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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 12:15
LLOVERAS
LLOVERAS

** LLOVERAS a l'ARBORETUM de Canet - samedi 3 juillet, àpartir de 18h, Mas Roussillon :

Du 03 juillet au 1er Novembre 2015

Arboretum – Mas Roussillon

Plus qu'un arboretum, voici un lieu d'exception. Un endroit unique et précieux dans le département où quelques arbres centenaires datant de la création du Mas Roussillon ont trouvé refuge. D'une surface de 11 hectares, ce balcon géographiquement exceptionnel au dessus de la plaine de la Salanque accueille depuis quelques années un véritable conservatoire de plantes rares.

Les orientations de l’arboretum

L’ensemble représentant plus de 500 espèces végétales, forme un outil pédagogique, fleuron d’une ville au passé agricole, maraicher, fruitier et viticole. S’il est un exemple de biodiversité, ce lieu chargé d’histoire est également un endroit à faire connaître au monde scolaire, à découvrir en famille au fil d’expériences proposées aussi ludiques que gourmandes. Plusieurs fois par an des visites commentées sont organisées.

:
• Missions scientifiques.
• Conservatoire de la biodiversité
végétale.
• Rôle pédagogique.
• Tourisme local, tout en portant un intérêt particulier sur le relationnel avec la population du Languedoc-Roussillon.
• Accompagnement de toutes les préoccupations et actions écologiques aujourd’hui vitales. L’introduction de végétaux des cinq continents est soumise aux situations agrologiques et géographiques des Pyrénées orientales de plaine, c’est
à dire des végétaux de « climat méditerranéen » ; à noter quelques écarts pour les incontournables que
le public attend.
Hormis les arbres remarquables par leur âge et les végétaux spontanés, il faut rappeler que l’arboretum est très jeune. La majorité des végétaux
si précieux soient-ils ont été plantés ces dernières années.

Biographie

Jean Lloveras, né en 1981, vit et travaille actuellement à Céret.
Autodidacte, il s’adonne très jeune au dessin et à la sculpture, d’abord sur argile puis sur fer vers ses quinze ans. Sa première exposition a lieu à la Galerie Thérèse Roussel à Perpignan, puis il a montré son travail à la « Fira Art» de Barcelone, Fort de Bellegarde au Perthus, Centre d’études Catalanes à Paris, Galerie Montserrat à New-York, Musée d’art Moderne à Céret, Maison de la Catalanité à Perpignan, Château de Collioure...

Il s’intéresse depuis tout jeune au monde de la biologie, l’herpétologie, la paléontologie, la préhistoire... Il collectionnait notamment des fossiles et des minéraux et tout cela a influencé son travail.

Aujourd’hui, le dessin reste la base de ses œuvres. Chaque œuvre en 3 D nait d’un dessin préparatoire.
Son matériau de prédilection est le fer. Il travaille avec des feuilles de tôles découpées, martelées, modelées, soudées.

Expositions individuelles

2001 : Galerie Thérèse Roussel , Perpignan / 2002 : “ Sala d’art Jove “ de la Generalitat de Catalunya , Barcelona
2003 : Galerie Thérèse Roussel , Perpignan Galerie MR , Angoulême
2004 : Espace “ la Capelleta” , Ceret - Galerie “ A Contrario “ , Limoges / 2005 : Musée d ‘ Archéologie , Ceret 2006 : Galeria Art Centre , les Escaldes, Andorra

2007 : Centre d’Etudes Catalanes , Paris - Agence Banque Populaire , Perpignan
2009 : Musée d’Art Moderne , Céret
2013 : Musée de la préhistoire de Tautavel / 2014 : Château de Collioure, avec le C.G des PO.

Expositions Collectives :

2000 : Barcelone et Carcassonne
2002 : Toroella De Montgri, Le Perthus, Carcassonne, New-York 2004 : Copenhague “
2007 : Perpignan, Toroella de Montgri, Kolding ( Danemark ) 2008 : Perpignan, Limetz-Villez
2010 : Barcelone, Céret
2012 : Niort, Collioure, Perpignan
2014 : Paris

Autres :

2001 : Acquisition d ‘ une œuvre par le musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan 2005 : Prix Culturel décerné par ‘’ l’association des cadres Catalans de Paris ‘’ 2007 : Médiathèque de Céret
2009 : Acquisition de deux oeuvres par le musée d’Art Moderne de Céret . 2010 : Acquisition d’une oeuvre par le musée d’Art Moderne de Céret .

Des œuvres in situ – dialogue entre mondes végétal/animal/imaginaire

Les œuvres créées par l’artiste ont été tout d’abord virtuellement mises en situation à partir de croquis.
Chaque sculpture a été pensée pour cette exposition présentée dans une nature à la fois organisée et sauvage, l’espace de l’Arboretum.
Jean Lloveras s’inscrit dans une recherche de la forme pure, tout comme la matière dans laquelle elles sont créées.

Inspiré du monde végétal ou animal, ce travail aux lignes épurées est à la fois puissant et sensible. Chaque pièce s’affirme par sa verticalité ou son horizontalité dans son environnement.

Cette exposition montre que l’art ne peut imiter la nature mais peut la recréer. Ainsi, chacun pourra voir dans ces sculptures des parentés proches ou lointaines avec des plantes ou des animaux.
A la fois totem et symbole, ces œuvres nous offrent à voir un univers poétique, mystérieux et onirique adapté à l’environnement dans lequel elles s’inscrivent; une faune et une flore de métal imaginaire et étrange.

Du 03 juillet au 1er Novembre 2015

Visite libre tous les jours de 10h à 19h

Vernissage le vendredi 3 juillet à 18h00 à l’Arboretum (4 voies RD 617 prendre sortie Voiles Rouges/Crématorium à 10mn de Perpignan)

Des visites commentées en présence de l’artiste auront lieu pendant toute la durée de l’exposition.

Des animations (cueillettes et dégustation de fruits, visites commentées de l’Arboretum, pique-nique en musique) auront lieu pendant l’été (dates définies prochainement)

Contacts:
Pascal Ferro - Directeur de la culture
04 68 86 71 80 / 06 22 33 18 34 p.ferro@canetenroussillon.fr Catherine George - Chef de service culture
04 68 86 72 61 c.george@canetenroussillon.fr
Virginia Fernandez- responsable accueil et exposition
04 68 86 72 63 culture2@canetenroussillon.fr

Arboretum

Des œuvres in situ – dialogue entre mondes végétal/animal/imaginaire

Les œuvres créées par l’artiste ont été tout d’abord virtuellement mises en situation à partir de croquis.
Chaque sculpture a été pensée pour cette exposition présentée dans une nature à la fois organisée et sauvage, l’espace de l’Arboretum.
Jean Lloveras s’inscrit dans une recherche de la forme pure, tout comme la matière dans laquelle elles sont créées.

Inspiré du monde végétal ou animal, ce travail aux lignes épurées est à la fois puissant et sensible. Chaque pièce s’affirme par sa verticalité ou son horizontalité dans son environnement.

Cette exposition montre que l’art ne peut imiter la nature mais peut la recréer. Ainsi, chacun pourra voir dans ces sculptures des parentés proches ou lointaines avec des plantes ou des animaux.
A la fois totem et symbole, ces œuvres nous offrent à voir un univers poétique, mystérieux et onirique adapté à l’environnement dans lequel elles s’inscrivent; une faune et une flore de métal imaginaire et étrange.

L’atelier à l’air libre de Jean Lloveras se situe au cœur du massif des Albères, dans un espace environnemental exceptionnel, entouré de paysages d’une rare beauté, desquels émane une impressionnante force tellurique.
Force qui semble nourrir ce jeune artiste de 27 ans au caractère affirmé, et totalement voué à la sculpture depuis une bonne dizaine d’années. Sa réflexion et sa force intellectuelle, apparaissent avec une subtile fraîcheur dans un travail sans concession, simplifié avec une rigueur quasi mathématique et qui exprime un engagement radical dans la perception de la forme pure.

Ces formes s’élaborent en œuvres de plus en plus monumentales, et s’expriment entre la matière pure dont elles sont issues et la volonté d’aller à l’essentiel, ce qui leur confère une réelle puissance.

Grâce à cette radicalité, ses pièces évoquent une pureté et une sensibilité très fine qui rappellent ce que l’homme possède au plus profond de lui-même depuis des millénaires. Ce travail se relie et s’apparente au cours incessant de l’histoire.

Joséphine Matamoros
Directrice du musée d’art moderne de Céret

- - -

*Rencontre avec le projet de la ferme d'Escoums,

vendredi 3 juillet à partir de 18h à la librairie.

Achetez un bout de ferme !

Création d'une coopérative citoyenne pour construire 2 bâtiments d’élevage avec production d’énergie photovoltaïque et ainsi sauver la dernière ferme de Nyer.

Ou :

Comment placer à 3 % par an votre "argent qui dort" dans un projet qui a du sens au regard de l'intérêt commun ?

Depuis 2009, date de reprise de la ferme d’Escoums par Guillaume Husson, ce jeune paysan élève son troupeau de vaches gasconnes sans bâtiment en état fonctionnel. Depuis 2014, il commercialise en vente directe sous label agriculture biologique et mention Nature et Progrès.

Aujourd’hui, avec vous, il s’agit de construire 2 bâtiments d’élevage et de stockage avec installations photovoltaïques en toitures. Demain, participer à développer d’autres activités sur la ferme, à Nyer et dans les villages environnants.

Devenez coopératrices / coopérateurs, parce que les petits paysans ne doivent pas être condamnés à «galérer» toute leur vie, parce que nous avons besoin d’une agriculture paysanne écologique, parce que nous avons besoin d’une production d’énergie renouvelable.

LA MAISON BRÛLE, NE REGARDONS PLUS AILLEURS !

Plus d'informations à la librairie vendredi 3 juillet à partir de 18h ou à cette adresse :

Les Embriagues 66360 NYER

04 68 05 03 44

www.fermedescoums.fr

- - -

bonjour ,

si vous êtes curieux de l'expérience de la Ferme d'Escoum venez aux prochaines réunions publiques de présentation et d'échanges sur la SCIC (société coopérative d'intérêt collectif) :

- Vendredi 03 juillet à 18 h à la librairie Torcatis à Perpignan

-- Dimanche 05 juillet à Nyer : 19 h repas tiré du sac sur le chantier avec nos futurs coopérateurs

20 h 30 réunion publique à la salle du château

à faire circuler sans modération

Soutenir une ferme bio sous mention Nature et Progrès

Soutenir l'agriculture en circuit court

Produire de l'énergie renouvelable

Participer au mouvement de transition énergétique

Sauver la dernière ferme de Nyer, dans les Pyrénées Orientales

Co-investir dans un "outil" de développement local

Montrer qu'on peut agir ici et maintenant sans attendre d'hypothétiques lendemains qui chantent

Placer "l'argent qui dort" à 3 % par an dans un projet qui a du sens au regard de l'intérêt commun, ...

CONTRIBUEZ À NOTRE CAMPAGNE DE FINANCEMENT PARTICIPATIF CITOYEN,

MAINTENANT !

------------------

Allez sur www.fermedescoums.fr

Bonjour,

Les SCIC SAS Ferme d'Escoums et Escoums Solaire, c'est tout cela à la fois ... et plus.

Il s'agit aujourd'hui de construire deux bâtiments ossature bois pour élevage et stockage, avec production d'électricité photovoltaïque en toitures.

Oui, le projet est viable grâce à la vente de l'électricité produite garantie par contrat pendant 20 ans (presque 2 000 000 € sur les 20 ans).

Oui, les investissements sont importants, les enjeux aussi, c'est pour cela que la Ferme d'Escoums a besoin de nous.

Oui, il est important que nous réussissions ce projet tous ensemble, pour la ferme, pour le village, ... et bien au delà, avec modestie et néanmoins détermination, pour l'élevage extensif bio en circuit court, pour une transition énergétique rapide et harmonieuse, pour une réappropriation de notre économie ...

En effet, si la Ferme d'Escoums ne peut être un modèle, elle est aujourd'hui assurément un des exemples d'expérimentation sur le financement participatif et citoyen, sur la synergie entre agriculture bio et transition énergétique, sur la maitrise citoyenne de la production énergétique.

Le chantier est scruté de toute part, avec de nombreux soutiens, ... avec aussi des peaux de banane, le "pas de côté" dérange.

Nous nous devons de réussir, pour donner envie à d'autres de faire.

Objectif : en 3 mois, financer, par notre participation citoyenne, 500 000 € sur les 1 200 000 € nécessaires.

500 000 €, c'est énorme, vous dites ?

Tout est relatif, "notre" épargne, l'épargne des français est aujourd'hui estimée à 4 000 milliards d'€.

Nous parlons donc de 0,0000125 % de "notre" épargne. Faisable !!!

Il est important que "l'argent qui dort" (enfin, pas pour tout le monde) soit utilisé pour améliorer nos fonctionnements sociétaux.

Vous avez quelques "noisettes" de disponible ... ou beaucoup :

Prenez des parts sociales dans chacune des coopératives (200 € la part) et ouvrez des comptes courants d'associés.

Faites maintenant, tout est sur notre site www.fermedescoums.fr

Vous êtes fauché :

Outre le fait que c'est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans notre monde, vous pouvez agir très efficacement.

Vous êtes probablement en relation quotidienne avec des gens qui détiennent une petite partie de ces 4 000 milliards. A vous de les motiver pour participer.

J'ai déjà été long.

N'hésitez pas à téléphoner ou écrire pour poser vos questions.

Ça chauffe ! ... A VOUS DE JOUER, MAINTENANT !

La vie est belle.

Et n'oublions pas, chaque jour, de montrer la beauté du monde à nos enfants.

Jean

PS : pour les locaux ... et les voyageurs, transhumance le 12 juillet.

Jean Quilleret

président

FERME d'ESCOUMS

Société Coopérative d'Intérêt Collectif

par actions simplifiée, à capital variable

SIRET 809 648 173 00015 - RCS Perpignan

www.fermedescoums.fr

Les Embriagues - 66360 NYER

04 68 05 03 44 - 06 80 07 98 84

Privilégiez le fixe avant le portable svp

- - - -

Vendredi 3 juillet 2015

LES ARTS DU VERNET

Parc Maillol - Avenue Maréchal Joffre A Partir de 19h

La scène : danses,musiques.

Le village associatif : expositions photos, présentations de films,démonstrations sportives, stands découvertes.

La restauration : grillades, boissons, cuisine du monde.

22 H SEANCE EN PLEIN AIR GRATUITE - Parc Maillol – Film:

AYA DE YOPOUGON de M. Abouet et C. Oubrerie – France -2013

–1h24 -Animation

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VERNISSAGE LE JEUDI 2 JUILLET A PARTIR DE 17H00 à la Librairie Torcatis

K'A EDITIONS et LA LIBRAIRIE TORCATIS

La deuxième biennale internationale de poésie visuelle d’Ille sur Têt de 2015 s’installe à l’atelier galerie (13) TREIZE à Ille sur Tet et à la librairie Torcatis à Perpignan pour l’été. Elle trouve déjà un rythme avec 91 participants de 17 pays. Les participations des poètes visuels varient ; d’un format d’une carte postale au format A3. Certains d’autres eux ont envoyé qu’un poème d’autres ont choisi d’en envoyer plusieurs. Comme en 2013 la mise en espace sera assurée par Daniel Van de Velde qui est commissaire avec André Robèr pour cette édition.

Cette exposition grâce à son ouverture esthétique montrera toute la palette des possibles en poésie visuelle ; des pionniers comme Hugo Pontès, Biro Jozsef, Enzo Minarelli, Almandrade Andrade, Fernando Aguiar, John M. Bennet et Julien Blaine s’ajoute des générations trés activent. Tous ont joué le jeu proposé par les commissaires de participer bénévolement à cette biennale internationale.

Le nombre de participants et l’augmentation des pays d’origines feront de cette exposition un grand moment. Moment de découverte pour les visiteurs occasionnels de la galerie et affirmation de la volonté d’André Robèr d’inscrire ce lieu dans l’écriture sous toutes ses formes. Les habitués de ces formes se délecteront de la multiplicités des œuvres.

Cette année un hommage sera rendu à l’artiste français Julien Blaine à Perpignan à la librairie Torcatis. L’occasion de découvrir des instantanés de son parcours riche en productions.

« Nous ne pouvons nous satisfaire du médiocre pour le devenir. Il nous faut le mieux et le plus exigeant pour alimenter notre être et le transporter, le transformer en œuvre » S’amuse à dire André Robèr qui s’appuie sur cette phrase du poète et artiste français Robert Fillou « L’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ».

C’est bien de l’esprit du mouvement Fluxus dont il s’agit ici. De cette volonté permanente de s’insoumettre aux diktats des esthétiques dominantes digérés par les établissement public d’état.

À Ille sur Têt aussi il y a des possibles à construire cette ville qui à vue naître et vivre des poètes mérite aussi ce qui se fait de mieux dans la poésie visuelle internationale.

A Perpignan à la librairie Torcatis l’hommage à un pionnier Julien Blaine que l’on pourra voir en chair et en os.

Décryptage

1 - Un parti pris

Il y a un éclatement des langues, des individus. Un éclatement du monde. Il y a, certes, des unités de sens mais elles sont différentielles. L’équilibre du monde n’est pas monolithique, il relève d’une synergie différentielle. Le poème contemporain est fait de greffes, de transitions, d’espaces, d’ondes et de fréquences qu’aucun langage commun absorbe sauf à éprouver celui-ci comme une aliénation.

Le poème contemporain entre en résonance avec toutes les formes données de visibilité et de sonorité. Sa présence et son fondement ne relèvent d’aucune langue particulière. Il s’articule dans les interstices entre toutes les langues possibles et imaginables. Pour reprendre un vocabulaire numérique, il est vectoriel. Il délaisse la dimension matricielle de ce qui a eu lieu, simplement parce qu’aujourd’hui les notions d’apparition et de mise en œuvre ne relèvent pas de la notion d’origine. L’origine est une fiction, une prise de pouvoir pour établir une hiérarchie.

2 - Dissolution visuelle

Il y a dans l’écriture et la lecture d’un poème classique, une perte, une résorption silencieuse de l’espace et du temps. Le poème, pour se ressaisir, a besoin d’une métamorphose. L’exigence poétique passe alors par une expérimentation de toutes les formes possibles de langage et d’expression. Par l’expérimentation comme méthode, la poésie d’avant-garde a prit différents contours. Différentes voies exploratoires. Celle qui nous occupe ici est la poésie visuelle, vaste territoire d’intelligence humaine en mouvement. Le champ visuel a prit une telle ampleur qu’il est nécessaire de reformuler notre rapport au visible. Plus seulement en terme de perception mais également en terme de pensée. Une pensée visuelle, strictement visuelle. Un flux tendu et incessant d’images alimente en permanence notre espace mental, social et environnemental. A tel point que l’ensemble de ces images est en train d’émerger comme un langage propre. Qui se voudrait immanent et incontournable là où il n’est que prise de pouvoir. Un langage que l’on doit apprendre à décrypter en tant que tel au risque de devenir le spectateur passif de sa propre existence.

3 - La biennale mode d’emploi

La biennale, initiée par André Robèr, prend forme autour d’un corpus d’œuvres poétiques qui nous parviennent du monde entier. Un rendez-vous fixé à l’avance via les réseaux sociaux. Elle est ouverte à toute proposition poétique dès lors que l’on peut fixer celle-ci au mur. Nous ne préjugeons pas de la qualité de l’œuvre reçue. Nous lui trouvons une place. La visibilité prime. Mais cela reste de la poésie. Une poésie qui s’affranchit du livre, de la lecture, de la traduction. Une poésie mondiale. La perception est visuelle, murale. Composer un poème visuel demande peu de moyens techniques. Il n’est pas de notre ressort, au travers de cette biennale de donner une valeur marchande aux œuvres exposées. Ni de mettre en avant tel poème au détriment de tel autre. Nous recevons des œuvres originales et d’autres, envoyées en pièce jointe, sont matérialisées par le truchement de la photocopieuse. La copie fixe la matérialisation de l’œuvre le temps de la biennale. Notre rôle consiste à donner à l’ensemble une cohérence. Bien sûr nous avons nos préférences. Mais à la question de l’auteur, du qui fait quoi, nous préférons axer la biennale autour de la poésie visuelle comprise comme un ensemble qui génère une forme particulière de langage. La poésie, aujourd’hui, est de quintessence planétaire. Elle offre la possibilité inouïe de poser chaque individu, d’où qu’il vienne et où qu’il aille, comme irréductible à tout ce qui pourrait le définir.

DANIEL VAN DE VELDE 2015

Hommage à

Julien Blaine crée sa première revue, Les Carnets de l'Octéor, à l'âge de 20 ans. Parallèlement, il se lance dans la performance, la poésie action, avec Reps éléphant 306. Cette performance se compose à partir d'un interview d'éléphant, qu'il va retraiter sur bande.

Dès lors, il approfondira ces deux champs : d'un côté, la publication et la mise en question de ce support ; de l'autre, la poésie action, qui rompt avec la lecture classique, au même titre que ce qu'a pu faire Bernard Heidsieck avec la poésie sonore.

En 1988, Blaine crée, après celles de Cogolin, les rencontres internationales de poésie de Tarascon, puis, en 1989-1990, un lieu de diffusion et de création poétique au cœur de la vieille ville de Marseille, le Centre international de poésie Marseille(cipM) — il est, à l'époque, adjoint de la mairie phocéenne délégué à la culture. Il occupera également une place importante dans le festival Voix de la Méditerranée de Lodève, peu après sa création en 1998.

Julien Blaine, tout au long de ses publications, s'interroge sur le sens, sa formation, et en quel sens il se constitue. Cette recherche s'est constituée comme poésie élémentaire. La caractéristique de la poésie élémentaire tient à ce que tout élément signifiant est incorporé dans le poème, aussi bien des éléments de typographie non alphabétiques, que l'ensemble des traces de la culture humaine tous continents confondus.

La poésie se fait également avec le poète, avec sa voix et son corps. La poésie élémentaire, et d'autres, telles la poésie sonore, sort la poésie du livre. Ce n'est pas que l'écrit ne soit pas important, mais il est un des aspects résiduels de l'ensemble. Ce qui fait la différence poésie / prose est que dans la poésie interviennent la marche et le souffle. Ainsi la marche donne le rythme qui donne, entre autres, la rime. Par son corps, son attitude, le poète créé un rapport à l'autre, qui est un pacte entre lui et l'autre, pacte où la présence du plaisir est fondamentale. Ces conceptions se voient dans les troubadours et, plus récemment, chez les futuristes et Dada3.

C'est en ce sens que Julien Blaine, avec la poésie élémentaire, construit une forme d'archéologie poétique de la naissance du langage et de sa transformation dans le temps.

Exposition de sculptures à ciel ouvert

Jean Lloveras

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