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22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 09:47
WB

WB

Un collectif d'intellos à Perpignan, selon le journal local !!!???

 

Je découvre maintenant à peine cet article !

Fondateur et Président de l'ass.W.Benjamin depuis 2015, fondateur du prix européen WB, je n'ai pas été contacté...Je n'en ai pas entendu parler..!!

Fake, rumeur, info infondée, provocation,  ???

 

Publié le  , mis à jour 

Contestant le retrait de l'appellation Walter Benjamin au centre d'art décidé par le maire de Perpignan à la suite d'une demande des petites-filles du philosophe, un collectif s'est structuré sous le nom "Le centre d'art et de culture Walter Benjamin en exil" et promet de faire parler de lui ces prochains mois. 

Nouveau rebondissement sur le sujet du retrait de l'appellation Walter Benjamin au centre d'art moderne ouvert sur la place du pont d'en Vestit depuis 2013. Alertée par l’association APEWB (Association Prix Européen Walter Benjamin) en juillet 2020 suite à la victoire du Rassemblement national et de son leader Louis Aliot, la famille de Walter Benjamin, à savoir ses petites-filles, avait écrit au nouveau maire pour demander le nom de leur grand-père ne soit plus apposé sur le centre d'art. Chose qui sera faite en mars 2021. 

Sauf qu'un collectif d'intellectuels et d'acteurs culturels perpignanais a été monté et entend se mobiliser "tant que l'on n’aura pas attribué le nom de Walter Benjamin à un lieu" confirme à L'Indépendant un des membres du collectif, Jordi Vidal. Symboliquement, ce collectif prendra le nom de "Centre d'art et de culture Walter Benjamin en exil". "Nous devrons faire comme les migrants et être hébergés dans des structures culturelles et artistiques. Le Clap ciné de Canet et le cinéma Jean Jaurès d'Argelès-sur-Mer nous soutiendrons et nous espérons recevoir l'appui d'autres". "Un réflexe pavlovien alors que la nouvelle municipalité n'avait pas pris de position hostileCes agitateurs culturels promettent de faire vivre cette structure "en exil" tout au long de l'année en s'appuyant sur toutes les formes que peuvent être le cinéma, le théâtre, l'art, le débat. Une conférence de presse, "manifeste", se tiendra dans les prochains jours et prendra d'ailleurs la forme d'une pièce de théâtre pour lancer les hostilités. "Ce changement de nom est une aberration. Des membres de l'association qui ont alerté la famille pour ce retrait de nom ont agi sans connaître la structure et avec un réflexe pavlovien alors que la nouvelle municipalité n'avait pas pris de position hostile concernant le centre d'art. Il aurait survécu à la gestion du Rassemblement national. Nous pensons que ce lieu doit être défendu. Il fut le premier en Europe à porter son nom. Il ne s'agissait pas seulement de défendre la mémoire de Walter Benjamin mais aussi de mettre en lumière la réflexion du philosophe dans la lecture et les perspectives du présent. Nous en maintiendrons sinon l'existence, évidemment, du moins les intentions"

Walter Benjamin, un des plus grands penseurs du XXe siècle, est mort à Port-Bou en septembre 1940 alors qu'il tentait de fuir l'Allemagne nazi. ​​​​

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 09:42
Ouvrage de Marc Berdet, recevant le prix européen WB librairie Vrin et à Portbou (photos J.Pierre BONNEL) et avec R.Rull et Michèle Martel à Banyuls (Assoc. W.Benjamin sans frontières) en 2019-
Ouvrage de Marc Berdet, recevant le prix européen WB librairie Vrin et à Portbou (photos J.Pierre BONNEL) et avec R.Rull et Michèle Martel à Banyuls (Assoc. W.Benjamin sans frontières) en 2019-
Ouvrage de Marc Berdet, recevant le prix européen WB librairie Vrin et à Portbou (photos J.Pierre BONNEL) et avec R.Rull et Michèle Martel à Banyuls (Assoc. W.Benjamin sans frontières) en 2019-
Ouvrage de Marc Berdet, recevant le prix européen WB librairie Vrin et à Portbou (photos J.Pierre BONNEL) et avec R.Rull et Michèle Martel à Banyuls (Assoc. W.Benjamin sans frontières) en 2019-

Ouvrage de Marc Berdet, recevant le prix européen WB librairie Vrin et à Portbou (photos J.Pierre BONNEL) et avec R.Rull et Michèle Martel à Banyuls (Assoc. W.Benjamin sans frontières) en 2019-

L'avocat Maurice Halimi traitait, vendredi dernier (16.9.2022)

 des "fantasmagories des Perpignanais".

 

Le ton est méprisant mais le plus important est que ce grand connaisseur de W. Benjamin faisait référence à un terme central dans l'oeuvre du philosophe qui s'est suicidé à Portbou... La fantasmagorie est une invention du Capital pour séduire et distraire le peuple des vrais problèmes (les conditions de travail, l'exploitation du travailleur...) en inventant des événements tels que les expositions universelles, les jeux et cirques divers (jeux olympiques, coupe du monde de...)

 

Selon M. Halimi, les médias, commentateurs et influenceurs écrivent n'importe quoi et "fantasment" sur les causes criminelles ou pas de l'incendie du Mess (ancien mess des officiers), se référant surtout à la suggestion de Luc M. suggérant qu'un magnétiseur, ancien très proche de L. Aliot, aurait pu se venger...

 

L'avocat défend les propriétaires pour qu'ils ne perdent pas d'argent...

 

​​​​​​​Nous, peuple de Perpignan, demandons que la mairie achète ) bas prix (des domaines) ce bâtiment inélégant, mal placé : une verrue dans le coeur de ville...pour créer une "vitrine" (culture, arts, artisanat) du territoire...

Ou pour simplement le détruire !!!

JP.Bonnel

 

“Fantasmagories” selon W. BENJAMIN,  définition -

 

 

            Terme originellement utilisé pour désigner les images produites par la lanterne magique, qui ressemblaient à des "fantômes" quand on les projettaient sur des nuages de fumée, la fantasmagorie renvoie à la fois aux conquêtes du progrès technique et aux illusions qu'il engendre. Le retour de ces "fantômes" fait partie des ambigüités de la modernité telles qu’elles sont analysées par Walter Benjamin dans son Paris, capitale du XIXe siècle, qui, inspiré par le concept marxiste du fétiche de la marchandise, se sert de la fantasmagorie comme un outil important d’analyse. Pourtant, différemment de Marx, Benjamin ne cherche pas à localiser les malaises de la modernité dans les conditions de production, mais dans ses « apparitions », c’est-à-dire, dans ses formes de présentation, soit dans les vitrines des passages, soit dans le grand spectacle des Expositions universelles. Au-delà des déformations inérentes au système capitaliste, la transfiguration de la marchandise se doit à une promesse de bonheur qui est au coeur de la plus importante des fantasmagories, à savoir, l'idéologie du progrès, également critiquée par Baudelaire. Si l’aura de l’oeuvre d’art remonte à sa singularité, le culte de la marchandise fabriquée en masse représente, d’une certaine manière, le chemin inverse : c’est la tentative de transformer le produit industriel en objet unique (du désir) em l’exposant. Les fantasmes produits de cette façon sont en même temps les icônes du somnambulisme généralisé de la « capitale du XIXe siècle », prise dans un sommeil profond. Le réveil de ce sommeil passe aussi par la révélation des fantasmagories. Dans l’actualité, les aspects virtuels amplifient cette dimension « non-humaine » des fantasmes par la mise en question de la culture lettrée.

 

Ouvrage de Marc Berdet, recevant le prix européen WB librairie Vrin et à Portbou (photos J.Pierre BONNEL) et

avec R.Rull et Michèle Martel à Banyuls (photo de C. REQUENA - Le Petit Journal et Assoc. W.Benjamin sans frontières) -septembre et octobre 2019 - 

 

*Une promenade urbaine et un voyage dans le temps, pour comprendre l’invention de la ville-marchandise.

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berdet

L’historien et sociologue Marc Berdet, spécialiste de Walter Benjamin, s’empare ici du concept de fantasmagorie, développé par Benjamin dans «Paris, capitale du XIXe siècle» à propos de ces lieux clos chargés d’une certaine magie, pour explorer les fantasmagories du capital déployées dans les grandes villes modernes depuis la fin du XIXe siècle – dont se sont parés la marchandise et les espaces commerciaux urbains au cours du temps -, en s’appuyant pour les décoder sur les réflexions de nombreux penseurs, dont Walter Benjamin, Karl Marx, Auguste Blanqui, Sergueï Eisenstein, ou encore Ken Kesey à Las Vegas.

Au fil de ce parcours passionnant depuis les fantasmagories originelles, jusqu’aux fantasmagories modernes et postmodernes, l’auteur nous guide ici dans une découverte de la galerie du Palais Royal et des passages parisiens sur les pas de Fourier et de Benjamin, lieux d’utopies rapidement digérées par le capitalisme, et préfiguration des développements ultérieurs des Grands Magasins, de la première exposition universelle au Crystal Palace, des transformations de la ville de Paris et de la conception de la ville comme entité marchande sous la houlette d’Haussmann, jusqu’aux centres commerciaux des banlieues et des centre-ville du XXe siècle, conçus en détournant l’utopie sociale de Victor Gruen, le fondateur du premier «shopping mall», et en s’inspirant des espaces mythologiques de Disneyland analysés très finement ici.

 

Après les échanges de la matinée à la mairie et la remise du prix européen Walter Benjamin, Roger Rull, ancien maire de Banyuls dont le mandat a pris fin en 2008,  a convié les participants à l’événement à un parcours assez sportif dans la montagne sur le chemin que le philosophe allemand et juif emprunta en 1940 pour tenter de gagner l’Espagne où il mourut. Ce fut l’occasion pour plusieurs dont le lauréat, Marc Berdet, de découvrir le chemin de croix qui mena W. Benjamin de l’autre côté de la frontière de la vie. Selon Roger Rull, plusieurs cars arrivent chaque année à Banyuls pour emprunter ce chemin de mémoire et c’est lui qui guide les visiteurs dans l’histoire d’une nuit tragique pour le philosophe mais aussi dans l’histoire de Banyuls. Car ce chemin muletier et caillouteux à travers les vignes donne l’occasion de voir des casots, les murets de pierres sèches, le tracé des chemins de contrebandiers d’autrefois. Bref, une prise de contact des plus directe avec la réalité du Banyulenc d’antan… et d’aujourd’hui car les travaux viticoles se poursuivent. Roger Rull, ancien instituteur, est aussi un conteur né qui sait trouver les mots et le ton justes pour évoquer son enfance, l’évolution de sa commune. Il est d’ailleurs l’auteur de Banyuls-sur-Mer, du néolithique à nos jours et il a fait revivre pour ses visiteurs les personnages d’autrefois, des épisodes de la 2e Guerre mondiale et bien d’autres choses encore. Botanique comprise pour les amateurs d’escapade historique dans la montagne à partir du mémorial W. Benjamin de Banyuls.

 

Pour se procurer le livre de Roger Rull, écrire à roger.rull@orange.fr.

 

Clarisse Réquéna

Publié dans Pyrénées-OrientalesAlbères et Côte vermeilleCôte VermeilleBanyuls-sur-Mer

 

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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 08:56
Rue de la cloche d'or

Rue de la cloche d'or

Perpignan-coeur de ville :

 

halal ou hallali pour la mairie

rue de la Cloche d'Or..? 

 

Olivier Gandou a fait le point sur l'affaire des locaux de la cloche d'or, tout en montrant que nous ne connaissons pas la vérité et que de nombreux intérêts sont en jeu pour la possession et l'animation de ces futurs commerces.

 

La mairie veille -et c'est son rôle- à ce qu'une rue commerçante, à deux pas de la mairie, ne devienne pas un lieu de trafic comme on le voit avec l'installation d'épiceries, "halal" ou pas, non loin du centre, comme à la rue Foch, ces commerces recélant des ventes illicites de cigarettes, de drogues, etc...

 

La mairie subit des pressions pour que la rue conserve son calme et ne soit pas perturbée par des commerces de bouche, causant du bruit et susceptible d'attirer la délinquance. Ainsi, l'avocat Pierre Parra, menant l'opposition "républicaine" au conseil municipal, possède une grosse maison à côté de l'hôtel particulier où naquit l'écrivain Claude Simon... Halal, ou présence de jeunes français d'origine maghrébine dans cette rue, il faut éviter cela...

 

Il faut aussi considérer l'influence d'une partie de la communauté israélite : M. Daniel Halimi, huissier, après ses déboires avec les propriétaires de l'espace MÉDITERRANÉE, a dû abandonner son projet de synagogue à cet endroit, et a donc réussi à l'installer dans l'ancien école primaire, rue de la Cloche d'Or...

 

Il n'est pas sûr que M. Halimi souhaite une cohabitation ou une mixité sociale ou civilisationnelle avec des acheteurs d'origine palestinienne ou maghrébine... Après la nomination, par M. Aliot, de Maurice Halimi, avocat, comme président du conseil d'administration de l'Archipel, grand ami d'André Bonet, et ancien animateur de l'excellent prix "Spiritualités", la mairie a promis à la communauté juive la création d'un musée spécifique...

 

La bataille, financière, politique, communautarisme, se joue ici, menant encore une fois la ville à l'immobilisme... Si jamais la mairie achète ces locaux, qu'en fera-t-elle ? Sans grands moyens, elle les revendra vite...

A qui..?

 

 

JPB(26.7.2022)

 

 

Texte d'Olivier Gandou
  •  
    Facebook - Admin
     
     
     
     
     
    Perpignan : l'avocat de l'investisseur mystère de la Cloche d'Or révèle la nature des onze enseignes www.lindependant.fr
     
    Publié le 21/07/2022 à 20:27 , mis à jour le 22/07/2022 à 08:50 
     
     
     
    Dans le feuilleton des onze fonds de commerce de la rue de la Cloche d'or à Perpignan, pour la première fois l'avocat de l'investisseur unique ou pluriel, dont l'identité demeure secrète, dévoile le contenu du projet. Un mystère entier et qui semble s'épaissir au fil des semaines et des feuilletons. Difficile de qualifier autrement l'affaire de la rue de la Cloche d'Or. Cette artère du centre-ville de Perpignan est le théâtre d'une succession de transactions où les nouveaux acquéreurs des onze fonds de commerce, qui appartenaient jusqu’alors à l'entrepreneur Abi-Nader Chukri, avancent masqués, sans jamais révéler leur identité. Mais coup de théâtre ce 21 juillet, par le biais de leur avocat Me Ilyacine Maallaoui, inscrit au barreau de Paris et natif de Perpignan, qui dévoile la nature des onze enseignes que les associés souhaitent installer dans les fonds de commerces acquis. Tout en refusant de donner leur nom. A lire aussi : Perpignan : les onze commerces vides de la rue de la Cloche-d'Or vendus Les locaux vides repris par un groupe d'investisseurs Car ces onze locaux, d'abord achetés par Abi-Nader Chukri en 2020 (lire encadré), ont été repris le 22 avril dernier par un groupe d'investisseurs, représenté par un porte-parole, avec une clause de substitution pour au moins six sociétés. Aucun nom ne circule alors. Sauf un : Nasdass. 
     
     
     
    L'influenceur de Saint-Jacques pourrait faire partie du projet, or son manager dément formellement l'information. Mais le bruit continue de se répandre. Jusqu'à trouver écho au conseil municipal de Perpignan. Au pupitre, solennel, le maire RN Louis Aliot assure le 22 juin à l'assemblée perpignanaise : "Nos services ont reçu une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) concernant ces fameux onze fonds de commerce. Nous avons reçu le propriétaire vendeur ce matin qui a confirmé nos craintes. Il envisage de vendre à des sociétés qui ont en commun de faire de la restauration halal". Le Premier magistrat martèle alors que des sociétés "très riches et détenues par des fonds d'investissement à l'étranger", notamment "G la Dalle", rachèteraient ces onze fonds de commerce pour "1,35 million d'euros au total". 
     
     
    1,35 million d'euros Interrogé sur le sujet, Me Ilyacine Maallaoui confirme deux points uniquement : la transaction pour les onze commerces a bien été réalisée le 22 avril et aussi le prix de 1,35 million d'euros assurant : "C'est la valorisation suite aux travaux effectués dans ces fonds de commerce". 
     
     
    Mais qui sont les investisseurs ? "J'interviens pour une société. Je ne pourrai pas aller au-delà de ce propos". Pourquoi prendre la parole trois semaines après le conseil municipal ? "Il faut la sagesse de la réponse qui n'est pas à l'instant T et ce n'était pas la priorité nationale ni pour moi ni pour mon client". Selon nos sources, l'avocat aurait repris le dossier très récemment.
     
     
    L'influenceur Nasdass est-il dans le projet ? "Je ne peux pas répondre pour lui". 
     
    Restaurant bio, parfumerie, kebab, accessoires anti-stress... Par contre, l'avocat dévoile le dessein du ou des investisseurs. "Le projet porté à ce jour par plusieurs acheteurs consisterait à implanter un centre de soutien scolaire, un salon de beauté, parfumerie, coiffure, un restaurant bio, une rôtisserie orientale, une baraque à frites, un glacier stambouliote, un magasin de prêt-à-porter, un incubateur de talents à la mode Comedy club, un kebab artisanal, un magasin proposant des articles anti-stress, un espace associatif ouvert aux jeunes des quartiers pour promouvoir les initiatives et une épicerie solidaire".
     
     
     
    Si l'avocat prend la parole aujourd'hui, c'est donc pour défendre une opération d'où il "ressort de façon limpide que le halal ne fait qu'une apparition résiduelle, qu'il n'est que l'accessoire d'un programme général ayant pour seul objectif le dynamisme de la ville, objectif partagé inéluctablement par la commune". Mais, c'est aussi et surtout, pour tenter de convaincre la municipalité de ne pas préempter les onze fonds de commerce pour en devenir propriétaire, et ainsi sonner le glas de ce projet.
     
     
     
    "Le droit de préemption évolue dans un environnement juridique strict, écrit Me Ilyacine Maallaoui, il est nécessaire qu'un tel usage trouve pour corollaire l'existence d'un critère d'intérêt général, exciper le spectre de la viande halal ne saurait répondre à cet impératif juridique". Car Louis Aliot a déjà sondé le conseil municipal, le 22 juin, sur une possibilité de préempter ces onze locaux ou de les racheter. L'opposition LR avait plaidé pour la première option. Louis Aliot n'avait pas révélé son choix. La Ville peut exercer ce droit du 2 au 6 août dernier délai. Le dossier est sur la table. L'histoire de ces onze fonds de commerce.
     
     
     
    Rappel des faits. 
     
     
     
    En 2020, un entrepreneur, Abi-Nader Chukri, achète 11 fonds de commerce dans cette rue perpignanaise pour créer un projet d'artère gourmande. Chaque enseigne devait correspondre à une spécialité culinaire. L’idée était que les clients puissent s’attabler n’importe où dans la rue, commander ce qu’ils désirent dans les différentes adresses et payer le total de leurs consommations sur une seule et même addition. Le projet prévoyait 320 places assises en extérieur et 250 à l’intérieur des établissements. Mais ce dessein est à l'arrêt depuis de longs mois. Quatre immeubles, qui devaient accueillir 70 % de l'artère gourmande, ont fait l'objet d'un arrêté de péril imminent. D'importants travaux de sécurisation, très coûteux, doivent y être réalisés.
     
     
     
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21 juillet 2022 4 21 /07 /juillet /2022 11:18
MM. Aliot et Bonet - Fête de la guitare à l'hôtel Pas - Fête de la Belgique
MM. Aliot et Bonet - Fête de la guitare à l'hôtel Pas - Fête de la Belgique
MM. Aliot et Bonet - Fête de la guitare à l'hôtel Pas - Fête de la Belgique

MM. Aliot et Bonet - Fête de la guitare à l'hôtel Pas - Fête de la Belgique

Perpignan : l'été festif et séducteur d'Aliot & Bonet

 

 

Perpignan se veut rayonnante et les rayons de la culture se diffusent à travers la ville, déplaçant les foules (Campo Santo) malgré la canicule. 

 

Ce sont les fêtes sur les berges de la Têt, les soirées étoilées dans une église qui a perdu son toit : malgré la peur des Gaulois qui redoutent que le ciel leur tombe sur la tête, le public du conservatoire et des opérettes est venu risquer l'aventure !

 

Des animations estivales en coeur de ville (sardanes à la Loge) et en périphérie, avec les concerts gitans, orchestrés par Guy Bertrand : la communauté aura sa radio, les frictions semblent disparaître et à Cassanyes, il n'y a plus guère que Nasser/Nasdas à vouloir défier le maire.

 

Celui-ci, séducteur, met des plaques tous azimuts : pour la Résistance avec les Communistes, pour le Vel d'Hiv avec les Israélites, pour le regretté Pierre Roig pour l'amour du maire, de sainte-Marie et des services financiers...

Il se montre avec les responsables de l'opposition au conseil municipal et le président de l'agglo : ils votent tous pour lui...

 

L. Aliot s'affiche aussi avec ses jupettes, ou "aliottêtes" fraîchement élues députées, et avec l'inséparable ami André, pièce maîtresse de la stratégie de Loulou, qui a appris, sur les bancs marxistes de sa jeunesse axoise, que la politique se gagne grâce à la culture...

 

Les animateurs de la ville semblent rentrer dans le rang: il n'y avait, au début, que quelques gogos pour gâcher l'été et oser défier le maire en invitant sos-racisme, avec l'aide du Mémorial de Rivesaltes (la Région-la Drac) et le département... 

 

Mais vous allez voir la riposte. Vous voulez récupérer la Méditerranée ? Vous verrez ce dont est capable "Perpignan la Méditerranéenne" !

 

jpb

 

Merci à la mairie qui m'envoie ces infos et invitations !

 

- - -Bonjour

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint l’invitation à la Fête nationale belge qui se déroulera :

vendredi 22 juillet 2022 à 19 h 00

Place de Belgique · Perpignan.

Vous en souhaitant bonne réception.

Bien cordialement

 

- - -

 
01 - 31 juillet 2022
 10:30 - 18:30 
Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche

 

Exposition
Une grande exposition photographique réalisée par Pierre Parcé et Toni Mywave, qui met en lumière le flamenco et la rumba. Tous les jours, à l’Hôtel Pams, de 10 h 30 à 17 h 00.

Rencontres et conférences
Tous les jours, à l’Hôtel Pams, de 11 h 00 à 12 h 00.

Projection de films et concerts
Tous les jours, à l’Hôtel Pams, à 12 h 00.

Atelier de pratique musicale
Guitare, percussion et chant seront proposés
au public.
Tous les jours, à l’Hôtel Pams, de 14 h 00 à 16 h 00.

Concerts thématiques
Des concerts présentant divers répertoires originaux.
À l’Hôtel Pams, de 16 h 00 à 17 h 00.

 

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11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 11:14
Louis ALIOT et Georges SANTIS : le RN et la gauche communiste unis pour commémorer la Résistance
Louis ALIOT et Georges SANTIS : le RN et la gauche communiste unis pour commémorer la Résistance

Louis ALIOT et Georges SANTIS

 

: le RN et la gauche communiste unis pour commémorer la Résistance

 

à Perpignan, le 14 juillet 2022.

Le maire de Perpignan, c'est le " en même temps": on pensait qu'il propageait une idéologie nostalgique en subventionnant le Cercle algérianiste (11000 euros cette année), abrité dans l'ancien couvent Saint-Claire dont la rénovation a pris des années et l'argent des citoyens...

Il n'en est rien, pas de tentative d'hégémonie extrémiste ou fascisante à Perpi. ! En effet, à présent, L. Aliiot pactise avec une figure de la gauche communiste du 66, avec l'historien G. Santis. Ils sont ensemble sur le faire-part et seront main dans la main pour apposer la plaque commémorative. 

 

L'un veut faite oublier le passé : directeur de campagne d'un leader antisémite qui a créé son parti avec d'anciens nazis et vichyssois.

 L. Aliot change ? Il veut oublier le FN ? On veut bien le croire...sans être trop crédules...

 

L'autre veut faire oublier que le PCF a obéi jusqu'au 22 juin 1941 aux ordres de Moscou en respectant le pacte germano-soviétique, c'est-à-dire l'alliance de deux fascismes  : le nazisme et le stalinisme... Bien sûr, il y eut des Résistants communistes, militants qui n'ont pas écouté la voix de Moscou...

 

Les Perpignanais ont-ils la mémoire courte..?

Ce compromis historique et cette complicité sont pour le moins déconcertantes...

 

J.-P. Bonnel - 11.7.2022

 

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 08:42
Aliot: "Putain, depuis 2 ans, j'ai cette poussière sur le veston !" - La mairie m'invite, merci ! -
Aliot: "Putain, depuis 2 ans, j'ai cette poussière sur le veston !" - La mairie m'invite, merci ! -
Aliot: "Putain, depuis 2 ans, j'ai cette poussière sur le veston !" - La mairie m'invite, merci ! -

Aliot: "Putain, depuis 2 ans, j'ai cette poussière sur le veston !" - La mairie m'invite, merci ! -

Bilan : deux ans d'Aliot à Perpignan :

 

1. La propreté :

...des foufounes de toutes les militantes RN !

 

 

2. La sécurité : 

des arrière-trains des militants !

 

 

3. L'économie :

Vive l'Ecole 69 !

 

 

4. La culture

CULTE, surtout (crèche à la mairie, messe à St-Jean, bisou à l'archevêque...) et TURE peu laïque !

 

 

5. Législatives

Z'avez-vu mon harem ? J'aurais choisi Suzy Simon Nick and baise, ça aurait marché aussi !

 

Mais faut mettre le signe RN ! Moi, je l'ai pas mis pour les municipales et tout le monde a cru que j'avais gagné pour ça.

 

Mais non, j'ai gagné parce que les gens ne voulaient  plus de Pujol : même les gauchos disaient : "mieux vaut Aliot que le mec de l'OAS"..!

 

 

6. L'idéologie

Y a que Lebourg pour nous comprendre ! Le Nicolas, il sait comment on va dominer par la pensée, l'hégémonie du cerveau ! On a lu le pensum de l'Italien coco qui a passé sa vie en prison..! 

 

Daspe, lui, du Parti de gauche et de la France insoumise, il critique toutes les analyses des législatives : il vise N.Lebourg sans le dire...C'est vrai que le petit prof Daspe, il sort pas de Sciences Po...

 

 

7. La peinture

 

Depuis que je connais Véro,

je distingue le vrai du faux !

 

Le faux, c'est Terrus à Elne,

et moi quand je faisais croire que j'étais pas inscrit au RN !

 

Depuis que je connais Véronique, je nique...

la gauche et les Républicains...!!!

 

 

JPB - 6.7.22

 

 

- - - - - -

 

 

*Propagande de l'extrême-droite pour faire peur aux Français "de souche" :  

 


La «carte bleue des migrants», le retour d’une infox

 

La photo de la carte bancaire de l’allocation aux demandeurs d’asile circule sur les réseaux sociaux depuis 2016, souvent accompagnée de fausses informations.

 

La rumeur d'une « carte bleue des migrants » a fait son retour cette semaine. Le dispositif de l'OFII - Office Français de l'Immigration et Intégration - va changer à la rentrée, a annoncé l'organisme public. L'occasion de revenir sur une carte qui a déjà fait parler d'elle.

À l'été 2016, une photo de la « carte bleue des migrants » circule sur Twitter, où elle est mal accueillie. Face aux fausses informations, Les Décodeurs du Monde publient une explication du dispositif.

Mais ce n'est pas la fin de l'intox, qui revient ponctuellement dès que la carte de l'OFII est mentionnée dans l'actualité. Début 2018, un internaute interroge par exemple Check News, la cellule de fact-checking de Libération, sur le montant journalier des indemnités versées.

Qu'est-ce que c'est ?

La carte fait en réalité partie de l'ADA - allocation pour demandeur d'asile - créée en 2015 par la réforme du droit d'asile et gérée par l'OFII, sous la tutelle du ministère de l'Intérieur.

C'est la seule allocation dont bénéficient les demandeurs d'asile, qui ne peuvent toucher ni les allocations familiales, logement ou le RSA (Revenu de solidarité active). Ils ne sont pas non plus autorisés à travailler avant un délai de 6 mois.

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 10:55
Perpignan : artistes pour l'Ukraine -  Le Département, partenaire numéro 1 des associations des Pyrénées-Orientales - Pourquoi le succès du RN aux législatives ?
Perpignan : artistes pour l'Ukraine -  Le Département, partenaire numéro 1 des associations des Pyrénées-Orientales - Pourquoi le succès du RN aux législatives ?

CD66 et le monde associatif

Le Département est le partenaire numéro un des associations des Pyrénées-Orientales.

 

Il intervient notamment pour organiser des temps de rencontres lors des ateliers associatifs tout au long de l’année.

En 2018 et 2019 des « Rencontres de la vie associative et du bénévolat » (titre provisoire) ont également été organisées. 

Après la période « Covid » il a paru indispensable de renouveler cette manifestation pour les associations, les bénévoles et les citoyens.

 

Le Département organise donc, le samedi 22 octobre 2022, la fête des associations, du bénévolat et de l’engagement citoyen.

Cet évènement aura lieu au Palais des Rois de Majorque à Perpignan.

Cette journée se déroulera en deux temps forts :

 

Le matin sera consacré à des ateliers associatifs. Le détail de l’organisation et les thématiques vous seront indiquées plus tard. Pour assister à ces temps d’échange, une inscription sera nécessaire. Nous reviendrons vers vous à partir de septembre 2022 pour de plus amples informations. 

 

L'après-midi sera consacrée à la rencontre des associations et du public (citoyens et bénévoles) avec de nombreux stands et animations pour recruter des bénévoles et présenter les associations.

Si vous souhaitez tenir un stand l'après-midi, vous pouvez proposer votre candidature en cliquant ici (places limitées soumises à validation).

Attention : date limite d’envoi des candidatures : Lundi 18 juillet 2022

 

A votre disposition pour tout complément.

L'équipe de la Direction de la vie associative

-Le Département des Pyrénées Orientales

   www.pass66.fr

Permanences téléphoniques : 04 68 85 89 92 - le lundi, mercredi et vendredi matin de 9h à 11h30 et le mardi et jeudi après-midi de 14h à 16h30.

 Permanences physiques : 30, rue Pierre Bretonneau (2ème étage) à Perpignan - sur Rendez-Vous

Par mail pass66@cd66.fr

- - - Extrême-droite : succès du RN dans le 66 et le péri-urbain

 

Perpignan a moins voté pour le RN...et son maire...

Le FN était un symptôme des erreurs et fautes de la gauche (abandon des classes populaires...reniement, éloignement...) et une façon populiste d'exprimer sa colère, comme pour les gilets jaunes et les insoumis... à présent, le RN qui entre en force au parlement est-il intégré à la République et est-il devenu démocratique..?

 

On peut en douter : Marine Le Pen voulait détricoter l'Europe par des décrets, désirait supprimer la ligue des droits de l'Homme, voulait se débarrasser des médias gênants en privatisant les chaînes publiques et France-Inter...

 

JPB

- - - - - -


Pyrénées-Orientales : pourquoi le périurbain s'est jeté dans les bras du Rassemblement national

 

Les universitaires Nicolas Lebourg et David Giband se penchent sur les résultats des élections à Perpignan et dans les Pyrénées-Orientales.  

(C) L'Indépendant - Publié le 25/06/2022 à 17:26

Les universitaires David Giband, professeur en urbanisme, et Nicolas Lebourg, historien et spécialiste de l'extrême droite, analysent les résultats des législatives et des présidentielles en se penchant sur l’évolution territoriale du vote en faveur du Rassemblement national dans les Pyrénées-Orientales. Et plus particulièrement au regard de la situation à Perpignan dirigée depuis deux ans par Louis Aliot. Votes dans le périurbain, dynamiques électorales à Perpignan, situation de la gauche, les chercheurs apportent leurs réflexions et dressent les perspectives pour les années à venir. 

Comment expliquez ce succès de Louis Aliot et du Rassemblement national lors de ces législatives ?

David Giband : Il y a une explosion du vote RN dans le périurbain. On remarque bien un effet de traînée de poudre en quelques années à travers les trois vallées et une percée très nette en débordant du périurbain vers les zones de montagne. On a des progressions fortes dans des villes où le vote RN ne devrait pas être si fort. C’est Céret, une commune bourgeoise, sans trop de problèmes, ou encore Prades, qui a eu il n’y a pas si longtemps Jean Castex comme maire. On peut parler d'Elne, cette ville paradoxale qui vote RN et dont le maire Nicolas Garcia est communiste. Puis dans certaines communes, le vote pour Marine Le Pen a progressé de près de 80 % comme à Pollestres ou Pézilla-la-Rivière.

 

Nicolas Lebourg : Si on considère les données socio-économiques de ces villes plutôt que leurs étiquettes partisanes, on peut mieux comprendre les choix de ses électeurs. Ces villes sont en périphérie de Perpignan, censée être la ville-centre même si elle ne dirige pas l’Agglo. Quand vous prenez les 20 circonscriptions où Marine Le Pen a obtenu ses meilleurs scores près de 31% de la population y vit dans une commune rurale périurbaine, soit le triple que dans les 20 circonscriptions où elle a ses plus mauvais scores. C’est quelque chose de net depuis longtemps : le score lepéniste est très lié à l’aménagement du territoire.

Selon vos études, vous corrélez cette poussée du RN dans le périurbain par la raréfaction du foncier entraînant contestation et colère ? 

David Giband : Les explications de ces votes aux présidentielles et aux législatives sont assez classiques. Je les associe aux évolutions du département et notamment aux évolutions foncières. Le foncier augmente fortement et se raréfie sur la plaine du Roussillon. Cela pénalise tout un tas de population, plutôt les classes moyennes inférieures, ouvriers, employés, qui pour se loger, se replient de plus en plus à l’intérieur des terres. Ils vivent doublement difficilement la situation nationale compliquée et la situation locale encore plus difficile. Ce sont des populations qui aujourd’hui ont du mal à joindre les deux bouts notamment avec cette hausse du foncier. Il y a une amertume de ne plus pouvoir se loger dans le village du Roussillon où on a grandi et de devoir s’installer au-delà d’Ille-sur-Têt, parfois après Prades. C’est la double peine : c’est loin et ça coûte cher car le prix du pétrole explose. Le vote RN va prospérer et s’enraciner si les conditions économiques perdurent. On est là sur une clientèle électorale que l’on retrouve dans le Nord-Pas-de-Calais. Des classes moyennes inférieures qui ont toujours ce souhait fort d’accéder à la propriété. Elles pouvaient par le passé voter à gauche, plutôt PS, et elles ne sont pas forcément passées par Macron ou la droite traditionnelle avant de basculer sur un vote RN. On remarque aussi que ces populations se sont aussi beaucoup abstenues. Cette dynamique économique et foncière, on la retrouve également dans l’Aude et dans l’Hérault avec toujours cette pression forte pour les employés et ouvriers.Cela a débuté sur le littoral et plus récemment avec les nouvelles restrictions limitant les constructions afin de préserver l’environnement, l’agriculture et les zones inondables. On a une raréfaction très forte du foncier. Mais dans le même temps, la demande continue d’augmenter avec 3 000 nouveaux arrivants tous les ans sur la plaine du Roussillon avec un tiers de retraité à peu près et avec des moyens plus élevés. Il y a une mise en concurrence du foncier, c’est d’autant plus clair dans le pavillonnaire, avec des gens qui ont les moyens, souvent extérieurs au département et plus âgés, puis les jeunes d’ici, des villages et aux revenus modestes, qui ont du mal à acheter et qui se reporte très loin sur la plaine

Cela créait des tensions et un système autour du foncier assez malsain avec cette obsession du pavillonnaire qui n’est pourtant plus possible pour qui ce soit. Il y a de la détresse et un sentiment d’abandon avec un vote de contestation qui de plus en plus devient un vote d’adhésion. Le contexte de pauvreté joue ici beaucoup avec cette part de représentation très forte de l’assistanat stigmatisant certaines catégories de la population.

 

Nicolas Lebourg : Tout à fait : conservons notre jeu de comparaison entre les meilleures et pires circonscriptions pour le vote Marine Le Pen, et comparons la 2e circonscription où Anaïs Sabatini a réussi à rassembler plus de 61% des électeurs aux 20 pires circonscriptions pour Marine Le Pen : dans la deuxième, on dépend quasiment deux fois plus de la voiture pour aller travailler, de même il y a beaucoup plus d’habitants qui n’ont pas sur leur commune de résidence accès à une pharmacie, ou un médecin. Ils peuvent plus difficilement se reconvertir professionnellement aux nouveaux emplois : le taux de bac +5 est trois fois plus faible que dans les territoires les moins lepénistes. Enfin, élément essentiel : c’est aussi un territoire inégalitaire : les classes populaires y représentent plus de 50% de la population contre 40% nationalement, tandis que les classes aisées ne représentent que la moitié de leur taux national. L’idée donc qu’on est un brave travailleur pris entre des "profiteurs d’en haut" (des élites, des riches) et des "profiteurs d’en bas", le discours sur l’assistanat des immigrés, peut plus aisément résonner.

À Perpignan, même avec quatre députées élues le 19 juin, ses scores électoraux sont bien moins bons que dans la dizaine de villes gérées par le RN ? 

David Giband : On a l’impression effectivement que le vote RN à Perpignan a atteint un seuil et s’est stabilisé. Sa marge de progression reste plus limitée. Dans la ville centre, le vote RN est un croissant nord-sud, avec les quartiers pavillonnaires périphériques alors que le bloc macroniste-libéral se trouve plutôt du côté de l’est et les quartiers résidentiels où on retrouve les catégories socioprofessionnelles plus aisées (Platanes, Mas Llaro). Enfin, on est devant une percée de la Nupes-France insoumise dans le centre-ville et les quartiers populaires (bas-Vernet est et ouest). C’est une image différente de celle que l’on avait vue lors des municipales 2020. Dans Perpignan, les marges de manœuvre restent maintenant faibles. Plus surprenant, il y a des quartiers résidentiels où on retrouve les catégories socioprofessionnelles plus aisées et qui avaient fait basculer la Ville du côté de Louis Aliot, là, elles ne veulent pas voter pour Marine Le Pen et ses candidats aux législatives. C’est un choix stratégique et pas d’adhésion. Il y a une nette différence entre un choix stratégique de ces catégories sociales supérieures (médecin, chef d’entreprise, professions libérales, cadres supérieurs) qui vont voter libéral dès lors que ce sont des enjeux nationaux mais localement vont privilégier une image d’un RN bon gestionnaire.

Nicolas Lebourg : Très clairement on a eu affaire nationalement à un vote de classe : au premier tour, 34% des cadres ont voté Macron et 14% Le Pen, tandis que les ouvriers ont voté à 17% Macron et 35% Le Pen. Dans une ville comme la nôtre cela favorise le vote lepéniste. Mais dans les secteurs plus aisés de la ville l’aliotisme n’est effectivement toujours pas un marinisme, on le voit au mas LLaro où Eric Zemmour fait le double de son score national. Les conceptions économiques et sociales de Marine Le Pen et le doute sur sa présidentialité restent des repoussoirs pour des gens qui ont voté Aliot aux municipales. On comprend que sur les tracts des législatives, le parti ait choisi d’encadrer les candidats à la fois par Marine Le Pen et Louis Aliot : l’une est une vitrine pour les catégories populaires, l’autre rassure les catégories plus intégrées.

Vous qualifiez Louis Aliot de maire attentiste. Mais n'est-ce pas la suite logique de sa volonté de normalisation ?

David Giband : C’est pour le moment un maire attentiste, prudent, qui sait qu’on l’attend au tournant, notamment l’État et les autres collectivités territoriales. Mais c'est surtout une personnalité politique qui veut montrer qu’il est un bon gestionnaire. Son équipe, pour la plupart, est sans aucune expérience de mandat politique. Il ne faut aussi oublier la dimension stratégique. Attendait-il la fin des élections pour lancer des projets plus structurés ? C'est une hypothèse. 

Nicolas Lebourg : Il est aussi dans une situation subtile puisqu’il n’avait pas fait mystère qu’il souhaitait succéder à Marine Le Pen à la tête de son parti si d’aventure celle-ci se retirait après la présidentielle de 2022. Il lui fallait donc agir à la fois en tant que maire, ce qui privilégie le pragmatisme, et en tant que candidat à une potentielle élection interne à son parti, ce qui dans tous les partis favorise les candidats ayant une position dogmatique (et Jordan Bardella, son principal concurrent, n’a pas lui de mandat local mais européen, donc peut se présenter à l’élection interne sur une ligne plus identitaire). Forcément, c’est une position d’équilibriste.

La "start-up nation" dans un tissu où tout manque, cela ne colle pas

Quelles sont les raisons des échecs électoraux d'Emmanuel Macron et des candidats Ensemble sur le département ?

David Giband : Il y a plusieurs éléments interreliés. Il y a un problème de positionnement de l’État que beaucoup considèrent comme pas suffisamment présent. Le chaînon manquant de la LGV, le mal développement, etc.... Ce sont aussi des régions qui attirent essentiellement les pauvres et les précaires avec du coup des tensions sociales énormes. Les départements qui financent le RSA sont mis à rude épreuve, les écoles connaissent de graves difficultés avec une paupérisation du public scolaire dans les Pyrénées-Orientales, dans l’Aude et l’Hérault. Des évitements de carte scolaire vers le privé avec des sociétés qui se fracturent. On est aussi devant un démantèlement des services publics dans les zones périurbaines. C’est très marqué à Prades. Sur tout cela, le discours macroniste ne percute pas, la "start-up nation" dans un tissu où tout manque, cela ne colle pas. Il y a cinq ans, il y avait l’effet de nouveauté, qui s’est poursuivi ici dans une volonté de dégagisme. Depuis, il y a eu les Gilets jaunes, particulièrement importants ici, avec beaucoup de sympathie et la mobilisation antivax très importante sur tout l’ancien Languedoc-Roussillon. Dans le même temps, tous les indicateurs économiques ont continué à se dégrader. 

La Nupes et LFI perdent également les élections mais avec des résultats marquants sur certains territoires ? 

David Giband : En plus des votes dans les quartiers populaires, on constate une poussée de la gauche dans des quartiers péri centraux (Remparts, Lunette, Las Cobas, Champ-de-Mars) avec un vote contestataire Nupes-LFI qui s’installe. À la différence du RN, il n’y a pas de figure locale qui pourrait porter cela car les socialistes locaux n’étaient pas dans la Nupes. Ce n’est pas nouveau mais le manque de leadership risque de les freiner. Les fortes poussées de la Nupes, on les constate dans des secteurs, comme dans l’Aude, où il y a anciennement des mouvements de néoruraux. Un retour à la terre, la recherche du bien-être, avec des bastions très clairs pour la Nupes, même si démographiquement, cela ne représente pas beaucoup d’électeurs. Ce sont des lieux où on retrouvait également beaucoup d’antivax (Mosset, la haute vallée de l’Aude autour de Quillan). Ce sont des secteurs qui ont été en forte dépopulation puis progressivement repeuplés par des vagues de néoruraux qui continuent aujourd’hui, à bas bruit depuis les années 70-80, à s’installer dans ces zones en reprenant les activités agricoles et artisanales et en construisant un écosystème alternatif, pas forcément visible, mais qui se voit dans les urnes.

Nicolas Lebourg : C’est vrai que la gauche est identifiée au niveau départemental et régional mais a peiné à avoir des figures installant un ton, un style dans les législatives. Là où elle s’en sort bien c’est dans la troisième, avec Nathalie Cullel, sans doute d’une part par l’absence d’une candidature concurrente de centre gauche, d’autre part peut-être par son profil (elle a été Gilet jaune, mouvement qui fut important dans le département mais qui n’a pas trouvé de débouché autonome : là elle permettait de faire la jonction entre gauche « classique » et ce mouvement social protéiforme).

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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 10:59
Le maire de Perpignan au Serrat et sur le site de Ruscino.
Le maire de Perpignan au Serrat et sur le site de Ruscino.
Le maire de Perpignan au Serrat et sur le site de Ruscino.

Le maire de Perpignan au Serrat et sur le site de Ruscino.

Polémique : 

        • Disney catalan ? Cataland ? Puy du Fou perpignanais..?

 

        • Le prix du faux

 

Ce projet pourrait devenir une création culturelle, économique, capable de donner une image positive et nationale à Perpignan. Le tourisme, l'économie locale en profiteraient. Cependant, il faut de l'argent, un lieu immense, pour les accès et les parkings, préservant la nature et le patrimoine. Surtout il faut un projet scientifique, non motivé seulement par le désir d'animer ou de plaire : un consortium de spécialistes des sciences humaines (histoire, littérature, archéologie...) est à réunir, payé par des mécènes et entreprises privées, pour que le projet soit crédible.

S'ils acceptent, la perspective pour la ville est ambitieuse, mais voudront-ils être les complices d'une ville d'extrême-droite. En effet, L. Aliot est conscient que cette étiquette le freine dans ses travaux et la représentation que les citoyens se font de lui. Il avait réussi à gommer son appartenance au RN pendant la campagne municipale; redevenu porte-parole de M. Le Pen pendant la présidentielle, il a effectué un retour vers la "diabolisation".

JPB

    •  

       Le Fort du Serrat d'en Vaquer est situé au sud-ouest de Perpignan, sur la colline la plus haute de la plaine du Roussillon, à proximité de l'aqueduc des Arcades datant du XIVe siècle.

  Sur ce site qu’un projet de grande envergure est à l’étude… Propriété de la Ville de Perpignan, est-ce un lieu propice pour implanter un espace historico-ludique.. ???

 

  • Un Cataland au cœur du patrimoine historique ? Un petit Puy-du-fou aux portes de Perpignan : quelle folie !

Fou Aliot, le maire de Perpi.. ??? Foufou, le Loulou, qui veut donner du pain, des jeux et un peu d’histoire (laquelle ? le récit arrangé, national, des vainqueurs, sans conseil scientifique. ? une Histoire à la zemmourienne.. ?), dans une zone de circulation intense (route d’Espagne), sans parking important ni artères spacieuses, et tout proche d’un hypermarché.. ?

 

On pensait au départ à Château Roussillon, près du musée fantomatique qui recèle les vertiges de l’origine de Perpignan, mais là aussi, lieu historique, d’explorations archéologiques, quartier résidentiel et bourgeois, situé lui aussi près d’un hypermarché et d’une route de Canet étroite et dangereuse.. !!!

 

IL FAUDRA RECHERCHER AILLEURS, PLUS LOIN du centre et ne pas mettre panes et circences au cœur d’un espace patrimonial… Il faut des accès faciles, de l’espace, de l’espace !

 

De même pour la création d’une « Casa Païral », sorte de musée du patrimoine et des traditions du pays catalan, il faut soit acheter une belle demeure centrale avec la proximité d’un grand parcage, soit créer de toute pièce un musée à l’extérieur de la ville, près d’une sortie d’autoroute, par exemple…

 

JPB (28 avril 2022)

Un parc à thèmes au Serrat ..?


Ce que l'on nomme Serrat d'En Vaquer, à Perpignan, est un secteur géographique bien délimité au Sud de la ville qui se compose de la plus haute colline de la plaine du Roussillon. De nos jours l'hypermarché Auchan s'est construit à ses pieds. Le lieu est connu pour deux raisons bien distinctes : C'est un site paléontologique d'envergure international et un fort du XIXe siècle. L'un est d'ailleurs lié à l'autre puisque c'est en construisant le fort que le site archéologique a été découvert.

Pour y aller, soit vous vous garer sur le parking d'Auchan et vous monter à pieds la colline (Le départ est marqué par de gros amas de pierres sous des grillages), soit vous arrivez en voiture par l'arrière du Serrat, par la route normale. Vous arrivez alors par l'entrée du fort, vous pouvez vous garer le long de la route sans danger.

 Un Serrat, c'est une colline allongée, le Serrat en question se voit bien de loin, c'est la colline nue qui sépare la grande surface Auchan du reste de la ville. L'expression d'En Vaquer signifie "de Mr Vaquer", en retrouve cette appellation fréquemment par ici. (La porte d'En Vestit, au centre ville, par exemple).

En arrivant sur place ce qui marque surtout c'est la vue. Elle est à 360° sur toute la ville de Perpignan, mais aussi sur la plaine du Roussillon (Au Sud), sur la Salanque (Au Nord), sur le Canigou (à l'Est) et jusqu'à la mer (à l'Ouest).

Ensuite vous pouvez être surpris par la présence de moutons : C'est en effet un site de pacage, l'été ! C'est assez curieux car on est quand même dans l'agglomération.

 

Le Serrat d'En Vaquer, site archéologique

C'est donc à la fin du XIXe siècle que ce site a été découvert. Il a pour caractéristique d'abriter de nombreux fossiles de l'ère du Pliocène (-4,5 à -3,5 millions d'années). Parmi les principaux, citons le singe, l'ours, le tigre à dents de sabre, le petit cheval, le lynx, le rhinocéros, l'éléphant à défense droite, etc. Mais la principale pièce archéologique est la tortue tropicale "Testudo Perpiniana", qui mesure 1,20 m de long et représente donc à ce titre la plus grande tortue n'ayant jamais existée sur Terre. Elle est actuellement exposée à la galerie de l'évolution, à Paris. Le Muséum d'histoire naturelle de Perpignan en possède un moulage.

Le Serrat d'En Vaquer, fort du XIXe siècle

Construit en 1885 dans le but de protéger la ville de Perpignan des troupes espagnoles, le fort du Serrat d'En Vaquer s'étend sur une superficie de 4 hectares. Il a un but purement défensif et en tant que tel a été construit principalement à titre de fort d'artillerie. Il est composé de 5 bastions enterrés tournés vers le Sud et d'un casernement tourné vers le Nord, ce qui est typique des fortifications "Seré de Rivière". Il n'a pas l'allure classique des forts du XIXe siècle puisque la totalité des bâtiments sont enterrés, formant des petites montagnes sur la colline pour un observateur venu du Sud. Seule la cheminée qui dépasse des bastions trahissent une présence humaine.

Le fort n'a jamais connu d'épisodes belliqueux, il a été déclassé suite à l'évolution de l'armement au XXe siècle et a été utilisé comme poudrière avant d'être définitivement racheté par la ville de Perpignan qui l'a transformé en parc public. De nos jours il est très agréable, surtout quand il faut beau. Il y a quelques tables de pique-niques et les enfants prendront un grand plaisir à se chercher dans cette zone labyrinthique sans réel danger.

*** 

Perpignan : Le Serrat d'en Vaquer pour un parc à thème catalan

Louis Aliot s’est rendu (août 2021) à Tolède, au Puy du Fou espagnol. L'occasion pour le maire de Perpignan de plancher sur son projet de parc à thème historique à Perpignan. Un site est privilégié : le Serrat d'en Vaquer. Reste à convaincre des investisseurs privés. 

 

"Ne l'appelez surtout pas Puy du Fou catalan". Louis Aliot a retenu la leçon. La marque Puy du Fou est jalousement protégée par Philippe de Villiers, son créateur, et ses équipes. Impossible de surfer sur l'immense réussite touristique et économique du parc à thème du pays des Chouans, le nom et la recette ne se partagent pas comme ça. Pensé dès 1978 par celui qui est alors sous-préfet de Vendée, Le Puy du Fou accueille plus de 2 millions de touristes par an et débute une expansion internationale.

Première étape Tolède, à une centaine de kilomètres de Madrid. En mars 2021, le Puy du Fou espagnol ouvrait sur une trentaine d'hectares pour un investissement de 183 millions d'euros. L'enveloppe finale est estimée à 242 millions à l'horizon 2028. L'histoire et le roman national espagnol y sont déclinés à la sauce Puy du Fou, du Calife de Cordoue, à la guerre d'Espagne, en passant par le Cid, les caravelles de Christophe Colomb et bien d'autres.

Louis Aliot découvrait ce Puy du Fou à l'espagnole ce vendredi 20 août. "En touriste", précise-t-il. Mais en touriste attentif. Le maire RN de Perpignan a fait de l'installation d'un parc à thème historique un de ses grands projets de campagne. "Ce parc à Tolède est une vraie réussite. Il est sorti assez rapidement de terre, trouve déjà son public et propose des spectacles de grande qualité. Il dynamise l'offre touristique du secteur et l'emploi. Cette visite m'a conforté dans mon ambition pour Perpignan".

 

S'il n'avance pas encore de calendrier précis -  "ce peut être calé avant la fin du mandat (2026)" - Louis Aliot assure déjà plancher sur un comité de pilotage en charge de la thématique. "L'histoire de la Catalogne et du Roussillon, des Romains à Ruscino, à la Retirada, à l'arrivée des Harkis et Pieds-noirs, en passant par les Rois de Majorque, l'histoire du drapeau catalan, le Traité des Pyrénées et d'autres moments de l'histoire de ce territoire. Mais aussi sa culture, ses produits, son agriculture, sa viticulture... Il y a un fort potentiel d'associations locales - les costumes catalans, le grenat, les trobadas médiévales, des coblas, les centres hippiques et d'autres - que nous voulons associer. Un parc de ce type peut aussi enrichir l'offre hôtelière de la ville".

 

Un site se dessine dans son esprit : le Serrat d'en Vaquer. "Ce serait idéal, près de la sortie autoroute Perpignan sud. Perpignan est au cœur d'un triangle Barcelone-Marseille-Toulouse où aucun projet de ce type n'existe. C'est plus d'une dizaine de millions de visiteurs potentiels. Avec par rapport à la Catalogne sud, une histoire souvent commune. C'est un vrai atout", milite le maire.

Reste le nerf de la guerre : le financement. Première certitude, la société Grand Parc du Puy du Fou, désormais dirigée par Nicolas de Villiers, ne veut pas investir sur un autre site français. Même si la mère de Philippe de Villiers a des attaches catalanes, elle mise, pour le moment, uniquement sur une expansion à l'international. "Ni la Ville ni aucune collectivité locale n'a les moyens de porter un tel projet financièrement. Il faut séduire des investisseurs privés", prévient Louis Aliot … © L’Indépendant Publié le 24/08/2021 

- - -

Dans un livre paru le 24 mars, “Le Puy du Faux”, quatre historiens documentent les petits arrangements du parc d’attractions vendéen avec l’Histoire au profit d’un discours réactionnaire repris par l’extrême droite. Laquelle réagit avec une violence révélatrice.

 

« L’histoire n’attend que vous », clame le slogan du Puy du Fou. Oui, mais quelle histoire ? Des chercheurs (Michel Vovelle, Jean-Clément Martin…) avaient déjà critiqué son traitement de la Révolution française et sa mise en avant d’un prétendu « génocide vendéen ». Cette fois, les presque deux millénaires évoqués dans le parc d’attractions sont passés au crible par une antiquisante (Pauline Ducret), un médiéviste (Florian Besson), un moderniste (Guillaume Lancereau) et une contemporanéiste (Mathilde Larrère). Ils ont non seulement vu les représentations mais aussi fréquenté les restaurants, scruté les livres et les objets vendus dans les boutiques, lu les « livrets pédagogiques » et l’autobiographie de Philippe de Villiers, créateur du parc et auteur de tous les spectacles. L’enjeu est de taille : le Puy du Fou accueille plus de deux millions de visiteurs par an et s’adresse explicitement aux scolaires.

Une France éternellement catholique et royaliste

« Des étoiles plein les yeux et le cerveau qui bugue », résument les auteurs. Éblouis par des spectacles grandioses, ils n’en relèvent pas moins quantité d’erreurs, d’anachronismes, d’approximations, de contre-vérités. Mais le véritable problème réside dans l’idéologie sous-jacente qui irrigue tous les siècles traversés. Le passé est fantasmé comme « une période plus simple et plus vraie », note Florian Besson, baigné d’« un nationalisme qui chante la grandeur de la France ». Une France éternelle jamais plus belle que dans le catholicisme et la royauté. Bref, explique Mathilde Larrère, le Puy du Fou délivre « un discours anti-universaliste, antirépublicain, anti-égalitaire, xénophobe, qui masque les dominations de classe et de genre ».

Les auteurs violemment attaqués

« Propagande woke », « gauchistes », « fils de p… marxiste », « extrémistes »… Depuis la parution du livre, les quatre historiens sont sur les réseaux sociaux accablés d’insultes, voire de menaces de mort (on promet le « bûcher » aux autrices et le « pal » aux auteurs). Sur RMC, Les grandes gueules les situent dans « la mouvance de la “cancel culture” ». Les médias d’extrême droite s’en mêlent, CNews en tête. Mathieu Bock-Côté, le remplaçant d’Éric Zemmour, dénonce « un livre d’une médiocrité épouvantable »commis par « des commissaires politiques qui se font passer pour des historiens » et emploient « les poncifs habituels du politiquement correct » comme la « théorie du genre ». L’éditrice Hélène de Virieu se dit « sidérée par la violence des attaques », d’autant plus qu’elles relèvent du procès d’intention et ne reposent sur aucune remise en cause de la solidité des arguments développés par les chercheurs.

Cette (fausse) polémique illustre en tout cas combien il est dérangeant – et vital – de réfuter le roman national promu par l’extrême droite.

 
Le Puy du Faux. Enquête sur un parc qui déforme l’histoire, éd. Les Arènes, 208 p., 18 €.

Samuel Gontier, le 06/04/22

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25 avril 2022 1 25 /04 /avril /2022 09:48
MACRON gagne PERPIGNAN
MACRON gagne PERPIGNAN

MACRON gagne PERPIGNAN

 

Dans l'océan populiste, raciste, fasciste...du département des P.O., Pyrénées totalement désorientées, où Le Pen est largement en tête, la préfecture du 66 sauve l'honneur en portant Macron à 52 %. 

 

Seule la ville "catalane" (?) capitale d'un département nostalgique de Vichy, des colonies, de l'Algérie, d'un pays sans Europe et sans marché commun, donne l'image de la République.


 

L'action du maire, depuis deux ans, fut donc bénéfique : L. Aliot a réussi à contenir le mécontentement, la pauvreté, la xénophobe, le mépris des élites, autant de maux qui font pencher nos compatriotes vers l'extrême-droite...

 

Le porte-parole de Marine a trahi son parti et son intervention au débat d'Antenne 2, hier soir, a été des plus discrets... Loulou lorgne-t-il vers un ministère, le loup se métamorphosant tout-à-fait en agneau..?

bêêêêê !!!

 

JPB

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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 10:52
Identité de L. Aliot - 1. Le Perpignanais, le Républicain, le maire, gestionnaire : la programmation (plan de mandat)
Identité de L. Aliot - 1. Le Perpignanais, le Républicain, le maire, gestionnaire : la programmation (plan de mandat)

Identité de L. Aliot -

1. Le Perpignanais, le républicain, le maire, gestionnaire : la programmation (plan de mandat) : dans le bi-mestriel n°9 de la ville, le maire rayonne en page deux, dans un édito où il écrit : "Chacun de nous doit retrouver la fierté d'être perpignanais !"

Le magazine est fort bien fait, avec ses rubriques (sécurité, par exemple, où se voit l'idéologie RN, mais l'esprit "républicain" est affirmé en pages 22, 24 et 25...

Le but est de rendre la ville plus désirable: comment attirer public et entreprises..? En, louable idée pour faire participer les citoyens un questionnaire renvoyer à la mairie (mais il faudrait aussi des référendums d'initiative populaire, des commissions extra-municipales, des réunions avec les conseillers municipaux sur des sujets précis...)

Etrangement la CULTURE n'est pas abordée dans ce magazine..!! 

J.P.Bonnel

 

A suivre :   2. L’identité d’extrême-droite -   3.Le postfasciste

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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