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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 09:33
A la plage (C) Jean Vigo Perpignan

A la plage (C) Jean Vigo Perpignan

 

* ARGELES - La plage - Mémoire filmique du sud

 

L’institut Jean Vigo collecte, conserve et numérise les films amateurs, constituant une véritable mémoire du territoire Une grande partie est mise en ligne sur le site dédié memoirefilmiquedusud.eu.

Une nouvelle étape toutes les semaines sur nos réseaux sociaux et ceux de nos partenaires !

 

Argelès-sur-mer en 1948, dans un beau film en 16 mm : la plage, peut-être la plage de la bohême" près de Taxo ? et le centre-ville d'Argelès où l'on reconnaît la place de la République, la salle Joffre et l'ancienne Mairie.

Ces belles images en 16 mm aux cadrages très cinéma sont dues à M. Briqueu, juriste passé par Argelès, connu aussi pour ses activités de production cinématographique.

 

https://vimeo.com/510193954

 

 

Ski alpin à l’arrêt : la revanche du ski de fond et des raquettes

 

Ski de fond, de rando, raquettes… Ces pratiques, en vogue depuis quelques années, connaissent un essor inédit avec la crise sanitaire et la fermeture des remontées mécaniques. Elles ne pourront même pas ouvrir comme elles l’espéraient pour les vacances scolaires de février. « La crise du Covid, c’est la revanche des stations-villages », selon un acteur du secteur.

 

Sur le site nordique du Haut Vercors, à Corrençon, nulle trace de la morosité qui a gagné les stations de ski cet hiver. Le prolongement de la fermeture des remontées mécaniques pendant les vacances de février, liée à la crise sanitaire, n’effleure ni les skieurs de fond, ni les raquettistes qui arpentent de blanches étendues sous un soleil glacial. Au contraire, l’afflux vers les activités nordiques est cette année sans précédent.

 

« On a explosé nos chiffres, lance Jean Lambret, responsable du site de Corrençon. On est plus de 30 % au-dessus du chiffre d’affaires moyen à la même époque ! » Même constat dans la station de ski voisine, à Autrans : « On voit des gens à la queue leu leu avec leurs skis de randonnée sur les pistes... Entre la raquette, le chien de traîneau et le biathlon, c’est blindé ! », se réjouit Thierry Gamot, ancien maire du village et président de la fédération Nordic France, qui rassemble tous les sports d’hiver, en dehors du ski alpin et des activités motorisées. Ces pratiques affichent une « fréquentation record » en France, certains domaines nordiques ayant déjà dépassé, à l’issue des vacances de Noël, le chiffre d’affaire de l’année dernière.

 

Ces loisirs en vogue ont permis aux stations de ski mixtes, proposant à la fois ski alpin et nordique, de limiter les pertes. Aux Saisies par exemple, dans le massif du Beaufortain, malgré les télésièges en berne, la station a été« occupée à 50 %, grâce à son offre d’activités nordiques », rapporte Nordic France. À Courchevel, « les magasins de location de ski de fond ont loué tout leur matériel, ce qui est inhabituel, relate-t-on à l’Office du tourisme. On observe un usage plus nature et plus découverte de la montagne. » Dans cette station historique de l’alpin, on vante cette année l’itinéraire balisé de ski de randonnée. Sorties raquettes-yoga ou fat bike à Serre-Chevalier ; balade vers une cascade gelée à Megève ; plongée sous glace à Tignes... Les géants de l’or blanc tentent d’adapter leur marketing, mais la débâcle est néanmoins majeure, surtout pour les stations qui ont misé tout ou presque sur le ski alpin. Pendant les vacances de Noël, le taux d’occupation est descendu à 25 % en moyenne, voire moins de 20 % pour certaines stations d’altitude, déplore l’Association nationale des maires des stations de montagne. Selon elle, pendant ces deux semaines, « 1,5 milliards d’euros de chiffres d’affaires a été perdu par l’ensemble de la filière ».

 

Dans le Vercors aussi, les mesures sanitaires ont, par la force des choses, drainé les vacanciers vers les sports nordiques. Mais l’on veut voir dans cet essor bien plus qu’un simple report : une tendance de fond, que les contraintes de l’épidémie n’ont fait qu’accélérer. « Les activités nordiques attirent de plus en plus depuis quelques années, assure Jean Lambret. Elles ne sont pas à opposer au ski alpin, mais elles plaisent pour d’autres raisons : elles sont moins chères, elles offrent de la convivialité, du calme, un retour à la nature... »

Autant de valeurs que les petites stations de ce massif de moyenne altitude mettent en avant depuis longtemps. En première ligne du changement climatique, elles jouent leur survie en se diversifiant, pour ne plus dépendre seulement de la neige et du ski. Bien obligées de développer une palette d’activités variées, été comme hiver, pour pallier les aléas climatiques, elles s’estiment aujourd’hui mieux armées pour affronter une crise majeure. « La crise du Covid, c’est la revanche des stations-villages. Tout le travail de diversification qu’on a mené depuis des années paie aujourd’hui, estime Thierry Gamot. Dans nos stations, environ la moitié des retombées économiques du tourisme se font déjà l’été ! » De quoi relativiser la baisse des recettes liées aux fermetures des télésièges... Reste à trouver un modèle économique viable pour ces sports d’hiver moins rémunérateurs, et qui restent, malgré tout, pratiqués à plus petite échelle que leur grand frère alpin.

 

Néanmoins, l’envolée des sports nordiques est telle que ses effets sur l’écologie commencent à inquiéter. En sortant des pistes balisées, les amateurs de raquettes ou de ski de rando pénètrent dans des secteurs jusqu’ici épargnés par la présence humaine, y divagant parfois de manière imprévisible, surprenant les animaux qui y vivent. Non sans conséquences. « Les chamois, par exemple, parcourent globalement plus de distance et de dénivelé les jours de forte fréquentation. Certains sont plus vigilants, ils se nourrissent donc moins et acquièrent moins d’énergie », explique Clémence Perrin-Malterre, du laboratoire Edytem (Environnements dynamiques territoires montagnes, CNRSet Université Savoie Mont Blanc), qui participe à une étude transdisciplinaire sur les effets de ces loisirs sur la faune.

 

 

Autre espèce alpine emblématique, le tétras lyre affectionne les habitats semi-ouverts, autour de deux mille mètres d’altitude... tout comme les skieurs et raquettistes. Côté suisse, le dérangement hivernal de cet oiseau menacé a été documenté par les recherches du professeur Raphaël Arlettaz, biologiste à l’université de Berne. Il détaille :

Les oiseaux soumis au passage des sportifs élèvent leur réponse au stress. Ils fuient, abandonnent leur igloo [qu’ils creusent dans la neige pour se protéger] et sont alors plus exposés au froid. Ils consomment donc plus d’énergie... Au-delà d’un certain seuil, ils paient en termes de survie. »

Ces perturbations se reflètent d’ailleurs dans la population d’oiseaux, bien moins dense dans les zones fréquentées. « La solution est de créer des zones refuges sans présence humaine, et idéalement sans chasse pour que les oiseaux se sentent en sécurité », dit Raphaël Arlettaz.

 

En France, de telles initiatives de conservation de la faune d’altitude se sont multipliées, à divers degrés, autour des stations de ski ou dans des aires protégées. Dans le Vercors, depuis le domaine de Corrençon, on aperçoit à l’Est les monts qui s’élèvent vers la Réserve naturelle des Hauts-Plateaux. Là-haut, quelques itinéraires de randonnée traversent les forêts de pins et les alpages enneigés. Il y a cinq ans, un secteur niché entre deux chemins de grande randonnée a été identifié comme une importante zone d’hivernage pour le tétras lyre. Y a alors été décrétée une « zone de tranquillité » pour la faune alpine, couvrant deux cents hectares, et balisée l’hiver par des panneaux. Reste à faire respecter cette mesure : sans interdiction réglementaire, la Réserve compte sur la sensibilisation et la bonne volonté des promeneurs.

 

21 janvier 2021 / Angela Bolis (Reporterre) 

 

      

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 00:07
Ouvrages de l'autrice
Ouvrages de l'autrice

Ouvrages de l'autrice

Maryvonne de Raymond, Sur les chemins du Roussillon

 

 Saint-Estève, Les Presses Littéraires, 2016 *

 

 

Dans cet ouvrage, sous-titré Fragments de vie et lieux de mémoire, l’autrice livre-t-elle des fragments de mémoire (la sienne) ou bien propose-t-elle tout simplement une fiction ? On hésite parfois. Ainsi, si l’on ne considère que l’évocation de Prosper Mérimée qui a effectivement emprunté les chemins du Roussillon en 1834, on sera surpris de la révision de sa biographie par l’autrice. L’un des problèmes majeurs réside dans l’absence de sources pour appuyer les affirmations alors que, par ailleurs, la bibliographie s’avère fournie et intéressante. 

 

Or donc, dès la première mention de l’écrivain, l’autrice évoque la date de naissance de Mérimée qu’elle situe en 1813. Admettons qu’il s’agit d’une coquille pour 1803. Cependant, on nous parle très vite d’une fonction, celle d’attaché d’ambassade à Londres, que Mérimée aurait remplie en 1828. La fiction commence vraiment. 

 

Passons quelques autres détails avant d’arriver à la nouvelle La Vénus d’Ille publiée en 1837 soit trois ans après le séjour de Mérimée en Roussillon. Il est dit, p. 115, que Mérimée exploite l’origine de la légende. Qu’est-ce à dire ? De quelle légende s’agit-il à supposer qu’il n’y en ait qu’une lorsqu’il s’agit de La Vénus d’Ille ? P. 116, l’autrice poursuit : Mérimée « reconnaîtra que sa Nouvelle ‘n’a jamais existé’ ». Pour qui n’est pas familier des dix-sept volumes de la correspondance de Mérimée et compte sur l’ouvrage de Raymond pour l’initier, il devient difficile de voir là encore une coquille. Il faut remplacer « Nouvelle » par « statue de Vénus ».

 

Et encore : en 1834, lorsque Mérimée est nommé inspecteur général des Monuments historiques, l’écrivain s’occupait surtout d’histoire antique et médiévale. Quelle est la source de cette affirmation ? On ne sait pas. Classons cela dans la rubrique « fiction ».

 

Page 117, l’autrice confond l’auteur et le narrateur citant La Vénus d’Ille, œuvre de fiction, comme s’il s’agissait d’un journal de voyage. Puis, elle affirme que Mérimée, recommandé par Jaubert de Passa, fut reçu à Ille par Alphonse de Peyrehorade. Comment Mérimée a-t-il pu être reçu par un personnage de la nouvelle ? D’autant que si l’on veut admettre un parallèle entre la réalité de la tournée d’inspection de Mérimée et la nouvelle, il conviendrait de remplacer Alphonse par son père, M. de Peyrehorade, antiquaire catalan qui reçoit un archéologue parisien.

 

P. 118, La Vénus d’Ille est citée avec pour référence la correspondance de Mérimée. Il en est de même pour les Notes d’un voyage dans le midi de la France du même auteur (titre d’ailleurs transformé plus haut en Voyage dans le midi de la France).

Il est ensuite fait allusion à la visite de Mérimée au pont de Céret. Là encore la référence est fausse puisque l’inspecteur en parle dans les Notes alors que la correspondance est invoquée comme source.

 

P. 120, on nous parle d’une monarchie plus libérale qui permet à Mérimée d’intégrer l’équipe du comte d’Argout et d’être élu à l’Académie française. Or,  à partir de 1834, le libéral Mérimée est devenu inspecteur général des Monuments historiques et le restera jusque sous le Second Empire. Quant à son élection à l’Académie, comment pourrait-elle être liée à la monarchie ? En 1844, Mérimée est un écrivain reconnu mais aussi un savant, un érudit qui a publié des travaux historiques qui constituent encore aujourd’hui des références pour la recherche.

 

Qu’importe, l’autrice poursuit sur sa lancée et nous annonce en 1848 une Mme de Montijo épouse de Napoléon III. Or, le futur Napoléon III n’est pas encore empereur à cette date et  Mme de Montijo à qui Mérimée écrit est la mère d’Eugénie, future impératrice des Français que notre écrivain rencontra fortuitement en 1830 alors qu’elle n’avait que quatre ans.

 

Nous n’égrènerons pas  les erreurs dans les références bibliographiques qui rendent donc l’histoire de Mérimée dans le Roussillon revue et corrigée, inutilisable.

 

On peut concevoir qu’un auteur veuille faire œuvre de vulgarisation mais cela ne signifie pas qu’il faille faire passer une fiction pour de la recherche historique. Les œuvres de Mérimée ne sont pas inaccessibles et la moindre nouvelle publiée en poche est la plupart du temps accompagnée d’une biographie et d’un appareil critique fiable. Il suffisait de recopier, mais de bien recopier.

 

Si les autres écrivains ou personnages historiques figurant dans l’ouvrage sont traités sur le même mode, il est regrettable que ce livre circule. A moins que Mérimée fasse exception et qu’il n’ait tout simplement pas eu de chance.

 

Clarisse Réquéna

 

docteur es-lettres, thèse sur Mérimée et la Vénus - éditions Champion, Paris.

 

- - -

* Texte de présentation (4° de couverture)

 

Ce livre de mémoire parcourt le Roussillon et dévoile l'héritage tissé par les Catalans dont les fragments de vie s'entrecroisent au cours des siècles. Des invasions successives et des bouleversements politiques entre la France et l'Espagne, l'ancrage des ordres monastiques, des artisans, et les fluctuations de la langue, ont contribué à travers rencontres, débats et combats, à la formation de la Catalogne française. Les impressions des voyageurs célèbres ou méconnus, les souvenirs des politiciens, les regards des scientifiques, le bonheur des curistes, le chant des poètes, la palette des peintres de Collioure et de Céret, la partition des musiciens, apportent un éclairage nouveau sur ces témoins qui ont contribué au patrimoine du Roussillon.

 

Des fragments de vie se sont entrecroisés au fil des siècles: rencontres, débats et combats
Nombreux ont contribué à la formation de la Catalogne française comme:

des invasions successives, des bouleversements politiques entre la France et l'Espagne,

l'ancrage des ordres monastiques, des artisans,

les fluctuations de la langue...

Des témoins ont contribué à un éclairage nouveau sur le patrimoine du Roussillon comme:

les impressions des voyageurs célèbres ou méconnus,

les souvenirs des politiciens,

les regards des scientifiques,

le bonheur des curistes,

le chant des poètes,

la palette des peintres de Collioure et de Céret,

la partition des musiciens,

Présentation brochée: 22,00 €

    Date de parution : 26/07/2016

    ISBN : 979-10-310-0191-3

    EAN : 9791031001913

    Nb. de pages : 282 pages

    Poids : 0.43 Kg

    Dimensions : 15,0 cm × 22,5 cm × 1,6 cm

 

 

- - -autre livre de l'Autrice :

 

Votre tristesse se changera en joie (préface Thomas De Konink)

Maryvonne de Raymond

 

Cet ouvrage documenté et illustré rappelle le cheminement de la Passion du Christ suivant les prophéties bibliques et les récits du Nouveau Testament. Les enseignements des Pères de l'Église, la lumière de la spiritualité classique et les analyses de penseurs contemporains éclairent cet événement qui annonce l'heureuse nouvelle de la Rédemption où l'Incarnation de Dieu appelle la divinisation des hommes. Il présente l'histoire du Chemin de Croix depuis la mémoire vive des premiers Chrétiens, à travers des périodes de guerre et de paix, des pèlerinages aux croisades, aux voyages, où se mêlent les expressions mystiques, les observations et l'enthousiasme des fidèles. 

La ferveur qui s'exprime dans la culture universelle, par la poésie, la musique, la peinture, la sculpture, y traduit la Foi chrétienne devant le mystère du don de Dieu. Maryvonne de Raymond, mère de trois enfants, a résidé à plusieurs reprises à l'étranger. Elle a publié  deux ouvrages historiques : La Maison Kent. La pierre et l'histoire, XVIIe-XXe siècles : une mémoire retrouvée ; Sur les chemins du Roussillon. Fragments de vie et lieux de mémoire. Les Presses littéraires, Saint-Estève, 2016, et a participé avec son mari à l'édition de correspondances diplomatiques. 

 

- - - et…

Fillols, village du Canigou

des paysans mineurs

de Maryvonne de Raymond

chez Lacour-Ollé

 

Fillols, village du Canigou, des paysans mineurs

 

 

Fillols, village catalan des Pyrénées-Orientales, s'agrippe à l'un des flancs du Canigou. Depuis le haut Moyen-Age, il s'est maintenu à travers les rivalités qui déplacèrent, jusqu'au milieu du xvite siècle, la frontière avec l'Espagne. La rencontre des deux cultures a contribué à la chronique de cette société unique de paysans mineurs : techniques ancestrales de vie, mêlées aux croyances tenaces et aux coutumes traditionnelles. C'est ici tout un monde qui vécut longtemps en autarcie et qui se transforme aujourd'hui. Maryvonne de RAYMOND présente le village catalan auquel elle est attachée par des racines familiales. Elle a contribué ailleurs, avec son mari, universitaire et diplomate, à l'édition de textes historiques.

 

15.24€

112 pages
21 x 15 cm
Imprimé en 1995
Broché

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 09:54
Balades ...de J.Pierre Bonnel : couverture et vitrine de librairies (Torcatis...)
Balades ...de J.Pierre Bonnel : couverture et vitrine de librairies (Torcatis...)
Balades ...de J.Pierre Bonnel : couverture et vitrine de librairies (Torcatis...)

Balades ...de J.Pierre Bonnel : couverture et vitrine de librairies (Torcatis...)

Tourisme culturel : c'est en me rendant à l'université de Perpignan, en consultant les catalogues, que je "tombe" sur cette analyse (en castillan) de mon livre (revue HERMES de 2009 ! On ne m'a oas pérvenu...)

JPB

Balades culturelles en Catalogne : tourisme culturel, dans revue HERMES, par Eugeni Osácar Marzal

 

Jean-Pierre Bonnel

Ballades culturelles en Catalogne 

Sète: Nouvelles Presses du Languedoc, 2009, 247 pp.

 

Jean-Pierre Bonnel, escritor y profesor, nos ofrece 

en  este  libro  una  nueva  inmersión  en  el  mundo  

cultural catalán. Nacido en Perpiñán, este profesor de letras en un instituto de la misma ciudad 

compagina la docencia con la escritura. Activista 

cultural y enamorado desde la infancia, según sus 

propias palabras, del territorio catalán que le vio 

nacer, ha publicado poesía, novela y diversas obras 

sobre temas culturales. Entre estas últimas, cabe 

destacar : Moi, Matisse à Collioure (2003), 

La Catalogne en peinture (2004) y 

Walter Benjamin et Antonio Machado, deux destins à la frontière (2005).

Con una clara vocación de llegar a un público 

lo más amplio posible, las ballades culturelles permiten descubrir tanto a nivel geográfico como artístico un rico y diverso espacio territorial como es el caso de Cataluña. Es interesante mencionar y destacar el hecho de que el autor incluye en su marco territorial y cultural el departamento francés de los Pirineos Orientales, históricamente integrado en Cataluña.

 

1 El subtítulo del libro, 

De Perpignan à Tarragone 

avec trente personnages illustres, ya nos indica cuál es el hilo conductor de los paseos culturales por 

Cataluña. A partir de treinta personajes podremos 

conocer y posteriormente visitar lugares...

 

Oficialmente en francés Pyrénées-Orientales. Son el 

departamento número 66, integrado en la región de Languedoc-Roussillon. Formó parte de Cataluña hasta el siglo xvii, cuando con el Tratado de los Pirineos (1659) pasó a la Administración francesa. Las comarcas del Rosselló, Vallespir, Conflent, Capcir, Alta Cerdanya y Fenolleda, que forman el departamento, son conocidas en Cataluña con el nombre de Catalunya Nord.

Aunque no es un nombre oficial  en  Francia,  es  también  utilizado  por  los  sectores  culturales y educativos franceses que fomentan el catalán en el territorio francés. torio  catalán,  desde  pueblos  a  ciudades,  atravesando los Pirineos, de norte a sur, y recorriendo el litoral de la costa catalana. Con rigor y amenidad, combinados adecuadamente, el libro se nos presenta como una guía turística con contenidos artísticos, históricos y geográficos adaptados para un público diverso, desde turistas culturales a conoce dores y expertos en los ámbitos mencionados.

 

Para este recorrido geográfico, histórico y artístico, Bonnel selecciona una treintena de personajes que han nacido, vivido o simplemente han pasado  un  momento  importante  de  su  vida  en  Cataluña, tanto a un lado como al otro de los Pirineos.  Escritores, pintores,  escultores,  músicos,  pero también científicos y otros personajes célebres se convierten en protagonistas de esta personal propuesta turístico-cultural, en la que el autor nos aproxima a cada uno de ellos a través de su «historia catalana».

 

Algunos como Joan Miró, Salvador Dalí, Antoni Gaudí, Pau Casals o Santiago Rusiñol nacieron  al  sur  de  los  Pirineos.  Otros,  en  cambio,  lo  hicieron al norte de los Pirineos , como Étienne Terrus,  Aristide  Maillol,  Ludovic  Massé,  Claude Massé... 

 

Her&Mus 2.4 Reseñas.indd   110

04/05/11  - hermes, n.º 2, 2009, 

pp. 106-112, issn 1889-5409 

ballades culturelles en catalogne • didáctica del patrimonio. 

 

campos de batalla de la tercera guerra carlista Simon o Jordi Pere Cerdà. Del resto, una mayoría eligieron las tierras catalanas para protagonizar etapas clave de sus vidas que, con el paso del tiempo., se han convertido en momentos históricos y culturales indisociables del lugar donde se desarrollaron. La historia del fauvismo no sería la misma  sin  la  estancia  de  Matisse  en  Collioure  a  principios de siglo xx, y qué decir del nacimiento del cubismo y su vinculación con Ceret a partir del tiempo pasado por Pablo Picasso, acompañado en alguna ocasión por Georges Braque. Desgraciadamente, no todos los personajes tuvieron una relación voluntaria con Cataluña. Los dos casos más conocidos son los de Antonio Machado, enterrado en Collioure, donde murió al huir de España en el 

invierno de 1939 en plena debacle del bando republicano. Si la guerra civil obligó a Machado a huir,  la  segunda  guerra  mundial  hizo  lo  propio  con Walter Benjamin. Port-Bou fue testigo de los últimos momentos de vida de este filósofo alemán de religión judía.

Más de treinta historias reales, evocadas una a una de manera muy personal. Desde las primeras páginas del libro se aprecia un gran conocimiento por parte del autor de las obras y la vida de cada uno de los personajes seleccionados. Cada capítulo se  nos  presenta  como  una  invitación  a  conocer  y  descubrir, a través de la lectura, localidades en las que  la  presencia  literaria,  artística  o  científica  ha  impregnado  su  carácter  y  ha  dejado  huella  en  su  historia. Las ciudades y pueblos y sus artistas, una relación que se ha dado a lo largo de la historia y que ha marcado un antes y un después. ¿Hasta qué punto las primeras son generadoras decisivas de los segundos? ¿O es más bien al contrario? Difícil encontrar una respuesta única, pero lo que sí parece evidenciarse es una influencia en ambas direcciones, convirtiéndose en muchos casos en auténtica identificación.  Los  binomios  Gaudí-Barcelona,  Matisse-Collioure, Dalí-Cadaqués, Maillol-Banyuls, 

Rusiñol-Sitges, Terrus-Elna, Picasso-Barcelona-Ceret y Casals-El Vendrell-Prada de Conflent son algunos de los ejemplos de esta mutua influencia e identificación, tratados admirablemente por Bonnel.

 

Los enriquecedores y atractivos textos sobre los artistas y las poblaciones están ampliamente complementados con fotos y mapas con sugerentes itinerarios. Además, el autor, con una clara vocación de convertir el libro, también, en una guía turística útil, incluye todo tipo de información sobre webs, direcciones y horarios de museos, oficinas de turismo,  festivales,  restaurantes,  hoteles  e  incluso  fiestas locales. Por último, y no por ello menos importante,  cada  capítulo  incorpora  lecturas  recomendadas, pensadas para todas aquellas personas que quieran ampliar su conocimiento del artista y las localidades vinculadas. Un último ejemplo del doble objetivo del autor de combinar información atractiva y rigurosa.

En definitiva, un libro pensado y estructurado para que la cultura no sea un sinónimo de minorías. Que pueda llegar a todas aquellas personas con inquietudes culturales y artísticas, pero también que sea válido y sugerente para los que opten por los paseos y las excursiones en un entorno de naturaleza o urbano. 

 

Eugeni Osácar Marzal

 

Sobre el CETT

Inicio > Sobre el CETT > Detalle

Profesor

E.Osacar@cett.cat

Linkedin

Orcid  0000-0003-3871-348

 

Eugeni Osácar Marzal

Director de Investigación CETT-UB | Campus de Turisme, Hoteleria i Gastronomia

Doctorado en Didáctica de las Ciencias Sociales y del Patrimonio Universitat de Barcelona

Grupo de investigación: Turismo, Cultura y Territorio

Ámbito de especialización: Marketing turístico, Patrimonio, Turismo cinematográfico, Turismo cultural

Bloque temático: Marketing y comercialización; Turismo y cultura

Experiencia invetigadora: +6 años

Email

E.Osacar@cett.cat

 

Linkedin

 

REVUE HERMES

Nº 02 (septiembre-octubre 2009)

 

Presentación

Magda Fernández Cervantes, Eugeni Osácar Marzal

5-7

Turismo y cultura. Un binomio de éxito

Monografías

Magda Fernández Cervantes, Antoni Vilanova

10-17

La dimensión turística del patrimonio industrial

Eugeni Osácar

18-25

Del turismo y el cine al turismo cinematográfico

Damià Serrano Miracle

26-33

Turismo y vino: un viaje por los sentidos

Andrea Cote Navarro

34-41

El turismo en áreas protegidas como aliado para la conservación: análisis desde el contexto colombiano

Jaime Migone Rettig

42-51

Patrimonio y turismo cultural en Chile

Juan Antonio Mondéjar Jiménez, María Cordente Rodríguez, José Mondéjar Jiménez, María Leticia Meseguer Santamaría

52-58

Perfil del turista cultural: una aproximación a través de sus motivaciones

Investigación y opinión

Adriana Orlaineta Juárez

60-67

San Francisco de Campeche, un destino muy singular

Lourdes Costa Torres

68-78

Ciudades patrimonio de la humanidad: trece joyas de España

Desde el museo al turismo

Carme Prats Joaniquet

80-89

Museos y territorio: del recurso cultural al producto turístico

Mariàngela Taulé i Delor

90-97

Fundació Arqueològica Clos: la gestión del turismo cultural como propuesta de sostenibilidad

Joan Roca Albert

98-105

El Museu d’Història de Barcelona, portal de la ciudad

Reseñas

Maria Feliu Torruellas

106-108

El turismo cultural, los museos y su planificación. Manuel Ramos Lizana

Damià Serrano Miracle

108-110

La web <www.latierraconnombredevino.com>

 

Eugeni Osácar Marzal

110-111

Ballades culturelles en Catalogne. Jean-Pierre Bonnel

 

María del Carmen Rojo Ariza

111-112

Didáctica del patrimonio. Campos de batalla de la tercera guerra carlista. Tesis doctoral de Ismael Almazán Fernández

Maria Yubero Gómez

112-113

Modelización y simulación aplicadas a la investigación e interpretación de campos de batalla. Tesis doctoral Xabier Rubio Campillo

 

reseñas 110 - Hermes, n.º 2, 2009, 

pages 106-112, issn 1889-5409

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 10:13
Villeneuve de la Raho (C) Jean IGLESIS - Portrait de Maria Zambrano
Villeneuve de la Raho (C) Jean IGLESIS - Portrait de Maria Zambrano
Villeneuve de la Raho (C) Jean IGLESIS - Portrait de Maria Zambrano

Villeneuve de la Raho (C) Jean IGLESIS - Portrait de Maria Zambrano

Département des Pyrénées-orientales :

 

Inscrit dans un tourisme de proximité, le Lac  de Villeneuve de la Raho vous tend les bras...

 

Mis en eau  en 1977, le lac de la Raho fête en 2019 ses quarante-deux  années d’existence. Le lac ou plutôt les lacs, car le site en compte trois, tous aussi attrayants et attractifs les uns que les autres. Le lac de la Raho - intégralement géré aujourd'hui par le Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales – constitue un espace de vie prisé, dont les atouts n’échappent ni aux gens du cru, ni à leurs voisins, ni non plus aux visiteurs ni encore aux touristes qui fréquentent, partagent et savourent un lieu convivial, ludique et sportif, localisé aux portes de Perpignan, lieu de vie inscrit dans un tourisme de proximité, appelé à  se développer au fil des jours. 

Il y a donc quarante-deux ans déjà que le grand lac a été mis en eau, voyant du coup les terres asséchées de l’ancien étang (précisément dit « Étang de Barrià », et dont on trouve trace et origine, début du IXème siècle)  se parer de l’onde d’un cimetière marin dont Paul Valéry aurait pu célébrer la douceur et le charme latins. Le site de la Raho propose à l’envi promenades, jogging, pêche et activités de nautisme (initiation à la navigation sur Optimist pour les scolaires, aviron, kayak et planche à voile pour tous…).

 

Le petit lac

 

D’une superficie de 16 hectares, représentant 800 mètres de plage, le petit lac se prête à la pêche, d’octobre à mai. Durant l’année scolaire, les élèves de cours élémentaire y pratiquent l’Optimist, et ce sous les auspices de l’U.D.S.I.ST. (Union Départementale des Syndicats Intercommunaux Scolaires et de Transport). Profond de quelque 7 mètres, il est réservé à la baignade durant la saison estivale, une baignade que surveille une équipe de maîtres-nageurs sauveteurs, pour le moins aguerris.

Sur ses abords aménagés, animations et guinguettes fleurissent, offrant des soirées teintées d’exotisme, de détente et de musique : le Galapagos, le Régal’Eau, le Chalet du Lac, la Pizza des Pins et le Moorea, des havres de restauration et de loisir, qui tendent les bras à qui le souhaite, dans la chaleur doucereuse et dans le farniente de l’été…

 

Le grand lac

 

Ouvert à la pêche toute l’année, le grand lac, d’une superficie de plus de 200 hectares, enregistre une profondeur maximale de douze mètres. Il ne stocke pas moins de 18 millions de mètres cubes d’eau. Relié au barrage de Vinça par le canal de Perpignan (dit « le Ruisseau de la Ville » ou « Els Canals »), il constitue un réservoir hydraulique inestimable, autant pour l’arrosage des cultures, localisées en contrebas de sa retenue, que pour les Canadairs qui y écopent, à la triste occasion de chaque incendie de forêt ou de garrigue, et en particulier lorsque la tramontane, trop violente, interdit aux services d’incendie et de secours d‘écoper en mer. La carpe est indiscutablement  le fleuron piscicole de l’endroit.

Les pêcheurs – en provenance notamment de la Belgique, de la Hollande, de l’Angleterre ou de l’Allemagne - la taquinent avec ferveur et assiduité. Qu’elle ait nom carpe commune, cuir ou miroir, la carpe, adulte, est susceptible d’accuser un poids avoisinant les   25 kg. Les carpes sont régulièrement prises, puis relâchées, en raison de la bienheureuse pratique du no-kill (principe consistant à remettre à l’eau les poissons pêchés, et ce après les avoir pesés et photographiés). Outre la carpe, le peuplement du grand plan d’eau se compose d'espèces aussi diverses  que les sandres, les perches, les black-bass, les brochets, les anguilles, les tanches, les gardons, les rotengles, les chevesnes...

L’anse nautique, qui jouxte le chemin de les Serres est progressivement devenue un lieu privilégié d’expansion ludique : l’association des sports nautiques du lac y a élu domicile et propose à qui veut s’y adonner aviron, canoë,  kayak et planche à voile. On a même pu assister par le passé à des mini régates de bateaux de modèle réduit, de classe M, en carbone et kevlar. L'an passé, s’y est déroulée une épreuve de championnat de nage avec palmes.

 

La réserve écologique

 

Elle s’étend sur 15 hectares et constitue un site de peuplement exceptionnel du point de vue ornithologique. Sur l’île, qu’elle dessine et cerne d’eau dormante, échassiers, canards, oiseaux de la plaine et de la mer y nidifient. Ils y ont recréé une zone sereine, classée, trésor fragile que l’on veille à respecter et à préserver et dont l’association Charles Flahaut, particulièrement attentive, a dressé un inventaire exhaustif.

Grâce au concours du Groupe Ornithologique du Roussillon (G.O.R.), un observatoire a été mis en place, offrant aux  scolaires la découverte de l’avifaune. Spécificité de la réserve : l’anodonte, moule d’eau pouvant atteindre des tailles surprenantes. Point noir, éradiqué en partie : la présence de tortues d’eau – des clémydes lépreuses  - qui, en raison de leur voracité, représentent un péril réel pour la biocénose et menacent gravement de déséquilibrer l’écosystème existant, et ce considérant le péril qu’elles représentent pour les poissons et les oiseaux qui fréquentent les lieux.

 

Du haut du vieux cimetière, tandis que le paysage semble éternellement figé, , tandis que les pins vont grandissant, tandis que les abords des berges se renforcent, tandis qu’entre l’or rutilant des mimosas et des genêts l’on coupe l’herbe, l’on dresse des tables de pierre, l’on aménage – sous les regards complices des cadrans solaires compatissants – de riches et prometteurs instants de vie… emportés dans la ronde des heures, les saisons, les visions édéniques et le temps tournent inéluctablement autour du lac de  la Raho.

 

Jean Iglesis

Dominique Delpirou, acteur, essayiste (livre sur Mallarmé...) présentera, dans le cadre des 80 ans de La Retirada,

le thème de l'exil :

 

"Maria Zambrano, l'Exil comme patrie",

 

Conférence 

organisée par l'association Walter Benjamin sans frontières.

Banyuls, le 12 avril, Les 9 caves à 18h30. (café-restau, avenue Gal de Gaulle,1er étage - entrée libre) - Contact : 06 31 69 09 32 

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 14:36
Campings d'Argelès - Communiqué de la mairie
Campings d'Argelès - Communiqué de la mairie

Campings d'Argelès - Communiqué de la mairie

 

« Evitons l’étalement urbain
pour protéger Argelès-sur-Mer »

 

Argelès-sur-Mer compte 10 434 habitants au 1er janvier 2019, à l’issue de 1 % de hausse l’année dernière. Notre ville plaît et attire grâce à son offre commerciale, ses services, son art de vivre, son dynamisme social et son image. En quelques décennies, une forte pression immobilière a transformé notre ancien village en petite ville. Pour que l’âme de notre commune et sa qualité de vie soient préservées, nous maîtrisons l’étalement urbain en appliquant la loi pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (ALUR), qui fixe un cadre strict à la construction de logements et limite l’artificialisation des sols. Ce texte modère l’étalement, pour ne pas condamner les paysages et les terres agricoles. Nous l’accordons au notre Plan Local d’Urbanisme (PLU), au Schéma de cohérence territoriale (SCOT) Littoral Sud et au Plan de prévention des risques (PPR). Il faut éviter de défigurer Argelès en grignotant ses terres.

 

Actuellement, sous la coordination du service Urbanisme de la mairie, 130 logements sont en construction sur l’ancien camping du Stade. Pour protéger notre ville, ce chantier se déroule dans une «dent creuse» parmi les secteurs construits, et non pas en périphérie. Les contraintes limitent la surface construite à 30 % de la surface totale, le restant étant réservé aux espaces paysagers, aux zones d’agrément et au stationnement. Ce chantier a été précédé de l’achat de 6500 m2 de terrains par la mairie, rétrocédés à hauteur de  4500 m2 à l’Office HLM 66, qui y prévoit 30 logements. Nous avons cédé 900 m2 au Département des Pyrénées-Orientales, qui y envisage la Maison sociale de proximité et un parking-relais. Nous exigeons un secteur aéré et agréable, dont nous conservons les platanes de hautes tiges, éléments de notre patrimoine sylvestre.

 

Loger à Argelès-sur-Mer les jeunes Argelésiens qui le souhaitent

 

Certains affirment qu’il ne faut rien faire et parlent de « bétonnage » pour faire peur. Cette stratégie immobiliste ne répond pas à la réalité. Sans nouvelles construction, comment loger les jeunes d’Argelès-sur-Mer dans leur propre commune ? La municipalité accompagne l’avancée de la ville en maîtrisant sa croissance, dans la logique du développement durable et de la densification urbaine.

Argelès-sur-Mer doit rester Argelès-sur-Mer, sans perdre son âme, tout en offrant une place à chacun. Je me dois de préserver la qualité environnementale de notre commune et je veille au maintien de la dynamique démographique en-dessous de 2 % par an. Sans politique cohérente, ce pourcentage serait bien plus important et entraînerait des problématiques nouvelles.

 

                                   Argelès-sur-Mer, 21 janvier 2019


COMMUNIQUÉ DE PRESSE - PRISE DE POSITION


CONTACT PRESSE

Esteve Vaills · Collaborateur de cabinet

Mairie d’Argelès-sur-Mer

Allée Ferdinand Buisson 66700 Argelès-sur-Mer

Tel. 04 68 95 34 35 · 06 76 55 12 53

e.vaills@mairie-argelessurmer.com

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 09:17
Lumières en Roussillon, exposition à St-Cyprien, vendredi 15 juin 2018 à 18h, musée Desnoyer

Lumières en Roussillon, exposition à St-Cyprien, vendredi 15 juin 2018 à 18h, musée Desnoyer

Le tourisme qui tue

 

Tandis que la ville de Barcelone s'énerve à force d'être envahie par un tourisme de masse bête, inculte, en quête de défoulement, nos start-up locales de "e-tourisme", se prennent à "pitcher", à challenger, et se croient "vecteurs de synergies". Attirer les touristes en Roussillon, déclare sans rire la directrice de "Ir Oui Come", en se rendant à Madrid pour diffuser la bonne parole anglaise...pas catalane, of course !!

 

Ce tourisme va étouffer notre petit territoire. Pendant ce temps, un tourisme planétaire, en expansion continue, en raison du mondialisme, des moyens de transports aériens moins chers et de l'enrichissement des classes supérieures des pays émergents, pollue et tue, à moyen terme la planète...

 

L'organisation mondiale du tourisme (OMT, dépendant de l'ONU) prévoit pour 2018 une hausse de 5% : l'impact environnemental du tourisme va contribuer au réchauffement climatique ! L'empreinte carbone du tourisme mondial est énorme : 8% des émissions de gaz à effet de serre… 

 

Que faire ? On ne peut interdire ces déplacements, tout le monde (libéralisme économique, entreprises…) étant pour la consommation touristique massifiés !

 

On pensait que le tourisme, en induisant des "retombées" économiques dans les pays pauvres ou "exotiques" (îles, Malaisie, Maurice, Maldives…) était un plus pour le développement : les "retombées" ne sont plus celles que l'on espérait; au contraire :  les émissions de CO2 tuent les populations faibles, les enfants, les gens âgés…

 

Autre tourisme néfaste : au Rwanda, les touristes doivent désormais débourser 1500 euros chacun pour aller à la rencontre des gorilles de montagne (parc des volcans). Point positif : la valeur touristique de ce gorille l'a sauvé de l'extinction, avance-t-on… Cependant, ce tourisme d'observation habitue les animaux à la présence humaine très proche et cette accoutumance accrue les met en danger car les braconniers et revendeurs-charognards sont nombreux en Afrique !

 

Que faire ? Surveiller, contrôler encore plus..? Mais les gouvernements sont souvent complices et les dirigeants recherchent leurs intérêts particuliers...

 

En Roussillon, quand nos compatriotes de Céret ou de Rivesaltes attirent les hordes touristiques grâce à l'élégant concours du cracher de boyaux de cerise ou à l'incroyable ingestion d'abricots par la plus grosse bedaine, le touriste n'a rien à craindre, si ce n'est de devenir un peu plus con !

Le tourisme est générateur de bêtise et Ménard à Béziers a compris qu'il fallait, au "con peuple", offrir des jeux et des bouts de pain…

 

Cependant, ni rions pas car le tourisme tue. Il a tué, au temps béni des colonies : l'exposition coloniale montre l'indigène pittoresque conforme aux stéréotypes; le racisme se montre dans ces événements touristiques : les hommes sont chameliers ou cavaliers de fantasia, lise résume leur culture ! Quant aux femmes, pas un brin de civilisation, bien sûr : ce sont des passantes voilées ou des prostituées de "quartiers réservés." (étude de Christine Peltre : Le voyage en Afrique du Nord, images et mirages d'un tourisme, 2018, éditions Bleu autour, 28 euros)

 

Enfin, nous savons qu'en TANZANIE le tourisme chasse les Masai: les zones interdites aux semi-nomades se multiplient. Les peuples minoritaires disparaissent, l'uniformisation du progrès, de la technique, des idées, des lieux communs, estompent les traditions et les styles de vie de nos pères et ancêtres, qui sont relégués dans un musée ou une "Casa pairal" vouée au sourire ou à l'étonnement de l'étranger…

 

En Tanzanie, un long processus entamé sous l'époque coloniale a provoqué une limitation des terrains accessibles aux MASSAI… Chez nous aussi, les terres diminuent, grignotées par les lotissements et l'arrivée de gens extérieurs, venus pour la retraite ou à cause d'une pauvreté moins pénible au soleil… A Collioure, les habitants du crû ne sortent plus dans les rues consacrées aux touristes. Certains lieux ne vivent plus que du tourisme : travailler la terre ou être artisan est trop dur : il vaut mieux se prostituer et vendre le pays !!!

 

Que faire ? Limiter les entrées, fermer les frontières..? Monter les prix des locations, des denrées…afin qu'une minorité seule puisse s'installer chez nous..? Ce serait bien anti-démocratique…

 

Mais l'absence de démocratie est déjà là, depuis des décennies : nos jeunes ne peuvent plus vivre dans leur village car l'immobilier flambe et les maires sont rares, ceux qui osent réserver des terrains aux HLM et l'accessibilité au logement à prix raisonnables !

 

 

JPBonnel

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 10:01
Sophie de l'Office de Tourisme de Banyuls - Tourisme à Perpignan - Près de la place Cassanyes (.JP.Bonnel) -  Paul PUGNAUD - Les Toiles de St-Estève
Sophie de l'Office de Tourisme de Banyuls - Tourisme à Perpignan - Près de la place Cassanyes (.JP.Bonnel) -  Paul PUGNAUD - Les Toiles de St-Estève
Sophie de l'Office de Tourisme de Banyuls - Tourisme à Perpignan - Près de la place Cassanyes (.JP.Bonnel) -  Paul PUGNAUD - Les Toiles de St-Estève
Sophie de l'Office de Tourisme de Banyuls - Tourisme à Perpignan - Près de la place Cassanyes (.JP.Bonnel) -  Paul PUGNAUD - Les Toiles de St-Estève
Sophie de l'Office de Tourisme de Banyuls - Tourisme à Perpignan - Près de la place Cassanyes (.JP.Bonnel) -  Paul PUGNAUD - Les Toiles de St-Estève
Sophie de l'Office de Tourisme de Banyuls - Tourisme à Perpignan - Près de la place Cassanyes (.JP.Bonnel) -  Paul PUGNAUD - Les Toiles de St-Estève

Sophie de l'Office de Tourisme de Banyuls - Tourisme à Perpignan - Près de la place Cassanyes (.JP.Bonnel) - Paul PUGNAUD - Les Toiles de St-Estève

 

*Un tourisme souriant et imaginatif :

 

Perpignan Méditerranée Tourisme

Destination #PerpignanMediterraneeTourisme

Laissez aller votre imagination,

Vous êtes au centre des mondes : ville, mer, nature, terroir....

Variez les plaisirs,

Osez toutes les aventures,

Ne renoncez à rien !

Ici, tout est à vivre!

Eloge de Perpignan, par Joseph Delteil

 

 

Les écrivains qui ont le mieux décrit la cité catalane sont rarement des écrivains catalans. A part Bausil et Claude Simon (1), il faut compter sur l'audois génial, Joseph Delteil (2).

 

Il sait analyser l'âme catalane : "L'influence latine a laissé au Catalan le goût de la netteté. L'influence islamique a engendré une certaine sensualité. L'influence espagnole a apporté le goût de la couleur..." (page 9, dans l'édition introuvable ou fort coûteuse de 1927 - j'ai repéré cet ouvrage chez un bouquiniste au prix de 45 euros ! On peut sans doute marchander.)

 

    Son écriture poétique se développe dans l'évocation du défunt carnaval perpignanais, mais c'est dans l'humour que l'écriture s'anime souvent : le thème de la cuisine a fait l'objet d'un ouvrage inoubliable : La cuisine paléolithique, Arléa)

 

   L'humanisme de Delteil est à apprécier dans sa célébration des paysans : "L'homme a le sens naturel du bonheur. On se plaint parfois de la désertion des campagnes...Ils ont le goût et le besoin de la joie. Ils filent aux villes, à la Ville. Ne me faites pas dire qu'ils y jouissent plus et mieux qu'aux champs..."

 

Ce livre est un bel hommage à l'esprit provincial, mais Delteil n'hésite pas à montrer la mesquinerie de certaines institutions littéraires, distribuant des prix dépourvues de valeur à des écrivaillons dépourvus de talent : "L'art en Province, parlons-en ! Il y a les Félibriges, Rosati, Jeux Floraux et autres balivernes du même tonneau..." (p.32)

 

L'auteur revient aux vrais artistes, aux écrivains qui ont du style, Montherlant le Catalan, Bausil, Carlos de Lazerme et, bien sûr, l'immense Aristide Maillol; à ce propos, il faudrait citer toutes les pages (63/65) consacrées à l'ermite du mas de la Roume, mais c'est à toi lecteur, à vous, lectrice, de vous ruer sur ce petit livre inimitable, par le ton, mi joyeux-mi acerbe, face à la petitesse ambiante de ces bourgeois et pseudo-esthètes du XXème siècle... 

 

Le thème paraît suranné ? Que non, la bêtise provinciale et la fatuité catalane règnent toujours en maîtresses indéboulonnables; seuls changent les modes, les médias, la communication trompeuse...

 

Quelle sensualité dans la perception stylistique; on s'arrête dans la lecture au détour d'un passage succinct, mais admirable, pareil à un instantané photographique; à propos de Collioure, par exemple:

 

« Il y eut ce Collioure éclatant et tendre, avec ses beaux anchois de pourpre, ses murs de mer, et cette ruelle en queue de cochon où deux chats l'un sur l'autre faisaient l'amour dans le ruisseau... »

JPB.

---

(1) voir "Promenade littéraire dans les rues de Perpignan" (Mare Nostrum, 2004)

(2) Perpignan, éditions Emile-Paul Frères, Paris, 1927. Réédition par un éditeur de Carcassonne : Collot, 1984)

TOILES de Saint-ESTEVE (66)

8, 9 et 10 mars 2018 au TDE

 

 

"Les biopics"

 

 

 

 

Quoi de mieux que la vie d'une personne célèbre au parcours de vie atypique pour faire un bon film ? Le cinéma l'a bien compris. Depuis plusieurs années les biopics s'enchaînent et rencontrent le succès !
Ce genre de film a existé dès les débuts du cinéma avec Cléopâtre de Georges Méliès. Le hors-la-loi Jesse James et le président Lincolnsont les personnages les plus interprétés au cinéma : une petite centaine de fois chacun.

 

Actuellement, il y a une vague de films qui focalisent sur un moment d’une vie, pour éclairer un personnage à travers cet épisode raconté. Le genre biopic est une valeur sûre pour les producteurs car le personnage est déjà connu ou a découvrir par les spectateurs, avec la caution et la sensation de la vérité historique.
Vous adorerez découvrir ou redécouvrir sur grand écran le destin de ces 5 personnalités ayant réellement existé.

 

films au programme :

 

 

  • Vendredi 9 mars, 20h 30 – Film : Mr Turner (Mike Leigh -– 2014 - 2h 30 - VOSTF)
  • Samedi 10 mars, 14h 30 – Film : Le prodige (Edward Zwick - 2015 - 1h 55 - VOSTF)
  • Samedi 10 mars, 17h – Film : Tolstoï, le dernier automne(Michael Hoffman - 2010 - 1h 52 - VOSTF)
  • Samedi 10 mars, 20h 30 – Film : Fleur du désert (Sherry Hormann - 2009 - 2h - VOSTF)

Festival LES TOILES en entrée libre et gratuit

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 09:11
Air pur du Canigou - Air de Paris - Air de DUCHAMP - Merde d'artiste -
Air pur du Canigou - Air de Paris - Air de DUCHAMP - Merde d'artiste -
Air pur du Canigou - Air de Paris - Air de DUCHAMP - Merde d'artiste -
Air pur du Canigou - Air de Paris - Air de DUCHAMP - Merde d'artiste -
Air pur du Canigou - Air de Paris - Air de DUCHAMP - Merde d'artiste -
Air pur du Canigou - Air de Paris - Air de DUCHAMP - Merde d'artiste -

Air pur du Canigou - Air de Paris - Air de DUCHAMP - Merde d'artiste -

*L'air du CANIGOU commercialisé en boîte : 

Ils l'ont fait ! Ils l'ont eu, l'idée, 20 ans après les Parisiens et le fameux air de la capitale vendu aux touristes dans de petites boîtes !

Les Catalans l'ont fait et la bêtise peut donc aussi s'installer en province ! Les responsables du tourisme du Conflent ont trouvé comment gagner un peu d'argent grâce à la naïveté des estivants : donnez 5 euros, ça vous évite d'aller plus haut !

C'est ainsi qu'on marchande le pays, le patrimoine : il y a mieux à faire...

JPB

 

 

* A l'heure d'été, les offices de tourisme redoublent d'ingéniosité pour laisser aux estivants une bonne image de la région et pour le Conflent, c'est tout trouvé.

Un Catalan a mis au point un concept drôle et pour le moins original : mettre l’air du Mont Canigou, dans les Pyrénées-Orientales, dans une boite de conserve.

Et si vous preniez un grand bol d'air du #Canigó ? Dans cette boîte l'air pur ! C'est permis disponible dans vos Offices du #Conflent...

 

Une idée qui plaît aux touristes :

Je trouve ça drôle, mettre de l’air en boîte ce n’est pas commun.

A l'origine de cette initiative amusante, un Catalan, amoureux du pays, Emile Claverie :

Le Canigou, c’est notre montagne sacrée, la montagne sacrée des catalans, nous avons passé un partenariat avec l’office du tourisme de Prades et ce sont eux qui commercialise dans leur cinq bureaux la boîte de conserve.

** voir sur France Bleu Roussillon, Le reportage de Dorothée Berhault et Philippe Cheneaux De Leyritz

Insolite : l’air du Pic du Canigou, dans les Pyrénées-Orientales dans une boite de conserve 

Si vous avez déjà gravi le sommet du Canigou, dans les Pyrénées-Orientales vous avez sûrement été happé par l’air pur du pic. Cette sensation, vous pouvez désormais la retrouver dans une boîte de conserve. - France 3 LR - Dorothée Berhault et Philippe Cheneaux De Leyritz

Au prix de 5 euros, la boîte d'air du Canigou rejoindra peut-être votre étagère… jusqu'au jour où vous n'aurez qu'une envie : prendre un bon bol d'air à 2.700 mètres. © Par Joane Mériot

 

 

 

***ça date : L'air de Paris en vente dans une boîte de conserve

 

This Canned Air from Paris est une création de Kirill Rudenko, le bon air typiquement Parisien est enfin disponible ici. 8 euros. Retrouvez aussi les Airs d’autres ville du monde : Prague, New-York, Berlin etc. sur http://www.fattrol.com

 

Cette boîte de Conserve créée par le designer Kirill Rudenko, contient de l’air comprimé parisien. Elle est remplie de l’esprit de la ville et soulage le stress, le mal du pays et permet de lutter contre la nostalgie de Paris.

 

La boîte mesure 88 mm de hauteur et 86 mm de diamètre avec une contenance de 375ml. Chaque semaine, des centaines de litres d’air frais de Paris sont expédiés par les fournisseurs chez le fabricant.

La formule de l’air est de 20% Le Louvre 20% Notre-Dame 25% de la Tour Eiffel 15% du Musée d’Orsay 10% des Champs-Elysées et 10% du Sacré-Cœur.

 

Elle est faite par des mains attentives au cœur de la ville. Toutes les descriptions sur la boîte sont en anglais. Le produit est 100% organique.

 

This Canned Air from Paris est une création de Kirill Rudenko, le bon air typiquement Parisien est enfin disponible ici. 8 euros.

Retrouvez aussi les Airs d’autres ville du monde : Prague, New-York, Berlin etc. sur http://www.fattrol.com

 

- - -MERDE D'ARTISTE : du foutage de gueule qui vaut des millions

Piero Manzoni est un « artiste » qui a sévi entre les années 1933 et 1963.
Pourquoi mettre des guillemets à « artiste » ? Eh bien c’est là tout le nœud du problème… Je suis personnellement hermétique à cette forme d’art qui se veut révolutionnaire!

Achrome est l’une de ses œuvres les plus connues. Fortement influencé par Yves Klein et ses monochromes, Piero Manzoni veut aller encore plus loin et supprime carrément toute couleur. Ce n’est donc plus unmonochrome, mais un achrome…

 

Pourtant, la toile n’est pas vraiment blanche, puisqu’il y a plein d’ombres… En fait, le tableau est réalisé à partir de colle et de kaolin, un genre d’argile. Manzoni s’est ensuite amusé à froisser tout ça et a laissé sécher. Et c’est ça le résultat…
Et il est devenu riche et célèbre avec ça?
Ben oui…

Forcément, pour donner un sens à sa démarche, l’artiste donne des explications métaphysiques… Le froissement est censé représenter l’infini et bla bla bla.

En réussissant à vendre ces tableaux des millions de dollars, j’imagine que Manzoni devait bien rire sous cape…
Pour être honnête, ma foi, l’Achrome peut encore, à la limite, être considéré comme une démarche artistique. Mais il y a pire! Le même « artiste », s’inspirant des ready-made de Duchamp, s’est amusé à faire déféquer ses confrères dans des boîtes de conserve. Il a réalisé comme ça 90 « œuvres d’art », qu’il revendait ensuite au cours de l’or. Magnifique, n’est-ce pas? Quand il a pondu cette idée,
(« Tiens, et si je vendais ma merde au prix de l’or? Ça serait super drôle. LOL. »)
il s’est certainement pris pour le mec le plus intelligent du monde. Mais, dans le fond, ce qui est le plus écœurant, ce sont ces milliers de gens prêts à dépenser leur argent pour se les offrir… Est-ce cela que Manzoni voulait dénoncer? Ceux qui l’apprécient diront certainement que oui!

 

Y’a des jours, comme ça, l’humanité donne envie de vomir… Bon, allez, je retourne me coucher.

L’Info du Jour qui te permet de briller en société

Si, vous aussi, vous voulez vous offrir une merde d’artiste du plus bel effet sur l’étagère IKEA de votre salon, il faudra débourser la modique somme de 30.000€. Certains s’indignent même que le prix de ces œuvres ne suivent plus aujourd’hui le cours de l’or comme le souhaitait l’artiste… Ben oui, parce que vu le cours de l’or aujourd’hui, elles devraient être vendues 1.260€ pièce. L’effet Veblen (et la bulle spéculative dans le monde de l’Art) impose pourtant de les vendre beaucoup plus cher!

PAR DJINNZZ · PUBLICATION 16 AOÛT 2012 · MIS À JOUR 1 JANVIER 2017

 

 

- - -SUR UN AIR DE  Marcel Duchamp : Air de Paris, 1919-1964

Dès l’entrée, le visiteur est accueilli par un hommage à Marcel Duchamp. Son œuvre, Air de Paris, symbolise l’orientation de cette exposition et en a directement inspiré le titre. C'est à Duchamp que le Centre Pompidou avait consacré une monographie, à son ouverture, il y a 30 ans.

Autour de cette œuvre est construit un paysage : silhouettes ironiques de chefs-d'œuvre de la sculpture de Richard Fauguet, Sans titre, 2007 – on y reconnaît en noir et blanc (aspect marbré, sur papier adhésif) le Rhinocéros de Xavier Veilhan et le Mannequin de Séchas -, sous la Pluie d'air de Michel Blazy– un air de Paris actualisé, sale et pollué.


Ce sont bien des airs de Paris que le visiteur est convié à venir respirer à travers des travaux d'artistes liés à cette ville d'une manière ou d'une autre, qui évoquent la ville au sens large et non Paris au sens local, comme le suggère l'air léger et voyageur de Duchamp.

 

 Marcel Duchamp, Air de Paris, 1919/1964
Verre et bois, 14,5 x 8,5 x 8,5 cm

Présentée par Duchamp comme un ready-made, cette ampoule pharmaceutique, vidée de son contenu et ressoudée, est entourée de mystère. A t-elle été réellement produite en plusieurs exemplaires et vendue dans le commerce ? Ne contient-elle pas l'air du Havre, ville où elle aurait été réalisée, port d’embarquement pour les Etats-Unis ? Questions sans réponse mais qui rappellent la malice de son auteur.

 

C'est en 1919 que Marcel Duchamp offre cette « précieuse ampoule de 50 cm3 d'Air de Paris - visible ici dans sa réplique de 1964 - à des collectionneurs américains, Louise et Walter Arensberg. Dans cette capsule protectrice, l'air de Paris, vital et précieux mais aussi ironique et léger, quitte une Europe marquée par la guerre, passe les frontières, traverse l'océan, comme le fait à la même époque Duchamp lui-même, qui se définira d'ailleurs à l'occasion comme un simple « respirateur ». 

 

 

Perpignan :

Mardi 6 Mars à partir de 18h00

Vernissage de l'exposition

LA PEINTURE VIENT DE L'INTERIEUR

Exposition de Florence MAMMRIA

 

Mardi 13 Mars à partir de 18h00 soirée débat

Art, art brut, art autre, artistes...qui arbitre?

Soirée animée par Clotilde Ripoull,

avec Serge Bonnery et Jean-Pierre Bonnel

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 12:29
Mairie de La Cabanasse, Camille Delcour - Affiche "Parisien, viens..."par Vincent Bonet, Perpignan Tourisme -
Mairie de La Cabanasse, Camille Delcour - Affiche "Parisien, viens..."par Vincent Bonet, Perpignan Tourisme -

Mairie de La Cabanasse, Camille Delcour - Affiche "Parisien, viens..."par Vincent Bonet, Perpignan Tourisme -

***Bon anniversaire ! 

M.Le Maire de Perpignan vient d'adresser une belle carte d'anniversaire à ma mère, 9 rue Saint-Jean, à Perpignan...

Hélas, M. Le Maire, sachez que ma mère est décédée depuis 4 mois....Merci, M. Pujol, d'avertir vos services et de les mettre au courant...

JPB

 

---

*Perpignan Tourisme :

Bien écrit, bien présenté, la com sur les réseaux..

...C'est la vision officielle des pros du tourisme et de l'actuelle municipalité. Une image idéale pour les étrangers qui devraient choisir cette destination...C'est vrai, Perpi est une douce ville, ma ville... Mais le reste, le social (RSA, pauvres), les quartiers (ghettos, sales, avec trafics en tous genres...), on n'en parle pas, bien sûr...Mais on ne peut pas toute dire, n'est-ce pas..?

26 septembre 2017 by bonsudbongenre

la pub, la com : 

PERPIGNAN ; LE RÉVEIL DE LA BELLE MÉDITERRANÉENNE

La semaine dernière j’ai visité Perpignan, une ville qui m’était encore inconnue. Aux pieds des Pyrénées, à 10 minutes de la plage, douceur de vivre et forte identité locale… les similitudes avec mon Pays Basque sont nombreuses, le soleil en plus 

Suivez-moi, je pars à la découverte des courbes et recoins d’une belle méditerranéenne au caractère bien trempé.

https://bonsudbongenre.wordpress.com/2017/09/26/perpignan-le-reveil-de-la-belle-mediterraneenne/

 

- - -Point de vue, réponse :

VILLE VOUÉE AU TOURISME ? DESTINÉE à être une destination à tout prix ?

A l'heure du mondialisme et des grands échanges internationaux (marchandises dans containers, avions, mode de voyages de groupes…), chaque ville veut profiter des fruits du tourisme, chaque village veut sa piscine, sa station de ski…et incite les gens à venir et à acheter une résidence dans sa commune…

 

Il s'agit donc, pour les responsables politiques d'inciter les professionnels à faire de leur ville une destination ? Faire bouger, déplacer des foules de visiteurs, de bus, de groupes d'estivants, n'est-ce pas déraisonnable ? Est-ce perspicace..? Voulons-nous être envahis toute l'année..? 

 

Mais on y va: on va attirer d'abord par les propres atouts de la ville, bien sûr : le climat, la proximité de la mer, de la montagne, la valeur des équipements en tous genres, hébergement, restauration, lieux de distraction…La station balnéaire séduit par sa plage, par ses campings : le risque est que le vacancier reste sur le littorale, dans le microcosme de son camping au lieu de visiter le patrimoine du département et celui de la préfecture… Le touriste qui loue en montagne désire le calme et un certain repli au lieu d'aller arpenter les rue d'une ville sous la canicule estivale…

C'est ainsi que Perpignan, ville entre mer et montagne, essaie d'autres atouts, d'autres subterfuges pour devenir une destination : animation des jeudis, une grande exposition…Durant les autres saisons, on déroule le calendrier des fêtes et festivals : musique sacrée, sant-Jordi, saint-Jean, Visa pour l'image, festival du disque…

 

Dans une ville de petite taille, un tel maëlstrom touristique est synonyme d'envahissement incessant: considérons le Collioure actuel..?

C'est cela que nous voulons de Perpignan ? Des cafés bondés, où l'on ne retrouve plus ses voisins, les figures perpignanaises et où les commerçants, dépassés, assurent un service peu convivial..?

 

Décideurs, voulez-vous vendre un pays, monnayer un territoire comme une marchandise ? Car c'est en ces termes, d'argent, de retombées économiques et de marchandises que vous parlez !

Vous avez inventé une narration, un "roman local" (comme on parle de récit national pour vanter les héros, les grandes dates, en oubliant tout le reste, la geste du peuple), avec vidéos, documentaires, brochures, livres, recueils illustrés…  

Une narration destinée à valoriser l'objet, le lieu à atteindre : vous montrez la beauté apparente, le survol des sites par drone, une fiction pour séduire, donc tromper!

 

Ne voulez-vous pas inscrire le lieu dans le passé, expliquer la vraie Histoire, évoquer les métamorphoses du patrimoine, même quand il y a eu destruction (d'un cloître, de remparts, d'hôtels particuliers…): montrer le patrimoine, c'est réfléchir sur le destin urbanistique de la ville : conserver, aménager, détruire, reconstruire..?

 

Le touriste "moyen" ne recherche pas, a priori, la réflexion : il veut du farniente; alors on répond à la demande. Alors qu'il faudrait une offre de qualité pour offrir autre chose, plus profond, au visiteur, qui ainsi, deviendra meilleur et vous remerciera…

L'offre touristique devrait mettre en valeur l'ancrage historique de notre pays : lieu de passage, entre-deux entre France et Aragon…

Il ne s'agit pas de montrer un objet banal, sans personnalité, ce qu'on nomme la "forme-standard". Mais le but est de raconter la "forme-collection", composée d'art, de culture, de richesses matérielles et spirituelles…

 

Sans cette ambition d'un tourisme de qualité, et non de quantité, l'étranger, l'estivant, soit demeurera dans le paradis de son camping, dans le ghetto de sa plage, soit il viendra en masse pour des soldes, des animations folkloriques ou musicales démagogiques…

Il ira aux alentours, sur la Costa Brava, aux marches du territoire: au Perthus ou à La Jonquera pour les marchandisations du corps, mais pas au centre, si la ville capitale ne mise pas sur son identité, sur la tradition authentique, sur la modernité qui montre la culture et la création contemporaines...

 

JPBonnel

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 08:11
Baie de ROSES (photo JPBonnel) - Le MEDIATOR, spectacles à Perpignan - Robert VINAS à Barcelona , le 21 septembre, 19h, auditorium du musée d'Histoire
Baie de ROSES (photo JPBonnel) - Le MEDIATOR, spectacles à Perpignan - Robert VINAS à Barcelona , le 21 septembre, 19h, auditorium du musée d'Histoire
Baie de ROSES (photo JPBonnel) - Le MEDIATOR, spectacles à Perpignan - Robert VINAS à Barcelona , le 21 septembre, 19h, auditorium du musée d'Histoire
Baie de ROSES (photo JPBonnel) - Le MEDIATOR, spectacles à Perpignan - Robert VINAS à Barcelona , le 21 septembre, 19h, auditorium du musée d'Histoire

Baie de ROSES (photo JPBonnel) - Le MEDIATOR, spectacles à Perpignan - Robert VINAS à Barcelona , le 21 septembre, 19h, auditorium du musée d'Histoire

Tourisme - L'essor de Roses (Costa Brava)

 

La salle d'expositions de CA L'ANITA, à Rosas, présente jusqu'au 29 octobre 2017, une intéressante galerie de photos : les images témoignent du village de pêcheurs avant 1960 et de son incroyable développement touristique après cette date fatidique...

 

"de l'album a la xarxa", le fascicule gratuit monte des scènes désuètes, des enfants jouant sur une plage déserte, le conducteur d'un bus préhistorique, l'arrivée de la pêche sur le port avec les anciens lamparos...

Pourquoi cette croissance soudaine, méprisant la vie tranquille des Catalans de la baie formidable..? 

En fait, le tournant de l'essor (creixement, comme l'exemple à Barcelona) eut lieu en 1956 en raison du gel qui tua la moitié des oliveraies en un mois de février inoubliable...Dès 1961, les six hôtels de 1956 se transforment en 580 appartements et 22 nouveaux équipements hôteliers...

 

Ces constructions se font à la limite de la légalité, n'a pas peur d'écrire le livret officiel (*). Et l'on sait que sous Franco, l'immobilier se construisit de façon anarchique, par copinage ou corruption, sur l'espace littoral, bétonnant ainsi l'adorable Côte sauvage, de Cadaquès à Tossa en passant par Llansà et... Roses !

 

La population de 2500 âmes passe alors à plus de 6000 en quelques années. Entre autres s'érige le quartier des pêcheurs, lotissement sans pittoresque de la fin des années 1950…

 

L'urbanisme galopant et destructeur de paysages va occulter le passé agricole de la station balnéaire: les propriétaires vendent le patrimoine, la rente agraire exigeant travail laissant la place à la spéculation immobilière…Naissent les urbanisations des quartiers en 1962 jusqu'en 65 : Els Grecs, la Garriga, El Mas Oliva, Santa Rosa del Puig, la Sureda, Els Fumats, Mas Mates…

 

 L'activité de la pêche va être dynamisée tandis que la fièvre "constructive" va imposer dès 60 le style impersonnel d'architecture internationale. Roses va perdre de sa personnalité, même si la pauvreté est enrayée et si de nombreuses familles vont profiter de la manne touristique : tenir un commerce, vendre une parcelle, quitte à être envahis par la foule estivale, en quête de farniente, de sangria et de paëlla…

 

La photo montre la plage de Canyelles Petires vide et ses collines vierges…A présent la montagne est minée, percée de villas luxueuses et de piscines orgueilleuses avec point de vue sur l'immense baie bleue et verte…

 

Roses offre au touriste ce qu'il attend, pas l'identité catalane, mais un folklore andalou, la fausse image d'un village transfiguré, des boutiques de souvenirs remplies d'objets hétéroclites, de la corrida au vins, olives et tourons…L'offre est démagogique, comme toujours séductrice, tuant l'authenticité du folklore et de la culture locaux…

 

La contrepartie est un enrichissement notable de la population; on a tué l'agriculture, le souvenir des oliviers, les petites barques de pêche, pour tout miser sur le tourisme et un peu sur les chaluts, mais le poisson disparaît et l'activité hauturière doit céder face à l'exotisme, à la gastronomie, aux désirs mondialistes des estivants et des étrangers fortunés qui ne savent rien de la mémoire catalane de ce territoire admirable…

JPBonnel

 

(*) exposition organisée par la mairie de Roses. Entrée libre. Sur la promenade de Roses.

 

MUSIQUES au MEDIATOR de PERPIGNAN

 

 

C’est reparti !
Amplis branchés, backline en place, projecteurs orientés vers la nouvelle programmation qui n’attend que vous.
Rejoignez-nous pour faire trembler les murs de votre salle de concerts
à coup d’applaudissements et de pieds qui frappent le sol !


Oui, on est enthousiastes. Parce qu’on sait qu’on va partager des moments forts avec vous.
Et vous verrez, on a pensé à tout le monde, à tous vos goûts, à toutes vos envies.
Venez jeudi prochain, vous découvrirez tout ça en vidéo.
En bref, un petit message pour vous dire qu’on a hâte de vous revoir et de vous offrir un verre en terrasse avec Les Femmes à Barbe et Les Frères Jacquard pour une soirée festive et complètement second degré
(sérieusement, vous avez déjà vu un clip des Frères Jacquard ?).

À très vite alors… C’est reparti !

Retrouvez nous sur Facebook

 

 

SOIRÉE DE RENTRÉE
Présentation de la programmation + Concerts
Verre de bienvenue offert jusqu'à 20H

JEU 21 / 09
18h30

ELMEDIATOR

 

LES FRÈRES JACQUARD

REPRISES ET DÉTRICOTAGES DE TUBES

Ils contournent, retournent, détournent, perturbent et entubent les tubes de la pop et les classiques de la chanson française, laissant immanquablement la banane et un air imbécile après leur passage.

 

LES FEMMES À BARBE

MUSIQUE DE BOUCHE

Chant, curieuses onomatopées, groove décoiffant… ces trois « barbues girls » et leur « musique de bouche » vont vous décoiffer !

ENTRÉE LIBRE

jeudi 21 septembre 18h30 / Elmediator

PROCHAINEMENT !

BigFlo & Oli ...

YaniSs Odua ...

Sugaray Rayford

Watchdog ...

The Lords Of Altamont ...

Llorca

Le Peuple de l'Herbe ...

Amadou & Mariam ...

Les Ogres de Barback ...

Lysistrata ...

Trust

V. Wagner & Murcof

 

Elmediator
est une salle du

 

www.theatredelarchipel.org
04 68 62 62 00   (du mardi au samedi de 12h à 18h30)

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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