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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 06:55
Balbino MEDELIN - Ramon FAURA
Balbino MEDELIN - Ramon FAURA
Balbino MEDELIN - Ramon FAURA

Balbino MEDELIN - Ramon FAURA

Celui qui chante si bien Perpignan était à Perpinya hier soir, dimanche 25 juin 2017, invité par les affaires culturelles de la mairie de Perpignan (billetterie sous l'égide aussi de Boîte-à-clous, qui a donc loué la salle municipale..), les Angelets catalans et ce grand ange sympa de Ramon Faura.

 

Le public populaire et enthousiaste avait eu raison d'investir ce beau lieu culturel si peu utilisé, si peu offert aux créateurs d'ici. Car, en plus de la belle voix rauque de Balbi, d'un accordéon déchaîné et d'une guitare flamenco de talent, il y eut la Barcelonaise, la grande voix de Marina ROSSELL.

 

Là, balbino commit une bourde en nous informant qu'elle venait …d'Espagne ! La Marina corrigea de façon bien gentille face à ce "Catalan espagnol", ce  "gitan de Paname", ce bon français de Picard : pour se faire pardonner, à la Marina (pas à la Delga, elle fit bien de ne pas s'aventurer par là !), il offrit des roses, de …picardie, sans doute. 

Balbino est, à l'image du peuple contemporain, un personnage écartelé, un exilé de l'intérieur, un homme partagé entre deux ou trois, voire quatre, cultures : il chante en Catalan et défend le "Pays catalan" sans oser aller plus loin, parler d'indépendance…De mère espagnole, gitane, catalane, on ne sait trop, il garde les racines du sud. De père bien français, il conserve et aime le Nord; il s'est installé en Picardie. 

Il peut célébrer Perpignan à la télé du samedi soir, avec Sébastien, et chanter les plus grands, ces libertaires : Ferré, Moustaki, Lavilliers… Et les plus petits, les oubliés, les ouvriers, les immigrés, les révoltés…

Grâce à ces inspirations diverses et fortes, Balbino a du coffre, mais du flou aussi. A l'image de nombreux catalanistes d'ici, il clame que le Pays catalan (il ne dit jamais "Catalogne") n'est pas l'Occitanie. Et c'est vrai, mais il ne faut pas opposer deux entités proches, de source latine, deux nations soeurs… Accuser les politiques qui ont trahi, le pouvoir centralisé de la Région, oui, et ces responsables locaux qui ne défendent pas l'économie et l'entité catalane !

 

La persistance de la langue catalane en territoire français passe avant tout, encore aujourd'hui, par la chanson, et l'engagement de Balbino demeure un espoir, un des tout derniers, sans doute...

JPBonnel

 

Balbino Medellin est un auteur, compositeur, interprète de chanson française. Catalan espagnol du côté de sa mère et Picard du côté paternel, il est issu d'un milieu modeste et ouvrier. Inspiré par les courants populaires et la poésie du quotidien, par les cultures catalanes, espagnoles et gitanes, sa carrière professionnelle débute en 2001 aux côtés de Sergent Garcia sur la tournée Sin fronteras et le titre Resiste me. Il participe ensuite à l'album Les Animals de Mano Solo en 2004 en interprétant avec lui le morceau Barrio Barbes. Il apparaît également sur l'album en public de Bernard Lavilliers, Escale au Grand Rex en2005 sur le titre Les Mains d'or.

En 2006, Balbino Medellin sort son premier album, Gitan de Paname (Universal/Barclay - VK productions).

En 2007, il est invité à participer à l'album Plein de monde de Bratsch où il interprète le titre Bien roulée.

Balbino sort son deuxième album en 2008, Le Soleil et l'Ouvrier (Universal/Barclay - VK productions), et sortira le titre pharePerpignan, hommage à la ville où il passe une grande partie de son enfance.

 

En 2011, il revient avec un troisième album plus rock, Évangiles sauvages, (produit par Bernard Lavilliers), et profite de ce nouvel opus expérimental pour se rebaptiser Balbino. Il chantera également la chanson L'estaca, hymne catalan, en duo avec Cali. Le single Bukowski est un hommage à l'écrivain Charles Bukowski, à son écriture et au personnage qu'il admire. Simultanément à la sortie de cet album, Balbino publie son premier recueil de poèmes, également intitulé Évangiles sauvages (chez Naive).

2013 marque un tournant pour la carrière de l'artiste : Balbino Medellín se lance dans la production indépendante de ses chansons. Désormais producteur, il travaille en collaboration avec sa productrice de concerts Natacha Sloboda (La Horde Productions) avec qui il développe le projet participatif Sauvages modernes.

En 2013, Il revient avec un nouvel album intitulé À l'ancienne, un opus symbole d'un retour aux sources marqué par des textes encore plus libres et affirmés. Dans cet album, le titre Soleil de Picardie est une déclaration d'amour à une partie de ses origines et à la région où il vit.

En fin 2015, il collabore avec La Fouine et compose l'album Nouveau Monde sorti le 4 mars 2016 en produisant l'ensemble des morceaux.

 

Le Col·lectiu Angelets de la Terra revendique un métissage musical autour de la création en langue catalane. La diversité d’origines et de styles des musiciens résidents en Catalogne Nord est une richesse qui transparait dans les 13 disques édités en sept ans. La huitième compilation sera présentée au théâtre municipal de Perpinyà lors du concert de Balbino Medellin, le 25 juin. 

 

Depuis 2010, ce projet musical de qualité qui ne cesse de progresser met en évidence que les nouveaux Catalans permettent à notre culture de ne pas finir dans un musée ou une carte postale, en apportant de nouvelles sonorités et du sang neuf. Le collectif de 300 musiciens revendique une "catalanité" ouverte au monde. Ces musiciens sont originaires d'Occitanie, Sicile, Kabylie, Angleterre, Bretagne, Haïti, Maroc, Alsace, etc. Les artistes locaux ne s’étaient jamais trouvés aussi nombreux autour d’un même projet : valoriser la « llengua d’aquí ». Pour ceux qui doutent, il leur suffira de constater le bilan très positif du Col·lectiu qui a diffusé 256 chansons en catalan, dans tous les styles de musiques actuelles. Le métissage est donc le futur de la Catalogne Nord et la langue catalane est encore un facteur de cohésion sociale.

 

Dans cette huitième compilation, Llamp te Frigui a mis en musique un texte de Ramon Faura pour rendre hommage aux héros, insurgés du Vallespir puis du Conflent qui se révoltèrent pendant une dizaine d’années contre l’annexion de la Catalogne du Nord par la France. Ils se prénommaient les Angelets de la Terra

 

Il y a aussi Balbino Medellin qui interprète magnifiquement une version en catalan de Georges Moustaki qu’avait chanté Marina Rossell. www.angeletsdelaterra.com

 

 Ramon Faura au 06.68.89.82.71.

 

Pour télécharger la huitième compilation cliquez ici : https://wetransfer.com/downloads/8b14b41e1735920449dc73df629c7af620170612055804/b15a3e72a3c5b94153b4bb79be3b45db20170612055804/f25376 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 13:51
Guy Jacquet, censure et chanson -: ciné-chanson - Cinémaginaire -
Guy Jacquet, censure et chanson -: ciné-chanson - Cinémaginaire -
Guy Jacquet, censure et chanson -: ciné-chanson - Cinémaginaire -
Guy Jacquet, censure et chanson -: ciné-chanson - Cinémaginaire -
Guy Jacquet, censure et chanson -: ciné-chanson - Cinémaginaire -

Guy Jacquet, censure et chanson -: ciné-chanson - Cinémaginaire -

Le MUR de Facebook

 

Tu es là, devant l'écran et le défilement de l'actualité. Chacun met sa nouvelle, sa bibine, son petit chat, sa fête, son anni... Tu dis que tu aimes tes amis, ces "amis" qui sont là, de façon virtuelle, de l'autre côté de l'écran. 

Et cet écran est n miroir : du monde comme il va, de la vie des autres et de ta vie intime, que tu distilles avec précaution. 

Quel intérêt, ces échanges ? Oui, les débats, les articles, les photos, les réactions à un scandale, les révoltes s'exprimant par un GRRR ou une pétition. C'est surtout de la pub, pour une soirée, un livre, un rendez-vous, un espoir de rencontre...

Chez toi, tu te sens, en fait, bien seul, et tes "amis" sont lointains ; t'aideront-ils en cas de pépin..?

 

Entre deux murs, invisibles. Tu es un passe-muraille, mais souvent tu te sens emprisonné(e)... Avant, on voulait abattre les murs : Berlin... A présent, ça revient, because les migrants, étrangers, terroristes, pour se défendre et préserver notre identité...Celle-ci, tu la cherches devant ton mur-écran : tu écris, tu vois, tu t'exprimes, les émotions l'emportent souvent sur les idées...

Vas-tu mieux te connaître après des mois d'épanchement, ou de voyeurisme, ou d'exhibitionnistes, sur la toile et les réseaux, moins sociaux qu'on le dit...

Et si tu quittais tout cela pour sauter dans la vraie vie... Mais qu'est-ce qui est vrai..?

 

JPB

 

 ***Censure et chanson par  Guy JACQUET  :

 

jubarte696 . <theatrerencontre@gmail.com>

 

VENDREDI 26 MAI à 20H30 

Guy Jacquet et le théâtre de la rencontre jouent

HISTOIRES À REBROUSSE POIL

pour Ciné-Chansons à Cinémaginaire - Argelés !

 

Spectacle- florilège des actions les plus sottes et des plus inutiles :

 la censure et l’obstruction à la liberté de chanter. 

de la Ballade des Pendus jusqu’au Déserteur, La Complainte de Mackie,

 le Chat de la voisine, Le Cul d’ma Sœur, Quand un Soldat,

 La Puce jusqu’au Temps des Cerises, l'Opéra de Quat 'Sous ...

et même le jazz et Count Basie, si,si !

Voilà une fausse conférence où l’acteur-chanteur prend le public
à témoin de ce que la censure peut avoir de vain et de bête.
 Exemple : l’interdiction sur les ondes nationales
de la «Java des Bombes Atomiques », de Boris Vian,
 par Michel Debré, pour ne pas moquer le programme nucléaire français
au Sahara et dans les atolls de Polynésie... 


 prend alors l’arme la plus redoutable pour mettre en boîte
tant de sottise : le rire ! Il peut tour à tour cogner de la voix
 et du regard si l’indignité vient faire peur de manière trop forte...
et on voit bien qu’il se délecte des idioties de la censure,
avec son quintal d'ancien 3ième ligne ...mais l’instant d’après
il s’assied sur le bord de la tendresse et de l’empathie
pour tous les laissés pour compte des systèmes
où l’oppression des dirigeants se mue en ‘’raison d’état’’...
on n’a rien inventé de mieux (pire) que la raison d’état
pour justifier toutes les sottises...à toutes les époques  !
 Bon pour se rincer les oreilles !!

Guy JACQUET

- - -

 

***CINEMAGINAIRE :

 

Séquence d’ouverture du Festival

MERCREDI 26 MAI 2017

 

> 18H15 Cinéma Jaurès Pôle Argelès Culture - Argelès sur Mer – gratuit !

La Brêle sauvage film court de Greg CLEMENT (Suisse 2015 – 27’) 

 

> 19H Galerie Marianne Pôle Argelès Culture - 

Argelès sur Mer – gratuit !

Inauguration du Festival et de l'Exposition 

C’est assez bien d’être fou, de Bilal BERRENI et Antoine PAGE

Paroles inaugurales et buffet

Eclats musicaux avec le groupe Les Débranchés (de Collioure)

 

> 21H Espace Liberté Pôle Argelès Culture - Argelès sur Mer – gratuit !

projection en plein air et sous les étoiles (repli Cinéma Jaurès si intempérie)

 Le roi de c¦ur Comédie de Philippe DE BROCA (version restaurée France 2017 – 1h42’)

_ _ _ _ _ _ _ _

La suite du Festival

JEUDI 25 MAI - DIMANCHE 28 MAI

 

 > La chance de voir des films qu’on ne verra nulle part ailleurs

Des films rares, en avant-première et inédits, des fictions et des documentaires,

des longs métrages et une compétition de courts métrages

 

> La chance de pouvoir bavarder avec des créateurs singuliers 

Parmi les réalisateurs présents :

Antoine Page (C'est assez bien d'être fou), Chad Chenouga (De toute mes forces),

Christophe Farnarier (El Perdut), Andres Duque (Oleg y las raras artes)

Manuel Sanchez (La dormeuse Duval), Fabianny Deschamps (Isola),

Emma Fariñas (Qui se souvient des oliviers),

 Jérémie Reichenbach (Sangre de mi sangre) …

 

> Un programme riche mais plein d’aérations

Une haute densité de création cinématographique,

des clins d’¦il cinématographiques vers la Catalogne Sud

mais aussi des palabres, de la musique, des buffets en terrasse …

et un Ciné-Chanson exceptionnel …

 

>> télécharger le programme complet du festival ! (1,4 Mo) :

<http://www.cinemaginaire.org/images/Cinemaginaire/rcam2017-prog.pdf>

 

Le festival le plus au sud !

Cinéma Jaurès - Pôle Argelès Culture

66700 Argelès sur Mer

Mail : contact@cinemaginaire.org

Site : <http://www.cinemaginaire.org>

**Musées de Saint-Cyprien :

 

La prochaine causerie aura lieu le 25 mai 2017 de 18 h à 20 h au Musée François

Desnoyer. Conférence autour du travail de Cosme Estève.

Entrée gratuite aux Collections François Desnoyer au village.

 

Cordialement

Martine du Service Culture Animations

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:15
Jordi Barre - Hanna Fiedrich et W.Benjamin - Débat sur les Communautés à Thuir -
Jordi Barre - Hanna Fiedrich et W.Benjamin - Débat sur les Communautés à Thuir -
Jordi Barre - Hanna Fiedrich et W.Benjamin - Débat sur les Communautés à Thuir -
Jordi Barre - Hanna Fiedrich et W.Benjamin - Débat sur les Communautés à Thuir -

Jordi Barre - Hanna Fiedrich et W.Benjamin - Débat sur les Communautés à Thuir -

*Ce vendredi 17 février 2017, à 18h30, échanges à propos du livre de Paul Gérard et J.Pierre BONNEL sur les communautés libertaires en pays catalan (de 1968 à aujourd'hui)., publié aux éditions Trabucaire.

Avec la participation de témoins, communautaires, de la librairie de Thuir "Le Presse papier"...

Entrée libre à la médiathèque de THUIR, centre ville, 7 passage Violet.

 

Dans le sillage de mai 68, les années 1970 sont une formidable explosion de jeunesse, de désir, de libération.
Le vieux monde craque de partout. C’est le temps rêvé des ruptures, des révoltes, des expériences.

Dans ces années-là, ils avaient 20 ans, ils voulaient échapper à la routine « métro, boulot, dodo », réagir contre le mode de production capitaliste et la société de consommation, s’associer avec d’autres pour vivre autrement et porter ensemble un projet commun libérateur.

Ce fut le temps des communautés, rurales, urbaines, agricoles, artistiques et autres collectifs, d’esprit libertaire pour la plupart.

Dans ces années-là, en pays catalan, les 40 personnes qui racontent, dans ce livre, leur expérience communautaire, ont fait ce choix. Ils ont loué des mas et des terres dans des espaces en voie de désertification. Ils y ont vécu, travaillé et mis en pratique leurs idéaux. Les Carboneras, le mas Julia, Vilalte, Montauriol, St Jean de l’Albère, Malabrac, Fontcouverte, Cailla, Opoul, le mas Planères, Canaveilles, Fillols... autant de noms qui claquent comme des symboles de liberté, de sens et d’humanité.

Ils témoignent, 40 ans après, des gestes simples, de la solidarité, des échanges, des rires et des drames, des rêves et de l’amour qui ont forgé leurs existences.
Avec cette expérience, ils ont participé à l’évolution des mentalités, ils ont fait bouger les lignes et provoqué en quelque sorte les grands débats sociétaux de la fin du XXe et début XXIe siècles.

Ils sont les 40 auteurs de ce livre, un livre collectif, dont Jean-Pierre Bonnel a été le moteur, le scribe et le passeur et Paul Gérard le coordinateur attentif. Le temps d’une préface, Ronald Creagh a bien voulu joindre sa réflexion à la leur.

 

**BESZONOFF & BONNEL  (par Jacques Quéralt, ancien prof aux Beaux-Arts, ancien journaliste à L'Indépendant) :

Dans la production des livres qui s'étalera samedi 23 avril sur les stands de la sant Jordi 2016, quai Vauban à Perpignan, ou ailleurs dans le département, deux titres méritent d'être "convoités" pour des raisons différentes mais parce qu'elles illustrent la curiosité et le brio de deux écrivains, J.-D. Beszonoff et J.Pierre Bonnel, particulièrement actifs, féconds et polémistes…

C'est ensuite la concrétisation d'un projet de Jean-Pierre Bonnel aux Editions du Trabucaire sous le titre "Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000)". 

Réalisé en collaboration avec Paul Gérard et préfacé par Ronald Creagh, l'ouvrage explore une thématique à peine effleurée par l'histoire et la sociologie régionales. Il est constitué d'une série d'enquêtes témoignages qui reconstituent les enthousiasmes, les bienfaits ou les insatisfactions d'expériences plus que sexagénaires pour quelques unes d'entre elles. Mythiques et nostalgiques (peu-être), Carboneras, Planères, Opoul... 

Parmi la quarantaine de contributions, celles du peintre Michel Pagnoux et du romancier critique d'art Jean-Philippe Domecq, alors insouciants de ce qu'ils allaient devenir, elles composent une mosaïque de sensibilités qui, loin s'en faut, ne sont pas toutes éteintes.  Jean-Pierre Bonnel, co-auteur du livre est romancier, essayiste (notamment attaché à la mémoire de Walter Benjamin), et blogger en constante alerte.

* blog de Jacques Quéralt - Metbarran, du vendredi 22 AVRIL 2016.

 

 

                                        Jordi Barre, six ans déjà!... 

  par Jean IGLESIS                                                                                                          

 

Mercredi 16 février 2011, en soirée, en son domicile de Ponteilla, entouré de l'affection des siens, Jordi Barre, « la voix de Catalogne Nord », s'éteignait... Jordi Barre, chantre et héraut de la poésie et de la chanson catalanes, nous quittait... Six ans déjà !... Malgré le temps, la peine se réclame toujours entière et intarissable, et le respect se déclare infini quand le cœur s'épanche et quand tous les humbles que nous sommes évoquent le musicien, le chanteur, l'homme, le symbole... Bienheureux celui qui, en peignant, jour après jour, son coin de ciel, parvient à atteindre l’Éternité. Cette éternité-là, Jordi Barre l’a conquise à la force de ses chansons, mais encore à la grâce de tous ces petits mots et de tous ces petits gestes qui constituaient sa personnalité, profonde et entière... Jordi Barre était la générosité et l’humanité incarnées… Cet homme de foi et d'espérance donnait tout, tout sans rien compter, et tout sans rien attendre en retour… La poésie – et la poésie catalane en particulier- se plaçaient au cœur-même de sa démarche.. Jordi Barre a fait beaucoup plus que  défendre ou que préserver la chanson, la poésie et la langue catalanes. Fort de son talent et confiant en ses initiatives, il en a enrichi le patrimoine, et ce en plaçant  au-devant-même de la scène, avec un respect des autres et avec un don de soi exemplaires, les poètes catalans des côtés sud et nord des Pyrénées. Pour le passé, les poètes de Catalogne Nord - ceux que l'on avait oubliés ou que l'on méconnaissait - ont quitté les limbes de l'ombre, grâce à l'action artistique, humaine et musicale de Jordi Barre.  Saluant le développement démocratique de la Catalogne-sud, dans sa phase postfranquiste, Jordi Barre a su ressusciter la «Pregària per un cant espiritual » de Joan Maragall (poète « noucentista »), le tendre et intime « Escolta »  de  Joan Salvat-Papasseit (écrivain anarchiste, mais encore porte-voix de l'amour dans ses arcanes et ses entrelacs les plus intimes), ou le triomphal mais si humble « Retorn a Catalunya » de Josep Carner, humaniste identitaire s'il en fût... A l'orée du devenir et des attentes de Catalunya-Nord,  que Jordi Barre avait esquissés dans la perspective lucide qu'on lui reconnaissait, trois auteurs ont compté dans son parcours  fulgurant et lumineux et ont été mis à l’ouvrage puis mis en lumière comme il se devait, trois écrivains et poètes si différents dans leurs parcours mais si proches dans leurs démarches, tant Jordi Barre se voulait à-même de rassembler, de fédérer, d'unir... Trois personnages qui ont pris leur hauteur, en tant qu'auteurs, et ce à la grâce de « notre chanteur ». Pour les nommer chronologiquement : Jordi Pere Cerdà, Joan Cayrol et Joan Tocabens...

 Au préalable et à l'aune du parcours de Jordi Barre, une chanson phare : « Crec » (Credo vell i sempre nou) de Joan Amade (fondateur du mouvement régionaliste « Nostra Terra » en 1934) donne le la et montre la voie, en 1979... Jordi Barre, en proposant, cette année-là, un 33 tours hardi et remarquable, soumis à l'écoute et à la sensibilité du microcosme roussillonnais - lequel recherche son identité dans un flou multiculturel - va s'imposer derechef  comme le héraut de la langue et de la culture nord-catalanes. Du héraut au héros, il n’y a qu’un pas à accomplir que Jordi Barre franchit courageusement, avec ce bienheureux disque vinyle de facture noir et blanc, qui prend et affirme, à contre-courant d'une vague musicale jacobine et franco-française,  tous les risques qu'il a toujours eu à cœur de prendre, et en  offrant à son corps défendant à un public qu'il va séduire et faire adhérer à sa cause les adaptations musicales des textes de Jordi Pere Cerdà (dont on retiendra« Canta canta Perpinyà », « El meu país » , « Sóc un mariner ».)... Seconde phase – et non des moindres - : par la suite, Jordi Barre va mettre en musique et  vulgariser un poète qui prendra et occupera une place immense voire incommensurable dans sa carrière : en la personne de Joan Cayrol, précisément. Cet alchimiste de l'émotion, qui sait jouer et user des mots, des vécus historiques et sociologiques, de la fibre familiale et identitaire ainsi que des sentiments viscéraux... cet épicurien qui se plait dans le détail à dépeindre ce qu’ 'il voit, ce qu'il ressent et ce dont il se souvient, cet écorché vif qui n'en finit pas d'aimer la terre catalane et qui ne nourrit pas moins d'espoirs à son égard...cet homme dont le destin s'écrit au quotidien, oscillant entre le bonheur de vivre et la douleur  de voir l'humanité vaciller, ce chantre mû par un humanisme surhumain, submergé par  l'émotion, l'abnégation et l'amour de la vie, inscrira sa verve et sa science poétiques dans le cœur du peuple... « poble menut », formé de petites gens, peuple riche de ses infimes joies et pauvre de ses peines inextinguibles, mais peuple infiniment sensible et attentif à tout ce qu'il aime, à tout ce dont il rêve et à tout ce qu'il désire exprimer... En quelque cinq ans, Joan Cayrol va offrir à Jordi Barre ses plus grands succès : le texte appellera la mélodie ; la musique reviendra en effet boomerang à l'écriture... et au verbe dont elle est originellement issue... L’empathie créatrice sera telle entre Jordi Barre et Joan Cayrol que les titres – baignés de flammes, de pleurs, de salive, de sang et de lumière – s'enchaîneront et se multiplieront presque naturellement, dans la fulgurance  et dans la force prolifique d'une poignée d'années sublimes, singulières, mémorables, incontournables et décisives... L'idylle tumultueuse Barre-Cayrol a enrichi et remis à flot en un tournemain le patrimoine nord-catalan qui eût pu prendre l'eau, sur la mer de la catalanité. Sont nés près de 50 textes magnifiques qui affranchissent le patrimoine nord-catalan de deux siècles de retard. Désormais, grâce à Joan Cayrol et à Jordi Barre, notre héritage culturel, nos chansons, nos poèmes, sont à-même d''affronter l'avenir...                                                               

Qu'ils surgissent comme des cris de foi et de révolte ou comme des soupirs de sagesse, les chansons nées du tandem Barre-Cayrol restent identifiables pour qui les a entendues.  Elles demeurent marquées du double-sceau de la foi et de l'espoir. Lyriques, passionnées, elles proviennent des entrailles de l’homme et de la terre. On ne peut que s'incliner devant « Toquen les hores », « Torna venr Vicens », « El xiprer vert », « La nit on vam fugir » (un hymne à la Retirada), « Tant com me quedarà », « Jo sóc de Perpinyà », Jo sé » « Una nit », « Si me'n vaig »,  « Deixeu-me el temps »…. Autre parenthèse salutaire initiée dans les années 80 ou interviendra un nouveau tempo : une nouvelle verve qui va flirter avec les années disco, la décentralisation et l'apparition d'une nouvelle vague régionaliste : c'est le rendez-vous intergénérationnel que  Barre fixe au groupe « Pa amb oli », une formation musicale que Jordi  va constituer et diriger. Les textes et les propos vont devenir plus revendicatifs, les mélodies plus incisives... Les chansons de « Pa amb oli » s'emparent d'une saine révolte qu'elles exaltent. Elles abandonnent une mélancolie passéiste pour affirmer une identité qu’elles iront au final réclamer jusqu’à Paris-même. En effet, en 1983, « Pa amb oli » prend d'assaut « la capitale ».  1983 : un événement national : « Pa amb oli » fait  l'Olympia ».... Les chansons affirment et réclament une légitimité catalane enfouie, bafouée, déniée... Les chansons du groupe : « Pa amb oli » bien sûr issu du « traditionnel catalan », mais plus encore « Parlem català », « La cançó del vent », « Llibertat condicional », « Titelles » et bien d'autres… Cayrol disparu en 1981, Jordi Barre va rencontrer en la personne de Joan Tocabens un poète et un parolier avec lequel il va parcourir un nouveau bout de chemin. Trente ans de collaboration vont donner naissance à « Una revolta dins el ventre », « Amb la força de l’amor »... ainsi qu'à plusieurs spectacles historiques, lesquels seront mis en scène avec talent par Jean-Pierre Lacombe-Massot (« L’épopée des Rois de Majorque » et « les Angelets de la terra » obtiendront chacun en leur temps auprès du public un succès amplement mérité…). Au terme de cinq années d'absence, Jordi Barre s’inscrit aujourd'hui et plus encore que jamais  dans la mémoire collective de ce petit pays qui est le nôtre et qui nous est si désespérément cher... un petit pays dont rien ne semble  pouvoir altérer ni le sang, ni l’or qui le symbolisent et l'incarnent au cœur de chacun d'entre nous.  Voilà six ans déjà que Jordi Barre nous a quittés... Et le vide qu'il nous a laissé demeure irrésolument béant...

 

Jean Iglesis

 

Photo jointe : Jordi Barre – Congrès des feux de la Saint-Jean à Saint-Laurent de la Salanque (juin 2003) – Photo Jean Iglesis -                                    

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 11:42
Claire Muchir : conférence à St-Estève ce lundi et livre sur l'architecte Muchir - François Brousse
Claire Muchir : conférence à St-Estève ce lundi et livre sur l'architecte Muchir - François Brousse
Claire Muchir : conférence à St-Estève ce lundi et livre sur l'architecte Muchir - François Brousse
Claire Muchir : conférence à St-Estève ce lundi et livre sur l'architecte Muchir - François Brousse

Claire Muchir : conférence à St-Estève ce lundi et livre sur l'architecte Muchir - François Brousse

***Rendez-vous de St-Estève, ce lundi à 18h, conférence de Claire Muchir - entré libre au Théâtre de l'Etang

 

***à 17 h, sur France-Culture "aux marges de l'Histoire" sur la prostitution à La Jonquera.

 

 

*Jeudi 20 octobre, à 18 h 30, Maison de la Catalanité de Perpignan, place à la

chanson catalane :

Carte Blanche à Joan-Llorenç Solé, artiste, auteur-compositeur-interprète…

 

Joan Llorenç Solé s’est lancé en 2008 dans l’univers de la chanson catalane, qu’il

 a souhaité déployer auprès de tous : son public est originaire des Pyrénées-

Orientales ou a choisi de venir vivre dans le département. Né en 1978, cet artiste

 de son temps puise dans sa famille d’origine, celle de la cobla, l’inspiration pour

 suggérer de la nouveauté au public. Garçon de son temps, amateur de rythmes

 modernes, Joan Llorenç Solé a ainsi peaufiné ses dernières musiques.

 

Pour son 6ème album, enregistré fin 2015, à Estavar, l’artiste a choisi de

 travailler avec les musiciens de l’orchestre Amoga de Vidreres (Catalogne Sud).

Cette formation composée de tous les instruments des soirées de bal a été formée

au Conservatoire de musique de Barcelone.

Cette collaboration fertile donne lieu à un subtil équilibre entre les mélodies

classiques de Catalogne et des chansons originales, aux rythmes festifs.

L’artiste, auquel la tessiture de baryton octroie une enviable personnalité vocale,

délivre ses émotions sans réserves, auprès d’un public mûr.

 

Sur un répertoire soigné et des cadences tranquilles, de la balade au pop, le

chanteur, originaire d’Elne, trace un chemin durable, avec déjà la patience des

sages. Nourri de la culture du Roussillon, familier de ses artistes, comme des

tourments et des envies de ce “pays”, il alterne les textes profonds et joyeux,

pour un plaisir communicatif. Sans militantisme, avec passion, cet artiste entier

fait le bonheur de son public.

Cette rencontre, étayée de chansons, de musique et de et poésie  est proposée par le

Département des Pyrénées-Orientales, avec le concours de la Région.

Joan Llorenç Solé présentera et dédicacera son  6ème compact-disc : « Estavar »

 

Entrée libre et gratuite.

 

Maison de la Catalanité, 11 Rue du Bastion  Saint-Dominique, 66000 Perpignan

Renseignements : 04 68 08 29 32

 

 

**Un restaurant impose le silence pour mieux apprécier...

 

 

 "Quand on mange, le silence doit être d'or. Surtout à New York". 

C'est en tout cas l'avis d'un jeune restaurateur de Brooklyn qui propose certains soirs à ses clients 

un dîner complètement silencieux."

Lancée il y a quelques mois, l'expérience a immédiatement trouvé son public dans une ville où le niveau sonore des restaurants est souvent éprouvant et fait l'objet de plaintes régulières....et de troubles psycologiques !

Et il faut parfois réserver plusieurs jours à l'avance pour espérer dîner en silence, le vendredi ou dimanche soir chez «Eat», une petite salle de 25 couverts située dans le quartier branché de Greenpoint.

«Je veux donner la possibilité aux gens d'apprécier la nourriture avec une attention toute particulière, une expérience habituellement impossible lors de dîners bruyants, surtout dans une ville comme New York», explique son gérant              Nicholas Nauman, 28 ans.

Interdiction donc de se parler pendant tout le dîner végétarien au menu fixe de quatre plats, sous peine de se retrouver dehors sur un banc pour finir son assiette.

Portables éteints

Dans la petite salle aux longues tables de bois et pichets de grès, les clients jouent le jeu en dégustant le menu construit à partir de produits bios locaux.

Pendant une heure, ils savourent, regardent, et se taisent, reliés entre eux et comme coupés du monde. Les téléphones portables doivent aussi être éteints. Certains peinent un peu à garder leur sérieux lors du repas calme, opposé à l'excitation permanente qui prévaut dehors.

«Nous venons ici avec nos propres intentions, si vous voulez. Nous savons à quoi nous attendre, donc nous ajoutons nos propres énergies à cette expérience», explique, un peu mutine et mystérieuse, la jeune chef du restaurant Elsa Schmitt, petit bandana violet autour du cou.

À la fin du dîner, une fois le dessert savouré, le silence prend fin.

Au «merci les gars !» de Nicholas Nauman, répondent des applaudissements.

«C'était vraiment très agréable», commente Kevin Stokely, un jeune chimiste.

«Vous entamez un dialogue avec votre esprit, vous pensez tranquillement à plein de choses», explique Morgan Yakus, la trentaine, comme la plupart des clients. Elle explique être passée par «plusieurs sentiments» et «avoir eu envie de rire»,                                               mais «à la fin vous êtes zen, serein.»

Alison Wise, venue avec son petit ami, est elle aussi conquise, mais pour d'autres raisons. «C'était vraiment agréable de passer du temps ensemble, sans avoir la pression d'avoir à trouver un sujet de conversation», raconte-t-elle.

Au départ, Nicholas Nauman visait un dîner silencieux par mois. 

Succès oblige, il est rapidement passé à un,,,puis deux, par semaine.

 

Il en coûte à l'amateur 40 dollars, plus pourboire, un prix plus que raisonnable pour un improbable silence New-Yorkais....

 Parait que Donald Trump refuse d'y entrer  !! 

 

 

Guy*più

Guy Jacquet

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 10:31
Pochette du dernier enregistrement de J.L Solé

Pochette du dernier enregistrement de J.L Solé

Solé Joan-Llorenc

 

J'avais déjà parlé  dans mon blog : Deux artistes : Joan-Llorenç Solé et Guy Jacquet - Le ...

leblogabonnel.over-blog.com/.../deux-artistes-joan-llorenc-sole-et-guy-ja...

de cet artiste original.

 

Rencontré à la mairie d'Elne lors de réunions de l'association "les amis du festival de piano Fortissimo" dirigée par Nicolle et Michel Peus, j'ai voulu connaître ses chansons et j'ai participé à la souscription, appelée aujourd'hui "crowdfunding", mot détestable que tout Catalan -et Français- devrait bannir…

 

Ce nouvel opus musical et poétique est un hommage à Estavar, à la Cerdagne, à toute la Catalogne, célébrée à travers ses paysages (la "sacrée" montagne "Meu CANIGO", traduit en français avec un jeu de mot, sans doute involontaire, "Mon(T) Canigou", et à travers ses écrivains, de Muntaner au regretté Giné, de Llull à Cayrol de Saillagouse, d'Eximenis (redécouvert grâce à P.Gifreu) à Jacint Verdaguer, chantre épique du Canigou…

 Sans oublier Jordi Barre, bien sûr, présent dans tous les albums, ami à la voix chaude, dont J.L.S. chante le fameux "JO SOC de PERPINYA")

 

Le disque est envoûtant, grâce à la voix ample et nuancée à la fois de ce chanteur-compositeur raffiné et cultivé.

Bien sûr, il verse dans la défense des valeurs catalanes : le mont sacré, on l'a dit, religieux comme le pas du "regidor qui ouvre la marche pour le vendredi saint" (dans le poème de l'ami  Jean Iglesis), dans le symbole des couleurs ("Sang i or", sang et or -mais pourquoi la graphie Sang et non Sanch, comme pour la procession..?)…l'artiste devra se libérer un peu plus de ces "symboles" devenus "poncifs" d'une nation (mais la Catalogne, si elle a été un Etat, avec l'Aragon et Majorque, a-t-elle été une nation ?) plus ouverte, plus européenne.

 

Ouverte sur monde -hors du microcosme paradisiaque d'Estavar, où "les horloges sont muettes", le temps arrêté permettant de jouir de la vie, ouverte sur la France : Jordi Barre, tout en célébrant le pays catalan, s'ouvre à ce "là-bas" : "je vais jusqu'à la France d'en-haut, dans les pays voisins…"

 

Si l'influente mélodique de Monsieur Georges Barre, l'ancien typographe de l'Indép., est bien présente - et c'est un plaisir réel d'écouter cet enregistrement, né d'une voix unique et d'un ensemble orchestral talentueux "Amoga", l'idéologie "passéiste" est, hélas, toujours sous-jacente.

C'est ainsi que Jean Iglesis le poète chaleureux est convoqué pour le dernier texte "Il me reste le passé", une poignée de souvenirs : l'avenir est-il donc si bouché aujourd'hui ? De même, ce "chant d'amour aux Pyrénées" s'attarde à la marmite de grand-mère, à l'hommage aux troubadours, même si Joan-Llorenç se qualifie de "chansonnier moderne et populaire"…Nostalgie passéiste décrite dans le poème "Vestida de nit" : "…du passé, de ce monde regretté…les anciens me parlent…de ces heures vécues…"

 

On aime, on se laisse bercer, on comprend que le Catalan poursuive toujours sa quête identitaire tant qu'il n'a pas obtenu l'indépendance dont il rêve. A pâtir de ce matériau de rites, de valeurs, de traditions, de littérature, de coutumes ancestrales, l'auteur moderne doit aller plus loin, dans la révolte et le cri plus subversif. On sait que J.L.Solé a la capacité d'aller de l'avant, en tuant le conformisme et en inventant une chanson, une poésie inédites, en accord avec un peuple contemporain qui, tout en vivant chez lui, dans l'ultralocal autonome d'Estavar, veut vivre à l'unisson de l'immense village du monde…

 

J.P.Bonnel

 

 

 

 

Joan-Llorenç Solé artiste du Pays Catalan a enregistré son 6ième album en Cerdagne à Estavar : ce petit village des hauts-cantons l’inspire beaucoup.

 

Il est accompagné par l’orchestre Amoga, formation de Catalogne du Sud.

 

Joan-Llorenç Solé a pu produitre cet album grâce à un financement participatif sur le site Sud-Catalan TotSuma.

 

 

Né en 1978, Jean-Laurent Solé révèle dès son plus jeune âge des talents d'artiste: élève de fiscorn à l'école de musique de Céret et au conservatoire de musique de Perpignan, il rentre à la cobla Perpinyà vers l'âge de 16 ans, de laquelle il deviendra le mandataire. Très jeune, vers l’âge de 12 ans, il se met à composer ses premiers balbutiements de sardanes. Quelques années plus tard, il excellera dans cet art avec des sardanes comme "20 Anys à les Alberes", "L'Irene" ou "25 Aniversari". En 1996, il obtient un bac Littéraire option musique au Lycée Jean Lurçat de Perpignan puis suit des cours de chant lyrique aux Conservatoires de Toulouse. Entre 2000 et 2005, il intègre la cobla orchestre « Els Casenoves » dans laquelle il joue et exerce par dessus tout sa grande passion: le chant.

 

Renouveler la scène musicale catalane est le pari engagé du jeune artiste illibérien Joan-Llorenç Solé. Sa voix de baryton, travaillée dans les années 90 au conservatoire de Toulouse, offre un répertoire chaleureux empreint d’une vive émotion. Il lance sa carrière solo en 2008 en présentant au public son premier album intitulé « per tu ploro » (pour toi je pleure), puis en 2010 un deuxième opus, « I si l’amor fos un conte… » (et si l’amour était un conte). Accompagné de musiciens de talents comme Olvier Marquès à la Tenora ou Sébastien Barbé au Tible, l’ensemble de ses compositions sont arrangées par son fidèle ami Richard Bassole. Auteur, compositeur et interprète, Joan-Llorenç sort en ce début d’année son 3ème album « Somni de Revolta » dans lequel il tient à souligner sa révolte, sa rage face à des sujets d’actualité… Le cadet roussillonnais de sa catégorie a enregistré avec Jordi Barre, et plus récemment avec Esther Ribot Moliné, chanteuse lyrique de la province de Barcelone. La culture catalane se voit ainsi offrir un nouveau visage, une image « jeune » tournée vers l’avenir, qui montre toute l’énergie, la force et l’envie des jeunes artistes des Pyrénées-Orientales.

 

*autre disque : Somni de Revolta est le 3ème album de Joan-Llorenç Solé.

"Somni de Revolta, Un opus qui donne à voir, ou plutôt à écouter, toute sa sensibilité, face à d'épineux sujets d'actualité (les exilés, les insoumis, la liberté, entre autres), mais aussi toute sa tendresse de père (Timoteu), son vertige des espaces et de la nature, sa fidèle mémoire à son grand-père ou sa reconnaissance à Jordi Barre, avec qui il avait enregistré. Un CD tout en catalan, dans lequel sa voix profonde, tour à tour grave ou suave, semble épouser les mille facettes de ce Roussillon qu'il chante si bien. Accompagné de musiciens de talents comme Olivier Marquès à la tenora ou Sébastien Barbé au tible, l'ensemble de ses compositions sont arrangées par son fidèle ami Richard Bassole. Une musique variée autant qu'originale, des instruments traditionnels, claquants de sons ensoleillés, comme l'âme catalane. Un véritable plaisir qui se coule à l'oreille pour parler à l'esprit.

Coffret : écologie, esthétisme et tradition 

Quant au coffret, modèle unique, une merveille d'inventivité qui joint écologie, esthétique et tradition. Imaginez un escargot, fabriquez de manière artisanale par les artistes David Ventura et Neus Hosta, dans leur atelier de Navata, en Catalogne Sud, à base de carton recyclé. Et terminé (peinture et écriture) par l'artiste et son épouse, coffret après coffret, comme un cadeau personnalisé à chacun des auditeurs. La culture catalane se voit ainsi offrir un nouveau visage, une image "jeune" tournée vers l'avenir, qui montre toute l'énergie, la force et l'envie des jeunes artistes des Pyrénées-Orientales..." l'indépendant du 3 février 2012

cd de 12 titres :

1-LLibertat

2-Indigneu-vos

3-somni de revolta

4-Timoteu

5-Venim del nord, venim del sud

6-La revolució

7-La revolta d'un cargol

8-La Santa Espina

9-Ara

10-Toquen les hores

11-Recepta simple

12-L'estaca

 

 

***LYCÉE FRANÇAIS DE BARCELONE

 

 

Au théâtre de la Rencontre dimanche 20 mars, à 16h. 

Voici une petite présentation du projet:

 

Il s'agit de pièces de théâtre présentées par l'Atelier Théâtre du Lycée

Français de Barcelone, atelier composé d'une vingtaine d'élèves allant de

la 2nde à la Terminale et dirigé par Christian Renault, professeur de

théâtre, metteur en scène et acteur.

Cette année l'Atelier présente DEUX pièces de théâtre suivies. L'une est une adaptation d'*un après-midi de chien,* film avec Al Pacino, l'autre est

une adaptation de *Elephant Man*, film de David Lynch.

 

*Un après-midi de chien *raconte l'histoire d'un braquage de banque mené par des malfrats pas si professionnels que ça... Censé durer quelques minutes, le braquage s'éternise... En plein dans notre époque cette pièce est une tranche haute en couleurs et en goût!

 

*Elephant man*, pièce plus sombre, raconte la triste histoire de  John Merrick, un homme complètement déformé et traité comme un monstre de foire,

jusqu'au jour où le Docteur Treeves le repère... Une pièce "en noir et blanc", sans pathos, mais pleine de sentimentalité lucide, courageuse et digne ..

 

Nous avons déjà représenté les deux pièces 3 fois à Barcelone, les retours des spectateurs sont très positifs. Trois représentations supplémentaires sont prévues en avril.

 

 

Merci beaucoup de nous avoir lu et ...à dimanche

Cordialement à tous

 

Christian Renault, professeur de théâtre et metteur en scène,

Célia Weil, professeur de français et aide mise en scène

 
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 10:20
Pere FIGUERES

Pere FIGUERES

*Barcelone, le 25 février 2016

 

BarnaSants recevra le chanteur Pere Figueres

Les temps paraissent avoir changé. Depuis quatre ou cinq ans, Pere Figueres, le chanteur phare nordcatalan, ne fait plus partie des oubliés des programmations au sud des Pyrénées. Ce n'est que justice pour son talent et une précieuse ouverture de l'espace de projection de son art: paroles, voix et éthique. Pere Figueres: Chanteur, mémoire et conscience.  Il est -apprenons-nous- l'invité Festival barcelonais de la "Cançó d'Autor", connu sous le nom de Festival BarnaSants, étalé sur deux mois et demi et présenté en différents lieux culturels de la capitale catalane. Une centaine et plus de chanteurs, interprètes et groupes de différents styles et appartenant à des générations différentes s'y produisent. 

 

Cette année 2016, le Festival qui fête son XXI ième anniversaire sera inauguré ce prochain 21 janvier et se prolongera jusqu'au 14 avril.  Pere Figueres, le chanteur ponteillanais-bagéen, sera à l'affiche  le jeudi 25 février à 20 h au "Centre Cultural Albareda", -du nom de la rue où se trouve ce bel équipement, inauguré il n'y a pas encore six ans. Le chanteur qui dialogue en intimité avec les arbres et les oiseaux et qui dit de l'amour et de la révolte les lettres de noblesse sera musicalement accompagné par M. Gérard Méloux et Mlle Paola Mauréso.

 

Issu du monde rural, ce chanteur vigneron s'en est toujours flatté et ne s'est jamais désolidarisé de ses valeurs profondes, aimant à rappeler que les paysans sont les aristocrates de la nature, ainsi que l'a confié Franz Kafka à son Journal.

 

Econome en disques, Pere Figueres est par ailleurs un plasticien imaginatif du bouchon du liège et du fil de fer que les expositions ont fait remarquer du public et apprécié de la presse. Il met également la main  à une importante édition de ses poèmes.

 

Jacques Quéralt  -Met Barran > Messages janvier 2016 > BarnaSants recevra le chanteur Pere Figueres

 

 

- - - -

 

 

****CHAMO SAN :

Hola, te proponemos una conferencia con un ilustrador cuyas obras realistas añaden elementos gráficos que potencian la imagen, desvinculándose así del hiperrealismo y buscando otros lados de la realidad

 

 

 

 

 

 

Viernes con… Chamo San

 

 

 

 

 

Del joven Chamo San oiremos hablar cada vez más. Es “ilustrador cuando se enfrenta a un encargo y un artista que se expresa a través del dibujo cuando crea obra propia”. 

 

En cualquier caso, es un auténtico privilegiado para expresar lo que ve y siente solo con un bolígrafo. Con 23 años ya había expuesto en galerías de Barcelona y hoy su obra ya ha visitado Madrid, México y San Francisco, entre otras ciudades.

 

Viernes 26 de febrero, a las 20 h

 

Precio: 4 € por persona

50 % de dto. para los clientes de CaixaBank

 

 

**DIJOUS 25 DE FEBRER

CENTRE CULTURAL ALBAREDA (BCN) / 20 H / 8/10 €

 

Nascut entre vinyes a la vila rural de Pontellà, Pere Figueres és un dels cantautors més emblemàtics de la Nova Cançó a la Catalunya Nord.

Amb les seves cançons, Figueres és un actiu de la llengua i la cultura catalana al Rosselló. Doblement artista, com a vinyater i com a cantant, recorda que –com deia Kafka– els pagesos són els aristòcrates de la natura. Al recital al BarnaSants estarà acompanyat del seu guitarrista habitual, Gerard Meloux, i la jove Paola Maureso, que tocarà la bandúrria i el llaüt.

 

- - - 

 

Le bonheur, selon Guy JACQUET

 

 

Quand on conçoit le bonheur comme une addition, on est toujours perdant. 

L'accumulation des zéro n'y change rien.

Il ne faut plus se mettre à dos la mémoire des plantes.

Que mangera-t-on demain?

De plus en plus, l'odeur des pneus domine celle des graminées.

Des oiseaux piétinent les toits. Des corneilles sémaphorent d'un fil téléphonique à l'autre.

 

Quand la misère du monde s'alourdit, les dos font mal. Le sang du monde mêle mille sangs issus de sources différentes. C'est la seule façon de ne pas dégénérer.

 

La mort elle-même n'étouffe pas la vie quand elle est naturelle.

À défaut de savoir apprêter le réel, je cuisine les mots. J'y laisse parfois un bout de peau sur la table.         

         Je me bats pour un mot, une phrase, un paragraphe, pas encore pour un livre.

Chaque souvenir est une écharde au doigt, mais c'est la planche entière que je veux. Il y a des jours où rien ne vient que la poussière du bois.

 

Je me nourris de ripe et d'écopeaux, de rimes et de gros mots. Je relis Kafka ou Char, Giono ou Delteil. Je ne veux pas décrire la brique, mais le sang sur la muraille. Au lieu de râler, à coups de mots que je chasse les démons.

 

Je me perds souvent sans retrouver le fil. Ce n'est pas une histoire qui prend vie sur la page, mais le monde qui m'entoure.

Si une porte existe, elle doit pouvoir s'ouvrir. Toute cage nécessite une issue de secours.

 

Qu'on croit n'importe qui, qu'on dise n'importe quoi, il n'y a que trois thèmes d'essentiels, l'amour, la vie, la mort. Et prenez Shakespeare pour vous y convertir !

Les images se délavent, les idées s'édulcorent, quand on s'avise de les dompter.

 

Beaucoup de choses se perdent entre les paragraphes. Pour cueillir une fleur, ma main danse comme un berger d'abeilles. 

Le lac ont du mal à geler. À ce stade, ce n'est plus de l'eau, mais du ciel.

 

Bientôt, nous marcherons sur des nuages. Il est encore trop tôt. Le moindre pas déchire la peau des nimbus et la transforme en eau.

Le bois des maisons souffre sous les coups de marteau comme le cœur de l'homme sous la mauvaise augure. Les visages deviennent durs comme un poing. Les regards frappent un mur. À marcher sans raison, on trouve toujours un sens. On perd la raison, mais on trace une route. 

 

La grammaire est une matière vivante. Je choisis les mots pour leur odeur, une phrase pour sa forme, l'union des deux pour la saveur. Il en reste un brouet qu'on goûte ou qu'on recrache. J'ai beau creuser le présent, je cherche qui je suis entre hier et demain.

Lorsque tout saute partout, les mots ne suffisent pas pour colmater les brèches en couleuvres.

 

La rustine dans une main ne l'empêche pas de saigner. Je veux qu'on me laisse rêver, une plume à la main, sculpter avec ma langue une grammaire intime, colorier les mots, repeindre les visages comme on se désaltère.

 

Je traîne sur ma langue un pays qui veut naître, une glèbe à venir, un germe de croissance. Dans cette gésine, les émotions remplissent les visages. Il faut les mettre en page de vélin véritable, non ?

 

En écrivant, on se donne toujours le beau rôle, mais c'est une illusion.

On ne sera jamais meilleur que les mots pour le dire.

 

C'est dans le regard qu'un paysage est grand.

Il est petit pour les pas hauts mais reste beau !

Il est con pour les cons.

 

Noël a troqué son sens premier pour celui du commerce. À Tokyo, on peut voir des Pères Noël en croix. On ne sait même plus qui est le crucifié.

 

Quand les mots ne suffisent pas pour entretenir la conversation, il reste les regards et les gestes, les émotions qu'ils reflètent.

Il y a trop de choses à dire pour pouvoir en parler.

J'en rapporte des miettes et des instants de vie, des bribes de bonheur et des gestes manqués, quelques coups de lumière au milieu de la nuit, des pas dans le désert qu'une présence humecte.

Je ne suis qu'un pêcheur à la ligne, qui rejette ses poissons dans l'eau des mots.

 

Écrire n'est pas toujours plaisant.

Très souvent, ma main griffe une muraille d'angoisse.

Les souvenirs enfouis démangent quelque fois.

Les instants qui semblent sans durée sont peut-être ceux qui persistent longtemps.

Où s'élabore la pensée, je me mets à l'affût, mais je ne touche que le rêve, du bout des lèvres, du bout des mâchoires au pire des mots.

 

Je cherche l'infini du bout des doigts.

Il n'y a pas l'oeil et la vue, celui qui regarde et ce qu'il voit... mais jonction des deux.

Même les phrases ne peuvent en rendre compte.

Le miroir ne sait pas ce qu'on regarde en lui. Pourtant, très souvent, c'est l'endroit où l'on écrit qui détermine les mots.

Consciemment ou pas, on est toujours sensible à l'atmosphère du lieu. Le froid et la chaleur nous imprègne.

Lorsqu'on écrit pour les dunes ou les grandes houles, les yeux s'inversent vers l'intérieur. Il nous apprendre à ouvrir l'oeil sur l'immensité du monde pour que le cœur batte plus fort.

C'est encore moi l'enfant émerveillé qui s'écorche les jambes, qui grimpe dans les arbres ou qui tombe du vélo, l'assoiffé qui découvre la joie du sexe, qui lui susurre tous les mots de la vie. 

 

Je garde souvenir en moi du vent sur les pics du Hoggar, son bleu pétard du ciel, le ruban d'anguille de l'eau que je voyais de haut, le noir anthracite des roches dans les plongées de Banyuls, la moustache verte d'un bois au milieu des étangs de Capcir, son vieux poumon d'humus, la senteur des sapins fécondés de résines.

 Ouf !!!

 

Guy*più

 
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 10:17
Jordi Barre : Aquarelle de Jos - alias Joseph Van Den Nieuwenhof. (sa galerie se trouve à ELNE, 66)

Jordi Barre : Aquarelle de Jos - alias Joseph Van Den Nieuwenhof. (sa galerie se trouve à ELNE, 66)

voir l'en-tête complet

hommage au chanteur catalan Jordi Barre :

 Download.html.jpg

(Aquarelle de Jos - alias Joseph Van Den Nieuwenhof - mon ami)

 

A Jordi Barre

 

Jordi a quitté cette terre

Dont il savait chanter l'espoir.

La tramontane est solitaire.

La pierre à nouveau doit se taire

Car la poésie vient de choir.

 

Des Corbières jusqu'à l'Albère,

Tout site a perdu son mystère.

La Têt pleure de ne plus voir

Jordi.

 

Un lamparo éteint, austère,

Dans lequel on l'a fait asseoir,

Poussé vers une aube étrangère,

A emporté l'ami, le frère

De tous les Catalans, un soir,

Jordi.

 

Villeneuve de la Raho le 18 février 2011

 

Jean Iglesis 

 

--------

 

Faut-il encore commémorer La RETIRADA (débâcle, déroute et exil des Républicains espagnols, catalans, basques...)

 

En février 1939, il y a 75 ans, des centaines de milliers d’Espagnols ont fui vers la France. Du côté de l’Espagne, les commémorations sont rares. 

 

Au musée de l'exil de la Jonquera 

 

Beaucoup d'activités et d'événements au dynamique Musée-Memorial de l'Exil, installé à La Jonquera, pour les 75 ans de la Retirada,  expositions et conférences. 

Il faut ainsi noter l'exposition de l'artiste-peintre José Maria Guerrero Medina (jusqu'au 11 mai 2014), ou l'évocation, le 20 février à 21 h, des souvenirs de Francesc Vidal, complétées par un concert du chanteur Eric Fraj et du quartet Las Simples Cosas, qui interpréteront le célèbre chant révolutionnaire "A las barricadas!"'; et par une performance artistique, réalisée par Bernard Cauhapé.

 

Le 18 février à 19 h, une conférence sera animée par Jordi Font, le directeur du Musée-Mémorial de l'Exil. 

Elle sera suivie de la projection du documentaire "Desde el silencio. El exilio republicano en el norte de África". Un colloque aura lieu avec Antonia Subirats, présidente de l'association "Fils et petits-fils de l'exil républicain".

 

Le 18 mars à 19 h : la Culture catalane en exil par Maria Campillo, professeure de littérature catalane à lUAB (université autonome de Barcelone). Et ailleurs A Barcelone, l'historien Martí Marín, professeur d'Histoire Contemporaine à l'université autonome (UAB), fera une conférence sur les conséquences tragiques de la victoire franquiste sur la société catalane, le 13 février à 19 h à l'Auditori (Departament de Governació. Via Laietana, 26).

 

Enfin, à Alicante (Communauté autonome de Valence), le 28 mars prochain, un navire prendra le départ du port à destination d'Oran en Algérie, en souvenir des 3 000 réfugiés qui montèrent à bord du Stanbrook, un navire marchand anglais. Le voyage durera 4 jours et les participants visiteront les camps de travail forcé et les quartiers d'Oran où vécurent les réfugiés. Cette traversée dramatique sera également évoquée le 21 février à l'université de Valence.

 

Hommage à Jordi BARRE - Retirada : faut-il encore la commémorer ? Calendrier du musée de l'exil et de FFREEE
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 07:22
Joan Llorenç Solé
Joan Llorenç Solé

*CULTURE et Patrimoine :

Un 6ème album pour Joan-Llorenç Solé

Joan Llorenç Solé a choisi pour son 6ème album, le financement participatif afin de finaliser le budget. Cet album sera enregistré fin octobre 2015, à Estavar (Cerdagne), en compagnie des musiciens de l’orchestre Amoga de Vidreres (Cat. Sud). La campagne lancée vise à financer une partie du projet : la postproduction (design, photographie, édition du premier tirage, promotion). Pour cela, nous faisons appel à votre engagement, grâce au site barcelonais « totsuma ». Cette coopérative digitale réinvestit dans le réseau numérique artistique catalan. Organisation à but non lucratif, elle s'attache à promouvoir l'usage du catalan sur Internet.

Pourquoi le micro mécénat, ou crowdfunding ? « Tout d’abord, pour sa philosophie », car « le public est impliqué dans un projet culturel, avant sa réalisation. Il en fait partie et un lien fort est créé avec les auteurs ». Joan Llorenç Solé, souhaite aussi faire « connaître et comprendre le pays dans lequel nous vivons. Je souhaite montrer une facette culturelle souvent cachée au public. Je souhaite améliorer un projet unique éloigné de la musique commerciale. Il est impossible d'assumer tous les frais de ce processus, sans le public !».

La campagne de financement participatif débute le 9 octobre 2015 sur la plateforme « Totsuma.cat », à travers les réseaux sociaux et la presse. Elle permettra de mettre sur pied l’album intitulé « Estavar ». Les sommes obtenues seront employées à l'amélioration de la qualité de post-production : amélioration de la distribution, des présentations etc. Le coût total du disque est beaucoup plus élevé que les 3 000 € à atteindre grâce au public. « Nous avons décidé de parier sur ce chiffre car il est raisonnable pour mener à bien ce projet, pour terminer l'album et atteindre la qualité dont nous avons besoin ».

Nous vous incitons donc à vous connecter sur www.totsuma.cat afin de nous aider en atteignant (ou dépassant) cette somme, sans quoi nous perdrions tout l’investissement lié à ce micro financement !

En espérant vous rencontrer très prochainement à l’occasion d’une signature, nous vous prions de croire, à l’expression de nos sentiments les plus dévoués.

L’équipe artistique,

* Joan-Llorenç Solé <traditionscatalanes@gmail.com>

Senyores, Senyors,

Joan Llorenç Solé, ha triat pel seu 6e àlbum el finançament participatiu per tal de finaltzar el pressupost. Aquest àlbum serà gravat a finals d’octubre 2015, a Estavar (Cerdanya), amb participació de músics de la orquestra Amoga de Vidreres (Catalunya Sud). La campanya engegada visa a finançar una part del projecte : la postproducció (design, fotografia, edició del primer tiratge, promoció). Per això, recorrem a la vostra participació gràcies a la pàgina Web « Totsuma ». Aquesta cooperativa digital inverteix en la xarxa numèrica artística catalana. Organització sense ànim lucratiu, es dedica a promoure l’usatge del català a la Web.

Per què el micro-patrocini, o « Crowdfunding » ? « Primer, per la seva filosofia, el públic éstà implicat en un projecte cultural abans de la seva realització. En forma part, i un vincle fort està creat amb els autors. » Joan Llorenç Solé desitja també «fer conèixer i entendre el país en el qual vivim. Desitjo ensenyar una cara cultural sovint amagada al públic. Desitjo millorar un projecte únic allunyat de la música comercial. És impossible assumir tots els costos d’aquest procés sense el públic! ».

La campanya de finançament participatiu comença el 9 d’octubre del 2015 sobre la plataforma « Totsuma.cat », a través de les xarxes socials i la premsa. Permetrà desenvelopar l’àlbum intitulat « Estavar ». Les sumes obtingudes seran destinades a la millora de la qualitat de post-producció : millora de la distribució, de les presentacions… El cost total i real del disc és més elevat que els 3 000€ a assolir gràcies al públic. « Vam decidir d’apostar sobre aquesta xifra perquè està raonable per dur a terme aquest projecte, per acabar l’àlbum i assolir la qualitat que necessitem ».

Us convidem doncs a conectar-vos a la pàgina web www.totsuma.cat per fi d’ajudar-nos assolint (o depassant aquesta suma, a falta de perdre tota la inversió lligada a aquest micro-patrocini !

Esperant encontrar-vos molt aviat a l’ocasió d’un concert, aprofitem aquesta avinentesa per saludar-vos ben atentament.


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Panne !

Comme une fatigue de la tête, un encombrement de décombres

l’impression de ramer depuis des siècles

dans une épaisse mélasse

où d’innombrables serpents passent leur temps

à se mordre la queue.

La sensation d’être toujours en retard

ou trop en avance

allez savoir

mais en décalage permanent ça oui.

Un vrai gitan ...

C’est peut-être ça « être poète », mais à vrai dire « être » suffirait,

car les étiquettes me collent mal ou trop

elles ne servent à vrai dire qu’à rassurer le contenu du bocal qui veut nous identifier.

Époque de transition on appelle ça

mais toutes les époques ne sont-elles pas « de transition » ?

Celle-ci est de grande confusion en tout cas.

L’hyper-information qui débouche sur ''on ne sait rien !!!!"

l’hyper-informatisation, qui nous pompe ma moelle grise du cortex

la mondialisation de tout et n’importe quoi-qui...jusqu'à mettre en famine des 2/3d'entre nous

les grands élans de solidarité commandités...mais certainement pas de l’essentiel

la propagande qui ne dit plus son nom..

On en vient à se méfier de ses propres pensées.

En fait,

non je n’ai plus rien à dire

je persiste à faire certaines choses

mais je n’ai guère l'élan d’en parler

j’ai le tournis là.

C’est l’appel de la mer comme d'autres l'ont de la forêt

de la grotte,

du silence….

La fatigue c’est aussi peut-être le début d’une forme de lâcher-prise(terme très mode !!),

trop longtemps que j’obéis à la pression

à tenter d’être……… quelque chose

et en vérité sur l’échelle sociale

je suis tout en bas

écrasée sous le premier barreau

dans cette mélasse où j’ai depuis longtemps perdu mes rames

avec ces innombrables reptiles qui se mordent la queue.

Mais, j’ai encore ce qu’il faut pour faire un tour de piste

un détour de scène

entre jardin-face-lointain et cour

un clin d’œil auquel je tiens.

Alors, merci à toutes celles et tous ceux qui feront

que ce clin d’œil ne meure pas trop tôt

et merci à moi-même de m’accorder la liberté d’être en panne.

Guy*più

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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