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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 11:07
BLASON : ALIOT doit redorer le sien - Hannah ARENDT, María ZAMBRANO, pour Merry SALES,  : Ces expos verront-elles le jour ? Montolieu: les voleurs de feu
BLASON : ALIOT doit redorer le sien - Hannah ARENDT, María ZAMBRANO, pour Merry SALES,  : Ces expos verront-elles le jour ? Montolieu: les voleurs de feu
BLASON : ALIOT doit redorer le sien - Hannah ARENDT, María ZAMBRANO, pour Merry SALES,  : Ces expos verront-elles le jour ? Montolieu: les voleurs de feu
BLASON : ALIOT doit redorer le sien - Hannah ARENDT, María ZAMBRANO, pour Merry SALES,  : Ces expos verront-elles le jour ? Montolieu: les voleurs de feu

 PAQUES d'un peuple pieux

L’une des traditions de Pâques est celle des "goigs dels ous". Ces chants à mi-chemin entre le sacré et le profane permettaient aux chanteurs de récolter des victuailles.

Le peuple catalan est un peuple pieux. Des siècles et des siècles de foi habitent nos églises, nos chapelles, nos ermitages. Alors, ici, pour célébrer cette Pâques joyeuse et pleine d’espoir, les traditions sacrées comme profanes ne manquent pas. On citera Pasques florides (les Rameaux), la semaine sainte, la Pitance du Farro, la bénédiction du Salpàs, la bruyante Patrica Patroca, les bunyetes... ou encore les célèbres goigs dels ous, terme aussi fantasque qu’imprononçable aux yeux des non avertis. (E.Hoerner)

 

- - - BLASON : ALIOT doit redorer le sien

 

A propos du blason inventé par la nouvelle municipalité (pour  REDORER son IMAGE de marque…)

De nombreux mouvements politiques  appellent à une manifestation publique samedi 10 avril, place de Catalogne, à partir de 15 heures:

 

"Nous appelons les Catalans à descendre dans la rue" annonce Jordi Vera. "Cela, afin que notre ville continue à être La Catalane. En effet, toute modification aussi profonde de notre image doit être soumise à un référendum démocratique ! Perpignan, c’est la Capitale du Pays Catalan et nous ne pouvons pas accepter qu'un changement qui touche à l’âme des Catalans soit décidé en catimini, par un quarteron dans les fonds d’un bureau"

 

- - - EXPO MERY SALES

 

En attendant l’autorisation de réouverture, tout est prêt au Centre d’Art Contemporain “àcentmètresducentredumonde”

pour accueillir le public. La nouvelle exposition : “Personnages hors champ” de Mery Sales attend les visiteurs, dès que possible et jusqu’au 13 juin 2021.

 

Galerie aidée par la mairie de Perpignan - M. l'adjoint à la Culture communique :

André Bonet annonce :

 

Mery SALES expose au Centre d'art contemporain "acentmetresducentredumonde" 

 

André Bonet, adjoint à la culture découvrait son exposition ce matin, intitulée "Personnages hors champ", et désormais fin prête à ouvrir ses portes, dans l'attente de l'autorisation de réouverture.

Commissaire Álvaro de los Ángeles

https://www.merysales.com/

 

« Ces dernières années, ma peinture m’a conduite vers ses lisières. Depuis sa périphérie, j’ai découvert d’autres points de vue, associés à des espaces jusqu’alors niés ou ignorés et qui, pour leur grande majorité, portent des noms de femme : Hannah Arendt, Simone Weil et María Zambrano.

 

L’empreinte laissée par leurs voix défie les paramètres de leur époque et cherche encore aujourd’hui un espace légitime pour être remarquée. Elles ont toutes trois échappé au carcan de leur époque, notamment parce qu’être une femme philosophe était alors totalement impensable et qu’elles ont osé emprunter une voie qui justement sortait des sentiers battus.

 

Travailler sur leur pensée procède au début d’un besoin intime inaliénable mais le potentiel de transformation de leur pensée m’amène à la traduire, à ma manière, en peinture et à essayer de la transcender.

Elles nous permettent de faire le lien entre une période et une autre, de dénouer les nœuds du passé pour en tisser de nouveaux dans la trame collective du présent.» 

Mery Sales

Centre d'Art Contemporain  Àcentmètresducentredumonde

#culture #ar

Cet événement est remis à plus tard - Culture censurée

Les voleurs de feu, 2021

La Coopérative-Musée Cérès Franco à Montolieu (Aude) ouvre ses portes sur une nouvelle saison le 3 avril à 10 heures. Elle présente pour la deuxième année consécutive l’exposition « Les Voleurs de Feu ».

2020 avait été marquée par l’officialisation de la donation aux collectivités territoriales des 1 651 œuvres de la collection Cérès Franco et du bâtiment à la Région par le mécène Henri Foch. Cette exposition a été dédiée à Dominique Polad-Hardouin, fille de Cérès, qui nous a quittés le 1er mars 2020, et qui a assuré le commissariat en choisissant le parti pris de la profusion, de l’abondance.

Les visiteurs vont découvrir, au travers de plus de 450 tableaux et sculptures créés par 150 artistes, les différentes facettes de la collection. Une exposition dont l’objectif est d’illustrer la richesse et la diversité des œuvres accumulées par Cérès Franco sur plus de quarante ans.

« Les Voleurs de Feu » présente ainsi la nouvelle figuration française, le mouvement CoBra, les peintres autodidactes venus d’Europe ou des confins du Brésil, du Maroc et de la Tunisie, les artistes marginaux, visionnaires ou singuliers aux côtés de figures majeures du monde de l’art, à l’image de l’art sans frontières que Cérès Franco a toujours défendu.

Parmi eux, Stani Nitkowski, Hugh Weiss, Abraham Hadad, Mao To-Laï et Alejandro Marcos seront particulièrement mis en lumière. Une étonnante série de portraits de Cérès Franco sera également présentée.

Tous les jours, 10-13h et 14h30-18h sauf lundi et ouverture exceptionnelle les lundis fériés

(*) Le GIP La Coopérative-Musée Cérès Franco a été constitué en 2019 pour accueillir, conserver, valoriser et faire découvrir au plus grand nombre la collection issue de la donation Cérès Franco. Il est constitué de la région Occitanie, du département de l’Aude, de Carcassonne Agglo, de Montolieu et de l’Association pour la valorisation de la collection Cérès Franco.

Début :

3 avril - 31 octobre

Catégories d’évènement:

Art Plastique, Aude, En Région Occitanie,Exposition, Musée

LIEU

La Coopérative-Musée Cérès Franco

5 Route d'Alzonne 

Montolieu, 11170 France + Google Map

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 08:11
On s'envoie en l'ait avec Aristide...

On s'envoie en l'ait avec Aristide...

Perpignan : opération l'art vous envoie en l'air : une nouvelle statue de Maillol à Perpignan 

 

La nouvelle municipalité de Perpignan la bigote, pleine d'imagination, veut redorer son blason et relancer les animations culturelles, en amplifiant l'opération culturelle "l'art m'envoie en l'air"...

 

Au 13ème ciel, exactement, en cette période des cloches pascales qui, de Rome volent vers la Rome (prononcer Rume), rivière qui borde le musée Maillol de Banyuls.

 

Ces objets volants cathos s'arrêteront rue de la cloche d'or, un peu loin, cependant de la résidence secondaire du rabbin Halimi.

 

Toutes les cloches de Perpignangnan assisteront alors à la pose d'une statue géante et obscène d'Aristide, création inédite découverte, sur le chemin des mas, par Olivier Capell, maître de la culture à B. de la Marenda.

 

Tous les oisifs, chômeurs, scolaires en vacances ou en télétravail, face à leur ordi mastubatoire, pourront ainsi s'esbaudir en caressant les formes amples de cette dame de bronze...

Bon confinement en plein air et sans distanciel, de 6h à 19 heures...

(pour s'inscrire à la mairie, demander Véro...)

 

J.P.Bonnel (1er avril 2021)

 

 

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 10:19
photos JPB - Brochure sur Maillol et Dina Vierny (chez l'auteur - 8 euros - 06 31 9 09 32 -
photos JPB - Brochure sur Maillol et Dina Vierny (chez l'auteur - 8 euros - 06 31 9 09 32 -
photos JPB - Brochure sur Maillol et Dina Vierny (chez l'auteur - 8 euros - 06 31 9 09 32 -

photos JPB - Brochure sur Maillol et Dina Vierny (chez l'auteur - 8 euros - 06 31 9 09 32 -

Maillol, de l'atelier de la maison rose de Banyuls à la métairie, 

où se trouve le tombeau de l'artiste (le sculpteur; d'abord enterré -et occulté- au cimetière de la ville, est transféré sous la statue Pensée, en 1961) et le musée qui lui est consacré.

 

Au sous-sol, la cuisine en schistes est ornée d'ustensiles et d'objets faïencés, ainsi que de pilon, marmites en fonte et en terre, verres émaillés…

On remarque une tapisserie grand format représentant deux femmes très belles qui se promènent et on croit deviner les visages cachés des amants..?

 

Les bronzes sont nombreux :

 Torse sur le dauphin (1910), Phryne, même année, un grand bronze intitulé "Torse du printemps" (1911), le Torse de l'été (idem), Torse "Action enchaînée", de profil, sans bras, daté de 1905, en écho au monument à la mémoire d'Auguste Banqui (Jardin des Tuileries, haut de 2,15 m); une copie et placé depuis 2020 sur la promenade de la plage de Banyuls.

Oeuvre de format réduit, comme le Monument à Cézanne (1912/25, présent aux Tuileries).

 

Ces "essais", ces "brouillons" d'une grande beauté sont entourés de terres fuites, tel le Torse, sans tête ni pieds de 1910. Notons aussi la gracieuse Nymphe assise de 1900…

 

De nombreuses photos de l'époque montrent un Maillol bucolique, heureux dans le paysage de la vallée de la Rome. Ainsi avec le calot noir, la longue barbe de l'artiste au visa fin et au nez allongé, en chemise blanche, dans un pantalon de flanelle…

 

La photo avec Matisse a été prise dans le jardin de la maison-atelier de confection de papier, de la maison de Marly-le-Roy, propriété aujourd'hui du chanteur Hugues Aufray…

 

A l'extérieur, la beauté de la nature méditerranéenne est magnifiée par les cyprès anciens et majestueux qui forment un quadrilatère protecteur autour de la robe silencieuse. Ces arbres d'une verticalité spirituelle dessinent une architecture  protectrice, face aux vents et aux foules bruyantes. 

Est mis en valeur ici la solitude d'un modeste cimetière personnel…

 

En fin d'après-midi, il faut être sensible aux rayons de lumière, filtrés par la carrure vête des géants longilignes. 

Seule, une faille dans l'armure d'un arbre, perturbe un peu la fraîcheur du lieu, apte à la méditation et à une pensée intime pour l'ermite éternel de la métairie…

 

JPB

 

(autres textes sur Maillol dans le livre CatalognArts et dans la brochure consacrée à Dina Vierny : Une grande dame au pays de Maillol (2000, Perpignan, assoc. Frontières,entretien avec D.Vierny, JP. Bonnel et André Roger)

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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 10:34
Henri Iglesis et ses bonhommes de tôle soufflée : le p'tit bonhomme et Terpsichore, muse de la danse
Henri Iglesis et ses bonhommes de tôle soufflée : le p'tit bonhomme et Terpsichore, muse de la danse

Henri Iglesis et ses bonhommes de tôle soufflée : le p'tit bonhomme et Terpsichore, muse de la danse

 

Henri Iglesis, sculpteur sur tôle...

Il ne manque pas de savoir-fer...

 

Henri Iglesis, sculpteur sur fer et inventeur du concept de la tôle soufflée, nous invite à la découverte de son univers.

Un monde ferrique et féerique, peuplé de personnages un rien oniriques, un rien ironiques.

Ici et ailleurs, jamais et toujours, en France et un peu partout dans le monde, alors même que les passions et que les idées s'oxydent toute raison gardée et de guerre lasse, les œuvres métalliques, aussi clinquantes qu' étincelantes d'Henri - en autant de témoignages vivants - se confrontent à l'inévitable rouille immanente, inexorable, inéluctable et routinière du temps qui passe, tout en affirmant et leur pertinence et leur pérennité.

Ses créations ne manquent aucunement ni d'éclectisme, ni d'inspiration...

Henri Iglesis, artiste catalan d'origine et « catalanement » original, éclaire de son « savoir-fer » le réel de nos illusions et forge sur son imaginaire les rêves de notre quotidien...et ce dans une alchimie intime et savante qui conjugue à satiété le fer et le souffle de la vie : à savoir le vent et le feu, et ce dans une alliance et dans un alliage parfaits...

 

L'artiste livre à notre soif d'inconnu et à notre intérêt dévorant autant d'icônes infinies et d'idoles indéfinissables.

Enfantés au long d'images entraperçues et de souvenirs transcendés, ses êtres et ses créations de tôle configurent les contours de notre vie de chaque jour... optant de manière optimiste pour les courbes et les arrondis, arrondissant en toutes circonstances les angles, circonscrivant dans ses volumes pudiques mais affirmés les paradigmes de la réalité... et ce face à une existence sécante, parfois brisée, souvent en dents-de-scie, mais incontournablement, subséquemment et inévitablement frangée d'aspérités...

J.I.

 

 Tel : 06 05 48 12 94

e-mail : henri.iglesis@gmail.com

site internet : www.henri-iglesis.com

Légendes photos : Henri Iglesis et ses bonhommes de tôle soufflée

 

Calce Culture contemporaine

Enfin, les paysages liquides sont là!

"Lorsque nous contemplons un paysage, est-ce le passé et le passage du temps qui nous émerveille ou est-ce plutôt cette précipitation vers le futur dans lequel nous ne serons que mémoire ?

 

Le paysage c’est l’artifice de l’homme pour concevoir une nature qui le dépasse toujours, d’autant plus qu’il en fait partie. L’inconscient de la nature, l’invention du paysage le dévoile : c’est l’homme et son besoin de figer la vie sous une perspective. L’inconscient de l’homme : la nature et son perpétuel mouvement.

 

Quand les artistes s’intéressent au paysage de nos jours, ils ne peuvent le faire que sous une prise de position. Ils dénoncent son artifice, ils ironisent sa perception en tant que « seule vraie nature », ils en montrent le biais subjectif, ils y transitent comme des randonneurs ou comme des funambules entre en figer ou en accepter le mouvement.

 

Le paysage est liquide, changeant au cours des ères géologiques autant qu’au long du petit temps de l’homme et de son labour. Le terroir, mot cher à tous les gens dans notre coin de monde, n’est que la rencontre entre la main de l’homme , son travail sur la nature domptée, et cette nature qui s’insurge et qui change. Comme si les viticulteurs faisaient quotidiennement l’expérience de ce que les artistes ont inventé : la nature cadrée par le regard de l’homme.

Le paysage naturel devient paysage urbain qui devient paysage corporel qui devient paysage intérieur et subjectif. Il est d’autant plus subjectif qu’il souhaite « portraiter » la réalité. Il suffit de la poser la question a un photographe. C’est comme la construction d’un lexique, l’écriture transformé en paysage. Son essence c’est le mot, le trait, la main de l’artiste qui s’y plonge et qui essaie d’en sortir l’essentiel. Qui ne reconnait pas une montagne – sa montagne – dans ce simple trait sur le papier ? Le paysage c’est peut-être avant tout une mémoire affective d’un lieu vécu."

 

Alessandra MONACHESI RIBEIRO

Les artistes 

Daniel CABALLERO

Núria DURAN

Joan FONTCUBERTA

Kika NICOLELA

Raphaëlle ROUMAGNAC

Serge SAUNIÈRE

Muriel VALAT-B

Félix VALDELIÈVRE

Fabienne VERDIER

Partenariat: Lycée Agricole Claude Simon de Rivesaltes / Occit'Avenir

Daniel Caballero est le deuxième artiste en résidence pour le projet Habit’Art des résidences artistiques de l’association 3C. Dans le cadre du programme Occit’Avenir proposé par la DRAC-Occitanie, la DRAAF-SRFD Occitanie et la Région-Occitanie et en partenariat avec le Lycée Agricole Claude Simon de Rivesaltes, l’artiste interviendra du 15/03 au 16/04/2021. Au programme, un temps de création de l’oeuvre intitulé « Capsule » ainsi qu’un temps d’intervention et de transmission auprès des lycéens et du grand public.

CCC

Partenariat: Agit'Hé et Inund'Art / Résidence transfrontalière

CALCE...

Le collectif Agit’Hé et l’association Inund’Art sont nos partenaires pour la troisième résidence artistique de l’association 3C. Dans un projet de résidences croisées au sein de d’un projet micro-transfrontalier soutenu par le Département des Pyrénées-Orientales et par la Generalitat de Catalunya, les artistes des deux collectifs interviendront lors de l’exposition Paysages liquides, du 10/03 au 10/04/2021. Au programme, un temps de création des oeuvres en dialogue avec les oeuvres des artistes prévues pour l’exposition par 3C ainsi qu’un temps de médiation auprès du public.

 

Les artistes

Tiffany VAILIER 

Agnès CALAS 

Caroline MILIN

Trenca ROCS

Marina E.G. 

Yoshihito SUZUKI 

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 10:47
 Mémoire de la Shoah :  spoliation d’œuvres d’art par les nazis - La lettre des Amitiés Internationales André Malraux
 Mémoire de la Shoah :  spoliation d’œuvres d’art par les nazis - La lettre des Amitiés Internationales André Malraux
 Mémoire de la Shoah :  spoliation d’œuvres d’art par les nazis - La lettre des Amitiés Internationales André Malraux

la spoliation d’œuvres d’art par les nazis et les enquêtes de restitution

 

Projection en avant-première et rencontre : "Une collection d’art et de sang, le catalogue Goering" de Laurence Thiriat, dimanche 14 mars 2021 à 16h30

Projection - rencontre : Une collection d’art et de sang, le catalogue Goering de Laurence Thiriat

 

Journée thématique sur la spoliation d’œuvres d’art et les enquêtes de restitution

PROJECTION / RENCONTRE  

EN AVANT-PREMIÈRE

Une collection d’art et de sang, 

le catalogue Goering 

de Laurence Thiriat

 dimanche 14 mars à 16h30 

  sur le site internet du Mémorial

suivie d'une rencontre à18h sur Zoom

Film écrit par Laurence Thiriat et Jean-Marc Dreyfus. 

France, documentaire, 90 mn, Schuch Productions, Flair Production, Kaos Films, ARTE GEIE, RTBF, 2020.

Durant la guerre, Hermann Goering, deuxième homme fort du régime nazi, met en place à des fins personnelles une gigantesque entreprise de spoliation d’œuvres d’art appartenant à des milliers de familles juives. Ces pillages sont consciencieusement notés dans un catalogue, archive sortie de l’oubli en 2015. Mené comme une véritable enquête policière, le film nous conduit aux quatre coins du monde afin de rechercher les témoins, les archives et les traces d’une histoire qui ne passe pas.

La diffusion du film sera suivi d'une rencontre sur la plateforme Zoom en présence de laréalisatrice et de Jean-Marc Dreyfus, historien, coauteur du film, et auteur de Le Catalogue Goering (Flammarion, 2015).

 Animée par Philippe Sprang, journaliste.

Pour suivre la rencontre sur Zoom et poser vos questions aux intervenants l'inscription est obligatoire.  

Retransmission en direct sur le site internet et les pages Facebook et YouTube  du Mémorial de la Shoah

Teaser du film "Une collection d’art et de sang, le catalogue Goering"

 

* Le film sera disponible sur le site internet du Mémorial  le 14 mars de 16h30  à minuit.

Diffusion sur Arte France le 21 mars à 23h50.

Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

 

Mémorial de la Shoah de Paris

17 rue Geoffoy-l'Asnier 75004 Paris - Tél. : 01 42 77 44 72

Métro : Saint-Paul ou Hôtel-de-Ville

contact@memorialdelashoah.org - www.memorialdelashoah.org

- - -

 

La lettre des Amitiés Internationales André Malraux

 28 Février 2021

Au long de cette année 2021 surgissent nombre de « marque-pages » anniversaires qui disent les empreintes Malraux de ces années là, et sont autant d’appels à « remémorations ». Les lignes ci-dessous en évoquent quelques-unes, dans leur contexte condensé, jalons décennaux d’ « une vie dans son  siècle »…

 

… À commencer, en novembre prochain, par le 120ème anniversaire de sa naissance … et le 45ème de son décès.

Et puis, c’était il y a juste 100 ans :

-          L’édition de « Lunes en papier », illustrée par Fernand Léger, et la parution de quelques autres « écrits farfelus ».

-          Peu après, en juin 1921, tournant de vie, rencontre si importante de Clara et d’André qui, dès lors, ne se quittent guère.  Le 14 juillet, dans sa chambre de l’hôtel Lutetia, ils se « découvrent » en ce jour de feux d’artifices. S’ensuivent voyages (à commencer par Florence que leur fille, née en 1933,  honorera merveilleusement en prénom accolé au nom qu’ elle portera si bien), mariage etc…  Beauté de « leurs vingt ans » !

 

En 1931, il y a 90 ans, avec Clara, de mai à décembre, un grand voyage les mène, entre autres, en Perse, en Inde, en Chine, au Japon, au Canada et aux Etats-Unis, périple riche en découvertes, en rencontres, en émotions et moments forts partagés qui seront semence d’écriture.

 

1941, il y a 80 ans, c’est, après son évasion de novembre 1940, l’installation sur la Côte d’azur (Villa « La Souco » à Roquebrune-Cap-Martin, et villa « Les Camélias » à Cap d’ail) où il retrouve l’aimée Josette Clotis avec Gauthier (« Bimbo ») leur premier enfant né aussi … en novembre 1940. En mai, aux « Camélias », Malraux lit avec tant d’intérêt « L’étranger » d’un certain Albert Camus qu’il adressera l’ouvrage à Gallimard avec le qualificatif « important ». On connaît la suite…

 

10 ans plus tard, voilà « Les voix du silence » dans leur première parution de fin 1951, (il y a donc 70 ans !), illustrant ses grands textes sur l’art, dans la continuité des 3 volumes de « Psychologie de l’art » précédemment édités. Événement d’importance.  La maison de Boulogne, autour du couple Madeleine / André, est animée par ses enfants Gauthier (11ans) et Vincent (8 ans) nés de Josette décédée dramatiquement en novembre 1944, et par Alain (7ans à l’époque …), fils de Madeleine et de Roland, demi-frère d’André, résistant disparu tragiquement en mai 1945 quelque 9 mois après l’exécution de son frère Claude, également résistant héroïque, dans un camp nazi. Non loin des photos de chefs-d’œuvre, étalées à même le sol du rez-de-chaussée, trône un piano double Pleyel pour accueillir le grand talent de Madeleine quand elle ne relit pas, avec son attention délicate, les feuillets d’écriture de son mari.

Le 23 mai 1961, la foudre s’est abattue…  Gauthier et Vincent meurent dans un accident de voiture. Leurs voix ne résonneront plus dans la maison de Boulogne. Madeleine est défaite. C’est Malraux, et non André, qui, quelques jours plus tard, s’acquittera parfaitement de son rôle de ministre des Affaires culturelles en accueillant magnifiquement, à la droite du général de Gaulle, le couple Kennedy. Peu après, le 24 juin, le même Malraux ministre inaugure au Havre la première « Maison de la Culture ». C’était il y a 60 ans, dans le tumulte des grandes tensions internationales et de l’actualité algérienne.

 

Enfin, il y a 50 ans, alors que va débuter la guerre d’indépendance du Bangladesh qui le « mobilisera » toute l’année, paraît en mars 1971 « Les chênes qu’on abat », l’un des superbes reflets du futur « Miroir des limbes ». (Re)lire ce « dialogue » entre Malraux et de Gaulle (après les commémorations de l’an dernier en l’honneur du général) est voyage vers les hauteurs. Ces hauteurs, Claude Santelli et Françoise Verny nous en offriront d’inoubliables témoignages, par la réalisation, toujours en 1971, des 9 téléfilms « André Malraux, la légende du siècle » qui seront diffusés en 1972. C’est également à partir de 1971 que, dans le château familial de Verrières, prenant la suite du beau couple formé avec sa tante Louise disparue en fin 1969, Sophie de Vilmorin, dépassant l’assistance qu’elle lui portait, partage sa vie avec Malraux qu’elle accompagnera avec grande dignité jusqu’à la fin dans une douce sérénité aimante et aimée.

 

Souhaitons que ces lignes, simples survols calendaires « anniversaires », se révèlent de surcroît incitation. Incitation à parcourir aussi  les longs et si riches intervalles réguliers de 10 ans séparant les fragments ici évoqués, incitation à approfondir pensée, œuvre et vie exceptionnelles d’intensité et de densité d’un passager du 20ème siècle qui s’appelait André Malraux

 

Joël Haxaire 

Pour Pierre Coureux, Président Fondateur, et toute l’équipe des AIAM.

PS 1 : Bonne lecture pour la suite !

PS 2 : En document joint, notre bulletin d’adhésion / cotisation

  

Perspectives … même si incertitudes !

La prudence est bien sûr « de mise » dans cette situation inédite qui a conduit, et peut encore conduire, à l’annulation  ou au report d’événements, de projets ou d’initiatives. Il n’empêche :

Sans nous avancer aujourd’hui, selon un calendrier précis, dans une énumération exhaustive d’idées, ou dans le détail d’entreprises en cours (qui occupent par ailleurs le programme de notre AG), nous pouvons quand même évoquer quelques « pistes » étudiées :

- Sur le plan « Publications » :

    * Notre revue PAM (« Présence d’André Malraux »), avec Cristina Solé-Castells comme rédactrice en chef, devrait, sauf aléa, voir avant l’été 2021 l’arrivée du numéro 18 « Le Malraux farfelu » sous la direction de Sylvie Howlett…

    * Très bientôt, un « Hors série » sur « Yves Chevalier, un pionnier de l’archéologie sous-marine » sera publié. Voilà excellente opportunité de rappeler l’extraordinaire aventure du DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines) créé par Malraux en janvier 1966, aujourd’hui universellement reconnu … et envié.

    * En automne, également attendu en « Hors série »,  un bel hommage à Irina Antonova par François de Saint-Cheron

    * Enfin, dès que faire se pourra, un autre « Hors série » qui sera hommage appuyé à Jean-Claude Larrat, toujours présent dans nos mémoires.

 

- Sur le plan « Événements », nous nous limiterons volontairement à 3 (même s’il en existe d’autres) parmi ceux aujourd’hui « envisagés ».

    * Vers la  mi-avril, à Montauban, en présence d’Edgar Morin, hommage à Clara et Florence Malraux. Précisions viendront si l’événement se confirme.

    * En début d’automne, à Paris, projection / conférence autour de Malraux et d’Abel Gance, en compagnie de Georges Mourier, réalisateur bien connu de « À l’ombre des grands chênes » (2005) consacré à Abel Gance, chargé par la Cinémathèque française de la reconstruction et restauration de son « Napoléon ». Actualité à suivre !

    * En fin d’automne, à Paris dans divers lieux, et en province, autour du 120ème anniversaire de sa naissance, « Malraux, un homme multiple », série d’expositions évoquant diverses facettes de sa vie, sa personnalité, son œuvre, sa pensée au travers de documents, photographies, objets, meubles, œuvres d’art et ouvrages etc … Les informations viendront à mesure de l’évolution du projet.

  

À propos de « Malraux et l’Afrique noire » 

Ce qui procure grande satisfaction, c’est le « retour » très positif manifesté par un certain nombre de lecteurs, particuliers en leur nom propre ou s’exprimant au nom de leur institution. Voilà qui est gratifiant pour l’ensemble des « auteurs » et « acteurs » de ce numéro 17 de « Présence d’André Malraux ». De votre côté, n’hésitez pas à nous faire part à votre tour de vos commentaires auxquels nous serons très attentifs. Et puis, pour celles et ceux qui souhaitent à leur tour acquérir cet ouvrage, le mieux est de le faire savoir, en précisant vos coordonnées complètes, à Michel Leroy,  – mail :aiam.tresorier@gmail.com  – à qui, une fois les modalités résolues, vous pourrez adresser à son domicile (49 Avenue d’Alembert – 93190 – Livry-Gargan) votre règlement (chèque libellé au nom des AIAM). Il se chargera de l’expédition.

  

« Malraux et De Gaulle », vidéo avec Olivier Germain-Thomas.

 

Grand plaisir d’écouter Olivier Germain-Thomas sur ce sujet qu’il connaît si bien ! 35 minutes passionnantes, sur le site de notre confrère « malraux.org », que vous pouvez retrouver en cliquant sur https://malraux.org/malraux-et-de-gaulle-pas-olivier-germain-thomas

  

ET N’OUBLIEZ PAS de CONSULTER RÉGULIÈREMENT NOTRE SITE https://www.andremalraux.com 

 

 

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 09:06
Galerie Joan Gaspar, ouverture de 26.11.2019 -

Galerie Joan Gaspar, ouverture de 26.11.2019 -

Barcelona : Galerie Joan Gaspar, ouverture le 26 novembre - Amie de Picasso, l'aventure de cette célèbre galerie catalane a été racontée par sa mère, Elvira FARRERAS, ancienne secrétaire de Malraux pendant la guerre civile

(voir 30 Balades culturelles en Catalogne, J.P.Bonnel)

 

Sommaire :

 

Cyber-bodega, lieu citoyen de Perpignan - “L’histoire oubliée de la Casa  Xanxo”, de Sylvain Chevauché, par Clarisse Réquéna - Joan Llorenç Solé, par Jean IGLESIS 

 

 

*** Espace co-working

Depuis mai 2019, une cyber- bodega, lieu alternatif et convivial mais d’abord fonctionnel, a ouvert ses portes rue de l’Avenir. On peut y dé- jeuner, y dîner, prendre un verre tout en se connectant, si on le souhaite, à Internet. Des ordinateurs sont en effet à la disposition des visiteurs. Mais la cyberbodega offre encore la possibilité de faire des réunions pour les associations adhérentes, des salles sont prévues à cet effet, avec, toujours, le service bodega. Et travailler dans un lieu convivial, c’est bon pour le moral et la santé ! Espace co-working. Domiciliation des associations et des entre- prises. Salles pour des séminaires, petits déjeuners et repas d’affaires. Soirées jeu d’échec tous les vendredis ;

troc-échange avec l’association Le Bas Vert tous les 2e mercredis du mois, ateliers informatique, galerie d’art...

Bref, il se passe toujours quelque chose à la Nouvelle Cyber Bodega et le mieux est d’aller prendre un verre et de se renseigner auprès de Claude, le gérant, car beaucoup de possibilités s’offrent à tous ceux qui entrent dans ce lieu très bien tenu, chaleureux, en somme très sympathique.

Ouvert à tous du lundi au vendredi, le samedi sur commande. Pour les adhérents, des services sont pré- vus. Les prix sont très abordables car il s’agit d’un lieu associatif et ouvert à tous. Pour les repas : un plat, un dessert : 10 euros ; snack à partir de 5 euros et bien sûr

Claude, gérant de la Nouvelle Cyber Bodega

Le bar

du café, de délicieux thés bio (le thé aux épices, un délice !) et bien d’autres choses à découvrir.

Nouvelle Cyber Bodega, 26 rue de l’Avenir à Perpignan.

Tél. : 04 68 52 32 54. Mail : nouvellecyberbodega@gmai l.com ; site internet : www.cyberbodega.fr

Clarisse Réquéna

- - -

 

Histoire
“L’histoire oubliée de la Casa

Xanxo” par Sylvain Chevauché

Sylvain Chevauché vient de publier un ouvrage indispensable à tout Perpignanais qui se respecte : L’histoire oubliée de la Casa Xanxo. Une demeure patricienne catalane à l’époque moderne (Perpignan, éd. Trabucaires). Archiviste paléographe (Ecole des Chartes) et doctorant en histoire contemporaine à l’université Paris 8, S. Chevauché a présenté son ouvrage samedi 21 septembre lors des Journées euro- péennes du patrimoine, dans le cadre de la saison littéraire du Centre Méditerranéen de Littérature. Nombreux furent les visiteurs à venir entendre cette intervention en présence du CML et bien sûr de l’éditrice.

Extrait : “Par son unité architecturale, son ensemble d’éléments sculptés, sa majesté, la demeure connue sous le nom de Casa Xanxo (ou Maison de la Main de Fer) est, sans nul doute, le joyau du patrimoine civil de Perpignan. Toutefois, comme beaucoup d’autres hôtels historiques de la ville, son histoire est très mouvementée et profondément méconnue. Le panorama sommaire que nous proposons ici pré- sente, pour la première fois, la suite ininterrompue des propriétaires et des occupants, les mutations brusques et violentes (confiscations, mise

Discours de M. Lazerme, puits de sciences et d’anec- dotes sur Perpignan

en vente aux enchères), les aménagements et transformations du bâti depuis la période des Lu- mières jusqu’à aujourd’hui. Par-delà ses murs immobiles et au travers de ses habitants, la Casa Xanxo nous raconte l’histoire sociale et poli- tique de ce territoire catalan envié, disputé, conquis”.

Bref, un bel ouvrage illustré à s’offrir ou à offrir dès maintenant, et au moins à Noël !

 

Clarisse Réquéna

 

Sylvain Chevauché  à la Casa Xanxo

Salle comble pour la sortie du livre

En présence du Temps du costume roussillonnais

Elne

« Groc », septième album de Joan Llorenç Solé … Et la ville se drape soudain de sang et d'or !...

 

Il y avait foule, samedi 16 décembre en soirée, salle des fêtes d'Elne... Des airs, des accents et des souffles d'espérance et de liberté, à peine contenus mais néanmoins vivaces et vivifiants, bruissaient entre les tables des convives, venus en nombre assister à la présentation de « Groc », septième C.D de Joan Llorenç Solé, auteur, compositeur et interprète de talent, bien connu de la population illibérienne...

Ce nouvel opus, se présente d'emblée comme une prouesse technique : enregistré en avril dernier, au sein du parc l’Escapade, à Estavar , il a fallu aux concepteurs du projet installer, à savoir créer un studio sur la commune cerdane, et du coup déplacer les instruments, les appareils de sonorisation, les musiciens et les techniciens pour faire naître « Groc » (jaune en français), la couleur du lacet (« el llaç » en catalan) qui témoigne de l'injustice que subissent depuis deux années déjà 18 personnes, citoyennes sud-catalanes, unilatéralement et injustement condamnées pour certaines à la prison, pour d'autres à l'exil...

C’est à la pensée de ces hommes et de ces femmes, n'ayant jamais commis ni crimes, ni délits, mais toutefois iniquement et absurdement jugés et condamnés pour avoir fait état et montre de leurs opinions dans les charges professionnelles, sociales et associatives qu'ils assumaient et qui étaient leur lot quotidien, que Joan Llorenç Solé a conçu « Groc ».

L' album s'inscrit, dans la démarche de l'artiste, comme un acte dynamique et infiniment riche de teintes sonores des plus originales: le C-D bénéficie du concours d'une section de cuivres très étoffée, ainsi que des remarquables voix féminines d'Anne-Erell Tor et d'Annabelle Scholly Lotz... Leurs tessitures conjuguées épaulent l’artiste dans son propos. Ainsi, la voix chaleureuse et émouvante du chanteur baryton s’exprime-t-elle pleinement au long des 13 titres qu'il propose à notre oreille et à notre entendement....

Joan Llorenç Solé signe huit titres sur treize de l'album, avec cette passion qui le transporte et qui lui permet de mettre en valeur sa culture, son patrimoine, ses proches...sa vie. « Ploro per dins » - texte signé par son ami Enelji - en est un exemple probant. Ce titre, s’inspire de la lettre ouverte, écrite par Carme Forcadell, lors de son transfert de la prison de Madrid vers celle de Figuères. Il a fallu obtenir l’accord de la famille de Carme Forcadell,ex-présidente du parlement de Catalogne et aujourd'hui, hélas !prisonnière politique, pour travailler cette chanson. La voix de Carme Forcadell, intégrée au morceau, le ponctue et de tendresse et d’espoir.

 

« Escrivim la historia » et « A sota la bandera »  évoquent le lacet jaune (el llaç groc), symbole de démocratie, qui a donné le titre à l’album. « La listique » d' Albert Bueno  et  « El meu país » de Teresa Rebull (texte de Miquel Martí i Pol, accompagné au piano de l'ineffable doigté de l'illustrissime Jo Biskup), témoignent de la relation vernaculaire portée à une terre maternelle, voire ancestrale, que l'on est parfois malheureusement obligé d'abandonner, mais à laquelle l'on demeure à jamais viscéralement enraciné.

La Cerdagne, lieu de prédilection de l’artiste, est omniprésente dans une chanson qui met en avant « Llívia », enclave catalane en territoire français. Assimilée pour l’occasion à un célèbre village de la Gaule antique, qui lutte contre l’envahisseur, Llívia se présente telle la capitale résistante du monde. Et « libre » , qualificatif qui s'apparente à son nom, en devient son surnom et son emblème.

Outre l'adaptation heureuse en catalan de « Bella Ciao » (chant révolutionnaire italien, écrit durant la seconde guerre mondiale en opposition véhémente aux régimes fascistes et nazis sévissant), Joan Llorenç Solé revisite « Parlem català » (Texte de Joan Cayrol – Musique de Jordi Barre), chant intime et profond que tous les nord-catalans fredonnent aujourd'hui...L'identité foncière de l'artiste s'affirme dans « Elna », dont il est un enfant reconnaissant, mais plus encore dans « No volem ser occitans »,réaction à une adhésion non consentie à un nouveau territoire. Eclairés, « Elna », « A sota la bandera » et « No volem ser occitans » témoignent d'une coopération avec le poète Joan Iglesis, illibérien lui aussi...

L'ancrage sardaniste de Joan Llorenç Solé se revendique au travers de «És la morenata » (d'Antoni Carcellé i Tosca), qu'enchaîne « La santa espina » (Texte d'Angel Guimerà – Musique d'Enric Morera).

C’est avec ses amis du « Cochon Rouge » que Joan Llorenç  a donc présenté son nouveau disque samedi dernier, autour d’une ouillade  mitonnée par le chef émérite Franck Borelle, grand ami de l’artiste. Un plat succulent, traditionnel et bien de mise en cette période pré-hivernale, qui a réchauffé le ventre, mais surtout le cœur, puis l'esprit de tous les convives attablés à la cène de l'espoir, du partage et de la convivialité... à l'occasion d'un mets pour lequel aucune recette ne peut être prescrite, pour un repas servi aux agapes et au soir luminescent de l'amitié...

L’association “Traditions Catalanes” remercie chaleureusement le Conseil Départemental, la Ville d’Elne, la Semaine du Roussillon, les amis du Travailleur Catalan, Delmas Musique, la société « Keroscène », Ràdio Arrels, le parc résidentiel de loisirs « l’Escapade », les Chevaliers de la Confrérie des copains d’abord, ainsi que tous les bénévoles et amis, lesquels ont grandement contribué au succès de cette manifestation, qui s’est avérée aussi singulière que mémorable…

 

Pour obtenir « Groc », C-D de Joan Llorenç Solé ,

-contactez « Traditions catalanes » au 07 83 82 14 13

-ou rendez-vous « Llibreria catalana »,7 Place Joan Payra,

66000 Perpignan (Tel : 04 68 34 33 74)

 

J.I.

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 10:23
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya

M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya

Retour à l'Université de Perpignan :

 

des années que je n'étais pas revenu au campus du Moulin à Vent. ..La bibliothèque ancienne est devenue bien petite...Elle est réservée à présent aux scientifiques.

 

La bib des Lettres est lus moderne, imposante, avec escalier presque monumental, vaste hall d'entrée, accueil pour les consultations livresques...A l'étage, une verrière spacieuse laisse entrer le jour gris de fin novembre : une architecture qui ne peut que ravir l'invité du jour, Paul Muchir, fils de Farid M., architecte connu ici, en Catalogne, où il a pensé et élevé des maisons fort originales... 

 

Paul a l'air austère, mais dès qu'il s'exprime, en commentant sa magnifique expo consacrée à ses multiples voyages au nord de l'Inde et en particulier au Rajasthan, il est passionnant. Décrivant les lieux et les temples ou moquées, les villes, il mobilise mille anecdotes et détails pittoresques, qui m'ont rappelé un voyage de plus d'un mois qui m'a conduit de cette Inde proche du Pakistan jusqu'au Népal... 

 

Le passé est revenu hier, mercredi, en ce lieu de jeunes et d'études, me rappelant mes lectures, mes propres études, et cet itinéraire exotique en territoire hindou, si attachant...

 

Merci à Mariya, étudiante russe en histoire de l'art, s'intéressant au patrimoine local, aux arts, marchés privés et galeries de Perpignan et des Pyrénées-orientales (but de son mémoire à l'université du Moulin à vent) : son objectif est de créer un lieu d'art, une galerie à Perpignan...Qui peut l'aider, l'encourager ???

 

J.P.Bonnel

PS. à partir de ce voyage, j'ai publié un roman : "Inde, la vie, la mort".

jean-pierre.bonnel@orange.fr  - 06 31 69 09 32 -

 

 
[EXPOSITION]
CROQUIS DE VOYAGE EN INDE DU NORD - PAUL MUCHIR
du 20 novembre 2019 au 15 décembre 2019
 

 

La BU Droit-Lettres accueille du 20 novembre au 15 décembre 2019 les croquis de voyage en Inde du Nord de Paul Muchir.

 

 

Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres - Campus de Perpignan

Entrée libre et gratuite

 

Contact Culture Cendrine Hernandez 04 68 66 20 41

 

 

***Paul MUCHIR à la bibliothèque universitaire de Perpignan 

 

L’Architecture est la physionomie des nations (Custine). 

 

Architecte de vocation familiale, Paul Muchir effectue ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en section architecture de 1962 à 1967, où il obtient son diplôme au sein de l’atelier d’Eugène Beaudoin, où travaille Louis de Hoÿm de Marien, premier Grand Prix de Rome, dont il deviendra le collaborateur puis l’associé, jusqu’à assurer la continuité de son cabinet à la retraite de celui-ci ; il participera, entre autres opérations, à des projets à l’étranger, en Espagne, en Algérie et en Nouvelle-Calédonie. 

 

Après un premier voyage au Rajasthan en 1999, Paul Muchir reste saisi par le caractère multiculturel cosmopolite de l’Inde. La diversité architecturale, influencée à la fois par la civilisation moghole, islamique, hindouiste, bouddhiste et par l’Empire britannique colonial marque profondément l’architecte lors de son premier voyage. 

Paul Muchir charmé par ce pays et sa culture aux antipodes de nos conventionnelles sociétés occidentales y retournera de nombreuses fois.

« Croquis de voyage : Inde du Nord » vous invite à une échappée à travers le Pendjab, Rajasthan, Gujarat, Madhya et Uttar Pradesh, et à la compréhension de cette nation. 

 

*KHAN MUCHIR HUZOUR PAUL

Gérant de SOC ETUDES ET REALISATIONS IMMOBILIERES


KHAN MUCHIR HUZOUR PAUL a 73 ans ( naissance en 1945), il est Gérant de la société SOC ETUDES ET REALISATIONS IMMOBILIERES.

KHAN MUCHIR HUZOUR PAUL peut être contacté au siège de la société SOC ETUDES ET REALISATIONS IMMOBILIERES par courrier à l'adresse 8 RUE MALEBRANCHE 75005 PARIS 5 

 

© jean-pierre bonnel - 20 Novembre 2019

 

 

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 06:29
Toile d'Andy Person : le port d'Istanbul - Handi'Chiens - Joana Biarnes à la médiathèque du Boulou (66)
Toile d'Andy Person : le port d'Istanbul - Handi'Chiens - Joana Biarnes à la médiathèque du Boulou (66)
Toile d'Andy Person : le port d'Istanbul - Handi'Chiens - Joana Biarnes à la médiathèque du Boulou (66)

Toile d'Andy Person : le port d'Istanbul - Handi'Chiens - Joana Biarnes à la médiathèque du Boulou (66)

 

24 Septembre à Céret :

Maurice Durozier présente son CD

Public · Organisé par Le Gai Savoir et MúSIC - Musée des instruments, Céret

 

 

  • Mardi 24 septembre 2019 de 18:00 à 21:00
    Semaine prochaine · 

 

 

 

Entrevista a l’actor, músic i cantant del barri del Baix Vernet a Perpinyà: Maurice Durozier

Serà en concert  al museu d’instruments de Ceret el 24 de setembre

 

El Maurice Durozier és actor i fa part de la tropa del Teatre du Soleil des de fa més de 10 anys. A més de ser actor, és autor, compositor i cantant.
Per ell, el teatre i la cançó són elements diferents però complementaris en la seva vida. El teatre du Soleil, «és un teatre èpic, contem la història de l’Home, fem teatre polític i actual», «la música és més íntim i més personal».

Descendent d’una família d’actors sobre 4 generacions, el Maurice Durozier va créixer al barri del Baix Vernet de Perpinyà, però és a París que va aprendre el català.
Als micros de ràdio Arrels, interpreta una de les seves composicions: Somni rodant.


HANDI'CHIENS

 

 

Jean Michel ERRE

 

Chargé de Communication et

Relations Publiques

Mobile : 06 09 55 57 99

 

Facebook : Association La Catalane Handichiens

Site Internet : http://www.tvlocale.fr/la-catalane-handi-chiens/index.html

Blog : https://www.catalane-handichiens.org

 

 

 


"Quand on n'a pas l'usage de ses jambes, c'est précieux d'avoir un ami qui en a quatre"

 

A Cerbère (66), l’hôtel du Belvédère accueille un premier festival artistique

 

A Cerbère (66), l’hôtel du Belvédère accueille un premier festival artistique

 

Mi-septembre 2019, les « Rendez-Vous Singulier(s) » accostent dans un lieu mythique en pays Catalan, le Belvédère du Rayon Vert, construit près de la gare de Cerbère en 1932.

 

Suspendu entre ciel et mer, le Belvédère du Rayon Vert surplombe ce village, dernière halte avant de passer la frontière espagnole. L’hôtel, construit comme en bateau amarré entre deux voies ferrées, est l’une des premières constructions en béton armé au monde, ce qui a permis une forme qui fait sa notoriété, avec une proue digne d’un paquebot. 

A une époque où les passagers devaient descendre des trains entre la France et l’Espagne, en raison d’un écartement des rails différent de part et d’autre de la frontière, l’hôtel a vu passer entre ses murs le gratin de la société des années folles, comme en témoignent des photos accrochées dans les couloirs de ceux passés entre deux trains : Joséphine Baker, Mistinguet, Michèle Morgan, Louis Jouvet, Orson Welles, parmi d’autres.

L’établissement est resté ouvert jusqu’à ce que la guerre d’Espagne mette un terme à son activité en 1936. Depuis une quinzaine d’années, il a été racheté par Jean-Claude Sin, le petit-fils de celui qui l’avait fait construire, qui mène depuis trois ans d’intenses travaux de restauration pour redonner tout son lustre au bâtiment. 

 

Jean-Charles Sin a accepté d’accueillir l’équipe des rendez-vous singuliers, le festival créé en 2013 à Saint Félix-du-Lauragais ayant déjà fait ses preuves  les années précédentes en terres audoises.

 

De manière logique pour un festival qui se tient lors des journées du patrimoine les 20, 21 et 22 septembre, Il a proposé d’exposer dans l’ensemble de l’hôtel les oeuvres de la trentaine d’artistes sélectionnés, permettant de mettre en valeur à la fois les oeuvres et le bâtiment, ses salles communes, son restaurant ou sa salle de cinéma notamment, resté dans son jus depuis les années 30.

 

Le bâtiment accueille déjà un festival de cinéma en octobre, mais c’est la première fois qu’il s’ouvre à un festival d’art contemporain.

 

20, 21 et 22 septembre 2019 lors des journées du patrimoine.
Du vendredi 14h au dimanche 18h.
Le samedi soir, les organisateurs proposent une soirée privée sur réservation, à 21h.
(*) 35 €  – Réservation 05 61 83 46 25 – rvsinguliers@yahoo.com

https://www.lesrendezvoussinguliers.com/

 

L'évènement

Mi septembre 2019, les « Rendez-Vous Singulier(s) » accostent dans un lieu mythique en pays Catalan, le Belvédère du Rayon Vert, paquebot arrimé au  quai de gare de Cerbère depuis 1932...


Suspendu entre ciel et mer, le Belvédère du Rayon Vert, surplombe ce village, dernière halte avant de passer la frontière espagnole.


Si « Le Belvédère » a vu passer entre ses murs le gratin de la société des années folles, le village de Cerbère n’est pas en reste et nous offre une histoire riche et passionnante.


En ouvrant une parenthèse sur l’Art Singulier, son propriétaire, Jean-Charles SIN nous accueille dans cet endroit magnifique les 20, 21 et 22 septembre 2019 lors des journées du patrimoine.

 

Les organisateurs

L’événement est proposé par « La Vieille Poste » et « Reg’Arts singuliers » organisateurs de spectacles et de festivals depuis plusieurs années... 

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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 16:04
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -

L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -

 

Salvador

 

Bien après d'Ors, Salvador, beaucoup plus tard, cousu d'or

 

Je viens de relire le Journal d'un génie. Je l'avais prêté sans doute et j'ai dû racheter le carnet de bord de Dali : "Il est épuisé, dans l'édition de poche idées-Gallimard, c'est pour ça qu'il est cher!", me dit le libraire de Montolieu...

 

Je revisite, avec ce livre, dans ces années 1952/63, qui sont celles de mon enfance. Dali aussi est encore un enfant, avec ses rêves, ses fantasmes, sa poésie, sa mégalomanie, son mal-être...Sa paranoïa, qualifiée de critique car elle permet la créativité, développée grâce à celle de la sorcière surréaliste de Cadaqués...

 

Je suis sensible aux pages dans lesquelles il décrit ce petit bout de Catalogne qu'il adore, entre Cap de Creus et Cadaqués; il s'est posé à Port-Lligat, dans une grande maison blanche devenue musée national; l'homme de Figueres, de la plaine de l'Ampurdan a trouvé l'inspiration sur cette côte rocheuse, découpée, cisaillée par l'iode et le vent, au point de sculpter d'étranges monstres dans la masse schisteuse...

"...pendant une demi-heure, les rochers de Cadaqués se sont stylisés à la lumière de Vermeer…",

écrit-il, page 113,  des éditions de La Table Ronde, 1963.

 

Port-Lligat est la pointe la plus orientale de l'Espagne, c'est pour quoi,

 "Je suis chaque matin le premier Espagnol qui touche le soleil. En effet, même à Cadaqués, qui est à dix minutes d'ici, le soleil arrive plus tard."

(page 62)

 

Dans la petite crique de son "port d'attache" de l'intime crique, Dali travaille :

"Jamais je n'ai eu autant de plaisir à peindre. Nous allons nous baigner à Junquet et je prends de plus en plus de plaisir dans l'eau..."

(p.114)

 

Après un après-midi de farniente simple, dans l'eau et dans le soleil, Dali et Gala regardent la lumière du soir et encore les sculptures naturelles des roches  : "Nous passons un après-midi digne des dieux. Tous ces rochers sont des torses de Phidias en formation. Le plus bel endroit de la Méditerranée se trouve exactement entre le cap de Creus et l'aigle de Tudela." (p.115)

 

Et Dali termine sa réflexion sur l'art et la mort en un style personnel faisant du peintre un grand écrivain : "La beauté suprême de la Méditerranée s'apparente à celle de la mort. Les rochers paranoïaques de Cullaro et de Francalos sont les plus beaux du monde. Aucune de leurs formes ne fut jamais vivante, ni actuelle."

 

(extrait de LIDIA de CADAQUES, mythe méditerranéen - J.P.Bonnel)

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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 16:04
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute (C) Jean IGLESIS - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute (C) Jean IGLESIS - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute (C) Jean IGLESIS - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute (C) Jean IGLESIS - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute (C) Jean IGLESIS - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -
L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute (C) Jean IGLESIS - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -

L'artisan-menuisier H. Pagès - Artisans d'Elne la haute (C) Jean IGLESIS - Musiques : Villelongue del Monts et EUS - Casa Carrère : J.Maureso à Bages (demain) -

 

Salvador DALI

 

Bien après d'Ors, Salvador, beaucoup plus tard, cousu d'or

 

Je viens de relire le Journal d'un génie. Je l'avais prêté sans doute et j'ai dû racheter le carnet de bord de Dali : "Il est épuisé, dans l'édition de poche idées-Gallimard, c'est pour ça qu'il est cher!", me dit le libraire de Montolieu...

 

Je revisite, avec ce livre, dans ces années 1952/63, qui sont celles de mon enfance. Dali aussi est encore un enfant, avec ses rêves, ses fantasmes, sa poésie, sa mégalomanie, son mal-être...Sa paranoïa, qualifiée de critique car elle permet la créativité, développée grâce à celle de la sorcière surréaliste de Cadaqués...

 

Je suis sensible aux pages dans lesquelles il décrit ce petit bout de Catalogne qu'il adore, entre Cap de Creus et Cadaqués; il s'est posé à Port-Lligat, dans une grande maison blanche devenue musée national; l'homme de Figueres, de la plaine de l'Ampurdan a trouvé l'inspiration sur cette côte rocheuse, découpée, cisaillée par l'iode et le vent, au point de sculpter d'étranges monstres dans la masse schisteuse...

"...pendant une demi-heure, les rochers de Cadaqués se sont stylisés à la lumière de Vermeer…",

écrit-il, page 113,  des éditions de La Table Ronde, 1963.

 

Port-Lligat est la pointe la plus orientale de l'Espagne, c'est pour quoi,

 "Je suis chaque matin le premier Espagnol qui touche le soleil. En effet, même à Cadaqués, qui est à dix minutes d'ici, le soleil arrive plus tard."

(page 62)

 

Dans la petite crique de son "port d'attache" de l'intime crique, Dali travaille :

"Jamais je n'ai eu autant de plaisir à peindre. Nous allons nous baigner à Junquet et je prends de plus en plus de plaisir dans l'eau..."

(p.114)

 

Après un après-midi de farniente simple, dans l'eau et dans le soleil, Dali et Gala regardent la lumière du soir et encore les sculptures naturelles des roches  : "Nous passons un après-midi digne des dieux. Tous ces rochers sont des torses de Phidias en formation. Le plus bel endroit de la Méditerranée se trouve exactement entre le cap de Creus et l'aigle de Tudela." (p.115)

 

Et Dali termine sa réflexion sur l'art et la mort en un style personnel faisant du peintre un grand écrivain : "La beauté suprême de la Méditerranée s'apparente à celle de la mort. Les rochers paranoïaques de Cullaro et de Francalos sont les plus beaux du monde. Aucune de leurs formes ne fut jamais vivante, ni actuelle."

 

(extrait de LIDIA de CADAQUES, mythe méditerranéen - J.P.Bonnel)

 
ELNE VILLE HAUTE - Le groupe artistique
du jardin des métiers d'art
 
⭐️ *** Ca bouge à Elne ! ***
 
 ⭐️ Notre COLLECTIF VILLE HAUTE est né 🌟 ... pour faire vibrer ce petit oasis du Quartier Historique, où les remparts cachaient discrètement jusque là (mais ça c'était avant...), des galeries, des artistes, des œuvres et métiers d'art, des restaurants délicieux, chambres d'hôte et bar à vin nature où il ne manque que Colluche ! 

En attendant, on vous mijote des animations artistiques régulières durant toute la saison 🥳, avec un nouvel espace amoureusement aménagé dans le Jardin des Métiers d'Art, grâce à la délicieuse biscuiterie & chocolaterie Praincel. Une belle terrasse et parasols au milieu de ce havre de paix vous attendent chaque jour pour vous servir 🍨
 
🍪🥤. Et nous on est là... un peu sous ces parasols... un peu dans nos ateliers que vous pouvez visiter si vous êtes sages... un peu chez Paulo au Casot (bar à vin) qui sert des vins nature... ou en démonstrations d'art quotidiennement, dans les cours qu'on anime et qui s'étofferont encore toute l'année... dans nos nocturnes les mercredi qui vous enchanteront peut-être.... dans les brocantes organisées à la Ville Haute... des vide-ateliers chaque année...
 
Bref, tant de choses, mais surtout l'envie de faire de notre Ville Haute, une place forte d'art et de culture, vivante et dynamique ! 👩‍🎨👨‍🎨👩‍🎤👨‍🏫🦸‍♂️🧟‍♀️💃🕺
 

Découvrez nos albums
 

 – à Elne.

 

Jean IGLESIS (texte et photo)

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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