Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
La fête de la musique et Total Festum à Collioure sous le souvenir de Jordi Barre
Ce Vendredi 21 juin à 18h30 dans le cadre de Total Festum à Collioure inauguration de l’exposition « Jordi Barre l’enchanteur »
« Cotlliure sempre sera Cotlliure » chantait Jordi Barre.
Ce vendredi 21 juin la fête de la musique résonnera à Collioure des mélodies du Chantre du Pays catalan à l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Jordi Barre l’Enchanteur » à 18h30 au Centre culturel et qui y sera présentée dans le cadre de Total Festum (dont le but est d’encourager le diversité et la richesse de nos territoires et la promotion des langues catalanes et occitanes). L’exposition sera présentée du 18 au 25 juin 2013 conjointement avec l’exposition « Chez mon libraire ce n’est pas plus cher » proposée par « Languedoc-Roussillon Livre et Lecture ».
Gérard Jacquet a été choisi comme parrain de cette manifestation tant les liens entre Jordi Barre et Gérard Jacquet ont été forts mais aussi parce que le dynamique journaliste a participé à cette exposition. L’auteur du « Dico d’aqui » y lira ce jour là un texte et 5 autres dont on se doute bien que Jordi ne sera pas absent..
Deux ans après le départ de l’artiste la vie et la biographie de Jordi Barre (publiée chez Balzac Editeur) est devenue une exposition !
Cette exposition qui devrait faire le tour de nos villes et villages permettra à ceux qui ont connu et côtoyé Jordi tout au long de sa longue vie d’artiste de se souvenir d’un homme qui, au-delà de l’artiste, était devenu pour beaucoup un ami, presque un parent et à travers le parcours de Jordi Barre de se remémorer leur propre existence !
Cette exposition permettra à tous ceux qui n’ont pas connu Jordi de découvrir combien cet homme, par son engagement chaleureux pour la défense du catalan, a apporté à ce « pays ».
C’est pourquoi cette exposition était un devoir pour tous ceux qui savent combien Jordi a marqué notre territoire et combien nous lui devons !
Ce vendredi 21 juin c’est donc la ville de Collioure mais aussi à travers Total Festum toute la Région Languedoc-Roussillon par la présence de Cécile Jodlowski-Perra directrice de LR2L qui en cette soirée de la Fête de la musique rendront hommage à Jordi Barre
*** SAMEDI 22 JUIN A PARTIR DE 15H00 A LA LIBRAIRIE TORCATIS
A l'occasion de la clôture des cours de l'Université Populaire de Perpignan,
Annie JOURDAIN qui anime l'atelier d'écriture Femmes de Génie
présentera le travail qui a été fait dans cet atelier au cours de
l'année scolaire 2012/2013.
Cet atelier est gratuit. Le déclencheur de créativité est la lecture d'un extrait d'écrits
de femmes telles que Hildegarde de Bingen, Camille Claudel, Charlotte Delbo, Emilie
du Châtelet, Héloïse, Wanga Muta Maathai, Talisma Nasreen.
Pour clore la rencontre Annie Jourdain prend les inscriptions à l'atelier pour l'année 2013/2014
et dédicacera son livre "Attention, Amour!"
www.librairietorcatis.com
** LE MUSÉE MEMORIAL DE L’EXIL DE LA JONQUERA ACCUEILLE L’EXPOSITION « LA SHOAH EN EUROPE ». CETTE EXPOSITION, À CARACTÈRE ITINÉRANT, EST UNE CRÉATION DU MÉMORIAL DE LA SHOAH DE PARIS DONT LE BUT EST D’OFFRIR UNE VISION HISTORIQUE MINUTIEUSE DE LA SIGNIFICATION DE LA DESTRUCTION DES JUIFS EUROPÉENS PAR LE NAZISME PENDANT LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE. L’EXPOSITION OFFRE DES ÉLEMENTS PÉDAGOGIQUES POUR LA COMPRÉHENSION DE LA TRANSCENDANCE ÉTHIQUE DES CONSÉQUENCES DE LA SHOAH.
LE JOUR DE L’INAUGURATION DE L’EXPOSITION, À 11H, ON POURRA ASSISTER À UNE CONFÉRENCE À PROPOS DU ROMAN KL REICH DE JOAQUIM AMAT-PINIELLA DONT ON FÊTE CETTE ANNÉE LE CENTENAIRE.
Samedi, 22 juin
à 11h : KL Reich et la construction de la mémoire des camps nazis. Notes pour un débat, conférence de Marta Marin-Dòmine (Wilfrid Laurier University, Toronto, Canada)
Salle pédagogique du MUME
à 12h : inauguration de l’exposition LA SHOAH EN EUROPE
Salle d’expositions temporaires du MUME
Exposition du 22 juin au 15 septembre 2013
*Entrée libre
Major, 43-47 17700 La Jonquera Tel. 972 55 65 33 HYPERLINK "mailto:info@museuexili.cat"info@museuexili.cat - HYPERLINK "http://www.museuexili.cat"www.museuexili.cat
L’exposition La Shoah en Europe est une proposition créée par le Mémorial de la Shoah de Paris, dont le but principal est d’expliquer, sur le plan historique, l’épouvantable singularité de la violence infligée au peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale. Le mot hébreu shoah, dont la traduction pourrait être tempête, destruction, catastrophe ou désolation, est le terme le plus accepté que l’on donne aux actes criminels que mena l’Allemagne nazie au beau milieu de la grande conflagration mondiale qui se déroula entre 1939 et 1945.
Cette exposition propose précisément une vision globale de la Shoah en Europe depuis la naissance du nazisme jusqu’au procès de Nuremberg, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en passant par sa croissance. Plus concrètement, elle offre un parcours exhaustif à travers les différentes étapes qui marquèrent la persécution du peuple juif. Comme cela semble évident, l’explication débute par la référence à l’escalade judéophobe qui s’instaura en Allemagne à partir de 1933 avec l’arrivée au pouvoir des nazis. Une escalade qui sera justifiée par la promulgation d’une législation antisémite qui justifiera tout d’abord la séparation civile des juifs pour, par la suite, légitimer les pogroms et les réclusions et qui, finalement, ouvrira le chemin à la barbarie extrême qui culminera dans les grands massacres et la mise en marche des camps d’extermination au cours des années de guerre en Europe centrale et de l’Est. L’exposition reflète aussi une vision générale des réactions politiques et militaires des États et des Nations par rapport à cette tragédie. L’exposition est composée de 28 panneaux qui permettent de percevoir les différentes phases qui conduisirent les nazis à exécuter le processus qu’eux-mêmes appelaient « la solution finale ». Un processus qui impliqua une cassure inouïe de la morale et qui créa les conditions de l’écrasement des juifs européens par l’implantation d’un régime d’exclusion impensable et l’assassinat programmé d’une masse de près de six millions de personnes pour des raisons culturelles, ethniques et religieuses.
L’exposition tente de faire passer deux messages : d’une part, que le génocide juif ne concerne pas seulement l’histoire de l’Allemagne mais s’inscrit pour toujours dans l’héritage de l’Europe toute entière et, d’autre part, comme le souligne le commissaire de l’exposition, M. Georges Bensoussan, que la catastrophe juive questionne surtout le pouvoir moderne, la gestion des hommes et de la vie basée sur une conception de l’existence basée sur la biologie.
Georges Bensoussan, commissaire de l’exposition, est historien et professeur, rédacteur en chef de la Revue d’Histoire de la Shoah (Mémorial de la Shoah, Paris). Parmi ses œuvres, nous mentionnerons Histoire de la Shoah (1997) – il existe une version en espagnol chez Anthropos (2005) –, Une histoire intellectuelle et politique du sionisme 1860 - 1940 (2002), Auschwitz en héritage ? D’un bon usage de la mémoire (2003) – il existe une version en espagnol chez Anthropos (2010) –, L’Europe, une passion génocidaire. Essai d’une histoire culturelle (2006).
Conférence
Étant donné que 2013 est l’année du centenaire de l’écrivain Joaquim Amat-Piniella, la traductrice vers l’anglais de KL Reich et l’éditrice de la version française, Madame Marta Marin-Dòmine, prononcera une conférence sur KL Reich et la construction de la mémoire des camps nazis. Notes pour un débat.
Cette conférence prouve que le MUME tient à se souvenir et à rendre hommage à l’écrivain Joaquim Amat-Piniella (Manresa, 1913 - Barcelone, 1974). Exilé en France, après la chute, en 1939, de la Catalogne entre les mains des occupants franquistes, il passa par les camps d’internement d’Argelès, de Saint-Cyprien et du Barcarès. Finalement, il fut déporté au camp de concentration de Mauthausen où il passa quatre ans et demi, jusqu’au 5 mai 1945. Entre 1945 et 1946, il écrivit KL Reich, un roman qui raconte les péripéties terribles de la déportation. Il s’agit d’un ouvrage, comme le signale le chercheur David Serrano, qui fait partie des grands « classiques » du roman européen sur les camps de concentration. Sur la même ligne de témoignage que les ouvrages de Primo Levi, de Jorge Semprún, de Robert Antelme ou d’Imre Kertész, dans KL Reich, Amat-Piniella propose une réflexion sur la capacité de destruction et le maintien de la dignité au sein de l’univers concentrationnaire nazi. L’ouvrage a vu le jour, pour la première fois, dans une version incomplète, en 1963.
Marta Marin-Dòmine est professeure à la Wilfrid Laurier University de Toronto (Canada), elle est aussi directrice du Centre for Memory and Testimony Studies de la même université. Elle est l’auteure, entre autres, des livres Traduir el desig (Traduire le désir) (2004) et The Camp: Narratives of Internment and Exclusion (Le camp : récits d’internement et d’exclusion) (2007).
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