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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:37
Commerces du coeur de Perpignan : on ne peut défendre tout le monde !

   Hier je rêvais à une "ville-musée", où, grâce à un large espace piéton, à des parkings gratuits, à une offre culturelle et artistique, les citoyens se sentiraient bien et les touristes viendraient pour le plaisir de voir, de rencontrer des créateurs, et non pas seulement pour acheter et consommer...

 

    Certains commerces ne pensent qu'au résultat financier (c'est sans doute un état d'esprit normal) mais veulent y parvenir par tous les moyens. Ainsi, la grande majorité des restaurants servent des aliments congelés...Abusent sur le prix des vins... Sont peu accueillants...Ils continuent tant que ça marche : au lieu de fidéliser une clientèle locale, ils se disent que les touristes changent tout le temps et qu'on peut être laxiste... Sur la côte, c'est un état d'esprit généralisé...

 

Ainsi, dimanche dernier, la foule investissait le centre-ville de Perpignan. Face à l'afflux un restaurateur peut-il faire de la qualité ? Travail, énervement, c'est ainsi qu'à 14h50, j'ai été refoulé du café de la Poste : un serveur, sans me regarder, a exprimé une sorte de "non, c'est trop tard"... Il est vrai que le service finit à 15 h et que Perpi n'a pas encore su se mettre à l'heure espagnole... Comme pour l'ouverture le dimanche, il faudrait que les salariés aient le choix de travailler ou pas…

 

Un peu plus loin, près du cinéma le Castillet,  un serveur, sympathique, de la brasserie, me dit que seul le Vienne est ouvert "non-stop"… Le Vienne a un gros succès, sa terrasse agréable de la place Arago est toujours occupée; cependant depuis le retrait de Camille utero, je trouve que c'est moins bien et répétitif… Au passage, je demande à un serveur du restai "Le ROMA"… C'est non-stop..Mais ça va être très long alors qu'il n'y a plus de client; on va me laisser poireauter et le serveur va partir, sans daigner me regarder, vite, un casque de moto à la main… Une serveuse daignera venir pour commander le dessert et s'excusera en disant que c'est un jour exceptionnel…J'apprends surtout que la patronne est partie depuis longtemps et que…les souris dansent…

Voilà 2 restaurants à déconseiller !!!

 

Et un 3°, nouveau, situé dans une ruelle non loin d'Arago: La sous-préfète… Là, on vous sert un verre de pétillant quand vous commandez du champagne ! La fille du gros restaurateur de Rivesaltes doit prendre les clients pour des imbéciles… D'habitude, c'est l'esprit de village et c'est pourquoi,  à Rivesaltes, on sert des repas médiocres et insipides à des groupes, à des familles lors d'une communion… ou d'autre occasion de se retrouver autour d'une table.

 

Les bons restaurants sont rares à Perpignan et dans le 66; il faut voir les "Toques blanches" et encore… Au Parc Ducup ou à Vivès, c'est très honnête…

 

Maintenant, c'et pareil pour les artisans: tant que ça marche, on se fout de vous. Si ce n'est qu'un petit chantier, on ne viendra jamais, même si on vous l'a promis…

J'ai eu ce problème avec 3 électriciens : celui de la zone artisanale de Villeneuve de la Raho: promesse et jamais rien !

Ensuite, l'entreprise RUIZ, qui est venue me refaire le compteur : "Je suis dans un grand chantier !": c'est tout et puis silence…

 

Enfin, le meilleur escamoteur, c'est Jean TOURRES, "électricité générale", située à Alenya. Un RV est conclu : M. Tourres ne viendra pas, malgré la promesse de la secrétaire. Après un second appel, il vient, prend son temps pour prendre des notes et causer… Puis il ne viendra jamais, pas un mot, pas une excuse…

Sans doute trop de travail, un manque d'ouvriers..le mépris du client.. le cynisme ou l'indifférence…

En tout cas, évitez ces adresses ! Il existe encore des commerçants et des artisans honnêtes...

 

JPB

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 07:38
Place du Puig, coeur du quartier gitan de Perpignan (photo JPB)

Place du Puig, coeur du quartier gitan de Perpignan (photo JPB)

    Seule la beauté sauvera le monde...

 

Certes, on peut en douter quand on assiste à la destruction de sites antiques par des fanatiques religieux : Palmyre, etc...

   Seule la beauté sauvera la ville...Pas seule, mais d'abord elle !

 

La beauté sauvera le centre historique de Perpignan. La cité catalane en a les moyens, les atouts du patrimoine, la vigueur de ses galeristes, l'imagination de ses artistes et artisans !

Loin des quartiers périphériques voués aux lotissements résidentiels sans âme, loin de l'uniformisation des zones "artisanales" grises et moches, rongées par les hypermonstres de la consommation...

 

La ville centrale peut s'en sortir si elle redevient le lieu de l'échange et de la liberté : l'espace du flâneur, du piéton, de l'esthète qui prendra le temps de lever les yeux pour admirer l'urbanisme et les façades plurielles ! La ville pourra ressusciter si ses habitants se donnent des occasions de rencontres, de dialogues, sur des places musicales, sur des terrasses offertes aux poètes, sur des avenues consacrées aux gens du cirque, du théâtre, de la littérature, tous les jours, toute l'année, pas le temps d'un jeudi, d'un été, d'un objectif simplement touristique et financier !

 

Ces temps-ci, de décembre, la ville mise sur l'animation, plutôt furieuse, avec ces groupes qui font du bruit, au pied de la Cathédrale Saint-Jean, sur la place Gambetta (mais avec le jazz plus harmonieux, rue des Cardeurs, c'est vrai, grâce à un restaurateur) : on rêve à une place réservée à la cobla, à la sardane; une autre aux talents d'ici, aux jeunes, aux groupes mêlés, métis, des musiques du monde…

 

La villa sortira de son marasme si elle lutte contre la peur, la pauvreté, l'exclusion qui s'impose dans le coeur de ville : il n'est pas question de rejeter les miséreux (comme à Paris, créant un centre réservé aux bobos du Marais, aux gauchistes bourges…) avec des loyers chers, avec la destruction massive d'édifices…

 

Faire cohabiter les catégories sociales et ne plus voir l'hémorragie des cadres, des nouveaux riches du numérique et des prothèses de la fausse vie hanter des boulevards de ceinture, pour la quête de la sécurité égoïste, du cynisme de l'argent et le privilège des apparences de la mode, de la belle voiture…de la vacuité culturelle, en réalité !

 

Nos enfants ont-ils droit de cité ? 

Oui, avec le Conservatoire, les écoles de danse, de théâtre, de cirque…à aider, à augmenter !

 

Nos vieux ont-ils droit de cité ? 

Souvent ils échouent dans les maisons de retraite des nouvelles villes dortoirs…

 

On peut, bien sûr, préférer explorer l'espace urbain ruiné, visiter les endroits laissés à l'abandon, trouver du plaisir morbide à photographier la laideur des maisons blessées, des immeubles insalubres, des véhicules calcinés… Faire dans l'Urbex, cette exploration de la ville à l'abandon…Graffiti, street art, créations et défoulements contemporains jouissent de l'opportunité de ces murs délaissés, de la possibilité de s'exprimer dans la lèpre de façades en déshérence…

Les émules et compagnons de Warhol ont commencé par là et ont pu devenir millionnaires…

 

Je préfère, quant à moi, revenir à la beauté, idée difficile à définir, composée d'harmonie, d'inédit, de subversion, d'exploration des limites, de transgression, de non acceptation de la norme et de la morale traditionnelles…

 

Le débat sur la crise du coeur de ville s'éternise et les solutions apportés ressemblent à des sparadraps sur des cancers. Il faudrait à tout prix sauver les commerces centraux qui manquent d'imagination ? 

Il faut aussi aider ceux des quartiers car ils créent des emplois, permettent à des couples de profiter de la proximité au lieu de se perdre dans l'encombrement et le stationnement du centre-ville ! En outre, certains commerçants du coeur ont un commerce dans les galeries marchandes des supermarchés qu'ils critiquent ! Hypocrisie, aveuglement ! La ville est riche et animée surtout en périphérie et dans le grand Saint-Charles !

 

Bêtise et absurdité que de vouloir sauver des commerces non pensés, des commerçants véreux (1), la pléthore de magasins de vêtements… Ce n'est pas cela qui fait venir les foules. Elles viennent par jour de douceur, de soleil, et ces dimanches de décembre où la ville sait métamorphoser les rues grâce aux illuminations, à la grande roue, à l'incongruité d'une patinoire, à la grâce d'une musique qui anime le blanc décor…

 

La foule vient là où niche la beauté. Celle-ci peut sauver Perpignan, devenue ville-musée, où l'on peut marcher sans crainte, entrer dans mille musées : échoppes d'artisans, ateliers d'artistes…Au lieu de casser des maisons, avoir l'intention de fracasser la rue des Augustins pour créer une artère vers Cassanyes, inviter, aider les créateurs, les jeunes artistes et les autres, à investir le centre…Ne pas attendre l'ouverture du "Big Rigaud" qui risque d'être une coquille creuse, les chefs-d'oeuvre n'étant pas légion dans les réserves de l'hôtel Delazerme…

 

Conserver le spectacle des façades de la place de la République en donnant de l'essor au théâtre, fantomatique, peu exploité !

 

Créer des halles gastronomiques, de qualité, sur l'horrible dalle-parking Arago. Redorer ce nom illustre en revenant à la beauté du verre et du fer -détruite à Paris, mais encore présente sur la rambla de Barcelona-  en permettant à des exploitants agricoles, à des néo-ruraux... de venir présenter leurs produits. Perpignan, capitale du bio, de la vraie-bouffe…

 

Un slogan dans cette optique…à inventer, pour différencier Perpi, cité médiévale, cité méditerranéenne de caractère, ville de Visa, mais à l'image incertaine, souvent abîmée par le scandale des faits-divers et des anecdotes politiciennes

 

Perpignan-ville musée, Venise du Sud, sauvée des eaux troubles… Sauvée par la culture et la beauté, épaulée par le commerce et l'économie des zones périphériques ! 

 

JPB

 

(1) Demain, délation : ces commerces qui peuvent crever !

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 08:08
Perpignan la belle Catalane (pub SNCF) - Collioure et la fête des langues - Ciné-débat : la ruche qui dit oui
Perpignan la belle Catalane (pub SNCF) - Collioure et la fête des langues - Ciné-débat : la ruche qui dit oui

 

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• PERPIGNAN, BELLE CATALANE  - PERPIGNAN, ESCALE EN TERRE CATALANE

Prenez vos quartiers d’été aux portes des Pyrénées. De Perpignan à Collioure en passant par Salses, ce territoire sous influences recèle des trésors de convivialité et de charme. Bienvenue en Catalogne française !

PERPIGNAN, BELLE CATALANE

Perpignan, Languedoc-Roussillon, France

 

Lacis de ruelles aux accents catalans, le vieux Perpignan se découvre sur un rythme nonchalant.
Point de départ : le Castillet. S’il ne sert plus à défendre les portes de la ville, son donjon de brique reste un splendide point d’observation avec vue sur la plaine du Roussillon, les Pyrénées et le mont Canigou.

Un stop au musée catalan des arts et traditions populaires, la Casa Pairal, et vous voilà prêt pour prendre un bain de catalinité au palais des rois de Majorque.
Édifié quand Perpignan était capitale du royaume, le plus ancien palais royal de France surplombe la ville. Ses chapelles, sa splendide cour d’honneur et ses délicieux jardins en font une oasis de calme et de verdure.

© Hachette Tourisme

 

- - -COLLIOURE :

*Fête des langues - Pays catalan Département 66 :

 

Les langues et les cultures en fête sur le port de Collioure…

 

Samedi 12 novembre, s’est déroulée sur le port de Collioure, pour la deuxième année consécutive, la fête des langues du monde.

 

Organisée par l’association «Le Labo de Babel d’Aquí » qu’anime Corinne Padrosa, cette journée a été émaillée par une exposition de moualaqats (tableaux flottants en dialogue avec des textes poétiques d’ici et d’ailleurs), des contes et des chants, des ateliers de création, de calligraphie, de discussion et de traduction, un apéro quiz, un café-débat…

 

Notamment ont participé à cette rencontre multilingue et multiculturelle, les étudiants étrangers de l'Université (cours de master fle d’ Henry Tyne, et de l’IFCT pour le catalan), des étudiants du monde entier (Nouvelle-Calédonie, Tchéquie, Chine, Kazakhstan, Ukraine, Albanie, Arménie, Chili, Venezuela, Mexique Equateur, Colombie, Argentine), de divers réseaux, les élèves en classe d'accueil (primo arrivants) avec leurs familles et des professeurs du collège Madame de Sévigné de Perpignan, le calligraphe Hassan Majdi…

 

L’après-midi, un café-débat animé par Père Manzanares a  permis des échanges entre le public et divers représentants de l’écriture : André Rober  des éditions Ka d’Ille-sur-Têt, la librairie berbère Sefaber à Perpignan, l'auteur en langue anglaise  Elle Hall, et le poète Joan Iglesis.

 

La musique et le chant n’ont pas manqué à ce rendez-vous. Ainsi se sont enchaînées les prestations de la chorale « Les voix libres » et des Goigs tradicionals de Saint Génis des Fontaines – sous la direction d’Anne Patrux -, puis de l’ensemble « Les Violons du monde » du conservatoire à rayonnement régional de Perpignan qui a offert à un public séduit un concert de musique irlandaise,  

Cette manifestation a fait la part belle, cette année, à l'Amérique Latine au travers d’une collection de moualaqats constituée à Brest (Labo de Babel Brezh) et prêtée par l'association « Langues du Tonnerre»,  les toiles provenant d'Amérique latine, du Mali et de Sidi Bel Abbes...

 

Pour l'année à venir c'est le catalan qui est mis à l’honneur. En effet, « Le Labo de Babel d’Aquí »  lance un appel aux artistes confirmés ou éphémères  (écoles d’art, associations et particuliers) en vue d’illustrer les plus beaux textes poétiques de la langue catalane sur des moualaqats que l'association s'engage à faire voyager et découvrir.

Le Labo de Babel d’Aquí œuvre à la promotion de la culture et de la pratique des langues en vue de  développer  les attitudes et les outils favorables à la rencontre, au dialogue interculturel, tendant à une culture de paix. Les langues sont autant de créations collectives, de reflets ou de visions du monde. Plus précisément, elles permettent d’imaginer les solutions permettant d’affronter avec sérénité la complexité d’une situation globale. Elles constituent un bien commun.

 Jean Iglesis

L'association anime à l’Université de Perpignan un atelier culturel de traduction et de création de moualaqats (projet qui a été présenté au printemps dernier aux 4emes Assises Européennes du Plurilinguisme, à Bruxelles)…

« Le Labo de Babel d’Aquí »

Corinne Padrosa 

06 52 15 53 00

 

- - -

 

 

***Ciné-débat au Castillet : 

La ruche qui dit oui

 

Mercredi 23 novembre à 19h

Projection du film animée par Raphaëlle Baker et dégustation avec le producteur de bière locale : Laurent Botta et sa BOC.

Un documentaire de Tom Boothe - 1h37

 

En pleine crise économique, dans l’ombre de Wall Street, une institution qui représente une autre tradition américaine est en pleine croissance. C’est la coopérative alimentaire de Park Slope, un supermarché autogéré où 16 000 membres travaillent 3 heures par mois pour avoir le droit d’y acheter les meilleurs produits alimentaires dans la ville de New York aux prix on ne peut moins chers. 

 

Soirée en partenariat avec l' association, La Ruche qui dit oui, réseau de communautés d'achats direct aux producteurs locaux, et l'association,Les amis de la ruche, qui organise des évènements et des animations autour du "Bien Manger".

                                              
Plus d'infos et bande annonce...

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 09:26
En barque catalane sur la rivière Têt au coeur historique de Perpignan : départ pour la plage de Canet...

En barque catalane sur la rivière Têt au coeur historique de Perpignan : départ pour la plage de Canet...

Canaliser la Têt jusqu'à la plage - Canet, port de Perpignan

 

 

Au Moyen-Age, Collioure était le port de Perpignan, mais il fallait convoyer tissus, draperies, poissons et autres marchandises, par la via Domitia, qui passait par Elne/Illibéris...

 

Il y a quelques décennies, Arlette Franco voulait faire de la commune de Canet une nouvelle Californie : offrir des terrains pour que les nouvelles technologies s'installent entre Le mas Miraflores (Lafage) cher à Claude Simon (lire Le Tramway) et le rivage.

 

Ce fut une belle idée, mais hélas, comme d'habitude, les Catalans n'ont pas su communiquer (y a pas que Seguela en France!) ni trouver les fonds et les partenaires... Dommage, Arlette, on te regrette !

 

 

L'idée du tramway développée par un cadidat à la municipale 2014, l'avocat Codognès, était, elle aussi, lumineuse, mais c'est cher pour une ville endettée et très moyenne (autour de 130 000 âmes en comptant la périphérie immédiate)...

 

 

Alors, à présent, les élus, responsables économiques et remueurs de vent, ont épongé leur imagination, ont sorti de leur cervelle enmuscatée une ultime pensée géniale : relier Perpi à la mer par les airs ! 

Icare, sont fous !

 Un téléphérique pour aller faire du ski à Canet feu en Roussillon ! 

Féérie pour un avenir glorieux : Perpi sera une destination, on vous l'a dit ! Gangnan sera une animation, on vous le répète chaque jour !

 

 

Alors, ok, on s'envoie en l'air ? On envoie Perpi en l'air, on explose tout, on les jette à la mer, ces pseudos architectes de la connerie ! Et on prend le pouvoir, tous ensemble ! 

 

Tous ensemble...

J'avais fait un rêve...

 

JPBonnel

 

-  -  -

 

 

***Le point de vue de Met Barran/J.Q.  :

 

LUNDI 22 AOÛT 2016 Met Barran > Messages août 2016 > Perpignan port-fluvial

 

Restaurer un casot au milieu de vignes ou de garrigues, c'est plus que sympa et utile, c'est tout simplement humain. En revanche, flairer sur les plages la présence du burkini nouveau, c'est se donner des allures de chien-truffier.

 

On ne dit jamais assez combien toute approche de la rentrée (scolaire ou parlementaire) est épuisante. Quand donc votera-t-on une loi accordant, sous le nom de repos anticipatoire, trois jours de vacances supplémentaires?

Il fut un temps où à Perpignan (ne confondre ni avec Pignan ni avec Preignan) germa le rêve fou-fou, mais la plupart des rêves ne le sont-ils pas, de faire de l'ancienne capitale des rois de Majorque libéré d'un corset de remparts jalousés par Carcassonne, une station thermale. A l'image de bien des châteaux d' Espagne, la station s'écroula avant même de naître, avant de briser la coquille graphique du plan pondu par un architecte, oui fou-fou. 

 

Mais de quel droit reprocher à quelqu'un l'intention de ramener la mer, notre Mare Nostrum, au pied du Castillet. Un tel droit ne nous étant pas reconnu nous ne lui reprocherons donc pas, un sourire narquois lui suffira comme réprobation. Ville d'eau, Perpignan l'est cependant: une rivière, la Basse, ne se jette-t-elle pas inconsciente effrontée dans le lit du fleuve Tet? Deux cours d'eau. C'est plus qu'il ne faut pour se voir (grand) port-fluvial. Et navigateur, et armateur et amiral. Le décor est planté. 

 

On s'imagine tronçon du canal du Midi, rue vénitienne, avenue strasbourgeoise du Rhin, que sais-je, trouvez-donc à ma place... Oui, la Basse est contente. Contrairement à l'avis des nostalgiques de l'âge des lavandières, des égoïstes grincheux qui veulent être, oui, les seuls à jouir des menus plaisirs herbeux et fleuris de ses berges. Contrairement, encore, à la phalange des perce-bedaine de tout désir de changement et de nouveauté. Contente... mais pas toujours, car la fluvialité n'est pas l'antique bobonne à vous obéir au doigt et à l'oeil. Il pleut, il pleut pas. Ça monte et ça baisse, baisse, et on racle le fond. Les barques s'ennuient. Elles sont impatientes de naviguer. 

 

 La capitainerie, le doigt pointé, vers le large s'interroge, s'inquiète et s'alarme. C'est qu'il faut ramer et glisser. Et, pour ramer et glisser comme il se doit, il faut le niveau ad hoc d'eau, cherchez le robinet vous dira-on sous les fenêtres de la Préf. et du Départ. Ça remonte...Mais ramer et glisser sur une Basse aux eaux rehaussées et loyales au ciel et à l'homme, sur un tapis de taches d'ombres et reflets de lumière, même sans mandoline ou fifre, sans roucoulades savamment rythmées ou lestes assauts sous des lampions sang et or, ah! ce que c'est chouette! Hélas! Ce n'est pas encore demain que l'on verra Perpignan sacré port fluvial, à l'image de ce qu'est (publicités volontaires) Castelnaudary ou (destination pour les romantiques les plus exigeants) Le Somail audois. Inutile d'inciter.

 

 Inutile d'appeler Perpignan et les Catalans à faire encore des efforts. Quand on ne peut pas, on ne peut pas. Même en eau douce, rares sont celles et ceux qui montrent un pied marin. 

La vie des petits commerces nous montre qu'il est plus aisé de baisser un rideau que de le lever, quels que soient le matériau et le design du rideau. 

Deux médailles d'or dans une corbeille de pré-mariage cela vaudrait un tube post-olympique.

 

Jacques Quéralt 

 
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 08:40
Steve Golliot-Villers et Clotilde Ripoull - Rue 66 magazine
Steve Golliot-Villers et Clotilde Ripoull - Rue 66 magazine

Steve Golliot-Villers et Clotilde Ripoull - Rue 66 magazine

* Perpignan la noire :

 

 

l'exposition de photos noir et blanc de Steve Golliot-Villers avec des textes de Chelsea Cunninhgham donnait une image fantomatique de la ville : des rues vides, des places désertées, la nuit englobant Perpignan dans un silence angoissant. Seul, en fait, Arago, sur son socle, permettait de repérer la cité catalane : on connaît l'homme politique montrant le chemin (?), l'espoir ou simplement le bout de son nez, ou plus poétiquement, le Canigou...

 

C'est beau une ville, la nuit et les deux complices l'ont démontré, avec des détails symboliques et ces textes poétiques accolés, comme dans la maquette d'un grand livre...

 

C'est beau, dans le cadre d'un expo; dans la réalité, la nuit perpignanaise est plus prosaïque, voire  angoissante, dans son hypercentre historique, à l'exception de quelques territoires préservés où la jeunesse parle, rit, boit, mange et se dit que "Perpignan est une fête."

 

JPB

 

** Perpignan à la RUE 66

 

Cependant, ville des contrastes, des inégalités, des multiples RSA et de gros imposés sur la fortune, il a fallu que l'association "Promesse des sources" lance le premier numéro de son magazine "Rue 66" (gratuit, mais le lecteur peut donner 2 euros pour un repas à un nécessiteux...44 pages, avec des textes sue le social et la culture, très intéressants par Jean Schmitt...) : le témoignage sur papier que la ville est, socialement, dans une triste situation. 

Le journal analyse et décrit les quartiers populaires (Les saints Martin et Assiscle) loin des débats des commerces du centre historique : en effet la ville vit dans ses quartiers de ceinture et plus loin, dans les périphéries, avec les résidences nombreuses qui s'intéressent plus aux zones commerciales qu'aux animations du centre-ville... 

 

Si vous trouvez un bénévole, un vendeur à la sortie de la gare, donnez-lui 2 ronds, il vous remettra la revue, constat criant que quelque chose ne tourne pas... rond dans la ville aux façades grises et à l'idéologie marron...

 

JPB

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Perpi la sale.

 

Perpignan, à la pointe de l'après-midi. 

Les voitures sont chauffées par l'été et les précipitations excrémentielles de la ville.

Les poubelles renversées par le vent et les plaisanteries nocturnes offrent leurs rebuts aux pieds du Castillet. 

Place de la Victoire n'est que défaite de l'urbanité.

 

Patrimoine assiégé par la merde et l'incivilité, l'indifférence et l'irresponsabilité.

 

La ville est sale. A l'image de ses habitants. Au copié-collé de la corruption souterraine. 

La propreté, je veux dire l'éthique, devrait être le premier mot du livre de la citoyenneté.

 

La forteresse rose est stérile depuis bien des années, frappée d'autisme.

 

A quelques encablures d'imagination ou d'écriture routière, la Méditerranée est là, qui rôde sur le sable des plages, langues des déserts, tirant des mois d'ennui et de monotonie.

 

Et plus loin, les galets peu amènes de Collioure, les cailloux amers de Cerbère, oeufs qui ne feront éclore qu'une houle d'enfer…

 

JPB

- Association transfrontières Walter Benjamin :

Vendredi 24 juin Conférence proposée par l’asso. Walter Benjamin - Dialogues à propos du chemin Walter Benjamin entre Roger Rull, historien, ancien maire de Banyuls et Jean-Pierre Bonnel, auteur du "Chemin ultime de w.Benjamin" (Cap Béar), sur les derniers lieux, personnages, zones d’ombre... Avec diaporama -

à Banyuls - 18h30 - Salle Jean Jaurès, rez-de-chaussée de la mairie - Entrée libre

Contact : 06 31 69 09 32

www.association-walter-benjamin.fr

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 09:29
Philippe Latget - Photo © Le Journal Catalan -

Philippe Latget - Photo © Le Journal Catalan -


Célébration de Perpignan : pour parler de Perpi la positive, je convoque aujourd'hui les articles (bien écrits) de deux médias locaux :

-Le journal catalan qui rend hommge, avec justesse au dynamique animateur du festival Art déco

-et à Cap Catalogne qui flatte la ville et ses élus car ce serait une destination qui compte ! La mairie doit apprécier l'hommage ! L'objectivité n'est plus un concept à la mode... 

Demain les aspects plus négatifs : Perpignan la noire (exposition de photos et de textes à la librairie Torcatis, par Chelsea Cunningham et Steve Golliot-Villers... Et Perpi la sale...

JPB

 


***L’Art Déco à Perpignan : tout un festival


Philippe Latger fondateur de l’association Perpignan Art Déco. En arrière-plan : le Palmarium, rénové en 1947, par l’architecte perpignanais Ferid Muchir (Photo © Le Journal Catalan).


C’est en visitant un jour Miami que Philippe Latger comprend que Perpignan, sa ville natale, dort sur un véritable trésor. En contemplant les maisons et les immeubles de style Art Déco, qui sont l’image de marque du quartier de South Beach, il s’aperçoit que les villas perpignanaises, devant lesquelles il flânait tout gamin, appartiennent également à ce style d’architecture et de design né au tout début des années 20. Des maisons et des immeubles affichant des façades aux lignes pures, aux formes géométriques simplifiées, aux angles arrondis, ornées de hublots, de bastingages comme des paquebots (streamline), de bow-windows (fenêtres en arc), de passerelles, de pergolas. Des maisons faites de béton, de briques et de ferronnerie. Des maisons aux couleurs douces, claires, rose saumon, bleu layette, gris souris, vert anis…
Faire parler de Perpignan partout dans le monde.


Philippe Latger, que l’hebdomadaire L’Express a qualifié il y a quelques mois de « quadragénaire déterminé », a été chroniqueur de presse et sur le web, s’est adonné à l’écriture de chansons, de livres, a voyagé à travers le monde, tient aujourd’hui un blog et entreprend d’expliquer aux Perpignanais qu’ils sont assis sur un véritable gisement de pétrole : « – Il faut que les Perpignanais aient conscience de leur trésor culturel, de leur patrimoine architectural, s’enthousiasme-il. Perpignan est gothique, c’est une cité royale. Et Perpignan est aussi Art Déco. Les Platanes, le Vernet, Saint Martin, Las Cobas, etc., et même le centre-ville ! » Il dresse ainsi l’inventaire de tous les immeubles et les maisons Art Déco de Perpignan. Cela concerne bien plus de 1 000 villas et près de 150 immeubles. « – Si Miami a fait de l’Art Déco le fer de lance de sa communication au niveau mondial, pourquoi donc, se demande-t-il, Perpignan ne ferait-elle pas ainsi parler d’elle partout ? »



Façades aux lignes pures, aux formes géométriques simplifiées, aux angles arrondis, ornées de hublots, de bastingages, de bow-windows, de passerelles, de pergolas (Photo © Le Journal Catalan).
Philippe Latger, après avoir créé l’association Perpignan Art Déco, ouvre un nouveau blog dans la perspective d’éditer par la suite une belle revue sur papier glacé, enregistre des vidéos habillées de musiques des années 20 et 30 et rassemblant tous les immeubles et les maisons nés de la disparition progressive des vieux remparts de Perpignan. 
Un des objectifs de son association à but non lucratif est la sauvegarde de ce patrimoine et la recherche d’aides à la rénovation, à l’isolation, un peu à l’image de ce qu’a fait Françoise Chalade avec sa superbe Maison Rouge de la rue Rabelais, l’ancien atelier du peintre Louis Bausil. Perpignan Art Déco devient membre de l’International Coalition of Art Deco Societies, noue des contacts avec ses homologues de Paris et de Miami et fait venir, en septembre 2014, à Perpignan, Robin Grow, le président de l’association de Melbourne en Australie qui consacre un grand article à la cité catalane dans sa luxueuse revue. PAD participera en novembre 2015 au congrès mondial de l’Art Déco à Shanghai.
Un festival à Perpignan en juin.


Grâce à son association, PAD, Philippe Latger entend que l’on parle de sa ville partout dans le monde en mettant l’accent non seulement sur l’Art Déco Régionaliste Roussillonnais mais aussi sur les réussites économiques et le patrimoine industriel de sa région. Pour lui, Perpignan a également une belle plage qui s’appelle Canet, et il se trouve que Canet possède également son propre gisement architectural Art Déco. 
Dans cette communication à l’image raffinée, élégante et de bon goût, il est également question des deux stars locales, emblématiques de cette époque, Aristide Maillol et Charles Trenet. Philippe Latger déborde d’idées. Son projet immédiat est l’organisation, avec de nombreux partenaires (tels que l’Office du Tourisme, le Centre Méditerranéen de Littérature, Jazzcotech, Les Vieilles Soupapes Catalanes, le Centro Espagnol de Perpignan, l’Institut du Grenat, etc.) du Premier Festival Art Déco de Perpignan, qui se déroulera les 19, 20 et 21 juin 2015 dans toute la ville.


Philippe Latger : « – Que ferons-nous le jour où nous découvrirons que nous sommes assis sur un gisement de pétrole ? Nous l’exploiterons ! » (Photo © Le Journal Catalan).

* Contacts : Perpignan Art Déco (facebook) et www.perpignan-artdeco.fr
 

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PERPIGNAN, UNE DESTINATION QUI COMPTE

31 MAI PERPIGNAN, UNE DESTINATION QUI COMPTE

 

 

 

Méditerranéenne et catalane, Perpignan a trouvé un remarquable équilibre entre l’effervescence un peu folle d’une ville du sud et la réserve propre à ses racines catalanes. Belle et modeste à la fois, Perpignan n’a pas toujours conscience de ses propres splendeurs. Effeuillage en règle de la belle catalane. Bonica, maca, encisadora, jolie, belle, envoûtante. Suivez-nous, Perpignan n’a pas fini de vous surprendre !

 

Perpignan, une destination qui compte

 

Il y a des villes comme Paris, qui éblouissent au premier regard et dont la rétine garde longtemps la caresse. Des villes comme Barcelone, qui chatoient et qui bercent. Des villes comme Gérone qui se refusent au visiteur trop intrusif. Perpignan c’est autre chose.

 

Une ville à effeuiller

 

Perpignan a un peu des trois, elle ne se livre qu’au long d’itinéraires croisés qui sont autant de lignes dans sa main généreuse, à parcourir en quête de signes. Longtemps condamnée à être la gare ou l’aéroport d’arrivée de touristes, aussitôt appelés, qui par les cimes enneigées des Pyrénées, qui par les plages bondées du littoral, Perpignan impose peu à peu sa voix singulière de ville plurielle à effeuiller plus qu’à découvrir, à parcourir comme un livre d’images peuplé de strates entières de mémoires croisées dont aucune ne saurait contenir ou résumer l’ensemble, mais qui s’éclairent l’une l’autre.

 

Capitale presque fantôme

 

Nous ne saurons jamais ce qu’il serait advenu de la jolie ville drapière de Perpignan, si elle n’était devenue par la grâce de l’histoire, la capitale continentale d’un royaume éphémère, condamné dès sa naissance, qui lui a laissé en héritage l’aura de pierre de sa splendeur gothique. Avec les rois de Majorque, Perpignan a vu son destin provincial basculer et sa vocation de forteresse frontalière encore accentuée.

 

Une physionomie transformée

 

Nous ignorons tout autant ce que serait aujourd’hui Perpignan, si le fougueux baron Bartissol n’avait eu raison de la gangue des remparts qui enserraient la vieille ville, au grand dam des intellectuels de l’époque comme Albert Bausil. Sans doute ressemblerait-elle à Bayonne, sa jumelle basque ? Se serait-elle développée dans les mêmes proportions ? La physionomie des faubourgs serait-elle identique ?

 

L’esprit de Perpignan

 

Au cours des siècles, la ville, vivante comme un corps humain, a subi bien des transformations : couvents détruits et reconstruits, églises déplacées, remparts renforcés ou doublés, glacis de douves rajoutés puis comblés, quartiers entiers nouvellement construits… Et pourtant, quelque chose est issu de cette histoire tourmentée qui rend Perpignan éternelle : un esprit de résistance, un sens de l’humour particulier, un je-ne-sais-quoi…

 

Deux vigies

 

Evidemment, ce qui frappe le visiteur, c’est une douceur de vivre, l’ocre dominant des façades aux balcons de fer forgé ouvragé, la perspective magique qui s’ouvre, juste au-dessus des parterres de fleurs qui longent la Basse sur le seigneur de l’hiver, le Canigou en majesté. Il semble tutoyer son petit frère de briques, le Castillet. Deux symboles pour une capitale. Deux vigies pour une identité. Catalane.

 

Gothique avant tout

 

En s’enfonçant dans les rues de la vieille ville, dont l’étroitesse et le dessin souvent tortueux trahissent le tracé médiéval, vous allez plonger au cœur de ces temps gothiques qui furent un âge d’or. Place de la Loge, le palais de la Diputació ouvre ses fenêtres géminées et bilobées sur le marbre rose des pavés, jouxté par le sublime patio de l’hôtel de ville où trône la Méditerranée de Maillol, dominée par la galerie de marbre blanc. Juste à côté, la Loge de mer, véritable bourse du commerce de l’époque, tend la proue de son vaisseau emblème vers le Castillet.

 

Un ensemble cathédral unique

 

Quelques pas encore, et l’immensité de la cathédrale à l’appareillage de cayrou, splendeur du gothique catalan, vous ouvre les bras. Dans la petite cour, côté droit, vous attend le sublime portail roman de Saint Jean le Vieux, dû au ciseau du maître de Cabestany. Mais le plus remarquable est à venir, juste derrière la cathédrale : un cloître cimetière de toute beauté avec ses enfeus en ogive : le Campo Santo. Un petit crochet et c’est la demeure renaissante de Bernat Xanxo, riche drapier.

 

Nulle part ailleurs

 

Sur une petite place, une jolie fontaine en forme de puits est ornée d’une salamandre. Quelques volées de marches plus haut vous voilà sur la calade de la chapelle du Tiers Ordre, seul temple décadaire encore debout en France qui fut, au fil des ans, aumônerie, temple maçonnique, bourse du commerce. Sa représentation de la déesse Raison est une rareté absolue que les repentirs du peintre Gamelin n’ont pas recouverte.

 

Mémoire juive

 

Derrière la chapelle s’ouvre la grande église des Dominicains aujourd’hui exécrée, qui accueille manifestations, concerts et expositions. Ici, presque devant la fontaine de la place se trouvaient l’entrée du quartier juif et la chapelle des convertis. En remontant vers l’ancien évêché qui abrite le musée de la procession de la Sanch, vous arriverez au Couvent des Minimes : sous le cloître se trouve le mikvé de l’ancienne synagogue, transformé en citerne par les moines.

 

Saint Jacques la sublime

 

Encore une petite ascension, une traversée éclair du quartier gitan avec son linge aux fenêtres, ses femmes entourées d’une nuée d’enfants et ses hommes en noir parlant sur les bancs, et vous voilà à Saint Jacques, l’église où naquit la procession de la Sanch, une merveille à double chœur unique en son genre et jouxtée d’un sublime jardin suspendu sur un vestige des remparts, les jardins de la Miranda. Pas la peine de rêver à Babylone, tout est à portée de main jusqu’à la mer.

 

Les ruines des Carmes

 

Une petite descente cette fois jusqu’au marché le plus oriental du nord de la Méditerranée, place Cassanyes, et l’ancien arsenal dresse ses murs de galets et de briques, enserrant le profil désossé de l’ancienne église des carmes, détruite pendant la guerre. Ici, s’élevait un magnifique cloître aujourd’hui remonté dans l’Aude par des particuliers. L’église royale, Notre Dame de la Réal, ouvre ses portes en contrebas. Attention, chef-d’œuvre et mention spéciale pour la restauration, particulièrement réussie.

 

Mémoires Croisées

 

En allant vers le Palais des Rois de Majorque, le long des énormes glacis, vous allez croiser un étrange bâtiment, un ancien couvent aux fenêtres nanties de barreaux, car il fit office de prison : Sainte Claire. C’est ici que les Français d’Algérie ont posé leur mur des disparus, sépulture de ces oubliés de l’histoire, et un centre de documentation devenu un lieu de pèlerinage pour les rapatriés et leurs descendants. Ici aussi que bientôt, d’autres exilés, ceux de la Retirada, trouveront un écrin à leurs souvenirs.

 

Un palais magnifique

 

Voilà, il est là, imposant, énorme. Après l’escalier aux marches larges et basses conçues pour les chevaux, c’est le choc de l’arrivée dans les jardins, le passage du pont-levis et l’entrée dans la cour centrale du Palais des Rois de Majorque. Une authentique merveille de sobriété à la gracieuse asymétrie, forteresse certes, mais élégante. La réplique de la résidence de Palma de Majorque.

 

Les clés du trésor

 

A ce stade, Perpignan vous a donné ses clés : à vous de trouver les bonnes portes. Celle de la belle Epoque peut-être, avec les quelques immeubles haussmanniens, les belles demeures Art Déco autour du palais, le long de la promenade des platanes, sur l’avenue qui mène à la gare ou rue Emile Zola. Celle des jardins et des fontaines, comme la « Promenade » et ses platanes multi-centenaires et le jardin à l’anglaise du square Bir Hakeim.

 

Venus du nord, venus du sud

 

Celle de la pluralité culturelle, sans doute. Perpignan parle beaucoup de langues. Au français et au catalan se sont ajoutés l’arabe et le tamazigh, l’espagnol, le portugais. L’intonation caractéristique des pieds noirs s’est mêlée à la rocaille des « r » autochtones, et il n’est pas rare d’être accueilli avec l’accent pointu, immigration du nord oblige !

 

Ici et maintenant

 

Une autre clé : celle de l’ancrage dans la modernité avec le Théâtre de l’Archipel, qui veille entre rive sud et nord de la Têt, avec sa passerelle à haubans, le Conservatoire de Musique, l’un des meilleurs de l’hexagone, ou l’ensemble de la nouvelle gare, polychrome et ludique. Ou encore celle de la culture avec la façade à la française de l’ancienne université, le Museum d’histoire naturelle, le Centre d’art Contemporain Walter Benjamin.

 

Virtuelle pour mieux vous séduire

 

En gage de foi en l’avenir, Perpignan a mis toutes ses routes à votre disposition par des applications ludiques et faciles à utiliser, modulables et multilingues. Son grand projet, pour devenir aux yeux du monde entier la destination unique qu’en ont fait ses gens venus de tous les horizons et son histoire tourmentée, se centre désormais sur le Grand Rigaud, un musée de niveau national qui ouvrira ses portes en 2017, avec une exposition consacrée à Picasso, qui vécut ici de riches heures en 1952 et 1953.

 

Perpignan est bien plus qu’une escale, une soirée ou une journée au milieu des vacances. Jusqu’à présent, Perpignan, magnifique sans trop le savoir, avançait les yeux baissés, oscillant entre deux identités, fragile à force d’être unique, solitaire à force d’être plurielle. Gageons qu’elle saura désormais attirer, séduire, et surtout retenir pour devenir une destination qui compte.

 

Publié  dans MAGAZINE 84 par CapCatalogne -juin 2016-

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 08:38
Le Castillet - La brochure "Envie de Perpignan" a choisi la place de la République comme couverture et symbole de la ville

Le Castillet - La brochure "Envie de Perpignan" a choisi la place de la République comme couverture et symbole de la ville

 

    -Tourisme balisé ou tourisme actif..?

 

"Destination Perpignan" : tout le monde descend !

 

 

Destination : le slogan est vague car l'idée est floue. Comment attirer le touriste ? Quels atouts et arguments mobiliser ? Veut-on un public populaire (comme à Béziers, avec la féria, le championnat de pétanque, les bals de quartiers..?) ou un tourisme de qualité, "gris" (plus intello) désirant s'intéresser aux suggestions d'itinéraires proposés tout en désirant découvrir par lui-même..?

 

La municipalité perpignanaise tente de créer une image de marque motivante (1) en déroulant le calendrier des festivités, l'existence de lieux culturels, patrimoniaux ou gastronomiques. 

 

 

Cependant, à part l'événement Visa pour l'image, les animations sont locales, semblables à celles d'autres villes : les jeudis, les musicales, les estivales…

 

C'est souvent de façon "naturelle" qu'une cité attire les foules : par sa beauté (Collioure), sa situation géographique, son aura artistique (Cadaquès de Dali- Céret du cubisme), ou par son patrimoine exceptionnel (cité de Carcassonne)…

 

 

Vous avez dit "destination"..?

 

Perpignan est déjà une "destination" grâce à sa situation au soleil, entre mer et montagne : elle profite du va-et-vient estival, du chassé-croisé des vacances. Un peu par défaut, sans attirance particulière, c'est une ville de passage, à la frontière de deux pays, de deux activités sportives, de deux métropoles de région (Toulouse, Montpellier, sans oublier Barcelone la Catalane, la plus grosse "destination "de de péninsule). Du monde vient déjà; le but est-il de faire venir les foules banales toute l'année..?

 

Perpi est, dans l'imagerie populaire, une ville farniente, car située au sud, avec une personnalité méditerranéenne, plus cosmopolite en raison de ses nombreuses communautés : la Catalane s'efface et Perpignan est désormais nommée la "Méditerranéenne" (1)

 

La ville, en raison des occasions perdues, depuis plus de 50 ans, (Dali, le Centre du monde, les séjours d'artistes, tels Dufy, Picasso…) et d'un budget limité, ne peut être repérée, identifiée, située clairement par un nom d'artiste, par un festival original (à part Visa, on l'a dit), ni par une réalisation architecturale d'avant-garde (échec de L'Archipel, non par sa gestion ni par sa programmation, mais par son architecture et son emplacement, théâtre encaissé entre un hôtel et des bâtiments annexes très laids). 

 

Elle peut être une "destination de masse" en direction du troisième âge, des agents touristiques de Catalogne, grâce à la pléthore d'événements mêlant habilement culture et animation, mais jamais sans grand faste (la Sant-Jordi, les Estivales…), ni ambition démesurée.

 

 

Un train-train touristique, en quelques sorte, alimenté par la noria des bus -passant par le circuit de Collioure/Machado; Elne/La maternité; Rivesaltes/Le Mémorial…- (2) et l'arrêt de quelques TGV. 

Un train "jaune" modeste, un train touristique urbain effarant dont le discours "didactique" développe les erreurs historiques les plus grosses, observées par les érudits locaux...

Perpignan est-elle une ville incomprise ? (3) Une ville incomprise ? Banale ? Il faut se dire que la richesse d'une ville vient surtout de ses habitants, de l'esprit d'ouverture de ses citoyens..? La population, les groupes, les associations sont le reflet de la ville, et en donnent la clef : cela n'est pas présent dans la brochure alors que ce devrait être analysée de près… (4)

 

 

JPB (15/6/2016)

 

 

(1) page 36, dans la récente brochure sur "Envie de Perpignan " édité par la ville et l'office de tourisme. Cependant, l'éditorial "zoom sur Perpignan" note "l'identité catalane" et "…en pays catalan, riche de son identité culturelle…"

Chapitres de cette brochure : 

p.5 "ville d'art et d'histoire" : sans école d'art et d'histoires, comme toutes les villes…même si Perpi est surtout une ville de passages, d'où sa riche histoire de ville métissée.

page 18: les fontaines - p.22: les visites - p. 27 : les traditions - p.la Méditerranéenne (là figurent les bibliothèques, les sports, les vide-greniers..!) - p. 51, le calendrier - p. 62: comment se déplacer...

 

(2) le tourisme selon le CD66 et la Région, à suivre.

 

(3) Titre du guide qui vient de paraître "Tour de France des villes incomprises" (V.Noyoux, Ed. du Trésor, 18 euros)

 

(4) Le supplément "L'été des festivals", publié par le groupe Midi Libre/L'Indépendant (on ne dit pas que c'est La Dépêche qui est "derrière"…) consacre une seule page à Perpignan (p.20 - sur 92 pages): "une myriade de rythmes" (artistes locaux sur place Gambetta, gratuit) et "Les arts et traditions en fête" .

 
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 10:38
Quartiers de Perpignan (site de la mairie)

Quartiers de Perpignan (site de la mairie)

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*Quartiers à Perpignan aussi dangereux que Molenbeck..?

 

Nous ne le pensons pas (mais le cocktail est là: misère, abandon social, caches de drogues, de produits volés, trafics...communautatisme, quartiers ethniques, identitaires, propagandes religieuses), comme il serait provocateur de parler de "ghettos" à Perpignan...Cependant, qui s'aventure à se promener au coeur de St-Mathieu ou St-Jacques la nuit..? J'y vais souvent le jour : si des efforts ont été faits à St-Mathieu (normal, cette mairie aime les saints, les traditions religieuses, les goigs, la procession du vendredi saint, les airs sacrés...), la saleté règne toujours à St-Jacques...

En outre, pour encadrer les jeunes, oisifs, sans perspective, il faut des animateurs dans les centres sociaux et culturels or la mairie a baissé récemment (voir ce blog) les subventions aux associations qui oeuvrent pour la survie dans les quartiers difficiles: seulement 6 travailleurs sociaux pour animer ces lieux en déshérence...

Il faut rénover, et  l'ANRU : agence nationale pour la rénovation urbaine, apporte des crédits considérables; on a constaté que beaucoup d'argent était détourné et que les propriétaires des quartiers "bourgeois" (St-Jean) bénéficiaient pas mal de cette manne (3 échafaudages en même temps, ces semaines dernières dans deux rues voisines).

La mairie détruit beaucoup en ce moment; c'est une façon, radicale, de régler le problème de l'insalubrité... IL faut agir aussi en direction du patrimoine humain et là, c'est plus difficile : il faut de la psychologie, de l'éducation, de l'accompagnement dans tous les domaines; la création d'emplois municipaux est urgent dans ces quartiers sensibles afin de faire reculer la misère, déminer les complots, donner espoir à toute une ville...

 

JPB

 

 

**Voici la liste des quartiers sensibles de France où règnent la délinquance, les dealers, les armes et les islamistes… Les zones de non-droit répertoriées ville par ville, département par département.

 

Cette liste compile diverses sources dont celle du Ministère de la Ville ici. Toutes les villes ou tous les quartiers indiqués ne sont pas des « zones de non droits » fort heureusement. Mais sont répertoriés comme « sensibles ».

 

Lire aussi >>> Désinformation: 6 millions d’immigrés « version officielle ». En réalité, il y a sept millions de Français d’origine seulement algérienne.

 

Délinquance, violences urbaines, règlements de compte, viols, dealers, trafic d’armes, certains de ces quartiers sont un terreau idéal pour le recrutement de terroristes islamistes. Ils ont été parfois le terrain d’émeutes violentes. La Police a souvent ordre de ne pas y entrer pour ne pas créer de troubles et d’émeutes. L’argent de la drogue finance les achats d’armes.

Antisémitisme, haine des « blancs », haine de la France, sentiment « anti-français »,  y sont répandus…

Le gang des barbares, Merah, Nemouche, Kouachi, Coulibaly, tous venaient de ces quartiers sensibles… Pour les 4 derniers tous y étaient devenus des islamistes radicaux.

Les gouvernements successifs par lâcheté, par peur des émeutes, ont abandonné ces quartiers « sensibles ».

A ceux qui pensent que nous « stigmatisons » des populations entières en désignant ces quartiers, c’est exactement la même lâcheté et la même hypocrisie qui a conduit à laisser perdurer des zones de non droit au sein même de la République.

Lister des quartiers sensibles ce n’est pas stigmatiser des populations mais au contraire dénoncer l’abandon dans lequel on laisse ces populations qui sont les premières à souffrir de ces zones de non droit, de cette délinquance, de cette violence.

Les premières victimes sont les populations qui y vivent et qui n’ont pas les moyens de partir aller vivre ailleurs ! Elles n’ont d’autre choix que de subir le dictât des gangs, des dealers, des extrémistes…

 

Faut-il rappeler l’émeute de Trappes suite au simple contrôle d’identité d’une femme voilée ?

Faut-il rappeler ces hordes de jeunes qui ont dévalisées les corps lors du déraillement du RER à Juvisy ?

Faut-il rappeler les centaines de voitures brûlées par ces « jeunes des quartiers » lors du jour de l’an ou de diverses « festivités » ?

Enfin faut-il rappeler les émeutes de 2005 où les banlieues se sont enflammées parce que deux délinquants étaient morts suite à un délit de fuite ?

Il est honteux de continuer à se taire sur les quartiers « sensibles », honteux mais surtout dangereux et inconscient de faire comme si ils n’existaient pas et que tout allait pour le mieux dans nos banlieues.

Mais à l’heure de la République des « Juges », qui condamnent Zemmour pour avoir osé dire ce que tous ceux qui connaissent les prisons savent,  qui mettent en examen Arno Klarsfeld pour avoir osé pointer du doigt l’antisémitisme des jeunes des banlieues, ce que tous ceux qui connaissent les dites banlieues savent, il n’est plus permis de dire la réalité de ce que vivent les français sans risquer d’être condamné…

Au vu de certains commentaires de « bisounours du politiquement correct » qui poussent des cris  hypocrites, nous avons décidé de fermer les commentaires sur cet article.

 

Définition des quartiers sensibles :

Niveau 1 : QSN (QUARTIERS SENSIBLES DE NON-DROIT): Quartiers où règnent les bandes et la délinquance avec des faits de violences urbaines, fusillades ou règlements de comptes et trafic en tout genre. Ce sont les quartiers les plus chauds de France considérées comme des zones de non droit.

Niveau 2: QSTD: (QUARTIERS SENSIBLES TRÈS DIFFICILES): des faits de délinquance réguliers et de toute sortes. La plupart de ces quartiers ont été auparavant des zones de non droit.

Niveau 3 : QSD (QUARTIERS SENSIBLES DIFFICILES): des faits de délinquance assez réguliers, trafic de drogue et toutes sortent de trafics, des nuits de violences urbaines qui peuvent arriver a la suite d’une petite tension.

Niveau 4 : QSP (QUARTIERS SENSIBLES PROBLEMATIQUEs):  petite délinquance qui peut être régulières et qui peut exploser a certains moments mais généralement ces quartiers sont calment et font parler d’eux de temps à autres et posent quelques soucis a la ville mais ne sont pas considérés comme chauds.

Classement des villes dont certains quartiers sont les plus sensibles de France:

 

...

 

66 PYRENEES ORIENTALES

Niveau 2:

Perpignan: Saint Jacques

Perpignan: le Vernet

Niveau 4:

Perpignan: Baléares

Perpignan: Champ de Mars

Perpignan: Cité Clodion

Perpignan: HLM saint Assiscle

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voir le site de l'ANRU : agence nationale pour la rénovation urbaine :

 

Programme National pour la Rénovation Urbaine

L-etat-d-avancement-du-programme-au-14-janvier-2016_large.jpg

L’état d’avancement du programme au 14 janvier 2016

lire la suite

 

 

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  • Quartiers en France aussi dangereux que Molenbeck
  • ..?
  •  

Des quartiers en France présentent-ils des similitudes avec Molenbeek, comme l'a affirmé Patrick Kanner sur Europe 1. Pour le sociologue Antoine Jardin, la question est loin d'être aussi simple.

INTERVIEW -

"Il y a aujourd'hui une centaine de quartiers en France qui présentent des similitudes potentielles avec Molenbeek". C'est ce qu'a affirmé Patrick Kanner, le ministre de la Ville sur Europe 1 dimanche matin. Pour le sociologue Antoine Jardin, interrogé lundi matin sur Europe 1, "cette formulation peut poser problème car on ne sait pas sur quels critères on compare les quartiers".

Un raccourci "dangereux". Si "du point de vue socio-économique, du chômage, de la composition socio-démographique, il y a des similarités avec Molenbeek et ce qu’on peut trouver en France", Antoine Jardin a mis en garde contre une association trop rapide entre "ces similarités sociales et un risque terroriste équivalent". "C'est un raccourci extrêmement problématique, c'est très dangereux", a-t-il jugé.

 

 Quant à savoir si la République a reculé dans certains quartiers français, Antoine Jardin voit là encore une distorsion de la réalité. "Il est difficile de se dire que la République s’est retirée de ces quartiers car elle n’y a jamais été vraiment présente", a-t-il constaté.

 Pour le sociologue, il existe un "imaginaire doré dans lequel tout fonctionnait bien, dans les années 1950-1960. Ce n'était pas du tout le cas. Il y avait des quartiers extrêmement marginalisés, dans lesquels il y avait certes moins de chômage car la situation économique globale était meilleure". Selon Antoine Jardin, la République est "plus présente aujourd'hui qu'elle ne l'était hier" dans ces quartiers difficiles, bien qu'elle le soit moins que dans d'autres pays européens. 

 

Des djihadistes issus de zones différentes. Se focaliser sur de prétendues similitudes sociales risquerait de se détourner des vrais problèmes, estime le spécialiste. "Il ne pas limiter la question des groupes terroristes aux quartiers les plus marginalisés". A ce propos, Antoine Jardin a rappelé la multiplicité des zones où l'on constatait une radicalisation de certains jeunes. "Si on prend les attentats de janvier, les frères Kouachi venaient des Buttes-Chaumont, Amedy Coulibaly venait de Montrouge, ce ne sont pas exactement les quartiers les plus marginalisés de France", a-t-il souligné. "Il faut rester extrêmement prudent sur le mécanisme".

SUR LE MÊME SUJET :

 

 

 

*Centre Communal d'Action Sociale 

 

 

 

 

de Perpignan

 

Menu principal

Action sur les Centres Sociaux

 

 

 

 

  • Le CCAS intervient sur les Centres Sociaux de la Ville, dans le cadre d’un projet d’animation globale
  • Le CCAS met à disposition 6 travailleurs sociaux à raison d’un mi-temps par centre social
  • Les objectifs sont de renforcer les actions collectives en direction des familles et des groupes sociaux

Ces référents familles interviennent dans les domaines du soutien à la fonction parentale, du logement et de l’insertion des familles dans leur cadre de vie, du temps libre des familles, en complément des équipes d’animation des centres sociaux. 

  • Elles interviennent dans les centres sociaux de la ville de Perpignan :

    -   Maison du Vernet

    -   Maison du Nouveau Logis – les Pins

    -   Maison de Vernet Salanque

    -   Maison du Bas Vernet

    -   Maison de Saint Martin

    -   Maison de Mailloles /Saint Assiscle

    -   Maison de Saint Jacques / Saint Mathieu / La Réal

    -   Maison de Saint Gaudérique / Champs de Mars

 

Service des Centres Sociaux DDSJ 

Immeuble HOLTZER - 16 bis, rue Emile Zola - 66000 Perpignan
Tél. : 04.68.66.18.38 - Fax : 04.68.66.18.41
c.sociaux-ddsj@mairie-perpignan.com

 

***        quartier_nord-v5-1.jpg



  • Mairie Secteur Nord 2016
  •  

 

  •  

Un lieu de synergie

La mairie de quartier impulse un partenariat :

  • Institutions présentes sur le quartier
  • Acteurs de terrain
  • Responsables d'équipement

Un lieu de consultation et de concertation

  • Réunions de quartier
  • Réunions spécifiques
  • Consultations citoyennes

Un lieu de participation des habitants

La mairie de quartier favorise et développe la participation des habitants :

  • A l'expression de leurs besoins
  • A l'élaboration active de projets

 

 

 

*Maison pour tous

 

LES FRANCAS des PYRENEES-ORIENTALES : la lecture dans les centres sociaux

 

( blogabonnel du I.12.2013)

 

• Sur le quartier St Martin : L’espace bibliothèque ou lecture existe bien sur St Martin mais il n’est 

pas doté d’ouvrages comme peut l’être celui de Vernet Salanque. Des expériences multiples ont 

été conduites par notre association sur ce quartier dans le cadre du projet « Lis moi des 

histoires »associant parents et enfants au sein de la structure centre de loisirs. Une 

expérience de mars à juin 2009 nous a permis d’accueillir les enfants des parents qui 

fréquentaient les séances de gym ou cours d’alphabétisation. 

 

• Ce qui est fait : Les contacts avec les partenaires associatifs, des expériences tests avec les enfants 

et les parents dans le cadre des centres de loisirs St Martin et Majorque, des actions livres lors des fêtes de quartier de St Martin, des animations les lundis après midi... 

 

• Ce qu’il reste à faire : Consolider les expériences et partir sur un projet ambitieux impliquant 

davantage les parents et acteurs du livre. 

 

• Sur le quartier Mailloles : Une bibliothèque est en cours d’élaboration sous l’initiative de l’adulte 

relais (Fatiah : Culture et lumière) et de la directrice de l’Espace Public Educatif Anna Desplat, 

également animatrice d’actions lecture dans le cadre de « Lis moi des histoires ». 

 

 

   *  par Isabelle Goupil, 7 mai 2014 : Le bas-Vernet 

 

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Habitants et commerçants sont globalement fiers de leur quartier. Mais tous assurent souffrir de la (mauvaise) réputation - usurpée pour certains, hélas collant à la réalité pour d'autres - de ce quartier, longtemps séparé artificiellement entre Bas et Moyen-Vernet. La plupart y vivent depuis plusieurs générations et l'ont donc vu se modifier au fil des années.

Des évolutions
Depuis 5-6 ans, le Bas-Vernet a bénéficié de la manne financière de l'ANRU (Agence de rénovation urbaine). 50 millions d'euros ont ainsi été investis sur le secteur Clodion-Torcatis-Roudayre : 184 logements sociaux (on ne dit plus HLM) ont été démolis, 148 reconstruits dont 80 maisons en accession à la propriété. L'installation du pôle de formations supérieures sanitaires et sociales (ex-école de soins infirmiers) et du centre de formation de l'USAP a réhabilité l'image du quartier, au moins aux yeux de ses habitants. Le désenclavement routier, l'extension et la rénovation du groupe scolaire Victor-Duruy (1,273 million d'euros), les jardins familiaux, le stade Sbroglia, bientôt une nouvelle Maison des jeunes et un centre commercial flambant neuf visent également cette requalification.

 

Du côté de l'avenue Joffre pourtant, les commerçants fustigent l'insécurité et l'insalubrité. Tout en louant les atouts du quartier : proximité du centre-ville, densité des petits commerces, clientèle ancienne et fidèle, infrastructures globalement satisfaisantes. Petit tour d'horizon par-dessus la Têt, que la mairie ne veut plus infranchissable.

1 Infrastructures scolaires Le quartier compte 7 groupes scolaires plus la maternelle Debussy. L'ensemble accueille 2 600 élèves, dont un peu plus de 1 000 en maternelle. Le nombre d'inscriptions reste stable. 880 enfants fréquentent les structures périscolaires (garderie et cantine), auxquelles s'ajoutent les centres de loisirs, en partenariat avec la fédération Léo-Lagrange.

Toutes les écoles du quartier (Hugo, Jaurès, Roudayre, Dagneaux, Debussy, Lamartine, Duruy, Pont-Neuf) sont en Réseau d'éducation prioritaire (ex-ZEP). Les clubs coup de pouce sont une réussite. A la rentrée scolaire 2012, l'école maternelle Debussy sera agrandie (nouvelles salles de restauration et d'activités pour un coût estimé de 450 000 HT). "Le plan de rénovation urbaine a révolutionné le quartier, mais le dispositif est long. Ce n'est que maintenant que les habitants commencent à s'approprier le quartier ; il y a moins de dégradations sur les édifices publics. A confirmer néanmoins dans la durée", constate, prudente, Nathalie Beaufils, adjointe déléguée à l'éducation.

Les collèges Pons et Pagnol accueillent les élèves du Bas et du Moyen-Vernet.

2 Stades et lieux culturels Au Bas-Vernet, le stade Sbroglia flambant neuf fait la joie des jeunes du quartier et de l'ASC (lire notre édition de demain). L'antre de l'USAP, le stade Aimé-Giral, est à la limite avec le Haut-Vernet "mais il fait travailler les commerçants du Bas et du Moyen-Vernet", insiste Richard Puly-Belli, adjoint de quartier Perpignan Nord.

Quatre lieux à vocation culturelle accueillent les nombreuses associations du quartier : la salle polyvalente Al Sol, la plus grande, la mieux équipée et la plus utilisée ; la salle Barande et sa bibliothèque ; la salle mitoyenne de l'annexe-mairie Roudayre et bientôt la Maison pour tous proche du stade Sbroglia. Et puis il y a le palais des expositions. Le théâtre Primavera est quant à lui situé sur le Haut-Vernet.

3 Commerce Le petit commerce est encore très présent dans le quartier, de l'alimentaire aux pharmacies en passant par les coiffeurs ou les bijoutiers. "Le futur centre commercial de Clodion est très attendu, confirme Richard Puly-Belli. Comme les habitants, nous aimerions qu'un bureau de poste, même ouvert partiellement, puisse voir le jour".

Un marché se tient le samedi matin à Clodion et le dimanche matin, se tient le marché aux puces sur le parking du palais des expos.

4 Travaux et projets Le réaménagement de l'avenue Joffre est programmé pour début 2013. Réfection des trottoirs en conservant les places de stationnement, étude sur une voie dédiée au bus dans le sens nord-sud... "Des travaux dans la continuité du rapprochement entre le Vernet et le centre-ville", précise Jean- Michel Henric, élu à la mobilité.

La requalification de l'avenue Roudayre, l'aménagement du jardin Lancaster, la refonte totale du jardin Saint-Louis, le bus tram sur le boulevard Desnoyer par l'avenue du Languedoc, l'achèvement par tranche de l'éclairage public basse tension, le désenclavement de Vernet-Salanque avec l'achèvement du boulevard nord- est sont aussi au programme. Pour que le Vernet dans son ensemble ne soit plus exilé de l'autre côté de la Têt.

 

****Actions positives à Perpignan :

 

PASSEURS D’IMAGES

 

 

CONCERT ET SEANCES EN PLEIN AIR AU CŒUR DES QUARTIERS – ENTREE LIBRE

 

 

Dans le cadre du dispositif national Passeurs d’images, concert et séances en plein air au cœur des quartiers lors d’une soirée conviviale, exceptionnelle et gratuite. Ces séances en plein air font partie d’une opération globale Passeurs d’images qui comprend plusieurs volets : Ateliers vidéo – Formation – séance spéciale.

A Perpignan, le dispositif est coordonné par l’Institut Jean Vigo en collaboration avec la Ville de Perpignan (Centres sociaux., D.A.C.) et avec le soutien de la D.R.A.C. Languedoc-Roussillon – la Préfecture/ l’ACSE – la C.A.F.

L’Association Cinémaginaire coordonne le dispositif au niveau régional.

 

Ce partenariat étroit entre les centres sociaux de la Ville et la cinémathèque Euro-régionale - Institut Jean VIGO permet, depuis plusieurs années, de proposer aux perpignanais de tous âges des actions d’éducation à l’image de qualité : séances spéciales (en présence du réalisateur), ateliers vidéos (en direction des jeunes) et projection en plein air sur grand écran.

Le succès de l’édition 2012 et 2013 des « arts du Vernet » nous a permis de vérifier la pertinence et l’attractivité de ce type d’action, qui associe à la séance de cinéma des animations culturelles à caractère familial et populaire. En leur qualité de foyers d’initiatives portées par des habitants, appuyés par des professionnels, les centres sociaux de la Ville trouvent là un projet à leur dimension.

En effet, les centres sociaux, implantés sur 9 quartiers prioritaires de la Ville, mènent tout au long de l’année un travail d’écoute, de concertation, d’élaboration et d’accompagnement de projets, d’animation et de soutien aux initiatives.

Forts de la réussite des éditions depuis 2010, nous proposons de regrouper à nouveau l’énergie des 4 centres sociaux « du Nord » (Bas Vernet, Haut Vernet, Vernet Salanque et Nouveau Logis), de l’Institut J. Vigo et de la Casa Musicale, pour investir le parc Maillol les 2 et 3 juillet prochains et les centres sociaux du sud pour investir la place Jean Moulin le vendredi 29 août.

 

L'Institut Jean Vigo en collaboration avec la Ville de Perpignan et La Casa Musicale propose un concert et deux séances en plein air gratuites autour du film « Bombon el perro » de Carlos Sorin et un deuxième film que les habitants des quartiers Saint-Martin, Saint-Jacques, Saint-Mathieu, Champ de Mars vont choisir très bientôt. Sur un grand écran installé par l’association Cinémaginaire, nous pourrons apprécier ces films destinés à un large public.

 

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 08:58
J.Lourau - Groupe de jazz Cavale - André Scobeltzine (livres publiés)
J.Lourau - Groupe de jazz Cavale - André Scobeltzine (livres publiés)
J.Lourau - Groupe de jazz Cavale - André Scobeltzine (livres publiés)

J.Lourau - Groupe de jazz Cavale - André Scobeltzine (livres publiés)

**SAISON JAZZEBRE 2016 vous présente

Concert: Electric Biddle / Julien Lourau Quartet

Jeudi 17 mars - 20h30 - Casa Musicale, Perpignan - Tarif : 10€/8€/5€

Julien LOURAU Saxophones Electronique, Hannes RIEPLER Guitare , Dave Maric Piano Electro- nique, Jim HARTS Batterie

Renseignements et Réservations : ASSOCIATION STRASS
Ex-école de Château-Roussillon / Chemin de Château-Roussillon 66000 Perpignan
04.68.51.13.14 / www.jazzebre.com

Commerces des villes moyennes : tourisme et hypermarchés pour compenser la désindustrialisation.

Mais le centre-ville est en perdition - le coeur historique de Perpignan va-t-il devenir un musée à ciel ouvert..? Perpignan, ville d'art, d'histoire et de congrès..?

 

-La cité catalane a-t-elle plus d'atouts qu'Albi, Béziers..?

 

Florian a déménagé a Albi il y a trois ans, content de rejoindre une petite ville «  à taille humaine  ». Mais quand la bise fut venue, les touristes sont partis. Il a alors réalisé que «  le centre-ville a l’air mort une bonne partie de l’année »  :

«  On a l’impression qu’il y a beaucoup de magasins fermés et que les seuls commerces restants sont destinés aux touristes. Il y a une ambiance de vide. »

Pour confirmer cette impression, ce diplômé en géographie a décidé de se lancer dans un inventaire des commerces de sa ville. Un travail de terrain de plusieurs semaines réparties sur un an et demi dont il partage aujourd’hui les résultats via une carte interactive et sur une page Facebook

 

 

Sociologie des commerces du centre-ville d'Albi

 

 

 

 

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Il en tire ce genre d’infos  :

  • «  10 % des commerces sont fermés  »
  • «  En dehors du marché, le seul commerce alimentaire est une boulangerie  »
  • «  35 % des commerces sont destinés à l’habillement  ».

Béziers, Vierzon, Albi, même combat

Dans les échanges qu’il a avec les habitants, notamment grâce à sa page Facebook, Florian a l’impression que les choses s’aggravent. Pour lui, les causes sont claires : la ville mise trop sur le tourisme et les congrès, et ses abords comptent trop de centre commerciaux.

Est-ce un cas unique  ? En 2013, l’Institut pour la ville et le commerce a réalisé une étude sur les communes dont les centre-villes se vident. Il comptait une cinquantaine de communes où plus d’un commerce sur dix est vide (Béziers, Vierzon, Châteauroux, Cholet ou Nevers) contre une vingtaine seulement en 2001.

La faute principalement à l’extension des centres commerciaux. En France, les deux tiers des achats de produits alimentaires se font en périphérie des villes relevait Terra eco en 2013. 

Le volume de surfaces commerciales croît de 4% à 5% par an depuis le début des années 2000, bien plus que la consommation des ménages. Et ces millions de mètres carrés nouveaux sont quasiment totalement situés en périphérie des villes.

 

Et le politique ?

Dans un rapport remis à Nicolas Sarkozy en 2009 sur le sujet, Jean-Paul Charié, alors député (UMP) du Loiret assurait :

«  Il est urgent que le politique reprenne en main les règles de l’architecture commerciale. Nos entrées de ville sont littéralement défigurées par des zones commerciales en forme de boîtes à chaussures empilées en pleins champs. »

 

- - -En France, une cinquantaine de villes ont voulu faire face à la désindustrialisation de leur économie en précipitant le développement de zones commerciales et autres galeries marchandes.

  • Mirage commercial après désindustrialisation
  •  

En 2001, Moulinex fermait son usine d’Alençon (Orne), berceau historique de la marque, entraînant la suppression d’un millier d’emplois. Douze ans plus tard, cette petite ville de 26 000 habitants est confrontée à un nouveau choc économique, cette fois dans les services, révélé par l’accélération des fermetures de boutiques dans son centre-ville. Plus d’un local commercial sur dix est désormais inoccupé, deux fois plus qu’en 2001.

 

A priori, aucun rapport entre ces deux crises. Et pourtant… au lendemain de la fermeture de Moulinex, la municipalité d’Alençon déclenche «Phénix», un plan de relance ambitieux visant à créer «1 000 emplois en 1 000 jours». Phénix repose sur l’engagement de plusieurs grands chantiers de construction de logements (aménagement d’un nouveau quartier), d’équipements publics (construction d’une prison) et surtout de commerces. Une fois les vannes ouvertes, les promoteurs s’engouffrent et projettent jusqu’à 120 000 m2 de nouvelles surfaces commerciales sur l’agglomération alençonnaise !

Heureusement, «seule» la moitié des surfaces projetées sortira de terre. Entre-temps, la ville perd 10% de sa population. Avec plus de commerces pour moins d’habitants, le secteur marchand bascule dans une situation hyperconcurrentielle, dont le commerce de centre-ville est le premier à payer les frais. Le plan Phénix finit avec du plomb dans l’aile.

 

Alençon n’est malheureusement pas un cas isolé. Une cinquantaine de villes en France ont voulu faire face à la désindustrialisation de leur économie en précipitant le développement de leur secteur tertiaire marchand. Les zones commerciales se sont alors multipliées aux portes des villes de Calais, Cholet, Châteauroux, Guéret, Moulins, Nevers, Vierzon…

 

Ces villes n’ont fait que confiner, puis déplacer leur problème de dévitalisation économique : elles sont aujourd’hui les plus touchées par la vacance commerciale (19% de commerces vacants en centre-ville de Calais, 17% à Cholet, 16% à Châteauroux, 20% à Guéret, 15% à Moulins, 18% à Nevers, 26% à Vierzon) et doivent désormais faire face à une dégradation plus générale de leur image et de leur attraction.

Comment les élus de ces villes ont-ils pu autant s’aveugler ? En méconnaissant ou en feignant de méconnaître (course à la création d’emplois oblige) les logiques de développement des groupes de distribution.

Or, la profitabilité des distributeurs est mise à mal depuis une quinzaine d’années. Ceux-ci doivent faire face à l’érosion de leurs chiffres d’affaires en raison d’une saturation des marchés de consommation et du ralentissement, voire d’une diminution, du pouvoir d’achat des ménages. Ceux-ci doivent également faire face à une élévation de leurs coûts d’exploitation, due notamment au renchérissement du coût des matières premières et à une élévation des coûts d’occupation de l’espace (les loyers commerciaux ont augmenté de 40% entre 2000 et 2010). Bref, il leur coûte de plus en plus cher de vendre de moins en moins…

Une parade consiste paradoxalement pour ces groupes à multiplier les ouvertures de magasins pour bénéficier d’effet de taille et réaliser des économies en amont de la phase de commercialisation de leurs produits. Qu’importent en effet les surcoûts de commercialisation générés par l’ouverture d’un énième magasin, peu voire pas rentable du tout sur un territoire à faible potentiel ou saturé, tant que ces surcoûts sont compensés en amont, par les économies réalisées au niveau des achats et de la logistique.

De nombreux projets d’immobilier de commerce se justifient désormais non pas par l’existence d’une nouvelle demande de consommation locale, mais par la nécessaire croissance organique et la concentration des entreprises de distribution.

En définitive, ni le marché ni les pouvoirs publics ne régulent la production de surfaces commerciales. C’est ainsi que, depuis une quinzaine d’années en France, le parc de surfaces commerciales croît à un rythme plus rapide que celui de la consommation. Il a progressé de 60%, passant de 48 millions à 77 millions de m2 entre 1992 et 2009, alors que dans le même temps, la consommation n’a progressé que de 38%.

Hélas, ce mode de développement n’a pas d’avenir. Les villes de la désindustrialisation comme Alençon sont les premières à en faire l’amère expérience. Il est fort probable que le phénomène de la vacance persiste et s’aggrave en raison cette fois de la progression des ventes par Internet. En projetant les évolutions actuelles de la production de surfaces commerciales (+ 3,5%), de la consommation des Français (entre + 1 et + 2%, en étant optimiste) et des ventes par Internet, le développement des transactions marchandes pourrait rendre obsolète quelque 40 millions de m² de surfaces commerciales en 2020, soit 25% du parc constitué à cette date.

Le rapport du commerce au territoire doit être refondé, de même que les objectifs des politiques d’urbanisme commercial doivent être repensés. Il est urgent que les candidats aux élections municipales se saisissent de ces enjeux. L’attraction des villes ne peut reposer sur le développement effréné du commerce pour servir une vision opportuniste et de court terme motivée par la seule course à l’emploi. Sauf à ce que les promoteurs de ce type de politique sachent répondre à cette double question urbaine et sociale : que faire des futures friches commerciales héritées de feu notre société de consommation de masse ? Que faire des emplois issus de ce mirage commercial condamnés à disparaître avec lui ?

Pascal Madry Directeur de l’Institut pour la ville et le commerce ©Libération

 
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 10:42
Centre historique de Perpignan, les terrasses du "France" et de "La Bourse"

Centre historique de Perpignan, les terrasses du "France" et de "La Bourse"

Samedi ce fut la foule dans les rues et les magasins de Perpignan. Malgré les hypermarchés et le Carré d'OR...Le public vient pour les grands jours : achats de Noël, Jeudis de Perpi, fête de la musique, et quand il fait très beau : les terrasses sont pleines et indigènes et touristes (catalans surtout en raison des fêtes religieuses) n'avaient pas peur de la terreur, susceptible de jaillir soudain ...

Pas peur la foule venue pour le commerce et l'animation, à souligner, cette année...

Foule venue aussi écouter Boualem Sensal, qui est invité partout en France par le Cercle algérianiste : ainsi à Carcassonne pour le 40°congrès du cercle, la plus grande association de pieds-noirs en France.

Pas étonnant, l'écrivain prédit, à la Orwell, un siècle après, une France islamisée...

C'est le refrain du FN, de la droite dure, décomplexée et de bon nombre de nostalgéristes...

Par chance, Boualem a du talent !

 

JPB

 

* Une ville "un peu endormie" Perpignan

d'après le journal "The Guardian" :

"a little sleepy"

Catalan, north African and Romany cultures come together in Perpignan in the Languedoc, which has tree-lined boulevards, palm-filled squares and great little joints for working your way through the local cartes du jour. Even the Michelin-star La Galinette has a lunch menu for €19pp (it's €25 at Le Bistrot d'a Cote Flaubert's, a simple bistro in Paris). Perpignan is a little sleepy, a bit tatty round the edges, but as the former capital of the Kings of Majorca has lots of historic buildings to nose around. The Palais des Rois Majorque costs just €4 to get in and you can lend your break an extra element by taking a train out to the coast. The Blue Studio in the centre is bright and modern with a kitchen, sleeping four from €45 per night with Holiday Rentals (0033 468 350 496, holidayrentals.fr). Fly with Ryanair, BMI Baby or Flybe.

 

- - -COLLIOURE :

 

 

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 * COLLIOURE,  dimanche 13 décembre :

 

Un chœur de jeunes filles mené de main de maître, une perle précieuse dans notre Département, c’est ce que les Amis d’Alain Marinaro ont choisi pour fêter l’Avent le dimanche 13 décembre à 14h30 en l’église Notre-Dame des Anges à Collioure.

 L’acoustique légèrement réverbérante de la nef fera merveille pour les pièces médiévales chantées a capella par le chœur de l’IRVEM dirigé par Bertille de Swarte. Puis viendront des motets baroques accompagnés par un petit ensemble instrumental avec, au traverso, Sylvain Sartre, fondateur et meneur de l’ensemble «Les Ombres» dont la notoriété ne cesse de croître ; au violon, Théotime Langlois de Swarte, virtuose de 20 ans ; à l’orgue, Jean Pierre Baston, professeur au conservatoire de Perpignan et titulaire des orgues de la cathédrale de Perpignan. Un moment d’espérance et de pureté dans ces temps troublés ; ne vous en privez pas.

Entrée 10 €. Parking réservé et gratuit sur la place du marché. Renseignements au 04 68 89 65 96

 

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