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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 23:56
  • France de la résignation. France de l'abstention. 

    J'avais espéré en mon pays, lors des crimes chez Charlie. J'avais cru en mon peuple, rassemblé, soudé dans la rue...

   Ce n'était que court entracte, mise en scène destinée à faire croire en l'espoir, en la révolte, en l'honneur citoyen !

 

  Le revoici, le lâche silence...

  •  
  • Comme un fatalisme, l'acceptation du FN comme recours à la crise identitaire, sociale, culturelle de la France..!
  •  
  • Il serait, le "premier parti de France", le parti de la patrie…En fait la honte de mon pays, l'ignoble non-dit de "ma France" à la Ferrat : la délation, la couardise pétainiste, la cécité face aux injustices, les pires solutions finales, la haine et le racisme chevillés au poing !!
  •  
  • Une armée de naïfs et d'incultes dirigée par une poignée d'érudits, de beaux parleurs, de menteurs, de séducteurs ignobles, de violeurs de conscience, qui mènent le troupeau des nostalgiques d'une pureté mythique qui jamais ne fut !
  •  
  • FN, je te haine, car tu serais la solution, face à l'immigration, au sentiment d'être envahi, à la perspective d'une population qui change, qui n'est plus française de racine ancestrale : thèse de Renaud Camus, le petit, causant de  "renversement"…C'est lui le renversé, le fracassé !!!
  •  
  • Le voici, le discours frontiste, trompeur, tiède et musclé à la fois, en tout cas toujours fétide, qui serait le dernier rempart face à l'envahisseur ! Il oserait se qualifier d'ultime souffle patriotique face au déclin avancé..? 
  •  
  •    Or la France a de nombreuses ressources dans les domaines du tourisme, de l'aéronautique, du nucléaire, de la médecine, des chantiers navals, de la mode, de l'art, de la recherche sur les énergies solaires…
  •  

   Bilan : le FN au second tour face à l’UMP...

 

 Une gauche divisée, une gauche qui n'est plus la gauche : le Front national au second tour dans plus de la moitié des 2 054 cantons de France.

 

 «Plus jamais ça», pas de Le Pen au second tour ! la der des ders, mais on a la mémoire courte !

 

 

 Les électeurs de gauche sont toujours majoritairement attachés au front républicain.

 «Ce sera une victoire par défaut»…La droite est dans le ni…ni…le déni…le vomi !!!

 

Alors, on se tait, on reste devant la télé? 

Abstention record : moins de la moitié des électeurs ont l’intention de se déplacer.

 

   Ou on sort et on vote à tort et à travers ..?

 

    Le grand défouloir. La revanche des sans-grade… La décadence des idéaux. Le repli des valeurs.

   Des enfants sans repères. Le déclin d'un pays aux mains d'une secte attentive d'abord à ses privilèges, à ses pouvoirs, à ses passe-droit…

   Jamais aux promesses non tenues…

 

    Défouloir généralisé…

 

    La fleur au fusil, j'attends le grand soir !

 

JPBonnel

et si c'était vrai ? Andy Warhol
et si c'était vrai ? Andy Warhol

VIVE L'EUROPE

Pas étonnant qu'il y ait des candidats pour l'"Europe"!!!

SCANDALE : La retraite à 50 ans a été approuvée !!!..... pour les NABABS de Bruxelles.....
C'est pas gros, c'est énorme !!!...

VIVE L'EUROPE DES VOLEURS !!

SCANDALE : La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée!!!..... mais bordel, quand est-ce que ça va péter ?????

> > > > > >

> > > > > > *A DIFFUSER LE + LARGEMENT POSSIBLE S.V.P.*

> > > > > > C'est normal qu'il ne reste presque plus rien pour nous ! Vous avez remarqué que nos politiciens se battent comme des fous pour rentrer dans l'administration européenne Pourquoi ?... Ce qui suit va vous éclairer... C'est tout simplement scandaleux !!!

> > > > > > La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée !!!

Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.

> > > > > > Afin d'aider l'intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l'UE (Pologne, Malte, Pays de l'Est...), les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne..) recevront de l'Europe un pont d'or pour partir à la retraite.

> > > > > > POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?

> > > > > > Vous et moi qui travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés

> > > > > > La différence est devenue trop importante entre le peuple et les "dieux de l'Olympe" !!!

> > > > > > RÉAGISSONS par tous les moyens en commençant par divulguer ce message à tous les Européens. Bonne journée à tous quand même

> > > > > > CES HAUTS FONCTIONNAIRES DE l’Union EUROPÉENNE CONSTITUENT UNE VRAIE MAFIA

> > > > > > Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs. Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la "Rolls " des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu'ils touchent... C'est dire !

> > > > > > - Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de "contrôleur adjoint de la protection des données", aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 ? / mois. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète de 40 ans.

> > > > > > - Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 euros de retraite par mois.

> > > > > > C'est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d'en profiter. C'est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc. En plus, beaucoup d'autres technocrates profitent d'un tel privilège.

> > > > > > 1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12.500EUR de retraite par mois.

> > > > > > 2. PernillaLindh, juge au Tribunal de première instance, 12.900EUR par mois.

> > > > > > 3. Ruiz-JaraboColomer, avocat général, 14.000EUR/mois.

> > > > > > Consultez la liste sur :

> > > > > > http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Retraite_Hauts_fonctionnaires_europeens_Annexe_3_Etude_27.pdf

> > > > > > Dans cette liste vous trouverez un certain Jacques Barrot ( 73 ans) avec une retraite de 4.728,60 EUR pour 5 années de commissaire européen aux transports À cela il faut ajouter sa retraite d'ancien député, celle d'ancien ministre, d'ancien président du Conseil général de la Haute Loire , de maire d'Yssingeaux et pour couronner cette brillante carrière, le 23 février 2010 il a été nommé au Conseil Constitutionnel.

> > > > > > Pour eux, c'est le jackpot. En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d'obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire. Car, c'est à peine croyable... Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 42 ans.

> > > > > > Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc. Mais, pour eux, pas de problèmes, le taux plein c'est 15,5 ans...

> > > > > > De qui se moque-t-on ? A l'origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d'autres fonctionnaires. Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.

> > > > > > Mais le pire, dans cette affaire, c'est qu'ils ne cotisent même pas pour leur super retraite !!! Pas un centime d'euro, tout est à la charge du contribuable......

> > > > > > Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c'est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié !

> > > > > > Eux, ils (se) sont carrément exonérés.....On croit rêver ! Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés "contrôler" si les dépenses de l'Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l'objectif auxquelles elles sont destinées, profitent du système et ne paient pas de cotisations.

> > > > > > Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les "gendarmes de Bruxelles" et ne cessent de donner des leçons d'orthodoxie budgétaire alors qu'ils ont les deux mains, jusqu'aux coudes, dans le pot de confiture ?

> > > > > > A l'heure où l'avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12.500 à 14.000EUR/ mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser. C'est une pure provocation !

> > > > > >

> > > > > > Mon objectif est d'alerter tous les citoyens des états membres de l'Union Européenne.

> > > > > > Ensemble nous pouvons créer unvéritable raz de marée. Il est hors dequestion que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites. Nous allons leur remettre les pieds sur terre : Sauvegarde Retraite sa réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par "A+B" l'ampleur du scandale, reprise par les médias.....

http://www.lepoint./.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-fonctionnaires-europeens/916/0/344867.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867

> > > > > > On ne peut plus visualiser le lien ci-dessus, ils se sont rendus compte que l'information circulait beaucoup trop,.....Alors
> > > > > > Diffusons, diffusons massivement auprès de tous nos relais des vingt-sept pays de l'Union Européenne, il en restera bien quelque chose !!!

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 06:51
Bruno Delmas © L'Olivier

Bruno Delmas © L'Olivier

*La droite UMP/UDI du 66 et de la mairie de Perpignan est silencieuse et discrète.

C'est l'immobilisme depuis un an (municipales de mars 2014) face à l'endettement (héritage calamiteux de la gestion de J.Paul Aldouille second), aux préoccupations financières de l'Aglo (recruter d'autres cantons pour trouver de l'argent et créer ainsi un CG66 bis !)…

La municipalité de J.Marc Pujol liquide, on le sait, on l'a dit… Déjà certains quittent le navire : candidats aux départementales, départ du conseiller municipal Pierre Barbé, en porte-à-faux avec ses copains commerçants et les associations où il militait activement et brillamment; il s'occupera de l'office de tourisme et laisse la place à Maïté Sanchez, ça tombe bien, elle cherchait une place pour occuper sa retraite d'enseignante et de députée européenne...

Seul à ruer, à tenir un verbe haut, à proposer et à animer la campagne, critiquant gauche et droite : ancien PS directeur, pendant 3 ans, du cabinet de C. Bourquin au Conseil général, Bruno Delmas a adhéré à l'UMP, tendance progressiste, prenant la place, à Paris, d'Eric Besson, le transfuge socialiste rejoignant Sarko…

Ambitieux, il fut éliminé par feu Bourquin. Trahissant lui aussi la gauche, il adhère à l'UMP dont il déteste les dirigeants locaux et en particulier le maire de Perpignan : l'alliée Modem de B.Delmas, Christine Espert déclare d'ailleurs qu'il faudrait pendre Pujol par les couilles… Ce duo, réuni sous la bannière en apparence paisible de L'Olivier, est pourtant diabolique, B. Delmas déclarant sans preuve, lors de son meeting du 5 février au Castillet, que "l'université, paraît-il, enferme ses profs" (voir la video sur le site de L'Olivier)… Il est vrai que le Président de l'Université de Perpignan demeure silencieux et n'avance pas d'augments pour sa défense; il se contente de réunir des avocats analysant ce qui se dit de pas gentil dans les médias...

Bref, ce couple infernal faisait son cinéma…

Mais, c'est vrai, bon discours, bon montage video, la critique porta sur les scandales connus de la mairie de Perpignan : Le théâtre, le pont rouge, le cadran du rond-point, la passerelle qui ne pourra pas être utilisée en cas de tramontane…

Rien sur le problème des quartiers difficiles, sur la sécurité, la propreté, la misère des ghettos… C'est pourtant ce qui intéresse les citoyens.

La gauche locale, silencieuse elle aussi, sur ces aspects sociaux, est beaucoup sur le terrain : grosse communication sur les réseaux sociaux et présence tous azimuts de Ségolène Neuville qui semble, pour l'instant, avoir désamorcé la colère du côté de Cerbère et des établissements hospitaliers…

J. Cresta, lui, est invisible, pris par d'autres occupations, régionales et nationales : on attend ses rapports…

Pour l'instant, on rit bien avec Bruno Delmas, ce trouble-fête qui a raison de fustiger le cumul des mandats, l'incompétence de "nos" élus, l'assistanat, le RSA sans compensation, etc… Voilà le seul homme politique, qui a dirigé le département (c'est lui qui le dit) et qui est capable de gérer une ville de plus de cent mille habitants…

A suivre...

- - - - - - -

* Le prof de l'Université de Perpignan a été interné (demande du président de la Fac ???)

Jean-Louis Caccomo

@caccomo

Economiste à l'I.A.E.- Chercheur (CAEPEM) Université de Perpignan Via Domitia - Responsable des Relations Internationales à l'IAE - Chroniqueur.

caccomo.blogspot.com

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*Livre à paraître (fin février 2015, début mars, pour les élections départementales) de Jean-Pierre Bonnel :

Les 365 jours de J.Marc Pujol (propositions pour Perpignan, la culture et campagne mars 2014 des Municipales) -

Souscription (10 euros chez l'auteur 06 31 69 09 32, ou chèque JPB, 9 rue St-Jean, Perpignan) Ensuite, prix public : 14 euros. (éditions "Les mots en scène" - collection "Maux en scène")

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 09:37
Jacques Cresta
Jacques Cresta

Nos fins analystes politiques locaux, de F.Thomas à D.Sistach et N.Lebourg (cf. L'Indépendant du 14 déc.dernier) ont toujours affirmé que C. Bourquin ne voulait pas prendre la ville et qu'un accord tacite existait pour se partager le gâteau : le département au PS, la préfecture à la droite.

Or, aux dernières municipales, J.Cresta voulait se maintenir en formant une liste pour le second tour avec la liste "Equilibre" de Clotilde Ripoull; celle-ci reçut des propositions alléchantes de la part du président de la Région. C. Ripoull eut la grandeur d'âme de refuser et de rester libre et "hors parti politique" (JM. Pujol a pourtant qualifié cette liste de "droite"…)

Par chance cette fusion PS-Equilibre n'a pas abouti, une triangulaire faisant le jeu du Front national...

Les socialistes ont ainsi toujours désiré s'emparer de Perpignan. C.Bourquin, président du CG66 s'installe au conseil général, à deux pas de la mairie, et s'y fait installer un appartement luxueux…Il quitte Millas et marque son territoire urbain : création de la "Maison de la catalanité" derrière la cathédrale… création d'événements culturels gratuits, d'un festival estival au palais des Rois de Majorque… rénovation d'immeubles à Saint-Mathieu, dans le cadre de l'office d'HLM...

Pour que le PS prenne la bille en 2020, il faudra que S.Neuville remotive les militants, accueille la jeunesse et s'adresse aux divers électorats, d'abord à l'abstention massive, et aux petits électorats communautaires qui font la différence:

-gitans, pieds-noirs et Français d'origine maghrébine votant encore pour la droite

-groupes religieux et sociétés secrètes (les francs-maçons, d'où il faudra extraire les brebis galeuses…)

Donner des idées au parti, armer idéologiquement sa liste, faire des propositions révolutionnaires, opérer une révolution de palais, éliminer les vieux cadres sociales qui font dans le clientélisme… S'attaquer aux mafias locales en tous genres ..!!! La tâche est énorme, mais la volonté d'une femme peut changer une ville !

JPB.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 09:20

 

   

Le front national ne prendra pas la ville : Jean-Marc Pujol séduit plus les Perpignanais(e)s que Louis Aliot

 

 

 

      L'actuel maire de Perpignan est un grand séducteur : il séduit les Catalans en descendant le sacré Castillet en rappel. C'est ainsi, dans le danger, que nous l'aimons !

 

   Il séduit les petits et les grands en installant la big roue (il ferait même la roue du paon, selon ce cher Nicolas Caudeville, qui archipelle et contre-attaque sans fin): que d'émotion !

 

    Il séduit les nouveaux arrivants qui vont visiter le Vernet grâce à une passerelle : il suffit de passer le pont… et c'est l'aventure au coin du canton !

 

    Il séduit les touristes arrivant par les airs grâce à un cadran solaire gigantesque amarré à un rond-point par le génie du plasticien Marc-André 2 Figueres…  A placer dans le big livre des records, la sacrée érection !

    

    Il séduit les sportives, les basketteuses, surtout, mais dans la déception, elles peuvent se venger et confesser des secrets : au syndrome Trierveiler, elles veulent se confier au "blogabonnel" :  attention !

 

    Il séduit même les avocates, au sein même du sérail municipal : c'est la "sécurité" et la passion !

 

 

    Face à J.Marc Pujol, non, cher Nicolas Lebourg, le séducteur Aliot (à suivre, demain…) ne fait pas le poids; à force de le fréquenter, pour l'étudier, l'analyser, tu as été séduit, comme le journaliste du Monde, qui le suit, aussi, et semble séduit, itou..

 

    Non, L. Aliot a fait une campagne ringarde : randonneur au coeur du quartier gitan ou déguisé en pénitent lors du vendredi saint… Ressortant l'adhésion de JMP à "Occident" sans preuve (alors que moi j'ai des témoignages…), c'est dépassé…Le citoyen s'en moque ! M.Aliot ne peut gagner la ville : Perpignangnan deviendrait "Perpinéant", selon la méchante formule de C.Trenet). 

 

   Il est vrai que des libéraux, des responsables de l'UMP, des bourgeois du centre détestent le maire et le traitent de fasciste : pas de différence entre les deux hommes, vraiment..? On y reviendra…

 

    Il est vrai que de plus en plus de gens, à gauche surtout, votent blanc (Mélenchon pour la législative partielle entre UPM et FN !) ou s'abstiennent, prenant ainsi la responsabilité historique de voir le pire l'emporter : on verra bien, il faut du changement, on est écoeuré par les politiciens, faut que ça explose…disent-ils. 

 

    Néanmoins, pauvre naïf, je crois encore au réflexe républicain et l'électorat local change vite avec les nouveaux arrivants… Tout est possible. On attend le prochain séducteur ! On attend un Sauveur…

 

JPB

Le maire Jean-Marc Pujol.
Le maire Jean-Marc Pujol.

Le maire Jean-Marc Pujol.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 10:56

 

   

Perpignan, une ville avant

le Front national

Jérôme Fourquet Nicolas Lebourg Sylvain Manternach

Fondation Jean Jaurès (gratuit en téléchargement)

 

 

   "Perpignan est la seule ville de plus de 100 000 habitants où le Front national est arrivé en tête au premier tour des élections municipales de 2014. Pourquoi celui-ci n’a-t-il pas gagné au second ?

À partir d’un décryptage de la campagne et du scrutin, les auteurs de cet Essai explicitent la tentation frontiste des électeurs perpignanais. Paupérisation et antagonismes ethniques y jouent un rôle, tout comme la crédibilisation de l’offre politique frontiste. Une étude locale à valeur nationale."

www.jean-jaures.org

 

Jérôme Fourquet travaille depuis dix-huit ans dans le secteur des sondages d’opinion et des études électorales. Il est directeur du département « Opinion et stratégies d’entreprise » de l’Ifop.
Nicolas Lebourg, spécialiste des extrêmes droites, est membre de l’Obser- vatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et chercheur de l’Université de Perpignan-Via Domitia.

Sylvain Manternach est géographe-cartographe, formé à l'Institut français de géopolitique.

 

 

   Le titre signifie "avant l'arrivée à la mairie du FN" : en effet, face à la déconfiture de la gauche et aux difficultés du maire en place (endettement de Perpignan, déchirements à l'UMP au niveau national), la perspective de l'élection de Louis Alliot semble désormais envisageable. 

 

    L'analyse des municipales 2014 à Perpignan est ici passionnante, car claire, fouillée, écrite sans jargon : le contexte social, géographique, politique est décrit afin de mieux comprendre les forces politiques en présence.

 

      La liste électorale, les noms des électeurs, les bordereaux des registres, par bureau et canton, ont été passés au peigne-fin : avec cette étude, le citoyen sait presque tout de la sociologie et de la géographie électorale perpignanaise :

 

"Par ailleurs, Perpignan est un terrain singulier. Géographes, historiens, juristes, politistes et sociologues qui se sont penchés sur la ville soulignent la division ethnique de cet espace urbain. À compter des années 1970, s’est mise en place la production d’une représentation communautaire de ces quartiers – avec des effets de mise à plat, ainsi de la représentation de « quartiers arabes », avec une arabité globale fantasmatique quand l’espace social connaît des subdivisions entre personnes originaires d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, par exemple. L’instauration d’une représentation « communautaire » a permis la structuration d’un clientélisme défini sur des bases ethnocultu- relles, parfois ethno-cultuelles. Cette question du rapport entre clientélisme et communautarisme a été au cœur de la campagne municipale. Louis Aliot a d’ailleurs su se saisir des travaux universitaires pour objectiver son propos15.

La méthode statistique visant à affiner le corps électoral selon des critères ethnoculturels paraît donc nécessaire à l’intelligence de ce terrain et de cette campagne spéci- fiques. Les acteurs politiques y recourent eux-mêmes : ainsi, trois jours avant le premier tour des élections légis- latives de 2012, Louis Aliot a adressé un mailing aux électeurs locaux dont le lieu et la date de naissance sur les listes électorales laissaient à penser qu’ils puissent être des rapatriés…"

 

   Le lecteur est placé devant un paradoxe : le FN, avec L. Alliot, jouant le modéré, le diplomate, parcourant le quartier gitan, n'exploitant pas les thèmes de l'immigration et de la sécurité, réussit une percée dans les classes populaires et moyennes, (le vote des gitans allant, dès le 1er tour, à JM.Pujol - pour obtenir des avantages de la mairie, ainsi que celui des électeurs d'origine maghrébine -pour éviter le danger frontiste, comme une partie de la gauche, déçue par les divisions).

 

   Le portrait du maire de Perpignan est désormais à nuancer : issu de la droite dite dure, nostalgique de l'Algérie française et rendant hommage à l'OAS, cet extrémiste (mouvement Occident) a réussi à ne pas apparaître comme raciste, mais ouvert à toutes les communautés; JM. Pujol fait attention, d'ailleurs, à respecter les religions et groupes de pensée, dans "Perpignan plurielle", en offrant des terrains, locaux ou subventions… (1)

 

    (1) "Jean-Marc Pujol, quant à lui, a joué l’équilibre ou le grand écart : ayant rejoint le courant de la « Droite forte », il se fait le cham- pion d’une droite très décomplexée. Il déclare que « le FN se situe dans l’espace républicain »9. Mais, dès l’inaugura- tion de son local de campagne, il met en avant « Perpignan la fraternelle ». Sa liste « Perpignan pour tous » présente des candidats issus des minorités, ainsi Fouzi Bouhadi sur Le Vernet, notoirement hostile à la « ligne Buisson ». Alors qu’il avait manifesté contre la loi Taubira permettant le mariage des homosexuels, il est allé rencontrer le milieu gay local. Ses équipes militantes qui quadrillent le terrain sont ethniquement hétérogènes. Lors du pourtant très consensuel débat radiophonique d’entre-deux-tours, le maire sortant tente même de renvoyer Louis Aliot à Alain Soral et Dieudonné10.

 

 

    Le maire de Perpignan a cependant perdu une partie de son électorat classique : les commerçants en colère, les électeurs ou anciens responsables de droite, tel Maurice Halimi, chassé de la culture et de la mairie, ont voté pour la liste "apolitique", sans étiquette, hors parti, de Clotilde Ripoull. (2)

 

 Celle-ci fait de très bons scores dans les milieux aisés, bourgeois, du centre-ville, ou chez les Perpignanais "nouveaux arrivants" (gavatx, pas Catalans "de souche") et disparaît dans la périphérie et les quartiers pauvres, délaissés… 

    

  2. "Clotilde Ripoull, l’ex-tête de liste Modem, passée entretemps par le catalanisme, mène en 2014 une liste « sans partis ».

   "...au premier tour, l’électorat non issu de l’immigration optait massivement pour le FN et, dans une moindre mesure, pour la liste Ripoull, qui bien qu’estampillée centriste récu-péra un vote de droite anti-Pujol.

Clotilde Ripoull a obtenu ses meilleurs résultats dans les bureaux n° 45 (20,8 %), 12 (18,5 %), 32 (17,4 %), 8 (15,9 %) et 55 (15,1 %). On constate que ses bastions correspon-dent à des bureaux qui sont tous situés en centre-ville mais, plutôt que dans le centre historique dégradé, en périphérie du cœur, dans ce que l’on pourrait appeler une première couronne. Ces bureaux, on l’a vu, sont à faible proportion d’électeurs issus de l’immigration et, pour grande part, correspondent plutôt à un habitat aisé. page 102

   La communication de la candidate s’est beaucoup faite en direction des commerçants du centre-ville. Elle a manifestement été entendue, mais s’y est retrouvée en partie concurrencée par la liste Pujol.

Le score de C. Ripoull au premier tour

Ces bureaux présentent une autre caractéristique démo- graphique. En tendance, les bureaux qui ont davantage voté pour Clotilde Ripoull sont, en effet, des bureaux où la proportion de personnes nées dans un autre département que les Pyrénées-Orientales est élevée, voire très élevée61. Le coefficient de corrélation entre ces deux variables s’éta-blit à +0,68, alors qu’il est quasi nul avec le vote Aliot (+0,1) mais très négatif avec le vote Pujol (-0,5). Plus la proportion de « gavatx » est élevée, plus le vote Ripoull l’a été. Inversement, et comme le montre le tableau suivant, c’est dans les bureaux présentant la plus faible présence « non-autochtone » que le maire sortant a enregistré ses résultats les plus élevés…"

 

J.Pierre Bonnel

 

 

 

* extrait du livre - contexte de la ville :

 

    "Perpignan est une ville-frontière et de frontières : entre la France et l’Espagne, entre le monde méditerranéen et l’Europe, entre la misère de certains de ses vieux quartiers et l’opulence de certaines zones pavillonnaires, entre le Front national (FN) et le pouvoir. La liste «Perpignan ensemble », menée par Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, y est parvenue en tête au soir du premier tour des élections municipales de 2014, avec 34,1 % des suffrages. C’est l’unique cas pour une commune de plus de cent mille habitants, la préfecture des Pyrénées-Orientales en comptant officiellement 118 238. Jean-Marc Pujol, le maire sortant soutenu par l’Union pour un mouvement populaire (UMP), l’Union des indépen- dants (UDI) et Unitat Catalana (un groupe catalaniste), n’enregistrait que 30,6% des voix. Quant à la liste de Jacques Cresta, soutenue par le Parti socialiste (PS) et le Parti communiste français (PCF), elle ne parvenait à en réunir que 11,8 %. 

C’est son retrait qui permit à Jean-Marc Pujol de l’emporter (par 55,1 %), en un désistement imposé par les instances socialistes nationales – Christian Bourquin, le président socialiste de la région Languedoc- Roussillon, n’en voulait pas. La participation évolua également. L’abstention passait de 42,8 % à 37,2 %, mais les blancs et nuls bondissaient de 1,8 % à 5,3 %…"

 

 

 

 

 

 

Clotilde RIPOULL (en noir) à la librairie Torcatis, nov.2014

Clotilde RIPOULL (en noir) à la librairie Torcatis, nov.2014

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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