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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 08:34
Mme de Lazerme par Picasso © Musée Rigaud - Picasso place de la Loge © Institut du grenat - Le Mucem © J.P.Bonnel
Mme de Lazerme par Picasso © Musée Rigaud - Picasso place de la Loge © Institut du grenat - Le Mucem © J.P.Bonnel
Mme de Lazerme par Picasso © Musée Rigaud - Picasso place de la Loge © Institut du grenat - Le Mucem © J.P.Bonnel

Mme de Lazerme par Picasso © Musée Rigaud - Picasso place de la Loge © Institut du grenat - Le Mucem © J.P.Bonnel

* Musée Rigaud à Perpignan: les stucs de l'appartement de Madame de Lazerme détruits !

Dévasté l'appartement du modèle de Picasso à Perpignan : le dernier descendant des de Lazerme raconte comment les travaux du "Grand Rigaud" ont éliminé les stucs que j'avais pu admirer lors de ma visite impromptue chez Paule de L. (elle n'avait alors que 98 ans. (article dans La Semaine du Roussillon: début ci-dessous).

J'avais décrit les lieux et les tableaux de Picasso exposés un peu partout dans les pièces (j'avais pris des photos), ce qui me valut d'être convoqué à l'hôtel de police car un vol (toiles de Picasso) fut commis à la même époque chez celle qui m'accueillit, avec sa dame de compagnie...

Espérons que l'ouverture du "Big Rigaud" permettra de rendre hommage à cette famille et à l'hôtel particulier. On pourrait aussi montrer le visage de Picasso artisan, aimant les objets quotidiens, les jouets, les créations artisanales catalanes, comme ce fut révélé dans la belle exposition du Mucem de Marseille : un des commissaires fut Joséphine Matamorros, actuellement responsable du musée Peské de Collioure, qui eut la bonne idée d'insérer des objets de la Casa Pairal...

JPB

**

On sait que Picasso, au temps du cubisme et de l’amitié avec Braque, fréquenta beaucoup, de 1911 à 1914, la ville de Céret, la capitale du Vallespir. On sait sans doute moins que, de 1953 à 1955, Pablo Picasso se rendit régulièrement à Perpignan, rue de l’Ange, chez ses amis Paule et Jacques de Lazerme. A la suite d’un contrat établi entre la famille et la municipalité de Perpignan, le bel hôtel particulier est devenu, depuis 1979, le Musée Hyacinthe Rigaud. Madame de Lazerme, immortalisée par Picasso, vit toujours dans une aile du bâtiment.

Cette maison patricienne appartenait depuis 1827 à la famille de Lazerme, car Joseph, député légitimiste des Pyrénées-orientales, l’avait racheté à l’Intendant du Roussillon, Campredon de Ponte d’Albaret. Dans cette famille d’érudits, c’est en particulier Carlos de Lazerme qui s’illustra par ses nombreux écrits : romans, poésies…et était en relation avec Max Jacob et Apollinaire, à leurs débuts. Il protégea, grâce à sa fortune, de nombreux artistes roussillonnais et rencontra les cubistes à Céret : il fut l’ami de Manolo et sympathisa, grâce au peintre Pierre Brune, avec Picasso ; ses enfants, Paule et Jacques, poursuivirent les relations amicales avec Pablo Ruiz et l’invitèrent à plusieurs reprises dans leur vaste demeure…

JPB - © La semaine du Roussillon - article repris dans le recueil Catalogne en peinture

Picasso à Perpignan

un drôle de diable, rue de l’ange.. !

*Jacques de Lazerme (1909-1986)

Quatrième comte (carliste) de Lazerme, fils de Carlos de Lazerme, né à Perpignan en 1909.

Président de l'Automobile Club des Pyrénées-Orientales, il reçut Picasso entre 1953 et 1955.

Dans les années 1970, il vendit l'hôtel particulier de sa famille à la ville de Perpignan, qui y installa en 1979 le Musée Hyacinthe Rigaud.

Il est l'auteur de plusieurs travaux sur sa famille, dont des Notices sur la famille de Lazerme et le Roussillon, publiées sous le nom d'emprunt de Thomas Ferriol.

Paule de Lazerme (1910-2012)

Née Paule Dabadie le 22 octobre 1910 à St-Feliu d'Avall, elle épouse en 1931 le comte Jacques de Lazerme, étant désormais connue sous le nom de "comtesse de Lazerme".

Picasso exécuta plusieurs portraits de Paule de Lazerme : une gouache datant de l'été 1954, où elle est représentée en costume catalan ; une sanguine intitulée "Madame de Lazerme en catalane", datée du 14 août 1955, où elle porte une coiffe catalane et une croix en grenats de Perpignan ; une gouache datée du 19 août 1955, intitulée "Mmzede Lazerme en catalane", où elle porte un châle blanc et une robe rouge ; un dessin au crayon noir, daté du 24 août 1955, représentant Paule de Lazerme de profil assise dans un fauteuil à haut dossier.

Elle décède le 10 novembre 2012 à l'âge de 102 ans.

- - -Picasso à Marseille

Le MuCEM présente du 27 avril au 29 août 2016 une grande exposition de 270 oeuvres qui s’attache à montrer comment Picasso, tout à la fois inscrit dans son époque et attaché à ses racines, a nourri son travail d’influences issues des arts et traditions populaires. Le parcours, divisé en quatre sections, met en miroir des chefs-d’œuvre de l’artiste avec des objets-références issus des riches collections du Mucem. Grâce à des prêts exceptionnels et au soutien de nombreuses collections publiques et privées, françaises et internationales, parmi lesquelles il convient de citer le riche partenariat avec le Musée national Picasso-Paris, l’exposition permet de réunir des œuvres essentielles et iconiques, mises en perspective avec des découvertes inédites.

Après avoir évoqué l’aspect sacré de ces sources, essentiellement espagnoles, le propos met en évidence cette présence des souvenirs dans l’inspiration de l’artiste. Sont ainsi illustrés des thèmes et des motifs mémoriels récurrents chez Picasso, fasciné en particulier par l’univers de la parure (Jacqueline à la mantille), de la musique, du cirque (L’Acrobate bleu), de la tauromachie (Tête de taureau) et du jouet, par exemple.

L’exposition est ensuite construite autour de rencontres faites par Picasso avec des personnalités ayant affirmé un savoir-faire artisanal qui pouvait nourrir sa propre expérience et ses propres recherches. Sont alors successivement développées les incursions de l’artiste dans la connaissance du travail du bois (Paco Durrio), de la céramique (Suzanne et Georges Ramié et l’atelier Madoura), de l’orfèvrerie (François Hugo), de la linogravure (Hidalgo Arnéra), du cinéma (Robert Picault), du textile (Marie Cuttoli) et de la tôle découpée (Lionel Prejger).

La question de l’utilisation du quotidien dans sa dimension la plus prosaïque (les objets de rebut), mais aussi la plus personnelle, s’exprime dans un très bel ensemble de sculptures d’assemblage (La Guenon et son petit) dans lesquelles se lisent aisément les objets glanés et les matériaux recyclés.

L’art au XXe siècle a souvent joué avec ses origines pour construire un nouveau rapport au monde. Les racines de Picasso sont multiples. Parmi ces fondations, l’environnement de son enfance fut un terreau très fertile. Les objets du quotidien auxquels Georges Henri Rivière rend hommage au sein du musée des arts et traditions populaires, qu'il crée en 1937, font infiniment partie du bagage affectif et esthétique de l'artiste. Les collections du Mucem qui jalonnent le parcours ont été choisies parmi les objets acquis par Georges Henri Rivière, comme autant d'échos au travail de Picasso. Fort de cette connaissance à la fois intime et universelle, Picasso s’affirme alors lui-même comme le véritable signal d’une nouvelle culture populaire.

Commissariat général :

Joséphine Matamoros, conservateur en chef du patrimoine, directrice honoraire du Musée d’art moderne de Céret, directrice du Musée d’art moderne de Collioure

Bruno Gaudichon, conservateur en chef du patrimoine, conservateur de La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix

Emilie Girard, conservateur du patrimoine, responsable du Centre de Conservation et de Ressources du Mucem.

Scénographie : Jacques Sbriglio, architecte, scénographe

Un téléphérique à Toulouse ! un téléféérique à Perpi..?

 

Ce n'est pas l'Indépêche de Perpignan (le radical milliardaire garde la nouvelle pour la Dépêche de l'Occitanie), mais Le Monde qui nous apprend qu'un téléphérique urbain va relier l'hôpital Rangueil et l'université Sabatier. Trajet de 8 minutes a lieu de trente en voiture et de 45 en autobus...

Le projet débute en janvier 2017, ensuite le téléphérique sera connecté au réseau de métros. La municipalité hésite entre des larges cabines reposant sur trois câbles ou le système de télécabines ( de type "oeufs", comme à la station des Angles) tractées par un câble simple.

 

Mise en service entre 2020 et 2025... Et à Perpignan, c'est pour quand, cette féérie pour une ville meilleure..?

 

 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 07:13
Shirley JAFFE - Vitraux de la Funeraria de Perpignan
Shirley JAFFE - Vitraux de la Funeraria de Perpignan

Shirley JAFFE - Vitraux de la Funeraria de Perpignan

 

 

Le peintre américain Shirley JAFFE vient de mourir à Paris. Issue d'une famille de juifs émigrés de Russie, elle a passé son enfance à Brooklyn avant de faire des études d'art à New York et Washinton. Influencée par Kandinsky, sa peinture était géométrique nventa une abstraction toute en mouvements.

 

Elle était fascinée par les architectures de la ville : face à des immeubles ou maisons en démolition, la destruction la conduisait à découvrir les structures internes des bâtiments. Elle serait heureuse à Perpignan, cité en chantier, du Cassanyes à la cathédrale, où elle travailla, en 1999, pour insaller ses viraux colorés à la funeraria...

 

En effet, la municipalité de J.Paul Alduy eut la bonne idée d'inviter cette artiste expressionniste très inventive qui honora, dans la petite chapelle de l'ensemble Saint-Jean, une de ses cinq commandes publiques : neuf vitraux lumineux. Il faut noter encore que la présence de l'artiste se manifesta à la Fondation du Château de Jau grâce à la perspicacité du critique Yves Michaux...

 

Espérons que la municipalité actuelle rendra un hommage sincère à S. Jaffe, ce qui permettra d'oublier la promesse, non tenue, des affaires culturelles d'organiser une "nuit blanche" à Perpignan, ce qui eut lieu à Paris, samedi dernier...

 

JPBonnel (4 octobre 2016)

 

*La Funéraria est une petite chapelle en plein centre de Perpignan, dans le Campo-Santo. Ce dernier jouxte la Cathédrale.

         

FUNERARIA - Hommage au maître-verrier Jean MAURET

FunerariaV1.jpg

La Funéraria fait partie de l'ensemble collégial de Perpignan comprenant le cloître-cimetière Campo Santo, l'église St Jean le Vieux, la Cathédrale St Jean-Baptiste, la chapelle Funéraria, la chapelle du Dévot-Christ et l'hôpital St Jean.

 

Histoire de la chapelle

 

La chapelle St Jean l'Evangéliste, dite Funéraria, est une chapelle de l'ensemble St Jean de Perpignan. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une chapelle funéraire à mettre en relation avec le cimetière du Campo-Santo.

Construite à proximité de la cathédrale à la fin du XIVe siècle, c'est à dire vers la fin des travaux de la cathédrale, elle fut financée initialement sur fonds privés, puis à partir de 1383 essentiellement par un membre de la bourgeoisie de Perpignan. Au XVe siècle elle devient une salle de cours, puis en 1601 elle est à nouveau transformée en salle capitulaire du chapitre d'Elne.

Désaffectée à la révolution française suite à la fermeture des édifices non paroissiaux, la chapelle est récupérée par la commune de Perpignan qui y installe les Archives départementales. En 1985 les Archives reçoivent un nouveau bâtiment à Perpignan Sud, et St Jean l'Evangéliste redevient un lieu de culte.

 

Architecture

Il s'agit d'une chapelle classique à nef unique. Deux travées voûtées sous croisées d'ogives se distinguent. Son chœur en plan carré au sol devient polygonal sur la partie haute par le biais de deux trompes d'angle caractéristiques de

l'architecture majorquine. On retrouve une telle architecture dans la chapelle du palais des rois de Majorque ainsi que

dans la forme du choeur de la cathédrale de Majorque, aux Baléares.

FunerariaV2.jpg

A l'époque moderne la chapelle fut restaurée et la municipalité y installa en 1999 neuf vitraux de l'artiste américaine Shirley Jaffe et du maître verrier Jean Mauret.

 

**

Administration

Adresse:

CHAPELLE SAINT-JEAN L'EVANGÉLISTE DITE "FUNÉRARIA"

66000 Perpignan

France

Languedoc-Roussillon - 66

Téléphone administration:

04 68 66 30 30

Site internet:

http://mairie-perpignan.fr

  •  
     
    CHAPELLE SAINT-JEAN L'EVANGÉLISTE DITE "FUNÉRARIA" 
  • Petite chapelle funéraire de style gothique construite dans le "cloître", cimetière Saint-Jean, dotée de vitraux contemporains réalisés par Shirley Jaffe et Jean Mauret, maître-verriers.

Lieu d'accueil public

Adresse:

CHAPELLE SAINT-JEAN L'EVANGÉLISTE DITE "FUNÉRARIA"

Téléphone Renseignement: 04 68 66 30 30

Site internet: http://mairie-perpignan.fr

 

 

 

 

 

**Cette relation quasi architecturale à l’espace a peut-être servi d’argument à cette proposition de vitraux réalisée par Shirley Jaffe pour la chapelle Saint-Jean-l’Evangéliste de Perpignan. Les deux verrières dont elle a conçu les cartons ont été pensées avec le souci de respecter et de mettre en valeur l’identité architecturale du bâtiment. Structure et construction sont bien deux paramètres communs à l’oeuvre du peintre et aux contraintes du vitrail.
Depuis plus de cinquante ans, l’artiste poursuit sa création sur ce fil ténu  où figuration et abstraction maintenus en balance assurent l’ équilibre d’une oeuvre rare.

 

- - - - 

 

De quelques bords du Nil

 

Je reste émerveillée

De cet amour

Ardent

Qui ne craint

Ni le torrent du temps

Ni l’hécatombe

Des jours accumulés

 

Dans mon miroir

Défraîchi

Je me souris encore

Je reste émerveillée

Rien n’y fait

L’amour s’est implanté

Une fois

Pour toutes.

De cet amour ardent je reste émerveillée.

 

Je crois

que s'il existait un savoir humain

un bien spirituel

une certitude

une supériorité de l'esprit

sur le précarité des choses

qu'on pourrait obtenir et conserver

 

cela ressemblerait aux étoiles

à leur rayonnement fraternel

et froid

et tranquille

leur réconfort frissonnant

leur air d'éternité

un brin ironique.

 

Andrée CHEDID

 

 

- - -

L'axe et la boule

 

 

Où va la boule lorsque son épine dorsale traficote la faim, tricote la famine, lorsque les minarets deviennent des miradors, quand la farine cache des fusils, les cendres encore chaudes de la puanteur des bombes,               les herbes odorantes du thym empoisonné et le ventre des femmes des fœtus déjà prêts pour le combat.

 

 Cette façon qu’ont les radicaux de vouloir la mort des autres ne peut conduire qu’à la perte de la chose digne !  Cette façon de croire à la science dénuée de morale, cette obsession pour le pétrole et la technologie ne peuvent conduire qu’à la faim. 

L’objection commerciale qu’il oppose à ses rêves fait de l’homme un esclave. Cette façon de croire aux dieux, à l’argent, aux négoces, à l’accumulation inutile des choses ne peut qu’inventer des frontières et séparer les hommes. 

 

Dans un peuple de délateurs, nous en sommes venus à craindre le regard de l’autre. Il ne suffira plus de déféquer dans un cul de sac, de pomper du sang dans un charnier, de faire du paraître un vêtement de vie, mais de trouver une âme à notre humanité perdue.

Quand un enfant s’immole par le feu, il ne s’éteint jamais. Il a perdu son cœur au fond d’un porte-monnaie. 

 

Dans ce siècle hygiénique, il faut apprendre à se salir les mains, porter le placenta jusqu’au vent des abîmes. On ne pardonne pas les doutes et les angoisses. Je m’en fais une peau et des ailes d’oiseau. 

Attendant de rejoindre la camarde où logent René Char, Prévert, Guillevic, Orveillon et Hugo..   

   

                j’offre au ventre affamé les syllabes du pain frais. 

 Il n’y a pas de gésine dans le monde des quasars. L’homme armé y tue déjà ce qu’il est. Ce ne sont que des larmes dans la rosée des barbelés, des colchiques amers dans les pâturages du malheur, des tendresses blessées dans les faubourgs du sang. 

 

Quand on ne sert pas la vie, c’est à la mort qui se sert. 

Quand il ne restera plus qu’un verre d’eau se partageant la soif, il faudra bien trouver la source neuve, remodeler la boule, chercher dans l’ombre profonde quelques lumières.

Pourtant, la terre est bien ronde...seul l'axe est foutrement tordu !

 

 

Guy*più  -  Guy Jacquet

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 09:29
Artothèque - Galerie des Hospices - Salon du livre de Bigorre - Librairie Jaimes à Barcelona
Artothèque - Galerie des Hospices - Salon du livre de Bigorre - Librairie Jaimes à Barcelona
Artothèque - Galerie des Hospices - Salon du livre de Bigorre - Librairie Jaimes à Barcelona
Artothèque - Galerie des Hospices - Salon du livre de Bigorre - Librairie Jaimes à Barcelona

Artothèque - Galerie des Hospices - Salon du livre de Bigorre - Librairie Jaimes à Barcelona

 

*** L'Artothèque 66 vous fait part de son lancement officiel au Centre d'Art Contemporain à Cent mètres du centre du monde à Perpignan. Ce lancement est l'occasion de rassembler dans un même lieu lors d'une exposition les 150 œuvres de 35 artistes disponibles à l'emprunt à l'Artothèque.

 

Le vernissage à lieu le vendredi 30 septembre 2016 à 19h.

 

L'exposition est visible les 1er et 2 octobre 2016 de 10h à 19h.

 

Des ateliers pour enfants seront animés par des artistes de l'Artothèque durant le week-end.

 

Je vous remercie.

 

N'hésitez pas à me contacter pour plus d'information.

 

Cordialement.

 

 

Evina Loos

 

Artothèque 66

06 27 18 06 90

www.artotheque66.fr

contact@artotheque66.fr

 

Exposition-Lancement de l'Artothèque 66 Vendredi 30 septembre 2016 à 19h

Visible les 1er et 2 octobre de 10h à 19h

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A Cent Mètres du Centre du Monde à Perpignan

P. CORRATGE

Connaissez vous le concept de l'artothèque ?

L'artothèque est comme une bibliothèque mais au lieu d'emprunter des livres vous empruntez des œuvres d'art contemporaines. Peintures, sculptures, photographies et lithographies. Vous avez le choix sur une sélection de 150 œuvres réalisées par 35 artistes, principalement locaux.

L’artothèque permet d’instaurer un nouveau rapport à l’art contemporain,

où chacun peut découvrir chez soi, dans l’intimité quotidienne de son foyer, de son bureau, ou pour un événement particulier, des œuvres d’art uniques.

L'Artothèque 66 est née du désir de passionnés de promouvoir principalement les artistes du département des Pyrénées-Orientales et de rendre l'Art contemporain accessible au plus grand nombre.

Cette exposition-lancement est l'occasion de montrer toutes les œuvres disponibles à l'Artothèque. Vous pourrez voir les œuvres en face à face et faire votre choix à l'emprunt.
Des ateliers artistiques pour enfants seront animés par des artistes de l'artothèque durant le week-end. Plus de renseignements sur notre site internet et notre page facebook.

Voici les artistes présents à l'Artothèque 66 :

G. OLRY

Georges Badin, Didier Béquillard, Christelle Carle, Caroline Cavalier, F. VALDELIEVRE Bruno Collard, Odile et Pierre Corratgé, Djihem, Pascal Ferro, Pere

Figueres, Michel Fourquet, Anita Garcia, Jean Hellemans, Henri Iglésis, Jean Labellie, Aurélie Lafourcade, Dan Lay, Patrick Loste, Guy Madevery, MA2F, Eric Meyer, Dominique Milherou, Michel Nourry, Gilles Olry, Michel Pagnoux, Les Pritchard's, Rizak, Trenca Rocs, Steff St E, Yanina Scaglioni, Anne Strenger, Didier Triglia, Félix Valdelièvre, Alain Vilacèque.

Renseignements et adhésion :

Joindre Evina Loos au 06 27 18 06 90 ou sur contact@artotheque66.fr. Le site internet : www.artotheque66.fr vous permet de découvrir les œuvres disponibles à l'emprunt et de faire votre choix.



***ATELIERS THÉÂTRE DE LA RENCONTRE- INSCRIPTION


Réunion d’Information/Inscriptions :MARDI 4 OCTOBRE – 19h.30
Octobre à Juin (sauf vacances scolaires).Séances les Mardi à 19h30 –
31 rue des Romarins  06*80*01*63*70


COEUR DE THÉÂTRE !
        Ça redémarre pour l’ATELIERS D’ACTEURS, animés depuis 1976 à Perpignan. L’Atelier d’Acteurs est ouvert à tous profanes, débutants, comédiens confirmés, animateurs, enseignants ou étudiants… dés 18 ans 
        Exercices corporels, travail vocal, geste, mouvement, jeu des masques, scènes, situations et dramaturgies contemporaine du tragique au comique, auteurs classiques ou contemporains, recherche des personnages, improvisations, attitudes de jeu avec les partenaires…


        L’Atelier est dirigé par Guy Jacquet, comédien et metteur en scène qui de Shakespeare à Henri Miller, Molière, Euripide O’Casey, Tardieu, Grumberg, Ghelderode, Tchekov, Roblés, Dimey, Aristophane, Sophocle  Marivaux, etc.. témoigne de 37 ans de pratiques théâtrales.


        Selon les travaux entrepris, l’Atelier d’Acteurs peut accueillir d’autres intervenants, musiciens, acteurs ou animateurs en des disciplines diverses.
Cette activité du Théâtre de la Rencontre n’est pas une école de théâtre, ni une troupe, ni une boîte à concours, ni un fast-food de recettes théâtrales précuites.
TOUT AU CONTRAIRE, elle accueille ceux qui veulent s’initier ou progresser en groupe, dans la connaissance de cet art aussi ancien que mystérieux.  Et ce quelque soit leur niveau.
On peut également s’y confronter aux écritures poétiques, ainsi qu’aux techniques
du plateau (lumière, scénographie, maquillages, costumes..).
Les séances débutent impérativement à 19h30 et sont limitées à 15 personnes, pour une meilleure concentration du travail.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 08:22
buste peint, artiste d'Argelès village (qui me dira son nom..?)

buste peint, artiste d'Argelès village (qui me dira son nom..?)

LABELLIE

à EUS

*** Après la rétrospective « Les chemins de traverse » de Jean Labellie à l’espace Martin Vives, la Communauté de Communes Conflent Canigó a voulu revenir sur chacune des périodes qui composent l’œuvre de cet artiste Conflentois de 95 ans.

Ont été imaginés des expositions ou événements autour de toiles de chaque période, dans des sites exceptionnels du Conflent, avec d’autres expressions artistiques.

Dans un premier temps Marie Christine Charlet présentera le 16 avril à la salle du Foirail à Prades à 15h, une conférence situant l’œuvre de Jean parmi celles de ses contemporains. Nous aurons ensuite le plaisir de découvrir cette série de tableaux « Amour sacré, amour profane », interprétation d’un tableau deCourbet intitulé « Le sommeil ou les 2 amies » dans la chapelle de Riquier. « Les oliviers » dans la nouvelle cave coopérative de Vinça. « Les Cosmogonies » dans les hauts fourneaux de Bruno Jocaveil à Ria en compagnie du quartet de Jean-Pierre Mas ; de l’expression corporelle à Taurinya autour des « Carrers ».

Ce sera aussi l’occasion de rencontrer l’artiste dans son atelier pendant les « Nits d’Eus » et de découvrir en projection, à Saint Michel de Cuixá, les vitraux réalisés pour l’église du Rouget, son village natal, animés par la lecture de poèmes qu’ils ont inspirés.

L’objectif de la commission Culture de la Communauté Conflent Canigó est de voir le Conflent et ses habitants s’approprier véritablement l’œuvre de cet important artiste local qui depuis la découverte du Canigó et de ses couleurs intenses, n’a plus quitté notre territoire.

Bernard Loupien.

Commission Culture CCCC

 

 

****

 

 

*Exposition-Lancement de l'Artothèque 66 

 

Vendredi 30 septembre 2016 à 19h

 

Visible les 1er et 2 octobre de 10h à 19h

 

A Cent Mètres du Centre du Monde à Perpignan

 

 

 

Connaissez vous le concept de l'artothèque ?

 

L'artothèque est comme une bibliothèque mais au lieu d'emprunter des livres vous empruntez des œuvres d'art contemporaines. Peintures, sculptures, photographies et lithographies. Vous avez le choix sur une sélection de 150 œuvres réalisées par 35 artistes, principalement locaux. 

 

L’artothèque permet d’instaurer un nouveau rapport à l’art contemporain, où chacun peut découvrir chez soi, dans l’intimité quotidienne de son foyer, de son bureau, ou pour un événement particulier, des œuvres d’art uniques.

                                                                                                                                  

L'Artothèque 66 est née du désir de passionnés de promouvoir principalement les artistes du département des Pyrénées-Orientales et de rendre l'Art contemporain accessible au plus grand nombre.

 

Cette exposition-lancement est l'occasion de montrer toutes les œuvres disponibles à l'Artothèque. Vous pourrez voir les œuvres en face à face et faire votre choix à l'emprunt.

Des ateliers artistiques pour enfants seront animés par des artistes de l'artothèque durant le week-end. Plus de renseignements sur notre site internet et notre page facebook.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

Voici les artistes présents à l'Artothèque 66 : 

 

Georges Badin, Didier Béquillard, Christelle Carle, Caroline Cavalier, Bruno Collard, Odile et Pierre Corratgé, Djihem, Pascal Ferro, Pere Figueres, Michel Fourquet, Anita Garcia, Jean Hellemans, Henri Iglésis, Jean Labellie, Aurélie Lafourcade, Dan Lay, Patrick Loste, Guy Madevery, MA2F, Eric Meyer, Dominique Milherou, Michel Nourry, Gilles Olry, Michel Pagnoux, Les Pritchard's, Rizak, Trenca Rocs, Steff St E, Yanina Scaglioni, Anne Strenger, Didier Triglia, Félix Valdelièvre, Alain Vilacèque.

 

Renseignements et adhésion :

 

Joindre Evina Loos au 06 27 18 06 90 ou sur  HYPERLINK "mailto:contact@artotheque66.fr"contact@artotheque66.fr.

Le site internet :  HYPERLINK "http://www.artotheque66.fr/"www.artotheque66.fr vous permet de découvrir les œuvres disponibles à l'emprunt et de faire votre choix.

 

 

P. CORRATGE

 

 

G. OLRY

 

 

F. VALDELIEVRE

 

 

D. BEQUILLARD

 

 

 

 

 

 

***PARIS,  28/08/2016

 

Hommage de Miquel Barceló à Ramon Llull dans son exposition à la BnF

 

[Gagnez des laissez-passer pour l'exposition (lisez plus bas)**] La Bibliothèque nationale de France et le Musée national Picasso-Paris s’associent pour proposer un double évènement consacré à Miquel Barceló, focalisé respectivement sur les peintures et les céramiques d’un côté, et sur la production gravée de l’autre. L’exhibition sur le site François Mitterrand s’ouvre par une monumentale fresque de terre et de lumière créée in situ sur toute la hauteur des vitres de l’allée Julien Cain qui immerge le visiteur dans l’univers envoûtant de Barceló et qui rend hommage au philosophe majorquin Ramon Llull. L’Institut Ramon Llull soutien la création de cet ouvrage baptisé « La Grand Verre de terre. Vidre de meravelles » dans le cadre des commémorations du 700e anniversaire de la mort du fondateur du catalan littéraire.

+ info >>

 

Raül David Martínez  50, rue Saint-Ferdinand 75017 París  Tél.: +01 42 660245

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 09:23
Le cochon vert de Sébastien Lefèbvre - Céline Marcadon devant des tableaux de street art (Cosmos et L'Atlas) et avec le dictionnaire des artistes (photos JPB) - Toile de Jacquie Barral (galerie O.Oms)
Le cochon vert de Sébastien Lefèbvre - Céline Marcadon devant des tableaux de street art (Cosmos et L'Atlas) et avec le dictionnaire des artistes (photos JPB) - Toile de Jacquie Barral (galerie O.Oms)
Le cochon vert de Sébastien Lefèbvre - Céline Marcadon devant des tableaux de street art (Cosmos et L'Atlas) et avec le dictionnaire des artistes (photos JPB) - Toile de Jacquie Barral (galerie O.Oms)
Le cochon vert de Sébastien Lefèbvre - Céline Marcadon devant des tableaux de street art (Cosmos et L'Atlas) et avec le dictionnaire des artistes (photos JPB) - Toile de Jacquie Barral (galerie O.Oms)

Le cochon vert de Sébastien Lefèbvre - Céline Marcadon devant des tableaux de street art (Cosmos et L'Atlas) et avec le dictionnaire des artistes (photos JPB) - Toile de Jacquie Barral (galerie O.Oms)

 

 

 

* ARTFABETIC et nouvelle galerie d'art à Perpignan

 

 

FREE SUMMER STYLE par Concordia Art Gallery

 

La "Galerie Plaça Nova" a vu le jour il y a quelques mois, à l'angle de la rue des Augustins et de la rue de la Cloche d'Or à Perpignan, à l'initiative de son propriétaire qui a décidé de raviver la flamme commerçante de ce quartier.

 

 L'association Concordia Patrimoine et Culture loue cet espace en aout et septembre et y présente l'ouvrage qu'elle vient d'éditer : ARTFABETIC dictionnaire biographique des artistes plasticiens de France. 

 

L'auteur, Julien DUMAS définit ce dictionnaire comme la suite du prestigieux "Benezit", véritable "bible" des galeristes et antiquaires. Travail de long terme et de patience, Artfabetic référence 3100 artistes actifs en France et procure des informations sur leur travail et leur investissement dans le domaine de l'art et de la culture. 

 

Une sélection de 16 artistes présents dans ce dictionnaire est exposée à la galerie Plaça Nova jusqu'à fin septembre dans un bel éclectisme coloré et à l'image du dictionnaire : peintres, sculpteurs, street artistes, graveur numérique, photographe. L'exposition porte le titre de "Free summer style " et s'il y souffle l'esprit des vacances,  la diversité et la qualité du dictionnaire y sont aussi présentes.  

 

Les 16 artistes  exposés sont : DETINE, Monique FREMONT, Eric MARSIAM (abstractions), Patrick FAUCONNIER, Claude PORTELLA, Wei YAN, Fan CHENG,  Na LI, Haomin YANG, COSMOS, L’ATLAS (street art),  Alain AMIAND, Sébastien LEFEBVRE (cochon vert, signe de disparition, de la part de ce vidante doué),  MADELORA,  Henri IGLESIS (soudeur, créateur du "petit homme"), Jean DELCOURT. 

 

 

Galerie Plaça Nova - 35, rue des Augustins Perpignan ouverte de 10h à 13h et de 16h à 19h + tous les jeudis en nocturne. 

Contact : Céline Marcadon - 06 81 42 98 75 

 

Par ailleurs : 

 

L’association CONCORDIA PATRIMOINE et CULTURE vise à mettre en oeuvre des actions pédagogiques, et à renforcer les liens entre l’enseignement ou la recherche et l’ensemble des patrimoines culturels d'histoire et de mémoire, auprès des publics scolaires, universitaires, spécialisés ou grand public.

 

    CONCORDIA PATRIMOINE et CULTURE organise : congrès, expositions, voyages d’études, échanges culturels, et événements, ayant comme sujet ce qui touche au patrimoine culturel dans sa globalité.

L’association se consacre à la promotion et à la diffusion d’oeuvres originales réalisées par des artistes contemporains témoins de recherche et d’esthétique sous l’égide CONCORDIA  ART GALLERY.

 

    L’association, au travers de ses manifestations a pour but d’informer de l’actualité du patrimoine et de débattre de ses enjeux culturels et humains.

 

 

*Parole à Céline MARCADON :

 

    C’est une association Loi 1901 apolitique et a-cultuelle, que j'ai crée en 2012. 

 

comme je l'ai dit lors du vernissage, ARTFABETIC m'a semblé être un projet important, passionnant et de longue durée. 

La première étape est la parution du premier tome. 

La seconde vise la parution du second tandis que nous faisons la promotion du premier et nous allons passer à la réalisation d'un site très important. 

 

Ce travail d'édition nous remet en contact direct avec les artistes que nous exposons à la galerie Plaça Nova louée pour 2 mois, mais aussi dans d'autres lieux prestigieux. 

+ 3 préfaces ! 

A bientôt,

 

 

Céline MARCADON

06 81 42 98 75

cmarcadon@gmail.com

 

- - -

Introduction par Laurent Danchin :

 

l y a, oeuvrant ou exposant en France, un très grand nombre d’artistes, de toutes origines, de toutes tendances, et de générations bien distinctes. Dans ce foisonnement de pratiques, suivant des thématiques ou des concepts souvent aux antipodes et utilisant les outils les plus divers, surtout à une époque où les nouvelles technologies bouleversent les codes et les habitudes traditionnels des beaux-arts, l’amateur à l’esprit ouvert, tout désorienté, a besoin d’un guide, et c’est pour l’aider à trouver son chemin dans ce bouillonnement de l’art vivant, de la création en train de se faire, qu’Artfabetic a choisi la forme la plus pratique et la plus universelle qui soit : le dictionnaire.  

 

Plus de trois mille artistes, travaillant ou exposant en France, ont donc été sollicités par l’auteur, dans un parti pris d’éclectisme, voulant refléter la variété des parcours et des personnalités singulières, mais aussi dans l’intention de faire accéder à la lumière quantité de démarches ignorées des institutions et du circuit marchand. A tous a été proposé, volontairement, le même questionnaire, visant à établir une notice signalétique de modèle standard – court CV, propos de l’artiste sur sa démarche et son art, extraits de presse, liste des principales expositions –, le but étant essentiellement informatif et utilitaire. Il s’agit donc au premier chef d’une gigantesque base de données, visant à regrouper l’information sur un domaine en pleine activité où, par la force des choses, le jugement de l’histoire et les partis pris du marché n’ont pas encore fait le tri ni exercé définitivement leur empire.  

 

Ce dictionnaire de l’art vivant, par ce seul fait incomparable à ses concurrents plus anciens, répertoriant avant tout les artistes du passé et les valeurs déjà reconnues, est présenté dans une forme éditoriale qui mérite une remarque, car elle ne manquera pas d’étonner plus d’un lecteur à première vue. Publier en effet un dictionnaire des arts plastiques en France sans aucune image paraît un étonnant paradoxe, voire une gageure, presque une provocation, en un temps où triomphent la culture numérique, Internet et les réseaux sociaux, et où s’observe partout une circulation sans précédent de photos, de films, d’illustrations, de vidéos. Et revenir délibérément du tout numérique au support papier et au livre n’est en soi pas moins paradoxal, à l’heure où toute l’édition s’évertue, plus ou moins habilement, à faire le trajet inverse, au risque d’un éclatement de son identité première.

 

Pourtant Julien Dumas, l’auteur infatigable d’Artfabetic, n’a pas tort, me semble-t-il, d’aller ainsi à contre-courant, et c’est pour mieux donner envie de voir les œuvres des auteurs qu’il a sélectionnés, que cet amateur passionné de peinture a choisi, pour son travail de défrichage, cette démarche a priori plutôt austère. Comme Marshall McLuhan, pas assez lu en France, l’a montré depuis longtemps, ce n’est pas en allant dans le sens des médias dominants que l’on peut exercer sur l’environnement culturel une influence pédagogique salutaire, et l’excès d’images dont nous souffrons aujourd’hui, dans le désordre le plus absolu, nécessite en contrepartie de faire appel à des outils de discernement, d’autant plus simples et rigoureux qu’est confus et complexe le fouillis du monde qu’ils ont pour but d’inventorier. Nous vivons dans un univers saturé de signes et d’images, que nous devons subir ou explorer par nos propres moyens, sans plan directeur ni mode d’emploi. De ce point de vue la formule du dictionnaire, premier mode, élémentaire, de classification, n’a rien perdu de son pouvoir de mise en ordre ni de sa fonction de guide ou d’index de référence. 

 

La France reste aujourd’hui un pays où un grand nombre d’individus, professionnels ou autodidactes, cherchent à s’exprimer dans tous les secteurs des arts plastiques, et si les vrais créateurs sont rares, les peintres, dessinateurs, sculpteurs ou photographes, mais aussi performeurs, installateurs et vidéastes, sont très nombreux, trop même peut-être comme tendraient à le déplorer certains. Pourtant c’est sur ce terreau riche et varié, miroir d’une époque de transition, qu’émergeront ici ou là les personnalités remarquables. L’avenir dira qui sont les meilleurs et quelles œuvres auront le pouvoir de résister au temps. En attendant, et pour la curiosité de l’amateur, du galeriste ou du collectionneur, la simple confrontation dans un livre de tous ces parcours est déjà en soi un puissant stimulant, et un outil utile de connaissance et de compréhension. Quant aux images correspondant aux auteurs, chacun ayant aujourd’hui plus ou moins son site ou son blog, elles sont déjà sur Internet, et seront bientôt accessibles également sur le site Artfabetic, projet plus vaste dont ce dictionnaire se veut la première étape et la préfiguration.     

 

 

Laurent Danchin

Portbou maçònic

***Portbou, conférence sur la franc-maçonnerie :

Conferència

Els papers de la lògia Progreso-Portbouense.

per Roger Olivella

(Pels que no vau poder assistir a la sessió del mes de maig)

Data: divendres 26 d'agost de 2016, a les 19h.

Lloc: Centre Cívic Ca l' Herrero

Organitza: Associació Passatges de Cultura Contemporània

A finals del s.XIX i coincidint amb el naixement de la vila de Portbou, la lògia maçònica Progreso-Portbouense va iniciar les seves activitats amb l'ajuda de maçons vinguts de Figueres. Durant més d'una dècada la lògia va tenir una participació destacada en els afers del poble. Part de l'activitat de la lògia va quedar registrada i finalment dipositada a l'Arxiu de Salamanca. L'objectiu de la xerrada és doncs explicar quins són aquests documents, veure'ls, conèixer els seus autors i descobrir quines històries ens expliquen d'aquest poble.

***Céret : peinture, découvrir l’exposition :

de Jacquie BARRAL

« Pointe du crayon - Punta del llapis »

du 26 août au 7 octobre 2016

réalisée sous l’égide du Département, en partenariat avec la galerie,

à la Maison de la Catalanité, place Joseph Sébastien Pons à Perpignan.

Vernissage le vendredi 26 août à 18 h 30.

Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h15 à 17h30

***SOIREE CATALANE

Description

Adresse : Route Nationale 66690 SAINT-ANDRE

Téléphone : +33 4 68 95 23 23

SOIREE CATALANE - VENDREDI 26 août. A 19h30, au théâtre de verdure avec le groupe les CANTAREILLES : Chants, Sardanes et paëlla concoctée par le Comité des fêtes. Repas et spectacle : 15 €. (Réservations : 06 78 92 24 85)

 

 

Portbou maçònic

 

 

***Portbou, conférence sur la franc-maçonnerie :

Conferència

Els papers de la lògia Progreso-Portbouense.

per Roger Olivella

 

(Pels que no vau poder assistir a la sessió del mes de maig)

 

Data:  divendres 26 d'agost de 2016, a les 19h.

Lloc: Centre Cívic Ca l' Herrero

Organitza: Associació Passatges de Cultura Contemporània

 

 

A finals del s.XIX i coincidint amb el naixement de la vila de Portbou, la lògia maçònica Progreso-Portbouense va iniciar les seves activitats amb l'ajuda de maçons vinguts de Figueres. Durant més d'una dècada la lògia va tenir una participació destacada en els afers del poble. Part de l'activitat de la lògia va quedar registrada i finalment dipositada a l'Arxiu de Salamanca. L'objectiu de la xerrada és doncs explicar quins són aquests documents, veure'ls, conèixer els seus autors i descobrir quines històries ens expliquen d'aquest poble.

 

 

***Céret : peinture, découvrir l’exposition :

 

de Jacquie BARRAL

 

 « Pointe du crayon - Punta del llapis  »

 

 

du 26 août au 7 octobre 2016

 

réalisée sous l’égide du Département, en partenariat avec la galerie, 

 

à la Maison de la Catalanité, place Joseph Sébastien Pons à Perpignan. 

 

Vernissage  le vendredi 26 août à 18 h 30.

 

Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h15 à 17h30

 

 

***SOIREE CATALANE

Description

cantarelles.JPG.jpg

Adresse : Route Nationale 66690 SAINT-ANDRE

Téléphone : +33 4 68 95 23 23 

 

SOIREE CATALANE - VENDREDI 26 août. A 19h30, au théâtre de verdure avec le groupe les CANTAREILLES : Chants, Sardanes et paëlla concoctée par le Comité des fêtes. Repas et spectacle : 15 €. (Réservations : 06 78 92 24 85)

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 17:32
Safari à Riberach - Luc Richard le propriétaire - Expo New York de René Sausse à Arlelès (sous le ciné Jaurès)
Safari à Riberach - Luc Richard le propriétaire - Expo New York de René Sausse à Arlelès (sous le ciné Jaurès)
Safari à Riberach - Luc Richard le propriétaire - Expo New York de René Sausse à Arlelès (sous le ciné Jaurès)

Safari à Riberach - Luc Richard le propriétaire - Expo New York de René Sausse à Arlelès (sous le ciné Jaurès)

*** Les "wine safaris" de l'été indien du Domaine Riberach ...

 

Il est des moments de partage aux parfums d’aventure que l’on n’oublie pas. Le « Wine Safari » de l’été indien du Domaine Riberach fait, sans aucun doute, partie de ceux-là…

 Le Domaine Riberach, hôtel écolodge, niché dans l’ancienne cave coopérative de Bélesta (66), son restaurant* gastronomique locavore et ses vins labellisés «Nature et Progrès» s’inscrivent dans une démarche de développement résolument durable.  Luc Richard et Karine Puehringer, propriétaires et architectes-vignerons, ont eu envie de partager ce lieu. C’est ainsi qu’est né le Wine Safari. De ce désir de prendre le temps, le temps de se rencontrer, le temps de se raconter, une histoire de terroir, de culture, d’hommes.

 

Si vous ressentez l’envie de sortir des sentiers battus, alors ce Wine Safari spécial vendange (tous les samedis de septembre) est fait pour vous. Optez pour un bon sommeil «en cuve» et embarquez, le lendemain dès 7H30, dans un Land Rover pour sillonner certains des plus beaux panoramas de la vallée de l’Agly et de la Têt. Aux premiers rayons du soleil, Luc et ses compères Jean-Michel Mailloles (vigneron) et Patrick Rodrigues (œnologue) vous  initieront à la «Colla». 

 

Après la pause de l’«Esmorzar», l’équipée mettra le cap sur la découverte des différents cépages, le long de paysages encore sauvages. A Llebres, un de ces lieux bénis des dieux de la Méditerranée, à l’ombre d’un platane centenaire, au bord du bassin, pique-nique ou grillades sont prévus avant l’incontournable sieste.  L’après-midi,  c’est à la cave que cela se passe. Dans l’ancienne Coopérative de 1925, avec Guilhem Soulignac, œnologue, dégustez les meilleurs crus à la cuve, à la barrique et en bouteille. Et pour retrouver du «jus», vous pourrez toujours jouer les prolongations au bassin de baignade naturel ou au spa «en 5 cuves». En soirée, bouclez la boucle par quelques notes gourmandes du chef Laurent Lemal, Bocuse d’Or 2015, qui représentera la France lors des compétitions Monde en 2017. 

 

Sur les ailes du temps et de la vigne, laissez-vous séduire par l’éloge de la lenteur ...  Wine Safari sur réservation tous les samedis de juin et de septembre. Avec panier pique-nique : 75 €/pers. (de 4 à 8 pers). Avec grillades : 90€/pers. «Wine Safari & Dinner» avec Menu «Km 0» et verre de vin 124€/pers.

 
Contact : 

 

laure-limbourg.com

tél : 04 68 34 55 97 / 06 61 57 84 32

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 10:48
Raoul DUFY, l'atelier de Perpignan, 1948.

Raoul DUFY, l'atelier de Perpignan, 1948.

Pour compléter l'article consacré à la création d'un musée François de Fossa/Casa Gélis rue Na Pincarda, à Perpignan :

Alain Gélis, après négociation avec la ville de Perpignan, fera don du tableau de Dufy, qu'il possède depuis plusieurs années (estimation autour de 5 millions d'euros, mais une authentification est à mener). Il s'agit du "Port de Sainte-Adresse", la nuit, dans le style des "cargos noirs", issu de l'atelier de Paris.

 

Ainsi, ce sera le seul tableau de Dufy en possession du musée Rigaud agrandi (prévision fin 2017). La ville pourra alors consacrer une exposition et un itinéraire à cet artiste.

JPB.

 

 

 

*Dufy à Perpignan

 

 

L'artiste a passé dix ans en Roussillon; et pourtant la ville de Perpignan n'achètera aucun tableau de lui…Encore une occasion ratée, de la part des autorités catalanes, des villes de Collioure, de Perpignan, des élus et spécialistes des années 1905/1960…Matisse, Derain, Gris, Picasso, Dali...

 

Il faudra attendre le geste généreux, le legs de son épouse : depuis 1963, neuf toiles et vingt dessins sont en dépôt au musée H.Rigaud. Est en cours un projet de rénovation de neuf oeuvres. *

 

Avant Perpignan, Raoul Dufy effectue un séjour à Céret, en 1922, sur les conseils d'Artigas, artiste important dans le domine des émaux et de la céramique.

 

Ensuite, avec Rubio, architecte de Barcelone, il réalise les plans de "petits jardins" pour des salons miniatures.

 

Dès 1936/37, Dufy commence à souffrir de rhumatismes.

Il crée à cette époque "La fée électricité" (visible au musée d'art moderne de Paris). En 1939, il se trouve à Nice; la guerre arrive, il veut rester dans le Midi, dont l'attirance est très forte.

Il se rend à Céret, où habite Artigas, en exil en 1940 dans la cité cérétane. 

IL a de grosses difficultés financières; en outre il se sépare de sa femme et vit avec Berthe. 

 

A Céret, il se lie avec le poète Pierre Camo; il rencontre le romancier Ludovic Massé en mai 1940, ainsi que Pierre Brune; le créateur du musée d'art moderne le présente au docteur Nicolau; celui-ci va hospitaliser Dufy à la clinique des platanes. Il vivra ensuite durant six mois chez Nicolau, rue Jeanne d'Arc, près du Castillet, à Perpignan. Un atelier, au rez-de-chaussée, lui est aménagé.

 

Cependant cet atelier est sobre; en 1946, grâce à Alfred Sauvy, le démographe catalan, il obtient un nouvel atelier au 2 rue de l'Ange, donnant sur la place Arago.

Là, il peindra La console Louis XV qui montre le sol composé de tommettes, ainsi que les deux fenêtres ouvertes. De sa fenêtre, il va croquer l'animation de la place, les musiciens de la cobra, les danseurs…

 

Il effectue à cette époque des séjours dans les établissements thermaux d'Amélie-le-bains et de Font-Romeu. De même que la maladie, la polyarthrite, le fait souffrir, on peut parler d'une "tyrannie de la peinture" chez cet artiste torturé, au caractère exigeant, rigoureux *** 

 

En Roussillon, Dufy va rencontrer Maillol, Lurçat : il va réaliser des cartons de tapisseries à Vernet, chez les Nicolau, selon ses conseils. A Sant-Vicens, dirigée par Firmin Bauby, il s'adonne à la céramique et réalise des carreaux avec Prolongeau.

 

Mélomane, il contacte le docteur Puig, pour rencontrer Pablo Casals. En 1949, il est présent au premier festival consacré à Bach, à Prades, sous l'égide de Pau Casals; à la suite d'un reportage d'un journaliste américain, pour la revue "Life", Dufy est repéré par un médecin qui remarque ses mains crispées. C'est ainsi que, en avril 1950, il est accueilli à Boston par ce médecin qui lui faire suivre le premier traitement à la cortisone.

Dufy va mieux, mais il revient bien bouffi en 1951, en France…

 

L'année 1952 est l'occasion de deux grandes rétrospectives à Venise et à Genève.

Dufu s'installe désormais à Forcalquier, vile la moins humide de France; Jean Giono le contacte.

 

Le peintre de la lumière jusqu'au noir, soleil calciné, comme dans la série des "Cargos noirs", décède en mars 1953…

 

 

JPBonnel

 

- - -

 

* voir les photos sur Facebook "mur" du musée H. Rigaud.

 

**Sur Dufy en Catalogne, lire "30 balades culturelles en Catalogne", par J.P.Bonnel (Presses du Languedoc-22 euros-  ou chez l'auteur et dédicacé : 15 euros - 0631690932)

 

***à ce propos, lire la correspondance Dufy/Massé.

 

**** Références:

Articles de M.Claude Valaison (publications du musée Rigaud)

Exposé de Claire Muchir - 7 mai 2015 - au musée Rigaud.

Le blog de louisiane.catalogne.over-blog.com
21 mai 2011
Le séjour Perpignanais de Raoul
Dufy


Le 10 juin 1940, l'Italie déclare la guerre à la France. Par crainte des bombardements, Raoul Dufy (1877-1953) quitte Nice avec sa femme pour les Pyrénées-Orientales. Le peintre natif du Havre, qui a souvent peint la plage de Sainte-Adresse et des paysages proches de Marseille (Martigues, l'Estaque...) - le thème des régates comme celui de la musique fait partie de sa vie -, est connu pour avoir réalisé, en 1920, les décors et les costumes du "Boeuf sur le toit", un ballet de Jean Cocteau, mis en musique par Darius Milhaud, et, en 1937, une fresque gigantesque présentée à l'Exposition universelle de Paris, à la gloire de la "Fée Electricité".
"Le poète (*) n'oublie pas ses amis des Six. Pour eux, il décide de monter un spectacle à la comédie des Champs-Elysées, louée pour quelques représentations à Hébertot. C'est Etienne de Beaumont qui se charge de faire la salle en demandant à tout le gratin de Paris de louer des places. Le shah de Perse, de passage, paiera même 10 000 francs une loge. Ne faut-il pas voir ce qu'il y a de plus insolite à Paris ?


Il ne sera pas déçu. Cocteau a écrit lui-même l'argument du "Boeuf sur le toit", un ballet pantomique inspiré à Milhaud par une matchiche entendue au Carnaval de Rio. Les clowns Fratellini y font merveille dans une chorégraphie bouffonne, ainsi que dans "Adieu New York", un fox-trot de Georges Auric. Satie est représenté par ses "Trois petites pièces montées" et Poulenc par les "Cocardes" sur un poème encore de Cocteau. Une partie de la salle siffle, l'autre trépigne d'enthousiasme. Cocteau, fiévreux, contient mal sa joie, en ce soir du 20 février 1920." (1)

Raoul Dufy est atteint de polyarthrite et c'est à Céret, dont on lui vante la climat favorable, qu'il se rend et qu'il fait la connaissance de Pierre Brune, peintre à l'origine de la création du musée d'art moderne du chef-lieu du Vallespir. Malgré la douceur du climat, l'état de santé de Dufy ne s'améliore pas et sur les sollicitations de Pierre Brune auprès de son ami le docteur Pierre Nicolau, il est admis, au début de l'année 1941, à la clinique des Platanes à Perpignan. Après un séjour bienfaisant dans cet établissement hospitalier, le docteur Nicolau invite le peintre chez lui rue de la Poste [cf. l'article sur Cocteau et Marais du 18 mars] où le salon de l'appartement devient l'atelier de Dufy pendant six mois. Il y peint "Atelier de la rue Jeanne d'Arc à Perpignan" (musée des Beaux-Arts de Valence), "Atelier de Perpignan rue Jeanne d'Arc", "Atelier de Perpignan, la Frileuse" (ces deux derniers au musée d'Art moderne de la ville de Paris).

En 1943, Dufy retourne à Paris, dans son atelier de l'impasse Guelma (18ème arrondissement) où il détruit 300 dessins et aquarelles qui lui paraissent tous mauvais. C'est dans cet atelier qu'il loue depuis 1911, et qu'il conservera jusqu'à son décès, qu'il a peint "L'Atelier de l'impasse de Guelma" (1935), tableau dans lequel "on y retrouve les couleurs préférées de Dufy, rose, bleu et orange, des accents de vert et de rouge unis par un blanc lumineux, et l'indispensable ligne noire, omniprésente. La fenêtre, esquissée en blanc, fait écho à la forme du chevalet. A travers la vitre et les murs transparents, l'intérieur et l'extérieur se confondent ; Dufy incorpore l'architecture de la rue à celle de l'atelier, le monde concret entre dans la toile." (2)


En 1944, Dufy réalise les décors et les costumes de la pièce d'Armand Salacrou, mise en scène par Pierre Dux et jouée à la Comédie Française, "Les Fiancés du Havre". Après un séjour à Vence, il s'installe, en 1946, dans un atelier à Perpignan, à l'angle de la place Arago et la rue de l'Ange, où se trouve une imposante console rococo surmontée d'un grand miroir que l'on voit dans un tableau "Le Compotier de pêches à la console", daté de 1948, et exposé au musée d'Art moderne de la ville de Paris. La console et le miroir deviennent "des éléments de liaison dans les oeuvres exécutées par Raoul Dufy à cette époque" où "le miroir dans ces différentes oeuvres ne renvoie aucun reflet, il intervient en tant que composante lumineuse de l'ensemble". (3) C'est l'époque où il encontre le violoncelliste Pau Casals et où il reçoit de nombreux amis, dont Marcelle Oury, mère du réalisateur de "La Grande Vadrouille", qu'il a rencontrée à Paris, le 24 juin 1911, lors d'une soirée mémorable donnée par le couturier Paul Poiret, une fête persane baptisée "La Mille et deuxième nuit", pour laquelle Raoul Dufy avait dessiné les invitations et avait décoré le velum qui protégeait le jardin de la chaleur de l'été naissant.

Pour Marcelle Oury, Dufy peint "Nature morte aux poires et aux citrons" (1946), aquarelle sur papier qu'il dédicace d'un "A Marcelle Oury que je retrouve à Perpignan ce 23 fév. 1946 - Raoul Dufy".

"Sur une corbeille de fruits de Raoul Dufy

Sur un fond bleu, comme d'un ciel glacé d'hiver,
s'offrent dans la blancheur d'une porcelaine ajourée
la rouge pomme colorée,
avec l'acide grappe verte, et quelque amer
citron à l'écorce dorée ;
Mais plus que tes couleurs, que tes froides saveurs,
y chantent les douceurs dont ta mélancolie
pare tes dernières faveurs,
belle saison d'automne en l'hiver abolie !" (4)

"De sa fenêtre, Dufy pouvait voir les fêtes et l'animation de la place Arago (sardanes et carnavals) mais aussi les fenêtres de l'appartement de son ami l'écrivain roussillonnais Ludovic Massé, qui habitait rue Vauban, de l'autre côté de la place." (5)


Son état de santé contraint Dufy à faire une cure à Caldes de Montbui (Catalogne Sud) et même à partir pour Boston (Etats-Unis), où il subit un traitement à la cortisone dans l'hôpital du professeur Freddy Homburger.
Raoul Dufy s'installe ensuite à Forcalquier (Basses-Alpes) où il décède le 25 mars 1953.


(*) Il s'agit de Jean Cocteau.
(1) Extrait du livre de Gilbert Gilleminault et Philippe Bernet, "les Princes des Années Folles".
(2) Extrait du catalogue de l'exposition au musée du Luxembourg (Paris), "la Collection Phillips à Paris" (2005).
(3) Extrait du catalogue de la Collection Gérard Oury mise en vente à Artcurial (Paris) en avril 2009.
(4) Poème de Pierre Camo (1877-1972) qui fonda avec Paul Valéry et quelques autres le groupe néo-parnassien de la Pléiade.
(5) "Perpignan, le dernier havre de Raoul Dufy" par Marie-Claude Valaison (musée Rigaud, Perpignan).

Photo, au premier plan, l'immeuble où Raoul Dufy avait son atelier dans les années 40.

© Pascal Yvernault, que je remercie ici.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:09
René Pous - Salle d'exposition d'Auterive - affiche des fêtes 2016
René Pous - Salle d'exposition d'Auterive - affiche des fêtes 2016
René Pous - Salle d'exposition d'Auterive - affiche des fêtes 2016

René Pous - Salle d'exposition d'Auterive - affiche des fêtes 2016

 

Fernand Roux - La fondation René POUS

 

Collioure : si les fêtes, en raison du contexte dramatique, n'ont pas eu l'éclat (la lumière des feux!) d'antan, il reste la méoire de la peinture, grâce à la famille Pous et des "Templiers...

 

 

Je faisais récemment le compte-rendu du livre insolite de F.Roux "Matisse et son coiffeur".

 

Je reprends les informations concernant la mémoire de René POUS, ami de Matisse et Picasso, propriétaire des "Templiers" à Collioure, en regrettant que la fondation qui lui est consacrée soit si discrète et si mal connue ici, en Catalogne et ailleurs...

 

 

* J'écrivais, le 10 mars 2013, dans le "blogabonnel":

 

(En hommage à Jojo POUS * décédé le 27.2.2013)

 

"La Fondation RENE POUS a pour vocation de perpétuer la mémoire du grand mécène que fut René POUS en présentant au public les œuvres de maîtres de sa magnifique collection de peintures, dessins, gravures, affiches et sculptures, de diffuser la connaissance artistique et d’apporter son soutien à la création contemporaine.

 

Elle a son siège depuis juillet 1989 à AUTERIVE, dans les locaux de grande dimension construits dans la tradition régionale.

La famille POUS, propriétaire de l’Hostellerie Les Templiers à Collioure a toujours abrité et protégé les artistes de cette capitale de l’Art où sont passés ou ont demeuré les peintures, compositeurs, écrivains, les plus célèbres du monde entier."

 

Fernand Roux - 05.61.08.34.03

FONDATION RENÉ POUS 

"Les Escloupiès"

Route de Grépiac

31190 Auterive

05.61.08.34.03

contact@fondationpous.org

http://www.fondationpous.org

Un musée aux champs

 

 

Entre Auterive et Grépiac, si le cœur vous en dit, la Fondation René Pous, située au lieu dit »les Escloupiès »vous accueille pour une visite, au fil des cimaises. Dans ce musée, tout près des champs, vous découvrirez une partie de la très belle collection particulière de la famille Pous de Collioure. Elle a reçu, dans son hostellerie, au début du siècle dernier, des peintres , qui, à l’époque, peu fortunés, lui laissaient en guise de remerciements pour son accueil, des peintures. Se sont ainsi succédés Matisse, Dali, Picasso, Giner, Mucha, Perrot et bien d’autres…Leurs dons ainsi que l’achat par la famille de nombreuses toiles lui ont ainsi permis d’être, par la suite, à la tête d’une collection de renom. Si vous passez par Collioure, l’Hôtellerie des templiers est actuellement tenue par Jo Pous, le fils du célèbre mécène et par sa fille Mané. Fernand Roux, le créateur de la fondation René Pous, ami aussi de la famille , a ainsi délocalisé une partie de la collection, en accord avec la famille, collection que vous pouvez admirer désormais à la Fondation. 

 

**Cher Artiste,

La Fondation René POUS organise du 19 nov. au 17 déc. 2016, son XXVIème SALON D’AUTOMNE ouvert aux artistes régionaux, nationaux, internationaux.
Cet événement encourage tout particulièrement la jeune création qui se verra décerner un prix
"Spécial Jeune Talent " réservé aux moins de 20 ans.
Comme à l’accoutumée une très large diffusion médiatique: journaux, radios, revues spécialisées accompagnera cette manifestation qui regroupe chaque année des dizaines d’artistes, exposant chacun de
1 à 3 œuvres.
Afin de matérialiser votre participation à ce grand événement annuel, vous trouverez, ci-joint le règlement, et ci- dessous la fiche d’inscription, documents disponibles également sur notre site Internet:
http://www.fondationpous.org

 

*** Des visites gratuites et commentées

 

Les visites sont gratuites et commentées, sur rendez-vous. Marie-Odile Peter, muse de l’artiste peintre Fernand Roux vous guidera au fil des salles et au fil des toiles, agrémentant la visite de savoureuses anecdotes. Cette fondation, ouverte toute l’année, reçoit des groupes et des particuliers, des écoliers, des ateliers d’art, des touristes… Chaque mois, se succèdent des activités parallèles aux visites : expositions personnelles ou de groupes, conférences, visites de musées, voyages et de mi-novembre à mi-décembre la Fondation organise un Salon d’Automne ouvert aux peintres, sculpteurs, français et étrangers ainsi qu’aux jeunes artistes désireux de se faire connaître.

 

 

Historique

" Loin des feux de la grande ville, il est très étonnant de trouver sur une petite route des bords de I'Ariège, un haut lieu culturel de la peinture : le musée de la fondation René-Pous.

Voulez-vous savourer un Don Quichotte de Dali ? La pureté d'un profil de Cocteau ? Retrouver Dufy, Brayer ? Il y a les beaux portraits de Grandidier. Matisse aux côtés de Balbino Giner ou Carzou qui côtoie René Aspe. La liste est vraiment très longue. Mais pas avant de dire que ce lieu a une Ame : celle de Fernand Roux. Ici fut sa demeure. Ici vit la fondation René-Pous. Normal alors de rencontrer aux détours de la visite, de nombreuses oeuvres de ce grand peintre : nus, en sanguines, au dessin linéaire où I'on sent qu'il fut I'ami de Matisse. Paysages, en peintures vigoureuses, construites et éclairées, corridas très présentes, en différentes manières."

Elfie DESSORT.

"L'Hostellerie des Templiers à Collioure est une véritable institution, connue pour avoir hébergé les peintres, compositeurs et écrivains qui venaient chercher l'inspiration dans ce charmant petit port catalan (en particulier durant la guerre d'Espagne).

Propriétaire de l'hôtel, René POUS les a bien connus et, en mécène autodidacte, a collectionné plus de deux mille toiles parmi lesquelles on relève les plus grands noms de l'art moderne (Dali, Derain, Maillol, Cocteau, Chagall, Picasso, Matisse, etc.)."

Les Guides de Charmes

 

René Pous à la terrasse de l'Hostellerie des Templiers

 

Fernand ROUX, élève et ami de Henri MATISSE, a habité

Collioure quelques années, séduit par la couleur des paysages de ce petit port de pêche. Il a naturellement fréquenté la famille POUS, qui est devenu son ami. Revenu plus tard dans la région toulousaine, Fernand ROUX lui a proposé de créer et d'héberger une Fondation de peinture qui serait le prolongement de l'hostellerie des Templiers. Aujourd'hui, c'est Marie-Odile PETER la compagne du peintre durant 30 ans, qui perpétue leur mémoire en faisant visiter cette fondation (gratuitement, mais, sur rendez-vous).

COLLIOURE, rendez-vous des artistes

Pourquoi tant d'artistes se sont retrouvés à Collioure?

COLLIOURE a représenté pour les artistes peintres et les sculpteurs, durant la première moitié du XXème siècle, ce qu'a été dans les années 1960-1980 Saint TROPEZ pour les artistes de cinéma et le show business. Il fallait s'y faire voir, et y être reconnu.

Collioure est situé tout près de la frontière espagnole, et durant la guerre d'Espagne, beaucoup d'artistes catalans y ont trouvé refuge, lorsque la "guardia civil" se faisait trop pressante.

Enfin Collioure possède aux dires de tous des artistes, une "couleur" inimitable.

Peu avant 1900, la famille POUS acquiert et exploite un café bordant le Douy, face au château des Templiers (actuel Château Royal à Collioure)

Ce café s'appelait le "Café des Sports".

 

 

En 1905, Matisse s'installe avec sa famille à l'auberge de Rosette, près de la gare et y travaille jusqu'en 1914. Derain est déjà sur place et Maillol est à Banyuls où il vient de quitter la tapisserie pour la sculpture.

 

Pendant que Mme Matisse et Mme Maillol font de la couture ensemble, Maillol présente Matisse et Derain à Monfreid.

De son côté, le jeune René POUS va à l'école avec le fils Matisse.

 

 

Maillol

Monfreid

 

 

En 1910, Henri-Jean-Guillaume MARTIN, toulousain, connu pour ses œuvres exposées au Capitole, habitait à Collioure la première maison de la rue Bellevue, la dernière étant celle du peintre Henri Marre (montalbanais d'origine)

Leurs œuvres se situant entre l'impressionnisme et le pointillisme.

Collioure par H. MARTIN

Henri MARRE

 

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André DERAIN

Georges BRAQUE

 

En 1925, René POUS reprend le café des Sports.

En 1942, Fernand ROUX s'installe sur le port avec Sita, son épouse qui est la 3ème sœur des célèbres "Sœurs CARITA " qui ont tenu l'un des plus célèbre salon de coiffure parisien de l'époque.

Toujours en 1910, Picasso va travailler l'été à Cadaquès avec DERAIN et l'année suivante à Céret avec Georges BRAQUE (cubisme analytique).

Dans les mêmes années, Albert Marquet, l'ami fidèle de Matisse, habite lui aussi Collioure.

 

Albert MARQUET

 

En 1948, Dufy est également à Collioure.

A la fin de la 2ème guerre mondiale,

Le café des Sports devenu Hostellerie des Templiers fait également restaurant.

Tous les artistes de l'époque s'y retrouvent régulièrement.

De 1950 à 1952, Picasso installe sa famille à la Miranda, annexe de l'Hostellerie des Templiers.

 

 

De 1953 à 1957 Salvador DALI se rend fréquemment à Collioure où il retrouve l'ambiance de "fêtes" qu'il adore.

 

 

En 1950, Fernand Roux séjourne à Nice où vit son oncle, le coiffeur de Matisse.

Matisse (jusqu'à sa mort, en 1954) devint le mentor de Fernand ROUX durant toutes les dernières années de sa vie.

Henri MATISSE

 

 

"Les Escloupiès"

Route de Grépiac

31190 AUTERIVE

 

Tél. : 05.61.08.34.03

 

Visite sur rendez-vous

- - -

 

 

*Joseph Pous, dit « Jojo », est décédé mercredi soir, à son domicile, à Collioure, entouré des siens et de Michel Moly (PS), maire de Collioure et 1er vice-président du Conseil général des Pyrénées-Orientales, l’Ami de toujours, avec lequel, avant de s’endormir pour l’Eternité, il avait pu échanger quelques bons mots et précieuses anecdotes autour du rugby, de Collioure bien sûr, des Templiers (l’un des hôtels-restaurants les plus réputés autour du bassin méditerranée dans la famille Pous depuis toujours) évidemment, des joueurs de cartes… « Collioure est orphelin ! », nous a confié Michel Moly, le coeur gros. Jojo Pous avait 86 ans.

 

Car en effet, avec la disparition de Jojo, c’est peut-être l’âme de Collioure qui s’en est allée.  Collioure, célèbre certes pour son clocher, ses parties de cartes légendaires face à la barque-catalane-comptoir des Templiers, célèbre pour ses fêtes inoubliables autour du 16 août et de la plage Saint-Vincent, célèbre pour son rugby, ses vins, ses anchoix, son hameau du Rimbau, son ermitage de Consolation, célèbre pour sa galerie de personnages incomparables et indéfinissables à la fois, dont Jojo Pous était justement le plus célèbre parmi ses contemporains !

 

Grâce à lui, avec lui, sa modestie dût en souffrir, Collioure et LE Livre d’or de l’auberge des Templiers étaient (re)connus dans le monde entier… Dans une lettre adressée à Vlaminck, et reproduite dans ce fameux Livre d’or, l’artiste-peintre Derain, par ailleurs l’un des chefs-de-file du fauvisme, célébrait la beauté de Collioure en ces termes : « Un village serré dans ses remparts, dressant entre la mer et la montagne une harmonie de formes denses et de tons purs, l’animation du port avec ses voiles blanches et ses barques multicolores, le caractère des gens, le pittoresque des costumes et des fêtes populaires, la qualité et surtout la lumière. Une lumière blonde, dorée, qui supprime les ombres (…) ».

 

Cette longue phrase, on peut la retrouver dans le livre paru aux Editions Equinoxe, en 2009, écrit à quatre mains : celles de Jojo Pous, pour les légendes, et Michel Descossy, peintre et photographe de talent(s), pour les illustrations.

C’est à Collioure, en 1905, que Matisse et Derain se sont rencontrés pour vivre un été fauve qui donnera naissance à la peinture moderne… Un été flamboyant qui fera de « Collioure, le bonheur des peintres ! » (Déclaration de Henri Matisse, 1950). Autre déclaration d’amour à Collioure, elle est signée cette fois-ci de Camille Descossy (1976) : « Collioure fait partie de nôtre patrimoine artistique, de notre patrimoine national. C’est un admirable morceau de France. C’est un des joyaux de la couronne de lumière qui ceint la Méditerranée. C’est la plus radieuse raison d’orgueil dont se justifie notre fierté de Catalans Français ».

 

© Ouillade du 28 février 2013

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 10:15
Tableau de Christian VILA - Autoportrait de C. VILA
Tableau de Christian VILA - Autoportrait de C. VILA

Tableau de Christian VILA - Autoportrait de C. VILA

 

L'utopie christique de Christian VILA

 

 

 

Alors que l'été cérétan revient, au musée d'art moderne, à l'utopie surannée du paradis des bergers, à l'imagerie rétrograde d'une Arcadie chimérique, sous la houlette de Maillol, Terrus et Frère (très belle expo, toutefois), la galerie-chapelle de la Capelleta (située tout près du musée "Music", à voir absolument !) abrite la croyance christique de Christian Vila.

 

 L'artiste heureux a désormais trouvé sa voie, son chemin de croix : dans son prénom, déjà, effleurait le catholicisme, le messianisme. CHRIST/CHRISTIAN.

 A présent, la peinture se nourrit des textes sacrés pour transfigurer l'expérience personnelle.

 

Salut l'artiste qui dévoile ses deux décennies de labeur secret dans le mysticisme de ce lieu clos : utopie, là encore, à Céret. Après des années de vie communautaire, dans un projet généreux, libertaire (C.Vila a donné son témoignage dans mon livre, publié avec Paul Gérard, il y a quelques mois : "Communautés libertaires en pays catalan", 1968/2016), le plasticien, a reçu la lumière divine, optant pour un destin plus singulier, individualiste, après le combat social, collectif, dans le réel et le politique.

 

Dans ces toiles minimalistes, le visage improbable du dieu fait homme apparaît; tel un palimpseste, ces traits du saint-Suaire de Turin, comme un leitmotiv , pour finir, avec humour, avec le clin d'oeil de l'autoportrait : si le cadre avait été posé de façon horizontale, on aurait bien reconnu le visage de Christian; celui-ci a voulu sans doute suggéré l'ascension, une érection colorée dans la verticalité virtuelle…

 

La religion est omniprésente avec le Christ, les putti, les icônes, les mains priantes; les motifs de la Renaissance sont revisités; en effet, cette peinture est référentielle, comme on dit d'un livre qu'il est intertextuel quand il fait référence à d'autre écrits: sa lecture est alors plus intellectuelle qu'émotive.

 Avec Christ Vila, le sentiment prime, avec les couleurs, le trait simple, spontané, la balade colorée dans la Nature. sont présents les oiseaux de bonheur (on pense à Braque et Picasso) et de malheurs (les corbeaux noirs de Van Goh), le Saint-Paul du Caravage, la beauté spirituelle de Fra Angelico…le spectateur est convié à une visite dans l'histoire de l'art. 

 

L'imaginaire du public est respecté encore dans la série des toiles noires, beaucoup plus libres et aérées que des Soulage, tableaux laissant vierges des espaces de toiles, des blancs, donc, où le regarder peut écrire ou dessiner…dans sa tête.

 

On ne sait si, de ces monochromes,de ce geste minimal, comme superficiel, de ces "prémices d'un travail à venir", vont jaillir les affirmations d'une peinture neuve, traversant la vie et le réel pour dire l'absolu…

 

On sait que, dans l'immédiat, on s'amuse avec les yeux qui nous narguent, avec ces injonctions amicales : "les saluts rappelant le "Bonjour M. Courbet" de Fabre (à voir à Montpellier), le "salut Jean-Louis" (Vila, celui de Collioure, ancien directeur des Beaux-Arts de Perpignan), le "Salut Vincent" (Van Gogh, pas Bioulès, pourtant un amoureux de Céret), le "Salut Emmanuel" (Bolzoms, autre peintre de la tradition catholique)…

 

Salut Christian et à bientôt, pas dans vingt ans, ne nous rejoue plus Alexandre Dumas…

 

J.P.Bonnel

 

 

* Conseil artistique de la galerie Odile Oms à CéretChristian Vila s'expose du 29 juillet au 29 août à la Capelleta de Céret.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 07:54
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -

Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -

Mort de Pierre GARCIA-FONS

 

Nous étions allés, Jacques Gautrand et moi, le rencontrer chez lui, à Paris, il y a quelques semaines à peine.

Bien sûr, Pierre G.Fons vivait dans le silence, l'absence, un monde personnel où la peinture, sans doute, occupait encore, mais de façon virtuelle, une place prépondérante... Nous ne pensions pas à sa disparition si rapide...Le temps de le voir, dans son appartement-musée, d'écouter Olga, d'écrire le dernier texte, peut-être l'ultime sur lui, sur ce grand peintre espagnol qui vécut à Paris et revient, demain, au pays catalan...

 

JPB

 

 

 

> Olga Garcia-Fons, née Caprani, son épouse,

>

> Tristan et Renaud Garcia-Fons, ses fils,

>

> ses petits enfants, ses frères et soeurs

>

> et ainsi que toute sa famille,

>

> ont la tristesse de vous faire part

>

> du décès de PIERRE GARCIA FONS, artiste peintre,

>

> survenu le 30 Juillet 2016 à Paris à l'âge de 88 ans.

>

>

> Un hommage lui sera rendu le Vendredi 5 Août

>

> au funerarium Les Alyscamps, avenue de L'aérodrome, à Perpignan, à 9h45.

>

 

> Suite à cette cérémonie, l'inhumation aura lieu à 12h au cimetières de 

> Villeneuve de la Rivière 66610.

>

Rencontre à Paris, mai 2016

(extrait)

 

Son père, républicain, passa cinq ans dans les camps sur le sable mouillé et la tramontane glacée à  Argelès… Il rencontrera le jeune sculpteur, Manolo Valiente, véritable andalou, dans le camp de rétention. 

 

Pierre passera son certificat d'études à 12 ans, à Perpignan. Il est le meilleur élève de l'Ecole Lavoisier. La famille habitera rue Alphonse Simon, au coin de la rue Jean Payra, sa femme faisait des ménages, de la couture et tout ce qu'elle pouvait pour nourrir ses cinq enfants dont Pierre était l'aîné.

 

Pierre n'a qu'une idée en tête : devenir un artiste !

 

Mais auparavant, il faut gagner sa vie : il travaillera tout d'abord dans un garage à ramasser des boulons ensuite livreur pour une épicerie en gros avec un triporteur… Par chance, le père retrouve l'ami du fameux camp et Manolo Valiente lui dit: "Envoie-moi ton fils !" Une opportunité car le père de Pierre était trop pauvre pour payer des études, du matériel…à son fils !

 

Manolo l'initiera, pas dans la petite école municipale de la place du Puig, près de la caserne, où, en 1946, sont venus s'installer le peintre André Fons-Godail et Erra, composant des vitrines à partir de ses dessins industriels et d'autres artistes. Plus tard , Jean-Jacques Prolongeau, surtout céramiste, ouvre une nouvelle école dans une petite rue parallèle à la rue Maréchal Foch. avant de partir diriger l'Ecole des Beaux Arts de Limoges … Par la suite, arrivera avec la Libération, la véritable création de l'Ecole des Beaux Arts de Perpignan avec Roger Maureso comme directeur jusqu'à sa mort prématurée.

 

Pierre fait sur l'invitation d'André Fons-Godail et avec lui sa première exposition en tant que sculpteur et peintre en 1948 à Perpignan, à la salle Arago, pour ses vingt ans !

 

Très vite, il fuit Perpignan et il est le seul artiste catalan à venir s'installer à Paris. Il fait partie de toute une bande d'artistes à créer le "Salon de la Jeune Peinture". Il a abandonné la sculpture. Il se consacre exclusivement à la peinture. 

 

Pour gagner sa vie, tous les matins, il sculpte des cadres Louis XIV, Louis XV, etc… Il est payé au mètre et c'est chez Jacques Vidal, le célèbre encadreur catalan, rue Delambre à Montparnasse qu'il travaille pour s'acheter du matériel pour peindre. Chez ce catalan se réunissent tous les artistes exilés d'Espagne : Clavé, Domingués, Grau-Sala, Pelayo, Florès, Ceballos, Peinado, Valls et bien d'autres encore.

 

Ces salons annuels de la jeune peinture font remuer Paris, c'est la critique dans tous les journaux, des achats de l'Etat, de la Ville de Paris, des particuliers et l'arrivée des marchands français et étrangers . 

 

Il tente de se faire un nom dans la capitale. Les galeristes vont lui proposer des expositions et être référencé par des grands critiques d'art, comme George Besson des "Lettres Françaises". Jean-Louis Ferrier et René de Obaldia de l'Académie Française lui écrivent des préfaces pour ses catalogues, tel Lionel Richard, dans son grand livre "L"aventure de l'art contemporain" aux Editions du Chêne.

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