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7 septembre 2022 3 07 /09 /septembre /2022 10:46
Portrait de V. Segalen par D. de Monfreid - 1909 -

Portrait de V. Segalen par D. de Monfreid - 1909 -

* à l'occasion de l'exposition au musée Rigaud de Perpignan :

 

le rôle de l'écrivain, poète, voyageur Victor Segalen 

 


Administrateur de la succession de Gauguin, Monfreid devient le garant de sa mémoire, organisant des rétrospectives et ventes avec Gustave Fayet. Une autre rencontre est déterminante dans cette vaste tâche : celle du médecin de marine et poète Victor Segalen en 1904. Ce dernier avait pour quelques sous, acquis une partie des œuvres et objets de Gauguin dispersés à la criée et, offrira ainsi à George Daniel de Monfreid la dernière palette du peintre ! Cette passion pour l’artiste ne devait jamais fléchir puisqu’en 1924, il fait publier Noa Noa, Voyage de Tahiti, recueil illustré par des gravures sur bois de Monfreid librement interprétées d’après Gauguin.

 

 

Sur Paul Gauguin (G. Daniel de Monfreid, 1903)


 

Le nom de George-Daniel de Monfreid reste attaché à la mémoire de Paul Gauguin, dont il était l'ami et le confident.

Voici ce qu'en dit le biographe Henri Perruchot*1 : Daniel de Monfreid, qui tiendra jusqu'à la mort de Gauguin une place tellement importante dans sa vie, a rencontré pour la première fois Gauguin à son retour de la Martinique, chez Schuffenecker. Il a exposé avec lui, en 1889, au café Volponi. Ses tendances artistiques ont beau s'écarter sensiblement de celles de Gauguin, il n'en éprouve pas moins une admiration des plus vives pour ce créateur de génie que l'on méconnaît. Certains goûts que les deux peintres ont en commun facilitent encore leurs rapports. On chercherait en vain chez Monfreid ce demi-bourgeois que dissimule mal l'artiste chez Schuffenecker. Monfreid a, comme Gauguin, l'amour de la nature. La mer exerce sur lui l'attrait qu'elle exerce sur Gauguin. Ce n'est pas sans raison que dans les milieux artistiques de Paris on l'appelle le capitaine. Il peint l'hiver ; l'été, il cabote le long des côtes, de Saint-Malo à Port-Cendres, sur une goélette de 36 tonneaux, la Marie-Madeleine, avec laquelle il pousse parfois jusqu'en Algérie.

 

Après la mort de Gauguin aux Marquises, George-Daniel entretiendra sa mémoire. La correspondance qu'ils ont entretenu a été largement éditée et rééditée. Il m'a parut intéressant d'ajouter un texte écrit en 1903, quelques mois après la mort de l'artiste, et qui est paru dans la revue “ l'Ermitage, revue mensuelle de littérature ” (Paris, déc. 1903*2) :

 

A propos de la mort de Paul Gauguin, son ami le peintre G. Daniel de Montfreid écrivit à notre collaborateur Auguste Achaume qui lui demandait des détails sur la vie du grand artiste. Nous avons cru qu'il était intéressant de publier cette lettre qui révèle le vrai caractère et la figure vivante de Paul Gauguin, et nous remercions notre collaborateur de nous l'avoir communiquée.

 

Que voulez-vous, mon cher ami, que je vous dise sur Gauguin ? A peine sa mort est-elle connue, qu'il est la proie des écrivains plus ou moins critiques d'art. Il me faudrait réfuter toutes les sottises dictées par la malveillance, la rancune, ou la complicité de ceux qui veulent plaire aux pontifes officiels. Et l'on sait combien Gauguin avait d'ennemis, suscités par sa haine des médiocres, par l'âpreté de son esprit combatif ? ou bien il faudrait répéter ce que d'autres ont dit excellemment, comme M. Ch. Morice, dans le « Mercure de France », en un style dont je ne suis point capable.

 

Néanmoins, je vais vous en parler, si vous le voulez, selon mes souvenirs. Ils rectifieront peut-être ce que présentent d'enfantin ou de grotesque les écrits de gens ayant connu que par ouï-dire cette grande figure qui, au milieu de nos insipides fantoches, de nos pâles arrivistes, prend une couleur et un relief saisissants. L'homme, sa vie, son oeuvre, sont au-dessus de toute banalité. C'est pourquoi peu le comprennent, peu surtout l'apprécièrent sainement.

 

De ses débuts artistiques je ne sais, par moi-même, pas grand'chose : je n'ai connu Gauguin qu'à son retour de la Martinique, lorsqu'il habitait chez son ami Schuffenecker, un de mes camarades de l'atelier Colarossi. Il s'essayait alors, sous les conseils techniques du céramiste Chaplet, à des modelages qu'il exécutait en grès grand feu, et qui resteront peut-être ses oeuvres les plus remarquables.

 

Gauguin me conta, en vagues aperçus, quels avaient été, précédemment, ses divers avatars. Ne pouvant continuer, par suite de revers, ses études au lycée d'Orléans, pour entrer à l'Ecole navale, il s'était engagé dans la marine. Plus tard, il fut employé de change, et vivait, riche, dans le monde de la finance ; mais ayant des relations avec les artistes les plus avancés et les plus indépendants : Manet, Degas, Pissarro, et tout le clan que le public désignait sous l'appellation d'impressionnistes. Il commença par se livrer à la peinture à temps perdu, le dimanche. Puis un jour, il eut conscience de sa force au point de tout abandonner pour l'art. Sa femme, qui prévoyait la misère à laquelle est fatalement voué un artiste sans fortune personnelle, le laissa seul assumer la responsabilité d'une telle détermination. Elle s'en fut dans sa famille, en Danemark, avec ses cinq enfants qu'elle voulut courageusement élever par ses propres moyens.

 

La caractéristique de Gauguin fut de toujours marcher droit au but qu'il entrevoyait, avec une invincible foi en lui-même. On a voulu, pour cela, en faire un égoïste terrible, un orgueilleux dépourvu de sens moral. C'est le voir sous un jour bien mesquin ; car s'il se fût arrêté aux milles petits scrupules d'une vie paisiblement bourgeoise, son génie n'eût pu prendre son essor. Sereinement il allait, marchant sur ce qu'il rencontrait sans se détourner, sûr que son oeuvre justifierait tout. - Oserait-on lui donner tort aujourd'hui.

 

De fait, la misère harcela le grand artiste, sans jamais entamer son courage. Ses aptitudes étaient si extraordinaires en toute chose, son concept d'une telle envergure, qu'il franchissait les passes les plus difficiles sans rien perdre de son altière impassibilité, et venait à bout de tous les obstacles, comme miraculeusement.

 

Quand je vis Gauguin, je fus fortement déconcerté par les données d'art émanant des oeuvres aussi bien que des conversations de cet homme extraordinaire. Vaguement il me semblait redoutable, quoique je fusse frappé par la justesse des aphorismes qu'il émettait. En lui, de suite, on sentait le Maître.

 Certes oui, le Maître, dans toute sa force et la grandeur du terme : tout ce qu'il touchait prenait forme d'art ; toutes ses paroles devenaient, à la réflexion, des sentences ; toutes ses volontés, fatalement impérieusement, s'imposaient à ceux qui vivaient près de lui. Son tempérament d'artiste entraînait, bouleversait même, ceux qui l'approchaient. Plusieurs en furent irréparablement dévoyés, qui n'avaient pu supporter ce que déchaînait une pareille mentalité. Mais si d'aucuns furent anéantis ou affolés par l'influence de Gauguin, combien, grâce à lui, et dès cette époque, furent arrachés aux errements professés dans les écoles d'art officiel.

 

Vous voudriez sans doute que je parle longuement de l'esthétique de Gauguin, de son influence sur l'art contemporain, sur ceux qu'on peut appeler ses élèves, ou tout au moins dont il modifia le talent. Tout cela, depuis longtemps, a donné matière à de nombreux écrits, plus ou moins justes, plus ou moins passionnés. Laissez-moi d'abord décrire celui dont je fus l'ami. De son puissant caractère nous déduirons en peu de mots quel fut son idéal d'art. 

 

La vie de Paris, coûteuse, compliquée, comprimant toute indépendance, fut dure à Gauguin. Réduit aux très maigres ressources de son art, après être allé à la Martinique, l'année suivante il revenait à Paris, qu'il quittait de nouveau peu après. Il fut à Arles, retrouver son ami, l'infortuné Vincent Van-Gogh. Vous savez, sans doute, la fin tragique de ce dernier ? On a voulu imputer à la présence de Gauguin l'éclosion de la folie qui menaçait Van-Gogh. J'en doute. Quoiqu'il en soit, il eût été facile de prévoir l'impossibilité pour deux génies pareils de cohabiter longtemps ensemble. Et cela malgré la douceur du pauvre Van-Gogh ; malgré la tranquillité imposante de Gauguin, et son sens très pondéré de la vie pratique, grâce auquel leur existence se passait en ardent travail pour tous deux sans trop de soucis matériels. Van-Gogh vint mourir à Auvers-sur-Oise, après avoir peint, dans ses moments de lucidité, ces toiles dont quelques-unes, que vous avez vues, vous ont montré la puissance de ce peintre. Lui aussi avait subi l'influence de Gauguin qui l'avait dégagé des errements dont les pointillistes l'avaient embarrassé.

 

Gauguin au retour d'Arles, alla se fixer à Pont-Aven et au Pouldu, en Bretagne, fuyant encore Paris, ses esthètes, ses snobs, et cherchant à vivre à même la nature, au milieu des êtres et des choses simples. Son art, ramené à l'archaïsme, sa nature physique aimant l'action libre et l'espace, s'accommodait de ce milieu. Là il fut en contact avec des jeunes qui, eux aussi, pleins de dégoût pour l'art officiel, les ficelles et les mièvreries des salons, cherchaient une voie plus saine que l'enseignement académique. On a voulu qu'il en sortit une pléiade qui devait à Gauguin le plus clair des talents dont elle brilla, et l'on veut aujourd'hui faire de cette réunion « l'école de Pont-Aven ».

De fait, il y eut là quelques artistes pour qui l'enseignement de Gauguin fut fécond ; certains même en arrivèrent à un plagiat aussi étrange qu'inattendu. Mais, à mon modeste sens, les idées puissantes que Gauguin professait, ont eu une action plus générale, et ceux dont le talent s'est le mieux affirmé dans la suite, en gardant une filiation plus ou moins visible avec ce maître, n'ont guère été, pour la plupart, ses commensaux de Pont-Aven, et ont produit des oeuvres indemnes de plagiat.

 

D'Arles, Gauguin avait rapporté une série de tableaux d'une étrange hardiesse de couleurs serties dans des contours aux arabesques terrifiantes. De ces éclatantes symphonies, se dégageait une hantise de cauchemar. Vous avez vu « les laveuses » courbées sur un Rhône tourbillonnant, écumeux, avec des reflets de vermillon pur. - Il y fit aussi un portrait hallucinant de Van-Gogh, dans lequel il prophétisait déjà la folie et le suicide de son malheureux ami.

 

En Bretagne, il produisit toute la série de ces oeuvres mélancoliques, aux harmonies graves et profondes, qui marquent dans la vie du peintre une étape spéciale ; Le « Christ jaune » ; « la belle Angèle » ; « Bonjour, M. Gauguin » ; « la Vision après le sermon » ; « le Calvaire », et tant de paysages exquis ou grandioses, vus à travers son rêve et non en copies niaises et photographiques de la nature. Il sculpta des bois admirables, où le sens de la forme voulue par la matière dans la noblesse des courbes, s'alliait à une science approfondie de la couleur en de riches patines.

 

Une élite comprit Gauguin. C'étaient d'abord des maîtres ayant tout un passé d'impeccable sens artistique, et que lui-même aimait et vénérait ; à côté des jeunes, qui travaillaient indépendants, en dehors de l'enseignement, car en Belgique, en Hollande, dans les pays Scandinaves, on parlait avec admiration de Gauguin et il y avait une renommée toute autre qu'en France. Enfin, des littérateurs aux idées viriles et ardentes. Tous l'accueillirent avec enthousiasme, et lui préparèrent un succès relatif lorsqu'il fit sa première vente à l'hôtel Drouot (en 1891, si j'ai bonne mémoire) en le proclamant chef de l'école symboliste. Ce nom, pas plus que celui d'impressionniste, synthétiste ou autre vocable infligés à des artistes simplement soucieux du beau, ne peut servir à éclairer ceux qui cherchent à définir ou préciser l'esthétique de gauguin. Je vous dirai tout à l'heure le cas qu'il en faisait en vous parlant de ses idées sur l'art.

 

Les principales oeuvres à cette vente, furent acquises par des artistes tels que Degas, Stéphane Mallarmé, etc... Mais le public en général ne sut pas s'y intéresser. Et malgré le résultat pécuniaire presque satisfaisant, elle laissa Gauguin aux prises avec les soucis d'argent, pour subvenir à la vie entraînante et coûteuse de Paris. Il rêvait toujours d'une vie libre, en pleine nature, dans les lumineux pays dont était remplie sa mémoire de marin. On a beaucoup répété que chez lui se révélait l'atavisme de ses parents maternels, issus du Pérou, peut être des Incas. Il importe peu. A coup sûr Gauguin dans son allure, sa physionomie, n'avait rien du parisien ; on le sentait différent du civilisé. Sa carrure et sa haute taille, les traits énergiques et très simples de son visage, son teint d'un hâle spécial et surtout ses yeux, dont le regard assuré avait une sorte de ruse mystérieuse sous la couleur grise, indéfinissable, de la prunelle, tout cela, et son allure grave, souple et puissante, lui donnaient une apparence plutôt exotique. Ses antécédents ou ses origines le portaient à rêver des pays fortunés d'outre-mer, où l'homme peut jouir librement de la nature clémente. Et un beau jour, il s'embarqua pour Tahiti où il séjourna deux ans.

 

Lorsqu'il revint, Gauguin rapporta des oeuvres, sinon nouvelles, du moins appliquées à des sujets spéciaux pour lesquels il s'était fait une âme polynésienne. Il fit, chez Durand-Ruel, une exposition de toutes ces oeuvres qui furent, dans le monde des artistes, hautement appréciés. Gauguin nous contait des légendes maories, le charme de l'île Heureuse, en poèmes sculptés dans des stèles de bois de fer, ou déployées en peintures riches et précieuses. Il était alors dans le plein épanouissement de son talent. Mais là encore, ce ne fut qu'une élite peu nombreuse qui put en goûter l'inappréciable valeur. En son absence les haines s'étaient développées, nées du mépris qu'il affichait pour tous les impuissants. Son caractère altier, toujours prêt à la lutte ou même à l'agression, lui avait aliéné les timides et les indifférents. La haute conscience de sa valeur, qui faisait sa force dans la lutte, le rendait quelque fois intraitable pour ses affaires d'intérêt. Son exposition fut suivie d'un insuccès pécuniaire, à la suite de je ne sais quel différend survenu entre lui et Durand-Ruel, puis de la vente qu'il fit à l'hôtel Drouot.

 

Cependant Gauguin s'était, malgré tout, imposé à l'opinion. Sa notoriété, quoiqu'on en ait voulu dire, était établie un peu partout. L'atelier qu'il occupait près de la chaussée du Maine, derrière la gare Montparnasse, devint un lieu de réunion pour maints artistes d'esprit libre et avancé, pour des écrivains de talent ou pour les amis qui restaient fidèles à l'indomptable combattant. On a dépeint la vie de Gauguin, pendant ces quatre années qu'il passa à Paris, comme une sorte de mascarade ou de bamboche tout à fait ridicule. Je ne sais quel est le piètre imbécile qui assouvit, en publiant ces erreurs, quelques inavouable rancune.

Si vous n'avez souvent entendu dire, mon cher ami, que j'avais toujours fui l'intimité de Gauguin ; il n'en est pas moins vrai, vous le savez, que j'ai conservé des relations très régulières avec lui, et que je suis à même de juger sainement ses faits et gestes. Vous pensez donc si j'ai été suffoqué lorsque j'ai vu des publications sérieuses (1) reproduire, entre autres racontars, cette description des soirées passées chez Gauguin : « rentré de Bretagne à Paris, il s'y était confortablement installé dans un atelier où les fidèles étaient admis tous les soirs, en échange de l'encens le plus grossier , copieusement et interminablement régalés. Tandis que sur un sofa juché sur une estrade le demi-dieu tirait de longues bouffées de sa pipe, le poète Julien Leclercq, accroupi en bas de l'estrade, sur le sol, grattait de sa mandoline, et entre deux salams, avec un verre bouffone, improvisait des couplets de circonstance. Répartie en des attitudes d'adoration muette, dans la salle, l'assistance, à travers laquelle les bouteilles et verres circulaient, humait silencieusement la fine, la verte ou le grog chaud ; et de temps à autre sur un signe du thuriféraire aux cheveux crépus, acclamait de tous ses poumons le régénérateur de la peinture, qui d'un geste et d'un sourire les calmait. »

Comme tout cela cadre peu avec l'allure de Gauguin ! D'ailleurs il n'y a qu'un malheur pour cette pittoresque description, c'est que tout en est faux. L'estradeoù le demi-dieu se tenait juché n'existait point ; Gauguin ne fumait pas la pipe (il est vrai qu'il roulait interminablement des cigarettes) et je n'ai jamais vu jouer de la mandoline le « thuriféraire aux cheveux crépus », Julien Leclercq lequel était, quoique grand admirateur du maître, très discret dans ses éloges devant Gauguin. Les bouteilles, la verte, se réduisait à la traditionnelle tasse de thé que les amis de Gauguin, M. et Mme William Molard, ses voisins, confectionnaient sur le poêle, et dont, tout en devisant, chacun prenait sa part à sa guise. On faisait presque toujours de la musique classique. Le compositeur Delius, de son air aimable et grand seigneur, se mettait de bonne grâce au piano, accompagnait un violoniste norvégien pour une sonate de Beethoven, ou exécutait quelques oeuvres de Grieg. Dans ce milieu Gauguin perdait toute son arrogance farouche, se montrait bon enfant, accueillant et simple ; en un mot il se détendait parmi ceux dont la sympathie le reposait et lui semblait sûre et douce.

 

De son premier séjour à Tahiti, Gauguin avait gardé une nostalgie de liberté dont la vie canaque lui avait fait un besoin. Peu de temps après qu'il se fut installé dans son atelier, il prit comme modèle une belle mulâtresse, avec laquelle il pensa se consoler des tahitiennes aux formes statuaires et aux tons de bronze. Et pour faire diversion à la vie de Paris, il s'en fut quelques semaines revoir la Bretagne. Il y avait emmené son modèle ; et un jour, sur le port, quelques matelots, sans doute éméchés par l'eau-de-vie, se permirent des plaisanteries malsonnantes à l'égard de la mulâtresse. Gauguin peu endurant se fâcha, et une rixe s'ensuivit.

Une douzaine, au moins, de ces brutes se rua sur le peintre, qui plein de sang-froid, paraît les coups. Lorsqu'il décochait un horion, un de ses adversaires roulait à terre. Mais il ne pouvait lutter contre le nombre ; un des Bretons passa derrière lui et d'un violent coup de sabot sur la jambe la lui cassa net. Gauguin tomba au moment même où un camarade accourait à son secours. Devant cette intervention, les Bretons s'enfuirent ; et l'on ramassa Gauguin pour le porter chez lui. Mis sur un brancard sans proférer une plaine, il arrima son pied qui pendait au bout de la jambe, le péroné brisé sortant des chairs ; puis tandis qu'on le transportait, il prit tranquillement son tabac et roula une cigarette. - ce qui est inouï, c'est qu'aucun des agresseur de Gauguin n'a été inquiété ; toutes les plaintes sont restées sans effet. Cet acte de barbarie civilisée ne contribua pas peu à lui faire prendre en horreur nos moeurs et nos autorités.

 

Il ne put jamais se remettre de cet accident. Il sentait, à Paris, sa santé décliner, ses besoins d'argent se compliquer ; et le dégoût le prenait des intrigues, des platitudes, auxquelles il eût dû se résoudre pour conquérir la place qui lui revenait. Il prit le parti de rompre définitivement avec la civilisation européenne et de finir ses jours en Océanie. Il vendit tout ce qu'il ne voulait pas emporter, et réunit une somme d'argent suffisante pour entreprendre le voyage de Tahiti et pouvoir, une fois rendu, s'y installer assez confortablement. Puis il prit congé de ses amis, et fut, vers l'automne de 1896, s'embarquer à Marseille.

 

Là-bas Gauguin s'installa loin de Papeete, dont les fonctionnaires lui étaient hostiles et odieux. Il se construisit une case à son goût, entourée de fleurs, décorée selon son style étrange et personnel, adapté au pays et au peuple Maori, parmi lequel il vivait et auquel il s'identifiait. Quelques officiers de marine en excursion découvrirent émerveillés, aussi bien que de l'artiste qu'ils rencontraient en ces lointains parages d'une façon inattendue. Plusieurs ont rapporté en Europe des oeuvres acquises là-bas, des mains même de Gauguin, qu'on manquait rarement d'inviter à bord des vaisseaux en relâche dans notre colonie.

 

La santé de Gauguin ne s'améliora pas. La fracture de sa jambe avait produit une déformation de la cheville, et les os brisés, en déchirant les chairs, avaient provoqué une plaie, qui prit une forme eczémateuse et ne fit que s'aggraver dans la suite. De plus, l'abus du tabac lui causait depuis longtemps des troubles cardiaques, qui s'accentuaient de façon inquiétante, Gauguin ne sachant point modérer son habitude de fumer des cigarettes même la nuit. Malgré tout il travaillait avec ardeur et fit en Europe divers envois importants. Mais le petit capital qu'il avait emporté fut peu à peu épuisé ; et pour achever de la faire tomber dans la gêne, il arriva que le terrain sur lequel sa case était bâtie et qu'il n'avait que loué, fut vendu par autorité de justice, le forçant à transporter ses pénates ailleurs.

 

A Tahiti comme en France, le caractère altier et combatif de l'artiste se donna carrière contre les autorités du pays, composés d'un ramassis d'aventuriers sans scrupules. Il leur fit la guerre dans un journal qu'il tirait à la presse autographique à un petit nombre d'exemplaires qu'on s'arrachait, paraît-il. « Le Sourire, journal méchant » mordit à belles dents le « gouverneur automate », le procureur, les industriels exploitant le pays, etc. Cela suffit, vous le pensez bien, à lui amasser des haines qui tôt ou tard devaient se retourner contre lui avec rage.

 

Au milieu de ses luttes contre la fripouillerie administrative et de ses embarras d'argent, Gauguin prenait de plus en plus le goût de la vie libre des indigènes et le mépris pour la civilisation ? surtout pour les civilisés. A ce moment, il passa, fort heureusement, un traité avec Vollard, le marchand de tableaux de la rue Laffite ; et à l'abri des besoins les plus pressants, il s'éloigna tout à fait des Européens. Il transporta sa demeure à la Dominique, une des îles Marquises, et là sembla trouver une existence plus calme et plus heureuse. Des raisons artistiques d'ailleurs l'y avaient décidé.

 

« Je crois qu'aux Marquises », écrivait-il au moment de quitter Tahiti « avec la facilité qu'on a de trouver des modèles (chose qui devient de plus en plus difficile à Tahiti) et avec des paysages à découvert et plus sauvages, je vais faire de belles choses. Ici, mon imagination commençait à se refroidir ; puis aussi le public à s'habituer à Tahiti. - Le monde est si bête que lorsqu'on lui fera voir des toiles contenant des éléments nouveaux et terribles, Tahiti deviendra compréhensible et charmant.

 

« Les toiles de Bretagne sont devenues de l'eau de rose à cause de Tahiti ; Tahiti deviendra de l'eau de cologne à cause des Marquises ».

 

Il construisit avec soin son habitation, sur un terrain qui lui vendirent ? fort cher ? les missionnaires, ceux-ci possédant tout, paraît-il. Il la décrit ainsi :

« J'ai tout ce qu'un artiste modeste peut rêver : un vaste atelier avec un petit coin pour coucher. Tout sous la main, rangés sur des étagères. Le tout surélevé à deux mètres du sol... Un hamac pour faire la sieste, à l'abri du soleil, et rafraîchi par la brise de mer qui arrive de trois cents mètres plus loin, tamisée par les cocotiers... On ne devinerait pas ma maison, tellement elle est bien entourée d'arbres. J'ai pour voisin un Américain, un charmant garçon, qui a un magasin très bien fourni et je pense avoir tout ce qui m'est nécessaire. Je suis de plus en plus heureux de ma détermination, et je vous assure qu'au point de vue de la peinture, c'est admirable. Des modèles ! une merveille !! ».

 

Malgré ce bien-être sa santé continuait à s'affaiblir. L'abus de tabac lui causait des désordres de plus en plus significatifs. Néanmoins, m'écrivait-il « j'ai commencé à me remettre au travail, quoique toujours malade. On n'a pas idée de la tranquillité avec laquelle je vis ici, dans ma solitude entourée de feuillage. C'est le repos, et j'en avais besoin, loin de tous ces fonctionnaires qui étaient à Tahiti. Je me félicite tous les jours de ma résolution. Puis la vie est moins chère : je paie un poulet ordinaire 60 centimes ».

 

Hélas, cette quiétude ne devait pas durer. D'abord il semble que, sentant ma santé faiblir, Gauguin fut pris, pour la première fois de sa vie, d'une sorte de défaillance morale. Presque personne de France ne lui écrivait plus. Seul, je lui donnais régulièrement des nouvelles. Il m'en exprimait sa gratitude avec une émotion touchante et inusitée : « je ne reçois votre lettre ? la seule d'ailleurs, rien de Vollard. Mais n'importe ! la votre me suffit ? avec quel plaisir j'ai reconnu votre écriture ; avec quelle avidité je l'ai lue !... C'est que je ne suis plus le Gauguin d'autre fois. Ces dernières années terribles, et ma santé qui ne se remet pas vite, m'ont rendu impressionnable à l'extrême. Et dans cet état je suis sans énergie. Personne d'ailleurs pour me réconforter, me consoler : l'isolement complet »?

 

Oui, le pauvre Gauguin avait bien changé. Autrefois il n'était ni expansif, ni affectueux, même pour ses meilleurs et intimes amis. - Il parlait maintenant de revenir en Europe, tout en disant : « Quel dommage pourtant de quitter ce pays si beau des Marquises ! » Et plus tard il me répondait :

 

« Non ce n'est pas le mal du pays, mais cet état de souffrance de mon eczéma qui m'empêche de travailler sainement ; depuis trois mois je n'ai pas touché un pinceau. En outre, ma vue me donne de sérieuses inquiétudes... Un homme comme moi toujours en lutte, même sans le vouloir, rien que par son art, est entouré de gens qui seraient heureux de piétiner dessus. Tandis qu'en France on peut cacher sa misère, trouver aussi de la pitié... Autrement je suis bien ici, dans ma solitude. »

 

C'est dans cet état navrant que vient l'achever la haine de ceux qu'il avait fuis et qu'il détestait. Le procureur ridiculisé dans « Le Sourire, journal sérieux » (comme il l'intitulait parfois), sut le poursuivre jusqu'en sa lointaine retraite et trouva le moyen de le faire condamner à la prison, par on ne sait quel subterfuge des lois. Gauguin écrivit aussitôt afin que par ses amis ou admirateurs, je lui trouve l'argent nécessaire pour faire appel.

 

« Il s'agit de ma sauver, dit-il, voici pourquoi : je viens d'être victime d'un traquenard épouvantable. Après des faits scandaleux, aux Marquises, j'avais écrit à l'administrateur pour lui demander de faire une enquête à ce sujet. Je n'avais pas pensé que tous les gendarmes sont de connivence... Toujours est-il qu'un juge bandit, aux ordres du gouverneur et du petit procureur que j'avais malmené, m'a condamné à trois mois de prison et 1.000 francs d'amende. Il me faut aller en appel à Tahiti, c'est ma ruine complète et la destruction de ma santé. » Et le pauvre Gauguin termine en disant : « Toutes des préoccupations me tuent ! »

 

Cela se voyait bien : son écriture ronde et ferme, était, dans cette dernière missive, toute hésitante, rapetissée. Elle portait la date : Avril 1903, et le timbre de la poste : Papeete, 4 mai 1903. Il mourut quelques jours après, le 9 mai, ainsi que me l'apprit une note administrative toute laconique.

 

Quelle dut être la fin lamentable du pauvre grand homme, perdu dans cette île des Antipodes, sans une main amie pour secourir sa suprême détresse ? qui le saura jamais ?... On l'a dit mort de la lèpre (1), mais la note administrative parle de décès subit. Nous ne connaissons pas tous les ennemis qu'avait Gauguin, dans ces pays livrés à des fonctionnaires complices de tous les flibustiers, ou impuissants à gouverner honnêtement au milieu de cette canaille. On a rapporté quelques faits qui indiqueraient combien on attendait la mort de Gauguin pour s'emparer de ses dépouilles et assouvir ainsi les rancunes qui s'étaient amassées contre lui. Dans ces conditions, nous ne pouvons guère espérer de sauver ce qu'il a laissé là-bas. C'est mon plus amer regret ; car il avait des trésors d'art, à n'en pas douter, dans sa case, qui seront ainsi perdus à jamais.

 

 

L'avant-dernière lettre de Gauguin, datée de février, disait :

« Tous ces derniers temps, pendant mes longues nuits d'insomnie, je me suis mis à écrire un recueil de ce que j'ai vu, entendu et pensé durant mon existence : il y a là des choses terribles pour quelques-uns... »

A en juger par les précédents écrits de Gauguin, quel malheur de n'avoir pas ces dernières pensées du maîtres ! Elles nous donneraient, à coup sûr, ses aperçus lumineux sur son esthétique, ses idées sur l'art. De cela, mon cher ami, je ne vous dirais pas grand'chose moi-même : Gauguin a exprimé très clairement son concept artistique dans ses écrits. L'un d'eux figure dans l'article publié par le « Mercure de France » du mois d'octobre. Il est tout à fait caractéristique. Du reste Gauguin a ramené l'art à des idées étonnamment simples, aux idées primordiales et orthodoxes. Regardez ses peintures, ses bois sculptés, ses céramiques ; vous y verrez que, pour lui, la nature n'était qu'un prétexte à trouver des éléments décoratifs ou expressifs. C'est la négation de ce qu'on enseigne rue Bonaparte, où l'élève apprend à copier servilement un morceau de nature, lui laissant croire que cette imitation photographique suffit pour faire oeuvre d'artiste. C'est aussi la négation des écoles :

 

« J'ai toujours pensé que la poésie littéraire de peintre était spéciale, et non l'illustration, par des formes, des écrits. Il y a en somme en peinture, plus à chercher la suggestion que la description, comme le fait d'ailleurs la musique. On me reproche quelque fois d'être incompréhensible parce que justement on cherche dans mes tableaux un côté explicatif tandis qu'il n'y en a pas. » - « Et dire qu'il y a des écoles », pour apprendre à chacun à suivre la même route que son voisin ! » - « Vous connaissez mes idées sur ces fausses idées de littérature symboliste ou autres peinture... Les oeuvres saines restent, et toutes les élucubrations critico-littéraires n'ont rien pu y changer. »

 

En somme, ces préceptes très simples définissent parfaitement la genèse de son oeuvre qui, dans toutes ses formes, partit d'un principe décoratif, comme base élémentaire. « Nous sommes les seuls classiques », répétait-il volontiers, à ceux qui trouvaient cet art « outrancier », « exotique », etc., et qui ramenaient de pareilles oeuvres aux errements des Salons. Regardez, vous dis-je, mon cher ami, longuement, attentivement, ces oeuvres, où Gauguin a cherché à suggérer son rêve, évoqué à travers son formidable tempérament : sûrement vous en goûterez bientôt le charme troublant, la beauté noble du dessin, la richesse des couleurs dans leur forte harmonie. Vous sentirez, sous l'archaïque barbarie qui effare le profane, combien elles représentent l'art, dans ce qu'il a de plus pur, de plus immuablement beau, de plus classique, en un mot. Et vous comprendrez alors quelle poussée vivifiante ce génie a donné à ce qu'il appelait notre « art pourri ».

 

- - -

(1) La Revue universelle, du 15 octobre, notamment.

G. Daniel de Montfreid.

Après la parution de cet article, George-Daniel récupérera une grande partie des oeuvres de Paul Gauguin, notamment grâce à Victor Segalen... 

(*1) “ Gauguin, sa vie ardente et misérable ”, Henri Perruchot (éd. Le Sillage, 1948)

(*2) Article que l'on peut consulter sur le site Gallica de la B.N.F. On retrouve une allusion à un autre article, écrit pour “ La Revue Provinciale ”, dans la correspondance entretenue entre George-Daniel et le peintre Louis Bausil (lettre du 21 octobre 1903), publiée sur le site de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales par Mme M.C. Valaison.

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 10:18
Collioure : leș artistes étrangers 1905/25 - Littérature au Boulou et chez Torcatis -
Collioure : leș artistes étrangers 1905/25 - Littérature au Boulou et chez Torcatis -
Collioure : leș artistes étrangers 1905/25 - Littérature au Boulou et chez Torcatis -
Collioure : leș artistes étrangers 1905/25 - Littérature au Boulou et chez Torcatis -

EXPO à Collioure

 

L'hyperbole orgueilleuse a toujours été utilisée par les commissaires d'expos pour vanter le pays catalan qui accueilla les plus grands artistes, mais ne les retint pas; autant d'occasions perdues et un livre est à écrire sur ces créateurs passés par Collioure, Céret...Matisse, Picasso...

 

Ainsi, naguère, J.Pierre Barrou avait vu dans le Roussilon "le berceau de l'art moderne"; Céret, de-puis des décennies est "la Mecque du Cubisme", mouvement picassien inventé un peu plus au sud, en Catalogne; la lumière de Collioure serait unique, mais Matisse l'a trouvée en Corse, au Maroc, dans les îles...Aujourd'hui, c'est "Babel": on n'a pas peur des mots, qui perdent ainsi de leur pouvoir et signification...

JPB

 

Collioure

Les infos officielles :

 

L’exposition "Collioure babel des arts 1905-1945"

Jusqu’au vendredi 10 juin, le musée fermera ses portes pour permettre la mise en place de sa nouvelle et exceptionnelle exposition "Collioure, babel des arts 1905-1945". Elle réunira les œuvres d’une pléiade d’artistes, qui à cette époque sont venus de toute l’Europe, attirés par la cité des peintres : un amour manifeste et inéluctable pour ce petit port.

Ces hommes et ces femmes ont fait ressortir la beauté des paysages animés par cette lumière unique et insolite dans une Europe en tourmente.

Collioure fera la renommée de peintres français, allemand, russe, anglais, japonais, algérien, bâlois, catalan : Henri Matisse, André Derain, Hans Purrmann, Léopold Survage, Rudolph Ihlee, Edgar Hereford, Charles-Rennie Mackintosch, Foujita, Fernande Barrey, Valentine Prax, Ossip Zadkine, Jean Peské, Mela Muter, Anta Rupflin, Otto Abt, Walter Bodmer, Walter Kurt Wiemken, Max Birrer, Virgilio Vallmajo, Otto Freundlich, Jeanne Kosnick- Kloss.

 

C’est au travers de leurs œuvres que le public pourra découvrir ou redécouvrir le talent de peintres connus ou méconnus.

 

Cette exposition se déroulera du samedi 11 juin au lundi 3 octobre. Elle bénéficie de l’aide et du soutien de nombreuses institutions publiques et privées (France, Allemagne, Suisse, Pologne, Ecosse) et de propriétaires privés, ce qui a permis la réalisation de cet évènement.

Pour plus d’informations : Contact@museecollioure.com 

 04 30 44 05 40.

 

  • Cet été, le musée d’art moderne de Collioure propose de remonter le temps à la rencontre des artistes qui ont séjourné dans le petit port et ont transposé sur leurs toiles sa lumière et son atmosphère singulières. Collioure, Babel des arts 1905-1945 est à découvrir du 11 juin au 3 octobre. 
  • Au cours du XXe siècle, nombreux ont été les artistes européens qui ont parcouru les petites rues de Collioure et se sont inspirés de ce décor de carte postale pour leur art.
  • Du havre de paix au refuge face à la guerre, Collioure devient le décor de parcours d’hommes et de femmes venus peindre la lumière dans une Europe dont le ciel s’obscurcit.
  • Qu’ils soient attirés par son climat clément, ses paysages préservés ou sa lumière exceptionnelle, beaucoup s’y retrouvent, recréant en fonction de leurs origines des colonies d’artistes liées par des solidarités nationales.
  • Ils se côtoient, fréquentent les mêmes lieux, peignent les mêmes sites et tous partagent le même amour pour le petit port et ses beautés.
  • Point de départ d’une recherche plus vaste, cette exposition vise à dresser une cartographie de ces artistes venus d’ailleurs et qui firent de Collioure une véritable Babel des arts.
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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 09:46
SNCF : elle se moque de NOUS ! Jean IGLESIS - Peinture : Linette Cajou : “Méditerranée” à Perpignan, 12 mai -
SNCF : elle se moque de NOUS ! Jean IGLESIS - Peinture : Linette Cajou : “Méditerranée” à Perpignan, 12 mai -
SNCF : elle se moque de NOUS ! Jean IGLESIS - Peinture : Linette Cajou : “Méditerranée” à Perpignan, 12 mai -

La SNCF (Sans Nous C'est Foutu) se moque du monde.. 

 

Perpignan: Tout le monde descend...A moins que l'on descende (pan-pan!) tout le monde...

 

Je me suis rendu ce mercredi 11 mai à 9h en gare de Perpignan.

 

Je souhaitais prendre le train de 9 h 06 pour Villefranche de Conflent...

A 9 h, j'ai eu le douloureux regret de constater que le train avait purement et simplement été "supprimé", sans aucun motif d'explication.

 

Retour sur les épiques déplacements d'un pauvre passager, pris au piège des lignes ferroviaires des Pyrénées-Orientales (J'aurais honte de dire de Catalunya Nord, par respect pour mon identité en sang et or)

Il est vrai que si je m'égosille à me plaindre, force est de reconnaître que je n'ai pas la "voix ferrée" (C'est un jeu de mots, Monsieur le Contrôleur, rien qu'un jeu de mots, seulement un jeu de mots...)

 

Dimanche 8 mai après-midi : risque de perturbation en raison d'un mouvement syndical... (Le train oui mais!...) Je suis revenu - dans des délais à peu près acceptables - du vide-greniers de Millas.

 

Pour 1 minute, j'ai failli manquer en gare de Perpignan le train pour Elne (Arrivée du train Villefranche-Perpignan : 12 h 54 - Départ du train Perpignan-Port Bou : 12 h 55). 1 minute pour acheter le ticket, le composter et bondir dans le train, c'est normal pour un léopard, pour une vieille mémère, c'est un peu plus compliqué...Si je manque le train (cela m'est déjà arrivé trois fois) voilà la sanction: deux heures d'attente sur le quai de la Voie A de la gare de Perpignan... Eté comme hiver, un dimanche, avec personne autour, deux heures d'attente pour aller de Perpignan à Elne (10 km)... Il y a bien l'autobus qui part de Perpignan pour Cerbère (ligne 540). Mais bon! Le 1er mai et le 8 mai, les bus ne circulent pas...

 

Ce qui est bien normal au regard de mes yeux d'homme, et aux sentiments fraternels et humanistes de mon cœur de travailleur... Heureusement, j'ai la radio et la musique enregistrée pour meubler ma salle d'attente, et «Le canard enchaîné» pour me faire penser à autre chose... Je peux même jouer au tarot sur mon Smartphone pour penser que je tue le temps, alors même que je sais bien que c'est lui qui aura raison de moi... Tout bien considéré, personne ne m'attend (et certainement pas Lio Ter SNCF, qui doit avoir d'autres soucis, bien plus importants, que ceux qui se trouvent liés à ma misérable personne.

 

Lundi 9 mai : mouvement syndical (un euphémisme pour ne pas dire "grève")... (Le train non) En pensée, j'ai fait un bras d'honneur au conducteur du train Lio Ter Occitanie (heureusement, il ne m'a pas vu!)... Après tout, attendre un train fantôme dans l'impasse d'un quai de gare désert est une posture qui peut autoriser certaines enfreintes au règlement de voyageur et à la conduite de citoyen...

 

Mardi 10 mai : déraillement (est-ce un train qui a déraillé? car la SNCF déraille depuis une bonne trentaine d'années). Inutile de rêver de me rendre à Ille pour visiter "les Cheminées de Fées", ni d'envisager de faire mon marché à Figueres... Dépité, j'ai fait mes courses au Lidl de la gare...

 

No comment sur la journée de ce mercredi... Apparemment tout va bien...Et nous ne devons que nous en féliciter...

 

Je me souviens cependant qu'il y a déjà près d'un quart de siècle, nous entendions les politiques et les médias claironner à gorges déployées "En attendant le TGV", "Perpignan-Barcelone... nous y sommes!"

 

Aujourd'hui, je ne pense pas que le TGV soit à nos portes, ni à notre portée... Mais je suis intimement convaincu, pour paraphraser et faire allusion  et au Président de Gaulle et au Président Hollande que "la chienlit, c'est maintenant"....

 

Je terminerai en ayant une pensée émue pour mon poissonnier... En effet, lundi 9 mai, mon poissonnier a pris le train pour la première fois de sa vie... Il a bien pris le train, mais en pleine poitrine... Voilà une histoire qui s'est achevée en queue-de-poisson...

 

Sur ce: «Trit , Triiiiiit , Triiiii , Trrrrrrrit», siffle le chef de gare, fût-il ou non cornard!... Avec ou sans entrain, montons vite dans le train.!..

 

Jean Iglesis

 

- - - - - 

Expo :

Du 12 mai 2022 au 13 juillet 2022

 

 

Vernissage le 12 mai 2022” “17h00 

Linette Cajou : “Méditerranée”

expo à Perpignan, avenue Foch, vernissage ce jeudi 12 à 17 h

 

Omniprésente, la Méditerranée sous toutes ses formes, émerge avec délicatesse dans les œuvres de Linette Cajou.

Experte coloriste aux influences multiples, son art est un voyage enchanteur et imaginaire.

Des toiles baignées par une atmosphère si savoureuse. Par la mer. Plage urbaine ou plage naturelle, ses œuvres révèlent une infinie douceur tant en peinture que dans son œuvre graphique. Une artiste sincère et généreuse nous laisse entrevoir son monde intime avec beaucoup de sensualité et de jovialité !

Comme l’écume des vagues, insaisissable, Linette Cajou révèle à travers son travail ce mécanisme intérieur, cette force, ces vagues de sentiments qui rythment sa vie et son art de vivre. Des images colorées, des paysages somptueux, des jeux d’enfants enchevêtrés dans l’inconscient de l’artiste, qu’elle révèle par un trait chaleureux, sous des nuances aux mille plages de tons et d’émotions parfois peuplées de personnages énigmatiques et symboliques.

En partageant son intimité, Linette Cajou nous rappelle que «la plage est un terrain de jeu ancestral, un lieu de mémoire où tout le monde redevient un enfant.»

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 09:18
J'achète un MAILLOL le 24 février c'est décidé !!!
Le 18 février 2022 | Mis à jour le 18 février 2022 
Une peinture inédite d’Aristide Maillol aux enchères à Perpignan 
par Diane Zorzi

Le 24 février à Perpignan, une huile sur toile inédite d’Aristide Maillol sera présentée aux enchères par le commissaire-priseur Thibaut Ruffat. Estimé entre 30 000 et 50 000 euros, ce rare paysage révèle les talents de peintre d’un des plus grands sculpteurs du XXe siècle.

 

Alors que le musée d’Orsay s’apprête à retracer la carrière d’Aristide Maillol (1861-1944), à l’occasion d’une importante rétrospective prévue au printemps prochain, un tableau de l’artiste ressurgit à la faveur d’une vente aux enchères à Perpignan. L’événement arrive à point nommé. Le musée parisien entend, au fil de cette exposition, dévoiler les multiples facettes de cet artiste qui, avant de devenir l’un des plus grands sculpteurs modernes, s’adonna au dessin, à la peinture, à la tapisserie, à la céramique – autant de disciplines qui devaient nourrir son Œuvre sculpté. « Maillol était devenu artiste par amour de la peinture et cet amour brillait encore de mille feux. Je découvris que jamais il n’avait cessé de peindre et ô combien la peinture demeurait chez lui non seulement sa vocation première, mais une préoccupation constante », confiait sa muse Dina Vierny.

 

Un tableau inédit estimé entre 30 000 et 50 000 euros

En peinture, Maillol réduit sa palette de couleurs, simplifie les formes et joue de la planéité du support, dans la lignée du maître de la peinture murale, Puvis de Chavannes. Ici, il use de couleurs ocres pour représenter une Vue de mas, sous le soleil étincelant du Midi. Plus connu pour ses nus féminins, Maillol dépeint, avec cette toile, la vie silencieuse, empreinte de sérénité, qui règne aux abords de ces petites maisons rurales du sud de la France, que l’artiste, en héritier de Cézanne, traite en volumes simples. A l’aube de ses vingt ans, Maillol rejoint Paris pour se former auprès de Jean-Paul Laurens, Jean-Léon Gérôme et Alexandre Cabanel. Mais il demeure toute sa vie attaché à sa terre natale, les Pyrénées-orientales, ainsi qu’en témoigne cette huile sur toile découverte non loin de Perpignan par le commissaire-priseur Thibaut Ruffat. « Maillol a peint ce tableau pour l’arrière-grand-père du vendeur. Il n’est depuis jamais sorti de cette collection familiale catalane et n’a pas fait l’objet d’exposition. Il s’agit donc d’une œuvre inédite que Bertrand Lorquin, historien et fils de Dina Vierny, a authentifié », précise le commissaire-priseur qui présentera aux enchères le 24 février à Perpignan cette toile estimée entre 30 000 et 50 000 euros. 

 

Aristide Maillol (1861-1944), Vue de mas, huile sur toile signée en bas à gauche, 46 x 55,5cm. Estimation : 30 000 – 50 000 euros.

 

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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 18:41
Gauguin en Catalogne - Louisiane-Catalogne/Pascal Yvernault

 

L'ombre de Gauguin plane sur la plaine du Roussillon

 

Si on sait que Paul Gauguin louait les œuvres de Maillol et que Georges-Daniel de Monfreid était devenu en 1900 son mandataire "en toutes choses", on peut se demander s'il est, un jour dans sa vie, venu jusqu'aux pentes du Canigou pour rencontrer ses vrais partisans qui tous, au début du 20ème siècle, vivaient dans le Roussillon et lui vouaient un véritable culte. *

 

Paul Gauguin, qui nait à Paris en 1848, est le fils d'un journaliste anti-monarchique qui mourra l'année suivante. Il perd sa mère alors qu'il est encore mineur et il est alors confié à un tuteur, Gustave Arosa, collectionneur et photographe qui deviendra un des premiers amateurs des impressionnistes. C'est grâce à ce tuteur d'origine espagnole que Gauguin côtoie les milieux qui soutiennent les mouvements républicains en Europe et en Amérique du Sud. A 23 ans, il se tourne vers la finance, d'abord comme agent de change puis comme employé dans une agence de vente et d'achat d'actions de compagnies d'assurances, et gagne jusqu'à 40 000 francs par an. Mais à 34 ans, il quitte la Bourse et annonce à son épouse Mette qu'il souhaite dorénavant se consacrer uniquement à la peinture. Il avait pris des cours de sculpture et de modelage dès 1877, avait été l'élève de Pissarro et avait exposé quelques toiles lors d'une exposition impressionniste en 1880.

 

En 1879, il peint Pommiers de l'Hermitage, dans les environs de Pontoise (huile sur toile exposée au Aargauer Kunsthaus à Aarau en Suisse) : "Pommiers de l'Hermitage montre l'importance qu'aura sur Gauguin l'enseignement de Pissarro. Le goût du maître pour la nature, son refus de toute forme d'académisme marqueront certes l'élève plus profondément que ses préceptes impressionnistes. Ce sont pourtant ces derniers, brillamment interprétés ici par Gauguin, qui seront à la base de ses futurs choix artistiques." (1)

 

A 34 ans, Gauguin changeait donc de vie. "Le changement ne s'était pas fait sans avertissement, mais la femme de Gauguin ne le lui pardonna jamais. Elle avait fait un marché avec un homme d'affaires bien renté, et lorsqu'il se tourna vers l'art et qu'il n'y eut plus de rentes, elle considéra qu'il y avait trahison conjugale. Au temps de sa fortune il avait commencé à peindre comme passe-temps dominical ; il avait également fait des achats assez importants que sa femme considérait sans intérêt - des œuvres de Cézanne, Manet, Renoir, Monet, Pissarro et d'autres. En tant que collectionneur, il avait rencontré Pissarro qui entreprit de l'instruire en matière de peinture et dès ce moment-là son intérêt pour la Bourse s'évanouit rapidement.

 

A 31 ans, en 1879, il était devenu un 'amateur' tellement habile que ses œuvres (sous le patronage de Pissarro) furent exposées à la quatrième exposition organisée par les Impressionnistes ; il continua à exposer avec eux jusqu'à la huitième et dernière exposition de 1886 - à cette époque sa carrière d'homme d'affaires était terminée."

 

Paul Gauguin devient alors l'artiste dont on connait la carrière, le peintre de Pont-Aven et de Tahiti...

 

* Pour la découverte des toiles de Gauguin par Matisse, grâce à Terrus et Moinfreid, lire l'ouvrage de J.P.Bonnel : "Moi, Matisse à Collioure" - balzac éditeur & "Matisse à Coillioure", 2° édition augmentée en 2021 par Encre rouge.

 

 

Le blog de louisiane.catalogne.over-blog.com

 

(C) Pascal Yvernault - 23 nov. 2013

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(1) Catalogue de l'exposition Gauguin, les XX et la Libre Esthétique , salle Saint-Georges, Liège (Belgique), du 21 octobre 1994 au 15 janvier 1995.

(2) Van Gogh et son temps, Robert Wallace (Editions Time-Life, 1969).

 

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25 novembre 2013

L'ombre de Gauguin plane sur la plaine du Roussillon 

(suite)

 

Admiré par les artistes nord et sud catalans qui le rencontreront souvent par l'intermédiaire de Georges-Daniel de Monfreid, Gauguin insistait "fortement sur ses origines hispaniques, sur ses attaches d'enfance avec le Pérou mais aussi sur la figure importante de sa grand-mère, la flamboyante Flora Tristan, à qui il doit à la fois ses origines ibériques et son atavisme républicain." (1)

 

A partir de l'été 1883, Gauguin s'occupe de missions pour le compte des républicains radicaux espagnols. "Il semble qu'entre 1883 et 1886 Gauguin ait effectué plusieurs missions pour les comploteurs espagnols : en 1885 à Londres, en 1886 à Bordeaux, un voyage à Montpellier en 1884, où, avec Emile Bertaux, il aura le temps de visiter le musée Fabre, et de commencer une copie d'un tableau de Delacroix.

 

Il racontera aussi deux épisodes autour de la frontière pyrénéenne, un aller-retour entre Cerbère et Port-Bou caché à l'aller dans un wagon de charbon et au retour, dissimulant Ruiz Zorilla (*) dans la cargaison de blé d'un chariot. Enfin, une altercation avec un gendarme sur la côte de Cerbère. C'est à cette occasion sans doute qu'il peignit une aquarelle intitulée Cerbère 18 août 1883 et signée P.G., en vente chez Sotheby's en 1975, mission annoncée dans une lettre du 13 août à Pissarro dans laquelle Gauguin se dit "très intéressé aux affaires d'Espagne auxquelles je suis un peu partie active". Sans que Monfreid le sût à l'époque et sans qu'il s'appesantît dessus ensuite, Gauguin avait bel et bien séjourné en Roussillon." (1)

 

En 1902, Gauguin envisage de quitter les Marquises pour regagner l'Europe et pourquoi pas s'installer près de Monfreid dans les Pyrénées catalanes, ou en Espagne pour y travailler pendant quelques années. Monfreid l'en dissuade invoquant le climat détestable d'Europe : le froid, l'humidité en France, la sécheresse aride et les fièvres en Espagne.

 

Paul Gauguin meurt le 8 mai 1903 à l'âge de 54 ans. La nouvelle de son décès n'arrive à Paris que le 23 août. "Le premier Salon d'automne ouvert au Petit Palais comprend une salle consacrée à l'artiste où figurent huit toiles dont le Christ jaune." (2)

 

- - -

 

(*) Manuel Ruiz Zorilla a souvent conspiré contre les Bourbons restaurés. L'Espagne entre 1874 et 1885 est gouvernée par le roi Alphonse XII.

 

(1) Catalogue de l'exposition Paris Perpignan Barcelone - L'appel de la modernité (1889 - 1925), musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan du 20 juin au 13 octobre 2013.

 

 

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8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 10:42
Au coeur de Perpignan, l'artiste Véronique Lopez-Aliot installe son atelier - Port-Argelès: la concertation
Au coeur de Perpignan, l'artiste Véronique Lopez-Aliot installe son atelier - Port-Argelès: la concertation

Au coeur de Perpignan, l'artiste Véronique Lopez-Aliot installe son atelier -

 

C'est rue de la Barre, face au Crédit agricole, que Véronique Lopez, mariée depuis l'été dernier à Louis Aliot, va installer son atelier de peinture. A quelques petits mètres de la mairie de son chéri, la sous-directrice de la communication pourra opérer des allers-retours antre les deux lieux, entre art et politique, en mêlant les deux car Madame Aliot connaît l'art de la politique...

Une grille ferme pour l'accès à un patio profond et à cet immeuble classe du XVII° siècle... (payé par qui ? par la municipalité ? Mais tu déconnes, jipé, pour parler comme Macron !! T'es mauvaise langue ! Et pourquoi Aliot n'aurait pas préempté ..? )

En tout cas, souhaitons une belle année picturale à l'artiste...en attendant d'être invité au vernissage...Merci !!!

job

PORT-ARGELÈS : LA CONCERTATION CONTINUE

01 OCTOBRE 2021

Par délibération du conseil municipal en date du 30 septembre 2021, la commune d'Argelès-sur-Mer a décidé d'engager une concertation avec la population sur le projet de requalification et de recomposition du port de plaisance et de son quartier.

La présente concertation a pour objet :
  1. D’informer le public sur le cadre de la concertation et sur son objet
  2. L’implication du public dans la compréhension de son fonctionnement et de ses enjeux et du dimensionnement de sa trajectoire
  3. La consultation du public
  4. L’expression des attentes et des avis des personnes intéressées
 

La concertation se déroulera sur une période de trois mois, du 15 octobre 2021 au 15 janvier 2022, selon les modalités suivantes :
 
  • Information du public sur le site internet de la commune, par voie d’affichage et par voie de publication locale, 15 jours avant le démarrage de la concertation, des modalités et de la durée de la concertation (3 mois) ;
  • Exposition de présentation du projet et mise à disposition d’un dossier au public en mairie, au siège de la Communauté de commune ACVI et à la Capitainerie pendant toute la durée de la concertation ;
  • Ouverture d’un registre en mairie, au siège de la Communauté de commune ACVI et à la Capitainerie permettant la consignation d’observations ;
  • Mise en place d’un site internet spécifiquement dédié  ;
  • Organisation d’une réunion publique d’ouverture le vendredi 15 octobre 2021 à 18h, salle Buisson, et d’une réunion publique de clôture le 14 janvier 2022 ;
  • Organisation d’ateliers thématiques (sur inscription) prévus le mercredi 20 octobre 2021 à l'espace Waldeck-Rousseau.
En fonction des contraintes liées à la situation sanitaire et des règles sanitaires en vigueur, les réunions publiques et ateliers thématiques pourront être organisés soit en présentiel, le cas échéant après inscription préalable, soit en hybride, avec la possibilité de participer soit en présentiel soit à distance, soit exclusivement à distance via une plate-forme de visio-conférence.

Consulter les documents supports à la concertation :
https://view.genial.ly/61167b036e02be0dce98df69

S'inscrire aux ateliers thématiques 
(mercredi 20 octobre 2021 à l'espace Waldeck-Rousseau) :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf8Y7_E1WmBeIWtd47ygAMz3xk3RskcgoI9jozjI6hNoDclVg/viewform



Cette concertation porte sur les objectifs suivants :

Dans le cadre de l’opération de requalification et de recomposition du port de plaisance et de son quartier :
  • Recomposer le bassin nautique avec l’opportunité d’une extension du bassin afin de créer plus de 250 nouveaux emplacements ;
  • Redéployer et créer des activités vectrices d’attractivité pour le port et son quartier, autour de l’économie bleue dans l’ensemble de ses composantes (nautiques, sportives, patrimoniales, halieutiques, touristiques, ressources marines, économie circulaire, etc….), et des activités supports de son repositionnement (commerces, services, …) ;
  • Requalifier les espaces publics actuels du port ;
  • Recomposer et améliorer l’accessibilité du port et son quartier, par la création d’une nouvelle entrée sud, des cheminements doux et la création d’un pôle mobilités ;
  • Engager le port et son quartier dans la transition écologique ;
  • Préserver et valoriser les espaces naturels à forts enjeux environnementaux et la dimension paysagère du projet.

Dans le cadre de la mise en compatibilité du SCOT Littoral Sud :
  • Préciser ou définir, le cas échéant dans le cadre d’un secteur de projet urbain stratégique (SPUS), les modalités d’application de la loi Littoral dans le périmètre du projet de requalification et de recomposition du port de plaisance et de son quartier.

Dans le cadre de la mise en compatibilité du PLU d’Argelès-sur-Mer :
  • Modifier, si nécessaire, la vocation de certains secteurs situés dans le périmètre du projet et les constructions qui y sont autorisées pour y permettre la réalisation du projet de requalification et de recomposition du port de plaisance et de son quartier.
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25 décembre 2021 6 25 /12 /décembre /2021 11:26
Perpignan : Centre d'art contemporain, annexe de la galerie Casting : après G.Ferrer, Poutiline

Perpignan : Centre d'art contemporain, annexe de la galerie Casting : après G.Ferrer, Poutiline...

 

 

Le centre d'art baptisé Walter Benjamin sous Pujol 1 est mort...

 

Le centre d'art contemporain de Perpignan est ouvert aux artistes du galerie de la rue Rabelais : Roger Castang...

 

Lieu aux multiples usages, annexe de la médiathèque, du musée Rigaud, il a perdu sa personnalité, il n'a pas trouvé sa vocation... On espère un lieu artistique vivant, de création, de partage, de dialogue, avec ciné, conférences, colloques... 

 

Hélas,lieu de loques !

 

JPB.

 

 

Expo du peintre russe peu connu (pas de rencontres avec lui..?) Anatoly Poutiline au centre d’art contemporain.

 

L’œuvre de Poutiline est un ovni dans la création picturale contemporaine pour bien des raisons : son inspiration céleste, sa technique séculaire et la mystique obsessionnelle qui le hante, sont aux antipodes des préoccupations artistiques actuelles.

 

Cette exposition présente une soixantaine de toiles sur les vingt dernières années de sa production.

 

Exposition visible du 6 novembre 2021 au 23 janvier 2022 de 11h à 17h30, Place du Pont d'en Vestit. Entrée libre si passe…

 

(C) Mairie de Perpignan

 

 

- - - Joyeux Noël, tout de même !!!!

​​​​​​​

 

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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 09:45
ouvrages principaux sur Matisse à Collioure (hors catalogue d'expos) et l'auteurR. Arazm
ouvrages principaux sur Matisse à Collioure (hors catalogue d'expos) et l'auteurR. Arazm
ouvrages principaux sur Matisse à Collioure (hors catalogue d'expos) et l'auteurR. Arazm
ouvrages principaux sur Matisse à Collioure (hors catalogue d'expos) et l'auteurR. Arazm
ouvrages principaux sur Matisse à Collioure (hors catalogue d'expos) et l'auteurR. Arazm
ouvrages principaux sur Matisse à Collioure (hors catalogue d'expos) et l'auteurR. Arazm
ouvrages principaux sur Matisse à Collioure (hors catalogue d'expos) et l'auteurR. Arazm
ouvrages principaux sur Matisse à Collioure (hors catalogue d'expos) et l'auteurR. Arazm

ouvrages principaux sur Matisse à Collioure (hors catalogue d'expos) et l'auteurR. Arazm

Conférence à Collioure

 

 Un Matisse à Collioure ? Une conférence de Romain Arazm, auteur de “La Pastorale retrouvée”

 

Volé au Musée d’art moderne de Paris en 2010, le tableau La Pastorale d’Henri Matisse se cache-t-il à Collioure ? Ce tableau d’Henri Matisse constitue l’épicentre du roman dont il emprunte le titre, La Pastorale retrouvée (aux Presses Littéraires)

 

“Partant du cambriolage au Musée d’Art Moderne en 2010, la trame de l’ouvrage revient très largement, par le prisme d’un narrateur érudit Paul Mazar, sur la période fauve du peintre. Elle immerge le lecteur dans la biographie d’Henri Matisse tout en interrogeant la relation qu’il entretient avec Collioure. (…) À Collioure – où l’histoire commence et se termine – les paysages apparaissent dans l’oeil du narrateur avant tout comme des étendues chromatiques.”

Omniprésente dans le roman, la peinture agit comme aucun autre personnage sur les joies et les peines du narrateur. A l’instar de Matisse dont il admire l’ensemble de l’oeuvre peinte et dessinée, ce dernier perçoit l’art comme « un calmant cérébral, quelque chose d’analogue à un bon fauteuil qui délasse de ses fatigues physiques ». 

 

Articulée autour de la place qu’occupe le peintre et Collioure dans le roman, une conférence d’une heure proposera une vision intime d’Henri Matisse. Elle sera accompagnée par des lectures de la comédienne Ilana Waysberg

 

Au Centre culturel de Collioure ; samedi 09 octobre 2021 de 15h à 16h30.

 

En 2010, cinq tableaux sont dérobés au Musée d’Art moderne de la ville de Paris. Le monde de l’art est sous le choc. Aujourd’hui encore, personne ne sait ce que sont devenues ces toiles…
Personne, sauf Paul Mazar, le narrateur qui tombe sur deux toiles découpées abandonnées dans une poubelle d’une ruelle parisienne. Ce jeune homme passionné de peinture réalise avec stupeur qu’il vient de retrouver deux des cinq tableaux volés : La Pastorale d’Henri Matisse et l’Olivier à l’Estaque de Georges Braque. Que faire ?

Dans le même temps, Paul rencontre Anna qui vient d’être nommée attachée à la conservation du musée cambriolé. Malgré les doutes du narrateur quant aux intentions réelles de la jeune femme, des sentiments vont éclore.

Exploration minutieuse du psychisme du narrateur, La Pastorale retrouvée est une flânerie érudite sur les chemins de la peinture moderne. L’histoire haletante met en scène l’imaginaire et interroge les fonctions de l’art dans nos vies.

De Paris à Collioure, en passant par l’Italie et la Bretagne, le cheminement initiatique du narrateur, entre nature et culture, est rythmé par des rencontres déterminantes avec des artistes tant réels que fictionnels…

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 09:48
 La poésie de Jordi Pere Cerdà : Un monde à découvrir - EXPOSITION  Les apparences -  JAZZ AVEC H.TEXIER -
 La poésie de Jordi Pere Cerdà : Un monde à découvrir - EXPOSITION  Les apparences -  JAZZ AVEC H.TEXIER -

 

ANTOINE CAYROL, POÈTE CATALAN :

 

 Chez Jordi Pere Cerda 

 

Comme d’habitude, et malgré la fatigue –« C’est ça, la vieillesse », soupire-t-il- Antoine Cayrol me reçoit dans sa petite maison de Perpignan, « trop petite, voyez tous ces livres, partout ; en effet, sur les tables, des revues et des manuscrits, une Description du mensonge, un ouvrage de Georges Mounin…

 

Je viens pour lui demander une photo destinée à illustrer l’itinéraire que je lui consacre –à lui le seul écrivain vivant et actif, parmi les trente choisis- dans mon Guide culturel (et sportif !) de la Catalogne.  C’est Hélène, son épouse, qui va les chercher dans des boîtes et enveloppes : « Nous ne les avons pas rangées à temps, à présent, c’est trop tard ! » Non, ce n’est jamais trop tard car ces trésors recèlent de beaux souvenirs. Des images de la maison en schistes de Saillagouse, des couleurs à Osséja, à la chapelle de la Trinité, ou cette belle série en noir et blanc due au photographe de Gérone Oliveras.

Pendant ce temps, Antoine lit mon texte avec attention ; la seule retouche concerne Marie-Claire Zimmermann, ancien professeur à la Sorbonne venue passer son enfance à Osséja où son père se soignait ; elle ne mérite pas les adjectifs oiseux, je veux dire les noms d’oiseau dont je la gratifie ; de même pour André Marti : l’expression « le boucher d’Albacete » l’a poursuivi toute sa vie ; il était très autoritaire, certes, mais lui non plus ne mérite pas cette qualification. M.Cayrol est trop gentil…

 

Ensuite, nous évoquons les livres qui traitent de son pays « haut », la Cerdagne française. Dans ses nouvelles des années 1980-90, il est question d’une Cerdagne actuelle, contemporaine, « en mouvement, prise entre deux forces de volonté, les politiques de deux Etats, la France et l’Espagne, les deux Catalognes ; c’est la description d’un arrachement à une façon de vivre, sans doute arriérée et en direction d’une vie nouvelle ; j’ai voulu montrer la rupture en Catalogne. »

Au contraire, dans son dernier roman Passages étroits, il s’agit de la fresque d’une société : « J’ai essayé d’écrire l’oralité de ces gens simples ; parti de la poésie, il a fallu que je gagne le droit de passer à la prose. La poésie est intuition, pas la prose. J’ai, par moments, des passages naturalistes, mais j’ai travaillé un style plus moderne ; c’est vrai, parfois, peut-être j’ai été influencé par Proust, que j’aime beaucoup ; on me l’a fait remarquer, mais je ne m’en rends pas compte ! »

 

Enfin, Jordi Pere Cerda me parle de ses mémoires ; après la publication de ses Chants hauts, sorte de premier tome, il a achevé la suite, Finestrels d’un capvespre, manuscrit de trois cents pages, posé là, sur la table base du salon tapissé de livres et de tableaux…Je cherche un éditeur : à Barcelone, il ne veulent pas éditer un livre qui parle de gens qu’ils ne connaissent pas, Enric Guiter ou Sebastia Pons, d’accord, mais Maurice Blanchot, tour de même…Alors, ici, peut-être la maison des Trabucaires, ils sont intéressés…

On attend avec impatience tous ces livres et leur traduction en français. En attendant, Antoine Cayrol a été contacté par une revue -belle, volumineuse et française- pour y insérer un texte : Altermed ne paraît qu’une fois l’an, mais elle promet ! (www.editionsnonlieu.fr)

 

J.P. BONNEL

PERPIGNAN

 

- - -SAMEDI 19 JUIN

à partir de 16H00

 

La poésie de Jordi Pere Cerdà

Un monde à découvrir 

 Étienne Rouziès, traducteur,

et

Marie Grau, universitaire spécialiste de l’auteur

proposent

une rencontre-lecture bilingue à l’occasion de la parution de

"Comme sous un flot de sève, l’anthologie bilingue catalan-français du poète Jordi Pere Cerdà (1920-2011)"

 aux Ed.La Rumeur libre

Sur réservation par mail

librairie.torcatis@wanadoo.fr

ou par téléphone

04 68 34 20 51

- - -

EXPOSITION

Les apparences

Une exposition de peinture proposée par Thomas Lévy- Lasne

50peintres contemporains de la scène française au Centre d’Art À Cent Mètres du Centre du Monde

du 20 Juin au 15 septembre 2021

Vernissage le 20 juin 2021

3, avenue de Grande Bretagne 66000 Perpignan

                                               

50 peintres contemporains de la scène française au Centre d’Art À Cent Mètres du Centre du Monde à Perpignan

du 20 Juin au 15 septembre 2021 Vernissage le 20 juin 2021

Une proposition de Thomas Lévy-Lasne

Avec: Gilles Aillaud, Henni Alftan, Marion Bataillard, Julien Beneyton, Jean-Baptiste Bernadet, Romain Bernini, Mireille Blanc, François Boisrond, Katia Bourdarel, Jean- Baptiste Boyer, Guillaume Bresson, Benjamin Bruneau, Damien Cadio, Antoine Carbonne, Mathieu Cherkit, Claire Chesnier, Jean Claracq, Philippe Cognée, Eric Corne, Gaël Davrinche, Jean-Philippe Delhomme, Grégory Derenne, Cyril Duret, Bruno Gadenne, Gérard Gasiorowski, Cécilia Granara, Cyrielle Gulacsy, Bilal Hamdad, Nathanaëlle Herbelin, Youcef Korichi, Jürg Kreienbühl, Iris Legendre, Eugène Leroy, Thomas Lévy- Lasne, Jérémy Liron, François Malingrëy, Maude Maris, Olivier Masmonteil, Audrey Nervi, Eva Nielsen, Simon Pasieka, Françoise Petrovitch, Nazanin Pouyandeh, Laurent Proux, Antoine Roegiers, Lou Ros, Vassilis Salpistis, Paul Vergier, Anthony Verot, Marine Wallon.

3, avenue de Grande Bretagne, 66000 Perpignan contact@acmcm.fr 04 68 34 14 35

Une exposition associée au FILAF (Festival International du Livre d’Art et du Film) du 21 au 27 juin 2021.

 

Cette exposition est d’abord l’occasion de concrétiser une situation : l’extraordinaire vitalité de la peinture de la scène française contemporaine.

Non exhaustive, j’ai pris le parti de présenter des peintres gardant pour référence le monde des apparences. Dans une grande variété de thème, de style et d’ambition, tous ces peintres questionnent le réel avec ce médium si particulier qui joue au visible avec les matériaux du visible: des pigments, des surfaces, le côté sculptural du tableau.

De peintre dit abstrait comme Jean-Baptiste Bernardet ou Claire Chesnier, s’intéressant pourtant au spectre lumineux à un entre deux inquiétant comme chez Maude Maris ou Eugène Leroy, d’une figuration iconographique à la Eric Corne ou Françoise Petrovitch au réalisme muet de Mireille Blanc ou Grégory Derenne, d’une manière très affirmée comme Eva Nielsen ou Mathieu Cherkit à l’effacement de la présence du peintre comme chez Damien Cadio ou Katia Bourdarel, de l’élégance du style efficace de Gilles Aillaud ou Jean-Philippe Delhomme à la touche fragile de Nathanëlle Herbelin ou de Jérémy Liron, l’inspiration commune reste le monde muet qui est le notre pour paraphraser Francis Ponge.

Une génération entre 35 et 45 ans est particulièrement mise en avant dans l’exposition : elle a été découragée en école d’art mais ces nombreux artistes ont persévéré dans leur pratique patiente au milieu d’une époque de l’avalanche des images. 100 millions de photos et vidéos sont postées sur Instagram par jour. Alors qu’on a pu parler de retour de la peinture, elle a découvert des générations plus ancienne, il y a bien toujours eu des peintres et maintenant une génération plus jeune : le médium prend une place exponentielle dans les écoles aujourd’hui.

Avec un regard assumé vers l’Histoire de l’Art, un intérêt technique pour la touche et les qualités de surface, une certaine froideur dans la représentation, la variété des peintres de l’exposition se retrouve dans leur confiance dans le médium qu’est le tableau : ce besoin immémorial de représenter l’innommable des apparences par la présence d’une peinture.

Thomas Lévy-Lasne

Gilles Aillaud

Aquarium 80x96cm huile sur toile env 1970

Morning Sun 130x195cm huile sur toile 2020

Henni Alftan

Marion Bataillard

L’amour du monde 130x120cm huile sur toile 2018-19

 

Les Bourbouloux & festival 153x175cm acrylique sur bois 2015

Julien Beneyton

 

Jean-Baptiste Bernadet

Untitled (Fugue) chacune 200x180cm huile et cire froide sur toile 2020

 

Romain Bernini

Grans bwa XXIV 130x130cm huile sur toile 2020

 

Sweat-shirt (Mer, océan) 200x150cm huile et spray sur toile 2019

Mireille Blanc

 

Myriem République 146x114cm acrylique et huile sur toile 2019

François Boisrond

 

Katia Bourdarel

Daphné 180x120cm huile sur toile 2019

 

Baignade au sein des vestiges du monde 35x27cm huile sur toile 2021

Jean-Baptiste Boyer

 

Guillaume Bresson

Sans titre 122x54,5cm huile sur bois 2020

 

Benjamin Bruneau

Grunge-Boy 195x139cm huile et transfert photo sur toile 2014

 

Damien Cadio

Daylight 140x190cm huile sur toile 2020

 

Antoine Carbonne

Homme-Paysage 146x114cm huile sur toile 2016

 

Mathieu Cherkit

Sortilège 290x197cm huile sur toile 2020-21

 

Claire Chesnier

251220 155,5x134cm encre sur papier 2020

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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 09:11
Photos : 2 ballets de JC.Galotta et l'orchestre baroque pour les "Leçons de ténèbres"
Photos : 2 ballets de JC.Galotta et l'orchestre baroque pour les "Leçons de ténèbres"
Photos : 2 ballets de JC.Galotta et l'orchestre baroque pour les "Leçons de ténèbres"

Photos : 2 ballets de JC.Galotta et l'orchestre baroque pour les "Leçons de ténèbres"

“La nature vous regarde” :
4 grandes expos à l'air libre
à Argelès-sur-Mer

C’est sous la formule “La nature nous regarde” que prennent place 4 superbes expositions naturalistes sur la voie publique argelésienne, au village, à la plage et au port.

Jusqu’au 7 novembre, le thème mondial de la nature se donne à voir sur 200 tirages géants placés en hauteur. Le format des photos, 1,8 m par 1,5 m, ne passe pas inaperçu ! C’est bien le but de cette initiative, fruit d’un partenariat fécond entre la ville d'Argelès-sur-Mer et l’association ADN Nature : la mise en valeur de la nature, par l’art de l’image, afin d’accentuer la prise de conscience sur les enjeux de préservation de la biodiversité, environnementale et animale.

Ce désir se traduit par une réalisation ambitieuse, qui invite à connaître, aimer et protéger la nature, car il y a urgence à protéger le vivant, si fragile. Les clichés invitent à la déambulation et séduisent toutes les générations, sans exception, avec une visibilité maximale, plus d’un million de personnes étant promis à voir ces œuvres.
 
La magie de ces expositions repose sur leurs contenus et leurs emplacements : “nous avons choisi des lieux de grand passage, où l’on ne s’attend pas nécessairement à rencontrer des clichés représentant l’extraordinaire variété animale et la richesse du vivant”, explique Julie Sanz, 1ère adjointe au maire. L’intention est de “surprendre positivement, d’interpeller les passants, grâce à des images d’une rare beauté, sur la fragilité et la nécessité de protéger l’environnement dont nous faisons partie”. Ours de l’hémisphère Nord, loups, élans et tétras, manchots et baleines… ce tour de la planète nature, offert par des photographes naturalistes, est un partage populaire.

D'autres expositions, initiées par l'association ADN Nature, vont également se prêter à la découverte sur l'esplanade Charles Trénet, au "Casot" d'Argelès Photo Nature et dans quatre campings argelésiens.
L'ensemble de ces expositions photos grand format sera inauguré les 24 et 25 juin. Des rencontres avec les photographes, des ateliers avec les enfants des écoles, des projections au cinéma Jaurès et un relâcher de tortues marines sont attendus.

Les quatre expositions d'Argelès Photo Nature :

- “Ours & Compagnie”, par Catherine et Rémy Marion, promenade de front de mer, Argelès-plage.
- "Taïga”, par Thomas Roger et Olivier Larrey, promenade de front de mer, Argelès-plage.
- “Explorer l’inexploré, les récifs coralliens”, par Alexis Rosenfeld, quais du port.
- “Portraits sauvages”, par Michel d’Oultremont (à partir du 5 juin), place Gambetta. 

D'autres séries photographiques, initiées par ADN Nature,
seront visibles dès les prochaines semaines :


- “Un regard sous la mer”, de Pascal Kobeh, place Magellan et esplanade Charles Trénet (déjà en place)
Concours photo International Marenda, sur la promenade des expositions.
- “Afrique Sauvage”, de Laurent Baheux, à l'occasion du Festival Off de Perpignan, du 28 août au 11 septembre.
- 80 clichés naturalistes distribués au sein des campings La Sardane, Le Dauphin, Taxo Les Pins et Les Galets.

Biographies des photographes et clichés en téléchargement : merci de préciser les crédits images.

Exposition "Ours et compagnie" (1) © Catherine et Rémy Marion.
Exposition "Ours et compagnie" (2) © Catherine et Rémy Marion.
Exposition "Taïga" © Thomas Roger et Olivier Larrey. 
Exposition "Faune de l'Ardenne belge" © Michel d'Oultremont.
- 9 clichés d'images in situ.
 

CONTACT

Ville d'Argelès-sur-Mer - Service communication

Laurence Rialain - Esteve Vaills

com@ville-argelessurmer.fr

04 68 95 34 67 - 06 07 49 94 99

le grenat du Théâtre L'Archipel Perpignan!

Rdv ce soir 4 juin 2021 pour poursuivre ces retrouvailles avec J-C. Gallotta & R. Burger : Le Jour se rêve - Danse - L'Archipel du Groupe Emile Dubois - 

#perpignanculture_2020

#danse

#live

#cultureessentielle

 

 PERPIGNAN | Concert exceptionnel samedi 17 juillet, 21 h 30 Cathédrale Saint-Jean-Baptiste

 

Leçons de ténèbres

 

Sous la direction de Vincent Dumestre, le chœur et l’orchestre du Poème Harmonique, ensemble français de musique baroque reconnu à l’international, feront résonner à la lueur des bougies dans la cathédrale, les musiques nocturnes de Marc Antoine Charpentier dédiées à la semaine sainte. Mêlant virtuosité et profondeur, la musique de Charpentier viendra cueillir en chaque auditeur l’émotion suscitée par la beauté et le recueillement. 

 Perpignan sera la première étape de 7 nuits dédiées aux Leçons de Ténèbres françaises dans les plus belles églises et abbayes de l’Occitanie, imaginées par Vincent Dumestre et produites par le Festival Radio France Occitanie Montpellier. Une soirée d’été à partager tout en douceur après de longs mois de confinement !

« Clair-obscur… sept églises occitanes, sept concerts et sept compositeurs pour réveiller un rituel dans une ambiance mystique… porter les versets de lumière, depuis le crépuscule des siècles » Vincent Dumestre.

 

Site festival FROM : https://lefestival.eu/

Site Ville Perpignan : https://www.mairie-perpignan.fr

Facebook Ville de Perpignan : @MairiePerpignan • Ville

 

Facebook FESTIVAL MUSIQUE SACREE : @MusiqueSacreePerpignan

 

Concert en accès libre avec réservation obligatoire.

L’accueil du public sera soumis aux règles sanitaires en vigueur le jour du concert.

Réservation : dès le 5 juillet à la Direction de la culture de la Ville de Perpignan / du lundi au vendredi de 9h00/12h00 et de 14h00/17h00. Par téléphone 04 68 66 33 18 et par mail : perpignan.culture@mairie-perpignan.com

 

 #perpignanculture_2020

Concert proposé par le Festival Radio France Occitanie Montpellier, avec France Musique.

 

 

LISTE DES SPECTACLES DISPONIBLES

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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