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22 avril 2021 4 22 /04 /avril /2021 08:07
Qui c'est, le type à la droite de Le Pen, et qui chante la Marseillaise..?

Qui c'est, le type à la droite de Le Pen, et qui chante la Marseillaise..?

La voix de Louis Aliot

 

La présence d'une voix si faible dans un homme fort a de quoi surprendre...

 

Le maire de Perpignan est doté d'une voix aigüe, presque criarde, quasi éraillée. Par change, un accent du Midi, venu de l'Ariège natale, rend plus chantante une intonation désagréable qui ne convient pas à un homme public, politique. A un homme de pouvoir qui, en raison de la faille vocale, n'a pas vocation à investir un poste plus important, président de Région, Ministre...

 

En effet, pour affirmer sa puissance et ses convictions, faire trembler le bon peuple tout en le sécurisant, il faut la voix de stentor d'un Hitler ou l'éructation d'un Mélanchon, criant à tue-tête : "Je suis la République !"

 

Il faut la voix grave d'un Mitterrand lançant à Chirac, lors du débat télévisé, un méprisant "M. Le Premier ministre." Il gagna là l'élection, par le ton grave d'un puissant, comme Hollande vainquit grâce à une figure de style, la célèbre anaphore "Moi, Président..."

 

AliotE (c'est ainsi qu'on prononce son nom dans l'Ariège, en articulant la consonne finale, affublée d'un E clandestin !), n'est pas un orateur, et il ne force pas la voix, car il ne peut pas, ou il l'a peut-être rendue fluette, presque muette, comme la voyelle finale presque inaudible de son patronyme, pour se dédiaboliser encore plus...

 

Tout en levant le menton pour causer sécurité et accuser l'Etat de laxisme, Aliot demeure faiblard, il n'est pas digne des vociférations haineuses de son ex-beau-père virtuel : il est peu sûr de lui car, élu dans un contexte de pandémie et d'abstention, par moins d'un quart des inscrits perpignanais, il est encore en quête de voix, pour affirmer son pouvoir et aller plus loin, plus haut... Louis est encore trop Loulou, pas assez méchant, trop séducteur, pas assez conquérant et vainqueur...

 

Pour chanter plus haut et plus juste le chant national, il doit travailler ses cordes vocales, varier son intonation, insister sur les mots essentiels, parler plus fort... A-t-il peur d'apparaître comme un politicien trop machiavélique..? Redoute-t-il d'être qualifié de fasciste s'il hausse le ton..? 

Il a tort, car, avec sa voix de fausset, on pense que cet homme est faux...

 

C'est la "vox populi" qui décidera s'il faut lui donner plus de voix. Et s'il échoue, elle le rendra muet, la voix citoyenne, et les médias qui aiment tant l'inviter et lui donner la parole, lui couperont, pour toujours, le sifflet..!

 

J.P.Bonnel 

21 avril 2021

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 10:17
Convergences Gauche/Islamisme : Mélanchon, Hamon, Plenel sont-ils des islamo-gauchistes ?
Convergences Gauche/Islamisme : Mélanchon, Hamon, Plenel sont-ils des islamo-gauchistes ?
Convergences Gauche/Islamisme : Mélanchon, Hamon, Plenel sont-ils des islamo-gauchistes ?

Les convergences entre les partis de gauche et les mouvements musulmans de libération existent depuis le début du XX° siècle.

Aujourd'hui le terme flou "islamo-gauchiste" est-il diffusé pour dénigrer la gauche et certains politiciens (Hamon, Mélenchon..?) ou pour montrer que la "gauche " est encore tenté de défendre la violence islamiste, en "comprenant" les luttes du Hamas (en Palestine, au Liban) alors qu'il s'agit d'un mouvement terroriste, homophobe, etc...

La problématique est complexe. On peut s'initier à ce thème qui revient dans l'actualité en lisant Onfray, Keppel ou Birbaum, montrant le compromissions de la gauche, ou lire le dossier ci-dessous (wikipédia).

JPB

 

 

« Islamo-gauchisme » est un néologisme désignant la proximité supposée entre des idéologies et partis de gauche et les milieux islamiques ou islamistes. Il est notamment popularisé par l'extrême droite1. Composé des termes « islam » et « gauchisme », le terme est également utilisé pour « symboliser une ligne de fracture politique sur les causes du djihadisme »2.

En France, le terme est utilisé la première fois par le sociologue Pierre-André Taguieff en 20023, qui déplore aujourd'hui son usage « à toutes les sauces »4. Aujourd'hui utilisée en France par certains universitaires ou responsables politiques pour dénoncer la proximité et le laxisme supposés de certains hommes politiques français de gauche envers l'islam5, la locution est aussi critiquée par d'autres qui l'estiment non pertinente, voire stigmatisante, l'accusant de viser à décrédibiliser une partie de la gauche6,7

 

Rapprochement entre les partis de gauche et l'islam au XXe siècle

 

Les débuts d’une convergence entre les idéologies de gauche et la religion musulmane remontent au premier congrès des peuples d'Orient en 1920, au cours de laquelle le Parti communiste d’URSS déclare qu’il existe une analogie entre les rapports de domination entre la bourgeoisie et le prolétariat à l’échelle d’un pays, et ceux entre les colonisateurs et les colonisés à l’échelle mondiale8. Les partis communistes s’engagent alors à lutter pour l’émancipation des peuples colonisés9. Or, par le hasard historique, il se trouve que les pays colonisateurs étaient alors des pays chrétiens, tandis que les pays musulmanscomptaient parmi les colonisés : les partis de gauche commencent alors à se ranger du côté des mouvements nationalistes musulmans.

Progressivement, au cours du XXe siècle, a continuée à se construire l’image du christianisme comme religion dominatrice et de l’islam comme religion dominée : la gauche en est venue progressivement à considérer l’islam comme une religion d’émancipation, voire comme une religion progressiste, et à considérer que les musulmans luttaient pour les mêmes objectifs qu'eux, à savoir l'émancipation des dominés10.

Dans un article d'opinion synthétisant les rapports entre la gauche et l'islamisme, Jean Birnbaum résume ainsi « le credo durable d’une partie de la gauche européenne, credo qui repose sur trois articles de foi : 1) il n’y a qu’une domination réelle, celle qu’exerce l’Occident ; 2) la seule force qui peut en finir avec cette domination sans frontières est une gauche internationaliste, qui connaît le sens de l’histoire ; 3) quand les dominés se soulèvent au nom de Dieu, il ne faut pas juger le « détour » qu’ils empruntent, car tôt ou tard ils délaisseront les chimères de la religion pour la vérité de l’émancipation »5.

 

Ainsi sont nées des alliances de circonstance entre des mouvements laïques de gauche et des mouvements islamiques, comme entre le FLN et des mouvances plus traditionnelles en Algérie11, les « islamo-progressistes » palestiniens au cours de la guerre du Liban, ou encore en Iran, où les militants et intellectuels de gauche ont pensé un temps que la révolution de 1979 était socialiste et progressiste. Michel Foucault fit ainsi un célèbre éloge de la révolution islamiste de Khomeiny, défendant le caractère progressiste de cette révolution et la spiritualité comme force politique.12

 

Apparition du terme « islamo-gauchisme »

 

Confronté à l'assimilation de l’islam à une force de lutte pour les dominés, voire à une force progressiste, dans les cercles intellectuels de gauche13, Chris Harman, dirigeant trotskiste du Parti socialiste des travailleurs au Royaume-Uni, dans son article « The Prophet and the Proletariat »14, analyse la perception par la gauche du renouveau islamique. Il commence par soutenir l'idée que « la gauche a commis une erreur en considérant les mouvements islamistes soit comme automatiquement réactionnaires et « fascistes », soit comme automatiquement « anti-impérialistes » et « progressistes » », ce qui a contribué à aider les islamistes à croître aux dépens de la gauche dans la majorité du Moyen-Orient15. L'expression « islamo-gauchiste » est souvent attribuée à tort à Chris Harman16, qui ne l'utilise cependant pas directement dans son texte.

Mais il oppose à cette erreur à l'international une compréhension de l'islamisme au sein des pays occidentaux « comme le produit d’une crise sociale profonde » et appelle à se battre pour gagner certains de ses jeunes partisans à une autre perspective très différente, « socialiste, indépendante et révolutionnaire »17. Ainsi, il n'exclut pas l'unité d'action avec les islamistes dans les pays où ils sont dominés : « Sur certaines questions nous serons du même côté que les islamistes contre l’impérialisme et contre l’État. C’était le cas, par exemple, dans un grand nombre de pays lors de la seconde guerre du Golfe. Ce devrait être le cas dans des pays comme la France ou la Grande Bretagne lorsqu’il s’agit de combattre le racisme. Là où les islamistes sont dans l’opposition, notre règle de conduite doit être : « avec les islamistes parfois, avec l’État jamais » »15. Cependant, faire du texte de Harman la Bible d’une alliance stratégique associant la gauche et l’islam politique revient à en livrer une lecture tronquée, voire malhonnête, selon Corinne Torrekens18.

En France, le terme est utilisé la première fois par le sociologue Pierre-André Taguieff en 200219. Aujourd'hui utilisée en France par certains universitaires ou responsables politiques pour dénoncer la proximité et le laxisme supposés de certains hommes politiques français de gauche envers l'islam5, par ailleurs confondu ou assimilé à l’islamisme dans ses formes radicales5,20 ; la locution est critiquée par d'autres qui l'estiment non pertinente, voire stigmatisante, l'accusant de viser à décrédibiliser une partie de la gauche7.

 

Usage du terme dans la vie politique française

Premiers usages

Le néologisme « islamo-gauchisme » apparaît en français dans le texte dans les ouvrages traitant de la guerre du Liban pour désigner les milices palestiniennes, alors alliés avec l'URSS contre les milices chrétiennes soutenus par l'Occident.21 Il était alors proche de la locution « palestino-progressiste ».

Dans le contexte de la Seconde Intifada, ce terme est repris en France en 2002, dans l'ouvrage de l'historien des idées Pierre-André Taguieff La Nouvelle Judéophobie pour désigner un militantisme d'extrême gauche faisant alliance avec l'islam au nom de la « lutte contre l’impérialisme ». Pour lui, ce rapprochement vient de ce que ces militants d'extrême gauche perçoivent les musulmans comme une minorité opprimée de manière systémique par les non-musulmans, et ce à l'échelle mondiale7,22.

Développement

Le terme connaît son premier grand essor en 2003, lorsque des personnalités en faveur de l'adoption de la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques françaises l'utilisent régulièrement pour qualifier leurs opposants, qu'ils considéraient, selon Laurent Lévy, comme des gauchistes, « idiots utiles » de l'islamisme23. Des personnalités comme Alain Gresh, Edwy Plenel, Michel Tubiana, et Raphaël Liogier sont régulièrement l'objet de critiques comme « islamo-gauchistes ».24

À partir de là, le terme se popularise à l'extrême droite et devient une attaque de plus en plus courante de la droite envers la gauche française, jusqu'à devenir selon Jean-Yves Pranchère un « instrument de disqualification des gens qui défendent lesdroits de l'homme »25.

 

Pour le sociologue Jean-Pierre Le Goff, ce sont « les réactions aux meurtres et aux attentats [islamiques] qui ont fait apparaître au grand jour l'existence d'un "islamo-gauchisme" »26 et contribué à populariser cette locution dans les médias et le débat public.

 

Selon l'Islamologue Gilles Kepel, « la nébuleuse islamo-gauchiste va aujourd'hui jusqu'aux Indigènes de la République et a touché certains partis comme La France insoumise »27. En 2013, le philosophe Michel Onfray écrit qu'il ne communie pas« dans l'islamo-gauchisme d'un Nouveau Parti anticapitaliste dont le héraut intellectuel est Tariq Ramadan »28. Il critique également Jean-Luc Mélenchon : « Il y a une époque, il était plutôt Jaurès et Général de Gaulle, maintenant il est islamo-gauchiste29. »

 

Lors de l'entre-deux tours des primaires de la gauche pour l'élection présidentielle de 2017, Malek Boutih déclare : « Benoît Hamon est en résonance avec une frange islamo-gauchiste30», citant notamment dans son entourage son porte-parole Pascal Cherki pour son soutien à des rencontres non-mixtes.

Le 6 octobre 2017, les journalistes Judith Waintraub et Vincent Nouzille dénoncent, dans une enquête sur « les agents d’influence de l’islam » publiée par Le Figaro Magazine, les relais « intellectuels, responsables politiques ou acteurs associatifs » de l'islamo-gauchisme qui selon les auteurs « investissent l'espace médiatique ». Sous des formes différentes et à des degrés divers, ils classent notamment dans cette catégorie les sociologues Edgar Morin, Geoffroy de Lagasnerie etRaphaël Liogier, l'islamologue Tariq Ramadan, l'historien Jean Baubérot, le démographe Emmanuel Todd, le géopolitologuePascal Boniface, les journalistes Alain Gresh et Edwy Plenel, les personnalités politiques Benoît Hamon, Jean-Louis Bianco,Danièle Obono, Clémentine Autain et Caroline De Haas ou encore les personnalités associatives Marwan Muhammad, Sihame Assbague, Houria Bouteldja et Rokhaya Diallo31.

À partir de 2020, sous la présidence d'Emmanuel Macron, une partie de son gouvernement utilise ce terme, notamment Gérald Darmanin32, Jean-Michel Blanquer33 ou Frédérique Vidal34. Ainsi, en octobre 2020, après l'assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, Jean-Michel Blanquer affirme que « l’islamo-gauchisme fait des ravages à l’université », soutenant qu'il existe « des courants islamo-gauchistes très puissants dans les secteurs de l’enseignement supérieur qui commettent des dégâts sur les esprits ». Dans une tribune du Monde, une centaine d'universitaires (professeurs et professeurs émérites des universités, directeurs d'études et de recherche) dénoncent au contraire « les frilosités de nombre de leurs pairs sur l’islamisme » et les « idéologies indigénistes, racialistes et décoloniales » et soutiennent les propos du ministre de l'Éducation35 ; le nombre de signataires s'élève au final à 25836. En réponse, une tribune signée par « 2000 universitaires, chercheuses et chercheurs » juge ce texte « désolant » et s'insurge contre ce qu'elle considére comme un « appel à la police de la pensée dans les universités37 ».[source insuffisante]

Annonce d'enquête sur l'islamo-gauchisme à l'université[modifier | modifier le code]

Le 16 février 2021, Frédérique Vidal, ministre chargée de l'Enseignement supérieur, annonce vouloir « ouvrir une enquête sur l'islamo-gauchisme à l’université » et avoir demandé au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) « un bilan de l'ensemble des recherches » qui se déroulent en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui tient du militantisme ». Elle déclare à cette occasion que « l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et l’université n’est pas imperméable »38,39.

Cette déclaration suscite de vives réactions au sein du milieu universitaire, qui la condamne39. Le CNRS, pour qui l'islamo-gauchisme « ne correspond à aucune réalité scientifique », rejette ce qui est interprété comme une tentative de« délégitimation de différents champs de la recherche, comme les études postcoloniales, les études intersectionnelles ou les travaux sur le terme de « race », ou tout autre champ de la connaissance »40,41,42,4.

La déclaration du CNRS, qui intervient quelques jours après celle de la ministre de l'enseignement supérieur est elle même critiquée comme la facette d'un « dogme universitaire », mettant en lumière des divergences idéologiques dans l'enseignement supérieur43. Les positions du CNRS ne font en effet pas l'unanimité auprès des chercheurs. Ainsi, le philosophe et politologuePierre-André Taguieff défend que ce terme n'est « pas moins scientifique ni pertinent que « droite », « gauche » ou « extrême droite »»44, et reproche à la direction du CNRS d’avoir choisi « clairement son camp idéologique »45. Isabelle Barbéris, maître de conférences en arts de la scène et chercheuse associée au CNRS46, doute que ce communiqué « ait fait l’objet d’une consultation collégiale ». Elle considère que la direction du CNRS fait « ici preuve de complaisance à l’égard des politiques identitaires qui mettent en danger la démocratie, la culture, la recherche-ce dont on ne pourra s’étonner quand on connaît les positions d’Antoine Petit, nommé par un Président de la République qui parle de « privilège blanc » et qui vient de confier une mission « décoloniale » à Pascal Blanchard. »47.

Débat autour de l'islamo-gauchisme en France[modifier | modifier le code]

Promoteurs du terme[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Le terme d'islamo-gauchisme aujourd'hui en France ne fait pas l'unanimité. Les promoteurs de l'usage de ce terme — souvent à droite et au centre — y voient une manière de nommer « la complaisance coupable d'une grande partie de la gauche à l'égard de la radicalité islamique »48.

Les essayistes défendant ce terme, comme Gilles-William Goldnadel, estiment que l'islamo-gauchisme est lié au syndrome de culpabilité de la gauche occidentale envers la colonisation et la domination occidentale sur le monde au cours des XIXe et XXesiècles48.

Ceux qu'ils nomment "islamo-gauchistes" s'en prennent pour eux à la culture occidentale et à l'universalisme, et trouvent une place croissante dans les courants postcoloniaux et antiracistes. Ainsi, selon Caroline Fourest, ce terme « désigne ceux qui, au nom d’une vision communautariste et américanisée de l’identité, combattent le féminisme universaliste et la laïcité7. », tandis que, rappelant la tenue de réunions interdites aux blancs, Taguieff écrit dans L'Islamisme et nous : « D'une façon croissante, l'antiracisme est mis au service de l'islamisme et de l'islamo-gauchisme, ou instrumentalisé pour la défense de causes ethnicisées »49.

Pour l'écrivain Christophe Bourseiller, l’islamo-gauchisme évolue sur les mêmes terres qu'une partie de l'extrême droite en défendant un ethno-différentialisme opposé à l'universalisme républicain50. Il cite notamment comme exemple Tariq Ramadanet Marwan Muhammad du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) partageant la même tribune que le Nouveau Parti anticapitaliste et Alain Gresh50. Djemila Benhabib, quant à lui, qualifie de "différencialiste" et de "relativiste" cette nouvelle gauche qui soutient l'islam, par opposition à l'ancienne gauche "universaliste".51

Aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]

En mars 2018, l'homme politique néerlandais Joost Eerdmans (en) parle d'un « bloc islamo-gauchiste » à Rotterdam, alors que la gauche s'allie à NIDA, un parti islamique, pour reprendre la mairie à la droite52.

Critiques du terme et du concept[modifier | modifier le code]

Polysémie du terme[modifier | modifier le code]

La première critique du terme est son absence de rigueur, « islamo » pouvant viser l’intégrisme islamique, ou la population musulmane dans son ensemble, tandis que le terme « gauchisme » peut englober des pans entiers de la gauche classique.53

Il est également critiqué du fait de sa polysémie, son utilisation croissante et de plus en plus importante l'ayant parfois éloigné de son sens originel. Ainsi, Pierre-André Taguieff estime, en 2016, que « Le sens devient de plus en plus vague à mesure qu’il devient un terme polémique7. »

Selon Olivier Christin, l'islamo-gauchisme appartient à ces expressions dont les « usages montent en flèche mais [qui] subissent une usure accélérée. Ils vieillissent terriblement vite ! » Des mots qui, selon Libération, appartiennent à la novlangue. Olivier Christin estime que cette prolifération de termes dans la langue politique peut être considérée « comme un signe de savacuité », mais également comme « un indicateur de la vitalité démocratique du pays »54.

Pascal Boniface est également critique sur l'usage du terme : « L’originalité du concept pourrait plaider en sa faveur, mais c’est en réalité un non-sens, comme l’étaient par le passé les expressions "hitléro-trotskistes" ou "judéo-bolcheviques". Elles aussi se voulaient disqualifiantes. Elles aussi ne reposaient que sur des fantasmes7. »

Selon Shlomo Sand, qui appartient à la lignée des Nouveaux historiens israéliens, le terme, stigmatisant, est « une formule qui permet de faire diversion », dans la mesure où « l’état de crise permanent du capitalisme, et l’ébranlement de la culture nationale, consécutif à la mondialisation, ont incité à la quête fébrile de nouveaux coupables. ». Dans son usage rhétorique, l'historien établit également un lien avec l'emploi du « judéo-bolchevisme » des années 1930 — une « symbiose propagandiste[qui] s’avéra très efficace »24.

Selon Geoffrey Bonnefoy (L'Express), le terme « réducteur et insultant […] qui est apparu dans le débat public au début des années 2000 selon Libération, est progressivement devenu l'équivalent du point Godwin », il permet « d'asséner une accusation, sans preuve, et de clore le débat sur un sujet politiquement sensible »55.

Une opposition de la gauche[modifier | modifier le code]

Au-delà de la critique scientifique du concept "d'islamo-gauchisme", les politiciens et universitaires de gauche s'y opposent en grande majorité. Edwy Plenel « régulièrement présenté comme un "islamo-gauchiste" » selon L'Obs56, considère que c'est« une expression valise qui sert simplement à refuser le débat et à stigmatiser7. »

En avril 2017, les journalistes Sonya Faure et Frantz Durupt notent « «Islamo-gauchiste» : le mot n’est pas nouveau, mais il revient régulièrement dans les discours des défenseurs d’une laïcité parfois qualifiée de «combat», qui revendiquent un «parler vrai» sur l’islam et l’islamisme. » qui se voient, pour cette raison, parfois accusés d'islamophobie. En réponse à cette qualification, un « procès en islamo-gauchisme » est renvoyé aux accusateurs — les deux termes vont souvent de pair dans ces débats7.

Le site Acrimed considère que sous ce terme aurait lieu « une chasse aux sorcières médiatique », le terme étant « un vocable épouvantail » utilisé pour discréditer les personnes et mouvements politiques incriminés57.

En octobre 2020, à la suite de l'assassinat de Samuel Paty, la Conférence des présidents d'université (CPU) critique l'usage du terme après son emploi par le ministre Jean-Michel Blanquer, qui a affirmé : « l'islamo-gauchisme fait des ravages à l'université »58.

D'autres personnalités politiques de gauche, comme Clémentine Autain, revendiquent l'appellation et la rapprochent del'intersectionnalité des luttes : pour elle, la gauche est légitime à se battre « contre le rejet des musulmans en France7. »

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans son roman Soumission de 2015, Michel Houellebecq fait décrire par Robert Rediger, le personnage de fiction converti à l'islam et professeur d'université devenu politicien, l'islamo-gauchisme comme « une tentative désespérée de marxistes décomposés, pourrissants, en état de mort clinique, pour se hisser hors des poubelles de l'histoire en s'accrochant aux forces montantes de l'islam »59,60.

 

Notes et références

 

  1. « "Islamo-gauchisme": le mot qui hystérise le débat en France » [archive], sur RTBF Info, 18 février 2021 (consulté le 21 février 2021)
  2. « Enseignement supérieur : on vous explique la polémique sur l'enquête visant l'"islamo-gauchisme" réclamée par le gouvernement » [archive], sur Franceinfo, 17 février 2021 (consulté le 21 février 2021)
  3. « «Islamo-gauchisme» : quand ce terme est-il apparu pour la première fois ? » [archive], sur CNEWS (consulté le 21 février 2021)
  4. Revenir plus haut en :
    a
    et b « “Islamo-gauchisme” : l’histoire d’une expression récente et inflammable »
     [archive], sur SudOuest.fr (consulté le 21 février 2021).
  5. Revenir plus haut en :
    a
    b c et d Jean Birnbaum, « La gauche et l’islamisme : retour sur un péché d’orgueil », Le Monde,‎ 25 novembre 2020 (lire en ligne [archive])
  6. https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/12/18/islamo-gauchisme-l-oxymore-disqualifiant_6023255_3232.html [archive].
  7. Revenir plus haut en :
    a
    b c d e f g h et i Sonya Faure et Frantz Durupt, « Islamo-gauchisme, aux origines d'une expression médiatique » [archive], Libération,14 avril 2016 (consulté le 5 janvier 2017).
  8. Edith Ybert-Chabrier, « Les délégués au Premier Congrès des peuples d'Orient (Bakou, 1er-8 septembre 1920) », Cahiers du Monde Russe, vol. 26, no 1,‎ 1985, p. 21–42 (DOI 10.3406/cmr.1985.2029, lire en ligne [archive], consulté le 21 février 2021)
  9. René Girault et Robert Frank, Turbulente Europe et nouveaux mondes, Paris, Editions Payot & Rivages, 2004, 513 p.
  10. Gilbert Achcar et Jean-Numa Ducange, « Marxismes et islams : religion et politique », Actuel Marx, vol. 64, no 2,‎ 2018, p. 101 (ISSN 0994-4524 et 1969-6728, DOI 10.3917/amx.064.0101, lire en ligne [archive], consulté le 21 février 2021)
  11.  

 

  1. Franz Fanon, L'an V de la révolution algérienne, Paris, La Découverte, 2001 (lire en ligne [archive])
  2. Eric Aeschimann, « Michel Foucault, l'Iran et le pouvoir du spirituel : l’entretien inédit de 1979 », Le Nouvel Observateur,‎ 2018 (lire en ligne [archive])
  3. (en) Geoffrey Nash, Kathleen Kerr-Koch, Sarah Hackett, Postcolonialism and Islam, Routledge, 2018, 256 p. (ISBN 9781138377387)
  4. (en) Chris Harman, « The prophet and the proletariat » [archive], sur marxists.org, automne 1994 (consulté le 23 février 2017).
  5. Revenir plus haut en :
    a
    et b Chris Harman, « Le prophète et le prolétariat » [archive], sur marxists.org, automne 1994 (consulté le 21 février 2021).
  6. https://www.lavoixdunord.fr/939556/article/2021-02-18/mais-d-ou-vient-l-expression-islamo-gauchisme-et-qui-l-utilise%3famp [archive]
  7. Valentine Faure, « « Islamo-gauchisme » : histoire tortueuse d’une expression devenue une invective » [archive], sur lemonde.fr,11 décembre 2020 (consulté le 21 février 2021).
  8. Torrekens, C., « Islamo-gauchisme », La Revue Nouvelle, (5), 54-58.,‎ 2020 (lire en ligne [archive])
  9. « «Islamo-gauchisme» : quand ce terme est-il apparu pour la première fois ? » [archive], sur CNEWS (consulté le 21 février 2021)
  10.  
  11. Benassar, Anatomie d'une guerre et d'une occupation, Editions Galilée, 1978, 213 p. (ISBN 2718600985)
  12. Pierre-André Taguieff, L'Islamisme et nous. Penser l'ennemi imprévu, Paris, CNRS, coll. « Philosophie/Religion/Histoire des idées », 2017(ISBN 2271114608), p. 207 :« Dans une série de conférences prononcées en 2001, j'ai commencé à employer l'expression “islamo-gauchisme” pour désigner les convergences entre des groupes gauchistes et des organisations islamistes, notamment à l'occasion de mobilisations pro-palestiniennes. »
  13. Laurent Lévy, La gauche, les Noirs et les Arabes, Paris, La fabrique, janvier 2010, 200 p. (ISBN 978-2-35872-004-5 et 2-35872-004-6), « Les "islamogauchistes" », p. 68-69
  14. Revenir plus haut en :
    a
    et b Shlomo Sand, « Du "judéo-bolchévisme" à "l'islamo-gauchisme" : une même tentative de faire diversion » [archive], surleplus.nouvelobs.com, 9 juin 2016 (consulté le 8 janvier 2017).
  15. « D'où vient la notion d'“islamo-gauchisme” ? » [archive], Les Matins de France Culture par Guillaume Erner avec Jean-Yves Pranchère, professeur de théorie politique à l’Université libre de Bruxelles.
  16. La Gauche à l'agonie. 1968-2017, Perrin/edi8, Paris, 19 janv. 2017, coll. « tempus ». Partie 16 : Aveuglement et nouvel esprit munichois : islamo-gauchistes et “noyeurs de poissons”.
  17. Vincent Trémolet de Villers et Paul Sugy, « Gilles Kepel : "Le salafisme français étend des réseaux de pouvoir et d'influence" », Le Figaro Magazine,‎ 23 février 2018, p. (lire en ligne [archive]).
  18.  

  1. Michel Onfray, Le Magnétisme des solstices, Journal hédoniste : tome V, Paris, Flammarion, 2013, 399 p. (ISBN 978-2-08-129075-4 et2-08-129075-8).
  2. RMC, Entretien avec Michel Onfray, 16 septembre 2020
  3. Thibaut Le Gal, « Primaire à gauche : Pour Malek Boutih, « Benoît Hamon est en résonance avec une frange islamo-gauchiste » » [archive], sur 20minutes.fr, 24 janvier 2017.
  4. Judith Waintraub, « Politiques, journalistes, intellos: enquête sur les agents d'influence de l'islam » [archive], sur lefigaro.fr,6 octobre 2017 (consulté le 8 octobre 2017)
  5. Alexis Corbière, « Gérald Darmanin et l'«islamo-gauchisme», qualificatif usé jusqu’à la corde » [archive], sur Libération (consulté le16 février 2021)
  6. « Polémique après les propos de Jean-Michel Blanquer sur « l’islamo-gauchisme » à l’université », Le Monde.fr,‎ 23 octobre 2020 (lire en ligne [archive], consulté le 18 février 2021)
  7. « Frédérique Vidal veut une enquête sur « l’islamo-gauchisme » à l’université » [archive], sur www.20minutes.fr (consulté le16 février 2021)
  8. Une centaine d’universitaires alertent : « Sur l’islamisme, ce qui nous menace, c’est la persistance du déni » [archive], lemonde.fr, 31 octobre 2020
  9. « Le manifeste des 100 » [archive], sur Le manifeste des 100, 1er novembre 2020 (consulté le 11 décembre 2020).
  10. Collectif, « Université : « Les libertés sont précisément foulées aux pieds lorsqu’on en appelle à la dénonciation d’études et de pensée » »,Le Monde,‎ 4 novembre 2020 (lire en ligne [archive])
  11. Margaux Otter, « Le CNRS recadre Vidal sur « l’islamo-gauchisme » : récit d’une polémique inflammable » [archive], sur L'Obs,17 février 2021 (consulté le 21 février 2021).
  12. Revenir plus haut en :
    a
    et b Julia Dumont, « « Islamo-gauchisme » : les universitaires français indignés par l'enquête du gouvernement »
     [archive], sur France 24, 17 février 2021 (consulté le 21 février 2021).
  13. Julien Ricotta, AFP, « "Islamo-gauchisme" à l’université : itinéraire d’une polémique » [archive], Europe 1, 17 février 2021 (consulté le17 février 2021).
  14. AFP, « « Islamo-gauchisme » : un terme sans « aucune réalité scientifique » selon le CNRS, Frédérique Vidal sous pression » [archive],Le Monde, 17 février 2021 (consulté le 18 février 2021).
  15. L’« islamogauchisme » n’est pas une réalité scientifique [archive], CNRS, 17 février 2021.
  16. Marie-Estelle Pech, « Islamo-gauchisme: le débat secoue les facultés » [archive], Le Figaro (ISSN 0182-5852, consulté le 21 février 2021).
  1. Observatoire du Décolonialisme, « Islamisme à l’université : faut-il confier l’enquête au principal suspect ? » [archive], sur Le Point,17 février 2021 (consulté le 19 février 2021).
  2. Hadrien Brachet, « Entretien avec Pierre-André Taguieff, première partie : qu'est-ce que l'islamo-gauchisme ? » [archive], surwww.marianne.net, 19 février 2021 (consulté le 19 février 2021).
  3. « Isabelle Barbéris » [archive], sur franceculture.fr (consulté le 19 février 2021).
  4. Entretien avec Isabelle Barbéris, Victor Rouart et Isabelle Barbéris, « Universités: «Les discours racialistes et identitaires deviennent institutionnels» » [archive], entretien avec Isabelle Barbéris, Le Figaro (consulté le 19 février 2021).
  5. Revenir plus haut en :
    a
    et b Gilles-William Goldnadel, interviewé par Alexandre Devecchio, « Goldnadel : "L'islamo-gauchisme a contaminé les esprits" », Le Figaro Magazine, semaine du 30 juin 2017, pages 48-49.
  6. Taguieff 2017.
  7. Revenir plus haut en :
    a
    et b Christophe Boursier, « Une brève histoire de l'islamo-gauchisme » [archive], sur La revue des deux mondes, 2018.
  8. Musulmanes et laïques en révolte. Rencontre avec 20 femmes d'exception. Leur combat est aussi le nôtre. de Monique Ayoun et Malika Boussouf, éditions Hugo et compagnie, Paris, 2014, chapitre « la bataille contre l'islamisme politique »
  9. Paul Conge, « À Rotterdam, l'islam contre les populismes » [archive], Magazine, semaine du 16 au 22 mars 2018, pages 44-45.
  10. Luc Cédelle, « « Islamo-gauchisme », l’oxymore disqualifiant » [archive], sur lemonde.fr, 18 décembre 2019 (consulté le 17 mai 2020).
  11. Noémie Rousseau, « La novlangue politique décodée », Libération,‎ 5 juillet 2016, p. 20-21 (lire en ligne [archive] [PDF])
  12. Geoffrey Bonnefoy, « "Islamo-gauchiste", le nouveau point Godwin de la campagne politique » [archive], sur lexpress.fr, 24 janvier 2017.
  13. « Accusations contre Tariq Ramadan : critiqué par Charlie Hebdo, Mediapart répond » [archive], sur nouvelobs.com, 7 novembre 2017(consulté le 18 septembre 2020).
  14. Frédéric Lemaire, Maxime Friot, Pauline Perrenot, « Islamo-gauchistes » : une chasse aux sorcières médiatique [archive], acrimed.org,30 octobre 2020.
  15. l'Express, « "Islamo-gauchisme" : le monde universitaire fustige les propos de Jean-Michel Blanquer » [archive], sur lexpress.fr,22 octobre 2020.
  16. (en) Tom Brass, Labour Markets, Identities, Controversies : Reviews and Essays, 1982-2016, BRILL, 5 janvier 2017, 456 p.(ISBN 978-90-04-33709-1, lire en ligne [archive]).
  17. Michel Houellebecq, Soumission, Flammarion, 7 janvier 2015, 300 p. (ISBN 978-2-08-135811-9, lire en ligne [archive]), p. 223.

 

 

La gauche et l’islamisme : retour sur un péché d’orgueil

Croyant en une force internationaliste capable de briser la domination de l’Occident, certains militants de gauche étaient persuadés que, tôt ou tard, la religion serait abandonnée au profit de l’émancipation.

Par Jean Birnbaum

Publié le 25 novembre 2020 à 02h12 - Mis à jour le 25 novembre 2020 à 21h28 

 Au lendemain de l’attentat contre Samuel Paty, quand a refait surface une vidéo où un prédicateur islamiste, Abdelhakim Sefrioui, appelait à la mobilisation contre le professeur, certains militants d’extrême gauche ont reconnu ce visage. Ils se sont souvenus du temps où ils avaient eu maille à partir avec Sefrioui et ses compagnons.Non sans nostalgie, ils ont repensé aux manifestations propalestiniennes au cours desquelles le service d’ordre de telle ou telle organisation anarchiste ou trotskiste était encore assez vigoureux pour expulser du cortège ces partisans du djihad liés à l’ex-humoriste Dieudonné et à l’extrême droite radicale. Et puis ils ont songé à ce moment pivot, autour de 2010, où il avait fallu admettre que le rapport de forces avait changé : sur le pavé parisien, désormais, la vieille garde révolutionnaire était trop faible pour maîtriser les islamistes.

 

L’espoir algérien

Or ce renversement des équilibres dans la rue avait une signification plus vaste. Il scellait la fin d’une époque, celle où les gauches européennes se croyaient si désirables qu’elles pouvaient polariser toutes les colères du monde. Dès 2005, le philosophe Daniel Bensaïd (1946-2010), l’une des références de la gauche révolutionnaire, constatait que les dirigeants anticolonialistes de jadis, ceux qui se réclamaient souvent du marxisme, avaient été remplacés par des profils inquiétants : « L’heure n’est plus aux luttes de libération des années 1950 et 1960, et à leurs grandes promesses. Les leaders n’ont plus pour nom Ho Chi Minh, Guevara, Cabral, Lumumba, Ben Bella, Ben Barka, Malcolm X, mais Ben Laden, Zarkaoui ou Mollah Omar. »

 

Lire aussi cette archive de 2002 :

 Daniel Bensaïd : « Une vision critique du monde »

Un parmi d’autres, Daniel Bensaïd regrettait les grandes heures de ce qu’on a appelé le « tiers-mondisme ». Dans les années 1960, les révolutionnaires occidentaux avaient constaté que le « grand soir » se faisait attendre aussi bien à l’Est, où le stalinisme étouffait toute révolte, qu’à l’Ouest, où le capitalisme semblait avoir plus d’un tour dans son sac. Ils avaient alors placé leurs espoirs dans les insurrections d’un monde « tiers », dont l’Algérie indépendante constituait le symbole le plus séduisant.

 

Les « pieds-rouges »

Au cœur de ce pays, pourtant, des militants européens avaient déjà conscience que les choses n’étaient pas si claires. On les a appelés les« pieds-rouges ». Ces Français avaient soutenu le Front de libération nationale (FLN) dans sa lutte pour l’indépendance. Celle-ci acquise, ils s’étaient installés en Algérie pour contribuer à y bâtir « le socialisme ». Bientôt, ils avaient été confrontés à une tout autre réalité : le nouveau régime islamisait le pays à marche forcée, organisait la chasse aux Kabyles et aux homosexuels, s’en prenant même à ses plus fidèles soutiens européens.

 

Lire aussi, sur « Nos années rouges », d’Anne-Sophie Stefanini :

Les pieds-rouges, un rêve de roman

 

Certains d’entre eux réaliseront alors leur erreur : si le FLN avait une face laïque, il en possédait aussi une autre, profondément religieuse. Le nom de son journal, El Moudjahid, ne signifiait pas « le combattant », comme ils l’avaient cru, mais « le combattant de la foi ». Bannis d’Algérie, la plupart des pieds-rouges garderont pour eux ce qu’ils ont vécu (il ne fallait pas « faire le jeu » de l’extrême droite), et leur silence pèsera lourd sur la mémoire « algérienne » de la gauche française.

 

Des années plus tard, en 1980, ils liront dans Le Monde un entretien avec l’ancien président algérien, Ben Bella. « C’est l’islamisme qui offre les meilleures chances d’une libération réelle », dira-t-il, établissant même une continuité entre les combats du FLN et la révolution islamique qui venait de triompher en Iran.

 

Doute après le triomphe des mollahs

Cette révolution marque une autre étape dans les relations entre l’islam politique et la gauche européenne. Avec le triomphe des mollahs, le doute commence à s’installer : bien que la religion soit toujours considérée comme un « opium du peuple » voué à s’évaporer, on doit concéder que ses effets se révèlent tenaces. A Téhéran, les insurgés qui défendaient le socialisme n’ont-ils pas été balayés par ceux qui promettaient l’avènement du royaume divin ? Cependant, pour beaucoup de gens à gauche, cela ne changea pas grand-chose. « Tout ce qui bouge est rouge », disait un slogan bien connu des soixante-huitards. A coup sûr, Marx finirait donc par l’emporter sur Allah.

Lire aussi  Un entretien avec M. Ahmed Ben Bella • Je rejette un dialogue Nord-Sud truqué et moralisateur • L'islamisme offre les meilleures chances d'une libération réelle

Il faut avoir tout cela en tête au moment d’ouvrir la brochure intitulée Le Prophète et le prolétariat. Parue en 1994, rédigée par Chris Harman, figure du trotskisme britannique, elle analyse le défi que l’islamisme représente pour la gauche. Contrairement à ce qu’on affirme souvent à son propos, Chris Harman ne prône pas une alliance systématique avec les islamistes. Les considérant comme une force tantôt réactionnaire, tantôt subversive, il propose de marcher à leurs côtés partout où leurs actions minent l’impérialisme occidental et les Etats qui le servent. « Avec les islamistes parfois, avec l’Etat jamais », écrit-il.

Cette formule résume le credo durable d’une partie de la gauche européenne, credo qui repose sur trois articles de foi : 1) il n’y a qu’une domination réelle, celle qu’exerce l’Occident ; 2) la seule force qui peut en finir avec cette domination sans frontières est une gauche internationaliste, qui connaît le sens de l’histoire ; 3) quand les dominés se soulèvent au nom de Dieu, il ne faut pas juger le « détour » qu’ils empruntent, car tôt ou tard ils délaisseront les chimères de la religion pour la vérité de l’émancipation.

 

Partout où il a pris ses aises, l’islamisme a écrasé la gauche… Il suffit de penser à l’Iran. Ou à la « décennie noire » en Algérie

Cette façon de voir pouvait se prévaloir d’un précédent historique. En effet, les militants de gauche qui saluaient le potentiel révolutionnaire de l’islam invoquaient souvent l’expérience latino-américaine des années 1960-1970. A l’époque, les guérilleros marxistes avaient pu compter sur l’appui de ce mouvement chrétien qu’on a appelé la « théologie de la libération » : conjuguant évangiles et lutte de classes, ses animateurs en appelaient à la rébellion, et des prêtres y ont laissé leur peau. Par la suite, ce compagnonnage sera invoqué : si nous avons pu recevoir le soutien de croyants chrétiens, pourquoi ne pourrait-on s’appuyer sur des fidèles musulmans ?

Bientôt, cependant, apparut une différence de taille : partout où il a pris ses aises, l’islamisme a écrasé la gauche… Il suffit de penser à l’Iran. Ou à la « décennie noire » en Algérie (1991-2002), quand des intellectuels, des syndicalistes, des féministes étaient égorgés quotidiennement. « L’intégrisme islamique, en règle générale, a crû sur le cadavre en décomposition du mouvement progressiste », constate le marxiste libanais Gilbert Achcar.

 

« Islamo-gauchisme », une étiquette hasardeuse

Même à terre, cependant, ce cadavre bouge encore. Mieux, il continue à se croire universellement désirable. Si « islamo-gauchisme » est une étiquette hasardeuse, trop souvent utilisée pour dire n’importe quoi et disqualifier n’importe qui, il n’en désigne donc pas moins quelque chose de solide. Mais, plutôt qu’une complaisance cynique, il nomme un péché d’orgueil, reposant lui-même sur une croyance obsolète : parce que la gauche est seule à pouvoir canaliser les espérances, toute lutte qui se réclame de Dieu finira par être aimantée par l’idéal de l’émancipation sociale.

 Lire aussi  Islam et laïcité : le schisme de la gauche

Bien plus encore que les calculs clientélistes qui permettent à telle ou telle mairie de se cramponner au pouvoir, c’est cette prétention qui éclaire les épisodes au cours desquels la gauche a cru pouvoir côtoyer l’islamisme sans se brûler : la gauche antiraciste s’est retrouvée en compagnie d’intégristes musulmans au sommet de Durban, en Afrique du Sud, en 2001 ; la gauche altermondialiste a invité Tariq Ramadan au Forum social européen de Paris, en 2003 ; la gauche propalestinienne a laissé proliférer plus d’un slogan haineux dans les défilés auxquels participait le prédicateur Abdelhakim Sefrioui… Entre autres.

Or, autant il est faux d’affirmer que la masse des militants et des intellectuels de gauche ont consciemment « misé » sur l’islamisme comme force politique, autant on peut considérer qu’ils ont longtemps manifesté, à son égard, une forme d’indulgence. Là encore, toutefois, cette indulgence relève d’abord d’un complexe de supériorité.

De même que Lénine définissait le « gauchisme » comme la maladie infantile du communisme, on peut affirmer que l’« islamo-gauchisme » constitue la maladie sénile du tiers-mondisme. Celle d’une gauche occidentalo-centrée, qui n’imagine pas que l’oppression puisse venir d’ailleurs. Celle d’une gauche anti-impérialiste qui voit en tout islamiste un damné de la terre, même quand il est bardé de diplômes ou millionnaire. Celle d’une gauche qui plaçait naguère sa fierté dans son aura mondiale, et qui a été surclassée par un mouvement qu’elle a longtemps regardé de si haut : l’internationale islamiste.

Jean Birnbaum

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 10:30
E. Macron et Robert Piumati (D - Archives privées)
E. Macron et Robert Piumati (D - Archives privées)

E. Macron et Robert Piumati (D - Archives privées)

Emmanuel Macron , au MACRON, au temps du marxisme, militant de Chevènement.

 

Le journal Le Monde vient de publier une enquête sur l'ami insolite du président...

Trésorier du Parti communiste, ROBERT Piumati va adhérer ensuite au NPA. Macron, de son côté, milite au MDC, mouvement des citoyens de J.P.Chevènement. Il va aux réunions chez le Che, à la Rotonde et à la Contrescarpe.

 

 Le militant Macron ira même à Perpignan, en 1998, pour l'université d'été du parti souverainiste et républicain, qui va se transformer en MRC. C'est en 1998 : l'article ne dit pas si Emmanuel s'est rendu u grand meeting de JPC à Montpellier, où j'aurais pu le croiser avec A.Le Dosseur et les camarades venus en bus de tout le 66...

 

Alexandre Adler dit de Macron: "Son ami communiste aura été sa première conscience non bourgeoise." 

Le président semble avoir changé...

jpb

 

- - -

« C’était mon copain, Robert » : l’énigmatique ami de jeunesse d’Emmanuel Macron

Qui connaît Robert Piumati ? Même les biographes du président ignorent le nom de cet homme, mort il y a dix ans. Pourtant, ce flambeur du Quartier latin, financier du Parti communiste, a joué un rôle important dans la vie du jeune provincial venu étudier à Paris.

Une seule fois, il a prononcé son nom en public. C’était le 7 avril 2017, deux semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle. Ce jour-là, la campagne d’Emmanuel Macron fait escale en Corse. Après une étape à Moriani-Plage, sur la côte orientale de l’île, le candidat déjeune en plein air à Vescovato, au sud de Bastia. La victoire semble désormais à portée de main. Même les nationalistes se pressent pour le féliciter.

« Bonjour, lance un syndicaliste, je suis salarié du Village des Isles », un centre de vacances de Taglio-Isolaccio rattaché à Touristra Vacances, une agence de tourisme social qui gère des villages un peu partout en France, explique-t-il. Touristra ? « C’était un Corse qui dirigeait ça, à une époque… », coupe Macron. « Non », répond d’abord son interlocuteur.« Si, reprend en souriant le candidat d’une voix douce. Monsieur Piumati. » Sur la courte vidéo amateur qui a fixé la scène, un songe passe sur les yeux du futur président. Tout un passé, d’un coup, remonte à la surface : « C’était mon copain, Robert… »

Prénom : Robert. Nom : Piumati. Qui connaît encore cet homme, mort il y a dix ans ? Il n’apparaît dans aucune des biographies consacrées au président. Même au cœur vivant de la Macronie, son nom demeure inconnu.

Il faut traîner dans les sphères de l’extrême gauche ou dans quelques bars parisiens du quartier de la Contrescarpe pour qu’on se souvienne de ce communiste militant, financier à ses heures, homme aux fidélités croisées qui, dans sa vie, aura tant mélangé le vrai et le faux que même ceux qui l’ont aimé et fréquenté échouent à le cerner...

(C)   - Le Monde du 11.7.2019

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 08:39
J. Jacob - L.Aliot - Article de J.Jacob dans Ecologie politique - L'examen salué par Les Républicains -
J. Jacob - L.Aliot - Article de J.Jacob dans Ecologie politique - L'examen salué par Les Républicains -
J. Jacob - L.Aliot - Article de J.Jacob dans Ecologie politique - L'examen salué par Les Républicains -
J. Jacob - L.Aliot - Article de J.Jacob dans Ecologie politique - L'examen salué par Les Républicains -

J. Jacob - L.Aliot - Article de J.Jacob dans Ecologie politique - L'examen salué par Les Républicains -

Jean JACOB, 

professeur de l’Université de Perpignan

 

L'universitaire de Perpignan, docteur en science politique, chargé de cours dans la section Science Po, auteur de nombreux livres sur l'écologie, la décroissance, les intellectuels (l'ami Jacob, connu à l'époque du militantisme au parti de J.P.Chevènement, local du Moulin à Vent, Perpignan, a étrillé la pensée "complexe" d'Edgard Morin, entre autres...), et l'extrême-droite intellectuelle.

 

Ainsi,  son analyse paru dans le quotidien Le Monde, publiée ce vendredi 10 mai, sous le titre :

"L'allure plaisante de la revue "Eléments" dissimule son réel ancrage à l'extrême-droite".

Au lieu d'aller applaudir Louis Aliot,

député RN, et candidat "sans étiquette" (sic!) aux municipales 2020 à Perpignan, qui tente de prendre de la hauteur à Font-Romeu (il va dire encore que j'ironise, moi qui lui demande depuis des semaines un rendrez-vous, et qu'il repousse, occupé par une double campagne et quelques petites affaires judiciaires agaçantes...Ensuite, il va dire que la presse le censure, l'ignore, le balkanise..!)

lisez cet article dans lequel notre camarade montre que, sous des apparences agréables, derrière une façade consensuelle, dans un code universitaire montrant son sérieux (notes en bas de page, propos distancié), la revue d'Alain de Benoist diffuse les idées de la droite la plus radicale.

Il recense les revues les plus discrètes et les plus subversives, telle Réfléchir et agir, "sulfureuse revue toulousaine, et Krisis et Kontre Kulture, toutes célébrant la longue mémoire européenne, nourrie des traditions indo-européennes et, bien sûr, judéo-chrétienne, exposée à la décadence et au grand "remplacement" démographique annoncé...

Eléments dénonce, tel Marx, le capitalisme et ses ravages, et la marchandisation du monde, et des mouches célèbres, intellectuelles et médiatiques, en viennent à se laisser engluer dans le miel de cette rhétorique trompeuse, mais aussi dangereuse que le fiel d'un Soral ou le discours troupier d'un Dieudonné... Ainsi A.Compagnon, P.Manent, Marcel Gauchet, Bernard Langlois, de gauche ou gauchistes, et S.Latouche (hérault de la décroissance à qui J.Jacob a consacré des pages inspirées), ou encore Michel Onfray, le libertaire flirtant parfois avec la droite extrême, et Natacha Polony, la passionnaria des débats radiophoniques et BFMédias...

Ces intellos de la revue, pas si benoîte que ça, trompent sur la marchandise, avec leurs allures de penseurs d'extrême-gauche : plus redoutables, certains complotent de façon clandestine et préparent la grande révolution de l'ordre nouveau, dans un local obscur de Chamberry, ou d'ailleurs...

J.P.Bonnel

10 mai 2019.

 

*Lire un autre article sur J.Jacob dans le "blogabonnel" et un entretien avec L.Aliot dans ce même blog indispensable...

 

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Livre de Jean JACOB :

Le retour de "L'ordre nouveau": les métamorphoses d'un fédéralisme ...

https://books.google.fr/books?isbn=2600004416

 

Jean Jacob - 2000 - ‎

les métamorphoses d'un fédéralisme européen Jean Jacob. LE LIVRE On tarde encore à prendre l'exacte mesure de ce qui s'est passé dans la foulée de Mai 68. ... 

Docteur en science politique, Jean Jacob enseigne à l'Université.

- - -

Jean JACOB, 

Un professeur de l’Université de Perpignan cite un responsable de droite dans son examen, réactions…

 

Lundi 07 janvier 2019, 16h00, en amphithéâtre 4, les juristes de la licence droit de l’Université Perpignan Via Domitia (UPVD) ont eu pour examen de science politique le commentaire d’un propos de Guillaume Larrivé, Secrétaire Général Les Républicains.

 

Cet exercice, non vide de sens sur le plan pédagogique, a été orchestré par le professeur apprécié de tous Jean Jacob. Le Vice-Président des Etudiants, étiqueté à droite, Lucas Laffite a joué le jeu en saluant cette initiative à travers un tweet liké par le Député Guillaume Larrivé.

Les Jeunes Républicains des Pyrénées-Orientales ont à leur tour relayé ce fait-divers sur leur page Facebook, profitant de l’occasion pour souhaiter une bonne rentrée à la communauté étudiante.

La réponse du Député Guillaume Larrivé a par ailleurs donné lieu à l’affichage d’un immense poster dans le bureau de l’UNI 66, le syndicat étudiant de droite, majoritaire à l’Université de Perpignan.

© Le journal catalan, 7.1.2019 à 22h29

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Perpignan : un professeur de l’université cite un responsable de droite dans son examen

par ADMIN le Jan 8, 20195 h 55 min

Ce lundi 7 janvier 2019 à 16h, les étudiants en licence droit de l’Université Perpignan Via Domitia (UPVD) ont eu à expliciter dans leur examen de science politique les propos de Guillaume Larrivé, Secrétaire Général Les Républicains.

L’initiative du professeur respecté Jean JACOB a été salué à travers un tweet par le Vice-président des Étudiants Lucas LAFFITE, avant d’être relayée par les Jeunes Républicains des Pyrénées-Orientales sur leur page Facebook, qui ont par cette occasion souhaité une excellente rentrée aux étudiants.

La réponse du député Guillaume Larrivé par un like dudit tweet a par ailleurs donné lieu à un immense poster affiché dans les locaux de l’UNI 66, le syndicat étudiant de droite.

(C) Site OUILLADE du 8 janvier 2019

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Article de Jean Jacob, 

 

dans Ecologie & politique 2012/1 (N° 44), pages 29 à 42

 

L’écologie politique française est traversée depuis ses origines par des conceptions très différentes de la nature. Celles-ci ont notamment été formalisées par trois penseurs de premier plan : Robert Hainard, Bernard Charbonneau et Serge Moscovici. Elles ont même donné lieu à de vives confrontations philosophiques jusqu’alors complètement ignorées par la recherche scientifique.

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 10:09
Municipales Perpignan 2020 : avec les socialistes, on va enfin RESPIRER ! - Pays catalan : fondations pour un label catalan -
Municipales Perpignan 2020 : avec les socialistes, on va enfin RESPIRER ! - Pays catalan : fondations pour un label catalan -

On va respirer enfin à Perpignan grâce aux socialistes : Ségolène Neuville nous donne rendez-vous ce lundi à 18h à la salle des libertés, Perpignan. Débat ouvert à tous !

 

Elle va nous faire le coup d'OXYGENE de Jean-Paul Alduy, qui remporta les municipales grâce à cette liste "apolitique","société civile" et attrape-tout..?

 

Ségo va mettre de côté la rose, et montrer que Perpi peut être rose, si on fait l'union la plus large possible "à gauche" ..? Mais peut-on prononcer ce mot, désormais..? Gros mot, creux, vide, dépourvu d'idées et de perspectives..?

 

S. Neuville va monter la liste la plus large possible en y installant le moins d'individus politiques. Le parti communiste, par la voix de Françoise Fiter a déjà exprimé ce désir de se rassembler. Il faudra en effet réunir des miettes : 4 % de communistes, 3 % de Hamon, 7 % de PS, quelques écolos... Ce sera dur, surtout avec la défection de la France insoumise, qui ne veut pas se soumettre au "vieux monde" et fait cavalier seul... Quitte à diviser et offrir une autoroute à l'extrême-droite...

 

Ségolène veut rebâtir le PS local et une union à gauche, par la base, en invitant tous les citoyens à débattre  c'est bien, il faut commencer par là pour élaborer un programme. C'est son "grand débat" à elle, espérons qu'il ne sera pas petit et mesquin...c'est-à-dire politicien !

 

Il faudra le poursuivre en invitant les Gilets jaunes, sans qui rien ne semble possible, désormais, tant ils sont aptes à faire chavirer le pouvoir... Avant de proposer un programme, il s'agit de débattre pour apporter des idées si Macron est obligé de démissionner...

 

JPB

Catalanes, Catalans

 

Nous avons pris le temps pour étudier la mise en place d’un label fédérateur et qualitatif, inspiré des marques identitaires existantes : Produits en Bretagne, Biarritz Pays-Basque ou Alsace.

 

Depuis plus de trois ans, différents acteurs politiques comme Hermeline Malherbe présidente du conseil département des P.O, Carole Delga présidente de la région Occitanie ou encore Laurent Gauze président de l’Agence de Développement Économique de l’agglomération Perpignan/Méditerranée ont montré tout leur intérêt pour cette marque aujourd’hui en création par notre association.

 

Depuis six mois, nous avons consulté une cinquantaine d’acteurs locaux, producteurs, fabricants, prestataires de services, industriels, distributeurs, bars, restaurants, etc. 

Ce travail a été réalisé sans aucun moyen financier extérieur, seul notre engagement personnel et l’attachement à notre territoire nous a motivé. Nous avons examiné les différents secteurs d’activité et élaborer une marque qualitative, éthique et transversale pouvant fédérer et valoriser leurs savoir-faire avec pour objectif : faire reconnaître et mieux exporter en France, en Europe et dans le monde le made in Pays Catalan !

Une charte responsable, une stratégie marketing, commerciale et financière sera validée lors du congrès constitutif en mars 2019 avec l’ensemble des acteurs économiques du Pays Catalan. 

Cette marque que nous portons sera indépendante, libre d’agir, avec et pour les catalans, 450 000 cœurs sang et or promouvrons haut et fort ce projet !

JUNTS SEM MÉS FORTS !

 

Les fondateurs :

Joaquim FERNANDEZ 

(Dirigeant d’une société de communication)

Philippe SIMON

(Responsable commercial dans une entreprise du bâtiment)

 

Contact : 07.82.03.53.23 / 06.46.27.50.16
contact@produitenpayscatalan.com

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 09:48
Perpignan : J.m.pujol maillot jaune pour les municipales 2020

On le croyait affaibli par ses concurrents, malade et critiqué en coeur de ville. Non le maire est apparu en pleine forme lors de cette expo surréaliste ou il ne parle que gastronomie. Comme Dali.

Le voici acclamé par les gilets jaunes. Il fait mieux que tous ceux qui ont voulu les récupérer ou dialoguer avec eux : grau, Alliot, les communistes appelant à la manif... si l' ex premier adjoint risque d' être hors-série jeu avec l échec voire la démission de macron, si l' adjoint à la ville refait surface grâce à la trahison de Stefan bern qui n' est pas venu rencontrer les habitants de saint  Jacques, c' est m. Pujol qui reprend l'initiative. Le voici dans la révolution jaune...le voici dans l'opposition franche après avoir tenté une investiture de la république en marche...

C' est lui qui marche. Qui désormais court vers un second mandat !

Jpbonnel 

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 09:07
Jean castex

Jean castex

Le maire de Prades devrait remplacer le maire de Lyon...le grand Castex pousse le petit qui ne découvrit ni l'Amerique ni les arcanes de la place Beauvau... Castex a toujours flirté avec les petits : directeur de cabinet de M.X. le Bertrand des hauts de France...A remplacé R. Soubie auprès du nabot Sarko... Castex conseiller social du président : déjà un prétexte, un cache misère...

À présent après les folies libérales, les milliards donnés aux millionnaires, après le viol des retraités survivant avec 1200 euros, faut faire dans le social...

Après les excès des trans à l' Élysée...Après les caresses et la sueur des beaux noirs français outre marins qui vous mettent le doigt sur la prostate...fallait trouver un cache SEXE! Voici Castex..! 

Cet homme de droite modéré très estimable n a pourtant pas pu redresser sa ville triste et fantomatique. Battu aux législatives par la socialiste S.Neuville, il n a pas pu s'affirmer a droite, barre par le maire de Perpignan, ne voulant pas être concurrencé par un homme de valeur...

Bonne chance à M.Castex ! Qu'il mettre du sexe dans le social..! 

Jpb

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 09:36
Exposition au journal L'Indépendant - Paul Gérard (à gauche) et JPBonnel, avec Paco Ibanez, contacté pour écrire la préface du livre sur les communautés libertaires
Exposition au journal L'Indépendant - Paul Gérard (à gauche) et JPBonnel, avec Paco Ibanez, contacté pour écrire la préface du livre sur les communautés libertaires

Exposition au journal L'Indépendant - Paul Gérard (à gauche) et JPBonnel, avec Paco Ibanez, contacté pour écrire la préface du livre sur les communautés libertaires

 

Perpignan Municipales 2020 : Le Centre n'existe pas

 

A Perpignan, centre du monde (dalinien), paradoxalement, le centre (politique) n'existe pas. Le conseil municipal est partagé entre la droite classique (Républicains, UDI) et la droite radicale (le FN, devenu Rassemblement). Le centre représenté par Nathalie Beaufils, J.Michel Henric…s'est rallié au maire JM.Pujol.

 

La gauche, centriste, modérée ou radicale n'est pas représentée : elle s'est désistée pour la droite républicaine. Depuis ce choix, la gauche est silencieuse. Très minoritaire, elle ne peut l'emporter à Perpignan que si elle est unitaire (PS,PC, Insoumis) ou s'allie avec le "Centre" incarné par la liste "équilibrée" de Clotilde Ripoull : cette union a échoué en 2014. On ne voit pas pourquoi elle pourrait réussir en 2020 : la gauche est divisée (éclatement des partis classiques et leadership des Insoumis); quant au "centre" : combien de divisions..? (au double sens de "division" !).

 

Le centre ne peut exister à Perpignan ou dans une ville menacée par l'extrême-droite; elle doit se désister; si elle se maintient, elle fait le jeu du FN et court le risque d'être déconsidérée pour longtemps…

 

Quelles troupes pourraient venir grossir le groupe "Equilibre"..?

 

Au plan national, les centristes (Radicaux de gauche, valoisiens, UDI, Modem) ont été phagocytés par Macron -, qui est allé mordre plus loin, chez les Socialistes et les Républicains…

 

La République en marche a mangé le Centre, pour le digérer et créer un vaste nouveau centre. Ainsi, dans l'optique d'une réussite de Macron, le candidat local, Romain Grau, dans une alliance avec LR, ne peut redouter la menace d'un Centre virtuel, difficile, aujourd'hui, à définir et dont l'influence est difficile à évaluer…

Dans la perspective d'un échec économique, social, culturel de Macron, et donc d'une désespérance nouvelle des Français, c'est Louis Aliot qui a le plus de chance d'être élu maire de Perpignan...

 

JPBonnel

7 juin à 18h 30, café littéraire à Saint-Nazaire, salle du Centenaire, dans le parc :

 

Livre sur les Communautés libertaires agricoles et libertaires (Trabucaire éditeur)

 

Présentation des auteurs :

 

* Jean-Pierre Bonnel :

 né à Perpignan, professeur de Lettres, écrivain et blogueur, a publié une vingtaine d'ouvrages, dans lesquels la Catalogne est un décor privilégié : 30 balades culturelles en Catalogne (Presses du Languedoc), Les saisons de Collioure, Moi, Matisse à Collioure (Balzac éditeur), Machado, de Séville à Collioure (Cap Béar éditeur); ces deux livres ont été adaptés pour des spectacles au Château Royal et au Musée d'art moderne de Collioure ainsi qu'à la cathédrale d'Elne et au Conservatoire de Perpignan, musique de Daniel Tosi). 

 

Outre des romans (Je te haine, La dame de Consolation, Rafales sur Cap Béar), et des articles sur l'art (CatalognARTS, Les peintres en Catalogne), l'auteur a aussi publié un ouvrage remarqué sur Le chemin ultime de Walter Benjamin. Il prépare un recueil d'entretiens avec des personnalités susceptibles de conserver la "Mémoire culturelle de la Catalogne du Nord de 1914 à 2014."

 

* Paul Gérard : né le 23 novembre 1945 à Cuers, dans le Var,- préposé aux PTT, à Paris, 18° arrondissement, de 1969 à 1991 - Eleveur caprin au mas des Carboneras, de 1971 à 1991 - Animateur de "lieux de vie", de 1991 à 2004 - Militant à la CNT (Confédération nationale du Travail ), de 1970 à 1976 - Militant au CRA (Collectif Réseau Alternatif), de 1977 à 1986 - Militant à GRPLA (Groupe d'Echanges rt de Recherches pour la Pratique des Lieux d'Accueil), de 1987 à 2000

 

Sommaire : 

-A ces amis rencontrés grâce au livre… Jean-Pierre Bonnel

-Introduction, par Ronald CREAGH

 

-Avant-propos de Jacques Geneste

-Historique – 

-Pour une définition de la communauté  -  

--L'influence des mouvements des années 60  

-Histoire et définitions de l'utopie  

-Les motivations des communautaires  - 

-Présentation, définitions et traits communs des communautés libertaires  - 

-Les idées-forces de la vie en communauté

-Relations des communautaires avec le monde extérieur  - 

Vivre en communauté –

 

A. Communautés libertaires agricoles dans le département des Pyrénées-Orientales :

 

-1. Communauté des Carboneras : présentation, historique… 

-Témoignage de Paul Gérard 

-Entretien avec Annie C.

-Entretien avec Armelle Kervedo

-Témoignage de Jeanine Mariette

-Entretien avec Colette Chazalet

-Entretiens avec Christian Vila  - 

-Témoignage d’Alain

-Entretien avec Christine Perrin  

-Témoignage de Nando - Nando à la forge  - 

-Témoignage d’Hélios  - 

-Annexes : Les lieux de vie : Les Carbos - Le Coral - - Le C.R.A.   

 

2. Communauté du Mas Julia : 

-Témoignage de Jaume : la vie au mas – 

-Témoignage de Jacques Grollemund

 

3. Communauté de Vilalte – Corsavy – 

-Témoignage de Daniel Guerrier

- Témoignage d’Annie C.

-Entretien avec Michel Castillo

-Témoignage de Maryse (lettre)

-Témoignage de Monique Beaudoin

 

4. Communauté de Montauriol 

Entretien avec Victor Simal. – 

 

5. Communauté de Canaveilles :

-Entretien avec Michel Hadji  -  

 

6. Saint-Jean de l’Albère :

-Témoignage d’Antoinette et de Christian Gourmellet - 

 

7. Communauté de Calmeilles :

- Témoignage de François Mainguy.

 

8. Carrefour des luttes locales des années 1970 :

-Entretien avec José Sangenis – 

-Le Bourdigou : Historique – Poème de Jean Iglesis  - Témoignages de Jo Falieu et de Maurice Durozier – 

-Les communautés libertaires et leur rapport à l’utopie – Jo Falieu – 

- Le mouvement écologique – Témoignage de Frank Moreau- Le dôme de Corbère – Epizootie.

- Le collectif anti-répression – Myrtille - 

 

* Communautés de l’Ariège :

-Entretien avec Pierre Germain

-Témoignage d’A. R.

-Témoignage de Marc Saracino

 

* Communauté de Malabrac (Aude) et de Longo Maï (Forcalquier) – 

 

-Entretiens avec Bob et de Jean-Louis Régné - -Entretien avec Gisèle

-Entretien avec Yves Régné – Sur Longo Maï.

-Lecture, Luc Willette –

-Témoignage de Jean-Paul Pelras (L’Agri, 6.2.2014) -

 

B. Communautés artistiques dans le département des Pyrénées-Orientales :

 

1. Communauté d'Opoul "Le Belvédère" :

-Témoignage de Philippe Domecq – 

-Entretien avec Michel Pagnoux  -

-Entretien avec Georges Roquefort – 

-Phases – p. 111

-Témoignage (lettre) de Jacques Quéralt

-Témoignage de Robert Agrafeil-Colis – 

 

2. Communauté du Mas Planères :

-Entretien avec Enrique Salvador

-Témoignage d’Emma Caron

 

3. Communauté de Fillols :

-Entretien avec Aline Barbier

-Dessin de José Altamiras

 

4. Théâtre : Entretien avec Maurice Durozier. l'action libertaire - le théâtre du Soleil - Parles d'acteur -

 

5. Cinéma : Entretien avec François Boutonnet. 

 

6.  Ecole et poésie : Entretien avec M.-Thérèse et Jo Falieu.

 

Synthèse : Jean-Pierre Bonnel.

  Repères chronologiques

Photos, documents de Myrtille, Frank Moreau, Paul-Gérard, Daniel Guerrier…

 

- - -

  www.youtube.com/watch?v=DreQiqWG_Lk

 

Jean-Pierre Bonnel Écrivain FR3 Occitanie

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/9h50-occitanie

 

émission du 6 déc 2016

 

- - -

autre BON LIEN :

 

https://youtu.be/PIW719_ZpL8

 

- - -

Résultats de recherche

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan

www.trabucaire.com/.../les-communautés-libertaires-agricoles-et-artistiques-en-pays-c...

 

14 avr. 2016 - Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000) Essais / Assaigs Récit et témoignages des différentes ...

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan ...

www.cnt-f.org › Accueil › Actualités

 

26 mai 2016 - Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000) ». La CNT 66 à l'occasion de sa permanence du mercredi ...

Les communautés libertaires Jean-Pierre Bonnel ,Paul Gérard ITW ...

 

 15:49

https://www.youtube.com/watch?v=2NrEzoXpOuw

9 juin 2016 - Ajouté par Robert Dainar

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000) Jean-Pierre Bonnel et Paul ...

 

Les communautés libertaires Jean-Pierre Bonnel ,Paul Gérard ITW Nicolas Caudeville

 

Robert Dainar

Ajoutée le 9 juin 2016

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000)
Jean-Pierre Bonnel et Paul Gérard

 

- - -

Catalogne dans la péninsule ibérique - Communautés libertaires ...

leblogabonnel.over-blog.com/.../catalogne-dans-la-peninsule-iberique-communautes-l...

 

15 sept. 2016 - la présentation du livre sur les Communautés libertaires parus chez Trabucaire éditeur a ... YouTube : http://www.le-journal-catalan.com/video.

 

 

***  BON LIEN :

  www.youtube.com/watch?v=DreQiqWG_Lk

 

Jean-Pierre Bonnel Écrivain FR3 Occitanie

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/9h50-occitanie

 

émission du 5 déc 2016

 

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 09:30
Photos : le maire et son adjoint à la ville
Photos : le maire et son adjoint à la ville

Photos : le maire et son adjoint à la ville

Le maire de Perpignan éliminé par un rival Les Républicains : Olivier Amiel et Jean-Marc Pujol - Entre rumeur et vérité

 

 

Un journaliste russe critique tué à Kiev : le quotidien Le Monde a été trompé en publiant "à la une" la photo de celui qui est bien vivant : le journal  a été trompé par un fake, une fausse nouvelle, une rumeur qui avait l'apparence de la vérité...

 

A Perpignan, pour les municipales 2020, la guerre des rumeurs et la ronde des poignards dans le dos a commencé. C'est l'avocat Olivier Amiel, adjoint à la politique de la ville et au logement, trésorier des Républicains, qui a annoncé, le premier, sa candidature.

Le gaulliste qui avait rejoint J.P.Chevènement comme délégué à la culture, a adhéré ensuite au parti de droite en entrant à la mairie dirigée par J.M.Pujol. 

 

Pour contrer ce jeune et ambitieux concurrent, sous les feux médiatiques du journal local en raison de son implication dans la restructuration urbaine du coeur de ville, le maire, que l'on pensait prêt à quitter la politique, aspiré par "la tentation de Marakech", change de stratégie...

 

D'idéologie de droite radicale, il tente de gommer sa nostalgérie et son extrémisme en adoptant un discours "républicain" (voir ce blog, exposition à La Jonquera). Il se rapproche de Macron et va constituer une liste municipale avec la République en marche; il va s'éloigner de Wauquiez, de qui Amiel se rapproche pour obtenir l'investiture des Républicains.

Concurrencé sur sa droite par un adjoint du même parti, M. Pujol est aussi menacé sur sa "gauche", par Romain Grau, ancien 1er adjoint chargé des finances de la ville, ancien socialiste, ancien…même s'il est jeune, et de la promotion de Macron !

 

La stratégie du maire de Perpignan, pour conserver la ville est de s'allier avec La REM : une grande liste d'union mais sans accord programmatique. M. Pujol conservera l'étiquette LR (O. Amiel ne sera pas retenu par les instances du parti) tout en obtenant le soutien de la majorité présidentielle.

 

Ce soutien, il l'aura en mettant R.Grau en deuxième position. Un plan secret a été conclu, inspiré des "coups d'état" et d'éclat de la famille Alduy : au bout de deux ans, M. Pujol abandonnera la mairie à M. L'Ancien (d'EAS…) : à M.Grau, le "jeune-ancien" sera maire, mais avec obligation de donner des responsabilités à Fatima Dahine, conseillère municipale, régionale, déléguée aux sports, jeune femme dynamique et compagne du maire actuel…

 

Pour M. Pujol, à plus long terme, "Perpignan la Catalane" doit devenir "Perpignan la Maghrébine"…

 

Pourquoi pas ? Et si tout cela n'était pas un fake..??

 

JPB

candidat pour "Perpignan 2020, En Avant !"

 

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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 14:02
Daniel Guerrin - D. Guerrier
Daniel Guerrin - D. Guerrier
Daniel Guerrin - D. Guerrier

Daniel Guerrin - D. Guerrier

*** Daniel GUERRIER présente Daniel GUERRIN, mercredi 9 mai 2018 

Conférence-débat de Daniel Guerrier autour du livre :

« Algérie 1954-1965, un combat anticolonialiste » de Daniel Guérin

 

Mercredi 9 mai 2018 à 18 H 00,

Au local de la CNT 66

39 rue des Rois de Majorque cour F, HLM St Mathieu Perpignan.

Les Éditions Spartacus viennent de rééditer, dans une version augmentée, un choix de textes sur ses engagements aux côtés des nationalistes algériens que le grand militant anticolonialiste et historien Daniel Guérin (1904-1988) avait écrits à l’époque.

 

Daniel Guerrier qui fut l'un des compagnons de lutte de Daniel Guérin durant près de vingt ans, et à l'origine de cette publication, en a rédigée la préface et présentera le livre le mercredi 9 mai à 18h au local de la CNT66. Un débat que nous espérons fructueux s’en suivra ainsi qu’un pot de l’amitié.

 

http://www.cnt-f.org/cnt66/spip.php?article1361

 

- - -

 

"J’ai connu Daniel Guérin lors d’une conférence sur la culture algérienne que j’ai donnée au Cercle Lénine, au cours de l’année 1952. Cette rencontre me vaut le privilège de présenter en avant-propos la réédition de ses textes sur l’Algérie. Mon adhésion à la cause prolétarienne facilita nos rapports. Je militais alors dans un parti d’essence plébéienne, le Parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj. Mon engagement était alors le fruit d’une décision éthique et non l’expression d’une théorie. Mon initiation à sa justification scientifique, commencée au lycée Dominique-Luciani de Skikda (Philippeville) au contact de mon professeur d’histoire Pierre Souyri, s’est prolongée avec Daniel Guérin, qui mit entre mes mains les ouvrages rares sur les internationales ouvrières et la Révolution russe. Je lui dois à certains égards d’avoir échappé aux simplifications de la doctrine de Marx par les hommes qui se considéraient comme ses héritiers, mais aussi à l’enlisement dans les marécages du nationalisme au nom de la grandeur nationale ou de l’honneur. 

 

Daniel Guérin entreprit avec fermeté et rigueur le procès de la colonisation et mena ce combat contre la gangrène des esprits dans le mouvement ouvrier et en dehors. Il ne se méprenait pas sur les limites de l’anticolonialisme et du tiers-mondisme et s’en justifia en ces termes : « Aussi longtemps que les troupes françaises () fouleront la terre algérienne, tous les torts seront de notre côté ; et quelque attitude que les Algériens adoptent à notre égard, ou quoi qu’ils entreprennent et fassent contre nous, c’est eux qui auront raison (). Qu’y pouvons-nous si le programme des démocrates algériens les plus extrémistes est, de notre point de vue social, réactionnaire et qu’il tende à faire triompher les aspirations antipopulaires de () la bourgeoisie ?  C’est à leurs paysans, non à nous, de s’en expliquer avec eux. Et que sommes-nous donc pour nous croire le droit de blâmer ce que le programme algérien a d’étroit ? »2

 

Sur bien des points, dont la guerre civile entre le FLN (Front de libération national) et le MNA (Mouvement national algérien) de Messali Hadj, cet ouvrage est un remède efficace contre la désinformation et la propagande, relayées à certaines occasions par la presse de gauche. 

 

Dans cet ouvrage, Daniel Guérin complète ici, rectifie là certaines données de l’histoire algérienne avec un seul souci, celui de la vérité. Sans nous départir de la saine révolte qu’il a éprouvée devant l’absurdité des luttes civiles qui ont déchiré l’Algérie pendant la guerre d’Indépendance et qui se sont poursuivies après 1962, disons que dans la mesure où la colonisation n’a pas transformé radicalement l’Algérie et assuré sa sédimentation politique, et où le nationalisme n’a pas pu ou su dépasser ses divisions ethniques, sociales, culturelles et politiques pour construire la nation, il est permis de penser que les luttes civiles devenaient inévitables.

 

Après l’Indépendance, Daniel Guérin reprend contact avec l’Algérie. Il fut l’un des observateurs les plus avisés de l’Algérie de Ben Bella et du sort que celui-ci a réservé à ses propres engagements. Les critiques qui lui ont été faites sur ses appréciations du commandement militaire et sur son appui à Ben Bella manquent d’une connaissance concrète du monde ouvrier et du champ politique. Ses travaux sur « l’Algérie qui se cherche » et la caporalisation du pays resteront pour les chercheurs et les historiens des documents difficiles à occulter. Son expérience a le sens que Georges Bataille, cité par Martin Breaugh, a noté : « J’appelle expérience un voyage au bout du possible de l’homme. Chacun peut faire ce voyage, mais, s’il le fait, cela suppose nier les autorités, les valeurs existantes que limite le possible. »3 

   

Est-il meilleure définition du libertaire ?"

 

Mohammed Harbi

 

YOUTUBE

Marc Granié, un flic des Présidents témoigne à visage découvert sur les criminels au pouvoir

Artémisia Collège

4 728 vues

 

Ajoutée le 3 mai 2018

Assassinats ciblés maquillés en accidents, en suicides, en morts naturelles… Haute trahison du peuple et du pays… une mafia a confisqué le pouvoir et fait forfaiture sur forfaiture…
Marc Granié confirme par ses révélations ce que nous avons toujours publié ici.
Authentification : Les flics du Président à l’entraînement de tire à moto

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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