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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 10:02
J.Manya, maire de Collioure.
J.Manya, maire de Collioure.

* Lettre ouverte au maire de Collioure

Monsieur le Maire,

Je m'adresse aujourd'hui à vous avec la certitude de trouver une personne avec suffisamment d'imagination et un esprit assez ouvert pour reconnaître l'objet de cette lettre.

Me voilà décidée à faire part de mes recherches et expériences en matière de places de parking disponible dans cette belle commune qu'est Collioure.

En effet privilégiée, je suis en poste de réceptionniste à l'année. Consciente de cette chance rare, je prends sur moi le trajet qui me sépare de mon domicile. Je parcours donc ce beau pays catalan sur très exactement 28,6 km pour arriver à mon lieu de travail et plus ou moins la même distance pour le retour.

Et le plus ou moins de kilomètres à faire marcher mon véhicule, qui se fait également remarquer en consommation d'un certain nombre de litres d'essence bien évidemment, dépend justement des circonstances rencontrées à l'arrivée donc, de chaque jour de travail de chaque semaine (de 35h) d'un mois de travail qui finit quand même par la récompense en forme de salaire de presque 1200 euros, dépend de cette question qui a encore gagné en popularité depuis votre mandat dans la commune: Où garer la voiture?

Maintenant il faut admettre que ces conditions de travail développent non seulement la capacité de jongler avec le salaire, les allocations familiales, les bourses des enfants et les éventuels crédits à la consommation et autres pour assurer le quotidien avec ses factures, loyers, assurances, etc…et de garder au moins 20 euros pour la dernière semaine du mois pour remettre de l'essence dans le réservoir, ce qui oblige au calcul très précis des kilomètres à parcourir, mais implique aussi qu’un directeur d'entreprise implanté à Collioure, réfléchisse à une solution pour le stationnement. Chose faite du côté de mon employeur, qui me conseille donc de me garer au premier grand parking à l'entrée du village. Je teste alors cette possibilité qui a, il faut le dire, l'avantage d'économiser de l'essence, de maintenir la forme grâce à la descente et montée de la pente à pied dans chaque sens env. 10min selon la condition physique, et en plus de laisser les places plus proches du centre au client, qui a un besoin de repos certainement plus important qu'un employé qui a la chance lui de venir pour son travail sur un lieu de vacances aussi prisé que Collioure et ce 11 mois dans l'année. Mais alors, manque de chance! Mon avance de 20 minutes ajoutée au temps du trajet pour arriver à l'heure au travail ne me permettait pas de rester plus de 10 minutes à attendre qu'un véhicule veuille bien quitter ce parking qui apparemment attire d'autres courageux. Alors départ vers le centre de Collioure, déjà légèrement à la bourre, je suis l'itinéraire des vaillants automobilistes.

Et en passant par le petit parking près du cimetière, "ordre public" merci! Reste une place bien cachée par le

véhicule de la fourrière qui était à sa 3ème voiture ce jour, je parviens à prendre mon poste de travail avec un

retard de 2 minutes seulement.

Le lendemain de cette mésaventure, par crainte de ne pas arriver à temps pour prendre la relève à la réception

je pars avec une demi heure d'avance, et alors en tentant ma chance au parking de la gare, une découverte:

Des affiches tout le long d'une rangée de voiture qui indiquent " PRIORITE SAISONNIERS": Une bonne idée!

Même si je ne suis pas vraiment concernée étant en cdi, je m'imagine quand même l'employé saisonnier, se

voir attribuer une place prioritaire au parking, même si elle n'est pas libre, et qu'il va falloir attendre ici aussi le

retour de la famille de plagiste, mais quelle belle invention, une place prioritaire. Une véritable preuve

d’imagination d'une personne qui doit prendre des décisions. Si je dispose d'une place "prioritaire" pour

stationner je peux estimer aller "à priori" travailler.

Je suis alors convaincue, que la personne qui a trouvé cette solution, étant donné que les abonnements

achetés en début d'année ne donnant accès aux places dans le lit de la rivière plus qu'aux résidents de

Collioure, les non résidents, même les plus fainéants d'entre eux peuvent bien marcher un peu, et bien que

le travail soit considéré comme étant prioritaire, pensent bien aussi à autre chose, pourquoi pas un petit circuit

touristique à travers les parkings, une petite balade le long des rues et ruelles picturales de Collioure, mérite

qu'on estime cette mobilité de la pensée...

Ainsi, pour conclure j'espère que le partage de ces précieuses expériences ne vous déplaise pas et vous

souhaite bonne lecture.

Johanna, une employée fidèle à son poste, à

Collioure, le 6 Août 2014

LE TRAIN JAUNE VA NOUS REUNIR

  •  Usagers de ce train
  •  Habitants sur son trajet
  •  Résidants occasionnels
  •  Touristes de passage
    Si vous tenez à conserver ce moyen de locomotion et d’animation venez adhérer à notre association et participer à notre :
    Assemblée générale le SAMEDI 20 SEPTEMBRE A 10 H
    au village-club d’Yravals (Latour de Carol)
    Repas sur place possible : inscription obligatoire à letrainjaune66@gmail.com (0602637192)

N.B. Réunion du Bureau de l’association sur place la veille avec les élus et autorités concernées à 17 h 30.

LA LIBRAIRIE TORCATIS vous invite à la présentation de l'ouvrage

LE BAROQUE CATALAN

paru aux éditions Belin par JEAN LUC ANTONIAZZI

Le Samedi 20 Septembre à partir de 18h15 à la librairie Torcatis

Pendant un siècle, de 1650 à 1750, le Roussillon se couvrit de retables baroques en bois doré, parfois rehaussés de tableaux peints qu’on incrustait dans leur structure. On compte dans la région de Perpignan près de quatre cents de ces retables, que seuls des spécialistes ont étudiés jusqu’ici, et qui restent pour la plupart ignorés du public, même du public cultivé. Il faut dire que beaucoup d’entre eux sont cachés au fond de petites églises de villages, souvent fermées. N’est-il pas temps de faire connaître ces chefs d’œuvre inconnus?

Si les grands retables de la cathédrale Saint-Jean à Perpignan, de l’église Saint-Pierre de Prades, de l’église maritime de Collioure ont acquis un début de célébrité, combien les autres restent pratiquement inaccessibles ! Chacun d’eux pourtant, du plus somptueux au plus modeste, parle avec éclat le langage triomphal du baroque. De la plus vaste à la plus petite, chacune de ces églises, sobre à l’extérieur, présente, à l’intérieur, une luxuriance contrôlée par une exigeante unité stylistique.

Ces retables sont d’autant plus précieux que ceux du versant espagnol ont été pour la plupart détruits pendant la guerre civile. Il y a donc là un patrimoine de premier ordre, à tirer de l’oubli, à faire largement connaître, sinon quelquefois à sauver, par des restaurations qui s’imposent après des siècles de négligence.

***

DH66 Les 19 et 20 Septembre 2014 à Perpignan, la LDH organise des rencontres qui auront lieu chaque année, autour des problématiques de "colonisations" historiques, géographiques, économiques, culturelles ....

- Vendredi 19 septembre, "Les travailleurs forcés d’Indochine en France" : à 17 h, à la librairie Torcatis (rue Mailly à Perpignan), Pierre Daum, journaliste et écrivain, signera et présentera son livre « Immigrés de force » sur les travailleurs indochinois en France de 1939 à 1952; à 18h30, au cinéma le Castillet, Pierre Daum présentera le film tiré de son livre, «Công Binh, la longue nuit indochinoise » (http://www.congbinh.net/),réalisé par Lam Lê. Entrée 5€.

L’immigration n’aurait-elle pas toujours été choisie, sélectionnée, appelée, encouragée, etc ? Choisie et… rejetée au gré des circonstances économiques ou militaires et des tambouilles électorales ? Choisie, et parfois même forcée. C’est ce qui est arrivé à quelque 20. 000 Indochinois entre 1939 et 1952, que la France impériale a enrôlés de force.

En l’espace de six mois, ils ont débarqué en métropole pour soutenir l’appareil de production de ce qui était alors la « mère patrie »... à 20 h 30, buffet-discussion, offert par la LDH dans le hall du Castillet. Table de presse avec livres sur la colonisation, les pays colonisés ....

- Samedi 20 septembre, "Autre/s et Apartheid, de l'Afrique du Sud à la Palestine": à 15 h 30, en partenariat avec l’association « Les riverains de la Place Cassanyes»», contes pour enfants à partir de 6 ans dans le quartier Saint-Jacques (lieu à confirmer) par le conteur Wilfried Delahaie, sur le thème de « l’Altérité ».

Entrée libre; à 18h, cinéma le Castillet, débat en présence de Michèle Sibony, vice-présidente de l’Union Juive Française pour la Paix, et un-e représentant-e du Collectif 66 "Paix et Justice en Palestine". Elle interviendra sur l'histoire et l'actualité des colonies israéliennes implantées en territoire palestinien, et sur l'impact en Israël de la campagne internationale "Boycott, Désinvestissement, Sanctions";

à 19h : petite collation offerte par la LDH dans le hall du cinéma, et table de presse; à 19h30 : cinéma le Castillet, dans la même salle, film « Roadmap to Apartheid» («Feuille de route pour l’Apartheid, de l’Afrique du Sud à la Palestine»). En présence de Michèle Sibony. Récompensé lors de nombreux festivals de films documentaires, ce film d’Ana Noguera et Eron Davidson a su faire face magnifiquement au défi que constitue une comparaison entre des Histoires de pays très différents. Bien peu de réalisateurs se sont risqués à un tel exercice politique, et c’est ce qui fait tout l’intérêt de cette œuvre. Entrée 5€.

Le maire de Collioure, M. Jacques Manya (à gauche) avec Gildas Girodeau.

Le maire de Collioure, M. Jacques Manya (à gauche) avec Gildas Girodeau.

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Published by leblogabonnel - dans Parole aux citoyens
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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