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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 07:22
Festival des arts et lettres à St-André - expo Joseph Maureso à Elne, musée Terrus
Festival des arts et lettres à St-André - expo Joseph Maureso à Elne, musée Terrus

Festival des arts et lettres à St-André - expo Joseph Maureso à Elne, musée Terrus

**Ce samedi 4 juin, salon du livre et des arts à St-André (Albères, 66) :

 

les écrivains Gildas Girodeau (à 11h), Joëlle Courtin (à 14 h) et J.Pierre Bonnel (à 15 h, avec Paul Gérard) présentent leur dernier livre.

 

Mairie, parc, médiathèque, entrée libre.

 

 

***  Mosset - Du samedi 4 juin 2016 au dimanche 5 juin 2016 
Le Village des Possibles:

 

à 11 heures, dimanche 5, je présente l'essai Les communautés libertaires agricoles er artistiques, avec Paul Gérard.
I
Autonomie & alternatives les 4 et 5 JUIN 2016 à Mosset


MANGER & BOIRE dans le Village
CANTINE & BUVETTE DES POSSIBLES / FEUFOLLET / LES CREPES DE MARIE / LA CAMIONNETTE VERTE /
MUSIQUE, SPECTACLES, ETC
LOU VALMONDE L’AMBULANTE / DEAMBULATIONS MUSICALES / OPERA MOSSET / APRES MOI LE DELUGE / BOEUF DU SAMEDI avec SARAH LEBIHAN & ZYKATOK / LA BANDE A GEORGES / LES BECS ROUGES / LES CORDES LOCALES / DIMANCHE DE CLOTURE avec DROOG & LE SKELETON BAND
MARCHES & VISITES
BALADE SALADE / PROMENADE DES CANAUX / VISITE DU VILLAGE, patrimoine et histoire en mouvements / LA SOURCE: marches et soins
PROJECTIONS, RENCONTRES, DEBATS...
REGENERATION PAR LE MODE DE VIE / PRESSE & EDITION INDEPENDANTE: une autonomie est-elle possible ? / AUTONOMIE(s) AU PROCHE-ORIENT ? Projection et discussion / ROCKFARMERS / L’ELAN/ BRULLS ETC: Résistance aux projets inutiles et défense des terres nourricières / REFLEXION SUR LE REVENU DE BASE / TAKE BACK YOUR POWER / INTERNET CITOYEN / L’AUTONOMIE ITALIENNE DES ANNEES 70: projection et discussion. / LES COOPERATIVES INTEGRALES CATALANES (en catalan & français) / VIDEOMATHON, projection des films réalisés pendant le Village des Possibles.
SANTE, MASSAGES, SORCIERES...
LA SOURCE: marches et soins / MASSAGE DO IN: initiation / MASSAGES: rdv individuels / GESTION DU STRESS PAR LA PLEINE CONSCIENCE: atelier d’exercices / PLANTOTHEQUE GYNECOLOGIQUE / YOGA NIDRA & L’ENERGIE DES ABEILLES / MASSAGE SUR CHAISE / UN PAS VERS L’AUTONOMIE/ INTERDIT AUX ADULTES: discussions autour du sexe et de la sexualité pour les ados et jeunes.
HABITER, SQUATTER, CUISINER, BOIRE, bref vivre...
HABITAT PARTICIPATIF 66 / LA SOURIS VERTE / HABITé: cabanes etc / VIN NATURE: dégustation / CUISINER AVEC UN FOUR SOLAIRE / LES BONS GRAS: nutrition / LE FORT DE LA GALLINE / PETIT MARCHE DES PRODUCTEURS DE LA VALLEE / BOURSE D’ECHANGE & TROC / ENERGIE CITOYENNE / AMAP / PIERRE SECHE / TERRES ET PAILLES
ENVIRONNEMENT, PLANTES, LUTTES & DECOUVERTES
TEINTURES MERES & ELIXIRS / CABINE A GRAINES / VELO-MIXEUR: sue pour ton jus ! / TRAM66: éducation à l’environnement / CONTRE LA PRIVATISATION DE L’EAU (en Conflent) / ELS BRULLS, TERRES AGRICOLES / BUTTE DE PERMACULTURE
CULTURE, ARTS, JEUX, etc: ON PRATIQUE
ESPACE D’EXPRESSION POUR LES ENFANTS / ESPACE BOUQUINS: bibliothèques et librairie/ OMNIBUS/ VIDEOMATHON / RESONANCES-LE CONFLENT A NOS OREILLES / LAND ART / RECYCL’ART SONORE / KAMISHIBAI / AGROECOLOGIE, COMPOST & ATELIER D’ECRITURE / ATELIER DE LA CHOUETTE: arts et nature / TEINTURES VEGETALES / TISSAGE A CARTE / CHEZ POLE KOSERY: bar à palabres etc / GRAND JEU: LE MONDE DES POSSIBLES / ESPACE JEUX / EXPOSITION HAITI & PROCHE-ORIENT / UNE ARME DE CONSTRUCTION MASSIVE ?
ENERGIES etc
POLE PRODUCTIONS LOCALES D’ENERGIE / SAVEZ-VOUS FAIRE DU FEU SANS FUMEE / REVALORISATION LOCALE DES HUILES DE FRITURE / ENERGIE MILITANTE / ROCKET-STOVE / MATERIEL ENERGETIQUE


        -----Elne : J.Maureso
    
 exposition "intrication des mémoires".
        Trois artistes, trois générations, trois singularités et pourtant une transversalité, une interface fertile entre nous,
        quelque chose de continu qui résiste dans le devenir perpétuel ...
        
        Au plaisir de vous voir
        
        Joseph

        - - -
        

***La carte des utopies concrètes pour que les alternatives se rencontrent

 

 

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Comment décrire cet ovni du net ? A la fois manifeste, annuaire, cartographie, lieu de mise en relation, de débat et de réflexion, le site internet utopies-concretes.org est un espace de liberté en ligne autogéré.

Grâce aux outils de l’immatériel internet, les inventeurs de cette plate-forme cherchent à donner corps au phénomène des alternatives à travers quatre formats. D’abord des textes « pour composer d’autres manières de voir le monde ». Ensuite une carte, qui recense plus de 3.000 lieux en France et en Europe. Puis un réseau, qui dessine les connexions entre des milliers de sites internets de la galaxie alternative. Enfin des liens, pour nous inviter à aller voir ailleurs.

 

« Le but est de créer un portail, de donner une vue d’ensemble de tous ces mouvements », explique Pierre, l’un de ceux qui a eu l’idée de lancer ce site.

Le site est en constante évolution, reflétant le bouillonnement permanent des alternatives : pour chacune, une série de liens vers les articles et sites internet qui la concernent est régulièrement actualisée, constituant une sorte de journal de bord.

L’outil permet aussi aussi d’amorcer une analyse. Par exemple, le « réseau » permet de visualiser les sites internet ayant le plus de liens entre eux. Se distinguent ainsi un groupe des médias alternatifs, un autre traitant du « retour à la terre », un troisième qui rassemble le mouvement zadiste, ou encore un quatrième dessinant une galaxie des technophiles du web libre (Framasoft ou la Quadrature du net par exemple). « Mais attention, il faut affiner et prendre ces premiers résultats avec des pincettes », prévient Pierre.

 

Cela permet en tout cas de réaliser « qu’on est tous un peu dans la bulle de notre réseau, et que finalement on se croise peu », avance-t-il. Et ce premier point de convergence dans le monde virtuel pourrait, qui sait, en amorcer de nouveaux sur notre planète réelle.

 

11 mars 2016 / par Marie Astier (Reporterre)

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 08:13
Couverture du journal de Béziers, juin 2016

Couverture du journal de Béziers, juin 2016

Reportage à Béziers, chez Robert Ménard

 

 

Après avoir écouté les réactions, au plan national, sur le père fouettard de la ville de Béziers, je m'attendais à des propos agressifs sur place. 

 

Or, avec la douzaine de personnes interrogées -on ne peut, bien sûr, tirer des conclusions scientifiques d'un panel aussi pauvre !- j'ai la conviction que Robert Ménard n'est pas détesté, simplement "provocateur", dit l'un (affiches sur les armes des policiers municipaux, sur la merde de chiens dans le centre... propositions plus à droite qu'au FN...avec la création de son parti sui "OZ"...à suivre), ou ne faisant pas dans le social (témoignage d'une conseillère d'opposition "Les Républicains", première personne rencontrée): au contraire, le maire est qualifié de "dynamique" : il agit, il fait bouger les lignes, il défend le centre-ville : rénovation de la place du Forum, installation de fontaines au sud du rond-point de la légion d'honneur, réaménagement prochain des allées Paul Riquet, bien tristes...

 

L'installation d'un grand centre commercial près de la gare et du centre a fait du mal au commerce de proximité, mais les alentours de la ville sont ceinturés par une grande zone artisanale et par des quartiers aux villas bourgeoises… Où sont les pauvres, les immigrés ? Dans quelques hlm et les rues abandonnées non loin des ruelles piétonnières préservées : installation de 2300 parapluies multicolores, opération de l'été "L'été sera plus fun que jamais !": les slogans fleurissent ) Béziers "l'esprit de conquête" ! Après Jérusalem et Madrid, Béziers lance la folie des parapluies : "Le sourire vient d'en haut", lancent les jolies filles des affiches municipales ! Béziers ou Cherbourg, où est-on ..?

 

Les gens ne veulent pas vraiment parler mais tous disent que ça bouche au centre, paradoxe pour la ville extrémiste : exposition "l'art dehors" dans les rues et sur les allées : les entreprises se font connaître en accueillant les passants dans des containers… Une brochure annonce la fête de la musique et la féria s'annonce chaude. Le maire écrit dans le journal municipal, à l'occasion du lancement du Mondial de la pétanque" qu'il souhaite une culture populaire, des manifestations populaires et des tournois de haut niveau (éditorial du livret sur "Béziers, capitale mondiale de la pétanque, du 5 au 10 juin).

C'est sûr, voici une "culture" de base, quelque peu démagogique : pour la culture de haut niveau, il faut aller aux rencontres et concerts de "Sortie Ouest", association qui estime que la culture de qualité peut lutter contre le populisme et les idées extrémistes.

 

 

Les citoyens sont surtout contents parce que les clochards et sans-papiers ont disparu du centre historique, parce que la sécurité a été renforcée (deux fois plus de policiers, mais les impôts ont monté…) : encore beaucoup d'Arabes et d'immigrés, mais le manifeste "OZ ta droite !" va régler les problèmes : le FN apparaît alors bien réformiste… 

 

Pourquoi Ménard lance-t-il son parti ? concurrencer le FN, qu'il avait adulé (lire son petit livre "Vive Le Pen !"), pour présenter son épouse aux législatives..? Présenter des candidats partout ? Pour dégonfler le FN : R.Ménard serait une pièce maîtresse de F. Hollande pour que le FN ne puisse pas être présent au second tour des présidentielles..? 

 

Tout est possible, mais ce serait une stratégie bien machiavélique…Je demanderai au maire, s'il accepte de me recevoir bientôt…

 

Je finis mon tour en ville; je trouve Béziers assez belle, alors que je me faisais l'image d'une ville banale : avec ses beaux immeubles anciens, cours intérieures, cathédrale et musée Fayet…J'entre dans la seule librairie, près du théâtre : impossible d'acheter un livre de ou sur le maire ! Tout est en rupture de stock ! Les éditeurs nationaux censurent-ils ce personnage qui, il y a quelques décennies, avaient une image d'homme "de guavje", grâce à "Reporters sans frontières"…Pourquoi Ménard a-t-il changé ? Est-il sincère ou opportuniste, la France se droitisant..? Vise-t-il un destin national, en se faisant connaître par des propos et propositions provocatrices, décomplexés, dans un langage qui n'a rien de la langue de bois et plaît, ainsi, aux couches populaires..?

 

Je vais manger des frites et un peu d'agneau dans un kebab tenu par un Kurde: les Turcs l'ignorent, mais les Arabes viennent dans son commerce; même deux conseillers municipaux du maire, que le patron estime. Je n'arrive pas à lui faire dire du mal de Ménard…Je provoque, moi aussi, c'est par là que la vérité sort… En douce, l'épouse de ce sympathique Kurde, une Marocaine, me souffle : "Oui, il est raciste, M…!"

 

Je reviendrai à Béziers, à l'hôtel de ville, où l'on est bien accueilli par Marie-Carinne. En vrai ou dans le virtuel (des affiches très esthétiques ont été placées sur les vitrines des commerces fermés et sur les locaux à louer…ce qui évite le décor de désolation que l'on constate, par exemple, à Perpignan, rue des Augustins !), il faut dire que les Bitéroises sont passionnantes…


JPB

*débat sur l'ADN des chiens à Béziers (facebook) 2 juin 2016

Gilbert Gutierrez C'est le seul moyen , marre de marché dans la merde , ,

· Hier, à 11:02

Laetitia Dewalle il faudrait construire des centres de rééducations pour les chiens et leurs maîtres afin de leurs transmettre les bonnes manières..

Dominique Pommier Rééducation pour les maîtres et non pour les chiens!!

Magali Ferrer Oui c'est pas la faute des chiens mais des maîtres

Fabien Niezgoda "Nos épagneuls seront-ils encore bretons dans 30 ans ?" ;)

Magali Ferrer Merci pour les commerçants qui ont un peu de terrain en libre accès du coût ils ramassent les merdes😠. Personnellement j'ai 3 chiens. Et j'ai toujours mes sacs à crottes sur moi. Mais ADN sont faits aussi depuis très longtemps.

Marie-Laurence Cuzin Et pourquoi ne pas taxer les maîtres des chiens que se soient eux qui participent aux frais de nettoyage !!!!!

Rodolphe Ruer Avec cette politique et ce bon sens, vous avez bien sur prévu les renforts et la hausse de budget dans les chenils car il va y avoir un paquet d'abandon dans les mois à venir.............

Alexandra Choupie Morales Merci Magali Ferrer si tout le monde pouvait être comme vous ça serait au top ma rue est un terrain de mine et comme ma petite fille ne fait pas encore attention ça me rend dingue de la voire avec ses petites chaussures toutes crotté

Eric Lacombe moi j'ai toujours ramasser c'est juste du bon sens et a quand l' ADN pour les alcoolos qui urine partout car sa pue grave

Yasd Bouffe C est la photo du conseil municipal ?

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Eric Lacombe et si le chien a la diarrhée sa sera dur de ramasser

J’aime · Répondre · 3 · Hier, à 11:48

Jules Ephémère Il manque Ménard sur la photo, le petit roquet qui aboie tout le temps.

Michel Lefebvre Et les islamistes aussi ? ?

Véronique Lepretre

Véronique Lepretre Ça se fait déjà dans certains pays européens et personne n'a crié au scandale Mais vu que c'est M.Menard ça gueule, ça fait le buzz !!!!! Incroyable Si les gens étaient plus disciplinés,avaient un peu plus de respect on ne devrait pas avoir recours à ce genre de chose Mais comme on devient des assistés......

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Franck Malone

Franck Malone Soutien à Robert Ménard. Que les gauchiasses et les islamistes qui sont pas contents ramassent les crottes avec leur bouche

J’aime · Répondre · 4 · Hier, à 12:52

2 réponses

Olivier Duplan

Olivier Duplan Une ville droite et bien gérée par le bon sens avec Robert Ménard.

J’aime · Répondre · 6 · Hier, à 13:18

Jeff Camrrubi

Jeff Camrrubi A Béziers, les policiers sont bilingues, allemand pour le chien...et pour les suspects vous choisissez lol

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Jeff Camrrubi

Jeff Camrrubi Les m...de chiens sont une plaie et une grave incivilité. Donc c'est une mesure de salubrité publique.

J’aime · Répondre · 2 · Hier, à 13:49

Yvette Caron Soriano

Yvette Caron Soriano A New York les maître ont leur petits sachets accrochés à la laisse le maître ramasse systématiquement jamais une crotte de chien sur les trottoirs pourtant vu la grandeur de la ville

J’aime · Répondre · 2 · Hier, à 13:53

Antoine Seilhes

Antoine Seilhes Bravo, belle décision. Que les râleurs restent et pataugent dans leurs excréments !

J’aime · Répondre · 7 · Hier, à 14:32

Nicole Pfeffer

Nicole Pfeffer Bien il a raison

J’aime · Répondre · 3 · Hier, à 15:13

Jessmesenfants Ma Vie

Jessmesenfants Ma Vie Si les maîtres ramassaient les déjections de leurs chers toutou on en serait pas là ...

Maintenant à cause de tous ces cons je vais devoir le faire pour ma chienne !!

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Briend Andrea Dominique

Briend Andrea Dominique l'affiche est sympa ...

J’aime · Répondre · 3 · Hier, à 17:28

Claude Lehucher

Claude Lehucher quand on choisit d'avoir un clébard, ce n'est pas à la collectivité locale à payer l'enlévement sur la voie publique. C'est équitable, et cela se fait depuis longtemps.

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Hervé Molinard

Hervé Molinard une question comment différencier une merde de chien d'un gauchiste ? ramassons les tous et direction la décharge !

J’aime · Répondre · 2 · Hier, à 18:16

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Jean Broie

Jean Broie Tout est sur la photo des blans .noirs .jaunes. et gris

J’aime · Répondre · Hier, à 19:01

Maxence Herlange

Maxence Herlange Bien jouer , moi qui travaille dans les espaces verts , j'en ai marre du comportement de ces maîtres qui font chier leurs chiens n'importe où sans prendre la peine de ramasser , je debroussaille a longueur de journée et je vous garantis que quand je ta...Voir plus

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Jules Ephémère

Jules Ephémère dans un emballage molinard.

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Marie Claude Lubin

Marie Claude Lubin Les gens dans la rue n'ont qu'à leur dire eux aussi à ces dégueulasses quand ils voient un chien qui chie. Moi je le leur dit "popopop, s'il vous plait" Mais les francais n'ont que les couilles pour gueuler par derrière, devant ils s'écrasent. Si la France est dans la merde à tous les niveaux, c'est bien pour çà

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Kitoo Wikitoo Calaudi

Kitoo Wikitoo Calaudi et l'adn des crétins de droite extrême c'est pour quand, parce que coté pollution ça fait mal là !

J’aime · Répondre · 5 · Hier, à 19:51

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Paul Raffin

Paul Raffin La bonne idée du jour made in Ménard " ramassez les merdes de vos chiens avec ce torchon"

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Martine Fort

Martine Fort Cette pratique est déjà en place dans beaucoup de pays européens

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Martine Fort

Martine Fort Et les crachats des niktamère niquelafrance c'est pour quand les mesures monsieur Menard

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Bai Baibeck

Bai Baibeck Robert ménard a fait rentrer sur le biterrois une idéologie bien particulière. Pouvons-nous cependant nous pencher sur ce dont-elle est capable ? Quelques exemples : http://www.parismatch.com/.../Qui-est-Claude-Hermant-ce...# http://www.lavoixdunord.fr/.../affaire-hermant-le...

Qui est Claude Hermant, ce mercenaire mêlé aux attentats de janvier ?

PARISMATCH.COM

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Evelyne Delaunay Cours

Evelyne Delaunay Cours Et cas de litige, le colombin incriminé sera t'il conservé comme pièce à conviction par le tribunal de grande instance de Béziers ? :v .......... Franchement mais où va t'on ? Alors que les Administrations refusent à des êtres humains nés sous X d'avoi...Voir plus

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Sophie Laporte

Sophie Laporte Ah mais mon Dieu quelle horreur ! Ça voudrait dire aussi qu'il existe des Français qui commettent des incivilités????? Merdalors💩💩💩💩😂😂😂

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Evelyne Delaunay Cours

Evelyne Delaunay Cours Parlons d'incivilité .... Pourquoi ne pas dénoncer la saleté qui jonche les rues du centre ville pendant les 5 jours de la Féria ? Les vomissures, l'urine, les excréments. Les riverains doivent supporter cette puanteur en pleine période chaude estivale sans parler des dégradations, de la violence causées par toutes ses beuveries sans parler des nuisances sonores.

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4 réponses · 2 h

Dany Dan

Dany Dan Un grand malade!!!!!

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 07:09
Francisco Ortiz sur la tombe de F.de Fossa - Avec Hanna Fiedrich - Colloque de Gérone
Francisco Ortiz sur la tombe de F.de Fossa - Avec Hanna Fiedrich - Colloque de Gérone
Francisco Ortiz sur la tombe de F.de Fossa - Avec Hanna Fiedrich - Colloque de Gérone

Francisco Ortiz sur la tombe de F.de Fossa - Avec Hanna Fiedrich - Colloque de Gérone

***Soirée du vendredi 3 juin 206 : hommage à Fr. Paule de FOSSA chez Alain Gélis, avec le guitariste Francisco ORTIZ qui, le premier, enregistra les oeuvres du guitariste perpignanais

 

 

-Vendredi 3 juin : présentation du musicien de Perpignan Fr. de Fossa, avec lectures de lettres par Hanna Fiedrich - chez Alain Gélis, 7 rue Foy, près de l'ancienne fontaine, rue Na Pincarda, à 18h 30, entrée libre.

 

*À LA DÉCOUVERTE DE FRANÇOIS DE FOSSA

 

Perpignan : le vendredi 3  à 18h30

 

Chez Alain GELIS, plasticien, 9 rue FOY (à l’angle de la rue Na Pincarda, quartier de la Révolution française)

 

François de Paule de FOSSA est né à Perpignan en 1775. Ce « soldat musicien » est reconnu comme un maître de musique de chambre et comme l’un des pionniers de la guitare romantique.

Illustre figure du Roussillon, il avait été surnommé le « le Haydn de la guitare ».

 

Présentation de sa vie et de son œuvre 

 

Lectures de correspondances de François de FOSSA à sa sœur par Hanna FIEDRICH, comédienne.

 

Présentation du projet « musée d’art moderne dans la maison de FOSSA » par Alain GÉLIS, plasticien et propriétaire de la maison. 

( Contact : JPB 06 31 69 09 32)

 

- - -

 

autres rendez-vous :

 

 

 

- samedi 4 juin : au salon du livre et des arts de St-André, stand derrière la mairie; à 15 heures : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Médiathèque, près de la mairie. Entrée libre.

 

 

--dimanche 4 juin : à Mosset, au "Village des possibles" ; à 11 heures, Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Entrée libre. Ave Jo Falieu, Annie Cathelin, Paul Gérard…débat.

 

 

-vendredi 10 juin, à 18h, à la librairie Torcatis, rue Mailly, Perpignan : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques", avec P. Gérard, Fr. Boutonnet… Entrée libre.

 

 

-samedi 11 juin, à 11 heures, au salon d'Amélie-les-Bains "Amélire", stand et débat sur "Les écrivains roussillonnais et la guerre d'Espagne", avec Hélène Legrais, Robert Triquère…Entrée libre.

 

 

 

Contact JPB : 06 31 69 09 32

 

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- samedi 4 juin : au salon du livre et des arts de St-André, stand derrière la mairie; à 15 heures : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Médiathèque, près de la mairie. Entrée libre.

 

 

--dimanche 4 juin : à Mosset, au "Village des possibles" ; à 11 heures, Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Entrée libre. Ave Jo Falieu, Annie Cathelin, Paul Gérard…débat.

 

 

-vendredi 10 juin, à 18h, à la librairie Torcatis, rue Mailly, Perpignan : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques", avec P. Gérard, Fr. Boutonnet… Entrée libre.

 

 

-samedi 11 juin, à 11 heures, au salon d'Amélie-les-Bains "Amélire", stand et débat sur "Les écrivains roussillonnais et la guerre d'Espagne", avec Hélène Legrais, Robert Triquère…Entrée libre.

 

 

 

Contact JPB : 06 31 69 09 32

 

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juin 4 st-andré

Début juin à Saint-André

* Venez découvrir l'exposition de Christiane Taillandier

Et les décorations originales de Nelly Rodriguez !

en mairie du lundi au vendredi (9h-12h / 15h-18h) 04.68.95.23.23

* Les peintres dans la rue

Le samedi 4 juin de 9h à 17h Place de la mairie

Concours sur le thème :"Gens du village" (10h-16h)

Concours de peinture pour les enfants (10h-16h).

Inscriptions en mairie (04-68-95-23-23)

Remise de prix aux 3 gagnants du concours (Prix de la commune - Prix des commerçants -

Prix du comité des fêtes)

* Conférence d'écrivains

le Samedi 4 Juin 11h - 14h et 15h à la médiathèque

11h: Gildas Girodeau "Antonia"

14h: Joëlle Courtin "Le mas de ocells"

15h: Jean-Pierre Bonnel " L'ultime chemin de Walter Benjamin"

Entrée libre

Réservations & Informations à la mairie (04.68.95.23.23) ou 06.71.17.04.04

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:03
Le village de Mosset 4 et 5 juin 2016 devient le "village des possibles" !

Le village de Mosset 4 et 5 juin 2016 devient le "village des possibles" !

**    Un sociologue, à la librairie Torcatis, oxygène de Perpignan

 

 

Philippe Corcuff à la librairie Torcatis, pour capter un peu d'oxygène, dans une ville "dans le brouillard" et l'obsession sécuritaire, en direction des basanés, non des délinquants financiers ou trafiquants de drogue et d'affairisme immobilier…en direction des hommes libres qui, a nuit, posent des affiches sur les murs du rêve et des quartiers en friche…

 

Le sociologue, le journaliste de Charlie a des préoccupations humaines, est en quête de figures démocratiques et libertaires, à la Bourdieu. La question du sens l'obsède : il recherche des pistes pour une gauche libertaire, pour une spiritualité susceptible de donner une valeur à l'existence.

 

Il s'interroge sur le rôle de l'intellectuel et une vision de la décroissance; sur son silence religieux face au phénomène du   djihadisme. Un intello comme Sapir en est venu à prôner une alliance FN/Front deGauche.Debout la France pour sortir de l'euro…

Mieux vaut lire F. Lordon !

 

P.Corcuff passe d'une idée à l'autre sans vraiment approfondir, les yeux sur son papier : il sera bien meilleur et plus clair dans le débat qui suivra…

 

La chanson de Souchon, en 1993, "Foules sentimentales" est une date importante : sur la commercialisation du désir humain, l'obsession de la consommation, l'emprise de l'argent, de la mode, de la pub. Les réponses nostalgiques au "C'était mieux avant" sont à trouver dans l'extrême-droitisation et le discours anti-libéral. 

 

Il s'agit surtout d'être pragmatique : chercher à obtenir des effets sur le réel.

 

C'est dans l'individualité que se trouveraient les germes aptes à combattre le capitalisme. Suivre Emmanuel Lévinas qui affirme : "Comparer l'incomparable.", c'est-à-dire les  individualités, au lieu de se perdre dans le Léviathan moderne, étatique, qui absorbe les individus… Vers un équilibre des contraires…

 

J.P.Bonnel

 

 

**BESZONOFF & BONNEL 

 

 

Dans la production des livres qui s'étalera samedi 23 avril sur les stands de la sant Jordi 2016, quai Vauban à Perpignan, ou ailleurs dans le département, deux titres méritent d'être "convoités" pour des raisons différentes mais parce qu'elles illustrent la curiosité et le brio de deux écrivains, J.-D. Beszonoff et J.P. Bonnel, particulièrement actifs, féconds et polémistes.

 

C'est tout d'abord  "L'année de Syracuse" de Joan-Daniel Beszonoff publié par Balzac Editeur. Il s'agit de l'auto-traduction assistée de "Matar de Gaulle" qui dans sa version originale catalane (Empuries, 2014) connut un beau succès, critique et commercial, remportant le premi Joaquim Amat-Piniella. On sait que l'un des personnages au coeur du livre est le lieutenant colonel Jean-Marie Bastien-Thiry (1927-1963) qui perpétra l'attentat du Petit-Clamart (22 août 1962) contre le Général Charles de Gaulle (1890-1970), président de la République Française (1959-1969). Le titre français "L'année de Syracuse" adoucit quelque peu l'uppercut du titre original. Il emprunte à la "bande son" qui traverses tous les écrits de l'auteur et qui est ici un explicite clin d'oeil à la chanson de Bernard Dimey-Henry Salvador. Il s'agit d'un roman sur fond historique et autobiographique, bien structuré et prenant, fait de colère et de tendresse, passant d'une rive à l'autre de la méditerranée, par la plaisante anecdote ou la fine analyse psychologique ou politique

 

C'est ensuite la concrétisation d'un projet de Jean-Pierre Bonnel aux Editions du Trabucaire sous le titre "Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000)". 

Réalisé en collaboration avec Paul Gérard et préfacé par Ronald Creagh, l'ouvrage explore une thématique à peine effleurée par l'histoire et la sociologie régionales. Il est constitué d'une série d'enquêtes témoignages qui reconstituent les enthousiasmes, les bienfaits ou les insatisfactions d'expériences plus que sexagénaires pour quelques unes d'entre elles. Mythiques et nostalgiques (peu-être), Carboneras, Planères, Opoul... 

 

Parmi la quarantaine de contributions, celles du peintre Michel Pagnoux et du romancier critique d'art Jean-Philippe Domecq, alors insouciants de ce qu'ils allaient devenir, elles composent une mosaïque de sensibilités qui, loin s'en faut, ne sont pas toutes éteintes.  Jean-Pierre Bonnel, co-auteur du livre est romancier, essayiste (notamment attaché à la mémoire de Walter Benjamin), et blogger en constante alerte.

 

* blog de J.Quéralt - Metbarran, du vendredi 22 AVRIL 2016.

***Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan

(1970-2000)

Jean-Pierre Bonnel et Paul Gérard

ISBN: 978-2-84974-233-4 / 180 pages / 15 €

Dans le sillage de mai 68, les années 1970 sont une formidable explosion de jeunesse, de désir, de libération.
Le vieux monde craque de partout. C’est le temps rêvé des ruptures, des révoltes, des expériences.

Dans ces années-là, ils avaient 20 ans, ils voulaient échapper à la routine « métro, boulot, dodo », réagir contre le mode de production capitaliste et la société de consommation, s’associer avec d’autres pour vivre autrement et porter ensemble un projet commun libérateur.

Ce fut le temps des communautés, rurales, urbaines, agricoles, artistiques et autres collectifs, d’esprit libertaire pour la plupart.

Dans ces années-là, en pays catalan, les 40 personnes qui racontent, dans ce livre, leur expérience communautaire, ont fait ce choix. Ils ont loué des mas et des terres dans des espaces en voie de désertification. Ils y ont vécu, travaillé et mis en pratique leurs idéaux. Les Carboneras, le mas Julia, Vilalte, Montauriol, St Jean de l’Albère, Malabrac, Fontcouverte, Cailla, Opoul, le mas Planères, Canaveilles, Fillols... autant de noms qui claquent comme des symboles de liberté, de sens et d’humanité.

Ils témoignent, 40 ans après, des gestes simples, de la solidarité, des échanges, des rires et des drames, des rêves et de l’amour qui ont forgé leurs existences.
Avec cette expérience, ils ont participé à l’évolution des mentalités, ils ont fait bouger les lignes et provoqué en quelque sorte les grands débats sociétaux de la fin du XXe et début XXIe siècles.

Ils sont les 40 auteurs de ce livre, un livre collectif, dont Jean-Pierre Bonnel a été le moteur, le scribe et le passeur et Paul Gérard le coordinateur attentif. Le temps d’une préface, Ronald Creagh a bien voulu joindre sa réflexion à la leur.

- - -

 

***

 

- - -* Les Rendez-vous de J.Pierre BONNEL :

 

 

-Mercredi 1er juin : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques" (éditions Trabucaire, 200 pages, documents, 15 euros), au siège de la CNT à Perpignan (HLM St-Mathieu) à 18 h. 

Entrée libre. Avec Paul Gérard, co-auteur.

 

 

-Vendredi 3 juin : présentation du musicien de Perpignan Fr. de Fossa, avec lectures de lettres par Hanna Fiedrich - chez Alain Gélis, 7 rue Foy, près de l'ancienne fontaine, rue Na Pincarda, à 18h 30, entrée libre.

 

 

- samedi 4 juin : au salon du livre et des arts de St-André, stand derrière la mairie; à 15 heures : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Médiathèque, près de la mairie. Entrée libre.

 

 

--dimanche 4 juin : à Mosset, au "Village des possibles" ; à 11 heures, Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Entrée libre. Ave Jo Falieu, Annie Cathelin, Paul Gérard…débat.

 

 

-vendredi 10 juin, à 18h, à la librairie Torcatis, rue Mailly, Perpignan : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques", avec P. Gérard, Fr. Boutonnet… Entrée libre.

 

 

-samedi 11 juin, à 11 heures, au salon d'Amélie-les-Bains "Amélire", stand et débat sur "Les écrivains roussillonnais et la guerre d'Espagne", avec Hélène Legrais, Robert Triquère…Entrée libre.

 

 

 

Contact JPB : 06 31 69 09 32

 

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*À LA DÉCOUVERTE DE FRANÇOIS DE FOSSA

 

Perpignan : le vendredi 3  à 18h30

 

Chez Alain GELIS, plasticien, 9 rue FOY (à l’angle de la rue Na Pincarda, quartier de la Révolution française)

 

François de Paule de FOSSA est né à Perpignan en 1775. Ce « soldat musicien » est reconnu comme un maître de musique de chambre et comme l’un des pionniers de la guitare romantique.

Illustre figure du Roussillon, il avait été surnommé le « le Haydn de la guitare ».

 

Présentation de sa vie et de son œuvre par Jean-Pierre BONNEL.

 

 

Lectures de correspondances de François de FOSSA à sa sœur par Hanna FIEDRICH, comédienne.

 

Morceaux de guitare par Francisco ORTIZ.

 

 

Présentation du projet « musée d’art moderne dans la maison de FOSSA » par Alain GÉLIS, plasticien et propriétaire de la maison. 

( Contact : JPB 06 31 69 09 32)

entrée : 5 et 7 euros. Entrée libre pour les "Amis de F. de Fossa".

 

 

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*BON DE COMMANDE

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan

(1970-2000)

Jean-Pierre Bonnel et Paul Gérard

ISBN: 978-2-84974-233-4 / 180 pages / 15 €

 

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66140 Canet en Roussillon

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 07:58
Pere Figueres - Esthétique de la Résistance - Pour la paix - Les disparues de la gare -
Pere Figueres - Esthétique de la Résistance - Pour la paix - Les disparues de la gare -
Pere Figueres - Esthétique de la Résistance - Pour la paix - Les disparues de la gare -

Pere Figueres - Esthétique de la Résistance - Pour la paix - Les disparues de la gare -

 

 

* ESTHETIQUE de la RESISTANCE :

 

*** activitats que durà a terme la Càtedra Walter Benjamin els pròxims 1, 2 i 7 de juny.

 

   1 de juny, al Museu d’Història dels Jueus de Girona, seminari L’Estètica de la resistència (primera jornada)

 

   2 de juny, a la Biblioteca Carles Rahola de Girona, presentació del llibre El compromiso fáustico

 

   7 de juny, a la Fundació Antoni Tàpies de Barcelona, seminari L’Estètica de la resistència (segona jornada)

 

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Amb motiu del centenari del naixement de Peter Weiss (1916-1982), escriptor, artista, cineasta, dramaturg i activista alemany, la Càtedra Walter Benjamin, Memòria i Exili i la Fundació Antoni Tàpies, juntament amb el Museu d’Història dels Jueus i el Museu Memorial de l’Exili, han organitzat un cicle de conferències per revisitar la seva vida i el seu pensament. La represa de la seva gran novel·la, l’Estètica de la resistència (1981), des de les condicions del present i des de pràctiques que despassen la literatura constitueix el fil conductor d’aquestes jornades, que tindran dues sessions a Girona i Barcelona i comptaran amb la presència d’alguns dels més destacats especialistes nacionals i internacionals en la seva obra.

L’Estètica de la resistència, reloaded Cicle de conferències en el centenari del naixement de Peter Weiss

Programa:

Dimecres 1 de juny de 2016

Museu d’Història dels Jueus (Carrer de la Força 8, Girona)

18:30 h: La Estética de la Resistencia o la (anti)novela de formación. Conferència a càrrec de Germán Garrido Miñambres (Universidad Complutense de Madrid)

19:30 h: Seny i revolució: Peter Weiss i Hölderlin. Taula rodona amb la participació de Jörg Zimmer i Mònica Carbó (Universitat de Girona)

Dimarts 7 de juny de 2016

Auditori de la Fundació Antoni Tàpies (Aragó 255, Barcelona)

19:00 h: Un monument a instants radicals. Conferència a càrrec de Carles Guerra (Director de la Fundació Antoni Tàpies)

19:30 h: Projecció de Zur Ansicht. Peter Weiss (1979) un film del cineasta alemany Harun Farocki

20:15 h: Un lloc on alguna cosa es comprimeix. Conferència a càrrec d'Andreas Wütz (cineasta i escriptor)

PRÉSENTATION

 

Une philosophie à l’épreuve de la paix est un ouvrage collectif, écrit par des intellectuels – certains universitaires, et d’autres pas – engagés, visant à changer l’état des choses d’un monde dont la guerre définit les lieux les plus communs.

 

    Ce livre se divise en deux parties : La première, « Expérience de l’histoire », aborde d’une part des obstacles parmi les plus récurrents et les plus difficiles, qui sclérosent dans les psychismes, aujourd’hui au Proche-Orient, l’idée de paix (voir l’article de Lucy Nusseibeh). D’autre part les auteurs soit y évoquent certaines figures de l’histoire dont  l’engagement pour la paix a été particulièrement significatif (voir l’article de Michaël Löwy, partiellement de Zeina Barakat et Mohammed Dajani), soit  parlent du lieu même de leur propre engagement dans l’histoire (voir les articles de Nabeel Al-Raee, Henri Cohen-Solal, partiellement Zeina Barakat et Mohammed Dajani). 

La seconde partie, « Penser la paix, peut-être », est à proprement parler philosophique. L’originalité du livre est ainsi d’abord que ces deux manifestes de la pensée, l’analyse de, et l’engagement dans l’histoire d’une part,  la pensée spéculative d’autre part, rarement présents dans un même volume, ici se font écho, que la philosophie n’est plus pure abstraction d’un réel qu’elle ignore. Ensuite la seconde partie présente et analyse aussi la philosophie en France peu connue de Sari Nusseibeh (voir, avant tout, les deux longs articles de Hent De Vries), en tant que particulièrement intéressante aujourd’hui pour mettre en question ces habitudes de pensée qui bien souvent nous empêchent de penser la paix.

 

    Dans la situation présente du conflit israélo-palestinien, d’un processus de paix dont chacun sait que s’il n’est pas moribond c’est qu’il est mort, réunir dans un même volume des intellectuels Palestiniens (ou Arabes) et Israéliens (ou Juifs) pour penser la paix s’impose comme acte par sa force morale. Comme acte nécessaire, sans doute, si l’on songe à la difficulté de plus en plus grande de semblables rencontres. Et aussi peut-on dire alors, comme fait inattendu, original, tant dans notre présent historique que dans le monde des livres qui le reflète.

 

    C’est donc sur le plan éditorial aussi, si on regarde le panorama des publications actuelles, que « penser la paix » est une gageure. L’on peut voir au grand nombre de titres existants qu’il y a une grande facilité à promouvoir sur le marché un titre qui comporte le mot « guerre ». Sur le marché aussi, donc, « la guerre » a force de loi. Une philosophie à l’épreuve de la paix est un livre qui vise un public intellectuel élargi, et ceci n’obéit pas à ce qui se présente comme la loi du marché, est une gageure.

 

 

L’Estètica de la resistència - L'esthétique de la résistance :

 

 

Cicle de conferències en el centenari del naixement de Peter Weiss.

 

Amb motiu del centenari del naixement de Peter Weiss (1916-1982), escriptor, artista, cineasta, dramaturg i activista alemany, la Càtedra Walter Benjamin, Memòria i Exili i la Fundació Antoni Tàpies, juntament amb el Museu d’Història dels Jueus i el Museu Memorial de l’Exili, han organitzat un cicle de conferències per tal de revisitar la seva vida i el seu pensament. La represa de la seva gran novel·la, l’Estètica de la resistència (1981), des de les condicions del present i des de pràctiques que despassen la literatura constitueix el fil conductor d’aquestes jornades, que tindran dues sessions a Girona i dues més a Barcelona, i comptaran amb la presència d’alguns dels més destacats especialistes nacionals i internacionals en la seva obra.

L’Estètica de la resistència és una novel·la-assaig monumental –el seu primer volum va aparèixer el 1979– que proposa un recorregut per al segle XX a partir de profundes reflexions sobre els avenços i fracassos de les opcions polítiques emancipadores. La Guerra Civil espanyola, al costat de la resistència enfront del nazisme, actuen com unes peces claus en el decurs de l’extens relat. Alhora l’aprenentatge cultural i estètic també és plantejat com una possibilitat de supervivència enmig d’un context amenaçat per l’obscurantisme vinculat a la progressió del totalitarisme. Walter Benjamin, Bertolt Brecht, Thomas Mann, entre altres, prenen un paper de centralitat en les digressions pregones que apareixen a la novel·la. La guerra, l’exili, l’Holocaust, les actituds davant el feixisme, les contradiccions i paradoxes presents en els processos revolucionaris són qüestions que circulen per aquesta obra imprescindible de la literatura universal.

El dimecres, 1 de juny, al Museu d’Història dels Jueus (Carrer de la Força 8, Girona) a partir de les 18:30 tindrà lloc la conferència La Estética de la Resistencia o la (anti)novela de formación, a càrrec de Germán Garrido Miñambres (Universidad Complutense de Madrid). Així mateix, tindrà lloc la taula rodona Seny i revolució: Peter Weiss i Hölderlin, amb la participació de Jörg Zimmer i Mònica Carbó (Universitat de Girona). En aquesta taula, a partir d’una altra obra teatral de Peter Weiss, Hölderlin, s’intentarà reflexionar a l’entorn del contrast entre la figura del poeta i filòsof Friedrich Hölderlin i la interpretació de Peter Weiss en la peça teatral homònima, en la qual una constel·lació de personatges històrics escenifiquen la tensió intemporal entre seny i follia, rebel·lió i obediència, llibertat i repressió.

 

 

El dimarts, 7 de juny, a la Fundació Antoni Tàpies (Aragó 255, Barcelona) tindrà lloc, a partir de les 19h, la conferència Un monument a instants radicals, a càrrec de Carles Guerra (Director de la Fundació Antoni Tàpies). Aquesta xerrada parteix de l’exposició 1979. Un monument a instants radicals que, l’any 2011, el mateix Carles Guerra va comissariar i va concebre a partir de la novel·la L’Estètica de la resistència. A les 19.30h tindrà lloc la projecció de Zur Ansicht. Peter Weiss (1979), un film del cineasta alemany Harun Farocki. En aquest film, Harun Farocki i Peter Weiss posen en escena una reconstrucció dels mètodes de l’escriptor al mateix temps que revelen un encontre intergeneracional.

La jornada conclourà a les 20:15h amb la conferencia Un lloc on alguna cosa es comprimeix, a càrrec de l’artista i cineasta Andreas Wütz, on mostrarà la seva recerca sobre la gènesi del llibre de Peter Weiss i retorna a la Cueva de la Potita (lloc on durant la Guerra Civil s’hi va instal·lar un hospital de les Brigades Internacionals), a la província d’Albacete. Aquest indret és una de les localitzacións més emblemàtiques de la novel·la on el mateix Peter Weiss va estar l’any 1973. L’escriptor alemany hi va anar per indagar sobre els llocs que més tard descriuria minuciosament al primer volum de la seva novel·la. Ara, Andreas Wütz hi ha anat per comprovar els efectes del temps i de la literatura sobre els llocs on l’acció del passat ha deixat uns rastres equívocs.

*Aquest cicle de conferències té el suport de l’Institut Goethe a Barcelona i de Festival Loop.

 

***

**La philosophie

à l’épreuve de paix Penser le conflit israélo-palestinien


Sous la direction de
Lucy Nusseibeh, Aline Alterman, Henri Cohen-Solal

Le volume rassemble des contributions aussi variées qu’audacieuses, pour certaines basées sur une expé- rience de l’histoire. Pour d’autres phi- losophiques, notamment centrées sur la pensée de Sari Nusseibeh, intellec- tuel palestinien mondialement connu par son engagement en faveur de la paix. Sa philosophie, à ce jour peu connue en France et peut-être une pensée des vaincus pour employer les vocables de Walter Benjamin, bous- cule quelques lieux communs de la pensée occidentale.

 

PRÉSENTATION DES AUTEURS 

 

NABEEL AL-RAEE est directeur artistique du Freedom Theatre de Jénine (Palestine). 

ALINE ALTERMAN est philosophe, historienne de l’art et poète. Elle est notamment auteure de Visages. De Shoah le film de Claude Lanzmann (Paris, Cerf, 2006). 

ODED BALABAN est professeur de philosophie à l’Université de Haïfa (Israël). Ses publications portent sur la philosophie politique ancienne et moderne et aussi sur les aspects philosophico-politiques du conflit israélo-palestinien. Citons, d’une part : Politics & Ideology : A Philosophical Approach (Avebury, England, 1995) et Plato and Protagoras : Truth and Relativism in Ancient Greek Philosophy (Lanham, ML, Lexington Books, 1999) ; d’autre part Interpreting Conflict. Israeli-Palestinian Negotiations at Camp David II and Beyond (Peter Lang, 2005). 

ZEINA BARAKAT poursuit une thèse de philosophie à l’Université Freidrich Schiller de Iena (Allemagne) – thèse portant sur les concepts de réconciliation, de radicalisme et de modération. Elle est un membre fonda- teur du Mouvement Wasatia, pour un Islam modéré et tolérant en Palestine Elle est auteur d’un livre révolutionnaire dans les sociétés arabes portant sur le harassement sexuel et co-auteur d’un livre sur l’Holocauste. 

HENRI COHEN-SOLAL est psychanalyste, médiateur et enseignant. En 1980 il co-fonde en Israël, et jusqu’à aujourd’hui préside, Beit Ham (la Maison chaleureuse, spécialisée dans l’accompagnement des adolescents en difficulté dans des quartiers défavorisés) ; en 2008 il co-fonde et dirige le Collège Doctoral Paris-Jérusalem auquel participent le CNRS et les Uni- versités Al-Quds (Palestine), Ben Gurion (Israël) et ParisVII. Il a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées sur la mé- diation, l’action sociale et la psychanalyse. Il est aussi auteur de Jérusalem, 

220 Une philosophie à l’épreuve de paix 

Shalom, Salam, lettres d’espoir pour la jeunesse (Paris, Éds. Ateliers, 2012) et, avec D. Rividi, de Les Maisons chaleureuses (Genève, IES, 2015). Sa thèse de Doctorat sur « Freud, le passeur » est en cours de publication. 

MOHAMMED S. DAJANI DAOUDI est fondateur et dirige le Mouvement Wasatia, pour un Islam modéré et tolérant en Palestine. De 2001 à 2014 il a été professeur de sciences politiques et relations internationals à l’Université Al-Quds (Palestine). En janvier 2015 un attentat a fait exploser sa voiture. Il est aujourd’hui membre associé du Washington Institute (USA). Il a écrit de nombreux livres et articles. Citons : Wasatia : The Spirit of Islam (Jerusalem, Wasatia Publishing, 2009), et Jerusalem from the Lens of Wasatia (Jerusalem, Wasatia Publishing, 2010). 

HENT DE VRIES a été professeur de philosophie, de métaphysique et d’histoire de la métaphysique à l’Université d’Amsterdam (Pays Bas) de 1993 à 2002. Depuis 2003 il dirige l’Humanities Center de l’Université John Hopkins (USA) et est professeur dans le département de philosophie de cette université. Il est auteur de très nombreux ouvrages et articles portant sur la méta- physique et son histoire, la pensée européenne moderne, le théologico-po- litique et la violence, etc. Citons : Philosophy and the Turn to Religion (Johns Hopkins UP, 1999, 2000), Religion and Violence : Philosophical Perspectives from Kant to Derrida (Johns Hopkins UP, 2002, 2006), et Minimal Theologies : Critiques of Secular Reason in Theodor W. Adorno and Emmanuel Lévinas (Johns Hopkins UP, 2005). 

PABLO DREIZIK est chercheur et enseignant à l’Université de Buenos Aires (Argentine). Il a publié divers articles sur Emmanuel Lévinas, Leo Strauss, Hannah Arendt. Il a aussi édité l’ouvrage La memoria de las cenizas. Historia, Trauma y Representacion (Buenos Aires, Secretaria de Cultura, 2001). 

JEAN HALPÉRIN a dirigé à Genève, de 1948 à 1981, la division linguis- tique de l’ONU. Entre 1993 et 2000, il a été professeur de pensée juive à l’Université de Fribourg (Suisse) (Auparavant il avait enseigné l’économie aux Universités de Zurich et de Grenoble). Sa réflexion portant sur la pensée juive et l’éthique s’est poursuivie dans une étroite collaboration avec Emmanuel Lévinas. À partir de 1981, il a aussi travaillé, aux côtés de Gerhart M. Riegner, au dialogue interreligieux avec les Églises chrétiennes. Entre 1968 et 2000 il a été président du Comité préparatoire des Colloques des Intellectuels juifs de langue française, dont il a édité les nombreux volumes. Il est auteur notamment de Présence d’Emmanuel Lévinas (Genève, Choisir, 2000). Jean Halpérin est décédé en septembre 2012. 

MICHAEL LÖWY est un philosophe et sociologue marxiste, directeur de recherches émérite du CNRS. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages et articles portant sur la pensée manifeste d’intellectuels marxistes (de Karl Marx à Che Guevara) et juifs européens (de Walter Benjamin à Franz Kafka), et sur le romantisme révolutionnaire. Citons Révolte et Mélanco- lie. Le romantisme à contre-courant de la modernité (Paris, Payot, 1992), Rédemption et Utopie. Le Judaisme libertaire en Europe centrale (Paris, Éds. du Sandre, 2009) et Juifs Hétérodoxes. Messianisme, Romantisme, Utopie (Paris, Éds. de l’Éclat, 2010). 

FEDERICO MAYOR ZARAGOZA a été directeur général de l’UNESCO de 1987 à 1999. Dans ce cadre, un grand nombre de discussions internatio- nales ont eu lieu sur l’éducation pour la non-violence, l’éradication de la discrimination et la promotion du pluralisme et de la coopération interna- tionale. Il fonde en mars 2000 la Fondation Culture de Paix (Fundación Cultura de Paz) dont il est actuellement président. En décembre 2000, il a organisé aussi la rencontre internationale qui a approuvé unanimement la Déclaration de Madrid. Il a édité, préfacé et est auteur de nombreux ouvrages, aussi littéraires. 

LUCY NUSSEIBEH a fondé et préside le Middle East Nonviolence and Democracy (MEND), qui depuis 1998 promeut en Palestine une culture de la non-violence. Depuis 2007, elle dirige l’Institute of Modern Media, l’outil « médias » de l’Université Al-Quds (Palestine). Elle est membre du comité exécutif de l’International Governance Council of the Nonviolence Peaceforce, et membre de l’Humanities Advisory Council de l’Institut Fetzer. Elle fait aussi partie du comité éditorial du Palestine-Israël Journal

SARI NUSSEIBEH a été en Palestine l’un des dirigeants de la Première Inti- fada (1987-1991). Il a pris part aux pourparlers de Madrid de 1991. En 2001 il est nommé représentant de l’OLP à Jérusalem Est. En 2002 il co- signe avec Amy Ayalon un projet de paix de base, dit « Voix des peuples » (« People’s Voice »). 

222 Une philosophie à l’épreuve de paix 

Il a fondé en 1984 l’Université Al-Quds de Palestine, dont il a été le Pré- sident et professeur de philosophie islamique et politique jusqu’en 2014. Il est auteur de nombreux ouvrages et articles de philosophie et portant sur le conflit israélo-palestinien, dont, traduits en français Il était un pays : Une vie en Palestine (Paris, J.C. Lattès, 2008), et Une allumette vaut-elle toute notre philosophie : Nouveau regard sur l’avenir de la Palestine (Paris, Flammarion, 2012). 

KHALED ROUMO est essayiste et poète. Il est notamment auteur de Le Coran déchiffré selon l’amour (Paris, Erick Bonnier, 2015) 

 

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« Les Kanyataps de Pere Figueres » exposition

 

Depuis 2004, le chanteur poète Pere Figueres sans rien abandonner de l’art de la guitare et de la voix se consacre également à une activité plastique. On pourrait dire comme ses frères en musique, Pascal Comelade et Gérard Jacquet qui l’ont précédé.

 

Certains de ses proches pensaient que c’était une foucade, une manière de reposer sa voix et ses doigts. L’option était beaucoup plus prenante. Ses doigts ont oeuvré de plus belle. Un plaisir nouveau de liberté et d’expression l’accompagnait dans cette nouvelle voie. Il ne l’a pas rejeté, bien au contraire. A cinquante ans passés, il s’est pris au jeu jusqu’à se présenter au public. Son nom y grandit, au fur à mesure que son art -qui ne doit rien à quelque scholastique que ce soit se développe. Adoubé en 2012 au sein du Musée d’Art Moderne de Céret, il a attiré l’attention sur lui du magazine bimestriel régional L’Art dans l’Air et du VAP de FR3 Languedoc Roussillon. Ce qui n’est pas de la roupie de sansonnet pour une arrivée dans le territoire de l’Art. D’abord considéré avec malveillance comme un épigone de Claude Massé, le père respecté des “Patots”, parce que comme ce dernier attaché au travail du liège et du bouchon, il a réussi par la sincérité et l’honnêteté de son travail à conquérir et imposer une originalité artistique que Perpignan peut à présent découvrir par cette exposition à la Maison de la Région.

 

 

 

On dit Pere Figuères artiste du bouchon. Ce n’est pas tout à fait vrai. Le bouchon est certes signifiant pour lui, mais comme matériau, liège et comme détourné de ce pourquoi il a été fait: boucher une bouteille. Oui, ce qui l’intéresse c’est très précisément bouchon arraché à sa fonction « naturelle »: fermer le goulot d’une bouteille. Détourné, il est utilisé comme matériau et motif de composition plastique. Le  bouchon utilisé (en catalan « tap »)est ou arraché à son destin sociétal (de l’usine au bouchage/débouchage et à poubelle), ou recyclé pour participer à une stratégie créative… débouchant (sans nul jeu de mots) sur des objets façonnés artistiquement. Des structures, des volumes. Des ensembles plus ou moins complexes. Existant seuls, ou en « populations » , dispersées ou rassemblées. Sculptures et statuettes comme celles que l’on découvre dans cette Maison de la Région. Posées sur une table. Dressées sur le sol. Accrochées à un mur. Généralement autour de la figure humaine. Des pièces de dimensions diverses, pouvant dépasser les tailles humaines. Mais également des gnomes. Leur confection est minutieuse, artisanale, physique. Digitale sans frayer avec le numérique, plaisanterons-nous.

 

Seuls des doigts qui travaillent la matière (éprouvent sa résistance ou ressentent son abandon) sont inspirés et ont des effets magiques, qui dévoilent un monde jusque là insoupçonné. Monde révé ou monde mémorisé… et que le « jet» ou « saut » du bouchon dans un terrain inexploré, autre que celui de l’écologie, de l’industrie permet d’appréhender. Le contact, avant toute idée. Un empirisme… accoucheur de formes, de signes, de têtes humanoïdes.. Des personnages, des « populations ». On n’est jamais dans la répétition, le clonage du même, mais dans l’appel -toujours risqué- d’un autre. On est dans la fabrique de la différence. Fabrique de héros ou anti-héros de contes. Fabrique de figurines pour jeu d’enfants et d’adultes. C’est ainsi que chez Pere Figueres s’est contituée un ample répertoire, une population de singularités. Les unes d’élaboration assez simple, dépouillée. Les autres à agencement plus complexe.

 

De petits objets hauts comme trois pommes, et d’autres beaucoup plus grands. Des montages d’éléments, à partir du bouchon de liège. Des structures bricolées dans la préhension sensuelle, tactilo-visuelle, d’un matériau déjà informé, déjà ouvragé, qu’il travaille pour le déplacer dans un autre champ qui serait celui de l’art et de la poésie. Point d’idée pré-conçue, aucun plan d’élaboration, aucune application d’un logiciel tout-prêt. Pere Figueres strie, creuse, fend, détache, rapproche et, ce faisant, déroule avec ses doigts (doigts de guitariste pinceur de cordes, certes) mais l’assentiment de son regard, une histoire, une bande d’images. C’est, soyons-en sûr, ce regard qui décide et oriente, taille, gratte, assemble, fixe. Fait naître! C’est lui qui se meut, et affronte la verticalité (ce défi auquel n’échappe nul sculpteur). Il construit dans le vide de l’espace. Il s’y installe, l’aménage. Il ose l’échasse, approche la colonne, propose, le totem. Il réussit sa figure d’équilibre et d’harmonie. C’est ça: pas uniquement dresser, mais élever sans vaciller. Des pièces (celles par exemple dénommées Kanyataps) à hauteur moyenne d’un mètre vingt. Des pièces de pied en cap. Des pièces sur hampe, lestées au sol par une pierre. Un petit socle, un bambou et (la surprise au bout) cet ouvrage ornemental avec coiffe, nez, menton, langue et oreille qui coiffe le tout. Comme l’épi de blé, de maïs, ou de jonc. Germination, pousse, croissance, maturité… Ce n’est pas une démarche, mais un cycle.

 

Ne dirait-on pas une découverte de grotesques, de trésors archéologiques. Que sont ces curieuses têtes avec cimier ou capuches? Ces expansions, ces superpositions? Ces personnages, nés des mains créatrices de Pere Figuères ne sont pas tous des moines affables, des gentils de l’Ordre de la Jarretière de Blanche-neige, ni des bons vivants pacifiques que le pas des ans ne ride jamais. Il existe aussi (observez bien, oui de plus près!) des patibulaires, des violents, des figures casquées. En foule, en groupe, en tête-à-tête… Mais Pere Figuères sculpte, scrute et extrait du liège des morphologies, des expressions, des caractères humanisés. La Bruyère utilisait la plume, Pere Figuères c’est avec la lame de couteau et la lime qu’il les met au jour, mais sans désir de pédagogie, sans aucune pointe moralisante. Il compose des faces, des profils à effets parfois cocasses, des situations surréalistes, et enrichit ainsi son carnet de caractères. Il s’en régale, s’en émeut, s’en esbaudit parfois (ne l’entendez-vous pas rire, vous qui dites le connaître si bien?), et règle -sans doute- des comptes par un trait outré du visage, une attitude caricaturale, la représentation d’une bouille de démon ou d’une bouille de bouffon. Rien que des « bouilles », naturellement! (N’est-ce pas là quelque punk grimacier? Et là un athénien vaincu?). L’artiste se distrait en organisant son album anthropologique de « confectionneur » de têtes, ou de masques. En préparant le « casting » d’une comédie humaine sur laquelle toute la passion ludique de notre artiste est investie. Le jeu du bouchon! Un jet, un saut…

 

Le bouchon (se le rappeler!) croisement de nature (l’arbre, le chêne -liège) et de culture (la bouteille, l’alimentation, la culture). Ce bouchon, souvent donné; le plus souvent de champagne (prestige, sir!). Le bouchon -qui a déjà servi -donc vécu, et le bouchon prêt au service qui est de… boucher, clore. A ceci près que Pere Figueres n’utilise pas l’objet bouchon, qu’il n’en retient que sa matière, sa consistance (le liège, l’aggloméré), ses propriétés et ses qualités. Solidité et légèreté. Attrait visuel, et douceur tactile. L’artiste détourne et transforme. Aucune technologie particulière, sophistiquée: un couteau, des limes, du papier-verre, du fil- de- fer, de la colle. Auune intellectualisation d’objectif à atteindre. Le plaisir d’entreprendre et de dévoiler, dans la séquence, de l’insolite, du poétique, du fantastique, de l’irréel, de l’énigmatique qu’il portera jusqu’à là satisfaction formelle et volumique… Même s’il se refuse à nommer (titrer ou légender) cette créature finale, ou ce groupe de créatures… Même si l’artiste dit ne pas avoir besoin de recourir à la peinture, les nuances de l’aggloméré et les effets de la lumière qui s’y distribue tenant lieu de grâce chromatique. (Cependant la couleur pointe quelquefois dans certaines compositions murales où il utilise en guise de visage des punaises de couleur (bleue ou rouge).

 

Ces créatures (où n’apparaît pour l’heure aucun élément très prononcé de bestiaire et où la satire n’y a pas la rage) ne sont pas sans évoquer certains motifs de stalles d’église, de chapiteaux ou ou de frises médiévales, des échantillons d’imagerie antique ou exotique. Kanyataps (heureux néologisme à parfum de solidarité avec des territoires), statuettes et bas-reliefs, objets sur la table et compositions murales. La proposition est variée. Le poète chanteur prend le large dans sa nouvelle activité. Il est bon de le suivre. Aujourd’hui, le temps de la visite de l’exposition, imaginons qu’ils nous a entraînés dans une salle de musée de l’Homme, et nous met en présence d’objets premiers, exotiques et populaires et qu’il nous éblouit par la force plastique de leur mystère.

 

Jaume Quéralt

 

La Maison de la Région à Perpignan et l’Association Bouchons d’Artistes présentent « Les Kanyataps de Pere Figueres »

Exposition du 30 mai au 17 juin 2016

Vernissage le jeudi 2 juin à 18h30 présenté par Jaume Quéralt

Moment musical le jeudi 16 juin à 18h30

 

 

* Perpi/POLAR :

 

Les disparues de la gare"

de Perpignan

 

 

"Les disparues" aux éditions Les Arènes - Les Arènes

Le journaliste Thibaut Solano publie un livre détaillé et passionnant sur cette affaire qui a terrorisé Perpignan dans les années 90. Avec les portraits détaillés des victimes, des suspects d'alors, sans oublier l'horreur et les espoirs des proches et des enquêteurs.

 

 L'affaire  des disparues de la gare de Perpignan a terrorisé la ville à la fin des années 1990. Quatre femmes tuées, toutes jeunes, brunes, dans le même quartier de la gare.

 

 

Thibaut Solano, journaliste au quotidien La Montagne à Clermont-Ferrand, a été fasciné par cette histoire. Depuis l'Auvergne il a multiplié les allers-retours pendant des années à Perpignan, pour rédiger ce livre.

 

Il commence par la première des disparues : Tatiana, en 1995. Et à chaque fois, l'auteur décrit les dernières heures de chaque disparue, avant le meurtre. Tatiana, Moktaria, Marie-Hélène, Fatima... Qu'ont-elles vécu, qu'ont-elles vu, qu'ont-elles entendu avant de mourir ? Pendant quatre ans, Thibaut Solano a emmagasiné les détails auprès des familles, des enquêteurs, des voisins, pour ensuite les assembler, et proposer un récit le plus fidèle qui soit.

 

Certaines scènes de meurtres sont horribles : les mutilations, la réaction des proches et des cadres de la PJ : "Jamais personne ici n'a vu un truc pareil".

 

 

L'auteur a effectué un travail de fourmi, les espoirs, les déceptions, et ces suspects, aux profils troublants : notamment Palomino Barrios, le chirurgien péruvien, qui habitait près du terrain où a été retrouvé Moktaria. Il est resté pendant longtemps le coupable idéal. Thibaut Solano est revenu dans la résidence où il habitait, pour rencontrer ses voisins, et dresser son portrait.

 

Tout comme celui d'Elie Radondy, qui habitait près du terrain vague où a été découvert le corps de Marie-Hélène. Enfin, Jacques Rançon, qui avoue les meurtres de Moktaria et Marie-Hélène. Le livre relate sa façon de revivre intensément les faits pendant les reconstitutions.

 

Thibaut Solano revient aussi sur les ratés de l'enquête, sur ce tueur passé dans les mailles du filet pendant des années. Sur le fait également qu'il ait agressé une jeune femme près du Pont Arago, dès septembre 1997, quelques jours à peine après avoir débarqué à Perpignan. Une agression passée inaperçue.

 

Le livre se termine comme il s'est ouvert, avec Tatiana, dont le corps reste introuvable. Le dernier chapitre à écrire du mystère des "disparues de la gare".

 

Source (C) Mathieu Ferri France Bleu

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 09:32
Collioure & Canigou : mer et montagne

Collioure & Canigou : mer et montagne

Tourisme culturel, politique, valoriser le paysage


Certains, par la politique, font accéder leur ville (Béziers, cité banale) au satut de ville touristique, célèbre grâce à des idées politiques, souvent inqualifiables, mais qui font mouche et attirent les mouches médiatiques...Nous nous contenterons ici d'écrire sur le tourisme "culturel"...

 

 



1. Le paysage naturel


L'Homme ne supporte pas la "platitude " de la nature, le vide culturel du réel. Il transforme les lieux  avec des oeuvres d'art, des installations plastiques, des descriptions littéraires, des récits légendaires ou religieux. Inventer un éden, une utopie, une île parfaite pour le bonheur, un phalanstère, une architecture grandiose ou inédite…


Les philosophes et écrivains inventent des paysages mythiques et mentaux.


Nous ne savons pas regarder la nature, nous ne supportons pas son aspect vierge, nous voulons y mettre notre empreinte, y insérer nos rêves, nos fantasmes, nos lubies…Si nous ne la supprimons pas, nous la métamorphosons.
Si bien que les nouvelles générations  ne voient la nature qu'à travers des images déjà posées, influençant notre regard, notre perception des choses…


Ainsi, les Américains ont ont changé le paysage en une idée religieuse, en instaurant le parc national du Yosémite, ou en une allégorie de la démocratie yankee, en sculptant le Mont Rushmore.


Nos Pyrénées ont subi, elles aussi, une métamorphise spirituelle : le Canigou est devenue la "montagne sacrée "des Catalans et beaucoup de marcheurs montent au sommet, non pour contempler le paysage ou méditer, mais pour prier et se faire photographie devant la grande croix éternellement ornée de fleurs ou de symboles catalans.


Et que dire du chemin de Compostelle, envahi par une foule mue par la mode et le tourisme, changeant l'itinéraire primitif en un chemin de croix laïc et mercantile, dont les haltes sont des cafés, des épiceries, des auberges et autres chambres d'hôtes bien juteuses… 


C’est ainsi que dans les mois prochains, suite à une résidence sur place prévue pour juin-juillet 2016, l’artiste Irene Grau a prévu de semer de la culture et de l'art (4) sur le tracé du chemin ultime de Walter Benjamin, de Banyuls à Portbou en passant par Cerbère. 


Nous l'accompagnerons dans cet itinéraire pour repérer, marquer, baliser, signaler différents lieux importants sur ce sentier de l’exil précisément décrit par la "passeuse" Lisa Fittko dans son livre "La route des Pyrénées".
 
Avec cette initiative originale, le concept d'ARTIALISATION est mis en pratique ! Le paysage, espace "neutre" (mais la nature n'imite-t-elle pas l’art..?), va se trouver ponctué d'installations humaines infimes, inframinces. 
Sans le dénaturer, sans le corrompre, il s'agit de suggérer les traces d'un destin tragique et de retrouver les pas d'un immense penseur qui traversa l'Albère et côtoya Cerbère, pour se jeter dans la barque des morts...



 2. Tourisme culturel


Les professionnels du tourisme sont devenus intelligents : ils ne vous proposent plus de vous conduire en Tunisie en se contentant de vous installer sur une plage, tout en vous servant cocktails et petits-déjeuners plantureux, ou en vous proposant des activités sportives...


Non ils ont recours à la culture, à l'Histoire du pays : un concert, une expo, un itinéraire à travers les architectures de la ville...sont au programme. 


Certes, la plupart des gens exigent d'abord le farniente, le soleil, la mer, les rencontres et les aventures sexuelles; cependant le slogan  "ne pas bronzer idiot" a eu son impact et on ne peut plus faire comme avant ! On fait dans la culture, notion vague, très large ! La culture devient souvent un alibi pour valoriser un voyage et lui donner un relief, une consistance, presque un sens, une cohérence !


Les foules estivales, à défaut d'être devenues "sentimentales", ont un désir de culture : l'offre doit suivre ! 


Le tourisme culturel fait souvent la renommée d'une ville : on va à Bilbao, d'abord pour l'architecture curieuse de son musée, pour les expos proposées plus que pour visiter les quartiers populaires et ouvriers…ou manger un plat à base de morue…


De même, le patrimoine minier, industriel, abandonné pendant des décennies est utilisé pour le tourisme de masse : découvrons l'histoire de notre pays...Le tourisme des "lieux de mémoire", parfois macabre (visites de cimetières, de camps de concentration...) est à la mode. Tout est bon, désormais, pour faire venir les bus, les curieux et le troisième âge, voire le quatrième...autour d'une tombe : entre l'excursion sur la côte vermeille et un bon repas, on rendra hommage au poète mort à Collioure. Le mythe s'amplifie, la mémoire se poursuit à travers les générations à travers le respect dû au Républicain enterré dans le petit port catalan...


Pour qu'une ville "devienne une destination", projet bien flou, il faut de la communication, et surtout un substrat ancien solide : patrimoine antique ou médiéval, édifices religieux originaux, rues du centre-ville originales et vivantes, circuits de découvertes, richesse ou aspect insolite d'un musée… Il faut souvent un nom, une activité de renom, un mot qui accroche l'intérêt du visiteur virtuel.


L'aspect originel, naturel du lieu (beauté d'une montagne, découpage d'une côte, position d'une ville…) est déjà un atout important : le tourisme de paysage emmène les marcheurs. Cependant c'est l'Homme qui modèle le paysage (les paysans donnent des couleurs à nos plaines, diversifient les aspects du territoire…) et recrée la nature : il pose un château sur une montagne, un monastère sur une colline, une ensemble muséal près de la rivière qui traverse la ville. 

Le tourisme ne peut se contenter du silence ou de la belle pauvreté d'une région : la Cerdagne est admirable mais est un quasi désert cultuel, et on se lasse vite des déserts; elle attire les flâneurs pas uniquement grâce aux champignons ou aux stations de ski, mais parce qu'une forteresse, une innovation solaire y sont installées…Il y manque une bonne librairie, un théâtre, un festival estival de qualité pour que ce plateau concilie bonheurs du corps et de l'esprit…


Mettre de la culture dans la nature. De l'animation culturelle intelligente et de qualité dans la ville…


En ce dimanche menacé par la pluie, je suis allé à Torroella de Montrgri, entre Estartit et Bagur. Depuis le bourg agricole d'Ulla, on accède au château médiéval situé à 300 mètres sur un escarpement qui donne à voir le spectacle de la plaine, des caps, des îles Medes.


Tout est beau, ensemble rocheux, pins, bouquets énormes de genêts, champs d'oliviers, de grenadiers : la main paysanne de l'Homme a produit des richesses naturelles tout en pensant à l'oeil de tous : la beauté, ma couleur, le tracé des chemins, l'ordonnancement des champs…Rien n'est dû au hasard, l'agriculteur a dompté la nature pour nous la rendre aimable !


Mais là, il y a plus. Il y a tourisme car il y a culture…Pourquoi..?

- - -

3. La culture et la création en contrepoint de la nature pour un tourisme intelligent (30 mai)


Il ne s'agit pas d'exploiter le paysage de façon bête et méchante. On saccage assez la nature en polluant les mers, en déforestant, en installant des barrières de béton le long des plages ou dans les stations de ski !


Or noir, or blanc, or vert…bientôt plus que l'Hor…reur ! 
Lire l'article "guide bleu" dans les Mythologies de Roland Barthes.


On va même le débusquer, l'espace encore libre, en apparence inaccessible, avec la mode des sports extrêmes, du trekking.. !


Non, le paysage, en danger, depuis la découverte de l'alpinisme (Saussure, 19° siècle) et les premiers bains de mer (fin 19° puis les congés payes de 1936), doit être protégé. Seule la culture peut le faire ! Comme elle peut tout faire : aider l'économie, montrer la fabrication des "crises" et des conflits, rendre les hommes solidaires, ré-enchanter une ville dirigée par  des responsables motivés par le pouvoir et l'argent !


Le paysage devient un type de message où de nombreux codes sont en jeu, déterminant différents types d'écriture:
-géographique, le paysage comme objet de soin
-poétique, le paysage comme état d'âme
-littéraire, le paysage comme scène, décor…


Il s'agit de renforcer les "qualités esthétiques" d'un paysage qui en aurait besoin : cela est discutable, car certains peuvent préférer le "vide" et la "beauté" sauvage d'un espace laissé à l'état brut (du côté des Corbières, par exemple) ; discutable aussi les "critères de beauté", l'esthétique classique (normes de l'antique, canons du siècle classique) n'ayant plus droit de cité dans les "installations" contemporaines…


…Après ce long détour, quelque peu obtus, je reviens à ma "balade culturelle" (titre d'un de mes livres, "Balades culturelles en Catalogne", paru depuis 10 ans, bien diffusé, ouvrage littéraire présentant un artiste (Matisse) dans un lieu (Collioure) qu'il a fait connaître (le port catalan en 1905 n'était pas à la mode), sans discuter l'impact positif ou négatif de cette rencontre (les habitants d'aujourd'hui estiment en effet que Collioure a été saccagé, envahi, les municipalités ayant décidé d'ouvrir le lieu au tourisme de masse et d'aménager des logements au détriment de la tranquillité, du silence, de la beauté et de l'avenir des jeunes…).


Ce livre était un état des lieux montrant la cohabitation de la nature et de la culture : si B.Bardot a voué, de façon involontaire, Saint-Tropez à l'argent et à la bêtise des apparences, Picasso a donné un plus à des villes, belles en elles-même,déjà, qui ont acquise une aura esthétique : Antibes (musée), Vallauris (poteries), Céret (Cubisme)…


Dans ces cas, d'artistes faisant connaître une ville, leur lieu de naissance, tell Gaudi à Reus, puis magnifiant Barcelone), l’artialisation, ou transformation par l’art du paysage, sembla naturelle; l'exploitation de l'artiste suivit… 


C'est à grande échelle que les élus et promoteurs de Barcelone ont diffusé l'esprit catalan grâce à ses artistes, pour faire de la ville moderniste une destination esthétique vivante susceptible d'enrichir toute la Catalogne.


De façon plus modeste, en montant vers le château de Torroella (l'ascension donne toujours des idées…), dévoilant un paysage à la fois marin et agricole, à quelques centaines de mètres de la ville, je pensais que ce site méritait une installation culturelle…Nous, le méritons nous ? C'est un autre problème !
Certes, le site se suffit à lui-même, mais je pensais, en pénétrant dans l'enceinte, qu'un concert, qu'une lecture, qu'une pièce de théâtre, acquerraient une aura supplémentaire en s'incarnant ici. 


Pour une alliance de la nature et de la culture, pour valoriser les deux. Mettre de l'art dans le décor naturel pour créer une osmose, élever les deux créations humaines, la nature sans l'Homme étant peu de chose, une élévation de montagne due à un hasard sismique, un canyon ocre causé par le bouleversement originel de la Terre…


C'est à ce moment de méditation qu'arrivèrent des jeunes gens, chargés de matériel; en leur parlant j'ai appris qu'ils préparaient un concert pour le lendemain, dimanche à onze heures… Alliance de l'architecture médiévale et de la musique romantique… Ils vont "mettre de l'art" sur la colline, jouer le long du chemin, et la nature ne peut s'offusquer, ni les défenseurs des espaces "vierges", sauf si ce sont des hommes bruts,intolérants et incultes…




JPB
 

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 10:19
Château médiéval de Torroella de MONTGRI © Jean-Pierre Bonnel
Château médiéval de Torroella de MONTGRI © Jean-Pierre Bonnel
Château médiéval de Torroella de MONTGRI © Jean-Pierre Bonnel
Château médiéval de Torroella de MONTGRI © Jean-Pierre Bonnel

Château médiéval de Torroella de MONTGRI © Jean-Pierre Bonnel

 Tourisme culturel

 

Les professionnels du tourisme sont devenus intelligents : ils ne vous proposent plus de vous conduire en Tunisie en se contentant de vous installer sur une plage, tout en vous servant cocktails et petits-déjeuners plantureux, ou en vous proposant des activités sportives...

 

Non ils ont recours à la culture, à l'Histoire du pays : un concert, une expo, un itinéraire à travers les architectures de la ville...sont au programme. 

Certes, la plupart des gens exigent d'abord le farniente, le soleil, la mer, les rencontres et les aventures sexuelles; cependant le slogan  "ne pas bronzer idiot" a eu son impact et on ne peut plus faire comme avant ! On fait dans la culture, notion vague, très large ! La culture devient souvent un alibi pour valoriser un voyage et lui donner un relief, une consistance, presque un sens, une cohérence !

 

Les foules estivales, à défaut d'être devenues "sentimentales", ont un désir de culture : l'offre doit suivre ! 

 

Le tourisme culturel fait souvent la renommée d'une ville : on va à Bilbao, d'abord pour l'architecture curieuse de son musée, pour les expos proposées plus que pour visiter les quartiers populaires et ouvriers…ou manger un plat à base de morue…

 

De même, le patrimoine minier, industriel, abandonné pendant des décennies est utilisé pour le tourisme de masse : découvrons l'histoire de notre pays...Le tourisme des "lieux de mémoire", parfois macabre (visites de cimetières, de camps de concentration...) est à la mode. Tout est bon, désormais, pour faire venir les bus, les curieux et le troisième âge, voire le quatrième...autour d'une tombe : entre l'excursion sur la côte vermeille et un bon repas, on rendra hommage au poète mort à Collioure. Le mythe s'amplifie, la mémoire se poursuit à travers les générations à travers le respect dû au Républicain enterré dans le petit port catalan...

 

Pour qu'une ville "devienne une destination", projet bien flou, il faut de la communication, et surtout un substrat ancien solide : patrimoine antique ou médiéval, édifices religieux originaux, rues du centre-ville originales et vivantes, circuits de découvertes, richesse ou aspect insolite d'un musée… Il faut souvent un nom, une activité de renom, un mot qui accroche l'intérêt du visiteur virtuel.

 

 

L'aspect originel, naturel du lieu (beauté d'une montagne, découpage d'une côte, position d'une ville…) est déjà un atout important : le tourisme de paysage emmène les marcheurs. Cependant c'est l'Homme qui modèle le paysage (les paysans donnent des couleurs à nos plaines, diversifient les aspects du territoire…) et recrée la nature : il pose un château sur une montagne, un monastère sur une colline, une ensemble muséal près de la rivière qui traverse la ville. 

 

Le tourisme ne peut se contenter du silence ou de la belle pauvreté d'une région : la Cerdagne est admirable mais est un quasi désert cultuel, et on se lasse vite des déserts; elle attire les flâneurs pas uniquement grâce aux champignons ou aux stations de ski, mais parce qu'une forteresse, une innovation solaire y sont installées…Il y manque une bonne librairie, un théâtre, un festival estival de qualité pour que ce plateau concilie bonheurs du corps et de l'esprit…

 

Mettre de la culture dans la nature. De l'animation culturelle intelligente et de qualité dans la ville…

 

 

En ce dimanche menacé par la pluie, je suis allé à Torroella de Montrgri, entre Estartit et Bagur. Depuis le bourg agricole d'Ulla, on accède au château médiéval situé à 300 mètres sur un escarpement qui donne à voir le spectacle de la plaine, des caps, des îles Medes.

 

Tout est beau, ensemble rocheux, pins, bouquets énormes de genêts, champs d'oliviers, de grenadiers : la main paysanne de l'Homme a produit des richesses naturelles tout en pensant à l'oeil de tous : la beauté, ma couleur, le tracé des chemins, l'ordonnancement des champs…Rien n'est dû au hasard, l'agriculteur a dompté la nature pour nous la rendre aimable !

 

Mais là, il y a plus. Il y a tourisme car il y a culture…Pourquoi..?

 

à suivre

 

JPB

 

 

 

 

 

 

 

 

*

**Le Château de Torroella est le château le plus spectaculaire et imposant sur la Costa Brava. Décrit par l’écrivain Josep Pla comme «roue authentique de l’Empordà », en effet, ce château est situé exactement entre l’Ampudán haute et basse, offrant une vue magnifique à la fois au nord et au sud de la Costa Brava.

costa-brava-torroella-montgrí-chateau.jpg

Le château de Torroella de Montgrí

 

Il a été construit entre 1294 et 1304 par le roi Jacques II, comté de Barcelone, sur la montagne du même nom (de type calcaire) en tant que zone de défense vers le comté d’Ampuries , dirigé par le comte de Ponce. Toutefois, l’intérieur du bâtiment n’a pas été achevé en raison de la paix définitive entre les deux comtés. Extérieurement, le château conserve un aspect fini.

 

 

Château de Montgrí

C. Riu Ter, 29 - Espai Ter - Oficina de Turisme de Torroella de Montgrí 

17257 Torroella de Montgrí (El Baix Empordà)

 

Téléphone: (+34) 972 119 100

Fax: (+34) 972 755 182

Adresse électronique: turismeET@torroella-estartit.cat     

Site: www.visitestartit.com

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 20:03
Le Castillet, dernier rempart de la catalanité..?  © Jean-Pierre Bonnel

Le Castillet, dernier rempart de la catalanité..? © Jean-Pierre Bonnel

Pétition en ligne https://www.change.org/p/delphineernotte-pour-un-france-3-pays-catalan-de-30-du-lundi-au-vendredi


Adressée à Présidente des Chaînes du service Public de télévision française Delphine ERNOTTE
Pour un "FRANCE 3 PAYS CATALAN" de 30' au lieu de 7 !


PIOLI SERGE Perpignan, France


Enclavé à "l'Extrême Sud" de la France, le département des Pyrénées Orientales se sent abandonné par la Grande Région et le Service Public de Télévision avec seulement 7 minutes de programme spécifique par jour.
Et pourtant nous sommes plus de 500.000 habitants et nous contribuons à l'audiovisuel public par nos impôts pour près de 30. Millions d'Euros !
Alors pourquoi pas un vrai journal télévisé local de 30', le soir de 19h à 19h30,  pour rendre compte de nos atouts, de nos spécificités (y compris linguistique) et  de nos problèmes particuliers ?
Si vous partagez ce souhait, merci de SIGNER cette pétition.
Cette pétition sera remise à:
Présidente des Chaînes du service Public de télévision française
Delphine ERNOTTE
Lire la lettre de pétition
PIOLI SERGE a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 309 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.
Lancer une pétition
Mises à jour
il y a 1 semaine
Mise à jour sur la pétition
Un vrai journal télévisé de 19h à 19h30 "France 3 Pays Catalan"


279 personnes ont déjà signé ! Et vous? Au moment où notre spécificité risque de disparaître dans le titre de notre Région, ne croyez-vous pas que nous méritons un...
il y a 2 semaines
250 soutiens
il y a 4 semaines
PIOLI SERGE a lancé cette pétition

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 07:55
Culture à Perpignan (3) : pour une nuit debout de la littérature - R.V.littéraires de J.Pierre Bonnel
Culture à Perpignan (3) : pour une nuit debout de la littérature - R.V.littéraires de J.Pierre Bonnel

***Pour une nuit debout de la littérature

Nuit blanche des musées, ok, c'est entrer dans les meurs. Nuit de la musique, c'est la routine, une journée de grande foule. Mais quid de la littérature ? ça n'intéresserait pas les citoyens ? Aux armes, à vos livres, écrivains, poètes, essayistes…pour des lectures jusqu'au petit matin, dans le silence de la nuit, en tous lieux, en tous costumes !! Qui répondra ? Qui le fera..?

Je vous propose de nous réunir (06 31 69 09 32)

JPB

* Culture : pour une nuit de la littérature à Perpignan

*La Nuit de la littérature - Samedi 28 mai 2016

La 4e édition de la Nuit de la littérature - samedi 28 mai, quartier du Viaduc des Arts (12e arrondissement)

Pendant toute une soirée, venez déambuler dans le quartier du Viaduc des Arts et de la Coulée verte à la découverte d’auteurs de 19 pays et de l’une de leurs oeuvres en français ou en traduction française.

Chaque auteur invité, accompagné d’un/e comédien/ne francophone et parfois du traducteur / de la traductrice , investit un lieu du quartier du Viaduc des Arts, de 17h à 23h pour une série de 6 lectures / rencontres de 40 minutes environ. Ainsi les 19 auteurs investissent 17 lieux.

Les lectures commencent simultanément au début de chaque heure : 17h, 18h, 19h, 20h, 21h et 22h.

À vous de faire votre propre parcours, à la découverte de la littérature du monde !

Chaque heure se déroulera comme suit :

✔ 15-20 mn de lecture

✔ 15-20 mn de discussion entre le public, l’auteur, le traducteur/la traductrice et le/la comédien/ne

✔ ensuite vous êtes invités à vous déplacer dans un autre lieu pour la prochaine lecture.

L’entrée est libre et dans la limite des places disponibles.

Il est important de bien respecter les horaires (les lectures commencent à l’heure précise) afin d’assurer le bon déroulement de la manifestation.

**LA NUIT DE LA LITTÉRATURE 2015 À PARIS

La Nuit de la littérature revient à Paris en ce Samedi 30 Mai 2015 pour une soirée dédiée à la lecture dans le quartier du canal Saint-Martin à Paris. L'objectif ? Découvrir des lieux insoupçonnés et se laisser entraîner par des œuvres littéraires étrangères, pour avoir ensuite, envie de bouquiner.

Le concept de la Nuit de la littérature est pour le moins original ! Pendant toute une soirée, venez déambuler dans le quartier du canal Saint-Martin à la découverte d’auteurs étrangers et d’un de leur ouvrage récemment traduit en français.

Chaque auteur étranger est accompagné d’un comédien et/ou du traducteur, et investit un lieu du quartier du Canal Saint-Martin. Pendant toute la manifestation, ils vous proposeront des lectures/rencontres d’une durée de 40 minutes, débutant à chaque début d’heure : 17h, 18h, 19h, 20h, 21h et 22h.

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Le principe étant : le public se déplace tranquillement à la découverte des auteurs, disséminés dans des lieux hors normes et improbables du quartier du canal Saint Martin.

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De nombreux pays seront représentés, parmi eux, le Luxembourg, la Pologne, l'Allemagne, le Portugal, la Belgique ou encore la Suède.

L’entrée est libre, et il est important de bien respecter les horaires pour le bon déroulement de la soirée !

Infos Pratiques:

La 3ème Nuit de la littéra­ture de Paris

Samedi 30 Mai 2015,

Horaires : 17h-minuit

Lieu : 18 lieux dans le quartier du canal Saint-Martin, voir le détail

Page Facebook officielle

Entrée libre

 

- - -* Les Rendez-vous de J.Pierre BONNEL :

 

 

-Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques" (éditions Trabucaire, 200 pages, documents, 15 euros)

le mercredi 1er juin, au siège de la CNT à Perpignan (HLM St-Mathieu) à 18 h. Entrée libre. Avec Paul Gérard, co-auteur.

 

 

-Vendredi 3 juin : présentation du musicien de Perpignan Fr. de Fossa, avec lectures de lettres par Hanna Fiedrich - chez Alain Gélis, 7 rue Foy, près de l'ancienne fontaine, rue Na Pincarda, à 18h 30, entrée : 5 euros. * Gratuit pour l'association "Les Amis de F. de Fossa".

 

 

- samedi 4 juin : au salon du livre et des arts de St-André, stand derrière la mairie; à 15 heures : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques".

 

 

--dimanche 4 juin : à Mosset, au "Village des possibles" ; à 11 heures, Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques". Entrée libre. Ave Jo Falieu, Annie Cathelin, Paul Gérard…débat.

 

 

-vendredi 10 juin, à 18h, à la librairie Torcatis, rue Mailly, Perpignan : Présentation du livre "Les Communautés libertaires, agricoles et artistiques", avec P. Gérard, Fr. Boutonnet… Entrée libre.

 

 

-samedi 11 juin, à 11 heures, au salon d'Amélie-les-Bains "Amélire", stand et débat sur "Les écrivains roussillonnais et la guerre d'Espagne", avec Hélène Legrais, Robert Triquère…Entrée libre.

 

 

 

Entrée libre. Contact 06 31 69 09 32

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 07:14
J.L.Mélanchon à la fête du Travailleur catalan, Bocal du Tech © Jean-Pierre Bonnel

J.L.Mélanchon à la fête du Travailleur catalan, Bocal du Tech © Jean-Pierre Bonnel

 

* Temps des cerises, grèves, blocages... 

 

Vous ne lirez pas aujourd'hui votre journal préféré (sauf L'Humanité, quotidien du PCF : merci la CGT, merci pour la liberté de publier !), mais vous pourrez lire sur le net, les blogs subversifs qui informent les réseaux sociaux, quand les monopoles journalistiques ne vous disent qu'une partie de la réalité ou déforment la vérité...

 

Articles les plus lus dans mon blog : hier, gros succès avec les contraventions distribuées allègrement devant la gare de Perpignan et le "Centre du monde " !

de  L'IMMONDE, disons, plutôt !

 

Etonnant, en tête de mes articles, celui sur la poésie !

 

Ensuite depuis des mois : le mythe du Perthus, les gitans de Saint-Jacques et "que faire le jour de son anniversaire ?"

 

**Pas de journal, donc, sauf un : parce que la CGT, redevenu un syndicat "révolutionnaire, de classe", estime que seul l'Huma, journal de la lutte des classes, méritait de paraître : les autres médias, bourgeois, traîtres…sont censurés. ..

Derrière la CGT, autoritaire car menacée (elle ne représente que 3 % des salariés, mais peut bloquer tout un pays !), se profile le parti communiste : occupant localement (au conseil départemental, à la région…) des postes importants, le PC et le Front de gauche veulent la peau de ce gouvernement…

 

Attitude trouble : comment profiter des finances de l'Etat (l'Humanité est subventionnée) et du pouvoir socialiste en place (au CD66, par exemple) ? 

Pour la liberté et le désir de pouvoir centralisé, o, connaît l'attitude des Partis communistes : guerre civile espagnole (volonté d'éliminer les anarchistes), occupation des pays de l'Est (Printemps de Prague…) dès qu'un air d'indépendance se faisait entendre…Stalinisme, les camps…On va pas vous refaire l'Histoire sanglante du XX° siècle? 

 

Sans doute, l'attitude du pouvoir socialiste est critiquable : virage libéral, trahison du peuple de gauche, utilisation du 49-3, mais c'est la constitution, le vote de la loi par une majorité de députés…

Etre républicain, c'est respecter la loi..? Etre révolutionnaire, c'est contester la loi, quand on la trouve injuste..?

 

**Temps des cerises :

 

Céret a craché ses noyaux pendant deux jours. Z'étaient bonnes les cerises, pourtant polluées par les insecticides..?

Non, nous dit Alexandre Arnaudiès dans Le Monde daté du samedi 14 mai dernier ("Sale temps pour les cerises !") : la mouche SUZUKII, on vit avec... ; au lieu d'utiliser les insecticides, cet agriculteur utilise des pièges à base de vinaigre de vin, de cidre et d'eau ou de sucre avec quelques gouttes de savons qui cillent aux pattes de ces mouches..."Les cerises non traitées sont moins brillantes; les polluées sont belles, une robe rubis ! Attention aux apparences...

 

 

JPB

 

 

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*SALON DE LECTURE

 

Le JOURNAL DE FRIEDEL

 

Par Agnès SAJALOLI, directrice du Mémorial du Camp de Rivesaltes et Interprété par Bastien Charlery, accordéoniste

Durant les années 41 et 42, au moment où les lois sur les indésirables promulguées par le gouvernement de Vichy internent dans le camp de Rivesaltes jusqu’à 8500 « indésirables » juifs, espagnols et tsiganes, une jeune infirmière suisse, Friedel Reiter, décide de s’engager au sein de la Croix Rouge et de venir vivre aux côtés des internés pour les secourir.
La jeune femme arrive sur le camp le 12 novembre 1941. Elle en repart le 25 novembre 1942. Durant un an, elle tient son journal et y raconte son quotidien et celui des femmes, des hommes et des enfants qu’elle côtoie.
Elle y retrace au jour le jour la faim, le froid, la maladie, la tramontane qui soulève les corps amaigris et les projette contre les baraques, les morts, les déportations de juifs qui partiront vers Auschwitz, ses moments de découragement, d’angoisse.
Elle y parle aussi de son combat journalier, de la distribution de nourriture, de ses allées et venues à la maternité d’Elne, du jardin qu’elle parvient à planter, des soirées passées avec les internés à chanter et à faire de la musique, malgré tout, de sa joie profonde à voir les enfants lui sourire et à les sauver de la mort. C’est ce témoignage unique au plan historique, mais aussi emblématique d’une femme au courage exemplaire qui ne s’est pas résignée face à la
barbarie, qu’Agnès Sajaloli et le Mémorial du Camp de Rivesaltes vous proposent de partager.

Suivi d'un échange avec le public

 

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**Machado à la librairie :

 

Mercredi 1 juin à 17h 30

 

Jacques Issorel nous présentera le Mercredi 1er Juin à partir de 17h30

 

Últimos días en Collioure, 1939 / y otros estudios breves sobre Antonio Machado.

Sevilla, Renacimiento, 2016 (Los cuatro vientos, 98).  

 

***

 

Librairie Torcatis : le 10 juin "Les communautés libertaires en pays catalan", essai présenté par J.P.Bonnel, Paul Gérard, François Boutonnet...

 

 

Dans le sillage de mai 68, les années 1970 sont une formidable explosion de jeunesse, de désir, de libération. Le vieux monde craque de partout. C’est le temps rêvé des ruptures, des révoltes, des expériences.

Dans ces années-là, ils avaient 20 ans, ils voulaient échapper à la routine « métro, boulot, dodo », réagir contre le mode de production capitaliste et la société de consommation, s’associer avec d’autres pour vivre autrement et porter ensemble un projet commun libérateur. Ce fut le temps des communautés, rurales, urbaines, agricoles, artistiques et autres collectifs, d’esprit libertaire pour la plupart.

 

Dans ces années-là, en pays catalan, les 40 personnes qui racontent, dans ce livre, leur expérience communautaire, ont fait ce choix. Ils ont loué des mas et des terres dans des espaces en voie de désertification. Ils y ont vécu, travaillé et mis en pratique leurs idéaux. Les Carboneras, le mas Julia, Vilalte, Montauriol, St Jean de l’Albère, Malabrac, Fontcouverte, Cailla, Opoul, le mas Planères, Canaveilles, Fillols… autant de noms qui claquent comme des symboles de liberté, de sens et d’humanité.

 

Ils témoignent, 40 ans après, des gestes simples, de la solidarité, des échanges, des rires et des drames, des rêves et de l’amour qui ont forgé leurs existences. Avec cette expérience, ils ont participé à l’évolution des mentalités, ils ont fait bouger les lignes et provoqué en quelque sorte les grands débats sociétaux de la fin du XXe et début XXIe siècles.

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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