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17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 14:10
Librairie Torcatis : Rachel Khan, Eric Dupuis - SASL le 19 août à Perpignan -  Cinémaginaire estival -
Librairie Torcatis : Rachel Khan, Eric Dupuis - SASL le 19 août à Perpignan -  Cinémaginaire estival -
Librairie Torcatis : Rachel Khan, Eric Dupuis - SASL le 19 août à Perpignan -  Cinémaginaire estival -
Librairie Torcatis : Rachel Khan, Eric Dupuis - SASL le 19 août à Perpignan -  Cinémaginaire estival -
Librairie Torcatis : Rachel Khan, Eric Dupuis - SASL le 19 août à Perpignan -  Cinémaginaire estival -
 

www.librairietorcatis.com
JUILLET-AOÛT 2022

 

 

 

Jeudi 18 Août
à 18h30
à l'Hôtel Pams

Rencontre
et signature
avec


RACHEL KHAN

autour de ses ouvrages

"Racée"
et
"Une partie de campagne"

 

 

 
 

Samedi 20 août
de 10h à 12h30

Signature
de 
Eric Dupuis

Prix Méditerranée Roussillon
pour son roman 
"Apaches"
paru aux Presses du Midi

 

 

www.librairietorcatis.com
en continu sur notre site internet

Les horaires de la librairie TORCATIS 10 rue Mailly à Perpignan

Le Lundi de 10h à 19h
Du Mardi au Samedi de 9h30 à 19h

 

 

 

La lettre de Cinémaginaire  n° 221 – 17 août 2022

Cinémaginaire réseau cinéma en Pyrénées Orientales / diffusion, éducation, festivals, création, formation 

              

Partager un film ensemble, devant un grand écran et dans la bonne humeur, c’est quand même autre chose que tout seul devant un petit écran de télévision ! Tous les lieux de cinéma du réseau Cinémaginaire dans les Pyrénées Orientales, vous proposent un grand choix de séances de cinéma dans le respect des mesures sanitaires en vigueur, et avec le sourire …

 

Voir et télécharger le programme en cours, avec toutes les projections

et toutes les animations proposées jusqu’au 30 août 2022 :

<https://www.cinemaginaire.org/images/pdf/progA.pdf>

 

Infos estivales : 

  • Tous les lieux de vie cinéma du réseau Cinémaginaire sont en activité cet été, en salle et aussi en plein air !
  • Le Cinéma sous les étoiles (projection en plein air à la fraiche, grand écran, projection numérique professionnelle, tous les grands films de l’été) est de retour dans plusieurs sites du département des Pyrénées Orientales pendant tout l’été 2022 !
  • Les séances en plein air battent leur plein ! Pour ne rien manquer de cette actualité, abonnez-vous à la page Facebook : Cinémaginaire - Cinéma Sous les Etoiles

 

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 

 

Pour donner un petit coup de pouce à Cinémaginaire, lire cette lettre et la faire suivre aux amis  !
Pour se désabonner de cette lettre, répondre "NON" à ce mail

Découvrir toutes les actions de Cinémaginaire : <
http://www.cinemaginaire.org

 

Cinémaginaire
réseau cinéma de proximité en Pyrénées Orientales

 contact@cinemaginaire.org  /   www.cinemaginaire.org

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17 juillet 2022 7 17 /07 /juillet /2022 11:03
logo du Centre départemental de Mémoires   des Pyrénées-Orientales

logo du Centre départemental de Mémoires  des Pyrénées-Orientales



6 juillet 2022 – 18h30-20h – Musiques et danses du Virreinato del Perú au XVIIIe siècle (conférence dansée). Teresita Campana, chorégraphe et historienne de la danse / Centro Espagnol, 26 rue Jeanne d'Arc, Perpignan.

 

 

26 juillet 2022 – 17h-18h  Légendes et mystères des Pyrénées-OrientalesChristian Doumergue, historien de l'art et de la littérature Hôtel Pams, 18 rue Émile-Zola, Perpignan.

 

3 août 2022 – Après-midi à Ille-sur-Tet :

Ille et le Roussillon à l'époque romantique (parcours théâtralisé et guidé dans le Vieil Ille). Laurent Fonquernie, Clarisse Requena et Alain Sanchez – Départ place del Ram, 16h30-17h30.  

Mérimée et Ille à la lueur des dernières découvertes.  Clarisse Requena, docteur ès lettres – Maison du Comte, rue du Comte, 18h-18h35.

Après-midi organisé en partenariat avec l'association Ensemble aux Yeux de Tous, la mairie d'Ille-sur-Tet et l'association le Temps du Costume Roussillonnais.

 

19 août 2022 – 17h-18h – La Société Agricole, scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales, une sentinelle dans la lutte contre le phylloxéra : la politisation de la submersion des vignes en Roussillon (1871-1885). Quentin Sintès, diplômé de master / CDM66*

 

15 septembre 2022  17h-18h – Les effets de la concentration dans le monde de l'imprimerie (édition, presse, librairie) en FranceJean-Yves Mollier, professeur d'Université / Hôtel Pams, 18 rue Émile-Zola, Perpignan

 

24 septembre 2022 – 18h-19h – L'hôpital des pauvres de la cité d'Elne au XVIIIe siècleThomas Marchal, doctorant en histoire / Espace Gavroche, 13 boulevard Voltaire, Elne.

 

7 octobre 2022 – 17h-18h – Henri Ey (1900-1977), médecin psychiatre et philosophe. Un humaniste catalan dans le siècle et dans l'histoireDr. Robert-Michel Palem, médecin psychiatre / CDM66*

 

15 octobre 2022 - Journée découverte Panissars-Bellegarde :

Panissars avec Georges Castellvi, archéologue. - Rendez-vous sur le parking de Panissars, 9 h 30-11 h30. 

Fort de Bellegarde avec le colonel Frédéric Guerrero. 13h30-15h30.

Après-midi organisée en partenariat avec le Centre Départemental de Mémoire des Pyrénées-Orientales et la mairie du Perthus.

 

28 octobre 2022 – 17h-18h – Claude Simon et André Vick-Mengus : matière photographique et affinités primitivistesLaura Laborie, chercheuse en littérature et plasticienne / CDM66*.

 

9 décembre 2022 – 17h-18h – La manipulation de la presse de province sous l'Occupation. Gérard Bonet, docteur en histoire / CDM66*.

 

23 décembre 2022 – Noël de la SASL - Après-midi à Sant Vicens (Domaine de Sant Vicens, Perpignan) :  

Visite guidée et présentation des créations actuelles.  Claire Bauby, céramiste  18h-19h.

Le Pessebre de Sant Vicens (conférence). Enric Benavent Vallès, professeur d’Université – 19h-20h.

 

13 janvier 2023 – 17h-18h – La colonie minière de la Pinosa, une nouvelle vie pour un site multi-patrimonial. Charlotte Besombes, chargée de mission au Syndicat mixte Canigó Grand Site (SMCGS) et Daniel Baux, maire de La Bastide et vice-président du SMCGS / CDM66*.

 

27 janvier 2023 – 17h-18h – Francisco Vilar. Un notari ceretà al cor del segle XVII, entre guerra, pesta, immigració, problemes socioeconòmics…. com avui ! (conférence en catalan). Joan Peytaví Deixona, professeur d'Université / CDM66*.

 

10 février 2023 – 17h-18h – La porte du Jardin botanique de l'Université de Perpignan par Antoine Genton (1767). Un document iconographique inédit.  Jérôme Montcouquiol, historien de l'art / CDM66*

 

10 mars 2023 – 17h-18h – Les terroirs viticoles du Roussillon : une approche géographique. Jean-Michel Carozza, professeur d'Université / CDM66*.

 

21 avril 2023 – 17h-18h – L'ARN messager, de l'hypothèse jusqu’aux vaccins. Michel Delseny, membre de l'Académie des Sciences / CDM66*.

 

26 mai 2023 – 17h-18h – Homenatge a Renada Laura Portet, lingüista, novel·lista i poeta, secretària general de la SASL (+2021) (conférence en catalan).Pere Manzanares, pédagogue, fondateur des associations « La Bressola » et « Arrels » / CDM66*.

 

16 juin 2023 – 17h-18h – Autour de quelques contrats inédits d'orfèvrerie perpignanaiseGuillem Dalmau, doctorant en histoire / CDM66*.

 

 

Octobre-novembre 2022 : Journées d’études de la SASL

En hommage à Anny de Pous – Architecture castrale et vernaculaire, pastoralisme et vie rurale – Conflent, Fenouillèdes, Cerdagne

Programme à paraître prochainement

 

 

* CDM66 : conférences tenues au :

 

Centre départemental de Mémoires 

des Pyrénées-Orientales

Caserne Gallieni

4 rue de l’Académie

66000 PERPIGNAN

 

Partenaire de la SASL

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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 10:59
Le maire de Perpignan au Serrat et sur le site de Ruscino.
Le maire de Perpignan au Serrat et sur le site de Ruscino.
Le maire de Perpignan au Serrat et sur le site de Ruscino.

Le maire de Perpignan au Serrat et sur le site de Ruscino.

Polémique : 

        • Disney catalan ? Cataland ? Puy du Fou perpignanais..?

 

        • Le prix du faux

 

Ce projet pourrait devenir une création culturelle, économique, capable de donner une image positive et nationale à Perpignan. Le tourisme, l'économie locale en profiteraient. Cependant, il faut de l'argent, un lieu immense, pour les accès et les parkings, préservant la nature et le patrimoine. Surtout il faut un projet scientifique, non motivé seulement par le désir d'animer ou de plaire : un consortium de spécialistes des sciences humaines (histoire, littérature, archéologie...) est à réunir, payé par des mécènes et entreprises privées, pour que le projet soit crédible.

S'ils acceptent, la perspective pour la ville est ambitieuse, mais voudront-ils être les complices d'une ville d'extrême-droite. En effet, L. Aliot est conscient que cette étiquette le freine dans ses travaux et la représentation que les citoyens se font de lui. Il avait réussi à gommer son appartenance au RN pendant la campagne municipale; redevenu porte-parole de M. Le Pen pendant la présidentielle, il a effectué un retour vers la "diabolisation".

JPB

    •  

       Le Fort du Serrat d'en Vaquer est situé au sud-ouest de Perpignan, sur la colline la plus haute de la plaine du Roussillon, à proximité de l'aqueduc des Arcades datant du XIVe siècle.

  Sur ce site qu’un projet de grande envergure est à l’étude… Propriété de la Ville de Perpignan, est-ce un lieu propice pour implanter un espace historico-ludique.. ???

 

  • Un Cataland au cœur du patrimoine historique ? Un petit Puy-du-fou aux portes de Perpignan : quelle folie !

Fou Aliot, le maire de Perpi.. ??? Foufou, le Loulou, qui veut donner du pain, des jeux et un peu d’histoire (laquelle ? le récit arrangé, national, des vainqueurs, sans conseil scientifique. ? une Histoire à la zemmourienne.. ?), dans une zone de circulation intense (route d’Espagne), sans parking important ni artères spacieuses, et tout proche d’un hypermarché.. ?

 

On pensait au départ à Château Roussillon, près du musée fantomatique qui recèle les vertiges de l’origine de Perpignan, mais là aussi, lieu historique, d’explorations archéologiques, quartier résidentiel et bourgeois, situé lui aussi près d’un hypermarché et d’une route de Canet étroite et dangereuse.. !!!

 

IL FAUDRA RECHERCHER AILLEURS, PLUS LOIN du centre et ne pas mettre panes et circences au cœur d’un espace patrimonial… Il faut des accès faciles, de l’espace, de l’espace !

 

De même pour la création d’une « Casa Païral », sorte de musée du patrimoine et des traditions du pays catalan, il faut soit acheter une belle demeure centrale avec la proximité d’un grand parcage, soit créer de toute pièce un musée à l’extérieur de la ville, près d’une sortie d’autoroute, par exemple…

 

JPB (28 avril 2022)

Un parc à thèmes au Serrat ..?


Ce que l'on nomme Serrat d'En Vaquer, à Perpignan, est un secteur géographique bien délimité au Sud de la ville qui se compose de la plus haute colline de la plaine du Roussillon. De nos jours l'hypermarché Auchan s'est construit à ses pieds. Le lieu est connu pour deux raisons bien distinctes : C'est un site paléontologique d'envergure international et un fort du XIXe siècle. L'un est d'ailleurs lié à l'autre puisque c'est en construisant le fort que le site archéologique a été découvert.

Pour y aller, soit vous vous garer sur le parking d'Auchan et vous monter à pieds la colline (Le départ est marqué par de gros amas de pierres sous des grillages), soit vous arrivez en voiture par l'arrière du Serrat, par la route normale. Vous arrivez alors par l'entrée du fort, vous pouvez vous garer le long de la route sans danger.

 Un Serrat, c'est une colline allongée, le Serrat en question se voit bien de loin, c'est la colline nue qui sépare la grande surface Auchan du reste de la ville. L'expression d'En Vaquer signifie "de Mr Vaquer", en retrouve cette appellation fréquemment par ici. (La porte d'En Vestit, au centre ville, par exemple).

En arrivant sur place ce qui marque surtout c'est la vue. Elle est à 360° sur toute la ville de Perpignan, mais aussi sur la plaine du Roussillon (Au Sud), sur la Salanque (Au Nord), sur le Canigou (à l'Est) et jusqu'à la mer (à l'Ouest).

Ensuite vous pouvez être surpris par la présence de moutons : C'est en effet un site de pacage, l'été ! C'est assez curieux car on est quand même dans l'agglomération.

 

Le Serrat d'En Vaquer, site archéologique

C'est donc à la fin du XIXe siècle que ce site a été découvert. Il a pour caractéristique d'abriter de nombreux fossiles de l'ère du Pliocène (-4,5 à -3,5 millions d'années). Parmi les principaux, citons le singe, l'ours, le tigre à dents de sabre, le petit cheval, le lynx, le rhinocéros, l'éléphant à défense droite, etc. Mais la principale pièce archéologique est la tortue tropicale "Testudo Perpiniana", qui mesure 1,20 m de long et représente donc à ce titre la plus grande tortue n'ayant jamais existée sur Terre. Elle est actuellement exposée à la galerie de l'évolution, à Paris. Le Muséum d'histoire naturelle de Perpignan en possède un moulage.

Le Serrat d'En Vaquer, fort du XIXe siècle

Construit en 1885 dans le but de protéger la ville de Perpignan des troupes espagnoles, le fort du Serrat d'En Vaquer s'étend sur une superficie de 4 hectares. Il a un but purement défensif et en tant que tel a été construit principalement à titre de fort d'artillerie. Il est composé de 5 bastions enterrés tournés vers le Sud et d'un casernement tourné vers le Nord, ce qui est typique des fortifications "Seré de Rivière". Il n'a pas l'allure classique des forts du XIXe siècle puisque la totalité des bâtiments sont enterrés, formant des petites montagnes sur la colline pour un observateur venu du Sud. Seule la cheminée qui dépasse des bastions trahissent une présence humaine.

Le fort n'a jamais connu d'épisodes belliqueux, il a été déclassé suite à l'évolution de l'armement au XXe siècle et a été utilisé comme poudrière avant d'être définitivement racheté par la ville de Perpignan qui l'a transformé en parc public. De nos jours il est très agréable, surtout quand il faut beau. Il y a quelques tables de pique-niques et les enfants prendront un grand plaisir à se chercher dans cette zone labyrinthique sans réel danger.

*** 

Perpignan : Le Serrat d'en Vaquer pour un parc à thème catalan

Louis Aliot s’est rendu (août 2021) à Tolède, au Puy du Fou espagnol. L'occasion pour le maire de Perpignan de plancher sur son projet de parc à thème historique à Perpignan. Un site est privilégié : le Serrat d'en Vaquer. Reste à convaincre des investisseurs privés. 

 

"Ne l'appelez surtout pas Puy du Fou catalan". Louis Aliot a retenu la leçon. La marque Puy du Fou est jalousement protégée par Philippe de Villiers, son créateur, et ses équipes. Impossible de surfer sur l'immense réussite touristique et économique du parc à thème du pays des Chouans, le nom et la recette ne se partagent pas comme ça. Pensé dès 1978 par celui qui est alors sous-préfet de Vendée, Le Puy du Fou accueille plus de 2 millions de touristes par an et débute une expansion internationale.

Première étape Tolède, à une centaine de kilomètres de Madrid. En mars 2021, le Puy du Fou espagnol ouvrait sur une trentaine d'hectares pour un investissement de 183 millions d'euros. L'enveloppe finale est estimée à 242 millions à l'horizon 2028. L'histoire et le roman national espagnol y sont déclinés à la sauce Puy du Fou, du Calife de Cordoue, à la guerre d'Espagne, en passant par le Cid, les caravelles de Christophe Colomb et bien d'autres.

Louis Aliot découvrait ce Puy du Fou à l'espagnole ce vendredi 20 août. "En touriste", précise-t-il. Mais en touriste attentif. Le maire RN de Perpignan a fait de l'installation d'un parc à thème historique un de ses grands projets de campagne. "Ce parc à Tolède est une vraie réussite. Il est sorti assez rapidement de terre, trouve déjà son public et propose des spectacles de grande qualité. Il dynamise l'offre touristique du secteur et l'emploi. Cette visite m'a conforté dans mon ambition pour Perpignan".

 

S'il n'avance pas encore de calendrier précis -  "ce peut être calé avant la fin du mandat (2026)" - Louis Aliot assure déjà plancher sur un comité de pilotage en charge de la thématique. "L'histoire de la Catalogne et du Roussillon, des Romains à Ruscino, à la Retirada, à l'arrivée des Harkis et Pieds-noirs, en passant par les Rois de Majorque, l'histoire du drapeau catalan, le Traité des Pyrénées et d'autres moments de l'histoire de ce territoire. Mais aussi sa culture, ses produits, son agriculture, sa viticulture... Il y a un fort potentiel d'associations locales - les costumes catalans, le grenat, les trobadas médiévales, des coblas, les centres hippiques et d'autres - que nous voulons associer. Un parc de ce type peut aussi enrichir l'offre hôtelière de la ville".

 

Un site se dessine dans son esprit : le Serrat d'en Vaquer. "Ce serait idéal, près de la sortie autoroute Perpignan sud. Perpignan est au cœur d'un triangle Barcelone-Marseille-Toulouse où aucun projet de ce type n'existe. C'est plus d'une dizaine de millions de visiteurs potentiels. Avec par rapport à la Catalogne sud, une histoire souvent commune. C'est un vrai atout", milite le maire.

Reste le nerf de la guerre : le financement. Première certitude, la société Grand Parc du Puy du Fou, désormais dirigée par Nicolas de Villiers, ne veut pas investir sur un autre site français. Même si la mère de Philippe de Villiers a des attaches catalanes, elle mise, pour le moment, uniquement sur une expansion à l'international. "Ni la Ville ni aucune collectivité locale n'a les moyens de porter un tel projet financièrement. Il faut séduire des investisseurs privés", prévient Louis Aliot … © L’Indépendant Publié le 24/08/2021 

- - -

Dans un livre paru le 24 mars, “Le Puy du Faux”, quatre historiens documentent les petits arrangements du parc d’attractions vendéen avec l’Histoire au profit d’un discours réactionnaire repris par l’extrême droite. Laquelle réagit avec une violence révélatrice.

 

« L’histoire n’attend que vous », clame le slogan du Puy du Fou. Oui, mais quelle histoire ? Des chercheurs (Michel Vovelle, Jean-Clément Martin…) avaient déjà critiqué son traitement de la Révolution française et sa mise en avant d’un prétendu « génocide vendéen ». Cette fois, les presque deux millénaires évoqués dans le parc d’attractions sont passés au crible par une antiquisante (Pauline Ducret), un médiéviste (Florian Besson), un moderniste (Guillaume Lancereau) et une contemporanéiste (Mathilde Larrère). Ils ont non seulement vu les représentations mais aussi fréquenté les restaurants, scruté les livres et les objets vendus dans les boutiques, lu les « livrets pédagogiques » et l’autobiographie de Philippe de Villiers, créateur du parc et auteur de tous les spectacles. L’enjeu est de taille : le Puy du Fou accueille plus de deux millions de visiteurs par an et s’adresse explicitement aux scolaires.

Une France éternellement catholique et royaliste

« Des étoiles plein les yeux et le cerveau qui bugue », résument les auteurs. Éblouis par des spectacles grandioses, ils n’en relèvent pas moins quantité d’erreurs, d’anachronismes, d’approximations, de contre-vérités. Mais le véritable problème réside dans l’idéologie sous-jacente qui irrigue tous les siècles traversés. Le passé est fantasmé comme « une période plus simple et plus vraie », note Florian Besson, baigné d’« un nationalisme qui chante la grandeur de la France ». Une France éternelle jamais plus belle que dans le catholicisme et la royauté. Bref, explique Mathilde Larrère, le Puy du Fou délivre « un discours anti-universaliste, antirépublicain, anti-égalitaire, xénophobe, qui masque les dominations de classe et de genre ».

Les auteurs violemment attaqués

« Propagande woke », « gauchistes », « fils de p… marxiste », « extrémistes »… Depuis la parution du livre, les quatre historiens sont sur les réseaux sociaux accablés d’insultes, voire de menaces de mort (on promet le « bûcher » aux autrices et le « pal » aux auteurs). Sur RMC, Les grandes gueules les situent dans « la mouvance de la “cancel culture” ». Les médias d’extrême droite s’en mêlent, CNews en tête. Mathieu Bock-Côté, le remplaçant d’Éric Zemmour, dénonce « un livre d’une médiocrité épouvantable »commis par « des commissaires politiques qui se font passer pour des historiens » et emploient « les poncifs habituels du politiquement correct » comme la « théorie du genre ». L’éditrice Hélène de Virieu se dit « sidérée par la violence des attaques », d’autant plus qu’elles relèvent du procès d’intention et ne reposent sur aucune remise en cause de la solidité des arguments développés par les chercheurs.

Cette (fausse) polémique illustre en tout cas combien il est dérangeant – et vital – de réfuter le roman national promu par l’extrême droite.

 
Le Puy du Faux. Enquête sur un parc qui déforme l’histoire, éd. Les Arènes, 208 p., 18 €.

Samuel Gontier, le 06/04/22

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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 09:42
La culture selon Macron (3) - Il a enfourché le tigre !
La culture selon Macron (3) - Il a enfourché le tigre !

Macron et la culture

 

Le débat d'hier soir (mercredi 20 avril 2022), policé et un peu ennuyeux, n'a pas abordé la thématique de la culture. Seul, E. Macron, en expliquant ses mesures pour l'éducation, a insisté sur la culture artistique à l'école.

 

Culture à l'école

 

Le thème n'est pas porteur ? N'intéresse pas les citoyens? Pourtant, le président entend aider les créateurs contemporains et M. Le Pen est plutôt attaché au patrimoine, aux "vieilles pierres inertes" comme l'écrit Michel Guerrin (1), ce qui est cohérent avec son idéologie qui célèbre les racines de la France, l'enracinement de la civilisation occidentale dans la chrétienté.

 

Il manque sans doute une grande vision d'ensemble pour la culture, un projet mobilisateur, un nouvel espace à consacrer à la création. Pour l'instant, la vision de Macron est l'Europe, et la paix. 

On ne peut cependant pas oublier les 14 milliards consacrés à la culture durant le confinement. 

 

On ne peut omettre que le budget du secteur culturel n'a cessé d'augmenter pendant la dernière mandature : 15% d'accroissement depuis 2017...

 

On ne peut gommer, sauf à être de mauvaise foi, l'instauration du "pass culture ", ou chèque de 500 euros, pour les jeunes (plus d'un million l'utilise). Trop consumériste, dit-on, car dépensé surtout pour des manges, des tickets de ciné ou des instruments de musique...mais les commerçants de ces biens de consommation culturels se réjouissent...

 

N'oublions pas non plus l'effort en direction du patrimoine: "redevenu un sujet central", avoue Stéphane Bern.

 

Ne passons pas sous silence la création, en 2020, du Centre national de la musique-, et des "Micro-Folies", musées numériques de proximité...

 

Le débat n'a pas permis d'informer les Français sur ces innovations ! Enfin retenons que l'action culturelle a aidé les créateurs, les acteurs du spectacle vivant, et a pérennisé le régime d'assurance-chômage des intermittents. Beaucoup de dépenses pour la "démocratisation culturelle",  une action publique, étatique, sans équivalent durant la crise sanitaire ! Les théâtres, cinémas...ont été fermés pendant cent jours en deux ans, mais ils ont été sauvé par ce sacré Macron qui a

Enfourché le tigre !!

 

J.P.Bonnel

(1) Chronique du journal Le Monde du 16 avril dernier. 

  • - - - -

 

 

 

  • Relevé dans la presse (La Croix) :
  •  
  •  
  • Emmanuel Macron

Le président sortant reconnaît en préambule de son programme: “Trop de citoyens n'ont pas accès à la culture”. Il propose dès lors de “créer un Pass Culture de 500 € pour tous les jeunes de 18 ans” et “d’ouvrir les bibliothèques le soir et le dimanche”.

Autre préoccupation d’Emmanuel Macron: “le rayonnement international de notre vie artistique s’essouffle”. Il prévoit d’”investir dans les industries créatives et culturelles françaises en créant un fonds d’investissement dédié de 200 millions d’euros.” Face à la concurrence des plateformes, le chef de l’Etat mise sur une autre stratégie que ses concurrents: “créer les conditions de l’émergence d’un “Netflix européen” exposant le meilleur du cinéma et des séries européennes”.

 

  • Marine Le Pen

Pas de section consacrée à la culture dans le programme de la candidate du Rassemblement National, mais un long livret, en revanche, sur la question du patrimoine. “Il tient une place majeure dans le programme de redressement moral du pays", explique Marine Le Pen, qui le juge aujourd’hui en péril.

Sa solution? D’abord un état des lieux - un livre blanc -, puis une “loi de programmation du patrimoine”. Le budget annuel pour l’entretien du patrimoine passerait de 330 millions d’euros à un milliard. Marine Le Pen souhaite aussi privatiser l’audiovisuel public.

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19 avril 2022 2 19 /04 /avril /2022 09:32
Photo : Emmanuel Macron, aux Matins de France Culture.• Crédits :  Christophe Abramowitz - Radio France
Photo : Emmanuel Macron, aux Matins de France Culture.• Crédits :  Christophe Abramowitz - Radio France
Photo : Emmanuel Macron, aux Matins de France Culture.• Crédits :  Christophe Abramowitz - Radio France

Photo : Emmanuel Macron, aux Matins de France Culture.• Crédits :  Christophe Abramowitz - Radio France

Macron et la Culture (2)

 

Après une campagne et un premier tour où la culture fut un parent pauvre, E.Macron enfourche le tigre et se rend à France Cul pour dresser un bilan. Il devait passer par cette radio, un des lieux de l'hégémonie culturelle de la gauche française. Il fallait contrebalancer cette hégémonie médiatique qui a placé au premier plan de l'actualité la renaissance de l'idéologie d'extrême-droite, avec Zemmour surtout et sa nostalgie du passé colonial et du régime de Vichy, avec son racisme et sa célébration de la civilisation judéo-chrétienne. 

 

Libérée du poids de Z. Le an peut se redialoliser pour attirer les réacs et racistes et surtout colorer sa campagne de thématiques originales et sulfureuses : le voile, se libérer de l'emprise européenne, etc... 

 

Macron devait rallier à lui les artistes, intellos, écrivains d'une gauche égarée, divisée, effacée : la radio culturelle est idoine pour capter l'attention des chercheurs, philosophes et des avant-gardes. Face au RN dont la culture se limite à la célébration des traditions, des fêtes locales, montrant l'enracinement du peuple dans un territoire et une temporalité précises (voir l'action culturelle des élus RN en Provence- Côte d'Azur, et l'exemple du Puy-du-Fou de De Villiers dont L. Aliot veut s'inspirer pour Perpignan), le candidat-président devait élever le débat et dire que la culture est diversité, respect des créations étrangères, recherche de soi et dialogue avec l'autre, tentative de sortir de sa condition pour atteindre, par la création, à un "anti-destin"...

 

Emmanuel M. tout en reconnaissant - comme nous tous- que la culture populaire est la fondation de l'architecture de l'Europe chrétienne, comme un enracinement et une identité, qui s'est nourrie des passages et conquêtes des autres peuples qui sont venus sur notre territoire, il  sait que la culture est une tension entre une culture populiste, d'une grande vitalité, incarnant une vitalité collective, et une culture élitiste, érudite, créatrice, dépassant les habitudes, le folklore, le chauvinisme de la tradition, le nationalisme d'un savoir qui se veut le centre du monde...

 

(Ainsi L. Aliot, maire de Perpignan, peu réceptif à la culture catalane, réitère le lieu commun de "Perpignan, centre du monde", alors que pour Dali, c'était la gare, permettant la diffusion et la vente de ses lèvres, qui constituait ce centre...)

 

LA CULTURE AUTHENTIQUE DOIT TROUVER UNE DIALECTIQUE permettant de dépasser les contradictions entre enracinement local (discours identitaire de l'extrême-droite) et l'aspiration universelle, ou du moins marche vers une unité et une solidarité européennes. On est encore ici confronté au "en même temps" de Macron, variation de la dialectique marxiste qui, par le débat et la lutte des classes, doit permettre de trouver une issue en s'emparant du meilleur de chaque opinion.

 

Le "en même temps", c'est la modestie d'une pensée qui se cherche et s'invente à chaque instant; ce doit être le respect de l'autre. C'est le contraire d'une idéologie fasciste ou stalinienne.

 

Aujourd'hui, face à la mort des grandes idéologies qui devaient faire le bonheur des hommes (socialisme, communisme, maoïsme...) et ont fait son malheur, face à la faillite de pensées qui se sont révélées criminelles (camps de déportation, goulag, déplacement des paysans en URSS, Chine, Corée... dictatures d'Amérique latine sans oublier les crimes du capitalisme : colonisations, tortures et expériences chimiques lors des guerres de décolonisation : Algérie, Vietnam...exploitation du Tiers-Monde...), nous assistons à un retour du populisme, de l'égoïsme, du nationalisme (Hongrie, mouvements néo-nazis...).

 

Si on ose dresser un bilan de l'action culturelle du gouvernement Macron, sous la baguette de Roselyne Bachelot -on a déjà oublié le nom des 2 autres ministres cultureux- on doit d'abord dire qu'aucun grand projet patrimonial (sauf la reconnaissance de Villers-Cotterets, berceau de la langue française) n'a été annoncé, même si l'accent a été mis sur le patrimoine grâce à un présentateur très médiatique...

 

Surtout, durant la crise du Covid, il faut rappeler la position calamiteuse de Castex and Co traitant la culture de "non-essentielle", même si cette erreur a été rectifiée et si les librairies et les éditeurs ont bénéficié de l'indemnisation généralisée des entreprises de l'hexagone.

 

 

J.P.Bonnel

19 avril 2022

à suivre... les aspects positifs.

 

 


MACRON

SUR

FRANCE-CULTURE

 

DIFFUSÉ LE 18/04/2022etieulture et les i

CONTACTER L'ÉMISSION

Emmanuel Macron, président de la République et candidat à sa réélection, est l'invité des Matins. Au micro de Guillaume Erner, il défend son bilan de politique culturelle et fait part de ses aspirations pour un futur mandat. Face à la radicalité du débat d'idées, il entend "bâtir des compromis".

 

À l’issue d’une campagne électorale au cours de laquelle les discussions au sujet des grands enjeux culturels et la vie des idées ont eu du mal à se faire entendre, Emmanuel Macron, président de la République et candidat à sa réélection, défend son bilan quinquennal et présente ses projets en matière de culture.

Comment le débat public a-t-il évolué depuis cinq ans ? Comment perçoit-il le renouveau des rapports de forces politiques en France ? La culture peut-elle contribuer à réduire les fractures sociales ? Quelle est sa vision de la culture et quels moyens l’Etat est-il prêt à lui consacrer ? Au cours de cet entretien, Emmanuel Macron a notamment précisé comment il compte réformer les institutions et s'est prononcé pour une consolidation de sa politique d'accès à la culture.

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Combattre la radicalité politique

Au sujet du climat social et politique, Emmanuel Macron observe que "de plus en plus de gens s'engagent pour des causes" et que le "rapport au politique se structure de manière de plus en plus émotionnelle". Cette situation est selon lui "extrêmement difficile à appréhender pour celles et ceux qui gouvernent" :

"Un projet politique n'est pas une agrégation de causes, c'est une vision de la société, une lecture de la société, de la nation, de la géopolitique. [...] On pense entre groupes fermés. Ce n'est pas comme ça qu'on construit du commun. Pourquoi ? Parce que vivre en société, travailler le commun, c'est bâtir en permanence des compromis, c'est décider d'un rythme d'évolution entre des injonctions qui peuvent être contraires."

A cet égard, Emmanuel Macron veut tirer un enseignement personnel et politique des résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Il présente sa voix comme celle de "l'extrême centre" :

"Les trois quarts des électeurs qui se sont exprimés pour trois projets. Un projet d'extrême droite (...) Un projet d'extrême gauche. (…) Et ce que je qualifierai comme un projet d'extrême centre, si on veut qualifier le mien, dans le champ central. Je trouve qu'il faut collectivement réfléchir, intellectuels d'un côté et responsables politiques de l'autre, à reconsidérer notre démocratie par rapport à cette relation à la radicalité, ce que j'appelle cette volonté de pureté. Parce qu'à la fin, on vit tous ensemble. (...) Ça suppose des compromis. La question, c'est comment on arrive à créer de l'adhésion, du respect, de la considération entre des citoyens qui peuvent penser très différemment, en leur montrant que ce n'est pas une trahison de leurs convictions profondes, mais que ce sont d'indispensables compromis qu'on trouve pour vivre en société."

Le mouvement des gilets jaunes et la colère sociale

Au sujet des violences policières qui ont notamment eu lieu dans le cadre des manifestations des gilets jaunes, Emmanuel Macron considère qu'on ne peut "légitimer une espèce de violence libérée, même dans le débat public" :

"Il y a eu un début du mouvement social des gilets jaunes, qui a dit quelque chose de la question sociale et qui continue à me préoccuper, et que j'ai essayé, avec le grand débat d'appréhender, j'y ai apporté des réponses. Je veux continuer là-dessus parce que c'est la question des classes moyennes et populaires et [celle] de pouvoir vivre de son travail dans une société où les inégalités s'installent."

L'écologie et le défi du changement climatique

Sur un sujet aussi crucial que l'environnement et la lutte contre le dérèglement climatique, notamment pour l'électorat jeune, Emmanuel Macron confesse "ne pas avoir suffisement pensé le rapport à la nature" :

"Une des choses sur lesquelles je me suis sans doute le plus transformé intellectuellement, c'est le rapport à la nature, c'est la pensée de l'écologie. Ce n'était pas quelque chose que j'avais suffisamment pensé. [...] Je ne dis pas que je suis au bout du chemin, mais sur ce sujet-là, j'ai beaucoup lu, j'ai essayé de beaucoup comprendre et de voir comment la pensée que je pouvais avoir de la société qui était la nôtre, de la nation, de notre aventure européenne, était compatible aussi avec cette pensée de la nature et des équilibres dans lesquels nous vivons."

Comment défendre les libertés académiques ?

Lors du quinquennat d'Emmanuel Macron, le débat d'idées a été occupé par un terme nouveau, largement controversé : "islamogauchisme". Tout en défendant la liberté académique et le fait qu'elle ne doit pas être "régulée par le pouvoir politique", il estime qu'un "débordement dans le champ politique" n'est pas acceptable :

"La liberté académique, pour moi, c'est indiscutable, et la liberté intellectuelle [aussi]. Par contre, ce qui est vrai, c'est que certains utilisent ce sujet pour fracturer la question de la République et du commun."

Les intentions du candidat en matière culturelle

Certains citoyens ont regretté que la culture soit la portion congrue des sujets de cette campagne électorale, alors même que le secteur a été durement touché par la crise sanitaire. Emmanuel Macron défend son bilan culturel : une politique de renouvellement des nominations aux postes des institutions culturelles, plus féminisées, la défense des droits d'auteurs et des droits voisins notamment à l'échelle européenne, ou l'accompagnement des acteurs du secteur culturel lors de la crise du Covid :

"Nous avons un statut des intermittents qui est unique au monde. On ne l'a pas simplement préservé, on lui a donné des dérogations pour que tous et toutes puissent continuer à vivre et à être accompagnés pendant cette période de crise où ils ne pouvaient pas forcément travailler. Et on a ensuite accompagné des artistes durant cette période pour pouvoir justement avoir des revenus. J'en suis très fier."

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Emmanuel Macron : un bilan culturel façonné par la crise sanitaire ?

Emmanuel Macron entend mener une politique forte d'accès à la culture, via une initiative comme le prolongement du pass Culture en faveur des plus jeunes. Cette consolidation est, selon lui, l'une des réponses à apporter aux divisions politiques : "Compte tenu des difficultés de la question politique et des tensions, la question culturelle est un ciment. Je pense qu'elle fait partie des réponses. L'Éducation, la culture sont des réponses à cette espèce de diffraction de la question politique."

Le candidat veut défendre "l'exception culturelle française", en élaborant "un nouveau système de financement" afin de préserver "un cinéma français très fort, une création musicale et une scène française vivante". Autre proposition : bâtir un métavers européen et français.

Pour plus de participation citoyenne

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement Nationale à l'élection présidentielle, propose d'instituer un référendum d'initiative citoyen. Emmanuel Macron marque son "clivage profond" avec sa concurrente, appelant, en "républicain" à "réformer la Constitution en respectant la Constitution". Le candidat propose de faire appel à plus de "concertation citoyenne" sur des questions comme celle de la fin de vie, par le biais d'une "convention citoyenne qui sera organisée par le Conseil économique, social et environnemental, qui permette de proposer un projet qui sera soit soumis aux assemblées, soit soumis au peuple".

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France Culture a convié les deux candidats présents au second tour de l'élection présidentielle.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien en vidéo.

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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 09:24
La culture, avec MACRON

Le président-candidat parlait ce matin lundi 18 avril, à 8h du matin, sur France-Culture...à suivre, demain, son bilan culturel...

 jpb

 

Emmanuel Macron : un bilan culturel façonné par la crise sanitaire ?

Par Benoît Grossin

Incontestablement, Emmanuel Macron a tenu le cap financier de ses promesses au plan culturel, mais sans convaincre tous les acteurs dans les territoires. L’Élysée assure que l'ensemble des structures a bénéficié du “quoi qu’il en coûte” et défend son chantier prioritaire : le pass Culture.

En présentant sa candidature à la présidentielle en 2017, Emmanuel Macron s’était fixé pour premier objectif de "donner le goût de la Culture" en visant un accès à l’éducation artistique pour 100% des enfants, une ouverture des bibliothèques en soirée et le dimanche et en créant un nouveau dispositif pour les jeunes âgés de 18 ans : un pass Culture initialement de 500 euros, cofinancé par les distributeurs et les grandes plateformes numériques. Il était question aussi de "soutenir les artistes et la création" en pérennisant le statut d’intermittent du spectacle et en investissant dans les industries créatives par l’instauration d’un fonds dédié de 200 millions d’euros. Emmanuel Macron promettait également de lancer un Erasmus de la culture, de faire du château de Villers-Cotterêts une Cité internationale de la langue française, de rénover et mieux valoriser le patrimoine, de défendre un meilleur partage de la valeur au profit des créateurs vis-à-vis des GAFA ou encore de protéger l’indépendance éditoriale des médias d’information et conforter les médias de service public.

Si l’Erasmus de la culture, en vue de favoriser la circulation des artistes, des commissaires d’exposition et des conservateurs, n’a pas vu le jour, la quasi-totalité des autres mesures ont été mises en œuvre, quelquefois transformées ou adaptées aux contraintes liées à la pandémie.

En réponse aux critiques sur une trop forte verticalité dans le rapport d’Emmanuel Macron avec la Culture, l’Élysée assure que toutes les structures, grandes et petites, ont bénéficié des quelque 14 milliards d’euros d’aides depuis le début de la crise sanitaire et de la hausse en cinq ans du budget du ministère de la Culture.

 

« Pour la culture, Emmanuel Macron entend choyer les artistes vivants, Marine Le Pen les vieilles pierres »

Si

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 10:41
le "babybel" de Perpignan (photo Elena W.)

le "babybel" de Perpignan (photo Elena W.)

 

 

* Culture à Perpignan : banalisation, omerta, absence de contestation, culture RN ou banalisation.? 

 

La journaliste allemande a voulu me rencontrer le mois dernier à Perpignan (café place de la République, puis un tour en ville, surtout au quartier St-Jacques): elle avait rencontré déjà la veille J.Paule Alduy, ancien maire, André Bonet, adjoint de L. Aliot à la culture, Maïté Torres, journaliste (Made in Perpignan)...

 

Je lui ai donné  mon point de vue et Elena s'est appuyé sur mes articles du blogabonnel : critiques sur les thèmes de la laïcité, de l'accueil des étrangers du "sud", sur la remise en question de la gestion de l'Archipel, sur le théâtre municipal peu ouvert aux troupes locales mais à un entrepreneur privé (Boîte à clous), sur les expos au centre d'art contemporain (aux mains d'un galeriste privé), aux promesses non (encore) tenues : radio gitane, centre d'art juif, école d'art, etc...

 

JP/Bonnel 

 

 

*Perpignan, étudiée comme un laboratoire de « la droite radicale ».???

 

 

 

LOUIS ALIOT IN PERPIGNAN

Wenn das Rassemblement National regiert

 

Von Elena Witzeck

 

 Frankfurter Allgemeine Zeitung / Quand le Rassemblement national gouverne -par ELENA WITZECK

 

 

A Perpignan, le Front national est au pouvoir depuis deux ans. L’ancien partenaire de Marine Le Pen, Louis Aliot, a promis la continuité. En visite dans une ville où l’on peut observer les stratégies de la droite radicale en matière de politique culturelle. Au petit matin, le murmure des palmiers le long de l’avenue. Le vent souffle en permanence depuis la mer. Stéphanie Diaz sort de l’ancienne loge de mer, aujourd’hui office du tourisme de Perpignan, et jette un coup d’œil attentif à la mairie voisine. Au-dessus de la porte flottent de nombreux drapeaux français, dont un européen et un jaune et rouge, aux couleurs de la Catalogne. Cela fait partie des nouvelles habitudes des habitants de la ville de passer et de vérifier si les deux drapeaux sont toujours là.

 

 

 

 

 

Wenn das Rassemblement National regiert

In Perpignan regiert seit zwei Jahren der Front National. Marine Le Pens früherer Partner Louis Aliot versprach Kontinuität. Zu Besuch in einer Stadt, in der sich die Strategien der radikalen Rechten in der Kulturpolitik beobachten lassen.

Von Elena Witzeck

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Das Theater Archipel in Perpignan ist eine Spielstätte mit hohem Anspruch: Heute machen sich die Bewohner Sorgen um den Fortbestand ihres „Babybel“.

 

Elena Witzeck (23 mars 2022)

 

 

 

Le Théâtre Archipel de Perpignan est un lieu aux normes élevées : aujourd'hui les habitants s'inquiètent de la pérennité de leur "Babybel".

Par Elena Witzeck

 

Au petit matin, le bruissement des couronnes de palmiers le long de l'avenue. Le vent souffle constamment de la mer. Stéphanie Diaz sort de l'ancien consulat de la mer et aujourd'hui office de tourisme de Perpignan et jette un regard scrutateur sur la mairie voisine. De nombreux drapeaux français flottent au-dessus de la porte, dont un européen et un jaune et rouge aux couleurs de la Catalogne. C'est une des nouvelles habitudes des citadins de passer voir si les deux drapeaux sont toujours là.

A quelques rues de là, le maire Louis Aliot recevait l'an dernier son ex-petite amie Marine Le Pen. En 2020, Aliot s'installe à la mairie avec le Rassemblement national. Depuis, les habitants de ce qui est aujourd'hui la plus grande ville gouvernée par le RN de France, loin au sud, à trente kilomètres de la frontière espagnole, se sentent surveillés. Demander constamment ce qui change, s'il y a des problèmes, ce qui se passe avec le théâtre et la culture catalane.

Tout récemment, des journalistes de la chaîne culturelle France Culture étaient présents et ont échangé avec des directeurs de musées et des artistes. Ceux financés par la ville ont assuré que tout allait bien…

Ou iles restent silencieux…. (À suivre)

 

…….

**

 

 

Am frühen Morgen das Säuseln der Palmkronen entlang der Allee. Vom Meer bläst beständig der Wind herauf. Aus dem früheren Seekonsulat und heutigen Tourismusbüro Perpignans tritt Stéphanie Diaz, wirft einen prüfenden Blick auf das Rathaus nebenan. Über dem Tor wehen viele französische Flaggen, darunter eine europäische und eine gelb-rote, in den Farben Kataloniens. Es gehört zu den neuen Angewohnheiten der Stadtbewohner, vorbeizugehen und nachzuschauen, ob die beiden Flaggen noch da sind.

Ein paar Straßen weiter hat der Bürgermeister Louis Aliot im vergangenen Jahr seine Ex-Freundin Marine Le Pen empfangen. 2020 zog Aliot mit dem Rassemblement National ins Rathaus ein. Seitdem fühlen sich die Menschen in der nun größten RN-regierten Stadt Frankreichs weit im Süden, dreißig Kilometer vor der spanischen Grenze, beobachtet. Ständig die Fragen, was sich verändert, ob es Probleme gibt, was mit dem Theater und der katalanischen Kultur los sei. Erst neulich waren Journalisten des Kultursenders France Culture da und haben mit Museumsleitern und Künstlern gesprochen. Wer von der Stadt finanziert wird, hat versichert, dass alles in bester Ordnung sei. Oder geschwiegen.

 

F.A.Z. Digital

 

 

- - - Lire aussi:

 

 

Perpignan, poste avancé de la banalisation de l’extrême droite

Par Marie Sumalla (Perpignan, envoyée spéciale) et Audrey Delaporte/Hors Format (Photos)

Publié le 20 octobre 2021 à 05h15 - Mis à jour le 21 octobre 2021 à 11h45

  •  

FRAGMENTS DE FRANCE (C) Le Monde

 

Dans la cité catalane, dirigée depuis juin 2020 par Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national, la vie suit son cours comme si de rien n’était. Ici, rares sont ceux qui se mobilisent contre l’extrême droite.

 

 

Rien ne paraît avoir changé, au Grand Café de la Poste de Perpignan. Mais si les habitués lisaient L’Indépendant, le quotidien local, il y a quelques années encore, c’est désormais Valeurs actuelles qu’on retire du guéridon, pour faire place à la nouvelle tournée de café. Depuis que Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national (RN), est devenu maire de Perpignan, en juin 2020, l’adhésion aux idées du parti d’extrême droite se manifeste de plus en plus ouvertement.

 

 

Le maire sortant, Jean-Marc Pujol (Les Républicains), a été lourdement battu, accusé de clientélisme et d’inaction, en dépit de la mise en place d’un « front républicain ». Implanté dans le paysage politique catalan depuis le début des années 2000, Louis Aliot a prospéré sur un champ de ruines. « La détestation pour la mairie précédente était unanime, d’une violence délirante », constate Nicolas Lebourg, historien perpignanais, spécialiste de l’extrême droite.

 

 

 

A Perpignan, la résignation d’une ville passée à l’extrême droite

« Perpignan, la Catalane » a été renommée « Perpignan, la Rayonnante » par la nouvelle mairie, qui préfère le bleu-blanc-rouge au sang et or, symbole de la « catalanité ». La ville est l’une des plus ensoleillées de France, mais aussi l’une des plus pauvres. En 2019, on y recensait 32 % d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté, contre 14 % au niveau national.

 

 

Au sein du quartier Saint-Jacques, à Perpignan, le 18 septembre 2021. Les habitations y sont vétustes : des structures maintiennent certains bâtiments pour empêcher leur effondrement.

 

« Il fallait démanteler les cliques au pouvoir »

 

Ici, le RN fait depuis longtemps partie du paysage et son arrivée à la mairie n’a pas été vécue comme un cataclysme. Au Grand Café de la Poste, Philippe Lecole dresse les tables, comme il le fait depuis plus de trente ans, grincheux et méthodique. Ouvert en 1902, ce café est une institution sur la place de Verdun, dont tout le monde a oublié le nom. « La Poste » est un repère. Les quatre platanes centenaires de la terrasse accueillent les clients de 8 heures à 20 heures, du lundi au samedi, et le carillon de Westminster accroché sur la façade de la joaillerie, de l’autre côté de la rue, sonne inlassablement le quart d’heure depuis 1957.

 

 

 

Xavier Maria et Reynald Dédies fument le cigare ici, à l’ombre, tous les après-midi. Selon eux, un changement était nécessaire, le RN ne les choque pas. En catalan, ils ajoutent : « Il fallait démanteler les cliques au pouvoir, avant qu’elles ne se recréent. » Xavier et Reynald sont membres de la confrérie de la Sanch, une communauté catholique ultraconservatrice, enracinée dans la région, qui organise des processions dans la vieille ville pendant la semaine sainte, pour commémorer la Passion du Christ…

 

 

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 09:51
Les images : de la grotte Chauvet au cinématographe par Association Walter BENJAMIN, Banyuls/Mer, samedi 19 mars à 18 h

www.banyuls-sur-mer.com

 

 

 

Conférence proposée par Walter Benjamin Sans Frontières présentée par André Roger, psychanalyste, intitulée « Les images : de la grotte Chauvet au cinématographe », 18 h, salle Novelty, entrée libre.

 

 

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CONFERENCE

 

Les images : de la grotte Chauvet à nos jours

 

Qu’une image représente son équivalent dans la réalité reste une question énigmatique. Le spectacle du monde médiatisé par les images, nous apparaît comme une évidence alors que nous savons que les images peuvent être trompeuses. La ressemblance entre une chose et son image spéculaire est peut-être, une vue de l’esprit, ce que Maurice Merleau Ponty dénomme "la foi perceptive".

 

 

Envisager une continuité "évolutive" depuis les peintures et  gravures rupestres de la grotte Chauvet ou de Lascaux à l’extension actuelle des images virtuelles sera un essai introductif préalable à ces interrogations.

 

 

Structure de l’exposé :

-Les premières images chez l’homo sapiens

-rappel sur les sociétés primitives : les Indiens d’Amazonie

-référence au dernier de Descola - retour au Horla de Maupassant

 

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15 mars 2022 2 15 /03 /mars /2022 12:03
Guy JACQUET : Je pense à cette femme juive  qui dirigeait un théâtre  dans le ghetto de Vilno
les 3 muses du théâtre national d'art dramatique de Vilnius

les 3 muses du théâtre national d'art dramatique de Vilnius

 

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Je pense à cette femme juive 

qui dirigeait un théâtre 

dans le ghetto de Vilno. 

 

Oui, un vrai théâtre. 

 

Prenant sur sa ration de pain de chaque jour, 

elle pétrissait et modelait de petites poupées de mie.


Et tous les soirs, 

cette femme affamée 

animait ces apparitions nourrissantes, 

faisant entrer ses acteurs de pain sur son théâtre minuscule, 

devant des dizaines de spectateurs affamés 

comme elle, 

et comme elle, promis au massacre.

 

Tous les soirs, jusqu’à la fin.

 

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Il faut garder la trace de cette femme 

comme une plaie inguérissable. 

Il le faut 

car si nous oublions le petit théâtre de pain du ghetto de Vilno, 

nous perdons le théâtre...et un bout de vie !

 

 

Guy JACQUET

(théâtre de la Rencontre - Perpignan)

 

 

 

Muses du Théâtre National d'Art Dramatique de Lituanie, à Vilnius

L'histoire du Théâtre national d'art dramatique de Lituanie à Vilnius commence par le récit d'une femme et ses enfants qui attendent sur le rivage, un bateau revenu du Groenland, et la complainte d'une femme de pêcheur. L'histoire de cette institution commence avec la pièce de Herman Heijermans "La Bonne Espérance" (1901). En octobre 1940, les rideaux rouges du théâtre s'ouvrent, et la toute première représentation de l'histoire du théâtre a lieu. La première pièce jouée au Théâtre portait sur l'exploitation des pêcheurs, et la chaloupe du pêcheur est, depuis ce jour, devenue son emblème. Aujourd'hui, le Théâtre National d'Art dramatique lituanien attire les foules grâce à ses invités de renommée mondiale et à ses spectacles variés, mais aussi grâce à l'architecture éblouissante de sa façade. Les Trois muses sur sa façade sont devenues non seulement le symbole de ce théâtre, mais aussi des sculptures mondialement reconnues.

 Traditions théâtrales

Le Théâtre national d'art dramatique de Lituanie est situé dans le bâtiment actuel (Gediminas Avenue 4, Vilnius) depuis 1951. Auparavant, les représentations théâtrales avaient lieu dans les locaux de la rue de Basanavičius, où fut d'ailleurs jouée la pièce de Herman Heijermans "La Bonne Espérance". Pendant la Seconde Guerre mondiale, le théâtre servait de théâtre municipal de Vilnius. Après avoir été successivement appelé le Théâtre d'Art dramatique d'Etat de Vilnius, puis le Théâtre d'Art dramatique académique de Lituanie, il est connu depuis 1998 sous le nom de Théâtre dramatique national lituanien. Avant son déménagement dans les nouveaux locaux du 4 de l'avenue Gediminas, c'est là qu'avaient lieu les événements de la Société Culturelle Polonaise "Liutnia". Lorsque le théâtre a finalement été installé dans le nouveau bâtiment, la propriété a été rénovée, et le sculpteur lituanien Stanislovas Kuzma a été invité à décorer la façade de l'entrée principale (1981).

Le drame, la comédie et la tragédie : Les Trois Muses sur la façade du Théâtre national d'art dramatique représentent les principales formes de la culture théâtrale grecque : Drame (Calliope), Comédie (Thalia) et Tragédie (Melpomène). Il faut dire que, si on veut être rigoureux, dans la dernière version des trois formes dramatiques principales de la culture grecque, la Satyre a remplacé le Drame (Calliope). Cependant, l'auteur des muses du Théâtre National, Stanislovas Kuzma, a décidé de s'en tenir aux Drame, Comédie et Tragédie. Ces Trois Muses représentent un répertoire large et varié du théâtre.

"Une tragédie est une forme de drame qui excite les émotions de pitié et de peur."

 La poétique d'Aristote

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 08:56
la gare de Perpignan : Dali oublié...

la gare de Perpignan : Dali oublié...

Perpignan n'a rien d'un labo culturel

 

La culture ? Plutôt le culte, tant le maire se montre avec l'évêque, à la cathédrale, dans sa crèche, avec ses fans culs-bénits...

 

La culture ? Rien de neuf : les promesses ne sont pas tenues. Certes, un manque d'argent tellement la ville est pauvre de ses quartiers les plus misérables de métropole et riche de ses grosses fortunes... Ainsi, les Gitans n'ont toujours pas leur radio: il est vrai qu'après avoir voté pour Aliot, ils sont marris, ils ne voient rien venir, ni rénovation, reconstruction, logement, lieux de divertissement... La  fête et la radio, c'est à eux de se les inventer !

 

La culture ? Rien de neuf ou d'inédit : on reprend le train-train des événements et divertissements du calendrier organisé sous Pujol. Pas de révolution, pas d'alchimie, pas de labo pour Aliot Folamour... simplement un peu de censure, en toute discrétion : on demande au directeur de l'Archipel de concocter la programmation des six mois à venir puis on lui dit que c'est pas d'un bon niveau (de quel droit le politique municipal se mêle de programme de théâtre ? Michel Pinell, ancien adjoint ne se prêtait jamais permis!), et on lui enjoint de retourner en sa chère Catalogne...

 

 

Et la préparation de la Sant Jordi des livres ? On convoque quelques auteurs, éditeurs; rares sont ceux qui viennent à la réunion. Les autres (Bibi) sont censurés, non informés... 

Quant au journal local, il est occupé 7 jours sur 7 par la cata de St-Laurent : on peut pas être partout ! Et les journalistes s’autocensurent…

 

 

JPB

 

 

- - - -

 

 

 

- - -  France Culture.   -   DIFFUSÉ LE 13/02/2022

 

Réécouter Perpignan : laboratoire culturel du Rassemblement national

ÉCOUTER (1H35)

Part

 

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Frederic Martel

 

@martelf

 

PODCAST | Ce soir #SoftPower sur

@franceculture

s’arrêtait à

@MairiePerpignan

pour le 6e épisode de sa série sur la politique culturelle des villes: quels changements depuis l’arrivée du RN en matière de politique culturelle ?

 

 

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franceculture.fr

Perpignan : laboratoire culturel du Rassemblement National

Ce soir, cap sur Perpignan. L'occasion de découvrir les acteurs et responsables culturels locaux de la ville, passée sous patronage RN depuis les municipales de 2020.

 

 

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