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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 09:47
"Berlin girl", 1920, photo de S.Stone - Jacques Quéralt
"Berlin girl", 1920, photo de S.Stone - Jacques Quéralt

"Berlin girl", 1920, photo de S.Stone - Jacques Quéralt

Banyuls sur Mer - Du mercredi 15 juin 2016 au vendredi 24 juin 2016 
Les conférences de l'Association transfrontières Walter Benjamin




Mercredi 15 juin
- Conférence proposée par l'asso. Walter Benjamin "Sasha Stone, ami de Walter Benjamin, le photographe mort à Perpignan pendant l'exil (1940)"
18h30 - Salle Novelty - Entrée libre
par Jacques Quéralt, écrivain, prof. des Beaux-Arts, journaliste à L'Indépendant, poète...


Jacques QUERALT est né en 1941 dans le Gers. Il vit et travaille à Perpignan, fut un enseignant à l'École des Beaux-Arts de cette ville et collaborateur du journal L'Indépendant. Il a écrit en français une bioographie de Jordi Barre et en catalan des recueils poétiques. Il a écrit en collaboration avec René Grando et Xavier Febrés Camps du Mépris, des chemins de l'exil à ceux de la Résistance 1939-1945.


** "Mon propos est d'évoquer Sasha Stone...sans montrer des... Sasha Stone. C'est un parti-pris "idéologique" contre les lécheurs d'images, et les boulimiquesdes records de vues...C'est, surtout, avoir le respect du processus de (ré)appropriation de la mémoire, de l'oeuvre et de son importance comme "photographe" (au sens du regretté toulousain Jean Dieuzaide (le père) pour lequel un potographe fait des photographies et jamais des "photos". Dans ce processus de mise au jour (de Stone), l'histoire montre que Water Benjamin occupe une place mais une place plutôt circonstancielle, secondaire, mais qu'il n'est pas sans intérêt de convoquer et de souligner.

Ce n'est pas comme ami photographe de W.B., que Sasha Stone m'intéresse mais comme l'un des rares photographes des débuts de l'intérêt de W. B pour la photographie, Sasha Stone étant alors l'un des photographes les plus en vue à Berlin, dans la république de Weimar. Longtemps oubliée, presque toute son oeuvre est à trois clics de smartphone.

 

Je suis plutôt opposé aux conférences illustrées, qui parfois, au sens pédagogique, peuvent éblouir mais qui parfois, au sens cognitif, aveuglent...Or l'un des slogans de Sasha Stone était "Sasha Stone voit plus et mieux"... 

 

J.Quéralt

 


 et...


Vendredi 24 juin
- Conférence proposée par l’asso. Walter Benjamin - Dialogues à propos du chemin Walter Benjamin entre Roger Rull et Jean-Pierre Bonnel sur les derniers lieux, personnages, zones d’ombre...
18h30 - Salle Jean Jaurès - Entrée libre


Contact JPBonnel : 06 31 69 09 32
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 10:14
Photographie : "Regards" à Villeneuve/rivière - La photo selon Walter Benjamin : Atget…-Musique : Pedro Soler - Festival de Vernet/Bains
Photographie : "Regards" à Villeneuve/rivière - La photo selon Walter Benjamin : Atget…-Musique : Pedro Soler - Festival de Vernet/Bains
Photographie : "Regards" à Villeneuve/rivière - La photo selon Walter Benjamin : Atget…-Musique : Pedro Soler - Festival de Vernet/Bains
Photographie : "Regards" à Villeneuve/rivière - La photo selon Walter Benjamin : Atget…-Musique : Pedro Soler - Festival de Vernet/Bains
Photographie : "Regards" à Villeneuve/rivière - La photo selon Walter Benjamin : Atget…-Musique : Pedro Soler - Festival de Vernet/Bains

Du 5 au 9 mai 2016 : 25èmes Rencontres de ***photographie Regards

REGARDS fête ses 25 ans !

La 25ème édition des Rencontres de photographie REGARDS se déroulera du 5 au 9 mai à Villeneuve de la Rivière, Pézilla la Rivière et Le Soler. Villeneuve accueillera les expositions de Pierre CARTON (Les gueules cassées), RIZAK (La nef), Eric PILLOT (In Situ), Bruce MILPIED (Vulcan); Nicolas MESSYASZ (les 10 ans de la photo du jour), Matthieu RICARD et les enfants de l’école. Jeudi 5 à partir de 19 h, la balade photographique sera l’occasion de découvrir les expositions commentées par les photographes. La soirée Images et vins en musique proposera des dégustations de vin, une projection salle des fêtes et une animation musicale avec Aïoli Beach (samedi 7 mai à partir de 20 h). Le programme complet de REGARDS est à découvrir sur le site www.regardsphotographie.jimdo.com.

L’inauguration de la 25ème édition des Rencontres de photographie Regards aura lieu le :

mercredi 4 mai à 18h30 à l’espace Noé

**Banyuls : Récital de guitare Pedro Soler

Le guitarister se produira en solo le 5 mai à Banyuls-sur-Mer, à l’église de la Rectorie.

Festival Ascension Flamenca. Banyuls-sur-Mer du 5 au 7 mai. Ouverture le jeudi 5 Mai à 18h Place Paul Reig. A 20h30, Eglise de la Rectorie.

Soirée d’ouverture Récital solo de Pedro Soler. 15 €. Vendredi 6 Mai à 20h30, Salle Bartissol. Spectacle Tablao Flamenco y tapas avec 7 artistes de renom (Barcelone, Perpignan). 20 €. Samedi 7 Mai à 20h 30. Salle Bartissol Spectacle « Fragmentos » par la Cie Flamenca, Patricia Guerrero. 20 €.

Pendant les Journée des 6 et 7 Mai, expositions animations, ateliers, concerts, défilés de rue. www.ascensionflamenca.fr/programmation-2016.Par téléphone 06 84 39 61 68.

** Vernet-les-Bains : Festival de Musique Pascale Fayet

Du 5 au 7 mai 2016 au Casino de Vernet-les-Bains

Le festival Pascale Fayet a été créé en 2014 par Bruno Cali, Bruno Buzan et leurs proches de Vernet-les-Bains.

Cette manifestation, à but non lucratif, a vu le jour pour rendre hommage à une amie partie trop tôt, Pascale Fayet, en accueillant une programmation pop, rock, chanson française ou métissée, mêlant artistes nationaux et talents locaux, dans la magnifique station thermale de Vernet-les-Bains...

La deuxième édition se déroulera du 5 au 7 mai 2016 à la salle des fêtes du Casino de Vernet-les-Bains.

Aux côtés de son fondateur Cali, présent pendant toute la durée du festival, chaque édition sera parrainée par un ou deux artistes différents.

En 2014, année de création du festival, c'est le légendaire batteur Richard Kolinka (Téléphone, Les Insus) qui nous avait fait l'honneur d'accepter ce rôle.

En 2016, nous continuons dans cette lignée de parrains prestigieux en accueillant de grandes personnalités: Denis Barthe (the Hyènes) batteur du mythique groupe de rock Noir Désir (qui sera également accompagné de Jean-Paul Roy) et Tcheky Karyo, immense acteur et chanteur (Nikita, Les Lyonnais, L'Ours…).

Denis Barthe et Jean-Paul Roy seront présents à Vernet-les-Bains le jeudi et le vendredi, tandis que Tcheky Karyo clôturera les festivités le samedi.

Chaque soir du 5 au 7 mai 2016, 4 à 5 artistes ou groupes se produiront sur scène:

Jeudi 05 mai 2016:

Cali – The Very Big Small Orchestra – Confidencial - Zebra

Vendredi 06 mai 2016:

The Hyenes – Blankass – Gerard Jacquet – Arno Santamaria – Vodoo + DJ SK

Samedi 07 mai 2016:

Tcheky Karyo – Balbino Medellin – Ezra Hesper – Dom Colme – Joseph d’Anvers

Pass de 3 jours: 50 euros; à partir de 21,80 € la soirée

Renseignements:

Office de tourisme de Vernet-les-Bains

Tél. 33 (0)4 68 05 55 35

Sur Walter Benjamin et sa "Petite histoire de la photographie" (1931) 






« La petite histoire de la photographie » paraît en 1931 dans un magazine culturel (Die literarische Welt) auquel Walter Benjamin collabore depuis 1925.
Comme le rappelle André Gunthert dans son étude ("Archéologie de la Petite histoire de la photographie"), l’écriture de ce texte est due à une conjonction éditoriale : trois ouvrages historiques sur la photographie (l’un consacré à la photographie ancienne en 1930, l’autre dédié à Eugène Atget en 1930 et le dernier à David Octavius Hill en 1931). A l’époque, les ouvrages de langue allemande consacrés à l’histoire de la photographie sont encore rares. Par ailleurs, sont également parus ces mêmes années des albums consacrés à des photographes : Albert Renger-Patzsch (1928), Karl Blossfledt (1928) et August Sander (1929), dont Benjamin a sans doute eu connaissance.


Les photographes (ou photographies) suivants sont cités dans la Petite histoire de la photographie. Les extraits qui suivent proviennent de la traduction proposée par André Gunthert.


Carte de visite d’Eugène Adelphe Disderi


« Les ouvrages les plus récents s’accordent sur le fait frappant que l’âge d’or de la photographie, l’activité d’un Hill ou d’une Cameron, d’un Hugo ou d’un Nadar correspond à sa première décennie. Or c’est la décennie qui précède son industrialisation. Non que, dès les premiers temps, bonimenteurs et charlatans ne se fussent emparés de la nouvelle technique pour en tirer profit ; ils le firent même en masse. Mais ce point appartient plus aux arts de la foire où, il est vrai, la photographie a jusqu’à présent été chez elle qu’à l’industrie. Celle-ci ne conquit du terrain qu’avec la carte de visite photographique, dont le premier fabricant, c’est significatif, devint millionnaire. »


Walter Benjamin fait ici allusion au photographe Eugène Adolphe Disderi, qui fit fortune avec le procédé des cartes de visites photographiques. La technique mise au point par Disderi permettait en effet de diminuer les coûts et d’obtenir dix petites images sur une même planche.
La photographie pouvait ainsi devenir, « médium à vocation de masse », selon l’expression employée par André Rouillé (L’empire de la photographie, Sycomore, Paris, 1982, p.192)


Hill et Adamson, Pêcheuse de Newhaven, calotype


Walter Benjamin évoque également les photographies de David Octavius Hill, photographe mais aussi peintre, et les décrit non comme des portraits, mais comme des « images d’une humanité sans nom ». Benjamin montre ce qui, pour lui, différencie le portrait en peinture des portraits photographiques en général, et des portraits de Hill en particulier :


« Ces têtes, on les voyait depuis longtemps sur les tableaux. Lorsque ceux-ci demeuraient dans la famille, il était encore possible de s’enquérir de loin en loin de l’identité de leur sujet. Mais après deux ou trois générations, cet intérêt s’éteignait : les images, pour autant qu’elles subsistaient, ne le faisaient que comme témoignage de l’art de celui qui les avait peintes. Mais la photographie nous confronte à quelque chose de nouveau et de singulier : dans cette marchande de poisson de Newhaven, qui baisse les yeux au sol avec une pudeur si nonchalante, si séduisante, il reste quelque chose qui ne se réduit pas au témoignage de l’art de Hill, quelque chose qu’on ne soumettra pas au silence, qui réclame insolemment le nom de celle qui a vécu là, mais aussi de celle qui est encore vraiment là et ne se laissera jamais complètement absorber dans l’“art”. »


Ce passage peut être rapproché de certaines pages de La Chambre claire de Roland Barthes, lorsqu’il évoque le « ça a été » de la photographie (« ça a été », nous dit l’image : c’est à la fois un certain rapport à la réalité et un certain rapport au temps). Roland Barthes insiste beaucoup sur ce qui, selon lui, constitue le fonds de notre rapport à l’image photographique : le fait que le référent y adhère – ce qui a entretenu l’effet de réel dans la photographie, laissant croire qu’elle était la réalité et non une représentation de celle-ci. D’autre part, sa dimension d’apparition ou de survivance : face à la photographie, nous avons toujours l’illusion d’être face à un morceau de passé vivant qui fait retour, un revenant en somme, un absent toujours présent. « Ce que la photographie reproduit à l’infini n’a lieu qu’une fois », souligne Roland Barthes.




« Karl Dauthendey avec sa fiancée Mlle Friedrich après leur première visite à l’église, le 1er septembre 1857 », Saint-Pétersbourg, autoportrait, reproduit in : Helmuth BOSSERT, Heinrich GUTTMANN, Aus der Frühzeit der Photographie. 1840-1870, Francfort/Main, Societäts-Verlag, 1930


« Ou bien l’on découvre l’image de Dauthendey, le photographe, père du poète, à l’époque de ses fiançailles avec la femme qu’il trouva un jour, peu après la naissance de son sixième enfant, les veines tranchées dans la chambre à coucher de sa maison de Moscou. (...) On la voit ici à côté de lui, on dirait qu’il la soutient, mais son regard à elle est fixé au-delà de lui, comme aspiré vers des lointains funestes. »


Ce qui intéresse Benjamin dans cette image représentant un couple (Karl Dauthendey et sa fiancée) c’est la dimension d’ « ici et maintenant » présente dans la photographie, mais aussi ce qu’on pourrait nommer la juxtaposition de temporalité, la « composition d’anachronismes » (Georges Didi-Huberman). Regardant cette photographie, nous voyons à la fois un temps qui n’est plus (celui du couple photographié), un temps à venir (la mort tragique de la femme), tout en l’observant de notre temps présent.


« Malgré toute l’ingéniosité du photographe, malgré l’affectation de l’attitude de son modèle, le spectateur ressent le besoin irrésistible de chercher dans une telle image la plus petite étincelle de hasard, d’ici et maintenant, grâce à quoi la réalité a pour ainsi dire brûlé de part en part le caractère d’image - le besoin de trouver l’endroit invisible où, dans l’apparence de cette minute depuis longtemps écoulée, niche aujourd’hui encore l’avenir, et si éloquemment que, regardant en arrière, nous pouvons le découvrir. »


Il faut cependant garder à l’esprit que, comme le montre bien l’article de André Gunthert sur ce texte (« Archéologie de la Petite histoire de la photographie », op.cit.), Benjamin fait une erreur d’interprétation de cette image, un lapsus en somme : en vérité, la femme représentée n’est pas celle qui s’est suicidée mais la deuxième épouse de Dauthendey. Si Benjamin voit dans cette image une telle dimension tragique, c’est car il se réfère à un texte biographique, écrit par Max Dauthendey sur son père. Autrement dit, l’intérêt de Benjamin pour cette photographie ne prend pas sa source dans l’image, mais dans le texte, et l’image est seulement le support d’une fiction.


C’est en parlant des photographies d’Eugène Atget que Walter Benjamin donne une définition de ce qu’il nomme l’aura, « unique apparition d’un lointain, si proche soit-il ».
Benjamin reprendra cette idée d’aura dans un texte important publié en 1935, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, où il s’interroge sur les mutations de l’art liées au développement de la technique. Pour l’expliquer très rapidement, sa réflexion porte principalement sur la photographie et sur le cinéma : il s’agit de comprendre en quoi leur aspect reproductible, non unique, change la perception de l’œuvre d’art et entraîne la disparition de son aura, de son « hic et nunc », son « ici et maintenant ».




Eugène Atget Rue Quincampoix Tirage de 1900 ou 1901 d’après négatif de 1900 Photographie positive sur papier albuminé, d’après négatif sur verre au gélatino-bromure. Épreuve : 21 x 17 cm


Eugène Atget Marché des Carmes, place Maubert, 1910-1911 Tirage entre 1910 et 1912 d’après négatif de 1910 ou 1911 Série : Paris pittoresque, 2e série Photographie positive sur papier albuminé, d’après négatif sur verre au gélatino-bromure. Épreuve : 21,6 x 16,7 cm


Atget « recherchait ce qui se perd et ce qui se cache, et c’est pourquoi ses images contredisent la sonorité exotique, chatoyante, romantique des noms de ville : elles aspirent l’aura du réel comme l’eau d’un bateau qui coule. Qu’est-ce au fond que l’aura ? Un singulier entrelacs d’espace et de temps : unique apparition d’un lointain, aussi proche soit-il. Reposant par un jour d’été, à midi, suivre une chaîne de montagnes à l’horizon, ou une branche qui jette son ombre sur le spectateur, jusqu’à ce que l’instant ou l’heure ait part à leur apparition c’est respirer l’aura de ces montagnes, de cette branche. »


A noter que la BNF a consacré une exposition à Eugène Atget, disponible en version virtuelle sous la forme d’un parcours visuel dans l’œuvre du photographe.


Photographie d’Albert Renger-Patzsch, tirées de l’album Die Welt ist schön (Le Monde est beau) (éd. C. G. Heise), Munich, Kurt Wolff, 1928




hotographie d’Albert Renger-Patzsch, tirées de l’album Die Welt ist schön (Le Monde est beau) (éd. C. G. Heise), Munich, Kurt Wolff, 1928
Walter Benjamin fait aussi une critique de la photographie dite « décorative », de la photographie de « création » dans la « Petite histoire de la photographie ». Il entend ainsi dénoncer une photographie qui s’affranchit de sa dimension éthique, historique et politique pour ne devenir qu’esthétique. Une photographie, donc, réduite à sa dimension esthétisante, qui cherche à plaire plutôt qu’à délivrer une expérience et un enseignement.
Benjamin pense sans doute, notamment, aux photographies d’Albert Renger-Patzsch (dont l’album s’intitule Die Welt ist schön, Le monde est beau).


« Si la photographie s’affranchit du contexte que fournissent un Sander, une Germaine Krull ou un Blossfeldt, si elle s’émancipe des intérêts physiognomoniques, politiques ou scientifiques, alors elle devient “créatrice”. L’affaire de l’objectif devient le “panorama” ; l’éditorialiste marron de la photographie entre en scène. (...) “Le monde est beau” telle est sa devise. En elle se dissimule la posture d’une photographie qui peut installer n’importe quelle boîte de conserve dans l’espace, mais pas saisir les rapports humains dans lesquels elle pénètre, et qui annonce, y compris dans ses sujets les plus chimériques, leur commercialisation plutôt que leur connaissance. Mais puisque le vrai visage de cette création photographique est la publicité ou l’association, son véritable rival est le dévoilement ou la construction. »


Pour terminer, il faut garder à l’esprit en abordant ce texte de Benjamin que, comme André Gunthert le rappelle, Walter Benjamin comme Roland Barthes d’ailleurs (dans La Chambre claire) « utilisent leur propre intimité pour approcher et comprendre l’image et y insuffler du récit.


Autrement dit, l’approche de ces deux penseurs montre également à quel point l’image peut être souvent prise dans un discours, dans une fiction qui oriente sa perception et sa lecture. A ce sujet, Paul Edwards écrit ceci : « Traversée de mots, mise en mots, mettant en scène les mots, avoisinant les mots, il y a toujours un discours public et privé qui hante l’image » (in Soleil noir. Photographie et littérature, Presses Universitaires de Rennes, 2008, p.10).


© Isabelle Soraru




No 1 Novembre 1996 : Nouvelles pratiques, nouveaux sujets/La critique et ses modèles
Petite histoire de la photographie
Walter Benjamin

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 11:08
Photos hétérodoxes, gestes iconoclastes : pour une réflexion/réflection - Auteurs-photographes : colère de Hervé Donnezan - Barthes et la photo

imágenes heterodoxas - 

* photos hétérodoxes, gestes iconoclastes

 

Expositions et activités
04/03/2016 - 05/06/2016

···Après le succès de la première édition, l’Obra social “la Caixa” présente la seconde édition de Comisart, une initiative qui apporte protection aux jeunes au début de leur carrière de commissaire d’exposition. Il s’agit d’un concours dont les fonds des collections de “la Caixa” et du Macba sont mis à disposition des commissaires émergeants. Carlos Martín a organisé l’exposition Gestos iconoclastas, imágenes heterodoxas (Des gestes iconoclastes, des images hétérodoxes) qui fait réfléchir sur la destruction et la démystification de l’image depuis l’art contemporain. Il est ainsi possible de constater que les artistes mettent en état de crise les idées d’autorité associée aux icônes conventionnelles, et que l’image crée un pouvoir hypnotique sur ces dernières et sur le spectateur.

 

 

  • Avinguda de Francesc Ferrer i Guàrdia, 6-8, 08038
    Barcelona

COMMENT ARRIVER 

  • Métro: L1 et L3 arrêt Plaça Espanya.| Bus: 9, 13, 23, 27, 37, 46, 50, 65, 79, 91, 109, D20, H12 et V7.| Trains FGC: arrêt Plaça Espanya.| Barcelona Bus Turístic: arrêt CaixaForum-Pavelló Mies van der Rohe.

HORAIRE

  • Septembre - juin: tous les jours, de 10h00 à 20h00. | Juillet et août: tous les jours, de 10h00 à 20h00. Mercredi de 10h00 à 23h00. | 5 janvier, 24 et 31 décembre: de 10h00 à 18h00. | Fermé: 1r et 6 janvier et 25 décembre.

 

 

 

 

001.jpg

 

 

 

logo-caixa-forum.gif         © Vanessa Beecroft Black Madonna with twins 2006. Colección la Caixa de Arte Contemporáneo © Vanessa Beecroft

  •  

Gestos iconoclastas, 

 

 

Hola  te proponemos un paseo por Comisart, una exposición artística que no te dejará indiferente. Y además, no te pierdas nuestras recomendaciones:

 

 

 

 

 

Gestos iconoclastas, 

imágenes heterodoxas

 

 

 

 

 

La exposición “Gestos iconoclastas, imágenes heterodoxas” plantea una reflexión acerca de la destrucción y la desmitificación de la imagen desde el arte contemporáneo, mediante el trabajo de artistas que ponen en crisis el estatuto de iconos convencionales y, por ende, de las ideas o figuras de autoridad asociadas a ellos.

 

Segunda exposición de la convocatoria Comisart, que promueve el comisariado emergente en el ámbito del arte contemporáneo. Comisariada por Carlos Martín.

 

Del 4 de marzo al 5 de junio de 2016

 

Precio: 4 € por persona

Entrada gratuita para los clientes de CaixaBank

 

******P-O : Colère des auteurs-photographes 

 

Compte rendu de la réunion avec le président Antoine ANDRE, la directrice Carine GONZALES-CHABANON et le chargé de mission tourisme Cédric BORG de Pays Pyrénées Méditerranée et moi même (Hervé DONNEZAN).

Suite au rendez vous de ce matin avec l’organisme…

Dialogue de sourds : ils ne savent pas du tout comment fonctionne un auteur photographe… qui présente ses réalisations, son talent à travers des agents, des agences photos en droits gérés, un site internet personnel pour ses archives, à travers des banques d’images en ligne, ainsi qu’un listing de photographes professionnels adhérents à une association telle que l’UPP… et ce dans le but d’être facilement trouvé et pouvoir répondre à la demande d’une iconographe pour le compte d’un éditeur… ou du directeur chargé de la ligne éditoriale.

Ils justifient leur initiative en tant qu’organisme facilitant le lien entre un projet de développement présenté par un acteur du Territoire sur le tourisme, l’agriculture, l’environnemental… avec des consommateurs, et visiteurs de la région…

Impossible de leur faire comprendre qu’en tant que professionnels nous sommes parfaitement organisés pour offrir de nombreuses photographies de notre région évidemment avec des droits d’auteurs correspondants mais cette subtilité matérialiste leur échappe.

Je résume : l’éditeur HACHETTE, pour sa nouvelle collection de guide sur cinq régions, dont le Languedoc-Roussillon, avait besoin d’un lien pour trouver des photographes afin d’illustrer un guide.

L’organisme Public Pays Pyrénées Mediterranée organise un concours photo d’amateurs pour récupérer et leur fournir une photo au détriment des professionnels locaux.

Une méconnaissance alarmante sur le travail des auteurs photographes, je leur ai remis le petit guide réalisé il y a quelques années par l’UPP Auteur photographe, d’Eric DELAMARRE.

La discussion

Selon PPM : leur initiative n’est pas d’exploiter les photos commercialement.

Ma réponse l’exploitation promotionnelle est soumise à des droits d’auteurs aussi.

PM : Projet de guide HACHETTE, cinq guides sur les régions et PPM est persuadé justifier sa compétence et la pertinence de son concours en fournissant une photo gratuite d’amateur ; plutôt que ce soit l’éditeur qui recherche à travers des agences ou sélectionner dans la photothèque d’un photographe professionnels extérieur.

J’ai eu beau répondre que les photos reçues n’indiquent pas le domicile de l’auteur, et peuvent très bien provenir d’un photographe amateur extérieur.

- Evidemment avec la multitude de concours qui polluent le marché, le votre compris !, le mauvais exemple est vite suivi pour éliminer d’office les photographes qui envisageraient de « réclamer » leurs droits.

PPM au sujet de la légalité en rapport du CPI : ils ont limité a trois ans l’utilisation promotionnelle des photos, la directrice et le responsable technicien considèrent que c’est suffisamment précis.

Le règlement stipule ceci :

De plus, le gagnant autorise le Conseil de développement du Pays Pyrénées-Méditerranée à utiliser, à reproduire et à publier sa photo à titre gratuit dans le cadre de la promotion du lancement du Guide du Routard Pays Pyrénées-Méditerranée et ce dans divers formats et sur tous types de supports: revues, affiches, livrets, flyers, exposition, site Internet, insertion presse, etc. (liste non exhaustive).

Je leur ai donc traduit en Français que non seulement ils récupéraient une photo gratuite pour la couverture d’un guide du Routard, mais toute l’exploitation promotionnelle liée a la diffusion de ce produit « Guide » ils ne comprennent absolument pas qu’il y a des droits différents pour la promotion des divers produits détaillés ci-dessus.

Point d’incompréhension total lorsqu’ils m’ont proposé de nous regrouper entre photographes locaux pour présenter un projet afin de faire connaître nos offres de services.

Exemples cités : les producteurs du terroir qui cherchent a faire connaître la qualité de leurs produits ; ou les pécheurs régionaux pour valoriser leur production de la pêche locale..

J’ai répondu que nous ne travaillons pas avec le public, mais avec des éditeurs, la presse et des agences de communication. Bref, des professionnels !

– Ce n’est pas réaliste de présenter un projet pour valoriser notre travail alors que de plus en plus d’organismes comme les vôtres cherchent à évincer les professionnels, en récupérant des photos d’amateurs pour ne pas payer nos droits d’auteurs. Par conséquent ce n’est pas du tout réaliste de faire connaître notre travail a des gens qui ne font rien pour le comprendre, et dont le but est de ne pas payer les droits d’utilisations légitimes.

Le comble c’est que la directrice justifie son initiative de concours, étant persuadée que de mettre en relation des amateurs avec une maison d’édition qui va promouvoir la région en offrant une couverture gratuite est une opportunité de lancement pour un jeune photographe amateur.

Elle ne voit toujours pas que le marché des professionnels bien présent est complètement occulté.

L’existence de professionnels locaux ne serait reconnue qu’à travers une action de promotion du travail des photographes, et on en revient au même point. La boucle est bouclée… pour se quitter dans l’incompréhension totale !

A quoi cela va t’il servir de promouvoir une offre de photographes professionnels face à un marché d’organisateurs de concours pour récupérer des photos gratuites, des acheteurs potentiels qui utilisent des photos gratuites ou provenant de microstocks à 3 francs 6 sous…

 

- Par contre j’ai bien insisté sur la communication visuelle et l’identité de notre territoire. Ils ne s’occupent ni se préoccupent du site internet du Comité départemental du tourisme (CDT) qui présente des photos de produits du terroir via microstocks que l’on retrouve dans de nombreuses autres régions… ni des hôtels, ni des agences immobilières qui exposent aucune photo pour valoriser les richesses de notre territoire… Je leur ai suggéré de décorer les murs nus de la salle de notre réunion avec des photos du terroir… il n’y avait dans les couloirs que des affiches que l’on trouve dans les halls de gare !

No more comment.

 

- Je continue ma campagne Facebook pour dénoncer ce concours et prévenir autant se faire que peut les amateurs éclairés…

PS. message sur Facebook ce matin : une subtilité dans le règlement du concours m’avait échappé. Non seulement les droits sont cédés gratuitement pour l’utilisation de la couverture de la nouvelle collection du Guide du Routard, mais aussi toute la campagne de promotion : impressions, et achats d’espaces pour le lancement de ce produit éditorial… puisque le gagnant cède les droits d’auteurs de sa photo pour la promotion du Concours. Cela revient a céder les droits pour une utilisation publicitaire pour la promotion d’un produit tel que le Guide du Routard… On est loin du cadre d’une exposition qui doit valoriser le travail d’un photographe auquel un organisme public donnerait un coup de pouce..

Hervé DONNEZAN

Auteur-photographe.

 

*******

 

La Chambre claire, Note sur la photographie

170px-Jerome_bonaparte.jpg

 

Photographie de Jérôme Bonaparte (1784-1860).

Cette photographie (date estimée : 1852) a sûrement inspiré à Barthes son ouvrage La Chambre claire.

La Chambre claire, par opposition à la chambre noire où l’on développe la photo, est un éclaircissement, une philosophie, selon Roland Barthes. Celui-ci reste abasourdi par une photo de 1852 représentant le dernier frère de Napoléon. Il se dit alors : « Ces yeux ont vu l’Empereur ! » Puis la photographie culturelle l’éloigne peu à peu de cet étonnement. Il veut cependant savoir ce que la photographie est « en soi », si elle dispose d’un « génie » propre. En tout cas elle reproduit à l’infini, mécaniquement, ce qui n’a lieu qu’une fois. Elle ne peut être transformée philosophiquement. Percevoir ce qu’elle signifie n’est pas impossible si l’on fait appel à la réflexion.

Pour mieux comprendre ce que la photographie est réellement, Barthes l'oppose au cinéma. Pour lui, la photographie est le seul médium qui a le pouvoir de regarder fixement. Dans un film, personne ne regarde le spectateur dans les yeux : « c'est interdit-par la fiction. » Dans son livre, Barthes définit un film comme pouvant être « fou par artifice » et « présenter les signes culturels de la folie ». Il voit un film comme étant une simple illusion et l'oppose ainsi à la photographie, chargée quant à elle de ce qu'elle représente mais aussi de son existence même : l'objet photographié a bien existé et il a été là où je le vois. Seule la photographie permet de nous assurer du passé de la chose.

Les photos qui intéressent Barthes sont celles devant lesquelles il éprouve plaisir ou émotion. Il ne tient pas compte des règles de composition d’un paysage. Devant certaines photos, il se veut sauvage, sans culture. À partir des photos qu’il aime, il essaie de formuler une philosophie. N’étant pas photographe, il n’a à sa disposition que deux expériences : celle du sujet regardé et celle du sujet regardant.

Ce qu’il aime, c’est le bruit mécanique du doigt du photographe sur l’appareil et non l’œil qui le terrifie. Par rapport à son personnage, l’image restituée est immobile, donc lourde, alors que lui se veut léger ; devant l’objectif, il est à la fois :

  • « celui qu’il se croit,
  • celui qu’il voudrait qu’on le croie,
  • celui que le photographe le croit,
  • celui dont il se sert pour exhiber son art ».

C’est pour cela qu’il a une sensation d’inauthenticité. Il devient objet. Il prend donc les photos qu’il aime pour analyse et dit qu’elles l’animent et qu’il les anime. C’est l’attrait qui les fait exister à sa vue. C’est leurs sentiments. Il aime les dualités, les personnages dissemblables, les scènes hétéroclites…

Il nomme deux éléments qui suscitent son admiration de la photo :

  • le studium (le goût pour quelqu’un ou quelque chose)
  • le punctum (la piqûre, un détail poignant)

Exemple : une famille noire américaine page 75 :

  • Le bon sujet culturel constitue le studium.
  • Un des personnages, bras croisés, porte une large ceinture. Ce détail fascine Barthes et constitue son punctum. Grâce à lui, un champ aveugle se crée (une sorte de hors-champ subtil), conférant à ce portrait une vie extérieure.

Il s’agit d’une coprésence. Sans ces deux éléments, la photo lui est insignifiante.

« Une photo est surprenante lorsque l’on ne sait pas pourquoi elle a été prise. Une photo est subversive lorsqu’elle est pensive et non effrayante. »

La photo le touche s’il lui retire son verbiage ordinaire : technique, réalité, reportage, art…

Jusqu’à ce stade, Roland Barthes a appris comment marche son désir mais n’a pas encore découvert la « nature » de la photographie. Elle a aussi un rapport avec la mort : la photo rend immobile tout sujet. Il découvre une photo de sa mère (après la mort de celle-ci) et se rend compte que l’amour et la mort interviennent dans son choix de photo unique, irremplaçable. Dans la photographie, il y a réalité et passé. Il a confondu vérité et réalité. Voilà désormais pour Barthes le Génie de la photographie, ce qui a été photographié « a existé » !

Il n’aime pas la couleur en photographie car il a l’impression qu’elle s’interpose entre le sujet et lui. Il parle des rayons qui émanent du sujet photographié comme s’ils étaient toujours vivants. La photographie étonne Barthes comme si elle avait le pouvoir de faire revivre ce qui a été. Elle n’invente pas (comme peut le faire tout autre langage), « elle est l’authentification même » (page 135). « Ce qu’on voit sur le papier est aussi sûr que ce qu’on touche » (page 136), mais la photographie ne sait dire ce qu’elle donne à voir (page 156). La photographie est violente (page 143) car elle emplit de force la vue. Elle est périssable (comme du papier) : elle naît comme tout organisme vivant à même les grains d’argent qui germent, s’épanouit puis vieillit.

Selon Barthes, l’amateur se tient au plus près de la photographie. Le noème (objet intentionnel de la pensée, pour la phénoménologie) de la photographie est simple : « ça a été » (page 176). La folie naît dans la photographie si l’on entre en extase devant elle. Sage ou folle, ce sont les deux voies que Roland Barthes se donne à choisir.

 
 
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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:10
Daniel Berehulak

Daniel Berehulak

  •  

 

 

- - - Visa pour le droit à l'image

 

 

Depuis 27 ans, c'est la rentrée rituelle pour le festival photo de Perpignan : grâce à "Visa pour l'image", c'est l'occasion de beaux discours sur la misère du monde, un moment de bonne conscience, les cocktails, les repas en ville, la médiatisation du roi de la fête, la récupération politique, un effet d'annonce : depuis 10 ans, la création d'un centre mondial du photo-journalisme au couvent des Minimes...

 

Depuis 27 ans, rien n'a changé, ni le rituel indécent ni les guerres, injustices et catastrophes du monde…

 

 VISA ne sert à rien, oui aux "retombées" économiques pour cafés, restaurants, hôtels, commerces et loueurs à la sauvette… Oui, retombée médiatique : Perpignan se fait connaître en septembre, et par des crimes et disparus tout le reste de l'année...

 

Rien ne change dans le monde et Visa n'est pas une prise de conscience, ou alors éphémère, dans la société de spectacle. Le public du samedi fait le tour des expositions, se sent voyeur face à cet étalage de vies privées saccagées, voudrait agir mais ne fait rien… 

Et the show continue, et l'exhibitionnisme… et les fameuses "retombées" qui suggèrent les radio-actives de nos chères centrales ou au napalm de nos chères guerres coloniales...

 

Comment changer ? En ne faisant plus confiance (ne plus voter pour eux) aux gouvernements qui vendent des armes aux tyrans que nous, Occidentaux, anciennes nations coloniales, avons mis au pouvoir : quand ces dictateurs se font moins conciliants, on les bombarde (Khadafi..), on détruit nos propres armes (qu'ils nous ont achetées) pour mettre en selle un autres dictateur, à qui on va vendre nos nouvelles armes (rafale, etc…) et ainsi de suite… Et M. Leroy et consorts, vous pourrez montrer vos belles photos !!!

 

J.P.Bonnel

 

C'est dit mais je voulais au départ répondre à mon collège écrivain et ami : sur le droit à l'image

 

 

 

Henri Lhéritier, le 31.8.2015 (blog et facebook) - merci à lui pour publication de son point de vue (droit au texte...)

 

« VISA » SANS VISAGE :

 

Selon que l’on est puissant ou misérable notre visage, son image plutôt, n’a pas la même valeur.

Les modèles involontaires des photos exposées à travers de la ville, lors du festival « Visa, » à Perpignan, ignorant l’exploitation que l’on fait d’eux, ont peu de chance de trouver un de ces avocats tonitruants, défendeur du droit à l’image, qui se déciderait soudain à protéger leur visage, si grossièrement exposé, aux fins d’émotions spectaculaires, dans tous les lieux de la cité. Ce serait pourtant une belle cause humanitaire.
Quelle désinvolture, celle qui consiste à afficher, sans autorisation, les traits de la misère, de la peur ou du désespoir, en les captant, gratis, au bout du monde, tandis qu’à notre porte, sous peine de procès, on ne peut plus se permettre de publier la photo d’un passant anonyme, sans que la justice n’ait son mot à dire. Même la gueule du chien de telle ou telle starlette est floutée au nom du droit des animaux.
L’homme d’Occident serait-il plus fragile ? Serait-il plus respectable que l’homme du tiers monde ? Plus susceptible ? Plus timide ?
La misère a un visage, la richesse n’en a plus ou ne montre le sien qu’en le monnayant.
Avec nos photos, monsieur, nous faisons une bonne œuvre, nous plaidons, auprès de l’Occident, la cause des humains abandonnés aux quatre coins du monde, nous sensibilisons les citoyens aux malheurs qui frappent là-bas. Se donne-t-on bonne conscience avec cet argument ? D’ailleurs, ajoutera-t-on, cynique, avant leur droit à l’image, il est nécessaire de songer d’abord à les soigner et à les nourrir.
Or, on ne fait rien de cela, on les repêche en mer en pestant contre leur nombre, leur sans-gêne, et on les expose pour titiller notre voyeurisme. Ne serait-ce point un néo-colonialisme, cette utilisation artistique du malheur ?
Ne faudrait-il pas donner les mêmes droits que nous à ces damnés, des droits supplémentaires même car leur déchéance nous fait un spectacle ?
Voici un projet intéressant pour «Visa »: œuvrer à la création d’une fondation du droit des sans droits, une Sacem de la misère.

 

**

 

C'est en lisant Le Monde daté d'aujourd'hui (mardi 1er septembre 2015) que je me réconcilie un peu avec Visa et surtout que je peux rendre hommage au photographe qui est interrogé par le quotidien (page 16, culture) :

 "J'aime être proche de les sujets, passer du temps avec eux, établir une relation de confiance, et c'était compliqué."

 

…et plus loin : "Je n'ai pas essayé de faire de belles images, mais des images nécessaires."…

 

On sent là la sincérité de Daniel BEREHULAK, loin de l'ego, du show et des photos truquées, embellies… Loin de la mort revue par photoshop…


J.P.B.
 
PS. Sur le droit à l'image, j'ai oublié de citer ce passage très intéressant de l'article : "Après avoir photographié une petite patiente da,s une clinique; il a fait un voyage en voiture de neuf heures dans la brousse pou obtenir de sa mère l'autorisation de publier l'image "C'était une histoire positive, la fillette s''en est sortie." Témoignage essentiel ! Ethique du journaliste !
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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 09:43

  Collioure - Portrait d'Hervé Donnezan, auteur photographe

 

 

    Ses photos sur Dali et sur Collioure enneigée sont des images insolites

 

 

 

Fraternité est un joli nom pour une rue étroite. Il s'agit d'une des plus célèbres ruelles de Collioure, où artistes et commerçants savent vivre en harmonie. Là, fraternise aussi un photographe : mieux, un "auteur photographe", comme l'indique l'enseigne de sa boutique.

 

 

Le promeneur est attiré par ce petit local, bourré d'images, belles et insolites, qui montre Collioure sous la neige ou Salvador Dali, dans sa maison de Port-Lligat, près de Cadaquès…

 

Depuis plus de douze ans, Hervé Donnezan montre ses créations, photos d'art, affiches, cartes postales qui donnent une vision complète et esthétique du pays catalan.

 

Ce photographe professionnel a commencé comme amateur au photo club catalan, à Perpignan, dans les années 1960. Il côtoie les grands photographes de l'époque, tels Fabrice Giu, Gabarou, Bastide ou Pierre Parcé…

 

 

La photo de presse

 

 Sa carrière commence vraiment en 1969 quand il est embauché par le quotidien L'Indépendant pour son édition en Costa Brava, en 1969. Il sillonne avec Pierre Sourbès, ancien rédacteur en chef, la Catalogne, de Gérone à Barcelone, de Playa à Roses…

 

 

La photo publicitaire

 

H. Donnezan décide ensuite d'ouvrir un petit studio de photo publicitaire : il va travailler pour le tourisme, avec son agence de presse Rapho : "La photo d'illustration marchait très bien à l'époque; j'allais souvent à Barcelone et, en 1973, je rencontre Dali..!", raconte H. Donnezan. "Je vais prendre beaucoup de photos du maître et faire un grand reportage sur lui dans le magazine Payboy… Je suis photographe indépendant tout en collaborant avec l'agence : j'avais beaucoup de clients dans la région…"

 

Un autre moment important, ce furent les Jeux olympiques de Barcelone et l'expo universelle de Séville, les années 1991/92. Le travail, à cette époque, était plus facile et je vendais des images pour les agences en Espagne, Italie, USA…"

 

 

Le professionnel

 

En 1981, H.Donnezan monte un studio important avec du matériel professionnel; il va travailler avec des agences de Montpellier car il a désormais sa propre chaîne de traitement: il a trois salariés; c'est l'époque de la photocopie couleur. Tout était basé alors sur la communication virtuelle.

 

 

Le cinéma et l'édition

 

Sa carrière de photographe professionnel se diversifie puisque H.Donnezan est embauché sur le tournage du film "L'Ingénu", de Norbert Carbonneaux. De plus, en 1984, c'est l'édition, chez Daniel Briant, avec Guy Lormand, d'un des premiers livres complets sur le Roussillon…Sans oublier les premières campagnes publicitaires avec Havas Turbo Communication "Bali ? Non, Pyrénées-Orientales"…

 

 

Le tourisme

 

En 1993, les choses changent, c'est une nouvelle orientation : H. Donnezan va travailler avec les stations touristiques, d'abord dans les Alpes, en illustrant les brochures des Tours Operators. Ensuite, avec les stations du littoral : Canet, Le Barcarès…mais il est confronté à de gros problèmes avec l'Office de Tourisme d'Argelès ! D'ailleurs, la carrière de ce photographe aux mille talents sera jalonné de procès car, souvent, les entreprises ou pouvoirs locaux ne règlent pas les factures de l'artiste…

 

 

L'exil

 

Déçu, désorienté, H. Donnezan part alors à Paris, il va voyager… En 1994, il essaie de s'installer aux Etats-Unis et va travailler pendant huit ans avec des architectes. Il proposera plus tard à "Visa pour l'image" ses reportages sur la "Route 66", sur l'obésité aux USA, sur des paysages magnifiques… Le photographe va suivre l'évolution du numérique qui permet la conservation des images. Il se lance dans la digraphie, label technique d'Espion qui garantit la conservation des photos pendant cent ans ! Avec, comme supports, des papiers spéciaux texturés, H. Donnezan se spécialise dans la reproduction d'oeuvres d'art.

 

Le site www.digigraphie.com présente des oeuvres de musée authentifiées : "Cette mutation m'a demandé un investissement en formation et en matériel nouveau, avec une mise à jour des logiciels…", explique H.Donnezan.

 

 

Collioure sous la neige et Dali

 

En 2002, c'est le retour en France et l'installation à Perpignan, puis à Collioure, où il travaille depuis douze ans. Il a créé une boutique en divers lieux : avenue de la gare, rue Berthelot, rue des Treilles et, ) présent, dans la belle rue de la Fraternité, où se côtoient plusieurs plasticiens.

 

Dans son local, il ne vend que son propre travail : tirages d'art, affiches, photos, les anciens clichés scannés (tout un long travail d'archives !) et, bien sûr, ses séries fameuses sur Barcelone, Collioure sous la neige, Paysages perpignanais, Dali à Port-Lligat…Ce sont d'ailleurs ses photos préférées, comme celles de Dali avec son égérie Amanda Lear, rencontrés au lac de Banyoles, en Catalogne du sud, à l'occasion des championnats du monde de ski nautique… Dali, il l'expose en 2004 pour l'anniversaire de sa naissance : grâce à Jean Casagran, il montre sa série dalinienne au palais des Congrès de Perpignan jusqu'en mars 2005.

 

H. Donnezan aime aussi ces paysages retenus pour des pochettes de disques, de cassettes, lors du Midem de Cannes…Surtout, il était là, à Collioure, lors de la tempête de neige de 2010 : ce furent trois jours insolites et incroyables, un décor inédit pour le petit port catalan, mais on se dit, face à ces clichés, que Collioure est belle aussi habillée de blanc !

 

L'identité du pays catalan

 

C'est sans doute cela, l'image de marque de ce pays, l'identité du Roussillon et des Pyrénées-Orientales, que recherche Hervé Donnezan. Dans cette optique, il aime travailler avec les restaurateurs et les hôteliers sensibles à un tourisme de qualité, à la quête de la vraie identité de Collioure et du département.

C'est ainsi que l'on peut retrouver les photos remarquables de ce sympathique "auteur photographe" à "La table d'Aimé", à Rivesaltes et, à Collioure, à "L'Amphitryon", au "Sant-Vicens", "Chez Simone" ou dans la boutique des "Vins d'auteurs", place du marché….

 

 

Jean-Pierre Bonnel

(article enviyé au journal L'Indépendant il y a 3 semaines, non publié)

 

 

*Contact : 1 rue de la Fraternité-Collioure - www.couleurs-roussillon.com

 

** Page Facebook : "Nous, artistes de Collioure" - Le site sur la digigraphie -

 

 

 

 

 

 

Hervé Donnezan dans sa "boîte à images", à Collioure (photo J.P.Bonnel)
Hervé Donnezan dans sa "boîte à images", à Collioure (photo J.P.Bonnel)

Encore un concours abusif dans notre si belle région, ...: AVIS AUX AMATEURS PHOTOGRAPHES... ne vous faites pas pigeonner...

Lisez bien le règlement de ce concours... Syndicat mixte Canigo Grand site http://www.canigo-grandsite.fr/wa_57.html ) voici les conditions abusives...: Article 12: Cession des droits d’auteur.

La photographie étant communiquée au Syndicat mixte Canigó Grand Site, il convient que le participant déclare expressément être l’auteur de photo

soumise et donc titulaire des droits d’exploitation existant sur la photo.

Concession du droit à l’image:

Les participants restent propriétaires de leurs photos

mais autorisent l’organisateur du concours à :

• utiliser leurs noms, les photos soumises, leurs titres à des fins de communication, dans un cadre non commercial

, dans le respect de la propriété artistique, sans aucune forme de rémunération, permission ou avis.

•utiliser, à reproduire, à adapter et à publier leurs images dans le cadre de la valorisation des actions du Canigó Grand Site et ce dans divers formats et sur tous types de supports

: magazines, affiches, livrets, exposition, site internet, insertion

presse, etc.

Quelques professionnels avaient émis un message de précaution sur leur page... résultat tout a été effacé, ...censuré il est impossible de commenter maintenant...

Massif du Canigó - Grand Site de France

Site officiel du Syndicat Mixte Canigó Grand Site, établissement administratif en charge de la gestion de la démarche Grand Site pour le Site classé du massif du Canigó.

canigo-grandsite.fr

- - - - Mercredi 12 aout :

REUNIÓ PÚBLICA ANC CATALUNYA NORD:

Dimecres 12 d' agost a les 18h 30 al Casal de Perpinyà

Les eleccions que són "normals" pels uns, "plebiscitàries" pels altres i "constituents" i "refrendàries" i tutti quanti, ja estan convocades!

No, el nom no fa la cosa, però la cosa és que Catalunya, en aquestes eleccions s'ho juga tot.

En cas de fracàs, sabem com serà d'implacable la repressió de Catalunya i del català i la seva assimilació a Espanya, després del que ells consideren el major desafiament de la història.

En cas de majoria independentista sabem que per primer cop s'obre el camí cap a la independència total de Catalunya.

Com sempre, però més que mai, des de CATALUNYA NORD, nosaltres cridem que sem catalans i que sem catalans del nord a la vegada

I això ens fa participar en aquesta empenta i en aquesta campanya perquè sabem que guanyar o perdre és determinant per un català d' allà com d' aquí com de terra endins com de mar enllà.

(à suivre, pour le 29 août)

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 08:13
le 12 mai 2015

le 12 mai 2015

PHOTOS Regards

Mercredi 13 mai - Villeneuve de la Rivière

18 h 30 Salle Noé haut : inauguration de la 24ème édition « Regards » 2015, suivie de la visite des expositions. Jeudi 14 mai - Villeneuve de la Rivière

24e rencontres de photographie

regards

- jeudi 14 : Balade photographique nocturne

Jeudi 14 mai, 20 h 30, espace Noé, Villeneuve de la Rivière.

- Projection : Autre chose par les photographes exposants

Vendredi 15 mai, 20 h, chapelle St-Saturnin, Pézilla la Rivière.

- Images et vins en musique

Samedi 16 mai, 20 h, Cave Dauriach, l’Écurie, salle des Fêtes, Villeneuve.

La beauté, la joie, l’espoir au rendez-vous.

La nouvelle orientation et la formule proposées lors de la précédente édition ont été plébiscitées par un public nombreux et enthousiaste.

Les acteurs de Regards y voient un encouragement à poursuivre dans cette direction.

Ainsi, les rencontres de photographie prennent tout leur sens : un festival, certes plus court en durée, mais plus intense grâce à la participation active des photographes exposants et projetants, plus proches du public, dans cet esprit de convivialité, si cher à Regards.

Vitrine de la photographie d’auteur que nous soutenons, cette 24ème édition met en valeur les talents photographiques et propose d’en partager la créativité et l’émotion avec un large public, fidèle et nouveau.

Dans son esprit, elle annonce la belle étape de nos 25 ans, exceptionnelle et porteuse d’une évolution future nourrie de la richesse de nos fondamentaux.

La beauté, la joie, l’espoir sont au rendez-vous de cette 24ème édition pour vous accueillir.

Jean DAURIACH Président de Regards

les partenaires

Avec la participation de :

Boulangerie ALDA – Boucherie-charcuterie ROQUELAURE

15 h - 16 h 16 h - 17 h 20 h 30

L’Ecurie : Rencontre avec le photographe Guillaume Ducreux.
Salle Noé haut : Rencontre avec le photographe Jean-Baptiste Peter.
Salle Noé haut : Rendez-vous pour la balade photographique nocturne en présence des photographes.

Vendredi 15 mai - Villeneuve de la Rivière

15 h - 19 h Salle Noé haut : Regards croisés : lecture de portfolios sur rendez-vous. Vendredi 15 mai - Pézilla la Rivière

17 h - 18 h 19 h 00
20 h 00

Chapelle saint Saturnin : Rencontre avec le photographe Jacob Chetrit.
Chapelle saint Saturnin : Inauguration de la 24ème édition « Regards » 2015. Chapelle saint Saturnin : Autre chose
Les photographes exposants proposent un autre travail photographique en projection.

Samedi 16 mai - Villeneuve de la Rivière

16 h - 17 h 17 h - 18 h 20 h - 23 h

21 h 00

Cave Alart : Rencontre avec le photographe Christophe Hargoues. Cave Salvat : Rencontre avec la photographe Florence Richerataux. Cave Dauriach et Ecurie : Soirée « Images et vins en musique » Dégustations et animations (Restauration possible sur place)

Salle des fêtes : Soirée projection
Des photographes proposent et commentent leur travail photographique.

expositions et animations gratuites

Dimanche 17 mai - Villeneuve de la Rivière

17 h 00 La Cave Dauriach : Rencontre avec le photographe Nico

- - - - - - - GREEN is BETTER :

Nous organisons un RDV trimestriel de la coopérative afin de partager les dernières évolutions; moments de convivialité pour construire le paysage énergétique local ensemble.

Nous vous proposons de nous retrouver

pour le 1° RDV trimestriel

le mardi 12 mai à 18h30

au nouveau restaurant

Green is better

45 bis, avenue du Général Leclerc - Perpignan

Programme :

18h30 *Evolutions catEnR*

- Introduction

- Projet MoliSol

- Projet de pompage solaire de chez René Rovira (AMAP Energie Citoyenne) Nouveau

- Compte courant bloqué d'associé Nouveau

puis temps d'échange

19h30 *Couplage Scic/association*

- Présentation et création de l'association

Afin de mieux développer l'aspect sobriété énergétique (1° des 3 piliers de la démarche Négawatt), nous créons une association qui pourrait regrouper des adhérents et faire de l'éducation à l'environnement en milieu scolaire, périscolaire et grand public sur les thèmes de l'énergie, de la finance solidaire et de la participation citoyenne.

- Echanges autour de quelques maquettes solaires Didacsol de l'association Aprit.

20h *Verre de l'amitié* offert par catEnR

20h30 *Repas* sur inscription

Pour ceux qui le souhaitent, nous pourrons découvrir la cuisine de Linda (carte ci-jointe) sur place.

Merci de s'inscrire à contact@catenr.org ou 06 31 49 27 73 avant le 10 mai.

Fermeture du restaurant à 21h30.

Retrouvez-nous sur Facebook.

Au plaisir de vous y retrouver,

--

catEnR

26, rue de l'avenir

66 000 Perpignan

http://catenr.org

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 11:30
expo photos de J-Yves Gargadennec "Carabanchel"- La poudrière, jusqu'au 15 février
expo photos de J-Yves Gargadennec "Carabanchel"- La poudrière, jusqu'au 15 février

*La photo catalane (par luxcatalunya.over-blog.com

Catalanité : art classique et art contemporain, religiosité et patrimoine

Paris photO

2014 rencontre avec la photographie catalane

Publié le 24 novembre 2014 par lux catalunya

l'événement international de la photographie au Grand Palais: la Galerie +R Maserre !

Parmi les travaux des photographes reconnus représentés par la Galerie, certains ont saisi la nostalgie, les visages du passé connus ou illustres qui se projettent dans le présent, en noir sur blanc ; d'autres mettent en scène les images pour interroger la vision.

Alors qu'un nombre croissant de galeries s'engagent, à Paris photo, dans une survalorisation du numérique, de l'esthétique digitale et du design photographique, la Galerie +R Maserre a fait le choix d'une sélection a la fois émotionnelle, graphique et efficace.

Cette présentation permet aussi de voir à quel point la photographie catalane s'est chargée de spécificités et s'est elle-même travaillée au contact des évolutions de son époque entre clichés des années 70 et travaux contemporains.

Les photographies de Xavier Miserachs sont un voyage dans l'âme de la Catalogne. Un voyage affectif avec les grandes figures (Dali et le rhinocéros) et avec les souvenirs d'une période de simplicité et d'espoir.

Son style exceptionnel a fait de Miserachs un des grands noms de la photographie catalane dont le mérite est trop souvent ignoré. Avec la présentation de cette série à Paris Photo, revient en actualité la dimension historique et intime de cette vie catalane.

Manel Armengol, la Catalogne Seventies

Les travaux de Manel Armengol oscillent entre témoignage historique, mémoire collective et souvenirs personnels au travers de portraits et de paysages. C'est émouvant de voir à quel point ces clichés peuvent sembler connus et reconnus dans l'inconscient même de tout catalan qui les regarde.

C'est la grande force de cette photographie qui, sous des aspects désuets ou à partir de thèmes de vie quotidienne, parle au plus intime. Ce passé, c'est un lien qui existe encore aujourd'hui, c'est un mode de reconnaissance.

Deux séries de travaux de l'artiste Pep Duran sont présentées : quatre encadrements de compositions associant des photographies de sièges vides et des pieds démontés et une série de collages intitulée "Déserts".

Reconnecter des images, des réalités disjointes semble être l'ambition de cette démarche plastique et visuelle.

Les pieds de fauteuil sont comme les os d'un squelette de fauteuil dont l'image apparaît en fonds du tableau. Les couleurs, sépiacées, altérées, accentuent la vacuité de l'image et de l'atmosphère des sièges vides qui se côtoient.

De même, dans "Déserts" des personnages sont comme projetés dans des lieux improbables faits de jointures de réalités connexes et mais homogènes.

Une expérimentation visuelle de la disjonction et du rapport entre un passé de l'image et un présent de l'objet.

Marcel Duchamp, par Francesc Catala Roca, Galerie R. Maserre

***Livre à paraître (fin février 2015, début mars, pour les élections départementales) de Jean-Pierre Bonnel : Les 365 jours de J.Marc Pujol (propositions pour Perpignan, la culture et campagne mars 2014 des Municipales) -

Souscription (10 euros chez l'auteur 06 31 69 09 32, ou chèque JPB, 9 rue St-Jean, Perpignan) Ensuite, prix public : 14 euros. (éditions "Les mots en scène" - collection "Maux en scène")

*Conférence sur Walter Benjamin de JPBonnel (lectures par Hanna Fiedrich), au théâtre de l'Etang, St-Estève, le 4 avril 2915 à 18h30, entrée libre. (diaporama, dédicace)

*** Le musée de l'exil expose 42 photos originales de l'exil de 39 de l'agence du New York Times :

El MUME exposa 42 fotos originals de l´exili del 39 de l´agència del ´NY Times´

El Museu de l'Exili mostra al públic d'avui com treballaven els primers fotoperiodistes de la societat de masses

El MUME exposa 42 fotos originals de l´exili del 39 de l´agència del ´NY Times´

GIRONA | DANIEL BONAVENTURA El Museu de l'Exili (MUME) de la Jonquera inaugurarà avui una exposició que aplega un conjunt de 42 fotografies de la retirada republicana de l'any 1939 des de Barcelona fins a la frontera fetes per tres fotoperiodistes, entre ells Robert Cappa, per a l'agència de l'hegemònic diari nord-americà New York Times.
L'exposició De la caiguda de Barcelona a la retirada. Report of Wide World Photo for The New York Times presenta imatges que al seu moment van ser reproduïdes a mitjans de comunicació i van tenir un gran impacte internacional.
Es tracta de fotos d'Augustin Chauvin, David Seymour-Chim i Robert Capa, tres fotògrafs que van treballar a la zona del conflicte aquells dies d'infausta memòria per als republicans.
L'exposició, comissariada per Eric Forcada, no presenta còpies ampliades sinó les fotografies originals amb el seu peu de foto tal com va ser redactat a l'època, per tal de mostrar al públic d'avui com treballaven uns reporters que han passat a la història del fotoperiodisme com uns pioners, coincidint amb la formació i la consolidació d'una societat de masses, per oposició al fotògraf convencional, que treballava adscrit a un dels exèrcits enfrontats i explicava la guerra a través de la veu del seu amo.
"L'enviament de corresponsals de guerra ofereix als lectors la garantia d'una informació plural" i "qualsevol possibilitat de censura per part dels estats majors és neutralitzada", explica el text del complet catàleg de l'exposició.
Bona part d'aquestes 42 fotos s'havien vist a la premsa de l'època, fins i tot a portada, però no totes, i algunes d'elles van romandre inèdites fins ara. L'exposició s'ha vist a la Casa de la Generalitat a Perpinyà i no es descarta que tingui una itinerància més llarga després del seu pas pel MUME.

Les imatges d'un èxode
Les imatges van ser preses en el context de la caiguda de Barcelona, que es va produir el 26 de gener de 1939, i els dies successius. La retirada republicana va provocar un dels primers grans èxodes massius de civils a Europa.
El departament dels Pirineus Orientals, en només dues setmanes, va passar de 250.000 habitants a quasi 800.000. A la situació d'emergència humanitària s'hi va afegir una crisi sanitària de primer ordre i es van crear els tres immensos camps de concentració per encabir 330.000 republicans.
La premsa internacional va cobrir la retirada. Un equip de més de 135 periodistes va arribar al Rosselló amb l'objectiu d'informar els lectors sobre aquest gran esdeveniment.
Una de les agències més actives va ser Wide World Photo for The New York Times, que va elaborar un seguit de reportatges de gran impacte. L'agència tenia seu a París i una delegació a Perpinyà, i venia les fotos a mitjans francesos de totes les tendències polítiques. El corresponsal a Perpinyà era Augustin Chauvin i des del seu taller s'enviaven les imatges al món.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

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