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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 09:25
Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel
Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel
Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel
Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel

Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel

Pour un musée François ARAGO en Pays catalan, à Estagel..?

 

Une statue à Perpignan, cent fois déplacée au cours de l'aménagement des terrasses qui dévorent les places et les trottoirs...

Place ... Arago, François montre le Canigou, le sud, la Catalogne, ou le ciel plus grand que la mesquinerie de certains gens d'ici, qui se disent Catalans...

Une statue à Estagel, sa ville natale, proche de sa maison natale, où prospère une pharmacie, qui n'a pas voulu de l'ombre du personnage devant sa façade...Alors, on plaça l'enfant du pays entre deux panneaux annonçant les plats du jour et les délices de cette brasserie centrale, qui n'a rien de gastronomique...

 

Une biographie, de temps en temps (1), un article pour rappeler un héros d'ici, mais c'est à Paris, à l'occasion des 350 ans de l'Observatoire, qu'on vient d'inaugurer une saute d'Arago…Oui, de François, en ce mois d'octobre 2017 ! On n'en souffla pas un mot dans les médias locaux…Pourquoi ?

 

Pourquoi l'ignore-t-on, à Estagel la communiste et à Perpignan la "républicaine", teintée de droite radicale..?

 

Il fut pourtant un Grand Homme, directeur de l'Observatoire de Paris ! Polytechnicien ! Astronome ! Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences !

 

Un grand vulgarisateur, dont les cours dans un amphithéâtre (pas celui de Perpignan, mais du fameux Observatoire) de plus de 800 places, firent florès ! Son succès se renouvela avec la parution de son livre fameux, en 1854, L'astronomie populaire !!!

Chercheur, journaliste, spécialiste de la photo (lire dans une prochaine livraison de ce blog), on oublie qu'il fut aussi Président de la République !!! Certes, à peine quelques semaines, entre mars et juin 1848, mais tout de même ! 

 

Pourquoi l'oublie-t-on..? Y a pas que les échecs de l'USAP, les polémiques du papi Pujol ou les embouteillages de Perpignan !!! Ces faits divers font recette, mais la science, la littérature ??? Pas de journal capable d'en parler..?

 

Il observa le méridien, le soleil, les comètes et la lumière de la lune (c'est elle, qu'il montre, du haut de son socle, sur la place des baffreurs, la lune ! Tandis que des facebookeurs montrent la leur, plus minable, sur le réseau dit social…), il observa le ciel, ce qui aboutit à des découvertes innovantes, en matière d'optique et d'astronomie ! Et on le méprise..?

 

Ah, oui, j'ai compris, c'est parce que, pendant les trois journées de juin 1948, une rumeur prétend qu'il ordonna de tirer contre une barricade..? Trouble, comme tous les politiciens...qui se montrent, place à ragots !!!

 

Mais il signa le texte abrogeant l'esclavage…Alors, vite, un musée, à Estagel, ce qui ferait sortir ce village de sa léthargie ! 

 

J.P.Bonnel

- - -

(1) Compte-rendu de J.P.Bonnel dans le numéro 1 de la revue "Lire en Méditerranée", lancée par le CML, mais désormais avortée...

*Lire "F.ARAGO, l'oublié" de Guy JACQUES (Nouveau Monde éditions, 21 euros, 2017)

 

 

 

 

 *** La petite histoire de la statue d’un grand homme

A l’occasion du 150 ème anniversaire de l’inauguration de la statue de François Arago à Estagel, nous allons vous raconter l’histoire de la fête Arago, selon plusieurs sources d’époque.

Dans l’Indépendant du premier septembre 197? un journaliste publie sur deux jours un long article sur la fête Arago, documenté par un manuscrit d’époque (sans doute un édile de 1865).

Le 30 juillet 1865, j’annonçais à la population d’Estagel que la statue de l’illustre François Arago serait érigée sur la place de cette commune, dans les derniers jours du mois d’août suivant. Cette nouvelle fut accueillie avec la plus grande satisfaction; les hommes valides se rendirent aussitôt en foule chez M. le Maire pour offrir le travail de leurs bras. Ces bonnes et louables dispositions furent acceptées et mises immédiatement à profit. Le sol de la promenade qui se trouvait dans un tel état de dégradation que le Conseil municipal n’osait pas entreprendre de le réparer, fut complètement restauré en deux semaines. Un entrepreneur aurait exigé plus de 1200 Francs pour les transports de terre et pour les nivellements.

Ces travaux furent exécutés avec un entrain et une ardeur qui semblaient provoquer de nouvelles entreprises. M. Camps le comprit et, à son appel, un fossé de 5 mètres carré sur 2 mètres de profondeur fut creusé, les terres enlevées, aussitôt remplacées par le béton sur lequel repose le piédestal.

Tous ces travaux ainsi que le port de la statue de Rivesaltes à Estagel, des blocs de pierre, de la grille, etc, n’ont pas coûté un centime. Tant de désintéressement fait l’éloge de notre laborieuse population ; elle se montra déjà digne du beau cadeau qu’on veut lui faire, puisque c’est par un travail généreux qu’elle commence à honorer la mémoire de son cher François.

La marche des travaux nous obligea à renoncer au dessein de faire arriver la statue le dimanche 27 août. Le 25, à 9h du soir, le crieur public fit savoir qu’on partirait le lendemain matin pour la gare de Rivesaltes.

Le départ se fit sans bruit sans que personne se fût concerté à l’avance. Ceux qui restèrent ignoraient le nombre et le nom des absents.

Vers six heures du soir, la tête du cortège déboucha sur la place. Elle se composait d’une quarantaine de Cavaliers et quelques vieillards montés sur des bourriques. Immédiatement après arrivaient à la file un grand nombre de véhicules de toute espèce, chariots, jardinières, chars à banc, tilburys, etc. Le défilé s’opéra dans un ordre admirable. Les premiers arrivés prirent position dans les rues qui aboutissent à la place Arago ; les voitures qui formaient les queues se massèrent en demi-cercle de manière à laisser, en face du piédestal, une place au camion qui portait la statue et qui fermait le cortège.

 

Né à Estagel (Pyrénées Orientales) le 26 février 1786, il s’illustre à 6 ans, dans son village, au moment de la bataille de Peyrestortes, il entre à l’école Polytechnique le 22 novembre 1803.

  • En 1804 il est chef de brigade dans cette même école.
  • De 1806 à 1809 il voyage avec Biot, pour « continuer les travaux de prolongation de la méridienne » (une aventure de 3 ans relatée plus loin).
  • En 1809 il est élu à l’académie des sciences, à l’âge de 23 ans.
  • 1810-1831 enseignant à l’école Polytechnique.
  • 2 janvier 1810, il remplace provisoirement Monge.
  • 22 décembre 1815, il est nommé titulaire de la chaire de Monge.
  • 5 septembre 1816, il est nommé professeur d’analyse appliquée à la géométrie, de géodésie et d’arithmétique sociale.
  • 9 décembre 1830, il présente sa démission de professeur.
  • 28 février 1831, sa démission est acceptée par le ministre de la guerre.
  • 1832-1844, il est membre du conseil de perfectionnement de l’école.
  • 1812 à 1845, il enseigne à l’observatoire le cours d’astronomie populaire. (ouvert au public)
  • 1822, il est membre du bureau des longitudes.
  • juillet 1830, il est élu secrétaire perpétuel de l’académie des sciences à la mort de Fourier.
  • Août 1830, il est membre de la commission chargée de la réorganisation de l’école Polytechnique.
  • novembre 1830, Commandant provisoire de l’école Polytechnique, il fait prononcer le passage de l’école du Ministère de l’intérieur à celui de la guerre.
  • 1831-1848 carrière politique.
  • 1831, il est député des Pyrénées-Orientales, membre du Conseil Municipal de Paris et du Conseil Général de la Seine.
  • 1833-1836, il défend à la Chambre l’organisation et la mission de l’école Polytechnique.
  • 1840, il amène la chambre à se préoccuper des questions ouvrières, ce qui lui vaut une immense popularité parmi la classe ouvrière.
  • 1843, il est nommé à la direction de l’Observatoire.
  • 1844, il prend la défense de l’école Polytechnique, attaquée par une certaine presse, après le licenciement collectif des élèves.
  • Février 1848, il est porté par l’acclamation populaire au Gouvernement provisoire. Nommé Ministre de la Marine et de la Guerre, il signe notamment l’abolition de l’esclavage dans les colonies et la suppression des châtiments corporels dans la marine.
  • 1851, il refuse de prêter serment à l’Empire. A la suite du coup d’État du 2 décembre 1851, par Louis Napoléon Bonaparte, le serment politique fut exigé de tous les fonctionnaires et députés qui devaient jurer « obéissance à la constitution et fidélité au président ». Le refus du serment était considéré comme une démission. Arago refusa de prêter serment, mais sa notoriété fit qu’il conserva malgré tout ses fonctions à l’académie des sciences. (Étienne son frère lui rend hommage de son exil à Bruxelles.
  • le 2 octobre 1853, il meurt à Paris à l’âge de 67 ans.
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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 08:01
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts

Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts

***Nos moutons :

 

vendredi 1er décembre, à 18h30, une grande soirée vous attend au cinéma René Vautier de l’Espace Gavroche, à Elne, avec Terre de liens et Terra dels avis sur "L’évolution et l’avenir de l’élevage traditionnel dans les Pyrénées-Orientales".

En effet, à l’occasion de l’achat participatif de l’élevage de brebis de Villelongue-dels-Monts, auquel participe symboliquement Terra dels avis, vous pourrez voir le documentaire « Revenons à nos moutons », de Lucile Garçon.


Marc Conesa, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Montpellier III / Paul-Valéry, nous parlera de : "L'élevage participatif et les terres communes : une vieille histoire d'actualité ".

Cette soirée vous permettra de connaître l’action de Terre de liens pour éviter la déprise agricole, permettre l’accès à la terre à des agriculteurs qui ne possèdent pas le foncier et, enfin, œuvrer pour la transition bio (139 fermes en France dont 16 en Languedoc-Roussillon).

Didier Berdaguer, le jeune éleveur, repreneur de la ferme de Villelongue, interviendra également durant la soirée où il sera question de production locale de qualité, de races autochtones, de circuits courts et d’agriculture responsable.
Vers les 20h, un buffet qui fera honneur aux valeurs défendues par Terra dels avis et Terre de liens, vous sera offert à la salle attenante au cinéma.

En avant-première de la soirée, vous pourrez voir la vidéo de David Casals Roma, tournée lors des journées du patrimoine« Vieux terroirs et jeunes sèves », auxquelles vous avez été très nombreux à participer.

L’entrée est libre. Nous vous attendons nombreux !

 

Téléthon : Nous vous informons aussi que dans le cadre du Téléthon, notre partenaire le Crédit Agricole d’Elne organise une marche dans le village le samedi 2 décembre à 10h. Départ devant l’agence bancaire, boulevard Voltaire (Face à la mairie). Soyez nombreux pour cette marche solidaire !

- - -

 

**BANYULS :

Pour tous ceux qui ont manqué la conférence donnée dimanche 19 novembre par Raoul-Marc JENNAR, L'indochine et Malraux ou comment Malraux est devenu Malraux, vous pouvez la retrouver sur le blog de Culture et Patrimoine en Côte Vermeille à l'adresse :  patrimoine66.canalblog.com

 

La prochaine conférence aura lieu le

samedi 2 décembre 2017 à 16 heures  ( horaire inhabituel )

Banyuls-sur-Mer - Salle Novelty

Portus Veneris / Port-Vendres

un mouillage riche en épaves antiques

par Georges Castellvi, vice-président de l'ARESMAR

(Association pour les Recherches Sous-marines en Roussillon)

 

Georges Castellvi est chargé de cours à l’université de Perpignan – Via Domitia, responsable de fouilles archéologiques et Vice-Président de l’ARESMAR.

L'ARESMAR, Association pour les Recherches Sous-Marines en Roussillon, conduit depuis 1988 des recherches archéologiques subaquatiques, principalement sur les côtes catalanes, mais aussi au Liban.

Conventionnée avec l'Université Perpignan-Via Domitia, elle est partenaire du « Centre de Recherches sur les Sociétés et Environnements en Méditerranées » (CRESEM, Équipe d’accueil 7397) au sein duquel elle participe aux activités de l'axe "patrimoine".

Elle dispose de locaux techniques à Port-Vendres et travaille avec le soutien des municipalités de Perpignan, Port-Vendres et Collioure.

 

En une cinquantaine d’années, les différentes équipes d’archéologues - plongeurs qui ont travaillé dans les eaux de Port-Vendres ont identifié une bonne quinzaine de naufrages antiques.

Georges Castellvi présentera les fouilles ponctuelles ou plus importantes effectuées sur ces gisements qui permettent aujourd’hui de tracer les grandes lignes du commerce romain au large des côtes catalanes entre le IIè s. av. J.-C. et le Vè s. apr. J.-C.

Réservez votre après-midi, 16 heures.

Bien cordialement.

 

 

* Vernissage de l’exposition des photographies et à la dédicace de l’ouvrage

«Canigó - De haut vol -
Les quatre saisons vues du ciel»

proposée par Rémy MICHELIN Jeudi 30 novembre 2017 à 18h30

Maison de la Région
34, avenue du Général de Gaulle Immeuble «Le Royal Roussillon» à Perpignan

INSCRIPTION OBLIGATOIRE AVANT LE 27 NOVEMBRE

à la Maison de la Région à Perpignan par tél au 04 68 34 32 34

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 11:11
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -

Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -

Photos JPB

Images du prix européen de l'essai W.Benjamin...à la frontière...

 

 

* Bruno Tackels avec Roger RULL, à Banyuls

*Avec Michèle Roque, trésorière de l'Association W.Benjamin

*Avec J.Louis Bailleret et JPBonnel

* Avec Madeleine Claus, restaurant Le Fanal

* Avec André ROGER, Le Belvédère de Cerbère

* Avec Olivier Capell, Denise Snodgrass, adjoints à la culture (Banyuls et Collioure), Alain Badia, Suzanne Razoulks, secrétaire.

* Bruno Tackels, salle de cinéma du Belvédère.

 

 

***Perpignan : hommage à Michel Peus, mardi 28 novembre au Conservatoire de Perpignan 

 

Le mardi 28 novembre à 18h30, le Conservatoire à Rayonnement Régional Perpignan Méditerranée a programmé un concert tout à fait exceptionnel puisqu’il rendra un vibrant hommage à Michel Peus qui fut l’un de ses plus éminents représentants en France et dans le Monde. C’est aujourd’hui la volonté de Daniel Tosi, de qui il fut l’adjoint pendant de nombreuses années, qui tient à mettre en exergue sa carrière particulièrement riche faite d’activités professionnelles diverses, consacrées à la pédagogie, à la diffusion et à la création, et qui emplirent tout son temps avec enthousiasme et énergie. Retiré de ses fonctions de direction du Conservatoire, Michel Peus n’a pas cessé pour autant ses activités musicales puisqu’il a assumé la direction artistique du festival pianissimo d’Elne, jusqu’à peu.

Pianiste de formation, Michel Peus fait ses études à Paris auprès des maîtres Vlado Perlemuter et Alfred Cortot pour le piano ainsi qu’avec Pierre Dervaux pour la direction d’orchestre. Professeur certifié de piano, il enseignera au sein du Conservatoire à Rayonnement Régional Perpignan Méditerranée et en sera nommé directeur adjoint. Il fut également le directeur de la Musique de la Ville de Perpignan de 1965 à 2008 et dirigera à ce titre l’Harmonie Régionale Languedoc-Roussillon pendant toutes ces années. Auteur d’un ouvrage sur Déodat de Séverac, Délégué des Jeunesses Musicales de France (1968- 1978), Administrateur du Festival Pablo Casals (1970-1988), Vice-Président de l’Office Régional de la Culture (1980-1986), Président-fondateur de l’Association pour le développement Musical des Pyrénées-Orientales (1978-1985), Président-fondateur de l’Union Départementale des Sociétés Musicales des Pyrénées-Orientales (1972), fondateur et Directeur artistique du festival international Elne Piano Fortissimo… Michel Peus a œuvré pour le rayonnement de l’établissement mais aussi en faveur de la musique sur l’ensemble du département et bien au-delà. A ce titre, il sera honoré de la Médaille du Patrimoine par le Ministère de la Culture et nommé Officier dans l’Ordre des Palmes Académiques.

Cette soirée débutera avec François-Michel Rignol et Michel Peus qui interpréteront des œuvres de Déodat de Séverac dont tous les deux sont admiratifs, pour piano à 4 mains, ainsi que la pièce la plus emblématique de l’original Erik Satie. En seconde partie, Michel Peus renoue avec son goût pour la découverte de talents et invite la jeune pianiste, Charlotte Coulaud, de la classe de Bruno Rigutto au CNSM de Paris, Prix du Concours international Claude Bonneton, qui débute une brillante carrière. A découvrir ! Ce concert est placé sous le partenariat de l’association Perpignanaise Rivages des Arts.

Rendez-vous le mardi 28 novembre à 18h30 à l’Auditorium du Conservatoire de Perpignan en entrée libre. Renseignements au 04 68 08 63 70.

© Sebastià Vilanou i Pon

 

**Peinture/Pat ROMERO :

Les Fêtes de Noël approchent….il est temps de penser à se faire plaisir ou faire plaisir à nos proches.

Pourquoi pas en leur offrant un cadeau artistique ?

J’ouvre mon atelier les 2 et 3 décembre  pour vous faire découvrir mes toutes dernières petites créations propices à de petits cadeaux.

6 Impasse du ruisseau PIA de 10h à 18h….

ou sur rendez-vous 06 60 48 53 43

A bientôt ! PAT ROMERO

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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 09:20
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel

Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel

L'essai biographique de Bruno TACKELS : l'auteur est à Banyuls aujourd'hui vendredi 24 novembre pour le prix européen de l'essai hall de la mairie de Banyuls à 18h: discours, exposé, apéritif)

Demain à Cerbère, au Rayon vert, avec B. Tackels: film à 15h, entretien, dialogue, dédicace à 16h 30...

 

*L'exil de Marseille jusqu'à Banyuls :

 

Banyuls, c'est la ville de l'espérance: on imagine Benjamin rencontrant Lisa Fittko, traversant la ville, depuis la gare jusqu'à la mairie, puis écoutant les conseils du maire d'alors, Vincent Azéma, leur montrant le chemin de la liberté et là-haut, vers les crêtes-frontières, le col de Rumpissa. Banyuls est une ville symbole, la dernière, l'ultime ville avant l'Espagne, la Catalogne, Port-Bou et la mort…En effet, Port-Bou, c'est la mort au bout, au bout du chemin et du destin.

 

Benjamin a toujours été un homme des crêtes, en équilibre entre deux pensées (théologie, messianisme, d'un côté, et marxisme, de l'autre), entre désir de s'ancrer (dans une ville, dans une bibliothèque) et l'invitation au voyage, pour employer le titre du poème célèbre de Baudelaire, qu'il admirait), même si celui-ci, le voyage, fut souvent motivé par la fuite et l'exil…

 

Lors de la reconnaissance du 24 sept. 1940, il va déjà affronter la souffrance et les difficultés du chemin…Il va dormir dans la nature, sans doute sur le plateau aux sept pins pour économiser ses forces.

En effet, le lendemain, le 25 sera un calvaire, un véritable chemin de croix. Il demanda, éreinté, qu'on l'abandonne et José, le fils de son amie Henny Gurland, le portera à plusieurs reprises…

A la Font del Bana, il boira l'eau croupie, comme pour déjà s'empoisonner…

 

Au Col, on imagine que la perspective de passer la frontière le réjouit, ainsi que la vue de la mer et de l'horizon vers le cap de Creus, même si la question de la contemplation esthétique n'était pas l'urgence du moment…

La descente sera longue, abrupte, interminable. Douze heures de l'arche de Banyuls à Port-Bou ! 

 

A la douane sous le tunnel de la gare, ma désillusion ne sera que plus grande, quand on lui dit qu'il devra retourner le lendemain en France, c'est-à-dire vers les camps de la mort nazis…

C'est pourquoi, dans ce petit village où personne ne le connaissait, il avalera le lent poison de la morphine : ce fut une agonie de presque 24 heures, de 22 heures, le 25 sept, jusqu'au soir du 26…

 

Cette biographie riche et émouvante de Benjamin nous offre une réflexion sur les thèmes majeurs du philosophe (l'aura, l'oeuvre d'art, la mélancolie, l'Histoire, la traduction…) ainsi que la narration d'une vie unique, dans un contexte européen apocalyptique. 

 

L'essai de Bruno Tackels nous convie à l'élucidation d'une oeuvre, souvent obscure, en raison d'une écriture très élaborée, de l'utilisation de l'image, de l'ellipse, d'une syntaxe inhabituelle. Le style ici, c''est bien l'écart par rapport à la norme, qui désoriente le lecteur…

 

B.Tackels convoque tout un contexte : l'l'Histoire de la fin du XIX° sicle et surtout de la premier partie du XX°, sans oublier les anecdotes, les portraits, les villes, les rencontres et les influences intellectuelles.

De même que Benjamin voulait prendre la grande Histoire "à  rebrousse-poils", B. Tackels prend "à rebours" les règles du genre. Les écrits ne sont pas interprétés à travers les événements vécus; non, l'essayiste montre que l'auteur interroge sa propre existence à travers l'oeuvre de cet intellectuel hors normes. 

 

L'écrit explique la vécu..Bien sûr, on imagine que, si l'Histoire avait été moins cruelle, l'oeuvre se serait poursuivie de façon moins pessimiste, mais ce n'est pas sûr…

 

En effet, une vision rétrospective des événements passés montre que la catastrophe a toujours été à venir.

L'avenir de Benjamin, ce n'est pas le progrès, ce n'est pas une conception linéaire et positive du temps historique, c'est toujours cette tempête qui vous pousse vers le futur, alors que vous regardez le passé…ne voulant pas voir la catastrophe qui vient…

 

 

Pour la rédemption de l'Homme, il faudra d'abord sauver le passé, rendre hommage à tous ces hommes, ces anonymes qui ont construit les grands monuments, à ces soldats de la Révolution qui ont montré le chemin de la libération…

 

Une image du passé peut, à tout moment, susciter une action au présent, ouvrir une porte donnant sur un messianisme social et révolutionnaire…

 

B. Tackels nous montre que cette oeuvre est comme le le XX° siècle,un champ de décombres, qu'il s'agit d'une oeuvre fragmentée comme le temps historique éclaté sous les balles et les déflagrations des guerres successives.

Il explique cette oeuvre intempestive, cet auteur insoumis, évitant la charcuterie de 14/18, refusant les avancées criminelles du nazisme et les charcutages du stalinisme.

 

Bruno Tackels montre que l'influence de Benjamin ne se résume pas au champ de la philosophie : le penseur a poussé la réflexion esthétique (avec L'oeuvre d'art…la photo, le ciné…) et la théorie politique : comme Kafka, il annonce la tragédie qui nous attend. Il s'et intéressé aux collections, aux jeux, aux jouets, à la radio, aux randonnées urbaines et aux voyages, aux livres rares… Ce flâneur curieux de tout, ce chiffonnier baudelairien, condamné à la marche, au nomadisme, à l'exil, à la marginalité en raison de sa situation proche de la clochardisationn, est pourtant un intellectuel essentiel. B.Tackels raconte cette vie comme un destin, la lente dérive vers l'inexorable.

 

Pourtant, jusqu'à la fin, il conserve l'humour et la volonté de reprendre sans cesse ses ultimes Thèses sur l'Histoire

Humour juif et ironie ne cessent d'être présentes dans ses textes et sa correspondances; exemple, cet article trouvé dans un journal et rapporté par Benjamin dans une lettre de 1939 :

 

"La société du gaz a cessé toute livraison de gaz aux juifs. L'utilisation du gaz par la population juive entraînait des pertes pour la société, parce que les plus forts consommateurs justement ne réglaient pas leurs factures. Les juifs recouraient de préférence au gaz pour se suicider." 

 

 

 

 

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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 09:20
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel

Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel

L'essai biographique de Bruno TACKELS : l'auteur est à Banyuls aujourd'hui vendredi 24 novembre pour le prix européen de l'essai hall de la mairie de Banyuls à 18h: discours, exposé, apéritif)

Demain à Cerbère, au Rayon vert, avec B. Tackels: film à 15h, entretien, dialogue, dédicace à 16h 30...

 

*L'exil de Marseille jusqu'à Banyuls :

 

Banyuls, c'est la ville de l'espérance: on imagine Benjamin rencontrant Lisa Fittko, traversant la ville, depuis la gare jusqu'à la mairie, puis écoutant les conseils du maire d'alors, Vincent Azéma, leur montrant le chemin de la liberté et là-haut, vers les crêtes-frontières, le col de Rumpissa. Banyuls est une ville symbole, la dernière, l'ultime ville avant l'Espagne, la Catalogne, Port-Bou et la mort…En effet, Port-Bou, c'est la mort au bout, au bout du chemin et du destin.

 

Benjamin a toujours été un homme des crêtes, en équilibre entre deux pensées (théologie, messianisme, d'un côté, et marxisme, de l'autre), entre désir de s'ancrer (dans une ville, dans une bibliothèque) et l'invitation au voyage, pour employer le titre du poème célèbre de Baudelaire, qu'il admirait), même si celui-ci, le voyage, fut souvent motivé par la fuite et l'exil…

 

Lors de la reconnaissance du 24 sept. 1940, il va déjà affronter la souffrance et les difficultés du chemin…Il va dormir dans la nature, sans doute sur le plateau aux sept pins pour économiser ses forces.

En effet, le lendemain, le 25 sera un calvaire, un véritable chemin de croix. Il demanda, éreinté, qu'on l'abandonne et José, le fils de son amie Henny Gurland, le portera à plusieurs reprises…

A la Font del Bana, il boira l'eau croupie, comme pour déjà s'empoisonner…

 

Au Col, on imagine que la perspective de passer la frontière le réjouit, ainsi que la vue de la mer et de l'horizon vers le cap de Creus, même si la question de la contemplation esthétique n'était pas l'urgence du moment…

La descente sera longue, abrupte, interminable. Douze heures de l'arche de Banyuls à Port-Bou ! 

 

A la douane sous le tunnel de la gare, ma désillusion ne sera que plus grande, quand on lui dit qu'il devra retourner le lendemain en France, c'est-à-dire vers les camps de la mort nazis…

C'est pourquoi, dans ce petit village où personne ne le connaissait, il avalera le lent poison de la morphine : ce fut une agonie de presque 24 heures, de 22 heures, le 25 sept, jusqu'au soir du 26…

 

Cette biographie riche et émouvante de Benjamin nous offre une réflexion sur les thèmes majeurs du philosophe (l'aura, l'oeuvre d'art, la mélancolie, l'Histoire, la traduction…) ainsi que la narration d'une vie unique, dans un contexte européen apocalyptique. 

 

L'essai de Bruno Tackels nous convie à l'élucidation d'une oeuvre, souvent obscure, en raison d'une écriture très élaborée, de l'utilisation de l'image, de l'ellipse, d'une syntaxe inhabituelle. Le style ici, c''est bien l'écart par rapport à la norme, qui désoriente le lecteur…

 

B.Tackels convoque tout un contexte : l'l'Histoire de la fin du XIX° sicle et surtout de la premier partie du XX°, sans oublier les anecdotes, les portraits, les villes, les rencontres et les influences intellectuelles.

De même que Benjamin voulait prendre la grande Histoire "à  rebrousse-poils", B. Tackels prend "à rebours" les règles du genre. Les écrits ne sont pas interprétés à travers les événements vécus; non, l'essayiste montre que l'auteur interroge sa propre existence à travers l'oeuvre de cet intellectuel hors normes. 

 

L'écrit explique la vécu..Bien sûr, on imagine que, si l'Histoire avait été moins cruelle, l'oeuvre se serait poursuivie de façon moins pessimiste, mais ce n'est pas sûr…

 

En effet, une vision rétrospective des événements passés montre que la catastrophe a toujours été à venir.

L'avenir de Benjamin, ce n'est pas le progrès, ce n'est pas une conception linéaire et positive du temps historique, c'est toujours cette tempête qui vous pousse vers le futur, alors que vous regardez le passé…ne voulant pas voir la catastrophe qui vient…

 

 

Pour la rédemption de l'Homme, il faudra d'abord sauver le passé, rendre hommage à tous ces hommes, ces anonymes qui ont construit les grands monuments, à ces soldats de la Révolution qui ont montré le chemin de la libération…

 

Une image du passé peut, à tout moment, susciter une action au présent, ouvrir une porte donnant sur un messianisme social et révolutionnaire…

 

B. Tackels nous montre que cette oeuvre est comme le le XX° siècle,un champ de décombres, qu'il s'agit d'une oeuvre fragmentée comme le temps historique éclaté sous les balles et les déflagrations des guerres successives.

Il explique cette oeuvre intempestive, cet auteur insoumis, évitant la charcuterie de 14/18, refusant les avancées criminelles du nazisme et les charcutages du stalinisme.

 

Bruno Tackels montre que l'influence de Benjamin ne se résume pas au champ de la philosophie : le penseur a poussé la réflexion esthétique (avec L'oeuvre d'art…la photo, le ciné…) et la théorie politique : comme Kafka, il annonce la tragédie qui nous attend. Il s'et intéressé aux collections, aux jeux, aux jouets, à la radio, aux randonnées urbaines et aux voyages, aux livres rares… Ce flâneur curieux de tout, ce chiffonnier baudelairien, condamné à la marche, au nomadisme, à l'exil, à la marginalité en raison de sa situation proche de la clochardisationn, est pourtant un intellectuel essentiel. B.Tackels raconte cette vie comme un destin, la lente dérive vers l'inexorable.

 

Pourtant, jusqu'à la fin, il conserve l'humour et la volonté de reprendre sans cesse ses ultimes Thèses sur l'Histoire

Humour juif et ironie ne cessent d'être présentes dans ses textes et sa correspondances; exemple, cet article trouvé dans un journal et rapporté par Benjamin dans une lettre de 1939 :

 

"La société du gaz a cessé toute livraison de gaz aux juifs. L'utilisation du gaz par la population juive entraînait des pertes pour la société, parce que les plus forts consommateurs justement ne réglaient pas leurs factures. Les juifs recouraient de préférence au gaz pour se suicider." 

 

 

 

 

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 09:29
Biographie de W.Benjamin (Actes-Sud) - Tableau de Chirico - Flyer Prix W. Benjamin (C) Carlo Maiolini
Biographie de W.Benjamin (Actes-Sud) - Tableau de Chirico - Flyer Prix W. Benjamin (C) Carlo Maiolini
Biographie de W.Benjamin (Actes-Sud) - Tableau de Chirico - Flyer Prix W. Benjamin (C) Carlo Maiolini

Biographie de W.Benjamin (Actes-Sud) - Tableau de Chirico - Flyer Prix W. Benjamin (C) Carlo Maiolini

*Dans la ville de Jean MOULIN et de Robert Ménard :

Béziers : vol d'un tableau “inestimable” de Giorgio de Chirico

 

*Toile : "composition avec autoportrait" peinte en 1926 par le maître moderne italien Giorgio de Chirico - archives / © F3 LR

Une "composition avec autoportrait" peinte en 1926 par le maître moderne italien Giorgio de Chirico a été volée au musée des Beaux-Arts de Béziers, dans l'Hérault, a-t-on appris mardi 21 novembre. 

Une "composition avec autoportrait" peinte en 1926 par le maître moderne italien Giorgio de Chirico a été volée au musée des Beaux-Arts de Béziers, dans l'Hérault.

D'une "valeur inestimable", ce tableau, qui faisait partie de la collection de tableaux de maîtres modernes du résistant Jean Moulin, natif de Béziers, a été dérobé jeudi dernier dans l'après-midi dans l'Hôtel Fabrégat, en centre-ville.

"Les premières constatations semblent indiquer que la toile a été découpée au cutter. Le vol a été constaté peu de temps après par un des gardiens du musée", explique la municipalité de Béziers dans un communiqué.

Un tableau de la collection privée de Jean Moulin

Dans cet hôtel particulier, qui abrite des collections du Musée des Beaux-Arts de Béziers, se trouve notamment la collection privée de Jean Moulin.

Outre ce tableau de Giorgio de Chirico (1888-1978), fondateur du mouvement de la peinture métaphysique, qui marque un retour à une peinture figurative évoquant la tradition de la Renaissance italienne, la collection de Jean Moulin comprend également des oeuvres de Soutine, Raoul Dufy, Krémègne ou Suzanne Valadon.

 

L'enquête a été confiée au SRPJ de Montpellier.

   PRIX européen de l'essai Walter BENJAMIN - programme novembre 2017

 

 

* 24 Novembre : 

 

A Banyuls, à 18h, hall de la mairie de Banyuls:

 

Proclamation du prix européen de l'essai WB, catégorie "Référence internationale", avec nos partenaires : mairie de Banyuls, conseil départemental 66, CML, la Région, le restaurant Le Catalan (Banyuls), les 9 caves (bar, gites, lieu culturel), Le Belvédère du Rayon vert (Cerbère), L'Etoile (plus ancienne cave de Banyuls)…

 

Discours de M Solé, maire, et/ou de l'adjoint à la culture, du représentant du CD66, du conseiller général, du maire de Port-Bou (ou de son représentant: Association "Passatges"), d'André Bonet, président du Centre méditerranéen de littérature… 

 

 

Exposé du lauréat sur ses livres, sur le lieu et les derniers jours, sur la personnalité de W.Benjamin…

 

 

 

* samedi 25 : Rayon Vert, à 15 heures, film où B.Tackels intervient (entrée libre, introduction de Patrick Viret), débat à 16h au Belvédère de Cerbère.

 

 

*Dimanche 26 : ¨Programme pour Port-Bou, par Pilar Parcerisas (Association "Passatges":

 

Dimanche, 26 novembre 2017

 

11: 00h. Présentation du Prix WB et du livre de l'auteur , avec la présence de M. Le Maire et les autorités. Président Assoc. WB et Présidente Assoc. Passatges.

 

11: 30h. Conférence du lauréat..

12: 30h  Visite au Mémorial 

13: 30h.  Repas à Portbou Café.  

On peut profiter à la fin du repas pour présenter des nouveautés de l'auteur ou faire des commentaires sur WB, etc. 

 

 

17:00h. Projection du film "La dernière frontière". 

 

Livre de Bruno Tackels : Walter BENJAMIN, une vie par les textes (présentation avec de nombreux emprunts à cet essai biographique)

 

Le projet de l'essai biographique se résume dans cette phrase : "Ce n'est pas la vie qui explique le poème, mais c'est le poème qui fait le récit de la vie."

 

En effet, la biographie ne permet pas de lire et d'interpréter une oeuvre; elle n'en reste pas moins puissamment impliquée dans les textes du philosophe.

Le récit de sa vie n'apparaît jamais de façon explicite dans ses textes (B. s'interdisait même d'employer le je dans ses oeuvres, mais ce récit de vie est tout entier codé dans ses différents textes (ex: les souvenirs personnels transformés dans des oeuvres autobiographiques telles que Enfance berlinoise ou Sens unique).

Donc lire les écrits de B. permet de mettre en avant l'histoire de sa vie.

De ce destin tragique, il nous reste une écriture, celle d'un auteur, pas simplement allemand, ou français (cf. Les écrits français), mais celui d'un écrivain européen. B. Tackels écrit : 

 

"Il aura eu le courage de mettre à nu la teneur véritable qui anime la civilisation et le projet européen. Avant l'horreur de la Solution finale, avant la terreur de l'étau communiste, sa pensée a perçu avec une précision extrême la tournure inexorable qu'allait prendre le cours des événements européens."

 

Benjamin est un visionnaire mais sa réflexion s'exerce, non vers le futur, mais dans le présent : il insiste sur "l'apparition soudaine dans le monde d'un événement qui engage l'Avenir."

Il regarde ce qui, dans l'époque présente, appelle une possible transformation de l'avenir.

 

En guise de préface, B.Tackels adresse une lettre à Benjamin; il lui confie qu'il pratique son oeuvre depuis 22 ans; il désire contribuer à la diffusion de son oeuvre qui n'a jamais été aussi vivante. Incomprise, ignorée, censurée, entravée, pendant 70 ans, il est désormais l'heure du réveil, en ces temps de catastrophe continue.

On a pillé son oeuvre, mais elle apparaît maintenant dans sa pleine lumière : l'histoire de Benjamin est comme "l'allégorie absolue du destin de l'intellectuel à l'époque du capitalisme post-fasciste."

 

Benjamin a voulu redonner la parole aux vaincus; il a voulu rendre son authenticité à la pensée qui, aujourd'hui, n'a plus d'intégrité car elle est manipulable; elle est comme un produit qu'on achète et dont on peut se servir à volonté; une marchandise qui, écrit Benjamin, s'inspirant de Marx, a perdu sa valeur d'usage et n'a plus qu'une valeur vénale, sa valeur d'échange.

 

B.Tackels, dans son imposant essai biographique, écrit de façon claire et accessible, et il raconte la vie de Benjamin à travers les textes, tout en les expliquant par les circonstance de la vie. Il écrit :

 

"Il s'agira donc d'essayer de nommer sa pensée en se laissant guider par le mouvement de sa vie. Pour autant, il ne s'agira pas d'une "biographie" au sens strict, précisément parce que la pensée de B. ne cesse d'affirmer (et elle est parmi les premières à le faire avec tant de netteté au 20° siècle) que la vie ne permet pas d'expliquer l'oeuvre.

Et pourtant B. a eu une vie qu'il n'a eu de cesse de traduire en pensée. Nous partirons donc d'une inversion stricte du dispositif conventionnel : non la vie pour éclairer l'oeuvre, mais les textes de l'oeuvre sans cesse en train de transcrire, transfigurer la vie de cet homme qui l'a tout entière dédiée au geste d'écrire. D'où ce constat, finalement fort logique, mais qui s'oppose à tout "biographisme" : tout ce que WB a écrit, il l'a écrit à partir de sa vie même."

C'est une existence qui se lit à travers les écrits, les fragments et les oeuvres inachevées d'un intellectuel qui ne pouvait vivre sans livre, sans sa bibliothèque, et sans la bibliothèque de Paris, qu'il hanta de 1933 à 1940, la capitale se résumant d'ailleurs à sa bibliothèque, comme une île sécuritaire…

Benjamin est un homme profondément seul et mélancolique. Doté d'un talent exceptionnel, il ne pourra cependant pas échapper à une "conduite d'échecs".

C'est un être décalé: il refuse l'héritage matériel et intellectuel de sa famille; il s'opposera à la pensée unique de l'université. Il restera fidèle à cette posture à contre-pied.

Il refuse la société bourgeoise et libérale, et bien sûr le fascisme qui s'avance. Il a eu le malheur d'être juif dans une époque fortement antisémite.

Il rejette aussi les compromis, les diverses possibilités de vie et d'emplois qui se présentent (Londres avec Dora et Stefan), la Palestine (invitation de G. Scholem), le départ en Amérique pour rejoindre l'Institut en exil, avant l'obligation d'avoir un visa de sortie de France (le régime de Vichy obéissant aux injonctions de Hitler).

C'est un homme en marge qui refuse les engagements, le sionisme ou le communisme: hésitations lors de son adolescence et ensuite à Moscou- cf. Le Journal de Moscou.

C'est l'homme dont la pensée est en éternel mouvement, qui ne peut se poser dans un créneau précis. Il se laisse largement ballotté par les événements: c'est le destin, la malchance et le projet de suicide qui l'ont fixé pour toujours à Port-Bou, c''st-à-dire à la frontière, en un lieu qui devrait être celui de l'espoir, mais qui s'avérera comme un no man's land indéchiffrable…

B. Tackels écrit : "Donner à lire les textes de Benjamin permet de mettre en avant l'histoire de sa vie. Le lecteur essaie de se frayer un chemin dans une écriture qui n'offre que peu de prises, mais sui constitue un gigantesque autoportrait continué."

 

B. Tackels cite la phrase judicieuse d'Adorno : "Depuis toujours, la personne de W.Benjamin a été le médium de son oeuvre."

 

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 07:40
Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS
Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS
Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS
Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS

Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS

*** FESTIVAL de l'huile d'olive :

La 4éme édition du festival de l"huile d'olive nouvelle se déroulera du 26 au 29 décembre.

Cette année nous proposons sur les 4 jours,  4 lieux, 4 animations, des ateliers avec des chefs cuisiniers de Banyuls. 

L"association depuis 3 ans mène un partenariat avec les acteurs économiques de Banyuls. Cette année nous souhaitons renouveler ce partenariat par deux actions;

A/ pendant les festival une calèche sera présente durant 3 après-midi . Nous proposerons 3 parcours différent, sur le parcours nous vous proposons de distribuer des enveloppes avec l'action commerciale que  vous souhaitez ( bon d'achat, remises, animations ect.....)

B/ Vos vitrines vont prendre les couleurs et décorations de noël, nous vous proposons d"intégrer dans la décoration ou réalisation d"introduire un "intrus" autour de l"olive, l"huile d"olive...... 

Veuillez me retourner par mail votre validation de partenariat.

Cette année la municipalité de Banyuls va proposer de nombreuses animations sur cette période. Le festival fait venir un millier de personnes sur la période, c'est modeste mais un bon début, je compte sur vous pour développer cette affluence à travers une dynamique commerciale sur cette période où peu d' animations sont proposées dans notre département.

Olivier BORRAT

pour la confrérie des oliviers de Banyuls sur mer.

Pour info

* mardi 26 décembre : un après midi au moulin à huile, balade accompagnée, visite d'olivette, du moulin, un atelier des chefs.

*mercredi 27 décembre  un après-midi en centre ville  atelier initiation à la dégustation de l'huile d'olive, atelier des chefs et pâtisserie, concert de chants catalans.

*jeudi 28 décembre :  la journée des producteurs, des ateliers des chefs, rdv à la villa Camille.

Rappel de l'objectif de notre association, le festival est une action de communication pour le plus grand nombre, la mise en avant du patrimoine oléicole du Roussillon avec un zoom sur Banyuls,  le terroir, la gastronomie, et pédagogique.

M. BORRAT Olivier 

loliviercatalan@yahoo.fr

 

*** De FOSSA, Geli de Na Pincarda, Francisco Ortiz, Nicole Yrle - Hommage à M. Ophée, par Guillaume Lagnel

 

C’est avec une infinie tristesse que nous avons appris ce 6 novembre 2017 que Matanya Ophée nous avait quittés. Une personnalité hors du commun. Inoubliable par sa vie et ce qu'il a entrepris. Inoubliable par ce qui nous était donné de percevoir au fond de son regard. Un citoyen du monde en son excellence.

Nous avons eu le bonheur de partager avec lui le déjeuner du 31 août au restaurant le figuier à Perpignan pour l’anniversaire commémoratif de François de Fossa, compositeur guitariste encore si méconnu et dont Matanya Ophée fut « le découvreur ». Aux Editions Orphée / Matanya Ophée. Passant - par Cracovie - il y donna la flamme - à l’ami Juan Francisco Ortiz, guitariste, qui le premier - de Perpignan - ouvrit la voie à cette lente reconnaissance de ce remarquable compositeur perpignanais. (1775 1849)

Chaque fois Matanya Ophée fut ici présent. En 2005 au festival de Palau del Vidre avec un premier cercle d’amis autour de Marie Susplugas et Jacques Queralt. En 2015 pour un soutien plus élargi et dont l’association les Amis de François de Fossa ne cesse désormais de faire partager ces trésors musicaux à l’initiative de Pierre Coureux.

Matanya Ophée fut ainsi présent toute cette journée à Perpignan. Nous avons pu l’inviter à visiter la « Casa de Fossa » - aux cotés de son propriétaire - l’artiste Alain Geli. Matanya Ophée si curieux et émerveillé par cette maison où François de Fossa naquit et vécu sa toute première jeunesse, nous donna un moment étonnant, acte libre de l’intuition de l’instant, saisi par le photographe Giorgio Menegoni : Matanya Ophée scellant l’acte symbolique - pour un dollar - de la main à la main - « d’un droit complice à l’image » d’une peinture d’Alain Geli - qui selon son souhait - illustrerait désormais - l’image contemporaine d’une peinture composée en ce lieu de mémoire associée au compositeur guitariste François de Fossa
Titre de l’oeuvre : « Roy Soleil semeur » auteur : Geli de Na Pincarda

Je lui avais transmis cette image comme il le souhaitait, il y a quelques jours .Elle restera à toujours l’héritage de son voeu.

Ne manquons surtout pas le rendez vous du 1er décembre à 18h à la Médiathèque de Perpignan - la présentation du nouveau cd de Juan Francisco Ortiz (François de Fossa 12 Divertimens op.6) avec la présentation des oeuvres par l’écrivain Nicole Yrles (Variations en Clair Obscur et L’Exil d’un virtuose Edition Cap Bear)

Il en sera ainsi d’un hommage partagé et de notre infinie reconnaissance à Matanya Ophée

Pensée intime : Adagio BW 564 de JS Bach .... Guillaume LAGNEL

 

Photographies 2 et 5 : G Menegoni

 

*Chers amis,

    Juan Francisco Ortiz et moi-même serions très heureux de votre présence lors de la présentation du nouveau CD de Francisco, consacré aux 12 Divertissements opus 6 pour guitare solo de François de Fossa. J'aurai le plaisir d'introduire en quelques mots chacun des morceaux que Francisco interprétera lors de cette soirée.

    

    Nicole Yrle

***DALI à FIGUERES :

Une réplique de la première exposition publique l'artiste en 1925

Dalí débutant, expo inédite à Figueres

 

Une exposition temporaire présentée au Théâtre-Musée Dalí de Figueres évoque les début du peintre à la galerie Dalmau de Barcelona, en 1925. Cette réalisation comprend «Figure de profil», portrait d’Anna Maria Dalí, la soeur de l’artiste.

 

La Fondation Gala-Salvador Dalí a inauguré ce lundi 13 novembre une exposition temporaire au Théâtre-Musée Dalí de Figueres. Cette réalisation est une réplique de l’exposition monographique accueillie par la galerie barcelonaise Dalmau en 1925, lorsque l'oeuvre «Figure de profil» a été exposée pour la première et la seule fois. Ce portrait d’Anna Maria Dalí, soeur du fantasque génie de Cadaqués, a été acquis par la Fondation Dalí en mars 2017 auprès de la maison de ventes aux enchères Bonham's de Londres.

Entre les cubistes et Ingres

Cette nouvelle exposition, baptisée «Salvador Dalí, peintre apprenti » met en avant la période lors de laquelle Dalí, âgé de 21 ans, a exposé individuellement un ensemble de 17 peintures et 5 dessins, dans la capitale de son pays. Parmi ces oeuvres figure la méconnue de toutes, « Figure de profil ». A l'époque, la presse de l’époque avait largement évoqué à ce sujet l'exposition d'un artiste « débutant » et largement relevé sa coïncidence entre l'avant-gardisme et une remarquable approche cubiste et un style renvoyant à la tradition, plus précisément au Français Jean-Auguste-Dominique Ingres.

«Salvador Dalí, peintre apprenti » au Théâtre-Musée Dalí de Figueres, à voir jusqu'à fin 2018.

Visitez la version digitale de l'exposition

(C) La CLAU

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 09:13
Sète (C) jean-pierre bonnel.
Sète (C) jean-pierre bonnel.
Sète (C) jean-pierre bonnel.
Sète (C) jean-pierre bonnel.

Sète (C) jean-pierre bonnel.

* "Rien à foutre des Perpignanais !"

 

J'ai fait un très mauvais rêve, cette nuit. Me suis réveillé dans un drôle de malaise...

Le curé de la cathédrale de Perpignan nous réunit, petit groupe de fidèles, dans un coin sombre : gêné, il nous avoue cependant qu'il ne peut plus garder pour lui seul la confession du maire de Perpignan. M. Pujol lui a confié hier, en effet, un secret, une chose abominable quand on est maire, le péché des péchés : le maire n'aime pas les Perpignanais !!!

 

Effectivement, c'est indécent, voire obscène...mais tous les citoyens s'en étaient rendu compte depuis des lunes...Quand on est un élu, le sentiment, la psychologie sont essentiels ! 

 

Je me souviens : un jour, excité par une affaire politique, j'apostrophe dans la rue Jean-Paul Alduy et lui lance "Aujourd'hui, je n'ai pas envie de vous saluer ". L'ancien maire ne s'énerve pas, mais me demande de m'expliquer...Sympa : on pouvait autrefois parler à l'élu dans la rue. Depuis trois ans, pas de maire, sauf si vous êtes invité à une conférence de presse ou à un coupage de ruban...

Mais ce maire est rageur, monolithique, ne montrant pas l'envie de dialoguer... 

 

C'est pourquoi, il court à sa perte...

Ce n'est pas comme le maire de Sète (Républicain, directeur de clinique, accoucheur : il connaît toutes les Sétoises par...le bas. Dimanche dernier, à 10h, le voici qu'il jette sa poubelle dans le container face à sa grande maison, au bord du grand canal. Et il va seul, vers le centre-ville, à la rencontre de ses concitoyens...

Ce geste, ce n'est rien, et c'est beaucoup !

JPB

 

 

Sète, ville d'art, ville d'eau

 

La ville est marine. Pas seulement un port. Une grande ville qui s'organise autour des canaux, des ponts, des quais.

Une Venise sans le faste des palais, des hôtels particuliers, des fondations artistiques luxuriantes...

Sète est plus modeste et montre que cette qualité est un art. Sète n'est pas un musée à mer ouverte, une usine à touristes, mais un lieu où l'on conserve la mémoire du travail.

Populaire, elle attire à présent l'argent et mine le Mont Saint-Clair de villas luxueuses. Confort de voir la mer de si haut, ou de plus bas (la maison de Soulages au niveau du musée Valéry)...mais que l'on reste au raz du port ou sur les hauteurs, modestes, encore, ici, toutefois, c'est la mer qu'on veut voir...

Elle démarre de votre jardin. Elle est à vos pieds quand vous sortez le chien-chien pressé de salir la chaussée...La mer est partout et elle commence chez vous ! La mer commence ici, dans votre esprit, Sétois ! Vous l'avez dans la tête et pourtant vous restez à quai, comme pour un rêve immobile...

 

Après Valéry, Brassens, Combas, Di Rosa, Othoniel, les artistes, les musiciens, le créateur du festival d'Avignon, né ici, lui aussi, voici les hangars rénovés par Ricciotti, le nouveau Conservatoire, la nouvelle Ecole d'Art... Et ce n'est jamais assez...

Cette est un gros cétacé !

 

JPBonnel

***Musée de Saint-Cyprien :

 

Nous vous rappelons la Causerie sur le thème de l'art précolombien le jeudi 23 Novembre 2017

(fonds de réserve des Collections de Saint-Cyprien) de 18 h 00 à 19 h 00.

-Gratuit sans réservation- Pour tout public au Musée François Desnoyer (village)

 

LES COLLECTIONS DE SAINT-CYPRIEN

Service Culture /Evénements

Rue Emile Zola, 66750 Saint-Cyprien

Tél. 04 68 56 51 97 -

 Mail : collectionfrancoisdesnoyer@gmail.com

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 10:35
Coeur de ville, entre Loge et Cathédrale

Coeur de ville, entre Loge et Cathédrale

Exclusif : le plan pour sauver le centre-ville !

 

Les villes moyennes (entre 100 000 et 250 000 habitants) sont frappées par la crise des commerce: leur taux de vacance commerciale est autour de 10,5 %.

Un commerce sur dix est vide, à Perpignan et plus dans les villes comme Béziers (autour de 15%).

Il s'agit de réagir et de penser à une stratégie pour promouvoir l'image du centre-ville et pour restaurer les commerces.

 

Comment faire revenir au coeur les consommateurs aspirés par les grandes surface de la périphérie..? Comment revenir en arrière, alors que les maires qui ont signé les autorisations d'ouverture ont, par là, destabilisé le centre urbain..?

 

-Une équipe de stratégie commerciale recense les emplacements commerciaux vacants

-elle constate que la baisse du chiffre d'affaires touche surtout les enseignes de prêt-à-porter.

-des parcours de consommateurs sont tracés afin de définir les rues à privilégier

-cette équipe devient un intermédiaire, un lieu d'échange entre tous les acteurs : associations de commerçants, agents immobiliers, chambre de commerce, élus de la ville et de la communauté urbaine...

-création d'un guichet unique pour les entrepreneurs et créateurs d'entreprises, doté d'un fonds d'aide de soutien aux projets originaux

-la mairie ouvre son carnet d'adresse pour le commerçant qui va lancer une boutique à fort caractère local :  "Fait à Perpignan", "Made in Perpinya".

 

-la mairie le met en rapport avec le propriétaire d'un local et lui apporte une bourse de démarrage

-les boutiques nouvelles, originales, apportent de la diversité face à la banalisation des grandes marques

-les partenaires tentent de convaincre des enseignes "locomotives", comme H&M en accordant des facilités.

-la mairie essaie de convaincre les propriétaires des murs, ne voulant pas baisser leurs loyers : moyens répressifs et droit de préemption commercial pour contrôler la cohérence et la qualité des commerces. Lutter contre le copinage.

-regrouper le prêt-à-porter dans la même zone afin d'être solidaires et mener des actions, événements, animations...

-regrouper des immeubles afin de créer des espaces plus grands où les clients prendraient plaisir à se promener...

-détruire les immeubles aux logements et commerces inoccupés...

 

Ce plan a été dressé par la ville …d'Arras...et non Perpignan afin de regagner son centre-ville.

A Perpignan, deux lieux destinés aux Bobos et gens fortunés ont été inaugurés : nouvelles halles, nouveau passage... C'est sans doute une solution. Mais pour les autres catégories sociales et les quartiers défavorisés, que faire.

 

JPBonnel

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 08:56
 Cinquantenaire du Comité de conservation de la nature des Pyrénées-Orientales; exposition et conférences au Palais des Rois de Majorque du 14 au 24 novembre 2017 
 Cinquantenaire du Comité de conservation de la nature des Pyrénées-Orientales; exposition et conférences au Palais des Rois de Majorque du 14 au 24 novembre 2017 
 Cinquantenaire du Comité de conservation de la nature des Pyrénées-Orientales; exposition et conférences au Palais des Rois de Majorque du 14 au 24 novembre 2017 
 Cinquantenaire du Comité de conservation de la nature des Pyrénées-Orientales; exposition et conférences au Palais des Rois de Majorque du 14 au 24 novembre 2017 

Cinquantenaire du Comité de conservation de la nature des Pyrénées-Orientales; exposition et conférences au Palais des Rois de Majorque du 14 au 24 novembre 2017 

***Sur Walter BENJAMIN - Rencontre et Signature autour de Mountains and Sea -
Présentation du prix européen de l'essai W.Benjamin : Bruno Tackels, par l'association W.Benjamin :

 

Public
 · Organisé par Librairie Torcatisclock
  •  
    Aujourd’hui à 18:00 - 19:00
  •  
    Librairie Torcatis
    10 rue Mailly, 66000 Perpignan
VENDREDI 17 NOVEMBRE A PARTIR DE 18H00

Dans le cadre de l'exposition "Résistances" de Guy Peytavi, 
signature du livre "MOUNTAINS AND SEA, le chemin de Walter Benjamin", aux éditions Voix et une présentation par Jean-Pierre Bonnel du livre de Bruno Tackels "Walter Benjamin, la vie dans les textes", qui sera récompensé par le prix européen Walter Benjamin de l'essai littéraire et philosophique décerné par l'Association Walter Benjamin sans frontières le 24 novembre à Banyuls.


Le livre opère un détournement de perspective, reconstruit un point de vue qui embrasse dans son ensemble la totalité du paysage entre mer et montagnes et qui va chercher dans la question de l’exil et de la frontière sa forme. On retrouvera sur la tranche du livre, la croix noire tracée à la brosse n°50 qui indique les mauvaises directions à ne pas prendre. Car la « route Lister » - c'est le nom d’un général de l’armée républicaine espagnole qui l’emprunta pendant la guerre d’Espagne et c'est ainsi que la nommait Vincent Azéma, maire de Banyuls qui aida les réfugiés - est escarpée, difficile et hérissée de voies sans issues.

Que voit-on ? Le milieu du livre se compose d’une frise photographique. La nuit tombe à cru sur Rumpissa. A l’Ouest, une couronne de montagnes étirée sur un soleil couchant ; à l’Est, une mer endeuillée. Les points cardinaux sont rabattus sur une seule et même ligne. La lune se lève au-dessus du chemin des crêtes. Le col est un refuge. Rumpissa, pause dans la chaîne des Pyrénées. 42ème parallèle. 42.4167 / 42° 25’ 0’’ Nord.

Ce travail de construction, déconstruction, reconstruction du sentier de l’exil à partir d’une histoire naturelle réinventée de la Méditerranée, berceau de la botanique, est dédié à Walter Benjamin et à Mahamadou Traoré.

Le projet a fait l’objet de deux traversées à pied, la première en septembre 2016, la deuxième en juin 2017, qui ont donné lieu à la production d’un herbier, de photos, de dessins et de textes, le tout assemblé et composé par le travail éditorial essentiel de Richard Meier pour Voix éditions qui a permis d’atteindre les objectifs du livre : une balade botanique et poétique du chemin de Walter Benjamin, entre mer et montagnes, empruntant à l’anglais, langue de l’exil, son titre.

 

***De : Nadal Francine <itadethoju@yahoo.ca>

 Rassemblement de solidarité Québec-Catalogne, samedi 18 novembre

 

À Chers amis  et à la CATALOGNE


Nous vous invitons à vous joindre au grand rassemblement public organisé par la Coalition québécoise de solidarité envers la Catalogne le samedi 18 novembre, à 13 h 30 dans la
Salle Sylvain-Lelièvre du Collège de Maisonneuve (3800, rue Sherbrooke Est, Montréal).

Inscription au www.ccquebec.cat/rassemblement

AU PROGRAMME

* Tour d'horizon sur la situation en Catalogne
* Projections
* Moulin à paroles
* Prestations artistiques diverses (chant, musique et poésie catalanes)
* Déclaration publique de solidarité

Contribution suggérée : entre 5 et 10$ (selon le nombre d'inscriptions)*

* Tous les fonds amassés serviront à financer les activités de la Coalition.

Pour plus de détails sur la Coalition québécoise de solidarité avec la Catalogne : www.solidarite.cat

 

Coalition québécoise de solidarité envers la Catalogne

Plusieurs grandes organisations de la société civile ainsi que quatre formations politiques québécoises ont convenu de se rassembler pour former une vaste coalition de solidarité citoyenne et transpartisane en appui à la Catalogne. La Coalition soutient la population catalane et le gouvernement de Carles Puigdemont qu’elle a élu démocratiquement en 2015. Elle appelle l’Espagne à respecter la démocratie et condamne du même souffle les poursuites abusives qui continuent de s’abattre sur les leaders catalans, de même que tout recours à la violence.

***Je me rendrai samedi à l'école municipale des Beaux-Arts de Sète, qui fonctionne bien, pour rencontrer le directeur, adhérer à l'association et faire un compte-rendu pour apprécier si Perpignan ne pouvait pas conserver sa propre école...

JPB

 

***Visite de l'Ecole des beaux-arts de Sète et de son parc

Public · Organisé par LABAS Les amis des beaux-arts de Sète

  •  

samedi 18 novembre à 10:30 - 12:30

  •  



Ecole des beaux-arts de Sète 17 rue Louis Ramond, 34200 Sète

Détails

Visite découverte du parc et de la maison en compagnie de Philippe Saulle, directeur de l'école.

Avant de devenir l’École des beaux-arts de Sète que nous connaissons aujourd'hui, le bâtiment, construit vers 1830, a eu une destinée particulièrement liée aux artistes et aux Beaux-arts.

Tarif : Gratuit pour les adhérents à l'association LABAS

15 euros pour les non adhérents

Sur inscription : labas.association@gmail.com

Adieu la vie, adieu l'amour

Samedi 18 novembre à 20 h 30

au Théâtre du Réflexe à Canohès

Auteur : Jean Vautrin

Conception et interprétation : Patrick Levasseur

Durée : 1 h 15         Entrée : 12 €

Vautrin nous plonge directement dans les premières heures qui précèdent l'offensive Nivelle du 16 avril 1917.

Le récit s'articule autour des sensations, des pensées, des réactions de quatre amis : un aristocrate Arnaud de Tincry, un peintre Boris Korodine, un ouvrier Guy Maupetit et un propriétaire de château viticole Raoul Montech.

L'auteur décrit les souffrances, les espoirs et la peur des hommespendant l'attente de la contre-offensive allemande.

Les soldats se souviennent des moments heureux de leurs vies et à travers eux, Vautrin aborde toute une époque : les moeurs, les inventions techniques, l'évolution sociale, les changements artistiques...

Les quatre amis sortiront indemnes de cette "guerre" et nous pourrons suivre leurs aventures dans le tome 2 : "La femme au gant rouge". 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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