29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 10:53
le réant
le réant

Pluies - inondations - crues .... Attention Réart danger...

**devant ce passage à gué, Mme Irles, vice-président de l'Agio, a fait installer deux grandes pancartes, indiquant que bientôt un pont allait être installé à cet endroit…On attend encore…C'était -bein sûr- une promesse électorale de Mme Irles, mairesse de La Raho ! Merci Jacqueline pour cette bonne blague ! Elle a été réélue ! Et vous êtes bien tombés dans le panneau…

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Le point sur le Réart

Le Réart est une rivière du Roussillon dont le cours - d'environ trente kilomètres - se dessine intégralement dans le département des Pyrénées-Orientales. Son bassin possède une superficie de 160 km2, son débit moyen est de 96 m3/seconde, son régime est celui d’un torrent-fleuve aride. Le Réart prend sa source dans les Aspres, au nord du village d'Oms. S’orientant vers le nord, il traverse le hameau de Valpuy (en catalan : Vallpuig) puis traverse le village de Montauriol. Le Réart prend ensuite le cap vers l'est, quitte une zone rocheuse pour entrer en terre argileuse, s'écoulant dans un lit encaissé, creusé dans l'argile du pliocène Il se dirige alors vers le nord du village de Fourques où il prend le nom de Réart, puis pénètre le nord de Villemolaque. Là, le cours d'eau oblique une nouvelle fois vers le nord, se faufile sous l'autoroute A9, investit la plaine du Roussillon au niveau du Mas Sabole, à proximité de Bages. Il affleure par la suite la commune de Pollestres par l'est et contourne par le nord le lac de Villeneuve-de-la-Raho. La rivière reprend ensuite son cours vers l'est, disparaissant sous la RN 114 pour émerger au sud de Saleilles avant que de se jeter dans l'étang de Canet, au sud de Saint-Nazaire. Drainant le secteur minier aurifère des Aspres aux alentours de Montauriol, le Réart et ses affluents charrient à des degrés divers des paillettes d'or alluvionnaire.

Principaux affluents : L'Ille : confluence à Fourques - La rivière de Passa : confluence àVillemolaque - La Canterrane : confluence à Pollestres.

Hydrologie : Torrent-fleuve côtier, le Réart est assimilable à un oued. Il est la plupart du temps à sec mais un peu d'eau, qui sourd et circule sous la couche d'alluvions, permet l'irrigation de quelques jardins d’un secteur des plus arides.

Le Réart subit un régime de crues peu fréquentes mais souvent violentes et dévastatrices. En de tels cas, pour le moins rares (10 jours par an au maximum), la montée des eaux et la décrue s’avèrent extrêmement rapides.

Communes traversées depuis la source du Réart, jusqu’à l'étang de Canet :Oms - Valpuy (Hameau) -Montauriol - Fourques -Villemolaque - Mas Sabole (Bages) - Pollestres – Villeneuve de la Raho -Saleilles -Saint-Nazaire - Etang de Canet-en-Roussillon.

Crues mémorables du Réart :-26 et 27 septembre 1992 (une Saleillenca disparue, retrouvée décédée, quelques jours plus tard) -11 et 12 novembre 1999. Au final, des dégâts on ne peut plus considérables et indescriptibles - mars 2011 : à trois jours d’intervalle, deux hommes chacun d’eux conduisant à bord de leur véhicule se sont noyés, emportés par les flots, alors qu’ils tentaient de traverser, au mépris du danger, le Réart. Le premier à l’entrée de Pollestres, le second à hauteur du Domaine de Cap de Fouste.

Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 avril 2011, trois jeunes Bagéens, à bord d’un véhicule, ont été sauvés des eaux, par hélitreuillage, face à une crue surprenante et inattendue du Réart, alors qu'ils tentaient de le franchir, de manière inconsidérée, à l’entrée de Pollestres, lieudit Route de Bages.

Les points noirs du Réart

Outre la voie sur berges reliant Saleilles à Villeneuve de la Raho – laquelle est constamment surveillée et sécurisée -, les points noirs du Réart sont sans ambages les deux gués, qui franchissent son cours. D’apparence aisément douce et traversable , ils se révèlent on ne peut plus traîtres.

Ces deux points noirs sont localisés comme suit : - 1 Voie communale N° 7 : Villeneuve de la Raho – Mas Palegry – Moulin à Vent (*) – 2 Chemin de les Serres – Villeneuve de la Raho – passage à gué en direction de Pollestres, au lieudit « Route de Bages » – vers le franchissement de la RN 9.

A hauteur du Domaine de Cap de Fouste, un pont sur le Réart, dont les travaux ont été réalisés par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, a été, au printemps 2011, ouvert à la circulation et cette édifice permet désormais une sécurisation définitive des lieux, par un enjambement aisé de la rivière.

Un second pont sur le Réart, projet de la Communauté d’Agglomération Perpignan-Méditerranée, est en cours de réalisation, sur le passage à gué, localisé au niveau du Mas Palegry (*)

(*) point noir 1 Voie communale N° 7 : Villeneuve de la Raho – Mas Palegry – Moulin à Vent)

Jean Iglesis

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 13:23
La mairie à côté de l'intelligence

"La mairie sera toujours à côté de l'intelligence." Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan.

Le maire a prononcé cette noble et belle phrase, destinée à rester dans la mémoire historique de la ville de Perpignan.

"A côté"… Comme on dit "à côté de la plaque"…

Le maire a sans doute voulu dire "aux côtés de", ou "au coeur de" l'intelligence…

Un lapsus ou une erreur de vocabulaire : JMP n'est pas un littéraire; c'est un historien (de l'Algérie, des guerres, des colonies, surtout); lors de l'inauguration du CAC WB (Centre d'art contemporain), il avait parlé d'oeuvres "modernes", alors qu'il fallait parler d'oeuvres "contemporaines"...

Mais peu importe, toute cette logomachie n'est que pipi de chat !

En effet, il faut parler d'intelligence ou de lucidité, de cohérence, enfin, à propos du projet d'aménagement de l'ancienne université de Perpignan : rénovation de la salle des actes, aménagement d'un couvent, construction de salles sur l'îlot Font-Nova (en prolongement de la médiathèque, qui ne sera donc pas développée sur ce site, construction qui va détruire la fresque de jeunes artistes : tant pis pour eux, ils savaient que c'était éphémère !).

Tout le monde est content (droite, Medef, le Front national car c'était son projet…l'opposition demeurant encore bien silencieuse), tout le monde est intelligent !!! On peut aujourd'hui enfin annoncer un événement positif à Perpignan !!!

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 08:45
Walter Benjamin
Walter Benjamin
  • Mume Museu Memorial de l'Exili
  • Col·loqui Walter Benjamin 2014:
    La Gran Guerra i les seves conseqüències a la llum de Walter Benjamin
    Portbou, 26-28 de setembre de 2014
  • L’eix del col•loqui té present la commemoració del centenari de la Gran Guerra. Des de la centralitat de Walter Benjamin, es proposa una visió interdisciplinària sobre el nou escenari que va sorgir després de la conflagració mundial. La cultura, les arts, la filosofia, la història, les escriptures i la memòria seran objecte d’anàlisi per part dels ponents.
  • Una vegada acabades les conferències, els assistents al col•loqui participaran en l’homenatge institucional que es ret cada any al cementiri de Portbou a la figura del filòsof judeoalemany mort el 26 de setembre de 1940 quan intentava fugir del nazisme. En aquest acte, que tindrà lloc el dia 27 de setembre, a les 18h, hi participaran l’alcalde de Portbou (Josep Lluís Salas), la regidora de Cultura de Portbou (Elisabet Cortada), la directora dels Serveis Territorials del Departament de Governació i Relacions Institucionals (M. Assumpció Rodriguez) en representació de la Generalitat de Catalunya i els directors del MUME (Jordi Font ) i de la Càtedra Walter Benjamin, Memòria i Exili (Jörg Zimmer). Després dels parlaments i l’ofrena floral, hi haurà una lectura de poemes de Walter Benjamin seleccionats per la portbuenca Caridad Oriol.
  • Així mateix, el darrer dia del col•loqui es farà la Ruta a peu de Banyuls a Portbou que emula el camí que Walter Benjamin i molts altres refugiats van emprendre fugint del nazisme. Aquesta activitat és organitzada per la Nau Côclea i comptarà amb la instal•lació en moviment “Escrito con objetos” de l’artista Patricia Fernández.
  • Tant al programa de conferències com a la ruta a peu cal inscriure’s prèviament. Al programa adjunt i a la nota de premsa hi trobareu les indicacions pertinents.
  • El Col•loqui Walter Benjamin és una activitat organitzada per la Càtedra Walter Benjamin de la Universitat de Girona, que està integrada pel Consorci del MUME i l’Ajuntament de Portbou. A més, el col•loqui compta amb el patrocini de la Diputació de Girona i la col•laboració de la Nau Côclea.

  • http://museuexili.cat/index.php?option=com_content&view=article&id=38%3Adestacat-2&catid=34%3Adestacat2&lang=ca

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* Visite du théâtre-musée Dali et du château de Quermanço avec les Amis du Centre du Monde

Le dimanche 5 octobre 2014, l’association LES AMIS DU CENTRE DU MONDE organise une sortie à FIGUERES avec une visite guidée par Lluis COLET au Théâtre-Musée DALI, suivie d’un repas de « germanor » avec les « AMIS DE QUERMANÇÓ ».

L’après midi sera consacrée à la visite du château de Quermançó qui se trouve près du village de Vilajuiga et domine la route allant de Figuères à LLançà.

Ancienne possession des Comtes d’Empuries depuis le Xème siècle, il sera aussi occupé par les troupes napoléoniennes. Une des légendes des « Dames de Quermançó » veut que l’une d’elles aurait enterré une chèvre d’or dans les fondations. Salvador DALI voulait acheter Quermançó et l’offrir à GALA, mais il avait aussi imaginé utiliser l’énergie de la tramontane très puissante sur le site et créer une orgue qui pourrait ainsi fonctionner par son seul souffle. « L’Orgue de la Tramontane » ne verra pas le jour car les propriétaires s’étaient montrés très exigeants.

L’actuel propriétaire, Josep Maria MARTORELL, admirateur de DALI et membre d’honneur des « AMIS DU CENTRE DU MONDE » veut réaliser le rêve fou du génie catalan, il nous servira de guide pour cette visite.

Cette sortie culturelle est ouverte à tous, vous serez les bienvenus pour cette journée qui s’avère inoubliable !

Départ : Dimanche 5 octobre à 9 h Boulevard Wilson, côté fleurs.

Information et réservations : téléphone 06 72 07 62 58 ou e-mail : infocontact@cyberbodega.com

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 07:12
Tony Gatlif
Tony Gatlif

Je voulais parler du film "Géronimo" et de la forte présence de son réalisateur à Perpignan et Argelès, de mon court dialogue avec lui, de son importance universelle, et locale : de père berbère et de mère gitane, cet homme généreux et intelligent, connaisseur du milieu maghrébin et gitan, serait à même d'être, comme il le dit lui-même "maire du quartier Saint-Jacques"…

Et plus, dirais-je, "maire de Perpignan", apte à diriger une ville gangrénée par la drogue, le proxénétisme, la pédophilie, la misère, le chômage, la violence, la détérioration du centre historique, l'endettement...

Or, il faut barboter dans l'actualité, s'intéresser aux polémiques du jour : le forum des associations annulé, le cadran solaire, oeuvre de MA2F, du carrefour de Perpignan-Nord contesté…

D'un côté la mairie est endettée et doit tailler dans le social et la culture : le théâtre de l'Archipel et la rénovation du musée Rigaud coûtent cher; l'adjoint à la culture doit se contenter d'événements modestes (fresques dans la rue, street art), d'expositions importées, non créées sur place (la valise mexicaine, les photos de Capa et des photos journalistes des années 30 : guerre civile espagnole; expo gratuite -pas pour longtemps, le Centre d'art contemporain va être payant- très bien mise en valeur au CAC d'ici; je l'avais vue à la Caixa Forum de Barcelone et j'avais été déçu)…

D'un autre côté, l'équipe actuelle doit gérer l'héritage et les réalisations engagées par JP.Alduy (L'Archipel, les ronds-points ornés d'oeuvres d'art…) : quand l'endettement est là, c'est la culture qui trinque, et l'éducation : voyez la mort programmée des Beaux-Arts ! L'ancien maire ferait bien de profiter de sa retraite au lieu de se mêler de culture : au conseil d'administration d'un théâtre consacrée à des spectacles montées ailleurs et tournant en France, au lieu de donner une salle (Le Carré) à des troupes, des acteurs, artistes, écrivains d'ici, en vraies résidences!), en se mêlant des oeuvres de Marc-André de Figueres (son magnifique entonnoir en schistes, installé dans le patio du muséum, quartier St-Jacques, est aussi contesté par la mairie, mais défendu par Michel Pinell)…

Alduy, donc, encore ! Diable sait que j'ai pu en dire du mal, alors que c'est le seul politicien qui ait une vision à long terme pour la ville ! C'est dire si les autres sont loin du compte ! C'est triste pour Perpi et pour les autres, intellos et créateurs, qui voudraient changer les choses, mais sont impuissants, silencieux, inutiles ! Mais ses bouffonneries et ses erreurs nous ennuient : basta ! Battre en retraite, tirer le rideau !

JPA, oui, qui prend la défense de MA2F, et il a raison car cet artiste a du talent, de l'imagination, de l'entregent : il sait séduire gauche (M.Moly à Collioure, le CG66) et droite (l'ancienne municipalité), il sait faire sa promotion (livres, site, réseaux sociaux, articles dans la presse). J'y reviendrai …

* Important cet événement à Canet sur le conte :

A l'heure du conte

Formation animée par Suzy Platiel et Jean-Christophe Gary

26, 27 et 28 septembre 2014

Canet-en-Roussillon, Théâtre Jean Piat

Les recherches et les actions menées par Suzy Platiel, en milieu scolaire notamment, appellent à redéfinir l'objet conte, non comme genre littéraire, support d'études de structures narratives, mais comme :

. le fondement oral d'une pensée en construction basée sur l'acquisition de la maîtrise de la parole et, à travers elle, du langage ;

. le support concret d'une relation à l'enseignement vécu par l'élève , mais aussi par l'enseignant comme un plaisir bâti sur la notion de partage.

Depuis 2008, Suzy œuvre de façon continue avec Jean-Christophe Gary, professeur de français qui a vécu et travaillé sur trois continents : Europe, Amérique du Sud et Afrique. Ils animent régulièrement des formations sur le conte oral, comme outil d'éducation.

La formation se déroulera en deux temps :

  • Vendredi 26 septembre : projection du film réalisé par Alexandra Ena (CNRS-IMAGE), « Au pays du conte » et conférence animée par Suzy Platiel et Jean-Christophe Gary.
  • Samedi 27 et dimanche 28 septembre : stage (12 heures).
  • Les fondements de la recherche de Suzy Platiel : recherches au sein d'une société de tradition exclusivement orale de 1967 jusqu'à sa retraite (1995) ; place du conte dans cette société : structuration de la pensée (être-individu), du lien social (être-social) et transmission de valeurs universelles (être humain).
    • Analyse de deux modèles de raisonnement logique (ou modes de pensée). Comment l'un ne nie pas l'autre, mais tend à l'enrichir.
    • Comment la prise en compte de la dimension orale et plus particulièrement l'utilisation du conte écouté et raconté par les élèves permet de développer à la fois créativité, autonomie et esprit logique, tout en renforçant le lien social et le désir de partage avec l'autre.
    • Mise en place de l'heure du conte en classe : enrichir la relation pédagogique par un nouveau positionnement de chacun des membres du groupe-classe, enseignant et élève.
    • Constats des expériences précédentes : développement de la solidarité, de l'empathie, meilleure implication des élèves et progrès généralisés en lecture et en écriture.
    • Etc.

Cette formation ne s'adresse pas qu'aux enseignants. Toute personne intéressée par le conte et la pédagogie, par la lutte contre l'échec scolaire, est la bienvenue.

Nous souhaitons à la suite de ce week-end bâtir un groupe de travail afin d'échanger et approfondir les acquis de cette formation et pérenniser nos pratiques.

En pièce-jointe, vous trouverez une brève description de la formation et un bulletin d'inscription.

education.oralite@laposte.net

06.09.42.15.86 (Jean-Christophe Gary)

FORMATION

Vendredi 26 septembre

• 18h au Théâtre Jean Piat, Canet-village Entrée libre au !lm et à la conférence Au pays du conte

Film d’Alexandra Ena, avec Suzy Platiel (en partenariat avec le CNRS) Suivi d’une conférence avec Suzy Platiel et Jean-Christophe Gary

Samedi 27 et dimanche 28 septembre

• 10h à 13h et 15h à 18h au Théâtre Jean Piat, Canet-village

Tarif formation : 180 "

Formation « À l’heure du conte »
Cette formation s’adresse à toute personne utilisant le conte oral comme outil

Suzy Platiel, ethnolinguiste africaniste
Jean-Christophe Gary, professeur de français en collège

Suzy Platiel, ethnolinguiste africaniste explique ce qui l’a amenée à étudier la fonction éducative du conte dans les sociétés de tradition exclusivement orale (en particulier chez les Sanan du Burkina Faso) outil d’éducation permettant de construire le raisonnement logique tout en recréant le lien social. Elle insiste sur le fait qu’avant d’exiger de l’enfant qu’il apprenne à lire et à écrire, il est essentiel qu’il apprenne la maîtrise du langage oral (de préférence dans sa langue maternelle).

Jean-Christophe Gary, professeur de français au collège, et d’autres enseignants du secondaire comme du primaire et de la maternelle qui mettent en pratique l’heure du conte, démontrent que, pour leurs élèves, se mettre à raconter à leur tour, c’est partager, établir une relation avec l’autre, transmettre, tout en développant, dans le plaisir, leur capacité d’écoute et de concentration tout en développant un mode de raisonnement à la fois synthétique et analytique, parce que fondé, non pas seulement sur la maîtrise de phrase, mais aussi sur la maîtrise du discours.

Renseignements et inscriptions : bertilledeswarte@domainedelesparrou.com

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 11:22
médias
médias

Plus d'écho pour ce quotidien annoncé en 2013 et lancé en février 14 par Pierre Ginabat, ancien directeur administratif et financier du quotidien L'Indépendant. Vendu à 50 centimes, mais très mal diffusé (sur Perpignan, un peu sur la côte, pas dans les hauts cantons), ce nouveau quotidien axé sur l'économie, désirant montrer le positif des entreprises, le dynamisme des entrepreneurs, n'a jamais su s'imposer, n'a jamais trouvé son lectorat, les ventes plafonnant à 300 exemplaires environ sur Perpignan.

Pourtant, ce journal de 25 pages était aidé par le patronat (J.Font), était imprimé en Catalogne du sud, était écrit par 8 jeunes journalistes dynamiques : des emplois aidés, mais ces jeunes sont renvoyés au chômage sans traitement plein ni indemnités de déplacements...

L'échec était attendu : on ne fonde pas un journal avec un esprit de vengeance : P. Ginabat avait quitté L'Indép à l'arrivée de P. Campa, l'actuel directeur. Avec ses indemnités et l'argent de son épouse, il s'était lancé dans l'aventure installant son siège au Chemin de la Fauceille, mais on ne rivalise pas ainsi avec un journal implanté depuis des siècles, bénéficiant d'un carnet d'adresses pour la pub et d'un riche réseau de correspondants.

On ne créé pas un journal avec un chemin de fer si flou, oubliant la vie des villages, la vie culturelle, insistant sur l'économie tout en désirant s'intéresser à tout : les lacunes, les oublis étaient patents !

On ne part pas seul, accompagné par quelques journalistes qui ne sont pas originaires du département et ne connaissent pas l'état d'esprit local.

Ce quotidien vite lu devait s'intéresser à "ce qui marche", or lui-même ne marchait pas, ne vendant qu'à 500 exemplaires alors que sa viabilité était fixée à 10.000 exemplaires quotidiens.

Ce quotidien était un projet à haut risque; il aurait pu se transformer en hebdo, même si le créneau est occupé par "La Semaine du Roussillon" (et le projet de La Gazette a capoté…), mais son image est désormais ternie.

Quand j'avais rencontré P. Ginabat pour lui proposer mes services (publier des articles sur la culture, de façon bénévole), il avait avancé un oui timide, puis hésité sans cesse, et finalement ne me rappelant jamais comme il l'avait promis…

Il avait publié mon texte sur le "projet culturel des candidats aux municipales de Perpignan", mais sans mon nom et en transformant la dernière phrase…Lui faisant remarquer ce tripatouillage, M. Ginabat a fait l'innocent…. Il faisait comme on fait dans notre quotidien local catalan et républicain… Il avait de mauvaises habitudes…On ne se change pas…

"L'Echo", avec de telles bases, ne pouvait qu'échouer…

Dommage : il est toujours dangereux de voir un media disparaître; il est surtout dangereux de laisser le monopole quotidien à un journal dont les paniques sont souvent contestables (recours au fait divers…), mais qui, aiguillonné un temps par son modeste concurrent, a fait de réels efforts pour informer...

J.P.Bonnel

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 13:55
delmas
delmas

(photo JPB)

Je viens de lire ce roman au titre admirable.

Claude m'avait dit qu'il écrivait un livre qui finirait à la mort de son auteur…Or, celui-ci publie un "petit" grand livre avec un début et une fin, bien clôturé, qui est un retour sur le passé du narrateur : ce temps espagnol, basque et andalou, madrilène et surtout tolédan, Tolède étant le centre exact de l'Espagne, est évoqué par le "héros", anti-héros plutôt en prison, s'échappant de sa geôle grâce au souvenir et au récit.

Ce personnage est une sorte d'Ulysse du XX° siècle, rêvant au retour dans sa patrie, comme C. Delmas, désirant revoir son pays après bien des escales, bien des femmes, bien des livres…

Delmas est cet Ulysse des airs, ce directeur d'Air France, qui, après avoir bien bourlingué de par le monde revient à Vingrau, tout contre la frontière des Corbières…Lui qui, page 30, se dit "négateur des frontières", revient dans sa famille (p.121), dans sa Catalogne, pour laquelle il souhaite un futur de frontières, une utopie d'indépendance…

Comme si notre ami le romancier, si obsédé par le temps, la mort, la vieillesse et la beauté des femmes, voulait se trouver un nid sécurisant, un village natal de pierres protectrices, afin d'empêcher la mort d'approcher et de le prendre...

Il y aura encore bien des livres de C. Delmas pour nous protéger, lui et nous, de la mort, pour gagner du temps sur une éternité que nous ne voulons pas envisager. Et Claude de vivre pour toujours avec ses amours, l'Espagne et ses Castilles, et pour son amour, son épouse, lisible à chaque tournant de phrase, aimée à chaque mot apparu sur la langue : érotisme du mot à envisager surtout d'un point de vue linguistique...

Car Claude Delmas, s'il a passé sa vie à aimer sa femme, l'a passé aussi à aimer sa langue, la française !

*LA LIBRAIRIE TORCATIS vous invite à rencontrer CLAUDE DELMAS

  • le Vendredi 26 Septembre à partir de de 18h00 pour son dernier ouvrage paru aux éditions Trabucaire
  • A JAMAIS TON NOM SUR MA LANGUE

La littérature, c'est ce qui nous étonne et nous bouscule. Avec "A jamais ton nom sur ma langue", dès la première ligne, c'est fait et notre ahurissement ne cessera de croître jusqu'à la dernière page, au long d'un récit brûlant, plein d'ombres et de lumières, à l'écriture fluide et sensuelle, attisant la violence et les tourments des personnages. La littérature c'est aussi ce qui nous élevant au-dessus des opinions communes, nous transforme. Refermant le livre, essoufflés, comment pourrions-nous conserver, après notre lecture, un regard inchangé sur les passions amoureuses, la trahison, l'injustice, l'enfermement, l'amitié et aussi sur cette Espagne, que l'auteur connaît si bien, dont il sait dire à la fois les splendeurs et les ténébreuses pulsions.

H. Lhéritier

- - - Vernissage :

Château l'Hospitalet Route de Narbonne Plage, 11100 Narbonne

vendredi 26 septembre à 18:30

Gérard Bertrand, A Tout Sens et l’association Les Sens de l’Art ont le plaisir de vous convier au vernissage inaugural de l’Espace d’Art du Château l’Hospitalet et sa première exposition « Traits d’Union ».

Dans une véritable démarche de mécénat menée par l’agence A Tout Sens, Les Sens de l'Art et Gérard Bertrand confirme ici sa volonté de promouvoir l’Art et soutenir la création contemporaine régionale. Le commissaire d’exposition est Nicolas Daubanes, lauréat du concours des beaux-arts de Perpignan en 2012 et l’ensemble du projet et de la démarche est parrainé par l’artiste de renom Damien ASPE.

Du 26 septembre au 13 décembre 2014, l’Espace d’Art accueille des œuvres dont des productions exclusives créées pour l’occasion par les artistes Philippe Jaminet, Nicolas Gout, Pascal Navarro, Serge Fauchier et Tjeerd Alkema.

Vernissage : le 26 septembre à 18h30 - Réservation conseillée

ENTREE LIBRE ET GRATUITE TOUS PUBLICS

Château l’Hospitalet – Route de Narbonne Plage – 11 100 Narbonne

A9 sortie Narbonne Est – Les Plages puis direction Narbonne Plage par la D168

Tel : 04 68 45 28 50

Email : espacedart@gerard-bertrand.com

www.chateau-hospitalet.com

*** Caféclat presents Bray on Wine-Making in Roussillon

A boozy beginning is planned for the opening of the new season of Caféclat, the literary café in Collioure. On Friday 26 September Richard W.H. Bray will talk about his book “Salt & Old Vines: True tales of winemaking in the Roussillon”.

Bray, a wine merchant from London, exchanged his pinstriped suit for a red-stained T-shirt to have a hands-(and feet-!) on experience of wine-making in the vines of Coume del Mas and Mas Christine. The un-Romantic “sweat” part of the title is described in vivid detail: the back- breaking work of picking grapes, the finicky job of tinkering with a recalcitrant press, the cuts and bruises, the early mornings and late nights. All of which make pleasures - the camaraderie, the welcome first throatful of cold beer at the end of the day- that much more appreciated. Written in a breezy style, Bray’s book reads like he talks. Come hear him in person. It’s sure to be a lively evening.

Rendezvous at Caféclat, Itaca – 1 rue Jules Ferry (opposite the school) from 18h30 to 20h00. In English.

For further details see: www.cafeclat.blogspot.com or follow us on Facebook.

Caféclat présente Bray sur "Vins en Roussillon".

Un début arrosé est prévu pour l'ouverture de la nouvelle saison de Caféclat, le café littéraire à Collioure.

Le vendredi 26 septembre Richard W.H. Bray parlera de son livre "Salt & Old Vines: True tales of winemaking in the Roussillon". Bray, un négociant en vins à Londres, a échangé son costume à rayures pour un T-shirt teinté rouge pour participer dans la vendange dans les vignes de Coume del Mas et Mas Christine. Dans un style très informel, le livre de Bray se lit comme parle son écrivain. Venez nombreux pour une soirée qui promet d’être animée.

Rendez-vous à Caféclat, Itaca - 1 rue Jules Ferry (en face de l'école) de 18h30 à 20h00. En anglais.

Pour plus de détails, voir: www.cafeclat.blogspot.com ou nous suivre sur Facebook.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 12:05
indochinois en Camargue
indochinois en Camargue

Après avoir vu le film de Lam Lê, d'après le livre de Pierre Daum ("Immigrés de force. Les travailleurs indochinois en France, 1939/52", Actes-Sud, juillet 2009), diffusé grâce à la Ligue des Droits de l'Homme, au Castillet, j'ai retrouvé l'article de Monde (9.12.2009).

Ce texte, désormais numérisé (je le reproduits ci-dessous) montre comment les ouvriers indochinois ont remmanché le riz en Camargue en replantant les rizières et exploité le sol dans les années 1940…

Non reconnus, méprisés, occultés, mis à la fosse commune (j'ai cité l'exemple de Paulilles, à l'usine Nobel, lors de la discussion: un hommage a été toutefois rendu, 70 ans après, par les autorités, au petit cimetière de Cosprons, au-dessus de l'usine d'explosifs…), ces travailleurs indochinois obtiennent une première reconnaissance...

Il faut méditer ces phrases de Lam-Lê, auteur-réalisateur du film :

"J'ai consacré plus de 30 ans à comprendre comment il se pouvait que des civilisations issues des Lumières et fondatrices des droits de l'Homme aient pu liguer ensemble pour esclavage, piller et exploiter en toute impunité le reste de la planète…Vécu et mémoire d'un cinéaste, né colonisé et indigène de la République, comme ces 20 000 jeunes Indochinois appelés Công Binh, embarqués de force en 39-40 pour venir en métropole remplacer dans les usines d'armement les travailleurs français partis se battre contre l'Allemagne nazie…"

JPB.

Les "indigènes" de Camargue

LE MONDE | 08.12.2009

A 90 ans, Le Ba Dang voudrait ne penser qu'à l'avenir. A ses prochains voyages, à ses futurs tableaux, et surtout à ce terrain qu'il s'apprête à transformer en une gigantesque oeuvre d'art près de Hué, au coeur du Vietnam, où un musée rend hommage à son travail de peintre et de sculpteur. Jeudi 10 décembre, pourtant, il consentira pour une fois à se replonger dans son passé. L'occasion ? La médaille que lui remettra Hervé Schiavetti, le maire (PCF) d'Arles (Bouches-du-Rhône), lors d'une cérémonie d'hommage aux Indochinois qui, comme lui, sont venus travailler en Camargue pendant la seconde guerre mondiale. "Une mauvaise période", dit ce vieil homme à la vitalité débordante, qui s'est tu pendant soixante ans. "C'était trop dur. Je voulais oublier."

L'histoire de Le Ba Dang ressemble à des milliers d'autres. Fils de paysans annamites, il n'a pas 20 ans quand il apprend, fin 1939, que la métropole recrute des "indigènes" pour participer à l'effort de guerre. "Je ne savais pas ce que j'allais faire. Mais j'étais curieux. On entendait tellement parler de la France, vous savez..."

C'est en mars 1940, après cinq semaines éprouvantes passées dans les cales d'un paquebot, que le Ba Dang débarque à Marseille. De là, il part à Saint-Nazaire, où les chantiers navals manquent de bras. Mais c'est bientôt la défaite, et le jeune homme est fait prisonnier par les Allemands. Il s'évadera au bout de dix-huit mois, franchira la ligne de démarcation et regagnera Marseille. Avec une seule idée : trouver un bateau pour, dit-il, "rentrer à la maison".

L'histoire, toutefois, en décidera autrement. Car le régime de Vichy, entre-temps, a renoncé à rapatrier les quelque 20 000 "ouvriers non spécialisés" (ONS) venus d'Indochine fin 1939-début 1940. Parqués dans des camps, ceux-ci dépendent dorénavant du ministère du travail, où un service est spécialement chargé de la "main-d'oeuvre indigène" (MOI). Aujourd'hui, Le Ba Dang ne sait plus précisément comment il est entré en contact avec les hommes de la MOI. Mais il se souvient très bien de ce commandant "très gentil" qui lui proposa un jour de partir en Camargue pour y planter du riz.

"C'était épuisant"

"On était une vingtaine de types, raconte Le Ba Dang. On nous a emmenés près d'Arles, dans une petite cabane misérable. Là, on a commencé par couper des arbres pour fabriquer des lits. Puis on a planté du riz. Au-dessus de nous, il y avait un Corse. Il n'était pas méchant, mais il ne faisait rien. Pendant ce temps-là, nous, on travaillait. Mais c'était épuisant. Je suis parti au bout de trois mois." Après mille péripéties, le jeune homme finira par se poser à Toulouse, où il suivra des cours du soir à l'école des Beaux-Arts, de 1943 à 1948, avant de faire sa vie à Paris, où il possède aujourd'hui un bel atelier, à deux pas de Montparnasse.

Au total, environ 500 Indochinois ont travaillé dans les rizières camarguaises pendant la guerre. Leur contribution fut décisive pour relancer une culture qui avait été introduite pour la première fois de façon sérieuse au milieu du XIXe siècle, avant de péricliter. "Dans les années 1930, le riz en Camargue était cultivé pour dessaler des terres qui servaient à autre chose. D'ailleurs, à cette époque, on le donnait aux animaux, le riz que nous consommions venant d'Indochine ou de Madagascar. Avec la guerre, les importations ont baissé, et on a commencé à avoir faim. C'est comme ça qu'on a relancé la production à des fins purement alimentaires", explique Yves Schmitt, un riziculteur à la retraite dont le père était alors le régisseur du mas de Méjanes, l'un des grands domaines de la région.

Né en 1933, M. Schmitt se souvient bien des Indochinois, qu'il côtoya quand il était gamin. "C'était des gens très discrets, qui restaient entre eux pour faire leur tambouille. Comme ils ne parlaient pas français, on avait l'impression qu'ils venaient d'une autre planète. La rumeur disait qu'ils volaient la nuit dans les potagers. Mais ça n'a jamais été prouvé."

Près de 1 000 autres Indochinois ont travaillé en Camargue pendant la guerre, avec pour tâche d'exploiter le sel. Ce fut le cas de Trong Nguyen Hoan. Né au sud d' Hanoï en 1915 et arrivé à Marseille en mai 1940, cet homme, aujourd'hui un pétulant vieillard de 94 ans, a d'abord été affecté dans les poudreries de Saint-Chamas, près de l'étang de Berre, où l'armistice l'a vite mis au chômage technique. Après divers petits boulots - "on m'a même fait construire un terrain de tennis !", lâche-t-il en éclatant de rire -, il est envoyé à Salin-de-Giraud, sur un site appartenant alors à l'entreprise Pechiney. "J'encadrais une compagnie d'environ 250 hommes. Comme je parlais un peu français, je servais d'intermédiaire entre eux et les contremaîtres."

Trong Nguyen Hoan, qui vit aujourd'hui en banlieue parisienne, après une longue carrière d'ouvrier chez Citroën, garde un exécrable souvenir des "baraques sans eau et sans chauffage" où ses camarades et lui étaient entassés. Et surtout de leurs indemnités de misère - moins de 10 % du salaire d'un ouvrier français. Pour résumer sa vie de l'époque, le vieil homme n'a qu'une formule : "Nous étions comme des bêtes."

Thomas Wieder

Indigènes de la République est le nom générique d'un appel, d'une association puis d'un mouvement politique, apparus en 2005 en France, qui se définissent comme un mouvement de protestation antiraciste.

Ses fondateurs affirment avoir comme objectif la lutte contre le racisme et les discriminations, en particulier fondées sur la religion, et se déclarent « antisionistes ». Leurs actions et leurs propos ont suscité des controverses, et des reproches de racisme et de communautarisme1. Le magazine Marianne a accusé le mouvement de distiller un discours fondé sur « la rancœur et la haine »

L'appel des «Indigènes de la République»

Le mouvement se fait connaître en janvier 2005 par le lancement de l'Appel des indigènes de la République pour la tenue d’assises de l’anticolonialisme. L'association est créée officiellement la même année3.

Ce mouvement a été initié par des militants de l'immigration et des militants de diverses obédiences anti-impérialistes et altermondialiste, des associations s'opposant à la loi de 2004 sur l'interdiction du port de signes religieux à l'école, ainsi que des trotskystes et des syndicalistes 4,5.

Contexte de l’appel

Le texte est rédigé en réaction contre le mouvement de revalorisation de la colonisation française, que ses initiateurs perçoivent à travers, par exemple, la création d'un musée du colonialisme présentant le colonialisme d'une façon favorable et, surtout le vote par le Parlement français d'une loi prescrivant dans "les programmes scolaires" la "reconnaissance du caractère positif de la présence française outre-mer et en Afrique du Nord"6.

Les assises que le texte appelle de ses vœux auront lieu en juin 20057 et conduiront à la création de l'association des Indigènes de la République.

(source : Wikipedia)

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 10:02
je veux t'aimer
je veux t'aimer

L’association « UN MAT POUR LES ONDES » Communique :

Le 27 mars est passé, et les 25 antennes sont toujours sur le château d’eau, renforcées par la 4 G depuis le 13 mai dernier.

Suite à l’incident qui s’en est suivi, les responsables d’UMPLO ont été reçus par la nouvelle équipe de l’AGGLO PMCA qui a joué la transparence.

Mauvaise surprise : Deux avenants supplémentaires ont été signés pour prolongation jusqu’au 31 décembre 2014 !!!!!

L’AGGLO PMCA s’est engagé auprès de l’Association UMPLO à ne plus accepter d’autre avenant.

UMPLO y veillera !!

Afin de soutenir notre action pensez à renouveler votre adhésion.

UMPLO – 6 rue du Faratjal – 66180 Villeneuve de la Raho -

---Poème et photo de Jean IGLESIS :

Je veux aimer...

Je veux aimer le ciel serein, la mer rebelle

Qui nargue l'horizon et se rit de la terre.

Je veux aimer le soleil roi qui étincelle,

Le sable s'écoulant sous la vague éphémère.

Je veux aimer le lamparo dessous la lune,

Dévidant ses filets dans les flots scintillants.

Je veux aimer l'espoir et la bonne fortune

Des pêcheurs au destin emporté par les vents.

Je veux aimer, dans la douceur du soir, l'automne,

Colportant en comportes de bois ses récoltes

Je veux aimer la vigne en son chant monotone

Dire l'âme du vin, ses plaintes, ses révoltes...

Je veux aimer les pins qui peuplent la montagne,

La source qui soudain ressuscite et puis sourd.

Je veux aimer le mas dont l'image s'éloigne

Face à l'isolement humain de chaque jour.

Je veux aimer la neige empreinte de mystère,

Maculée sous les pas d'austères étrangers.

Je veux aimer le feu, régnant dans la chaumière,

Qui consume la vie en des instants légers.

Je veux aimer les rocs qui dominent les cimes,

Qui disent le passé, qui défient l'avenir.

Je veux aimer les mots, les paroles intimes

Des miens, toujours vivants dedans mon souvenir.

Elne le 20 septembre 2014

Jean Iglesis

**** Evènement Cinémaginaire

info à faire circuler sans modération

€ Mercredi 24 septembre à 21h - Cinéma Jaurès - 66 Argelès sur Mer

> GERONIMO <

avant première du dernier film de Tony Gatlif

en présence de Tony Gatlif :

GERONIMO

Film de Tony Gatlif (France 2014 – 1h44)

Avec Céline Sallette, Rachid Youcef, David Murgia

Film en grande partie tourné dans les Pyrénées Orientales :

Perpignan, Argelès sur Mer, Torreilles, Sainte Marie de la Mer, Elne, La Palme …

En présence du réalisateur !

Sud de la France.

Dans la chaleur du mois d'août, Geronimo, une jeune éducatrice

veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint Pierre.

Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d'origine turque

s'échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan.

Leur fuite met le feu aux poudres aux deux clans.

Lorsque l'affrontement éclate en joutes et battles musicales,

Geronimo va tout tenter pour arrêter la folie qui embrase le quartier.

Le film démarre par un travelling dément durant lequel on suit la course folle d’une mariée

dans les rues désertes d’une banlieue anonyme du sud de la France.

Nil (Nailia Harzoune) fuit un mariage arrangé

– un homme plus âgé qu’elle, qui lui fait peur, mais que son clan, une famille turque, lui a choisi.

Voile de dentelle au vent, entortillée dans sa robe de moins en moins immaculée,

Nil vole vers celui qu’elle aime, Lucky, un Gitan (David Murgia).

Dans un vrombissement assourdissant, le jeune homme l’embarque sur sa moto.

Cramponnée à lui, Nil a un rire qu’on n’oublie pas - cristallin, rauque, plein ; un rire de libération.

S’en suit un mix de "Roméo et Juliette", de Shakespeare, et de "West Side Story", de Leonard Bernstein, Stephen Sondheim et Arthur Laurents.

En enlevant Nil le jour de son mariage, Lucky le Gitan déclenche la fureur de la famille de la jeune fille,

qui veut laver son honneur et tuer les amants, rallumant ainsi la vieille guerre de clans opposant les deux communautés.

Geronimo , éducatrice de rue musclée, va tout faire pour s’interposer et éviter le sang de couler.

Céline Sallette (Geronimo ) va dès lors porter le film de sa présence lumineuse

"En écrivant son rôle, explique Tony Gatlif, je pensais à une jeune chanteuse rencontrée en Andalousie dans les années 1990 qu’on appelait La Caïta.

Les gens la considérait comme une princesse, elle n’avait peur de personne, même les flics la traitaient avec révérence."

Geronimo est le plus beau rôle de la comédienne depuis l'Apollonide, de Bertrand Bonello.

avant première

Organisée en partenariat avec

Languedoc Roussillon Cinéma (LRC)

Association des Cinémas et Cinémas Itinérants du Languedoc Roussillon (ACCILR)

Séance et débat suivi du verre de l’amitié Tarif : 6 et 5 euros

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 10:59

On a retrouvé La valise mexicaine de Capa, avec des photos de la guerre d'Espagne, de la Retirada, des camps d'Argelès… On n'a jamais retrouvé la mallette noire de W. Benjamin, examinée par l'administration de Port-Bou, déposée ensuite au tribunal de Figueres et détruite par une inondation des caves de ce bâtiment...

On n'a jamais retrouvé la valise de Machado, perdue ou volée avec des manuscrits dans un compartiment de Cerbère, où le poète passa la nuit avant d'être accueilli à Collioure...

​ Milliers de livres et de valises de l'exil…

Dan un autre domaine, on a retrouvé chez Suzanne Chanatl, sa biographe, les lettres de J.Clotis adressées à Malraux…(Voir 30 balades culturelles en Catalogne, JPBonnel - Presses du Languedoc)...

Voici ci-dessous le travail de Catherine Ricoul sur ce thème...

La valise-livre de l'exil - Das Kofferbuch des Exils

Il y a des valises pas comme les autres… La valise livre de l'exil est une valise qui s'ouvre, non pas sur des vêtements bien pliés, mais sur des pages racontant une histoire universelle : l'exil

Les premières pages pour rentrer dans l'histoire…

Il s’agit d’un livre objet (45 cm x 55 cm), qui ressemble à une ancienne valise en cuir et se compose de neuf grandes double-pages cartonnées. La valise-livre ouverte fait 1m X 55 cm.

Marseille, la ville et son port…

Ce livre-valise, où se mêle cartes, plans, textes, collages, courriers, est inspiré :

· d’une part par l’histoire d’artistes allemands, français et étrangers réfugiés à Marseille pour fuir le nazisme et attendre un visa, s’embarquer sur un bateau qui les mettrait à l’abri et en particulier par le roman d'Anna Seghers, "Transit", à qui cette valise est dédiée…

· et d’autre part, par Marseille elle-même, ville d’arrivée et de départ, ville de transit, ville d’échouage ou d’ancrage où le monde entier, depuis que Marseille existe, se mêle, se croise, attend et espère…

Obtenir un visa, prendre un bateau, rejoindre l'autre côté de la mer…

Sur chaque page, des collages, des plans de la ville, des cartes marines, plans de bateaux, listes de passagers, de mots en français, allemands ou anglais, des lettres à ouvrir… dessinent les contours de l’exil et du transit, ses étapes et ses conséquences : Partir ou rester, chercher un toit, obtenir des papiers, une place sur un bateau…

Dans les méandres de l'esprit…

C’est un livre à manipuler, à toucher, à la façon des pop-up, un livre à voir, à regarder, une façon d’aborder la question de l’exil par son côté « sensible ».

Une chambre d'hôtel, un abri provisoire…

A chaque page correspond une thématique précise : l'arrivée dans la ville, la recherche d'une place sur un bateau, l'embarquement, l'indécision, les questionnements, la survie dans les petits hôtels et bien sûr la relation avec la situation actuelle où dans un processus inversé, des immigrants cherchent à atteindre la ville pour essayer de survivre et d'échapper à une situation sans issue dans leur propre pays.

Faire des plans pour s'embarquer encore…

Lors d’actions de rues menées dans le cadre d’un projet sur l’exil, cette valise a été montrée dans les rues de Belsunce, puis a été exposée à Hambourg et à trois reprises à Berlin, notamment à l'office franco-allemand de la jeunesse et à la galerie Bauchhund.

Et aujourd'hui, toujours les mêmes rêves…

Voir ici, l'article lié à la thématique de l'exil : Marseille : exil en vue

Catherine Ricoul

Voir ici, l'article lié à la thématique de l'exil : Marseille : exil en vue

Malettes perdues 2 - Le livre de l'exil

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 11:06
malette mexicaine
malette mexicaine

EXPOS - PHOTOGRAPHIE - Après Barcelone, le musée du judaïsme à Paris… voici la mallette de Capa à Perpignan ! (à suivre Machado, W.Benjamin, Boby Lapointe, Josette Clotis et Malraux : autres mallettes perdues…)

La valise mexicaine - Capa, Taro, Chim

C'est une "valise" légendaire qui avait disparu, celle du photographe Robert Capa (1913-1954). Contenant des milliers de négatifs de la guerre d'Espagne, elle était considérée comme étant perdue depuis 1939. Le précieux bagage a resurgi au Mexique en 2007. Il contenait des images de Capa mais aussi de sa compagne, Gerda Taro, morte en 1937, et de David Seymour, dit Chim.

Et ce sont finalement des boîtes en bois que l'on découvre en ouverture du parcours, contenant des pellicules enroulées… L'épopée de la guerre d'Espagne s'ouvre alors à travers le regard de ces photographes et les tirages de leurs planches contacts fichés aux murs. Et les épreuves plus grandes mises en abyme à côté des magazines de l'époque... Une histoire extraordinaire où se mêlent l'engagement, la propagande, le poids des hommes et des images.

La valise-livre de l'exil - Das Kofferbuch des Exils

Il y a des valises pas comme les autres… La valise livre de l'exil est une valise qui s'ouvre, non pas sur des vêtements bien pliés, mais sur des pages racontant une histoire universelle : l'exil

Les premières pages pour rentrer dans l'histoire…

Il s’agit d’un livre objet (45 cm x 55 cm), qui ressemble à une ancienne valise en cuir et se compose de neuf grandes double-pages cartonnées. La valise-livre ouverte fait 1m X 55 cm.

Emmanuelle MaléRemise des Prix du CML (Prix Méditerranée/Prix Spiritualités d'Aujourd'hui 2014)

Hier, à 16:23 · Perpignan ·

Programme du Samedi 20 septembre :

11h Vernissage en présence des lauréats des Prix Méditerranée
De l’exposition « La valise mexicaine » Centre d’Art Contemporain Walter Benjamin, place du Pont d’En Vestit - Perpignan

15h-15h30 Cérémonies des Prix Méditerranée et Spiritualités d’Aujourd’hui : Accueil des participants et dédicaces
Palais des Congrès - Perpignan

16h/17h Palais des Congrès - Salle JC Rolland
- Perpignan
Débat animé par Hélène Legrais et Anne Lacroix
« L’Espagne des années sombres »
avec Javier Cercas, Jean Dauriach, Miguel Caballero
et Marie-Hélène Menèndez.
Débat animé par Daniel Halimi
«Le destin des juifs à travers le temps »
avec Gérard de Cortanze et Philippe Zaouti.

17h Palais des Congrès - Hall 1er étage
- Perpignan
Remise Officielle des Prix du CML
Suivie d’une séance de dédicace et d’un apéritif
autour de l’exposition « Instants Birmans »
d’Etienne Perra (Reporter-photographe du CML)

Les Lauréats :
Javier Cercas, Prix Méditerranée Etranger
Miguel Caballero Pérez, Mention spéciale du jury
du Prix Etranger
Gérard de Cortanze, Prix Méditerranée
Léonor de Recondo, Mention spéciale du Jury
du Prix Méditerranée
Abd Al Malik, Prix Spiritualités
Michel Delpech, Prix Spiritualités
Héloïse Guay de Bellissen, Prix Méditerranée
des Lycéens
Henri Lhéritier, Prix Méditerranée Roussillon
Jean Dauriach, Mention spéciale du Prix Roussillon

Les auteurs invités :
Jean-Jacques Bedu, Yves Gazzo, Hélène Legrais,
Joël Schmidt et Philippe Zaouti.

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