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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 10:07

Prostitution, patrimoine et urbanisme en pays catalan et à Perpignan - La vision de M° Pierre PARRAT

***Publication d'un livre polémique, politique : chroniques des municipales 2014, de Jean-Pierre Bonnel.

* pour nourrir les les élections départementales) :

débat au bar CASSANYES, place Cassanyes à Perpignan, animé par Nicolas Caudeville "L'Archipel contre-attaque", samedi 14 mars à partir de 10h30. Lectures d'extraits, discussion…dédicaces…

Citoyens, élus, candidats aux élections, venez tous !!!

Les 365 jours de J.Marc Pujol (propositions urbaines, mais sans urbanité pour Perpignan, suggestions pour la ville, la culture ...

*prix public : 14 euros. (éditions "Les mots en scène" - collection "Maux en scène") En vente : librairie Torcatis et Liberia catalana.

* PROSTITUTION : Après l'éloge de la prostitution (le blog d'hier), voici l'antithèse : les programmes organisées par le conseil général et ses partenaires pour faire avancer la cause des femmes et célébrer la semaine des droits de la femme : 40 manifestations dans tout le département (voir les événements sur le site du CG66)

En particulier, le 8 mars à 17h aura lieu une projection-débat à l'hôtel du département : un documentaire "Les survivantes de la prostitution", pour l'abolition du système prostitueur.

A l'initiative de la mairie, nombreuses manifestations aussi à Perpignan, dans le cadre de la semaine sur les droits des femmes, dans les maisons pour tous des divers quartiers (Vernet-Salanque…) voir le site de la mairie.

** Culture : Denis SAEZ, directeur de la culture est toujours silencieux (le personnel lui reproche aussi d'être moins présent à la médiathèque…) mais il travaille à une profusion d'événements culturels dans la ville -

Ce jeudi 5 mars, écouter au Musée Rigaud (de 12h30 à 13h15) : musique (violoncelle baroque) et peinture (conférence de Claire Muchir sur DUFY) entrée libre. (04 68 66 24 77) - musees-mediation@mairie-perpignan.com

***Patrimoine : "Trésors du Patrimoine catalan" à la chapelle Notre-Dame des Anges, 32 rue Maréchal Foch, Perpignan, jusqu'au 12 décembre 2015, entrée libre.

Le CG66 a lancé, du 18 septembre 2014 au 12 décembre 2015 un programme d'animations et d'événements sur le patrimoine "Trésors du patrimoine catalan" "Arts, Archives, Archéologie ((voir ce foyer à l'office de tourisme, par exemple, ou sur les sites06.76.10.60.59. - "Trésors d'églises", "Autour d"une oeuvre", Conférences; par exemple ce jeudi 5 mars ou samedi 14 mars, à 17h : "50 ans de fouilles archéologiques au Palais des Rois de Majorque" par O. Passarrius, archéologue N.Dame desAnges, entrée libre, parking gratuit dans l'enceinte de l"ancien hôpital militaire.. Ou encore, samedi 7 mars à 15h, visite de l'église N.Dame del Prat à Argelès, par J.M. Sanchez, responsable de la Casa de l'Alberta.

***La ville de Perpignan organise "le printemps du patrimoine" (mars, avril 2015, voir brochure à l'office de tourisme)04 68 66 30 30 ou à la Mission "Animation du patrimoine", casa XANXO, 8 rue de la main de fer - tous les jours sauf lundi - 05 68 62 38 84.

Ce dimanche 8 mars, à 10 heures, balade sur le site archéologique de Ruscino,, par Cécile Ferrer, guide-conférencière : 5 euros (tarif réduit : 3,5 euros)

Le printemps des jardins les 21 et 22 mars.Patrimoine de la SANCH (procession religieuse) le samedi 28 mars à 15h30 - église St-Jacques, rue de la Mirande (même tarif).

**** URBANISME à Perpignan : L'élu à l'urbanisme, Maître Pierre Parrat, s'exprime dans la revue "L'Art-vues" de la région (gratuite, n° février/mars, page 12) : il parle du quartier de la gare "réaménagé", du projet de l'éco-quartier du Pou de Les Colobres (rien n'a été fait : pas d'argent), du secteur sauvegardé (100 hectares) : action avec la DRAC pour réhabiliter ou détruire des immeubles insalubres. Il parle de l'oeuvre de Muchir, dont les constructions ont été classées et des 200 immeubles du centre-ville qui méritent qu'on s'y attarde…

L'adjoint à la culture dit avoir une "vision haussmanienne" de la ville : on redoute qu'il fasse raser pas mal de pans historiques ou de constructions classées (le presbytère de la Cathédrale Saint-Jean..?)

JPBonnel

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 12:27
Prostitution à La Junquera
Prostitution à La Junquera

Je me risque à faire l'éloge de la prostituée libre, non exploitée par un souteneur, indépendante d'un proxénète.

C'est presque impossible d'être pute seule, exposée à la délation, à la violence des réseaux organisés (hôtels, cf. l'affaire DSK et du Sofitel…), dans une filière nationale, européenne, dans l'hypocrisie des Etats...

En effet, elle est le plus souvent exploitée, violée, violentée, soumise aux fantasmes les plus sordides, à la solitude radicale, à la mort, à l'oubli…

Cependant…On parle du "plus vieux métier du monde" : en effet, il semble qu'on ne puisse pas supprimer le marchandage des corps, l'esclavage sexuel, la monétarisation obscène… Les cas de laideur, de handicaps, de blocages, de perversions, d'obsessions masculines…le fantasme du violeur pour DSK… toutes ces maladies psychiques s'expriment dans la quête d'une relation vénale, évitant, gâche au viol "toléré", de nombreux viols réels et traumatisants pour la femme…

Ces remarques me sont venues à la lecture d'un extrait de "Enfance berlinoise" : Walter Benjamin y parle de son "très mauvais sens de l'orientation", de "maladresse et d'impuissance devant la ville" (Ecrits autobiographiques, page 251, C.Bourgois éditeur, collection "Titres" n°137)

En effet, voici l'histoire appelée "Eveil au sexe". A l'occasion du nouvel an juif, la mère de W.Benjamin demande à son fils de se rendre chez un parent, pour la cérémonie religieuse…. Mais l'adolescent se perd en chemin, erre dans le quartier et tombe sur la rue des prostituées de Berlin. Au lieu d'aller au rituel juif, il est dans l'acte manqué, une façon de s'opposer au dogme religieux et d'échapper à la volonté de sa mère.

Il écrit : "Advienne que pourra, je m'en fiche. ..La profanation du jour de fête s'associa à la rue maquerrelle, qui me fit pressentir ici pour la première fois les services qu'elle devait rendre aux désirs adultes."

Comme l'écrit Bruno Tackels, dans son livre magistral "WB, une vie dans les textes" : "Cet éloge de la prostitution deviendra un moteur important de sa pensée matérialiste, comme l'exprime cet aphorisme de "Sens unique", intitulé n°13 : On peut prendre dans son lit les livres et les putains…"

Oubli du rite juif et plongée dans le plaisir sexuel grâce à l'initiation d'une prostituée : "Et je jetai donc ainsi ma voix dans la fente. Le sang bourdonnait dans mes oreilles et je n'étais pas capable de recueillir les paroles qui topaient de cette bouche au maquillage épais." (Enfance berlinoise)

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 00:35
Présence d'André Malraux : la revue P.A.M. Résumé des numéros parus

**La revue "Présence d'André Malraux" :

*PAM N°XI – « André Malraux : A la rencontre de l’image et de l’imaginaire ». 2014

Actes du colloque de 2013 à l’Hôtel Lutetia - Paris – et actes du colloque de 2011 au Havre : « Malraux, les arts et la culture ».
Automne 2014. 453 p. 40€ (illustré).

(extrait d'u article : Malraux et Picasso, une relation manquée, de Raphaël Aubert, par J.P.Bonnel :

Ce livre passionnant s'attache à retracer les relations distantes entre l'écrivain et l'artiste et à s'interroger sur cette absence de fréquentation. Pourquoi Malraux n'a-t-il écrit sur Picasso qu'après la disparition du peintre..?)


** Disponible à la vente :
Par correspondance : AIAM - 72, rue Vauvenargues 75018 Paris - Librairie Torcatis, à Perpignan -


Par internet : andremalraux@outlook.com

PAM N°V Hors-série. Les secteurs sauvegardés. 2013

11 février 2014 | Commentaires fermés

Présence d’André Malraux. Numéro hors-série N° V, 2013 Les secteurs sauvegardés. Cinquante ans d’une politique au service des centres anciens et de leurs habitants En collaboration avec… Read more »

PAM N°X, André Malraux : un homme sans frontière ? 2013

11 février 2014 | Commentaires fermés

PAM N°X, André Malraux : un homme sans frontière ? 2013 Actes du colloque au CEVIPOV à Paris en novembre 2011. Sommaire : Éditorial d’Evelyne Lantonnet Actes du… Read more »

PAM N°VIII-IX, Malraux et l’Asie. 2011

11 février 2014 | Commentaires fermés

PAM N°VIII-IX, Malraux et l’Asie. 2011 Actes du colloque du 9 février 2009. Musée des Arts asiatiques – Guimet. Sommaire : Éditorial : Nathalie Lemière-Delage, p.5 Walter G. Langlois :… Read more »

PAM N°VII, Tentations de l’Occident. Tentations de l’Orient. Automne 2008

11 février 2014 | Commentaires fermés

PAM N°VII, Tentations de l’Occident. Tentations de l’Orient. Automne 2008. « Malraux, Du Perron et leurs amis dans l’entre-deux-guerres. » Actes du colloque de novembre 2005 à l’Université de Paris IV… Read more »

PAM N°V-VI, La tentation de l’Occident. Malraux et la Chine. Printemps 2006

11 février 2014 | Commentaires fermés

PAM N°V-VI, La tentation de l’Occident. Malraux et la Chine. Printemps 2006. Actes du colloque international de Pékin, 18-20 avril 2005. Henri Godard Regards croisés I – De La… Read more »

PAM N°IV Hors-Série, Mes années Malraux par Janine Mossuz-Lavau. 2011

11 février 2014 | Commentaires fermés

PAM N°IV Hors-Série, Mes années Malraux par Janine Mossuz-Lavau. 2011 Entre 1964 et 1969, Janine Mossuz-Lavau écrit une thèse sur André Malraux et le gaullisme. Elle rencontre nombre de… Read more »

PAM N°IV, La maquette farfelue. Les écrits sur l’art. Automne 2005

11 février 2014 | Commentaires fermés

PAM N°IV, La maquette farfelue. Les écrits sur l’art. Automne 2005 Sommaire : Dossier : Les Écrits sur l’art Actes de la journée « André Malraux écrivain d’art », 24 novembre 2004/Bibliothèque… Read more »

PAM N°III, Malraux et les essayistes des années 1920. Printemps 2003

11 février 2014 | Commentaires fermés

PAM N°III, Malraux et les essayistes des années 1920. Printemps 2003 Sommaire PAM 3. Malraux et les essayistes des années vingt. Jacques Lecarme. « D’une jeunesse européenne » 1927 p.5 Auguste Soulé…. Read more »

11 février 2014

PAM Hors-série N°II, André Malraux, Saint-Germain-en-Laye, et les Antiquités Nationales de la Préhistoire au Moyen Âge. 2007 Actes de l’après-midi d’études au Château Musée d’Archéologie nationale le 25 novembre 2006…. Read more »

PAM N°II, Le jeune Malraux et les artistes de son temps. 2001-2002

11 février 2014

PAM N°II, Le jeune Malraux et les artistes de son temps. 2001-2002 Sommaire PAM 2. Dossier : Le jeune Malraux et les artistes de son temps Avant-propos : Henri… Read more »

PAM Hors-Série I, Malraux et l’Inventaire général

11 février 2014

PAM Hors-Série I, Malraux et l’Inventaire général

PAM N°I, Espoir-Du roman au film. Mars 2001

11 février 2014

PAM N°I, Espoir-Du roman au film. Mars 2001 Sommaire – Présence d’André Malraux, N°I Editorial : Henri Godard Dossier : De l’Espoir à Sierra de Teruel André Malraux, propos recueillis et présentés… Read more »

*Présence d'André Malraux n°8-9 : Malraux et l'Asie

Actes du colloque du 9 février 2009, Musée des arts asiatiques-Guimet

Editeur

AMITIES INTERNATIONALES ANDRE MALRAUX

30,00 €

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Paru le : 01 Avril 2011
Pages : 350
EAN 13 : 9782952858717

Résumé

Présentation de l'éditeur

Le lecteur trouvera dans ce numéro de Présence d'André Malraux-Cahiers de l'association Amitiés Internationales André Malraux les actes du colloque « Malraux et l'Asie » qui eut lieu au musée des arts asiatiques – Guimet le 4 février 2009. Il peut paraître paradoxal d'avoir intitulé ainsi cette journée quand on se souvient que le grand écrivain avait déclaré : « Je crois que l'Asie, c'est une invention des Européens. Il n'y a pas d'Asie. » (entretien avec Karthy Sishupal, reproduit dans sa thèse L'Asie dans l'oeuvre d'André Malraux, Paris IV-Sorbonne, 1974). Malraux, en toute logique, utilise dans son oeuvre de façon récurrente ce terme Asie, puisqu'il est européen…

Ce colloque n'avait pas été conçu selon une organisation chronologique et biographique, mais plutôt spatiale et géographique, en même temps que nous voulions mettre en valeur l'évolution de la pensée malrucienne. De la Chine que Malraux avait peu connue et qui demeure romanesque et littéraire, à l'Indochine où il avait séjourné deux fois, jusqu'à l'Inde, « un pays dont la pensée religieuse exprime une vérité qui ne doit pas être comprise, mais vécue » (Antimémoires), ce cheminement de la pensée à travers les pays, les hommes, les civilisations et les arts exprime un aspect majeur de l'oeuvre de Malraux, qui l'a requis sa vie durant, et dont la passion ne s'est jamais éteinte. Il appartient aux intervenants de cette journée d'avoir tenté ─ et, nous l'espérons, parfois réussi ─ de ressusciter cette flamme.

Sommaire du dossier

Walter G. Langlois, « Le jeune Malraux et la “tentation” de l'Orient »………………………………………………………10

Claude Travi, « Quatre écrivains et la Chine : Malraux, Saint-John Perse, Claudel, Segalen »………………………………..29

Raoul Marc Jennar : « Malraux et le Cambodge : du procès de Phnom Penh au combat anticolonialiste »…………………….55

Nathalie Lemière-Delage : « Le premier séjour indochinois d'André Malraux »…………………………………………….66

Jean Lacouture : « Malraux et la question nationale vietnamienne »………………………………………………...98

Compte rendu de Deux ou Trois choses que je sais de Malraux de Jean Lacouture (par Sylvie Howlett)…………………………………………108

Olivier Germain-Thomas : « André Malraux, le samsâra et la métamorphose »……………………………………………...117

Compte rendu de Un matin à Byblos et Le Bénarès- Kyôto d'Olivier Germain-Thomas (par Nathalie Lemière-Delage)………………………………...124

Compte rendu de Malraux. Le chant du monde de Michel Cazenave (par Nathalie Lemière- Delage)…………………………………………..133

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Extrait d'un article :

Malraux et la guerre d’Espagne : Le romancier face à l’Histoire, par Evelyne Lantonnet

Posted by admin on 12 mai 2014 in Contributions

Malraux et la guerre d’Espagne : Le romancier face à l’Histoire.
De la transcription à la transfiguratio
n.

Dans L’Homme précaire et la littérature, Malraux revient à plusieurs reprises sur le cas Flaubert. Son objectif n’est pas tant de rendre hommage que de s’interroger : s’interroger sur le roman, genre que Malraux a pratiqué, avant qu’il n’atteigne ses limites et perde sa spécificité dans Les Noyers de l’Altenburg ; s’interroger sur la littérature ou de manière plus aiguë, sur l’acte d’écriture. Cette double investigation, dont l’origine est la remise en question, apparaît comme chargée de la méditation que Malraux a poursuivie depuis Les Voix du silence sur les modalités de l’oeuvre d’art et les finalités de l’artiste.

Bien avant cette phase de réflexivité critique et de questionnement théorique qui s’ouvre en 1951, Malraux a publié son second grand roman L’Espoir qui, après La Condition humaine, rend compte de l’Histoire de son temps. A peine cette qualification de roman historique est-elle recevable, car, si pour la révolution chinoise, six années séparent le commencement de l’intrigue et la parution du roman, pour la guerre d’Espagne, le récit est écrit sur le vif, l’entrelacs du vécu et du narré conduisant les contemporains à parler de « roman reportage »...

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 11:30
Lettre de Jean-Paul Alduy maire de Perpignan.

Lettre de Jean-Paul Alduy maire de Perpignan.

Hanna Fiedrich et Alain Gélis (photo J.P.Bonnel) - Le 8 AVRIL 2015, à 18 h, entrée libre chez A.Gémis : lectures par Hanna (textes d'elle-même, de Maëla Paul et de J.P.Bonnel), apéritif, dédicaces...
Hanna Fiedrich et Alain Gélis (photo J.P.Bonnel) - Le 8 AVRIL 2015, à 18 h, entrée libre chez A.Gémis : lectures par Hanna (textes d'elle-même, de Maëla Paul et de J.P.Bonnel), apéritif, dédicaces...

Je reviens sur le projet d'Alain Gélis, artiste et propriétaire de la maison natale du compositeur et guitariste aujourd'hui trop oublié, François de Fossa.

A. Gélis consacre son énergie à la reconnaissance, par les autorités locales, mairie (et plus, si Perpignan ne veut pas se décider, en direction du CG66 : au passage, disons que celui-ci devrait aussi s'intéresser à la maison de Jaubert de Passa, ancien directeur du patrimoine au XIX° siècle, désormais en vente, rue Na Pibcarda aussi…).

La maison Gélis/De Fossa est plurielle : maison du musicien, maison du peintre Géli, soubassements préhistoriques (?) : plusieurs musées sont possibles en ce lieu et le propriétaire donne la maison à Perpignan et paie les travaux de rénovation… Peut-opn rester longtemps dans l'expectative..?

Plusieurs spécialistes sont venus…Des élus, aussi : Pierre Parra, avocat et conseiller municipal pour l'urbanisme est emballé , il ne manque que l'accord de J.M.Pujol. M.Pinel, délégué à la culture, est venu lui aussi, mais ne se décide pas : la voix du maire sera décisive ! On attend le choix de M.PUJOL...

En attendant, voici un document, la lettre de J.Paul Alduy, maire précédent, montrant son grand intérêt pour ce lieu culturel et patrimonial … à suivre...

*** J'écrivais dans mon blog :

19 JANVIER 2015

ALAIN GÉLI (3) MAISON DE FOSSA : DE LA PRÉHISTOIRE À L'ART CONTEMPORAIN

Ce reportage sur Alain Géli prend fin avec ce troisième volet consacré à la richesse préhistorique qui dort sous la maison natale du compositeur François de Fossa. J'ai parlé du projet de résurrection du musicien : Alain fait tout pour le vulgariser, il restaure la Casa de Fossa...

J'ai dressé le portrait de l'artiste, ancien élève des Beaux-arts de Perpignan, qui veut donner à la ville un rayonnement culturel international : Perpignan ne peut faire la sourde oreille ! Pas d'argent ? Voyons avec les institutions, le mécénat, les banques, les étrangers… On peut lancer une souscription…

En tout cas A. Géli y croit : il est un peu mystique, il croit à un esprit, à un créateur...

Ce chamans qui vient d'ailleurs a trouvé la maison de fossienne : sept copropriétaires y vivaient; le frère et la soeur ont acheté peu à peu : la maison a été quasiment reconstituée… C'est grâce à Jacques Quéralt, journaliste, poète, philosophe et prof d'art plastique, que Géli a su que ce lieu appartenait au compositeur perpignanais. Avec Henri Carbonneil, ancien délégué municipal, décédé il y a peu, il a lancé le projet; ils sont allés voir J.Paul Alduy; six maisons autour de la place du figuier ont été classées…

Alors revenons à l'éternel, cette possibilité de trésor humain qui nicherait dans la boue millénaire, dans les terres alluviales, dans la préhistoire de ce quartier de Perpignan. Alain Géli a ainsi découvert "par intuition mystique, des pièces préhistoriques, datant de milliers d'années, dénichées dans une agouille ruisselant dans les sous-sols, qu'il ne peut exploiter plus profondément aujourd'hui, faute de droit." (**)

On ouvre des yeux d'enfants (mais je suis incapable de juger du bien-fondé de ces découvertes !) quand Alain nous montre ces sculptures naturelles au coeur des os, ou cet os qui se minéralise, datant de 25000 ans avant J.C. (paléo supérieur équivalent à la grotte Chauvet), ou encore cette tête de bison en ombre portée …

Faut-il faire connaître ceci et donner la maison au peuple catalan, du haut (fondation de Fossa, musée Géli) en bas (la mémoire des hommes et des bêtes) : en tout cas le geste est généreux et participe du désir de "donner à la ville un rayonnement culturel international" !!

Des scientifiques sont venus rue Na Pincarda, alertés par notre hôte. Jean-Paul Cross, archéologue de Béziers, venu reconnaître le matériel… Olivier Poisson a conseillé à A. Géli de s'adresser à la Drac de Montpellier (M. Marchesi); à Paris le service archéologique ne croit pas à la richesse de ce terrain…M. Abelanet est venu ici plusieurs fois : il a affirmé qu'il était trop âgé pour s'en occuper… M. Martzluff a reconnu les pierres taillées, en disant que c'était de l'art et a identifié les choppers…

A. Géli a donné à la mairie le droit de photographier; simplement il garde le droit à l'image, de la même manière qu'il veut garder l'usufruit de la maison.

Enfin, pour la partie plus récente, Olivier Bru, de la ville, a décrit le bâtiment du n° 9 de la rue Foy...

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 19:27
Patrick Loste (photo J.P.Bonnel)
Patrick Loste (photo J.P.Bonnel)

Ils semblent si différents dans leur contexte, dans leur lieu de vie quotidien.

Même si tous deux passent une grande partie de leur existence dans l'atelier : laboratoire, espace de la solitude et de la création…Même si ce sont deux artistes de haut vol et deux hommes simples, sympathiques, spontanés…Humains, en quelque sorte...

L'un, Patrick Loste (voir un précédent reportage dans ce blog) est homme de la montagne, de la frontière, des chevaux. A l'écart des tumultes de la ville ou des faits divers, bien à l'abri dans le domaine qu'il se construit, comme en exil au mitan des deux Catalognes… Mais ayant toujours comme repère le Canigou...

L'autre, Guy Ferrer, a investi une colline de la plaine, guettant une visite ou un événement improbable, avec le Cap Béar comme horizon et les moutonnements des étangs et de la mer pour perspectives. Loin des forêts de liège, il s'est entouré d'un jardin méditerranéen dont les couleurs et les odeurs accueillent le passant inopiné…

Leurs recherches, pourtant, sont proches (et c'est peut-être pour cela que Roger Castang, leur galeriste, les a réunis, place Gambetta et rue Rabelais, P.Loste en ce moment, G. Ferrer bientôt), pour leur indifférence à une trouble modernité.

Leur regard est tourné vers le passé, les racines et une spiritualité directe, sans intercesseur dogmatique, celle de la matière, de la grotte préhistorique pour Loste, attentif aux motifs de la tradition catalane; celle de l'acier, du plomb, de l'or pour Ferrer, nourri d'expériences chamaniques lointaines…

Un bonheur de rencontre, un ressourcement dans leurs espaces, à prolonger, à approfondir...

Pascal Lacombe, Pierre Coureux, Guy Ferrer (à droite) - photo J.P.Bonnel

Pascal Lacombe, Pierre Coureux, Guy Ferrer (à droite) - photo J.P.Bonnel

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:19
Madeleine Maso avec H. Hartung devant le Maillol de Saint-Cyprien (aujourd'hui au musée Desnoyer) - photo de J.Maso

Madeleine Maso avec H. Hartung devant le Maillol de Saint-Cyprien (aujourd'hui au musée Desnoyer) - photo de J.Maso

Souvenirs de Jacques Maso à propos du peintre Hans Hartung.

Il l'a connu à Paris grâce à M et Mme G. Pompidou. Mme Pompidou était folle d'Hartung : elle avaitdécoré l'Elysée avec ses tableaux…

(photo : Hans Hartung devant la statue de Maillol, en 1970 à Saint-Cyprien, avec Madeleine, l'épouse de J. Maso. Ka scène se déroule après un voyage au Portugal.

Hans possédait une Chrysler blanche décapotable; il conduisait malgré sa jambe perdue en Alsace; il fut opéré à Lyon car la gangrène s'était déclarée; mais il s'était bien adapté à ce handicap… A cette époque, après la Libération, Hartung rendait imite à J. Maso qui habitait alors rue de la Cloche d'or; c'était au deuxième étage, mais Hartung montait sans grand problème…

Pendant la guerre, il a été interné au camp du Barcarès (voir le blogabonnel sur Hartung en Catalogne).

Il s'évade en août 44. Il est arrêté à Figueres par la guardia civil; il va en prison à Figueres et Gérone, puis à Barcelone. Enfin, il est aboutit au camp de Miranda, au-dessus de Madrid.

On lui facilite la libération. Il s'engage dans l'armée française, mais est affecté à l'infirmerie car il est allemand.

Il se rend au Maroc avec l'armée et débarque à Golfe- Juan: il construira plus tard sa maison là où il a abordé (maison située à présent non loin du péage de l'autoroute; elle est devenue la fondation H. Hartung ).

J.Maso se rendra plusieurs fois chez lui. Par exemple, le jour où l'artiste fut nommé académicien à Paris : c'est le seul peintre a être en même temps académicien en Allemagne ! J.Maso fut le seul à l'accompagner, avec son épouse, Ana Eva Bergman, pour ce jour mémorable !

Jacques se souvient d'une autre journée incroyable : dans la rue, ils attendent tous les quatre un taxi; arrive une Rolls immense conduite par un chauffeur noir… Un type s'écrie alors :

"Hans, que fais-tu là ? Tu vas où..?

-Je vais à Montparnasse pour une réception !

-Je te laisse la voiture et le chauffeur !

Sur la Côte d'Azur, il font la maison avec le peintre : terrain rectangulaire, maison en angle; deux ateliers, pour on épouse et pour lui-même, sont construits dans les autres angles.

A l'intérieur, comme Hartung était handicapé (il avait perdu une jambe à Strasbourg en ramassant des blessés), il avait fait installer un mécanisme grâce auquel le tableau en gestation montait et descendait à la hauteur désirée…

Une autre fois, à l'occasion d'un transport sanitaire à Nice, en passant au péage de Juan-les-Pins, je dis mon fils : "Si on allait rendre visite à Hartung..? " Dans la nuit, ils arrivent à retrouver la maison dans le quartier résidentiel qui s'est bien développé. Seule Ana Eva se trouve à la maison : "Il ne va pas tarder…Si vous voulez l'attendre…" Hans est arrivé à l'aéroport; une demi-heure plus tard, il arrive dans la voiture du consul d'Allemagne, escortée par des policiers à moto… On avait affrété un avion spécial pour recevoir la croix d'académicien en Allemagne...

Il vient à Leucate qu'il a connu grâce à Henri de Monfreid. Le couple a habité dans un casot sur la colline, avec une table en bois et des branches pour faire du feu…Ils ont passé là plusieurs étés...

(souvenirs recueillis par J.P.B.)

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Maillol sans Paris (suite)

Aristide Maillol et Dina Vierny : l'oeuvre, le musée, le marché

Après vingt ans d'activité, le musée Maillol de Paris ferme ses portes au public pour une durée indéterminée. Riche de 179 œuvres de Maillol, le musée est aussi à l'origine de plusieurs expositions aux critiques très partagées, mais drainant bon nombre de visiteurs. La prochaine exposition sur le thème « Le Baiser dans l'art de la Renaissance à nos jours », qui était attendue entre le 25 mars et le 26 juillet, est reportée sine die. Les expositions de ce musée privé parisien étaient gérées depuis 2009 par la société Tecniarte, placée en liquidation judiciaire le 5 février 2015, d'où l'incertitude planant sur l'avenir du musée, qui annonce sur son site officiel une fermeture pour divers travaux de rénovation.

La Fondation Dina Vierny - Musée Maillol fut créée en 1995 par Dina Vierny (1919-2009), une figure phare de l'histoire de l'art moderne au destin hors du commun. La jeune ukrainienne se réfugie avec sa famille en France en 1924. Elle sera tour à tour résistante, grande muse de l'artiste Aristide MAILLOL, marchande d'art soutenue par Henri MATISSE à partir de la fin des années 1940 et collectionneuse avertie. Le grand tournant de sa vie naquit de sa rencontre avec Artistide Maillol en 1934. Dina Vierny a 16 ans et devient le modèle phare de la fin de carrière de l'artiste, à l'origine de ses plus belles œuvres, dont La Rivière, qui tient le record de l'artiste depuis décembre 2013.

La Rivière est l'une des trois œuvres monumentales de la fin de vie de Maillol, avec L'air et La Montagne. Il s'agit à l'origine d'une sculpture en plomb créée en 1938, un projet de monument en hommage au philosophe, écrivain et politicien Henri Barbusse. Elle représente le corps en déséquilibre de Dina Vierny dans une mise en scène dramatique, celle d'un corps emporté par la puissance des flots. Il existe plusieurs versions de cette œuvre exceptionnelle, dont une est visible au MoMA de New York, une autre à la Norton Simon art Foundation de Pasadena et dont la première version est exposée depuis 1964 dans le jardin du Carrousel aux Tuileries de Paris. La version de La Rivière vendue en 2013 à Paris était une épreuve d'artiste issue de la collection personnelle de Dina Vierny, et mise en vente par son fils chez Artcurial avec neuf autres œuvres de Maillol, pour régler la succession. Cette fonte posthume de Georges Rudier s'est vendue au prix record de 7,2 m$.

Une seconde œuvre sur le thème de la rivière faisait partie de l'ensemble dispersé chez Artcurial, un grand pastel de 1938 (83 cm x 128 cm), œuvre préparatoire à la fameuse sculpture. Vendue au double de l'estimation basse, la feuille partait pour une adjudication équivalente à 639 000 $, signant cette fois le record de Maillol dans la catégorie « dessin ».

Détenteur de 24 adjudications millionnaires signées entre Londres et New York - à l'exception du record parisien de La Rivière – Aristide Maillol n'est pas un artiste forcément inabordable. Sa dernière adjudication en date fut celle d'un Nu allongé sensuel, un dessin au crayon doublant sa fourchette d'estimation lors des dernières ventes modernes de Londres. La feuille de 23 cm x 28,2 cm fut adjugée 4 000 £, l'équivalent de 6 000 $ (Christie's, le 6 février 2015). Dessins de nus accessibles entre 2 000 et 6 000 $ en moyenne, estampes monogrammées pour quelques centaines de dollars... Aristide Maillol est accessible à toutes les bourses en deux dimensions.

© ArtMarketInsight Aristide Maillol et Dina Vierny : l'oeuvre, le musée, le marché. 24.2.2015

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 13:12
Livre sur La COUME/MOSSER, conférence et dédicace de madeleine Clauss, à Argelès

Livre sur La COUME/MOSSER, conférence et dédicace de madeleine Clauss, à Argelès

LA COUME en CATALOGNE, à MOSSET

Le journal du jeune Werner Thalheim témoigne d’un chapitre sombre de l’histoire du 20e siècle qui força un grand nombre de personnes à des exils à l’issue parfois dramatique. Au milieu des années 30, des antifascistes allemands s’installent ainsi, à l’aide des Quakers anglais, dans une ferme abandonnée en Catalogne française. Pédagogues passionnés, ils vont y créer « La Coûme » et accueillir pendant de longues années des jeunes de toutes origines auxquels ils dispensent un enseignement selon des principes avant-gardistes.

Illustrant de façon vivante le tout début de cette aventure, Werner Thalheim donne avec humour et une distance parfois amusée une vision riche et profonde, non seulement de la naissance de ce qui deviendra plus tard une véritable institution, mais aussi de ce pays catalan.

En plus de sa valeur de témoignage, ce récit met en lumière une région attachante : le Roussillon. Concis et fort bien écrit, le texte méritait à côté de sa traduction une publication dans sa langue d’origine, l’allemand.

Werner Thalheim (1906 - 1994), imprimeur et communiste ; exclu du Parti, il rejoint les socialistes, puis fuit l’Allemagne dès 1933 pour la France et l’Algérie. En 1940, il sera interné à Dachau d’où il sortira vivant en 1945. à partir de 1949, il monte la section artistique de l’organisme syndical de la RDA, le FDGB (Freier Deutscher Gewerkschaftsbund) et dirige ensuite plusieurs institutions artistiques de la ville de Berlin Est.

Docteur en littérature allemande de l’université de Hamburg et professeur agrégée d’allemand, Madeleine Claus vit depuis les années 80 en Roussillon. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages en Allemagne.

Née en 1947, Barbara Thalheim fit ses études au Conservatoire de musique ‘Hanns Eisler’ de Berlin et devint dans les années 1970 auteur-compositeur de chansons. En 1995, elle entame une tournée d’adieu, et en 1999 elle revient sur scène. Elle a enregistré de nombreux disques et publié Mugg en 2000 et Tout est vie avant la mort en 2011.

Traduction de l’allemand : Annick Carlier Photographie de couverture : Werner Thalheim

en 1938 à Paris © Studio Stern, Barbara Thalheim ISBN : 978-2-343-03403-4

13.50 €

Werner Thalheim

Une commUnaUté d’antifascistes allemands dans les Pyrénées orientales 1934-1937

la coûme-mosset

Présentation de Madeleine Claus Postface de Barbara Thalheim édition bilingue Français-Allemand

***

Veuillez noter l'adresse du nouveau site de La Coume - Fondation Krüger

www.lacoume.org

------------

HALLUCINE :

Une association culturelle autour du cinéma Vautier à Elne

vient de naitre !

Des fondus de ciné pour toujours plus de films et de monde dans la salle, pour des temps conviviaux autour des films, pour des rencontres avec des faiseurs de films, pour croiser des jeunes, des vieux, des fidèles et des ponctuels, pour échanger toujours, réfléchir parfois, rêver sûrement, croiser cinéma avec écriture, musique etc…Pour vivre quoi !

Soirée de présentation de l’association

autour d’une sélection de courts-métrages,

reflet de la création cinéma d’aujourd’hui

Vendredi 27 février 20h30

Cinéma Le Vautier

boulevard Voltaire – Espace Gavroche – Elne

Entrée libre

20h30 : Le bureau d’HalluCiné présente les objectifs et l’action de l’association et invite les participants à y adhérer, pour que vive toujours plus et se développe le cinéma à Elne

20h45 : présentation par Nathalie Degouzon (Languedoc-Roussillon Cinéma) du programme de courts-métrages choisi, proposés par LRC et le CNC

Puis projection de la sélection ci-dessous ;

Un verre amical prolongera la soirée pour continuer à échanger en liberté !

Ces films sont proposés par Languedoc-Roussillon Cinéma et le CNC -

soirée en partenariat avec Cinémaginaire :

« And the winner is… » de Baptiste Rouveure 9’35

Un boxeur seul sur un ring, se livre à un combat imaginaire. Porté par un public acquit que lui seul entend, un adversaire inattendu va venir interrompre sa démonstration et faire vaciller ses convictions. Commence alors un combat contre le doute et la résignation.

“Chaque jour est une petite vie” d’Albane Fioretti et Lou-Brice Léonard 27’25

Une cité au bord de la Méditerranée. Dans une modeste caravane posée au milieu des tours, Rachel, 80 ans, rêve de retourner dans son Algérie natale. Son fils Simon ne veut pas en entendre parler. "Une famille vraiment pourrie !" dira Stella sa petite fille… Heureusement il y a la bonne humeur de Yazid alias Gino et de tout le quartier.

« Le sens du toucher » de Jean-Charles Mbotti Malolo 14’30

Chloé et Louis s’aiment secrètement mais ils n’arrivent pas à se l’avouer. Leurs gestes se substituent aux mots. Ils dansent, chaque parole est une chorégraphie.

« Les assoiffés » de Sylvère Petit 22’30

Farid et son chien Zaïm traversent le monde et les terrains vagues. Lazare la corneille et son maître Duplessy règnent sur un golf qui assoiffe la garrigue environnante

°°°°°°

Prochains Rendez-vous :

> Jeudi 12 mars 20h30 – tarif : 5 €

« Desnos et Fantomas » dans le cadre du Printemps des poètes

Une autre approche du poète, qui fût aussi créateur radiophonique, critique littéraire et de cinéma. Le cinéma muet des débuts, celui de Feuillade.

Après une présentation du poète et quelques lectures de ses écrits sur le cinéma, rendez-vous avec quelques épisodes de FANTOMAS !

> avril (date à préciser)

Dans le cadre du festival Cinéma Jeune public de l’ACCILR

« Spartacus et Cassandra » de Joanis NUGUET

Deux enfants rroms sont accueillis par une jeune trapéziste dans un cirque à la périphérie de Paris. Un havre de paix fragile pour ce frère et sa sœur de 13 et 11 ans. Déchirés entre le nouveau destin qui s’offre à eux et leurs parents vivant dans la rue, Spartacus et Cassandra vont devoir choisir.

En présence du réalisateur

°°°°°°°°°

L’association HalluCiné c’est aussi :

> tous les mois (tarif unique 5 €):

. le 2ème mardi du mois à 14h30 : « le Ciné des aînés », le choix d’un film dans la programmation de Cinémaginaire

. le 4ème mardi du mois à 14h30 et 20h30 : « et après, on en cause » autour d’un film de type « art et essai » choisi dans la programmation de Cinémaginaire, des palabres informelles autour d’un verre après la séance.

> et tout évènement autour du cinéma, à inventer ensemble, dont l’objet entre dans celui des statuts de l’association :

« Développer des actions culturelles autour du cinéma Vautier à Elne (66):

- en proposant des évènements culturels et conviviaux autour des films à Elne, en concertation avec le programmateur du Vautier

- en contribuant à promouvoir et développer la présence du cinéma à Elne ainsi que le développement des publics dans leur diversité, en partenariat et concertation avec le programmateur et la Ville d’Elne

- en favorisant l’ouverture vers d’autres formes artistiques à partir du cinéma. »

Et pour être plus concret, en étroite collaboration avec Cinémaginaire, l’association HalluCiné souhaite :

. Développer le public de la salle Vautier, en agissant avec Cinémaginaire sur des RV fixes autour de films de la programmation régulière

. Développer des échanges autour des films :

> informels autour d’un verre

> plus organisés :

- film avec invités

- film + débat préparé

- des thématiques à développer : cinéma et musique , cinéma et littérature, …

- proposer des évènements, et notamment sur les liens entre cinéma et autres domaines artistiques

. prioriser les actions permettant l’ouverture à toutes les générations, à tous les publics

. contribuer à la communication des actions du Vautier, développer des réseaux d’information.

Contact/info : hallucine-elne66.over-blog.com

www.cinemaginaire.org

hallucine.elne@gmail.com

Présidente de l’association : Sylvaine Candille – mail : sylvaine.candille@orange.fr

 

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Monsieur le Ministre :
> stoppez les fermes-usines !
>


> Cher-es ami-es,

Aux quatre coins du territoire, des projets d’élevage industriel voient le jour.

  • une usine de 1000 vaches a pu voir le jour à Drucat dans la Somme ;
  • une autre usine de 1000 veaux est en construction à Saint-Martial-le-Vieux dans la Creuse ;
  • un poulailler géant avec 1,2 million de volailles à Pamproux (79) réalisé ;
  • une porcherie industrielle de 15 000 porcs à Vitry-le-François (51) réalisé ;
  • Etc (Voir la carte de france de l'élevage industriel).

Malgré l’impasse de ce type d’élevage qui :

  • réduit les paysans à de simples exécutants à la solde de multinationales ;
  • soumet l’animal à un environnement concentrationnaire indigne ;
  • pollue l’environnement (notamment rivières, littoraux et nappes phréatiques) ;
  • produit une alimentation de qualité discutable ;

... le gouvernement annonce un nouvel assouplissement des règles régissant l’agrandissement des élevages.

> Après avoir sensiblement augmenté le seuil à partir duquel un éleveur porcin aura à effectuer une déclaration, c’est autour des poulaillers industriels de bénéficier d’un nouveau passe-droit.

> Malgré les beaux discours écologiques, les choix du gouvernement sont toujours les mêmes et favorisent encore et toujours les pollueurs. 

> Il est temps de mettre un terme à cette fuite en avant :il est nécessaire qu’un véritable débat s’engage afin de tenir compte de la volonté maintes fois exprimée des citoyens d’une nourriture de qualité et d’un environnement préservé.

> Le gouvernement doit renoncer à soutenir cette course au gigantisme : il doit abandonner sa volonté de détricoter le droit de l’environnement pour satisfaire les exigences de quelques centaines d’agriculteurs productivistes et des multinationales qui les instrumentalisent.

>

SIGNEZ la pétition pour demander au Ministre de l'agriculture de stopper les fermes-usines !
>

 

SIGNEZ la pétition

 

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé. - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.
>
> Stéphen, Martin, Mickaël, Julie, Benjamin et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
> contact@agirpourlenvironnement.org
> --
> http://www.agirpourlenvironnement.org
> http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement
> http://www.twitter.com/APEnvironnement
>

 

 

 

// Ensemble pour une planète vivable : donnez.
>

Plus nous sommes nombreux, plus nous avons d'impact.

> Plus nous avons de soutiens, plus nous pouvons multiplier nos actions pour une planète vivable.

>

 

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La contrepartie de bienvenue !

Jusqu'au 31/03/2015, pour tout don ponctuel ≥ à 20€ (7€ après impôt) ou don mensuel ≥ à 5€, vous recevrez :

  • Un reçu fiscal pour déduire de vos impôts 66% du montant de votre don ;
  • + nos campagnes cartes pétitions pendant 1 an ;
  • + LE LIVRE : Agriculture et alimentation , Idées reçues et propositions
    >

 

Faire un don maintenant

 

ou

> (Adhésion possible avec paiement par chèque via ce formulaire)

>

 

Cet email a été envoyé à serge.fougeres@wanadoo.fr, cliquez ici pour vous désabonner.

Agir Pour l'Environnement

> 2 rue du nord

> 75018 Paris

 

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 09:15
Exposition Monique FREMONT - La galerie de la MAIN de FER est à vendre !

Exposition Monique FREMONT - La galerie de la MAIN de FER est à vendre !

*GHETTOS ou pas..???

La liste des quartiers sensibles de France où règnent la délinquance, les dealers, les armes et les islamistes… Les zones de non-droit !

** 66 PYRENEES ORIENTALES
Niveau 2:
Perpignan: Saint Jacques
Perpignan: le Vernet

Niveau 4:
Perpignan: Baléares
Perpignan: Champ de Mars
Perpignan: Cité Clodion
Perpignan: HLM saint Assiscle

Voici la liste des quartiers sensibles de France où règnent la délinquance, les dealers, les armes et les islamistes… Les zones de non-droit répertoriées ville par ville, département par département.

Délinquance, violences urbaines, règlements de compte, viols, dealers, trafic d’armes, ces quartiers sont un terreau idéal pour le recrutement de terroristes islamistes. Ils ont été parfois le terrain d’émeutes violentes. La Police a souvent ordre de ne pas y entrer pour ne pas créer de troubles et d’émeutes. L’argent de la drogue finance les achats d’armes.

Antisémitisme, haine des « blancs », haine de la France, sentiment « anti-français », y sont répandus…

Définition des quartiers sensibles : Niveau 1 : QSN (QUARTIERS SENSIBLES DE NON-DROIT): Quartiers où règnent les bandes et la délinquance avec des faits de violences urbaines, fusillades ou règlements de comptes et trafic en tout genre. Ce sont les quartiers les plus chauds de France considérés comme des zones de non-droit.

Niveau 2: QSTD: (QUARTIERS SENSIBLES TRÈS DIFFICILES): des faits de délinquance réguliers et de toutes sortes. La plupart de ces quartiers ont été auparavant des zones de non droit.

Niveau 3 : QSD (QUARTIERS SENSIBLES DIFFICILES): des faits de délinquance assez réguliers, trafic de drogue et toutes sortes de trafics, des nuits de violences urbaines qui peuvent arriver à la suite d’une petite tension.

Niveau 4 : QSP (QUARTIERS SENSIBLES PROBLEMATIQUEs): petite délinquance qui peut être régulière et qui peut exploser à certains moments mais généralement ces quartiers sont calmes et font parler d’eux de temps à autres et posent quelques soucis à la ville mais ne sont pas considérés comme chauds.

** Gitans de Perpignan :

Pour mémoire, chaque année, la Ville de Perpignan investit près de 700.000 € de fonds publics (dont la moitié venant de l’Europe) pour mener un programme de « lutte contre l’absentéisme des enfants gitans à l’école » : un tel programme signe un échec supplémentaire de la politique d’insertion, de l’autorité républicaine quant au respect des valeurs essentielles de la République comme la présence des enfants à l’école et, dans le pire des cas, nourrit le sentiment profond d’un communautarisme de bien mauvais aloi.

(source L'Olivier de Bruno DELMAS)

***Les HANDICAPES :

Le commissaire européen Muiznieks : "La France a un problème avec ses handicapés. Est-il normal que des milliers de handicapés quittent leur pays pour rejoindre la Belgique parce qu'ils ne trouvent pas de solution de vie, des lieux adaptés ? étonné que le traitement du handicap ne soit jamais abordé dans l'Hexagone en termes de droits de l'Homme . Le Monde du 18 février 2015.

****

***** PROCES J. BOUILLE : L'ancien maire de St-Cyprien et les Francs-maçons :

Dans “Système Bouille”, Francis Montor décrit le maire : "Notable, franc-maçon, UMP. Toutes les autorités politiques, administratives, judiciaires et financières venaient à sa table."

Francis Montor précise : "Ça veut dire que le préfet, le procureur et le TPG (trésorier payeur général) venaient à l'Almandin", le restaurant haut de gamme de Saint-Cyprien. "Je n'ai vu aucune note payée par Jacques Bouille. Il avait de bonnes relations avec Devidjian qui est venu lui remettre la Légion d'Honneur. Dans le dossier, il y a aussi une communication avec Michel Mercier, l'ancien Garde des Sceaux."

- Est-ce qu'il y a l'influence de l'appartenance à un groupe ?" demande le président.

- C'est direct les francs-maçons. Le vendredi précédant son arrestation, son Vénérable (le plus haut responsable d'une loge, NDLR) est venu l'informer. Il a été arrêté le lundi."

Damien Piller, le promoteur suisse également poursuivi pour corruption, est atterré. "Il est établi que l'ex-procureur jouait au golf où il avait même un abonnement gratuit. Je ne suis pas Vénérable, mais à qui peut-on s'adresser quand ni la mairie, ni la justice ne peuvent répondre ?" Ce vendredi, le tribunal interroge le dernier prévenu : Marie-Antoinette Bouille, la veuve du maire.

(Source : François Barrère, site de Midi Libre)

****

LES POINTS NOIRS :

Le chômage frôle les 16% dans le département. Le rejet du travailleur étranger, notamment espagnol, y est répandu.

L'insécurité figure aussi au coeur de la campagne. Perpignan a la particularité d'abriter une Zone de sécurité prioritaire (ZSP) non pas à sa périphérie mais dans son coeur historique. Ces quartiers avaient été en 2005 le théâtre d'affrontements violents entre gitans sédentarisés et Maghrébins. Un terrain favorable pour le FN.

Ce département frontalier de l'Espagne est l'un des plus pauvres de France -

Le rejet d'une certaine vision de la politique, mais aussi l'état des finances de la ville, l'insalubrité de l'habitat ou la dévitalisation du centre compteront aussi au nombre des préoccupations des électeurs.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 10:40

Dans les Pyrénées-Orientales, en Catalogne, de Figueres à Maureillas et au-delà, trafic de pesticides 

 

 * On connaissait le trafic de prostituées à la Jonquera (1).

 

  A présent, c'est un apiculteur de Maureillas, animateur du Collectif "Alternatives aux pesticides 66", membre de la Confédération paysanne, qui révèle l'affaire; en effet Daniel BOUIX raconte que des agriculteurs, pour la vigne, les céréales, les fruitiers, viennent de loin, en camion, et emportent des pesticides par palettes entières (1)

    Des viticulteurs de Banyuls, Collioure ou d'autres domaines du 66, des agriculteurs cultivant les cerisiers de Céret…vont en effet acheter des bidons de pesticides très dangereux (interdits en France) au magasin SAIGA de Figueras (11,80 euros le litre).

Ce fungicide est particulièrement nocif pour les femmes enceintes, pour l'Homme en général car il peut provoquer des mutations génétiques… Et bien sûr pour l'environnement, car la substance active, la carbendazime, prohibée chez nous, empoisonne les produits agricoles, le vin, les fruits… 

   Faudra-t-il refuser de manger les légumes des PO et ne plus boire les vins du Roussillon ? Ne pas les importer d'Espagne ou de Catalogne, car les fongicides les plus dangereux y sont autorisés… Du Maroc..? On ne veut pas savoir…

 

   Ce négoce est fructueux : 10% du marché européen des produits phytosanitaires ! Bien sûr il y a l'Office européen de lutte anti-fraude, mais les moyens manquent… Le principal responsable de ce trafic est encore la CHINE, pays de la contrefaçon des produits toxiques pour l'agriculture et l'environnement !!! Les conteneurs de pesticides arrivent à Hambourg, une société allemande (Bayer) les diffuse en Europe : les Espagnols revendent, avec un gros bénéfice, les produits contrefaits à leurs voisins catalans !! 

 

    A la frontière, il y a tant à voir : les pures à la Jonquera, l'huile frelatée au Perthus et les pesticides à Figueres…Bon appétit !

 

- - 

(1) grâce à Alain Tarrius qui a analysé les voies orientales et méditerranéennes de la prostitution jointe à la drogue - cf. revue RUXAT).

(2) source : Le Monde des 22/23 février 2015, enquête de Rémi Barroux.

 

- - -  JPBonnel - - 

Exposition au Château Royal de Collioure

Exposition au Château Royal de Collioure

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 09:20
Méditerranée du musée de Banyuls - photo d'Isabelle Callis-Sabot

Méditerranée du musée de Banyuls - photo d'Isabelle Callis-Sabot

 La fondation Dina Vierny est fermée pour un temps indéterminé : le musée privé consacré à Maillol est victime des baisses de subventions,  d'une moindre fréquentation (et pire depuis les événements de janvier), malgré des expositions intéressantes. La nécessité de mettre le musée aux normes (réseau électrique, accès aux handicapés) est aussi, sans doute, une cause importante de cette fermeture...

 

  L'oeuvre de Dina, la création de cette fondation rue de Grenelle, à Paris, reprise par ses héritiers, ses fils Olivier Lorquin, directeur et Bertrand, conservateur, va-t-elle être abandonnée ? Vendue, comme tous ces tableaux et dessins (par exemple, l'épure de Dina Vierny par Matisse, le portrait, que je nommerais bien "dinachevé", du peintre de Nice) ..? 

 

   Déjà des économies avaient été faites en supprimant des postes de salariés (comme au musée de Banyuls)…Des travaux de deux ans sont nécessaires à Paris, et après..? La directrice artistique du musée, Patrizia Nitti, vient d'annoncer l'annulation de l'expo annoncée "Le baiser"… Les héritiers de Dina ont-ils d'autres projets en tête..?

    Le baiser de la mort pour Maillol à Paris..?

 

---- JPB----

 

    Portrait Dinachevé 

 

 

    La peinture de Maillol s'organise autour des thèmes de "la femme assise", "la femme allongée" et "la vague"    Le motif de la femme assise explore la métaphore de la pensée : cette attitude méditative constitue une étape vers La Méditerranée, s'inspirant, entre autres, de Melancolia, d'A. Dürer. 

 

   La baigneuse assise (1901/02) trouve sa source dans la Vénus anadyomène de Titien, à l'origine de la représentation moderne du nu. Chez Memling, aussi, qui, au XV° siècle, ouvre grand "la fenêtre de la peinture", plaçant la figure devant le paysage.

 

 Comme Renoir, Maillol montre le corps féminin, donné seul, lourd de tout un poids léger de sensualité; cette masse féminine a l'air d'une fin en soi, alors qu'il faut méditer au-delà des apparences et de l'image réaliste de la femme bien en chair… La peinture de Maillol, comme l'art de Michel-Ange, est une "peinture de la pensée". Le corps montré est objet de désir, mais Maillol réfléchit avec la forme d'une idée peinte ou sculptée : art au second degré, exhibant un érotisme qui veut inviter avant tout à la spiritualité.

 

    D'ailleurs, le peintre de Banyuls s'est insurgé contre les lectures égarées de ses portraits féminins : "J'ai dit merde à Barbizon ! Vive le Midi, là est la couleur et la lumière." (lettre à Bourdelle).

 

    La thématique de la femme allongée - dans la sculpture exposée sur la promenade de Banyuls (près du port), ou dans Dina de profil (1938), ou Les deux Dina  de 1939, par exemple - exprime le double caractère de Vénus : femme vulgaire, du peuple et déesse, figure céleste.

 

    Le motif de la vague, souvent repris, naît de La vague de Gauguin, dont Georges-Daniel de Monfreid montre des oeuvres inédites à Maillol (et à Matisse, en Catalogne depuis 1905), entreposées dans le Conflent, près de Vernet-les-bains.

 

    Harmonie est une sculpture inachevée. Maillol décède. Dina est donc inachevée, tout comme avec Matisse, qui ne dessine qu'une esquisse du modèle qu'Aristide lui a suggéré...

   Dina Vierny, jusqu'à son dernier souffle, n'en finira pas de finir son portrait incomplet; elle dressera un autoportrait complaisant et fictif et tentera de l'immortaliser, de le parachever en écrivant et suscitant des livres, des articles, des expositions, en créant la fondation de la rue de Grenelle, à Paris…

   Biographie réécrite. Vie mythifiée… Jusqu'à quand..?

 

(lecture du catalogue "Maillol peintre", Paris, 2011)

 

 - JPBonnel -

 

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MAILLOL : Le témoignage de Paul PUGNAUD -

 

Pour honorer les morts de la guerre, MAILLOL n'avait pas voulu autre chose que l'image d'un homme en train de mourir. Ceci pour le "sujet". Aucune emphase, aucune "littérature". Et pour l'exécution: sans doute, un des plus beaux morceaux de sculpture, où tout ce qui n'est pas purement plastique s'abolit dans la puissante et harmonieuse combinaison des formes et des volumes. Œuvre unique dans l'univers de Maillol, où, jusqu'alors, (à part un petit bronze d'adolescent) seule la femme avait été le support d'une célébration de la vie et des forces qu'elle enclôt…

 

     …Un après-midi, je monte à l'Isle Grosse. Maillol travaille. Il tape avec son maillet:

" Il ne s'agit pas seulement de faire des volumes, il faut traduire l'émotion par les jeux de l'ombre et de la lumière. Mettez-vous là, ajoute-t-il en m'indiquant un emplacement un peu bas, vous embrassez à la fois la mer, le cap et cette pierre qui prend alors sa signification: elle vibre avec l'ensemble."

 

Quelques jours plus tard, à Cosprons, petit hameau entre Banyuls et Port-Vendres, c'est la fête de "Pasquettes"; on danse, en plein air, non loin d'un immense parasol. La cobla est juchée sur une estrade grossière contre un mur où saillit un cadran solaire. J'aperçois soudain Maillol assis sur un tertre qui domine la place. Il a son carnet sur les genoux et il dessine. Je vais le saluer et sur son invite, je m'assois à ses côtés.

          - Vous voyez, c'est ici que je travaille!

           …Nous entrons dans l'atelier, petit bâtiment vitré à l'entrée du jardin, occupé au centre par la figure du "Monument à Debussy", destinée à la terrasse de Saint-Germain. Je remarque aussi une épreuve en plâtre de Pomone…. Maillol me montre une série de grandes photos qu'il vient de recevoir. Sur l'une d'elles je vois, groupés sur la pelouse, la nymphe du "Monument à Debussy", Maillol et un homme à la barbe courte: Henri Matisse. Admirable réunion, en ce champêtre décor, du grand sculpteur, du grand peintre et du souvenir du grand musicien !

 

           …Ailleurs, je remarque une robuste pipe, taillée, me dit-il, dans une racine de bruyère arrachée à La Roubire. Il travaille à "Harmonie". A 80 ans passés, j'admire sa jeunesse, son agilité, la souplesse de ses mouvements. Plusieurs fois, je veux me retirer, mais il m'affirme qu'une présence ne le dérange pas et qu'il aime deviser tout en travaillant:

      " Souvent, on me demande: qu'est-ce que vous avez voulu dire ? L'œuvre est la seule réponse. Elle est là. Elle parle, mal ou bien, et, lorsque c'est bien, alors elle chante…"

 

                              Paul PUGNAUD

 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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