Pujol et J.P.Bonnel (photo Jean-Marie Artozoul)

Lettre ouverte à M. Pujol, maire de Perpignan

 

Vendredi 5 février, à 18 heures, j'accueillais, à la librairie Torcatis, le public venu écouter la présentation de l'association Walter Benjamin et des lectures d'oeuvres du philosophe. 

 

De nombreux amis et personnalités se trouvaient dans la salle du second étage, préparée par Roger Coste (1), quand, tout d'un coup, vous surgîtes  (je n'oublie surtout pas l'accent circonflexe!), Monsieur Le Maire de Perpignan, sans complexe, et très chic, en costume noir trois pièces, de la nuit de Perpi dans la lumière (que dis-je , les "lumières" voltairiennes !) de la librairie Torcatis… mais très en colère et tenant à bout de bras un papier….

 

Je pensais que vous veniez, M. Pujol, pour participer au débat sur le philosophe juif allemand… Mais non ! Déception ! Vous mettez l'Histoire (et les histoires) avant la philosophie !

 

D'abord agressif, vous me criez que mon article (2) n'est qu'un tissu de ragots, que je pratique la délation et que c'est l'esprit de Vichy qui règne dans mon texte…

 

-Vichy, tiens, tiens, me dis-je, c'était l'accusation, quelques heures avant cette rencontre surréaliste, de C. Dufflot à l'égard de M. Valls, à propos de la déchéance de nationalité et de l'état d'urgence inséré dans la constitution…

Ainsi, on pourra être inquiété pour un grand "délit", notion vague, qui peut être un geste criminel mais aussi un délit d'opinion, la liberté d'expression étant alors menacée… Vichy, Pétain, Ies rafles, le régime qui va pourchasser les antifascistes, les intellectuels communistes ou juifs, qui vont devenir des apatrides… 

 

Bravo, M. Pujol, vous étiez bien dans le débat avec Walter Benjamin … Je vous ai alors proposé de vous exprimer devant la petite assemblée et de lancer la discussion, car c'est ce qui manque le plus ici à Perpignan et en France, en général…

 

Vous refusâtes, comme vous avez refusé quand je vous ai proposé un débat avec Benjamin Stora, sur l'Algérie, à l'occasion de la venue au salon du livre de Collioure, en août 2014, du directeur du musée de l'immigration…

 

Et vous continuâtes à me dire que vous aviez été blessé par toutes ces insinuations ordurières dont je m'étais fait l'écho dans mon article…

 

Je vous répondis que j'avais rassemblé des rumeurs persistantes, que j'avais voulu d'abord écrire un texte humoristique, ironique et poétique, en employant le conditionnel et en jouant sur les mots.

 

J'ajoutai aussi que c'était la liberté d'expression d'un citoyen, que c'était "l'esprit Charlie", que vous aviez si bien défendu, M.Pujol, en manifestant le janvier 2015, dans les rues de Perpignan… 

 

Or, vous me répondez alors que mon texte polémiste, ce n'était là ni la liberté de s'exprimer ni l'esprit Charlie…Vous m'apprîtes aussi que votre conseillère municipale Suzy Niquaise se trouvait dans un état grave à cause de mes attaques…Je lui souhaite -comme l'on dit- un prompt rétablissement: elle pourra alors m'inviter enfin à visiter le cercle algérianiste…(je lui ai donné 3 fois mon contact...)

 

Ragots, rumeurs, cochonneries...

 

Il est vrai, d'ailleurs, que j'ai longtemps hésité à publier ce texte qui, outre des aspects politiques précis, aborde des questions privées d'ordre sexuel… 

Puis je me suis dit : le plus grave, dans le domaine de la liberté d'expression, c'est l'autocensure… Combien de personnes, dans leur travail, face à la hiérarchie, combien de journalistes se censurent eux-mêmes… Je ne vais pas faire pareil, même si mon texte va sembler provocateur et se tenir en perpétuel équilibre entre le ragot malsain (ce que M.Pujol appelle la délation) et la vérité de l'information (mon texte est truffée de vérités).

 

 J'étais sur la ligne de crête, sur la corde raide et j'ai essayé de ne pas tomber dans l'abîme, c'est-à-dire dans la méchanceté "gratuite" : en fait, je ne vous souhaite, Monsieur Le Maire aucun accident de santé mais au contraire, je vous félicite de profiter de la vie pleinement…

 

Votre venue inopinée à la librairie Torcatis, votre intrusion soudaine, sans dire un mot aux libraires, me parlant pendant dix bonnes minutes sous les regards étonnés de l'assistance et sous les flashes de Jean-Marie Artozoul, correspondant des journaux La Croix du Midi et du Petit Journal, est assez étonnante…

 

 C'est une démarche directe auprès d'un "opposant" -qui a pourtant appelé à voter pour vous en mars 2014 (3) -, se passant ainsi d'un intermédiaire, avocat ou directeur de cabinet…Démocratie directe ! Oui, c'est, en fait, un geste démocrate de la part d'un… Républicain, et j'aime assez ! Je souhaite seulement que le maire organise cette démocratie dans sa ville en donnant la liberté d'expression à tous les citoyens dans des structures qui doivent être mises en place sans attendre...

Sans attendre que notre belle cité catalane n'entre en déliquescence avancée...

 

M.Pujol, merci d'avoir perturbé un peu la soirée consacrée à la littérature et à la philosophie. Vous êtes un sacré chahuteur..!

 

Il faut aussi dire, à votre décharge, que les raisons d'être en colère ont été multiples, la semaine dernière : outre mon blog, vous avez supporté les critiques de Clotilde Ripoull dans l'Indépendant et la colère de Louis Aliot lors du dernier conseil municipal. Vous n'auriez rien fait de positif depuis votre élection, clama l'ancienne conseillère municipale d'opposition. Vous auriez trahi la parole donnée, dénonça le leader du Font national… 

 

Ragots ou vérités, à vous de juger, à vous de répondre, dans mon blog ou ailleurs…

 

Face à ces dénonciations, mes allusions étaient bien légères et constituaient un exercice de style mêlant des références à des événements précis et des rumeurs d'en-dessous de la ceinture : un peu d'humour, M. Le Maire, et sachez que le peuple estime que les affaires privées d'un homme public ne sont jamais totalement privées, qu'elles ont un impact sur les affaires publiques…

Par exemple, le poste de conseillère régionale réservée à une conseillère municipale, qui s'est fait remarquer par un club de sport qui coûta si cher à la ville, et qui dispose, pour tout diplôme, pour tout viatique susceptible de l'aider à la Région, d'un Bafa…

 

 A vous, M. le Maire, de ne pas livrer votre flanc aux ragots, à vous de ne pas laisser filer les rumeurs, par naïveté ou par fierté mal placée, à vous de vous expliquer et de débattre...

Bien à vous.

 

JPB

 

---

 

(1)Joël Mettay, Gildas Girodeau, Manfred Flamembaum, Clotilde Ripoull, M.Mesplé, Georges Cazeneuve Madeleine Claus, Michèle Bayar, Nicole Gaspon…

 

Je remercie aussi Alain Tarrius (pour son message de soutien) ainsi que Nicolas Caudeville (qui m'a donné la parole - Voir le site "L'Archipel contre-attaque"), Fabrice Tomas, Laurent Fontquerny, Jérôme et Roger Ripoull…et, pour son beau texte :

 

---Isabelle Jouandet Je découvre l’incident et, partant, l’article litigieux. Nous sommes bien loin de l’esprit « Charlie ».

Ma première remarque tient à la liberté d’expression / d’opinion. Spécialisée en la matière, la XVIIe Chambre correctionnelle de Paris, a rappelé dans un jugement récent :

"A titre liminaire, il doit être souligné que, s'agissant d'un homme politique, les limites de la critique admissible sont plus larges, lorsqu'il est visé en cette qualité, qu'à l'égard d'un simple particulier; qu'en effet, il s'expose inévitablement et consciemment à un contrôle attentif de ses faits et gestes tant par les journalistes que par la masse des citoyens et doit, par conséquent, montrer une plus grande tolérance."

Ceci dit, cette réaction du Maire de Perpignan me paraît peu judicieuse : par son esclandre public, il fait lui-même publicité à l’article et d’une certaine façon prend le risque de donner crédit aux rumeurs énoncées. Or, à la lecture, ce texte évoque des ragots bel et bien existants, sinon fondés, que son auteur évacue avant même de conclure par un … « Et il aurait bien raison » …

 

Chacun apprécie, ou pas, le style de JPB teinté d’humour, parfois féroce. Reconnaissons-lui le courage d’écrire (tout haut) ce que beaucoup disent (tout bas) : au final, cela a le mérite de recadrer les choses. 

 

Enfin sur les blogs et les réseaux sociaux, leur existence permet un accès à l’information et au débat public dont les citoyens sont le plus souvent privés. La tendance de la plupart des hommes politiques et médias est au musellement et à la désinformation de l’opinion. Ce nouveau vecteur est bel et bien dérangeant mais nécessaire dans un contexte d’asphyxie de la liberté d’opinion.

 A nous d’exercer notre esprit critique et … de tolérance. Ceci est tellement vrai que les politiques prennent eux-mêmes d’assaut les réseaux ; le Maire de Perpignan lui-même n’a-t-il pas lancé avant les municipales de 2014 un "kit de campagne" à télécharger, contenant 9 images à insérer sous forme de bannières ou d'images d'accueil, sur les comptes Facebook et Twitter des électeurs volontaires.

 

- - -

(2) "Le maire de Perpignan entre rumeurs et vérités" (le blogabonnel du 4 février)

(3) voir le texte et les signataires dans mon livre "365 jours avec JMPujol" (dans les bonnes librairies) et sur le site de L'Indépendant.

Lundi 8 février à 17h30

Séminaire international

Séminaire d’Études Catalanes-CRIMIC et GRACMON (Université de Barcelone)

Art Nouveau - Modernisme : París-Barcelona (II)

Conférences

F É V R IE R En partenariat avec l’Institut Ramon Llull

UNIVERSITE PARIS-SORBONNE

CENTRE D’ÉTUDES CATALANES

9, rue Sainte Croix de la Bretonnerie – 75004 Paris Tél: 01 42 77 65 69 – Fax: 01 42 74 12 70 Courriel : centre.etudes-catalanes@paris-sorbonne.fr

Teresa-M. Sala (GRACMON, Université de Barcelone)
« Paris à Barcelone vue et exposée par les modernistes catalans »
Núria Aragonès ( GRACMON, Université de Barcelone)
« Costume et peinture : la parisienne mythe et source d’inspiration pour les peintres du modernisme catalan »

Eliseu Trenc (Professeur émérite de l’Université de Champagne Ardenne)
« Xavier Gosé et les derniers modernistes décadents, élégance et raffinement »

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:45
Dessins racistes (sauf la première image)
Dessins racistes (sauf la première image)
Dessins racistes (sauf la première image)
Dessins racistes (sauf la première image)
Dessins racistes (sauf la première image)
Dessins racistes (sauf la première image)
Dessins racistes (sauf la première image)
Dessins racistes (sauf la première image)
Dessins racistes (sauf la première image)
Dessins racistes (sauf la première image)

Dessins racistes (sauf la première image)

* Personnalité d'exception, c'est un personnage tranchant : on l'aime ou on la déteste.

Je l'estime, comme d'autres figures politiques : J.P.Chevènement, Simone Veil. Je cherche d'autres noms, en vain...

Femme intelligente, les imbéciles la haïssaient.

Femme cultivée, oratrice talentueuse, les ignorants la maudissaient….

Femme de gauche, au souffle révolutionnaire, les conservateurs, les politiciens de droite l'auraient bien installée au bagne de Cayenne...

Sa présence forte et sa parole en archipel révélaient les démons intimes des racistes et faisaient parler l'inconscient pervers des fascistes….

Ces dessins prouvent que la France est encore un pays de Barbares et de Terroristes. Ils sont chez nous, ces Blancs, ces Médiocres porteurs de béret et de baguette, prêts à sortir le fusil de famille pour chasser l'Etranger, le Migrant, le Noir, l'Arabe, le Sans-papier, le Gauchiste, le Coco…bref, celui qui ne lui ressemble pas...

J.P.Bonnel

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Christiane Taubira : Je suis une bête sauvage : quand je ne suis pas contente, ça se voit ! Si je suis heureuse, ça se voit aussi.

Christiane Taubira

Christiane Taubira, née le 2 février 1952 à Cayenne (Guyane), est une femme politique française.

Elle commence sa carrière politique comme militante indépendantiste, puis participe à la création du parti politique guyanais Walwari. Députée de la première circonscription de la Guyane de 1993 à 2012, elle est à l'origine de la loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité.

Candidate du Parti radical de gauche (PRG) à l'élection présidentielle de 2002, elle arrive en 13e position du premier tour de scrutin, avec 2,32 % des voix.

Elle est garde des Sceaux, ministre de la Justice du 16 mai 2012 au 27 janvier 2016, dans les gouvernements Jean-Marc Ayrault I et II, puis Manuel Valls I et II. À ce titre, elle défend au Parlement le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Son travail à la tête du ministère de la Justice est salué par la gauche alors que l'opposition juge sa politique pénale laxiste1,2,3,4.

Formation et carrière professionnelle

Née à Cayenne, Christiane Taubira est issue d'une famille éclatée — sa mère, Bertille, aide-soignante, morte à 49 ans, élevait seule ses onze enfants, dont cinq avec le père de Christiane, Georges Taubira, épicier à Cayenne, qui les avait abandonnés.

Elle est divorcée en 2002 du leader indépendantiste Roland Delannon après 20 ans de mariage, et mère de quatre enfants ; ils s'étaient séparés sur fond de crise politique, après qu'il eut constitué une liste dissidente à son épouse lors des élections régionales de 19985.

Titulaire d'un diplôme de troisième cycle en sciences économiques, d'une licence en sociologie et d'un certificat en ethnologie afro-américaine obtenus à Paris, elle a également suivi un troisième cycle en agroalimentaire du Centre français de la coopération agricole6,Note 1.

Elle devient professeur de sciences économiques en 19787.

Cofondatrice de l'association agricole Caricoop pour la Guyane (Confédération caraïbe de la coopération agricole)8, elle en est la directrice générale de 1982 à 1985. Depuis 1990, elle est membre de l'Office de coopération et de commerce extérieur de la Guyane (OCCE-G), un organisme dépendant du conseil régional de la Guyane.

Parcours politique

Militante indépendantiste et création de Walwari

Elle commence sa carrière politique en 1978 comme militante indépendantiste, notamment au sein du Mouvement guyanais de décolonisation (MOGUYDE)9, que son mari Roland Delannon a fondé en 197410. Elle dirige la revue indépendantiste Mawina11. Selon Robert Chaudenson, « ces mouvements anticolonialistes, impliqués dans nombre d'attentats, étaient très violents. » Roland Delannon, avec l'aide de l'UTG, prépare un attentat contre les installations pétrolières de Guyane qui échoue (le complot de Noël)12. Il est alors arrêté le 13 décembre 1974 avec 12 autres personnes. Elle affirme qu'elle a alors été obligée de vivre en clandestinité13,14. Roland Delannon est emprisonné pendant dix huit mois15 et l'arrestation des 13 personnes impliqués dans l'opération déclenche une grève générale de la part de l'UTG16.

Après l'arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République en 1981, elle cesse le militantisme indépendantiste, constatant qu'il n'est plus soutenu par les Guyanais13 et fonde son activité professionnelle et devait signer un contrat de professeur-chercheur à l'Université du Québec à Montréal lorsqu'elle est sollicitée pour s'investir en politique. En 1993, elle cofonde avec son mari le parti Walwari et en devient présidente17.

Députée de Guyane (1993-2002)

En 1993 elle est élue députée « non inscrite » de Guyane et vote, dans l'hémicycle, l'investiture du gouvernement Édouard Balladur. Elle intègre un petit groupe parlementaire, République et liberté. L'année suivante, elle est quatrième de la liste Énergie radicale menée par Bernard Tapie lors des élections européennes de 1994. En avril 1994, elle est observateur parlementaire aux premières élections multiraciales en Afrique du Sud18.

À sa réélection en juin 199719, elle rallie le groupe socialiste, et se voit confier par Lionel Jospin un rapport sur la recherche de l'or en Guyane. En 1998, elle se sépare de son mari après que celui-ci s'est présenté contre Walwari aux élections régionales de 1998 sans l'en avertir, fatigué de l'hégémonie politique de son épouse. En 2014, elle exprime des remords dans la presse sur ce passage de sa vie15.

Jusqu'en novembre 2001, elle est apparentée PS. Elle rejoint ensuite le groupe RCV (PRG-MDC-Verts-PCR).

Article détaillé : Loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité.

Christiane Taubira a donné son nom à la loi française no 2001-434, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l'humanité, la traite négrière transatlantique et l'esclavage qui en a résulté, jusqu'à l'abolition de l'esclavage. La loi prévoit également l'insertion de ces faits historiques dans les programmes scolaires et le développement des recherches scientifiques s'y rapportant. Une des conséquences de cette loi est la création d'une journée annuelle de la mémoire de l'esclavage, qui se tient tous les 10 mai.

La loi est critiquée car elle est considéré comme loi mémorielle se limitant à la traite européenne. Olivier Pétré-Grenouilleau, spécialiste de l'histoire de l'esclavage, a été attaqué en justice au nom de la loi Taubira parce qu'il rappelait que « la quasi-totalité des esclaves africains avaient été razziés non par des Blancs, mais par des négriers africains et que le commerce des esclaves était une routine sur le continent noir bien avant l'arrivée des négriers européens »20.

Candidate à l’élection présidentielle de 2002

En avril 2002, elle est la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle avec une campagne axée sur l'« égalité des chances ». Elle obtient 2,32 % des voix au premier tour et réalise l'essentiel de son score en France d'outre-mer, notamment en Guyane, où elle obtient 52,7 % des suffrages exprimés21.

Selon certains socialistes, cette candidature a contribué à l'éparpillement des voix de gauche et a été une des causes de l'échec de Lionel Jospin à accéder au second tour de l'élection présidentielle22. D'après d'autres observateurs, comme Jacques Séguéla, Christiane Taubira avait proposé une alliance à Lionel Jospin, qui n'aurait pas donné suite à cette demande23.

Députée de Guyane (2002-2012)

Elle est de nouveau élue députée avec 67,22 % des voix24 le 16 juin 2002, pour la XIIe législature, dans la première circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe socialiste. Tout en demeurant membre du parti guyanais Walwari, elle devient, après le congrès de Toulouse (septembre 2002), première vice-présidente du Parti radical de gauche, poste spécialement créé pour elle et supprimé au congrès de 2004. Elle est en tête de la liste « Europe fraternelle » du PRG aux élections européennes de 2004, dans la circonscription Île-de-France : cette dernière n'obtient que 1,54 %, et aucun élu25.

En 2004, elle est condamnée par le conseil des prud'hommes de Paris pour licenciement injustifié et rupture de CDD « abusive » concernant son ancienne assistante parlementaire, et doit lui verser 5 300 euros26.

En 2006, elle considère que le nombre des immigrés clandestins expulsés de Guyane (7 500 sur 50 000) est dérisoire27. En 2007, à propos de la minorisation des Guyanais de souche, elle déclare : « Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre28. »

Le 12 juillet 2006, elle se déclare candidate à l'investiture du PRG pour l'élection présidentielle de 2007. Le 22 octobre, le PRG réuni en Congrès renonce à présenter une candidature, préférant un accord avec le Parti socialiste sur les élections présidentielle et législatives29. Le 20 janvier 2007, Christiane Taubira rallie l'équipe de Ségolène Royal, où elle est nommée « déléguée à l'expression républicaine30 ». Par la suite, lors de la campagne des législatives de juin 2007, elle déclare avoir été « approchée » par l'entourage de Nicolas Sarkozy « avant la fin de la présidentielle » pour faire partie du gouvernement, mais « avoir alors décliné l'offre »31. Elle est réélue députée avec 63,41 % des suffrages le 17 juin 2007 pour la XIIIe législature, dans la Première circonscription de la Guyane32. Elle est apparentée au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

En avril 2008, elle est chargée par le président de la République Nicolas Sarkozy d'une mission sur les accords de partenariat économique entre l'Union européenne et les pays ACP33. Son rapport, remis deux mois plus tard34, émet de lourdes critiques envers ces dispositifs, et formule des préconisations jugées audacieuses35, mal reçues par l'Élysée, le chef de l'État n'ayant fait aucun commentaire.

Christiane Taubira est candidate, à la tête d'une liste divers gauche à l'élection régionale de 2010 en Guyane. Arrivée en tête des quatre listes de gauche en présence, elle conduit une liste d'union de la gauche au second tour. Le 21 mars 2010, avec 43,9 % des voix, elle est battue par le maire de Cayenne, soutenu par l'UMP, Rodolphe Alexandre (56,1 %)36. Elle siège dès lors dans l'opposition.

Le 14 décembre 2010, elle annonce son soutien à Arnaud Montebourg dans le cadre des primaires du Parti socialiste de 2011 pour l'élection présidentielle de 201237.

Garde des Sceaux, ministre de la Justice (2012-2016)

À la suite de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle, elle est nommée pour la première fois au gouvernement le 16 mai 2012 en devenant garde des Sceaux, ministre de la Justice38 au sein du gouvernement Ayrault (dont 30 membres sur 35 sont issus du Parti socialiste). Dès sa nomination, elle est la cible des critiques de l'UMP et du FN39, qui, en particulier après l'évasion d'un détenu lors d'une manifestation sportive opposant détenus et gardiens à laquelle elle assistait, lui reprochent du laxisme.

Après l'annonce du nouveau Premier ministre stipulant que tout ministre de son gouvernement qui se présente aux législatives et qui serait battu devrait démissionner40, les médias annoncent que Christiane Taubira renonce à briguer un nouveau mandat parlementaire41,42.

Les premières mesures qu'elle désire appliquer sont une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel43 et supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs pour garantir la spécificité de la justice des mineurs44. L'annonce de cette suppression, prévue dans le programme du candidat Hollande, est qualifiée de laxisme par l'UMP45, mais est favorablement accueillie par les représentants de l'USM, le syndicat majoritaire de la magistrature46.

Au premier trimestre 2013, confrontée à une vague de départs, la ministre est contrainte de remanier son cabinet ; elle embauche ainsi l'épouse d'un proche de François Hollande, Bernard Rullier, conseiller chargé des affaires parlementaires à l'Élysée. Son prétendu compagnon serait également membre de son cabinet47, mais cette information est vigoureusement démentie par les intéressés48.

En tant que garde des Sceaux, elle porte le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, qu'elle qualifie de « réforme de civilisation »49. Lors des débats au Parlement, où elle est particulièrement présente, ses nombreuses prises de parole et son habileté suscitent le respect, plus que l'approbation, de l'opposition, qui avait pourtant fait d'elle une cible privilégiée lors de ses débuts au gouvernement, faisant de ce débat un « moment » particulier de sa carrière politique50,51,52,53. Le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est approuvé par l'Assemblée nationale en seconde lecture par 331 voix contre 225 (opposition) et 10 abstentions.

À l'été 2013, elle met en œuvre un projet de réforme pénale, qui voit notamment la création de la « contrainte pénale ». Si la garde des Sceaux considère qu'il s'agit de la fin du « tout-carcéral », certaines de ses prises de position ont donné lieu à des divergences avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et à un « procès en laxisme » intenté par la droite54. La loi est promulguée le 15 août 2014.

Un an plus tard, sa loi d’adaptation de la procédure pénale au droit de l’Union européenne fait l'objet d'une censure de 27 sur 39 articles par le Conseil constitutionnel le 13 août 2015, dont des mesures visant la lutte contre la pédophilie et le financement de l'aide aux victimes, considérées comme des cavaliers législatifs55.

Lors de l'élection territoriale de 2015 en Guyane, elle figure en 11e position sur la liste Walwari (section de Cayenne), qui recueille seulement 7,10 % des voix au premier tour56,57. Elle ne parvient ainsi pas à retrouver son mandat de conseillère régionale, qu'elle avait abandonné en août 2012[réf. nécessaire].

Elle est au centre d'une polémique, en décembre 2015, pour avoir annoncé sur une radio algérienne, Alger Chaîne 3, que le gouvernement français renonçait à l'extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux convaincus de terrorisme alors que le Conseil des ministres du lendemain a maintenu cette proposition dans son projet de réforme constitutionnelle58,59.

Le 27 janvier 2016, la démission de Christiane Taubira est annoncée par l’Élysée. Elle est remplacée par Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère et président de la commission des lois à l'Assemblée nationale60,61. Sur le réseau social Twitter, elle explique le jour même62:

« Parfois résister c'est rester, parfois résister c'est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l'éthique et au droit. »

Travaux et prises de position

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Christiane Taubira est fréquemment considérée par les politiques comme un « électron libre », en raison de ses prises de position personnelles entrant peu dans une logique de parti63.

Loi sur les signes religieux dans les écoles publiques

Contrairement au PS et au PRG, elle s'oppose ainsi, en 2004, au vote de la loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques, considérant que « Faire œuvre législative plutôt que mission pédagogique, c’est perdre foi en la République, alors que sont soigneusement évités les terrains où se nouent les tensions les plus lourdes de sens dans l’affrontement éthique64. »

Référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe

En 2005, elle prend position pour le « non » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe65, contrairement au PRG, dont elle est, à l'époque, encore vice-présidente.

Référendum sur le statut de la Guyane

Lors du référendum de 2010 sur le passage de la Guyane à un statut de collectivité d'outre-mer, bien que critique envers le caractère flou du projet, elle appelle à voter « oui » au sein du mouvement Guyane 7466.

Victime d'attaques racistes

Comme d'autres femmes ministres, dites de la diversité, elle fait face à de nombreuses insultes racistes67 et sexistes68.

En novembre 2013, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme condamne les propos, qu'il considère comme des attaques racistes, tenus dont elle fait l'objet depuis plusieurs semaines, et notamment la couverture d'un hebdomadaire d'extrême droite, Minute, publié avec la photo de la ministre accompagnée de la légende : « Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane »69. L'hebdomadaire repousse l'accusation de racisme, arguant qu'il n'a fait qu'utiliser deux expressions françaises, « dont la seconde — la partie sur la banane — est familièrement utilisée pour décrire une personne en bonne forme70. »

Le 30 octobre 2014, le directeur de l'hebdomadaire est condamné à 10 000 euros d'amende pour sa une, Le Monde avec AFP rappelant alors que la ministre avait dénoncé des propos « d'une extrême violence » déniant son « appartenance à l'espèce humaine »71. Le parquet ayant jugé la peine trop clémente fait appel72. Lors du procès en appel qui se tient le 4 juin 2015, le parquet requiert une amende identique ainsi qu'une peine de prison de deux mois avec sursis73. Lors du délibéré rendu le 17 septembre 2015 la condamnation du directeur de Minute à 10 000 euros d’amende est confirmée74.

Détail des fonctions et des mandats

Mandat local

Mandats parlementaires

Fonction ministérielle

Ouvrages

De Christiane Taubira

  • L'Esclavage raconté à ma fille, Paris, Bibliophane, coll. « Les mots à coeur »,‎ 2002 (réimpr. 2006 et 2015), 165 p.
  • Codes noirs : de l'esclavage aux abolitions, Paris, Dalloz, coll. « A savoir »,‎ 2006, 150 p.
  • Rendez-vous avec la République, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres »,‎ 2006, 195 p.
  • Égalité pour les exclus : le politique face à l’histoire et à la mémoire coloniales, Paris, Temps Présent,‎ 2009, 93 p.
  • Mes météores : combats politiques au long cours, Paris, Flammarion,‎ 2012, 551 p.
  • Paroles de liberté, Paris, Flammarion, coll. « Café Voltaire »,‎ 2014, 138 p.

Sur Christiane Taubira

  • Carolien Vigoureux, Le mystère Taubira, Plon, 210 pages, 2015.

Notes

  1. ↑ Pendant de nombreuses années, les portraits médiatiques de Christiane Taubira lui attribuent un, voire deux doctorat(s), en économie, en ethnologie ou en agroalimentaire, selon les sources (Les diplômes des ministres du gouvernement Ayrault - Orientations, 23 mai 2012 [archive]). Dans son ouvrage Contre la justice laxiste (éditions L'Archipel, avril 2014), Philippe Bilger, ancien avocat général à la cour d'assises de Paris, laisse entendre que la garde des Sceaux ment sur son curriculum vitæ : « Elle a laissé dire, et ne l’a jamais contesté dans l’espace médiatique, qu’elle avait deux doctorats, l’un en économie, l’autre en ethnologie [...]. ». Sollicité, le cabinet de Christiane Taubira, alors Garde des Sceaux, affirme que celle-ci n’a jamais dit elle-même qu’elle possédait ces diplômes et explique que ces mentions sont dues aux journalistes qui « travaillent un peu trop sur Wikipédia » (Taubira et ses prétendus doctorats : « C’est la faute aux journalistes » Rémi Noyon [archive], Rue89, 28 mars 2014). « À première vue, l'erreur semble venir d'une confusion entre le « troisième cycle d'économie » qu'elle a entrepris (qui pouvait conduire à l'époque à un DEA ou un DESS) et l'acquisition d'un doctorat, qui suppose d'avoir soutenu une thèse avec succès » — (Le Monde, 28 mars 2014). Selon certaines enquêtes journalistiques, la ministre n'aurait pas affirmé détenir ces diplômes mais n'aurait pas non plus démenti publiquement de façon explicite ceux qui lui prêtaient leur obtention (Christiane Taubira et l'intox des doctorats - Maxime Vaudano, Le Monde, 28 mars 2014 [archive] et « On a vérifié les mensonges présumés de Christiane Taubira sur son niveau de diplôme » - Europe 1, 28 mars 2014 [archive]).

Références

  1. Le Monde du 27 janvier 2016 [archive]
  2. http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/07/27/31003-20150727ARTFIG00132-baisse-du-nombre-de-detenus-la-consequence-de-la-politique-penale-de-taubira.php [archive]
  3. http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/05/31/la-reforme-penale-controversee-de-taubira-examinee-mardi-a-l-assemblee [archive]
  4. http://www.franceinfo.fr/emission/votre-france-info/2013-2014/la-tres-controversee-reforme-taubira-10-04-2013-15-15 [archive]
  5. ↑ Mariana Grépinet, « Le livre de la semaine - Le mystère Taubira », Paris Match no 3444, semaine du 21 au 27 mai 2015, page 39.
  6. Biographie - Site officiel de Christiane Taubira, députée de Guyane
  7. Biographie [archive] - les-elections-presidentielles-2012.com
  8. Biographie de Christiane Taubira [archive] - Portail du Gouvernement
  9. Sur franceinter.fr. [archive]
  10. « Résistance et lutte armée aux Antilles-Guyane » [archive], sur etoilerouge.chez-alice.fr.
  11. Sur rfi.fr. [archive]
  12. « Taubira-ti ? Taubira-ti pas ? » [archive], Robert Chaudenson sur blogs.mediapart.fr, 13 novembre 2013.
  13. ↑ a et b Interview de Christiane Taubira [archive], dans StreetPress.com, 6 janvier 2011.
  14. « Enquête. La face cachée de Taubira » [archive], Geoffroy Lejeune, valeursactuelles.com, 9 décembre 2013.
  15. ↑ a et b « Roland Delannon, la “blessure” de Christiane Taubira » [archive], Le Figaro, 3 janvier 2014.
  16. - Chronologie des luttes aux Antilles [archive], p. 15
  17. ↑ Samba Doucouré, « Christiane Taubira: « La première fois de ma vie que j'ai voté, c'était pour moi » » [archive], streetpress.com,‎ 5 décembre 2011 (consulté le 13 août 2015)
  18. Ancien site de Christiane Taubira
  19. Résultats des élections législatives de 1997 Cayenne-Macouria (1re circonscription) [archive], sur le site assemblee-nationale.fr
  20. Encore aujourd'hui [archive], Eric Conan, L'Express.fr, 4 mai 2006.
  21. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle_2002/(path)/presidentielle_2002/003/973/03973.html [archive]
  22. ↑ Pascal Virot, « 2007 : Taubira rejoint les postulants de gauche » [archive], Libération, 13 juillet 2006.
  23. ↑ Jacques Séguéla : Autobiographie non autorisée, Plon, 2009.
  24. Résultats des élections législatives de 2002 Cayenne-Macouria (1re circonscription) [archive]
  25. Résultats [archive], sur le site du ministère français de l'intérieur.
  26. « Députés et… patrons » [archive], Thomas Bronnec, L'Express, 4 octobre 2004.
  27. ↑ Jeanne Ridereau, « Des mesures spécifiques pour lutter contre les clandestins », publié le 10 mai 2006 sur le site INFOAntilles [archive].
  28. ↑ Jean Piel, « Questions internationales (1) Les territoires français d’outre-mer s’alarment de l’afflux d’immigrés clandestins », MFI Hebdo, 20 avril 2007, en ligne [archive]. Christiane Taubira avait déjà fait une déclaration analogue en 2005 ; voir Marianne Payot, « La bombe migratoire », L'Express, 1er décembre 2005, en ligne [archive].
  29. ↑ « Le Parti radical de gauche ne présentera pas de candidat à la présidentielle », dépêche AFP citée par le Monde, 22 octobre 2006.
  30. ↑ Jean-Baptiste de Montvalon, « La campagne de la candidate PS "bat de l'aile" ? Mme Taubira veut "l'amplifier" », Le Monde, 21 janvier 2007.
  31. « Christiane Taubira affirme "avoir été approchée" par l'entourage de Nicolas Sarkozy » [archive], dépêche AFP citée par le Monde, 14 juin 2007.
  32. « Résultats des élections législatives 2007 - Ministère de l'Intérieur » [archive], sur interieur.gouv.fr,‎ 17 juin 2007 (consulté le 15 juin 2013)
  33. ↑ « Christiane Taubira chargée d'une mission sur les accords de partenariats économiques », Le Monde, 22 avril 2008.
  34. [PDF] « Les accords de partenariat économique entre l'Union européenne et les pays ACP. Et si la politique se mêlait enfin des affaires du monde ? » [archive], rapport à monsieur le président de la République remis par Mme Christiane Taubira, députée de Guyane, 16 juin 2008.
  35. ↑ Lauranne Provenzano, « Accords économiques UE-ACP : Christiane Taubira jette un pavé dans la mare [archive] », afrik.com, 2 juillet 2008.
  36. ↑ Élections régionales de 2010 - résultats en Guyane [archive] sur le site du ministère de l'Intérieur.
  37. « Primaires du PS : Taubira "conjugue" sa candidature avec celle de Montebourg » [archive], Mediapart.
  38. Christiane Taubira, une indépendante à la justice [archive], Le Monde, 18 mai 2012.
  39. Christiane Taubira sous le feu des attaques de l'UMP [archive] Le Monde, 22 mai 2012
  40. Gouvernement Ayrault : tout ministre battu aux législatives devra partir [archive], Le Figaro, 16 mai 2012.
  41. Législatives : Taubira n'est pas candidate [archive], Le Figaro, 18 mai 2012.
  42. ↑ AFP, « Christiane Taubira ne sera pas candidate aux législatives » [archive], Le Monde,‎ 18 mai (consulté le 19 mai 2012)
  43. « Taubira confirme une loi “très vite” sur le harcèlement » [archive], Le Figaro, 17 mai 2012.
  44. « Mineurs : Taubira réaffirme la fin des tribunaux correctionnels » [archive], Le Figaro, 20 mai 2012.
  45. « Accusé de "laxisme" sur la sécurité, le PS reste serein » [archive], L'Express, 21 mai 2012.
  46. Article de lejdd.fr [archive], 21 mai 2012.
  47. ↑ Pascal Ceaux, « Justice: pourquoi les collaborateurs de Taubira la quittent » [archive], sur lexpress.fr,‎ 27 mars 2013 (consulté le 15 juin 2013)
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  50. ↑ Sophie Huet, « Mariage gay : les douze forcenés de l'Hémicycle » [archive], sur Le Figaro,‎ 8 février 2013 (consulté le 27 mai 2013)
  51. ↑ Charlotte Rotman, « Veil, Badinter et… Taubira » [archive], sur Libération,‎ 4 février 2013 (consulté le 27 mai 2013)
  52. ↑ Sylvain Courage, « Dix jours de Taubiramania à l'Assemblée » [archive], sur Le Nouvel Observateur,‎ 8 février 2013 (consulté le 27 mai 2013)
  53. ↑ Gaël Vaillant, « Taubira se révèle dans l'hémicycle » [archive], sur Le Journal du dimanche,‎ 6 février 2013 (consulté le 27 mai 2013)
  54. ↑ Jérôme Sage, « Réforme pénale : l'Élysée conforte Taubira », in Le Figaro, samedi 31 août-dimanche 1er septembre 2013, pages 8-9.
  55. ↑ lefigaro.fr, « Plusieurs mesures portées par Taubira sabrées par le Conseil constitutionnel » [archive] (consulté le 27 août 2015)
  56. Elections régionales et des assemblées de Corse, Guyane et Martinique 2015 [archive], sur le site interieur.gouv.fr, consulté le 6 janvier 2016.
  57. Régionales. La liste sur laquelle Taubira était candidate a fait…7% [archive], sur le site valeursactuelles.com du 9 décembre 2015, consulté le 6 janvier 2016.
  58. Déchéance de nationalité, déchéance de Christiane Taubira [archive], sur le site lefigaro.fr du 23 décembre 2015, consulté le 6 janvier 2016.
  59. Christiane Taubira plus fragilisée que jamais [archive], sur le site lemonde.fr du 23 décembre 2015, consulté le 6 janvier 2016.
  60. « La ministre de la Justice Christiane Taubira a démissionné » [archive], Le Figaro, 27 janvier 2016
  61. Démission de Taubira : « Parfois résister c’est partir » [archive], Le Monde, 27 janvier 2016
  62. « Christiane Taubira (@ChTaubira) | Twitter » [archive], sur twitter.com (consulté le 27 janvier 2016)
  63. Christiane Taubira chavire l’Outre-mer [archive], sur le site rfi.fr, 2002
  64. Position de Ch. Taubira sur la loi sur le foulard islamique [archive], sur le site christiane-taubira.org
  65. Entretien avec Rosa Moussaoui [archive], L'Humanité, 2 mai 2005.
  66. Dans l'ombre des régionales [archive], L'Express du 6 janvier 2010
  67. ↑ Hélène Pillon, « Ces femmes politiques dans le viseur des racistes » [archive], sur lexpress.fr, L'Express,‎ 13 novembre 2013 (consulté le 10 août 2015).
  68. Nouvelobs.fr, Najat Vallaud-Belkacem, cible des réac' : comme Taubira, elle subit racisme et sexisme, 12 mai 2015 [archive]
  69. Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, Press briefing notes on France / Racism, Albinism, Cambodia protests and Human Rights Day [archive], 15 novembre 2013.
  70. ↑ Le Monde.fr avec AFP, « L'ONU s'alarme des attaques « racistes » à l'encontre de Taubira » [archive], sur lemonde.fr,‎ 15 novembre 2013 (consulté le 2 janvier 2014).
  71. ↑ Le Monde.fr avec AFP, « 10 000 euros d'amende pour le directeur de Minute ayant comparé Taubira à un singe » [archive], sur lemonde.fr,‎ 30 octobre 2014 (consulté le 9 août 2015).
  72. ↑ Le Monde.fr avec AFP, « Une » de Minute sur Taubira : le parquet fait appel de la peine, jugée trop clémente » [archive], sur lemonde.fr,‎ 12 novembre 2014 (consulté le 9 août 2015).
  73. « Taubira comparée à un singe à la Une de « Minute » : prison avec sursis requise en appel » [archive], sur lcp.fr, LCP Assemblée nationale,‎ 4 juin 2015 (consulté le 9 août 2015).
  74. « Minute » condamné en appel pour avoir comparé Christiane Taubira à un singe [archive], Le Monde,‎ 17 septembre 2015 (consulté le 22 septembre 2015)

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

« Rien n’interdit de faire sens avec beauté »

L’art oratoire est de retour. Après une succession de campagnes présidentielles marquées par la « pipolisation » et la volonté de casser les codes, celle de 2012 se distingue par le nombre de beaux discours « à l’ancienne » qu’elle donne à entendre.

A gauche, en particulier, cela faisait longtemps que le public n’avait pas été aussi bien servi – même si Besancenot avait montré de vraies qualités de tribun : Mélenchon succède à Hue et Buffet, Hollande à Jospin et Royal... Et leurs prestations suscitent un certain engouement : on voit des électeurs se réunir pour les suivre sur les chaînes info ou en streaming sur Internet.

La persistance du meeting comme ingrédient majeur des campagnes électorales peut sembler incongrue, anachronique.

On a eu envie d’en discuter avec une des meilleures oratrices françaises, Christiane Taubira. La députée PRG de Guyane, qui fut candidate à l’élection présidentielle de 2002, savoure chaque mot « comme une friandise ». Et pour elle :

« Un grand discours, ça dit l’essentiel au moment où cet essentiel doit être dit sans qu’il soit facile de dire cet essentiel-là. »

Rue89 : On a l’impression qu’une émission de télé peut faire basculer une élection. Et pourtant, le meeting existe encore. Comment l’expliquez-vous ?

Christiane Taubira : Parce que c’est l’exercice de relation par excellence. La télévision démultiplie la parole publique, elle touche infiniment plus de monde qu’on ne pourrait en rassembler dans un meeting. Mais le meeting reste l’exercice politique majeur. C’est une rencontre, à la fois cathartique, affective, politique donc le meeting est absolument irremplaçable.

Et pourtant cela se résume souvent à prêcher des convaincus...

Souvent, c’est vrai, les meetings rassemblent des partisans. Par contre j’ai vécu pendant la primaire des situations extrêmement inhabituelles. J’ai soutenu Arnaud Montebourg, nous avons fait beaucoup de terrain et j’ai vécu des meetings, des ambiances, que je n’avais pas vécus avant. C’était un public à l’écoute, demandeur de paroles, de réponses, de précisions, qui n’applaudissait pas tout le temps.

J’aime bien les débats : c’est un langage explicite, très clairement formulé. Le meeting, lui, est un langage codé : le dialogue se joue dans les applaudissements, dans les rires, dans les soupirs. Le meeting est plein de chaleur, plein d’enthousiasme. Je crois que c’est vraiment l’exercice que je préfère. ll y a aussi un côté festif, déclaration d’amour ; un côté « nous sommes ensemble mais nous restons à votre écoute avec notre vigilance citoyenne »...

Ce sont des choses que vous présupposez. Peut-être que, dans la salle, des tas de gens ont été traînés là par leur conjoint, qu’ils attendent juste que ça finisse le plus vite possible...

Ça arrive probablement mais c’est marginal. Les gens ont trop d’occupations, trop d’opportunités, trop de choses à voir à la télé... S’ils sont là, c’est qu’ils sont passionnés. A l’exception, encore une fois, des meetings de la primaire, où beaucoup de gens venaient se faire une opinion.

Quels sont les ingrédients à réunir pour faire un bon discours ?

Je ne suis pas un modèle parce que je suis une sensitive, une intuitive et une sensuelle. En meeting, j’ouvre les vannes. Je suis vraiment avec le public, je parle aux gens. C’est pas un exercice pour la télé.

On m’a déjà dit de penser à quelques phrases que la presse puisse reprendre. Mais je n’y pense pas. J’ai vraiment besoin de sentir les gens. Je suis dans l’instant. Ma fréquence se branche sur les gens et du coup les gens me portent.

Je ne saurais pas vous dire quels sont les ingrédients. Je pense qu’il ne faut pas être trop long, en même temps il faut prendre le temps de dire des choses. J’ai un présupposé qui m’arrange : je pense que les gens sont intelligents et instruits.

Il faut que ce soit beau, enthousiasmant, enchanteur. Les gens sont sensibles à la poésie. Pas la poésie pour montrer sa culture et son érudition. Mais la poésie parce qu’une très belle pensée formulée admirablement par un grand esprit colle à la situation. Cette poésie-là percute les gens tout droit dans leur cœur.

« Rien n’interdit de faire sens avec beauté »

Qu’en savez-vous, quand vous êtes à la tribune ?

On le sent. J’ai des regards, dans la salle. Et ces regards-là parlent. Souvent il est arrivé qu’à la fin d’un meeting des gens viennent me saluer et je leur dis : « Vous étiez assis à tel endroit, j’ai vu votre regard. »

Je balaye sans arrêt, je scanne, comme on dirait aujourd’hui, je tombe sur des regards qui sont des bornes. Je continue à circuler mais je sais que là, il y a une fontaine.

Ils sont touchés par la musique des mots ou parce que ça fait sens ? Comment distinguer les deux ?

La magie, c’est les deux. On peut dire des choses avec beaucoup de sens mais avec un vocabulaire très aride, très rêche. Sadi Carnot aimait dire au début de ses discours : « Je ne suis pas venu pour vous séduire mais pour vous convaincre. »

Moi je pense que rien n’interdit de faire sens avec beauté, avec lyrisme. Je pense que si les gens s’accrochent à un propos, c’est parce qu’il y a les deux. On leur parle de quelque chose qui résonne chez eux, mais on leur dit dans une musique qui est agréable.

Cette part de « musique » prend-elle de plus en plus de place dans les discours ?

Il y a des gens qui toute leur vie feront des discours rêches, ils sont comme ça. Moi je n’ai pas le souci des phrases. Je les aime naturellement musicales. Alors elles me viennent musicalement.

Vous dites-vous parfois que vous avez cédé à la facilité en faisant de belles phrases capables d’emporter l’assistance ?

Non, pour une raison toute simple : je n’ai jamais fait de meeting sans en avoir vraiment envie, sans être complètement dans le combat, sans savoir vraiment ce que je fais là. Ceux qui cèdent à la facilité sont ceux qui font meeting sur meeting en service commandé ou les vrais démagogues, ceux qui veulent éblouir ou estourbir les gens – estourbir est un créolisme.

« Je suis une bête sauvage »

Mais quand on est dans une longue campagne, que soir après soir on doit répéter un peu la même chose, les mots prononcés dégagent-ils encore de la sincérité ?

La répétition n’exclut pas la sincérité. La spontanéité recule mais si on est convaincu le premier jour, on l’est toujours le dixième jour. Moi j’ai toujours eu ce souci de ne pas répéter. On peut formuler différemment une même idée. J’ai une structure, un plan, je sais ce que je veux dire. Mais une situation peut me faire faire une digression, une citation ou une plaisanterie peuvent me venir...

Avec l’expérience que vous avez, vous connaissez désormais les ficelles, vous savez ce qui marche.

Franchement, je n’ai pas de ficelles et je n’en connais pas. La seule recette que je connaisse, c’est que je sois bien et heureuse d’être là parce que sinon ça se verra. Je suis une bête sauvage : quand je ne suis pas contente, ça se voit ! Si je suis heureuse, ça se voit aussi.

Je me souviens d’un conseil que m’a donné un député à l’Assemblée il y a très longtemps. Il m’a dit : « Quand tu interviens, souviens-toi que tu parles à tes électeurs. » Je l’ai regardé complètement éberluée. Je n’ai jamais suivi ce conseil : quand je suis à l’Assemblée, je suis à l’Assemblée. Je suis là dans le lieu et dans l’instant.

Je ne suivrai jamais de ficelles : la politique est un moment de ma vie et je ne veux pas trahir ce qu’a été ma vie avant ni compromettre ce que sera ma vie après. J’ai toujours refusé de transiger sur les principes : ils ont une durée plus longue que la parenthèse de ma vie politique. Je préfère rater un meeting que d’avoir des problèmes de conscience.

Il vous est arrivé de rater un meeting ?

J’ai tout le temps cette impression. Après les émissions et après les meetings. Même si on me dit que c’était excellent, je suis lucide et je connais les failles de mes interventions. Je sais que là je n’ai pas été assez claire, que là j’ai oublié une idée... Au début ça me rendait insomniaque et ça me donnait mal à la tête, je prenais deux aspirines. Maintenant je dissèque et j’essaye de ne pas refaire les mêmes erreurs.

« Quatre fois sur cinq, ça ne se passe pas de la façon prévue »

Est-ce que vous considérez qu’il existe deux catégories d’hommes politiques selon qu’ils écrivent eux-mêmes leurs discours ou qu’ils acceptent qu’on les écrive pour eux ?

Il y a même une troisième catégorie : ceux qui ne font pas du tout de discours et qui préfèrent répondre à des questions. Vous êtes alors dans une autre gestuelle et une autre logique intellectuelle.

Vous prononcez des discours, vous participez à des débats, vous donnez des interviews : est-ce que votre langue change en fonction des exercices ?

La langue reste la même. D’abord parce que vous vous retrouvez souvent dans des situations d’improvisation. Ça m’est arrivé une fois à la Guadeloupe avec Hollande. On m’appelle à la tribune, je regarde François avec surprise, il me regarde froidement. Le lendemain on voit dans la presse « Taubira a réveillé la salle »... Bon. Mais personne n’avait eu l’amabilité de me prévenir.

En politique, quatre fois sur cinq, ça ne se passe pas de la façon prévue. La nécessité d’improviser fait que la langue reste la même.

Mais la méthode d’expression peut changer : il y a des exercices plus pédagogiques que d’autres. Le meeting n’est pas un exercice pédagogique. Dans un colloque où je dois expliquer pourquoi il faut que l’Europe soit une Europe des peuples, des territoires, des cultures, de la créativité, je ne le ferai pas de la même façon que si je viens chanter dans un meeting l’aventure européenne comme défi extraordinaire et extravagant que les hommes se sont donnés.

Parmi les candidats à la présidentielle, y en a-t-il que vous admirez en tant qu’orateurs ?

En tant qu’orateurs, je ne pense pas...

Même Mélenchon ?

C’est indiscutablement un orateur. Et Hollande est extrêmement brillant dans la réactivité, le rebond sur un propos qui peut venir de la salle, ou un sujet d’actualité.

Et Marine Le Pen ?

Je n’ai vraiment aucune envie de l’écouter. Ce qui m’intéresse, en politique, c’est la sincérité, l’expression de convictions réelles. Qu’on soit d’accord ou pas, ça nourrit le débat démocratique. Mais je pense que Marine Le Pen, comme son père, est dans un jeu.

Je vous posais cette question parce que je me demandais si les modérés n’étaient pas condamnés à être de moins bons orateurs.

On peut très sérieusement se poser la question. C’est sûr qu’on peut avoir des envolées enflammées si on appelle à la révolution. Mais l’exercice a ses perversions : on franchit vite le cap de la crédibilité. A la fin, c’est comme si on était allé à un beau spectacle. On n’est pas dans l’accolade d’une vie qu’on empoigne ensemble et qu’on va porter ensemble.

Dans les derniers meetings auxquels j’ai assisté, la salle vibre plus quand l’orateur parle de lui-même, de son histoire, que quand il expose ses projets. Est-ce une part qui prend de l’importance ?

Dans les discours du passé que j’ai lus, en effet, il n’y avait pas de parenthèse personnelle. Cela va certainement crescendo parce que nous vivons une période où les hommes politiques sont plus exposés que jamais et où on considère que leur vie privée, leur tempérament, leur caractère, tout cela fait partie de leur engagement public.

« Les mots, je les ai sur la langue »

Je vous avais demandé de sélectionner des discours qui vous ont marquée. Qu’avez-vous choisi ?

Un grand discours, ça dit l’essentiel au moment où cet essentiel doit être dit sans qu’il soit facile de dire cet essentiel-là. La personne qui parle sait où elle est, à quel moment elle est, et où est le nœud. Et elle attaque le nœud. C’est courageux et pertinent.

On peut dire de très belles choses qui auront des effets dans vingt ans ou qui valaient il y a quinze ans. Mais là, la personne dit ce qu’il faut au moment où il faut et alors que ça doit lui rapporter des baffes.

J’ai choisi Mandela : son discours de premier président élu d’Afrique du Sud, en 1994. C’était le 10 mai. Il y a des dates fétiches, comme ça, qui construisent elles-mêmes leur fétichisme. Louis Delgrès avait publié son très beau discours de résistance au rétablissement de l’esclavage le 10 mai 1802. C’est aussi notre date, choisie par Chirac, de souvenir national de la traite négrière...

Bon, je ne suis pas bonne en lecture parce que j’ai l’habitude de parler sans lire mais allons-y.

« Nous, le peuple d’Afrique du Sud, nous sentons profondément satisfaits que l’humanité nous ait repris en son sein, et que le privilège rare d’être l’hôte des nations du monde sur notre propre terre nous ait été accordé, à nous qui étions hors-la-loi il n’y a pas si longtemps... »

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Discours de Nelson Mandela du 10 mai 1994

Il sort de 26 ans de prison ! Il sort de 26 ans de prison et il dit ça à la face du monde ! Là, sur la terre sud-africaine ! Les Noirs sont majoritaires, ils égorgent tout le monde [s’ils le veulent]. Ils peuvent dire qu’ils font des expropriations de biens et une distribution nationale. Mandela peut dire mille choses mais il dit ça. C’est fabuleux. C’est pas spécialement lyrique mais... Wow ! I feel so great !

Vous les relisez souvent, les discours que vous jugez importants ?

Je peux relire des passages, je peux me remémorer des passages. Vous savez, les mots, je les ai sur la langue, comme un bonbon, une sucrerie, une friandise. Il y a des paroles de gens que j’aime beaucoup, que je relis et que je suce. Non, ce n’est pas joli : je les savoure. Mais ce n’est pas juste la musique des mots. C’est la force de la pensée amplifiée par la beauté des mots qui l’expriment.

Quel est votre deuxième choix ?

Par ordre chronologique, c’est le discours d’Yitzhak Rabin, quelques minutes avant son assassinat. Et là non plus, ce n’est pas spécialement lyrique.

J’avais une tendresse particulière pour cet homme qui avait fait la guerre toute sa vie et qui a pris cet avion pour aller à Oslo rencontrer l’ennemi héréditaire, cet homme qui ne la ramenait pas, qui s’était dépouillé des insignes militaires, qui avait fait le choix de la paix. J’ai évidemment pleuré quand il a été assassiné. Comme j’ai pleuré pour l’assassinat de Thomas Sankara. Je n’ai pas pleuré pour l’assassinat de Maurice Bishop mais j’étais en rage.

Je ne lis pas l’hébreu mais les phrases étant sobres et la construction simple, je pense que cette traduction donne vraiment à entendre sa parole.

« La voie de la paix reste encore préférable à celle de la guerre. Je l’affirme en tant que militaire et ministre de la Défense, qui assiste trop souvent à la douleur des familles de soldats de Tsahal... »

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Discours d’Yitzhak Rabin du 4 novembre 1995

C’est la sobriété qui vous touche ?

La sobriété, la crédibilité de celui qui parle compte-tenu de ce qu’a été sa vie, et cette humilité extraordinaire.

« Si je suis dans la difficulté, je cogne »

Passons au dernier choix.

C’est l’inévitable, c’est Barack Obama. Il faut se rappeler qu’il dit ça au moment où on l’accuse à la fois de ne pas être assez noir et d’être trop noir et où le révérend Wright a fait des déclarations tonitruantes et intempestives contre l’Amérique blanche.

On l’attaque de partout et il dit ça :

« J’ai choisi de me présenter à la présidence à ce moment de l’Histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons faire face aux défis de notre temps sans que nous ne les résolvions tous ensemble... »

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Discours de Barack Obama du 18 mars 2008

Je vais finir par l’histoire qu’Obama raconte à la fin de son discours :

« C’est l’histoire d’une jeune Blanche de 23 ans nommée Ashley Baia qui a organisé notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Elle a travaillé à organiser une communauté principalement afro-américaine depuis le début de cette campagne et un jour elle assistait à une table-ronde où chacun racontait son histoire et pourquoi il était là.

Et Ashley a dit que, quand elle avait 9 ans, sa mère fut atteinte d’un cancer. Et parce qu’elle a dû rater des jours de travail, elle a été renvoyée et a perdu son assurance maladie. Elles ont été contraintes de se faire déclarer insolvables et c’est à ce moment-là qu’Ashley a décidé de faire quelque chose pour sa mère.

Elle savait que la nourriture représentait l’un de leurs principaux postes de dépense, et donc Ashley a convaincu sa mère que ce qu’elle aimait vraiment manger n’était rien d’autre que des sandwiches à la moutarde. Parce que c’était ce qu’il y avait de moins cher à manger.

Elle a fait cela jusqu’à ce que sa mère aille mieux et elle a dit à tout le monde lors de cette table-ronde que la raison pour laquelle elle avait rejoint notre campagne était d’aider les millions d’autres enfants qui, dans ce pays, veulent et doivent aider leurs parents, eux aussi.

Or Ashley aurait pu faire un choix différent. Peut-être que quelqu’un lui a dit, à un moment, que la source des problèmes de sa mère était les Noirs qui vivaient du “Welfare” et qui étaient trop paresseux pour travailler, ou les Hispaniques qui venaient dans le pays illégalement. Mais elle ne l’a pas fait. Elle a cherché des alliés dans son combat contre l’injustice.

Ashley termine son histoire et fait le tour de table en demandant à chacun pourquoi il soutient la campagne [...]. Arrive le tour de cet homme âgé noir qui est resté, pendant tout ce temps, assis silencieusement. Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Et il ne soulève pas de problème spécifique. Il ne parle pas de la santé ou de l’économie. Il ne parle pas de l’éducation ou de la guerre. Il ne dit pas qu’il est là à cause de Barack Obama. Il dit simplement à tout le monde : “Je suis ici parce qu’Ashley existe.” »

La première fois que j’ai lu ça, je l’ai lu en anglais, j’ai pleuré, pleuré, pleuré...

Savez-vous pourquoi ?

Elle est magnifique, l’histoire de cette gamine qui, au lieu de macérer dans des frustrations, se retrouve à s’engager.

Je viens d’un milieu très humble, je suis d’une famille monoparentale, ça me rappelle le courage de ma maman, qui ne se plaignait jamais avec ses onze gamins, elle n’avait pas d’aides, elle trimait, mais elle se montrait joyeuse.

Les belles choses me font pleurer. Mais je ne pleure jamais sur moi. Si je suis dans la difficulté, je cogne.

« Avec Sarkozy, il n’y a pas eu tromperie sur la marchandise »

Les cogneurs peuvent exceller dans un autre exercice rhétorique : la petite phrase. Quand j’en discute avec des députés, ils prétendent souvent qu’au fond d’eux-mêmes, ils n’aiment pas ça, mais que le système médiatique les y contraint...

Je pense qu’ils peuvent résister, et qu’ils doivent résister. Et que s’ils avaient résisté, au moment où le phénomène a surgi, je pense que la politique aurait plus de consistance aujourd’hui. Ils portent une responsabilité dans la désaffection des citoyens pour la politique.

Si c’est pour entendre untel dire une méchanceté sur untel autre, que l’on voit ensuite furtivement ensemble à la buvette... C’est un jeu de rôle, qui pousse à ne plus croire personne.

Beaucoup de gens partent d’ailleurs du principe que les politiques ne disent pas la vérité. Comment intégrez-vous cette difficulté-là quand vous vous exprimez ?

Le seul remède à ça, c’est la sincérité, c’est ne pas raconter de salades aux gens. Les gens sentent la sincérité. On me dit depuis des années : « Ce qui est bien, avec vous, c’est qu’on sent que vous croyez à ce que vous dites. »

On entendait aussi cela dans les meetings de Nicolas Sarkozy en 2007.

Je ne crois pas qu’on l’ait jamais dit comme ça. Des gens l’ont cru quand il a dit qu’il avait changé. Ceux qui étaient désarmés ou ceux qui voulaient vraiment le croire. Mais il ne surgissait pas de nulle part. Il avait été ministre de l’Intérieur.

En 2007, j’ai subi un harcèlement pour entrer au gouvernement ; des amis de gauche m’ont dit aussi qu’il fallait y aller. Mais j’avais bataillé contre lui pendant cinq ans ! C’est quand même l’homme de la loi sur la sécurité intérieure de juillet 2002 ! C’était l’homme du racolage passif, l’homme anti-Tziganes, l’homme de l’emprisonnement pour stationnement dans les halls d’immeuble !

Je ne pouvais pas faire semblant de le croire quand il disait qu’il avait changé, qu’il nous resservait Jaurès et Blum... Les gens se sont étonnés du discours de Dakar mais on en avait entendu les prémices pendant la campagne. Il n’y a pas eu tromperie sur la marchandise.

Entretien initialement publié le 26 février 2012.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 10:37
Antennes de La Raho: mensonge et désinformation - Robert Vinas, Henri EY - Maghreb si loin, si proche

Les antennes de Villeneuve de la Raho : mensonge et désinformation

 

    L'association "Un mât pour les ondes" (http://umplo.blogspot.fr  -  04 68 55 93 92.)

a été obligée de faire une mise au point, face à la désinformation et déformations de la mairesse, J. Irlès, vicieuse-présidente de l'Agglo, dite aussi urbaine communauté :

 

 

"Lors des voeux, la municipalité a annoncé une nouvelle fois que les antennes Relais de téléphonie mobile avaient été déplacées.

 

 Or un seul pylône a été érigé par Bouygues sur un terrain privé de "La Devèze", à côté du Cap de Fouste. Il a été mis en service en août dernier, il attend encore les installations de SFR dont les autorisations sont acquises depuis des années...

Le 2° site de "La Prade" attend toujours lui aussi un pylône prévu par SFR qui détient toutes les autorisations mais dont la mise en place reste bloquée par une mauvaise décision de mairie, qui laisse l'alimentation électrique en situation toujours non résolue.

 

Vous l'avez compris, malgré les innombrables promesses électorales, la situation n'est toujours par réglée."

 

(Journal UMPLO, janvier 2016 "spécial voeux 2016 - envoi sur simple demande)

 

Promesses : j'avais déjà parlé de celle du pont sur le Réart, panneaux installés juste avant les Municipales...2 ans après, les travaux sont annoncés et la route du gué est fermée pour au moins un an...

 

L'association reproduit aussi l'article de l'Indépendant du 3 décembre 2015 : "Les antennes ont disparu du château d'eau" !!! 

Ce serait marrant, du style poisson d'avril, si ce n'était tragique : le cancer touchant 2 enfants de l'école primaire toute proche...

 

Mensonge, désinformation de la part des politiciens et des médias à leurs bottes... 2016 commence mal !!!

 

 

JPB

 

 

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*SAMEDI 23 JANVIER A LA LIBRAIRIE TORCATIS A PARTIR DE 11H00 PRESENTATION DES CAHIERS HENRI EY

 

Les Drs P. Belzeaux et J.P. Pécastaing présenteront Les Cahiers H. Ey dont le dernier N°35-36 vient de paraître « Ey et l’Espagne .

 

Ces Cahiers bien que consacrés à l'œuvre d'Henri Ey n'ont rien de passéiste, mais poursuivant l'œuvre de Henri Ey (Banyuls dels Aspres, 1900-1977) et la prolongeant, ils sont le témoignage des travaux de ses élèves sur la psychiatrie contemporaine et sur tout ce qui interroge son champ.

Aussi, au regard des drames meurtriers qui nous ont endeuillés en 2015, nous reprendrons les analyses cliniques que nous produisions dès 2012 dans le N°31-32 « Paranoïa pour les temps présents » à la suite du "meurtre de masse" commis par A.B.Breivik (Dr P. Belzeaux) et des assassinats de M. Merah (Dr A. Le Dorze).

 

En 2014, le Dr R.M. Palem avait dirigé un N°33-34 qui interrogeait la notion de Sujet que nous pouvons reprendre au regard des travaux de Fethi Benslama sur la mutation de la subjectivité en terre d’Islam.

 

En 2015 dans le dernier N°35-36, nous avions commenté dans un article écrit par Armelle Grenouilloux psychiatre et philosophe, le rapport existant entre les migrations en soi-même, nécessaires à la constitution de la personnalité, et le problème général des migrants. A paraître du même auteur «Approche phénoménologique du franchissement des limites entre civilisation et Barbarie ».

 

Pour débuts 2016, nous poserons la question de savoir si l'enseignement que fournit l'analyse du cas Breivik, manifestement délirant, plutôt laïque et apparemment seul, offre des points de compréhension (ou pas) avec ce que nous savons de la structure des tueurs de Janvier et de novembre 2015 liés à une organisation terroriste nourrie par l'intégrisme religieux.

 

Le Dr Pécastaing psychiatre expert auprès des tribunaux et le Dr Belzeaux psychiatre psychanalyste feront part de leurs réflexions et discuteront de ces questions, prémisses à une nouvelle livraison des Cahiers Henri Ey.

 

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Cycle de conférences Hiver Printemps 2016

 

Banyuls-sur-Mer. Salle Novelty. 

 

  17 heures. Entrée gratuite.

 

 

Samedi 23 janvier : Robert VINAS : La croisade de Philippe le Hardi.

 

Dimanche 7 février : Georges SENTIS : La côte du Roussillon.

                                                                  Infrastructures et activités                      

                                                                  commerciales : 1750-1850.

 

Samedi 19 mars : Jean GARIDOU : l’Hermione, Frégate des Lumières, 

                            à Port-Vendres … 

                                                            entre deux mondes.

 

Samedi 23 avril : Jacques SAQUER : Jaubert de Passa. Titre à préciser.

 

Date à fixer pour une conférence en mai.

 

Samedi 4 juin : Raoul Marc JENNAR : Le Cambodge. Titre à préciser.

 

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19e Festival de Cinéma

Maghreb si loin si proche

Boulevard laïque des cultures

 

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se poursuit sur

11 sites dans l’Aude et les Pyrénées Orientales jusqu’au

31 janvier 2016

 

Argelès sur Mer 22, 23 et 24 janvier

Banyuls sur Mer 27 janvier

Perpignan 28 janvier

Cabestany 29, 30 et 31 janvier

 

 

Films inédits en présence de nombreux invités, débats, musique, buffets, rencontres …

Télécharger le catalogue complet du festival 2016 (1Mo) :

<http://www.cinemaginaire.org/images/PDF/catalog-mag-2016.pdf>

 

 

Cinémaginaire

réseau cinéma de proximité en Pyrénées Orientales

contact@cinemaginaire.org

<http://www.cinemaginaire.org>

 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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