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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:42

 

 images-copie-26.jpeg  (C) Modest CUIXART.

 


Au restaurant Can Tomàs de Cantallops : peinture et gastronomie

 

 

Teresa Carbonell a obtenu le premier prix de cuisine, à Can L'augustia, à la Jonquera, en 1989. On lui avait déjà rendu hommage en 1977 avec le Prix pour sa trajectoire dans l'hôtellerie...

 

Je regarde les photos de Modest Cuixart placés sur les murs de la salle à manger. Je ne les connaissais pas. Nostalgie : les bons souvenirs de Palafrugell...

 

Ces cadres émouvants et l'ambiance familiale vont convient à la carte locale qui suggère du chevreau, du sanglier en pot au feu, des viandes à la braise...Le vin du pays a été mis en bouteille dans la cave d'Espolla.

 

Miquel Cardoner Vinas est l'ancêtre créateur du restau "Can Tomàs" de Cantallops (Alt Emporda); il a acquis cette maison le 4 juin 1890 pour trois cents duros d'argent...

 

Il est arrivé, portant l'argent dans une bourse, à travers les montagnes de l'Albera, en compagnie d'un homme de confiance.

L'acte de vente sera conclu au mas "Dels Silers", près de Cadaquès.

 

Peu de temps après le père Cardoner va ouvrir son commerce; puis son fils, secondé par son épouse Francesca Carbonell, prend la relève : ils tiendront ce restaurant toute leur vie durant. Ils étaient connus sous les noms de "Le Xeis" et "La Xeixa"...

 

Actuellement, c'est Thérèse, la nièce, qui, avec la famille "es fa carrer". Oui, le fait courir avec talent...

 

* Après avoir visité La Jonquera, ses alcools, ses tabacs, son église, son musée de l'exil (MUME) et ses troubles "paradis", sortez du village, sortez des hypermarchés et prenez, à gauche, la route départementale 601, qui mène à cantallops (7 km environ à partir de la zone commerciale)...

 

 

 

 

 

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CONFERÉNCE « Esthétique de la menace » par Pierre Louis Faloci

Vendredi 20 Septembre 2013 à 19h30
au Centre dArt Contemporain Àcentmètresducentredumonde

Pierre-Louis Faloci travaille et enseigne à Paris. Sa pratique professionnelle et son enseignement tendent vers un seul but : considérer l'architecture et le paysage comme une globalité.

Il développe ce sujet dans un cours théorique à l'Ecole d'Architecture de Paris Belleville appelé «Esthétique de la Menace ».

Ce cours porte sur un inventaire exhaustif de la question de la menace à la fois dans lHistoire et dans le monde contemporain.

Ce thème implique pour lui une nouvelle manière de travailler larchitecture, le paysage et lurbanisme. Il développera, à travers des exemples contemporains, des projets récents ou en cours, ses convictions théoriques. Sappuyant sur le cinéma, lart contemporain et la notion dhistoire sourde des lieux, il explicitera sa manière daborder les projets.

Parmi les projets seront présentés les 20 ans daventure architecturale et paysagère au MontBeuvray (Equerre dargent), larticulation du palais de Justice dAvesnes-sur-Helpe avec une fortification de Vauban, la transformation du musée de Rochefort et du Musée Rodin, la transformation du site du Struthof. Il nous parlera également de projets en cours tels que laménagement urbain du centre ville de Briançon, laménagement du site archéologique de Mariana en Corse et le projet de mutation au môle 1 de Dunkerque de la Halle auxSucres en un pôle urbain regroupant musée du développement durable, learning center, centre durbanisme et archives de la ville et enfin le Musée de la Grande Guerre de Souchez, près de Lens, dont le chantier démarre en fin dannée.

Son attitude est assez marginale dans un monde oùlarchitecture emblématique triomphe plus que jamais. Il pose la question de la « cause » de ce métier et de son véritable rôle théorique et social.

NOTA : Pierre-Louis Faloci a reçu lEquerre dargent pour le Centre Européen dArchéologie du Mont Beuvray, la médaille dargent de lAcadémie dArchitecture et a été nominé trois fois au prix Mies Van der Rohe (grand prix européen de larchitecture)Plusieurs livres sont en préparation sur son cours théorique et lensemble de son travail à ce jour.

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Vendredi 20 Septembre 2013 à 19h30
au Centre dArt Contemporain Àcentmètresducentredumonde

Entrée libre

> à cent mètres du centre du monde / Centre d'Art Contemporain
3, avenue de Grande Bretagne 66000 Perpignan
tél.: 04 68 34 14 35

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 10:27

 

Xavier_Valls.jpg   Xavier VALLS, peintre catalan, père de Manuel, ministre de l'intérieur sous la présidence de F.Hollande.

 

EXPOSITIONS : Les peintures et aquarelles de Xavier Valls ont été exposées à la galerie en 1991 et 1993. Elles ont également été présentées à la foire d'art internationale de Madrid (ARCO'91).  xavier valls (C) X.Valls

 

*Bio rapide : né le 18 septembre 1923 à Horta (Catalogne)

premières leçons de dessin par Charles Collet, 

sculpteur suisse installé à Barcelone, 1936

partageait sa vie artistique  entre Paris (depuis 1949, atelier près de Notre Dame)

et à Barcelona avec son épouse Luisangela Galfetti, soeur de l'architecte reconnu, d'Aurelio Galfetti.

père de Manuel et Giovanna Valls

Oeuvres dans les musées:

Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, 

Galería Juan Gris, Museo de Arte Contemporáneo de Lanzarote 

Fond National d'Art Contemporain de París.

 

Commandeur des arts et des lettres 1979

Prix Drouant de París

Médaille d'or des Beaux arts 1993; 

Premio Nacional de Artes Plásticas de la Generalidad de Cataluña. 

 

décédé le 16 septembre 2006

 

** Bio plus lente :

 

Xavier Valls est né le 18 septembre 1923 à Horta (Barcelone), Espagne. 

 

Le milieu catalan, dans lequel il vécut, influença sa formation. Son père, à la fois journaliste, enseignant et traducteur, avait pour amis les intellectuels de l'époque. Son oncle, Nolasc Valls, était peintre, mais ce fut l'abbé Manuel Trens, directeur du Musée Diocésain de Barcelone, qui lui inculqua un grand intérêt pour l'art. 

 

1936, premières leçons de dessin par Charles Collet, sculpteur suisse installé à Barcelone, son futur maître. 

1937-38, malgré la Guerre Civile, il s'inscrit au cours préparatoire de l'Ecole Massana (Ecole d'Arts et Métiers). 

1939-40, il apprend avec Jaume Busquets les techniques du vitrail et de la fresque. 

 

1941-42, il travaille comme dessinateur chez le joailler Ramon Sunyer, l'un des orfèvres les plus connus du "Noucentisme". Il fréquente les cours de dessin du Cercle Artistique et devient membre du Cercle des Arts Décoratifs. 

Les années suivantes, les architectes Lluís Bonet Garí, Isidre Puig Boada et Francesc Folguera i Grassi, ainsi que le décorateur Santiago Marco, lui proposent de collaborer avec eux. En même temps, il peint dans son atelier de Horta, fréquenté par de nombreux peintres, poètes et musiciens. Par l'intermédiaire de Charles Collet, il rencontre les artistes des générations précédentes, tels que Manolo Hugué, Llorens Artigas, Joaquim Sunyer. 

 

1946, L'Institut Français de Barcelone développe une activité culturelle riche qui fut très importante pour la génération de Valls pendant la période d'après-guerre. Avec Suzanne Alemany, Charles Collet, Alfred Figueras et Bernard Sanjuan, il est l'un des fondateurs du Cercle Maillol, créé au sein de l'Institut et promu pour organiser des expositions. 

 

1949, par l'Institut Français de Barcelone, il obtient une bourse d'un mois pour se rendre à Paris. Il décide de rester en France, vivant d'abord au Collège d'Espagne de la Cité Universitaire de Paris, puis à Ecouen (nord-région parisienne). 

Là, il peint des natures mortes et des paysages, comme "La rue d'Ecouen", qu'il présente au Salon d'Automne en 1953 et dans une exposition personnelle à Barcelone. 

Il travaille pendant quatre ans chez un maître verrier de la rue de Vaugirard où il aide Fernand Léger à la réalisation de vitraux. 

 

1950, il s'installe dans le quartier de Montparnasse et fréquente les cafés où se retrouvent de nombreux artistes, tels que Giacometti, Pougny, Apel, Joaquim Peinado, etc. Mais Valls est beaucoup plus attiré par la vie nocturne de Saint-Germain-des-Prés. Au café Mabillon, autour du poète Rafael Lasso de la Vega, se réunissent intellectuels et artistes : entre autres Tristan Tzara, Guillermo de Torres, Antonio Quirós, Jaime del Valle, avec lequel il lie une profonde amitié. Alberto Giacometti et le peintre Luis Fernandez l'encouragent à poursuivre son propre style figuratif.

 

1951, il s'installe Quai de l'Hôtel de Ville, dans une vieille maison qui devient définitevement sa demeure et son atelier. 

Exposition collective, Collège d'Espagne de la Cité Universitaire, Paris : il fait la connaissance de Juliàn Gállego, futur grand critique d'art. Début d'une longue amitié. 

Exposition, Galerie Syra, Barcelone. 

Dans les années 50, il fréquente la maison de Maurici Torra, où il rencontre Jean Genet, Montherlant, le peintre Grau Sala. 

 

1952, rencontre avec le peintre Luis Marsans qui deviendra l'un de ses meilleurs amis. 

Le tableau "Fabrique à Clignancourt" obtient le Prix de l'exposition du Collège d'Espagne, Cité Universitaire, Paris. Avec cette oeuvre, il participe au 5e Salon d'octobre de Barcelone. 

 

1953, Salon des Indépendants de Paris puis 6e Salon d'octobre de Barcelone. 

Première exposition personnelle, Sala Vayreda, Barcelone : 21 toiles aux couleurs contrastées et aux formes géométriques. Lien avec le cubisme et prédominance des thèmes de la vie quotidienne. 

1954, 7e Salon d'octobre, Barcelone. 2e Biennale hispano-américaine, La Havane, Cuba. 

 

1955, "Jeunes peintres espagnols", Collège d'Espagne, Cité Universitaire, Paris. Il obtient le 1er Prix. 

Prix de la meilleure nature morte, 3e Biennale hispano-américaine, Barcelone. 

"Exponente de pintura moderna", premier essai de Jordi Benet Aurell sur la peinture de Xavier Valls. 

1956, exposition personnelle, Sala Vayreda, Barcelone. 

Voyage en Italie : il rencontre Luisangela Galfetti, sa future fiancée. De retour d'Italie, il passe par Cannes où on lui présente Pablo Picasso. 

1957, Salon des Indépendants et 8e Salon de la Jeune Peinture, Paris. 

 

1958, il épouse Luisangela Galfetti, devenant la figure clé de sa vie et de son oeuvre. Cependant son travail reste circonscrit à la nature morte et au paysage, désormais d'une composition dépouillée, influencée par la veine abstraite de l'époque. 

1959, 3e Salon de Mai, Barcelone. 

Exposition personnelle, Sala Vayreda, Barcelone : la dernière de Valls avant 26 ans dans sa ville natale. 

 

1960, période pendant laquelle Valls fait face à un dilemne artistique entre abstraction et réalisme. Voyage en Allemagne, Autriche, Belgique. 

Exposition personelle, Galleria Cittadella, Ascona, Suisse italienne. 

1961, il fait la connaissance d'Henri Kahnweiler, qui le présente à son tour à Henriette Gomès, qui s'occupera de sa peinture comme elle l'avait fait pour Balthus. 

 

1962, naissance de son fils Manuel. A Marcillac, réalisation de trois vitraux pour la chapelle privée d'Edmond Michelet, futur ministre de la Culture. 

1963, naissance de sa fille Giovanna. 

Première exposition personnelle à Paris, Galerie Henriette Gomès. Il y exposera régulièrement : en 1967, 1969, 1972, 1976, 1979, 1983, 1985.

 

1963, achat du tableau "La Seine" par Jean Cassou, alors directeur du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. 

1964, il fait la connaissance du poète Théo Léger qui devient l'un des ses collectionneurs les plus importants. 

1966, amitié avec le photographe et cinéaste William Klein, qui le fait jouer dans le film "Qui êtes-vous Polly Magoo", lui présente Simone Signoret et Costa Gavras. 

1967, Acquisition de "La porte vitrée" (1966) par le Centre d'Art Contemporain, Paris. 

 

1972, expositions à la Galerie Henriette Gomès : "Peintures" en mai puis "Dessins et aquarelles" en novembre. Acquisition d'un dessin par le musée Cantini de Marseille ; de trois dessins, d'une aquarelle et d'un tableau par l'Etat français. 

1973, il voyage à Londres. 

1974, exposition personnelle, Galerie Theo, Madrid. 

1976, le tableau "Les Fermes" est sélectionné par le "Primer Certamen Internacional de Artes Plasticas" de Lanzarote (Canaries) et acquis par le Musée de cette ville. 

 

1977, Galerie Sa Pleta de Majorque, Canaries. 

1978, voyage à Venise. Il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le gouvernement français. 

Prix de la peinture, ville de Cáceres (Estrédamure), Espagne. 

Exposition au Centre d'Etudes catalanes, La Sorbonne, Paris. 

FIAC, stand Galerie Henriette Gomès, Paris. 

 

1980, voyage à Florence. Il obtient le Prix Drouant, prix de la Critique française. 

1981, Rétrospective "Xavier Valls, 1954-80", Musée Ingres, Montauban. 

1982, exposition "Xavier Valls", Direction Générale des Beaux-arts, Ministère de la Culture, Madrid : première reconnaissance offcielle en Espagne, 140 oeuvres exposées. 

1983, "Dessins et aquarelles", Galerie Henriette Gomès, Paris. 

 

1984, acquisition de "Pêches et pichet",(1974) par le Musée espagnol d'Art contemporain, Madrid. 

1985, exposition au Musée d'Art Moderne, Barcelone. 

1987, il collabore à la revue "Rosa Cubica", par un "Hommage à Luis Fernandez", dans le numéro 1 de cette revue de poésie publiée à Barcelone. 

1988, ASB Gallery, Londres. 

 

1989, il participe à l'exposition "Les paysages dans l'art contemporain", Ecole nationale supérieure des Beaux-arts, Paris. 

Il est nommé Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres par le Ministre de la Culture et de la Communication, Jack Lang. 

1991, "Peintures et aquarelles", ARCO, Madrid, stand Galerie Claude Bernard de Paris. 

"Peintures et aquarelles", Galerie Juan Gris, Madrid. 

1993, "Peintures et aquarelles", Galerie Claude Bernard, Paris. Catalogue préfacé par Antoine Terrasse.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 09:43

images-copie-18.jpeg Pierre Garcia-Fons

Mardi 21 mai 2013, un public nombreux de proches a fait le déplacement à la galerie d'art de l'avenue de Matignon pour assister à la remise à Pierre Garcia Fons, des insignes d'Officier des Arts et des Lettres des mains du Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

Dans son discours préliminaire, le Ministre a salué la carrière de l'artiste né à Badalona, fuyant en 1938 un pays en guerre, pour trouver refuge en France, un pays dont il ignorait tout et qu'il finira par adopter.

C'est en 1950 à Paris, que la carrière de Garcia-Fons prend une nouvelle dimension. Dans la capitale, il y fréquente les peintres Cueco, Buffet, Clavé, Rebeyrolle, Valls (le père de l'actuel ministre), Arroyo et bien dautres. Son style, influencé par Cézanne puis Bonnard est remarqué. En 1958, son travail est récompensé par le Prix Fénéon, suivent alors près d'une cinquantaire d'expositions qui lui seront consacrées depuis: Paris, Chartres, New-York, Nantes, Grenoble, Cannes, Chicago, Tokyo, Caracas, Lausanne, Céret, Collioure, Palm Springs, Fort de Bellegarde-Le Perthus, jusqu'à Fort-de- France. Des textes par des auteurs prestigieux lui ont été conscrés (Besson, Jakubec, Olbadia de l'Académie Française...) et près d'une quinzaine de musées à travers le monde le font entrer dans leurs fonds.

En 2004, il est nommé au grade de Chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres. Il est par la suite invité par la Generalitat de Catalunya a exposer à la Maison de Catalogne de Paris. En 2006, La Fondation Taylor de Paris lui décerne le Grand Prix L.G Baudry. Cette même année, la ville de Perpignan, qui l'a accueilli en exil, lui rend hommage.

En reconnaissance de son parcours, en 2012 la Ministre de la Culture et la Communication, Aurélie Filippetti, décerne le grade d'Officier des Arts et des Lettres à l'artiste Catalan, qualifié par  Manuel Valls, naturalisé comme lui, comme son "aî".

 

http://www.llull.cat/offices/paris/index.cfm

(C) Institut Ramon Lull - Paris - 8ème - 

 

Bio de P.G.Fons :

* Né en 1928 à Badalona près de Barcelone.
Vit et travaille à Paris.

  • Ses œuvres ont été acquises par une vingtaine de musées parmi lesquels ceux d’Art Moderne de Paris, Barcelone, Besançon, Chartres, Djakarta, Perpignan, Bagnols-sur-Cèze, Yamagata, Osaka, Saint-Cyprien, Georges Pompidou, Sables d’Olonne, L’Abbaye de Saint-Claude…
  • Né en 1928 à Badalona près de Barcelone. En 1938, arrive en France. En Espagne, c’est la guerre civile. Vit à Perpignan où il fréquente les cours du soir de l’Ecole des Beaux-Arts. Dans ces années d’après-guerre, il règne une effervescence culturelle stimulante. En 1950, part à Paris. Il suit des cours à l’Académie de la Grande Chaumière et fréquente les peintres : Cueco, Clavé, Rebeyrolle , Buffet, Valls, Arroyo et bien d’autres… Sa peinture est marquée par l’influence de Cézanne puis de Bonnard. En 1956, (...)
  • Un DVD sur Pierre Garcia Fons a été produit par Pole Production, Perpignan. Pour vous le procurer : Contacter l’artiste (en répondant à cet article - lien ci-dessous) Ou Contacter Pole Production : http://www.poleproduction.net/ Rue Alfred Kastler, 66100 Perpignan 04 68 64 00 82

 

 

463_x_garcia-fons-officier.jpg Pierre Garcia-Fons décoré par Manuel Valls

 

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 12:02

sur-mon-petit-nuage.JPG Sur mon petit nuage... Musée Réattu, Arles.

 

 

Au musée Réattu, lové dans la grande courbe du Grand-Rhône, dans l'ancien Grand-Prieuré de l'ordre de Malte, une grande expo, en tout cas originale !

Déjà, dans la rue, les nuages tentant de s'échapper des fenêtres de la bâtisse, vous invitent à cette fête de l'imaginaire !

 

Dans cette vieille demeure qui semble construire pour l'art contemporain, le visiteur est sur un petit nuage : accrochages et installations brodent, en variations multiples, autour de cette chose insaisissable...

 

Vous y verrez l'étrange néphoscope, qui mesure les nuages. Et les subversions d'A.Allais, en 1882, précurseur du "carré blanc sur fond blanc", avec les Arts incohérents montrant les premiers monochromes, source bue ensuite par Malévitch, Kandinsky, Rothko, Yves Klein, Soulages et tant d'autres ne faisant que se copier jusqu'à la nausée...

 

L'expo ne se prend pas au sérieux, comme tant d'autres (à Sérignan, cet été, entre mille autres) n'ayant pas peur de bousculer les références admises !

 

On ne peut qu'aimer Man Ray et les "objets de mon affection". Ainsi que le miroir du catalan de Calella, Jordi Alcaraz (né en 1963), exhibant son "Histoire de la peinture", ou le tableau de l'autre Catalan arlésien, que je retrouverai sur la place Masséna de Nice, Jaume Plensa...

 

Au fil des salles hautes avec vue sur la Rhône large et bleu, le promeneur découvre la palangrotte de JeanArp, la chambre des nuges de Warhol, l'ascenseur à nuages d'Anselm Kieffer, le théâtre de la peinture de Corinne Mercadier, le roulis sombre de Dora Maar, avant de tomber, sur la terrasse offerte au regard des gargouilles médiévales, sur un noir fauteuil de coton, cocon où faire amour : on disait "nuage et ciel", à la cour du roi de Chu, au III° siècle chinois : c'est plus poétique que la formule de Rabelais ou la périphrase de Proust...Ce qu'on apprend, avec poésie, en pays d'Arles ! Les images des Rencontres, hors du Grand Prieuré, paraissent bien banales...

 

Il manquait, en musique de fond, le fameux "Nuages" de Django Reinhart, le jazz et la guitare conviant eux aussi au bonheur...

 

Et Baudelaire dans "L'Etranger", le premier poème en prose du "Spleen de Paris" : "J'aime les nuages...les nuages qui passent...là-bas...là-bas...les merveilleux nuages !

 

 

* 10 rue du Grand Prieuré - 04 90 49 37 58 - www.museereattu.arles.fr

du mardi au dimanche, jusqu'au 31 octobre 2013.

 

PS. A signaler la sortie, cette semaine, du film français de Srinath Christofer Samarasinghe : "Un nuage dans un verre d'eau"...

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 22:19

Ventura.jpg F.Ventura, entre son épouse et Pierre Coureux (à gauche)- photo J.Pierre Bonnel.

 

Francesc Ventura expose à la galerie de l'IF, à Elne

 

 

Odette Traby, la responsable de la célèbre galerie d'Elne (dans la haute-ville) nous accueille et nous présente cet artiste catalan originaire de Granollers, près de Barcelona. (*)

 

F.Ventura a une formation de photographe -ce sera d'ailleurs sa prochaine expo- et s'intéresse au cinéma et aux médias audiovisuels. Après Granollers, Girona...le voici en Catalogne du Nord et il est heureux de se trouver dans la ville haute d'Elne, avec vue sur tout le Roussillon, les Albères et la mer...

 

Il présente dans les salles de l'If plusieurs séries de tableaux. D'abord une série d'aquarelles, qui n'ont pas de titres; privé de nom, sans orientation, sans cartel, le spectateur "fait son propre film" : il est plus libre, à lui de goûter, de réfléchir, de rêver...Car l'artiste nous conduit au monde des rêves, tissés de formes vagues, de couleurs suggestives et surtout d'abstractions à poursuivre, par l'imagination ou les sentiments... Ce sont des "oeuvres ouvertes" : le sens n'est pas dans les mots explicatifs, mais dans le regard et la tête du promeneur; à lui de continuer l'acte créateur...

 

La série d'acryliques est structurée, elle aussi, en touches non figuratives: la peinture est en mouvement, en rapidité, la forme est dynamique, rendant compte du geste qui l'a conçue, par impulsion, par les monts et par les vaux de l'inspiration ou de la cogitation... Ce geste n'est pas arbitraire ou dû au hasard; rien de farfelu ou de surréaliste dans cette lutte avec la toile : le mouvement vient, naît après une semaine, en général, de gestation, de réflexion !

 

F.Ventura recherche une composition réfléchie, faite de couleurs primaires, peu mélangées : les blancs, les jaunes, les bleus sont privilégiés. Le fond du tableau - sur un support de bois ou de contreplaqué, souvent, car l'artiste préfère cette texture forte plutôt que la douceur de la toile qui montre trop ses pixels - est monochrome, dans les gris, les bleutés; la forme et le sujet viennent ensuite...

 

J'ai songé, rêvé devant ces toiles suggestives et énigmatiques. Les yeux se laissent bercer... 

Le tableau n'est pas signé..? Non, mais de l'autre côté ! Vous n'avez qu'à retourner le tableau-miroir, ou passer de l'autre côté de la glace...

 

 

(*) Contact :  quicoventura@quicoventura.com

www.quicoventura.com   ventura-2.jpg F. Ventura

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 16:55

cazals.jpeg Louis Cazals

 

 

Louis Cazals

 

L'atmosphère paisible, la plénitude de l'instant

 

(C) "Barba-Cufi,artistesroussillonnais.eklablog" <marie.cufi@laposte.net> Merci à Marie Cufi pour ce beau texte et  cette information.

 


Louis Cazals naquit à Prades, dans l'écrin du Conflent, en 1912. Son père, artisan, possédait une Briqueterie route de Marquixanes.

En 1927, à quinze ans, Louis Cazals débute son apprentissage de peintre-décorateur chez J. Eyt rue de la Basse. Il apprend l'art du bas-relief, des chapiteaux romans et des faux marbres.

En 1930, le jeune homme quitte Prades pour s'installer à Paris. Il fréquente alors l'atelier à Maison- Laffite du dinandier Laurent Llaurensou son compatriote, fils de chaudronnier (Llaurensou, route nationale à Prades).

« L'exposition des arts décoratifs de 1925 et, un an plus tard, celle du musée Galliera, intitulée « Les cuivres et les bronzes modernes », placent sous les sunlights un art jugé démodé quelques décennies auparavant. Le Tout-Paris se passionne pour la dinanderie. Christofle et les ateliers des grands magasins, Primavera pour le Printemps, Pomone pour le Bon Marché ou La Maîtrise des Galeries Lafayette, prennent le train en marche et présentent ces œuvres recherchées. Les stars du genre sont Jean Dunand, Claudius Linossier, Laurent Llaurensou...1 ».

 

Ce dernier lui enseigne l'art de la décoration et des patines. Louis Cazals, en jeune homme curieux complète son apprentissage et se formation par de nombreuses visites au Musée du Louvre ainsi qu'au Musée d'art moderne. Sa formation débute donc par l'acquisition et la maîtrise de techniques artisanales dont on reconnaît la noblesse artistique au travers des vestiges d'art roman. Il parfait ses connaissances au contact de « l'art déco ». Mouvement qui soutient que l'art est au service des objets du quotidien. Dans cette immersion artistique, Louis Cazals acquiert la conviction d'allier sa carrière d'artisan décorateur à celle d'artiste peintre.

En 1932, revenant sur le département il s'installe d'abord à Saint Féliu d'Amont comme peintre-décorateur puis très vite, il investit le village de Saint Féliu d'Avall. D'ailleurs en 1962, il élabore les plans de sa maison se ménageant un espace de travail spacieux et lumineux ainsi qu'une salle d'exposition connue sous le nom de «  l'Atelier des Hortes ». Louis Cazals aimait son métier de peintre-décorateur cependant le soir il s'adonnait avec passion à la peinture. Ses tableaux sont rarement nés à l'extérieur de l'atelier. Il croquait les paysages au hasard sur des carnets laissés dans son véhicule. Il reprenait parfois ces dessins qu'il avait annoté.

 

Le parcours d'artiste de Louis Cazals est jalonné par des rencontres. Rencontre surtout avec Rafael Benet, Pau Casals, Dunoyer de Segonzac mais également avec Camille Descossy, Ludovic Massé, Raoul Dufy, O. Friesz, grau Sala et Manolo Valienté. Louis Cazals traverse la vie et le influences gagnant à chaque étape en indépendance et en autonomie. En curieux insatiable et en travailleur acharné, il étudie et interprète les idées artistiques. Il « multiplie les techniques et les écritures (du motif) impliquant une manipulation rapide. Il s'attache moins aux détails qu'à traduire la substance des objets.2 » Ainsi la citation de Baudelaire prend tout son sens dans l'œuvre de Louis Cazals, c'est « la nature réfléchie par un artiste ».

A partir de 1932, Louis Cazals débute en autodidacte puis il rencontre Rafael Benet. L'artiste catalan réfugié à Saint Féliu durant la guerre d'Espagne le guidera en ami et en maître. Cette rencontre lui permettra d'acquérir les rudiments de la peinture et lui permettra d'établir un lien entre techniques, mouvements artistiques et pulsion créatrice. Son intérêt se portera sur l'impressionnisme. Comme le disait Auguste Rodin « L'art c'est la contemplation, c'est le plaisir qui pénètre la nature qui y devine l'esprit dont elle est animée ». La guerre et la détention au camp de Brandenbourg en Allemagne n'anéantiront pas sa passion et ne briseront pas son désir de peindre.

Ainsi même en détention il peindra. Ponctuellement pour un artisan, pour le théâtre de Stalag et surtout pour des camarades détenus, d'Avignon....

C'est en 1944, lors d'une de ses exposition Parisienne que l'artiste de Saint Féliu rencontre Dunoyer de Ségonzac, artiste. Au premier abord, Dunoyer de S considère Louis Cazals comme un artiste en devenir avec lequel il échange quelques idées. Puis les deux hommes se lient d'amitié. Dunoyer de Ségonzac l'invite à l'accompagner sur les bords de la Marne afin de peindre sur le terrain, face au sujet. Et là de son propre aveu il finit par considérer Louis Cazals comme  « Un artiste très doué, très droit... très vrai spontané et authentique. 3 »

En 1948, grâce à Pau Casals son compatriote de Prades. Il aura la chance de rencontrer le ministre de la culture des Pays-Bas, Monsieur Liswel. Celui-ci amateur de la peinture de Cazals l'invite à Amsterdam et Rotterdam dans les paysages qu'il avait admiré dans la travail de J.B. Jongkind. Pour Jongkind, il « ne (faut) retenir que l'essentiel de la lumière surprise en une seconde à des moments différents. L'impression fugitive sur la rétine suffit. Tout le reste est inutile. 4»

En 1945, Camille Descossy son ami qu'il aimait rencontrer à Castelnou avec Léon-Jean Grégory ( Maire de Thuir) et un groupe d'artistes, organise une exposition à la Galerie Favier. C. Descossy, alors directeur des Beaux arts de Montpellier, permet à Louis Cazals de présenter son travail sur les ponts et les rues de Paris. Au travers des nombreuses expositions qui jalonnent le parcours de Louis Cazals de 1943 à 1995, nous découvrons un paysagiste infatigable qui couche sur la toile les attraits et les atours de la Provence, du Maroc, de la Bretagne, de la Normandie, des Landes, de la côte Basque, de la Vendée...Bref, tous les lieux où le ciel et l'eau se rencontrent. En 1951, Ludovic Massé considère qu'après  « Quinze années de travail acharné, de recherches, de voyages ont fini par fondre la diversité des thèmes de Cazals et les inévitables influences qu'il a subies en une expression unique qui est celle de son caractère, de son tempérament. Ainsi se trouve résolue l'ambition de toute peinture digne de ce nom. Après avoir marché avec dévotion sur les traces fameuses de Boudin, de Friesz, de Marquet dans les lieux mêmes où ces maîtres le précédèrent, Cazals a fini par trouver sa propre voie, ce cheminement qu'un véritable artiste ne découvre qu'en soi, comme l'homme ne se découvre vraiment que dans sa conscience... 5»

 

Ainsi émergent ses sujets de prédilection, le rythme naturel du lieu qu'il observe et l'impression du temps qui passe.

 

Cette recherche, il la poursuit comme ses prédécesseurs impressionnistes dans les éléments, l'air et l'eau sans jamais se laisser asservir. L'intelligence et la finesse de Louis Cazals est d'ajouter la poésie à son approche. « Il reprenait beaucoup ses toiles et travaillait à leur donner de la profondeur » ajoute son fils Henri Cazals. Ludovic Massé précisera «  Sa peinture lui ressemble. Elle ne pousse pas de hauts cris. Elle n'affecte pas de mystère. Mais à qui sait l'entendre, elle murmure tous les secrets de la nature dans un langage d'autant plus poétique et captivant qu'il est plus discret, plus nuancé, plus imprégné de probité et de finesse que tout autre. 6». Son travail de la matière, nous offre une œuvre paisible, la plénitude d'un instant au rythme naturel des éléments.

 

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1Connaissance des arts 2009

2Exposition Galerie de Rohan Jean Thiery Paris 1973.

3Pierre Camo « Louis Cazals » Conflent hors série.

4Beaux Arts, Hors série: La saga des impressionnistes. 2010

5Ludovic Massé dans Conflent « Louis Cazals » de Pierre, hors série.

6Ludovic Massé dans Conflent « Louis Cazals » de Pierre, hors série.

***2--8-aout-felip-costes-bis.jpg  verso-invit-costes.jpg  

 

*** Au festival du verre à Palau del Vidre :  cette année le festival a une invitée d’honneur :

Madame Nicole Barondeau. Elle installera une exposition éphémère à  »La galerie », place del Gall. 

Renseignements au 04 68 22 14 17

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 10:07

Rippl-Rónai, Maillol 1899 Maillol, par Rippl-RONAI, 1899, musée d'Orsay.

 

 

L'appel de la modernité" : la ville provinciale catalane aurait été une halte primordiale, sur le chemin de l'art, de Barcelone à Paris (Montmartre, Bateau-Lavoir...), de la fin du 19° siècle, à 1925 ? Qui s'y arrêta..? 

 

Picasso vint beaucoup plus tard, pour des étés chez Carlos de Lazerme...Et Dufy, rue J.D'Arc et place Arago... Déjà, en 1998, J.Pierre Barrou, commissaire de l'exposition du Palais des Congrès, influencé par les autorités locales, avait intitulé son catalogue (cité p.194), en usant de démesure et en ramenant l'universel au local "catalan" :  "Le Roussillon à l'origine de l'art moderne"

 

   Il avait déjà, c'est vrai, montré, avec courage, que le fauvisme était né à Collioure ! (édition Indigène, non cité), et que Matisse avait inventé l'art nouveau grâce à Terrus ("Matisse-Terrus, histoire d'une amitié" -Indigène, 2002- non cité). 


A Céret, aussi, Joséphine Matamorros défend depuis des décennies que le Cubisme est né dans la ville des cerises...Elle sait bien qu'il n'en est rien, mais défense du tourisme, éloge du local, fierté catalane...exigent une revisitation de la vérité et de l'histoire artistiques...

 

L'expo est intéressante; elle est l'occasion de montrer à Perpignan Maurice Denis, Odilon Redon et de nombreuses oeuvres très diverses de Maillol... Les articles sont parfois redondants et s'inspirent largement du catalogue de référence "Paris-Barcelone", Paris, Grand-Palais, ocobre 20O1/janvier 2002- cité).

 

 

Etudes claires, sans faute, mais on regrette que les textes en catalan (de Brigitte Manéra...) n'aient pas été traduits en français, voire en anglais : l'expo a la prétention estivale de s'ouvrir aux touristes, alors..? L'expo a la prétention de montrer que Perpignan fut une escale essentielle des artistes du sud et un foyer de création, alors..?

 

   Il y eut sans doute manque de temps et d'argent...De même le désordre d'une bibliographie bien mince est incompréhensible !!! Cependant, couverture, mise en page et rythme du livre sont très agréables...

 

Alors Perpignan "chaînon manquant"..? Et expo et catalogue présents constitueraient la passerelle entre les travaux de JPBarrou et J.Matamorros (années 1905/14 à Collioure et Elne - années 1950 à Céret), et ceux, essentiels, d'Eric Forcada, par exemple "Perpignan au coeur du XX° siècle" (1939/65), ville de Perpignan, 2007 - non cité !!!)..?

 

On en doute...

 

  A part Gustave Violet, l'action de Maillol (à Banyuls, avec la venue de Maurice Denis, pages 41 et 69)... A part les expos des artistes roussillonnais (aspect non développé), on voit bien que la création artistique se situe à la périphérie : à Béziers surtout grâce à l'argent de Fayet et à l'amitié entre Monfreid et Gauguin (venu jusqu'à Cerbère); à Sitges, autour de Rusinol; Saint-Cément/Corneilla de Conflent (où Matisse découvrira les Gauguin des mécènes et peintres Fayet-Monfreid- voir "Le miracle de Collioure" de JPBarou, poche Payot, non cité, ou "Moi, Matisse à Collioure, Balzac éditeur, de J.P.Bonnel ); Fontfroide (pages 17 et 78) acheté et restauré par Fayet, avec la venue d'O.Redon...

 

Malgré un titre "accrocheur", Perpignan n'apparaît pas comme un pôle pictural important à l'époque (1889/1925). Un lieu stratégique, peut-être, la cité catalane ayant toujours été un lieu de passages, d'échanges, d'influences, de réciprocité... mais ayant toujours manqué -comme Collioure, Céret- le vrai rendez-vous avec les grands artistes : très peu d'oeuvres de Matisse, Picasso, ou Dali... dans les musées locaux, aucune fondation dédiée à ces "Maîtres", alors que certains (Picasso) voulaient créer un musée dans le département...

L'art en Catalogne française, ou les occasions perdues...

 

 

* Expo rue de l'Ange, jusqu'au 13 octobre 2013- Catalogue (20 euros), sur place au musée H.Rigaud eu à la librairie Torcatis.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 10:56

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Je ne passerai pas entre les gouttes de Toulouse la pluie. A Matabiau, je contemple la nuit mouillée en attendant le bus roumain. Des SDF dorment sous les porches. Je somnole dans ma voiture... 

   J'attends l'arrivée de mon livre sur la peinture des Catalans et des autres, les locaux et les universels, comme dit si bien Dali, Miro après Montaigne, du soleil venu de l'Est. Hongrie, Croatie, Italie, de Menton à Montpellier, deux jours de trajet...Une panne à Turin, et mes volumineux recueils dans la soute...

 

Le voici, le bus, et Letitia qui a veillé sur le livre, j'en oublie la pluie : Toulouse est à nous. Et son salon international d'art qui place l'artiste au tout premier plan.

Les oeuvres s'organisent autour de la Garonne, grosse d'orages et de fontes des neiges, et investissent les hauts lieux du patrimoine occitan : les Jacobins, le Port-Viguerie, le Château d'Eau, la Fondation Bemberg...

 

La ville vit avec ses jeunes, ses étudiants, autour des Abattoirs et des nocturnes musicaux. La fondation de l'Ecureuil et la Cartier orchestrent le tout avec un argent utile, pour une fois, un fric artiste...

 

Je me suis surtout intéressé aux toiles d'Howard Hodgkin.* Son abstraction lyrique laisse éclater des couleurs vives qui dévorent le bois et couvrent jusqu'au cadre : ces brassages lumineux évoquent des souvenirs et de rencontres...  (à suivre : les utopies de Toulouse)

 

 

Gordon Howard Eliot Hodgkin est un peintre et graveur anglais né le 6 août 1932. Après des études à la Bryanston School dans le Dorset. Il devient professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Bath dans le Corsham. Sa première exposition personnelle a lieu à Londres en 1962. Ses premières peintures utilisent des formes simples cernées avec un nombre limité de couleurs. Au début des années 1970, son écriture devient plus spontanée, avec des formes vaguement reconnaissables des couleurs vives et des formes pleines. Son travail peut-être alors décrit comme « semi-abstrait » et est souvent comparé à celui de Henri Matisse.

Les peintures de Hodgkin cherchent à évoquer des rencontres, des moments passés avec des amis et portent souvent des titres qui font allusion à des lieux et des événements particuliers comme Dinner at West Hill (1966) ou Goodbye to the Bay of Naples (1980–82). Comme le peintre l’a lui-même déclaré ses peintures « sont des images représentants des situations émouvantes ».

 

En 1984, Hodgkin représentait l’Angleterre à la Biennale de Venise. En 1985 il obtenait le Turner Prize et il était anobli par la Reine d'Angleterre en 1992. On lui doit la fresque qui entoure la cinémathèque de Londres. En 1990, une rétrospective de son travail a eu lieu à Nantes au Musée des Beaux-Arts. En 2006, une importante rétrospective s’est tenue a Londres à la Tate Gallery.

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 10:04

     ***  Exposition du 1er juin au 13 octobre 2013

Edouard Pignon, femmes en méditerranée : les Catalanes à Collioure, étés 1945-1946 (Villa PAMS - 66180 - www.collioure.net/museeartmoderne  -  33 (0)4 68 82 10 19 pignon

 

 

Le musée d’art moderne de Collioure organise du 1er Juin au 13 octobre 2013, une très importante exposition qui regroupera les œuvres réalisées lors des séjours d'Edouard Pignon à Collioure entre 1945 et 1946.

 

Le site de Collioure est connu dans le monde entier grâce au passage de nombreux artistes pendant tout le XXe siècle et notamment à travers l’expérience fauve lors de l’été 1905 conduite par Matisse et Derain. Depuis lors, la ville de Collioure est rentrée dans l’histoire de l’art d’une manière magistrale.

De très nombreux artistes y ont séjourné : Marquet, Camoin, Valtat, Manguin, Max Jacob, Juan Gris….Tous en quelque sorte, à travers leurs préoccupations plastiques du moment, ou bien dans leur recherche personnelle, ont rendu hommage à cette petite ville  connue dans le monde entier pour sa beauté et sa remarquable lumière.

Édouard Pignon n’y a pas échappé et ses séjours à Collioure entre 1945 et 1946 témoignent de son engouement pour le site et ses habitants. Homme du nord, il saisit là l’intensité mythique de la méditerranée, notamment  sur la question de la femme, comme personnage essentiel de la dramaturgie méditerranéenne, sans renoncer complètement à la déconstruction des formes et à la fragmentation des espaces issus du cubisme.

 

Le projet de montrer le travail de cet artiste à travers l'exposition " Edouard Pignon, femmes en méditerranée : les catalanes à Collioure, étés 1945-1946 " remonte à plusieurs années et notamment lors d’un échange avec Philippe Bouchet voici deux ou trois ans. Ce dessein se concrétise aujourd’hui par un double commissariat, celui de Philippe Bouchet spécialiste de l’œuvre de Pignon et le mien. Cette collaboration rend  encore plus lisible le travail de fond que réalise le musée de Collioure depuis les années 80, à travers une politique d’expositions qui a contribué à faire connaître au grand public les passages des artistes dans cette ville, mais aussi à produire un travail scientifique de recherche sous forme de publications qui ont dévoilé l’importance de Collioure et sa contribution exceptionnelle dans l’histoire de l’art du XXe siècle. 

Le musée présentera une soixantaine d’œuvres majeures de cette période : peintures, dessins et céramiques.

 

Texte de Joséphine Matamoros

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 22:55

La Médiathèque Prosper Mérimée de Saint Cyprien propose ce vendredi 24 mai à 17 h30 une rencontre-conférence avec l’écrivain et plasticien Michel Arnaudiès autour de ses ouvrages: " La Bastide sur Mer " et " Une herbe pousse " Suivi du Vernissage de l’exposition de ses œuvres picturales.

 

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Depuis de nombreuses années, Michel Arnaudiès conjugue sa passion pour la peinture, l'illustration de livres d'artistes et l'écriture, avec des romans tels «  La Bastide sur Mer » et « Une Herbe pousse » qui sera l’occasion pour Michel Arnaudiès  ce vendredi 24 mai dès 17h30 de parler du rapport entre l’écriture et la peinture à la Médiathèque de Saint Cyprien. 

Michel Arnaudiès est un de ces hommes discrets qui aura durant ce dernier quart de siècle défendu le mieux la culture catalane et l’expression artistique en Pays Catalan. De la mairie de Céret où il géra durant de très nombreuses années la culture au musée d’Art moderne dont il présida là aussi fort longuement Les amis du Musée, Michel Arnaudiès est un des hommes qui a apporté sa pierre à la promotion de la culture catalane dont il est issu. Artiste peintre, très tôt Michel Arnaudiès s’est intéressé à l’art moderne et contemporain et, dès 1975, le Musée d’Art Moderne de Céret lui consacrera sa première grande exposition. Il fréquentera alors des artistes comme Tapiès, Manessier, Viallat, Restany ou Clancier. Sa peinture, à la fois poétique et engagée, s’inscrit – souvent pour le dénoncer – dans le temps social et économique présent. Depuis de nombreuses années, cet artiste complet conjugue sa passion pour la peinture, à l’illustration de livres d’artistes et aujourd’hui à l’écriture avec des romans tels "La Bastide sur Mer" et  "Une Herbe pousse"  (Balzac éditeur) qui seront le support à cette conférence mais aussi à une exposition qu’il nous propose à la Médiathèque de Saint Cyprien du 24 mai au 29 juin.

 

POUR TOUT RENSEIGNEMENT : ROBERT TRIQUERE : 06 72 71 10 02

 

*** bonel-cop-CAS-1.jpg  Retenez le nouveau livre de Jean-Pierre BONNEL :

  "Peintres en Catalogne (et ailleurs) : du local à l'universel" (180 pages, photos, couverture cartonnée avec jaquette et rabats en couleur, tirage limité, dédicace, port gratuit, 20 euros)

  à paraître début juin (éditions GRINTA, Roumanie, diffusion à Bucarest et en France chez l'auteur 06.31.69.09.32)

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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