Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.

Publicité

Ecologie à Perpignan : où sont les militants ? Pas un Vert au ciné pour ANIMUS FEMINA ! - Centre d'études catalanes, Paris, programmation -

Ecologie à Perpignan : où sont les militants ? Pas un Vert au ciné pour ANIMUS FEMINA ! - Centre d'études catalanes, Paris, programmation -
Publicité

 

 

 

Cinéma : amertume

 

hier soir, mardi, au ciné Castillet de Perpignan, un admirable film écolo sur la protection des animaux, sur l'hôpital de la faune des Cévennes, et le débat avec des jeunes issus de deux associations de défense de la nature (étudiants à l'université de Perpignan).

Hélas, peu de spectateurs et aucun représentant des partis écolos, Verts et autres Générations !!! Plus politiques qu'écolos, ces partis, associés aux Insoumis ou à un autre mouvement, sont sans doute fatigués par la campagne pour les Municipales...

D'où un malaise général, après le film, l'assistance ne se faisant pas d'illusions à court terme sur des lendemains qui changent, face à l'indifférence générale, le recul des pays riches, capitalistes et autres, à l'Est, consommateurs d'énergies et destructeurs de faune et de flore...

JPB

 

ANIMUS FEMINA

Productions — Films d’ici Méditerranée / Les films du Tambour de soie

 

Ours, loups, bouquetins, bisons… bien présents sous les rayons d’un soleil d’hiver. Lointains dans la neige d’une montagne gelée, ils émergent d’un rêve perdu qu’on voudrait saisir à nouveau. Quatre dames de la faune nous entraînent dans une exploration des mondes sauvages à travers la réparation, la réflexion scientifique, l’art et le « vivre-avec ».
Quatre tisseuses de mondes nous invitent à décentrer nos regards et repenser les façons d’habiter le monde avec force et poésie

« Non contents d’être nous, humains, locataires d’une insignifiante planète perdue dans le cosmos [merci Copernic], de descendre de surcroît du singe [merci Darwin], de ne même pas être maître de notre propre conscience [merci Freud], nous voilà remis à notre place parmi les animaux [merci Descola]. »

Olivier Bron et Simon Libermann

Pourtant, même lorsqu’un récit dépasse largement le zoo-exotisme, il est aussitôt étiqueté « Nature », comme si le Cinéma, lui, ne pouvait relever que de la « Culture ». Le vieux dualisme  — pourtant obsolète — continue de structurer les logiques de classement chez les décideurs  : financeurs, festivals, distributeurs, exploitants. Philippe Descola appelle à « décoloniser les concepts qui étayent les découpages modernes de la réalité » — une invitation qui vaut aussi pour ces visions réactionnaires du du 7ᵉ art.

Inventer des récits en relation avec d’autres espèces, affranchis des hiérarchies prédatrices, me semble aujourd’hui l’unique voie pour sortir le cinéma de ses impasses anthropocentriques. L’Homo sapiens est devenu une « espèce invasive » (J. Hublin). Sa domination fait peser une menace sur toutes les autres formes de vie. Les quatre tisseuses de mondes  que je filme incarnent le nécessaire décentrement — par la réparation, la réflexion, l’art, le vivre-avec.

 

Ce film prend forme dans les gestes de Marie-Pierre Puech au contact des êtres à plumes et à poils qu’elle soigne dans l’Hôpital de la Faune Sauvage, au cœur des Cévennes. En la filmant, quelque chose s’ouvre : une empathie ancienne pour les animaux, souvent victimes de violences  — comme tout abus de pouvoir, insupportable à mes yeux. de tout temps Le film nait ; je renais avec lui.

- - -

Ecologie à Perpignan : où sont les militants ? Pas un Vert au ciné pour ANIMUS FEMINA ! - Centre d'études catalanes, Paris, programmation -

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article