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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 10:24
Maréchal de Mailly - Livre :Le prix du sang bleu -Port-Vendres au 18° siècle
Maréchal de Mailly - Livre :Le prix du sang bleu -Port-Vendres au 18° siècle
Maréchal de Mailly - Livre :Le prix du sang bleu -Port-Vendres au 18° siècle
Maréchal de Mailly - Livre :Le prix du sang bleu -Port-Vendres au 18° siècle

Maréchal de Mailly - Livre :Le prix du sang bleu -Port-Vendres au 18° siècle

A Perpignan, il est célèbre : une rue, celle de son hôtel particulier, transformé et devenu l'entrée principale du Musée Rigaud. Et, en ce moment, le "Campus Mailly", faculté de droit, qui renoue avec celle qui conservait les archives municipales, et qui ressuscite à présent. L'université prend le nom de ce militaire, ce héros royaliste, qui sera guillotiné pendant la Révolution...

 

Campus Mailly car le Comte, nommé en Roussillon, avait restauré la vieille université. On lui doit aussi le Théâtre municipal : en voulant faire entrer les cours de droit dans le lieu italien, on veut faire sans doute entrer aussi le Comte de Mailly. Son nom serait ainsi partout à Perpignan: dans l'enseignement, l'architecture, le spectacle vivant, les arts, le lieu muséal..!

Mailly, ok, et pourquoi pas aussi De FOSSA..? Il s'agit de rendre hommage à cette famille !

 

En effet, De Fossa, père du célèbre guitariste de la rue Na Pincarda (maison Gélis en ce moment : projet de donation à la ville de Perpignan : ça traîne en longueur…ce sera sans doute une annonce avant les élections de 2020…) fut doyen de l'université.

 Dans la première salle de l'ancienne université, on rend hommage à Mailly, mais De Fossa mériterait lui aussi une photo, un discours, une plaque, au moins ! Pourquoi occulter le recteur de l'académie jusqu'à Louis XVI..?, grand juriste avant la Révolution, géniteur de ce musicien méconnu en Roussillon, qui, en 1793, partit en exil (Espagne, Mexique) pour ne pas être raccourci et "découpé selon les pointillés", si l'on cite la belle formule de l'artiste Alain Gélis (ou Géli de Na Pincarda)... 

Alors, à défaut d'un "Campus De Fossa", au moins une salle, un tableau, un cartel, M. Le Maire, M. Le Président de l'université..!

JPB

- - -

 

Comte de Mailly

 

Augustin-Joseph de Mailly est l’héritier de l'une des plus anciennes familles de la noblesse du royaume, la Maison de Mailly, d'origine Picarde. Il est le fils de Joseph de Mailly (1677-1755), marquis d'Haucourt, seigneur d'Assigny, Guillencourt, Brunvil, Bivil, Villedieu, Cany, Saint-Michel-d'Halescourt, Grumesnil, baron de Saint-Amand. Dans sa jeunesse, Joseph de Mailly a été page de la Petite Écurie du Roi, reçu en 1691. Sa mère, Louise-Madeleine-Josèphe de La Rivière, est dame de La Roche-de-Vaux-Corbuon et du Bois-de-Macquessy, de Requeil, de Flacé et d'Estival.

 

Les débuts de sa carrière militaire

Mailly est d’abord un militaire. Il est mousquetaire en 1726, enseigne dans le Régiment de Mailly-Infanterie en 1726, il est guidon de la compagnie des gendarmes de la reine. Le 18 mars 1728, il devient capitaine des gendarmes écossais. Le capitaine de Mailly fait les campagnes de Westphalie, de Bohême et de Flandre. Il est lieutenant-colonel de la compagnie des gendarmes de la reine en mars 1733, puis Sous-Lieutenant de la compagnie des chevau-légers de Berri, avec rang de mestre de camp de la cavalerie en mars 1734.

Ses exploits lui valent en 1740 la croix de Saint-Louis, à l’âge de 32 ans, ce qui est exceptionnel.[réf. nécessaire] En janvier1742, Augustin Joseph de Mailly est nommé capitaine-lieutenant de la compagnie des gendarmes écossais, sur la démission du comte de Rubempré, puis il a le grade de brigadier des armées du roi, en février 1743.

Après la campagne de Bohême à Weissembourg, en 1744, il charge, à la tête de 150 gendarmes, un corps de cavalerie et d'infanterie qui avait culbuté deux régiments français, et le force à la retraite. Une pension de 3000 livres lui est accordée pour cette action brillante[réf. incomplète]1.

Il est fait maréchal de camp, le 16 août 1745, en Flandre, sans avoir d'expérience du commandement de grandes unités. Il participe à la guerre de Succession d'Autriche aux côtés du chevalier de Belle-Isle et concourt à préserver la Provence de l'invasion étrangère. Il continue de se signaler, surtout à la bataille de Pavie (1745) où, séparé de l'armée française, il la rejoint en perçant un corps considérable de cavalerie ennemi auquel il enlève 4 canons et 150 prisonniers.[réf. nécessaire]

Il passe ensuite en Italie, où, après la bataille de Plaisance (1746) et le combat du Tidon, il est chargé de l'inspection de la cavalerie. Le roi lui donne le gouvernement d'Abbeville, le crée lieutenant-général de ses armées, en mai 1748. Il est inspecteur général de la cavalerie et des dragons en mars 1749[réf. incomplète]2.

Commandant en chef en Roussillon

 

 

Mailly devient commandant en chef en Roussillon en 1749.

Rénovateur de l’urbanisme de la ville, il transforme le cadre urbain de Perpignan et du Roussillon dans la seconde partie du xviiie siècle au travers d'un programme d'urbanisme de construction dédié principalement à l'éducation. En accord avec son image de personnalité de la haute noblesse et figure de la monarchie administratives des Lumières dans le Midi de la France3.

Il met en œuvre la rénovation de l'Université de Perpignan qui se voit doté d'une bibliothèque publique5, de jardins et d'un cabinet d'histoire naturelle et offre en dotation 918 ouvrages de sa bibliothèque personnelle4. Il soutient la fondation du premier théâtre du Roussillon sur la place de la Loge et l’aménagement de jardins publics sur les remparts, pour agrémenter la ville. Il fonde également une académie militaire pour former une jeunesse nobiliaire au service futur du roi, qu'il inaugure en 17684. Il rétablit le couvent des enseignantes pour permettre à des enfants d'extraction plus modeste de recevoir une instruction gratuite. Il prend sous sa protection et fait de nombreux dons à l’hôpital Saint-Jean de Perpignan ou il crée une douzaine de place pour les indigents. L'ensemble de ses actions philanthropiques, le font surnommé « le bienfaiteur » par les édiles de la ville4.

 

Port-Vendres et disgrâce

Louis XVI, véritable restaurateur de la marine de guerre et commerciale française, confie au général de Mailly l'installation d'un port puissant et fortifié qui, soit capable d’assurer enfin un trafic régulier avec l'Europe entière, de l'Espagne à la Suède, d'Écosse à l'Italie, de la côte catalane à l'Orient et aux ports barbaresques, voire jusqu'aux Indes lointaines et jusqu'aux Amériques.

Mailly fonde Port-Vendres qu’il veut comme Perpignan la représentation idéale d’une ville maçonnique. Il y fait construire un port profond et à l'abri des vents. Outre le port moderne, en 15 années (1770-1785), il complète la ville, trace et perce quelques petites rues, construit de nouvelles habitations sur un plan uniforme, rectifie des alignements, construit des quais et des débarcadères commodes. Pour marquer d'un symbole la naissance de Port-Vendres, Louis XVI permet à la province de faire ériger à sa gloire le premier monument élevé en France en son honneur, l'obélisque de Port-Vendres6.

Le 2 octobre 1753, le maréchal de Noailles, en querelle avec Mailly, réussit à le faire révoquer de son commandement.

En novembre 1753, Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville obtient du roi l'exil de Mailly. Le 1er mars 1754 le roi casse le comte de Mailly d'Haucourt pour avoir trop répandu son mémoire que René Louis de Voyer de Paulmy d'Argenson juge apologétique. Mailly doit rentrer dans ses terres. Sa maîtresse, la marquise de Blanes et son mari, se répandaient en discours contre le gouvernement. Ils sont proscrits eux-aussi.

La disgrâce de Mailly dure peu, car il est chargé d'aller en Espagne complimenter, de la part du roi, l'Infante Marie-Thérèse-Raphaëlle de Bourbon.

Guerre de Sept Ans

Pendant la guerre de Sept Ans, Joseph-Augustin de Mailly passe aux armées d'Allemagne. Il se trouve à la bataille de Hastenbeck (27 juillet 1757) et est blessé à la tête d'un coup de sabre. Il est fait prisonnier, par suite de sa blessure qui l'a laissé sans connaissance à la bataille de Rossbach la même année.[réf. nécessaire]

Frédéric de Prusse, le despote éclairé, dont le comte de Mailly est le prisonnier de guerre, est son ami7. Il n’est libéré qu’au bout de deux ans. Pour le remercier de ses services, ses terres de Raineval, Esclainvilliers, Mongival, Sotteville, etc. sont unies et érigées en comté de Mailly, par lettres-patentes données au mois de janvier 1744.

Quand Mailly recouvre sa liberté, il rejoint encore l'armée et fait avec succès les campagnes d'Allemagne de 1760, 1761, 1762. La paix revient et met un terme à ses travaux militaires[Lesquels ?]. Il reprend son commandement du Roussillon. En 1771, il est nommé directeur-général des camps et armées des Pyrénées et des côtes de la Méditerranée. Louis XVI le nomme chevalier de ses ordres et le crée, le 13 juin 1783, maréchal de France.

Le maréchal de Mailly est membre de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d'Amiens.

La journée du 10 août 1792

 

Le maréchal de Mailly refuse d'émigrer ; l'idée d'un roi abandonné à Paris sans clergé et sans noblesse est pour lui une absurdité révoltante. En 1790, Louis XVI lui donne le commandement d'une des quatre armées décrétées par l'assemblée nationale et celui des 14 et 15e divisions militaires8. Mais l'assemblée ayant exigé un serment civique, le maréchal de Mailly donne sa démission.

Le 9 août, quand il apprend les dangers qui environnent la famille royale, il se rend aux palais des Tuileries. Il se voit confier par le roi le commandement des troupes qui défendront les Tuileries le lendemain, le 10 août 1792. Lors de l'attaque, la défense est balayée. Mailly échappe au massacre et reçoit de l'aide pour s'enfuir.

Ses arrestations et son exécution

Le maréchal est cependant dénoncé puis arrêté peu de jours après sa fuite et conduit devant la section, qui veut l'envoyer à la prison de l'Abbaye. Son passé, son âge =et ses idées généreuses du temps des Lumières, font qu’un commissaire réussit à s'y opposer. Le maréchal échappe donc de peu aux massacres de Septembre dans cette prison

Il se réfugie avec sa famille dans leur château de Mareuil-Caubert, près d'Abbeville. Le représentant du peuple André Dumont, le fait jeter en prison, le 26 septembre 1793. Il est rejoint par son épouse, et ils restent enfermés dans la citadelle de Doullens pendant quatre mois. Joseph Lebon, autre représentant du peuple, l'envoie à l'échafaud à Arras9. À l'âge de quatre-vingt-cinq ans, ce vieillard a la force de s'écrier, en fixant l'instrument de sa mort : Vive le roi ! Je le dis comme mes ancêtres10.

 

  1. Dictionnaire historique, ou histoire abrégée de hommes qui se sont fait..., p.402 et suivantes.
  2. Nouvelle biographie générale : depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter / sous la dir. de Mr. le Dr. Hoefer.
  3. Thierry Zarcone, p. 54.
  4. a, b, c et d Thierry Zarcone, p. 55.
  5. la seule en France à cette époque4
  6. Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau, « Bâtir dans les campagnes. Les enjeux de la construction de la Protohistoire au xxie siècle », Histoire & Sociétés Rurales, vol. 31,‎ 2009(ISBN 9782753508743, lire en ligne [archive]).
  7. Le Prix Du Sang Bleu - Joseph-Augustin De Mailly 1708-1794 Jean-Yves Duval.
  8. Supplément au dictionnaire historique, de François-Xavier Feller, p.162.
  9. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, p.627.
  10. Pierre Mendès France au quotidien, de Simone Gros, p.77.
  11. a et b Thierry Zarcone, p. 56.
  12. Thierry Zarcone, p. 57.
  13. Thierry Zarcone, p. 58.
  14. Les Annales fléchoises et la vallée du Loir - page 327, 1904.
  15. Transcription de l'acte de mariage dans le registre paroissial de Mailly-Raineval (Somme).
  16. Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la ..., de François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, publié 1775, p.369.
  17. L'art de vérifier les dates ..., p.221.
  18. a et b Popoff 1996, p. 108.
  19. Rietstap 1884.

Siège social de l'association :

 

2 rue des Abreuvoirs

66000 Perpignan

France

 

Les statuts de l'association : 

Bulletin d'adhésion remplissable : 

Pour les virements, le RIB de l'association : 

 

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Le WebMaster :

Jean-Claude Aciman

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ARTS à l'Université


Pour la dernière édition de QUESTIONS d’ART, nous avons le plaisir de vous convier à découvrir une sélection d’œuvres du FRAC Occitanie Montpellier

A cette occasion, le débat présentera aussi une projection évoquant les artistes invités au cours de ces dix dernières années.


Mercredi 21 mars à 17h30
Galerie la Bulle et 1 er étage de la mezzanine
Bibliothèque universitaire de l’Université de Perpignan Via Domitia

Av Paul Alduy
04 68 66 20 41

 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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