Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
Polémique : le 3ème quai de Port-Vendres
Suite à la réunion du 14 février à Port-Vendres, les organisateurs ont, comme ils s'y étaient engagés, écrit à la présidente du Conseil départemental pour lui poser des questions précises sur des déclarations qu'elle a faites :
Les habitantes et habitants, tous ceux qui aiment Port-Vendres doivent être informés.
Vous trouverez ci-joint la lettre envoyée à Mme Malherbe.
Par ailleurs, dans un article de l’Indépendant du 15 février 2023, les autres usagers du port se plaignaient de sa gestion et des difficultés qui leur sont faites.
Le second courrier joint, signé par des associations parties prenantes de l’initiative, attire l’attention du préfet sur la prochaine gestion du port. On voit mal comment elle serait confiée à un groupe rassemblant la CCI, dont il semble bien qu’elle a failli à ses missions, et la Compagnie Fruitière, multinationale qui ne paraît pas la mieux placée pour défendre l’intérêt collectif local. La solution doit être recherchée dans une gestion par les collectivités, dont on espère qu’elle sera garante de transparence dans l’intérêt du public et de tous les usagers.
Avec nos remerciements pour l’écho que vous donnerez à ces initiatives dans l’intérêt général,
Michel Rieu
Pour l’initiative "Port-Vendres, ça n'est pas que des quais."
06 80 25 32 38
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Polémique : la vieille cave de Banyuls
Les défenseurs du restaurant (sur FB) m'accusent de critiquer le restaurant décrit dans L'Indépendant de dimanche.
Pas du tout ! Je ne porte aucun jugement de valeur sur ce commerce que je ne connais pas ! (mais je vais y aller samedi soir après ma conférence sur l'Histoire, salle Novelty, à 18h, entrée libre - M Hugon, au moins 3 places, merci à vous !)
Simplement je m'étonnais : Banyuls renferme de nombreux restaus, étoiles ou pas : si on veut faire un reportage sur la gastronomie (c'est le sous-titre de l'article de T. Gillet, voir ci-dessous!), on fait un tour d'horizon, on cite les confrères, puis on s'attarde sur l'originalité de la vieille cave : une ancienne bergerie...Sinon, on sent qu'il s'agit de copinage...
De plus, Banyuls a de grands domaines viticoles et ne citer qu'une cuvée d'une seule cave, ça sent le subjectif, l'arnaque, le bon coin des copains qui t'invitent et te donnent des bouteilles! Ah, le métier de journaliste, ça a de bons côtés !!!
On comprend que notre journaleux ne vise pas le lieu propret, célèbre, reconnu...il recherche surtout le lieu insolite, l'aspect marginal d'un commerce, d'une association, d'un artiste... Ce n'est pas la "valeur" gastro ou pas qui l'intéresse, mais "l'autour" du truc, la voûte, la voix du patron, le décolleté de la serveuse, le graffiti dans les WC. Ce Grillet est une soixante-huitard très attardé, oui il est trop tard pour délirer dans le style paranoïa-critique...
Qu'il aime les copains, c'est bien, mais le copinage dans un journal, ça commence à se voir et à faire "mauvaise presse"...
Si l'envoyé spécial du quotidien avait voulu causer culture à Banyuls, il aurait pu parler du CNRS, de la nouvelle librairie qui reçoit des tas d'écrivains, de l'association "Culture et patrimoine" et des Veillées, de belles initiatives.
Aussi, il aurait pu dire un mot de "l"association. Walter Benjamin", mais là non, ce type est sur liste rouge (comme me l'a avoué un jour avant de partir, Julien Marion), on va pas lui faire de la pub...
La directeur et le rédacteur en chef veillent, faut pas jouer aux beaux esprits qui voudraient défendre l'impertinent blogueur...
J.P.Bonnel
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Publié le 26/02/2023 à 09:36
Ils ne sont pas si nombreux que cela les restaurants qui proposent une formule à peu près inchangée depuis des années. Une constance qui fait la force de La Vieille Cave, bonne adresse de Banyuls-sur-Mer sur la côte vermeille dans les Pyrénées-Orientales. Depuis des décennies, les locaux et les touristes savent que ce lieu, en plus d’un très large choix de pizzas, propose une cuisine catalane de tradition. Simples, à des prix très abordables, les menus changent régulièrement avec quelques plats références comme la morue à la catalane ou la joue de porc confite avec son écrasé de pommes de terre. Sans oublier les moules, gratinées à l’ail ou au banyuls.
Quand il a racheté La Vieille Cave en 2017, Stéphane Hugon, qui connaissait bien l’adresse, s’est fixé un seul et unique but : continuer la carte et la qualité de ce restaurant, devenu une véritable institution pour les habitants du village. Il est vrai que l’établissement, depuis le début des années 80, a très peu fait évoluer sa formule. Simple et très en accord avec les envies des clients du cru comme des touristes qui arrivent en masse durant l’été.
En plus des pizzas, le restaurant s’est fait une spécialité de servir des plats traditionnels catalans. Du typique, avec beaucoup de poissons (Méditerranée oblige) et des ingrédients de saison et toujours frais et locaux. Ouverte à l’année (fermeture uniquement en décembre et la première quinzaine de janvier), cette adresse fonctionne essentiellement avec une grosse clientèle locale en dehors de la saison.
Midi et soir, vous pouvez choisir une pizza (pas moins de 35 possibilités de la classique Margarita à la Dolce Vita, mozzarella Burata et jambon Serrano) ou un plat de la région comme une succulente morue à la catalane ou la poêlée de gambas au banyuls Rimatge. Des délices que l’on retrouve dans les différents menus proposés. Me premier, à 21,90 €, très catalan, permet de débuter avec une escalivada ou une soupe de poisson de roche maison, continuer avec morue à la catalane ou saucisse catalane et de terminer avec la traditionnelle (et succulente), crème catalane.
La force de la cuisine de la Vieille Cave, avec Vincent Soles, le chef, en cuisine, réside dans la qualité des ingrédients. Que cela soit la viande ou le poisson, Stéphane Hugon veut le meilleur, quitte à y mettre le prix mais sans trop exagéré sur l’addition. De même il veut du frais. « Dans les salades, on met de la feuille de chêne de la région et de la tomate Marmande. Et l’assaisonnement est réalisé avec du vinaigre de Banyuls en provenance de la vinaigrerie artisanale de la Guinelle à Cosprons » explique-t-il. Une démarche qualitative et locale qui paye selon le patron. Ce dernier, originaire d’Annecy, a choisit la restauration par défaut. Peu à l’aise dans le système éducatif français, il choisit de s’orienter vers les métiers de bouche, plutôt barman « après avoir vu le film Cocktail avec Tom Cruise ». Un bon choix pour ce jeune homme audacieux et travailleur.
Il va enchaîner les saisons, se former à tous les métiers et débarquer en 2005 à Banyuls pour y travailler un été. Il n’en repartira plus. Il y a rencontré Cécile, celle qui deviendra sa femme et la mère de ses deux petites filles. Il prend en gérance des bars et repère La Vieille Cave. Il sent le potentiel du restaurant et espère pouvoir l’acheter. Ce sera chose faite en 2017. Depuis il a fait fructifier l’affaire, mais sans en changer les fondamentaux.
L’été, il fait le choix des soirées. « On n’ouvre pas à midi. Les touristes veulent la mer en journée. Par contre le soir on accueille les clients jusqu’à 23 heures. » Résultat, il fait souvent plus de 180 couverts, dépassant parfois les 200 entre la terrasse et la fameuse cave. Une formule presque immémoriale qui n’est pas près de changer.
La vieille Cave, 12 rue Marius-Douzans à Banyuls-sur-Mer, tel 04 68 88 39 86. Ouvert midi et soir du mardi au vendredi, et le samedi soir. Fermeture dimanche et lundi. Ouvert tous les soirs en juillet et août.
Avant de devenir le cadre si agréable d’un restaurant, le local de La Vieille Cave a connu de multiples usages. Si le passé récent est assez précis, il est plus compliqué de savoir l’origine exacte de cette pièce toute en longueur, avec pierre apparente et voûte qui apporte fraîcheur en été. Stéphane Hugon est remonté jusqu’au début du XIXe siècle. « A priori, c’était une bergerie. Les animaux étaient parqués dans ce local voûté. Il y avait même un puits pour leur apporter à boire. Un puits qui fonctionne toujours et qui est toujours présent à l’entrée de la grande salle. » Mais rassurez-vous, ce n’est pas de là que vient l’eau servie sur les tables du restaurant.
Ensuite, dans les années 50, le 12 rue Marius-Douzans a hébergé les femmes de marins. « À l’époque, explique le patron, le port était de ce côté du village. Les femmes de marins utilisaient ce local pour y ravauder les filets. » Ensuite des marchands de vins y ont tenu un magasin. C’est de là que viendrait le nom. Puis M. Bourguignon, photographe, y a exposé certaines de ses photos. Des clichés que l’on peut encore admirer sur les murs. Des portraits en noir et blanc d’habitants de Banyuls. M. Bourguignon qui le premier, au début des années 80, a installé un four à pizza et s’est lancé dans la restauration. Depuis, La Vieille Cave a conservé cette image d’institution culinaire catalane de Banyuls.