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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 08:44
Brigitte FOSSEY (photo J.P.Bonnel) a récemment enchanté le port de Collioure, malgré son impréparation, en lisant les lettres de Matisse et Derain.

Brigitte FOSSEY (photo J.P.Bonnel) a récemment enchanté le port de Collioure, malgré son impréparation, en lisant les lettres de Matisse et Derain.

 

*** Célébration du Bourdigou et autres lieux populaires  et communautaires :

 

BULLDOZERS CONTRE BARRAQUES DE BONHEUR

 

Ils venaient, au bruit écrasant (écrasé) de chenilles conquérantes définitives ! 

Ils arrivaient pour en finir !

 

Le temps était là … de nous quitter nous-mêmes !
Nous n’avions qu’à pousser la porte, la refermer sur un crissement de sable.. dernière fois, en embrassant la lèvre aimée... emportant avec nous les rires de la maison, les mots d’amour, les images furtives, les accents de la vie, les rêves insistants... les chants du printemps.


Nous n’avions plus qu’à hisser nos bagages dans des coffres, à regarder encore la façade au sanills clairs, le miroir d'eau, sans grilles pour protéger l’intime... et cette persistante odeur métallique des étangs spongieux.


Ne pas se retourner.

Contenir les larmes, refermer son blouson … rien de moins douloureux.
Et la route allait défiler, lumineuse mais âpre au souvenir.
La nostalgie n’est qu’un des habits de l’amour.

 

Il y avait la chaleur des amis venus nous escorter. 

Il y avait des gestes complices, le silence de la fraternité et les regards qui ne veulent (ne peuvent) pas se croiser, les mains qui, encore cherchent à étreindre. 

 

La parole était captive pour ces errants de l’affection qui se languiraient sur un quai. Eux de leur côté, nous du nôtre. 

Inéluctable... mot aux consonances étranges.     

Plus rien ne pourra être comme l'avant  de nos bonheurs, plus rien ne sera comme après. Clic-Clac ! Photos Kodak, bouffées de vent marin humées sans le vouloir, 

Ces yeux qui larmoient …

Vérité pesante… 

Tapis de pourpier qui nous tend encore ses feuilles grasses, qui nous attire, comme un aimant-amant.. 

 

Ne pas reculer même si on ne guérit jamais de ça !!!

 

Traverser le miroir, pour aller voir de l’autre côté des lamparos, 

faire provisions d’espérance, d’amitié, de tendresse et s’engouffrer dans le couloir en faisant des gestes lents, des gestes lourds…

 

Ne pas reculer. Rester les bras ballants, à guetter d’infimes gestes, parader comme des oiseaux maladroits qui voudraient s’envoler et qui ne le peuvent pas, surtout ne pas reculer.
La solitude n’est ni sentiment,ni perception, c’est un temps de froid et d’isolement.


Tout d’un coup nous avons vu l’hiver se poser sur nos épaules et aucun cache-col n’aurait pu endiguer ce torrent de froidure

Mais à qui faisions nous ombre, bon sang ?!! 

 

Ouais, on ne guérit jamais de ça !
Mes parents, amis, frères d’éternelles marées, complices de cette enfance, ne pouvaient rester en-deçà d’une ligne fatidique, à l’écart de nos bras enserrant le vide.
Comment espérer trouver la lumière sans ressentir cette obscurité ?


Nous laissions la vie nous attraper par le cœur.
Nous laissions nos balises et nos fards de détresse.
Nous laissions une place, que nous avions tant aimés inventer …
Pour sûr on pouvait rire sans nous.
Pour sûr on pouvait prier sans nous.
Pour sûr la vie continuerait sans nous, et il y aurait des matins, des soirs des crépuscules, et des brassées de jours en belles houles à sonder le ressac des mousses salée,,,

sans nous !

Pour sûr on trinquerait sans nous, on dirait des bons mots et les rires fuseraient. 

Pour sûr on célébrerait la joie, sans nous.
Pour sûr les impératifs de vie ...gnagnagni-gnagnagna
Pour sûr que nous savions tout cela...

 

Mais à l’heure de lever l’ancre 

il y cette craquelure au cœur, ultime extra-systole qui nous raccroche à ces heures illuminées qui nous auront ''fait'', dans  l'importance d’aimer et d’être aimé.
La belle évidence !


« Attachez vos ceintures, nous allons traverser une zone de turbulences, » dit le commandant de bord. 

Passerelle relevée, portes scellées, notre destin commençait à  balancer dans ''l'adulte''...

 

Saloperie !

 

Guy,Più-

(Guy JACQUET)

 

 

***NOS Députés : le travail de Romain GRAU (parmi les 150 députés les plus actifs, comme L. Aliot, mais peu moins d'assiduité tout de même...) JPB

 

Amenez la flèche sur le département de votre choix, puis sur la circonscription.
 Le nom du député s'affiche alors.

C'est très intéressant et édifiant !
 Dommage que ce site ne soit pas plus connu.

 

  http://www.nosdeputes.fr/ circonscription

 

 

Toutes les circonscriptions électorales par département ...

www.nosdeputes.fr

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Romain Grau, député LREM de la 1ère circonscription des Pyrénées-Orientales

 

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4

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8

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12

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Juil. 17

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Activité (premier mois) :

 

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  • Par courrier :
    • Assemblée nationale, 126 Rue de l'Université, 75355 Paris 07 SP
  • Collaborateurs :
    • M. Jean-Bernard Gaillot
    • M. Laurent Rosello

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 09:43
Collioure, tableau de Michel NOURRY

Collioure, tableau de Michel NOURRY

Louis Aliot, vice-président du FN, serait classé, selon ce site, (ci-dessous) parmi les 150 députés de la nouvelle assemblée les plus assidus...à suivre... JPB

 

***NOS Députés :

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C'est très intéressant et édifiant !
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***Louis Aliot, député NI de la 2ème circonscription des Pyrénées-Orientales

 

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Ce mercredi 26 juillet 2017:

 

***Mercredi 26 juillet 2017 à 17h30

Cave coopérative Dom Brial à Baixas (14 Avenue du Maréchal Joffre)
Rencontre avec Pierre Giresse autour de son ouvrage "Terres de Vins. Promenades géologiques en pays catalan"

 

La découverte des vignobles est un thème très actuel des circuits dits œno-touristiques. Dans plusieurs régions de France, elle s’associe souvent à la découverte parallèle des sols et des sous-sols qui les portent. Ici, le Pays catalan propose une palette très contrastée de terrains géologiques. Ils sont le fruit d’une histoire géologique longue et mouvementée qui a vu deux chaînes de montagne s’y succéder. Cette palette permet à chaque vigneron de composer son vin dans des conditions parfois exceptionnelles. Chacun a son idée personnelle sur la relation du goût du vin avec le sol de la vigne et les secrets sont bien gardés. Les reliefs, les minéralités, les expositions des versants au soleil et aux vents sont connus depuis les temps antiques, des savoir-faire se sont légués de génération en génération et ont permis de survivre aux aléas, voire aux sinistres de l’histoire économique.

Partant de Perpignan, Pierre Giresse propose un itinéraire de promenade à la découverte des sols catalans : celui-ci monte des cailloux torrentiels de Rivesaltes jusqu’aux calcaires de Vingrau pour suivre les vallées calcaires et schisteuses du Verdouble et du Maury, puis les terrains granitiques de la haute vallée de l’Agly. Le passage du Col de la Bataille permet l’accès à la vallée de la Têt, au piémont siliceux de l’Aspre et enfin aux terrains sablo-argileux de la vallée du Tech. L’excursion se termine par la  visite des pentes schisteuses et gréseuses de la Côte Vermeille et des alluvions caillouteuses de la basse vallée de la Têt.

 

Les Éditions Trabucaire

11, rue Traverse de Pia

66000 Perpignan

04 68 61 02 82

www.trabucaire.com

 

 

- - - Toroella de MONTGRI  

Aquest dimecres 26 de juliol, a les 21.30 h, al pati del Museu de la Mediterrània

projecció del documental "El paisatge a la taula" i maridatge amb vins de l'Empordà

 

Aquest dimecres 26 de juliol, tindrà lloc la darrera sessió de la Mostra de Cinema Etnogràfic al pati del Museu de la Mediterrània amb la projecció del documental "El Paisatge a la taula", de Gemma Casals (28 minuts) - 2016, a les 22 h.

El documental serà maridat, abans de la sessió (21.30h), amb un tastet gratuït de dos vins de l’Empordà, “Paisatge dins la copa”, conduït per Marta Arenas.

Aquest curtmetratge és el testimoni de productors que reflexionen sobre la relació entre el territori, el paisatge i el producte davant dels canvis que està patint el sector primari. Un treball que mostra com la resistència de la globalització permet augmentar l’autoestima dels productors, recuperar part del patrimoni cultivat i conservar la biodiversitat marina i biològica. Amb la voluntat que es tradueixi amb una millor qualitat alimentària i alhora un nou enriquiment de la taula a Catalunya.

 

Entrada gratuïta. Us hi esperem!

 

 I la setmana vinent, iniciem els Capvespres Musicals amb Carles Dènia acompanyat per l’excel·lent guitarrista Pau Figueres, que ens oferiran una fusió jazz, flamenc i música tradicional que han anomenat “Carles Dénia a 2”.

Serà el dimarts 1 d'agost a les 20 h a la terrassa del Museu de la Mediterrània.

 

Per a més informació www.museudelamediterrania.cat

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 09:52
Fabienne MEYER, pour le Pays catalan - Salon du livre d'AMELEI/Bains (66) - Expo d'art à Port-Vendres - Jean ABELANET
Fabienne MEYER, pour le Pays catalan - Salon du livre d'AMELEI/Bains (66) - Expo d'art à Port-Vendres - Jean ABELANET
Fabienne MEYER, pour le Pays catalan - Salon du livre d'AMELEI/Bains (66) - Expo d'art à Port-Vendres - Jean ABELANET
Fabienne MEYER, pour le Pays catalan - Salon du livre d'AMELEI/Bains (66) - Expo d'art à Port-Vendres - Jean ABELANET
Fabienne MEYER, pour le Pays catalan - Salon du livre d'AMELEI/Bains (66) - Expo d'art à Port-Vendres - Jean ABELANET

Fabienne MEYER, pour le Pays catalan - Salon du livre d'AMELEI/Bains (66) - Expo d'art à Port-Vendres - Jean ABELANET

Législatives en PAYS CATALAN :

mon choix, très subjectif, pour trois femmes et un homme politiques engagés, militants, sincères, près des gens... que j'estime, que j'ai des liens amicaux, ah que, ah que.....!!!

d'horizons très divers (Oui au pays cataln, la République en marche, Parti socialiste, parti communiste)

pour Fabienne MEYER (1ère), Christine ESPERT (2°), Ségolène NEUVILLE (3°), Nicolas GARCIA (4°) -

 

***mais pas

Les girouettes GRAU, CODOGNES -

EAS en bonne situation..?

M. Romain GRAU, premier adjoint à la mairie LR de Perpignan (pour Fillon, pour ni ni, puis pour Macron...pour qui ensuite..?), chargé des finances...

Perpignan, endettée, record pour le chômage en France...

R. GRAU, conseiller départemental "Les Rép" et aussi à la communauté territoriale, l'agglo, gérée par la droite : c'est le 3° rang pour la dette, classement au 24 ° rang sur 41 pour l'investissement, 7° pour l'importance de la taxe de cotisation financière des entreprises...

 

 

- - - -

* Jean ABELANET -  www.trabucaire.com

 

 Rencontre-dédicace avec Jean Abélanet le vendredi 9 juin, 17h30 à la Librairie Torcatis

 

Ø  Samedi 10 juin 2017, médiathèque d’Argelès sur Mer, 17h30

Présentation-dégustation autour de l’ouvrage collectif Les Rancios secs du Roussillon. Vins oxydatifs, fleurons de la viticulture catalane

  

Ø  Vendredi 16 juin 2017, librairie Torcatis, 17h30

Présentation-dédicace avec Pierre Giresse autour de l’ouvrage collectif Terres de vins. Promenades géologiques en pays catalan.

 

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* Décroissance - législatives juin 2017

Le collectif nous sommes Parti-e-s Pour La Décroissance soutient la démarche des décroissant.e.s qui participent aux élections législatives de 2017. Toutes les informations sur leurs motivations, démarches, constats et propositions sur le site : http://decroissance-elections.fr

 

Le PPLD

Des candidatures « Les décroissant.e.s » aux législatives

 

Renouvelant l’expérience de 2012, la mouvance décroissante sera encore présente aux élections législatives de 2017. Regroupés sous une même étiquette nationale « les décroissant.e.s », 16 candidats ou candidates sont en effet présents dans des circonscriptions réparties sur tout le territoire. Ils disposent du matériel électoral nécessaire pour assurer la visibilité des idées de la décroissance : professions de foi, bulletins, affiches.

Le constat est alarmant : l’exploitation des  ressources  naturelles a dépassé ce que la planète peut supporter (Il faudrait l’équivalent de 3 planètes pour permettre à tous les humains d’avoir le même niveau de vie qu’un français). Il est donc urgent de faire décroître la consommation globale.

La séquence des présidentielles, qui vient de se terminer, a vu tous les candidats rivaliser pour « relancer la croissance et l’emploi » . Sans surprise, la victoire est revenue au camp de la marche forcée vers le progrès « qui innove la nouveauté » et de la compétition qui provoque l’exclusion.

L’absence de candidat écologiste à la présidentielle a signé définitivement le ralliement sans tabou de l’écologie « officielle » au capitalisme mondialisé, qui nous mène droit dans le mur (la seule énergie « verte » est celle que l’on ne consomme pas).

Pour la Décroissance (la seule écologie politique actuelle), l’injonction de «rester positif » et de ne pas critiquer, alors que tout s’aggrave, est un mot d’ordre immoral (d’inspiration publicitaire) qui précède l’effondrement.

« – Pourquoi vouloir défendre un système économique dont on dira qu’il a détruit la planète ?» écrivait le pape en juin 2015 dans son encyclique sur l’environnement…

Oui, pourquoi ?

Nous, décroissant.e.s, ne pouvons et ne voulons rester spectateurs de cette société qui nous projette inexorablement dans le mur des limites physiques de la nature.

Aussi, nous proposons des chemins pour « vivre bien », en paix et durablement : réduction du cycle extraction / production / consommation / déchets, décroissance des inégalités par une meilleure redistribution, relocalisation des productions de base, encadrement éthique des nouvelles technologies, repolitisation de la société…

En résumé, nous proposons comme alternatives la sobriété et la coopération, avec, comme cadre, les limites naturelles de notre planète.

 

Les décroissant.e.s

http://decroissance-elections.fr

 

***à suivre : W.Benjamin, penseur de la décroissance..?

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 08:58
COLUCHE

COLUCHE

Un monde ancien (Mai 1981 - Mai 2017)

 

 

Le 10 mai 1981, depuis 19 heures, comme des millions de Français, je me trouvais devant la télévision. Dans l'attente des résultats de l'élection présidentielle. Les éclats de voix, les cris et le slogan "Mitterrand Président", furent proportionnels au silence qui se fit devant la petite lucarne, à 19 heures 59 : énormes, assourdissants ! 10, 9, 8, 7...égraina le journaliste, créant ainsi un suspense insupportable. Soudain, l'image, partie du haut de l'écran, montrant un crâne dégarni, qui semblait être celui de Giscard D'Estaing, se montra entière; elle révéla le visage du gagnant : c'était incroyable, c'était Mitterrand ! 

 

Alors, les amis rassemblés dans mon petit appartement de Forbach (j'avais été nommé professeur de Lettres en Lorraine, au Collège de Stiring-Wendel, (où Patricia Kaas fit sa scolarité, et au lycée technique de Saint-Avold), n'écoutèrent plus les commentateurs : ils se levèrent, se ruèrent aux fenêtres pour crier leur joie et ce fameux slogan qui avait scandé la campagne électorale : "Mitterrand Président". Puis, l'un après l'autre, nous appelions au téléphone un ami, un parent, une connaissance qu'on savait "de gauche"... Nous n'entendions presque pas notre correspondant car les camarades s'égosillaient toujours aux fenêtres du cinquième étage de ce  petit immeuble du centre de Forbach. Peu importe : on criait aussi au téléphone "Mitterrand Président". On ne se rendait pas vraiment compte de la réalité de l'événement, mais il fallait crier, il fallait faire sortir ces années de frustration, ce septennat d'un Président hautain et restaurateur d'une vieille aristocratie libérale. La "Société libérale avancée", c'était fini; à présent, place au "socialisme". C'était une époque d'espoir et de croyance simpliste en une union de la gauche capable de "changer la vie". On allait vite déchanter : dans deux ans, le tournant économique... la rigueur...

 

Mais dans l'immédiat, on chantait ! Nous chantions si fort, Marseillaise et Internationale mêlées, que soudain, une voix plus forte que toutes les nôtres réunies, jaillit de la maison d'en face : une tête rougeaude sortit, puis un corps en colère, et une main qui tenait un fusil... L'individu s'adressa à nous en gueulant : "Si vous n'arrêtez pas de crier, je tire dans le tas !" Nous fûmes tellement surpris que le silence se fit en nous, nous oppressa. La lutte des classes, ou la guerre civile, c'était peut-être ça... La France allait-elle se déchirer..? 

 

Nous quittâmes les fenêtres : revenir à la télé, manger un morceau, parler presque à voix basse... On ne pouvait plus rester là, dans cet appartement trop petit, étouffant. Nous allâmes rejoindre les militants du futur député socialiste, élu grâce à la vague rose -un inconnu, sans charisme, mais le premier venu aurait pu être élu !- dans la petite ville minière de Carling. C'était la fête, l'union de tous ceux qui avaient tracté, accompagné les candidats de la gauche unie sur les marchés. Enfin, on pouvait crier en toute liberté, on pouvait se défouler... Et le type de Forbach, que faisait-il, là-bas ? Avait-il tué quelqu'un dans la nuit du dix mai..? Non, aucun fait divers sanglant ne fut signalé le lendemain ! Le pauvre gars était peut-être seul, ou il devait se lever le lendemain de bonne heure pour travailler. Il n'était peut-être même pas de droite; simplement, il faisait partie de cet ensemble de Français, de plus en plus nombreux, qui allaient être marginalisés et délaissés par les politiciens de tous bords.

 

En mai 1981, nous étions heureux ! Nous étions encore jeunes et pleins d'illusions ! Nous ne savions pas tous les secrets de la vie de Mitterrand. Nous n'imaginions pas qu'allaient s'amplifier le pouvoir de l'argent, l'emprise de la mondialisation, la montée du racisme... Malgré les désillusions, j'ai adhéré au Parti socialiste, j'ai milité, j'ai rencontré des gens formidables, des amis. Mais, que de couleuvres avalées ! La découverte que, dans un parti politique, on travaille pour élire un maire, un député, pour accéder au pouvoir. Mais pour quoi faire ? Le pouvoir pour le pouvoir. Pour la gloriole, l'argent, l'ego... Déçu, j'ai adhéré au mouvement des citoyens -devenu le MRC- de Jean-Pierre Chevènement. Cinq ans d'un autre militantisme, plus moral, plus rigoureux, gratuit : Chevènement est trop honnête pour gagner et demeurer au pouvoir...

 

1981. J'avais à peine trente ans ! Trente ans plus tard, je ne renie pas cette époque. Cependant, je suis meurtri, dépourvu de perspective et d'espérance. 

"Tranformer le monde" : la fameuse formule de Marx sonne creux, désormais, pour moi.... Ni le monde ni l'homme ne change : après un vingtième siècle au faîte de l'horreur, le XXIème n'est pas plus réjouissant : guerres, désastres, pollutions en tous genres, fossé grandissant entre les très riches et les misérables... Il faudrait remettre le compteur à zéro ! Une révolution radicale ? 

 

      Mai 2011, si on s'indignait, s'insurgeait, se révoltait...?  Si, du passé, nous faisions table rase..?

 

      Mai 2017… Aucun candidat à la présidentielle ne fait rêver...

 

JPBonnel

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 09:32
La révolution tunisienne - Le Collège de Maknassy, gros bourg entre Sfax et Sidi-Bouzid.
La révolution tunisienne - Le Collège de Maknassy, gros bourg entre Sfax et Sidi-Bouzid.

La révolution tunisienne - Le Collège de Maknassy, gros bourg entre Sfax et Sidi-Bouzid.

La révolution tunisienne à Perpignan

 

 

Les éditions franco-berbères ont publié ce livre terrifiant sur les événements révolutionnaires récents en Tunisie. Edité à Tunis, ce livre-enquête, écrit par des témoins directs, ceux qui ont vécu l'espoir du changement, est mise en forme par deux auteurs qui ont recadré ces journées révolutionnaires.

 

En outre, dans ce recueil, Najeh Missaoui et Oussama Khalfaoui retrace l'histoires des 50 dernières années de ce petit pays dirigé par des hommes autoritaires et des dictateurs du style de Ben Ali...

Moez, assistant de Julien Prescheur à la librairie Sefraber, à Perpignan * (voir le blogabonnel 30 & 31 aoû 2016), me rappelle les deux ans passés à Maknassy, au Collège du gros bourg (photo) avec les amis coopérants : trois couples, un célibataire originaire de Gignac dans l'Hérault, et un Américain...

 

Histoire de la Tunisie écrite sans concession par des Tunisiens, l'essai dresse le portrait de Bourguiba, Hédi Nouira (1970/80), Mohamed M'zali (1980/86), Rachid Sfar, autre premier ministre (1986/86)  et Ben Ali, chassé par le peuple en colère...

 

 

Celui-ci, grand ami de Nicolas Sarkozy (il fallait choisir "Ben Ali contre Ben Laden" !), fut un intrigant :

 

"Dès 1980, Ben Ali fréquentait Leila Trabelsi, bien qu'il ne divorce de sa femme Naima, fille de son patron, le général El Kefi, qu'en 1988. Tout porte à croire que leurs méthodes de corruption remonte à cette époque. Ainsi abuse-t-il de Saîda Sassi, nièce de Bourguiba, qui en était encore la nurse, et de ce fait très influente..." (page 22)

 

C'est ainsi que Ben Ali "le minable", selon F.Mitterrand, s'empara du pouvoir en écartant Bourguiba…

 

 

Le livre retrace surtout la genèse du mouvement insurrectionnel en revenant sur le martyre de Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid. D'autres se suicideront, à l'instar de Houcine, qui s'électrocute. (page 59, nombreuses photos en couleur).

 

Monastir, Sousse, Regueb, Kasserine...les villes révoltés, avec leur cotège de victimes, sont passées en revue, jusqu'à Meknassy, le 18 décembre 2010. Je lis les noms des victimes en tentant de me rappeler le nom de quelques élèves, mais ces souvenirs sont lontains... Il me reste à me rendre su place, à regarder un pays qui oscille sans cesse entre démocratie et tentation d'un régime fort, militaire ou islamique...

 

Je rendrai compte de l'itinéraire de Moez, de Sfax à Perpi : l'espérance de la révolution tunisienne est arrivée jusqu'à la rue des Cardeurs..!

 

 

JPB

 

 

* Livre disponible à la librairie de la rue des Cardeurs : "Dégage, dégage, dégage", la révolution tunisienne (19,50 euros)

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 09:11
Journal d'opposition municipale L'Indépendante de l'association Equilibre, Perpignan : 06.25.45.10.88

Journal d'opposition municipale L'Indépendante de l'association Equilibre, Perpignan : 06.25.45.10.88

:             Pour un "débat de front"…

 

 

    Le Front national est-il "républicain"

 

 

      Face aux avancées significatives du parti de Marine Le Pen, aux dernières régionales, en particulier, il faut s'interroger encore sur la vraie nature de ce mouvement, que ses dirigeants refusent de qualifier "d'extrême-droite" (1)

 

Le FN est-il "républicain" ? En effet, en apparence il l'est puisqu'il se plie aux règles de la République, participe pacifiquement aux élections démocratiques, réprime les militants factieux ou corrompus, condamnés par la justice française. 

Cependant, si on peut pointer des pratiques anti-démocratiques dans les mairies tenues par le FN, à Perpignan, on ne peut pas juger : en effet, L. Aliot et ses colistiers sont de simples opposants, assez discrets jusqu'en mars 2016 : affaires des indemnités et primes distribuées par M. J.M.Pujol à quelques conseillers municipaux…

 

Cependant, si on consulte l'analyse très pointue de l'universitaire Cécile Alduy, sur le discours séducteur du parti frontiste, on consente la duperie du double langage… (2)

 

Dans les années 1980/90, les déclarations de J.Marie Le Pen (connu pour ses "hauts-faits" durant la guerre d'Algérie et la création de son parti avec des mouvements et militants fascisants), de Bruno Mégret, puis de son épouse Catherine (3), ainsi que celles de Daniel Simonpieri, maire de Marignane, et de Jean-Marie Le Chevalier, maire de Toulon… le doute n'est plus permis ! 

 

Ces personnages sont condamnés pour insultes, provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciale. En outre, J.M. Le Pen est condamné pour sa contestation des chambres à gaz, pour son calembour "Durafoucrématoire", pour le "détail" de l'Histoire, pour avoir traité le président de SOS-Racisme de "gros zébu fou", et on en passe…

 

Toutes ces déclarations font trembler et il faut rappeler, même si cela semble désormais révolu puisque Marine Le Pen a tué le père et opéré la fameuse "dédiabolisation du Front national"… Rappelons tout de même les propositions du FN en matière de nationalité, datant des années 90 et qui paraissent toujours d'actualité : "Naître en France ne donnerait plus droit à la nationalité française (c'est la proposition récente - 2 avril 2016- de François Fillon, du parti "Les Républicains"- prenant ainsi une idée du FN sur la suppression du "droit du sol"); imposer aux couples "mixtes" une période "probatoire" de dix ans pour le conjoint étranger désireux de devenir français; "la seule voie d'accès a la nationalité serait la naturalisation soumise à "une enquête de moralité" effectuée par la municipalité de résidence…

 

Face à la venue massive des migrants, aux problèmes d'intégration en France des Musulmans, aux problèmes de délinquance et de violence dans les quartiers sensibles, ces "idées" ont un impact auprès de l'électorat français et explique en partie les votes pro-frontistes. L. Aliot jubile, d'ailleurs, quand il déclare que l'actualité, les événements donnent raison au Front (1).

 

L'essor électoral du FN progresse de façon inéluctable : alors que le leader historique n'avait pu se présenter en 1981  à l'élection présidentielle, son parti conquiert des mairies en mars 1983, obtient 2 millions 200 mille voix aux Européennes de juin 84, 2 millions 700 mille voix aux législatives et régionales en mars 86 et 4 millions 375 mille voix aux présidentielles d'avril 88. Aux dernières régionales, ce fut une sorte de "raz-de-marée" autour de 8 millions de voix…

 

Ce succès ne semble pas dû, si on lit les enquêtes nombreuses, -et c'est un paradoxe- au rejet de l'étranger et au racisme islamophobe ou antisémite, mais à des causes sociales. Le vote FN, de révolte, de contestation et souvent de désespoir est un vote contre le chômage : la question sociale est plus importante que les préoccupations migratoires, identitaires et sécuritaires. On assiste en effet à une montée des inégalités, à une paupérisation importante et au déclassement des classes moyennes.

La préoccupation économique, l'enlisement dans la précarité, la persistance de la crise et du chômage entraînent une défiance face à l'avenir; ce pessimisme se conjugue à la colère, à la rancune de nombreux citoyens à l'égard des dirigeants et des gouvernements qui ont promis mais ont trahi. Le fossé s'élargit entre l'élite et les classes populaires comme le fossé se creuse entre les plus pauvres et les nantis.

 

Avec la mondialisation, les"élites mondialisées" et la nouvelle économie, l'électeur du FN croit voir le déclin de son pays; il redoute l'innovation, l'adaptation à la nouvelle donne, l'émergence des pays asiatiques: l'Occident perdrait son influence par rapport à l'essor de l'Asie et de la Chine. Par là, la culture française et la civilisation occidentale seraient menacées… La France est en train de changer, de perdre ses valeurs : c'est le grand "Retournement" décrit par l'écrivain Renaud Camus et diffusé par quelques intellectuels médiatiques…

 

Les responsables politiques devraient avant tout, pour faire reculer le vote FN et la désespérance des Français, améliorer la situation économique et lutter contre les inégalités.

 

Des réponses sociétales sont primordiales plutôt que de combattre le FN "front contre front", lancer des pétitions, écrire des articles et des livres que les électeurs frontières ne liront pas : si le vote FN s'empare des campagnes, de villages paisibles où l'immigré est quasi absent, c'est que l'émotion, plus que la réflexion, règne, que le sentiment obscur, la crainte de l'étranger se sont emparés d'un environnement construit sur la figure hostile de l'immigré, sur un discours masquant la réalité de la société française.

 

On accuse l'étranger, ou le "nouvel arrivant, qui bénéficie souvent d'une retraite et de minimas sociaux…Sur le littoral des Pyrénées-orientales, on accueille beaucoup de monde chaque année. On nous impose des logements sociaux.", comme le dit cet élu. (4)

 

Injustices, délinquance, manque d'écoute, chômage, insécurité sont les mots négatifs qui poussent les citoyens à se porter sur le FN, pour "essayer…on n'a rien à perdre…on a tout essayé…" plus que les termes remplis d'idéologie nationaliste, identitaire, tels que "patriote", "amour de la partie" maniés par les nostalgiques en tous genres : de Vichy, de l'Algérie française, des colonies, d'une France forte, d'un Etat tout-puissant.

 

 

Pour nombre de citoyens, frappés par la crise et aux prises avec une sorte d'irrationnel entretenu par des peurs et le populisme, le FN est un parti comme les autres, le seul recours face à la démission des autres organisations politiques. Et ces électeurs ne se pensent pas comme fascistes, mais comme des Français "normaux", un peu xénophobes, certes, mais comme des gens simples, qui ont besoin de se rassurer en allant vers un chef, un sauveur, un homme (sorte de Messie) ou une femme (sorte de Jeanne D'Arc), qui pourra restaurer l'ordre et la tradition : le FN, qui a compris ces aspirations, semble apporter des solutions simples à des problèmes complexes, tels que la mixité sociale ou la mondialisation et le carcan européen.

 

G. Pompidou, déjà, l'annonçait : 

"Nous sommes arrivés à un point extrême où il faudra recréer un ordre social. Quelqu'un tranchera le noeud gordien. La question est de savoir si ce sera en imposant une discipline démocratique garante des libertés ou si quelque homme fort et casqué tirera l'épée comme Alexandre. Le fascisme n'est pas importable…A nous de savoir si nous sommes prêts, pour l'éviter, à résister aux utopies et aux démons de la destruction. "Je n'étais bon ni pour tyran ni pour esclave", écrivait Chateaubriand…." (6)

 

Rappelons-nous Hitler élu démocratiquement par des millions d'Allemands, puis la montée du nazisme en 1933…

 

 

Il s'avère que l'analyse de l'essor du FN est complexe. Ce qui est évident, c'est la déconsidération des partis traditionnels et l'effondrement de la gauche, sa disparition de nombreuses mairies (comme à Perpignan) et de régions (comme dans le Nord ou en PACA). Il faut revenir à la cause profonde du succès frontiste : la révolte, l'abstention, les trahisons et le vide idéologique de la gauche, du manque d'idées depuis des décennies. Le PS, par exemple, est devenue une machine pour conquérir le pouvoir, dépourvue de militants et de base populaire importante. De même, dans les départements ouvriers sinistrés, les électeurs communistes se sont tournés vers le FN qui leur parle de nation, de défense des plus faibles, de valeurs nationales…

 

 

Le phénomène populiste, extrémiste est européen (l'extrême-droite a de la vigueur même dans les pays nordiques) et mondial (écoutons le discours de Trump aux USA); comme chez nous, il est le symptôme d'une crise généralisée, sociale, politique, identitaire, culture : c'est la fin de la domination de l'Occident sur le reste du monde. Et le FN défend justement un Occident blanc et catholique, qui devrait se replier sur ses frontières nationales. Il s'agit, pour le national-populisme de revenir à des valeurs ancestrales : la famille, la patrie, la virilité, la nation…

 

Face à ce cataclysme, on assiste à une recomposition politique menacée par l'abstention massive : après avoir "joué" avec le FN pour diviser et battre la droite (stratégie de F. Mitterrand), après avoir tenté des expériences dangereuses (J.Blanc, président de la Région Languedoc/Roussillon, gouvernant avec les Frontistes), la "bande des quatre", ou plutôt des deux, désormais : PS et Les Républicains, le monde politique s'éveille avec la gueule de bois. Il essaie de s'organiser en allant dans le sens de l'électorat qui, ne sachant plus pour qui voter, crée des clubs "apolitiques", des partis du "ni-ni", hors partis, comme le fait Macron (6 avril 2016)...

...

JPB

 

(1) Entretien avec Louis Aliot, vice-président national du FN (le blogabonnel du 5 avril 2016).

 

(2) C. Alduy : Marine Le Pen prise aux mots, Le Seuil, Paris, 2015.

 

(3) Maire de Vitrolle, Catherine Maigret, maire de Vitrolles, déclare que "effectivement, il y a des différences entre les races, entre les gènes." (Le Monde du 21 mars 1998, dossier "Horizons" sur le FN réalisé par le service "Société").

Elle déclara aussi au journal allemand Berliner Zeintung: "Un vrai Français, c'est quelqu'un qui l'est par le droit du sang, qui se comporte en Français, aime son pays…" (Le Monde du 25.2.1998)

 

(4) Louis Carles, ancien maire UDI de Torreilles. Article de L'Indépendant du 15 décembre 2015 "Poussée du FN : "On sent le ras-le-bol monter dans les rues".

 

(5) E.Zemmour, A.Finkielkraut, M. Onfray…faisant les couvertures des hebdomadaires rivaux : L'Obs, L'Express, Le Point, Valeurs actuelles…

 

(6) Le Noeud gordien, Plon, Paris, 1974.

 

***suite dans le journal L'Indépendante n° 5, été 2016 - distribué dans les quartiers, gratuit. Contact avec Clotilde RIPOULL et l'association :

 

perpignanequilibre@gmail.com

 

 

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:03
Le village de Mosset 4 et 5 juin 2016 devient le "village des possibles" !

Le village de Mosset 4 et 5 juin 2016 devient le "village des possibles" !

**    Un sociologue, à la librairie Torcatis, oxygène de Perpignan

 

 

Philippe Corcuff à la librairie Torcatis, pour capter un peu d'oxygène, dans une ville "dans le brouillard" et l'obsession sécuritaire, en direction des basanés, non des délinquants financiers ou trafiquants de drogue et d'affairisme immobilier…en direction des hommes libres qui, a nuit, posent des affiches sur les murs du rêve et des quartiers en friche…

 

Le sociologue, le journaliste de Charlie a des préoccupations humaines, est en quête de figures démocratiques et libertaires, à la Bourdieu. La question du sens l'obsède : il recherche des pistes pour une gauche libertaire, pour une spiritualité susceptible de donner une valeur à l'existence.

 

Il s'interroge sur le rôle de l'intellectuel et une vision de la décroissance; sur son silence religieux face au phénomène du   djihadisme. Un intello comme Sapir en est venu à prôner une alliance FN/Front deGauche.Debout la France pour sortir de l'euro…

Mieux vaut lire F. Lordon !

 

P.Corcuff passe d'une idée à l'autre sans vraiment approfondir, les yeux sur son papier : il sera bien meilleur et plus clair dans le débat qui suivra…

 

La chanson de Souchon, en 1993, "Foules sentimentales" est une date importante : sur la commercialisation du désir humain, l'obsession de la consommation, l'emprise de l'argent, de la mode, de la pub. Les réponses nostalgiques au "C'était mieux avant" sont à trouver dans l'extrême-droitisation et le discours anti-libéral. 

 

Il s'agit surtout d'être pragmatique : chercher à obtenir des effets sur le réel.

 

C'est dans l'individualité que se trouveraient les germes aptes à combattre le capitalisme. Suivre Emmanuel Lévinas qui affirme : "Comparer l'incomparable.", c'est-à-dire les  individualités, au lieu de se perdre dans le Léviathan moderne, étatique, qui absorbe les individus… Vers un équilibre des contraires…

 

J.P.Bonnel

 

 

**BESZONOFF & BONNEL 

 

 

Dans la production des livres qui s'étalera samedi 23 avril sur les stands de la sant Jordi 2016, quai Vauban à Perpignan, ou ailleurs dans le département, deux titres méritent d'être "convoités" pour des raisons différentes mais parce qu'elles illustrent la curiosité et le brio de deux écrivains, J.-D. Beszonoff et J.P. Bonnel, particulièrement actifs, féconds et polémistes.

 

C'est tout d'abord  "L'année de Syracuse" de Joan-Daniel Beszonoff publié par Balzac Editeur. Il s'agit de l'auto-traduction assistée de "Matar de Gaulle" qui dans sa version originale catalane (Empuries, 2014) connut un beau succès, critique et commercial, remportant le premi Joaquim Amat-Piniella. On sait que l'un des personnages au coeur du livre est le lieutenant colonel Jean-Marie Bastien-Thiry (1927-1963) qui perpétra l'attentat du Petit-Clamart (22 août 1962) contre le Général Charles de Gaulle (1890-1970), président de la République Française (1959-1969). Le titre français "L'année de Syracuse" adoucit quelque peu l'uppercut du titre original. Il emprunte à la "bande son" qui traverses tous les écrits de l'auteur et qui est ici un explicite clin d'oeil à la chanson de Bernard Dimey-Henry Salvador. Il s'agit d'un roman sur fond historique et autobiographique, bien structuré et prenant, fait de colère et de tendresse, passant d'une rive à l'autre de la méditerranée, par la plaisante anecdote ou la fine analyse psychologique ou politique

 

C'est ensuite la concrétisation d'un projet de Jean-Pierre Bonnel aux Editions du Trabucaire sous le titre "Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000)". 

Réalisé en collaboration avec Paul Gérard et préfacé par Ronald Creagh, l'ouvrage explore une thématique à peine effleurée par l'histoire et la sociologie régionales. Il est constitué d'une série d'enquêtes témoignages qui reconstituent les enthousiasmes, les bienfaits ou les insatisfactions d'expériences plus que sexagénaires pour quelques unes d'entre elles. Mythiques et nostalgiques (peu-être), Carboneras, Planères, Opoul... 

 

Parmi la quarantaine de contributions, celles du peintre Michel Pagnoux et du romancier critique d'art Jean-Philippe Domecq, alors insouciants de ce qu'ils allaient devenir, elles composent une mosaïque de sensibilités qui, loin s'en faut, ne sont pas toutes éteintes.  Jean-Pierre Bonnel, co-auteur du livre est romancier, essayiste (notamment attaché à la mémoire de Walter Benjamin), et blogger en constante alerte.

 

* blog de J.Quéralt - Metbarran, du vendredi 22 AVRIL 2016.

***Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan

(1970-2000)

Jean-Pierre Bonnel et Paul Gérard

ISBN: 978-2-84974-233-4 / 180 pages / 15 €

Dans le sillage de mai 68, les années 1970 sont une formidable explosion de jeunesse, de désir, de libération.
Le vieux monde craque de partout. C’est le temps rêvé des ruptures, des révoltes, des expériences.

Dans ces années-là, ils avaient 20 ans, ils voulaient échapper à la routine « métro, boulot, dodo », réagir contre le mode de production capitaliste et la société de consommation, s’associer avec d’autres pour vivre autrement et porter ensemble un projet commun libérateur.

Ce fut le temps des communautés, rurales, urbaines, agricoles, artistiques et autres collectifs, d’esprit libertaire pour la plupart.

Dans ces années-là, en pays catalan, les 40 personnes qui racontent, dans ce livre, leur expérience communautaire, ont fait ce choix. Ils ont loué des mas et des terres dans des espaces en voie de désertification. Ils y ont vécu, travaillé et mis en pratique leurs idéaux. Les Carboneras, le mas Julia, Vilalte, Montauriol, St Jean de l’Albère, Malabrac, Fontcouverte, Cailla, Opoul, le mas Planères, Canaveilles, Fillols... autant de noms qui claquent comme des symboles de liberté, de sens et d’humanité.

Ils témoignent, 40 ans après, des gestes simples, de la solidarité, des échanges, des rires et des drames, des rêves et de l’amour qui ont forgé leurs existences.
Avec cette expérience, ils ont participé à l’évolution des mentalités, ils ont fait bouger les lignes et provoqué en quelque sorte les grands débats sociétaux de la fin du XXe et début XXIe siècles.

Ils sont les 40 auteurs de ce livre, un livre collectif, dont Jean-Pierre Bonnel a été le moteur, le scribe et le passeur et Paul Gérard le coordinateur attentif. Le temps d’une préface, Ronald Creagh a bien voulu joindre sa réflexion à la leur.

- - -

 

***

 

- - -* Les Rendez-vous de J.Pierre BONNEL :

 

 

-Mercredi 1er juin : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques" (éditions Trabucaire, 200 pages, documents, 15 euros), au siège de la CNT à Perpignan (HLM St-Mathieu) à 18 h. 

Entrée libre. Avec Paul Gérard, co-auteur.

 

 

-Vendredi 3 juin : présentation du musicien de Perpignan Fr. de Fossa, avec lectures de lettres par Hanna Fiedrich - chez Alain Gélis, 7 rue Foy, près de l'ancienne fontaine, rue Na Pincarda, à 18h 30, entrée libre.

 

 

- samedi 4 juin : au salon du livre et des arts de St-André, stand derrière la mairie; à 15 heures : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Médiathèque, près de la mairie. Entrée libre.

 

 

--dimanche 4 juin : à Mosset, au "Village des possibles" ; à 11 heures, Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Entrée libre. Ave Jo Falieu, Annie Cathelin, Paul Gérard…débat.

 

 

-vendredi 10 juin, à 18h, à la librairie Torcatis, rue Mailly, Perpignan : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques", avec P. Gérard, Fr. Boutonnet… Entrée libre.

 

 

-samedi 11 juin, à 11 heures, au salon d'Amélie-les-Bains "Amélire", stand et débat sur "Les écrivains roussillonnais et la guerre d'Espagne", avec Hélène Legrais, Robert Triquère…Entrée libre.

 

 

 

Contact JPB : 06 31 69 09 32

 

- - -

 

*À LA DÉCOUVERTE DE FRANÇOIS DE FOSSA

 

Perpignan : le vendredi 3  à 18h30

 

Chez Alain GELIS, plasticien, 9 rue FOY (à l’angle de la rue Na Pincarda, quartier de la Révolution française)

 

François de Paule de FOSSA est né à Perpignan en 1775. Ce « soldat musicien » est reconnu comme un maître de musique de chambre et comme l’un des pionniers de la guitare romantique.

Illustre figure du Roussillon, il avait été surnommé le « le Haydn de la guitare ».

 

Présentation de sa vie et de son œuvre par Jean-Pierre BONNEL.

 

 

Lectures de correspondances de François de FOSSA à sa sœur par Hanna FIEDRICH, comédienne.

 

Morceaux de guitare par Francisco ORTIZ.

 

 

Présentation du projet « musée d’art moderne dans la maison de FOSSA » par Alain GÉLIS, plasticien et propriétaire de la maison. 

( Contact : JPB 06 31 69 09 32)

entrée : 5 et 7 euros. Entrée libre pour les "Amis de F. de Fossa".

 

 

- - -

*BON DE COMMANDE

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan

(1970-2000)

Jean-Pierre Bonnel et Paul Gérard

ISBN: 978-2-84974-233-4 / 180 pages / 15 €

 

**Nom et Prénom: Adresse:

CP: Ville: e-mail:

Bon de commande

Souhaite commander ...........exemplaire(s) du livre Les communautés libertaires agricoles ... au tarif de 15 € (Frais de port offerts).

Je joins le bon de commande, accompagné d’ un chèque de.....................€ à retourner à l’adresse suivante:

Éditions Trabucaire 2, rue Jouy d’Arnaud

66140 Canet en Roussillon

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 10:15
Casser du flic ou rêver à l'utopie ? Libertaire ou nihiliste ? Les communautés libertaires, agricoles et artistiques dans le 66 : Jo Falieu, Paul Gérard, J.P.Bonnel

La violence

Nihistes

L'image est insoutenable, d'un policier agressé dans sa voiture, en marge d'une manifestation contre le gouvernement. Lâcheté et terrorisme : on ne peut excuser cette action, de la part d'un jeune "casseur" ou "révolutionnaire" masqué, casqué, désirant casser du flic et se battre contre la haine.

Je ne peux justifier les actions très minoritaires, coupées des masse, de ces "comités invisibles", du titre des livres publiés par les éditions La Fabrique "A nos amis" , 2014, 10 euros), issus du groupe de Tarnac, disculpé depuis...

Ces penseurs inspirés par les Situationnistes et les anarchistes nihilistes croient que la révolution est possible, à tout instant, comme l'insurrection :

"Elle peut éclater à tout moment, pour n'importe quel motif, dans n'importe quel pays; et mener n'importe où. Les dirigeants marchent parmi les gouffres. Leur ombre même paraît les menacer…" (page 11).

On apprécie le style, les formules, souvent poétiques, une inspiration subversive qui secoue le gris quotidien et les affaires sales de nos dirigeants, députés, maires et autres "responsables"...

Pourtant on ne peut justifier ces actions, même si la violence vient la plupart du temps du pouvoir : les guerres menées dans les anciennes colonies, au Proche-Orient…La vente d'armes à des dictatures (Egypte, Arabie Saoudite…). Le racisme des policiers dans les quartiers difficiles…

Le non-respect de la volonté du peuple : le "49-3" contre les manifestants, la gauche et même un nombre croissant de députés socialistes… Face aux promesses non tenues, aux injustices, au fossé entre riches et pauvres, il y a de quoi se révolter, et on peut comprendre des actions désespérées...

Cependant, c'est au peuple, du moins à une forte proportion des citoyens à agir et à décider, à subvertir par la grève générale et l'insurrection massive. L'idée d'avant-garde éclairée menant le peuple a fait long feu !

Libertaire

Moi qui ne l'étais pas, à l'époque étudiée (1970/2016), j'ai publié, avec des amis libertaires, un livre sur les communautés libertaires.

Il s'agissait de "collectifs" désirant changer la société, trouver d'autres relations d'existence, partageant la vie quotidienne, le travail, l'argent, l'éducation des enfants…

C'était pacifiste, en marge de la société violente, même si, dans ces années de dictature franquiste, certains communautaires ont pu héberger des Républicains, des anars recherchés en Catalogne et même participer à des actions "violentes". C'était la guerre, un contexte de lutte contre le fascisme voisin…

Et la violence est hélas souvent compréhensible, comme le terrorisme dans des cas extrêmes : attentats des Maquisards, des Résistants contre l'occupant nazi…

Mais nos petits insurgés face à l'Etat de droit et à la République, non…

JPB

 

***Vient de paraître :

 

Les communautés libertaires, agricoles et artistiques des P.O., de l'après Mai 68 au tournant du XXIème siècle - Trabucaire éditeur (15 euros en librairie - ou chez les auteurs : 06 31 69 09 32)

 

             Textes et témoignages recueillis par 

            Jean-Pierre Bonnel 

 

               Coordination de Paul Gérard 

 

 

    Suite à une rencontre, le 15 septembre 2012, à l'auberge Can Joan, dans les Albères, où quarante personnes se retrouvent (anciens des communautés ainsi que leurs amis d’alors), je fais la connaissance de Paul Gérard, qui me propose de réaliser un livre sur les communautés libertaires des années 1970-2001 dans les Pyrénées-Orientales, dans l'Aude et dans l’Ariège. 

 

    Au fil des entretiens et des rencontres, mon enquête dépassera le projet initial pour s’attacher aussi aux communautés artistiques, d’inspiration libertaire.

 

                                  Jean-Pierre Bonnel (septembre 2012- mars 2014)

 

 

            A ces amis rencontrés grâce au livre    

 

 

Ils ont trouvé leur havre, leur mas isolé, leur maison commune, à Maureillas, Opoul, Corsavy, Saint-Jean L’Albère, Villeneuve du Bosc, Saint-Hilaire, Caillat ou aux "Carbos". 

 

Ils s'appellent Alain, Paulo, Serge, Janine, Christian, Armelle, Daniel, Christine, Nando, Jaume, Richard, Annie, Enrique, Michel ou Colette…

 

Ils ont vingt ans en 68 ou trente en 1970. Hommes et femmes, couples nouveaux ou anciens, ils sont artistes ou prolétaires, cadres, enseignants ou étudiants…. 

 

Ils sont différents par l'origine, la culture, le physique, mais une même flamme brille dans leur cœur la volonté de vivre tout de suite une autre vie dans une autre société, sans attendre le grand soir et des lendemains qui chantent !

Dans leur tête habite un grand rêve de liberté, d'égalité, de révolution sociale, d'amélioration personnelle.

 

Ce livre tente de décrire la vie des communautés libertaires, agricoles et artistiques, dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Ariège, de 1968 au début du XXI° siècle. 

 

Il présente les témoignages des acteurs de ces difficiles mais glorieuses et souvent heureuses décennies vécues dans un destin collectif.

 

Ce livre est le vôtre. Je n'ai voulu être qu'un passeur, que le scribe fidèle de ces moments intenses, que j'aurais voulu vivre avec vous et avec d'autres. Mais j’étais alors sur un autre chemin…

 

Aujourd'hui, ces instants uniques, je les vis par procuration, grâce à vos paroles, à vos récits, offerts désormais à l'Histoire et à de nouvelles générations de rêveurs éveillés et d'hommes libres... Radicalement libres !

                                         

***  Les Communautés Libertaires 

 

           en Catalogne Nord      dans les années 70          

                                 et leur devenir

 

 

       Mémoire et Interprétation : qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Quel sens ?

 

Quelques pistes de réflexion :

 

–  besoin de revenir sur une époque d'engagements politiques solidaires : d'où la nécessité de réveiller la mémoire par des témoignages venant des différentes expériences ;  à la barre le tandem Jean-Pierre Bonnell, écrivain, et Paul Gérard des "Carbo" ;

après 68, naissait un grand désir de changer la vie, au quotidien, de remettre en question nos fonctionnements, changer nos habitudes de vie, affectives, relationnelles, citoyennes...

– besoin aussi d'une auto-critique ; ne pas se laisser aller à construire un légendaire factice ;

qu'a-t-on changé réellement, en soi et autour de soi ? Quelles valeurs, quelles nouveautés ont transpiré de cette période où l'on se complaisait à construire des simulacres d'utopie ?

Regards d'hommes et de femmes à la recherche d'un sens à cheval entre tendresse et cruauté...

–  importance de s'attarder sur la grande diversité des expériences communautaires à travers des luttes sociales , des engagements sociétaux où basculèrent les idéaux ; des témoignages sur le Bourdigou, le soutien à l'Espagne libertaire, le soutien aux insoumis de l'armée, la résistance au projet des mines d'uranium, tout un florilège d'actions qui habitait notre besoin d'en finir avec ce vieux monde plein d'incohérences, d'occlusions et d'inhumanité.

–  au vertige des illusions s'affronte la certitude d'être passé par des remises en question fondamentales qui interrogent l' Histoire elle-même à travers nos petites histoires ; cette manière de faire passer les idéaux dans des actes, en gardant de cette période une mémoire vive, tonifiante, comme le reliquat d'un art de vivre. Alors peut-être se dessine une certaine idée de l'utopie, non comme le non-réalisable à priori, mais comme un futur à modeler dans nos incertitudes, la mesure d'un espoir jouable, dans la vérité de nos dérisions.

 

                                Jo Falieu

 

---

 

- - -* Les Rendez-vous de J.Pierre BONNEL :

 

 

-Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques" (éditions Trabucaire, 200 pages, documents, 15 euros)

le mercredi 1er juin, au siège de la CNT à Perpignan (HLM St-Mathieu) à 18 h. Entrée libre. Avec Paul Gérard, co-auteur.

 

 

-Vendredi 3 juin : présentation du musicien de Perpignan Fr. de Fossa, avec lectures de lettres par Hanna Fiedrich - chez Alain Gélis, 7 rue Foy, près de l'ancienne fontaine, rue Na Pincarda, à 18h 30, entrée : 5 euros. *

 

 

- samedi 4 juin : au salon du livre et des arts de St-André, stand derrière la mairie; à 15 heures : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques".

 

 

--dimanche 4 juin : à Mosset, au "Village des possibles" ; à 11 heures, Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Entrée libre. Ave Jo Falieu, Annie Cathelin, Paul Gérard…débat.

 

 

-vendredi 10 juin, à 18h, à la librairie Torcatis, rue Mailly, Perpignan : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques", avec P. Gérard, Fr. Boutonnet… Entrée libre.

 

 

-samedi 11 juin, à 11 heures, au salon d'Amélie-les-Bains "Amélire", stand et débat sur "Les écrivains roussillonnais et la guerre d'Espagne", avec Hélène Legrais, Robert Triquère…Entrée libre.

 

 

 

Entrée libre. Contact 06 31 69 09 32

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 10:49
M. Le Maire de Perpignan

M. Le Maire de Perpignan

Perpignan-tout va bien, comme l'écrivait de façon ironique, naguère, le blog de Fabrice Tomas.


PUJOLPERPI-toutvabien, affirme M.Pujol dans la revue OBJECTIF, dernier numéro, avec la photo du maire de Perpignan en couverture.

Beau portrait, sourire sans rides, bien retouché, photo du blog du maire, des affiches qui ont l'habitude de fleurir les avenues de la cité catalane.


Bref, tout glisse, puisqu'on vous le dit dans "Objectif", ce doit être vrai, c'est "objectif" et Pascal Gauze le clame tout haut : "Perpignan a de très grands atouts" et le maire explique la dette, et c'est bien, net, précis…Le peuple est convaincu !


M. Pujol reprend la stratégie de J.P. Alduy : Perpignan est une halte essentielle entre Barcelone et Toulouse, entre le nouvel Etat et la nouvelle région. C'est indépassable et tout le monde, touristes, industriels, entreprises innovantes va s'y arrêter.


Sauf les TGV ! Mais il y aura des navettes. Le TGV ici, c'est un peu comme les barques posées sur la Têt, au pied du quai Vauban : quelques mètres et on vous pose un bateau...


A part ça, le maire nous apprend la naissance d'un grand festival musical à Perpignan. A l'image de Valmy, des Déferlantes..? Quelle concurrence !

JPB

* Les maires font salon : 15 avril


L’Association des Maires, des Adjoints et de l’Intercommunalité des Pyrénées-Orientales (AMF 66), organise le 4ème Salon des Maires, des élus locaux et des décideurs publics des Pyrénées-Orientales, les 14 et 15 avril 2016, au parc des expositions de Perpignan.
Ce salon, dédié aux actions et aux préoccupations des collectivités et des organismes publics est le rendez-vous des élus et des décideurs qui préparent l’avenir de nos communes et de nos territoires.
Véritable lieu d’échanges et de rencontres avec les entreprises du territoire, le Salon des Maires, des élus locaux et des décideurs publics est le rendez-vous majeur pour trouver ensemble des solutions d’avenir.


LES PRINCIPAUX OBJECTIFS DU SALON SONT :
        proposer des solutions techniques et des services innovants aux décideurs,
        faciliter la prise de décisions face aux nouveaux enjeux des territoires,
        se positionner comme une vitrine représentative du dynamisme du secteur
        être un lieu de rencontres et d’échanges pour l’ensemble des acteurs des collectivités


Cet événement constitue un lieu unique de rencontre entre décideurs publics et fournisseurs de biens et de services aux Mairies et collectivités locales.


http://www.salondesmaires-po.fr




L’ASSOCIATION DES MAIRES, DES ADJOINTS ET DE L’INTERCOMMUNALITÉ DES PYRÉNÉES-ORIENTALES
Hôtel du Département
BP 906
66 906 PERPIGNAN Cedex
Tél. 04 68 85 89 60
Email. contact@amf66.fr


MARIE CÉLINE GUIBAUD
Tél. 04 67 13 86 99
Port. 06 10 21 62 29 
Email. mc.guibaud@ap-media.fr


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Vendredi 15 avril 2016, à 19 heures


 
Au centre d'art contemporain Àcentmètreducentredumonde, 3 avenue de Grande­Bretagne, à Perpignan, Josiane Coranti et Jean­Louis Ferrer proposent une lecture consacrée à Anton Tchékhov, avec la complicité de Chantal Maîtrejean pour la réalisation sonore et visuelle.


Au programme : des nouvelles et des extraits de pièces de théâtre de cet auteur russe incontournable. Anton Tchékhov (1860 ­1904) est le chantre du dérisoire. Son œuvre théâtrale dépeint, selon Léon Chestov, « le vide, le tragique dérisoire du néant. ».


Dans son théâtre comme dans ses nouvelles, Anton Tchékhov continue à croire à l'avenir de l'homme. Pour lui, la société peut être améliorée.
Les individus seront moins cruels, moins égoïstes. Tchékhov, ou le dérisoire optimiste.


L'association “Des voix, des mots” remercie, le Centre Méditerranéen de littérature (CML), France Bleu Roussillon, Delmas Musique, ses membres bienfaiteurs :


le restaurant Lou Grilladou,
Can Artists et Mme Rosy Conte
 

 
 
àcentmètreducentredumonde : 04 68 34 14 35
3, avenue de Grande Bretagne, 66000 Perpignan
Des voix, des mots : desvoixdesmots@gmail.com
#desvoixdesmots
 
Entrée : Gratuite
 
 

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 08:14
Louis ALIOT, à Perpignan (photo J.P.Bonnel)

Louis ALIOT, à Perpignan (photo J.P.Bonnel)

   Front national : Entretien avec Louis ALIOT

 

 

 

JPB: M. Aliot, nous avons au moins deux points communs; nous aimons le ski et nos familles sont originalres de l'Ariège. D'ailleurs, à Ax et à Foix (vous étiez au lycée avec mon cousin germain), on dit "AlioT", en prononçant unT final sonore… Pourquoi ne pas avoir conservé cette prononciation ? Trop sudiste, provinciale..?

 

L.A: C'est l'influence des médias parisiens…Peut-être ressemblance de prononciation avec Alliot-Marie… Mais je ne peux pas cacher mon accent ; je ne le cultive pas, non plus…

 

 

JPB. : Après le succès du FN lors des dernières élections -régionales- il me semble qu'on assiste à un reflux de l'influence de Marine, une moindre présence dans l'actualité… On le constate avec la rivalité avec Marion Maréchal…Lors du récent voyage au Québec, le refus des politiques pour la rencontrer et la critique des journalistes…La démission de centaines de conseillers municipaux en France…En outre, avec la "dédiabolisation" (rupture avec le père, le passé trouble, la xénophobie, la mise en sourdine de certains thèmes porteurs: sortie de l'Europe, insécurité) et la captation d'idées par la droite et le pouvoir : la déchéance de nationalité, la fermeture des frontières, en raison de l'arrivée massive de migrants, il semble que le FN n'a plus grand-chose à proposer. De même pour le débat sur la laïcité et le communautarisme.  N'est-il pas devenu un parti comme les autres, même s'il est avant tout le pâti des mécontents, des révoltés, des gens affaiblis par la crise..?

 

L.A. : La rivalité avec Marion Maréchal n'existe pas. Il y a beaucoup de manipulation de la part des journalistes. Vous faites référence au journal télévisé de Montréal : le reportage de Canal +  a été manipulé ; les réponses de Marine n'ont pas été insérées ! et d’ailleurs la presse française s’est faite épinglée par la presse canadienne. Pour l'instant elle refuse d'aller dans les médias, elle prend le temps de souffler, de réfléchir pour préparer la suite.

 

Quant aux conseillers municipaux du 66, ils sont toujours présents à Ste-Marie, au Soler et à Saint-Estève ; sont partis Clotilde Font, Kortanec de Bompas et Mme Pelras (belle-soeur du journaliste Jean-Paul Pelras) dont le mari François a été condamné à dix mois avec sursis et 12 000 euros d’amende et déclaré en faillite personnelle pour 5 ans. Et c’est lui que certains médias locaux ou journalistes indélicats reprennent complaisamment pour me nuire. 

 

Les événements, tout nous donne raison : il faut rétablir les frontières ; nous le disions il y a dix ans déjà ! Les frontières servent à filtrer les arrivants. L'actualité nous donne raison : on a ainsi obtenu du crédit auprès de la population. Cela nous laisse le temps de développer d'autres thèmes. Sortir de l'Europe, c'est difficile, ça se prépare, ça s’explique…

 

Quant au thème du communautarisme, la religion doit rester dans la sphère privée ; elle ne doit pas exercer de pression dans la sphère publique. Il ne faut pas confondre l’islam politique, - à laquelle on ne demande aucun effort pour s'adapter aux règles du pays où elle se trouve - et les musulmans-individus. 

 

Prenons l'exemple des Juifs : c'est Napoléon qui les a intégrés en leur demandant de respecter un certain nombre de règles lors de la convocation du fameux grand snhédrin ; c'est ainsi qu'ils avaient accepté par exemple de changer leurs prénoms d’origine ou d’y adjoindre un autre prénom…Au contraire, on ne demande rien, aucun effort particulier aux responsables musulmans, car on a peur : c'est de l’électoralisme ; on retrouve ce problème à Perpignan, avec le clientélisme, le communautarisme dans les quartiers…le maire a les mains liées. 

 

 

JPB. : En apparence, vous êtes sympathique, le gendre idéal…Vous parlez bien, avec calme et humour. Cependant, au fond de vous-même, n'êtes-vous pas un homme dur... ? Une sorte de raciste ne sommeillerait pas en vous... ? D'ailleurs, êtes-vous "républicain" ? Qu'est-ce qu'un "Républicain" pour vous... ?

 

L.A. : Je suis républicain car je suis d'accord avec la devise "Liberté, égalité, fraternité"…Parce que je respecte la constitution de la France et la démocratie, les règles électorales… Je suis en fait plus républicain que ceux qui se qualifient ainsi ! Je suis pour la souveraineté populaire : on est quasiment le seuls à demander la participation des citoyens en proposant des référendums, des votes d'initiative populaire ! 

Dans la République française, est citoyen celui qui appartient à la nation France : Homme dans le monde et citoyen français en France. 

 

Je suis un défenseur de ce qu'a été la France : son histoire, toute son histoire, son 'Empire, et je suis en contact avec beaucoup de ressortissants du continent africain issus nos anciennes colonies. Il y a un grand partenariat à mettre ne place avec les pays d’Afrique pour desserrer l’étau migratoire et par un développement harmonieux répondre aux aspirations légitimes des populations.  

 

Quant à la fin de la guerre d'Algérie, nous ne respectons pas la date du 19 mars 62 car un carnage a suivi, avec l'exécution de milliers de Harkis…Nous devons nous mettre d'accord sur une date. Le 5 décembre avait été choisi…mais Hollande et Valls font la dense du ventre à l’Algérie et ravivent les tensions historiques. 

Quant à être français, ça s'hérite ou ça se mérite ! La filiation, c'est le droit du sang ; la naturalisation, c'est le droit du sol, avec manifestation de la volonté de devenir français et d'accepter certaines règles : apprendre la langue, respecter les lois du pays…

 

 

JPB. : Mais dans la réalité, dans la gestion des villes détenues par le FN, dans la constitution d'un groupe parlementaire européen, êtes-vous républicain..?

 

L.A. : Nous avons formé un groupe au parlement européen avec plusieurs nationalités…mais en éliminant les partis extrémistes, ou néo-fascistes (comme en Grèce)…Quant à la gestion des villes et les accusations de censure (abonnements de revues "gauchistes" ou anti-FN non renouvelés…), je ne censurerai rien, je ne fermerai rien, car il y a un public pour tout ; cependant, quand on exagère dans les dépenses…On se doit de faire des économies. Je me souviens par exemple d’un festival de rue, à Ax-les-Thermes, qui avait couté 120 000 euros aux contribuables…je trouve ça vraiment exagéré ! Il faut contrôler les dépenses aussi dans la culture : voyez ce que coûte le théâtre de l'Archipel à Perpignan ! En plus, ce n'est pas beau même si tous les gouts sont dans la nature. Mais quand même à ce prix…Alors que je suis allé récemment au théâtre municipal et je l’ai trouvé formidable, il fallait le rénover et l'utiliser à plein !

 

 

JPB. : Lors des dernières municipales (mars 2014), j'ai appelé à voter, hélas, pour M. Pujol, dans une pétition d'écrivains, de personnalités…Je suis à présent très déçu et le réflexe républicain ne jouera sans doute pas avec autant d'efficacité la prochaine fois. En outre, M. Pujol n'est qu'ingratitude et il a prôné le "ni-ni" (ni gauche,ni FN) aux Régionales, alors que les électeurs de gauche ont dit "oui à la droite et non au FN"… Vous avez donc une chance d'être élu maire de Perpignan (en cas d'un second tour face à la droite classique et si la gauche se retire encore une fois)…

Pourquoi feriez-vous un bon maire ? 

 

L.A. : Car je n'appartiens à aucun des réseaux qui ont fait l'histoire municipale de Perpignan. Je n'ai rien à voir avec les Alduy, Barate, Pujol, Bourquin ou Cresta…Les querelles politiciennes ont pesé extrêmement lourd sans la situation de Perpignan. J'ai une vision extérieure tout en étant très proche ! Je connais très bien Perpignan. Mon frère y est né…Et j’ai de la famille proche dans le département. L'essentiel est de ne pas refaire les mêmes erreurs à l’avenir. La ville a un potentiel économique important, sous-utilisé, mais le clientélisme a été poussé à l'extrême !

 

Ainsi dans certains quartiers, une partie de Saint-Jacques par exemple, pour la question de la propreté, certains ne font pas d'efforts et se laissent aller en faisant pression sur la mairie. Car mieux encadrés, ils seraient capables de respecter les règles de la vie commune. Ils sont conscients de ce problème. Et beaucoup veulent d’en sortir. Encore faut-il s’en occuper plus sérieusement. En outre, ils ont une culture, qu'il faut montrer. Quant à abattre des maisons insalubres petit à petit, il aurait mieux valu abattre tout le quartier de Saint-Jacques (en préservant les joyaux qui y subsistent) et repartir sur de nouvelles bases !

 

 

 

JPB: M. Aliot, avez-vous une proposition forte pour changer Perpignan, redonner espoir à ses habitants, "réenchanter" la ville ?

 

Je mettrai le maximum sur le développement économique, pour la création d'emplois, pour l'image de Perpignan (faire oublier les faits divers tragique, la victime lors d'un conflit entre Gitans et Maghrébins, les émissions de France-Culture sur le quartier St-Jacques…).

 

Développer une ville française car je suis opposé au catalanisme militant extrémiste, et je ne pense pas que le bilinguisme soit une solution à la préservation de la culture catalane. Le Français est la langue de la République ; Une partie des élites catalanes mettent leurs enfants dans des écoles catalanes pour avoir la paix et obtenir de la discipline, comme dans le privé : c'est une façon de sélectionner socialement les enfants, mais les débouchés « catalanistes » sont bien souvent inexistants (sauf en catalogne espagnole), même si le niveau est par ailleurs très bon. Ma devise, Catalan d’accord, mais Français d’abord !

 

 

 

Propos recueillis à Perpignan, le jeudi 31 mars 2016.

 

 

*Voir sur LCP, samedi 9 avril à 23h20 et dimanche 10 avril, à 10h20 : la stratégie de marketing utilisée par Steeve Brivois, ancien vendeur de téléphones portables, devenu maire FN de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais)

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