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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 08:39
 Denis LAVANT jouant Céline

Denis LAVANT jouant Céline

*Heureux d'avoir été piraté !

 

 

Le hacker lointain, là-bas, en Afrique noire, d'ivoire ou d'ailleurs, tentant de gagner quatre sous en vous arnaquant, il ne sait pas que l'événement qui vous arrive et vous affole, peut se retrouver porteur de positivité...

 

D'abord, vous n'avez plus accès à votre messagerie, le code est inopérant, vous voici seul, sans aucun lien avec le monde, vous qui viviez dans la communication incessante, avec le mail, les réseaux sociaux, les bons mots de twitter, les photos des "amis" de FBook...

 

Le monde médiatique s'effondre et vous perdez l'univers numérique pour vous retrouver dans la platitude de la réalité naturelle...

 

Orange, au secours ! Et une voix à l'accent étranger, noire ou maghrébine vous explique de façon monocorde et quasi inintelligible...Vos secrètes pulsions racistes remontent à la surface, votre peau mouille et vous croyez au complot général : ces anciens colonisés se vengent en nous piratant, en s'installant chez nous de façon subreptice et ils finiront par tout vous prendre, jusqu'à vos valeurs universelles...

 

Mais ils ne peuvent nous voler ces signes d'amitié, toute la journée, les appels, fixes ou portables, les SMS, les mots d'amours, les voix d'amis anciens, de collègues oubliés, qui sont là, vivants, et pensent soudain à vous. J'étais en Irlande, on m'a volé mon sac à dos, mon téléphone et mon argent et ils ont prêts, tous ces amis, à me réconforter! La grande majorité ne s'est pas laissée prendre à ce gros piège (sont pas malins ces Nègres !) et ne m'ont (aux pirateurs, plutôt !) pas envoyé d'argent et c'est tant mieux.

 

Je regrette presque qu'ils ne l'aient pas fait, je pourrais partir en Côte d'Ivoire retrouver ces hackeurs…

 

En fin de compte, ne sachant plus si je vis dans le réel ou le virtuel, je me demande : et si c'était moi le pirate..?

 

JPB (13 avril 2016)

 

 

*DENIS LAVANT est Céline

 

*On aimait Fabrice Luchini dans ses lectures de Céline.

Depuis, Laurent Deutcsh a sorti un CD sur l'écrivain monstrueux, antisémite, mais génial par le style, le ton, le rythme, la force des mots et des images : certains ne le lisent pas et voudraient l'interdire car il a été abominable à l'égard des Juifs, mais non, la littérature est à conserver, non faite pour les poncifs et bons sentiments moraux !

 

Louis-Ferdinand est sublimé par Denis Lavant (qui répondra, on l'espère, à notre invitation -l'association W.Benjamin- pour jouer à Banyuls, au Mas Reig, le 15 juillet 2016, sans doute Le Journal de Moscou du philosophe JUIF allemand !) dans un montage de textes et de lettres "Faire danser les alligators sur la flûte de Pan", et, à présent, dans le film d'Emmanuel Bourdieu.

 

Et Louis-Ferdinand au cinéma, comme faisant son éternel ciné !

 

Bon Dieu, quel film, qui tient par le jeu tendu et la voix grave de D.Lavant ! D'accord, il n'a pas les yeux bleus et la taille du romancier de Meudon, exilé au Danemark, mais quelle tension. Lucette est aussi formidable dans sa retenue, sa vie discrète auprès du monstre et sa beauté blanche dévoilée dans la scène du bain au soleil...Sous les yeux prudes et abasourdis du jeune criitique littéraire JUIF américain invité par Céline. Celui-ci aurait pu profiter, pour son procès et sa réhabilitation, du témoignage d'un JUIF et pourtant il accable le jeune candide de toute sa haine ! Terrible Destouches !

 

JPB

*dimanche 17 avril 2016 -Chemin de Mémoire, balade culturelle : le long du chemin Walter Benjamin (de Puig del Mas à la crête frontière - Col de Rumpissa- descente sur Port-Bou et visite de Port-Bou. Gratuit.

(départ de la mairie à 9h, puis en voiture jusqu'au parking de Puig del Mas. Départ à pied à 9h15 - apporter pique-nique pour 13 heures - bonne condition physique nécessaire - 5/6 heures de marche, dénivelé de 600 mètres)

Retour en train ou en voiture. S'inscrire : 06 31 69 09 32.

http://www.association-walter-benjamin.fr

On n'a pas besoin d'être adhérent pour participer aux activités…

Pour adhérer à l'association (20 euros) : jean-pierre.bonnel@orange.fr

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 10:49
M. Le Maire de Perpignan

M. Le Maire de Perpignan

Perpignan-tout va bien, comme l'écrivait de façon ironique, naguère, le blog de Fabrice Tomas.


PUJOLPERPI-toutvabien, affirme M.Pujol dans la revue OBJECTIF, dernier numéro, avec la photo du maire de Perpignan en couverture.

Beau portrait, sourire sans rides, bien retouché, photo du blog du maire, des affiches qui ont l'habitude de fleurir les avenues de la cité catalane.


Bref, tout glisse, puisqu'on vous le dit dans "Objectif", ce doit être vrai, c'est "objectif" et Pascal Gauze le clame tout haut : "Perpignan a de très grands atouts" et le maire explique la dette, et c'est bien, net, précis…Le peuple est convaincu !


M. Pujol reprend la stratégie de J.P. Alduy : Perpignan est une halte essentielle entre Barcelone et Toulouse, entre le nouvel Etat et la nouvelle région. C'est indépassable et tout le monde, touristes, industriels, entreprises innovantes va s'y arrêter.


Sauf les TGV ! Mais il y aura des navettes. Le TGV ici, c'est un peu comme les barques posées sur la Têt, au pied du quai Vauban : quelques mètres et on vous pose un bateau...


A part ça, le maire nous apprend la naissance d'un grand festival musical à Perpignan. A l'image de Valmy, des Déferlantes..? Quelle concurrence !

JPB

* Les maires font salon : 15 avril


L’Association des Maires, des Adjoints et de l’Intercommunalité des Pyrénées-Orientales (AMF 66), organise le 4ème Salon des Maires, des élus locaux et des décideurs publics des Pyrénées-Orientales, les 14 et 15 avril 2016, au parc des expositions de Perpignan.
Ce salon, dédié aux actions et aux préoccupations des collectivités et des organismes publics est le rendez-vous des élus et des décideurs qui préparent l’avenir de nos communes et de nos territoires.
Véritable lieu d’échanges et de rencontres avec les entreprises du territoire, le Salon des Maires, des élus locaux et des décideurs publics est le rendez-vous majeur pour trouver ensemble des solutions d’avenir.


LES PRINCIPAUX OBJECTIFS DU SALON SONT :
        proposer des solutions techniques et des services innovants aux décideurs,
        faciliter la prise de décisions face aux nouveaux enjeux des territoires,
        se positionner comme une vitrine représentative du dynamisme du secteur
        être un lieu de rencontres et d’échanges pour l’ensemble des acteurs des collectivités


Cet événement constitue un lieu unique de rencontre entre décideurs publics et fournisseurs de biens et de services aux Mairies et collectivités locales.


http://www.salondesmaires-po.fr




L’ASSOCIATION DES MAIRES, DES ADJOINTS ET DE L’INTERCOMMUNALITÉ DES PYRÉNÉES-ORIENTALES
Hôtel du Département
BP 906
66 906 PERPIGNAN Cedex
Tél. 04 68 85 89 60
Email. contact@amf66.fr


MARIE CÉLINE GUIBAUD
Tél. 04 67 13 86 99
Port. 06 10 21 62 29 
Email. mc.guibaud@ap-media.fr


-- -




Vendredi 15 avril 2016, à 19 heures


 
Au centre d'art contemporain Àcentmètreducentredumonde, 3 avenue de Grande­Bretagne, à Perpignan, Josiane Coranti et Jean­Louis Ferrer proposent une lecture consacrée à Anton Tchékhov, avec la complicité de Chantal Maîtrejean pour la réalisation sonore et visuelle.


Au programme : des nouvelles et des extraits de pièces de théâtre de cet auteur russe incontournable. Anton Tchékhov (1860 ­1904) est le chantre du dérisoire. Son œuvre théâtrale dépeint, selon Léon Chestov, « le vide, le tragique dérisoire du néant. ».


Dans son théâtre comme dans ses nouvelles, Anton Tchékhov continue à croire à l'avenir de l'homme. Pour lui, la société peut être améliorée.
Les individus seront moins cruels, moins égoïstes. Tchékhov, ou le dérisoire optimiste.


L'association “Des voix, des mots” remercie, le Centre Méditerranéen de littérature (CML), France Bleu Roussillon, Delmas Musique, ses membres bienfaiteurs :


le restaurant Lou Grilladou,
Can Artists et Mme Rosy Conte
 

 
 
àcentmètreducentredumonde : 04 68 34 14 35
3, avenue de Grande Bretagne, 66000 Perpignan
Des voix, des mots : desvoixdesmots@gmail.com
#desvoixdesmots
 
Entrée : Gratuite
 
 

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 09:14
Teresa Rebull avec A.Baulenas (à droite), Robert Triquère (au milieu) et J.P.Bonnel aux Templiers, Collioure (salle Vialat)

Teresa Rebull avec A.Baulenas (à droite), Robert Triquère (au milieu) et J.P.Bonnel aux Templiers, Collioure (salle Vialat)

 

 

*dimanche 17 avril 2016 -Chemin de Mémoire, balade culturelle : le long du chemin Walter Benjamin (de Puig del Mas à la crête frontière - Col de Rumpissa- descente sur Port-Bou et visite de Port-Bou. Gratuit.

 

(départ de la mairie à 9h, puis en voiture jusqu'au parking de Puig del Mas. Départ à pied à 9h15 - apporter pique-nique pour 13 heures - bonne condition physique nécessaire - 5/6 heures de marche, dénivelé de 600 mètres)

 

Retour en train ou  en voiture.  S'inscrire : 06 31 69 09 32.  

 

 

http://www.association-walter-benjamin.fr

 

 

7 route de Bages - 66180 - Villeneuve de la Raho - 04.68.55.96.39. - 06.31.69.09.32. - "le blogue à bonnel"

 

On n'a pas besoin d'être adhérent pour participer aux activités…

 

Pour adhérer à l'association (20 euros) :  jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

 

 

** 12 avril:

THÉÂTRE
Michel Aumont, merveilleux Roi Lear !


mardi 12 avril | 20h30
Le Grenat - 2h 50 - de 10 € à 29 €

Dans cette flamboyante mise en scène, Jean-Luc Revol replace l’intrigue du célèbre Roi Lear dans les années 20. Le roi Lear devient ici un chef d'entreprise vieillissant régnant sur un empire cinématographique, qui décide de céder les parts de sa société. Une pièce aboutie, exigeante et populaire : à voir par tous sur la scène du Grenat le mardi 12 avril à 20h30. 

 

La mer à Banyuls, c'est Teresa Rebull




Je vais à Banyuls et je ne vois pas la mer, la plage, les rochers...


Je vais par les escaliers, par un jour de pluie qui fait pâlir les citrons
par les rampes qui me disent qu'elles mènent à la mer.


mais je ne veux pas voir la mer !


on s'habitue à tout, à la beauté, au soleil de la Méditerranée, au bleu indélébile...


 on ne se rend pas compte de sa chance, de son bonheur.


on marche, court dans l'indifférence, aveugle à ce décor, à ces jardins d'orangers, à ces senteurs de miel venues des amandiers de février.


Je vais voir Teresa qui est plus belle que la mer !!!


Malgré l'âge, malgré le poids du corps et du temps, malgré sa tristesse d'être assise, d'endurer la misère du corps, de la mort.


Mais elle me parle de vie et d'amour
elle est pleine d'enthousiasme et de beauté
l'intelligence présente, la  mémoire toujours en éveil, l'élan affectif, la confiance en l'Homme mais pas aux partis, aux syndicats...




Teresa ou l'enthousiasme de la révolution permanente.


Elle me parle de son passé


Voilà le cinéma du siècle qui défile devant moi
Il sort un océan d'images et de cris de la mémoire.


Elle me bouge, me provoque : "Tu n'as pas lu ça, tu ne sais rien ! Tu es un tiède, tu navigues entre deux eaux..!"




Il ne pleut plus. Le bonheur est revenu face à la petite terrasse rouge, grâce à la peinture des mimosas, devenue soudain plus lumineuse, grâce au livre de Bénédicte, de Varian Fry ou de Walter Benjamin...





En descendant l'étroit escalier de sa maison, j'ai envie d'aller voir la mer, bien seule, décidément, aujourd'hui...


JPBonnel




    Entretiens avec Teresa REBULL


  Banyuls,  Avril-juillet 2013 




Anarchisme : l’anarchisme, c’est un mouvement pour abattre un Régime ; il est courageux mais il ne sait pas construire. Il n’a pas le sens de l’organisation. Il y eut bien sûr, des exceptions, comme à Lleida (Lerida), où les libertaires ont créé des systèmes d’autogestion.


L’anarchisme est une éthique : il faut se remettre en question, se demander : « Que faire, quelle révolution ? ».  Or, les anarchistes baissent les bras, ils vont avec la bourgeoisie. Les « anars » ont fait beaucoup de mal à la révolution espagnole : ils se sont pliés aux exigences de la bourgeoisie catalane ! Companys a participé à ce gouvernement ; avec le recul du temps on voit les erreurs qui ont été commises…




* Banyuls : A Banyuls elle fut bien acceptée : elle chantait tellement bien la sardane ! Comme un chant  religieux ! Elle était pareille à une paloma ! Quand elle allait à la plage, c’était une révolution… 


Installée à Banyuls, elle allait chanter à Montpellier et dans les villages des Pyrénées-Orientales, à Rivesaltes par exemple, le village du poète Joan Morer : « N’ayez pas honte de parler ou de chanter en catalan ! » lui disait-il.




* Catalans (partis) et Catalanistes : 


         L'actualité, c'est la défense de la langue catalane, avec un concert au Camp Nou de Barcelona et la présence de Luis Llach. "Les partis ne s'y reconnaissent pas, ni la droite avec CiU (Convergence et Union), ou le Parti populaire, ni avec l'ERC : les listes se contredisent à gauche ! 
 
    Un petit coup d'aile d'oiseau et ils ne s'entendent plus... Les Socialistes sont merdiques : on a perdu des années avec Zapatero, pourtant fils de la Retirada et d'un père communiste qui a été torturé sous Franco !


    Le Parti socialiste catalan a toujours été à la traîne, toujours tourné vers Madrid ! Divergences, absence d'unité ! 
    Lors d'un concert, les Socialistes m'ont demandé de chanter plutôt en castillan, car il n'y avait dans la salle que des Andalous... A la fin du tour de chant, un garçon, beau et blond comme un ange, a joué "Els Segadors", notre hymne national, à l'accordéon...


     L'Esquerra fait la "puta ramunette" à présent ! Au début, elle avait une attitude correcte pour les affaires sociales; ensuite la question sociale n'a jamais été abordée, alors que c'est le noyau du peuple... 


    L'indépendance est absolument nécessaire : on nous vole, on nous massacre ! O instaures des lois sur la langue pires que sous le franquisme ! Pourtant les gens veulent parler catalan, même ceux qui viennent d'autres régions d'Espagne; j'étais dans une librairie et je regardais une dame qui achetait un gros dictionnaire de catalan; j'ai osé lui parler : elle voulait apprendre notre langue ! 


    * Le passé : on revient à la guerre civile. Teresa me parle de Joan Peyrot, anarcho-syndicaliste de Llobregat, un pays très minier : il était du part Als Trente, les Trente qui se sont séparés de l'anarchisme. 
    Les anarchistes ont été complices : ils ont participé au gouvernement de Campanys, qui incarcérait les militants du POUM...Les anars lançaient aux ouvriers, aux militants : "Laissez les armes et rentrez chez vous !" Le POUM suivait trop les anars, et ceux-ci l'ont laissé tomber... Les Anarchistes ont été persécutés pendant la République, c'est pour cela qu'ils n'ont pas voté pour la République...


    Sans oublier l'attitude du PC : sa provocation, durant les journées de mai à Barcelone, pour se débarrasser du POUM..!


    On ne peut pas m'attaquer pour ma conduite politique : jamais un mensonge ni une trahison. Durant ma longue trajectoire, j'ai été fidèle à mes idées, je ne me suis pas enrichie. Je vis aujourd'hui encore de façon très modeste, dans mon petit appartement de la rue Saint-Pierre... 
                                                                  Banyuls, le 2 juillet 2013




Camus et les intellectuels : 
Les intellos pissent toujours en-dehors du pot de chambre !


    Camus, je l'ai connu à Paris dans des soirées du Casal anar pour les réfugiés. Je l'ai rencontré aussi dans le grand appartement, avenue de l'Opéra, de la revue "Preuves", pour laquelle j'ai travaillé Ce comité pour la culture était financé par le groupe Ford aux Etats-Unis; comme on critiquait le PCF, les Communistes ont répondu qu'on travaillait pour la CIA..! 


    J'avais un rendez-vous avec Camus pour lui parler de mon beau-frère qui cherchait un emploi. J'aimais quand il parlait de Maria Casarès, son grand amour : "Quand on a un tel amour, on retourne en enfance !"
    A sa mort, je ne faisais que pleurer; mon mari en prenait ombrage; j'ai téléphoné à Francine, l'ex-épouse de Camus; je lui ai dit que j'avais rêvé la mort de Camus quelques jours auparavant : je le voyais au fond d'un trou, comme dans une tombe creusé dans la campagne et il me criait : "Viens me chercher !"


    * Le présent : J'ai l'impression qu'on est dans la culture du crime et de la stupidité ! Les gens ne savent plus sourire; ils sont agressifs. L'Homme est en pleine mutation, il est plongé dans une crise économique et morale. Le comportement de l'Homme et de la nature vont de pair; l'être humain est malade ! La situation est grave : quand la haute bourgeoisie échoue, c'est le fascisme qui gagne !


    Maintenant, je ne dors pas bien : je pense sans cesse à la peinture... J'ai beaucoup lu, j'ai appris beaucoup sur la technique picturale, mais je n'arrive pas sortir ma peinture de ma carcasse !


    Je suis sans doute trop influencée par Cézanne et par la beauté de la construction... Et quand j'ai trouvé la composition, je n'arrive pas à réaliser mon sujet, même si j'ai un projet précis...


    * Chanson : j’ai commencé à chanter autour de 49 – 50 ans. Entre-temps, de 18 ans jusqu’à cet âge là,  j’ai vécu à Marseille et à Paris. Je commence à chanter car le problème de la danse me poursuivait. J’ai entendu Raimon à Paris en 1962, ce fut un révélateur à partir de là, je me suis mise à jouer de la guitare, pour moi toute seule, sans avoir jamais pris de cours. Simplement, j’apprenais sur le tas avec des amis dans un Café, et de temps en temps, je jouais sur des places, dans la rue (j’ai commencé rue de la Contrescarpe, après mai 1968) et près de l’église Sainte Geneviève dans le 5e arrondissement.


En 1966, j’ai composé trois chansons, dont « Paysages de l’Ebre » du poète Josep Lloveras ; en lisant le texte, je voyais le rythme et la chanson naître sous mes yeux. J’ai composé la musique ; on disait qu’elle était arythmique. Cette chanson m’a rendue célèbre. Je suis revenue souvent sur la Sierra de Pandolls, montagne de la région où eut lieu la tragédie de la bataille de l’Ebre ; c’est un paysage sauvage et sensuel : on dirait que les montagnes te parlent et vont te serrer, t’embrasser…


Ma chanson dit : « Dans une grotte, j’ai trouvé les chaussures de Jaume, un trou…
Max Havar ** l’a adaptée en sardane, dans les années 1980 et elle a été jouée à Barcelone. 


J’ai chanté à Perpignan pour la grève des poupées Bella après mai 1968 ; ensuite, je suis partie chanter à Barcelone, à Valence… Je n’étais pas une vedette, je ne gagnais rien : j’ai joué pour des œuvres sociales, pour Amnesty International… de façon bénévole. J’ai chanté dans les banlieues au milieu des ouvriers, des étudiants. Mon militantisme consistait à chanter en catalan des choses belles…


Je n’ai jamais bénéficié d’aide matérielle, de personne, même pas des catalanistes, pour mon métier… Je n’ai jamais rien eu de la part des producteurs, des éditeurs…


A partir de 1970 à  Banyuls, je contacte des gens de Barcelone, mais je n’ai eu que des déceptions. J’étais seule, désorientée. J’avais besoin d’un  directeur artistique.


« On ne t’aide pas parce que tu fais peur aux gens ! », disait ma mère. Voulait-elle signifier par là que je chantais trop bien ? 


    J’ai eu le prix Charles Cros du disque en 1976 : mon nom sur la couverture était mal écrit : « Rebouil ! ». Pourquoi m’avez-vous donné ce prix ? », ai-je demandé. Un Catalan se trouvait dans le jury ;  il avait trouvé une grande harmonie entre la musique et les mots, c’était presque la perfection. Il est vrai que j’ai mis beaucoup d’instinct dans cette passion, je porte ce don en moi : j’adore les mots et je suis toujours en train de rechercher leur étymologie… 


 Le disque s’est bien vendu, il a été vite épuisé, mais des gens de Toulouse m’ont trompée, ils ont fabriqué une copie avec de nouvelles chansons et ils ne m’ont jamais rémunérée. Il  m’est resté 10 francs de cette vente et j étais bien contente car je n’avais pas perdu d’argent comme pour les autres albums… 


Je  n’ai pas eu d’impresario, je chantais de façon bénévole pour une cause politique ou humanitaire… à la maison, on mettait beaucoup de musique et je faisais le ménage avec Bach et je dansais ou je chantais avec Mozart.


Je suis allée à l’école de musique de Barcelone au Théâtre du Liceu : j’apprenais la danse classique et le Flamenco. Je regrette de ne pas avoir été danseuse ; j’ai beaucoup dansé sur la musique de Sibelius ; mon père voulait que je danse le Boléro, mais c’était compliqué…


J’ai d’abord fait un disque de chansons populaires catalanes avec l’AGRAM et Serge Llado ; c’est Jordi Barre qui m’a fait connaître Ramon Gual ; celui-ci voulait sortir ce disque de chansons : je trouvais ça trop bourgeois, du folklore petit bourgeois.


J’ai connu Paco Ibañez et Theodorakis à l’école de médecine de Paris ; j’avais peur de chanter avec eux : j’ai proposé Luis Llach à ma place ;  je suis montée sur scène pour traduire les textes de ses chansons.


Quand je vivais à Paris je suis allée à Bobino, où j’ai chanté plus tard, pour écouter Brassens. Je voulais le voir dans sa loge, il m’a dit : « tu fais passer un papier sous la porte, tu écris Térésa, et je t’ouvrirai ». Il ne le faisait que pour moi… Un homme charmant. Ce n’était pas un chanteur « engagé » ; son seul engagement, c’était sa poésie !


Plus tard, après les élections de Mitterrand en 1981, j’ai chanté à la Salle Pleyel, accompagnée par  Pierre Nicolas,  le contrebassiste de Brassens. Au premier rang, il y avait Jack Lang…


    J’ai arrêté avec le concert inoubliable au Palau de la música Catalana (Palais de la musique catalane), à Barcelone, en 2006 : je n’avais plus de voix, j’étais fatiguée, normal à 87 ans ! J’ai pourtant dansé au milieu de la scène avec Luis Llach. J’aime beaucoup Luis Llach, une vraie tendresse ; j’avais connu ses parents, sa mère très belle, son père médecin de village : il ne faisait pas payer ; les gens lui apportaient des légumes, des poulets, des lapins… Luis n’a pas pu faire beaucoup pour m’aider dans la chanson : il avait un impresario qui s’occupait de sa seule carrière.


Les trois « fiancées » de Luis Llach en Catalogne du Nord sont Eliane Comelade (j’ai commencé à chanter chez les Comelade), Maria Lluis (j’ai pris des cours de peinture chez elle) et Renada Laura Portet, pour qui j’ai beaucoup d’estime et d’admiration.


J’ai été amie avec tous les chanteurs catalans. J’ai lutté au début car ils étaient tous communistes (Luis Llach était au PSUC), tous imprégnés du communisme à cause de la résistance face au franquisme…

L’histoire de la Casa Carrère


Née de l’imagination d’un talentueux rêveur en 1954, cette bâtisse de conte de fée, un rien baroque, s’était assoupie depuis bien trop longtemps...
Conçue comme maison d’habitation, elle deviendra en 1991 le Musée des Arts Naïfs, avant de fermer ses portes en 2002. Elle appartient désormais au patrimoine communal et reprend son nom d’origine.
Le Musée des Arts Naïfs :
La construction de la bâtisse :
François Carrèreétait viticulteur et négociant en vin. En 1954 il se lance dans la construction de ce qui devait être une maison d’habitation traditionnelle de deux étages. Par envie de lui donner du caractère, il commença à disposer des pierres autour des fenêtres. L’idée lui a plu et petit à petit, grâce au savoir-faire de plusieurs tailleurs de pierres, la maison en a été entièrement recouverte. A mesure qu’elle se construisait, les gens s’arrêtaient pour la regarder d’un œil amusé. Elle plaisait beaucoup, et ne laissait en tout cas jamais personne indiffèrent. Il aura fallu une vingtaine d’années de travaux pour achever cette maison. Huit procès, dus essentiellement à des problèmes de voisinage, puis de dépassement de la hauteur autorisée ont énormément ralenti sa construction.
Heureusement, M. Ricard, Maire de l’époque et son Conseil Municipal ont voté à l’unanimité le
« sauvetage » de la maison.
Le Musée des Arts Naïfs, ferma ses portes après 11 ans d’activité.
Françoise Caux, plus connue sous son
nom d’artiste "Javo", grande amoureuse de l’Art Naïf, a eu un véritable coup de foudre pour cette
maison. A la recherche d’un édifice adéquat pour accueillir ses œuvres personnelles et celles d’autres
artistes internationaux, elle se porta acquéreuse de la bâtisse. Après de nombreuses difficultés tant
administratives que financières, le Palais des Naïfs ouvrit finalement ses portes le 25 avril 1991.
En janvier 1992, le Palais de naïfs obtient le "Grand prix du meilleur produit touristique de la région du
Languedoc-Roussillon" (trophée IRIS), décerné par le Comité Régional du Tourisme.
Pendant dix ans, la renommée du Palais des Naïfs se forge et les problèmes financiers se creusent ... peu
à peu le musée se fait néanmoins connaître dans la région, puis, au niveau international.
Sa collection de qualité représente les artistes naïfs des cinq continents.
Rattrapé par ses dettes, le Palais des Naïfs fermera ses portes en 2002, peu après le décès de sa
fondatrice. Les héritiers de la collection préférant poursuivre le travail de Françoise Caux plutôt que de
disperser la collection (plus de 500 œuvres), ont souhaité que le Musée International d’Art Naïf de Vicq
(Paris) prenne en charge ces œuvres et continue à les exposer au grand public.
Depuis 2007, la Maison Carrère accueille des moments culturels privilégiés. Elle ouvre notamment ses
portes à l’occasion de la Sant Jordi et du FestiBages, en été.
Hôtel de Ville
22 avenue Jean Jaurès, 66 670 BAGES
Tél. : 04.68.21.71.25 – mairie@bages66.fr- www.bages66.fr
Qui s'intéresse à la chanson catalane connaît Teresa Rebull
Pendant plus de 40 ans, Teresa Rebull a incarné la fidélité à la poésie et à la chanson populaire catalanes, mettant ses plus grands poètes en musique. Femme foncièrement engagée à gauche sa vie exemplaire sera liée aux luttes : sociales, culturelles et politiques du siècle dernier.
Teresa Rebull restait parmi les derniers témoins de ce grand moment de l'histoire du XXème siècle que fut, pour l'Europe et plus particulièrement pour notre région, la guerre d’Espagne et ses conséquences tragiques : La Retirada. Fidèle à ses idéaux de jeunesse, mémoire vivante de l'histoire tragique de la Catalogne et de l'Espagne républicaine, militante féministe de la première heure, Teresa Rebull incarnera pourtant sur scène et dans ses chansons la joie de vivre et d'aimer.
Née en Catalogne du Sud en 1919, d'une famille ouvrière fortement engagée dans l'action politique, Teresa qui deviendra plus tard Rebull ne restera pas indifférente aux luttes politiques qui traverseront l'Espagne et la Catalogne et qui s'achèveront tragiquement par la Guerre d'Espagne et l'émigration de centaines de milliers de Républicains. Militante active, elle s'engagera et devra en 1939 quitter son pays pour un exil qui la conduira comme tous ses camarades de l'autre côté de la frontière, par la montagne, à Prats-de-Mollo, avant de regagner Perpignan, Marseille, puis Paris où la famille Rebull passera de nombreuses années et finalement Banyuls-sur-Mer.
Pendant des années, elle participera à l'euphorie culturelle parisienne, croisant Sartre, Camus et les écrivains latino-américains.
Durant ces années d'exil, elle se dirigera imperceptiblement vers le théâtre, les arts ... et à l'âge de cinquante ans, épousera la chanson comme mode d'expression et de défense de la langue catalane. Revenue après ses années parisiennes, du côté français de la Catalogne, à deux pas de sa terre natale, elle s'engagera, après les événements de Mai 68, dans le mouvement de la Nova Cancó catalane qui comptait essentiellement des chanteurs bien plus jeunes qu'elle dont Lluis Llach qui deviendra un de ses meilleurs amis. Elle en sera une des porte-parole donc du soutien à la culture et à l'engagement à la cause du retour à la liberté et à la démocratie en Espagne et en Catalogne.
Teresa Rebull, fidèle à son maitre Cézanne, consacrera les dernières années de sa vie à la peinture, avec le même engagement qu'elle accorda à la défense de la culture catalane, à la lutte des femmes pour leur liberté et aux combats sociaux et politiques; elle s’attachera à peindre les paysages de Banyuls, son port de cœur et d’attache.
L'exposition Teresa Rebull, femme de cœur et de combats est basée sur son autobiographie publiée en catalan aux éditions Columna (Barcelone) Tot Cantant et sur sa traduction en français parue en 2004 chez Balzac éditeur (Baixas).
Cette exposition vise à mettre en relief la vie et l’œuvre de la chanteuse et militante, à travers 30 panneaux explicatifs et 10 cadres retraçant son itinéraire, plusieurs vitrines, ainsi que des œuvres picturales que l'artiste a réalisés dans la dernière période de sa vie.
Elle aura la particularité d'être bilingue (français-catalan) afin de refléter la personnalité de cette femme d'exception qui a marqué l'histoire de notre département par ses engagements politiques, féministes, sociaux et culturels. Mais aussi qui fut un grand témoin de la tragique histoire de la guerre d'Espagne et de la Retirada.
Hôtel de Ville
22 avenue Jean Jaurès, 66 670 BAGES
Tél. : 04.68.21.71.25 – mairie@bages66.fr- www.bages66.fr
Exposition itinérante dont l'objectif sera de la faire circuler dans les villes et villages du département mais aussi à travers la Catalogne tout entière de La Junquera à Gérone en passant par Barcelone et Sabadell, sa ville natale. Ceci afin de rappeler la personnalité éclatante de cette grande militante qui a traversé le siècle en épousant ses différents combats : la démocratie pour l'Espagne, la reconnaissance de la Catalogne, la lutte pour l'égalité hommes et femmes.
Outre le lancement officiel à Perpignan (MACA), différentes villes du département ont d'ores et déjà retenu l'exposition: Bages, Amélie-les-Bains, Ille-sur-Têt, Argelès-sur-Mer, Prades ... ainsi que Sabadell en Catalogne du sud.
À l'heure où nous nous interrogeons sur le problème des réfugiés, il ne faut pas oublier que les mouvements migratoires ont toujours traversé l’histoire de nos pays.
A travers l'histoire de cette grande Dame de la chanson catalane, cette exposition mettra également l'accent sur la culture et la chanson catalane qu’elle porta à bout de bras, à travers la mise en musique des plus grands poètes catalans.
Cette exposition bilingue a aussi un intérêt transfrontalier : être un trait d’union entre notre département d’expression catalane et la Catalogne du Sud. Il s’agira, peut-être, à travers l’exposition « Teresa Rebull » d’une des premières expositions transfrontalières dans le domaine de la culture et de la chanson.
Hôtel de Ville
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Ville de Bages - Sant Jordi 2016
Programmation
Vendredi 15 avril, à 18h30, Vernissage de l’exposition, à la Casa Carrère
Présentation de l’exposition Teresa Rebull en compagnie de la biographe de Teresa Rebull : Christine LAVAILL et du commissaire de l’exposition : Robert TRIQUERE
En présence des deux fils de Teresa.
Exposition ouverte au public du 16 avril au 29 mai, entrée libre.
Samedi 16 avril, à 15h30, Conférence, à la Médiathèque JP Giné
Présentation de la biographie de Teresa Rebull par Robert TRIQUERE Editeur et André Vinas Co-auteur de la biographie de Teresa Rebull.
A 16h, Table ronde : Teresa Rebull, militante, catalaniste, féministe, chanteuse et peintre En compagnie de :
Robert Triquère : Editeur et animateur de la table ronde
Michel Arnaudiès – peintre et écrivain
Marie Claude Valaison – Conservateur
Eliane Comelade – Ecrivain et amie de Teresa
Pedro Soler – Guitariste et ami de Teresa (sous réserve)
Samedi 16 avril, à 21h, Concert, à la Salle des fêtes
Trois femmes rendent hommage à Teresa Rebull : avec Giselle Bellsola, Gaëlle Balat et Julia Taurinya. Tarifs : adulte 10€ et enfant (moins de 12 ans) 5€.
Renseignements Hôtel de Ville de Bages : 04.68.21.71.25 - www.bages66.fr
Hôtel de Ville
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Tél. : 04.68.21.71.25 – mairie@bages66.fr- www.bages66.fr
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Intervenants de la table ronde
Robert Triquère
Modérateur de la table ronde, Robert Triquère est animateur des Editions Balzac mais aussi militant catalaniste de longue date. Il a rencontré Teresa Rebull dans les années 1970 à l'occasion des « 6 Hores de la canço » avant de la retrouver pour la publication en français de sa biographie traduite par André Vinas et Christine Lavaill
en 2004.
Michel Arnaudiès
Peintre, écrivain, Michel Arnaudiès est un de ces hommes qui aura durant ce dernier quart de siècle a défendu la culture catalane et l’expression artistique en Pays Catalan. Il conjugue sa passion pour la peinture avec l’écriture. Ami proche de Teresa Rebull, il l'a accompagné durant de nombreuses années jusqu’à leur ultime exposition commune à La Junquera quelque temps avant la disparition de Teresa.
Marie Claude Valaison
Conservatrice en chef honoraire des musées de France à Perpignan, conseillère scientifique et culturelle auprès d’instances et collectivités territoriales de Pyrénées-Orientales, Marie Claude Valaison est l’auteure de nombreux catalogues et articles sur les artistes de notre département. Amie de Teresa, elle connaît et apprécie son travail pictural qu’elle replace dans la sensibilité de Cézanne.
Hôtel de Ville
22 avenue Jean Jaurès, 66 670 BAGES
Tél. : 04.68.21.71.25 – mairie@bages66.fr- www.bages66.fr
Eliane Comelade
De Barcelone à Perpignan et des Baléares à la Sardaigne, toutes
Pedro Soler
Guitariste flamenco, Pedro Soler a joué avec de nombreuses vedettes de la scène flamenco. Directeur artistique du festival "Guitares au Palais", au Palais des Rois de Majorque de Perpignan, Pedro et son épouse Madeleine sont amis de longue date de Teresa et ils connaissent aussi bien la femme, la militante que la musicienne.
les fines gueules des Pays Catalans connaissent Éliane Comelade
et ses trente livres de recettes, dont plusieurs sont bilingues. Mais
on ignore souvent qu’elle est aussi une militante de la culture
catalane, c’est en cela qu’elle deviendra une amie et une
complice de Teresa.






***SAMEDI 16 AVRIL à 20h30 -DIMANCHE 17 AVRIL à 17h
PôleAntonio Machado Spectacle tout public, 1h00
PRISONNIERE-SD’après Angeleta de Jordi Pere Cerda
Compagnie Du Sarment
.
Tarifs : 10 € /réduit 6 € ou PassInfos et réservations : 04 68 22 54 56


- - -


 
MERCREDI  20 avril à partir de 18h00
LIBRAIRIE TORCATIS, présentation du roman de
MICHEL LLORY
                     L'EXPULSION

Une histoire vraie que celle du dernier berger, Roger, d'une vallée reculée, quelque part, dans le Vallespir. Expulsé de son mas natal avec sa famille, le berger doit vendre son troupeau à la hâte et s'exiler.
 



 
 

LE JEUDI 21 AVRIL A PARTIR DE 18H00 rencontre avec
SERGE MESTRE pour son livre paru aux éd. Sabine Wespieser


AINADAMAR, LA FONTAINE AUX LARMES
Au petit matin du 18 août 1936, non loin de Grenade, au lieu baptisé « ainadamar » - la fontaine aux larmes -, Federico García Lorca est lâchement assassiné par des phalangistes. Il meurt à l'âge de trente-huit ans, en compagnie de deux banderilleros anarchistes et d'un instituteur, chacun de ces hommes à sa manière engagé dans le renouveau républicain.
 


 

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 10:24
Le théâtre de la Rencontre, Perpignan.

Le théâtre de la Rencontre, Perpignan.

Finie l'heure de skier : absurdes neiges catalanes - Stations fermées : allez à la plage !​

 

Finie l'heure de skier : absurdes neiges catalanes - Stations fermées : allez à la plage ! 

 

 

Samedi, dimanche 10 avril 2016 : il fait froid, du vent, mais le soleil pointe. Beaucoup de monde : les parkings de la station des Angles sont remplis comme des oeufs de Pâques neigeux... L'unique station du 66 encore ouverte va fermer !

 

Pourtant ce sont les vacances d'avril : les touristes n'ont qu'à aller dans les Alpes ou à la plage. 

 

 Et les "neiges catalanes" voudraient créer un vaste ensemble convivial, projet depuis des décennies, utopie ! Utopie car mésentente entre les villages (rappelons le mur entre St-Pierre et Eyne ! Frontière entre Catalans du Nord et du Sud, plutôt de l'Est et de l'Ousest... La fermeure du Puigmal : quel accord entre les villages du coin et le CD66..?)... 

 

Problèmes de réchauffement, impossibilité de trouver des partenaires financiers qui voudraient investir dans les P.O...Concurrence de l'Andorre. Beaucoup d'argent si on veut moderniser les petites stations catalanes : créer de nouvelles pistes, installer des télé-sièges…

 

Bon, on ferme ! Leurs arguments ?

Au printemps, les gens vont à la mer. La neige de printemps n'est pas bonne. D'accord, mais jusqu'à 13 h, on peut skier. ET puis il fait très froid, ce dernier WEnd (moins 1 en bas de la station à 19 h du matin. moins 8 tout en haut…)

 

L'employée qui me vend le forfait me répond, quant je m'étonne de la fermeture prématurée : on est éreinté(es) !

 

Je comprends et je sais que les contrats se finissent à date précise (donc le 11 avril..?) Mais pourquoi ne pas, pour 15 jours supplémentaires, emboucher en CDD des jeunes qui, formés en quelques heures, auront leur rôle de pisteur, de personnel d'assistance, de secours..?

 

Aberration…Absurdités, alors qu'on prétend vouloir faire vivre les hauts-cantons et garder les jeunes au pays..! Mais qui réfléchit là-haut..?

 

Tant pis on restera sur la côte… Les plus aisés iront en Suisse, en Autriche, à Val Thorens, à Tignes…

 

 

 

** POLEMIQUE :



AVIS DE TEMPÊTE SUR LES PYRÉNÉES CATALANES


Par Antoine Glory, délégué MW pour le département des Pyrénées-Orientales



Sous l’appellation quelque peu présomptueuse et mystificatrice de "Consolidation des grands sites des Pyrénées catalanes" un projet irresponsable aux conséquences désastreuses est actuellement porté par les élus de la communauté de communes Capcir Haut-Conflent dans un périmètre situé au cœur du Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes.


L’objectif affiché et proclamé est de sauver d’une faillite inéluctable en l’état une économie touristique orientée sur le tout ski et donc basée sur une seule ressource à leurs yeux digne d’intérêt, l’or blanc (essentiellement celui que l’on cultive aujourd’hui artificiellement). Donner naissance au "plus grand domaine skiable des Pyrénées", rentrer "dans le top 20 des stations françaises de sports d’hiver", en "créant le meilleur projet du point de vue clients" et "en rompant avec une approche insuffisamment business" : telle est la recette magique de la réussite économique concoctée par un bureau d’études parisien au chevet de nos stations pyrénéennes et méditerranéennes.


Comment y parvenir ?
Par la fusion des quatre stations de Font-Romeu, Bolquère Pyrénées 2000, Les Angles et Formiguères, via l’unification, l’extension et la liaison de leurs domaines skiables. Ces dernières mesures équivalent à une dénonciation flagrante de la charte du PNR adoptée deux ans plus tôt à l’unanimité par les mêmes élus.


A quel prix ?
Estimé à plus de 100 millions d’euros le dispositif préconisé repose sur la création de 45 km de pistes nouvelles, sur l’installation de 9 km de téléportés impliquant des travaux de terrassements, la pose de pylônes, de câbles aériens, l’implantation d’usines à neige, de canons et de canalisations pour l’enneigement artificiel, l’augmentation phénoménale de la pression sur la ressource hydrique avec des coûts prohibitifs...


Une pression croissante sur les espaces naturels sauvages
Cerise sur le gâteau : la mise en circulation d’un train à crémaillère (récupération du matériel hors d’âge de la Rhune 64 !) est proposée, en lieu et place de l’actuelle desserte routière, actuellement bien contrôlée par un service estival de navettes pour accéder au site des Bouillouses perché à 2000 m d’altitude. Cette proposition se présente faussement comme une alternative écologique, une illusion de "changer d’approche", sauf qu’elle constituera en réalité un accès supplémentaire, la route restant indispensable pour les usagers traditionnels : éleveurs, forestiers, hôteliers, pêcheurs... 
Cette desserte représentera au final un doublement de l’emprise des voies et une facilitation de l’accès au site naturel qui ne pourra conduire qu’à une surfréquentation de type consommation de masse.


Alors que les scénarios climatiques prévoient d’ici 2020 (4 ans !) une réduction de la hauteur de neige de 35% et de la durée d’enneigement de 25% sur les Pyrénées cette stratégie de fuite en avant constitue pour cet espace géographique de très haute qualité environnementale (PNR, site classé, Natura 2000, ZNIEFF, forêt patrimoine, ...) une menace écologique majeure avec la destruction ou la perturbation des derniers espaces naturels tant bien que mal sauvegardés de l’emprise déjà tentaculaire des domaines skiables.


Un cœur pour la montagne sauvage !

 

 

***  Changer d'heure

 

Et allez, les insomnies s'agravent !!!

Chaque fois c'est pareil, quand il faut changer d'heure! 

Je sais jamais si j'avance ou si je recule , 

comment veux-tu, comment-veux tu voir la pendule...

BreF en octrobre -RE- je recule et en AVril-AV -j 'avance...

et de toute façon comme je ne m’encombre pas de montre, 

je vais traire mes vaches toujours pareil : à pas d'heures...elles sont habituées! 

 

Heure de si, heure de çà. A quelle heure est a l'heure de quel'heur', 

L'heure du leurre. Minute heure minute après minute d'heure menue minuté, menottée, minuscule,minus. 

Heure de si-Heure de la-Heure du dodlido Quel heure as tu? Quelle heure es-tu ? 

Quel heure tu aurais, sinon? 

La même et toi.Toi-moi sommes nous a l'heure? Si oui,laquelle ? 

Minute heure minute après minute d'heure menue minuté,minuscule, minus menotté. 

Heure de si-Heure de la-Heure du do-do-dodlido. 

Quel heure as tu?Quelle es-tu ?Heure de si, heure de çà. 

Quelle heure est à l'heure.Quel heurt,

 L'heure du leurre. Quelle es-tu ? Quel heure tu aurais, sinon? 

La même et toi.Toi-moi sommes nous a l'heure? Si oui, laquelle ? 

Quel heure a tu?Quelle es-tu ?Heure de si, heure de çà.

Minute heure minute après minute d'heure menue minuté,minuscule, minus. 

Heure de si-Heure de la-Heure du dodo Quel heure a tu? Quelle es-tu ? 

Quel heure tu aurais, sinon? 

La même et toi.Toi-moi sommes nous a l'heure?La même et toi.quel'heur',quel'heur',quel' heur', quel'heur',quel'heur',quel'heur', 

L'heure du leurre. Si oui, laquelle ? 

Minute après minute d'heure menue minuté,menottée, minuscule, minus. 

Heure de si-Heure de la-Heure du dodlido-do sur le dos du réveil jazz!. 

Quel heure a tu?Quelle es-tu ?

Heure de si, heure de çà. a l'heure de quel'heurt 

A quelle heure as l'heure.quel'heur', 

L'heure du leurre. Quelle es-tu ? Quel heure tu aurais, sinon? 

La même et toi.Toi-moi sommes nous a l'heure? Si oui, laquelle ? 

Quel heure as tu?Quelle es-tu ?Heure de si, heure de çà

Minute heure minute après minute d'heure menue minuté,minuscule, minus

Heure de si, heure de çà. A quelle heure est a l'heure de quel'heurt, 

L'heure du leurre. Minute après minute d'heure menue minuté,minuscule, minus. 

Heure de si-Heure de la-Heure du dodo Quel heure as tu? Quelle es-tu ? 

Quel heure tu aurais, sinon? La même et toi.Toi-moi sommes nous a l'heure? 

Si oui, laquelle ? Heure de si-Heure de la-Heure du dodo Quel heure a tu? 

Quelle es-tu ? Quel heure tu aurais, sinon? A l'heure de quel'heurt. 

La même et toi.Toi-moi sommes nous a l'heure?La même et toi.

Quel heure tu aurais,sinon? 

MAINTENANT ? 

BOUOUOUOUOUFFF !

Moi, ahora, je me recouche !

 

G.più

 

 

- - -

 

Oh, well !

A la fin de l'article joint, il y a deux minutes d'interview de George Orwell qui te mettent bien les glaçons dans le dos.

 

Besos

Guy-più (Guy Jacquet)

 

 

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/la-statue-de-george-orwell-a-la-bbc-claquera-t-elle-aussi-sa-demission/64324

 

- - - - 

 
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 06:23
Dessin de André Scobeltzine

Dessin de André Scobeltzine

*Exposition : 
UNE BELLE ÉMOTION !



La chapelle du Funerària, attenante à la cathédrale Saint Jean Baptiste et au « Campo Santo » de Perpignan abrite jusqu’au 15 mai une exposition des œuvres d’Aline Filipp.
Un grand tableau suspendu dans l’axe de l’abside du XIVe siècle tient lieu de retable peint, comme au Moyen Age. Son titre : « Tu crois qu’ils se doutent de quelque chose. »


De part et d’autre, sur les murs latéraux, on peut se laisser embarquer par l’or, le rouge ou les motifs de tapisserie d’autres peintures monumentales toutes plus fascinantes les unes que les autres. Deux longues vitrines basses avec des dessins et carnets de l’artiste complètent la scénographie qui est en symbiose avec la rude sophistication du gothique catalan.
Ici pas de modernité convenue et ringarde ni de passéisme. Je pense à la descente de croix d’Enguerrand Carton, à Klimt, à Balthus, aux contes de Grimm et d’Andersen.


Pour Aline Filipp, l’histoire de l’art est son histoire. Elle y puise avec désinvolture et générosité. Et elle ne se gêne pas pour faire partager ses éblouissements et ses émotions esthétiques.
À n’en pas douter, la beauté est de retour, et c’est une grande nouvelle.


André Scobeltzine


Campo Santo (La Funerària), Perpignan. 
 

- - -


« Mon travail est la recherche d’une recherche, d’un recul. Il joue sur la juxtaposition d’images intérieures, de figures qui changent, de page en page, de toile en toile, cherchant des sens de représentations entre une réalité et la fiction… » Aline Filipp.
Peintre, dessinatrice et illustratrice Aline Filipp s’est toujours formée aux techniques les plus avancées de l’art, dans l’objectif de libérer sa créativité et de favoriser la diversité de son travail. Du 1er avril au 15 mai 2016 Campo Santo (La Funerària).
Mardi-dimanche 11-17h30
 
- - - par Jacques Quéralt




Met Barran > Messages mars 2016 > ALINE FILIPP INAUGUE 

post "33585038"
MARDI 29 MARS 2016

Qui ne connaît l'artiste illibérienne Aline Filipp? En peu d'années, elle est devenue une artiste à suivre. Et pourtant rien de provoquant, de criard, de scandaleux chez elle! Du style: vous ne voyez donc pas que j'arrrive, écartez-vous? Hier, brillante étudiante d'école d'art, aujourd'hui artiste assurée, elle ne s'est jamais départie de la force de sa figure, silencieuse et souriante. Le regard autour d'elle et sa pensée fouillant au plus profond du songe émancipateur, coffres et tiroirs. Elle aurait pu être styliste, ou top model... Elle est engagée en dessin et en peinture... Mais comme une barque qui glisse sur l'eau, non comme un soc qui éventre l'argile. Même si elle a un jour affiché que "pour aller au ciel il faut courir vite", elle n'a jamais dépêché ses pas. Humble au point de ne se considérer que comme une illustratrice, faiseuse d'images, elle qui, sait si bien charpenter ses croquis avec la vigueur du trait qui n'en dissipe aucune sensualité, elle, chez qui la couleur, ne fait pas tache mais note, oui une note musicale, au sens plein et aérien du terme. Songez à sa sa série des "Nus bleus"? Réclamez d'en voir -pour en avoir: Leur compagnie enveloppe de bien-être. Aline Filipp ne nous tombe pas des nues. Mais dans la vie comme au théâtre tout ne se passe pas sur scène. Il y a un backstage.   Et si notre artiste peut paraître sautillante, c'est qu'elle n'a jamais voulu se laisser ensorceler par la certitude gravée dans le marbre fondant de fades générations. Artiste, elle l'est pleinement, par sa formation, son "ancienneté dans le métier", par son attachement poétique aux petits riens du patchwork qui compose une vie, par sa fidélité à l'irréel -ou au trop réel- des contes, par cette part d'Alice qui persiste en elle (faite de fascination, de crainte et de...dépassement), par son sérieux avec des galons de désinvolture. Aline Filipp n'est pas de celles qui font un pas de côté ou un pas en arrière. Le réel (celui que l'on croit repousser et qui vous revient parfois, bing, sur le nez!) ne l'intimide pas. Elle l'affronte. Elle est quelquefois (souvenez-vous encore de son "Lâche prise",  de 2012, au palais des des rois de Majorque, à Pepignan) au bord de se rendre, de déposer les armes: à quoi bon crayon, aquarelle, encre, "cuisine mixte"! Puis le sourire revient, telle la lumière d'un phare. Une fois de plus, elle a tenu bon. Elle a mis au tapis (ce sera le plus souvent une simple bâche) l'"animal"  (fauve ou petit rongeur -à la langue pointue ou crochue- qui s'est mêlé d'interrompre son idéal de fantaisie, son goût de la frivolité, son besoin de gratter pour voir...ce qu'il y a, ce que cela donne... et si ça vaut le coup de continuer à poser des graphismes à organiser des chromatismes (rassurez-vous, même si dans les bleus sa musique y est parfaite, elle donne écho à d'autres nuances!), à composer une planche qui arrête notre oeil et met en marche notre imagination. Écrire, croquer, colorier...dérouler une aventure, la faire progresser, pédagogue et espiègle, dans le suspense, et le mystère. Aline Filipp, je me souviens du bonheur qui fut celui d'un Richard Meier de Voix Editions à la découverte...Eurêka! oui Eurêka!... d'un trésor de carnets -disons de voyage pour aller vite et faire dans le genre- de cette plasticienne, comme lui illibérienne. Le rapport aux mots et la picturalité d'Aline Filipp le séduisirent et il ne tarda guère vouloir la glisser dans une "Boîte d'Allumettes" (FireBox- c'est ainsi qu'il est plus fashion de dire). Une belle capture que ce "cambrioleur émotionnel" d'Aline Philipp. Quel beau rêve accompli d'Aline Filipp, que de se retrouver, elle leader élu par ses admirateurs des "petits bonheurs" dans ce tout petit éden parrallipipédique. Je sais également le plaisir éprouvé par la Licorne d'Hannibal (autre orgueil illibérien) en offrant hospitalité à plusieurs de ses oeuvres, fruits d'une moisson sans prise de tête, dans l'un de ses numéros (aujourd'hui on commence à s'arracher les exemplaires-papier d'une revue convertie à la culture du numérique). Qui ne connaît pas Aline Filipp est bien déconnecté d'une région au point d'ignorer qu'elle fut l'une des "Huit Femmes d'Exception" en couverture du magazine "Terres catalanes" (N° 5-2011), que c'est une citoyenne investie dans le travail humanitaire et l'écologie, et qui ajoute cette année à son arc des intérêts, le sacré, puisqu'elle propose, dans le cadre du Festival Musique Sacrée, une exposition à la Funeraria du Campo Santo, intitulée: "Tu crois qu'ils se doutent de quelque chose?". Cette exposition sera inaugurée (tel un poisson d'avril qu'elle n'est pas) le Ier avril à 18 h et restera ouverte au public jusqu'au 15 mai 2016. Une belle occasion pour celles et ceux à qui le nom d'Aline Filipp n'est pas encore familier, d'en découvrir le travail et les bonnes raisons de l'aimer.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 08:35
Miche RUBIO - Concert au Boulou ce dimanche

Miche RUBIO - Concert au Boulou ce dimanche

NUIT DEBOUT ce soir Place de la République à Perpignan : pour crquer la vie par les deux bouts. Pour changer la vie à la Dubout...

 

 

*page2image30296.jpg page2image31216.jpg

- Balade culturelle sur les traces de Lisa Fittko et Walter Benjamin proposée par l’asso. Walter Benjamin.
RDV à 9h davant la Mairie ou 9h15 parking du Puig del Mas 5h de marche aller-retour Banyuls, Col de Rumpissa, Tour de Querroig.
Tarif : 5€ - Contact : www.association-walter-benjamin.fr

JPBonnel : 06 31 69 09 32

 

- - -

 -dimanche 17 avril 2016 -Chemin de Mémoire, balade culturelle : le long du chemin W.Benjamin (de Puig del Mas à la crête frontière -Col de Rumpissa- descente sur Port-Bou et visite de Port-Bou.

 

(départ de la mairie à 9h puis en voiture jusqu'au parking de Puig del Mas. Départ à pied à 9h15)

 

Retour en train ou  en voitures (si des amis viennent nous attendre..?) Repas à Port-Bou (à "Passatjes"?) 

  S'inscrire : 06 31 69 09 32.

 

On n'a pas besoin d'être adhérent pour participer aux activités…

 

Pour adhérer à l'association (20 euros), écrire à : jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

 

 

*** à Paris : Mardi 12 avril à 18h

Présentation du livre

La Croisade de 1285

En Roussillon et Catalogne

Par Agnès & Robert Vinas

Un beau-livre inédit qui retrace la Croisade d’Aragon, un conflit opposant entre 1284 et 1285 les armées du roi de France Philippe III « le Hardi » à celles du roi d’Aragon Pierre III.

 

Un beau-livre inédit qui retrace la Croisade d’Aragon, un conflit opposant entre 1284 et 1285 les armées du roi de France Philippe III « le Hardi » à celles du roi d’Aragon Pierre III.

 

 

Librairie Picard & Epona

18 rue Séguier  Paris 6e (métro Saint-Michel ou Odéon)

 

 

La conférence sur les chroniques catalanes aura lieu à la médiathèque de Perpignan le samedi 9 avril, à 15 heures.

- - -

 

 

 

 

CASALS "PAU"

CONTRE LA GUERRE

UN VIOLONCELLE

DANS L'ORCHESTRE

 

Samedi 9 avril à 20h30

 

 

 

 

 

Théâtre Jean Piat

Avec Marie-Christine Barrault, Jacques Vinas

Florent Pujuila, clarinette

Tony Houziaux

Homme sans concessions sur les valeurs essentielles, Pau Casals a porté sur le monde un regard d’une incroyable lucidité. Un homme de paix, une conscience, un exemple. Entrez dans la vie, la pensée, la musique ... de ce grand humaniste catalan, citoyen du monde.

Réservations : 04 68 86 72 60

Casals-Pau-1000x1438.jpg

 

L-art-de-la-fugue.jpg

FILM

"L'ART DE LA FUGUE"

 

Dimanche 10 avril à 15h

 

Auditorium Rosa Luxembourg

 

Projection en présence de Marie-Christine Barrault

De Brice Cauvin,

Avec Laurent Lafitte, Agnès Jaoui, Marie-Christine Barrault, Benjamin Biolay

1h40

Renseignements au

04 68 50 92 86

facebook.png

 

- - -9 Avril : Bonjour,

 

je serai ravi de vous accueillir pour le vernissage de mon exposition au Musée de Cerdagne

ce samedi 9 avril 2016 à 11 h .

à samedi peut-être...

 

Joseph Maureso

 

- - -

 

 

* Vidéo d'ERIC MASSON:

Le Louvre

 

 

en Espagnol 

 

https://www.youtube.com/watch?v=FjreZatsr8U

 

 

en Anglais 

 

https://www.youtube.com/watch?v=qbYf10xoBE8

 

 

Si vous avez des Amis Polyglottes ou Non Francophones ...

 

 

sinon

 

en Français

 

https://www.youtube.com/watch?v=sGJ0QgRpkDQ

 

sinon rien !!!

 

ou 

 

RikProduction007 

🍀

 

- - -

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 09:25
Picasso Pau - Mauresa Joseph - Labellie Jean - Altrieth Ralf - Rebull Teresa - Galerie l'Extension
Picasso Pau - Mauresa Joseph - Labellie Jean - Altrieth Ralf - Rebull Teresa - Galerie l'Extension
Picasso Pau - Mauresa Joseph - Labellie Jean - Altrieth Ralf - Rebull Teresa - Galerie l'Extension
Picasso Pau - Mauresa Joseph - Labellie Jean - Altrieth Ralf - Rebull Teresa - Galerie l'Extension
Picasso Pau - Mauresa Joseph - Labellie Jean - Altrieth Ralf - Rebull Teresa - Galerie l'Extension

Picasso Pau - Mauresa Joseph - Labellie Jean - Altrieth Ralf - Rebull Teresa - Galerie l'Extension

* Expo TERESA REBULL :Disques, oeuvres picturales, présentations de vidéos...débats, présentation dans les villes et villages du 66... Contact : Assoc. Références culturelles

 

 

Siège social : 27 rue Diderot – 66600 Rivesaltes references.culturelles@orange.fr

Association No W662003787 – Siret N° 514 081 835 000 19

 

Renseignements: Robert Triquère

Tél.: 06 72 71 10 02 ou 09 66 96 34 82

courriel : references.culturelles@orange.fr roberttriquere@orange.fr 

 

 

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"CONVERSATION AVEC

SANTIAGO VINAS"

 

 

Du vendredi 8 au dimanche 10 avril

 

 

 

 

Avec la présence exceptionnelle de Marie-Christine Barrault

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Exposition

PEINTURE

Vernissage

vendredi 8 avril à 18h30

Marie-Christine Barrault accompagnera Jacques Viñas dans la LECTURE DE TEXTES ET POEMES

Entrée Libre

Ouvert tous les jours

de 15h à 18h

Galerie des Hospices

 

Comédien, metteur en scène, artiste peintre, formateur, Jacques Viñas est un artiste complet et touche à tout. La peinture a toujours accompagné sa vie. L’art est pour lui l'expression d'une conversation qu’il entretient au quotidien entre lui et le monde. Une conversation faite de sensations d'émotions, où se mêlent le regard sur la réalité et l'envie d'idéal et de rêve.

Il aime s'abandonner au temps qui passe et se redécouvrir à travers une expression venue en dehors des mots et l'accompagner par la pensée. Il aime chercher l'homme avec les formes, les couleurs jetées sur la toile tout comme il le cherche en essayant de l'interpréter sur une scène de théâtre. Jacques Viñas croit en l'existence d'une certaine beauté et pour lui, la peinture est une fenêtre ouverte sur un autre monde. Il vous invite à l'ouvrir. 

 

* Expo PICASSO : caixa forum Barcelona
     

          
     Pablo Picasso, La habitación azul, 1901. The Phillips Collection, Washington DC. © Pablo Picasso, VEGAP, Barcelona 2015     
          
 
           
     Impresionistas y modernos     
           
     Un recorrido para toda la familia por esta exposición temporal que repasa los nombres de los principales pintores desde el Romanticismo hasta el expresionismo abstracto a través de las obras de Manet, Van Gogh, Degas, Picasso, Modigliani, Kandinsky, Pollock o Rothko, entre otros, procedentes de la Phillips Collection, una de las mayores colecciones de los Estados Unidos en arte moderno y vanguardias. 

Domingos hasta el 19 de junio, 
a las 12 h

Precio: 2 € por persona
50 % de dto. para los clientes 
de CaixaBank     
           

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 11:48
tableau de Eva Czarniecka - Ternanga, Bahia, Brésil.
tableau de Eva Czarniecka - Ternanga, Bahia, Brésil.

tableau de Eva Czarniecka - Ternanga, Bahia, Brésil.

*Elne, 9 avril:

 

FETE DES ANEMONES : chez gilles (et Chantal) Roger <gilleshorticulteur@yahoo.fr>

 

(A ne pas manquer c'est féerique) 

 

Adresse : nous nous trouvons sur la d50  à Elne 

l'entrée du mas se trouve à droite à 400 m après le passage à niveau 

en venant de perpi  prendre la double voie qui va sur argelès - sortir à la N° 6  direction Elne et tout de suite après le rond point prendre la D50 (direction Bages )  , traverser le passage à nivveau et l'entrée 400 m + loin 

si GPS : taper ELNE  puis D50 

 

 

Le 9 avril 2016 aura lieu la fameuse fête des anémones dans le cadre magique d’un parterre de fleurs à faire faner les coquelicots peints par Claude Monet  en 1873. (culture ….cultures)

Et pour nous accompagner dans cette extraordinaire soirée, de surprenants musiciens, de retour d’une gigantesque tournée dans les Alpes, feront surement chavirer le cœur de quelques magnifiques anémoniènes.

 

Toujours avec la même formule sympathique, venez avec vos chers amis, quelques tonifiantes boissons et de délicieuses gourmandises.

Nous nous ferons un plaisir de vous accueillir avec un chaleureux et inventif cocktail.

 

Rendez-vous à 21h  pour la 34ème originale édition.

Faites passer cette symbio zique invitation

Auteur : Roger Gilles

Rédacteur en chef  Chantal Daniel

Eclairage  Jackie Fagède & Cathy Martin

Décors : l’appel d’offres est en cours   

 

Hôtesses d’accueil : Alex, Chris, Damien, Gilou, Tof

 

 

Contact:

Céline MARCADON

06 81 42 98 75

cmarcadon@gmail.com

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EXOTISME / BRESIL :

 

Es teranga...al lado de Bahia    

///////////////////////

 

 

 

 

 

 

En terre "teranga"

le fleuve pleure la chanson

que jamais je n’écrirai

et le sable du corps-mémoire d'un jeudi
qui tremble dans la flamme sabrée de la mèche

 

la ville s’écoule à l’embouchure des couleurs
dans le secret des palétuviers
entre les spirales de l’oiseau-voyageur
et la danse rocailleuse du sertao


le silence s’enfonce rouge dans la nuit dénudée
et sa voix émerge de la rumeur de mer


me reviennent ces mélodie des ''cantors de cordels" 
nous les frémissions devant le lac de sel
avant de faire offrande aux dieux
et nous en aller sans nous retourner

il me reviennent ces visages multiples de gros cons
violant nos désirs...menottant jusqu’à nos mots

pillant l’oasis de l’âme 

espérant nous dessécher dans le désert des xiques-xiques 

me reviennent les souffles emmurés de nos murmures
l’immense rêve de chacun de tes sourires
lait de vie que chaque jour tu partageais
et ces fleurs de sucre qu’ensemble il fallait cueillir
avant que ne disparaisse la rosée dans l’échancrure du matin

me revient ce Brésil aux étoiles brûlées 

dans les neuf murmures d'un indicible matin

 

parce qu’en terre "teranga"

le Rio Vermelho dit mieux la chanson

 que jamais je ne saurais dire 

la flamme d'un corps qui tremble

 le sable-mémoire du samedi

tel nos rires qui s’éloignent de quelque midi

 

si seulement

si seulement je pouvais sans plus attendre

me glisser dans l’entrebâillement du minuit

regarder se disperser dans la soie sans limite

les miettes de mon être

et les cendres retourner au limon premier

si seulement je pouvais m'inscrire faiseur de rêves
et les peindre aux fils de l’arc-en-ciel
pour effacer toutes les sanglots du monde

si je pouvais ouvrir les portes océanes
et apaiser les tumultes avant même le fracas
si seulement je pouvais de mes mains
construire ce pont d’argile et de miel
qui défierait le temps déjà mort 
et les armes...toutes les armes

si je pouvais lancer appel a quelques dieux

qui jadis nous regardaient...

si je pouvais une à une soigner au safran vert

chaque meurtrissure
et te relever...rayon de solstice..
si seulement !

 

aurore après aurore le soleil se recrée

 diamant de toutes gouttes

dans la poussière ocre-rouge

que charrie le vent de mer 

vers la terre "teranga" .

Guy*più

 

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POLEMIQUE :



AVIS DE TEMPÊTE SUR LES PYRÉNÉES CATALANES


Par Antoine Glory, délégué MW pour le département des Pyrénées-Orientales


Sous l’appellation quelque peu présomptueuse et mystificatrice de "Consolidation des grands sites des Pyrénées catalanes" un projet irresponsable aux conséquences désastreuses est actuellement porté par les élus de la communauté de communes Capcir Haut-Conflent dans un périmètre situé au cœur du Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes.


L’objectif affiché et proclamé est de sauver d’une faillite inéluctable en l’état une économie touristique orientée sur le tout ski et donc basée sur une seule ressource à leurs yeux digne d’intérêt, l’or blanc (essentiellement celui que l’on cultive aujourd’hui artificiellement). Donner naissance au "plus grand domaine skiable des Pyrénées", rentrer "dans le top 20 des stations françaises de sports d’hiver", en "créant le meilleur projet du point de vue clients" et "en rompant avec une approche insuffisamment business" : telle est la recette magique de la réussite économique concoctée par un bureau d’études parisien au chevet de nos stations pyrénéennes et méditerranéennes.


Comment y parvenir ?
Par la fusion des quatre stations de Font-Romeu, Bolquère Pyrénées 2000, Les Angles et Formiguères, via l’unification, l’extension et la liaison de leurs domaines skiables. Ces dernières mesures équivalent à une dénonciation flagrante de la charte du PNR adoptée deux ans plus tôt à l’unanimité par les mêmes élus.


A quel prix ?
Estimé à plus de 100 millions d’euros le dispositif préconisé repose sur la création de 45 km de pistes nouvelles, sur l’installation de 9 km de téléportés impliquant des travaux de terrassements, la pose de pylônes, de câbles aériens, l’implantation d’usines à neige, de canons et de canalisations pour l’enneigement artificiel, l’augmentation phénoménale de la pression sur la ressource hydrique avec des coûts prohibitifs...


Une pression croissante sur les espaces naturels sauvages
Cerise sur le gâteau : la mise en circulation d’un train à crémaillère (récupération du matériel hors d’âge de la Rhune 64 !) est proposée, en lieu et place de l’actuelle desserte routière, actuellement bien contrôlée par un service estival de navettes pour accéder au site des Bouillouses perché à 2000 m d’altitude. Cette proposition se présente faussement comme une alternative écologique, une illusion de "changer d’approche", sauf qu’elle constituera en réalité un accès supplémentaire, la route restant indispensable pour les usagers traditionnels : éleveurs, forestiers, hôteliers, pêcheurs... 
Cette desserte représentera au final un doublement de l’emprise des voies et une facilitation de l’accès au site naturel qui ne pourra conduire qu’à une surfréquentation de type consommation de masse.


Alors que les scénarios climatiques prévoient d’ici 2020 (4 ans !) une réduction de la hauteur de neige de 35% et de la durée d’enneigement de 25% sur les Pyrénées cette stratégie de fuite en avant constitue pour cet espace géographique de très haute qualité environnementale (PNR, site classé, Natura 2000, ZNIEFF, forêt patrimoine, ...) une menace écologique majeure avec la destruction ou la perturbation des derniers espaces naturels tant bien que mal sauvegardés de l’emprise déjà tentaculaire des domaines skiables.


Un cœur pour la montagne sauvage !

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 09:57
Le festival de cinéma Confrontation débute à Perpignan

Le festival de cinéma Confrontation débute à Perpignan

*De notre lanceur d'alertes depuis PerpiPanama :

 

Dans les prochains jours, nous serons en mesure de révéler à nos concitoyens avides de vérité les turpitudes de nos dirigeants locaux (locos, aussi, parfois...)

Il sera temps alors de procéder à un grand nettoyage de printemps, de destituer ces grands maîtres du temps catastrophique, de leur ôter uniformes et indemnités, primes et pots-de-vin et de les rayer pour toujours de la carte politicienne...

Inventons une nouvelle Carte du Tendre !

 

Citoyens perpignanais, vous aurez donc quelle dynastie a bénéficié de pots-de-vins (d'appellation incontrôlées), dans les années 60/70 afin de construire une blanche ville nouvelle…

 

Quel homme politique influent a détourné des piécettes en faisant les poches et les parcs-mètres de notre aéroport de brousse (sans rapport avec le créateur du journal local)…Mais ça vous le savez déjà, et l'avez déjà oublié, dans la multitude des infamies et des corruptions…

 

Vous saurez tout sur Perpignangnan : ses hauts et petits faits, ses rumeurs devenues réalités. Tout sur le patrimoine maroco-panaméen d'un maire maître en pugilat, spécialiste en immobilier et productions de tomates…

 

Tout, tout sur Perpipognon et les interférences entre avocats, banquiers et grands ordonnateurs secrets des réactionnaires chenilles processionnaires de l'Occident blanco et catho-pédo-roméo…

 

Tout et le reste sur ces maires, Cocos ou pas, qui touchent des dessous de table en autorisant la construction d'hypermarchés et en se faisant construire des Villas par des migrants et sans-papiers, "parole de pompiers", dixit Zibeline dans son inoubliable recueil poétique "Malherbe vint enfin !"

 

Tout sur ce grand chef Socialo qui s'est fabriqué un bel électorat avec les descendants d'exilés républicains puis qui vote la déchéance de nationalité, dont avaient été privés les parents de ces enfants de l'exode...

 

Enfin, tout sur les circonstances de la plongée de Marine, au pied bien peu marin, mais bien vaseux, dans sa piscine en terre bourquinoise : qui, de Louis et de Jean-Marie, la poussa dans la fosse vide..?

 

le petit blogueur-en alerte...

 

 

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 08:14
Louis ALIOT, à Perpignan (photo J.P.Bonnel)

Louis ALIOT, à Perpignan (photo J.P.Bonnel)

   Front national : Entretien avec Louis ALIOT

 

 

 

JPB: M. Aliot, nous avons au moins deux points communs; nous aimons le ski et nos familles sont originalres de l'Ariège. D'ailleurs, à Ax et à Foix (vous étiez au lycée avec mon cousin germain), on dit "AlioT", en prononçant unT final sonore… Pourquoi ne pas avoir conservé cette prononciation ? Trop sudiste, provinciale..?

 

L.A: C'est l'influence des médias parisiens…Peut-être ressemblance de prononciation avec Alliot-Marie… Mais je ne peux pas cacher mon accent ; je ne le cultive pas, non plus…

 

 

JPB. : Après le succès du FN lors des dernières élections -régionales- il me semble qu'on assiste à un reflux de l'influence de Marine, une moindre présence dans l'actualité… On le constate avec la rivalité avec Marion Maréchal…Lors du récent voyage au Québec, le refus des politiques pour la rencontrer et la critique des journalistes…La démission de centaines de conseillers municipaux en France…En outre, avec la "dédiabolisation" (rupture avec le père, le passé trouble, la xénophobie, la mise en sourdine de certains thèmes porteurs: sortie de l'Europe, insécurité) et la captation d'idées par la droite et le pouvoir : la déchéance de nationalité, la fermeture des frontières, en raison de l'arrivée massive de migrants, il semble que le FN n'a plus grand-chose à proposer. De même pour le débat sur la laïcité et le communautarisme.  N'est-il pas devenu un parti comme les autres, même s'il est avant tout le pâti des mécontents, des révoltés, des gens affaiblis par la crise..?

 

L.A. : La rivalité avec Marion Maréchal n'existe pas. Il y a beaucoup de manipulation de la part des journalistes. Vous faites référence au journal télévisé de Montréal : le reportage de Canal +  a été manipulé ; les réponses de Marine n'ont pas été insérées ! et d’ailleurs la presse française s’est faite épinglée par la presse canadienne. Pour l'instant elle refuse d'aller dans les médias, elle prend le temps de souffler, de réfléchir pour préparer la suite.

 

Quant aux conseillers municipaux du 66, ils sont toujours présents à Ste-Marie, au Soler et à Saint-Estève ; sont partis Clotilde Font, Kortanec de Bompas et Mme Pelras (belle-soeur du journaliste Jean-Paul Pelras) dont le mari François a été condamné à dix mois avec sursis et 12 000 euros d’amende et déclaré en faillite personnelle pour 5 ans. Et c’est lui que certains médias locaux ou journalistes indélicats reprennent complaisamment pour me nuire. 

 

Les événements, tout nous donne raison : il faut rétablir les frontières ; nous le disions il y a dix ans déjà ! Les frontières servent à filtrer les arrivants. L'actualité nous donne raison : on a ainsi obtenu du crédit auprès de la population. Cela nous laisse le temps de développer d'autres thèmes. Sortir de l'Europe, c'est difficile, ça se prépare, ça s’explique…

 

Quant au thème du communautarisme, la religion doit rester dans la sphère privée ; elle ne doit pas exercer de pression dans la sphère publique. Il ne faut pas confondre l’islam politique, - à laquelle on ne demande aucun effort pour s'adapter aux règles du pays où elle se trouve - et les musulmans-individus. 

 

Prenons l'exemple des Juifs : c'est Napoléon qui les a intégrés en leur demandant de respecter un certain nombre de règles lors de la convocation du fameux grand snhédrin ; c'est ainsi qu'ils avaient accepté par exemple de changer leurs prénoms d’origine ou d’y adjoindre un autre prénom…Au contraire, on ne demande rien, aucun effort particulier aux responsables musulmans, car on a peur : c'est de l’électoralisme ; on retrouve ce problème à Perpignan, avec le clientélisme, le communautarisme dans les quartiers…le maire a les mains liées. 

 

 

JPB. : En apparence, vous êtes sympathique, le gendre idéal…Vous parlez bien, avec calme et humour. Cependant, au fond de vous-même, n'êtes-vous pas un homme dur... ? Une sorte de raciste ne sommeillerait pas en vous... ? D'ailleurs, êtes-vous "républicain" ? Qu'est-ce qu'un "Républicain" pour vous... ?

 

L.A. : Je suis républicain car je suis d'accord avec la devise "Liberté, égalité, fraternité"…Parce que je respecte la constitution de la France et la démocratie, les règles électorales… Je suis en fait plus républicain que ceux qui se qualifient ainsi ! Je suis pour la souveraineté populaire : on est quasiment le seuls à demander la participation des citoyens en proposant des référendums, des votes d'initiative populaire ! 

Dans la République française, est citoyen celui qui appartient à la nation France : Homme dans le monde et citoyen français en France. 

 

Je suis un défenseur de ce qu'a été la France : son histoire, toute son histoire, son 'Empire, et je suis en contact avec beaucoup de ressortissants du continent africain issus nos anciennes colonies. Il y a un grand partenariat à mettre ne place avec les pays d’Afrique pour desserrer l’étau migratoire et par un développement harmonieux répondre aux aspirations légitimes des populations.  

 

Quant à la fin de la guerre d'Algérie, nous ne respectons pas la date du 19 mars 62 car un carnage a suivi, avec l'exécution de milliers de Harkis…Nous devons nous mettre d'accord sur une date. Le 5 décembre avait été choisi…mais Hollande et Valls font la dense du ventre à l’Algérie et ravivent les tensions historiques. 

Quant à être français, ça s'hérite ou ça se mérite ! La filiation, c'est le droit du sang ; la naturalisation, c'est le droit du sol, avec manifestation de la volonté de devenir français et d'accepter certaines règles : apprendre la langue, respecter les lois du pays…

 

 

JPB. : Mais dans la réalité, dans la gestion des villes détenues par le FN, dans la constitution d'un groupe parlementaire européen, êtes-vous républicain..?

 

L.A. : Nous avons formé un groupe au parlement européen avec plusieurs nationalités…mais en éliminant les partis extrémistes, ou néo-fascistes (comme en Grèce)…Quant à la gestion des villes et les accusations de censure (abonnements de revues "gauchistes" ou anti-FN non renouvelés…), je ne censurerai rien, je ne fermerai rien, car il y a un public pour tout ; cependant, quand on exagère dans les dépenses…On se doit de faire des économies. Je me souviens par exemple d’un festival de rue, à Ax-les-Thermes, qui avait couté 120 000 euros aux contribuables…je trouve ça vraiment exagéré ! Il faut contrôler les dépenses aussi dans la culture : voyez ce que coûte le théâtre de l'Archipel à Perpignan ! En plus, ce n'est pas beau même si tous les gouts sont dans la nature. Mais quand même à ce prix…Alors que je suis allé récemment au théâtre municipal et je l’ai trouvé formidable, il fallait le rénover et l'utiliser à plein !

 

 

JPB. : Lors des dernières municipales (mars 2014), j'ai appelé à voter, hélas, pour M. Pujol, dans une pétition d'écrivains, de personnalités…Je suis à présent très déçu et le réflexe républicain ne jouera sans doute pas avec autant d'efficacité la prochaine fois. En outre, M. Pujol n'est qu'ingratitude et il a prôné le "ni-ni" (ni gauche,ni FN) aux Régionales, alors que les électeurs de gauche ont dit "oui à la droite et non au FN"… Vous avez donc une chance d'être élu maire de Perpignan (en cas d'un second tour face à la droite classique et si la gauche se retire encore une fois)…

Pourquoi feriez-vous un bon maire ? 

 

L.A. : Car je n'appartiens à aucun des réseaux qui ont fait l'histoire municipale de Perpignan. Je n'ai rien à voir avec les Alduy, Barate, Pujol, Bourquin ou Cresta…Les querelles politiciennes ont pesé extrêmement lourd sans la situation de Perpignan. J'ai une vision extérieure tout en étant très proche ! Je connais très bien Perpignan. Mon frère y est né…Et j’ai de la famille proche dans le département. L'essentiel est de ne pas refaire les mêmes erreurs à l’avenir. La ville a un potentiel économique important, sous-utilisé, mais le clientélisme a été poussé à l'extrême !

 

Ainsi dans certains quartiers, une partie de Saint-Jacques par exemple, pour la question de la propreté, certains ne font pas d'efforts et se laissent aller en faisant pression sur la mairie. Car mieux encadrés, ils seraient capables de respecter les règles de la vie commune. Ils sont conscients de ce problème. Et beaucoup veulent d’en sortir. Encore faut-il s’en occuper plus sérieusement. En outre, ils ont une culture, qu'il faut montrer. Quant à abattre des maisons insalubres petit à petit, il aurait mieux valu abattre tout le quartier de Saint-Jacques (en préservant les joyaux qui y subsistent) et repartir sur de nouvelles bases !

 

 

 

JPB: M. Aliot, avez-vous une proposition forte pour changer Perpignan, redonner espoir à ses habitants, "réenchanter" la ville ?

 

Je mettrai le maximum sur le développement économique, pour la création d'emplois, pour l'image de Perpignan (faire oublier les faits divers tragique, la victime lors d'un conflit entre Gitans et Maghrébins, les émissions de France-Culture sur le quartier St-Jacques…).

 

Développer une ville française car je suis opposé au catalanisme militant extrémiste, et je ne pense pas que le bilinguisme soit une solution à la préservation de la culture catalane. Le Français est la langue de la République ; Une partie des élites catalanes mettent leurs enfants dans des écoles catalanes pour avoir la paix et obtenir de la discipline, comme dans le privé : c'est une façon de sélectionner socialement les enfants, mais les débouchés « catalanistes » sont bien souvent inexistants (sauf en catalogne espagnole), même si le niveau est par ailleurs très bon. Ma devise, Catalan d’accord, mais Français d’abord !

 

 

 

Propos recueillis à Perpignan, le jeudi 31 mars 2016.

 

 

*Voir sur LCP, samedi 9 avril à 23h20 et dimanche 10 avril, à 10h20 : la stratégie de marketing utilisée par Steeve Brivois, ancien vendeur de téléphones portables, devenu maire FN de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais)

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