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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 10:16
Rue Taillefer - Concert Palau (Pedro Soler…) - Film "La vague" -
Rue Taillefer - Concert Palau (Pedro Soler…) - Film "La vague" -
Rue Taillefer - Concert Palau (Pedro Soler…) - Film "La vague" -

Rue Taillefer - Concert Palau (Pedro Soler…) - Film "La vague" -

* Walter Benjamin à Marseille :



Jeudi 3 décembre 2015 à 18h30
Aix-en-Provence, Cité du Livre-Bibliothèque Méjanes, Salle de Lecture, 8-10, rue des Allumettes


Conférence d’Alain Paire et projection d’un film de sept minutes sur Walter Benjamin, philosophe allemand, historien de l’art, critique littéraire, critique d’art et traducteur (notamment de Balzac, Baudelaire et Proust) de la première moitié du XXe siècle, rattaché à l’école de Francfort.


Pendant l’entre-deux guerres, Walter Benjamin passe par Marseille à deux reprises : en septembre 1926 ainsi qu’en septembre 1928. Près du Vieux Port, il a pour ami le romancier et historien d’art Marcel Brion qui l’introduit auprès de Jean Ballard, le directeur des Cahiers du Sud. La ville le fascine, plusieurs lieux reviennent dans ses descriptions de la cité portuaire : la Major, le passage de Lorette, le quartier des prostituées ainsi que la terrasse du restaurant Basso évoquée dans Haschich à Marseille.


Benjamin revient à Marseille pendant la seconde quinzaine du mois d’août de 1940. Un mois plus tard, le 26 septembre 1940 il se donne la mort, près de la frontière espagnole. Pendant ces dernières semaines de sa vie, Walter Benjamin tente vainement d’obtenir le visa qui lui aurait permis de rejoindre les Etats-Unis. Cet ultime séjour lui permet de retrouver Hannah Arendt, Heinrich Blücher, Lili et Siegfried Kracauer ainsi qu’un jeune homme à cette époque âge de 24 ans, Stephan Hessel qui raconta l’avoir rencontré plusieurs fois dans un hôtel de la rue Beauvau : le philosophe et voyageur était profondément déprimé.


Alain Paire vit à Aix-en-Provence depuis 1968. Parmi ses livres, Chronique des Cahiers du Sud, 1914-1966 aux éditions de l’Imec, Picasso à Vauvenargues / Le grand atelier de la Sainte-Victoire. Entre 1987 et 1991, il était critique d’art dans le quotidien Le Provençal. De 1994 à 2013, pendant 19 ans, Alain Paire fut le responsable d’une galerie d’art contemporain domiciliée à Aix-en-Provence. En 2013, il publie un catalogue d’exposition sur Achille Emperaire et des textes à propos des artistes du camp des Milles. Actuellement, il rédige un livre autour de Varian Fry, André Breton et Walter Benjamin, et des années 1940-1942 à Marseille.


En 2014, il a réalisé des films de petit format à propos des séjours à Marseille d’Antonin Artaud, d’André Breton et de Simone Weil.


Renseignements :
Centre Franco-Allemand de Provence au 04 42 21 29 12
ou à cfaprovence@wanadoo.fr
Entrée libre - Organisé par le Centre Franco-Allemand de Provence en coopération avec la Cité du Livre-Bibliothèque Méjanes.


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AGENDA de BBZ (Alexandre Jardin) :


5/12/15 : Le Journal inattendu de Marie Drucker sur RTL
Ce samedi de 12h30 à 13h30, Marie Drucker et Alexandre Jardin, rédacteur en chef du jour, reviendront sur l'actualité du moment mais aussi sur les sujets de la semaine écoulée avec le recul nécessaire pour vous surprendre et aller plus loin dans l'explication.


5/12/15 : Café du Coin. 500 cafés populaires en France reçoivent les notaires pour prodiguer gracieusement leurs conseils aux particuliers, entrepreneurs


5/12/15 : Journée internationale du bénévolat . Welp se mobilise et appelle chacun a` s'entraider entre voisins ou a` s'impliquer, ponctuellement ou re´gulie`rement, dans l'une des 150 associations partenaires. 4000 « Welpers » se sont de´ja` inscrits, 1500 annonces ont e´te´ cre´e´es dont 40% ont rec¸u une proposition d'aide. https://www.welp.fr


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Conférence humoristique

Comment les paysans du Ségala, pays situé entre le Tarn et l’Aveyron, sont entrés en guerre et pourquoi Bruxelles finira par mordre la poussière

Un témoignage de Léa M., combative nonagénaire de Réquista, recueilli par Albertin Ventadour, anthropologue au CNRPP de Toulouse

Vendredi 4 décembre 2015

20H30

Entrée à la libre participation du public

(Les produits de la ferme ou de la vigne issus de la culture biologique sont aussi acceptés)

LARTELIER 24 RUE DE PARIS 66000 PERPIGNAN 06 77 50 68 10

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LYON, 03/12/2015 :


Concert de Pau
Vallvé à l’ENS de Lyon

Dans le cadre des études coordonnées par le lectorat de catalan et en collaboration avec le Centre de Langues, l’ENS reçoit le jeune compositeur et producteur catalan Pau Vallvé, auteur de thèmes musicaux pour le cinéma, la télévision et la publicité, en plus d’interprète au parcours reconnu entre autres par la revue Mondo Sonoro. Il applique à son dernier album « Pels dies bons » une nouvelle démarche d’autoédition sans intermédiaires et avec une fabrication manuelle des disques. Les étudiants de l’ENS et de l’université Jean Monet de Saint-Etienne réciteront en français les paroles de ce disque, qu’ils ont traduites.




* - - - Jeudi 3 décembre : Bruno GINER / Eric FORCADA


Delmas Musique et Eric Forcada, Historien de l’Art ont le plaisir de vous inviter à une rencontre avec Bruno Giner compositeur & musicologue autour de ses derniers travaux le jeudi 3 décembre 2015 à partir de 18h chez Delmas Musique :
• Charlie : Fable musicale d’après «Matin brun» de Franck Pavloff Ensemble Aleph, Radio France, 2007
• Le crin et le fusain. Pablo Casals et Balbino Giner, une rencontre d’exil Istesso tempo, Strasbourg, 2011
• Musiques pendant la Guerre d’Espagne : Berg International, Paris, 2015
Pour écouter les oeuvres de https://soundcloud.com/bruno-giner-composer
Plus d’informations sur Bruno Giner : http://brunoginer.wix.com/brunoginer
* Contact au 04 68 34 36 88


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*Du 3 au 5 décembre, au Théâtre de l’Étang, une conférence et cinq films (VOSTF).
Entrée libre et gratuite à toutes les séance
s.


Jeudi 3 décembre : à 18h : conférence de Françoise Steimer, professeur honoraire d’allemand au lycée Arago de Perpignan, sur le renouveau du cinéma allemand.
À 20h 30 : film La vague de Dennis Gansel (2009 – 1h 48 min)

La presse n'a pas à prendre parti sauf si c'est un journal de parti 

(L'Humanité, Le Travailleur catalan,), ou proche de filiation politique de droite (Le Figaro) 

 

 

Les journaux "La voix du Nord" et "Le Courrier Picard" ont eu le courage de démonter les projets du FN et de s'engager contre la candidature de M. Le Pen dans la région Nord.

 

Rare exception singulière prise de position : c'est surtout un courage économique car le quotidien va sans doute perdre des lecteurs, des pubs et abonnements de la part de la galaxie lepéniste. Mais le manque à gagner sera compensé par l'aide des entreprises et des milieux financiers européens, M.Gataz, patron des patrons, s'étant lui aussi engagé contre le FN en ayant démonté ses propositions économiques.

 

Dan l'ensemble, la presse régionale est divisée et à l'écart des engagements politiques. La presse est cependant engagée naturellement, car les journalistes pratiquent l'auto-censure, les rédacteurs en chefs veillent au grain…et le journal dépend aussi largement des annonces publicitaires locales et régionales...

 

Cependant, en dépit de cette "liberté" de façade, la prese doit rester neutre, "équlibrée", objective, donnant la parole de façon équitable à chaque mouvement social, politique, économique, culturel...

 

Les rédactions, en effet, sont formées de gens très divers : il s'agit de ne pas mettre les équipes en porte-à-faux vis-à-vis de leur direction. 

 

Ainsi, à L'Indépendant de Perpignan, aux mains de la famille Baylet "radicale de gauche", la prise de position contre le FN et Louis Alliot est très improbable : la région n'est pas en danger et le quotidien doit se sortir de sa situation financière délicate, qui dure depuis des années… 

 

Le journal poursuivra donc sur une ligne de crête acrobatique, recherchant la neutralité, même si on peut constater que la mairie de Perpignan est bien traitée et que l'image de Ségolène Neuville est très largement diffusée dans les pages du quotidien "catalan"…

 

Le FN bénéficie d'un espace restreint (on n'apprécie pas M.Alliot traitant de pute la journaliste politique), ainsi que le front de gauche ou le mouvement "Equilibre" de Clotilde Ripoull… 

Cependant, de même que l'engagement d'un journal a peu d'impact sur ses lecteurs, de même les récriminations des partis ou mouvements, ou associations "oubliés" ou maltraités, ont peu d'impact sur la rédaction…

 

Pour se distinguer, être perçu et publié par la presse, il faut prendre des initiatives, montrer la force, l'originalité d'un projet, politique ou autre…

 

JPB

 

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 10:01
VIAN à Argelès
VIAN à Argelès

**

- - - VIAN - Cinémaginaire :

**Vendredi 16 octobre 2015 à partir de 19h

Cinéma Jaurès - 66 Argelès sur Mer

> CINE CHANSON <

Hommage à BORIS VIAN

Film + repas + concert pour 18 euros

Repas : produits frais du terroir

Concert : VIRGILE GOLLER et NAZIM MOULAY chantent Boris Vian !

Attention : il ne reste plus que quelques places ! réservation obligatoire au 04 68 08 22 16 - 10h à 15h

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Vendredi 16 octobre 2015 à 20h30

Cinéma Vautier - 66 Elne

> ET APRÈS ON CAUSE … <

Formule de “Et après on cause …” : Présentation + Film + Palabres informelles + Pot de l’amitié

MARGUERITE

film de Xavier Giannoli (France 2015 - 2h07) - avec Catherine Frot

Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués.

Tarif : 5 euros pour tous

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Dimanche 18 octobre 2015 à 15h30 / Salle de bridge – 66 Laroque des Albères

Mercredi 21 octobre 2015 à 15h30 / Cinéma Jaurès - 66 Argelès sur Mer

Samedi 24 octobre 2015 à 15h30 / Cinéma Foyer Rural – 66 St Paul de Fenouillet

Mercredi 28 octobre 2015 à 15h30 / Cinéma Novelty – 66 Banyuls sur Mer

> LE CINÉ DES ENFANTS <

SELRIK, LE VERITABLE ROBINSON CRUSOE

film d’animation de Walter Tournier (Argentine 2013 – 1h15’) - à partir de 3 ans

Tarif : film + jeu + goûter : 2,50 euros pour tous

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*** à VILLLELONGUE de la SALANQUE - Association FRONTIERES :

* Conférence : DU CORPS ET DES PEUPLES PREMIERS, par André ROGER :

Qu est-ce qu'un corps?interroge d abord la question de la mort.

Les peuples premiers considèrent un autre monde où demeurent les Ancêtres, et d'où viennent les principes essentiels à la formation des enfants.

L' enfant existe dans l'autre monde, avant de naître.

L' idée selon laquelle le nouveau-né hériterait du principe vital d' un ancêtre, constitue l'une des clefs de voûte des conceptions des peuples premiers.

Des procédures rituelles étayent cette conception circulaire de l' apparition et de la disparition du corps physique.

Conférence-débat organisée par l'association Frontières et André Roger,le vendredi 16 octobre, à 18h30, Salle Jean-Pierre Francès (à côté de l'église) à Villelongue de la Salanque.

- - -

 

Presse : le quotidien L'Indépendant :

Nostalgie de l'Edition Costa Brava  

 

 

L'aventure de cette édition "à l'étranger" (en Catalogne, sur la côte) débuta dans les années glorieuses 1960 quand le tourisme prend son essor avec l'aménagement du littoral et, souvent, le bétonnage, la construction de villas luxueuses dans les pins, sans respect pour la nature... C'était encore l'ère franquiste en Espagne et la loi du plus fort, du plus riche, s'appliquait : pas de loi littorale, bien sûr, et même en France, il faudra attendre...

 

Les familles Brousse et Chichet dirigent le quotidien de Perpignan et l'ambiance, avant le rachat par les gros groupes médiatiques, est donc encore "familiale"...

 

C'est ainsi que Georges Brousse, directeur délégué, lance le 1er juillet 1966 L’Indépendant édition Costa Brava, " une initiative unique dans la presse française ", comme l'écrit le journaliste et historien Gérard Bonet.

 

En effet, cette aventure, cette création, c'est la danseuse de G.Brousse et cela va durer durant onze ans, chaque été, de juin à septembre.

 

 

J'étais étudiant à l'époque et, en 1972 et 73, je vais devenir correspondant de L'Indép, «le quotidien de vos vacances d’été en Espagne», d'abord à Lloret de Mar, puis à Gérone.

 

Sur la Costa Brava du sud, je vais chercher chaque matin les journaux, les distribue dans les hôtels de Lloret, puis je commence la vente de mon stock en marchant sur la plage et en criant pour attirer l'attention des touristes français…

 

 

Je crie moins le slogan officiel et sérieux que la formule connue de tous destinée à faire réagir les estivants : "L'Indépendant, quatre pages et rien dedans !" Le slogan est négatif, mais malgré ces mots péjoratifs, le succès est là et l'acheteur a souri ! 

 

Quand je rencontre un groupe de Catalans, je vais plus loin dans la dérision en lançant l'impertinent : "L'Indépendant, le torche-cul des Catalans" !!!

 

 

L'après-midi, crevé, j'essaie de faire une petite sieste et d'écrire un article pour nourrir la chronique de Lloret. Je sors alors de mon studio de pauvre reporter et vais m'informer des news au café du contact du coin, propriétaire de ce bar donnant sur la plage. Et le dur métier de journaliste se poursuit dans jusque tard dans la nuit dans les salles de spectacles : je me glisse dans les coulisses d'Aznavour, de Joan-Manuel Serrat, de Demis Roussos, etc…

 

L'année suivante, j'ai une promotion, un bureau et un appartement à Gérone. C'est Pierre Sourbes qui dirige l'agence et m'envoie faire des reportages sur toute la côte avec le photographe Jean Roig. C'est une aventure quotidienne; j'écris avec le pseudo de "France", idée de Sourbes : je fais découvrir la Catalogne avec les yeux d'une Française candide…J'écris presque les nouvelles "Lettres persanes" et me prend pour le Montesquieu de l'Ampurdan…

 

 

Quand une étudiante me téléphonera pour en savoir plus sur l'expérience journalistique en Costa Brava (*), elle sera étonnée d'apprendre que "France, c'était Jean-Pierre Bonnel"…

 

 

Ce second été sera fabuleux ! Outre les rencontres avec d'autres correspondants : Lluis Millan, Christine Blot et Daniel Poveda à Blanes, Christian Bachelier…des jeunes dynamiques et qui savent écrire… 

 

Je travaille avec Salvador, Denat (Pierrot des ventes, je ferai la connaissance de Michel Arcens plus tard), avec Neus, secrétaire à Playa, et surtout avec Etienne Montes, formidable photographe (au Salvador, rencontre avec Carlos…). 

 

Avec lui, je travaille avec Modest Cuixart pour un livre d'art, à Palafrugell. Je rencontre Dali chez lui à Port-Lligat…et mille aventures chaque jour.

 A la fin de l'été, P.Sourbès veut m'embaucher à L'Indép. de Perpignan et je rate alors ma vocation, préférant me diriger vers l'enseignement…

 

Je garderai toujours des moments heureux avec le journalisme, en écrivant des articles pour de nombreux journaux (Le Monde, Les Echos, Terres catalanes…), en créant de petites feuilles locales ou des blogs…en devenant, récemment, correspondant éphémère (5 semaines !) de L'Indépendant catalan à Collioure…

 

 

 

*Mémoire de maîtrise : - CAZILLAC Laurence, L'Indépendant, édition Costa Brava, le quotidien de vos vacances d'été en Espagne, 1966-1977, dir. J.Y. Mollier et D. Cooper-Richet.

 

(Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines Laboratoire de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)

 
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 10:11

 

* Un journalisme critique est-il possible ?

 

Les infos naissant à tous moments sont répercutées en boucle par les radios, blogs et réseaux sociaux qui interviennent dans l'instant. Le public ne supporte plus l'information "froide" : le média plus lent (quotidien, hebdo…) n'apporte rien en répétant l'info connue : il doit l'aborder de façon différente, d'un autre point de vue, critique, humoristique…

 

En tout cas le média papier doit, grâce au recul,  approfondir le problème, investiguer, et laisser la place aux idées, aux débats, aux controverses. Laisser la parole au lecteur, aux spécialistes, aux responsables : il faut trouver le juste milieu entre le café du commerce et la spéculation intellectuelle. 

 

Il s'agit d'informer, d'éduquer un public populaire en apportant des preuves, des chiffres, des témoignages : cependant le lectorat se méfie d'une presse dépendante des forces de l'argent et de la politique. 

 

Le quotidien local ne peut être indépendant des pressions de personnalités locales ou de groupes d'intérêt et de pression…

 

Pour mener des enquêtes et aboutir à la vérité, il faut du temps, de la disponibilité un journaliste à plein temps; il est plus facile de recourir au fait divers, au microcosme politicien...

 

La critique artistique ne doit pas avoir peur de dire du mal des pseudos-artistes ou des installations à la mode.

 Quant à la critique littéraire, elle a disparu et se résume à du "copinage" : un auteur est ami avec un journaliste…un journaliste est proche d'une maison d'édition… L'association littéraire locale peut avoir le monopole des infos littéraires… Ce n'est plus la qualité que l'on reconnaît mais l'influence des agents littéraires...

 

Peu à peu, face à ces passe-droit, à ce traitement subjectif et partiel de l'info, le lecteur se détache du journal... La presse est responsable de sa propre déchéance !

 

Et pourtant la presse pourrait être un filtre critique et démocratique. Participer à l'affinement du goût et de la culture du lecteur. 

 

Mais on va vers la facilité, le politiquement correct, la lâcheté généralisée, le poncif, le style terne et les lieux communs. Les chroniques impertinentes et les opinions polémistes disparaissent. Censure (regard de la hiérarchie pour ne pas incommoder les acteurs financiers et politiques du coin), et surtout autocensure, de la part du journaliste qui a peur, dominent...

 

JPB

 
Pour un journalisme critique - Indépendance - Censure, groupes de presse privés

** La censure au FIGARO - J. D'Ormesson :

il est le dernier représentant de la France aristocratique, dans sa version acceptable pour le grand public, car il a de l’humour et de l’esprit.

On oublie aussi d’autres aspects moins reluisants. En 1975, lorsqu’il était directeur du Figaro, il est parvenu à faire couper, sur Antenne 2 , «Un air de liberté» de Jean Ferrat qui mettait en cause le soutien du journal et de son directeur à la guerre du Vietnam: «Ah! Monsieur d’Ormesson/vous osiez déclarer/qu’un air de liberté/flottait sur Saigon/avant que cette ville/s’appelle Hô Chi Minh-Ville.» La polémique fut vive.

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Le maire de Perpignan et la liberté des journalistes :

L'horreur 7 Janvier 2015, 16:17pm | Publié par Jean-Marc Pujol

Ce mercredi 7 janvier 2015, à midi, je présentais mes vœux à la presse, cérémonie traditionnelle organisée au Théâtre de l’Archipel, à Perpignan.. Une soixantaine de journalistes avaient répondu présents à l’invitation. J’avoue que malgré la routine qui entoure un tel exercice, j’ai eu beaucoup de mal à trouver les mots et un sens aux paroles que je devais prononcer face aux médias de la Ville, du Département et de la Région.

A peine étais-je installé à la tribune, je n’avais pas encore prononcé les premiers mots de bienvenue, que l’on m’informait de l’horreur de l’attentat perpétré ce même jour à la mi-journée, dans les locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Dans ces moments-là, devant un tel acte abominable, on a le sentiment que tout s’écroule sous nos pieds.

Moi qui ai toujours accepté la liberté des journalistes, quels que soient leurs commentaires à mon égard, ou sur ma ville, je me suis senti l’un des leurs, partageant le métier difficile qu’ils écrivent, ou qu’ils dessinent, au quotidien. Journaliste. C’est un métier nécessaire. C’est un métier essentiel pour la liberté, et cette attaque contre la rédaction du journal Charlie Hebdo est justement faite pour faire taire la liberté. Rien, absolument rien ! ne peut justifier des actes terroristes, une barbarie. Je serai présent ce jeudi à 11h 30, devant le Club de la Presse Catalan, rue du Castillet, pour un hommage aux victimes et à leurs familles.

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Pourquoi votre journal s’appelle-t-il L’Indépendant ?

Certains s’appellent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Le Télégramme de Brest, Le Parisien, Le Monde, Nice Matin... Pour l’originalité, on repassera. Mais avec le vôtre, de journal, le mien, le nôtre, c’est un autre cachet ! «L’Indépendant»... Alors de quoi est-il «indépendant», justement ?


Pour comprendre de quoi notre quotidien se dit affranchi, il faut remonter à avant sa naissance, c’est-à-dire à sa conception, il y a presque 170 ans. A l’époque, la France vit sous le régime de la royauté. Le célèbre François Arago, plutôt républicain, joue sa place de député des P.-O. aux législatives d’août 1846 face aux monarchistes. Ses amis proches décident alors de fonder pour lui un organe de soutien : ce sera un périodique, qui paraîtra les mercredis et samedis... et qui sera « indépendant ».

Indépendant du Journal des Pyrénées-Orientales, très célèbre à l’époque mais d’obédience royaliste, et surtout indépendant de la préfecture, tournée vers la monarchie elle-aussi : le nouveau-né veut être aussi libre que critique. Son premier numéro paraît donc le 1er janvier 1846 sous le nom de L’Indépendant des Pyrénées-Orientales.

Le bi-hebdomadaire sortira durant deux ans et demi, puis finira par imploser à l’été 1848. Il renaîtra vingt ans plus tard, par la volonté de ses fidèles de la première heure. Près d’un siècle et demi plus tard, et malgré les heures sombres de Vichy, (*) votre journal est toujours présent dans le paysage catalan, entre vos mains et sous vos yeux...

Ah, oui, petit détail pour finir... Figurez-vous qu’à sa conception, parmi les seize administrateurs du journal, se trouvait un homme d’affaires perpignanais du nom de François Rivière. Mais il est vrai qu’à l’époque de la création de L’Indépendant, le ballon ovale n’était pas encore la religion de nos villages...

(article paru dans L'Indépendant, été 2015, écrit par un pigiste)

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Les médias priés en France sont détenus par les groupes Vivendi/canal+, Bouygues/TF1, Dassault/Le Figaro, Altice/P.Drahi, Bertelsmann/RTL, Lagardère (Paris-Match), LVMH/B.Arnault (Les Echos), La Monde/BNP, Amaury/L'Equipe…

Les journaux de province :

L'Indépendant "catalan" est une entreprise privée, qui doit d'abord gagner de l'argent pour payer ses salariés, le coût de l'impression…et accessoirement rapporter à ses actionnaires et propriétaires. La pub (privée ou des institutions : mairie, CD66, Région…) couvre pas mal de frais et le tirage de moins en moins (45000 exemplaires actuels pour l'Indép ? En baisse continuelle…)
Il faut donc séduire le lectorat, populaire, villageois, par la page décès, les annonces, les couvertures sur les faits divers et catastrophes, les pages des villages… Le journal peut informer aussi, de façon objective, aussi, en donnant la parole aux divers courants politiques, sociaux, syndicaux… Il devrait avoir des chroniques littéraires, catalanes (comme naguère avec Pere Verdaguer, mais c'est fini)… Si le quotidien ne fait pas cela, il peut s'interroger sur les causes de son déclin régulier...


JPB

- - - Les faits divers :

La presse et les faits divers : ne pas critiquer car nous sommes responsables de cet état de fait, en allant lire ces échos sur les sites et en achetant les journaux people… La presse, elle, va dans le sens du goût du public et cherche à élargir ses ventes…

Leucate: le chien mordu par une vipère se porte bien

La nouvelle ravira tous les amis des animaux, après avoir rassuré ses propriétaires. Elsee, la chienne qui avait été mordue à la truffe par une vipère à Port-Leucate, se porte bien. Elle est...

Carcassonne: ivre et bruyant, le fêtard s’écroule dans l’escalier et casse la jambe d’un policier

C’est peu avant minuit, dans la nuit de mardi à mercredi, que les policiers carcassonnais ont dû intervenir dans un appartement de la rue Jules-Sauzède, où du tapage nocturne venait de leur...

Narbonne: un pompier caillassé lors d'une intervention avenue Pompidor

Leucate: Mordu au museau par une vipère rare

Accident sur la RN 116 entre Marquixanes et Vinça

Saint-Laurent de la Cabrerisse (Aude): un homme tue sa compagne à l'arme blanche

Leucate: Mordu au museau par une vipère rare

(quelques titres copiés du site du quotidien catalan L'Indépendant

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 09:22
liberté d'expression
liberté d'expression

Informer en toute liberté *

La presse écrite, en crise, avec la concurrence des nouveaux médias et l'affaiblissement constant de la lecture sur papier, est, aux mains de groupes financiers (L'Express, en ce moment, avec de nombreux licenciements), est ballotté de propriétaire -Les journaux du Midi, Sud-Ouest- en propriétaire -Le Monde, La Dépêche-, pour L'Indépendant "catalan"...

Face à internet, à la gratuité, à la rapidité de l'information (ou de la rumeur) véhiculée par les réseaux sociaux, les médias classiques perdent leur monopole et du lectorat : leur part de marché s'effrite, ils doivent s'adapter…mais c'est très difficile face à la vague médiatique : le média papier est en train d'agoniser.

Pour retarder cette mort annoncée, les médias classiques se restructurent, créent leur propre site, utilisent des personnels sous-payés, non titulaires, reçoivent la manne publicitaire des élus du département et de la région, perdant ainsi la pleine liberté de parole.

La presse quotidienne a recours surtout au fait divers, à l'info locale croustillante, au voyeurisme, au sensationnalisme : la qualité et la rigueur souffrent de cette dépendance à l'argent, aux annonces commerciales et aux pressions politiques…(1)

Face à une info tronquée, subjective ou à une absence d'info (omerta pour ne pas choquer une communauté, un clan politique ou financier), le public se tourne vers des journaux d'humeur et de révélation (Charlie-Le Canard enchaîné) et surtout vers les médias virtuels, les blogs indépendants, les "lanceurs d'alerte", ou les journalistes d'investigation, tels médiapart, ou, à la télé, "Cash investigation", sur la 2.

Ces nouveaux médias appliquent la formule de G. Orwell :

" Le journalisme consiste à publier ce que d'autres ne voudraient pas voir."

Ces gêneurs sont confrontés à la toute-puissance des patrons de presse et de l'univers politique : le journaliste solitaire et impertinent Denis Robert batailla pendant dix ans contre Clearstream; un film récent a montré le courage et le travail d'investigation de ce journaliste exemplaire qui est reconnu par la justice en 2011…

* à propos du livre "Informer n'est pas un délit. Ensemble contre les nouvelles censures" (Calmann-Levy, 2015, 17 euros)

- - -

(1) Le budget de communication de G.Frêche, à Montpellier, à la tête de la Région L-Roussillon. était de 38 millions d'euros. Comme C. Bourquin, après lui, il exerçait une pression financière sur les journaux si bien que les articles concernant un annonceur devaient recevoir l'aval de la direction (cf. La gazette de Montpellier- J.O.Teyssier - J.Molénat…)

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à suivre : pour que la lecture d'un quotidien continue à rester "la prière quotidienne de l'homme moderne" (Hegel) -

Nostalgie de L'Indépendant "édition Costa Brava" -

Le site catalan : portrait de Magdalena Julliard -

Contre les nouvelles censures.

JPB

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 06:53
Pierre Bourdieu

Pierre Bourdieu

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:05
La presse qu'on mérite..? - Des journaux qui donnent une image négative du &quot;Pays catalan&quot;

la "Une" du quotidien "catalan" du 27.8.2015

 

 

* Je reprends la réflexion de 

Steve Golliot-Villers le 27 août 2015 à 07:52 ·(publiée dans facebook) :

 

 

Que voilà donc un titre fort peu à propos ! 

Le rédacteur en chef de l'Indépendant serait-il un inconditionnel de la collection "Harlequin" ?

 

"L'amoureux" ?

"L'assassin présumé" ou "le meurtrier est passé aux aveux" serait plus opportun.

 

Par contre, le terme "amoureux" aurait dû, même si c'est un cliché, figurer derrière le mot "dépit" par ce que pour l'instant on peut considérer d'après ce titre que la victime est morte parce que l'assassin n'avait pas gagné au tiercé, ou avait raté son bus.

On retiendra aussi l'emploi du terme "égorgée", précision tout à fait inopportune, sauf dans une logique bassement sensationnaliste tout aussi déplacée, "assassinée" aurait amplement suffi.

 

Moins choquant certes que l'acte qui le provoque, cet impair journalistique confine à une forme d'indifférence coupable pour la tragique nature des faits au profit de je ne sais quelle routine éditoriale.

In fine, une question de respect, je suppose.

Toutes mes condoléances à la famille de la victime.

 

 

 - - - La presse qu'on mérite..?

 

 

 

Le traitement de l'information (? plutôt du fait divers, faisant d'un quotidien un journal à "sensation"…) à la "une" du journal, cette "info", pendant plusieurs jours successifs...

 

Il faut remarquer que cette triste nouvelle est décrite en 5 petites lignes par le quotidien Le Monde daté du 28.8.2015 (le quotidien s'est contenté de reprendre une dépêche de l'AFP, pas les infos du dossier du quotidien "catalan").

 

 Il ne s'agit que d'un drame passionnel, donc une faire privée. Mais dans le contexte spécial de Perpignan (existence de communautés gitane, maghrébine importante, bagarres et tensions entre elles - cf. un mort en 2005, racisme, vote FN important : 45 % lors des municipales de mars 2014, au premier tour, crimes et disparitions : à la gare, affaire Benitez non élucidée…

 

Le journal entretient un climat malsain qui exploite le thème de l'insécurité et assure des ventes importantes quand un tel événement, sans rapport avec le contexte de la cité, arrive.

 

Cette politique éditoriale (annonce du fait divers en couverture, photos trafiquées montrées en gros plan, recours à des photos sur facebook…) démagogique, exploitant le trouble et le sensationnel fait le jeu des extrémistes et nuit à l'image de la ville que le maire de Perpignan essaie de restaurer par des initiatives positives (Perpignan ville d'art et d'histoire, animation et culture, marchés conviviaux, médiation dans les quartiers : cinéma, casa musicale…)

 

On a la presse qu'on mérite…Soyons juste, le lectorat des P.O. dispose d'organes médiatiques respectant l'éthique et la déontologie (Le travailleur catalan, La semaine du Roussillon, Crème catalane…et quelques sites et blogs intéressants)

Mais, comme il est plus facile, étant donné la crise de l'écrit, de pratiquer la veine "people" au lieu de viser haut et de livrer une info de qualité (comme les pages de Serge Bonnery, dans L'Indépendant), on va dans le sens du lecteur (mais le sensationnel est-il vraiment le désir du lecteur?)

 

La presse qu'on mérite, vraiment? Non, nous ne méritons pas, non plus, cet hebdo peu courageux, qui donne dans la haine, avec des articles anonymes, qui se dit "catalan", lui aussi, et "petit" aussi (là, on est d'accord), insultant un écrivain d'ici ou pratiquant un racisme permanent…

 

J.P.Bonnel

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 09:25

* L'ami Serge LLADO 

 

(plusieurs années avec lui, en classe, au lycée Arago…Parfois, à la sortie du bahut, j'allais chez lui, àSaint-Martin, et il me chantait ses poèmes récents…) le chansonnier talentueux, le poète perpignanais qui fait carrière à Paris (cabarets, TV, radio) et ailleurs, profite de l'été pour revoir le pays et donner des soirées. Hier soir à Sainte-Marie de la Mer, plage "singulière" (pour le pluriel, se rendre en Camargue), il fit l'éloge des correspondants de l'indépendant : ces prolétaires de la presse, sans contrat écrit, sans considération, sans frais de déplacement, gagnant entre 60 et 160 euros par mois, selon la production de textes, structurent pourtant les pages locales du journal et constituent des paroles inestimables… 

Leur seul privilège est d'être abonné au journal gratuitement pendant la durée de leur mandat.

 

Embauché le 1er juillet 2015, j'ai attendu 3 semaines pour obtenir la version internet. Viré 5 semaines plus tard, à peine, il n'a fallu que 3 jours aux services pour me supprimer l'abonnement ! Quand on veut, on peut, surtout quand on veut le pire !

 

A part ça, la page de Collioure demeure vide… Et rien sur la création d'une synagogue au centre de Perpignan.. Et rien sur les départs au journal et sur ce qui se prépare avec l'arrivée de BAYLET, cette gauche si riche et si peu "radicale" qu'elle est devenue la nouvelle droite, décidée à censurer partout pour gagner beaucoup d'argent...

 

 

**L'ami Francisco ORTIZ est un homme humble, un humaniste et un musicien de talent :

 

Collioure - Francisco ORTIZ, guitariste, pour un hommage à Machado - Bonnel

 

 

 

Ce guitariste talentueux, bien connu dans le département et la région accompagnera l'acteur M. Lonsdale, pour un hommage au poète Antonio Machado, enterré à Collioure.

 

Juan Francisco Ortiz est un guitariste classique français né le 11 septembre 1947. Professeur certifié « hors classe » de guitare au Conservatoire national de Région (CNR) de Perpignan, il est désormais à la retraite, mais travaille, en fait, plus que jamais…

 

 

Il étudie avec Ramon Cueto, Ida Presti et Alexandre Layoga et Andrès Segovia, entre autres. Développe depuis une vingtaine d’années une carrière internationale qui le mène dans de nombreux pays : États-Unis, Russie, Espagne, Costa Rica (qui le nomme membre honoraire de la Sociedad Guitarrística Costarricense et lui décerne la distinction "Honor al Mérito" en 1988), Argentine (Citoyen d’Honneur de San Ignacio), Honduras (Citoyen d’Honneur de San Pedro Sula), Salvador, Chili, Mexique, Brésil, Pérou, Turquie, Pologne, Yougoslavie, Biélorussie, Bulgarie, Roumanie, Allemagne, Italie, Suisse, Maroc, Algérie, Finlande …

 

Il joue dans les maisons natales de Claude Debussy à Saint Germain en Laye, Miguel Hernandez à Orihuela, Federico Garcia Lorca à Fuentes Vaqueros, au musée Andrès Segovia de Linares (Espagne), de George Enesco à Tescani (Roumanie). 

 

Il crée en 1974 le stage des « Guitares en Saubestre » qui se prolonge en Alsace et continue actuellement en Andalousie avec el « Curso Internacional del Condado ».

 

Sa discographie comprend six CD de musique inédite, sortant de l’oubli des compositeurs : François de Fossa – l’œuvre pour guitare seule ; Maestro Antonio J.Manjón ; Amigos… ; La guitarra Española de Juan Parga et La Guitarra de Garcia Lorca et Tangos de la Guardia Vieja y Prostibularios…

 

Membre du jury du concours Vicente Ascenció à Valencia, du concours Andrès Segovia à Linares, il est nommé Président du jury du concours Luis Milan à l’Olleria en Espagne et du concours national de Pachuca au Mexique.

 

F. Ortiz est invité par les plus grands festivals, à travers le monde. 

 Cet homme humble, humaniste, a été décoré de la Croix d’Argent du Mérite et Dévouement français. En 2003, il obtient pour son travail la récompense "21st Century Award of Achievement" de l’Université de Cambridge (Angleterre).

 

 

J.P.Bonnel

Michaël Lonsdale et Francisco ORTIZ © photos Mairie de Collioure, Jacques Garseau
Michaël Lonsdale et Francisco ORTIZ © photos Mairie de Collioure, Jacques Garseau
Michaël Lonsdale et Francisco ORTIZ © photos Mairie de Collioure, Jacques Garseau
Michaël Lonsdale et Francisco ORTIZ © photos Mairie de Collioure, Jacques Garseau
Michaël Lonsdale et Francisco ORTIZ © photos Mairie de Collioure, Jacques Garseau

Michaël Lonsdale et Francisco ORTIZ © photos Mairie de Collioure, Jacques Garseau

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 11:03
VALMANYA - Nazis et Résistants
VALMANYA - Nazis et Résistants

* La page de Collioure est encore vide ce matin dans L'Indépendant : à part, dans le bloc-notes et, depuis le début de l'été, avec un bel article anonyme…une info sur l'atelier de la pseudo-artiste Cantagrill… Copinage…Publicité déguisée… Cette dame a des appuis et peut-être un amant dans la rédaction...

**Rien, non plus, sur le départ du Directeur de la rédaction, Philippe Campa : l'information arrive lentement dans le journal des "Coups de Baylet"...

---

***A propos d'indépendance, j'ai été "viré", dernier argument, parce que j'écrivais dans le journal de C. Ripoull et de l'association Equilibre : "L'Indépendante".

Ce titre irrite notre rédacteur en chef préféré et il déteste dame Clotilde. Pourtant, il faut lire son journal (gratuit, distribué dans les quartiers, sinon contactez moi: 06 31 69 09 32) : j'avais écrit ces textes il y a 6 mois et le journal est sorti en retard. Je n'avais rien écrit contre M. Pujol depuis mon travail à Collioure (là, sérieux et objectif, je crois, aucune critique ne m'a été formulée). Mais je ne regrette rien...

- - -

***Un article bienvenu, hier, vendredi :

Pourquoi votre journal s’appelle-t-il L’Indépendant ?

Certains s’appellent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Le Télégramme de Brest, Le Parisien, Le Monde, Nice Matin... Pour l’originalité, on repassera. Mais avec le vôtre, de journal, le mien, le nôtre, c’est un autre cachet ! «L’Indépendant»... Alors de quoi est-il «indépendant», justement?
Pour comprendre de quoi notre quotidien se dit affranchi, il faut remonter à avant sa naissance, c’est-à-dire à sa conception, il y a presque 170 ans. A l’époque, la France vit sous le régime de la royauté. Le célèbre François Arago, plutôt républicain, joue sa place de député des P.-O. aux législatives d’août 1846 face aux monarchistes. Ses amis proches décident alors de fonder pour lui un organe de soutien : ce sera un périodique,

qui paraîtra les mercredis et samedis... et qui sera
« indépendant ». Indépendant du Journal des Pyrénées-Orientales, très célèbre à l’époque mais d’obédience royaliste, et

surtout indépendant de la préfecture, tournée vers la monarchie elle-aussi : le nouveau-né veut être aussi libre que critique. Son premier numéro paraît donc le 1er janvier 1846 sous le nom de

La chronique d'Emilie Hoerner

L’Indépendant des Pyrénées-Orientales. Le bi-hebdomadaire sortira durant deux ans et demi, puis finira par imploser à l’été 1848. Il renaîtra vingt ans plus tard, par la volonté de ses fidèles de la première heure. Près d’un siècle et demi plus tard, et malgré les heures sombres de Vichy, votre journal est toujours présent dans le paysage catalan, entre vos mains et sous vos yeux...

Ah, oui, petit détail pour finir... Figurez-vous qu’à sa conception, parmi les seize administrateurs du journal, se trouvait un homme d’affaires perpignanais du nom de François Rivière. Mais il est vrai qu’à l’époque de la création de L’Indépendant, le ballon ovale n’était pas encore la religion de nos villages...

- - -

***Rien non plus sur la nouvelle synagogue : il est évident qu'un dossier bien objectif et documenté se prépare…Cela fait 10 jours que j'ai éventé l'affaire et le mécontentement du voisinage… Des dossiers se préparent à L'Indépdépendant : sur le club de basket qui a coûté aux Perpignanais 500 000 euros (cadeau de J.M.Pujol à son amie Fatima… Sur l'argent que copte L'Archipel… Sur les malfaçons pour la passerelle conduisant au Vernet… Sur les pots de vins lors de constructions d'hypermarchés et du Carré d'or, route de Canet...

****Rien sur l'action (?) de nos élus, mairie et conseil départementale, qui ont été oubliés par la réforme territoriale; les 2 régions jumelées ont oublié le pays catalan...

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 11:34
Fabrice Thomas © L'Archipel contre-attaque
Fabrice Thomas © L'Archipel contre-attaque

La naissance d'un journal constitue un événement très important, à l'heure où les médias de papier souffrent de la concurrence du numérique et d'internet, au moment où, dans le 66, la presse est en danger (achat de L'Indépendant par la famille Baylet, après avoir subi les fantaisies du Monde et de Sud-Ouest - Un "Petit journal" consacré aux faits divers - Un "Travailleur catalan" très peu diffusé- une "Semaine du Roussillon" insipide, décevante, ayant renoncé à son esprit critique, des organes de propagande inutiles, tels les mensuels de la mairie et du CG66…).

C'est pourquoi il faut saluer l'initiative courageuse de Fabrice Thomas, personnalité connue à Perpignan pour avoir lancé de nombreux journaux, de Terres Catalanes à Place à ragots, en passant par les sites de "Perpignan tout va bien" (critiquant surtout J.P.Alduy) et "C.politique (qui fait la satire du PS et du CG66).

F. Thomas est un journaliste rigoureux, patient, privilégiant l'enquête sérieuse, visant à l'objectivité et à un lecteur exigeant, qui ne redoute pas l'analyse longue et précise. La préface à "Crème catalane" revient sur ces valeurs et nous ne pouvons qu'acquiescer.

Cependant, beaucoup d'amertume demeure chez F.Thomas : il revient avec un portrait de JP.Alduy, après avoir écrit, naguère, un beau livre sarcastique sur ce politicien mégalo et mécano… En outre, il ne se remet pas de son passage par "L'accent catalan" socialiste; il est à présent, travaillant pour la mairie, (*) un peu handicapé pour critiquer J.Marc Pujol : d'ailleurs, la seule personnalité politique éreintée dans ce n°1 est Clotilde Ripoull, qui, pourtant, a pris du recul par rapport au monde politicien local… Cet hommage de la revue, en ouverture, signifie donc que cette jeune femme dérangeante est importante et indépendante, et elle est critiquée une seconde fois par l'invité de cette revue passionnante : Nicolas Caudeville, amer de n'avoir obtenu que la 17° place sur la liste Modem de l'animatrice de l'association "Equilibre"..!

C'est dommage d'entamer ce média agréable, en couleur, à la belle couverture pelliculée, par quelques phrases sur la dette de Perpignan : la situation économique de la ville méritait un dossier plus approfondi… On s'attendait d'ailleurs à plus de prospective : la situation des quartiers, la menace du FN (Louis Aliot est d'ailleurs épargné, Nicaudeville le présentant comme son "ami"…mais F.Thomas n'épargnant pas lui l'ami Nico, avec un portrait "dur", p.46 !)

Ce n°1 est tourné vers le passé (Alduy, l'enfance catalane de M. Valls, l'histoire de la place Arago), même si un reportage photo rappelle la manif pour Charlie (mais aucune analyse du phénomène et son impact ici)… Cependant, je dois remercier au passage FT de citer un de mes livres, page 84, sur les "Peintres en Catalogne, du local à l'universel")...

La revue, comme son titre l'indique, se tourne vers la gastronomie et la cuisine politicienne locale: une enquête costaude sur les restaus asiatiques est dirigée par Isabelle Goupil, et on est heureux de lire cette journaliste de talent, rejetée par Midi Libre, puis par L'Indép… Mais les autres sujets ressemblent à des pubs déguisées ; le Mas St-Pierre (qui défigure la perspective du mas Vermeil), les Rivesaltes ambrés ou le restau "Les ateliers", bien bruyant !!!

Sinon des commerces de luxe font leur pub et même la mairie de Perpignan (4° de couverture) ce qui met en doute la volonté d'objectivité du directeur de la publication…

Pour que les lecteurs répondent à son appel louable de participation, il faudra se montrer moins hargneux à l'égard de C. Ripoull (ou alors expliquer le contentieux, dresser un vrai portrait), se libérer des attaches municipales, expliquer la montée du FN dans les quartiers-ghettos, analyser les forces de "gauche" dans le département…

On attend aussi qu'une place soit faite aux arts et à la littérature : donner la parole à des peintres ou à des écrivains, afin de conférer plus de poésie et de fantaisie à ce nouveau média, que nous devons tous défendre, même s'il nous déçoit, parfois… Bon vent, bel avenir à Crème catalane !!!

J.P.B.

(*) Démenti ou précision sur ce point : F. Thomas n'est pas salarié de la mairie de Perpignan. Il a certes fait des piges pour la municipalité ou écrit des textes rémunérés pour des proches du maire actuel (UMP), mais cette activité ne remet pas en cause l'indépendance de ce journaliste qui se bat seul depuis plus de vingt ans...

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 11:22
médias
médias

Plus d'écho pour ce quotidien annoncé en 2013 et lancé en février 14 par Pierre Ginabat, ancien directeur administratif et financier du quotidien L'Indépendant. Vendu à 50 centimes, mais très mal diffusé (sur Perpignan, un peu sur la côte, pas dans les hauts cantons), ce nouveau quotidien axé sur l'économie, désirant montrer le positif des entreprises, le dynamisme des entrepreneurs, n'a jamais su s'imposer, n'a jamais trouvé son lectorat, les ventes plafonnant à 300 exemplaires environ sur Perpignan.

Pourtant, ce journal de 25 pages était aidé par le patronat (J.Font), était imprimé en Catalogne du sud, était écrit par 8 jeunes journalistes dynamiques : des emplois aidés, mais ces jeunes sont renvoyés au chômage sans traitement plein ni indemnités de déplacements...

L'échec était attendu : on ne fonde pas un journal avec un esprit de vengeance : P. Ginabat avait quitté L'Indép à l'arrivée de P. Campa, l'actuel directeur. Avec ses indemnités et l'argent de son épouse, il s'était lancé dans l'aventure installant son siège au Chemin de la Fauceille, mais on ne rivalise pas ainsi avec un journal implanté depuis des siècles, bénéficiant d'un carnet d'adresses pour la pub et d'un riche réseau de correspondants.

On ne créé pas un journal avec un chemin de fer si flou, oubliant la vie des villages, la vie culturelle, insistant sur l'économie tout en désirant s'intéresser à tout : les lacunes, les oublis étaient patents !

On ne part pas seul, accompagné par quelques journalistes qui ne sont pas originaires du département et ne connaissent pas l'état d'esprit local.

Ce quotidien vite lu devait s'intéresser à "ce qui marche", or lui-même ne marchait pas, ne vendant qu'à 500 exemplaires alors que sa viabilité était fixée à 10.000 exemplaires quotidiens.

Ce quotidien était un projet à haut risque; il aurait pu se transformer en hebdo, même si le créneau est occupé par "La Semaine du Roussillon" (et le projet de La Gazette a capoté…), mais son image est désormais ternie.

Quand j'avais rencontré P. Ginabat pour lui proposer mes services (publier des articles sur la culture, de façon bénévole), il avait avancé un oui timide, puis hésité sans cesse, et finalement ne me rappelant jamais comme il l'avait promis…

Il avait publié mon texte sur le "projet culturel des candidats aux municipales de Perpignan", mais sans mon nom et en transformant la dernière phrase…Lui faisant remarquer ce tripatouillage, M. Ginabat a fait l'innocent…. Il faisait comme on fait dans notre quotidien local catalan et républicain… Il avait de mauvaises habitudes…On ne se change pas…

"L'Echo", avec de telles bases, ne pouvait qu'échouer…

Dommage : il est toujours dangereux de voir un media disparaître; il est surtout dangereux de laisser le monopole quotidien à un journal dont les paniques sont souvent contestables (recours au fait divers…), mais qui, aiguillonné un temps par son modeste concurrent, a fait de réels efforts pour informer...

J.P.Bonnel

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