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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:14

emailing-DESDE-EL-SILENCIO.jpg      el documental “Desde el silencio. Exilio republicano en el norte de África”, al MUME, és un projecte de Sonia Subirats i Aida Albert (Asociación de Hijos y Nietos del Exilio Republicano; www.exiliorepublicano.org ). Trobareu més informació sobre l’exili republicà al Magrib als documents adjunts.

 

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Aquesta treball s’inclou dins la secció “Art i memòria. Propostes artístiques contemporànies”. Aquesta secció ocupa un petit espai situat al hall del MUME  i es dedica a la mostra periòdica de propostes artístiques contemporànies que tenen com eix del seu treball les relacions entre l’art i la memòria -individual i col·lectiva- associada a fets històrics i polítics. En aquest sentit, es dóna prioritat a aquelles obres que, a partir d’un esguard documental, emotiu i reflexiu, tenen en consideració la funció i influència que poden exercir la memòria i la figura del testimoni tant en la comprensió de la història del segle XX, com en una possible aproximació crítica a la complexitat del món actual.

 

Museu Memorial de l'Exili

Carrer Major 43-47

17700 La Jonquera

www.museuexili.cat

0034 972556533

 

**Du théâtre plein la Têt

 Conseil Général des Pyrénées-Orientales 

 

Six compagnies locales, onze communes de la vallée de la Têt, dix-huit repsentations accessibles gratuitement du 13 décembre 2013 au 25 mai 2014

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Avec ce festival de théâtre itinérant, le Conseil Général valorise la création artistique locale et amène le spectacle vivant près de chez vous. Chaque mois, une compagnie à l'honneur avec sa dernière création     

 

Programmation:

Le Réflexe "Scènes dAnthologie de Molière"

- Lundi 10 février, Ille-sur-Têt, espace la catalane - 14h30

- Lundi 17 février, Pézilla-la-Rivière, salle des fêtes - 14h30

- Samedi 22 février, Corbère, salle des fêtes - 18h

 

Amnésik "Les infernales"

- Vendredi 28 février, Ille-sur-Têt, La Fabrica - 14h30 (séance scolaire)

- Samedi 1 mars, Ille-sur-Têt, La Fabrica - 20h30

- Samedi 8 mars, Osseja, Cinéma - 20h30

 

La Loco "Le sang du Vallespir"

- Vendredi 4 avril, Baillestavy, salle des fêtes - 18h30

- Dimanche 13 avril, Campôme, salle des fêtes - 19h

- Samedi 12 avril, La tour de Carol, salle des fêtes - 18h

 

Alma "On avait dit léger"

- Dimanche 18 mai, Osseja, cinéma - 20h30

- Samedi 24 mai, Ille-sur-Têt, La Fabrica - 20h30

- Dimanche 25 mai, Taurinya, salle des fêtes - 20h30

 

Entrée libre

Renseignements:

Conseil général des Pyrénées-Orientales

Tél: +33 (0)4 68 85 85 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 11:02

Baux-MPierre.JPG Marie-Pierre Baux à la Castangalerie de Perpignan (photo J.P.Bonnel)

 

Elle est belle, elle est Baux ! Enthousiaste, passionnée, aussi, Marie-Pierre, animatrice de la culture estivale, pendant 23 ans à Perpignan,  qui vient de publier le récit de cette épopée inoubliable (1)

 

Plus qu'une directrice, qu'une gestionnaire, qu'une acheuteuse de spectacles, cette grande dame fut une créatrice, au goût très sûr et à l'esprit démocratique, désirant offrir, à l'instar de Jean Vilar, qu'elle cite à plusieurs reprises, une culture de qualité accessible au plus grand nombre. Une culture populaire de création, de haut niveau, sans démagogie. 

 

C'est cela peut-être que les autorités locales (2) ne pouvaient accepter : une culture non-bourgeoise, non réservée à un microcosme privilégié. M.P. Baux s'est donc battue avec courage, avec une grande équipe et une armée de bénévoles, auxquels elle rend hommage (3) avec générosité.

 

Elle retrace, avec une écriture fraîche, facile et imagée, la "biographie du festival" des Estivales, en racontant mille anecdotes et en décrivant les dessous d'une histoire passionnantes. A l'origine, cette idée dune culture métissée, méditerranéenne et ce n'est pas par hasard si Pedro Soler est associé à la première création "conçue, produite par "Estivales" (page 43), avec la venue de La Joselito, dont Annie Cathelin nous a parlé récemment, à la maison de la Région, à l'occasion de la sortie de son livre.

 

Marie-Pierre avait saisi l'identité de Perpignan, pas uniquement "La Catalane", mais la plurielle, faite des couches successives du passage et de l'immigration. On regrette alors que l'actuel "Archipel" ne propose pas à toutes les communautés d'ici, aux auteurs et créateurs d'ici et maintenant, des spectacles "méditerranéens" au Carré, sur le parvis, au 7ème étage...

 

Les éclats de mémoire sont parfois des éclats de voix et si l'amertume et le sentiment d'avoir été écartée de façon injuste n'apparaissent pas, la critique discrète se fait jour, ici ou là, sans que les Alduy ou Pujol soient cités pour leurs mesquineries (4) ni cet "adjoint à la culture, médecin arrogant, "patron de clinique, notable caricatural.." On aura reconnu sans peine le docteur Nicolau...

 

A ce propos se rattache le moment le plus pathétique du livre, de cet indispensable album de souvenirs culturels : le handicap d'un des fils de Marie-Pierre et les souffrances qui en découlèrent. Cet incipit vous glace...puis, peu à peu, la poésie et la joie reviennent : le spectateur se souvient de ces nuits d'ivresse sur les gradins de lieux ouverts, sous les étoiles, dans la beauté nocturne du Campo santo ou du palais des Rois de Majorque... 

 

Un page est tournée. Estivales se déroule désormais à l'intérieur, aberration nouvelle, ou sur le trottoir, sur le parvis, ce qui est plus festif, même si le lieu est restreint, inconfortable; on préfère se retrouver dans les hauts jardins de Majorque...On espère un accord intelligent entre mairie et Conseil général, afin de trouver enfin un EQUILIBRE culturel !!!

 

Merci à Marie-Pierre Baux d'avoir ressuscité ce passé proche d'une ville qui semblait avoir de l'ambition.... C'est aux Perpignanais d'écrire à présent le livre du futur...proche, lui aussi...

 

- - -

 

(1) Marie-Pierre Baux : Mes Éclats de mémoire, biographie dun festival - Format : 14 x 21,5 cm – 256 pages + Cahier-photos 16 pages - 17€

(2) mairie de Perpignan, créant "L'Archipel" en faisant appel à un directeur du Sud chassé de tous les théâtres de Catalogne; puis municipalité de Saint-Estève, avec l'aventure éphémère du Théâtre de l'Etang, que les nouveaux édiles ne voulaient pas...

 

(3) En particulier au dynamique Jean-Michel Henric, inspirateur des "scènes ouvertes", conseiller municipal de Perpignan, à qui j'adresse ici un amical bonjour.

 

(4) Ils répondent dans l'intimité que Mme Baux a laissé une sacrée ardoise...

 

 

 

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:27

14-dec--RIFLE.jpg LA RIFLE SPECTACLE

 

est un événement typique des fêtes de fin d'années à Perpignan inventé par le Théâtre de la Rencontre voilà plus de 10 ans  et qui attire chaque fois un peu plus de ''rifleurs'' qui savent passer une soirée à nulle autre pareille...

 

En effet les lots sont toujours étonnants, ludiques, rigolos, musicaux ou poétiques...  et parfois même mélo-dramato-comiques... et c'est dire !!

 

Tous les gagnants sont des privilégiés qui,  outre l'honneur de s'asseoir dans le beau fauteuil d'avant-scène, partagent dans la bonne humeur leur lot avec la salle entière..

 

Et de toute façon,  à part vider les gradins à chaque quine gagnée : comment faire autrement ???

 

Allez, on vous attend

le SAMEDI 14 DÉCEMBRE À 20 HEURES

au

THÉÂTRE de la RENCONTRE   -  SAINT-MARTIN

31 rue des Romarins – 04 68 55 54 07

 

*** Rifle et humour : 1= tout seul,

22 = les flics

6 = "La queue en l'air,

18, les pompiers

51, le pastis

14, l'homme fort

13, ma soeur Thérèse

etc.....

La taille d'un carton est généralement de 9,6 cm x 14,6 cm, cependant il n'y a pas de taille fixe. Son prix est aux alentours de 2/3.

Un joueur achète un ou plusieurs cartons (autant qu'il le souhaite), chaque carton est composé de 27 cases (3 lignes, 9 colonnes), seules 15 cases possèdent un numéro (5 par ligne).

La première colonne peut contenir des chiffres de 1 à 9, la deuxième des nombres de 10 à 19 ainsi de suite..

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***Ens plau d’informar-vos que el proper dissabte 14 de desembre, a les 11h, tindrà lloc al MUME la presentació dels següents llibres:

 

Josep Maria Corredor, Converses amb Pau Casals (Edicions de la l·l, 2012) i Josep M. Corredor, Contra la valoració de la mediocritat (Acontravent, 2012).

 

Aquesta presentació és una activitat complementària a l’exposició “JOSEP MARIA CORREDOR (1912-1981): DE CASA A EUROPA”, que es pot veure al MUME fins al 12 de gener de 2014.

 

La presentació anirà a càrrec d’ Oriol Ponsatí-Murlà, comissari de l’exposició i editor de Converses amb Pau Casals, i Francesc Montero, comissari de l’exposició, i curador de l’edició de Contra la valoració de la mediocritat. Aquest acte comptarà amb la intervenció de Maria Rosa Corredor, filla de Josep Maria Corredor

 

Lloc: Aula Pedagògica del MUME

 

 

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Converses amb Pau Casals, editat per primera vegada el 1955, és un dels llibres catalans amb més projecció internacional a la segona meitat del segle XX. Josep M. Corredor, a partir del seu talent assagístic i l’amistat que l’unia al músic exiliat, va saber transmetre el que és fins ara la millor porta d’entrada a la vida i pensament de Pau Casals. L’acurada reedició d’Edicions de la Ela Geminada és una nova oportunitat per accedir a una obra que és pot considerar com un clàssic de la cultura catalana.

 

Contra la valoració de la mediocritat és una selecció de textos de Josep M. Corredor que reflecteix la vigència i l’interès que encara té avui el seu pensament. El volum, amb l’orientació per al lector que suposa l’edició crítica de Francesc Montero, recull un seguit d’articles i assaigs breus de l’intel·lectual gironí. La realitat cultural i lingüística catalana de l’exili i l’interior durant el franquisme, juntament amb el plantejament de quina Catalunya construir després del franquisme, són algunes de les principals qüestions que apareixen en els textos seleccionats.

 

 

Museu Memorial de l'Exili

Carrer Major 43-47

17700 La Jonquera

www.museuexili.cat

0034 972556533

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 09:56

18-octobr.JPG Séminaire sur le chamanisme, par André Roger, le vendredi 18 octobre, à 18h30, salle Jean Pierre Frances, ps de l'église, à Villelongue de la Salanque (entrée libre) :

 

 

A LA RENCONTRE DES CULTURES PREMIERES : Ecoutez ce que dit le chamane yanomani,Davi Kopewana.dans La chute du ciel :

"Nous sommes differents des Blancs et notre pensée est autre...Vous prétendez

souvent aimer ce que vous appelez la nature. Alors, ne vous contentez pas de discourir. Défendez-la."

 

Cette pensée "autre" l'anthropologie occidentale, l'ausculte et la dissèque depuis plus d'un siècle.

 

Curiosité, voyeurisme, compassion? Allez savoir...

 Impudique,pensez vous. Le sentimentalisme exotique de nos intrusions télévisuelles...

 allons donc "Le bon sauvage existe .nous l'avons rencontré !"

 

presente par l Association Frontieres et Andre Roger

 

** Vendredi 18 octobre, à 20h30, au théâtre de la REncontre, à Perpignan (31 rue des Romarins), création "Courage fuyons", apport entre la peur et le courage (5 et 10 euros l'entrée)

 

La Cie Vent de sable

serait très heureuse de votre présence!

 

Jetez un oeil à la pièce jointe 

Bien Cordialement et à bientôt

 

Catherine Alasset

Cie Vent de Sable

06 84 48 94 181

 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 10:43

duro.jpg Maurice Durozier duroz.jpg   durozier-m.jpg   Rencontre avec Maurice Durozier - Il va jouer "Parole d'acteur" - 

 

Il aime Perpignan, où il est né.

 

 Il fait, avec son spectacle, une "PUB MONDIALE pour PERPIGNAN" !!! 

 

Et si M.Durozier était choisi comme parrain et (pro)moteur des Estivales de Perpignan..? Je lance la suggestion, bouteille à la mer (pas de l'indifférence, j'espère!). 

Il refuserait, d'abord, parce qu'il connaît trop bien la main mise des politiques locaux, sur la culture ; ensuite, parce que c'est un acteur et son ambition dans la vie, est de jouer…

 

 

 

Notre rendez-vous est fixé rue de l'Ange, là où Picasso passa plusieurs étés, dans la demeure de Carlos Delazerme, hôtel particulier devenu musée des Beaux-arts H.Rigaud. L'ange et la culture : en face de notre café "fouillis", la boutique d'Harmonia Mundi. La peinture et la musique, mais il est question ce matin de théâtre !

 

En effet, je suis venu m'entretenir avec un homme de théâtre, avec un acteur, un créateur, un des "soleils du théâtre" français actuel, originaire de Perpignan, mais qui, depuis trente ans travaille à Paris, avec Ariane Mnouchkine, au Théâtre du Soleil. 

 

Maurice Durozier poursuit l'aventure collective de cette troupe qui joue de par le monde. Il est resté fidèle aux valeurs qu'il découvrit dans l'enfance, au coeur de sa famille, et dans l'adolescence, avec son engagement politique libertaire : solidarité, communauté, défense des plus pauvres, des exilés... Cet esprit de générosité, cet enthousiaste pour les utopies concrètes et positives, il le porte toujours au plus profond de lui-même, avec humilité et sens du partage..

 

Cet été, il revient aux sources. Au pays. En Catalogne. Il a joué, hier, à Barcelone. A présent, il s'arrête à Perpignan, pour retrouver sa famille, ses amis, et pour "Parole d'acteur", pour notre plus grand bonheur, au Couvent des Minimes, rue Rabelais :  il nous offre une version de sa pièce, écrite avec sa fille, en français, jeudi 24 juillet, puis le lendemain en catalan...

 

"Parole d'acteur, ce fut comme un miracle, une adhésion immédiate ! "

 

Le café-antiquité-brocante nous suggère un retour sur le passé : "Partir de Perpignan, il a fallu s'arracher pour quitter le pays !"

 

Maurice raconte le premier échec, en 1973, à Paris : il n'était pas prêt à affronter la capitale et le monde du spectacle. Il y eut un second départ en 1970 : "J'avais accompli une espèce d'alchimie, entre désir de grandir et choses en nous qu'il faut vivre: il faut dire que j'ai baigné dans ce climat du théâtre car ma famille faisait du théâtre ambulant... Mais ce fut dur de "s'arracher" aux amis d'ici, de Perpignan et du quartier..." 

 

En effet, Maurice avait créé le Teatret del Vernet et avait tout donné à cette aventure théâtrale.  A la même époque, dans les années soixante-quinze, eut lieu la lutte pour la défense du Bourdigou, communauté libre entre mer et Salanque. L'homme était désormais bien armé pour aller à l'assaut de Paris !

 

"J'ai réussi à partir, mais, au fond de moi, j'ai dû vivre cette fuite comme une trahison : à l'époque, il fallait "vivre et travailler au pays" ! Pour ne pas perdre les racines, je me suis inscrit à un cours de catalan, de M.Dorrendeu, à la Sorbonne." 

 

Le Théâtre du Soleil - La Cartoucherie de Vincennes :

 

"J'ai eu cette chance de rencontrer Ariane Mnouchkine. J'ai eu aussi cette volonté de choisir cette troupe, mais il faut d'abord la chance d'arriver à cet endroit; c'était exactement le théâtre que je voulais faire, un théâtre engagé dans son temps. Une troupe qui s'interroge : Qu'est -ce que c'est faire du théâtre aujourd'hui ? Une troupe qui fournit un travail collectif.

 

En Inde, j'ai beaucoup appris. Appris que tout ce qui t'a été transmis, il faut le transmettre, à ton tour !

 

Pour écrire "Parole d'acteur", j'ai demandé à ma fille, âgée de vingt ans, de me poser des questions. Je raconte mon voyage initiatique, la voie du théâtre que j'ai voulu faire, pleine de surprises, de rencontres et d'enthousiasme ! En Europe, aujourd'hui, on manque cruellement d'enthousiasme...

 

De fait en racontant mon histoire, je fais, avec ce spectacle, une grande pub mondiale pour Perpignan. Pas de nostalgie de ma part ; j'essaie de rester dans l'esprit de générosité qui existait à cette époque, dans les années 70.

Je travaille avec une troupe qui a réussi gardé ces valeurs de joie, du collectif; je transmets cet esprit, du point de vue de l'acteur. Et l'alchimie gagne, le merveilleux s'instaure : les gens s'identifient à cette histoire, même les spectateurs qui n'ont jamais appartenu au monde du théâtre... Ils passent de l'autre côté du miroir, dans l'intimité de l'acteur; ce monde les intéresse. Dans ma pièce, les acteurs parlent du travail théâtral; ce fut un premier jet; ensuite, en tirant ce fil (d'Ariane..? remarque du questionneur), il faut reconstituer ce passé...

Je ne fais pas de bilan avec cette création, plutôt une analyse; surtout je veux partager le vécu en le formulant : c'est un projet littéraire, un texte écrit."

 

Maurice Durozier est généreux; il ne prendra pas de cachet pour ce spectacle; la recette financera le prochain disque de Pere Figueres. Pour clôturer sa tournée en Catalogne, Maurice a eu la volonté de contacter les gens d'ici, les responsables de la culture, dont Guillaume Lagnel : "J'ai choisi de venir, pour envoyer un signe de solidarité aux artistes et au public catalan".

 

Perpignan a bien de la chance...   (propos recueillis par J.P.Bonnel le 24.7.2013)

 

 

durozier-et-caudeville.jpg  M.Durozier, au milieu, place de la République, entre Nicolas Caudeville et Jean-Pierre Bonnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 09:50

durozier.jpg Maurice Durozier ©Amilcar Persichetti - Théâtre du Soleil, Paris.

 

Je rencontre ce matin Maurice Durozier, ce Catalan qui fait une carrière remarquable au théâtre (et dans quelques films).  Après l'entretien, je vous en dirai plus. Pour l'instant, je vous dis de vous rendre au patio des Minimes à Perpignan, pour "Perpignan en scènes" : 21h30, 5 euros, demain jeudi et après-demain...

 


Tu es ce que tu fais

La salle tout en bois sculpté où nous sommes invités à entrer ressemble à un salon. Le public s’y promène. Lambiance y est apaisante, intime, les deux hôtes nous servent du thé indien. Après quoi, la fille armée dun petit calepin, cherche les questions quelle a soigneusement notées pour les poser à son père. Lhomme a beaucoup à dire, elle lécoutera religieusement chaque fois jusquau bout et ne linterrompra jamais; ce qui, à terme, deviendra un procédé un peu systématique. Elle demande quand sait-on quon est acteur? Pourquoi les comédiens sont-ils si souvent en boucle après un spectacle? Faut-il être narcissique pour exercer ce métier? Quen est-il de ce mal incurable quon appelle légo? Est-ce difficile de sortir dun rôle? Comment gérer le trac? La superstition? Lacteur répond, abondamment, se raconte, en pointillés, il dit avec son charmant accent du Sud sa naissance à Perpignan, ses happenings exubérants avec ses amis de jeunesse, ses débuts tâtonnants au théâtre du Soleil, sa rencontre avec le masque de Polichinelle, il imite en passant la faconde dAriane Mnouchkine. Il revient sur ses voyages au Brésil, plus exactement dans la ville de Recife. Il parle de la confusion qui peut exister dans lesprit dun jeune acteur, de lillusion, de la vérité, lancien détaille ses multiples expériences de jeu, comment il a appris à gérer ses égarements et son enthousiasme, comment, au cours du travail, le corps peu à peu change de densité, comment sur scène il sagit à la fois et de perdre conscience et de trouver une énergie diabolique.

 

Lhomme est volubile, passionné, sincère. Son débit tourbillonnant fait un petit détour en Inde, passe par le N. York des années 60/70, le living, Grotowski. Il soliloque sur le long chemin de la répétition, sur la nécessité dexpulser lennemi intérieur pour soublier, faire le vide, pour qualors le personnage puisse jaillir. Il rappelle de garder la porte de lenfance ouverte. Il avoue les questions parfois vertigineuses, si souvent inutiles, qui peuvent mener au bord de la rupture.

 

Il invente le code secret des acteurs quil décline en 10 commandements. Cest dense, il danse avec ses convictions et ses interrogations, il est plus professeur que paternel, mais ce quil souligne avec force cest que le théâtre reste avant tout une aventure commune qui donne à tout ceux qui s’y engagent le sens du collectif.

Parole dActeur de et par Maurice Durozier
Avec la participation dAline Borsari
Théâtre de lépée de bois
Cartoucherie de Vincennes

 

z.gifPar Cyriel TARDIVEL

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t.gifz.gift.gifz.gift.gifz.gifParole dacteur 

Théâtre du Soleil (PARIS)

de Maurice Durozier

Mise en scène de Maurice Durozier

Avec Maurice Durozier, Aline Borsari

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Dis-moi papa, mais alors ton métier, cest de rêver et de faire voyager les gens ?

 

Acteur, comédien, saltimbanque, troubadour, artiste... Une activité controversée. Longtemps rendus diaboliques, les comédiens étaient excommuniés et rejetés. Pourtant, de tous temps, ce sont eux qui ont raconté l’histoire du monde, l’histoire des hommes. Ce sont eux qui ont ému leurs pairs, les ont fait trembler de terreur ou frissonner d’amour, rire aux larmes ou pleurer devant les passions et les destins de leurs personnages. Un métier merveilleux, magique, exaltant et exigeant. Un métier qui ne paraît pas en être un.

 

Comment le comprendre si on ne le pratique pas ? Comment comprendre et accepter que son amour ou son parent travaille pratiquement tout le temps ? Que cette personne préfère les planches sacrées à la douceur du foyer ? Que le soir, elle sera rarement présente pour l’histoire ou le baiser du soir ? Et comment se fait-il que ces comédiens, qui pourtant passent leur temps ensemble, dès qu’ils se retrouvent à la maison, n’ont de cesse de parler de leur métier, de leur passion ? La vie du comédien est intense. L’exigence que demande son travail est considérable ! Peut-être que quelques explications du point de vue d’un comédien qui passa plus de la moitié de sa vie dans la compagnie la plus célèbre et la plus exigeante de France, pourront lever le voile sur ce mystère.

 

Maurice Durozier est un enfant de la balle dirait-on. Sa mère était comédienne. Il grandit dans le milieu du théâtre, de la scène, des costumes, du maquillage et des projecteurs. Son père n’eut peut-être pas le courage de rester avec une femme de scène, quoi qu’il en soit, il quitta Maurice et sa mère alors que ce dernier n’était encore qu’un enfant. Ainsi, comme il le dit lui-même, le théâtre lui prit à la fois son père et sa mère. Il avait donc des comptes à régler. Aujourd’hui, après des années à exercer ce métier, et qui plus est dans la plus vieille compagnie de France, véritable trésor français, pépite de notre patrimoine culturel, il décide de transmettre sa vision de son art. Et quelle personne serait la plus intéressée par cette explication (confession ?) que sa propre fille ?! Sous forme de conférence théâtralisée, en premier lieu travaillée et représentée au Brésil, Maurice Durozier nous fait part de son histoire et de son ressenti.

 

L’influence du Théâtre du Soleil est présentee dès l’entrée du public. Un tapis oriental est le cadre sacré sur la scène consacrée. Une représentation de Ganesh à jardin et à cour avec encens et offrandes apporte sérénité et de bonnes énergies au comédien et au public qui s’installe. Avec sa petite table en bois et ses deux chaises, il nous semble que la scène est le salon ou le bureau de Maurice Durozier et qu’il nous invite dans l’intimité de son logis pour nous dévoiler l’intimité de sa vie.

 

La ravissante Aline Borsari interprète la fille de Maurice, lui posant des questions sur sa vie et son univers. Bien que sa présence sur scène soit agréable, elle n’est nullement indispensable. Maurice Durozier peut assurer tout le spectacle sans la moindre réplique. Les questions posées directement par sa fille, présente sur scène physiquement ou par bande sonore, seraient plus réalistes et touchantes.

 

Avec sincérité et simplicité, le comédien nous raconte sa rencontre avec le théâtre. De par sa mère en premier lieu, mais aussi de son envie personnelle de créer quelque chose de différent. Il nous raconte sa rencontre avec Ariane Mnouchkine et cette rencontre décisive avec son premier personnage, Polichinelle. Pour l’occasion, il ressort son masque découvert il y a maintenant un certain nombre d’années. Il raconte les voyages, les anecdotes. Les moments de doutes de l’acteur et ceux de bonheur. Il tente d’expliquer pourquoi ce métier, si particulier, est presque indéfinissable car tellement propre à chaque comédien et tellement intense. Le métier d’acteur est avant tout une grande histoire d’amour, ou amour et haine se touchent constamment. De l’amour pour les personnages, pour les copains avec qui l’on rit et l’on pleure sur scène, avec qui l’on s’adore et s’engueule dans la vie. Une histoire d’amour avec la metteur en scène, à la fois mère et bourreau. Une histoire d’amour avec le public...

 

Maurice Durozier nous dévoile une infime partie de tout cet univers riche et complexe. Dans son beau costume, il revit son histoire et devient parfois les personnages qui ont marqué sa vie. Les cheveux grisonnants et sa barbe blanche ne l’empêchent pas d’effectuer quelques pas de la danse de bharata-natyam (traditionnelle indienne) de la création du monde par le dieu Shiva. Un moment partagé, accentué par la dégustation de tchaï offerte et dégustée avec tout le public.

 

Certaine œuvres ont marqué les mémoires et sont incontournables pour toutes les générations de comédiens. On pensera à La Formation de l’acteur de Stanislavski ; Le Théâtre et son Double d’Antonin Artaud, L’Acteur et la Cible de Declan Donnnellan, et bien d’autres encore. Une grande majorité d’acteurs ont écrit leur expérience de la scène et de la vie d’artiste pour partager ce vécu si atypique et merveilleux. Comment oublier Les Carnets d’un jeune homme de Philippe Caubère et la série de spectacles qui s’en suivit ?

 

Parole d’acteur est dans cette lignée, comme une synthèse à la fois personnelle est universelle du métier d’acteur en Occident. Un témoignage émouvant que professionnels, amateurs et amoureux du théâtre ne devraient rater sous aucun prétexte.

Maurice

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Durozier

 

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 09:52

94c550212539b428e915b05ddcc2551c_L.jpg "Trobada du Canigou" à Cheval

 

RV au ranch en Palau Del Vidre pour une randonnée à cheval inoubliable le 15 et 16 juin 2013

 

Il y a quelques années, René Rubio a décidé de se rendre à « La Trobada » à cheval. Lors de son premier voyage, il y avait juste quelques Catalans locaux. Maintenant il y a des cavaliers partout de l'Europe qui s'associent à cet événement extraordinaire.

 

Le vendredi tous les cavaliers se réunissent pour le déjeuner au ranch en Palau Del Vidre. Après quoi chacun aide à charger le camion avec les chevaux et l'équipement exigés pour camper sur la montagne. Plus tard nous établissons un premier camp dans un village pittoresque niché au fond de la montagne pour la nuit. Il y a toujours une atmosphère très joviale. Le jour suivant chacun prépare sa monture et commence la montée vers le haut de la montagne au travers de paysage absolument renversant, Arrêt à mi-chemin pour donner aux chevaux un peu de repose bien et par la même occasion de permettre aux cavaliers de déjeuner. L'après-midi l'ascension continue vers le haut de la montagne jusqu'à au terrain de camping du chalet de Cortalets où vous nous trouverons plusieurs centaines d'autres personnes à pied ou à cheval. Nous établirons le camp pour la nuit. Comme par magie commence une soirée de plaisir, la chaleur de l'atmosphère vous fera vite oubliée la froideur de la nuit, Ambiance chanson paillarde au crépitement du feu pour ne pas mentionner l'odeur des grillades sur les feux de camp. Une nuit exceptionnelle.

 

Le lendemain matin, au réveil, Le paysage stupéfiant vous fera oublier la fatigue des festivités de nuits passées. L'heure de replier le camp et de laisser cette montagne sacrée aussi propre que nous l'avons trouvé pour un retour vers le bas de la Vallée.

 

www.randoetchariot.com

www.facebook.com/rando66   René Rubio 06 15 41 38

 

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Dimanche 16 juin à 17h au Vauban à Port Vendres

nous proposons : La savetière prodigieuse

 

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de Federico Garcia Lorca par le Théâtre de l’Agora

 

La savetière prodigieuse est une comédie-farce juvénile de l’immortel auteur et poète espagnol, Federico Garcia Lorca. Elle conte l’histoire d’une jeune et jolie femme mal assortie avec un vieux mari mais le conflit conjugal animé et percutant se résoudra avec fantaisie de façon tout à fait surprenante.La couleur et le rythme sont andalous et très moderne, la bataille entre dure réalité et désirs rêvés dans le cœur d’une femme jeune, explosive et chimérique.

La troupe de l’Agora, forte de 14 comédiens, interprète cette pièce avec allant et brio, mêlant musique, danses et marionnettes et surtout des dialogues à la fois drôles et poétiques.

 

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Distribution par ordre d’entrée en scène :

 

L’AUTEUR : Gilles PLANAS

LA SAVETIERE : Nathalie BAIXAS

L’ENFANT : Antonin ALFONSO-PAGES

LE SAVETIER : Raymond SOLSONA

LES VOISINES, les BIGOTES : Michelle BALTARO, Marie-Claire BASSOU, Geneviève MODAT, Emilie PAGES, Christine TOLLET

L’ALCADE : Geneviève GRENIER

PETITES GITANES : Johanne SAILLIDE, Louise VALETTE

DON MIRLO : Gilles PLANAS

JEUNE HOMME au tournesol : Orane CURRENS

JEUNE HOMME AU CHAPEAU : Emilie PAGES

LES MAYAS : Geneviève GRENIER, Pierrette RAYNAUD

 

plein tarif : 8 €

tarif réduit : 6 €

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:35

ciel.JPG (C) Jean-Pierre Bonnel

 

 * Samedi 23, à 15 heures, conférence à la médiathèque - Florence MOLY évoque la paix céleste en musique et en peinture.

 

Après la décevante conférence (écourtée, déstructurée, avec l'érudition vaine d'un producteur de france-cul, qui cite en hébreu, toutes les deux minutes...), : à travers les manuscrits à peinture, balade et ballades dans l'âge médiéval, quête des sonorités sépharades, berbères, grecques, catalanes... entrée libre.

 

 

** DALI BIS : à 19 heures

 

El Centre Del Mon fête le printemps !!

 

Printemps 2013 : à 19 heures, vernissage, à la nouvelle gare de Perpignan

 

- Exposition the Meeting of Styles France: du 23 mars au 22 juillet 2013
- La Chasse aux papillons du Centre del Mon : du 1er au 30 avril 2013
- Le «Centre Del Mon du Livre» 1ère édition: Le mardi 23 avril 2013

 

Exposition the Meeting of Styles France: du 23 mars au 22 juillet 2013, sélection de pièces du MOS 2012, le festival international de Graffiti qui a attiré en juillet 2012, à la Casa Musicale une soixantaine de graffeurs, une trentaine de riders, une vingtaine de rappeurs, une quinzaine de danseurs sur un total de 22 heures de festival.

 

***   Théâtre : *Hanna Fiedrich joue 

 

* Samedi 23 Mars 20h 30 au Théâtre du Réflexe à Canohès 17, Rue de la Coulomines 04 68 55 39 77 

Synopsis 

Frieda, étrangère, tombe amoureuse des Pyrénées – Orientales et s’y installe.

Mais tragédienne, elle découvre que sous le soleil du Sud la comédie règne en maître. Commence pour elle une métamorphose parsemée de péripéties… 

 

Jean-pierre Bonnel Un monologue plein d'humour et de vie ! Le regard d'une Etrangère sur la Catalogne. Eloge de la beauté et réflexion sur la création littéraire. Courez-y tous !!!

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:17

affiche.jpg * La Troupe du Franc Théâtre- C'est un mois très théâtral que le mois de mars....A Port Vendres mais aussi au Boulou, à Saint Estève.......vous avez le choix  !

 

Jeudi 14 au théâtre de l'étang à Saint Estève 

       Huis Clos à 20h30  (avec Le Franc Théâtre)

On ne présente plus Sartre ... Mais venez vous faire votre opinion 

si vraiment  "L'enfer c'est les autres..."

 

Dimanche 24 mars au Vauban à Port Vendres

      Le Bourgeois Gentihomme  à 17h30

Comédie ballet de Molière à ne pas manquer (avec Le Théâtre Des Quatre Saisons)

      Entrée : 500 Pistoles...pardon : 8

 

Samedi 30 mars au Boulou

     On purge Bébé  à 20h30 (avec Le Franc Théâtre)

 Feydeau revisite l'entente conjugale et l'Enfant Roi !

 

** Affiche_-SOUS-LE-SOLEIL-DE-FRIEDA.jpg Hanna FIEDRICH au Théâtre de la RENCONTRE, à Perpignan, samedi 16 mars à 20h30 et dimanche 17 à 17h. (10 euros)

"Sous le soleil de Frieda "  - Tragi-comédie de et avec Hanna Fiedrich   

Mise en scène: Georges Pawloff

Création son et lumières : Benjamin Villanti et Manelle Gérard 

 

Théâtre de la Rencontre  

31 rue des romarins  Perpignan  04 68 55 54 07

 

***carton-DEZEUZE-VERSO-.jpg

 

exposition de

DANIEL DEZEUZE

"Le chant des oiseaux"

le jeudi 14 mars 2013 à 19h en présence de l'artiste.

 

L'isba /art contemporain

Isabelle Bagnouls

Sophie Phéline

19, avenue des Palmiers

66000 Perpignan

www.lisba.fr / lisba66@gmail.com  /+ 33 (0)4 68 59 41 18  images-copie-26.jpeg

 

 

 

      Après une jeunesse montpelliéraine, Daniel Dezeuze fait des études d’espagnol tout en fréquentant comme élève libre l’École des beaux-arts de Montpellier. Son père, l'artiste peintre Georges Dezeuze, lui enseigne les bases du métier. À 20 ans, il assure la direction d’une Alliance française en Espagne dans les Asturies en 1962-63.

En 1964-65, il obtient une bourse d'études du Mexique pour l’université de Mexico (département d’architecture et d’urbanisme) et visite ensuite la côte Est des États-Unis. Il découvre alors la peinture américaine dans sa réalité même et non au travers de reproductions.

Il effectue son service militaire comme coopérant à Toronto (Canada). De retour en France, il s'installe à Paris en 1967. En 1970, il soutient une thèse en littérature comparée, consacrée au poète Vicente Huidobro.

Les années Supports/SurfacesSa fameuse œuvre de 1967 intitulée Châssis avec feuille de plastique tendue permet de mieux comprendre les préoccupations du groupe Supports/Surfaces. Membre fondateur du groupe en 1969, Dezeuze participe, de 1970 à 1972, à de nombreuses expositions collectives dont celle au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1970.
Après Supports/SurfacesDe 1977 à 2002, Dezeuze enseigne à l’École des beaux-arts de Montpellier.

En 1987, il séjourne pour la première fois en République populaire de Chine et y expose.

En 1998 a lieu une importante rétrospective de son œuvre au Carré d'art à Nîmes.

Quelques œuvres:Sans titre, 1977, bois de placage teinté et agrafé, 770 x 82,5 cm, Musée d'art de Toulon
GaleriesÀ partir de 1971 et jusqu’en 1991, Daniel Dezeuze expose à la galerie Yvon Lambert (Paris).

Depuis 1999, il est représenté par la galerie Daniel Templon (Paris).

Expositions personnelles

1997 :Maison populaire, Montreuil - Galerie d'art contemporain, Auvers-sur-Oise - Vasistas Galerie, Montpellier

  • 1998 : Carré d'Art, musée d'art contemporain, Nîmes
  • 1999 : Galerie Daniel Templon, Paris
  • 2001 : La Chaufferie et musée d'art moderne et contemporain, Strasbourg
  • 2002 :
    • Galerie Daniel Templon, Paris
    • Galerie John Dekkers, La Haye (Pays-Bas)
  • 2003 :
    • Galerie Fernand Léger (Credac), Ivry-sur-Seine
    • FRAC Bourgogne, Dijon
    • Espace d'art contemporain du domaine départemental du Château d'O, Montpellier
  • 2005 : Espace d'art contemporain Gustave FavetSérignan
  • 2006 : « Armes et Scènes de guerre », château de Salses (66), dépôt permanent
  • 2007 :
    • Galerie Hambursin-Boisanté, Montpellier
    • Casa de Francia, Mexico (Mexique)
    • Granville Gallery (Normandie)
  • 2009 :
    • « Œuvres de voyage, Mexico-Toronto 1964/1967 », galerie Hambursin-Boisanté, Montpellier
    • Musée Fabre, Montpellier
  • 2012 :
    • Maison des Arts, Bages d'Aude
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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:26

visu-theatre-22-02.jpg  200 ans  de théâtre à Perpignan (C) L'Archipel contre-attaque / Jordi Vidal / Michelle Pernelle. (remerciements)

Dimanche 3 mars à 11 heure inauguration.

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A première vue, quoi de plus paisible et consensuel qu’une exposition d’archives sur les 200 ans de théâtre à Perpignan ? Tout le monde s’y retrouve, et le Perpignanais, féru de culture, d’histoire et de théâtre est déjà convaincu d’en connaître les grandes lignes, d’en avoir une représentation assez nette. Le travail de l’archive (vous savez ces expositions que l’on traverse à grandes enjambées sans jamais interroger le détail ni le général) apparaît alors comme l’alibi à une certaine fausse (bonne) conscience.

   Ce que l’époque contemporaine demande le plus souvent à l’archive s’apparente à une forme ultra spectaculaire de storytelling : les documents rassemblés ne sont là que pour valider un point de vue prédéterminé. On ne nous demande pas vraiment de partager une même vision, mais une même fiction.

 

    Lors de la préparation de l’exposition « Le théâtre : toute une histoire ! » nous n’avons pas souhaité raconter une nouvelle histoire en prenant pour prétexte l’histoire. A l’inverse, nous avons voulu témoigner pour l’histoire et au nom de l’histoire, à partir de la masse des documents rassemblés et, pour certains, retrouvés. Quoi de plus instable que le témoignage humain, quoi de plus vulnérable qu’une trace archivée, quoi de plus fragile que l’histoire elle-même.

   Il est des histoires dont on nous dit qu’elles n’existent pas, qu’elles n’existent plus, qu’elles n’ont jamais existé ; d’autres qu’elles sont inventées, d’autres, enfin qui subissent les cours d’une forme particulière de spéculation, à la hausse ou à la baisse.

 

   Le théâtre de Perpignan n’échappe pas à ces étranges mouvements de flux et de reflux, à l’alternance de périodes éclairées et d’autres plus sombres d’où aucune lueur ne provient. La recherche prend alors, confrontée aux anomalies historiques et aux incertitudes contemporaines, un caractère obsessionnel. Les vides, les blancs, les zones d’ombre, les absences font de l’histoire du théâtre de Perpignan une histoire lacunaire qui nous parle, sur un mode délicat et poétique de la fragilité des traces de notre passage dans le cours du temps historique.

 

Pour compléter le fonds existant aux archives nous sommes partis à la recherche de documents complémentaires ; nous sommes partis à la recherche d’affiches, de gravures, de photographies. Au cours de cette recherche, qui a pris la forme d’une quête, nous avons suivi des pistes incertaines, jusqu’à retrouver le petit-fils de l’ancienne habilleuse du théâtre qui a conservé pieusement les précieuses photographies de l’époque dans des boîtes en carton.

 

C’est à Madame Marguerite Sarris que nous devons les témoignages des années 1930 : elle fut, dès 1927, habilleuse au théâtre. Comme quoi, cette histoire de théâtre à Perpignan respecte jusqu’au bout le cadre d’une bonne dramaturgie.

 

André Breton écrivait déjà, à la même époque, combien il est difficile de partir à la recherche de l’or du temps. Pour cet or du temps retrouvé, cette exposition est dédiée à Madame Sarris.

 

Après l’aventure des photographies, il y a eu celle des costumes, avec une conséquence immédiatement positive : cette exposition va permettre de les préserver pour l’avenir. C’est en ce sens qu’on peut parler aujourd’hui d’archives dynamiques. Il est sain pour la démocratie que le passé vienne interroger le présent, et parfois même le mette en doute.

 

   Les archives dynamiques ont le privilège de ne jamais abandonner la proie pour l’ombre. Ainsi une exposition sur le théâtre pose la question artistique du théâtre, la question culturelle du théâtre, la question politique du théâtre.

 

A observer la situation du théâtre de l’Archipel et du théâtre municipal, est-il possible d’imaginer une action qui innove sans pour autant détruire ? Est-il possible de concilier la préservation avec la modernité ? Ce qu’il y avait d’ancien et d’obsolète dans le théâtre municipal a conduit le politique à penser le projet du théâtre de l’Archipel sans intégrer le théâtre municipal dans son dispositif.

 

Quel avenir pour l’ensemble des structures du spectacle vivant à Perpignan ? C’est une question que pose, de manière encore indirecte, cette première exposition sur les 200 ans du théâtre à Perpignan. L’archive n’existe donc pas pour justifier une lecture contemporaine du passé, mais bien pour questionner le présent au nom de l’histoire.

 Ce fut le souhait de Walter Benjamin, celui d’Abby Warburg, c’est toujours le nôtre. Nous n’en sommes qu’au premier acte.

 

   * Voici un autre texte rédigé par Michelle Pernelle des Archives :

 

La tradition théâtrale à Perpignan est très ancienne puisqu’elle remonte au XVe siècle. On représentait alors les mystères (longs drames religieux) sur la place de la Loge. Plus tard, une salle de spectacle dite « casa de las comedias », où l’on donnait aussi des représentations dramatiques, s’implanta dans le quartier Saint-Jean, quelque part dans l’artère qui relie la rue de la main de fer à la rue Foy, connue au milieu du XIXe siècle sous le nom de « carrer de la comedia », puis « rue de l’ancienne comédie » à partir de 1870.

 

Vers le milieu du XVIIIe siècle, dans cette ville en pleine francisation où l’empreinte des Lumières commençait à poindre, le comte de Mailly, gouverneur de la province, pour distraire et égayer son entourage, fit édifier une magnifique salle de spectacle dans la belle et vaste salle du consulat de mer. Pour ce faire, en 1752, la façade et l’intérieur de la Loge de mer furent totalement bouleversés. Ensuite, pendant soixante-trois ans, ce théâtre connut une existence chaotique, avec pas mal de relâches et même sans représentation pendant une campagne entière. La salle fut alors louée pour des bals, à des troupes de passage ou à des comédiens ambulants. En 1813 les trois dernières représentations y furent données : « La Flûte enchantée » de Mozart, « La Vestale » de Spontini et « Le siège de Corinthe » de Méhul.

 

Pour des questions de sécurité et d’accueil, ce lieu posait des problèmes. Ainsi, le 22 avril 1810, 57 bourgeois perpignanais, amateurs de spectacles, formèrent une société d’actionnaires et ouvrirent une souscription pour financer la construction d’un nouveau théâtre dans les locaux du collège des Jésuites, place Napoléon (actuelle place de la République).

Le conseil municipal de Perpignan vota ce projet le 5 mai 1811, avec plans et devis, et la construction démarra fin 1812. Ce nouveau théâtre entra en fonction en novembre 1813, un an avant l’achèvement des travaux. Le public perpignanais ne fut donc pas un seul instant privé de spectacles.

 Pendant une dizaine d’années, le théâtre fut géré par cette société, de plus en plus fortement financée par la ville de Perpignan, jusqu’à ce qu’en 1820 cette dernière achève le rachat de la totalité des actions émises, commencé cinq ans auparavant, et le théâtre devint ainsi municipal.  

L’activité du théâtre municipal, toujours très intimement liée au conservatoire de musique (les professeurs du conservatoire formaient l’orchestre du théâtre), fut plutôt florissante malgré la création de deux nouveaux théâtres, d’un style différent, plus « coquins », implantés dans le faubourg : celui des Variétés en 1877, et celui de l’Alcazar, en 1900. Cependant, au début du XXe

siècle, l’apparition du cinéma captiva rapidement une grande partie du public, et il fallut attendre les années 1950-1960 pour que le théâtre retrouve une place de choix dans la cité.  1813-2013 : 200 ans de vie théâtrale dans la ville, animés par de nombreux artistes, comédiens et musiciens, d’ici et d’ailleurs. Et le spectacle continue !

 

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