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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 10:58
Antoine Sarda, à gauche.

Antoine Sarda, à gauche.

* Terrorisme : 

 

 

La Fraction Armée Rouge (RAF), organisation terroriste en Allemagne :

 

 

L'Asso Cinémaginaire - mardi 24 à 20h30 :

 

Imagopublica présente un film soutenu par le GNCR

Séance suivie d'un bonus vidéo - Présentation Guy-Claude Marie

 

UNE JEUNESSE ALLEMANDE. Documentaire de Jean-Gabriel Périot - France 2015 -1h33

 

La Fraction Armée Rouge (RAF), organisation terroriste d’extrême gauche, également surnommée « la bande à Baader » ou « groupe Baader-Meinhof », opère en Allemagne dans les années 70. Ses membres, qui croient en la force de l’image, expriment pourtant d’abord leur militantisme dans des actions artistiques, médiatiques et cinématographiques. Mais devant l’échec de leur portée, ils se radicalisent dans une lutte armée, jusqu’à commettre des attentats meurtriers qui contribueront au climat de violence sociale et politique durant « les années de plomb ».

 

Mardi 24 novembre 2015 à 20h30

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer    (5   euros)

 

- - -

 

* Les retombées bénéfiques du terrorisme 

 

 

Bien sûr les commerces enregistrent une baisse de fréquentation : 30 % au moins pour les vêtements. Les gens ont peur : en effet ils sortent moins, Noël s'annonce bien gris.

 

Cependant la croissance peut revenir par l'embauche de vigiles, de policiers de militaires…par la vente d'armes de poing ou de pistolets à usage personnel…L'autodéfense a de bons jours devant elle…

 

 Dépenses, fi de la stabilité, vive la manne de la sécurité !

 

Le gouvernement est revenu sur son plan d'économie… des équipements vont relancer la consommation : des caméras partout, des équipements divers, pour contrôler dans les magasins dans les aéroports, dans les gares…  

 

En outre la guerre, ce conflit avec l'État islamique va entraîner la fabrication d'armes, la vente de nos Rafale …

 

 Le monde a trouvé un bouc émissaire (fabriqué, je crois ! Relisons GIRARD, qui vient de nous quitter...), ainsi le village mondial peut se réunir se restructurer autour de l'ennemi commun et par là, l' économie mondiale va redémarrer…

 

 

On ne va pas remercier Daesch. On va se demander si -de façon la plus cynique - tout n'a pas été fait pour mettre le désordre au moyen-Orient, avec les guerres en Iran, Libye, Irak, Syrie, les forces d'influence (USA, Europe, Russie, Chine…) se partageant les bénéfices tirés du pétrole et d'autres richesses naturelles…

 

 

La France se mêlant de guerre du Golfe et jouant le zorro européen; les USA partant en étant incapables de remettre l'Etat irakien sur pied et se montrant incapables de stabiliser l'Afghanistan…

 

La guerre est souvent une aubaine. Le terrorisme, cette guerre mondialisée, présente partout et difficile à mener car l'ennemi est près de nous, au coeur de la République…cette violence brute, lâche et "barbare", si la coalition arrive à la détruire, peut relancer le capitalisme mondial et conforter nos égoïsmes et nos conforts, matériels et intellectuels, loin de la détresse des populations civiles, de ces milliers d'innocents, qui subissent tous les dommages… 

 

JPB

 

- - - - -

 

Avertissement : lors du décès d'Antoine Sarda, je n'ai pas réussi à mettre la main sur l'article que j'avais écrit en 2012. Je viens de retrouver le fichier dans une vieille disquette… L'homme politique parle de la culture et de sa polémique avec Lucile Susplugas, qui venait d'être élue à la mairie d'Estagel. Militant, à l'époque, du parti chevénementiste MDC (le Mouvement des Citoyens, devenu ensuite MRC), je voulais donner la parole au nouveau maire élue en 2001), que j'ai côtoyé(e) à plusieurs reprises à Estagel. (Soutenue par le parti de JPChevènement, L.Susplugas  a été classée "divers droite".)

 Mais le reportage s'est arrêté à l'entretien avec A. Sarda… JPB.

 

 

PORTRAIT 

 

 

 

    Antoine  Sarda, fut maire d'Estagel 1977 à 2001. L’élu communiste est décédé mardi 25 novembre 2014 à l’âge de 74 ans. 

 

« Forte personnalité et forte gueule de la politique départementale, Antoine a marqué sa ville, son canton et son département », notait hier Nicolas Garcia, secrétaire départemental du parti communiste. 

 

Antoine Sarda fut effectivement conseiller général du canton de Latour-de-France pendant 32 ans de 1976 à 2008. Originaire de Tautavel, il s’était beaucoup investi pour le village où il vivait toujours. Il en était devenu maire honoraire en 2012.

 

 

 

 

Entretien avec Antoine SARDA

 

Il  vient d’être nommé, par la Ministre Catherine Tasca, Chevalier des Arts et Lettres, pour son action en faveur de la culture.

 

Mais l’ancien maire d’Estagel va continuer à donner de la voix et de la plume : il s’inquiète pour sa commune : la nouvelle équipe incarnerait une idéologie dangereuse.

 

 

    Cloche-Merle à Estagel ? Polémique ?

 ou la situation est-elle plus grave ?  

 

 

    C’est une des personnalités politiques les plus fortes et originales de notre département. Il a un physique de bon vivant : visage rond ceinturé d’une couronne blanche, lèvres gourmandes, corpulence d’un commensal qui fait honneur au repas de ses hôtes…Et puis, surtout, quand il prend la parole, il a le verbe haut, il a du style, des bons mots, le goût de la formule, un langage imagé ; mais quand il écrit, sa faconde est encore plus admirable : notre homme peut manier tous les tons avec aisance ; il sait se montrer âpre et ironique, lorsqu’il s’agit de répondre au « Bulletin municipal » du nouveau maire (1) ; il est capable d’être grave et philosophe, semant son discours de (bon) sens et d’idées, se passionnant, alors, plus à l’universel qu’à l’ultra-local…

 

   Il le fit, en ce début d’année, à l’occasion du pensum rituel et le plus souvent creux, qui consiste à présenter ses « vœux » à la population.

   Ce Monsieur n’a pas hésité à élever le débat, loin des promesses démagogiques et des clins d’œil aux électeurs : son texte traite de la violence, de l’imbécillité ambiante, de la défaite de la pensée, des périls face à une idéologie mondialiste, d’une société qui perd ses repères. Il nous exhorte : prenez conscience, n’ouvrez pas la boîte de Pandore aux mille maux, ne devenons pas tous des Sisyphes sans espoir, condamnés à traîner, la vie durant, un boulet jusqu’au sommet d’une montagne, qui n’a rien de la beauté du Canigou, mais qui symbolise une condition humaine dépourvue de perspectives !

 

     Ce natif de Tautavel est, comme tous les compatriotes de l’homme de la fameuse caune de l’Arago, particulièrement « disert ». Cependant, il a vite endossé aussi les défauts et les qualités des habitants de son village d’adoption ; comme il le dit : « Les Estagellois sont velléitaires, mais loyaux ! » De Tautavel à Estagel, finalement, ce ne fut pas un grand dépaysement : c’est, là encore, le pays d’Arago… 

 

    Mais oui, c’est ça, vous y êtes ! Vous avez gagné, non pas des millions, mais notre considération ! Qui, dans le département, ne connaît pas Antoine Sarda ? L’ancien maire d’Estagel occupe encore aujourd’hui de nombreuses fonctions : il est Conseiller général du canton de Latour-de-France, Vice Président du Conseil général, où il préside la commission culture et il milite, comme chacun sait, au Parti communiste. Parti auquel il reste toujours fidèle, bien qu’il n’y soit rentré qu’à l’âge de trente ans… Mais, à Estagel, le PC, ce n’est pas rien, et Robert Hue devrait venir y faire un stage :

 

    « Le P.C. a un substrat très important ; dans certaines élections, il dépasse les 40% ! Il est dominant ; mais la droite, aux dernières élections, alors qu’elle ne pèse habituellement que 30%, a eu la subtilité de se donner un leader « de gauche » ; cela, c’est typiquement estagellois ! La liste élue a gagné cette « aura » de « gauche » : avoir une carte du M.D.C. Dire que le nouveau maire est la fille d’un professeur généreux, qui m’a appris beaucoup de valeurs, et que j’admire…

 

    Antoine Sarda devient-il soudain polémiste ? Au pays du célèbre François, il actionnerait la machine à ragots.. ? Il s’adonnerait à la méchante rumeur ? Aux attaques « ad hominem », peu courtoises, puisque son adversaire est une femme.. ?

 

    « Non, je dis ce que j’ai sur le cœur : cette « Dame » -il ne prononce jamais le nom de Suspuglas, et encore moins le charmant petit nom de Lucile !-, adhère au MDC, alors que son conseil municipal est de droite, ou d’extrême-droite ! Elle dit qu’il est pluriel ; d’accord, mais …« pluriel de droite » ! Non, pas d’amertume ; au village, le débat est sain, il n’y a aucune acrimonie contre quelques individus qui se sont trompés. On a cru que les élections seraient faciles, mais le mari de la « dame », retraité de la D.G.S.E., a fait, à cette occasion, son ancien métier : il a travaillé les électeurs au corps à corps, il a fouillé dans les poubelles, il a vidé les bidets… » 

 

    Serait-ce une question de personnes ? L’opposant actuel exprime-t-il une rancœur, après de longues années à la tête du village ? Est-ce une gué-guerre mesquine, une logomachie futile, une guérilla semblable à un festin de paroles ? Pour tout dire, est-ce « Cloche-Merle à Estagel.. ?

 

    « Pas du tout, je déteste cette expression ! Et je n’éprouve pas de rancœur, mais nous avons sous-estimé l’adversaire, et cette chape de plomb, qui s’abat sur la population, va porter préjudice au développement du village ! L’affaire est sérieuse : les griefs sont nombreux ! Je suis allé à l’intronisation du nouveau maire : c’est la démocratie, c’est mon devoir d’être là ! Je ne vais pas cautionner des vilenies ; je parle de problèmes concrets : après l’inondation de la Bibliothèque, de nombreuses communes ont fait des dons : plus d’un million de francs et beaucoup de chèques ; il y eut l’aide, deux fois cent mille francs, du Conseil général : on était sûr d’atteindre 80-85% de subventions pour la réalisation d’une  nouvelle bibliothèque. Et bien, ça a été stoppé ...

 

      Quant au festival, il a été supprimé, remplacé par des courses au sac, des escalades à un mât de cocagne…Plus grave : l’antenne sociale ; le Conseil général a décidé de rapprocher les usagers de ces locaux ; Estagel avait été choisi et pouvait financer sept emplois ! Le maire a dit non à des salles municipales ! Le Conseil général va chercher une maison particulière : une antenne sociale, c’est pour toute la vallée ; tous les éléments du tissu social sont importants !

 

Autre dossier : à force de batailler avec les services de l’Etat, trois postes de psychologues scolaires, pour Estagel et toute la vallée, avaient été obtenus : on pouvait créer des classes de douze à quinze enfants, avec une salle pour recevoir les familles, tout cela financé à 75% : idée abandonnée !

 

En ce qui concerne la déviation, si elle se fait, ce sera démographiquement meurtrier : « eux », ils pensent le contraire. Je ne vais pas argutier, c’est le genre de sujet sur lequel je ne vois que le recours à un référendum d’initiative populaire. Je disais : « Je préfère quelques nuisances, plutôt qu’une perte démographique. » Là, on peut avoir des opinions différentes, mais ce que je n’admets pas, c’est qu’on s’attaque aux faibles, aux enfants. « La dame », elle a fait mourir en peu de temps l’association « jeunesse-loisir-temps libre » : les vacances de Toussaint ont été supprimées ; il restera peut-être le centre aéré… 

 

Puis, il y a l’affaire des habitants rayés des listes électorales : là, c’est grave ! Cette épuration a touché Suzanne, une de mes anciennes conseillères municipales, juive et dont le père a souffert pendant la guerre…Elle venait, ou ne venait pas voter. Ceux qui ne viennent jamais voter, je suis d’accord ; cinquante ou soixante personnes ont été rayées ; l’argument « administratif » appliqué à ma conseillère est applicable à un nombre aussi important de gens qui votent pour « eux » : c’est dégoûtant ! »

La population n’a donc pas réagi, en portant plainte.. ? « Face à des interlocuteurs méchants, brutaux, les gens ne veulent pas agir. Il s’agit là de la montée d’une idéologie pernicieuse ! Le premier acte du maire a été de débaptiser l’ère de loisir « Che Guevara » ! Pourtant, tout le monde, au Mouvement des Citoyens, appellent Chevènement le « Che », non.. ? »

 

Notre interlocuteur est manifestement remué par ces histoires ; sa colère et son indignation  semblent sincères. Un droit de réponse et d’explication sera, bien sûr, donné, la semaine prochaine, à Madame Lucile Suspuglas, afin qu’elle argumente face à ces accusations. 

 

Mais revenons à la culture. Antoine Sarda vient donc de recevoir une lettre de Catherine Tasca, qui le fait Chevalier des Arts et Lettres. Il apprécie que cet entretien commence et s’achève sur les questions culturelles, car 

 

« La culture est aussi importante à partager que le pain ou les soins ! Avec moi, à la mairie, on donnait un quart du prélèvement fiscal à la culture ! Même Jacques Blanc, le Président du Conseil Régional, nous donnait des subventions, et il venait au festival…La culture, c’est le meilleur rempart face à la montée du fascisme ! N’oublions jamais la formule des nazis : 

 

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver ! »…Oui, j’aime la musique classique ; et l’opéra ! L’opéra, je l’ai sucé avec le lait maternel ! Le jazz ? Il ne m’atteint pas directement ; mais même les musiques que je n’apprécient pas trop me procurent du plaisir, quand je vois le plaisir dans les yeux de mes amis ! Cependant, avec le jazz, j’ai eu des moments forts, des amitiés qui se poursuivent ; par exemple, après la venue, à Estagel, de Louis Clavis, de Richard Galliano, Didier Lockwood…»

 

Pourquoi cet amoureux des mots n’écrirait-il pas un livre, des souvenirs, par exemple, qui raconteraient son cheminement politique et ses rencontres « culturelles ».. ?

 

« J’y ai pensé, c’est un vague projet, mais il faut trouver les mots justes : c’est tout un travail d’écrire ! Vous savez, j’ai toujours été paresseux…Je suis capable de bosser comme un fou pendant des jours, mais ensuite, je me laisse vivre…Je vous conseille la paresse pour ne pas être vindicatif ! Ce n’est pas de la sagesse, ça .. ? »

 

Après une si longue carrière, riche en combats incessants, cet homme politique, qui constate que la situation mondiale est toujours tragique, ce fils d’immigrés républicains espagnols, qui hait par-dessus tout la haine et la xénophobie, a-t-il toujours confiance en l’Homme et en l’avenir ?

 

« Je ne crois plus à grand-chose : c’est vrai, je trouve que les Sisyphes sont de plus en plus nombreux ! L’homme est encore souvent un esclave, il est toujours exploité ! Je défends des valeurs : être utile, être engagé, et le parti communiste est le plus proche de mes idées. Je crois toujours au parti communiste, je suis fidèle : je ne peux être ailleurs. Mais, parfois, pour être soi-même, il faut prendre le caillou et le remonter.. ! »

 

propos recueillis dans le bureau d'A. Sarda, au Conseil général 66, par Jean-Pierre BONNEL 

 

 

(texte écrit après une rencontre avec A.Sarda au CG66, article destiné à La Semaine du Roussillon, non publié, retrouvé nov.2015)

 

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(1) Dans Valeurs estagelloises, qui s’oppose aux décisions du nouveau maire, Mme Lucile Susplugas.

 

*Le Mouvement des Citoyens, parti de J.P.Chevènement, était présidé, à l'époque, dans le département, par Alain Le Dosseur, ancien conseiller municipal d’opposition à l’ancien maire de Perpignan, Paul Alduy..

 

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 09:48
Beu, blanc, zèbre ou bleu, blanc, rouge ? Le pouvoir des GENTILS, de Franck Martin - Mobilisation générale de tous les faizeux zébrés anti-djiahd

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* 24 NOVEMBRE

 

LE MARDI 24 NOVEMBRE A PARTIR DE 18H00 à la librairie Torcatis : 

 

Rencontre avec FRANCK MARTIN pour son ouvrage paru aux éditions Eyrolles

LE POUVOIR DES GENTILS

 

Soirée animée par Clotilde Ripoull

 

images.jpg

 

A travers de nombreux exemples, l'ouvrage décrypte les mécanismes des relations sociales,

la manière pour rétablir le cercle vertueux du lien de confiance, que ce soit dans les affaires,

la politique, le domaine médical, l'enseignement, etc.

 

 

 

**Mardi 25 novembre 2015 :

 

* Bleu, blanc, rouge : au moment où les drapeaux français sont arborés

aux fenêtres et sur les réseaux sociaux, ce nationalisme franchouillard éclipsant un peu le nationalisme catalan, les fanions sang et or se montrant moins présents...

 

Jazz zèbre : à la saison où le festival de jazz des P.O 66 est fini et que les zèbres, à cause de l'arrivée de la froidure, vont regagner leurs pénates africaines...

 

Il est peut-être temps, face au malaise social, à la montée du fanatisme et du racisme, au repli sur soi et sa patrie, face à la confusion mondiale,  à la faillite de la politique et au désengagement des citoyens par rapport au politique,  d'aller voir du côté des initiatives de l'écrivain Pascal Jardin ...

On n'a rien à y perdre...

 

JPB.

 

 

 

**

Communiqué de presse : TG5B6QxEfIt5ZLaa3PkXKE4ofxmS-0FLBQaQ7R37iDGBSo72-FsjqOSLaccnKOmeGKiuRNqTzOGx9m2p9Vi_iCXe_Cn_najuW2KLMycnnyYgrsYaueM0t8pXRml6OI9lATPW_v33.jpgLancement du 1er café Bleu Blanc Zèbre 66 par Alexandre Jardin à Perpignan

 

Oyez, oyez ... Les drôles de Zèbres Alexandre Jardin et Guillaume Villemot débarquent à Perpignan le mardi 24 novembre 2015 prochain à 19h pour lancer le 1er café Bleu Blanc Zèbre 66 en salle des Libertés... Cela tombe plutôt bien pour un mouvement aussi libre que l’air, épris de réinventer un monde plus respectueux des autres et de l’environnement. 

Quand l’intelligence collective se met en marche, des milliers d’initiatives de proximité voient le jour. 

 

BBZ quesako ? Il y a un an tout juste, le 16 novembre 2014, l’écrivain Alexandre Jardin annonçait le lancement d’un collectif citoyen «Bleu Blanc Zèbre». Ce dernier se donnait pour but de mettre en réseau toutes les initiatives œuvrant par l’entraide à la croissance, la culture et la solidarité pour répondre notamment à la crise de l’action politique. 

Quatre mois plus tard, était lancé le site www.bleublanczebre.fr afin d’assurer la mise en relation directe de tous les acteurs volontaires ainsi nommés les Faizeux (du monde des entreprises, des associations ou des particuliers...). Ces derniers ont pour dessein d’offrir des réponses très concrètes sur des thématiques telles que l’éducation, l’action entreprenariale, la santé, l’emploi, le logement et le pouvoir d’achat.  

Leur slogan : « Aux actes citoyen ! »

 

Totalement inclassable, ce mouvement aussi libéré qu’enthousiaste entend favoriser la multiplication des actions de terrain en mettant en lumière pour chacun d’entre nous des solutions pratiques et réalistes. Ainsi depuis fin 2014, des actions citoyennes émergent à tour de zèbres, chaque mois plus nombreuses. 

 

Pour s’organiser, les bénévoles prennent le relais dans tous les coins de France à travers notamment les troquets et cafés Bleu Blanc Zèbre. 

Lieu d’échanges et de rencontres apolitiques et conviviales, le Café BBZ 66 permettra de structurer de façon collaborative des démarches sur le territoire des Pyrénées Orientales et de mobiliser le maximum de faizeux autour de cette démarche inédite de développement et ce dans une vraie bonne humeur.  «Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays », sermonnait Kennedy le jour de son investiture.  C’est un peu le sens du message que viendra essaimer Alexandre Jardin le 24 novembre prochain à 19h, à la salle des Libertés de Perpignan.

 

Pour en savoir +, rv sur :

 

http://www.franceinter.fr/emission-l-esprit-d-initiative-les-zebres-de-jardin

http://saloncreer.tv/accueil/ce7c95d66c.html

 

 CONFÉRENCE DE PRESSE

 

Conférence de presse de lancement  

du 1er Café Bleu Blanc Zèbre 66

le mardi 24 novembre à 18h à la Salle des Libertés 

3, rue Pierre Bartissol Perpignan

 

En présence d' Alexandre Jardin, Porte Parole et fondateur de BBZ France et de Guillaume Villemot, Président de BBZ France

 

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 07:38
M.Le maire de Perpignan, JMPujol
M.Le maire de Perpignan, JMPujol

Le commandement du CNED de Collioure est resté silencieux : je suis allé rencontrer le nouveau Capitaine du commando de choc, mais cet homme sympathique, Jean-Maurice, n'a rien pu me dire. On sait que l'armée est une grande muette...

Ce qui est sûr, c'est qu'il faut s'attendre au pire; la catastrophe est devant nous et d'autres attentats se préparent...

Dans cette optique, est-il raisonnable d'installer une nouvelle mosquée à Perpignan (la mairie donnant le foncier)..? Cela ne peut qu'exaspérer les citoyens dans ce climat d'attentats islamistes. Le maire applique la laïcité et il a raison, mais dans la situation présente, il faut peut-être attendre...

Quant à la nouvelle synagogue, située en sous-sol, près de l'espace Méditerranée, personne n'en parle… La municipalité est une grande muette : elle sait que les voisins sont inquiets et qu'un local dédié au culte juif si près du centre-ville ne peut que tenter des antisémites radicaux…

Ne faut-il pas ici encore attendre (même si le foncier est ici fourni par les seuls pratiquants) sinon la mairie risque de faire le jeu du Front national, qui n'attend que ça, et prendre la ville sans rien faire..?

Le maire doit s'exprimer sur ces sujets afin de déjouer les futurs attentats : "Perpignan plurielle", oui, mais on sent que la ville glisse de façon inexorable vers une idéologie unique, frontiste, raciste, pernicieuse !

M. Pujol doit s'exprimer aussi sur sa vie privée, la vie privée d'un homme public ne pouvant demeurer dans la seule sphère privée (on a vu les conséquences politiques avec la maladie de F. Mitterrand).

Rien ne doit être tabou; le citoyen a le droit de savoir. Si le responsable politique peut continuer à assurer sa fonction malgré une santé défaillante…

S'il a prévu un plan B (dans la légalité ou par un coup d'éclat, comme les Perpignanais en sont habitués, se rappelant le coup d'Etat P. Alduy/Barate/JP.Alduy, puis JP. Alduy/JM. Pujol…) qui permettrait à un élu du sérail de prendre le pouvoir…

Une femme..? Pourquoi pas..? C'est à la mode !

JPB

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 09:54

   La rumeur enfle depuis des mois...

 

Le maire de Perpignan, en échec dans la conduite de sa ville, exposé à mille polémiques, englué dans la crise (dettes de la ville…), critiqué au sein même de son conseil municipal et de sa majorité (Bruno Delmas n'a pas été exclu de l'UMP par N.Sarkozy), pense à quitter le navire : tenir jusqu'au sénatoriales (mais qui votera pour lui ?) ou démissionner…?

 Oui, profiter de la vie et de ses passions : le sport, le Maroc, l'amour, la lecture de livres historiques...

 

Perpignan somnole, les promesses électorales ne sont pas tenues, le centre historique est déserté (nombreux commerces à louer), la culture c'est le street art et pas le centre contemporain... et la gare TGV-Centre du Monde est à vendre…  

 

   Face au déclin  et à l'impuissance généralisée de la mairie, l'ancien maire revient : il écrit des articles de plus en plus durs sur son blog : la rupture avec M.Pujol est désormais officielle. J.Paul Alduy a rédigé une série d'articles pour justifier son action ancienne et ses projets coûteux : l'Archipel, la passerelle, le cadran solaire... 

 

On peut estimer que JPA a du talent et une vision globale de la ville (au contraire du maire actuel) et on peut aussi dire que Perpignan n'a plus de liquidités à cause des réalisations de l'ancien maire…

 

En tout cas, à 73 ans, JPA semble s'ennuyer malgré ses passions (écriture, peinture, bateau, lecture de Cécile...Alduy…) : la politique le hante et il aime trop sa ville pour la voir se dégrader encore plus, sans réagir, à cause d'un maire et d'un directeur de cabinet incompétents !

 

"JE SUIS PRÊT!", il l'a clamé à tous les passants, amis, citoyens qu'il a croisés ces dernières semaines, en ville… En secret, à ses compagnons des anciennes équipes municipales, il n'hésite pas à aller plus loin, à dresser un portrait sans concession de JM.Pujol : celui-ci est décrit comme un homme obscur, ambigu, changeant. C'est surtout un homme d'extrême-droite (caméras, policiers, célébration de l'Algérie française…) : "Si le FN avait pris la ville, ce ne serait pas pire !", m'ont confié deux personnalités politiques de premier plan. 

 

La droite locale est perturbée et essaie de se renouveler (départ de M. Calvet, promotion de Chantal Bruzi, espoir pour B.Delmas ou Romain Grau, si JP. Alduy reprend le pouvoir).

La gauche est toujours absente sur Perpignan : départ de J. Cresta et espoir avec l'avancée inexorable de Ségolène Neuville…

 

Le roi Pujol est mort ! Vive le roi Alduy : jamais deux sans trois !!!

 
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:10
photo de Pep et Teresa en 1943 (à gauche)
photo de Pep et Teresa en 1943 (à gauche)

* Après avoir parlé de Teresa, décédée le 15 avril dernier, voici un extrait de la vie de son époux, par A. GUILLAMON, dont les éditions Spartacus viennent de publier le témoignage :

Josep REBULL, l'époux de Teresa (biographie : 1906/1999, par Agustín Guillamón)

***LIRE : Agustín Guillamón. Espagne 1937 : Josep Rebull, la voie révolutionnaire.

Une critique d’Andreu Nin et de la direction du POUM. Éditions Spartacus. 2014. 170 pages.

Josep Rebull Cabré est né en 1906 en Catalogne, à Tivissa, un village de la province de Tarragone.

Son frère Daniel, plus âgé de dix-sept ans, qui adoptera le pseudonyme de David Rey, adhère très jeune à un groupe anarchiste et milite à la CNT à Barcelone dès sa création en 1910 et devient secrétaire du syndicat des métaux1. Josep se trouve chez lui, à Barcelone, lors de la grève générale insurrectionnelle d’août 1917 et il sera arrêté avec lui, ce qui, compte tenu de son jeune âge, fera scandale. Dans les années 1920, après avoir commencé à travailler, grâce à l’aide de sa famille il fera des études d’ingénieur en électro-mécanique et, en 1927, il adhère à la fédération catalane du Parti communiste d’Espagne, dont son frère avait assuré la coordination en 1924.

En 1930, cette fédération se sépare du parti national et, en 1931, elle fonde à Terrassa avec le Parti communiste catalan le Bloc Obrer i Camperol (Bloc Ouvrier et Paysan), le BOC.

En 1933, employé par l’entreprise textile Soliano à Tarragone, il participe à une grève de neuf semaines ; la direction accède finalement aux revendications des ouvriers, mais à la condition que Josep Rebull quitte l’entreprise.

En octobre 1934, il devient responsable salarié des publications du BOC dont il organise la fabrication et la distribution, trouvant les moyens de mettre celle-ci à l’abri de la police et de s’assurer du paiement des exemplaire vendus ; c’est une fonction qu’il conservera à Barcelone après la fondation du Parti Ouvrier d’Unification Marxiste, le POUM, en septembre 1935, et il sera à ce titre membre avec voix consultative du Comité central (CC) du POUM.

En février 1936, le POUM ayant décidé de rejoindre le Front populaire, Josep Rebull fut candidat au nom du POUM aux élections législatives nationales sur la liste du Front populaire à Tarragone.

Au cours des journées révolutionnaires du 19 juillet, il prit part aux combats de rue à Barcelone, sur la Place de Catalogne, avec un groupe d’une centaine de militants dont Carmel Rosa, dit Roc, Josep Rovira, Algemir et Germinal Vidal. Celui-ci, secrétaire de l’organisation de jeunesse du POUM, la Juventud Comunista Ibérica (JCI), dont Josep Rebull était très proche, fut abattu ce jour-là lors d’un affrontement avec un groupe de soldats place de l’Université, alors même que Rebull tentait de parlementer avec eux.

Le POUM ayant réquisitionné les presses d’El Correo catalan, Josep Rebull en prit la direction pour poursuivre sa mission de fabrication et de diffusion de la presse du POUM et des ouvrages de l’Editorial Marxista, dont il était administrateur.

Recherché par la police politique stalinienne, Josep Rebull va mener ainsi pendant un peu plus d’un an une vie largement clandestine à Barcelone. Il y vivra notamment dans l’appartement de Joaquín Maurín (retenu prisonnier dans la zone franquiste dès les premiers temps du soulèvement, et à l’époque tenu pour mort) dans la rue Padua, ainsi que dans une maison louée rue Llibreteria. Il s’efforce notamment, par des visites fréquentes à Manuel de Irujo, le ministre de la Justice de la République, d’obtenir la libération de Katia et Kurt Landau détenus dans une tchéka, une prison stalinienne, d’où l’on pouvait disparaître à tout instant sans laisser de trace2.

Mais l’omniprésence de la répression stalinienne contre les militants du POUM et la difficulté croissante d’échapper à l’incorporation de force dans l’armée le décidèrent à s’engager sous un faux nom à la fin de 1938.

Vint, début 1939, l’effondrement militaire de la Catalogne. Josep Rebull est rejoint à Vic, où il est stationné, par sa femme Teresa. Comme des centaines de milliers d’autres républicains, civils et militaires, et malgré les atermoiements du gouvernement français, ils vont gagner la France en traversant à pied les Pyrénées par Molló et le col Pregon3.

Ayant rejoint à Perpignan d’autres militants du POUM, échappant aux rafles qui dirigeaient les Républicains espagnols vers les camps de concentration de la région, ils parviennent à Paris avec l’aide du PSOP. Ils y seront hébergés par des militants socialistes, puis par la famille de Gaston Davoust, membre de l’Union communiste, qui avait rencontré Josep Rebull lors d’un séjour à Barcelone en août et septembre 19364.

Et c’est chez un couple d’ouvriers, Thérèse et Robert Verdeaux, que Teresa et Josep Rebull resteront jusqu’à l’été de 1941. Comme beaucoup de militants de l’extrême-gauche antistalinienne et d’exilés antifascistes, ils se rendront à Marseille. Josep Rebull, désormais sous l’identité de Robert Verdeaux grâce aux documents que celui-ci lui a donnés, travaillera au Croque-Fruit, cette entreprise de pâtes de fruits qui permettra à plusieurs centaines de militants et d’artistes de subsister pendant cette période, en attendant de pouvoir peut-être sortir de France, et dont les commerciaux participaient à la Résistance naissante. C’est par le Comité américain de secours (CAS), l’émanation de l’Emergency Rescue Committee créé par Varian Fry pour aider ceux que le gouvernement de Vichy est susceptible de livrer aux Nazis à quitter la France ou, en attendant, simplement à survivre, que Josep Rebull est entré au Croque-Fruit.

Il se lie avec Daniel Bénédite qui succède à Varian Fry à la direction du CAS à l’automne de 1941. C’est dans ces circonstances matérielles et politiques très difficiles que naît au printemps de 1942 le premier fils de Teresa et Josep, Daniel. Après la fermeture du Croque-Fruit, c’est une autre entreprise montée avec l’aide du CAS et qui fabrique des espadrilles en raphia qui permettra aux Rebull de subsister.

En juin 1943, toute la famille rejoint Daniel Bénédite à Régusse, dans le Var, où celui-ci a pris en main la gestion de la forêt domaniale de Pélenc ; le camp forestier sera à la fois un refuge pour les exilés et une base du mouvement de résistance Franc-Tireur.

Arrêtés par la police allemande en mai 1944 après la dispersion du maquis, Daniel Bénédite et Josep Rebull sont emprisonnés à Marseille, à la prison des Baumettes, d’où ils sortent le 16 août lors de la libération de la ville. Les Rebull restent à Marseille où naît Germinal, leur deuxième fils, en juillet 1945 ; Josep Rebull fait alors différents métiers : très habile, il se révèle un bon réparateur d’automobiles alors qu’il dit ne rien connaître à leur mécanique. Entre temps, Daniel Bénédite est devenu à Paris l’administrateur de Franc Tireur, le quotidien issu du mouvement de résistance et dirigé par Georges Altman et Élie Piéju ; il propose à Josep Rebull de l’y rejoindre et toute la famille s’installera donc dans la région parisienne à partir de 1945. Josep Rebull continuera à assurer l’administration du journal après son rachat en 1957 par Cino Del Duca et sa transformation en Paris-Jour en 1959, jusqu’à son départ à la retraite en 1972 – l’année de la disparition de Paris-Jour.

Josep Rebull resta membre du comité exécutif du POUM en exil jusqu’à ce qu’il en démissionne le 19 mai 19535 ; en 1952, il avait contribué à un long article rédigé par Ignacio Iglesias et paru dans le bulletin intérieur du POUM affirmant la nature capitaliste d’État de l’Union soviétique et le rôle de classe dominante de son parti communiste, exprimant par là son désaccord avec les analyses de la majorité de la direction de l’époque6...

Après son départ à la retraite, il vivra à Banyuls sur Mer, où Teresa et lui ont acquis une maison dès 1958, jusqu’à sa mort en 1999. Il ne se désintéresse nullement de l’activité des militants en Espagne ; mais, condamné à mort par contumace en 1939, il dut attendre l’amnistie décrétée après la mort de Franco en 1975 pour retourner en Espagne et, en bonne partie, la découvrir.

En 1976, il participe au congrès de fondation du Parti socialiste de Catalogne – Regroupement7, mais il le quittera avec fracas lorsque celui-ci se fondra dans le PSOE, le parti socialiste espagnol : car il est resté fidèle à l’objectif fixé par Joaquín Maurín dans les années 1930, celui d’une république fédérative socialiste ibérique. L’ennemi reste l’État central espagnol, que le PSOE contribuera à renforcer. En 1985, comme on le verra plus loin, il participe à la commémoration du cinquantième anniversaire du POUM. Une phrase de l’intervention qu’il fit à cette occasion montre qu’il n’avait en rien renoncé aux critiques qu’il exprima de 1937 à 1939 : « Il aurait mieux valu que nous, les militants du POUM, on nous ait exécutés devant un peloton comme révolutionnaires, plutôt que d’avoir été jugés comme traîtres à la République. »

- - -

1. Militant de premier plan de la CNT puis du PCE – en 1924, après l’arrestation de Joaquín Maurín, il est, chargé de coordonner les activités du Parti en Catalogne – puis du BOC et du POUM, Daniel Rebull est au Mexique d’octobre 1936 à février 1937 pour mobiliser les soutiens à la révolution espagnole et au POUM et acheter des armes ; il participe à l’accueil de Trotski qui y arrive au début de 1937. Jugé en 1938 avec les dirigeants du POUM, il fut acquitté – il n’appartenait pas au Comité exécutif du Parti – mais il ne fut pas libéré pour autant. Évadé en janvier 1939, il ne quitte pas l’Espagne ; arrêté par les franquistes, il est condamné à mort mais, grâce à l’intervention de sa famille, sa peine est commuée. Après sa sortie de prison en 1946, il rejoint le POUM clandestin. Il sera de nouveau emprisonné ; à sa mort en 1958, à 69 ans, il aura passé 19 ans de sa vie en prison.

2. Autrichien, communiste d’opposition, il rejoint Trotski en 1930 mais se sépare de lui en 1933. Militant en Allemagne (il utilisait le pseudonyme de Wolf Bertram), il s’exile à Paris en mars 1933. Katia et Kurt Landau gagnent Barcelone en novembre 1936 et se mettent au service du POUM. Le 23 septembre 1937, Kurt est enlevé par la police politique stalinienne ; la date et les circonstances de sa mort restent incertaines. Katia Landau (Julia Lipschutz), emprisonnée dès juin 1937 puis relâchée, est de nouveau incarcérée et ne sera remise en liberté qu’à la fin de janvier 1938 et expulsée vers la France. (NdE)

3. Pour ce passage en France et les années de l’Occupation, on lira En chantant, de Teresa Rebull, Balzac Éditeur, 2004, p. 85 à 149.

4. Formée en 1933 par deux groupes de communistes opposés à la ligne du parti communiste stalinien, l’Union communiste publiera jusqu’en 1939 un périodique, L’Internationale, dans lequel elle expose ses analyses et ses positions. Sous son pseudonyme d’Henri Chazé, Gaston Davoust a rassemblé dans un ouvrage les principaux articles de L’Internationale concernant la révolution espagnole ; on y trouve aussi des extraits de certains des textes de Josep Rebull reproduits ici (Chronique de la révolution espagnole, Union communiste 1933-1939, Spartacus, 1979). (NdE)

5.Carta al Comité Ejecutivo del POUM (lettre au comité exécutif du POUM), 19 mai 1953.

6 . La URSS: de la revolución socialista al capitalismo de Estado, in Cuadernos de « La Batalla », 15 août 1952. Article disponible sur le site de la Fundación Andreu Nin.

7. Ce parti était issu notamment d’une scission du Mouvement socialiste de Catalogne créé en 1946. Un Parti socialiste de Catalogne – Congrès se créa en novembre 1976 par le regroupement de nombre de petits groupes, dont l’un se nommait « Secrétariat politique de Catalogne du POUM » ; il rejoindra lui aussi le PSOE en 1978.

© le 12/01/2015 par Agustín Guillamón

Agustín Guillamón's short biography of Josep Rebull, POUM militant and opponent of that party's collaboration with the Catalan government during the Spanish Revolution. Originally an introductory part of "La izquierda del POUM...

* photo de Pep et Teresa en 1943 (bicyclettes). Ils sont à gauche de la photo et pour le coup ils sont ensemble.  Une photo de Pep en 1948.  Pep en bûcheron dans les bois de Régusse (haut Var) où il y avait cette exploitation forestière servant de façade au groupe de maquisards.  Un joli portrait de Pep où il doit avoir presque 70 ans. © Germinal REBULL
* photo de Pep et Teresa en 1943 (bicyclettes). Ils sont à gauche de la photo et pour le coup ils sont ensemble.  Une photo de Pep en 1948.  Pep en bûcheron dans les bois de Régusse (haut Var) où il y avait cette exploitation forestière servant de façade au groupe de maquisards.  Un joli portrait de Pep où il doit avoir presque 70 ans. © Germinal REBULL
* photo de Pep et Teresa en 1943 (bicyclettes). Ils sont à gauche de la photo et pour le coup ils sont ensemble.  Une photo de Pep en 1948.  Pep en bûcheron dans les bois de Régusse (haut Var) où il y avait cette exploitation forestière servant de façade au groupe de maquisards.  Un joli portrait de Pep où il doit avoir presque 70 ans. © Germinal REBULL
* photo de Pep et Teresa en 1943 (bicyclettes). Ils sont à gauche de la photo et pour le coup ils sont ensemble.  Une photo de Pep en 1948.  Pep en bûcheron dans les bois de Régusse (haut Var) où il y avait cette exploitation forestière servant de façade au groupe de maquisards.  Un joli portrait de Pep où il doit avoir presque 70 ans. © Germinal REBULL

* photo de Pep et Teresa en 1943 (bicyclettes). Ils sont à gauche de la photo et pour le coup ils sont ensemble. Une photo de Pep en 1948. Pep en bûcheron dans les bois de Régusse (haut Var) où il y avait cette exploitation forestière servant de façade au groupe de maquisards. Un joli portrait de Pep où il doit avoir presque 70 ans. © Germinal REBULL

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 14:28
le baiser de la mort

le baiser de la mort

 

 En coupant Le PENis, Marine tue le FHaine : le RBM (Rassemblement Bleu Marine) devient un parti comme les autres...

 

On a cru d'abord à un grand moment de la politique-spectacle : une invention diabolique (le baiser de la mort  entre le père et la fille), un scénario mettant en scène les Atrides : tuer le père, supprimer Le Pen pour achever la dédiabolisation du parti frontiste né sur les terreaux pétainistes et racistes...

 

Non, en fin de compte, ce n'est pas un théâtre d'ombres : Marinette veut se débarrasser du patriarche, du bourreau de la légion étrangères et des guerres coloniales, de celui qui croit à l'inégalité des races et désire une nouvelle "fournée" pour cramer les Durafour, Cohen et autre Patrick Bruel !!!

 

Le Pen se suicide avec cette nouvelle embardée : sa fille sort du complexe de Jocaste et sa petite fille s'oppose au grand-père qui l'aimait tant...

 

Le jeu de Marion n'est pas de rivaliser avec Marine, pour l'instant : elle joue la carte "libérale" malgré son nom "Maréchal" (nous voilà) contre le socle ethniciste et "fasciste" du FN créé par le "parrain" (Yann Piat, ancienne députée FN)…

 

On peut aussi penser que Marion Maréchalepen s'oppose à l'aïeul parce qu'il a pris sa place en PACA pour les prochaines régionales...

 

Marine va se couper d'un électorat et de militants frontistes extrémistes tentés de créer un nouveau mouvement, style "parti des forces nouvelles", ou de recourir à des actions terroristo-révolutionnaires… Mais la fille aura libéré le parti du passé : elle pourra grignoter les électeurs de l'UMP moribonde (devenant "Les Républicains", pour ratisser large); elle pourra se concentrer sur les thèmes porteurs (pas la sortie de l'Europe et de l'euro), mais sur le triptyque "sécurité, identité, immigrés"…partagé par une forte proportion de Français. Mais peut-elle élue Présidente avec ce seul discours..? Non, elle risque de se trouver à la tête d'un parti "comme les autres"...

 

Le père peut s'accrocher et gêner le parti : outre la fortune et l'héritage de Saint-Cloud et de Montretout (dans les Hauts-de-Seine), JM Le Pen  gère (*) la structure de financement du FN…

 

Afin de parachever l'opération de délepénisation, il reste à Marine de changer le nom du parti (exit le FN, garder le RBM), changer son propre patronyme pour mieux s'émanciper du géniteur (**) : il ne lui reste plus qu'à se marier et à s'appeler Marine Aliot...

 

J.P.Bonnel

 

- - -

 

(*) cf. la tribune de Nicolas Lebourg, dans Le Monde daté du 10 avril 2015, page 13 (débats).

 

(**) N. Lebourg a raison d'écrire que "Tuer "Le Pen" est aussi un risque personnel que Marine Le Pen mésestime peut-être : c'est rendre possible de disjoindre ce patronyme de la légitimité à diriger le FN". (opus cité)

 

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 09:21
Le Bazar Tour...

Le Bazar Tour...

 

Jean-pierre Bonnel

27 mars 2014 · 

la liste à 19 h, jeudi 27 : Signataires (liste provisoire) de l'appel contre "un Perpignan frontiste" :

 

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27 mars 2015 :

   Un an déjà, et on a l'impression que rien n'a changé à Perpignan ! En pire, oui ! Suppressions (culture, emploi) et immobilisme. Cumul et promesses non tenues...

   Il y a un an, j'avais appelé à voter J.M.Pujol, simplement pour éviter le danger FN …(voir l'appel d'artistes, intellectuels…sur le site de l'Indépendant, du Site catalan, sur Facebook, dans mon livre récent : "365 jours avec (plutôt contre) J.Marc Pujol" .

 

    Un an après, c'est plus que de la déception, même si on ne se faisait pas d'illusions. Le maire a été élu grâce à la gauche, à des centristes, à des gens de bonne volonté. Le maire nous remercie avec la fameuse complainte "Ni…Ni": l'électeur UDI, le militant UMP ne doivent pas voter pour le candidat de gauche, ou "républicain" en tête !

 

    Alors, allez vous faire voir au Maroc, M.Le Maire en sursis, sans honneur, critiqué de toutes parts ! Nous serons sans doute nombreux à ne plus porter nos suffrages sur vous et vos candidats qui se maintiennent, comme pour offrir la victoire au FN !

 

Continuez à tenir les oppositions à distance, à mettre les drapeaux en berne, à commémorer l'OAS et votre nostalgie de l'Algérie coloniale..! Vous l'avouez (dans Le Monde daté du 27 mars :"Le désarroi d'une droite noyé par le FN") : "Si j'avais l'étiquette FN, je serai (sic : faute du rédacteur Matthieu Goar) élu à 80 % ici."

 

    Vous avouez votre idéologie non-républicaine, vous sortez enfin le non-dit, l'occulté, l'interdit, qui a fait exploser votre cerveau trouble et rongé par l'anti-républicanisme latent…

 

 

** Je voulais montrer aussi que Louis Aliot (FN), malgré son allure de premier de la classe, malgré sa phraséologie anticapitaliste, n'a rien d'un républicain. Je remets à plus tard, tant cette montée du mouvement naZional (selon le bon mot de Serge Llado !) 

 

   Dans son dernier entretien (avec N.Caudeville, dans l'Archipel contre-attaque), il critique les intellectuels qui lui demandent s'il est républicain : les problèmes pour lui, c'est la sécurité et l'immigration, thèmes de la peur qui servent à émouvoir et non pas à faire réfléchir l'électorat populaire…

 

   Ceci est à rapprocher du blog du maire de Perpignan, où, le 26 mars, il critique les intellectuels qui veulent analyser son idéologie…

 

C'est l'attitude permanente du fascisme, le combat contre la culture, mépris de l'intellect : "La mairie sera toujours à coté de l'intelligence." J.M.Pujol...

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 10:11
Louis Aliot et J.Marc Pujol
Louis Aliot et J.Marc Pujol

* débat au bar CASSANYES, place Cassanyes à Perpignan, animé par Nicolas Caudeville "L'Archipel contre-attaque", samedi 14 mars à partir de 11heures. Lectures d'extraits, discussion…dédicaces…

Les citoyens, les élus, les candidats aux élections…sont tous les bienvenus. Pour "Perpignan la positive" !

Jean-Pierre Bonnel a réuni dans ce livre les articles politiques et polémiques publiés dans son blog, de novembre 2013 à janvier 2015. Le recueil couvre la chronique locale qui a tenté d’analyser les programmes et les promesses des candidats aux élections municipales à Perpignan. Les protagonistes principaux en sont J.M.Pujol, J. Cresta, Clotilde Ripoull, L. Aliot, J. Codognès, M. Pinell, M. Sitja....

Hors de tout groupe partisan, le blogabonnel a cependant pris parti pour la candidate «sans étiquette» C. Ripoull. Cet engagement ponctuel n’enlève rien à la liberté totale de son auteur, libre de toute influence financière ou idéologique.

Il n’ambitionne rien, ni poste ni reconnaissance; son rôle est d’alerter, de montrer ce qui ne va pas, et d’apporter des suggestions. Il a sans doute en lui cet «esprit Charlie» tant célébré en janvier 2015...

Prix: 14euros

Les mots en scène éditeur

Jean-Pierre Bonnel

365 jours avec J.M. Pujol

Politique et Polémiques

Chroniques des Municipales à Perpignan

  Avec le maire de Perpignan, élu depuis un an, mais au conseil municipal chargé des finances depuis des années, c'est l'insécurité permanente :

 

* Insécurité économique : La ville est endettée, le centre-ville est déserté, les boutiques ferment… Il faudrait une décision RADICALE pour sauver le centre historique !

 

*Insécurité financière : L'Agglo est dans une situation financière inquiétante: M. Pujol rêve à une communauté urbaine (Perpi n'est pas Bordeaux, ni Lyon…)

 

*Insécurité sociale : les quartiers sont dans l'insécurité (violence, bus caillassés, insultes, bagarres, vols, trafics en tous genres). Dans son blog, J.M.Pujol accuse le gouvernement : facile de rejeter la responsabilité sur l'Etat (rappelons que Sarko a supprimé la police de proximité) alors que la police municipale devrait être mobilisée et les quartiers encadrés par des éducateurs... A cause d'une politique communautariste, les frictions entre clans religieux ou raciaux ne peut que s'exacerber ! Revenons à une gestion laïque permettant de faire vivre ensemble, mélangées, non ghettoïsées, toute les communautés (Gitans, Maghrébins…)

 

Pour l'emploi : inutile de rappeler le chômage (un maire peut-il créer des emplois ? Il peut, en tout cas, supprimer la Maison de l'emploi ! On murmure que c'est Mme Alduy qui en avait assez : on l'a casée à l'Agglo… Les gens en ont assez des postes de bureaucrates bien payés, qui cumulent et sont les champions de l'absentéisme !)

 

* Insécurité culturelle : M. Pujol est le maire des suppressions : le festival estival, les Beaux-Arts…L'atonie du centre ville fait, en outre, qu'une galerie aussi ancienne que "La main de fer" ferme ! Le centre d'art contemporain, après une expo louée sur Capa, la valise…ferme pendant trois mois ! On ne peut pas accueillir des artistes locaux ???  Les responsables culturels sont silencieux sur leurs projets ! Ni le délégué à la culture ni le directeur de la culture au vernissage de Patrick Loste, samedi dernier !!! M. Saez, directeur de la culture, travaille, le directeur de l'office de tourisme nous dit que ça se prépare, ça va venir…on veut bien les croire…

 

Perpignan serait une "ville d'art..." Quand on supprime l'Ecole d'art, je pense que ce titre est usurpé !

 

* Insécurité politique : face au danger frontiste à Perpignan, aux inimitiés à droite, à l'image floue, mal perçue du maire, à une absence d'opposition dans la ville …le citoyen voit l'abstention comme un refuge ou le vote pour le FN comme un dévouloir de la dernière chance...

 

 

    Voici le bilan (provisoire)… Nous devrions fêter les 365 jours de notre maire, or…Le coeur n'y est pas…Mais il faut en débattre ! RV donc demain à 11 h, place Cassanyes, chez Gilles, un lieu de dialogues courageux !

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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