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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:59
Le train jaune : un marqueur de l'identité des Pyrénes-orientales

Le train jaune : un marqueur de l'identité des Pyrénes-orientales

 

Identité catalane : le folklore et le déclin

 

L'hebdo La Semaine du Roussillon vient de publier un dossier intéressant sur l'identité catalane. Il vaudrait mieux parler d'entité ou de personnalité, car le mot "identité", dans le programme de partis extrémistes et populistes, et depuis la création d'un "ministère de l'identité" par Sarkozy, évoque le racisme, le rejet de l'autre, de l'Etranger, du migrant...

Comme le mot "nationalisme", le terme "identité" mène à la guerre, et les groupes, et sectes identitaires qui sont dans l'ombre du Front national et des radicaux, autour de F. Fillon, comme "Sens commun", font peur...

Plusieurs personnalités convoquées par le journal prônent d'ailleurs une identité ouverte, les Catalans, dans leur majorité, ne tombant pas dans le repli identitaire, dans l'enfermement des frontières. 

 

Tous disent que l'identité passe par la langue, mais, hélas, le catalan est très peu parlé par les jeunes, le département est composé de 60% de gens venus d'autres contrées, et les lycéens ou étudiants -environ 3000, qui apprennent la langue chaque année, ont peu de débouchés économiques en Catalogne...

 

Il n'y a guère que Gérard Jacquet pour s'opposer à l'évidence : déclin de la langue et à la pratique "folklorique" de la "culture" catalane, à travers la danse, la musique, la procession de la Sanch, la cargolade. ..

Les Catalanistes, les indépendantistes, les extrémistes sont très minoritaires et les habitants se sentent avant tout Français ou Européens : ils ont adopté, comme le dit Nicolas Berjoan, maître de conférence en histoire contemporaine, les traits appartenant à la culture française; les Catalans d'ici n'ont pas d'Etat-Nation propre, pas de structure économiques fortes...

Le peuple catalan du Roussillon a renoncé depuis longtemps, depuis l'enseignement de Jules Ferry, depuis les instituteurs de la République française, ces hussards interdisant aux enfants l'utilisation de la langue de leurs grands-parents...

 

Il est vrai que les élus et les institutions sont responsables : ils ont laissé "mourir la langue" (Hervé Pi); on n'apprend pas aux gens qui s'installent ici, l'histoire de ce pays: pas de culture catalane, mais des animations superficielles...

 

Le maire de Perpignan et la présidente de Région ont trahi le Pays catalan : J.Miquel Tourron a raison d'écrire : "D’un côté on invente un office de la langue et de l’autre on n’a jamais autant supprimé d’enseignement du catalan..."

L'Etat et le Conseil départemental ne créent plus de postes d'enseignants en catalan; de moins en moins de collèges et de lycées proposent des heures de catalan !

 

Décidément il n'y a que le chanteur G. Jacquet pour trouver qu'on parle beaucoup le catalan dans les P.O….pour estimer qu'il s'agit, en Roussillon, du même catalan qu'à Barcelone et qu'il se trouve deux écrivains catalans à Perpignan (Lluis LLuis et Bezsonoff) alors qu'il en existait bien d'autres, il y a quelques années...

JPB

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 09:18
Céret, Perpignan, Agde, Sète : "destination La Crise" - Jean NOUVEL et le saccage urbain - Poésie : pour ELNE :  Per Elna - Photo : boîte à chaussures - Revenu universel -
Céret, Perpignan, Agde, Sète : "destination La Crise" - Jean NOUVEL et le saccage urbain - Poésie : pour ELNE :  Per Elna - Photo : boîte à chaussures - Revenu universel -
Céret, Perpignan, Agde, Sète : "destination La Crise" - Jean NOUVEL et le saccage urbain - Poésie : pour ELNE :  Per Elna - Photo : boîte à chaussures - Revenu universel -

*SACCAGE du tissu urbain :

Jean NOUVEL, architecte bien connu, et en particulier à Perpignan (L'Archipel), créateur d'architectures insolites et chères, s'apitoie (dans Le Monde du mardi 28 mars) sur le sort des quartiers pauvres, délaissés, devenus des ghettos...

Il nous fait prendre conscience aussi du "saccage des paysages urbains...au mépris de l'Histoire et de l'Homme...du patrimoine... Ces saccages "abîment en profondeur l'image de nos villes et l'âme de notre pays..."

La mairie de Perpignan a-t-elle bien reçu le message..?

 

- - -Destination "la crise" :

Pour la station balnéaire du Cap d'Agde, qui détient le record du chômage, pour Perpignan, Céret, Sète, Sérignan, Pézénas, les villes les plus en crise de l'hexagone, c'est "destination chômage...population sous le taux de pauvreté..."

Le tissu est inexistant dans ces villes du sud et le tourisme ne sauve rien (il atténue toutefois l'ampleur de la catastrophe) car l'enquête de deux pages publiée dans le "supplément élections présidentielles" du Monde d'hier mardi, montre que la courbe du chômage est liée au tourisme...

Au moment où les "responsables" de la CCI de Perpignan nous disent que la création de plages privées va relancer l'économie !

 

Ces villes du littoral roussillonnais et languedocien ne vivotent que grâce à l'agriculture et au tourisme ; pour les villes de l'arrière-pays, comme Céret, la culture et le patrimoine limitent les dégâts...

Pour le travail, c'est la débrouille, le travail au noir, les petits boulots, la précarité et la fragilité des salariés. D'où le raz le bol et le vote pour le FN : Louis ALIOT en tête des élections municipales à Perpignan, Agde, Sète.

La région est déshéritée : la bourgeoisie a investi dans l'immobilier, l'économie de la rente. Les politiques ont investi dans le tourisme, mais les emplois ne sont que saisonniers et non pérennes...

Pourtant la Région est attractive : beaucoup d'estivants, d'étrangers et une population qui augmente de 1,1 % chaque année... souvent des pauvres ou population issues de territoires en déshérence (Nord, Lorraine).

On veut encore attirer du monde, pour plus de tourisme, plus d'envahissement, au lieu de créer des emplois industriels... L'échec de "responsables" économiques et politiques depuis 50 ans, depuis l'aménagement du territoire et l'expansion du "tout-tourisme"...

JPB

 

***Photographie :

 

La "boîte à chaussures" fait son retour prochainement, déballage 

prévu le jeudi 30 mars à 18h30 au Travailleur Catalan

 avenue de Prades à Perpignan . 

 

Cette œuvre multimédia sollicite chez le spectateur la vue, le toucher et l’ouïe. 

Venez assister à la projection d’un diaporama de 100 paires 

de chaussures uniquement féminines photographiées entre Pékin et Shanghai.

Le tout accompagné d’un fond sonore d’ambiances de rue, gare, métro, 

place publique, des sons de la ville et de bruits de pas bien sûr.

 

Une présentation de La boîte à chaussures : http://zanartphoto.free.fr/bac.html

 

Quelques modèles à découvrir en avant première : http://zanartphoto.free.fr/mic.html

 

L'exposition sera visible du 30 mars au 14 avril 2017.

 

Le Travailleur Catalan, 

44 ,  avenue de Prades 

66000 Perpignan

 

Ouvert du lundi au vendredi de 14h à 18h30

le samedi de 13h à 18h 

dimanche de 10h à 18h

 

N'hésitez pas à partager l'information et à convier proches et ami(e)s. 

Je vous attends nombreuses et nombreux!

 

Bien à vous,

 

Rizak.

Photographie

 

Web : http://zanartphoto.free.fr/

Phone : +33 643 656 473

 

zanartphoto | Indusmetrie

zanartphoto.free.fr

Photographie, Tirages d'Art, édition limitée. Industrie et geométrie, un univers photographique urbain et contemporain

 

**librairie Torcatis 

 

* Mercredi 29 mars à 18h30 à l'UPTC - 44 AVENUE DE PRADES à PERPIGNAN

Conférence par Bernard Friot, Sociologue et Économiste, Professeur émérite à l'Université Paris-Ouest, Nanterre - La Défense: "Revenu universel ou salaire à vie"

 

- - -

*POUR ELNE :

Per Elna

 

Sota la llum serena,

De cara a la carena,

La catedral eterna

Refrena joia i pena.

Elna riu i destrena

Records de vida plena.

 

Nena de pell morena,

Canta una cantilena,

Elna.

 

Quan la pluja esmargena

Els camps de terra siena,

Quan el Tec es desfrena,

Carregant fang, arena,

Elna plora i estrena

El dol que l’enllumena.

 

Nena de pell morena,

Canta una cantilena,

Elna.

 

Mentre la guerra crema

La vida com la llenya,

Sola, una dona ensenya

L’esperança suprema.

Elna lluita, materna,

Per nois de tota mena.

 

Nena de pell morena,

Canta una cantilena,

Elna.

 

La nit desencadena

Els secrets de la penya.

La lluna caraplena

Fascina la falena.

Elna dorm, esgramena

El somni que l’embena.

 

Nena de pell morena,

Canta una cantilena,

Elna.

 

Elna el 28 de març de 2017

 

Joan Iglesis

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 09:43
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"

Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"

Perpignan - Du mardi 21 mars 2017 au samedi 27 mai 2017

Exposition 

"L'Espagne déchirée 1936-39

Du 17 mars au 17 mai 2017 au Couvent des Minimes

La guerre civile en Espagne 1936-39
Il y a 80 ans, un conflit fratricide

Exposition de photos sur la Guerre d’Espagne, organisée au Couvent des Minimes de Perpignan par le Centre International du Photojournalisme, en partenariat avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes et l’Institut Français de Barcelone.

Il y a 80 ans, l’Espagne était déchirée par une guerre civile cruelle et meurtrière qui a duré près de trois ans (1936-39).

Ce conflit fratricide a fait quelque 500.000 morts et coupé en deux un pays qui demeura ensuite pendant près de 40 ans, jusqu’en 1975, sous le régime dictatorial du général Francisco Franco.


Cette exposition - d’environ une centaine de photos historiques et parfois inédites - vise à présenter un panorama le plus complet possible de cette Guerre d’Espagne, depuis le déclenchement du soulèvement militaire les 17/18 juillet 1936, jusqu’à la victoire finale le 1er avril 1939 des troupes nationalistes, menées par Franco, contre les forces républicaines.

Le Couvent des Minimes, où aura lieu l’exposition sur la Guerre d’Espagne, est un espace remarquable, lieu de rendez-vous incontournable chaque année du festival Visa pour l’Image.


Parallèlement, le Mémorial du Camp de Rivesaltes présentera une série de photos sur la Retirada et le sort de exilés républicains espagnols après la guerre, en France et à l’étranger.

Entrée libre
Réservation indispensable au 04 68 08 39 70

Renseignements: info@memorialcamprivesaltes.fr

***CULTURE :

 

Dégel des crédits pour la culture. Le 21 mars, la ministre de la Culture a annoncé que le Premier ministre donnait son accord pour un « dégel anticipé d’une partie des crédits du ministère. 65M€ vont ainsi être rendus disponibles dans les prochaines semaines, en particulier auprès des DRAC. Cette levée de la réserve de précaution concerne les crédits consacrés à la création, à la transmission des savoirs et à la démocratisation culturelle mais aussi, au patrimoine (sur des opérations spécifiques. ») (communiqué du ministère). Répartition : 37M€ pour la création, 9M€ pour l’EAC, 6M€ pour l’insertion professionnelle des jeunes créateurs et l’enseignement supérieur dans le domaine de la culture, 8M€ pour le patrimoine et 4M€ pour la participation du ministère au fonds patrimoine en péril. Conclusion du communiqué : « Ce dégel anticipé est un geste fort du Gouvernement, alors que le budget du ministère de la Culture a déjà connu une augmentation de 5,9% en 2017. »

 

Territoires 
Panorama des communes nouvelles. L’AMF publie une étude inédite, intitulée “Panorama des communes nouvelles”. « En deux ans, 517 communes nouvelles ont été créées en s’appuyant sur la libre volonté de 1 760 maires et de leurs équipes actant ainsi une véritable révolution territoriale. Dans la continuité de l’année 2016 – qui avait connu la création de 317 communes nouvelles regroupant 1 090 communes –, 200 communes nouvelles (670 communes) ont été créées au 1er janvier 2017. Jamais la France n’a connu un mouvement de fusion des communes aussi rapide : en un peu plus de deux ans seulement, les regroupements de communes sont plus importants qu’entre 1971 et 2010. Face à cette dynamique et dans une période de très grande recomposition des territoires, l’AMF, à l’origine du dispositif des communes nouvelles, publie en partenariat avec Territoires Conseils (Caisse des Dépôts), le premier Panorama des communes nouvelles. »Lire l’étude.

 

Nouvelle Aquitaine 
Un Contrat de filière Musiques actuelles et de variétés vient d’être signé par la région, l’Etat, le CNV et le Réseau indépendant de la musique en Nouvelle-Aquitaine (RIM). Cette convention, dotée de 240 000€ (110 000€ pour la région, 110 000€ pour le CNV et 20 000€ pour l’Etat), a notamment pour objectifs d’instituer un dialogue pérenne avec la filière musicale et la diversité de ses partenaires publics et privés, de créer le Fonds créatif Nouvelle-Aquitaine pour expérimenter des politiques publiques communes et accompagner les acteurs de la musique sur le territoire. A noter que la Région s’est précédemment dotée d’un contrat de filière pour le livre et pour le cinéma (source :Irma).

 

Hauts de France 
Parcours d’artistes 2. Le Patch, pôle des musiques actuelles en Picardie, et le réseau Raoul en Nord-Pas-de-Calais publient le deuxième volet d’une enquête sur la situation des artistes du secteur des musiques actuelles de la région. Avec cet enseignement que, malgré une réelle implication dans la diffusion, professionnels et amateurs confondus, le statut de musicien des musiques actuelles reste précaire : plus de 50% des musiciens professionnels ont gagné moins de 14 999€ nets en 2015, seuls 14% ont touché plus de 25 000€ nets et 3% plus de 40 000€ nets, et ce malgré une diversification des activités. Les ressources des musiciens se répartissent en effet entre l’enseignement (30%) et la diffusion (29%), mais aussi l’enregistrement (18%) et l’action culturelle (16%) et enfin, dans une bien plus faible mesure, les droits d’auteurs (7%). Lire l’étude.

Ile-de-France 
Saison culturelle : “le monde de la culture s’engage”. Le 20 mars, à l’occasion du lancement du dispositif la Saison culturelle 2017 dont l’objectif est la mise en valeur de l’offre culturelle parisienne et francilienne, le ministère de la Culture met en ligne des entretiens avec les dirigeants des grands établissements culturels, le musée du Louvre, les musées d’Orsay et de l’Orangerie, la Philharmonie de Paris et le château de Versailles. Laurent Bayle, directeur de la Cité de la musique-Philharmonie de Paris : « Nous participons au développement du Grand Paris et à la mission de cohésion sociale à travers notre projet ouvert sur toutes les musiques, savantes mais également populaires, occidentales ou issues d’autres cultures. Nous développons notamment une offre éducative et numérique à destination de tous les publics – enfants, adultes, familles, personnes en situation de handicap… – qui ancre notre projet dans les mutations sociétales du XXIe siècle » (sur le site du ministère).

 

Free parties

 

Lettre ouverte des collectifs free parties et associations techno aux pouvoirs publics et aux candidats à l’élection présidentielle. Ces collectifs, qui revendiquent 4 000 free parties chaque année et un public de plus de 200 000 personnes, disent leur déception vis-à-vis du politique : « On nous avait promis des terrains pour faire nos fêtes, du soutien pour nos projets mais rien ne vient. Colère contre les violences policières […]. Colère encore contre des élus locaux qui, au lieu de proposer des solutions, font tout pour interdire nos fêtes… Et les repousser sur la commune d’à côté. Nous vous informons juste que nous sommes là, que nous nous engageons depuis 25 ans pour faire vivre cette culture et que lorsque vous serez élu, qui que vous soyez, il faudra compter avec nous. Si vous souhaitez agir en élu responsable, si vous voulez rétablir le dialogue et faire une place à notre culture, nous sommes prêts. Si vous ne le faites pas, nous ne pourrons que déplorer le fossé grandissant entre les élus et la réalité des pratiques de Français » (lire la lettre ouverte).

 

Intermittence
Négociation intersyndicales. Les dernières négociations des confédérations de l’Unedic, au printemps 2016, n’avaient pas permis de trouver un accord sur le régime d’assurance-chômage des intermittents (l’Etat a reconduit la convention précédente en prenant en compte les demandes des intermittents du spectacle). La reprise des négociations a eu lieu le 7 mars. Selon Denis Gravouil, secrétaire de la CGT-Spectacle, les organisations patronales ne devraient pas remettre en cause le régime des intermittents mais « elles continuent de réclamer à l’Etat une mise à contribution allant de 100 à 120M€ ». Une exigence qui lierait la pérennité du régime à la décision politique (source : la Lettre du Spectacle 17/03).

Handicap
Adaptation des œuvres pour les personnes handicapées. Les inspecteurs généraux des affaires sociales, des affaires culturelles et de l’administration de l’éducation nationale ont rédigé un rapport en décembre 2016 intitulé “Les structures ayant une activité d’adaptation des œuvres au bénéfice des personnes en situation de handicap – réalités observées et perspectives”. Parmi les constats, la répartition géographique inégale des structures intervenant pour l’adaptation des œuvres sur le territoire métropolitain (prédominance de l’Ile-de-France) ainsi que la faiblesse du nombre des acteurs publics et des investissements dans la mise en œuvre de l’exception handicap : universités et leur service commun de documentation, bibliothèques et médiathèques publiques. Lire le rapport.

Loi LCAP
Parution du décret relatif au médiateur de la musique. L’article 14 de la loi LCAP institue un “médiateur de la musique” en charge d’un rôle de conciliation « pour tout litige relatif à l’interprétation ou à l’exécution », des litiges qui se multiplient à propos de l’exploitation numérique. Sont concernés les accords et les engagements contractuels entre les artistes-interprètes dont l’interprétation est fixée dans un phonogramme, les producteurs de phonogrammes et les éditeurs de services de communication au public. Le décret a été publié le 16 mars.

Musées
* Mission Musées du XXIe siècle : 15 mesures pour le musée de demain. Lors de la présentation des conclusions du rapport de la mission Musées du XXIe siècle (lancée en mai 2016), le 2 mars à Lyon, la ministre de la Culture en a appelé à un musée « ouvert aux jeunes générations, un musée qui s’adresse à toute la diversité des publics, un musée plus collaboratif et plus accueillant, un musée en prise avec la société du XXIe siècle » (communiqué). Parmi les mesures : encourager les musées de France à signer la charte “MOM’Art” en direction des enfants et des familles ; proposer de constituer des groupes de jeunes “ambassadeurs du musée”, créer un manifeste pour un musée humaniste, lancer fin mars un rendez-vous annuel “Osez le musée” avec les acteurs de la sphère sociale pour toucher les publics éloignés de la culture, soutenir les initiatives originales pour faire sortir les musées “hors-les-murs”, décloisonner les pratiques en invitant d’autres champs culturels dans les musées, encourager et soutenir les initiatives d’expositions participatives avec des habitants et lancer une mission pour un renouveau du rôle des grands départements dans l’animation du réseau des musées de France.


* Le rapport de la mission Musées du XXIe siècle. Extraits de l’introduction : « Le basculement définitif des musées français dans le XXIe siècle s’est réalisé en 2015 comme une réaction viscérale aux attentats, comme la résurgence d’un programme fondateur qui condense souveraineté nationale sur les œuvres de la culture et lutte contre le vandalisme des barbares. […] Les responsabilités qui incombent au monde des musées excèdent ainsi largement le champ de la mission traditionnelle de conservation et de recherche. Aujourd’hui, le musée est un passeur de mémoire, un producteur d’émotion esthétique et un médiateur interculturel. Et demain, davantage encore, sa vocation plurielle sera déterminante pour contribuer au dialogue entre les cultures, à l’éducation citoyenne et au vivre ensemble. Avec les droits culturels, la compréhension des identités individuelles et collectives, de leur multipolarité et de leur pluri-socialisation, deviendra l’oméga de son quotidien. » Lire le rapport de la mission Musées du XXIe siècle.

Patrimoine mondial
* Alliance internationale pour le patrimoine menacé. Le 20 mars, La France, l’Unesco et Abou Dhabi ont scellé une alliance internationale pour la protection du patrimoine culturel menacé par le terrorisme et la guerre. L’objectif est d’une part de réunir un fonds de 100M$, notamment pour lutter contre le trafic illicite de biens culturels et pour engager des opérations de restauration, ainsi que pour créer un “réseau international de refuges” : des musées nationaux ou de pays tiers pour mettre à l’abri des œuvres menacées. Cette alliance concrétise un engagement pris par le président de la République en mars 2015. Paris souligne que si Daech perd du terrain, « à mesure que l’ombre du drapeau noir se replie, apparaît de plus en plus évidente l’ampleur des destructions. Nous avons face à nous un champ gigantesque de restaurations et de reconstructions qui participera aussi à la redynamisation économique de ces pays » (source : RFI).


* Unesco. Le 13 mars, Irina Bokovala, directrice générale de l’Unesco, participait à la conférence internationale “Art for Tomorrow”, organisée par le New York Times à Doha. Une occasion d’appeler à une meilleure protection du patrimoine culturel en danger : « Les extrémistes connaissent parfaitement le pouvoir du patrimoine à souder les communautés, et c’est précisément pour cette raison qu’ils cherchent à le détruire. C’est une préoccupation qui dépasse largement le cercle des professionnels du patrimoine – c’est un impératif de paix et de sécurité », a-t-elle rappelé. Elle a aussi souligné le rôle clé des musées et des institutions culturelles pour le dialogue interculturel : « Les musées ne sont pas seulement des lieux où préserver notre patrimoine commun – ce sont des espaces pour préparer l’avenir, favoriser l’éducation à la citoyenneté mondiale » (site de l’Unesco).

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 10:38
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -

Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -

***Musique :

25 rue de la Neige Ille-sur-tet

www.lafabrica.com 04 68 84 08 09

Quand la chanson catalane s'invite à  la Fabrica

SAMEDI 25 MARS à  20h

 

  ça va guincher, ça va swinguer, com se diu en catala ? hopopop !

 

Le samedi 25 mars 2017, à  partir de 20 heures, le Col•lectiu donnera un concert exceptionnel à La Fabrica, à  Illa de Tet (Ille-sur-Têt).

Le Col•lectiu présentera neuf formations musicales, trente musiciens, parmi les plus impliqués dans ce magnifique projet destiné à  booster la création artistique en catalan en Catalogne Nord : 

Gerard Jacquet (folk-rock) 

Llamp te Frigui (electro-rock) Philippe+Sala 

Ghetto Studio (reggae fusion) Julio+Ludovic... 

Delf (cantautora) Delphine... 

Buenasuerte (rumba catalana) Alex+Fernando... 

AJT (punk-rock) Julien+Theo... 

Pasca Line (pop) 

Joan Ortiz (cantautor) 

Rumba Coumo (rumba catalana) 

Muriel Falzon Trio (jazz) 

 

L'entrée est à  7€

 et soutiendra la production des artistes, le bar, lui, soutiendra le théâtre de la Fabrica, dont les bénévoles assureront Ãégalement une petite restauration (tapas) le soir du concert.

 

A VOS AGENDAS :  UN CONCERT DE PRINTEMPS A NE PAS MANQUER!

 

- - -

*** THÉÂTRE DE LA RENCONTRE :

 

Hispanica en concert le vendredi 24 mars à 20h30

Duo guitares-chant avec Juan Francisco Ortiz et José de Los Rios. Un musicien « classique » rencontre un musicien « de rue »… Ils se lient d’amitié et partagent leurs musiques respectives en un moment musical, à la fois unique, fantastique et généreux ! La guitare de J.Francisco Ortiz évoque les racines classiques du répertoire que José de Los Rios …

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 10:34
André BONET, président du CML - Auteur, avec Michel BOLASSELL des "Insurgés de la pauvreté"
André BONET, président du CML - Auteur, avec Michel BOLASSELL des "Insurgés de la pauvreté"

André BONET, président du CML - Auteur, avec Michel BOLASSELL des "Insurgés de la pauvreté"

 

Perpignan : Culture de proximité

 

Mon article d'hier sur "Culture du dimanche" a obtenu un certain écho, si je me fie aux statistiques d'Overblog...

La culture intéresse donc et le projet de "Perpignan destination" qui ne doit pas se limiter à la quantité de touristes, ni à la mise en oeuvre d'une animation tous azimuts fondée sur le folklore, même si la fête et le spectacle vivant sont importants : "Perpignan est une ville où il se passe tous les jours quelque chose et on est en train d'y arriver.", comme l'affirme P.-Olivier Barbé, dynamique directeur de l'Office de Tourisme.

 

Je terminais mon article sur le "pass culture" en direction des jeunes (mais cela peut se faire pour des catégories sociales en difficultés et en éloignement de la culture): en effet, la culture des jeunes passe par la médiation et les bibliothèques, l'éducation artistique, culturelle à l'école et en dehors des temps scolaires; créons ce "passe-partout culturel" comme on l'a déjà fait dans le cinéma avec la carte UGC illimitée…

 

A Perpignan, depuis trois, c'est le pire et le meilleur. 

 

Le pire : ne revenons pas sur la mort de l'école des Beaux-Arts, la fin du Centre Walter Benjamin (créé par Jordi Vidal et Maurice Halimi), la baisse des subventions pour les animateurs de quartiers (les Francas particulièrement visés), les destructions patrimoniales, la célébration sans panache (pas de débats, d'échanges littéraires…) de la fête du livre (Sant-Jordi)…

Le pire : est-il encore à venir..?

 

Nous préférons nous tourner vers le meilleur : la programmation de qualité du théâtre de l'Archipel (ne parlons pas ici de la dette, des erreurs : étroitesse des places, scène non conçue pour la musique, l'opéra…), l'action forte, depuis des décennies, d'André Bonet, avec les multiples événements du CML (Centre méditerranéen de littérature), les spectacles autour du jazz, de la photo, de la musique sacrée et de Jean Vigo, associations culturelles subventionnées par la mairie, moins, cependant que le rugby ou notre célèbre club de basket, connu pour des affaires de corruption…

 

 Le récent "plan culture" pour les quartiers, lancé par l'Etat, la Drac, la préfecture, soutenu par la mairie, avec une rallonge 20 000 euros pour aider la lecture, l'enseignement artistique, les actions dans les quartiers pour les populations éloignées de la culture, est à signaler.

 

De même l'action de la ville pour son choix d'offrir une résidence à quatre compagnies de théâtre en 2017, afin de créer leur spectacle, est louable : pendant un mois le théâtre municipal ouvre ses portes à ces troupes de théâtre de proximité; ce théâtre italien devrait être plus ouvert encore, mais la perspective de cours pour les étudiants en droit assombrit ce projet. Quoi qu'il en soit, la création des compagnies choisie devrait être montrée au théâtre de l'Archipel, dont la vocation de scène nationale doit être complétée par une aide aux créateurs d'ici. (salle du Carré dans un premier temps).

 

Le maire, Jean-Marc Pujol, perdant parfois "la tramontane" (qui fera la chronologie de ses bévues et colères?) a eu cette phrase forte, soulignant l'importance de la culture, afin d'assurer la cohésion et la cohérence d'une ville citoyenne : "La culture doit nous servir de boussole."

 (au théâtre de l'Archipel, voeux aux acteurs de la culture -je n'étais pas invité, pourquoi donc..?- le 21/12017)

Enfin, la rénovation du musée Rigaud devrait s'affirmer comme repère central du dynamisme culturel de Perpignan… à suivre, donc, le 24 juin, rue Mailly/rue de l'Ange…et bien avant ici, sur les ondes nocives de ce blog insoumis…

JPB

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 09:02
Denis SAEZ, discret mais efficace directeur de la culture à Perpignan

Denis SAEZ, discret mais efficace directeur de la culture à Perpignan

 

Perpignan, destination cultuelle..?

Culture le dimanche

 

Avec l'ouverture annoncée de la FNAC tous les dimanches à partir du 25 mars, la culture à Perpignan est un atout majeur pour le concept de "Perpignan, destination touristique". 
Cette ouverture dominicale, utile pour promouvoir la ville comme "destination", leitmotiv de l'actuelle majorité de Jean-Marc Pujol et de Michel Pinell, adjoint en charge de la culture et de la médiation, doit aussi et surtout bénéficier aux habitants. Du moins aux plus pauvres, ancrés dans des situations précaires (solitude, dépourvus de voiture, de possibilités de sortir de la ville lors des jours fériés, handicapés...) : c'st ainsi que la médiathèque et les bibliothèques de quartiers devraient être ouvertes tous les jours de la semaine; en effet, une bibliothèque, désormais, est moins un lieu de lecture, de documentation, d'information, qu'un lieu de vie aux activités diverses et protéiformes : accès à internet, expositions, rencontres, jeux, conférences…

Le citoyen en situation difficile peut rencontrer du monde et oublier le silence d'une cité devenue "ville morte" les dimanches et lundi et lors des longs week-end fériés.

Bien sûr se pose alors le problème de la présence de salariés -et de leur salaire- dans les médiathèques ! Cette décision est du ressort du maire, qui ne doit pas oublier que les bibliothèques constituent le premier lieu culturel du pays …

En outre, avec l'émulation du privé (ouverture de la FNAC, de galeries de peinture…), la mairie devra trancher : ouvrir plus et mieux, fournir du personnel, des conseillers et non de simples gardiens, jouer la politique de l'offre pour que la vie culturelle de la ville soit présente partout et non simplement place de Catalogne.

Il faut en outre savoir que la médiathèque d'une ville française n'est ouverte - en moyenne- que 40 heures par semaine contre 98 jeunes dans certains pays européens, le Danemark, par exemple…

Avant de devenir une "destination", Perpignan doit apporter du contenu. Touristique, certes, et c'est le plus simple, avec les atouts locaux: patrimoine, animation, soleil, proximité de la mer… Le plus dur est d'offrir un fonds culturel de QUALITE ! Cela va exiger une présence active des musées (exposé, conférences, visites des scolaires, participation des artistes, partenariats divers…), du conservatoire de musique : l'Etat envisage le versement de 25 millions d'euros pour "sécuriser les conservatoires de ludique" et aussi "80 millions pour financer la gratuité des musées tous les dimanches"… On parle aussi de plus en plus d"un "pass culturel" pour les jeunes : en Italie, il est doté d'un crédit de 500 euros et donne droit à des livres, de la musique, des spectacles, des entrées aux musées…Le candidat Macron a lancé l'idée du "bonus culture"…A Bobigny la Maison de la culture 93 a créé un "pass illimité comme pour le cinéma…

Qu'n dit la ville de Perpignan..?

JPBonnel

(à suivre)

 

Association W. BENJAMIN :

 

* JEUDI 23 mars, café philo, aux 9 caves, à Banyuls : W.Benjamin et les femmes importantes de sa vie.

(entrée libre)

 

 

- - -

 

***Le Mémorial du Camp de Rivesaltes organise les

 

JOURNÉES D’ÉTUDES DES 23 et 24 MARS 2017

 

« MÉMOIRE ET ENGAGEMENT »

 L’association entre « mémoire » et « engagement » est rare, aussi bien dans le langage scientifique que dans le langage courant si ce n’est, par exemple, quand on parle de « militants de la mémoire » comme Serge Klarsfeld en France. Le sujet est pourtant majeur si l’on veut bien l’explorer dans toute sa dimension et en croisant les disciplines pour mieux le comprendre. 

Le Mémorial du Camp de Rivesaltes était particulièrement bien placé pour cela compte tenu de l’histoire du camp et de la nature des journées d’études qui sont organisées chaque année avec son conseil scientifique.

 

Nous aborderons le sujet sous trois angles complémentaires et quelquefois croisés :

 

Pour qui travaille sur la mémoire, la question de l’action est cruciale. Les psychologues et neuroscientifiques mettent en avant deux circuits différents dans le cerveau, l’un qui mobilise l’émotion, le pathos, la victimisation, l’autre la réflexion et l’action. Deux zones du cerveau différentes sont ainsi mobilisées mais, au-delà des neuroscientifiques, les sciences humaines et sociales sont aussi confrontées à cette dualité quand elles travaillent avec des témoins ou sur des parcours muséographiques.

 

La mémoire de l’engagement est une autre façon d’aborder le sujet. Qu’il s’agisse de la guerre d’Espagne, de la Résistance ou de la guerre d’Algérie, pour prendre ces grands événements qui ont marqué le camp de Rivesaltes, la mémoire ou plus précisément des mémoires se sont construites et ont façonné des générations jusqu’à aujourd’hui. Il sera intéressant de s’y arrêter, bien sûr, mais aussi de les comparer avec d’autres grands moments de l’histoire du temps présent qui ont façonné ou façonnent encore la mémoire collective.

 

Enfin, puisque nous parlions de « militants de la mémoire », il y a aussi la mémoire comme engagement. Ce questionnement n’est pas d’hier car après chaque événement majeur, des hommes et des femmes, mais aussi des institutions, des Etats, se sont engagés sur le terrain mémoriel. Il suffit de penser à la place de la mémoire dans le débat politique ou au rôle de ceux et celles qui ont considéré qu’il fallait en faire un combat, il suffit de voir le succès d’une formule comme « le devoir-de-mémoire » pour mesurer l’importance de ce chantier.

 

Ce sont ces trois approches qui structureront les journées d’études 2017 du Mémorial du Camp de Rivesaltes. Nous avons la chance de disposer au sein du conseil scientifique de compétences variées et complémentaires qui nous permettent de toutes les aborder de front, mais cela ne nous interdira pas de solliciter d’autres collègues français ou étrangers. 

 

 Denis PESCHANSKI, Président du Conseil Scientifique du Mémorial 

 

 

    PROGRAMME

JEUDI 23 MARS 2017

APRES-MIDI

 

LA MÉMOIRE DE L’ENGAGEMENT 

Présidente de séance : Jacqueline EIDELMAN (Sociologue en Museum Studies, diplômée en sciences de l'Education, chercheur au CNRS, chef de département de la politique des publics à la Direction Générale des Patrimoines du Ministère de la Culture et de la Communication)

 

14H30/ 15H Katy HAZAN  (Agrégée d'histoire, responsable du service « Archives et Histoire » de l'œuvre de Secours aux Enfants) : les œuvres de secours au camp de Rivesaltes

 

15H / 15H30 Alicia ALTED (Professeur au Département d'Histoire Contemporaine, directrice du Centre d'Etudes des Migrations et des Exils à l'Université Nationale d'Enseignement à Distance de Madrid)  : La société civile espagnole contre l’oubli 

 

15H30 / 16H Pause

 

16H / 16H30 Jacques WALTER (Directeur du Centre de Recherche sur les médiations à l'Université de Lorraine spécialisé sur la médiatisation des conflits, la médiation mémorielle et la sociologie des pratiques d'information et de communication) : le rôle des media 

 

16H30 / 17H Isabelle CHAUDIEU (Neuroscientifique et épidémiologiste Chercheur Inserm dans l'unité 1061 de Neuropsychiatrie, spécialisée dans l'étude des troubles post-traumatiques et de la résilience) : Les traces de la mémoire traumatique: De la maladie psychiatrique et/ou somatique à la résilience. Que nous en disent les neurosciences ?

 

17H / 18H Échange : modératrice Geneviève DREYFUS ARMAND (Docteur en Histoire, conservateur général honoraire des bibliothèques, présidente du Centre d'Études et de Recherches sur les Migrations Ibériques)

 

18h30 / 20h Nuit du Mémorial avec Jean Claude GAYSSOT (Maire de Drancy, député de Seine Saint Denis, ministre de l’Équipement, auteur de la loi du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe)

 

 

 

VENDREDI 24 MARS 2017

 

MATIN

 

MÉMOIRE ET ENGAGEMENT 

 

 

Président de séance : Alain CHATRIOT (Agrégé d'histoire, diplômé de l'IEP de Paris, professeur des Universités à Sciences Po, docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales) 

 

9h30/ 10h Jean Claude GAYSSOT: La mémoire au cœur d’une action du Parlement :  fabrication de la loi du 13 juillet 1990

 

10h / 10h30 Michel AGIER (Ethnologue, anthropologue, directeur de recherches à l’Institut de Recherche pour le Développement, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) : La construction de la mémoire dans l'accueil des migrants

 

10h30 / 11h Pause

 

11h / 11h30 Fatima BESNACI LANCOU (Historienne ayant vécu dans le camp de Rivesaltes, éditrice, essayiste, fondatrice de l'association « Harkis et droits de l'Homme »)  : La mémoire des harkis au coeur de l'engagement associatif 

 

11h30 / 12h30 Échange : modératrice Brigitte SION (Docteur en Performance Studies de l'Université de New York, enseignante, écrivain, universitaire spécialiste des pratiques mémorielles, de la mémoire publique et de la mémoire post-génocidaire)

 

 

APRÈS-MIDI

 

LA MÉMOIRE COMME ENGAGEMENT 

Président de séance :  Thierry DUCLERC (Historien, IPR/IA d’Histoire-Géographie au Rectorat de l’Académie de Montpelier) 

 

13h30 / 14h Alain CHATRIOT et Denis PESCHANSKI :  La construction étatique mémorielle comme engagement 

 

14h / 14h30 Johanna BARASZ (Historienne diplômée de l'IEP de Paris, déléguée adjointe, Conseillère Education et Transmission à la Direction Interministérielle de Lutte Contre le Racisme et l'Antisémitisme) : La mémoire au coeur d'une action de l'Etat 

 

14h30 / 15h Pause

 

15H/ 15H30 Anne MUXEL (Sociologue, directrice de recherches en sciences politiques au CEVIPOF, Centre de Recherches Politiques de Sciences Po) : Mémoire et transmission

 

15H30 / 16H30 Échange 

 

16H30 / 16H45 Synthèse des travaux par Denis PESCHANSKI

 

16H45 Conclusion des journées d’études par la Présidente de l’EPCC, Carole DELGA Présidente de la Région Occitanie-Pyrénées Méditerranée (sous réserve), en présence des membres du Conseil d‘Administration du Mémorial

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:23
Perpignan : La ville est à nous ! - Banyuls, café philo : W. Benjamin et les femmes
Perpignan : La ville est à nous ! - Banyuls, café philo : W. Benjamin et les femmes

 

JEUDI 23 mars 2017 :

*23 mars, café philo, aux 9 caves, à Banyuls : W.Benjamin et les femmes importantes de sa vie. A partir de 18 heures.

(entrée libre)

 

Sous l'égide de l'Association W. Benjamin "sans frontoères"

 

***« Perpignan, la ville est à Nous » 


Séance d’ouverture le Jeudi 23 mars, de 17h30 à 20h


au local des Éditions Trabucaire 11, Traverse de Pia – Perpignan

Le collectif « Perpignan, la ville est à Nous » propose à cette occasion de renouer avec les échanges collectifs et le débat public.
Mais l’édition 2017 de « Perpignan la ville est à Nous » ne se limite pas à cette date,
des actions sont prévues le 24 mars et le 31 Mars
et enfin le 8 Avril la journée de clôture.

 

PROGRAMME COMPLET (ENTRÉE LIBRE)

Jeudi 23 Mars, on ouvre sur la question du communautarisme
de 17h30 à 20h00 aux éditions Trabucaire* 11,rue traverse de Pia à Perpignan
Présentation du projet « Perpignan, la ville est à Nous » et des actions 2017 par les membres du collectif et les porteurs des actions.
Conférence: « L’invention » du Communautarisme avec Fabrice DHUME** auteur de l’ouvrage Communautarisme enquête sur une chimère du nationalisme français (éd Démopolis sept 2016). Débat animé par Rachid ID YASSINE***


* contact Trabucaire 04 68 61 02 82 ou 06 11 84 07 53
** Fabrice DHUME sociologue, chercheur à l’ISCRA, enseignant chercheur à l’université Paris Diderot, travaille depuis une vingtaine d’années sur la question des discriminations raciales
***Rachid ID YASSINE sociologue, anthropologue, enseignant chercheur, membre du collectif Perpignan, la ville est à Nous

Vendredi 24 Mars, déambulation dans la Ville :


à 19h00 rendez vous place de la Victoire à Perpignan
« Des traces dans la ville » avec l’association Light Hunter* : déambulation nocturne dans la ville et réappropriation de l’espace urbain avec la technique du light painting**. Les photos seront exposées lors de la journée du 8 avril. Tous publics à partir de 6 ans.
*contact : light.hunter@laposte.net, téléphone 06 16 01 99 11, profil Facebook : Hunter Light
**Le light painting est une technique artistique de photographie en pause longue en pleine expansion. Elle laisse apparaître les décors éclairés et les traces lumineuses produites par l’exposition de sources lumineuses. C’est un mélange de photographie et de « dessins lumineux ».

Vendredi 31 Mars, un bain d’éducation populaire
de 19h00 à 22h30 aux Francas* 3, avenue de Belfort à Perpignan
Conférence gesticulée** « Mes identités nationales » par Pablo SEBAN de la SCOP Vent Debout de Toulouse, ouvert à tous (réservation conseillée)
*contact : Francas 04 68 54 60 44


**Une conférence gesticulée c’est une histoire populaire, c’est un conte politique, une réflexion offerte au collectif pour qu’il se l’approprie… Cette conférence se propose de réfléchir à tout ça : qu’est-ce que le racisme, comment sa mécanique est-elle construite, qu’est-ce qu’il y a de commun au racisme, au sexisme, à l’homophobie, sur quels arguments s’appuie cette mécanique discriminatoire pour se développer…

Samedi 8 Avril, de 9h30 à 19h00 JOURNÉE DE CLÔTURE
au siège des Francas 3, avenue de Belfort à Perpignan contact 06 11 84 07 53
9h30 : Accueil café
10h00 : Ouverture et présentation du projet « Perpignan, la ville est à Nous »
avec la participation d’Olivier NOEL*
*Olivier NOEL enseignant chercheur à Paul Valéry, sociologue à l’ISCRA Montpellier, auteur du rapport au premier ministre « Faire société commune dans une société diverse » oct 2013
Montpellier, Narbonne, Perpignan, Toulouse: paroles de quartiers
10h15 : Projection du documentaire « Justice pour le Petit Bard* » (2015-52mn) avec Hamza AARAB président de l’association et la réalisatrice Carole CHABERT
*L’histoire d’un collectif de jeunes d’un quartier populaire de la région qui se battent au quotidien au sein de leur association pour faire valoir les droits élémentaires des habitants et pour lutter contre le clientélisme dominant.

11h15 à 12h45 : FORUM « Qui porte la parole des habitants des quartiers populaires » avec la contribution de militants associatifs des quartiers populaires de Narbonne (Réveil Citoyen Narbonnais), Montpellier (Petit Bard), Toulouse (Tactikollectif), Perpignan (Citoyens des Quartiers Populaires),…

12h45 à 14h00 : Pause Repas (stand de restauration rapide- boissons sur place)

De Jeunes perpignanais(e)s se/nous questionnent
14h00 à 16h00 : Le projet perpignanais JRC : Jeunes Reporters Citoyens*
Présentation du projet par les Jeunes, visionnage de vidéos et débats sur les questions qu’ils proposent de partager avec nous**
*contact : 06 23 42 03 64
**Depuis près de deux ans maintenant ces jeunes perpignanai-se-s de 16 à 20 ans des quartiers de Saint Assicle et Mailloles travaillent, dans le cadre d’un atelier de réalisation de reportages sur leur perception de la réalité dans les quartiers populaires de Perpignan. C’est l’occasion pour eux de mettre en rapport de façon critique la place qui leur est faite et les valeurs affichées par notre société. Dans ce travail, ils nous proposent ainsi de débattre des questions telles que le vivre ensemble, l’égalité hommes- femmes, les inégalités sociales, la radicalisation,…

16h00 à 16h30 : Pause

Barcelone, « Squat », une lutte collective


16h30 à 18h00 : Projection de « Squat, la ville est à Nous »* (2011 - 94 mn) Un film de Christophe COELLO membre du collectif Perpignan, la ville est à Nous - Production : Annie GONZALEZ, C-P Productions)**
*contact : 06 76 12 59 62


**Un verrou qui cède, une porte qui s'ouvre, des cris de joie qui retentissent : la réappropriation qui ouvre le film est d'abord un moment d'intense vitalité. Nous sommes dans un quartier populaire de Barcelone en proie à la spéculation, mais la scène pourrait se dérouler dans n'importe quelle grande ville d'Europe. Gentrification, loyers hors de prix, opérations de "réhabilitation" destinées à chasser la population.. Ce que divulgue le film, c'est une proposition de lutte concrète et collective. Squat est un film d'action, film qui donne envie d'agir,
18h00 à 18h30 : Questions, échanges, débat sur le film

18h30 à 19h00 : Clôture de la journée par le collectif Perpignan, la ville est à Nous
Et pour finir, la soupe est à Nous!
19h00 : On se retrouve autour du partage d’une soupe.

Et, notez bien, pour la suite l’ouverture de deux chantiers permanents qui proposeront leurs propres rendez-vous dans les semaines qui viennent :

Saint Jacques est à Nous *contacts : 06 16 30 83 97 ou 06 74 41 90 19

Pourquoi j’aime mon quartier: la parole rendue aux habitants.

Recueil et mise en discussion des points de vue des habitants sur leur façon personnelle, familiale, sociale, professionnelle de vivre dans ce quartier.

Prise en compte de cette parole dans les décisions qui les concernent dans un contexte dit « de renouvellement urbain »

L’école est à Nous *contacts : 07 82 54 66 26 ou 06 71 13 33 14

La question de la mixité sociale dans les écoles et collèges de la ville et de l’application du principe républicain d’égalité des droits

(projet de rencontre avec le collectif des parents d’élèves Petit Bard- Pergola de Montpellier)

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:37
Joê-Bousquet-par-Denise-Bellon-1947 - BANYULS : Bye-Bye pesticides
Joê-Bousquet-par-Denise-Bellon-1947 - BANYULS : Bye-Bye pesticides

Joê-Bousquet-par-Denise-Bellon-1947 - BANYULS : Bye-Bye pesticides

J'ai toujours de l'appréhension en ouvrant un livre du poète Joë Bousquet, cloué dans son lit, dans sa chambre de Carcassonne, devenue désormais un lieu de mémoire et de poésie.

En reprenant son recueil Le meneur de lune, "seul portrait de lui qui fût ressemblant", écrivait-il, on découvre un auteur majeur du XX° siècle, qui dit son martyre et aussi son amour de la vie, des livres, des revues, des amis et des femmes...

 

L'incipit donne le ton et place la tragédie au coeur du livre : "A 20 ans j'ai été gravement atteint par un coup de feu. Mon corps était retranché de la vie; par amour pour elle, je rêvai d'abord de le détruire..."

 

Et le livre se clôt sur le même constat d'une vie immobilisé en pleine jeunesse, d'une vie gâchée, mais qui donna vie à une oeuvre insolite, inclassable, à la fulgurante poésie : "la chambre est décrite (page 143, Albin Michel éditeur, 2006 - première édition en 1946)Je pense à la beauté des femmes et me sens au milieu de tant de merveilles diminué et réduit à rien...On m'a laissé seul dans un lit clos où mon infirmité m"immobilise.." 

Mais une femme s'immisce dans la nuit de la maison et le surprend au coeur du lit, pour une longue caresse voluptueuse jusqu'au petit matin qui ramène l'évidence :l'impossibilité de se lever, d'aller vaquer comme tous les hommes...

 

Alors J.Bousquet va remplacer la vie par la culture (page 15): il va lire, écrire, recevoir les amis, les Surréalistes, échanger par lettres à travers l'Europe…et donner existence à une oeuvre colossale. 

La littérature lui a ôté l'idée du suicide, du désespoir: a structuré sa colonne vertébrale trouée par la folie de la guerre. Le rôle de la littérature, c'est aussi cela : "Les écrivains montrent ce que les hommes sont et non comme je voudrais y parvenir, ce qu'est leur être;" (page 39)

 

JPB

*** Axel Kahn : « comment être humain pleinement ?»

 

Axel Kahn sera à Perpignan ce vendredi 24 mars. Il rencontrera les élèves du Lycée Jean Lurçat à l’occasion de sa semaine Culturelle à 10h et présentera son livre "Être humain, pleinement" (Stock), à l'invitation du CML,  à 18h à l’hôtel Pams de Perpignan .

 

Axel Kahn est un scientifique, médecin généticien et essayiste français. Directeur de recherche à l'Inserm et ancien directeur de l'Institut Cochin, il a été également le président de l'université Paris Descartes (2007-2011). Il est surtout connu du grand public pour ses actions de vulgarisation scientifique et ses prises de positions sur des questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies – notamment le clonage et les OGM – en particulier dans la cadre de son travail au sein du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) de 1992 à 2004.

Axel Kahn est l’auteur d’une vingtaine de livres dont plusieurs ont été des best-sellers, notamment "Et l’homme dans tout ça ?" (NiL, 2000), "Raisonnable et humain" (NiL, 2004), "L’Homme, ce roseau pensant" (NiL, 2007) et "Pensées en chemin. Ma France, des Ardennes au Pays Basque" (Stock, NiL, 2014).

 

Dans son dernier livre " Etre humain, pleinement " (Stock) Axel Kahn utilise la fiction pour introduire la thématique qu’il développe à travers un essai, s’attachant à enrichir, touche après touche, l’observation de  ses héroïnes gémellaires dont l’image et l’exemple traversent l’ouvrage. Il rappelle le rôle de l’altérité de l’un et l’autre, comme deux bûches incandescentes qui s’embrasent l’une l’autre, et nous enjoint : « Osons vouloir, alors nous pourrons, peut-être. » En nous contant l'histoire de ces jumelles au destin diamétralement opposé, le généticien Axel Kahn s'interroge sur ce qui fait notre humanité.

Dewi et Eka sont de vraies jumelles nées dans la province sud du Kalimantan, à Bornéo. La première est sauvée d’un effroyable incendie dans lequel tout le monde pense qu’a péri Eka. En fait, cette dernière a été récupérée par une femelle orang-outan qui l’élèvera. Dewi, elle, sera l’une des femmes les plus brillantes de sa génération, et recevra le prix Nobel de physiologie et médecine. Eka, quant à elle, bien que recueillie dans une société humaine à dix ans, restera une enfant sauvage souffrant d’un grave retard mental. Elle mourra misérablement. Les deux soeœurs ont pourtant les mêmes gènes. Comment Dewi a-t-elle pu développer les outils d’un brillant épanouissement pleinement humain, quelles en furent les étapes et les conditions ? Pourquoi tout cela n’a-t-il pu s’enclencher chez Eka ? 

 

Programme :

10h au Lycée Jean-Lurçat rencontre avec les lycéens et conférence d’Axel Kahn « Oser, vouloir, être pleinement humain »

18h à l’Hôtel Pams (18 rue Emile Zola-Perpignan) Présentation du livre d’Axel Kahn « Etre humain, pleinement » (Stock) suivie d’une dédicace. Entrée Libre.

Renseignement CML : 04.68.51.10.10

 

 

Emmanuelle Malé

Administration du CML - Secrétariat des Prix Méditerranée

CML - Hôtel Pams - 18 rue Emile Zola - 66000 Perpignan

Tél. +33 4 68 51 10 10

Port. +33 6 69 79 15 01

www.cmlprixmediterranee.com

 

- - -

 

**Musique : ARRELS-VERNET :

 

la filière musicale « CHAM » arrive à l'école Arrels-Vernet de Perpignan, comme le détaille le communiqué joint.

 

L'inscription des enfants étant désormais ouverte, il serait précieux de pouvoir diffuser cette information dans les prochains jours.

 

La directrice de l'établissement, Mme Elena Gual, se tient à votre disposition pour vous fournir davantage de renseignements, au 06 29 77 21 27.

la filière musicale « CHAM » arrive à l'école Arrels-Vernet de Perpignan, comme le détaille le communiqué joint.

 

L'inscription des enfants étant désormais ouverte, il serait précieux de pouvoir diffuser cette information dans les prochains jours.

 

La directrice de l'établissement, Mme Elena Gual, se tient à votre disposition pour vous fournir davantage de renseignements, au 06 29 77 21 27.

 

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***l’exposition

 

XXIIe SALON

DES ARTISTES

CANÉTOIS

 

BORD

DE MER

 

Du 17 au 26 mars 2017

Galerie des

Hospices

Canet-Village

Av. Sainte-Marie

 
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 08:30
Centre-ville déserté, patrimoine dévasté : tous complices, tous responsables !

Perpignan...et les villes "historiques" moyennes et petites...

 

La crise du commerce en centre-ville s'accélère. La municipalité tente des alternatives : étudiants en coeur de ville, destruction d'immeubles insalubres en secteur sauvegardé et création de logements pour futurs étudiants...

Après la disparition du presbytère, des maisons des quartiers difficiles sont mis à bas, dans l'attente d'une réfection complète du quartier St-Jacques... Tout cela avec la complicité des élus (silence de l'opposition socialiste, du député J. Cresta), de la préfecture, des bâtiments de France, du ministère...

Tous responsables, tous complices dans le non-respect du secteur sauvegardé.

 

A présent, certains, tel Yves DAUGE, ancien sénateur PS et maire de Chinon, défenseur du patrimoine, propose un programme de revitalisation des "sites et cités remarquables" afin de ramener la vie sociale et économique dans ces villes oubliées...

Perpignan fait partie de ces agglomérations à sauver, comme Lodève, Pont-St-Esprit, Villefranche de Rouerge...

Il s'agit de financer des travaux grâce à la défiscalisation Malraux; l'Etat a déjà donné ces derniers mois pour la rénovation de l'habitat ancien, rénovation des façades…

L'élu stigmatise ces responsables politiques, maires de ces villes en déshérence d'avoir financé des hypermarchés et des pavillons en périphérie…Complices, coupables, tous responsables, ils s'affolent à présent…à l'approche d'échéances électorales…

 

On casse, on brade dans tous les sens, on met du sparadrap ici, un coup de peinture là, mais où est la cohérence..?

 

JPBonnel

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 10:05
Printemps des poètes : Jean IGLESIS - Nîmes - Barcelone, par Boris VIAN

Printemps et poésie… Vive la vie !...

 

 

Il faut cultiver son jardin… Cette sentence - dans l’acception que lui ont donnée Leibnitz et plus tard Voltaire, il y a plus de trois siècles – prend une certaine résonance dans une société où le bitume et l’espace urbain ont graduellement remplacé les vertes prairies et les champs régulièrement moissonnés.

Néanmoins, le jardin est devenu peu à peu un lieu privilégié, intime, où l’individu se ressource.

 

Si l’on parle de retrouver ses racines, on sait qu’en le for intérieur de tout un chacun, frémit et survit un jardin secret, un espace privé, inviolé dont l’entrée est interdite aux autres.

Verlaine – dans un poème fameux – n’a-t-il pas « poussé la porte étroite qui chancelle  » ? Ronsard n’a-t-il pas prié Hélène dans un sonnet mémorable de « cueillir dès aujourd’hui les roses de la vie » ? Corneille n’a-t-il pas lancé à l’endroit de Marquise « le temps saura faner vos roses comme il a ridé mon front ? ».

 

Malherbe n’a-t-il pas écrit à Monsieur Du Périer à la mort de sa fille « Car elle était du monde où les plus belles choses ont le pire destin. Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin… »

Bref les fleurs ont peu à peu gagné en force jusqu’à obtenir un langage… la pensée c’est le souvenir… la rose la femme aimée… l’œillet un signe distinctif marginal repris par Gide, Proust et Lorca…

On comprend aisément que dans notre civilisation judéo-chrétienne, les fleurs ont acquis une force de symbole indéniable qui reste attachée à l’homme et à la femme dans ce qu’ils ont de plus viscéral.

La pensée antique, fondée sur les espaces a tout naturellement légué aux citadins et aux rurbains le jardin comme lieu privilégié, représentatif de ce que l’on peut être ou de ce que l’on souhaite devenir.

Un souci d’ordre, d’esthétique, visuelle, sensorielle, intuitive vient régénérer un monde de progrès dans lequel le jardin est plus que jamais un lieu de vie, de préservation de soi et de liberté.

Il convient d’honorer tous les jardiniers qui patiemment, humblement et sûrement nous communiquent une image de leur sérénité, de leur éclat et de la beauté de ce qui est intrinsèquement fragile : une fleur, un pétale de rose… mais quelle leçon face à l’Eternité.

« Or des vergers fleuris se figeaient en arrière – Les pétales tombés des cerisiers de mai – Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée – Ses pétales flétris sont comme ses paupières » Guillaume Apollinaire (Poème « Mai »)

Toute une leçon pour conclure que plus que jamais dans un univers en mouvement perpétuel et en bouleversement … cultiver son jardin constitue une évidente et impérieuse nécessité…

 

Jean Iglesis

 

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NIMES

 

Depuis le train, on voit Nîmes. La ville, par dessus les toits. La plupart des tuiles sont d'un rouge rosi, usé, patiné part le soleil et le vent. Les nouveaux immeubles sont blancs. Laids soleils d'hiver...

 

A l'approche de cette cité romaine, je ne pense pas à la villa carrée, mais à la tour poétisée par Hugo. Je n'ai pas une pensée pour la ville moderne, pas le moindre regard. Tous les yeux vers un téméraire carré d'art.

 

Me revient une mémoire littéraire : poèmes ou lettres, bribes du poète faisant, près des Costières du Gard, son service militaire. Séparé de celle qu'il aime, Lou ou la louve, la vraie ou l'idéalisée. Il se console en aimant  le métier des armes et les artifices de la guerre. Le mal aimé sera trépané. Sortira de son crâne toutes les poésies accumulées. Et la plus noire, la mort...

 

J.P.Bonnel

 

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 Barcelone, chanson, par Boris VIAN

 

Barcelone

Des pavés, du soleil, des visages

Un été plein d´images

Et de fleurs

Barcelone

Dans le port un bateau qui s´amarre

Le bourdon des guitares

Et mon cœur

J´ai revu

Cette rue sous le ciel de septembre

J´ai revu

La fenêtre grillée de sa chambre

Jours trop courts

Le vent chaud caressait nos visages

Et l´amour

Nous jetait des étoiles au passage

Barcelone

Souvenir de nos nuits haletantes

D´un été qui me hante

Barcelone

 

Ce matin

Je reviens dans la rue douce et triste

Le chemin

M´a mené jusqu´au banc de jadis

Et soudain

Te voilà c´est bien toi rien n´existe

Dès demain

Tous les deux nous irons vers la vie

Barcelone

Sur le port, dans le vent qui se lève

Je vois vivre mon rêve

Barcelone

 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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