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12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 11:39
Clarisse Requena

Clarisse Requena

Conférences de l'association Walter BENJAMIN

à Banyuls/Mer

 

Saison 2022 - entrée libre, ouvert aux adhérents (adhésion 20 euros/an) et à tous les publics :

 

*** FEVRIER : 
 conférence de Serge Barba (à partir de son livre sur Machado, Trabucaire editorial) vendredi 11 – 17h30

Mars :
*Conférence d'André Roger, psychanalyste, intitulée "Les images : de la grotte Chauvet au cinématographe" 
 
SAMEDI 12 MARS - 17 h 
Salle Novelty 
 
AVRIL :
*Conférence de Maurice Piferrer, écrivain, intitulée "Récit de mon action humanitaire en Afrique" 
D'après son livre : "l'eau de l'étranger" (Cap Béar éditeur)
SAMEDI 9 AVRIL - 17 h
Salle Novelty 
 
MAI :
*Conférence de Clarisse Requena, docteur en lettres (thèse sur Mérimée et la Vénus d'Ille publiée chez Champion), intitulée : "La photographie selon François Arago et Walter Benjamin".

SAMEDI 21 MAI - 17 h
Salle Novelty
 
JUIN :
*Conférence de Pierre Coureux, Président des AIAM Paris (Amitiés internationales André Malraux),  intitulée "Le voyage des œuvres d'art dans l'histoire".


Vendredi 17 juin à 17h30
Salle Novelty
 
 
 
Avec nos remerciements
Cordialement

Association Walter Benjamin Sans Frontières
J.Pierre BONNEL 06 31 69 09 32
 
Michèle Martel 


 
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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 12:09
Moïse Narboni ou Moshe ben Josué ben Mar David de Narbonne est un rabbin, philosophe, exégète, traducteur et médecin catalan du XIVᵉ siècle. Il a été grandement influencé par la philosophie d'Averroès et de Maïmonide.  1300 Perpignan
Moïse Narboni ou Moshe ben Josué ben Mar David de Narbonne est un rabbin, philosophe, exégète, traducteur et médecin catalan du XIVᵉ siècle. Il a été grandement influencé par la philosophie d'Averroès et de Maïmonide.  1300 Perpignan
Moïse Narboni ou Moshe ben Josué ben Mar David de Narbonne est un rabbin, philosophe, exégète, traducteur et médecin catalan du XIVᵉ siècle. Il a été grandement influencé par la philosophie d'Averroès et de Maïmonide.  1300 Perpignan

philo/Théologie

 

Moïse Narboni ou Moshe ben Josué ben Mar David de Narbonne est un rabbin, philosophe, exégète, traducteur et médecin catalan du XIVᵉ siècle. Il a été grandement influencé par la philosophie d'Averroès et de Maïmonide. 
1300, Perpignan - 1362, Soria, Espagne
 
...  

    A la mémoire de Moshé  Narboni,      

               Kader Fouka, S.                                                                                           

suite ...et fin (mais on attend vos commentaires, développements...)

 

   Par là, notre brillant exégète du Roussillon, vient de flanquer un discrédit sérieux, sur les intentions des "Intentions", pour ne pas dire extensivement, sur le restant de ses écrits Or, considérée de la sorte, la critique Ghazalienne de la philosophie, et si admirée parfois, est-elle dés lors, vraiment si identique à celle d'un Blaise Pascal ?

 

 Mais le procédé dont Al Ghazali usa, n'est pas sans rappeler en Orient tout d'abord, Al Jahiz, cet autre dialecticien, et qui mourra quant à lui, par l'éffondrement de son imposante bibliothèque sur sa tête, au cours de son sommeil. Ni même, sans appeller, toute cette constellation de poètes-mystiques, à l'instar d'un Khayam, comme lors du quatrain suivant. Mais pour comprendre, sans doute, le stratagème dans son poème, clarifions-en quelque peu son imagerie.

Pour al Khayam, l'aube signifierait la première des cinq prières rituelles, et la taverne, le lieu partagé de ses prosternations. Quant à la coupe de vin pleine, elle signifierait l'amour du divin, cheminant sur une extase. A présent, savourons-en le quatrain: 

" Dés l'aube, à la taverne une voix me convie, disant: folle nature au plaisir asservie, lève-toi et remplissons notre coupe de vin, avant qu'on ait rempli la coupe de ta vie". Ainsi, sommes-nous réllement certains que le philosophe, et poète, et mathématicien du XII ème siècle, ne s'adressait ici en réalité, qu'au dévot ? 

 

  En Occident comme promis, le stratagème, pour faire écho à un Schopenhauer, ne sera point là non plus inexistant, comme en témoignera ici, particulièrement la philosophie Italienne, aussi bien avec un Pietro Pomponaci qu'un Cremonini, ou bien, avec le philosophe pré-nietzschéen et talentueux, visionnaire et courageux, Giordiano Bruno, et Vanini, qualifié, si ce n'est taxé, comme étant le "Jules César des athées" durant l'époque classique a minima.

Et c'est à propos de Vanini, que Borris Donné, nous rapporte, dans une étude magnifique et historique qu'il consacra, pour le 400 ème anniverssaire de la disparition du philosophe sous les flammes d'un bûcher ardent, 19 ans après Bruno, le tableau qu'en dressa à ses débuts, Marin Mersenne, futur correspondant et fidèle ami de Descartes:

"C'est ainsi, dit-on, que Vanini s'est efforcé d'essaimer l'athéisme à Paris: en feignant d'abord de s'insurger de façon véhémente contre les athées,...simulant en cela les termes les plus vifs; mais, en fait, ensuite, faisant semblant de s'en indigner, il répétait leurs arguments avec insistance, il les insinuait et les justifiait avec force et finesse, et enfin il y répondait si mal et si faiblement, qu'il les imposait facilement aux inexpérimentés, ébranlant leur esprit de telle sorte que ceux-ci en jugeaient à partir de ces réponses sans chaleur, et en concluaient qu'il n'y a nulle raison qui permette de prouver que Dieu existe, tandis qu'il y en a beaucoup qui semblent démontrer qu'il n'existe aucune divinité. (Vanini, Portrait au noir, Borris Donné, édit Allia p 46. 2019).                                 

  Ainsi, en tenant compte du procédé dialectique d'al Ghazali, dans lequel habile il fut, au même titre je crois qu'un Schokus aux Pays-bas, nous pouvons mieux entendre maintenant, l'affirmation du profond spécialiste Belge d'Avicenne, Jean-Yahia Michot, lorsque le professeur d'Oxford affirmait en effet, qu'al Ghazali fut Avicennien, alors qu'il n'a jamais cessé de l'attaquer, du moins en surface, à travers "les Intentions" précisément, mais également, au travers de cet autre écrit :

"De l'effondrement des philosophes", et auquel Averroës répondra, aussi bien rationnellement qu'agilement par "L'effondrement de l'effondrement". Et à cet égard non plus, les Latins, ne s'y étaient point trompés, à vrai dire, en soutenant pourtant curieusement, et cela d'ailleurs à partir de ses mêmes "Maqasid", qu'al Ghazali était un disciple d'Avicenne. Une "ironie du sort" suivant une tonalité heureuse de Gilson, mais dans une intentionnalité subtile certainement, ou feinte...

   Mais le rapprochement succint entre nos deux philosophes catalans, à cependant ses limites. C'est qu'il n'y a pas, pour tout dire, entres les deux, que des interférences. En effet, entre Narboni et Lulle, des différences il y a, surtout. L'approche de Narboni, vis-à-vis de l'héritage arabe par exemple, diffèrera très clairement et très distinctement de celle du majorquin, dans la mesure où l'oeuvre lullienne, se placera quant à elle, très souvent, sur le terrain de la conversion des mMhométans.

 

 Et du philosophe Arabo-andalou, Ibn Bajja de Sarragosse, si évoqué par les Latins sous le nom d'Avempace, notre exégète perpignanais, commentera, quelques-uns de ses ouvrages, comme à l’instar de « L’Epître de l’adieu », ou du célèbre « Régime du solitaire », ou bien encore, « Le livre de l’âme ».

Et pour l'historiette à nouveau, alors que l'original du "Régime" fut perdu pendant plusieurs siècles, la pensée d'Avempace restera tout de même accessible et lisible, grâce particulièrement, aux commentaires et aux paraphrases qu'en fit, voire, qu'en offrit, le philosophe de Perpignan.

 

 Mais il n'y a pas, chez Narboni de distinction, au moment de son intellection, entre son être et sa lettre, que si adroitement, il inttelige à chaque fois. Sans confusion aucune, entre l'être et la lettre, tout est histoire chez lui certes, mais de connexion, d'union, de fusion. Et parmis les multiples originalitées du commentator de Perpignan, Narboni, aborda les philosophes de la Falsafa, non pas qu'à partir des Grecs, comme le font trop souvent certains historiens bien incertains, mais plus-tôt, à partir de la Falsafa elle-même. Et c'est pourquoi également, il commentera si élégamment, l’œuvre du « Hay ibn Yaqzan », du philosophe Arabo-andalou, Ibn Toufayl, le créatif, l'"Abou bakeur" des Latins.

 En plus des traductions hébraïques anonymes, ou bien privées du Hay, ici ou là, l'ouvrage, sera officiellement traduit en Latin, par l'éminent orientaliste Anglais, Edward Pocock (1608-1691), en 1671. Le Hay, paraîtra alors en imprimerie cette fois, sous le nom de "Philosophus autodidactus", c'est-à-dire, du "Philosophe autodidacte" pour le dire plus aisément. Quant à son influence, brièvement, l'aventure philosophique, scientifique et métaphysique du Hay, qui se situe originalement sur une île, se constitue à vrai dire, comme étant un antécédent convoqué, du Robinson Crusoé d'un De Foe tout d'abord, voire même, du roman anglais, mais encore, du Criticon de Gracian, ou de Tarzan, entres autres. Et l'on retrouvera l'oeuvre du médecin de Grenade et maître d'Averroës, chez des philosophes post-Cartésiens par exemple, comme chez Spinoza en Hollande, au moment de l'inventaire de sa propre bibliothèqque.

En Allemagne, Leibniz, le qualifiera d' "excellent": "Les Arabes, écrira-t-il lors d'une lettre de son corpus épistolaire, ont eu des philosophes, dont les sentiments sur la divinité ont étaient aussi élevés que pourraient être ceux des plus sublimes philosophes chrétiens. Cela se peut connaître par l'excellent livre du philosophe autodidacte que monsieur Pocok a publié de l'arabe" (Lettre de Leibnitz à l'abbé Nicaise, 1697).

Enfin, le roman philosophique d'Ibn Toufayl, peut facilement être rapprocher sur le genre, d'un Voltaire, ou sur le plan pédagogique, d'un Jean Jacques Rousseau lors de l'"Emile ou de l'éducation", ou bien, du philosophe encyclopédiste Denis Diderot, durant l'époque des Lumières à nouveau. 

 

 Quant au commentaire du Hay, ou de "L'éveillé", pour le traduire très justement à la façon d'un Léon Gauthier, de sa plume même, Narboni, nous apprend qu'il le fit presque spécialement, à la demande "d'"éminents compagnons de la ville de Perpignan" (M.R.Hayoun, Narboni, p 23).

Cette précision, nous renseigne d'une part, de la présence de l'oeuvre d'Ibn Toufayl tout d'abord, dans certains milieu Perpignanais, et ce, vers la moitié du XIVème siècle déjà, ainsi que de son impact à cette même époque. Mais davantage il y a, à vrai dire. Elle nous indique effectivement, si ce n'est point définitivement, à quel niveau ses semblables plaçaient la flèche du curseur à son égard, et revendique simultanément, de toute son ingéniosité accordée.

 

  In fine, notre exégète du Roussillon, commentera les commentaires eux-mêmes d’Averroës, dans différents traités. Ainsi, à partir de notre angle, Narboni, fut non pas seulement un subtil connaisseur et commentateur de la Falsafa, mais également, un fidèle admirateur utile, si ce n’est même, un véritable continuateur de celle-ci, dans l'histoire de la pensée juive aussi. C'est que de ses auteurs, Narboni, en saisissait, autant ses profondeurs que ses hauteurs. Avec aisance, il en décelait l'essence, si ce n'est même la "quinte-essence", si chère au Nolain, et cela, quelque soit le type du récit qu'il abordait, aussi bien exotérique qu'ésotérique. De la "hokma" des Hébreux en effet, ou pour le dire grecquement, de la "sophia" comme chez Platon, c'est-à-dire "De la sagesse", si chère au théologien et philosophe, humaniste et universaliste Français Pierre Charron, Narboni, en percevait et en perçait alternativement, ses énigmes et ses mystères. Et c'est dans le livre "De la sagesse"; maintes fois mis à l'index, qu'effectivement le contemporain et aussi ami de Montaigne, affirma que " nous sommes circoncis, baptisés, juifs, mahométans, chrétiens, avant que nous sachions que nous sommes des hommes".     

 

 C'est qu'il y a, chez Pierre Charron, comme chez Narboni, comme chez Pic de la Mirandole, bien notamment, une certaine  déférence mais certaine vis-à-vis de la différence, là où à contrario, d'autres manifestes sans complexe, de l'in-déférence par rapport à la différence, si ce n'est même conçue, comme étant de la: "diff-errance".

                       

   En somme, sans conteste aucun, l'oeuvre Narboniene, remise dans son contexte, consistera particulièrement à en livrer, minutieusement, mais toujours de façons subtiles, ses secrets. Et c'est par là je crois, que tout le génie de Narboni, ou une partie, se créer. Enfin, à la question constamment sous-jacente à ces quelques lignes : Mais comment, réhabiliter notre si élogieux prédécesseur, sur le plan départemental tout d'abord ?

En premier lieu, nous osons espérer, qu'un centre culturel, à l'instar de la bibliothèque de Cerbère, ou de l'un de ses espaces, puisse librement et même presque orgueilleusement, porter le nom de notre philosophe. Et pourquoi pas, en second lieu, la ville de Perpignan elle-même, ou bien à commencer, par l'une de ses inoubliables ruelles, traversées, autant par ses propres pas et son esprit pensant si pénétrant et si brillant ?

                   

    A la mémoire de Moshé  Narboni,   par   

               Kader Fouka, S.                                                                                           

 

 
 
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24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 11:17
Kader Kouka - Averroès - Philosophie et théologie de M. Narboni
Kader Kouka - Averroès - Philosophie et théologie de M. Narboni
Kader Kouka - Averroès - Philosophie et théologie de M. Narboni

Kader Kouka - Averroès - Philosophie et théologie de M. Narboni

             philosophie, théologie

 NARBONI

 

            "Moïse de Narbonne, le philosophe illustre de Perpignan"

 

 El païs catalan a vu naître, tout un archipel de grands maîtres, archi-bel, à l'instar d'un François Arago en physique, et d'un Maillol en sculpture, ou bien, d'un Jean-Sébastià Pons au travers de son art poétique exceptionnel, et sans omettre bien sûr, un Narboni en philosophie, et un Rigaud aussi, le talentueux portraitiste et tapissier de Louis XIV, de Versailles, avec son firmament de beauté.

 

 Mais il y a, quelque chose d'impensable, en conséquence à tout cela. C'est que si Narboni mena une vie plutôt rayonnante, et crayonnante surtout, notre philosophe, toutefois, demeure de nos jours encore si méconnu. Narboni, cet inconnu. D'ailleurs, un romancier, sachant mêler si admirablement le vrai du fabulesque, comme Descartes le fit sans doute si ingénument en métaphysique, entre le rêve et la réalité, mais toujours à escient, pourrait même qualifier cette affaire, ou ce paradoxe, suivant votre choix, comme: "l'impensable, ou presque".

 

 Mais cette impensabilité ci, est-elle vraiment condamnée à rester dans l'impossibilité de sortir de cette impasse-là, d'en surgir ? Dès lors, essayons au cours de ces quelques lignes, moins absconses, j'espère, de remédier à cette méconnaissance si criante, sans prétendre cependant la penser complètement, mais de commencer, par prétendre uniquement, la penser. 

 

   Tout ceci étant situé, mais qui donc, Moïse de Narbonne, était-il ? Et pour essayer de le constituer, suivons, explorons et poursuivons quelques-uns de ses pas, afin de faire connaissance, de façon plus utile sans doute, avec le profond et subtil, philosophe perpignanais, de ce XIV ème siècle naissant. Cependant, au cours de cette invitation initiatique, si courte, c'est volontiers, croyez-le, que l'on se référera, pour tout élément quasiment, aussi bien biographique que bibliographique, à son principal spécialiste francophone, à savoir, l'érudit et en même temps très éclairé, Maurice Ruben Hayoun. 

 

 C'est aux environs de l’an 1300 par conséquent, que Moîse de Narbonne voit ses tout premiers jours, dans la ville de Perpignan. Cette affaire-là, est entendue. Ses parents, quant à eux, étaient originaires de la ville voisine, de Narbonne, comme d'ailleurs, son nom patronymique, pouvait déjà l’indiqué si clairement. Et durant toute sa vie, Moshé, pour les Hébraïsants, vivra harmonieusement, dans la tradition religieuse de ses parents, le Judaïsme. C'est précocement, dés l’âge de 13 ans plus exactement, que le jeune Moshé, s'est vu mettre à l'apprentissage, par son père, à l'étude de l'incroyable "Guide des égarés" de Moïse Maïmonide, véritable maître en plus de la théologie, aussi bien en philosophie qu'en médecine, à Cordoue, durant une partie du siècle d'Averroës. Mais dans ce prélude, l'on se souviendra presque avec facilité, de l'attitude aussi perceptrice et préceptrice d'Etienne Pascal à l'égard de Blaise, son fils, et qui conduira Pascal, en mathématique entres autres, dans de si belles altitudes. Mais ici, n'éludons pas non plus, de relever que Narboni fut aussi, le contemporain, tout au moins pour les quinze premières années de sa vie, d'un autre philosophe Catalan, mystique et apologiste chrétien, Raymond Lulle, dit aussi « le majorquin », compte tenu, de son lieu de naissance sur l'île, tout simplement.

 

 Et concernant derechef, cette première période de sa vie, notre jeune philosophe d'en Roussillo, admirera sans doute, les finitions du colossal Palais des Rois de Majorque de Perpignan, orné en passant, de ses plafonds d'un style mudéjar, et en outre, de ses éternelles arabesques murales, perceptibles de nos jours encore, et dont le visiteur, prend le temps d'observer minutieusement et simultanément conservées par notre ville. Ces calligraphies, quant à elles, témoignent avec moult élégances, de la présence d’artistes Arabes, ou de spiritualité Mohammédienne c'est sûr, à Perpignan, durant la fin du 13 ème et l'embryon du 14 ème siècle, venus d’Espagne, pour contribuer à la création de son magnifique et historique palais. Du palais, le jeune Narboni, ne devait pas y vivre bien loin je crois, dans le « call » (quartier juif) certainement, où l’aljama se réunissait habituellement. 

 

* Lire : Pierre Vidal, les juifs des anciens comté du Roussillon et de Cerdagne, p 22. 

 

 

   Ceci étant entre aperçu, et à l’exemple aussi bien d'Ibn Sina, d’Ibn Zohr, d’Ibn Bajja, ou bien d’Ibn Tufayl, ou encore d'Ibn Roschd et derechef d’un Maïmonide, Narboni, fut lui-même un médecin original. Mais à cause de sa foi, très regrettablement, Narboni, sera victime de persécutions. D'ailleurs, durant son exil, dans la Cerbère actuelle pour être plus précis, Narboni nous informe tristement et de sa propre plume que « J’ai perdu une grande partie de ma bibliothèque à Cervère » (Maurice Ruben Hayoun, La philosophie et la théologie de Moïse de Narbonne, p 62-63). Et c'est seulement du village Espagnol d'à côté, de Port-bou, que Walter Benjamin, vivra plus récemment, cette espèce de désaccord entre son âme et son corps, et dont passionnément, l'intellectuel et écrivain Jean-Pierre Bonnel, dans une sorte d' en-quête, nous en retrace si précisément et si précieusement "l'ultime chemin".

 

 Narboni, quant à lui, ira vivre en Espagne, à Tolède notamment. Tolède justement, beau lieu, où les trois cultures, coexistaient depuis quelques siècles déjà, comme le signe de façon artistique de nouveau, toute l'expression ou quasi, de l’art mudéjar, de la splendide, de la mirifique synagogue Halévy, sur un sol à la fois chrétien et Européen. Tolède encore, ce haut lieu du savoir, comme l'atteste savamment cette fois, le grand mouvement de traduction que connu la ville, à partir des manuscrits Arabes en Latin, et qui permettront à cet égard, des progrès considérables dans l’histoire des sciences, comme l'astronomie, la médecine, la philosophie… 

 

Kader Fouka

...à suivre 

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20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 09:33
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste

Edition des sonnets de W Benjamin

 

Walter Benjamin  Sonnette / Sonnets

 

Les soixante-treize sonnets inédits en français de Walter Benjamin, écrits en mémoire de son ami Fritz Heinle – poète suicidé à 19 ans par désespoir ou protestation face à l'avancée de la Première Guerre mondiale –, dévoilent une dimension méconnue de son œuvre et de sa pensée par le prisme de la poésie (édition bilingue).

De Walter Benjamin, le lecteur français est surtout familier des essais, des proses à caractère biographique et de la correspondance, mais pas des poèmes. La disqualification contemporaine de l'écriture poétique est un des facteurs de cette longue ignorance. Voici qu'un traducteur, Michel Métayer, s'est attelé à la tâche d'introduire dans notre langue les soixante-treize sonnets écrits par W. Benjamin à la suite du suicide à vingt ans de son ami Fritz Heinle en 1914. Ils constituent une intense et soudaine « crise de vers » au sein de l'œuvre benjaminienne. 

W. Benjamin fut aussi un traducteur (Baudelaire, Proust, etc.) et un théoricien de la traduction. Antonia Birnbaum commente ici son essai sur La Tâche du traducteur

 

« La poésie de Walter Benjamin enfin traduite : plus de 70 sonnets écrits sur dix ans, de 1914 à 1924, sont maintenant disponibles en français. Tout un pan de l'œuvre de cet intellectuel juif allemand, surprenant, tragique, d'un hermétisme assumé, se révèle et offre une clef peut-être pour l'œuvre ultérieure. »

Jean Lacoste, En attendant Nadeau 

 

« Quelques dizaines de lecteurs de poésie connaissent les élégants plis de huit pages expédiés par poste, qui paraissent à l'enseigne de Walden n. Voici qu'un livre de deux cent pages nous parvient. On croirait que la maison d'édition est née pour cela : réparer un oubli datant de 1945 ; combler à son tour le trou de l'histoire [...]. Puisse cet ouvrage longtemps attendu nous rappeler à quel point le penseur était préoccupé par la dimension artistique de la langue, comme par sa mise en forme visuelle dans le volume, à l'image d'une cité de mots dont il aurait été autant l'architecte que le crieur public. »

Patrick Beurard-Valdoye, Sitaudis.fr

- - -

Philosophe, historien de l'art, critique littéraire, critique d'art et traducteur allemand, Walter Benjamin (1892-1940), rattaché à l'école de Francfort, est considéré comme l'un des théoriciens les plus importants du XXe siècle.

Traduction et postface de Michel Métayer.

Avec un essai d'Antonia Birnbaum.

édition bilingue (français / allemand)

12 x 17 cm (broché)

208 pages  15.00 €

Si Nathalie Raoux, sur le site Hypothèses, se contente de copier/coller les infos données par l'éditeur, J. Lacoste, essayiste, grand traducteur, critique littéraire (voir En attendant Nadeau), rédige cette analyse :

-Jean LACOSTE

 

La poésie de Walter Benjamin enfin traduite Jean Lacoste (En attendant Nadeau) C’est le suicide à Berlin du jeune poète Christophe Friedrich Heinle et de son amie Rika Seligson en août 1914, à l’entrée en guerre de l’Allemagne, qui a conduit Walter Benjamin, bouleversé au plus intime, à composer ces sonnets : plus de 70 sur dix ans, de 1914 à 1924. La poésie de Walter Benjamin enfin traduite...

Walter Benjamin a ainsi construit un tombeau de virtuosité...linguistique en souvenir de ce « bel ami » de 20 ans : « Que cherches-tu mon âme toujours le bel ami » (poème numéro 45). Ce suicide marquait pour Benjamin la fin d’une innocence, celle qui l’avait amené à participer activement au Jugendbewegung de Gustav Wynecken, et de façon générale à ce mouvement d’exaltation de la spécificité de la jeunesse et de célébration de la nature : à l’illusion classique d’une Grèce enfin retrouvée. La guerre industrielle qui va suivre pendant quatre ans va faire exploser ces illusions et devenir l’expérience vécue (das Erlebnis) centrale de l’œuvre de Benjamin (« notre bonheur […] découvrait un monde mauvais et fini », n° 39). Ces sonnets, qui suivent le schéma habituel des deux quatrains suivis de deux tercets, sont à l’évidence une œuvre de transition, ce qui explique qu’ils ne furent jamais publiés avant le tome VII.1 des Gesammelte Schriften. Benjamin cherche sa voix, s’inspire encore comme toute sa génération de la poésie hiératique, élitiste, et d’allure prophétique de Stefan George, il commente Hölderlin, il n’est pas encore parvenu à l’esthétique subtile de ses œuvres en prose comme Sens unique ni à la poétique de sa traduction des Tableaux parisiens de Baudelaire. Il s’agit ici pour lui, dans une sorte de thrène baroque, de préserver l’émotion et le deuil dans leur intensité mais sans céder à l’affect, à l’exposition du « je » et au romantisme ; il n’est pas à l’abri d’une transfiguration de la mort : « sa jeunesse se couronna de mort » (n° 64). Le sonnet impose sa loi formelle, bride le pathos : « inflexible le sonnet qui me lie » (n° 51). Il n’est pas sûr que le choix de ces inflexibles contraintes, ce refus par principe du lyrisme dissipent la réputation d’hermétisme qui s’attache à la pensée et à l’écriture de Benjamin.

Benjamin offre des clefs pour comprendre ce « chant sans mot » qui cherche à s’élever au-dessus de l’expressif, de l’affect, de l’émotion. Ce sont des images pour ainsi dire figées qu’il propose, des images juxtaposées, en parataxe, qui sont comme des images de beauté dans un monde de catastrophe et de mort. Des constellations dans la nuit. Il est frappant de découvrir que la page d’introduction du recueil porte une strophe de Hölderlin dans son poème « Patmos ». « Qu’est-ce ? », « was ist dies ? », se demande Hölderlin, si la jeunesse et la beauté peuvent elles aussi disparaître : « si meurt / Celui à ui le plus / S’attachait la beauté, si bien u’en sa figure était merveille » (traduit par Michel Métayer). Citation clef, d’autant plus précieuse que c’est aussi dans ce poème, « Patmos », que Hölderlin introduit das Rettende, la notion d’un « salut ui croît à mesure ue croît le péril ». D’une manière générale, on devine chez Benjamin, dans cet exercice intime du sonnet comme dans ses textes autobiographiques ultérieurs, à la fois une volonté de dire son expérience et le désir d’une confession qui reste cryptée. N’est-ce pas l’enfant d’Enfance berlinoise qui observera que « tout bonheur comblé est retour » (n° 37) ? Et, dans le sonnet n° 52, n’est-ce pas un principe que l’on retrouverait à l’œuvre dans nombre d’essais de Benjamin qui se formule selon cette dialectique de la mélancolie ? : « En toute beauté il est un deuil secret » (n° 52). Dans sa traduction des Tableaux parisiens de Baudelaire, Benjamin fait entrer la ville comme lieu de misère, de solitude et de mort dans la poésie.

À leur manière les sonnets organisent le deuil avec des éléments de mythologie grecque. On sait ce que représente la Grèce pour la littérature allemande et les romantiques : un lieu de nostalgie qui fait espérer un retour en fait sans remède. Une proximité et une terre à distance. Ici, les figures mythiques sont partout : les libations des dieux et les tribulations des héros, Ulysse, Pénélope, Hélène, et bien sûr Orphée et Eurydice. Le traducteur hésite à l’affirmer, mais il n’est que trop clair que Benjamin se voit ici, se rêve en nouvel Orphée qui tente par son chant d’arracher à la mort la belle figure d’Eurydice, autrement dit son ami Heinle. Le mythe est rapporté au présent, « présentifié », actualisé, il récupère sa force salvatrice (das Rettende) face au « péril ». Il est troublant de songer qu’à la même époque Rilke de son côté redonnait également vie à la figure d’Orphée, avec ses propres Sonnets à Orphée de 1922-1923. Les sonnets de Benjamin restent à découvrir dans leur modernité lucide : « Si j’entame un chant / Il cesse à l’instant / Et si je t’aperçois / C’est une illusion (Schein) ».

mediapart.fr    Sitaudis.fr, Patrick Beurard-Valdoye

En attendant Nadeau / Mediapart.fr, Jean Lacoste

Thierry-guinhut-litteratures.com, Thierry Guinhut

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 09:10
Terrassons le virus ! - Egoïsme du 19 mai - L'Equipe célèbre le 19 mai avec 4 visuels : chaises à la Ionesco !
Terrassons le virus ! - Egoïsme du 19 mai - L'Equipe célèbre le 19 mai avec 4 visuels : chaises à la Ionesco !
Terrassons le virus ! - Egoïsme du 19 mai - L'Equipe célèbre le 19 mai avec 4 visuels : chaises à la Ionesco !
Terrassons le virus ! - Egoïsme du 19 mai - L'Equipe célèbre le 19 mai avec 4 visuels : chaises à la Ionesco !

Terrassons le virus !

L'Equipe célèbre le 19 mai, avec des visuels, chaises à la Ionesco...

 

 

A l'air libre, en groupe, en équipe, vive le collectif des amis, des copains !

Mais il va pleuvoir, fait friquet, et les prix flambent ! ça fait rien, on paiera, on a économiser pendant un an... Maintenant on se lâche, on se défoule...

Chaises, fauteuils, transats, on lit Eugène Ionesco (Les chaises) et on oublie les variants, les métamorphoses et avatars du covida, les cinq mille virus qui rôdent de par le monde...

On verra bien demain ! En attendant on vit égoïstement, avec l'amour et l'amitié ! On oublie le monde (Inde, Palestine, Brésil...les horreurs, les crimes...) ce 19 mai : ça fait du bien de boire et chanter, de se fermer oreilles et yeux intérieurs..!

 

jpb

Le journal L’Equipe célèbre la réouverture des terrasses le 19 mai avec une campagne signée DDB  

Pour « célébrer » la réouverture partielle des cafés et restaurants ce mercredi 19 mai, le journal L’Equipe lance une campagne de communication dédiée. 

Conçue par l’agence DDB Paris, la campagne vous rappelle qu’à partir du 19 mai, vous allez de nouveau pouvoir lire L’Equipe en terrasse. Pour l’occasion, 4 visuels ont été conçus et diffusés du 16 au 19 mai.

Confortablement installé sur votre terrasse préféré, prévoyez plusieurs cafés pour pouvoir lire en intégralité votre quotidien préféré. Il y a quelques semaines, notre rédacteur Thibaut vous dévoilait combien de temps il fallait pour lire L’Equipe en totalité, un test réalisé sur l’édition du jeudi 1er avril.

Par  - Le 17 mai 2021

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 10:59
le Centre Walter Benjamin à Perpignan : un lieu peu entretenu (à l'extérieur) et un seul panneau, bien haut, signale le nom WB

le Centre Walter Benjamin à Perpignan : un lieu peu entretenu (à l'extérieur) et un seul panneau, bien haut, signale le nom WB

Les leçons de l'Histoire et la mémoire courte - Un escape-game retrace la fin tragique de Walter Benjamin, à Port-Bou - Vente du Centre de Perpignan ?

* Photo : le Centre Walter Benjamin à Perpignan : un lieu peu entretenu (à l'extérieur) et un seul panneau, bien haut, signale le nom WB...

Une programmation picturale est annoncée (avant les élections de mars, bien sûr...) mais si l'occasion se présente, le Centre sera vendu... (Autour de 650 000 euros. Les travaux d'aménagement ayant coûté un million...)

 

 

** Scandale : exploitation commerciale et touristique de la mémoire du philosophe juif allemand

 

Un escape-game retrace la fin tragique de Walter Benjamin. 

 

Rencontre avec Nathalie Raoux, historienne à l'EHESS (Centre Georg Simmel) et spécialiste de Walter Benjamin.

(membre du jury 2020 du prix européen de l'essai WB - assoc. WB sans frontières créée à Banyuls il y a 5 ans)

 

 

Un « escape game » polémique retrace la fin tragique de Walter Benjamin

À Portbou, où le penseur Walter Benjamin s'est donné la mort, un « jeu d'évasion » propose de revenir sur ses pas. Les spécialistes crient à l'indécence.

lepoint.fr

Après la polémique, cet article est inaccessible sur le site du journal...

 

Autocensure..???

 

- - -Résultats de recherche

Résultats Web

www.lepoint.fr › Culture

Un « escape game » polémique retrace la fin tragique de ...

 

À Portbou, où le penseur Walter Benjamin s'est donné la mort, un « jeu d'évasion ... Un «escape game » polémique retrace la fin tragique de Walter Benjamin ... Modifié le 16/01/2020 à 14:40 - Publié le 16/01/2020 à 14:15 | Le Point.fr ... Consultez les articles de la rubrique culture, suivez les informations en temps réel et ...

 

 

- - -Ce site est inaccessible

Il se peut que la page Web à l'adresse https://www.lepoint.fr/culture/un-escape-game-polemique-retrace-la-fin-tragique-de-walter-benjamin-16-01-2020-2358198_3.php soit temporairement inaccessible ou qu'elle ait été déplacée de façon permanente à une autre adresse Web.

 

- - - Jean IGLESIS :

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire ?...

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

Les champs d’honneur, peuplés de soldats morts sans gloire ?

Les veuves éplorées, les enfants sans mémoire ?

Les crève-cœurs, inscrits en tête des grimoires ?

Les monuments et leur hommage ostentatoire

Aux combattants de guerres lasses, illusoires ?

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

Les peuples décimés au pied d’un oratoire?

Les chants de foi, noyés dans les chansons-à-boire ?

Les idéaux si flous qu’ils sont aléatoires ?

Les statues exaltant le jour dans la nuit noire,

Oublieuses du sang versé dans leurs victoires ?

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

L’impuissance d’épouvantails sans trajectoire ?

La verve de tyrans aux discours péremptoires ?

L’ego de dictateurs aux serments dérisoires,

Fous adulés, pâles meneurs de champs-de-foire,

Pantins rendus héros, au fiel invitatoires ?

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

La misère d’Etats noyés dans leurs déboires?

Les adeptes de dieux, aux vers blasphématoires?

Les prières aux libertés attentatoires ?

Les crimes d’innocents, devenus faits notoires ?

L’unique vérité, vouée sur l’écritoire

Au culte de l’argent, désespérant l’espoir ?

 

Avons-nous bien compris les leçons de l’Histoire ?...

 

Jean Iglesis

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 09:26
Affiche du Prix Wa,ter Benjamin 2019 - Marc Berdet le lauréat - Livre sur les Fantasmagories du capital
Affiche du Prix Wa,ter Benjamin 2019 - Marc Berdet le lauréat - Livre sur les Fantasmagories du capital
Affiche du Prix Wa,ter Benjamin 2019 - Marc Berdet le lauréat - Livre sur les Fantasmagories du capital

Affiche du Prix Wa,ter Benjamin 2019 - Marc Berdet le lauréat - Livre sur les Fantasmagories du capital

Communiqué de presse de l'Association Walter Benjamin sans frontières (Banyuls)

 

*Le Prix européen Walter Benjamin 2019 a été décerné  au sociologue et philosophe Marc BERDET *

 

Après une année de lectures et d'échanges, le jury du prix W.Benjamin, en hommage au grand intellectuel allemand mort à Port-Bou le 26 septembre 1940, a choisi le lauréat 2019.

 

Proclamation du Prix Européen Walter Benjamin 2019

 

Après Bruno Tackels il y a deux ans, et Anne Roche, l'année dernière, le philosophe Marc Berdet a obtenu, le 15 juin dernier, le Prix européen Walter Benjamin pour sa contribution significative à la connaissance de l’œuvre et de la pensée du penseur allemand, au travers de trois livres publiés : Fantasmagories du capital (La Découverte/Zones, 2013) - Walter Benjamin. La passion dialectique (Armand Colin, 2014) - Le chiffonnier de Paris (Vrin, 2015).

En outre, le prix spécial du jury a été attribué, à l’unanimité, à l’édition des Œuvres et inédits de Walter Benjamin, dont les deux volumes, Critiques et Recensions, publiés en novembre 2018, constituent la première étape. Il rend hommage au travail éditorial entrepris par les éditions Klincksieck, les éditeurs scientifiques allemands (Heinrich Kaulen) et français (Michel Métayer, Florent Perrier) ainsi qu’aux traducteurs de ces volumes, Marianne Dautrey, Philippe Ivernel (disparu en 2016) et Michel Métayer. 

 

*3e Prix Européen Walter Benjamin  2019 – 

 de 09h30 à 12h30, hall de la mairie de Banyuls/mer. 

Le lauréat sera accueilli par Monsieur Jean-Michel Solé, Maire de Banyuls.

-10h15 – Présentation du lauréat : Jean-Pierre Bonnel, président de l'asociation  lira la présentation de l’œuvre du lauréat, analysée par Anne Roche, universitaire (Aix-Marseille), lauréate 2018.

- Lectures d’extraits de livres par Dominique Delpirou, acteur, vice-président de l'assoc.

- Lecture d’un texte de WB par l’acteur Denis Lavant (sous réserve).

-Parole à  nos partenaires : CD 66, Centre Méditerranéen de Littérature, Assoc. Passatges (Port Bou), L'Etoile, Le Miradou, Hôtel Le Catalan, librairie Torcatis, sites Ouillade, Journal catalan…

-Interventions de Madeleine Claus et de Pilar Parcerisas sur le Mémorial de Rivesaltes et celui de Port-Bou.

-Exposé du lauréat, Marc Berdet : sur le thème des Fantasmagories et sur l'Histoire, la Mémoire, pour développer l'analyse publiée dans la revue Cités et parler de l'utilité d'un Mémorial, comme ici, à Rivesaltes...le pays catalan, lieu de passages, de la Retirada...

 

-12 h -  Discours d’Olivier Capell – Adjoint à la culture - Réception - Apéritif  dans le hall de la Mairie.  Entrée libre .

 

Fin d'après-midi, un bout du chemin WB…

 

*DIMANCHE 20 OCTOBRE:

 

-Réception du lauréat à Port-Bou par la municipalité, au Centre Civic - présentation par Pilar Parcerisas, présidente de l'association Passatges. Déjeuner - Visite du Mémorial.

 

*MERCREDI 23 OCTOBRE  à PARIS :

 

-à partir de 18 h - Librairie Vrin, place de la Sorbonne.

 

* Le Prix Européen Walter Benjamin sera également décerné à Paris, en présence du lauréat Marc Berdet, de Bruno Tackels (lauréat 2017, qui lira l'analyse des livres de M.Berdet), de Jean Lacoste, traducteur de WB, d'Emmanuel Faye, philosophe, universitaire, qui présentera l'édition en français des oeuvres complètes de W.Benjamin (en cours, chez Klincksieck) de Denis Lavant (sous réserve), et des membres du bureau de l'association : Pilar Parcerisas, Madeleine Claus, Dominique Delpirou, Michèle Martel, Jean-Pierre Bonnel...) , exposés, apéritif (Banyuls L'Etoile, cuvée W.Benjamin).

 

Entrée libre.

 

*Marc Berdet, après avoir été chercheur à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, à l’université de Potsdam et au Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne, enseigne aujourd’hui les sciences humaines et sociales à l’université de São Paulo, au Brésil.

 

*Le jury du prix européen Walter Benjamin, présidé par Jean-Pierre Bonnel, est composé de 11 membres. 

Dani KARAVAN, président d’honneur de l’association Walter Benjamin sans frontières,

André BONET, président du Centre Méditerranéen de Littérature, Secrétaire général des Prix Méditerranée.

Jean-Pierre BONNEL, romancier, conférencier, Président de l’association Walter Benjamin Sans Frontières. 

Madeleine CLAUS, docteur en littérature allemande, professeur agrégée d’allemand, et membre fondateur de l’Association « Trajectoires » pour la mémoire autour du camp de Rivesaltes.

Dominique DELPIROU, metteur en scène, essayiste, auteur de La mort de Mallarméaux Presses Universitaires de la Sorbonne (Prix Henri Mondor de l’Académie française 2017). 

Emmanuel FAYE, universitaire, essayiste (Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie ; Hanna Arendt et Heidegger : extermination nazie et destruction de la pensée) 

Jean LACOSTE, philosophe et germaniste, traducteur de Walter Benjamin (Sens Unique, Enfance Berlinoise, Paris, capitale du XIXe siècle, le livre des Passages), auteur de L’Aura et la rupture, et de Walter Benjamin : Les chemins du labyrinthe. Directeur éditorial de la revue En attendant Nadeau. 

Maria MAILAT, universitaire, romancière, anthropologue, conférencière.

Pilar PARCERISAS, présidente de l’association «Passatges» à Port-Bou, commissaire d’expositions, essayiste, vice-présidente de l’Association Walter Benjamin sans frontières.

Anne ROCHE, universitaire, essayiste, lauréate du Prix européen Walter Benjamin sans frontières, 2018 pour Exercices sur le tracé des ombres (les éditions chemin de ronde)

Bruno TACKELS, universitaire, essayiste, lauréat du Prix européen Walter Benjamin 2017 pour Walter Benjamin. Une vie dans les textes (Actes Sud, 2009 et Babel 2013).

 

Chers amis et amies, 

 

Nous vous invitons à la présentation du

 

PRIX D'ESSAI EUROPÉEN WALTER BENJAMIN 2019,

qui aura lieu dimanche prochain, le 20 octobre à 11h30

à la gare internationale de Port-Bou, dans le cadre de l'exposition

 

Paysages souhaités,

par des artistes de La Escocesa, Barcelone.

 

Conversation avec le lauréat MARC BERDET

Intervenants 

 

Madeleine Claus, Assoc. Walter Benjamin "sans frontières" de Banyuls.

Vicent Ordóñez, Université Jaume I de Castellón

Salvador Cuenca, Université de València

Enric Puig Punyet, directeur de La Escocesa et collaborateur de La maleta de Portbou

 

Annonce le prix: "Association Walter Benjamin sans frontières" par son Président, Jean-Pierre Bonnel.

 

Organisé à Port-Bou par:

Fondation Angelus Novus et Association Passages

 

www.walterbenjaminportbou.org

www.passatgescultura.org 

 

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 09:12
ASSOCIATION W.BENJAMIN SANS FRONTIERES  à Banyuls, Port-Bou et Paris

 Conférence de Claude RAZOULS,

 

le samedi 5 octobre, salle Novelty, à Banyuls, à partir de 17 heures

 

 Claude Razouls, Docteur ès Sciences, ancien Maître de Conférences, 

Université Sorbonne (ex P.et M.Curie) Paris -

 

  Spécialité scientifique: Océanographie biologique

 

  Capitaine de Frégate (H)- Branche "recherche 

scientifique"

 

Dernières publications :

"Diversity and geographic distribution of Marine Planktonic Copepods" 

 

(voir le site "Copepodes Banyuls-sur-mer)"

 

"Histoire électorale de banyuls sur mer, de 1945 à 2017"(voir le site: 

 

http://banyulselections.canalblog.com)

 

** le même jour, de 15h à 16h30, présentation des livres du lauréat 2019 (Prix W.Benjamin), Marc BERDET, par A.Roger et J.P.Bonnel, hall de la mairie de Banyuls.

 

entrée libre aux  2 événements.

 

Contact : 06 31 69 09 32

ASSOCIATION W.BENJAMIN SANS FRONTIERES

 

Walter Benjamin à Banyuls, Port-Bou et Paris :

 

*SAMEDI 19 OCTOBRE – Hall Mairie – BANYULS S/MER

 

*3e Prix Européen Walter Benjamin  2019 – 

-09h30 – Le lauréat sera accueilli par Monsieur Jean-Michel Solé, Maire de Banyuls, Jean-Pierre Bonnel,  président, le bureau, les adhérents, les invités. 

-10h15 – Présentation du lauréat 

-Jean-Pierre Bonnel  lira la présentation de l’œuvre du lauréat analysée par Anne Roche – Lauréate 2018.

- Lectures d’extraits de livres par Dominique Delpirou 

- Lecture d’un texte de WB par l’acteur Denis Lavant (sous réserve)

-Parole à  nos partenaires : CD 66, CML, Assoc. Passatges (Port Bou).

 

-Exposé du lauréat, Marc Berdet : sur le thème des Fantasmagories et sur l'Histoire, la Mémoire, pour développer l'analyse publiée dans la revue Cités et parler de l'utilité d'un Mémorial, comme ici, à Rivesaltes...le pays catalan, lieu de passages, de la Retirada...

Après les interventions de Madeleine Claus et Pilar Parcerisas sur le Mémorial de Rivesaltes et celui de Port-Bou.

 

-12 h -  Discours d’Olivier Capell – Adjoint à la culture - Réception - Apéritif  dans le hall de la Mairie.  Entrée libre.

 

13 h - Repas ver le lauréat, au restaurant le Miradou sur réservation uniquement 

06 31 69 09 32  - Prix 27 € 

 

 

Fin d'après-midi, un bout du chemin WB…

 

*DIMANCHE 20 OCTOBRE  – PORT-BOU 

 

-Réception du lauréat à Port-Bou par la municipalité, au Centre Civic - présentation par Pilar Parcerisas, présidente de l'association Passatges. Déjeuner - Visite du Mémorial.

 

 

*MERCREDI 23 OCTOBRE  à PARIS :

 

-à partir de 18 h - Librairie Vrin, place de la Sorbonne.

 

* Le Prix Européen Walter Benjamin sera également décerné à Paris,  en présence du lauréat Marc Berdet, de Bruno Tackels (lauréat 2017), de Jean Lacoste, traducteur de WB, d'Emmanuel Faye, philosophe, universitaire, qui présentera l'édition en français des oeuvres complètes de W.Benjamin (en cours, chez Klincksieck) de Denis Lavant (sous réserve), et des membres du bureau de l'association : Pilar Parcerisas, Madeleine Claus, Dominique Delpirou, Michèle Martel, Jean-Pierre Bonnel...) , exposés, apéritif (Banyuls L'Etoile, cuvée W.Benjamin).

 

Entrée libre.

 

*Le Prix européen Walter Benjamin 2019 a été décerné par le CML et l'Assoc. W.Benjamin au jeune philosophe Marc BERDET

 

Après une année de lectures et d'échanges, le jury du prix W.Benjamin, en hommage au grand intellectuel allemand mort à Port-Bou le 26 septembre 1940, a choisi le lauréat 2019.

 

Il a pris de la hauteur, aussi spirituelle que géographique, en se réunissant chez  Madeleine Claus et Pedro Soler, guitariste renommé, dont le mas domine la beauté de Banyuls la lumineuse, avec Françoise Claverie, vice-présidente du CML, André Bonet, président, et tous les autres jurés, le choix s'est porté sur un universitaire, actuellement en poste au Brésil, qui propose un éclairage nouveau sur l'oeuvre de W.Benjamin. : sur le concept d'Histoire et de Mémoire.

 

 

Livres de Marc BERDET :

 

-Fantasmagories du capital (La Découverte/Zones, 2013)

-WB, La passion dialectique (A.Colin, 2014)

-Le chiffonnier de Paris (Vrin, 2015)

 

Contact : O6.31.69.09.32

 

 

Proclamation du 

Prix Européen Walter Benjamin 2019

 

Après Bruno Tackels il y a deux ans, et Anne Roche, l'année dernière, le philosophe Marc Berdet a obtenu, le 15 juin dernier, le Prix européen Walter Benjamin pour sa contribution significative à la connaissance de l’œuvre et de la pensée du penseur allemand, au travers de trois livres publiés : Fantasmagories du capital (La Découverte/Zones, 2013) ; Walter Benjamin. La passion dialectique (Armand Colin, 2014) ; Le chiffonnier de Paris (Vrin, 2015).

 

En outre, le prix spécial du jury a été attribué, à l’unanimité, à l’édition des Œuvres et inédits de Walter Benjamin, dont les deux volumes, Critiques et Recensions, publiés en novembre 2018, constituent la première étape. Il rend hommage au travail éditorial entrepris par les éditions Klincksieck, les éditeurs scientifiques allemands (Heinrich Kaulen) et français (Michel Métayer, Florent Perrier) ainsi qu’aux traducteurs de ces volumes, Marianne Dautrey, Philippe Ivernel (disparu en 2016) et Michel Métayer. 

 

Marc Berdet, après avoir été chercheur à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, à l’université de Potsdam et au Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne, enseigne aujourd’hui les sciences humaines et sociales à l’université de São Paulo, au Brésil.

 

Le jury du prix européen Walter Benjamin, présidé par Jean-Pierre Bonnel, est composé de 11 membres. 

Dani KARAVAN, président d’honneur de l’association Walter Benjamin sans frontières,

André BONET, président du Centre Méditerranéen de Littérature, Secrétaire général des Prix Méditerranée.

Jean-Pierre BONNEL, romancier, conférencier, Président de l’association Walter Benjamin Sans Frontières. 

Madeleine CLAUS, docteur en littérature allemande, professeur agrégée d’allemand, et membre fondateur de l’Association « Trajectoires » pour la mémoire autour du camp de Rivesaltes.

Dominique DELPIROU, metteur en scène, essayiste, auteur de La mort de Mallarméaux Presses Universitaires de la Sorbonne (Prix Henri Mondor de l’Académie française 2017). 

Emmanuel FAYE, universitaire, essayiste (Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie ; Hanna Arendt et Heidegger : extermination nazie et destruction de la pensée) 

Jean LACOSTE, philosophe et germaniste, traducteur de Walter Benjamin (Sens Unique, Enfance Berlinoise, Paris, capitale du XIXe siècle, le livre des Passages), auteur de L’Aura et la rupture, et de Walter Benjamin : Les chemins du labyrinthe. Directeur éditorial de la revue En attendant Nadeau. 

Maria MAILAT, universitaire, romancière, anthropologue, conférencière.

Pilar PARCERISAS, présidente de l’association «Passatges» à Port-Bou, commissaire d’expositions, essayiste, vice-présidente de l’Association Walter Benjamin sans frontières.

Anne ROCHE, universitaire, essayiste, lauréate du Prix européen Walter Benjamin sans frontières, 2018 pour Exercices sur le tracé des ombres (les éditions chemin de ronde)

Bruno TACKELS, universitaire, essayiste, lauréat du Prix européen Walter Benjamin 2017 pour Walter Benjamin. Une vie dans les textes (Actes Sud, 2009 et Babel 2013).

 

 

* Partenaires : Mairie de Banyuls - CD66 - CML (Centre méditerranéen de littérature) - Hôtel Le Catalan - Restaurant Le Miradou - Cave l'Etoile - 

Médias : L'Indépendant, Libération, Banyuls-infos, Le Petit Journal, Le Journal catalan - Site catalan - Ouillade -

 

          - - -

 

*VENDREDI 22 NOVEMBRE - salle Jean-Jaurès à partir de 18 h : Café Philo par André Roger : La guerre décrite par les auteurs allemands Walter Benjamin et Jünger. - Entrée libre

 

Site de l'association :

 

www.walterbenjaminsansfrontieres.fr

 

adresse mail : wbsf@gmail.com

 

https://www.walterbenjamin.fr

 

- - -

sur Youtub :

 

L'últim camí de Walter Benjamin TEASER Juliane Heinemann

 

Juliane Heinemann

 

Ajoutée le 7 févr. 2019

"L'últim camí de Walter Benjamín", de Juliane Heinemann
Concert d'homenatge a l'escriptor i filòsof alemany en el 80è aniversari de la seva mort

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 12:14
G. Agamben - Son livre - saison culturelle en Alénya -
G. Agamben - Son livre - saison culturelle en Alénya -
G. Agamben - Son livre - saison culturelle en Alénya -

G. Agamben - Son livre - saison culturelle en Alénya -

Etes-vous contemporain ? - Lecture de Giorgio Agamben

 

Je poursuis la lecture des petits opuscules d'Agamben…

 

Il utilise le paradoxe, outil créateur, jouissif pour explorer la vérité… "Le contemporain est l'inactuel.", commence-t-il en citant Barthes…

 

Le contemporain est celui qui vit avec son temps…Pour Giorgio : "Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau de ténèbres qui provient de son temps."

Pessimisme, annonce de la catastrophe, pensée proche de celle de W Benjamin…

 

Ne pas coïncider avec son époque: vous ne pouvez pas alors fixer votre regard sur elle, ne pouvez pas la voir… Le recul est nécessaire; en toute chose, journalisme, politique, justice, ne pas être dans la mêlée mais opter pour le point de vue de Sirius…ça nous rappelle un patron de presse au Monde…

 

Agamben aborde ensuite la poésie et le poème "Le Siècle" d'O. Mandelstam, avec la belle analyse d'A.Badiou. Siècle signifiant "temps de la vie"…

 

"Que voit-il celui qui fixe son temps ? Le sourire fou du siècle, les ténèbres du présent, l'obscurité .."

 

Le "mécontemporain" (néologisme d'Alain Finkielkraut, au sujet de Péguy * : Gallimard, 1991 : Agamben ne cite pas cet "essayiste" souvent décrié !)

serait donc un "archaïque" ? de "arkè"= de l'origine..?

 

"La contemporanéité s'inscrit, en fait, dans le présent en le signalant avant tout comme archaïque, et seul celui qui perçoit dans les choses les plus modernes et les plus récentes les indices ou la signature de l'archaïsme peut être un contemporain." (page 33)

 

JPB

 

* Pourquoi Péguy, maintenant ? Qu'avons-nous à faire des tourments d'un paysan normalien qui fut tout à la fois dreyfusard, catholique et socialiste, prophétique et désespéré..?

 

"On revient à l'oeuvre de Péguy quand s'épuisent les paradigmes reconnus et reçus (naguère le finalisme historique et l'idéologie du progrès) .Ainsi fait A. F. devant la crise des instruments que nous employions pour décrire, exalter ou rendre supportable, notre modernité…" 

Paul Thibaud, janvier 1992, L'Obs Livres.)

 

Extraits :


Le poète – le contemporain – doit fixer le regard sur son temps. Mais que voit-il, celui qui voit son temps, le sourire fou de son siècle? Je voudrais maintenant proposer une seconde définition de la contemporanéité: le contemporain est celui qui fixe le regard sur son temps pour en percevoir non les lumières, mais l’obscurité. Tous les temps sont obscurs pour ceux qui en éprouvent la contemporanéité. Le contemporain est donc celui qui sait voir cette obscurité, qui est en mesure d’écrire en trempant la plume dans les ténèbres du présent.

Avec ceci, nous n’avons pas encore tout à fait répondu à notre question. Pourquoi le fait de réussir à percevoir les ténèbres qui émanent de l’époque devrait-il nous intéresser? L’obscurité serait-elle autre chose qu’une expérience anonyme et par définition impénétrable, quelque chose qui n’est pas dirigé vers nous et qui, par là même, ne nous regarde pas? Au contraire, le contemporain est celui qui perçoit l’obscurité de son temps comme une affaire qui le regarde (…). Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau de ténèbres qui provient de son temps

Giorgio Agamben, intitulé Qu’est-ce que le contemporain ? (traduit par Maxime Rovere, Rivages poche).


En espérant que dans l’obscurité il y aura les lucioles… Bien sûr revenir à G. Didi-Uberman…

 

- - -

AUTOUR DU SÉMINAIRE, BILLETS, LECTURES / READINGS, SUR LA NOTION DE CONTEMPORAIN

LECTURE : “QU’EST-CE QUE LE CONTEMPORAIN?” DE GIORGIO AGAMBEN

 

 

Lors de la séance du 16 décembre 2011 du séminaire Les Contemporains, Emmanuel Guy, chargé de du fonds Debord à la BnF, avait présenté le propos de ce texte en introduction liminaire de sa présentation. Laquelle portait sur une pratique contemporaine et populaire de montage musical et visuel hérité du détournement situationniste et baptisé aujourd’hui “mash-up”. D’après la lecture d’Emmanuel, le “contemporain” d’Agamben était par essence inaccessible à ses contemporains. Toujours en porte-à-faux, l’homme contemporain est à la fois impliqué directement dans le réel et ne peut s’en détacher pour l’analyser. Comme lorsqu’on regarde de trop près un détail, la vue est trop courte pour faire la mise au point : tout devient flou. Emmanuel analysait donc la posture du contemporain sur son contemporain comme une posture impossible, vouée à l’échec et qu’il fallait donc abandonner. C’est un petit peu en substance ce que dit Roland Barthes dans la postface de Mythologies, à propos de la posture du mythologue. Ce dernier ne peut s’extraire totalement du réel dans lequel il évolue, et quand bien même il le ferait, en s’excluant, il n’y aurait plus accès. On ressent bien en effet l’aporie qui guette l’horizon du mythologue ou du contemporain, coincé dans un double-bind critique et participatif à la fois, et Emmanuel semblait adhérer à cette vision fermée du contemporain (sans doute l’exemple de Debord peut mener à cette conclusion). Pourtant, le risque de l’écueil n’avait pas empêché Barthes de jouer à la déconstruction mythologique du monde médiatique qui lui était directement contemporain : et rien que pour cela, on peut le remercier de ne pas avoir trop cru aux réserves qu’il émettait dans sa postface.

(C)

07/06/2012  MAGALI NACHTERGAEL 

 

Pour Agamben, en 2006, que signifie être contemporain

 

il s’agit du texte de sa conférence inaugurale à la chaire de Philosophie théorétique à IUAV (Institut Universitaire d’Architecture de Venise), à l’image du texte de Foucault sur L’ordre du discours, le lecteur ne doit pas s’attendre à une analyse approfondie du terme “contemporain” ni même de la position épistémologique que la situation d’un “contemporain” implique.

Agamben cite d’emblée Nietzsche justement à travers Barthes et son dernier cours au Collège de France, La Préparation du roman : “Le contemporain est l’inactuel” déclarait Barthes alors aux prises avec sa propre contemporanéité et sa place de “contemporain”. On y entend l’écho direct des “Considérations inactuelles” de Nietzsche.

 Agambe voit dans les postures de ces deux philosophes, si on peut les mettre sur le même plan, une opération de “déphasage” : “celui qui appartient véritablement à son temps, le vrai contemporain, est celui qui ne coïncide pas parfaitement avec lui ni n’adhère à ses prétentions, et se définit, en ce sens, comme inactuel”. Barthes, donc, tout comme Nietzsche, est en plein dans le contemporain, du fait que “précisément par cet écart et cet anachronisme, il est plus apte que les autres à percevoir et à saisir son temps“. Pour le dire autrement, l’évocation du passé, le goût de l’anachronique ou du décalé est un signe de lucidité nécessaire à l’interprétation du présent (bien que le terme “présent” puisse encore être interprété autrement que contemporain, Agamben d’ailleurs ne le prononce pas). Mais, réjouissons-nous! Agamben ne voit pas dans ce passéisme léger une marque de la nostalgie, qui est comme la petite vérole du présent et le gâche irrémédiablement. Non, c’est le lot de chacun d’être à son temps, mais c’est le lot des véritables contemporains de se décoller légèrement de leur temps pour mieux le voir.

Emmanuel nous avait aussi rappelé que le contemporain était celui qui regardait l’obscurité de son temps, et non ce qui était en pleine lumière, et que c’était justement une des caractéristiques de ceux qui “éprouvent la contemporanéité” que de la voir sombre. Dans cet environnement ténébreux, le contemporain, à l’image des rétines et pupilles qui adaptent la vision au manque de luminosité, ajuste son regard et se met en mode “vision nocturne” (on active les “off-cells” expliquent les neurophysiologistes). À l’armée, des lunettes spéciales ont été conçues à cet effet mais seuls les modèles les plus perfectionnés sont capables de gérer les sources de lumière parasites et les contre-jours.

 

Evidemment, en disant cela, Giorgio Agamben me semble en quelque sorte contemporain de lui-même. Je m’explique : en mettant les ténèbres au coeur de sa contemporanéité, je crois entendre le murmure lointain du matérialisme historique d’Antonio Gramsci et même le voisinage radical d’Antonio Negri, qui ont placé la source révolutionnaire dans le refus des ténèbres. Conscient de l’impossibilité de saisir le contemporain, comme Baudelaire nommait la modernité, “le transitoire, le fugitif, le contingent”, Agamben prend pour exemple la lumière des étoiles que nous percevons si tard qu’elle a peut-être déjà disparu et la mode qui incarne ce changement perpétuel (et dont Barthes, encore lui, avait tenté de définir le système).

 

“La voie d’accès au présent a nécessairement la forme d’une archéologie” : car l’archaïque est tout aussi inaccessible que le présent, et qu’il faut faire le deuil même de ce sens dont l’origine s’éloigne toujours. “Et être contemporains signifie, en ce sens, revenir à un présent où nous n’avons jamais été”, comme par exemple lorsqu’on s’exclut momentanément de la jouissance d’une fête pour prendre en photographie un moment chaleureux, qui nous échappe du même coup.

Mais le contemporain porte une une autre gageure en lui, il n’est pas seulement là pour voir dans le noir, nous dit Agamben, ni pour couper le temps en petits morceaux pour réussir à le faire entrer dans sa poche, non, “il est celui qui (…) est en mesure de transformer (le temps) et de le mettre en relation avec d’autres temps, de lire l’histoire de manière inédite, de la “citer” en fonctionne d’une nécessité qui ne doit absolument rien à son arbitraire mais qui provient d’une exigence à laquelle il ne peut pas répondre”. Ainsi la lumière du passé peut éclairer l’obscurité du présent, et citant l’oeuvre de Foucault et de Benjamin, Agamben croit voir en eux les éclaireurs historiques du présent. Ils actualisaient donc l’inactuel et nous le rendaient contemporain. 

 

Et le but d’Agamben est bien de saisir quelque chose du “maintenant” pour se l’expliquer, se le clarifier suffisamment pour, à mon sens, envisager avec perspicacité les choix que nous sommes amenés à faire au présent. Ce qui est en soi, la lourde responsabilité de notre quotidien.

 

MARDI 17 SEPTEMBRE à partir de19h00

  Vous êtes invité à la présentation de la

SAISON CULTURELLE 2019/2020

 

 

 

 

 

 

Infos : OFFICE MUNICIPAL D'ANIMATION D'ALENYA

      

Avenue Jean Jaurès, 66200 Alénya - 04 68 22 54 56 - officetourisme@alenya.fr

 

  Saison Culturelle Alénya

 

www.alenya.fr

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 11:24
Livre sur le parcours intellectuel de WB - Article du Petit Journal (C) Clarisse REQUENA, texte et photo au Miradou, Banyuls
Livre sur le parcours intellectuel de WB - Article du Petit Journal (C) Clarisse REQUENA, texte et photo au Miradou, Banyuls

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Site de l'association W.Benjamin sans frontières :

 

www.walterbenjaminsansfrontieres.fr

 

adresse mail :  wbsf@gmail.com

 

*contact : 06 31 69 09 32

 

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 Pilar Parcerisas :

 

Chers amis et amies,

 

Vous êtes invités aux prochaines activités de

l'Associació Passatges de Cultura Contemporània

 

Samedi, le 31 aôut 2019,  19h. Centre Cívic Ca l'Herrero

 

Le Couvent de Port-Bou

Une liaison entre cultures: la France et la Catalogne

 

  Interventions: Cari Oriol, Philologue  et Joan Gubert, historien

 

** Dimanche, le 1er setembre de 2019, 12h., à l'Hostal Portbou

 

Séance littéraire dediée a

Le château de Gripsholm, de Kurt Tucholsky (1890-1935)

 

Directrice:  Cari Oriol

 

Roman Censuré par les nazis en 1931.

Ami de Walter Benjamin, malgré les divergences constantes. Exilé et tué par suicide. Écrivain de politique, il est mandaté par son éditeur pour écrire une histoire d'amour dans le but d'améliorer les ventes. Les problèmes politiques ont saturé le lecteur. Et cela semble être un roman d'amour, mais ... "Un roman exquis" selon les mots de la critique.

L'Escola d'estiu Walter Benjamin commemora 80 anys de la Retirada

 

Fernando Hernández Sánchez presentarà el llibre «La frontera salvaje», que dona nom al seminari d'enguany · La sala de duanes de l'Estació internacional de Portbou acollirà l'exposició «Paisatges desitjats» dels artistes residents de La Escocesa

Laia Bodro 04.08.2019 | 22:34

 

 

El memorial a Walter Benjamin, a Portbou

La nova edició de l'Escola d'Estiu Walter Benjamin de Portbou tindrà lloc del 27 al 29 de setembre. Enguany es commemoren els 80 anys de la Retirada i de l'exili de 300.000 persones que van travessar les muntanyes dels Pirineus al final de la Guerra Civil el 1939.

 

La quarta edició de l'Escola d'estiu, organitzada per la Fundació Angelus Novus i l'Associació Passatges de Cultura Contemporània, pren el títol del llibre La frontera salvaje, de Fernando Hernández Sánchez, que el presentarà al Centre Cívic Ca l'Herrero el dissabte 28 de setembre a les 10 del matí. El llibre parla de la situació de la frontera dels Pirineus al final de la Segona Guerra Mundial. Fernando Hernández Sánchez és historiador especialitzat en la Guerra Civil Espanyola i és professor a la Universitat Autònoma de Madrid.

 

 

Com a novetats per a aquesta edició, s'incorpora un acord amb la Fàbrica de creació La Escocesa de Barcelona, que treballen l'artista com a activador crític de la Història. Precisament, els residents de La Escocesa inauguraran, el dissabte 28 a les 8 del vespre, l'exposició Paisatges desitjats, fruit de la seva residència a Portbou. L'exposició tindrà lloc a la sala de duanes de l'Estació Internacional de Portbou. L'altra novetat és l'acord amb el Festival de Fotografia Fotolimo, amb un debat sobre Walter Benjamin i la fotografia, també el dissabte, amb Manolo Laguillo, fotògraf i especialista de Walter Benjamin, i els fotògrafs del Festival Fotolimo. El diumenge a les 10, es farà la presentació dels resultats de Salvoconducto, taller participatiu de fotografia, realitzat al voltant de la frontera de Portbou, que està dins el marc del festival Fotolimo 2019, amb la direcció de Julián Barón.

 

A l'escola també hi participarà Cari Oriol, filòloga en Romàniques i catedràtica, que parlarà sobre Alfred Döblin, metge i escriptor jueu que va passar per Portbou fugint del nazisme, en la conferència que inaugurarà el seminari. La mateixa filòloga ha dirigit una dramatització de la vida de Charlotte Salomon, morta al camp de concentració d'Auschwitz als 26 anys, que es representarà a les 7 de la tarda al mateix Centre Cívic.

 

El director de l'Escola de Belles Arts de Bordeus fins al 2017, Jean Calens, mantindrà un diàleg amb Ignasi Solé Sugrañes, de família exiliada i presentarà el seu llibre Au-edià de l'Albera, amb fragments de textos de Walter Benjamin, el divendres 27 a les 5 de la tarda. També hi haurà conferències d'Anne Roche, Madeleine Claus, doctora en literatura alemanya establerta al Rosselló des de fa 30 anys; i Maria Maïllat, que analitzarà fotografies a la llum de Walter Benjamin.

 

El diumenge, per tancar la jornada, se celebren un seguit d'actes commemoratius. A les 11, a la Casa Walter Benjamin, tindrà lloc la presentació del llibre de Maria Maïllat Walter Benjamin-Bertolt Brecht.Trobada a Portbou. Per últim, al Cementiri de Portbou es farà un acte commemoratiu en memòria de Walter Benjamin i la celebració de la Declaració de Bé Cultural d'Interès Nacional del Memorial Passatges. Hi intervindran el poeta Carles Duarte i autoritats. Hi haurà una lectura de poemes de Hannah Arendt, Maria Zambrano i Walter Benjamin sota la direcció de Cari Oriol.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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