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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 10:16
E. TODD

E. TODD

Grâce à la polémique due à son livre paradoxal sur le 11 janvier 2015, le sociologue E. Todd, fils du romancier et biographe (Camus, Malraux) Olivier Todd, se fait connaître d'un public élargi. L'anthropologue régnait dans les sphères parisiennes intellos, à présent les classes moyennes, celles qui ont, majoritairement, manifesté pour Charlie, entendent parler sa voix anti-Valls, anti-Hollande, anti-social-démocratie...

 

Ainsi, d'après son enquête sur le terrain (il a lu, en fait, les chiffres et statistiques publiés par Libération), le peuple qui est descendu dans la rue, après l'attentat contre Charlie Hebdo, seraient venus exprimer leur haine des musulmans. Ces intellos, français moyens, orchestrés par la mise-en-scène gouvernementale, s'emparant de l'émotion générale, la récupérant à des fins politiciennes ou diplomatiques (les maîtres du monde parqués dans une avenue parisienne fouillée de fond en comble par la police), ne seraient pas venus célébrer les valeurs de la République, la solidarité du peuple de France : cette folle sentimentale aurait montré son raz-le-bol de la violence islamiste, de l'invasion migration, du retournement de la société française, du déclin de la civilisation judéo-chrétienne...

 

Certes, les récupérateurs de tous bords (Louis Alliot, pour le Front national, à Perpignan) étaient dans les rangs, mais on ne peut limiter la ferveur, la dignité du 11 janvier à de la haine, à du racisme..!!! Le peuple français se situe au-delà des pâquerettes du livre polémiste, vite fait, mal fait de ce Todd chrétien de gauche, s'insurgeant contre la gauche et les Chrétiens !

 

Le 11 janvier, la France (certes peu représenté par le prolétariat et la communauté musulmane) a montré que restait encore en elle le sens de l'honneur et la possibilité d'une action de masse révolutionnaire. Le livre de Todd, croyant briser les idées reçues et courir à contre-courant, n'est que réaction négative, invitant encore la France au déclin et à l'absence d'avenir : désespérer un peuple pour se venger de la caste politico-intello-parisienne qui, c'est sûr, mérite d'être balayée…

 

JPBonnel

 

* Emmanuel TODD : Qui est Charlie (Editions du Seuil), Paris, mai 2015.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 10:04
N'occultez pas le catalan ! (photo jean-pierre bonnel)
N'occultez pas le catalan ! (photo jean-pierre bonnel)

On peut être Consul et Con !

Oui, celui de Perpignan la Catalan nous l'a bien montré : on peut cumuler 2 fonctions, celles de la diplomatie et de la connerie !

On peut aussi être Consul et Salaud : ce fut le cas du poète et dramaturge Paul Claudel, qui fit enfermer pendant 30 ans sa soeur Camille dans un asile !

Un consulat est le service d'un État chargé des relations avec les ressortissants de l'État accréditant (l'État qui dirige le service) au sein de l'État accréditaire (l'État où est situé le service) et son rôle est avant tout la protection de sa communauté. Il est dirigé par un consul, qui ne doit pas être confondu avec un ambassadeur, qui est le représentant de son État dans l'État d'accueil.

Le consul est une représentation de son pays, il doit protéger ses concitoyens, pas dicter la politique de l'Etat qu'il représente.

On l'appelait, dans l'Antiquité grecque, un proxène (citoyen protecteur des citoyens d'une autre cité.) chargé de protéger les membres de sa cité dans une autre cité. …(Wikipédia).

A ne pas confondre avec "proxénète"…Ni avec pute

*Mardi 5 mai à 19h10, à Jean Vigo, Perpignan :

Who’s knocking at my door ?

Martin SCORSESE, USA,1967, 1h30

Sc. : Martin Scorsese. Image : Richard H. Coll et Michael Wadleigh.

Int. : Harvey Keitel, Zina Bethune, Anne Colette, Lennard Kuras…

Petite frappe du quartier italien de New York, J.R. décide de se poser pour épouser la femme qu’il aime. Il apprend que celle-ci a été violée quelque temps plus tôt et il ne peut en supporter l’idée. Dès les premiers plans, on est sidéré : les cadrages audacieux, la photo noir et blanc aux contrastes profonds et le montage staccato rythmé par la musique portent la patte d’un cinéaste habité.

Copie issue des collections de l’Institut Jean Vigo

Jeudi 7 mai à 19h10 : TRANSIT de René ALLIO, France, 1990, 2h05

Sc : René Allio et Jean Jourdheuil d’après le roman d’Anna Seghers, Transit.

Image : Richard Copans. Int. : Sebastian Koch, Claudia Messner, Rüdiger Vogler, Magali Leiris…

En 1940-41, à Marseille. Un jeune Allemand, Gehrardt, qui a fui l’Allemagne nazie, est à Marseille, ville de transit, où de nombreux étrangers attendent des visas, des billets de bateau ou d’avion, des permis de séjour pour partir en Amérique du Sud, au Portugal ou en Espagne. Gehrardt n’a pas envie de partir, il fait pourtant des démarches: pour rester, il faut prouver qu’on est prêt à partir.


A propos de ce film, René Allio dévoilait ce qui pourrait être considéré comme son discours de la méthode: «C’est une histoire de gens, un contexte historique, une transgression de la Loi. Si je devais donner un nom à ce que je cherche aujourd’hui, je parlerais d’un réalisme classique.»

A l’occasion de la sortie du livre : «Chemins d’exils, chemins des camps : Images et représentations» Actes du 3ème séminaire transfrontalier : Déplacements forcés et exils en Europe au XXème siècle – Sous la direction de Michel Cadé

- - - -CINE :

*Ciné-rencontre avec la projection du film Iranien

Mardi 5 mai à 19h

IRANIEN

Réalisé par Mehran Tamadon

Tous publics

Iranien athée, le réalisateur Mehran Tamadon a réussi à convaincre quatre mollahs, partisans de la République Islamique d'Iran, de venir ...

Séance en présence du réalisateur Mehran Tamadon & organisée en partenariat avec la Ligue des droits de l'Homme.

Réservez maintenant :

**Ciné-rencontre en présence du réalisateur Olivier Azam

Jeudi 7 mai à 20h30

HOWARD ZINN, UNE HISTOIRE AMERICAINE

Ciné-débat Jeudi 7 mai à 20h30

Howard Zinn,

une histoire populaire américaine

En présence du réalisateur, Olivier Azam

Réalisé par Olivier Azam, Daniel Mermet

Tant que les lapins n'avaient pas d'historiens, l'histoire était racontée par les chasseurs.

Avec l'énorme succès de son livre "Une histoire populaire des Etats-Unis", Howard Zinn a changé le regard des Américains sur eux-mêmes. Zinn parle de ceux qui ne parlent pas dans l'histoire officielle, les esclaves, les Indiens, les déserteurs, les ouvrières du textile, les syndicalistes et tous les inaperçus en lutte pour briser leurs chaînes.

Réservation Conseillée.

Réservez maintenant :

- - - -

PEINTURE :

**5 MAI à PARIS :N.COMADIRA :

Nous avons le plaisir de vous faire parvenir ci-joint l'invitation

au vernissage de l'exposition Narcís Comadira "Obres amb arbres i altres

vegetals" qui aura lieu le 05 mai 2015 à 18h30,au Centre d’Etudes Catalanes de l’Université Paris-Sorbonne.

secretariat.etudescatalanes@listes.paris-sorbonne.fr

Téléphone: +33 ( 0 ) 142.776.569

Centre d'Études Catalanes - Université Paris-Sorbonne

9, rue Sainte Croix de la Bretonnerie

75004 PARIS

- - - -MUSIQUE : JAZZ

*• Le dernier rendez-vous de la Saison Jazzèbre avant Jazzapassa

Le 27ème Festival Jazzèbre en avant-programme Les rendez-vous chez nos voisins - "Sur les routes du jazz..."

Pour visualiser la Lettre Du Zèbre veuillez cliquer ici

Vous pouvez également retrouver la programmation de la saison Jazzèbre sur notre site internet : www.jazzebre.com

- - - - - - - - -

7 mai :

QUAND L'ORGUE ROMANTIQUE SE TOURNE VERS LE MONDE BAROQUE

Du style fantasticus au romantisme le plus débridé

Jeudi 7 Mai 2015 de 12h30 à 13h15

Cathédrale de Perpignan

Programme

Nicolaus Bruhns : Grand Prélude et Fugue en mi mineur

JS Bach : Fantaisie en sol mineur BWV 542

Franz Liszt : Prélude et Fugue sur B A C H

Musiciens

Marie Hélène Pech de Laclause, Jean Pierre Baston : orgue.

L’orgue de la cathédrale de Perpignan est, on le sait, un orgue romantique (oeuvre d’Aristide Cavaillé-Coll, 1857). Pour autant, le meuble (« le buffet », comme on dit dans le jargon organistique), est bien plus ancien. Là est souvent toute l’ambiguïté des orgues: meuble, certes, mais aussi instrument de musique… relevant parfois d’une époque ou d’une autre, suivant qu’on le regarde, où qu’on l’écoute.

L’idée du concert d’aujourd’hui est de puiser dans l’essence « baroque » de l’instrument. A travers trois compositeurs: Nikolaus Bruhns (1665-1697), Bach bien sûr, et… Liszt (1811-1886) ! Ce dernier, romantique parmi les romantiques, écrit un Prélude et Fugue, sur « B A C H » (sib la do si bécarre). L’hommage à Bach est clair ! Son langage, éminemment romantique, n’est pas sans rappeler, par ses chromatismes, ceux de la Fantaisie en sol mineur de Bach BWV 542. Chez Liszt, on peut reconnaître ce que l’on aurait appelé, s’il s’était agi d’une oeuvre baroque, le style fantasticus (semblant improvisé, libre, déclamé).

Le concert s’ouvrira avec le grand Prélude et Fugue en mi mineur de Bruhns, musique très construite …

**Mercredi 6 MAI :

Rivesaltes sous le souvenir de Jordi Barre

Le mercredi 6 mai se déroulera à Rivesaltes le vernissage de l’exposition « Jordi Barre l’enchanteur » à 18 heures, à la Médiathèque ; Exposition qui sera l’occasion de rendre hommage au chantre du Pays Catalan.

Rivesaltes accueille depuis le mardi 20 avril l’exposition « Jordi Barre l’enchanteur », dans le cadre de la Médiathèque, exposition qui se conjugue également avec le concert donné par le groupe « Cantem Jordi » le dimanche 19 avril.

Ce mercredi, en compagnie d’André Bascou, maire Virginie Barre, sa fille, Jean Pierre Lacombe, metteur en scène, Robert Triquère, son éditeur ainsi que la co-auteur de sa biographie, Christine Lavaill, la ville de Rivesaltes se remémorera celui qui a marqué de son empreinte le Pays Catalan.

L’exposition permettra à la population des deux villes, de découvrir les 36 panneaux de cette exposition itinérante dans le pays Catalan.

Près de trois ans après le départ de l’artiste la vie et la biographie de Jordi Barre (publiée chez Balzac Editeur) est devenue une exposition !

Cette exposition qui devrait faire le tour de nos villes et villages permettra à ceux qui ont connu et côtoyé Jordi tout au long de sa longue vie d’artiste de se souvenir d’un homme qui, au-delà de l’artiste, était devenu pour beaucoup un ami, presque un parent et à travers le parcours de Jordi Barre de se remémorer leur propre existence !

Cette exposition permettra à tous ceux qui n’ont pas connu Jordi de découvrir combien cet homme, par son engagement chaleureux pour la défense du catalan, a apporté à ce « pays ».

C’est pourquoi cette exposition conçue en partenariat avec France Bleu Roussillon était un devoir pour tous ceux qui savent combien Jordi a marqué notre territoire et combien nous lui devons !

Pour tout renseignement : Robert Triquère : 06-72-71-10-02

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 09:41
JP. Bel, Président du Sénat, à Céret (inauguration du musée MUSIC) a abandonné...Photo : J.P.Bonnel
JP. Bel, Président du Sénat, à Céret (inauguration du musée MUSIC) a abandonné...Photo : J.P.Bonnel

Les mauvaises nouvelles tombent sur Montpellier, l'ancienne "surdouée", à l'époque où le tyran Frêche, suivi du tyranneau Bourquin, tenait fort les rênes de la ville et de la Région. IBM, la médecine, le tourisme, l'aménagement du littoral, l'architecture avec Ricardo Bofill…c'était le bon temps !

Montpellier brille encore grâce à la culture (même si certaines troupes de théâtre risquent de disparaître par la décision injuste du maire, Saurel, ex-PS) et le musée Fabre, mais Alary, président actuel du Languedoc-Roussillon, n'a l'aura que d'un nain de jardin...

On découvre une nouvelle fraude sur la viande de cheval : c'est dans les abattoirs de NARBONNE que des chevaux impropres à la consommation ont transité ! D'autres lieux d'abattage sont situés dans notre belle Région, à Pézénas, Alès…Jacques Poujol, ex-dirigeant de Spangherro est mis en examen !

Toulouse s'organise pour devenir capitale; Martin Malvy fera quelques concessions au L/R. mais il sait que l'affaire est pliée : la Région L/R. n'a pas d'unité, d'identité forte (Perpignan la Catalane, toujours oubliée, peut-elle faire cavalier seul..?). Ce territoire modelé depuis 50 ans, pour attirer le tourisme de masse sur ses côtes a oublié l'arrière-pays et ses industries : un pays d'apparences, à consommer, surfait, artificiel, qui perd son âme (comme des villages anciens, des stations telle Collioure, envahis par un tourisme de masse plus consumériste que culturel).

Il manque un leader pour la Région !

M. Saurel, privé de l'appareil socialiste, en ne contrôlant pas la fédé PS, manque de moyens et d'envergure; il renonce à des projets patrimoniaux (comme le musée de l'histoire de la France en Algérie : Perpignan devrait reprendre cette idée), les élus au conseil régional se taisent et approuvent le décisions venues du gouvernement central (on l'observe avec le mutisme de J. Cresta ou de Zibeline Malherbe)…

J.P.Bonnel

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:33
Zoulikha Bouabdellah (chaussures de femmes sur un tapis de mosquée)

Zoulikha Bouabdellah (chaussures de femmes sur un tapis de mosquée)

*C'est l'hiver : l'art s'autocensure, le FN est en tête, Charlie ne se vend plus et on interne un prof de fax gênant !!!

- - -

Mourir en hiver...

J'aimerais mourir en hiver

Quand tout s'éteint, tout disparaît,

Quand le jaune élude le vert

Dans les couleurs de la forêt.

J'aimerais mourir en hiver

Quand le froid prend droit de cité,

Lorsque la rouille vainc le fer

Qui luisait pour l'éternité.

J'aimerais mourir en hiver,

Au détour d'un chemin pentu,

Foudroyé par l'heureux éclair

D'un amour trop vite aperçu.

J'aimerais mourir en hiver,

Les doigts engourdis par le gel,

Le cœur plus que jamais ouvert

Aux insondables voix du ciel.

J'aimerais mourir en hiver,

Honteux d'endeuiller mon départ

De sanglots versés à l'envers,

De couronnes et faire-parts.

J'aimerais mourir en hiver,

Las des mensonges, las du bruit,

Des promesses au goût amer

De ceux qui m'ont toujours trahi.

J'aimerais mourir en hiver

Aux sourires de mes parents :

Cris de joie envolés dans l'air,

Images que l'on livre aux vents.

J'aimerais mourir en hiver,

Mais pas aujourd'hui, cependant...

Le ciel peut attendre et l'enfer

Sait m'oublier de temps en temps.

J'aimerais mourir en hiver

Pour ressusciter au printemps

Le désir qui naît, puis se perd

De redevenir un enfant.

J'aimerais mourir en hiver,

Libre de pouvoir à jamais

Embrasser les visages chers

De ceux que j'ai toujours aimés.

Embrasser les visages chers

De ceux qui m'ont toujours aimé.

Elne le 17 août 2014

Jean Iglesis

* (auto)Censure.

Clichy : Une œuvre de Zoulikha Bouabdellah retirée :
quand la peur devient censure (C
) Jean-Jacques Naudet

Zoulikha Bouabdellah, Silence, 2008-2014, Installation: 24 prayer rugs, 24 pair of shoes 300 x 560 cm. Courtesy: the artist © Zoulikha Bouabdellah

Cette œuvre de Zoulikha Bouabdellah, exposée au Pavillon Vendôme à Clichy, a été retirée par la photographe et Christine Ollier, après l’intervention d’une association religieuse musulmane qui se disait choquée. Où allons nous ? Le 11 janvier n’a-t-il donc servi à rien ?

Nous publions aujourd'hui la lettre ouverte de Christine Ollier ainsi que celle d'Orlan, une des artistes qui a retiré ses œuvres.

Lettre Ouverte d'ORLAN, le dimanche 25 janvier 2015 : Une œuvre a été censurée dans l’excellente exposition Femina ou la réappropriation des modèles, dont le vernissage se tenait samedi 24 janvier 2015 au Pavillon Vendôme à Clichy.
Je m’insurge contre toutes pressions et/ou menaces qui auraient pour conséquence qu’une œuvre d’art pacifique soit retirée d’une exposition, que ce soit par un groupe chrétien, un groupe musulman ou un groupe se réclamant de toutes autres croyances.
Dans l’exposition une pancarte nous apprend que l’artiste Zoulikha Bouabdellah et Christine Ollier, commissaire générale, « ont choisi de retirer la pièce Silence afin d’éviter toute polémique et récupération au sujet de la présentation de cette installation qui ne représente aucun caractère blasphématoire ».
En vérité, il suffit de se renseigner un peu pour découvrir clairement que cet acte d’autocensure masque une censure plus grave.
« Une association de confession musulmane » aurait fait pression auprès des responsables de la mairie, pour obtenir le retrait de l’œuvre. La mairie a cédé à ces pressions et s’est désolidarisée de l’exposition si l’œuvre devait être présentée.


Quelles que soient les motivations de l’artiste et des commissaires, le résultat est catastrophique.
Je peux suivre le raisonnement, mais je ne peux le soutenir car c’est la porte ouverte à toutes sortes de restrictions insidieuses de notre liberté d’expression, au risque que nous passions consciemment ou inconsciemment de l’autocensure à l’empêchement, de l’empêchement à l’inhibition que produisent la menace et la peur.


La liberté d’expression continue à être bafouée, deux semaines après les marches du 11 janvier, alors qu’aucun motif sérieux ne peut être invoqué pour interdire la présentation d’une œuvre qui réunit simplement des tapis de prière et des paires d’escarpins.


En conséquence, puisque l’œuvre de Zoulikha Bouabdellah est définitivement retirée dans l’exposition, je demande que mon œuvre soit décrochée.

Lettre Ouverte de Charlotte Boudon et Christine Ollier , le mardi 27 janvier 2015 :


Chères toutes, chers tous,
Vous n’étiez pas toutes, tous, présents au vernissage samedi 24 janvier de l’exposition Femina ou la réappropriation des modèles au Pavillon Vendôme à Clichy-La-Garenne et comme pour ceux et celles qui étaient présents, nous souhaitons exposer les faits qui ont conduit à la situation de blocage actuelle.
Pendant l’accrochage, l’équipe de commissaires a été informée par la mairie de mises en garde émanant de représentants d’une fédération de citoyens Clichois de confession musulmane sur « d’éventuels incidents irresponsables » non maîtrisables, pouvant survenir suite à l’exposition d’une pièce de Zoulikha Bouabdellah, intitulée Silence.
L’artiste est venue elle-même installer sa pièce et a été fort surprise de l’émoi et l’incompréhension que cette pièce suscitait, l’ayant montrée précédemment à maintes reprises dans des musées et autres lieux dédiés à la Culture à Paris, Berlin, New York et Madrid.
D’un commun accord entre l’artiste et les commissaires, la pièce n’a pas été montrée et l’artiste s’en est expliquée :
« Suite à l’incompréhension dont est victime l’installation Silence, j’ai pris la décision de la retirer de l’exposition. Je mets cette incompréhension sur le compte de l’émotion liée au drame qui a touché la France et ne souhaite en aucun cas que cette pièce soit le prétexte de quelques-uns pour nourrir davantage les amalgames à travers des interprétations erronées.
Je suis de culture musulmane ; mon intention n’est ni de choquer, ni de provoquer, mais bien plutôt de proposer une vision à partir de laquelle peut s’instaurer un dialogue. Cette vision concerne ici les liens entre les espaces profane et sacré ainsi que la place de la femme au seuil de ces deux mondes – car oui, la modernité des femmes est conciliable avec l’islam, à condition que ce dernier ne soit pas dévoyé pour devenir un instrument de domination.
Silence a été créée en 2007-2008 et a été montrée à plusieurs reprises aux Etats-Unis, en Allemagne, tout récemment en France, et ce sans qu’aucune polémique ne vienne entacher sa présentation. Aussi, je m’interroge sur les raisons qui poussent une certaine frange de Français de confession musulmane à voir dans cette installation une œuvre blasphématoire. Ni le Coran, ni aucune sourate ou hadith “sahih” ne font référence à l’interdiction de détourner ou de découper un tapis. »
Néanmoins, un certain nombre d'artistes, en premier lieu ORLAN, et des prêteurs ont manifesté leur désaccord avec le retrait de la pièce Silence, ou avec son remplacement par la vidéo Dansons, et nous ont demandé par solidarité avec Zoulikha Bouabdellah le retrait de leurs oeuvres. C’est également la position de Stéphane Magnan, directeur de la Galerie Les filles du calvaire, qui représente un grand nombre des artistes dont les œuvres sont exposées.


A ce jour, nous demandons une prise de position claire du Maire de la Ville, Gilles Catoire, sur les propositions que nous faisons concernant la suite à donner à l’exposition devant cette atteinte rampante à la liberté d’expression : soit assumer la présentation de la pièce Silence, soit décider de la fermeture de l’exposition privant de son accès les Clichois et l’ensemble du public. Il devra alors trouver un moyen de maintenir l’accès au lieu pour susciter un questionnement constructif sur l’art et la censure.
Voilà la situation.
Les commissaires invitées Charlotte Boudon et Christine Ollier



Exposition
Femina ou la réappropriation des modèles
Jusqu'au 26 Avril 2015
Sous le commissariat de Charlotte Boudon, Guillaume Lassere et Christine Ollier.
Avec les œuvres de Pilar Albarracín, Zoulikha Bouabdellah, Nina Childress, Béatrice Cussol, Hélène Delprat, Lydie Jean-dit-Pannel, Carmela Garcia, Laura Henno, Mwangi Hutter, Karen Knorr, Ellen Kooi, Katinka Lampe, Iris Levasseur, Paloma Navares, ORLAN, Esther Teichmann, Trine Søndergaard, Brigitte Zieger.
Pavillon Vendôme – Centre d’art Contemporain
7 rue du Landy
92110 Clichy

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 14:58
Wolinski © Cité de l'immigration, Paris.
Wolinski © Cité de l'immigration, Paris.

Vous allez encore dire que j'écris des conneries :

Je ne crois pas que les toutes les foules ont marché pour la République et la liberté : certains ont pensé qu'ils représentaient les vrais Français, pas les immigrés, les Maghrébins, les Juifs, les assistés…Des lendemains de haine et de vengeance, dans les urnes ou dans des défoulements violents sont à prévoir : il faut tenir et rester debout !

Pour analyser la démarche des terroristes, on ne peut faire abstraction du contexte social, économique…

Du passé colonisateur de la France et de l'échec de la décolonisation : en Algérie, tortures, abandon des harkis, la fausse parole de la France…Les générations jeunes issues de ces familles ont cette mémoire en eux; Français ils sont partagés et certains ne peuvent pas régler le malaise qui les déchire; ce sont les plus faibles, les influençables, souvent influencés par les prêches des mosquées; là, le peuple musulman modéré a la responsabilité historique de contenir cette propagande.

En outre, pour ces jeunes oisifs des banlieues insalubres, paupérisées, la vue d'une population riche, privilégiée, vivant (retraités et bobos de gauche, hauts fonctionnaires et chefs d'entreprises) dans des quartiers résidentiels, est peut-être intolérable : la justice sociale doit viser à l'équilibre.

Face à la faillite de l'école qui exclut des milliers de jeunes (faute à la "crise", aux erreurs de ceux, syndicats et gens de gauche qui ont refusé l'apprentissage et s'en s'ont tenu au "collège unique", poussant des jeunes motivés pour le travail manuel, à demeurer dans la filière commune, les excluant ensuite, les abandonnant au chômage…Ces jeunes devenant indisciplinés, les classes sont devenues souvent ingérables : les classes moyennes et les "bobos de gauche" ont placé leurs enfants dans des collèges et lycées privés… On a voulu, on a cru agir pour la démocratie, ce n'était que démagogie !).

Ces nouveaux terroristes ont trouvé un prétexte pour agir : la presse libre a insulté le prophète; je trouve en effet qu'un dessin où l'on voit Cabu sodomisant Mohamed, en criant "c'est pour rire !" n'a rien à voir avec la liberté : c'est la vulgarité gratuite; en outre, montrer que la relation anale est une façon de dominer, de se venger d'un partenaire ou d'un adversaire est issu de l'esprit réactionnaire et religieux millénaire… Pourtant j'aime Cabu et les autres, mais l'inconscient pervers et machiste revenait trop souvent…

Enfin, je crois que l'attitude de nos dirigeants (occidentaux et leurs marionnettes placés à la tête de pays en développement) ont permis à des extrémistes fous d'agir en toute bonne conscience : les Musulmans ont la majorité aux élections libres en Algérie, mais c'est l'armée qui prend le pouvoir… Le président de la Rép invite Khadafi à l'Elysée, puis on lui fait la guerre et on détruit les armes et chars (nos matériels !), qu'on a vendus à la Lybie…De même pour la Syrie, on soutient Bachar El Assad, ensuite on lui fait la guerre aux côtés de l'Etat islamique, puis on pourchasse celui-ci… Où est la logique..?

On va parler maintenant d'ordre, de police… La répression, c'est facile. Faire son auto-critique, changer l'école, diffuser les valeurs humanistes, lutter contre les injustes c'est plus ardu !!!

* Je ne suis pas OK avec cet article paru dans :ReSPUBLICA : Rester Charlie

Lundi 12 janvier 2015

Par Marie Perret - Co-responsable de la commission Ecole de l'Ufal

Les journalistes de Charlie Hebdo sont morts parce qu’ils ne sont pas laissés impressionner, parce qu’ils n’ont pas voulu céder sur les principes qui sont au fondement de la République laïque, à savoir la liberté de conscience et la liberté d’expression. L’Ufal a appelé à la mobilisation. Une telle unité est salutaire. Car, au moment de l’affaire des caricatures de Mahomet, trop de voix s’étaient faites entendre pour dire que Charlie Hebdo avait été trop loin, qu’il convenait de faire « bon usage » de la liberté d’expression et de ne pas allumer le briquet à proximité de matière explosive. Comme si les musulmans étaient des barils de poudre, régissant mécaniquement à des phénomènes physiques, et non des sujets libres, capables de réfléchir, de se diviser, et de comprendre

ce qu’est la liberté d’expression. Comme toutes les libertés qui sont garanties par le droit, la liberté d’expression est une liberté formelle, vide, qui n’a pas de contenu substantiel, seulement des limites qui sont définies par la loi.

Une liberté qui prescrirait a priori les usages qu’il faut en faire ne serait tout simplement pas une liberté.

La liberté d’expression comprend aussi le droit de rire du sacré, c’est-à-dire de désacraliser tout ce que l’on peut fétichiser ; la liberté d’expression n’interdit pas qu’on profère des sottises ou des absurdités ; elle n’interdit pas que l’on affirme que telle religion est la plus conne du monde, que toutes les religions sont connes, pas plus qu’elle n’interdit qu’on dise publiquement qu’il est con de soutenir de telles assertions.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 22:29

 

 

      Les lâches assassins ont voulu "tuer Charlie", hebdo de mon adolescence et plus… Ont voulu attenter à la liberté d'expression, de dessiner, d'écrire… De provoquer, car c'était là la ligne éditorialiste du journal. Critiquer tous azimuts, les puissants, les religions, les idéologies, les maîtres du monde, les politiciens… 

 

    Or en France on ne tue pas Voltaire : ce pays a une trop longue histoire de luttes et de révolutions, qui ont préservé la liberté et les droits de l'Homme ! On ne tue pas Charlie : ce Phénix renaîtra de ses cendres...

 

    Il faut préserver l'unité nationale (et européenne, et mondiale) face au péril et à la croisade que nos promettent les terroristes. Et il est agréable de constater les interventions unanimes et concordantes de tous les responsables politiques, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite. 

 

   Cependant un bémol à tout ce bel unanisme… je ne peux oublier ces années 1970, quand des ministres de l'intérieur, de Debré à Poniatowski, en passant par cet inénarrable sinistre marseillais toujours vivant, qui ont tenté à de nombreuses reprises de condamner, censurer…Hara-Kiri et Charlie-Hebdo… Tuer, aussi, de façon différente, la liberté de la presse, et ce ne fut pas l'honneur des gouvernements d'inspiration "gaulliste" de ces années post-soixantuitardes...

 

   Pourtant le général De Gaule avait bien dit, à propos de Sartre : "On n'emprisonne pas Voltaire !"

    Il avait bien raison : on ne le tue pas, non plus, Voltaire !!!!

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 09:53
dans le quartier Saint-Jacques, Perpignan
dans le quartier Saint-Jacques, Perpignan

* Lettre de Paul Eluard contre la fête (commerciale) de Noël

20 décembre 1928

Mon cher ami,

Noël ? Je hais Noël, la pire des fêtes, celle qui veut faire croire aux hommes « qu'il y a quelque chose DE MIEUX sur la terre », toute la cochonnerie des divins enfants, des messes de suif, de stuc et de fumier, des congratulations réciproques, des embrassades des poux à sang froid sous le gui. Je hais les marchands de cochon et d'hosties, leur charcuterie, leur mine réjouie.

La neige de ce jour-là est un mensonge, la musique des cloches est crasseuse, bonne au cou des vaches. Je hais toutes les fêtes parce qu'elles m'ont obligé à sourire sans conviction, à rire comme un singe, à ne pas croire, à ne pas croire possible la joie constante de ceux que j'aime. Le bonheur leur est une surprise...

Croyez-moi très affectueusement vôtre,

Paul ELUARD

[En marge de la première page] :

Pourquoi faut-il que la joie des enfants soit pour ce jour-là et souvent ce jour-là seulement et souvent jamais.

** M.M.Pujol et Ménard, mettez vos crèches dans des lieux privés (commerces) ou religieux (cathédrales) sinon vous aurez des signes ostentatoires (musulmans, juifs…) dans les rues…

Même si la crèche est devenue une tradition populaire, elle présente des éléments chrétiens : le petit Jésus, Joseph, Marie...

La laïcité, ce n'est pas interdire les religions (quoique ça me tenterait…Lire Jean SOLER), mais favoriser le pluralisme des croyances, pas de façon à choquer l'autre : pas dans la rue, le domaine public.

Que le maire de Perpi mette la crèche installée place Gambetta (ou de la cathédrale) DANS la Cathédrale !!!

Dans vos voeux, M. Le Maire de Perpignan, écrivez "Perpignanais" avec une majuscule quand c'est un substantif. Merci !!!

***Tel que nous le partageons aujourd'hui, comme rite profane et comme moment d'échange festif, l'esprit de Noël est né dans les livres, il y a deux siècles. Il est enfant de la littérature et d'abord du conte d'Hoffmann, Casse-Noisette et le Roi des souris, où se trouve décrit, en 1816, « le muet ravissement des enfants » autour duquel se rassemble désormais toute famille bourgeoise. Il se déploie ensuite, pour de bon, par l'entremise de Dickens et de son Chant de Noël (1843). En Angleterre, mais aussi bien en Amérique et en France, des foules enthousiastes vont alors écouter la lecture publique de ce texte qui célèbre le bonheur du foyer, « la conscience d'être heureux ensemble », et finalement le droit à la famille pour tous...

* Les pessebres, crèches catalanes dans les étables ! (c'est d'ailleurs son étymologie…)

Les Pessebres Crèches vivantes

Noël. Bien plus qu'un sapin et qu'un barbu tout de rouge vêtu, la tradition nadale catalane célèbre chaque année la Nativité sous forme de crèche vivante baptisée « pessebre vivant ».

Les sapins de Noël catalans n'ont pas plus d'aiguilles qu'ailleurs. Les pères Noël ne sont pas plus rouges que d'autres. La Catalogne, elle, conserve ce petit plus nadal que nous envient de nombreux pays. Elle s'est en effet inventé une extraordinaire fête de la Nativité : le « pessebre vivent ». Comprenez une crèche vivante, avec de vrais hommes, de vraies femmes et parfois même de vrais animaux !

****

Noël

J’aimerais que le vieux soleil

Dissipe la guerre qui gronde,

Faisant lever le blé, pareil

A une chevelure blonde.

Je désirerais que la mer

Taise son incessant murmure,

Que le vent, promesses en l’air,

Guide le bonheur tant qu’il dure.

Je voudrais que le ciel si bleu

Oublie les importuns nuages

Et qu’enfin le cessez-le-feu

Puisse être lu sur les visages.

Je souhaiterais des combats

Que la liste un beau jour s’achève

Et que les soldats, chapeau bas,

Sortent grandis d’un mauvais rêve.

J’aurais souci, en pareil cas,

Que le clairon, fiévreux, ne sonne,

Qu’aux fêtes et à leurs éclats

Le canon plus jamais ne tonne.

Mets tes espoirs dans une lettre

Que tu lanceras vers le ciel,

Une bougie à la fenêtre

Et demain ce sera Noël.

Jean Iglesis



L'étable magique

Quand Marie et Joseph commencent à bouger, quand le berger se met à chanter, la magie du pessebre fait effet. Instantanément. Le pessebre, qui signifie littéralement étable, est en fait une représentation théâtrale de la naissance de Jésus.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 12:16
Conservatoire de Perpignan Méditerranée

Conservatoire de Perpignan Méditerranée

LE CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE PERPIGNAN

 

 

Votre ordinateur est obsolète m’a dit le technicien a qui j’ai demandé de le réparer.

- Vous pensez bien, il a neuf ans !

Un aspirateur ou une voiture dépassent rarement l’âge de vingt ans.
Et l’architecture ?
Le pont du Gard, avec ses arches de pierre solidement construites, a deux mille ans. Menuiseries impeccables, les fenêtres du château de Versailles s’ouvrent et se ferment depuis plus de trois cents ans.

Le conservatoire de musique de Perpignan, sur la rue Foch, me semblait de bonne facture et j’ai eu plaisir à le dessiner.

 

Vous ne le verrez plus jamais comme ça.  

page1image7072.png

Vue depuis la rue Foch

page2image376.png

Vue depuis l’arrière

 

Cet édifice a été construit, il y a un peu plus de trente ans, à l’emplacement d’une remarquable caserne du XVIe siècle qui a été rasée pour l’occasion...


Malgré son jeune âge, il a été jugé obsolète et l’on est en train d’arracher la pierre agrafé de ses façades pour mettre à la place un bardage de tôles de métal laqué en rouge et beige.

J’ai cru naïvement, au début des travaux, qu’on voulait faire des économies d’énergie et que cette tôle masquait un matériau isolant.

Mais non.

C’est juste un décor qui veut unifier le bâtiment d’origine et l’extension que l’on y réalise.
Un décor qui va rouiller et qu’il faudra changer dans vingt ans.

!

 André Scobeltzine

page3image384.png

! !

!

Image de synthèse du conservatoire relooké, tel que les architectes l’ont imaginé en pianotant sur leurs ordinateurs.!!

!

 

 

André Scobeltzine (dessins)

André Scobeltzine (dessins)

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 14:16
Jeff Koons
Jeff Koons

Humeur

Que faire quand c'est "alerte rouge..?"

La météo partout crie "alerte orange". Je reçois un SMS d'ORANGE : débranchez votre box ! Les médias commencent à fatiguer avec ces alertes ! Les maîtres du monde n'ont qu'à remettre de l'ordre dans le dérèglement climatique ! Je suis responsable aussi, à mon niveau, c'est vrai, mais basta, je veux pas y penser, mais plutôt cogiter à mon petit week-end égoïste...

Que vais-je faire ? Gués barrés (Jacqueline à La Raho a pas encore tenu sa promesse de pont ! Pujol, oui, à Perpi, avec sa passerelle !), ponts coupés, averses et mer démontée...

Le mieux est de rester au pieu : à lire, somnoler ou caresser son/sa petit/e ami/e... Si y a pas amiga/o, se gratter l'anus ! ou le cerveau pour envisager une solution...

J'irais bien au ciné voir l'Oranais, mais basta les Arabes, même si B. Sora me demande de persister...J'irais bien voir la bande à Jacquet bander avec Guy et sa troupe de poilus : 14/18, création à voir absolument au Thé^atre de la Rencontre, jusqu'à demain dimanche à 17h, dernière représentation...

J'irais bien voir le cadran du rond-point nord, nouvelle polémique et pugilat entre Alduy et Pujol : celui-ci n'était pas à l'inauguration...Encore à Marrack..? Il va encore dire "non : j'étais calfeutré du côté de Pollestres ou Canohès..."

L'était pas au débat sur la démocratie dans l'art, le Jean-Marc... Il lisait, au coin du feu chauffant un thé au Sahara, un bouquin historique sur les bienfaits de la colonisation : grand bien lui fasse.

Ainsi, la mairie n'était pas représentée à l'Ecole des Beaux-Arts/Heart, jeudi soir ! Pas un adjoint, pas la moindre petite souris... Sont pas courageux ou éprouvent quelque honte à entrer dans cette école délabrée, moribonde..?

Allez-y faire un tour et apporter votre soutien, si vous avez, vous, un peu de courage !!!

Jean-Pierre Bonnel

**Vous pouvez aller :

Comité de Vigilance Antifasciste des P.O.

comitevigilanceantifasciste@riseup.net

Communiqué de presse…

A Perpignan comme à Lyon, barrons la route au fascisme ! 29 novembre 2014

Ce samedi 29 novembre à Perpignan, le Comité de Vigilance Antifasciste s’adressera à la population des Pyrénées-Orientales, dans le but de faire partager ses analyses, ses positions et ses propositions face à la recrudescence des idées nauséabondes en provenance des différents groupuscules se réclamant de l’extrême droite et/ou du fascisme. Le Front National fait partie de cette galaxie qui n’a de cesse de nous faire revenir en arrière, quand les libertés étaient taillées en pièce, la fraternité se limitait aux seuls ressortissants de l’hexagone et l’inégalité était le fait dominant… Des femmes et des hommes se lèvent contre ce retour bruyant et dangereux de théories qui délaissent l’humain pour s’enfoncer dans la barbarie.

Ce samedi 29 novembre à Lyon des camarades, des compagnes et compagnons manifesteront contre la tenue d'un congrès du Front national dans leur ville, FN qui s’imagine parvenu aux ultimes marches du Pouvoir…

Les organisations qui intègrent le CVA et les autres organisations qui se joindront à nous tiendront des tables de presses en ville, ce samedi 29, de 15h à 17h, et proposeront tracts et « 4 pages » antifascistes à la population.

Antifascisme : projection du film « Bassin miné » le 29 novembre à 18h, au « Casal » de Perpinya

> > Une projection du film d’Edouard Mills-Affif « Bassin miné » (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont) * est organisée par « le Comité de Vigilance Antifascistes des P.O. »le samedi 29 novembre 2014 à partir de 18h, au « Casal » 23, avenue du Lycée à Perpignan

> > La projection sera suivie d’un débat

« Bassin miné »

« Bassin miné est l’histoire d’une ville du Nord de la France, Hénin-Beaumont, qui s’est donnée au Front national au premier tour des élections municipales de mars 2014. La chronique d’une victoire annoncée, celle de Steeve Briois, l’infatigable bateleur qui a su prospérer sur les failles de ses adversaires ». C’est aussi un long voyage aux racines de la désespérance sociale, dans une terre de gauche blessée, puisque Hénin-Beaumont a basculé du Parti socialiste au Front national.
> Edouard Mills-Affif a filmé depuis douze ans cette spectaculaire percée de l’extrême droite. Il dévoile la face cachée et les ressorts de cette stratégie politique qui a fini par porter ses fruits. Avec Bassin miné, nous sommes conviés à analyser la poursuite du travail de décryptage, sur une décennie, d’une méthodique conquête politique engagée par le FN.

Entrée libre

** PARIS, 29/11/2014

Sílvia Pérez Cruz et Raül Fernández Miró au Théâtre des Abbesses :

L'un des duos les plus intimement explosifs de la scène catalane fait escale le 29 novembre à Paris pour présenter son nouvel album « Granada », un disque viscéral et intime pour voix et guitare.

Empreinte jusque aux recoins de sa voix de sa Catalogne natale, Sílvia Pérez Cruz irradie et enchante. Des rêveries folk aux éclats de fado, de flamenco, de jazz et même de classiques, elle vogue avec charme et talent entre les styles qu’elle transcende de sa présence toute méditerranéenne. A 30 ans, cette jeune artiste catalane développe une personnalité et un projet artistique inédits. Sa voix raffinée mais puissante, témoigne d’un registre impressionnant, confortée par un charisme tout aussi troublant.

**Vous pouvez aller :

Comité de Vigilance Antifasciste des P.O.

comitevigilanceantifasciste@riseup.net

Communiqué de presse…

A Perpignan comme à Lyon, barrons la route au fascisme ! 29 novembre 2014

Ce samedi 29 novembre à Perpignan, le Comité de Vigilance Antifasciste s’adressera à la population des Pyrénées-Orientales, dans le but de faire partager ses analyses, ses positions et ses propositions face à la recrudescence des idées nauséabondes en provenance des différents groupuscules se réclamant de l’extrême droite et/ou du fascisme. Le Front National fait partie de cette galaxie qui n’a de cesse de nous faire revenir en arrière, quand les libertés étaient taillées en pièce, la fraternité se limitait aux seuls ressortissants de l’hexagone et l’inégalité était le fait dominant… Des femmes et des hommes se lèvent contre ce retour bruyant et dangereux de théories qui délaissent l’humain pour s’enfoncer dans la barbarie.

Ce samedi 29 novembre à Lyon des camarades, des compagnes et compagnons manifesteront contre la tenue d'un congrès du Front national dans leur ville, FN qui s’imagine parvenu aux ultimes marches du Pouvoir…

Les organisations qui intègrent le CVA et les autres organisations qui se joindront à nous tiendront des tables de presses en ville, ce samedi 29, de 15h à 17h, et proposeront tracts et « 4 pages » antifascistes à la population.

Antifascisme : projection du film « Bassin miné » le 29 novembre à 18h, au « Casal » de Perpinya

> > Une projection du film d’Edouard Mills-Affif « Bassin miné » (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont) * est organisée par « le Comité de Vigilance Antifascistes des P.O. »le samedi 29 novembre 2014 à partir de 18h, au « Casal » 23, avenue du Lycée à Perpignan

> > La projection sera suivie d’un débat

« Bassin miné »

« Bassin miné est l’histoire d’une ville du Nord de la France, Hénin-Beaumont, qui s’est donnée au Front national au premier tour des élections municipales de mars 2014. La chronique d’une victoire annoncée, celle de Steeve Briois, l’infatigable bateleur qui a su prospérer sur les failles de ses adversaires ». C’est aussi un long voyage aux racines de la désespérance sociale, dans une terre de gauche blessée, puisque Hénin-Beaumont a basculé du Parti socialiste au Front national.
> Edouard Mills-Affif a filmé depuis douze ans cette spectaculaire percée de l’extrême droite. Il dévoile la face cachée et les ressorts de cette stratégie politique qui a fini par porter ses fruits. Avec Bassin miné, nous sommes conviés à analyser la poursuite du travail de décryptage, sur une décennie, d’une méthodique conquête politique engagée par le FN.

Entrée libre

** PARIS, 29/11/2014

Sílvia Pérez Cruz et Raül Fernández Miró au Théâtre des Abbesses :

L'un des duos les plus intimement explosifs de la scène catalane fait escale le 29 novembre à Paris pour présenter son nouvel album « Granada », un disque viscéral et intime pour voix et guitare.

Empreinte jusque aux recoins de sa voix de sa Catalogne natale, Sílvia Pérez Cruz irradie et enchante. Des rêveries folk aux éclats de fado, de flamenco, de jazz et même de classiques, elle vogue avec charme et talent entre les styles qu’elle transcende de sa présence toute méditerranéenne. A 30 ans, cette jeune artiste catalane développe une personnalité et un projet artistique inédits. Sa voix raffinée mais puissante, témoigne d’un registre impressionnant, confortée par un charisme tout aussi troublant.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 15:25
Sur la mort de Rémi FRAISSE

Rémi Fraisse n'est pas une victime hasardeuse, inconsciente, involontaire parmi d'autres. 

Son appartenance à des luttes chroniques, racontées par ses proches, explique que sa mort n'était pas un simple accident. 

 

 Le monde dans lequel nous vivons n'a plus rien à voir avec celui d'il y a 30 ou 20 ans. 

 

 Dès qu'il y a révolte, contestation, les cibles sont d'une précision chirurgicale et nier ce constat serait refuser la réalité et les moyens hyper sophistiqués  qui équipent les forces de l'ordre robot-cops.  

 

Xavier Beulin, président de la FNSEA, a osé déclarer que l’opposition au barrage de Sivens avait généré «des djihadistes verts»...

Si la connerie dégeulasse avait un poids, Beulin s'enfoncerait sans pouvoir sortir de son lizier  !

 

Certes, nous savons : la France est vendue au FMi, qui joue au yoyo avec nos bourses (aïe!!), système pressenti par Orwell, d'une dictature US-NSA-CIA sans précédent. 

 

A côté de ça, le pétainisme n'aura été qu'un pet avorté qui préludait, quand même, aux explosions futures (alors inconcevables). 

L'Europe telle qu'elle a été "constituée" répond parfaitement au schéma d'un nouvel ordre mondial : sans pitié, CAR EXCLUSIVEMENT  ''MARCHAND'' ET SANS PARTAGE !

 

    Depuis plus de soixante ans, de l'Amérique Centrale à l'Extrême Orient, des guerres et des misères programmées déchirent le mince tissu de peuples ''légers'', leurs cultures et leurs modes de vie millénaires.

 

    Quelques groupes insignifiants (par le nombre) s'opposent, à leurs risques et périls, à cette montée d'un fascisme à gueule de Barbie, policé autant qu'innommable, agissant avec des ressorts nouveau dans l'Histoire... Nouveau pour le vernis, mais antiques sur le fond ! 

 

Les génocides passés feront figure de d'«Intervilles/Maillon faible en KhôLanta» si le plan des élites multinationales aboutit. 

 

    J'affirme avec une certitude absolue que les êtres humains qui s'opposent avec trop force et de conviction dans la défense du vivant, à ce système délirant (et délinquant), sont éliminés d'une manière inédite. La Feria a commencé !

 

    Paranoïa? Regardez, écoutez...Afrique, Indonésie, Amazonie, Inuits, Aborigènes, Bushmen, Indiens Patachos... Serengeti, Tanzania, où, avec sa bonne tronche de curé patelin, le WWF agite ses hochets couleur«protection nature », pour acheter les dirigeants et extorquer des décisions sans considérer les peuples sur leurs terres immémoriales... Et, s'ils rechignent, l'épée de ''la dette'' au dessus de leur crâne est plus aiguisée que celle de Damoclés !!! Spoliations/défoliation/erradication/empoisonnements/exploitations diverses/Meurtres,,,  

 

    Les infos nous parviennent du monde entier complètement déformées... truquées, car les médias sont aux griffes d'oligarches, multinationales, banquiers, marchands d'armes ... 

Les hommes et femmes politiques parvenus aux plus hautes fonctions d'ÉTATS, touchent les dividendes de leurs "efforts" civilisateurs. 

 

Des preuves ? Depuis quelques temps, des journalistes professionnels, des anciens de la CIA (repentis), des conseillers de présidents, parlent, décrivent et écrivent des livres. 

Mais rien ... Black out total dans la presse "spécialisée"... 

 

Rémi, ce jeune homme, ne représentait, certes, pas grand chose dans la lutte globale. Mais il était déjà un homme vrai, avec sa conscience, son refus sans concession du cauchemar en train d'advenir inparablement dans nos contrées où la terreur commence tout juste à percer.

 

    Mais ... le sommeil est partout, profond, et chacun y va de sa petite existence colorée par les magazines en petites culottes pour mettre en dentelle les opinions plus ou moins impersonnelles, d'orgueils et de dégoûts rapides. SociétéS Compartimentées, avec distribution des prix ''gagnant-gagnant'', primes, salaires et subventions, prébendes et sucre d'orge,,, Ajoutez breloque et bimbeloterie,  les honneurs et les titres ... et vous avez l'Aube Dorée qui fout la trouille à toute la Grèce, comme les SA d'Hitler sous le 3ième Reich !

 

    Nous avons déjà basculé, tête la première, dans la fange ténébreuse d'un empire arrogant de  richesses, autodestructeur parce que, tel le jeune Faust de Goethe qui, dans sa  quête imbécile de pseudo-éternité,  n'a vu que le petit bout de la queue du diable.

 

L'Occident crève de se vouloir immortel ,,, et Google nous promet des cercueils d'email pour fêter nos vieillesses jusqu'à 500 ans ! Mort au cons, Père Ubu !

 

G. Più  (point de vue de Guy Jacquet)

 
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