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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 10:18
Collioure : leș artistes étrangers 1905/25 - Littérature au Boulou et chez Torcatis -
Collioure : leș artistes étrangers 1905/25 - Littérature au Boulou et chez Torcatis -
Collioure : leș artistes étrangers 1905/25 - Littérature au Boulou et chez Torcatis -
Collioure : leș artistes étrangers 1905/25 - Littérature au Boulou et chez Torcatis -

EXPO à Collioure

 

L'hyperbole orgueilleuse a toujours été utilisée par les commissaires d'expos pour vanter le pays catalan qui accueilla les plus grands artistes, mais ne les retint pas; autant d'occasions perdues et un livre est à écrire sur ces créateurs passés par Collioure, Céret...Matisse, Picasso...

 

Ainsi, naguère, J.Pierre Barrou avait vu dans le Roussilon "le berceau de l'art moderne"; Céret, de-puis des décennies est "la Mecque du Cubisme", mouvement picassien inventé un peu plus au sud, en Catalogne; la lumière de Collioure serait unique, mais Matisse l'a trouvée en Corse, au Maroc, dans les îles...Aujourd'hui, c'est "Babel": on n'a pas peur des mots, qui perdent ainsi de leur pouvoir et signification...

JPB

 

Collioure

Les infos officielles :

 

L’exposition "Collioure babel des arts 1905-1945"

Jusqu’au vendredi 10 juin, le musée fermera ses portes pour permettre la mise en place de sa nouvelle et exceptionnelle exposition "Collioure, babel des arts 1905-1945". Elle réunira les œuvres d’une pléiade d’artistes, qui à cette époque sont venus de toute l’Europe, attirés par la cité des peintres : un amour manifeste et inéluctable pour ce petit port.

Ces hommes et ces femmes ont fait ressortir la beauté des paysages animés par cette lumière unique et insolite dans une Europe en tourmente.

Collioure fera la renommée de peintres français, allemand, russe, anglais, japonais, algérien, bâlois, catalan : Henri Matisse, André Derain, Hans Purrmann, Léopold Survage, Rudolph Ihlee, Edgar Hereford, Charles-Rennie Mackintosch, Foujita, Fernande Barrey, Valentine Prax, Ossip Zadkine, Jean Peské, Mela Muter, Anta Rupflin, Otto Abt, Walter Bodmer, Walter Kurt Wiemken, Max Birrer, Virgilio Vallmajo, Otto Freundlich, Jeanne Kosnick- Kloss.

 

C’est au travers de leurs œuvres que le public pourra découvrir ou redécouvrir le talent de peintres connus ou méconnus.

 

Cette exposition se déroulera du samedi 11 juin au lundi 3 octobre. Elle bénéficie de l’aide et du soutien de nombreuses institutions publiques et privées (France, Allemagne, Suisse, Pologne, Ecosse) et de propriétaires privés, ce qui a permis la réalisation de cet évènement.

Pour plus d’informations : Contact@museecollioure.com 

 04 30 44 05 40.

 

  • Cet été, le musée d’art moderne de Collioure propose de remonter le temps à la rencontre des artistes qui ont séjourné dans le petit port et ont transposé sur leurs toiles sa lumière et son atmosphère singulières. Collioure, Babel des arts 1905-1945 est à découvrir du 11 juin au 3 octobre. 
  • Au cours du XXe siècle, nombreux ont été les artistes européens qui ont parcouru les petites rues de Collioure et se sont inspirés de ce décor de carte postale pour leur art.
  • Du havre de paix au refuge face à la guerre, Collioure devient le décor de parcours d’hommes et de femmes venus peindre la lumière dans une Europe dont le ciel s’obscurcit.
  • Qu’ils soient attirés par son climat clément, ses paysages préservés ou sa lumière exceptionnelle, beaucoup s’y retrouvent, recréant en fonction de leurs origines des colonies d’artistes liées par des solidarités nationales.
  • Ils se côtoient, fréquentent les mêmes lieux, peignent les mêmes sites et tous partagent le même amour pour le petit port et ses beautés.
  • Point de départ d’une recherche plus vaste, cette exposition vise à dresser une cartographie de ces artistes venus d’ailleurs et qui firent de Collioure une véritable Babel des arts.
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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 10:24
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa

4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa

 

En écho à l’exposition « Aristide Maillol (1861-1944).

 

La quête de l'harmonie » qui ouvrira le 12 avril prochain au musée d’Orsay, attardons-nous sur une sélection d’estampes issues des collections de la BnF. 


En parallèle de son activité de sculpteur, Aristide Maillol a en effet illustré « Les Églogues » de Virgile ou « Les Pastorales » de Longus, par des bois gravés, mais aussi le « Livret de folastries » de Ronsard, par des eaux-fortes. Il réalise également des lithographies de nus. 


Autant d’œuvres témoignant d’un style unique et précurseur qui ne s’est pas limité à la sculpture.

Rafael Tur Costa, la lumière du fragment, à Cotlliure
ARTS.  COTLLIURE - COLLIOURE

Cotlliure et Palma, deux sœurs reliées par le bleu de la Méditerranée et la lumière intense du soleil. Deux villes qui ont vu éclore la modernité.

Le Musée d’art moderne de Collioure est aujourd’hui particulièrement heureux de s’associer au musée Es Baluard de Palma pour célébrer l’œuvre de l’artiste ibizien Rafael Tur Costa. L’exposition, présentée à Palma en 2021, sera accueillie en 2022 à Cotlliure.

 

 

Rafael Tur Costa

Santa Eulària des Riu, Eivissa, 1927 – 2020

A vécu et travaillé à Eivissa (Ibiza)

Bien qu'il ait étudié à l’École des Arts et Métiers d’Ibiza, Rafael Tur Costa peut être considéré comme autodidacte.

En 1955, il rencontre des membres de la Hochschule Für Bildende Künste de Berlin, un groupe d’étudiants allemands aux beaux-arts, qui l’initient aux innovations artistiques de l’avant-garde européenne.

Son agitation créative l’a amené à s’impliquer dans les cercles artistiques de Madrid et de Barcelone, et à entretenir des relations constantes avec le groupe Ibiza 59, formé sur l’île en 1959.

Alors que le noir semble être la couleur prédominante dans ses premiers essais des années 1960, ses travaux ultérieurs révèlent sa préférence pour le blanc, fruit de ses travaux de recherche sur l’image et l’évolution de son propre langage plastique.

En plus d’expositions aux États-Unis et en Europe, son travail a été exposé au Museu d’Art Contemporani d’Eivissa à Ibiza (1983, 1997) et au Casal Solleric à Palma, Majorque (1997).

 

fin années 50

Depuis la fin des années 1950, on trouve chez lui des espaces où il est possible de percevoir une certaine horror vacui (horreur du vide).

Après avoir été séduit par une obscurité qui l'apparentait à un type d'art informel, il se lance dans une série de recherches aboutissant à des champs chromatiques qui ordonnent l'espace pictural et dialoguent avec des éléments de langage.

C'est dans cette période qu'il recourt à des poèmes de Rafael Alberti et à des signes qui renvoient directement à l'impossibilité d'exprimer des expériences vécues pendant son enfance et sa jeunesse. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne ses souvenirs de la guerre civile et la mise en place de la dictature franquiste.

 

années 60-70

Au milieu des années 1960, il dépouille l'espace pictural et ne ressent plus le besoin d'occuper toute la surface, conscient de l'impossibilité de tout exprimer. Il s'engage alors dans des compositions dominées par la simplicité et par le blanc puis y dépose des sortes d'organismes, héritiers d'une certaine abstraction lyrique, qui jouent un rôle organisateur.

Tur Costa travaille à des peintures où la composante architecturale puise sa force dans la nudité. On y retrouve une claire évocation de la verticalité des murs des maisons d'Eivissa. Ce sont des surfaces entièrement blanches, parsemées, comme sous l'action d'une force centrifuge, de petites cellules.

Au début des années 1970, Tur Costa incorpore à ses créations un nouvel élément : le segment. Le tracé rectiligne va dorénavant s'imposer dans ses oeuvres jusqu'à la fin.

années 80-90

Ce sont encore de grandes compositions tournées vers le blanc, mais qui comprennent cette fois des structures ordonnées qui suggèrent un espace impossible d'accès. La forme ne cesse d'organiser l'espace pour nous avertir de cette impossibilité.

A l'approche des années 1980, l'artiste commence à affronter la douleur et la blessure qui le hantent depuis l'enfance.

On trouve sur ses toiles blanches des petites fentes et des déchirures qui révèlent cet espace malade de souvenirs.

Au cours des années du siècle finissant, les oeuvres se nimbent de mystère. Fentes, déchirures, blessures, et même découpes nettes signalent qu'il faut chercher le sens au-delà de la toile.


Une exposition réalisée en partenariat avec Es Baluard, musée d’art contemporain – Palma (Baléares), avec le soutien de l'Institut Ramon Llull

Institur Ramon Llull Paris

Newsletter # 121

 

 

ARTS DE LA SCÈNE.  PARIS, 

 

"Brefs entretiens avec des femmes exceptionnelles" de Joan Yago, à Théâtre Ouvert

 

Le Collectif Le Grand Cerf Bleu met en scène à Théâtre Ouvert de Paris jusqu'au 19 février un texte commandé au dramaturge catalan Joan Yago dans le contexte du programme européen Fabulamundi, traduit par Laurent Gallardo. Une œuvre inspirée de situations réelles mais aussi fictionnelles autour des questions de l'identité, les différences et nos contradictions.

+ info >>

 

MUSIQUE.  JOLIETTE, QUÉBEC, CA, 

 

Trente-deux ans après leurs débuts au Québec, Jordi Savall et Le Concert des Nations retrouvent le Festival de Lanaudière

 

Événement aussi rare qu’exceptionnel : trente-deux ans après leurs débuts au Québec, l’immense Jordi Savall et son ensemble Le Concert des Nations retrouvent le Festival de Lanaudière le temps d’une incursion dans la splendeur baroque de Versailles, antidote rêvé à la grisaille hivernale, havre de beauté et de chaleur.

 

  •  

 

ARTS.  COTLLIURE - COLLIOURE

 

Rafael Tur Costa, la lumière du fragment, à Cotlliure

Contact: info@llull.cat

Cotlliure et Palma, deux sœurs reliées par le bleu de la Méditerranée et la lumière intense du soleil. Deux villes qui ont vu éclore la modernité.

 

Le Musée d’art moderne de Collioure est aujourd’hui particulièrement heureux de s’associer au musée Es Baluard de Palma pour célébrer l’œuvre de l’artiste ibizien Rafael Tur Costa. L’exposition, présentée à Palma en 2021, sera accueillie en 2022 à Cotlliure.

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 14:39
M. Jean-Claude Ducatte, le propriétaire du fort Saint-Elme (à droite) avec Marc Paillet (de l'association Frene), à gauche (C) Jean-Pierre bonnel)
M. Jean-Claude Ducatte, le propriétaire du fort Saint-Elme (à droite) avec Marc Paillet (de l'association Frene), à gauche (C) Jean-Pierre bonnel)

M. Jean-Claude Ducatte, le propriétaire du fort Saint-Elme (à droite) avec Marc Paillet (de l'association Frene), à gauche (C) Jean-Pierre bonnel)

Le quotidien Le Monde publie ce week-end une page sur l'ancien fort de Charles-Quint...J'avais publié un reportage, en rencontrant le propriétaire Jean-Claude Ducatte, en 2015...(en tant que correspondant de L'Indépendant à Collioure - l'article n'a pas été publié...)
L’entrepreneur du fort Saint-Elme Par  (C) Le Monde

Vies de château (6/6). Jean-Claude Ducatte a hérité d’un ancien fort militaire sur les hauteurs de Collioure, dans les Pyrénées-Orientales. Refusant toute subvention publique, il développe le lieu tous azimuts...(voir le site du Monde)

- - -

 

Le blogabonnel - 2 AOÛT 2015

COLLIOURE/ FORT SAINTELME : MARC MAILLET ET LES ASSOCIATIONS DE PRÉSERVATION DE LA NATURE (FRENE, APSEC…) PRENNENT DE LA HAUTEUR AU FORT SAINT-ELME

Collioure - Marc Maillet et les associations de préservation de la nature (Frene, Apsec…) prennent de la hauteur au Fort Saint-Elme

 

(article envoyé au journal L'Indépendant de Perpignan-non publié)

 

Invitées par M. Jean-Claude Ducatte, le propriétaire du Fort Saint-Elme, qui domine Collioure et la Côte vermeille, les associations de défense de l'environnement ont d'abord visité les salles consacrées à l'Histoire et aux armes. 

 

Un itinéraire passionnant, à partir de la tour médiévale, jusqu'aux terrasses, en passant par la salle des casques, celle consacrée à Charles Quint, qui fit construire le château, la salle de l'Empire ottoman, et, enfin, celle qui est dédiée à Vauban, qui réaménagea le fort., au 17° siècle

 

Le groupe mené par Marc Maillet et le photographe Raymond Roitg, de l'AFP, composé d'un quinzaine de correspondants locaux d'associations écologistes, ont été accueillis par M. Ducatte, autour d'un sympathique apéritif. 

 

La discussion porta sur le PLU (Plan local d'urbanisme) refusé en partie au maire de Port-Vendres, et sur l'article intrépide du journaliste Vincent Couture (notre édition du 23 juillet) parlant des "copains et des coquins"; les maires de la côte, anciens ou actuels (sauf M. Manya, à Collioure, qui veut jouer la transparence, pour l'instant) firent les frais de l'ironie générale : M. Ducatte commenta les "chefs-d'oeuvre des promoteurs", tels l'hôtel de la colline Matisse, les lotissement de l'Oli et des Batteries sur le domaine du littoral, le Pont de l'Amour, à l'entrée de Port-Vendres, la prolifération des parkings dépourvus d'esthétique…

 

  M. Ducatte et son frère, à la mort de leur père, qui fit beaucoup de travaux dans les années 1950/60, décidèrent de conserver le bâtiment, ce "fort hybride entre Bourguignons et Espagnols", comme le dit avec humour l'hôte à l'origine de cette rencontre, avecJoiselle Duhamel, Secrétaire de l’APSEC, membre du bureau de FRENE 66. 

 

Les propriétaires n'ont eu aucune subvention pour réaménager le château : "Au pire, je n'en veux pas ! Je préfère rester libre !", confia J.-Claude Ducatte, personnalité au verbe bien trempé...

 

M.Ducatte, qui vient d'adhérer à FRENE 66, a rénové le fort selon les normes historiques; il espère qu'aucune opération immobilière ne viendra dénaturer le site, la loi interdisant une construction à 500 mètres d'un monument historique. Collioure peut compter sur lui pour veiller à l'environnement…et pour avoir des idées, comme une illumination générale du fort et des tours, en accord avec l'association des Sentinelles Vauban.

 

 Un beau projet, à suivre, si les municipalités voisines acceptent ce feu d'artifice insolite et énorme…

 

Jean-Pierre Bonnel

 

* Information :www.fortsaintelme.com

*Pour s'y rendre en voiture, depuis Port-Vendres, suivre la direction de la gare SNCF, prendre à droite juste après la gendarmerie et suivre sur deux kilomètres au milieu des vignes. Sinon, à pied, partir du chemin qui se trouve à côté de la colline du moulin : le fort est à 500 mètres environ, vingt minutes de marche. 

On peut redescendre sur Collioure par les crêtes, à droite du château, en passant près du fort Dugommier (futur centre d'art contemporain) et par le chemin de la Galère, jusqu'à l'embranchement du chemin de Consolation. Belles perspectives. Compter deux heures de descente.

 

- - photos J.P.B. * M. Jean-Claude Ducatte, le propriétaire du fort Saint-Elme (à gauche) avec Marc Paillet (de l'association Frene)

 

*Le lotissement décrié des Batteries, sur le domaine littoral, à l'entrée de Port-Vendres, depuis le fort St-Elme...

 

Marc Paillet et J.Claude Ducatte en grande discussions sur les PLU (plans locaux d'Urbanisme) en Côte vermeille...

 

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