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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 11:54
Dali et la science - A 100mètresducentredumonde - Le Dali de LLUIS COLET - Dami voyage à Céret 27/8/1965
Dali et la science - A 100mètresducentredumonde - Le Dali de LLUIS COLET - Dami voyage à Céret 27/8/1965
Dali et la science - A 100mètresducentredumonde - Le Dali de LLUIS COLET - Dami voyage à Céret 27/8/1965
Dali et la science - A 100mètresducentredumonde - Le Dali de LLUIS COLET - Dami voyage à Céret 27/8/1965

Dali et la science - A 100mètresducentredumonde - Le Dali de LLUIS COLET - Dami voyage à Céret 27/8/1965

 

Dali, un manifeste ultralocal

Patrick Gifreu

isbn : 2-908476-15-0, 108 pages

12.20 €

Plongée dans l'imaginaire dalinien, visite chez les "oncles" du maître : Lulle, Gaudì, Pla, mais aussi Lìdia - la poissonnière-sorcière de Cadaquès, ou encore Pagès, le médecin bricoleur cosmique de Perpignan. 

"Dalì : une apparition très invraisemblable, un type d'appellation incontrôlée."

 

Quelques mots sur l'auteur :

 

Né à Perpignan en 1952, il est l’auteur de poésies, essais et nouvelles mais aussi traducteur en catalan de L’Archangélique de Georges Bataille et de Echancré de Jacques Dupin. Il a traduit aussi Beckett, Mishima, Jouvet et Novarina pour les grandes scènes de Barcelone.

**Céret : Exposition Dalí : Eurêka!

Au Musée d’art moderne de Céret

du 24 juin 2017 au 1er octobre 2017


« Dalí : Eurêka ! » présente l’intérêt de l'artiste pour toutes les disciplines scientifiques qui ont alimenté son propre imaginaire. L’exposition fera également revivre le « voyage triomphal » du maître à Céret le 27 août 1965 : de sa résurrection dans une crypte médiévale à son départ en train pour la gare de Perpignan « centre du monde ».


Musée d’art moderne de Céret
Établissement Public de Coopération Culturelle
Ville de Céret - Département des Pyrénées-Orientales - Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée
8, Bd Maréchal Joffre, BP 60413 - 66403 Céret Cedex - Tel : 04 68 87 27 76


L’exposition sera organisée en une série de chapitres thématiques traitant d’un domaine scientifique réinterprété par la méthode paranoïaque-critique dalinienne. Une approche originale de l’œuvre de l’artiste visionnaire. « Je suis fou », aimait à déclarer l’artiste. La science – et l’exposition du musée d’art moderne de Céret – apportent la preuve que « La seule différence entre un fou et [lui], c’est [qu’il n’est] pas fou ».


Dans son Dictionnaire abrégé du surréalisme, André Breton définissait Dalí comme « le prince de l’intelligence catalane ». Dalí s’est en effet intéressé à toutes les disciplines scientifiques, de l’astrophysique à la théorie de la relativité, de la psychanalyse à la génétique, jusqu’aux théories contemporaines et très complexes des catastrophes ou des cordes.
Cette curiosité universelle fait de Dalí un héritier des grands Maîtres de la Renaissance. La science nourrit sa pensée, sa capacité à interpréter le monde extérieur comme sa propre psyché. Elle répond à son besoin fondamental de chercher, dans l’univers et ses règles, la vérification d’une intuition personnelle et irrationnelle.


Assimilant le Temps à une matière malléable – à du camembert coulant –, Dalí revendique l’héritage des grands maîtres du passé tout en opérant une projection, une prémonition sur l’avenir.

 

Dès ses années de formation, Dalí montre un intérêt pour l’astronomie, la psychanalyse, les sciences naturelles, l’entomologie, la théorie de la relativité. Il a accès à ces disciplines à la Residencia de estudiantes de Madrid, où le philosophe José Ortega y Gasset, traducteur de Freud, Einstein ou encore Marinetti, organise conférences et rencontres.


Au tournant des années 30, l’artiste élabore sa célèbre théorie de la Méthode paranoïaque-critique, largement dominée par les thèses de la psychanalyse, qui montrera de réels points de convergences avec les recherches du jeune Jacques Lacan sur la paranoïa. Dalí envisage dès lors de lier plus intimement art et science.


Les premiers essais nucléaires puis les bombes sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 l’amènent à s’intéresser à la structure atomique de la matière. Effectuant un retour au catholicisme, il propose des représentations nucléaires des figures de l’art sacré, Christ et madones.

Dalí n’hésite pas à aller à la rencontre des savants : il rend visite à Freud à Londres en 1938, puis à Francis Crick à New York (prix Nobel en 1962 avec Watson pour la découverte de la structure de l’ADN). Il rencontra Dennis Gabor, prix Nobel de physique pour la découverte de l’holographie qui occupera Dalí dans les années 70. Enfin, René Thom, l’auteur de la théorie des catastrophes et Marcel Pagès et la théorie de l’antigravitation. C’est d’ailleurs en compagnie de Marcel Pagès que Dalí se rend à Céret le 27 août 1965, pour une journée fantasque et riche en événements largement évoquée dans l’exposition.


En 1985, Dalí réunissait dans son musée de Figueras un aréopage de scientifiques de renommées mondiales pour un symposium intitulé « Procès au hasard ». Très affaibli depuis la disparition de sa femme Gala, le Maître suivait les débats par vidéo transmission de sa chambre. Ces moments poignants de celui qui était terrorisé par la mort et qui s’était promis l’immortalité physique, attestent d’un insatiable appétit de connaissances et de curiosité pour les sciences.

 

 

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"La Collection à l'heure d'été"

 

*** EXPO à 100mètres...

 

du centre du monde...Perpignan :

 

BEN / Charles DREYFUS / Jean LE GAC / Chema LOPEZ / LUCEBERT / Stéphane PENCREAC'H / Claude VIALLAT

 

Jusqu'au 1 octobre 2017

Tous les jours de 15h à 19h

 

Centre d'Art Contemporain àcentmètresducentredumonde

3, avenue de Grande Bretagne

66000 PERPIGNAN

0468341435

www.acentmetresducentredumonde.com

 

A l'heure d'été …

 

Découvrir ou redécouvrir les œuvres d'illustres « pensionnaires » de la Collection Collective du Centre d'Art, c'est la proposition estivale à laquelle nous vous convions. De grands noms de l'art contemporain tels que Ben, Claude Viallat ou Jean Le Gac riches de leurs récits spécifiques, fruits de leurs voyages respectifs en terre d'Art, côtoient des talents consacrés aux multiples facettes comme Pencréac'h, Lucebert, Chema Lopez ou Dreyfus. Cette pléiade d'artistes, résistante à toute tentative de classification, offrant une palette d'expressions foisonnantes, percutantes, stimulantes, se déploie en patchwork pictural pour offrir au spectateur une composition où se mêlent étonnement et séduction. À contempler sans modération pour embellir les opulentes journées de la belle saison.

 

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Au musée RIGAUD, PICASSO... et l'intimité des séjours à l'hôtel De Lazerme... (voir les articles précédents en juillet 2017)

 

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 19:29
Pas la fin du monde mais un autre monde pour Caroline CAVALIER & Michel PAGNOUX, pour Claude PARENT, pour Jean IGLESIS @ J.P.Bonnel au salon de PRATS - FRREEE et la Résistance catalane
Pas la fin du monde mais un autre monde pour Caroline CAVALIER & Michel PAGNOUX, pour Claude PARENT, pour Jean IGLESIS @ J.P.Bonnel au salon de PRATS - FRREEE et la Résistance catalane
Pas la fin du monde mais un autre monde pour Caroline CAVALIER & Michel PAGNOUX, pour Claude PARENT, pour Jean IGLESIS @ J.P.Bonnel au salon de PRATS - FRREEE et la Résistance catalane
Pas la fin du monde mais un autre monde pour Caroline CAVALIER & Michel PAGNOUX, pour Claude PARENT, pour Jean IGLESIS @ J.P.Bonnel au salon de PRATS - FRREEE et la Résistance catalane
Pas la fin du monde mais un autre monde pour Caroline CAVALIER & Michel PAGNOUX, pour Claude PARENT, pour Jean IGLESIS @ J.P.Bonnel au salon de PRATS - FRREEE et la Résistance catalane
Pas la fin du monde mais un autre monde pour Caroline CAVALIER & Michel PAGNOUX, pour Claude PARENT, pour Jean IGLESIS @ J.P.Bonnel au salon de PRATS - FRREEE et la Résistance catalane
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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 08:34
Jacques MASO, au musée de Saint-Cyprien (photo Jean-Pierre BONNEL)

Jacques MASO, au musée de Saint-Cyprien (photo Jean-Pierre BONNEL)

Jacques MASO : Décès

*Nouvel avis* Publié dans L'Indépendant le 19 juillet 2017 (Distribué dans Perpignan)
 

PERPIGNAN.
Ses enfants, Martine, Brigitte et David ;
ses petits-enfants
ont la tristesse de faire part du décès de
Monsieur
Jacques MASO
survenu à l’âge de 93 ans.
La cérémonie religieuse aura lieu le jeudi 20 juillet 2017, à 15 heures, en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste à Perpignan.
La famille remercie toutes les personnes qui s’associeront à sa peine.
MAISON GUIZARD
P.F. DU ROUSSILLON - AGENCE CENTRE VILLE
PERPIGNAN – 04.68.51.30.20

- - -

*** J'adresse mes sincères condoléances à la famille de Jacques...

 

Rencontre avec Jacques Maso

 

Collectionneur, retraité de l’entreprise « Ambulances Maso » de Perpignan

 

En pleine ville, la terrasse est inondée de soleil et de plantes; elle s'ouvre sur la colline des Rois de Majorque et, à droite, sur le Canigou encerclé, tel Saturne, d'auréoles automnales. C'est la maison, labyrinthe musée, qui est plus passionnante encore, de bas en haut et du garage immense (là se signale l'ancien métier d'ambulancier, de taximan et de voiturier de notre hôte) jusqu'au toit, puisqu'elle renferme des dizaines de Miro, Matta, Tapiés, Hartung, Kijno... et quelques dessins de Dali, avant son succès...

 

Sur l'oblongue table trône le personnage en métal soufflé du sculpteur catalan Henri Iglésis.

 

Dali, est partout. Jacques Maso a fait sa connaissance d'abord à Madrid, durant une nuit de movida, à trois heures du matin...C'est le personnage le plus extraordinaire qu'il n'ait jamais rencontré ! Il me parle de son absence de sexualité, des frasques de son épouse Gala, qui a toujours entretenu Eluard son ancien époux, et qui tenait donc les beaux cordons de la bourse : lui, il n'avais jamais un sou sur lui... C'est Morse, un industriel qui a payé les dettes américaines du Maître; le milliardaire a créé un musée au nord de Washington, puis il a fait faillite à cause de Salvador...Ensuite, il a installé à Saint-Pétersbourg, en Floride, un musée, refait récemment et contenant des Dali fabuleux... J. Maso va chercher le catalogue de ce musée dans les rayonnages qui occupent toute la longueur du séjour.

 

La conversation tourne autour du Dali de Perpignan : J.Maso, après l'incendie du château de Castelnou, qu'il détenait en viager, a transporté l'expo au palais des Rois de Majorque.... Exposition complexe : engagement financier de J.Maso, quelques tableaux saisis car on les disait faux, alors que c'étaient des études récupérées par Gala... "Avec Dali, tout était toujours compliqué !"

 

C'était l'époque où l'on parlait beaucoup des "faux" dessins et tableaux de Dali; en fait, il s'agissait de brouillons que Gala récupérait, d'esquisses que l'épouse sauvait de la corbeille à papier; puis elle signait ces oeuvres et les revendait à Paris ! " En fait, c'était de vrais dessins; c'est la signature qui était fausse !Et tout ça pour donner à son amant-mari Paul, le grand poète surréaliste..."

 

Pour l'exposition de 1970, J. Maso a voulu aller chercher Dali en hélicoptère à l'hôpital de Figueres, mais les médecins de l'artiste n'ont pas voulu : il était déjà très fatigué.

 

Jacques avait organisé d'autres expositions dans le château médiéval de Castelnou, acheté en 1967 : Cuixart en 1974, Matta en 1976, et des pièces de théâtre y étaient jouées. Puis, J. Maso vend le château au Crédit agricole en 1987; depuis cette date, Jacques se consacre à la lecture, à la visite d'expositions, à des voyages autour du monde : de chacune de ces villégiatures, il rédige un livre rempli de photos, avec sa fille; avec elle, il va d'ailleurs entreprendre l'écriture de ses Mémoires.

 

Mon interlocuteur raconte encore cette anecdote sur le tableau représentant un marin : la toile a été volée à Port-Lligat, puis retrouvée à New York. ; à l'heureux et récent propriétaire de l'oeuvre perdue, qui contacte les Dali, gala répond : "Nous ne sommes pas ici pour acheter, mais pour vendre..!" Tout le tempérament de cette femme d'affaires est dans cette réponse !

 

En fin de compte, cette toile retrouvée est rentrée dans la collection de Xavier Cugat, chef d'orchestre; ensuite c'est le Capitaine Moore, ancien secrétaire de Dali, qui l'a achetée à son tour... 

 

Ensuite, j'évoque le souvenir de Modest Cuixart, que j'ai connu à Palafrugell, chez lui, pour des articles et le projet d'un livre, avec des photos d'Etienne Montes; J. Maso l'a connu....en faisant la connaissance de René Métras, qui possédait une usine de tissage à Barcelone. Il va participer à la revue d'art "Correo de los artes" lancée par R.Métras, qui créée bientôt une galerie d'art contemporain : c'est à cette occasion que J.Maso rencontre Cuixart, Tapiés, Ponç, Brossa...réunis dans le groupe Dau al Set (la septième face du dé). Une autre grande rencontre sera celle de Miro, qui, à l'époque, faisait des dessins imprimés sur des tapisseries; Miro travaillait pour René Métras...

 

C'est ainsi que Jacques a exposé Modest Cuixart au château de Castelnou et je me souviens de ce moment magique...

 

Mais, dommage, Cuixart aurait pu devenir plus célèbre : 

 

"Il s'est laissé avoir, il méritait mieux, il était doué, mais il est tombé avant l'élan... Il n'a pas su se vendre et n'a pas pu se renouveler, en sortant de la période du groupe "Dau al set" ; c'était le cousin germain d'Antoni Tapiés : leurs mères étaient sœurs. Tapiés l'a écrasé, ce Maître a inventé un langage propre, son monde personnel de symboles..."

 

On s'attarde devant une affiche de Miro, à la galerie Gaspar : après la guerre civile, le peintre est revenu exposer à Barcelone, dans toutes les grandes galeries; là il a mis le nom des trois plus célèbres sur la même affiche, comme pour rattraper le temps perdu...Beaucoup de toiles et lithographies de lui, sur ces cimaises intimes : Miro était un familier de J. Maso.

 

Un autre de ses grands amis était Brossa, un "satellite" du groupe Dau al set, et Jacques possède tous ses livres de ce poète qui jouait avec les mots, les signes; il tourne les feuilles d'un livre dont la mise en page est étonnant, la typographie insistant sur une syllabe, un élément de ponctuation, un lot désarticulé...Brossa jouait avec les vocables et sa poésie était avant tout visuelle...

 

Nous faisons le tour des appartements et les toiles se suivent, le long de l'escalier, sous les marches, avec ces regards étonnants d'un personnage de Chichorro, jusqu'au bureau, la pièce où est installée une télévision, jusqu'à la chambre, mieux lotie que toutes celles de l'hôtel des templiers de Collioure !!!

 

Nous revenons au séjour et les quatre-vingt-neuf ans de J. Maso escaladent aisément les marches épaisses et noires... 

 

Il est temps de parler de la biographie de l'ancien propriétaire des taxis de la place Arago....Son père  est un Catalan de Sant Celoni; conducteur de camions, il est venu à Perpignan, où il devient chauffeur. Il a un fils, Jacques, qui naît à Perpignan, tandis que les autres frères sont nés en Catalogne du Sud. 

 

"Mon père travaillait chez l'autocariste Grill, le premier du département, puis en transportant des malades, il a l'idée de créer une ambulance; il s'en fait faire une chez Taurinya; à l'époque, avant la guerre, c'était un constructeur de voitures situé à l'emplacement du Central Parking actuel. Mon père a développé l'activité d'ambulancier, une des premières en France ! Il a commencé avec trois ambulances, puis il eut six chauffeurs. Je me rappelle : j'allais graisser les voitures en passant sous elles; le travail était très dur; on ne prenait jamais de vacances : notre seul jour de sortir, une fois par an, c'était quand notre père nous emmenait manger au restaurant ! Tout cela a duré jusqu'à la guerre..."

 

Jacques poursuit ses études : certificat d'études, deux ans de comptabilité, puis il a la charge des factures pour l'entreprise familiale... Un jour, un client oublie une boîte de peinture... Par hasard, il commence ainsi à peindre et à s'intéresser au monde des arts...

 

Ensuite, Jacques va conduire les taxis et les ambulances de son père. Dès 1939, il va faire le tour des camps de concentration : 

 

"En effet, les familles nous contactaient pour sortir les enfants des camps; je me suis rendu à Gurs, près de Pau, au Barcarès, à Caussade, un ancien camp organisé pour les Allemands, au Vernet d'Ariège, à la limite de la Haute-Garonne... Tous ces transports, on les faisait gratuitement. On travailla par la suite avec des laissez-passer pour aller en Espagne, où des réfugiés voulaient revenir; on travaillait à cheval sur la frontière...

 

Voilà pour la guerre civile espagnole... Ensuite, durant la seconde guerre mondiale, la Résistance nous demande de faire passer la frontière à des aviateurs anglais;  nous aiderons ainsi plusieurs centaines de soldats étrangers à passer la frontière... Mais le 4 mars 1944, je suis arrêté avec mon père par la Gestapo : après un interrogatoire brutal, proche de la torture, au local de l'avenue de la gare, nous serons libérés, sans avoir rien dévoilé..."

 

Les enquêteurs de la Gestapo ne réussissent pas à prouver les liens entre ces taxis ambulanciers et la Résistance... Pourtant, les Maso ont accueilli des aviateurs alliés, des Anglais, des Canadiens, qu'ils transportent dans leurs véhicules habilités à circuler, jusqu'à la frontière espagnole...

 

"Nous sortons libres du local de la Gestapo, mais à notre retour au domicile familial, mon père se rend compte que les Allemands, en fouillant, ont emporté 90000 francs en espèces et 40 000 francs en bons du trésor ! Nous portons plainte tout de suite à la Préfecture de police ; le consulat d'Allemagne à Marseille nous a dirigés vers le tribunal de Berlin, et notre affaire a été jugée en 1964; mais les Allemands nous demandent d'apporter la preuve que le fruit de ce vol était bien arrivé en Allemagne; de fournir le détail des valeurs et des numéros de tous les billets dérobés...Bien sûr, nous n'avons jamais pu produire ces preuves et nous avons été déboutés ! 

 

Cependant, nous sommes battus pour récupérer cet argent...J'ai, après la disparition de mon père, intenté des procès à l'Allemagne, au Ministère français des Affaires Etrangères, et j'ai aussi saisi la cour européenne de justice... En 2005, devant le tribunal administratif de Montpellier, le commissaire du Gouvernement pointe le laxisme de l'Etat dans ce dossier ! Mais l'arrêt de la chambre administrative déboute une nouvelle fois Jacques et sa sœur Joachine, derniers survivants de la famille Maso; en vain, depuis plus de soixante ans..."

 

Nous continuons de parler de la période de la seconde guerre mondiale, de l'Occupation, de la Résistance à Perpignan. Et de sa Libération : 

 

"La Libération de Perpignan n'a pas eu lieu : elle s'est jouée à la préfecture, un compromis entre le préfet et le chef du bataillon allemand de Perpignan. Les premiers coups de feu ont été, en fait, tirés par les Républicains espagnols; c'était un mot d'ordre de la C.N.T. (Confédération Nationale du Travail): le Midi a été libéré par les Anarchistes catalans et espagnols : ils ont préparé l'entrée en Espagne, par le Val d'Aran, qu'ils ont conquis, mais ces guérilleros ont presque tous péri dans l'affaire...

 

A Perpignan, point ou peu de combats : quelques balles perdues et une explosion des frigos de Saint-Charles. Quelques morts, des soldats allemands, ont été entreposés au café de la Paix, situé autrefois au pont de pierre, en face du Castillet. Durant cette période, je fais partie d'un groupe de jeunes à qui on apprend les premiers secours : c'est ainsi que j'ai ramassé un mort, un Catalan nommé Pierre Dauré, ainsi qu'un aviateur allemand, tué d'une balle dans la tête, à travers son casque... 

 

De même, un matin, par hasard, au 43 du Quai Vauban, je vais dénicher un Allemand caché dans un couloir; j'avais une grenade à la ceinture, je suis entré dans la pénombre de ce couloir et j'ai ordonné au soldat de sortir; je lai conduit à la police, située rue Mailly; quelques "Résistants", qui se trouvaient là ont commencé à le bastonner; j'ai crié, invoqué les droits de l'Homme et les conventions de Genève : ils ont arrêté !

 

Cet Allemand, je l'ai revu, il y a quelques années, à Montpellier, à l'occasion du vernissage d'un espace baptisé "TOLÉRANCE", (orné de statues d'un sculpteur d'ici, de Cabestany), situé dans l'ancien camp de concentration, au cœur de la ville. Cet homme me reconnaît et me remercie de lui avoir sauvé la vie, il y a cinquante ans... La Libération a eu ses aspects tragiques : deux cents Allemands ont été internés au camp de Rivesaltes, où ils sont morts de faim, abandonnés, et mis dans une fosse commune; récemment un avion est venu rapatrier les corps en Allemagne..."

 

Nous revenons à la peinture, et parlons de Maillol, qui a été traité de collaborateur durant la guerre. Jacques ne le croit pas coupable. Quant à Dina Vierny, c'est plus trouble... "Elle n'avait rien et a hérité de tout; elle fut la maîtresse du fils, Lucien, qui lui a tout donné et a eu la bonne idée de mourir vite... Cependant, elle a fait pour Maillol plus que Maillol, plus que n'importe qui ! Elle a su le présenter, le faire connaître, le diffuser dans le monde, lui construire deux musées ! 

 

Aristide collaborateur ? Non ! Son ami intime était Arno Brecker : "l'enfant de Maillol" a fait acheter des sculptures par Albert Speer, le conseiller spécial d’Hitler, nommé ministre des armements; il fut ensuite condamné à trente-et-un ans de prison lors du procès de Nuremberg. Les Nazis ont acheté des Maillol pour orner "Germania", la grande ville conçue par Speer. Voyez le film "La chute", sur la fin de Hitler; à la fin, on voit un jardin, une terrasse une statue de Maillol; un des témoins de cette histoire, un des intimes de Hitler, la femme qui a écrit le scénario du film a demandé au Führer une oeuvre de Maillol; Hitler lui a répondu : "Je ne peux pas te la donner car elle appartient au peuple allemand !"

 

Jacques poursuit : "Un jour, je me trouve au restaurant de la plage des Elmes, à l'entrée de Banyuls; le patron lui confie alors : "On a eu M. Speer à cette table; il était venu se recueillir sur la tombe de Maillol ! Une semaine après, l'ancien responsable nazi meurt à Londres..." Quelle coïncidence ! "

 

J. Maso a été le dernier à voir Maillol vivant; il l'a transporté après l'accident de voiture - c'est le docteur Nicolau qui conduisait - entre Marquixanes et Prades; ils allaient rendre vite à Dufy, en cure à Vernet-les-Bains; le sculpteur, après l'accident, a été conduit à la clinique Saint-Michel de Prades, où il mourra dans les heures qui suivirent. Le docteur Nicolau appelle Jacques pour emmener le corps à la clinique des Platanes (tenu par des religieux, mais M. Nicolau y avait des actions) : 

 

"Je conserve de Maillol une vision unique; il était très amoché; ce sont surtout les cercles, mauves, diaprés comme un arc-en-ciel, autour des yeux, qui m'ont impressionné; cette coloration, due au choc, et à la fracture du crâne, était à la fois tragique et magnifique ! J'alerte la famille de Maillol, à Banyuls; je le conduits dans la "maison rose"; je le déshabille, le lave et l'installe; puis je m'en vais..."

 

A ce moment-là, Jacques se lève et va extraire de ses rayonnages un superbe livre sur Maillol : je ne connaissais pas l'étude de Paul Sentenac, publié en 1937, agrémenté de belles photos de sculptures, dont "La Vénus au collier", qui se trouve à Zurich, sœur de la Vénus de la Loge, à Perpignan, mais dépourvu du fameux bijou...

 

La conversation porte ensuite sur Dufy, qui résida longtemps à Perpignan, place Arago et au bout de la rue Jeanne D'Arc, chez Bassères, l'ancien marchand de bois : "Il ne pouvait plus peindre; je le conduisais chez le radiologue qui a dans son bureau quelques toiles de lui : Dufy ne pouvait pas payer...C'était, malgré sa situation difficile et sa maladie, un personnage hautain... C'est grâce au céramiste Artigas et à son épouse "Pincette" que Raoul Dufy a pu trouver refuge à Perpignan; à cette époque, après la guerre, il dessinait sur des étoffes, car il fallait manger...

 

Tous les peintres de Catalogne sont passés par Llorens Artigas, qui a laissé à l'aéroport de Barcelone une belle fresque sur un panneau énorme. Il a travaillé aussi pour Maegh, à Saint-Paul de Vence; au départ Maegh a enrôlé trois grands artistes, alors dans le besoin, Miro, Chagall et Giacometti, pour la décoration de la maison-musée et de la chapelle aux vitraux..."

 

J. Maso a aussi connu Hans Hartung, prisonnier au camp du Barcarès et qui, par la suite, résida durant de longues années à Leucate. Il se lia aussi avec Jean Fautrier qui faisait des cures à La Preste, dans le Vallespir; Libion lui confectionnait des chemises, dans son atelier de l'avenue de la gare... Ces rencontres ont donné suite à des années d'amitié, qui expliquent la présence de tous ces tableaux, ici... Jacques me montre une petite pièce où coucha Appel-Les Fenosa en 1957...Et il y aurait encore beaucoup à raconter en regardant toutes ces toiles : celle de Macia, réfugié en France avec P. Garcia-fons, de Berrocal, de Velickowi, de Rossofsky, originaire de Chicago, d'Assadour...

 

Et Willy Mucha, un peu oublié aujourd'hui, sans fondation à Collioure ou ailleurs; un artiste doué qui recevait beaucoup, par exemple Malaparte, l'auteur de "La piel", dans sa maison du  quartier du Mouré, à Collioure...Sa femme a fini sa vie dans la maison de retraite en face de la fontaine d'amour, à Perpignan, puis à Banyuls...Triste fin...Willy Much connaissait tout le monde, mais il n'est pas assez reconnu..."

 

Nous revenons, pour finir, au présent... Malgré l'âge, J. Maso n'en a pas fini avec les aventures et...les procès ! 

Il me montre le journal catalan de Figueres, "Hora nova", daté du 17 septembre 2013, qui traite de "l'éternel procès". Jacques avait acheté un terrain à Roses, il avait conçu des plans excentriques; tous les papiers étaient en règle, mais peu à peu les architectes se sont éloignés du projet initial et la maison ne ressemblait pas à la villa des rêves... Il y eut trois ans de procédure, à Roses, puis cinq ans au tribunal de Gérone et enfin quinze à Madrid..! Pour aboutir...à rien, pas de suite...la justice en Espagne...

 

Il faut savoir terminer une conversation ! Je prends congé, à regret, et Jacques me raccompagne avec l'ascenseur. Il me fait sortir, surprise, par le garage, immense, témoin de l'histoire des taxis et des ambulances de Perpignan; il a "installé" sur un mur de ce garage une sorte d'oeuvre d'art personnelle, symbolisant le travail de toute une vie et de toute une famille : une calandre de Mercédès, synonyme de fortune, luxe et de volupté, jouxte une énorme clé à molette, "rouillée autrefois, mais je l'ai peinte à la feuille d'or", me confie l'heureux propriétaire des lieux... 

 

J'ai compris que par cet objet et cette formule, il voulait exprimer son bonheur du labeur bien fait, toujours au service du prochain, dans les temps de guerre comme dans les années de paix...

 

Perpignan, rue S. Vauban, 16 octobre 2013.

- - -

* document lu sur le net :

Le feuilleton judiciaire 

de la famille Maso

    • Par Claude Belmont, mis à jour le 26/11/2007 

Cette famille peut-elle récupérer largent que lui a volé la Gestapo ? Décision demain de la cour dappel administrative de Marseille.

Largent volé par la Gestapo en 1943 peut-il aujourdhui être remboursé à une famille française? Demain, la cour administrative dappel de Marseille devra trancher cette question.

Le 4 mars 1944, les membres de la famille Maso de Perpignan sont interpellés. Ils seront brutalement interrogés pendant dix jours puis remis en liberté. Car les enquêteurs de la Gestapo ne réussissent pas à prouver les liens entre ces taxis ambulanciers et la résistance. Pendant des mois pourtant, les Maso accueillent des aviateurs alliés, des Anglais, des Canadiens, quils transportent dans leurs véhicules habilités à circuler, jusquà la frontière espagnole.

À leur retour, les Maso saperçoivent que leurs économies ont disparu : 90000 francs en billets et 40000 francs en bon du trésor. Ils vont à la préfecture de Perpignan déposer plainte contre... la Gestapo, sûrs que ce sont ses membres qui ont commis le vol.

 

Depuis, laffaire a été instruite deux fois sans trouver daboutissement. «Le consulat dAllemagne à Marseille nous a dirigés vers le tribunal de Berlin. Notre affaire a été jugée en 1964. Les juges allemands nous ont demandé dapporter la preuve que le fruit de ce vol était bien arrivé en Allemagne. Ils nous ont demandé de fournir le détail des valeurs et les numéros de tous les billets dérobés. Nous navons jamais pu produire ces preuves, nous avons été déboutés», raconte Jacques Maso, 83 ans, toujours aussi déterminé. «Quand on mène un combat, on va jusquau bout. Ce remboursement, cest une affaire de principe», poursuit-il.

En 2005, Jacques, dernier survivant de la famille avec sa sœur Joachine, pense toucher au but. Devant le tribunal administratif de Montpellier, le commissaire du gouvernement pointe le laxisme de lÉtat dans ce dossier passé entre les mains de tous les ministres des Affaires étrangères. Mais larrêt de la chambre administrative déboute une nouvelle fois celui qui avait osé défier la Gestapo.

Demain, soixante-trois ans après le vol et la plainte déposée contre loccupant, se jouera donc la dernière séance de ce surprenant feuilleton. Pas sûr quelle satisfasse le combatif retraité.

 

Jacques Maso arrêté et torturé par la 

 Jacques Maso arrêté et torturé par la Gestapo

Une plainte déposée en 1944 contre la Gestapo toujours pas résolue

Faisant parti d'un réseau allié pendant la 2nde Guerre mondiale, Jacques Maso arrêté et torturé par la Gestapo a découvert en rentrant chez lui que l'occupant avait en plus pillé sa maison. Il a donc déposé plainte le jour même puis attaqué l'Etat français et allemand.

 

Regardez la vidéo :

http://videos.tf1.fr/video/news/france/0,,3671960,00-plainte-deposee-1944-contre-gestapo-toujours-resolue-.html

 

Sources : tf1.fr

Souvenirs de Jacques Maso à propos du peintre Hans Hartung. 

 

   Il l'a connu à Paris grâce à M et Mme G. Pompidou. Mme Pompidou était folle d'Hartung : elle avait décoré l'Elysée avec ses tableaux…

 

(photo : Hans Hartung devant la statue de Maillol, en 1970 à Saint-Cyprien, avec Madeleine, l'épouse de J. Maso. La scène se déroule après un voyage au Portugal.

 

Hans possédait une Chrysler blanche décapotable; il conduisait malgré sa jambe perdue en Alsace; il fut opéré à Lyon car la gangrène s'était déclarée; mais il s'était bien adapté à ce handicap… A cette époque, après la Libération, Hartung rendait imite à J. Maso qui habitait alors rue de la Cloche d'or; c'était au deuxième étage, mais Hartung montait sans grand problème…

 

   Pendant la guerre, il a été interné au camp du Barcarès (voir le blogabonnel sur Hartung en Catalogne). 

 

   Il s'évade en août 44. Il est arrêté à Figueres par la guardia civil; il va en prison à Figueres et Gérone, puis à Barcelone. Enfin, il est aboutit au camp de Miranda, au-dessus de Madrid.

On lui facilite la libération. Il s'engage dans l'armée française, mais est affecté à l'infirmerie car il est allemand.

 

Il se rend au Maroc avec l'armée et débarque à Golfe- Juan: il construira plus tard sa maison là où il a abordé (maison située à présent non loin du péage de l'autoroute; elle est devenue la fondation H. Hartung ). 

 

J.Maso se rendra plusieurs fois chez lui. Par exemple, le jour où l'artiste fut nommé académicien à Paris : c'est le seul peintre a être en même temps académicien en Allemagne ! J.Maso fut le seul à l'accompagner, avec son épouse, Ana Eva Bergman, pour ce jour mémorable !

 

Jacques se souvient d'une autre journée incroyable : dans la rue, ils attendent tous les quatre un taxi; arrive une Rolls immense conduite par un chauffeur noir… Un type s'écrie alors : 

   "Hans, que fais-tu là ? Tu vas où..? 

-Je vais à Montparnasse pour une réception !

-Je te laisse la voiture et le chauffeur !

 

   Sur la Côte d'Azur, il font la maison avec le peintre : terrain rectangulaire, maison en angle; deux ateliers, pour on épouse et pour lui-même,  sont construits dans les autres angles.

   A l'intérieur, comme Hartung était handicapé (il avait perdu une jambe à Strasbourg en ramassant des blessés), il avait fait installer un mécanisme grâce auquel le tableau en gestation montait et descendait à la hauteur désirée…

 

   Une autre fois, à l'occasion d'un transport sanitaire à Nice, en passant au péage de Juan-les-Pins, je dis  mon fils : "Si on allait rendre visite à Hartung..? " Dans la nuit, ils arrivent à retrouver la maison dans le quartier résidentiel qui s'est bien développé. Seule Ana Eva se trouve à la maison : "Il ne va pas tarder…Si vous voulez l'attendre…" Hans est arrivé à l'aéroport; une demi-heure plus tard, il arrive dans la voiture du consul d'Allemagne, escortée par des policiers à moto… On avait affrété un avion spécial pour recevoir la croix d'académicien en Allemagne...

 

 Il vient à Leucate qu'il a connu grâce à Henri de Monfreid. Le couple a habité dans un casot sur la colline, avec une table en bois et des branches pour faire du feu…Ils ont passé là plusieurs étés...

 

JPB

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 08:28
Paule et Pablo - Paule et les élus de Perpignan -
Paule et Pablo - Paule et les élus de Perpignan -

Paule et Pablo - Paule et les élus de Perpignan -

Dans son passionnant livre de souvenirs VIVRE avec PICASSO, Françoise Gilot, l'avant-dernière compagne de Pablo (encore vivante, à Montpellier, je l'ai écoutée, cette artiste, il y a quelques années à la librairie Torcatis) raconte (pages 434 et 451, édition du livre de poche, 1965), la liaison amoureuse entre l'artiste et son hôte de Perpignan, Paule... (JPB)

 

extrait :

"...Totote, le veuve de son vieil ami Manolo, et sa fille adoptive, qui vivaient près de Barcelone, arrivèrent accompagnées d'amis de Perpignan, le comte et la comtesse de Lazerme.

Mme de Lazerme était bien faite. Elle avait des yeux et des cheveux noirs, les traits classiques, et ressemblait beaucoup à mon amie de classe, Geneviève, bien qu'elle fût plus grande. Agée d'une trentaine d'années, cette dame avait l'air d'une charmante reine abeille.

Elle nous invita, Pablo et moi, à venir chez elle, à Perpignan. 

Ils habitaient une grande maison, nous dit-elle, et Pablo serait certainement intéressé par la bibliothèque de son beau-père, un homme de lettres qui avait été en relation avec Max Jacob et Apollinaire, au moments de leurs débuts.

Pablo allait à toutes les courses de taureau de Nîmes, et comme c'était une étape sur la route de Perpignan, il accepta de grand coeur l'invitation de Mme de Lazerme.

Une fois qu'il eut trouvé le chemin, il se dit qu'il était bien agréable de passer le temps, entre les corridas, dans cette grande maison dotée d'une curieuse bibliothèque.

Sachant que cette union s'effritait inexorablement, je trouvais inutile de l'accompagner dans ces expéditions.

Il me confia qu'il faisait la cour à cette jeune femme si charmante...

Il fit plusieurs voyages de ce côté...

 

Françoise GILOT

 

 

- - -

---Les portraits de Paule de Lazerme en Catalane par Picasso.

Picasso, Perpignan.

Trois portraits ont été donnés à la ville de Perpignan par la Comtesse de Lazerme.

*photo : Elle est entourée de Paul Alduy, maire de Perpignan, Mr Nicolau, adjoint à la Culture, lui-même ami de Picasso, Madame Valaison, conservatrice du Musée Rigaud.

Publié par Laurent Fontquernie (FB juillet 2013)

 

 

-"JUST A RIGAU..LO ! " (suite) :

Pourquoi le nouveau musée RIGAUD n'abrite-t-il pas un hommage à la famille De Lazerme..???

 

*** Paule de Lazerme (1910-2012)

 

Née Paule Dabadie le 22 octobre 1910 à St-Feliu d'Avall, elle épouse en 1931 le comte Jacques de Lazerme, étant désormais connue sous le nom de "comtesse de Lazerme".

Picasso exécuta plusieurs portraits de Paule de Lazerme : une gouache datant de l'été 1954, où elle est représentée en costume catalan ; une sanguine intitulée "Madame de Lazerme en catalane", datée du 14 août 1955, où elle porte une coiffe catalane et une croix en grenats de Perpignan ; une gouache datée du 19 août 1955, intitulée "Mmzede Lazerme en catalane", où elle porte un châle blanc et une robe rouge ; un dessin au crayon noir, daté du 24 août 1955, représentant Paule de Lazerme de profil assise dans un fauteuil à haut dossier.

 

Elle décède le 10 novembre 2012 à l'âge de 102 ans.

 

Publié dans Midi Libre le 13 Novembre 2012 (Distribué dans Montpellier) PERPIGNAN
M. Jean-Marc PUJOL, maire de Perpignan ; le conseil municipal
ont le regret de faire part du décès de Madame Paule DE LAZERME, donatrice d'oeuvres pour le musée Hyacinthe-Rigaud
et présentent à sa famille leurs plus sincères condoléances.

 

 

« Le festival "Les Musicales de Perpignan"

 

accueille Muriel Perpigna Falzon avec un répertoire qui explore le territoire catalan à travers les époques, du chant du quotidien au chant de revendication. Tels sont les fils conducteurs du spectacle : l’identité, la défense de la langue et d’un pays, l’attachement à la terre, la nostalgie, la lutte pour les droits à la liberté et à l’expression. Autour des arrangements de Sébastien Falzon, avec une formation inédite quartet + quatuor à cordes. Soirée qui marque également la sortie officielle du disque « Venim del Nord » (enregistré au Couvent des Minimes), en vente sur place Concert gratuit, ouvert à tous, le mardi 11 juillet 2017 à 21h00. »

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 09:37
Serrabonne et Mas Gili en Roussillon : 2 lieux / 2 artistes : Claude DELMAS et Claude PARENT-SAURA -
Serrabonne et Mas Gili en Roussillon : 2 lieux / 2 artistes : Claude DELMAS et Claude PARENT-SAURA -

*Littérature, hommage à Claude Delmas - par Michel LLOUBES :

 

CLAUDE DELMAS : DISPARITION DU DEPARTEMENT DES PYRENEES ORIENTALES 

Editions Libre d’Arts. Préface (remarquable) de Henri Lhéritier. 

 

Un titre décalé et énigmatique, "Disparition du département des Pyrénées-Orientales", qui pourrait faire croire à une provocation dans le débat actuel sur le pays catalan, il n’en est rien. Claude Delmas n’a jamais été de ceux qui, par snobisme politique, choisissent de se vendre au plus chaud du fer rougi par l’actu. Plume en main, il a toujours pris la mesure du temps et dans son dernier livre, il lâche sablier, horloges et calendrier des Postes pour atterrir en inversant les réacteurs de sa vie trépidante de cadre d'Air France. Plus de fuseaux horaires coupés, comme d’autres coupent les virages pour d’illusoires gains de temps, justement. 

Aussi, faut-il avoir lu jusqu’à la dernière page pour augurer ce que Claude Delmas a voulu mettre dans le titre. Car cette disparition annoncée, n’est pas celle du département qui a depuis longtemps perdu les octanes de son essence divine, celle qui faisait y descendre, naître ou mourir, peintres, écrivains, musiciens ou poètes, pour les remplacer aujourd’hui par les tristes senteurs du tourisme de masse. 

Non, la cause est perdue depuis longtemps, il le précise au passage, mais c’est une toute autre disparition que Delmas entend simplement raconter, en l'habillant de dimanche, comme on le faisait jadis pour saluer non pas le jour du Seigneur, mais celui du repos sainement gagné après une rude semaine de labeur. Pas de nostalgie qui n’est plus ce qu’elle était, pas de recherche du temps perdu goinfré de madeleines, non, un constat doux et lucide, celui d’une vie, la sienne, venue, vécue et vaincue par de petits bonheurs simples ou élitistes, entre deux siècles si riches en bouleversements en tous genres. Ah, combien de fois n'a t-il projeté sur grand écran, les images indélébiles du bombardement de Port-Bou par les Franquistes, la soutane ensanglantée de l'abbé Niort, ou des folies d'Espagne, toujours vers le Sud...

Chacun de nous, foraster, autochtone, ou ce qu’il reste des générations perdues, pourrait se reconnaître dans ce grand Adieu majuscule qu’il nous livre. Adieu à qui, à quoi ? Grand Meaulnes ou grand Duduche éternellement amoureux de toutes les filles de proviseurs, ce grand dégingandé , nous laisse le choix des grilles de lecture qui paraissent fort simples, simplistes diront d’autres, mais qui, en réalité, font surgir d’étonnants points d’interrogation sur notre homme. Amoureux de la vie, il l’est, esthète, évidemment, bouffeur de curés, toujours, homme de gauche, cela va de soi. Mais au-delà de ses précédents ouvrages romanesques ou romancés, bardés de certitudes, bonjour Marie, au-delà encore de son accent de cajoleuse rocaille qui fait la part belle à sa tendresse, sa joie d’écrire et de raconter, on découvre quelques accents inédits, chuchotés, que le lecteur recueille en confidence, presque en confession. On touche là au plus intime de Delmas. On est à la porte de l’étonnant mystère, peut-être cette disparition annoncée dès les âpres calcaires de Vingrau, et le silence de la mer qui vient lécher sa maison, en novembre 1942, rue Parmentier, à Rivesaltes. Chut, je lis…

 

Et pour ce faire, je m’accroche, car il faut être sportif pour plonger ainsi en son texte, il n’est pas pour rien voisin de Claude Simon ! Pas de numérotation de pages, de chapitres, ni d’alinéas, seules quelques majuscules en caractère gras permettent d’avoir pied. Tout est à lire d’un trait, en apnée, ou d’un gloup, cul sec ! Mais je m’habitue vite, car si parfois Claude semble avoir jeté ses mots sur la page, comme pour s’en débarrasser au plus vite, il y a tout au long de ce déroulé, de cette tranche qu’il s’est bien payée, ses yeux bleus qui me regardent bien en face, comme pour me dire, un brin narquois, de sa voix chaude, inimitable et complice : 

« Tu vois, Michel, c’est ça la vie ! »

*** Vernissage  PRIEURE de SERRABONA  _ BOULE D'AMONT ( 66 )

 

Signes cultuels païens et signes catholiques.

 

Une scénographie de CLAUDE PARENT-SAURA     sa collection de kachinas des indiens hopi

                                   ses créations contemporaines

 

A cette occasion un livre-objet emboitage en forme de croix entièrement conçu par l'artiste 

( tiré en 30 exemplaires) sera présenté .

 

comprenant :

 

2 œuvres originales  CLAUDE PARENT-SAURA 

 

Photographies           JAUME SAÏS

 

Textes                        DIDIER MANYACH  (écrivain )

                                   BEBE                        (plasticien )

                                   BRIGITTE DERLON ET MONIQUE JEUDY-BALLINI 

                                   (directeurs C.N.R.S au collège de France )  

 

Ancien élève desBeaux-Arts et de Germain Bonel, cet artiste protéiforme, a dépassé peinture, sculpture et dessin pour aller au-delà de tout geste conformiste, pour revenir au rituel et créer une sorte de "figuration détournée"…

Après avoir travaillé et expérimenté longtemps, le voici aux prises, ce "constructeur",  avec le plexiglas.

Le site mystique de Serrabonne s'ouvre à ses figures revisitées des poupées ou totems d'Arizona ou des civilisations précolombiennes. Un bel hommage à la tolérance et au syncrétisme.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:59
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
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BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
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BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ

***LIVRE, ça vient de sortir ! A lire sans attendre...

Inde, la vie, la mort (J.Pierre Bonnel) : en librairie sinon chez l'auteur (18 euros, port compris - JPB, 9 rue Saint-Jean, 66000, Perpignan) : 300 pages, roman, nouvelles sur l'amour, la mort et un Journal  de paternité inattendu... Contact : 06 31 69 09 32)

 

- - - Livre, encore, tout chaud : NAU !

*** LULLE

Les Éditions de la Merci ont le plaisir de vous annoncer la publication des Proverbes de Raymond, de Raymond Lulle.

Patrick Gifreu

 

lamerci.fr/

"editions de la merci" <editions.lamerci@orange.fr>

 

- - -

ODILE MAROT à Perpignan, peintures au palais :

 

La peinture sert à révéler la frontière entre la réalité et l imaginaire.

Entre le réel et son envers, l inachevé et le fini.

Créer c'est vivre son propre temps c'est interpeller; que celui qui regarde perçoive éprouve, sente physiquement le message.

C'est donner un supplément d'âme à ce qu'on ne voit plus..

 

PALAIS DES ROIS: ODILE SANS LARMES

Du 16 juin au 27 août, Odile MARO ARBOS peintre de délicatesses lumineuses et de subtilités picturales majeures s'offre le palais des rois de Majorque à Perpignan.

Elle a regroupé sous un joli nom (mais parfois battu pour n'importe quelle omelette, ce n'est pas ici, bien entendu, le cas) de PASSAGES/ PASSATGES -puisque le bilinguisme n'a pas été bouté hors les murs de la médiévale. Peintures d'intériorité, de lueurs spirituelles, de palpitations discrètes, fruits d'une concentration que Stephan Zweig rapprocherait de la prière. Comme des notes de musique sur la peau de l'âme...

 A découvrir ensuite tous les jours de 10 h à 18 h. Il y a 99 marches à gravir, mais qui a dit que le bel art comme le bon air se méritent?

 

MERCI à METBARRAN.canalblog☺️

***NAU, c'est nouveau ! NAU c'est new et maintenant ! à ARLES, pas en Provence, ais en 66
 
 
 
 
 
Voici le programme quasi définitif.de nos journées inauguratives.
 
Au plaisir de nous y rencontrer. 
 
Antoni MADUEÑO & Mélanie RABAT
 
 

INAUGURATION DE LA NAU [now] -

LE MOULIN DES ARTS ET DE L'ARTISANAT

 

ARLES SUR TECH / 7 & 8 juillet 2017

 

 

7 juillet ENTRéE LIBRE

 

20h30 Bénédiction de LA NAU par Albert VIDAL, comédien performer

 

Cantigas d'Amigo Antoni MADUEÑO chant médiéval / Carlos ALMA danse contemporaine /Keith KHAN design

 

 

8 juillet ENTRéE LIBRE

 

10h ACCUEIL pour un café/thé/infu/jus à la Boutique du MOULIN DES ARTS

 

11h00 Atelier collectif de création DEROULE TA BOBINE (à partir de 7 ans, bilingue français catalan) avec Mélanie RABAT

 

12h45 PRESENTATION DU PROJET POUR LA NAU [NOW] – Antoni MADUEÑO et Mélanie RABAT

+ La Machine à créer, Tinguely et cie – Appel à projets et Projections

Lluis BOSCH, humoriste et Carolina RIUS, piano: una introduccio al Vermut / une invitation à l'apéritif

 

13h - 15 h 30 REPAS PARTAGE (TIRé DU SAC)

avec la participation des CANTARINES de RIPOLL (chant polyphonique de femmes)

et rencontre autour du projet de Café associatif des "Céretphiles"

 

A partir de 16h

Enric NAVARRO - catalan folk singer

David – Evocation à Shakespeare (sous réserve)

Clara GARI, marcheuse et cuisinière, jota i yukulélé

Salvador GIRALT, écrivain, poèmes

Sergueï WOLKONSKY, artiste, performer

BOOK-JAYING Happening Et si l'on mixait des livres et non des disques ?




-- 
LA NAU [now]
Le Moulin des Arts et de l'Artisanat
Arles sur Tech F-66150 
07 77 04 30 69 
0034 626 507 016

 
FB La Nau Arles sur Tech 
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 08:56
Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -
Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -
Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -
Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -

Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -

*** « D’UNE MER À L’AUTRE » Festival du Livre de Collioure, les 1, 2 & 3 septembre 2017 

 

 

L’édition 2017, dédiée à « L’Europe des écrivains", accueillera trois auteurs de différents pays européens, Gazmend Kapllani (Albanie), Gila Lustiger (Allemagne) et Aro Sáinz de la Maza (Espagne). L’écrivain et biologiste maritime Steven Weinberg nous viendra des Pays-Bas. La Bande dessinée sera représentée par Laureline Mattiussi (France)

Une vingtaine d’éditeurs et une quarantaine d’auteurs du Roussillon seront présents sur les stands, ainsi que le festival partenaire Toulouse Polars du Sud et les Médiathèques Intercommunales.

 

Durant les deux jours d’exposition, Place du général Leclerc, quatre ateliers thématiques seront ouverts au public. Les Tables rondes se succéderont, et deux librairies (Librairie Torcatis, et Llibreria Catalana) proposeront un grand choix de livres en présence d’auteurs en dédicace. 

Vendredi, en ouverture du festival la soirée sera consacrée à l’odyssée du Commandant Cousteau, avec une projection du film l’Odyssée commentée par Steven Weinberg

Dimanche matin, une randonnée littéraire nous conduira à la rencontre des lieux fréquentés par quatre auteurs ayant vécu au village (Patrick O’Brian, Jean-Marc Reiser, Antonio Machado, Boris Darnaudet).

 

Pour retrouver le programme détaillé de cette manifestation, rendez-vous sur notre page Facebook

https://www.facebook.com/pg/Festival-du-livre-de-Collioure-Dune-mer-%C3%A0-lautre-256260937901116/about/?ref=page_internal, rubrique « À propos », « Histoire».

 

Contact presse : Sophie Savary, attachée de presse. 

06 86 85 39 66

fdlcollioure@gmail.com

 

 

 

- - -

Institut Ramon Llull/ Newsletter # 75

JUILLET 2017 / PARIS, FRANCE

 

  BUREAU DE PARIS

 

SOTTEVILLE-LÈS-ROUEN,  02/07/2017

 

Rencontre et découverte du cirque catalan au festival Viva Cité de Sotteville-les-Rouen

 

L’Association des Professionnels du Cirque en Catalogne, en collaboration avec Catalan Arts-Gouvernement de la Catalogne et l’Institut Ramon Llull, organisent un showcase professionnel des dernières créations des compagnies de cirque catalanes Amer i Àfrica (portés acrobatiques), Diegolow (diabolo) et En Diciembre (roue cyr) le samedi 1er juillet à 12h, au Bois de la Garenne.

+ info >>

*Roman noir de Frontignan

FRONTIGNAN,  02/07/2017

 

Andreu Martín au Festival International de Roman Noir de Frontignan

 

L'écrivain catalan Andreu Martín assistera à la 20ème édition du Festival International du Roman Noir de Frontignan. Il y sera présent pour dédicacer ses romans vendredi 30 juin.

+ info >>

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:01
Dali à Céret -

Dali à Céret -

**Céret : Exposition Dalí : Eurêka ! (J'ai trouvé !) 

Picasso : "Je ne cherche pas, je trouve !"

 

Au Musée d’art moderne de Céret

du 24 juin 2017 au 1er octobre 2017


« Dalí : Eurêka ! » présente l’intérêt de l'artiste pour toutes les disciplines scientifiques qui ont alimenté son propre imaginaire. L’exposition fera également revivre le « voyage triomphal » du maître à Céret le 27 août 1965 : de sa résurrection dans une crypte médiévale à son départ en train pour la gare de Perpignan « centre du monde ».


Musée d’art moderne de Céret
Établissement Public de Coopération Culturelle
Ville de Céret - Département des Pyrénées-Orientales - Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée
8, Bd Maréchal Joffre, BP 60413 - 66403 Céret Cedex - Tel : 04 68 87 27 76


L’exposition sera organisée en une série de chapitres thématiques traitant d’un domaine scientifique réinterprété par la méthode paranoïaque-critique dalinienne. Une approche originale de l’œuvre de l’artiste visionnaire. « Je suis fou », aimait à déclarer l’artiste. La science – et l’exposition du musée d’art moderne de Céret – apportent la preuve que « La seule différence entre un fou et [lui], c’est [qu’il n’est] pas fou ».


Dans son Dictionnaire abrégé du surréalisme, André Breton définissait Dalí comme « le prince de l’intelligence catalane ». Dalí s’est en effet intéressé à toutes les disciplines scientifiques, de l’astrophysique à la théorie de la relativité, de la psychanalyse à la génétique, jusqu’aux théories contemporaines et très complexes des catastrophes ou des cordes.
Cette curiosité universelle fait de Dalí un héritier des grands Maîtres de la Renaissance. La science nourrit sa pensée, sa capacité à interpréter le monde extérieur comme sa propre psyché. Elle répond à son besoin fondamental de chercher, dans l’univers et ses règles, la vérification d’une intuition personnelle et irrationnelle.


Assimilant le Temps à une matière malléable – à du camembert coulant –, Dalí revendique l’héritage des grands maîtres du passé tout en opérant une projection, une prémonition sur l’avenir.

 

Dès ses années de formation, Dalí montre un intérêt pour l’astronomie, la psychanalyse, les sciences naturelles, l’entomologie, la théorie de la relativité. Il a accès à ces disciplines à la Residencia de estudiantes de Madrid, où le philosophe José Ortega y Gasset, traducteur de Freud, Einstein ou encore Marinetti, organise conférences et rencontres.


Au tournant des années 30, l’artiste élabore sa célèbre théorie de la Méthode paranoïaque-critique, largement dominée par les thèses de la psychanalyse, qui montrera de réels points de convergences avec les recherches du jeune Jacques Lacan sur la paranoïa. Dalí envisage dès lors de lier plus intimement art et science.


Les premiers essais nucléaires puis les bombes sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 l’amènent à s’intéresser à la structure atomique de la matière. Effectuant un retour au catholicisme, il propose des représentations nucléaires des figures de l’art sacré, Christ et madones.

Dalí n’hésite pas à aller à la rencontre des savants : il rend visite à Freud à Londres en 1938, puis à Francis Crick à New York (prix Nobel en 1962 avec Watson pour la découverte de la structure de l’ADN). Il rencontra Dennis Gabor, prix Nobel de physique pour la découverte de l’holographie qui occupera Dalí dans les années 70. Enfin, René Thom, l’auteur de la théorie des catastrophes et Marcel Pagès et la théorie de l’antigravitation. C’est d’ailleurs en compagnie de Marcel Pagès que Dalí se rend à Céret le 27 août 1965, pour une journée fantasque et riche en événements largement évoquée dans l’exposition.


En 1985, Dalí réunissait dans son musée de Figueras un aréopage de scientifiques de renommées mondiales pour un symposium intitulé « Procès au hasard ». Très affaibli depuis la disparition de sa femme Gala, le Maître suivait les débats par vidéo transmission de sa chambre. Ces moments poignants de celui qui était terrorisé par la mort et qui s’était promis l’immortalité physique, attestent d’un insatiable appétit de connaissances et de curiosité pour les sciences.

 

- - -

METISSAGE MUSICAL et langue catalane :

 

***‌Le Col·lectiu Angelets de la Terra revendique un métissage musical autour de la création en langue catalane. La diversité d’origines et de styles des musiciens résidents en Catalogne Nord est une richesse qui transparait dans les 13 disques édités en sept ans. La huitième compilation sera présentée au théâtre municipal de Perpinyà lors du concert de Balbino Medellin, le 25 juin. 

 

Depuis 2010, ce projet musical de qualité qui ne cesse de progresser met en évidence que les nouveaux Catalans permettent à notre culture de ne pas finir dans un musée ou une carte postale, en apportant de nouvelles sonorités et du sang neuf. Le collectif de 300 musiciens revendique une "catalanité" ouverte au monde. Ces musiciens sont originaires d'Occitanie, Sicile, Kabylie, Angleterre, Bretagne, Haïti, Maroc, Alsace, etc. Les artistes locaux ne s’étaient jamais trouvés aussi nombreux autour d’un même projet : valoriser la « llengua d’aquí ». Pour ceux qui doutent, il leur suffira de constater le bilan très positif du Col·lectiu qui a diffusé 256 chansons en catalan, dans tous les styles de musiques actuelles. Le métissage est donc le futur de la Catalogne Nord et la langue catalane est encore un facteur de cohésion sociale.

 

Dans cette huitième compilation, Llamp te Frigui a mis en musique un texte de Ramon Faura pour rendre hommage aux héros, insurgés du Vallespir puis du Conflent qui se révoltèrent pendant une dizaine d’années contre l’annexion de la Catalogne Nord par la France. Ils se prénommaient les Angelets de la Terra. Joaquim Vilarnou, journaliste spécialiste de la chanson en catalan pour la revue de Barcelona Enderrock a été emballé par le texte et les arrangements musicaux. Il souhaite que Ramon et Franck Sala créent d’autres chansons de ce genre. Il y a aussi Balbino Medellin qui interprète magnifiquement une version en catalan de Georges Moustaki qu’avait chanté Marina Rossell. 

Stéphanie Lignon qui participe au projet depuis le début a enregistré une compo, traduite par Gerard Jacquet, où elle dévoile un univers personnel. 

Romain Lucas comme son père avec Buenasuerte ont fait deux versions du célèbre Joan Manuel Serrat, l’une ragga et l’autre salsa. Marilys Mérial, à seulement 17 ans, nous fait découvrir pour son premier enregistrement une voix venue des profondeurs de l'âme, parfois à peine audible. 

Gerard Jacquet a réenregistré un de ses tubs avec de nouveaux arrangements électro réalisés par Philippe Dourou.

 

 Gaëlle Balat interprète un texte écrit par sa mère avec une voix douce et délicate. Julio Leone, avec un morceau acoustique, nous donne un avant-goût de l’album que va sortir son groupe Ghetto Studio. Patricia Di Fraja a gagné son pari d’enregistrer la version de Joan Pau Giné qu’elle n’avait pas pu faire lors de l’hommage rendu au « cantautor de Bages » en 2013. Elle vous séduira par son interprétation tendre et joyeuse.Gadjo Lolo, ancien des forces spéciales, a aussi enregistré son premier titre en catalan, lui qui a des origines dans le Haut Vallespir et qui avait été repéré pour son succès avec la chanson « Roussillon ». 

Elise Mateu et José de los Rios ont été rencontrés par Ramon Faura lors des Lundis Guitare. Elise, qui a participé le mois dernier à l’émission « N’oubliez pas les paroles », a choisi de reprendre un morceau d’Eric Clapton en catalan. Sa mère était l’une des premières enseignantes de la Bressola. José nous propose une version andalouse de l’hymne de Catalogne qu’il chante déjà sur scène étant donné son attachement viscéral pour cette œuvre. Rumba Coumo a laissé le piano de la salsa pour se centrer presque exclusivement sur la rumba catalane et faire perdurer la culture musicale gitane comme ils le revendiquent dans leur chanson. Muriel Falzon Trio nous envoûte avec l’un des traditionnels enregistrés pour son album 100% en catalan, avec les arrangements du pianiste de jazz Sébastien Falzon. Selon la chanteuse Muriel Perpigna, c’est sa participation à la cinquième compilation du Col.lectiu en 2014 qui a généré ce nouveau projet musical. Il y a aussi ses débuts en tant que choriste de Blues de Picolat avec Gaëlle Balat et Annabelle. Toutes les trois sont d’ailleurs sur cette compil.Annabelle Scholly Lotz, catalane d’origine alsacienne, nous surprend une deuxième fois avec une interprétation très émouvante. Elle était dans la septième compil, en janvier 2017.

Alexandre Guerrero, le chanteur d’opéra élève de la célèbre Montserrat Caballé, participe aussi pour la deuxième fois. Il était dans la première compil en septembre 2010. Joan Ortiz et Blue Sol proposent deux morceaux aux textes qui sont de véritables odes au métissage. Vincent Vila nous fait découvrir l’univers d’un « Reggae Man » jusqu’au bout de ses rastas qui enregistre ses morceaux dans sa yourte. Pascaline séduira les amateurs de pop anglaise et vous bercera avec sa voix suave. La Reskape nous offre une nouvelle version de l’Estaca déchaînée.

 

www.angeletsdelaterra.com

 

La conférence de presse en présence de tous les artistes dont Balbino Medelin et Marina Rossell aura lieu le samedi 24 juin, à 14 heures, au Café de la Poste de Perpignan. Pour plus d’information appelez Ramon Faura au 06.68.89.82.71.

 

Pour télécharger la huitième compilation cliquez ici :https://wetransfer.com/downloads/8b14b41e1735920449dc73df629c7af620170612055804/b15a3e72a3c5b94153b4bb79be3b45db20170612055804/f25376

 

- - -

JEAN IGLESIS :

 

***Aquest poema escrit amb motiu de la nit de Sant Joan (23 de juny)

 

Ce poème écrit pour la nuit de la Saint-Jean (23 juin)

 

Sant Joan

 

El cel ens sembla mil.lenari

Mentre els estels se'n van ballant.

Tots els records deixen l'armari,

Festejant la nit de Sant Joan.

 

La font busca per la muntanya

Un camí sempre tortejant

I porta a la vila llunyana

Les aigües fredes de Sant Joan.

 

Les espigues de blat somriuen

L'endemà ja les tallaran

Per oferir als xicots que riuen

El pa fresc i nou de Sant Joan.

 

El conill, ell que no dormia,

Que anava pel camp ferejant,

Encerta el trèvol que es perfila

Entre les herbes de Sant Joan.

 

Aleshores sentim que creixen

Lligams estrets d'or i de sang,

Quan els ulls cansats parpellegen

Com les fogueres de Sant Joan.

 

Joan Iglesis

 

Sant Joan 2017

No sem occitans!... Sem catalans!...

 

La gran i nova regió

Ha entrat en religió

A fi d'encertar un nom

Que pugui plaure a tothom.

Sota el buf del vent d'Espanya,

S'ha escollit Occitània,

Oblidant la veu ufana

De la terra catalana.

 

Hem escrit la nostra història

Sense perdre la memòria.

El cant dolç de la senyera

Riu de la mala frontera.

Drets, de cara a l'opressió,

Avui sem una nació.

Escoltem la veu ufana

De la terra catalana.

 

Volem a sota la neu

Contemplar el Pirineu,

Seguir camins ramaders,

Rics de records verdaders.

Volem a vora del mar

Viure el caliu de la llar,

Entendre la veu ufana

De la terra catalana.

 

Canviar d'identitat?

Ser descatalanitzat?

Esborrant un nom, un lema,

Es pot resoldre un problema.

Si el rei fa la lliçó,

Sempre ens queda una cançó

Per sentir la veu ufana

De la terra catalana.

 

Refrany

No volem ser occitans!...

Des de temps d'or i de sang,

Caminem sempre endavant...

Sem i serem catalans!...

 

Joan Iglesis

 

 

Saint-Jean 2017

Nous ne sommes pas occitans!...  Nous sommes catalans!...

 

La grande et nouvelle région

Est entrée en religion

Afin de se doter d’un nom

Qui puisse plaire à tout le monde.

Sous le souffle du vent d’Espagne (1),

Il a été choisi Occitanie,

En oubliant la voix fière

De la terre catalane.

 

Nous avons écrit notre histoire,

Et ce sans perdre la mémoire.

Le doux chant de notre drapeau

Se rit de la frontière malsaine.

Bien droits face à l’oppression,

Aujourd’hui nous sommes une nation.

Nous écoutons  la voix fière

De la terre catalane.

 

Nous voulons, dessous la neige,

Contempler les Pyrénées,

Suivre les chemins de transhumance,

Riches de souvenirs authentiques.

Nous voulons, près de la mer,

Vivre la chaleur de notre foyer

Et entendre la voix fière 

De la terre catalane.

 

Changer notre identité?

Être « décatalanisé »?

En effaçant  un nom, un  lemme (2),

On peut résoudre un problème.

Si le roi dicte la leçon,

Il nous reste une  chanson

Pour  percevoir la voix fière

De la terre catalane.

 

Refrain

Nous ne voulons pas être occitans!...

Depuis des temps de sang et d’or,

Nous allons toujours de l’avant...

Nous sommes et serons catalans!...

 

Joan Iglesis

 

(1) vent d’Espagne : vent d’autan, dans la région de Toulouse-Midi-Pyrénées

(2)  lemme, leitmotiv : appellation ou slogan

 

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 08:44
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -

POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -

***LES POMONES de MAILLOL - Une POMONE au musée RIGAUD 2017 (ouverture le 24 juin)

 

**MAILLOL et la POMONE - À partir de 1907, le sculpteur a réalisé plusieurs Pomone, dans des attitudes différentes, drapée, nue, etc :

"Maillol donna au cours de sa carrière d'autres représentations de la Pomone : 

Pomones vêtues en 1921 et en 1922, et une Pomone aux bras tombants , en 1937, la dernière version de ce sujet. Il est à noter que de l'une à l'autre, les bras, peu à peu, seront infléchis." Dina Vierny 

1910 :

Pomone est une sculpture en bronze. Créée en 1910, elle L'œuvre est une statue en bronze. Elle représente la nymphe Pomone nue, dans une posture de contrapposto (1) en appui sur la jambe gauche, présentant un fruit dans chaque main, les cheveux relevés, comme certaines femmes le faisaient dans les années 1900.

 

La sculpture est installée depuis 1964 dans le jardin du Carrousel aux Tuileries, dans le 1er arrondissement de Paris. Elle fait partie d'un ensemble de statues de Maillol exposées en plein air.

 

 

*Au petit Palais: 

Matériaux et techniques : Marbre blanc

Dimensions : H. 173 x l. 65 x P. 32 cm

Numéro d'inventaire : PPS1672

Mode d'acquisition : Achat après commande dans le cadre de l'Exposition internationale de 1937

Salle : salle postimpressionniste

 

Dimensions : H. 173 x l. 65 x P. 32 cm

Pomone fait partie des oeuvres majeures d'Aristide Maillol qui en présente un premier modèle en 1910 au Salon d'automne.

L'oeuvre, très remarquée, est alors commandée en bronze par le collectionneur russe Ivan Morosov pour décorer son palais à Moscou, au côté du décor de Maurice Denis sur le thème de l'Histoire de Psyché

Au cours de sa carrière, Maillol reprend le modèle de Pomone et en réalise différentes versions, nue ou drapée.

Le marbre du Petit Palais est une commande de la Ville de Paris à Maillol pour l'Exposition internationale de 1937.

 

- - -La POMONE - 1921, version habillée

 

Cette sculpture, à la magnifique patine et dans un état parfait, impressionne par sa grande taille et le traitement réservé à ses formes. Les volumes sont bien séparés, les surfaces parfaitement lisses, les parties clairement articulées. L’accent est mis sur la plénitude des formes et la précision de leur dessin.

 

Voici un modèle exemplaire de l’art de Maillol. Il s’agit de la sculpture en bronze représentant Pomone qui date de 1921. Cette figure mythologique montre la nymphe, grandeur nature, habillée d’une tunique longue, présentée debout. Une guirlande orne sa chevelure. Les bras allongés s’écartent du corps pour offrir les pommes qu’elle tient dans chacune de ses mains.

 

La figure est verticale et construite sur un art de symétrie de telle sorte qu’elle reste immobile. Aucun élément, pas même une expression dans le visage totalement idéalisé, ne vient troubler cette sensation de calme et de sérénité. Il s’agit de formes pures placées dans l’espace et sur lesquelles glisse la lumière.

Avec cette sculpture « classique  », dont il existe une version nue, Maillol fait ouvertement référence à la statuaire antique et à la beauté idéale, en totale opposition avec les conceptions d’Auguste Rodin. Pour parvenir à s’en dégager, Maillol, qui avait d’abord été un peintre nabi, compagnon de Maurice Denis, de Bonnard et de Vuillard, s’était directement inspiré des compositions de Puvis de Chavannes. Ainsi cette sculpture de Maillol pourrait-elle s’être échappée du Bois sacré cher aux arts et aux muses, le décor monumental peint par Puvis de Chavannes pour l’escalier du musée des beaux-arts de Lyon.

 

Cette sculpture de bronze, hauteur 181 cm, signée sur la base vers la droite: “A. MAILLOL”, numéroté et cachet du fondeur sur la base: “E.A 4/4 E. GODARD Fondeur Paris” a été vendue lors de la vente d’Art Moderne du 8 décembre 2009.

 

DESCRIPTION

POMONE DRAPÉE

Inscribed A. Maillol, numbered E.A 2/4 and inscribed with the foundry mark Emile GODARD Fondeur Paris

Bronze

Height: 70 1/2 in. - 179 cm

Conceived in 1921 and cast by Emile Godard, Paris. (vent Sotheby's, nov. 2016, vent che Sotheby's par la fondation Dina Vierny, nov 2016 (estimée à 800 000 euros)

 

Pomone drapée was conceived in 1921 during a period when Maillol was working on several commissions for monumental sculptures. This life-size figure allowed him once again to explore a theme that had interested him during his early career. 

The sculpture was based on an earlier version of Pomone, which Maillol created in 1910. In that sculpture, the figure extends her arms in a rigid gesture of offering to the beholder. 

In the present work, however, the artist renders Pomone with a much more relaxed posture, allowing her arms to rest at her sides. The resulting sculpture appears more naturalistic than the earlier version, and possesses a lifelike softness that the original Pomone lacked. 

 

John Rewald wrote the following about Maillol’s sculpture: "To celebrate the human body, particularly the feminine body, seems to have been Maillol’s only aim. He did this in a style from which all grandiloquence is absent, a style almost earthbound and grave… The absence of movement, however, is compensated by a tenderness and charm distinctively his own’ (J. Rewald, in Aristide Maillol (exhibition catalogue), Rosenberg Gallery, New York, 1958, pp. 6-7).

 

- - -

(1) Le contrapposto, plus rarement orthographié contraposto en français, ou hanchement désigne dans les arts visuels une attitude du corps humain où l'une des deux jambes porte le poids du corps, l'autre étant laissée libre et légèrement fléchie.

La tradition attribue son invention au sculpteur Polyclète1. En réalité, le contrapposto apparaît dans la sculpture grecque à la fin du vie siècleav. J.-C. et marque la transition entre l'art archaïque et le premier classicisme. L'attitude permet d'introduire du dynamisme dans la composition, tout en soulignant la cohérence du corps et le lien des différents muscles entre eux. 

 

ARISTIDE MAILLOL Banyuls-sur-Mer, 1861- Banyuls-sur-Mer, 1944

 

POMONE DRAPÉE, 1921 Bronze à patine verte antique signé sur la base vers la droite : "A. MAILLOL", numéroté et cachet du fondeur sur la base : "E.A 4/4 E. GODARD Fondeur Paris" 181 x 61 x 48 cm (70,59 x 23,79 x 18,72 in.) EXPOSITION : "Maillol", Paris, Galerie Dina Vierny, mars-mai 1987, p. 114 (le modèle en plâtre reproduit) Paris, Musée d'Orsay,

 

 un exemplaire similaire exposé en permanence Jardin des Tuileries, un exemplaire similaire exposé en permanance "Maillol", Barcelone, Caixa Catalunya, 19 octobre 2009-31 janvier 2010, reproduit p. 185 (un exemplaire similaire) 

 

Le thème de Pomone fut abordé par Maillol la première fois en 1908. Une photographie prise dans l'atelier de l'artiste montre la sculpture en cours de réalisation. Le modèle, Laure, jeune et plantureuse, l'inspire. L'artiste confiera à Henri Frère

1 qu'il n'avait pas copié le corps de la jeune fille, mais que sa belle nature l'avait incité à la réinventer. 

L'artiste crée alors un nu de femme, gracieux, à l'allure généreuse et aux lignes sensuelles. Il exclut tout détail anatomique, cherchant à faire naître les seules impressions de plénitude et de beauté parfaites. La tête ceinte d'une couronne de fleurs, les deux bras tendus vers le monde, le creux des mains chargé de deux pommes à droite et d'une seule à gauche, Pomone lui apporte le succès (fig.1).

 

 Exposée au Salon d'Automne de 1910, le célèbre collectionneur russe Morosov, enthousiaste, achète la sculpture et en commande trois autres, L'Eté, le Printemps et Flore. Elles orneront un salon de son hôtel particulier de Moscou (fig.2). Avec Pomone, 1910, l'artiste fixe les canons de l'éternel féminin, ceux-là qui le conduiront vers une gloire pérenne. La puissance sereine, vecteur inébranlable de sa démarche artistique, trouve son incarnation en Pomone. 

En 1921, l'artiste reprendra ce thème et sculpte deux versions de la Pomone presque semblable : de face, couronnée, portant une longue robe moulante au large décolleté, à petites manches, la première tient deux pommes dans la main droite, une dans la main gauche et inversement. L'inclinaison des bras est légèrement plus basse que dans la sculpture de 1910. Dans les deux versions, on devine le léger mouvement de jambes par des plis allant tantôt à gauche, tantôt à droite. Dans un entretien avec le critique d'art et éditeur Tériade en novembre 1928, l'artiste rappelait qu'il avait éprouvé le "besoin de revenir à des formes plus stables, plus fermées." Il ajoutait que "dépouillées du petit détail physiologique, les formes obéissent davantage aux préoccupations plastiques de la sculpture". Bien que Pomone drapée préserve sa nudité, l'artiste fait naître à fleur de robe une douce sensualité pour le plaisir de l'oeil et l'éveil des sens. Maillol participe au Salon d'Automne en 1921. La même année, il sculpte une Pomone vêtue pour le Monument aux morts de la ville d'Elne (fig.3) et réalise la Pomone drapée. Dina Vierny fit don à la France en 1963 d'un certain nombre de sculptures de Maillol. André Malraux, alors ministre de la culture, défendit son budget devant l'Assemblée nationale avec ces mots : 

 

"Dina Vierny a bien voulu faire don à la France d'un ensemble imposant d'oeuvres sculptées de Maillol. Il est inutile de rappeler que Maillol est le plus grand sculpteur de plein air de notre temps. Nous retirerons donc des Jardins du Louvre un certain nombre de statues sur lesquelles je préfère ne pas insister, pour les remplacer par les oeuvres de Maillol"2. Y figure Pomone. 

 

En 1986, elle renouvela son geste généreux avec notamment Pomone drapée qui aujourd'hui s'impose au centre d'une salle du musée d'Orsay. La même version que notre sculpture. 

 

Fig. 1 : Pomone, 1910, Bronze, 164 x 53 x 47 cm. Fig. 2 : Intérieur de l'hôtel particulier d'Ivan Morosov à Moscou avec L'Eté et Pomone. Fig. 3 : Pomone vêtue (Elne). OUVRAGES CONSULTÉS : Waldemar George, Maillol, Arted, Editions d'Art, Paris, 1971. Dina Vierny, Bertrand Lorquin, Maillol, La passion du bronze, Fondation Dina Vierny - Musée Maillol, 1995. Tériade, Écrits sur l'art, Société Nouvelle Adam Biro, Paris, 1996. Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, Skira/Seuil, Paris, 2002. 14 janvier - 5 mai 1996, Berlin, Georg-Kolbe Museum, 15 mai - 22 septembre 1996, Lausanne, Musée cantonal des Beaux-Arts, 6 octobre 1996- 13 janvier 1997, Brême, Gehard Marcks-Museum, 25 janvier - 31 mars 1997, Mannheim, Städtische Kunstalle, Aristide Maillol. 1 Ami d'Aristide Maillol qui recueillera les confidences de l'artiste qui seront publiées par l'éditeur suisse Pierre Cailler en 1956. 2 Citation prise dans Maillol par Waldemar George, Paris, 1971, pp. 7-8.

 

**Pomone d'ELNE :

MONSIEUR MICHEL REBUJENT Société : 400525796

Fiche entreprise : chiffres d'affaires, bilan et résultat

Ajoutez le logo de votre société

 

MAS POMONE

CHEMIN DU SALITA

66200 ELNE

FRANCE

- - -

LOT

 

PAST LOT

29

ARISTIDE MAILLOL

POMONE DRAPÉE

Estimate 800,000 — 1,200,000 USD

 

Impressionist & Modern Art Evening Sale

14 NOV 2016 | NEW YORK | 7:00 PM EST

 

Aristide Maillol

1861 - 1944

POMONE DRAPÉE

Inscribed A. Maillol, numbered E.A 2/4 and inscribed with the foundry mark E. GODARD Fondeur Paris

Bronze

Height: 70 1/2 in.

179 cm

Conceived in 1921 and cast by Emile Godard, Paris.

READ CONDITION REPORT

SALEROOM NOTICE

 

This work will be included in the forthcoming Catalogue raisonné de l’oeuvre d’Aristide Maillol currently being prepared under the supervision of Olivier Lorquin.

PROVENANCE

Fondation Dina Vierny, Paris 

 

Private Collection, Switzerland (acquired from the above)

Acquired from the above in 2012

LITERATURE

Exposition Maillol au Japon (exhibition catalogue), Museum of Fine Arts, Yamanashi; Museum of Fine Arts, Hiroshima; Prefectural Museum of Fine Arts, Kumamoto; Prefectural Museum of Fine Arts, Ishikawa, Kanazawa; Prefectural Museum of Fine Arts, Ehime, Matsuyama; Prefectural Museum of Modern Art, Hoyogo, Kobe & Isetan Museum, Tokyo, 1984, no. S-68, illustration of another cast n.p.

 

Maillol (exhibition catalogue), Galerie Dina Vierny, Paris, 1987, illustration of the plaster p. 114

Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, London, 1995, illustration of the plaster & of another cast p. 88

Maillol (exhibition catalogue), Rotterdam, Kunsthal Rotterdam; Paris, Musée Maillol & Tielt, Belgium, Uitgeverij Lannoo, 2012-13, no. 42, illustration in color of another cast p. 79

CATALOGUE NOTE

Pomone drapée was conceived in 1921 during a period when Maillol was working on several commissions for monumental sculptures. This life-size figure allowed him once again to explore a theme that had interested him during his early career. The sculpture was based on an earlier version of Pomone, which Maillol created in 1910. In that sculpture, the figure extends her arms in a rigid gesture of offering to the beholder. In the present work, however, the artist renders Pomone with a much more relaxed posture, allowing her arms to rest at her sides. The resulting sculpture appears more naturalistic than the earlier version, and possesses a lifelike softness that the original Pomone lacked. John Rewald wrote the following about Maillol’s sculpture:

 

 

LOT

 

PAST LOT

ARISTIDE MAILLOL

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

Estimate 300,000 — 400,000 GBP

LOT SOLD 580,000 GBP

Impressionist & Modern Art Evening

19 JUN 2007 | LONDON | 6:00 PM BST

 

Aristide Maillol

1861-1944

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

inscribed with the monogram, numbered 6/6 and inscribed with the foundry mark Alexis Rudier Fondeur. Paris

bronze

height: 168cm., 66 1/8 in.

Executed in 1937 and cast in bronze in a nubmered edition of six.

READ CONDITION REPORT

SALEROOM NOTICE

 

The authenticity of this work has been confirmed by Dina Vierny.

PROVENANCE

Dina Vierny, Paris

Private Collection 

Acquired from the above by the present owner

EXHIBITED

Yamanashi, Musée Départemental des Beaux-Arts (and travelling in Japan), Maillol, 1984, no. S-59, illustrated in colour in the catalogue

LITERATURE

John Rewald, Maillol, Paris, 1939, illustration of the plaster p. 61
Jean Charbonneaux, Maillol, Paris, 1947, illustrations of another cast pls. 2 & 8
Claude Roy, Maillol vivant, Geneva, 1947, illustration of another cast pl. 52
Waldemar George, Aristide Maillol, Greenwich, 1965, illustration of another cast pl. 206
Maillol au Palais des Rois de Majorque, Perpignan, 1979, no. 85, illustration of another cast
Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, London, 1995, colour illustration of another cast p. 117

CATALOGUE NOTE

Pomone aux bras tombants was conceived in 1937 during a period when Maillol was working on several private commissions for monumental sculptures. This life-size figure allowed him once again to explore a theme that had interested him during his early career. The sculpture was based on an earlier version of Pomone, which Maillol created in 1910. In that sculpture, the figure extends her arms in a rigid gesture of offering to the beholder. In the present work, however, the artist renders Pomone with a much more relaxed posture, allowing her arms to rest at her sides. The resulting sculpture appears more naturalistic than the earlier version, and possesses a lifelike softness that the original Pomonelacked. When Maillol exhibited this revised version at the Petit Palais in 1937,

 

 

LOT

 

PAST LOT

ARISTIDE MAILLOL

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

Estimate 700,000 — 900,000 USD

LOT SOLD 553,600 USD

Impressionist and Modern Art Part One

02 NOV 2005 | NEW YORK | 7:00 PM EST

 

PROPERTY FROM THE ESTATE OF LAURANCE S. ROCKEFELLER

Aristide Maillol

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

Estimate 700,000 — 900,000 USD

 

 

 LOT SOLD. 553,600 USD (Hammer Price with Buyer's Premium)

JUMP TO LOT

 

 

 

 IMAGE ZOOM

 

DETAILS & CATALOGUING


  •  
     

 

IMPRESSIONIST AND MODERN ART PART ONE

02 NOVEMBER 2005 | 7:00 PM EST

NEW YORK

  •  

Aristide Maillol

1861-1944

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

Inscribed with the monogram and with the foundry mark Alexis Rudier Fondeur Paris and numbered 1/4

Bronze, green-black patina 

Height: 65 1/2 in.

166.5 cm

Conceived in 1937 and cast during the artist's lifetime.

READ CONDITION REPORT

SALEROOM NOTICE

 

The authenticity of this work has kindly been confirmed by Dina Vierny.

PROVENANCE

Dina Vierny, Paris

Acquired from the above

LITERATURE

John Rewald, Maillol, 1939, illustration of the version in plaster and marble p. 61

Waldemar George, Aristide Maillol, 1965, illustration of another cast pl. 206

Maillol au Palais des Rois de Majorque, Perpignan, 1979, no. 85, illustration of another cast

Aristide Maillol: 1861-1944 (exhibition catalogue), The Solomon R. Guggenheim Museum, New York, 1975, illustration of another cast pl. 105

Maillol (exhibition catalogue), Departmental Museum of Fine Arts, Yamanashi; Hiroshima Museum of Fine Arts; Prefectorial Museum of Fine Arts of Kumamoto; Prefectorial Museum of Fine Arts, Kanazawa; Prefectorial Museum of Fine Arts, Ehime; Prefectorial Museum of Modern Art, Hyogo;  Museum of Isetan, Tokyo, 1984, no. S-59, illustration of another cast.

Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, London, 1995, illustration of another cast p. 117

CATALOGUE NOTE

Pomone aux bras tombants was conceived in 1937 during a period when Maillol was working on several private commissions for monumental sculptures.  This nearly life-size figure allowed him once again to explore a theme that had interested him during his early career.  The sculpture was based on an earlier version of Pomone, which the artist had created in 1910.  In that sculpture, the figure extends her arms in a rigid gesture of offering to the beholder.    But in the present work, the artist renders Pomone with a much more relaxed posture, allowing her arms to rest at her sides.  The resulting sculpture appears much more naturalistic than the earlier version, and possesses a lifelike softness that the original Pomone lacked. When Maillol exhibited this revised version at the Petit

 

 

 

 

 

Pomone de Aristide Maillol qui sert de Monument aux m

 

**FILAF (FESTIVAL INTERNATIONAL DU LIVRE D’ART ET DU FILM)

 

Du 19 au 25 Juin, 2017

Le Festival international du Livre d’art et du Film (FILAF) est un évènement annuel dédié aux livres et films sur l’art. Il a lieu chaque année durant la dernière semaine de juin dans le centre historique de Perpignan. Le FILAF, via son festival et son salon du Livre d’art (dont la première édition aura lieu en 2016) a pour objectif de réunir, diffuser, célébrer et primer les meilleurs livres et films au sujet d’art parus dans le monde durant l’année écoulée. Il oeuvre à leur promotion et à la diffusion de leurs connaissances auprès du grand public. Les auteurs, réalisateur, éditeurs, producteurs et artistes sont invités à Perpignan afin d’y présenter leur travail. Une semaine de conférences, projections, tables rondes, ateliers pour enfants, lectures et signatures permettant aux professionnels de se retrouver et de présenter au grand public leurs productions les plus importantes.

Depuis sa première édition en 2011, le FILAF a pu recevoir des personnalités comme Sophie Calle, Daniel Buren, Miquel Barcelo, Juergen Teller, André S. Labarthe, Stan Neumann ou encore Roman Signer. Pour 2016: Michel Houellebecq, Gérard Garouste, Kenneth Goldsmith, Frédéric Taddéi, Matali Crasset et Bertrand Lavier.

+33 9 53 63 11 72

info@filaf.com

 

Adresse : 

CINÉMA LE CASTILLET ET PLUSIEURS LIEUX DU CENTRE HISTORIQUE
1, boulevard Thomas Wilson

Constatant l'absence dans le monde de l'édition d'une véritable manifestation ne s'intéressant qu'au livre d'art, et pareillement dans le domaine du film sur l'art, l'Association Cogito et son président Sébastien Planas créent le Festival international du livre d'art et du filmà Perpignan dont la première édition a lieu en juin 20112.

Le festival a pour objectif de présenter au grand public une sélection des meilleurs livres et films sur l'art parus / produits durant l'année écoulée à l'échelle internationale. Le FILAF œuvre à la promotion et à la diffusion des connaissances en art auprès du grand public avec pour support principal le livre et le film d’art. Auteurs, éditeurs, réalisateurs, producteurs et artistes sélectionnés sont invités à Perpignan afin d’y présenter leur travail : une semaine de conférences, projections, lectures, signatures, ateliers pour enfants, tables rondes professionnelles, soirées thématiques, permettant au monde de l’art de se retrouver et de présenter au grand public ses productions les plus importantes.

Le Festival s’appuie sur un comité scientifique de professionnels, reconnus dans chacune de leur discipline, responsable de la sélection tout au long de l'année. Il mobilise également un jury renouvelé annuellement qui, à l'issue du festival, remets le FILAF d'Or, le FILAF d'Argent et le Prix Spécial du Jury dans les catégories "livre" et "film"3.

© wikipedia

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Lundi 19 juin 15h30-17h

Centre d’Etudes Catalanes
Séminaire d’Études Catalanes -Arts Visuels  (CRIMIC)

 

 

ESTEVE RIAMBAU

Né à Barcelone en 1955. Docteur en Sciences de la Communication (1995), il est Professeur au Département de Communication Audiovisuelle et Publicité de l’Université Autonome de Barcelone. Depuis 2010, il est le directeur de la Filmoteca de Catalunya. Pendant son mandat, deux nouveaux sites ont été inaugurés avec des modernes installations pour la préservation et la diffusion du patrimoine cinématographique et, en 2013, il a organisé le Congrès de la FIAF en tant que membre du Comité Exécutif de cette institution.  Coréalisateur des long-métrages La doble vida del faquir (2005) et Màscares (2009), il a adapté et mis en scène la pièce Su seguro servidor, Orson Welles (2008). Responsable de la critique de cinéma dans divers médias espagnols et internationaux, il est l’auteur de plus d’une trentaine de livres sur l’Histoire du Cinéma, prêtant une attention particulière à l’œuvre d’Orson Welles. Ses travaux de recherche ont mérité le prix Comillas, celui de l’Association Espagnole des Historiens de Cinéma, le Film Historia de l’Université de Barcelona et, à deux reprises, celui de l’Academia de las Artes y las Ciencias del Cine Español. 

Présentation de la conférence

Titre : "La Filmoteca de Catalunya: gestion du patrimoine filmique et perspectives de recherche"

La Filmoteca de Catalunya est une institution chargée de la préservation et de la diffusion de la culture cinématographique. Elle dispose d’une Centre de Conservation et Restauration (Terrassa) qui compte près de 40 000 films et d’un siège à Barcelone avec deux salles de projection, expositions et une bibliothèque du cinéma avec 40 000 livres, photographies, affiches, revues et d’autres documents en consultation pour la recherche. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un centre strictement académique, la Filmoteca développe des synergies étroites avec l’université avec un objectif commun de recherche spécialisée.

*Etudes catalanes, Paris : 

 

"secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr" <secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr>

 

 

     Nous vous rappelons que le lundi 19 juin de 15h30 à 17h se tiendra 

dans le cadre du Séminaire d’Études Catalanes, Arts visuels (CRIMIC) la 

conférence d’Esteve Riambau (directeur de la Filmoteca de Catalunya) : 

La filmoteca de Catalunya : gestion du patrimoine filmique et 

perspective de recherche.

 

au Centre d’Études Catalanes de l’Université Paris-Sorbonne.

 

Au plaisir de vous rencontrer,

 

Bien cordialement,

P-S. Nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire auprès du 

secrétariat,

en raison du plan Vigipirate et de présenter une pièce d’identité à 

l’accueil.

-- 

secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr

 

Téléphone: +33 ( 0 ) 142.776.569

Centre d'Études Catalanes - Université Paris-Sorbonne

9, rue Sainte Croix de la Bretonnerie

75004 PARIS

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 09:15
Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)
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Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)

Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)

* Des GACHONS à la Vila Dufflot : Picasso aux couleurs fauves - Livre aux éditions Richard Meier - Beau texte de Nathalie Galissot, conservatrice du musée d'art moderne de Cért.

Enrée libre. Restaurant et piscine...

 

 

***3eme biennale internationale de poésie visuelle d'Ille sur Tet France

 

Vernissage le 16 juin 18h 30 

Lecture performance de Julien Blaine et Julien Boutonier

 

 

  Ille sur Tet à rendez-vous de nouveau avec la poésie visuelle à l’occasion de la troisième biennale internationale de poésie visuelle. Ce rendez-vous des années impaires s’enrichit de nouvelles participations et de partenariats. Le vernissage du 16 juin est celui du corps de la biennale autour de celui-ci deux hommages au poète catalan Joan Brosssa. Les deux hommages se voient à la médiathèque de Perpignan et à la librairie Torcatis.

Le réseau de contributions s’affine son spectre reste globalement le même le Brésil, l’Italie, il s’élargit sur l’Argentine et progresse nettement en France. L’atelier galerie (13) Treize devient un acteur incontournable de la poésie visuelle internationale avec comme moyens de vulgarisation les réseaux sociaux et sa revue papier Nuire. Le N° 2 de Nuire est consacré à la 3èmebiennale internationale d’Ille sur Tet, le numéro 3 paraitra en octobre 2017.
La mise en espace de la biennale faite comme pour les autres éditions par Daniel Van de Velde est une œuvre en soit ne privilégient pas les esthétiques ety la qualité de chaque poème visuel mais le spectateur libre de son choix et de ses appréciations.

Cette année les visiteurs pourront admirer le numéro 4 de la revue Ecbolade grâce à l’amitié de Alin Anseeuw avec des œuvres de

: Anseeuw, Bentivoglio, Chopin, De Vree, Garnier, Giner, Lepage, Lora-Totino, Mayor, Miccini, Mahou, Marcucci, Ori, Niccolaï, Oberto,  Perfetti, Parant, Riddel, Sanchez, Spatola, Ulrichs. Les textes sont soit frappés en creux sur des papiers divers (où se pose le problème de la visibilité/lisibilité), soit réalisés par les participants eux-mêmes.
Autour de ces pièces des années soixante-dix tout ce que les commissaires André Robèr et Daniel Van de Velde ont reçu depuis aout 2015. La géographie mise à nue, les esthétiques mises à nues au travers scénographie pour comprendre et sympathiser avec cette pratique exigeante et généreuse.
Notez bien que l’artiste Ryosuke Cohen sera à (13) Treize en septembre 2017 pour marquer cette fraternité artistique de la poésie visuelle.

16 juin 2017 18h 45 Lecture performance de Julien Blaine et Julien Boutonier

 

 

 

Mentions légales

Société : DCC Editions K'A pour
DCC EDITIONS K'A Galerie (13) TREIZE André Robèr
Téléphone : +33468576439
Télécopie : +339 57 17 81 36
Email : contact@editionska.com

DCC
SIRET: 45389025300053
Numéro d'identification TVA : FR00045389025300033
Association Diffusion de la Culture Contemporaine
DCC EDITIONS K'A (13) TREIZE André Robèr

*MAURESO :

Je serai ravi de vous accueillir 

au cœur de ma peinture,

à l'occasion de l'exposition

 

photo Michel Castillo

 

exposition organisée par la Mairie du Perthus

au Fort de Bellegarde

 

Vernissage le vendredi 16 juin à 18h30 au Fort de Bellegarde

 le collectif Dérives de Raison fera une action performative

l'exposition sera ouverte au public

du 19 juin au 17 septembre 2017

du lundi au vendredi 10h30 à 18h30

le samedi et dimanche 13h30 à 18h30

 

photos : J. Maureso, préparatifs de l'exposition dans le cadre de mon atelier ....

acrylique sur géotextile 200x100 cm

 

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***Galerie Odile OMS, Céret

 

Du 16 juin au 2 septembre 2017 , nous vous invitons à venir découvrir l’ exposition de :

Quim DOMENE

           

Vernissage en présence de l’artiste, le vendredi 16 juin à partir de 18 h.

 

Vous pouvez dores et déjà découvrir une partie des œuvres sur le site de la galerie :http://www.odileoms.com/fr/

(Pour y accéder, ainsi qu’à la biographie, cliquez sur l’image qui apparait sur le site)

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