Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 13:05
Affiche pour le pays catalan - Le drapeau français place des Esplanades (St-Mathieu) -  La rue sale Rigau - Carrer Jacint Rigau (photos J.P.Bonnel)
Affiche pour le pays catalan - Le drapeau français place des Esplanades (St-Mathieu) -  La rue sale Rigau - Carrer Jacint Rigau (photos J.P.Bonnel)
Affiche pour le pays catalan - Le drapeau français place des Esplanades (St-Mathieu) -  La rue sale Rigau - Carrer Jacint Rigau (photos J.P.Bonnel)
Affiche pour le pays catalan - Le drapeau français place des Esplanades (St-Mathieu) -  La rue sale Rigau - Carrer Jacint Rigau (photos J.P.Bonnel)

Affiche pour le pays catalan - Le drapeau français place des Esplanades (St-Mathieu) - La rue sale Rigau - Carrer Jacint Rigau (photos J.P.Bonnel)

Les parapluies de Perpignan : Jean-Marc imite Robert ! 

 

Il fait installer quelques parapluies dans quelques rues (du théâtre...) comme le fit, à Béziers, Ménard (mais en plus grand nombre, voir mon blog)

 

 

Hier, nous avons vu, chers lecteurs, que le maire de Perpignan faisait le buzz : il manie l'ADN des gens comme à Béziers on manie celui des chiens qui ont crotté dans le beau centre-ville, afin de traquer les propriétaires…

 

C'est ça la sécurité, le savoir-vivre ensemble, la convivialité…Et vous voudriez qu'on se sente bien dans une ville dirigée par de tels esprits qui ne montrent pas de générosité, mais la violence, la répression : amendes tous azimuts, caméra, déclarations militaires, armer la police municipale, verser du purin sur des gens du voyage qui demandent un terrain salubre où s'installer : il faut prévoir leur arrivée, c'est tous les ans pareil : on exige les services de l'Etat avant de déclarer la guerre !

 

M. Pujol fait du copier-coller : il finira bien par être célèbre dans toute l'Occitane et peut-être au-delà… Il sera un jour sénateur et e nouveau maire : pas besoin de voter pour le FN, il est déjà en action dans la ville, sous le masque "républicain", ce qui est pire, car nous préférons un projet clair et annoncé au lieu de s promesses et de l'hypocrisie…

 

Nos campagnes sont propres, alors le chef de l'agglo y déverse des tas de merde…Elégant ! Et puis, ce n'est jamais avec le mépris, la vulgarité et la répression dure qu'on arrive à faire respecter la loi…

 

La propreté parlons-en. Il faut admettre du mieux dans l'hyper-centre, mais dès que vous vous hasardez à sortir un peu du périmètre commercial et patrimonial, vous tombez sur…des merdes !

 

Je passe souvent rue Jacint Rigau, nom de "notre" peintre perpignanais du siècle de Louis XIV : cette rue est aussi célèbre car y habite un de nos blogueurs-journalistes les plus fameux et les plus libres ...

 

Il semble qu'on devrait magnifier le nom de Rigaud, arranger la place qui lui est dédiée, mais c'est la "zone", avec une statue minable faite en pierre depuis que les Nazis ont fondu la statue de bronze du peintre officiel du pouvoir absolu… Absolument nulle et laide la place Rigaud !

 

On a mis des Maillol à Perpignan, pourquoi pas une ou 2 belles statues célébrant Hyacinthe..?

 

D'accord, on rénove et agrandit le musée, the Big Hyacinthe, le  "Grand" Rigaud, digne du "Grand" siècle, mais la petite rue Rigaud qui monte vers les Esplanades.., qu'est-ce qu'on en fait..? C'est le ghetto : les gitans (pas tous, certains sont poètes, musiciens…) jettent leurs excréments par les fenêtres (alors que chez eux, c'est impeccable !) et j'ai failli recevoir des boîtes de conserve, ce qui n'aurait pas arrangé le ciboulot déjà pas mal dégradé...

 

 

Alors, loin du purin des gens du voyage, de la merde des gitans, soignons la propreté de la ville, je veux dire l'éthique de nos "responsables", élus du bout de notre bulletin, mis dans l'urne, en se pinçant le nez, tellement la corruption règne dans les murs de la "ville rossignolesque", comme le clamait si bien et si fort Salvador DALI …

 

JPBonnel

 

Ce matin, à 7h30, rue St-Jean, de mon balcon, je vois un gars qui sort son chien, à gauche et tout de suite : pipi, et on rentre ! Tout de suite, à ma droite, une dame fait pisser son chien près de la rue des Cardeurs; je lui dis d'aller dans un espace vert, qu'un chien en ville…Elle me répond que demain elle fera chier son molosse devant mon immeuble… Je lui réponds en colère ! Elle me prend en photo et le lance : "Vous ne savez pas qui je suis !" 

Mais "qui j'essuie !", elle l'a pas dit. Et la mairie parle d'amendes canines..?

 

JPB

 

 

* DELGA, attention les dégâts…

CRESTA s'abstient… Bravo à Ségolène Neuville qui s'oppose enfin à ses amis Delga, Malherbe, Cresta !!! Jusqu'où..?

 

Les traîtres sont parmi nous…Certains sont Catalans, amis beaucoup sont d'origine pied-noir (Cresta, Pujol, Aliot…) ou nouveaux arrivants… 

 

INVITATION PRESSE 

Perpignan, le 30 juin 2016

 

CONFÉRENCE DE PRESSE, APRES LA VISITE DE CAROLE DELGA  

 

Ce jeudi 30 juin 2016, la présidente régionale Carole Delga effectue une visite d’urgence à Perpignan au sujet du nom de la Région « Occitanie ». Officiellement, elle « recevra l'ensemble des forces vives du Département des Pyrénées-Orientales - élus, acteurs économiques et associatifs, représentants des organisations culturelles catalanes -  pour une réunion de travail ».

 

Entre imposture et mascarade, cette réunion exclut le Comité pour le Pays Catalan, leader de l’actuelle mobilisation territoriale. Ainsi, nous réagirons face à la presse ce même jeudi 30 juin, à 14h15, au Grand Café de la Poste.

 

En espérant vous rencontrer lors de ce rendez-vous.

 

Contactez le Comité pour le Pays Catalan :

contact@ouiaupayscatalan.com

Tel. 06 75 74 25 49

 

 Suivez la campagne « Oui au Pays Catalan »

 

- - "Recours Citoyen contre le nom de la nouvelle région"

Renée SOUM, membre fondatrice du Recours communique :

En adoptant le nom d'Occitanie tout court, Carole DELGA et le Conseil Régional ont effacé de fait les Catalans, leur culture, leur Histoire et toute la catalanité de la nouvelle grande région.
Cette discrimination faite par ce choix identitaire est intolérable : Les Catalans ne sont pas occitans, ils veulent être partie prenante dans cette nouvelle région et il est important pour eux que leur participation soit lisible dans son nom. Dans tous les domaines, l'Etat assure un traitement égalitaire entre le Catalan et l'Occitan. 
Ainsi dans l'Education, en témoignent les décrets et circulaires du Ministère en faveur des langues régionales : Capes de Catalan / Capes d'Occitan.
Sur le plan académique, les langues régionales du Rectorat de MONTPELLIER (CLAR), le Catalan et l'Occitan sont traités à égalité.
Enfin, la formation des enseignants ESPE: catalan et occitan y figurent.

 
 
 

- - -ESPERONS que la revendication catalane ne vire oas au racisme, à l'exclusion, au repli identitaire (vc-dessus l'affiche -de quel groupe?- qui fait un bras d'honneur à l'Occitanie...)

- - -ESPERONS que la revendication catalane ne vire oas au racisme, à l'exclusion, au repli identitaire (vc-dessus l'affiche -de quel groupe?- qui fait un bras d'honneur à l'Occitanie...)

Published by leblogabonnel - dans polémiques
commenter cet article
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:19
Caroline CAVALIER : la pêche miraculeuse (expo à voir au Château Royal de Collioure le 8 juillet 2016)

Caroline CAVALIER : la pêche miraculeuse (expo à voir au Château Royal de Collioure le 8 juillet 2016)

PUJOL imite MENARD

Robert a les idées plus rapides que Jean-Marc !

 

Perpignan fait le buzz avec l'ADN (jentends l'initiative de la mairie ce matin sur France-Inter) comme Béziers a tenté de le faire avec l'ADN des propriétaires de chiens : R.Ménard a été recalé, le projet ne sera pas appliqué... On ne peut pas encore faire n'importe quoi; l'extrême-droite n'est pas encore au pouvoir...

 

A Perpignan, dans l'ambiance idéologique marron et trouble (éloge de l'Algérie française, installation d'un cercle algérianiste aux frais des citoyens, promesse non tenue (Mme S.Nicaise à moi-même) d'installer là un lieu d'exils pour tous !), non application de la loi républicaine en ne respectant pas la fin de la guerre d'Algérie, propos révisionnistes (en privé) du maire de Perpignan, désirant réécrire l'histoire du point de vue des Vichissois et Pétainistes...

 

Voici qu'on sort l'idée d'ADN de Béziers : il faut bien faire oublier les maux de Perpignan : le risque de face à face violent entre les communautés, la colère des éducateurs dans les quartiers, méprisés, mal payés, licenciés...la dette de la ville, la pauvreté, le délabrement de vastes ensembles, la saleté omniprésente dès qu'on sort du circuit touristique, l'inégalité croissante entre chômeurs et rentiers... 

 

 

On a les idées qu'on peut...On distrait les habitants...loin des vrais problèmes : le social, le travail, la montée du ras-le-bol et du FN !

 

 

Pourquoi ne pas continuer tant qu'on touche les dividendes et indemnités diverses, tant qu'on peut promettre et trahir (le nom de la Région, etc), tant que le débat n'a pas lieu dans la ville (à part quelques blogueurs qui énervent et quelques politiques qui jouent les gratte-culs, tels L'Olivier ou L'Equilibre de Clotilde Ripoull…), tant que les médias sont tièdes et consensuels, proches du pouvoir qui les alimente…pourquoi se gêner ..?

 

ADN partout : vive ORWELL ! 

 

JPBonnel

 

PS. Remarquons que les 3 médias cités (ici-bas) ne donnent pas les mêmes chiffres... Objevcivité, déformation, mauvaise source, manipulation...

- - -


La mairie d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) a démarré ce vendredi la distribution à ses habitants de 700 kits de marquage chimique indélébile contre les cambriolages, qui permettent d'identifier de manière unique les objets marqués et de pouvoir les rendre à leur propriétaire en cas de vol.
L'objectif est "d'avoir un nombre de kits suffisamment important dans certains quartiers" et d'y "suivre l'évolution du nombre de cambriolages", a indiqué le maire UMP d'Aubagne Gérard Gazay, lors d'une démonstration du produit, en partenariat avec la préfecture de police. Cette opération, première de cette ampleur en France, a coûté "quelques milliers d'euros" à la mairie d'Aubagne, a-t-il précise.


Ces kits, d'un prix public de 90 euros, sont constitués d'un flacon de 8 ml d'un "traceur chimique à code unique", inodore, incolore et quasi indélébile, a expliqué Didier Cottin, directeur France de la société Smartwater, partenaire de la mairie.


© L'Indépendant


- - -


La ville de Perpignan va aider les particuliers à marquer leurs objets de valeur d'un ADN synthétique, dissuasif pour les cambrioleurs. La ville va aussi aider les commerçants à s'équiper de systèmes d'aspersion en cas de braquage.
Et si vous marquiez vos objets de valeur avec un ADN chimique ?


La ville de Perpignan a décidé d'inciter les habitants à s'équiper, en proposant des bombes aérosols permettant le marquage ADN. Un marquage qui permet à la fois d'identifier le propriétaire des objets volés mais aussi de dissuader les cambrioleurs
Il s'agit d'un produit synthétique totalement inoffensif,  mais propre à chaque bombe aérosol, c'est pour cette raison qu'on parle d'ADN chimique. Vous en aspergez un peu sur votre ordinateur, votre téléviseur, la console de jeux, le téléphone portable et bien sûr, les bijoux de valeur.
Si par malheur vous êtes cambriolés et que les enquêteurs retrouvent le butin chez un malfaiteur, grâce à une petite lampe infrarouge dont ils sont déjà tous équipés, ils identifient immédiatement le propriétaire. Car lorsqu’on vous vend le produit, votre nom est aussitôt associé à l'ADN de l'aérosol qui est unique.
Cette bombe vendue dans le commerce 100 euros, sera cédée aux Perpignanais à 25 euros et puis surtout, vous n'aurez pas à payer la licence. C'est la mairie qui prend en charge les frais : 450 euros au total. Pour s'équiper, il faut se renseigner auprès de sa marie de quartier.
L'objectif est de retrouver les propriétaires des objets volés, mais aussi de dissuader les cambrioleurs. Un autocollant sur votre porte ou votre boîte aux lettres préviendra les malfaiteurs que vous êtes équipés.


Les commerçants peuvent aussi utiliser l'ADN synthétique. Il s'agit là de retrouver non pas les objets volés, mais les voleurs.
Pour cela, on installe un système d'aspersion à la sortie de la boutique. Le commerçant victime d'un vol ou d'un braquage peut déclencher le système depuis sa montre, son téléphone, sa caisse enregistreuse.
Dès que le malfaiteur sort, il se retrouve aspergé d'un produit invisible sans même s'en rendre compte.
Un produit qui reste plusieurs semaines sur la peau, plusieurs mois sur les cheveux, plusieurs années sur les vêtements. Si le voleur est interpellé, la police peut le relier au braquage de manière irréfutable.
La ville de Perpignan propose d'aider à l'installation de ce système en finançant un tiers des 5 000 euros nécessaires. Le fond de prévention de la délinquance  (1) peut aussi payer un tiers de l'équipement, reste alors environ 1 800 euros à la charge du commerçant .
© France Bleu Roussillon


- - -
Perpignan : un marquage chimique pour limiter les vols
Raphaëlle Baker 28 juin 2016 


Mardi 28 juin. Une conférence de presse organisée par la mairie a dévoilé les grandes orientations du conseil municipal du lendemain. La sécurité a notamment été abordée au travers de trois points : la vidéo surveillance, les policiers municipaux et le dispositif de marquage chimique.
La vidéo Surveillance
La ville de Perpignan dispose aujourd’hui de 220 caméras en services. Une convention entre la ville et la communauté urbaine va permettre à celle ci de mettre en place de nouvelles caméras qui seront gérées par les services de la ville déjà en place. Ces nouvelles caméras concernent le marché de gros sur la zone Saint-Charles mais aussi certains secteurs et arrêts de bus de la ville où des jets de projectiles ont eu lieu à de multiples reprises – boulevard Berliet, avenue Gauguin, rue Bartholdi et avenue d’Espagne.
Les policiers municipaux
Perpignan comprend aujourd’hui 124 policiers municipaux, ce qui place la ville comme :
-la deuxième ville de France en matière d’évolution des effectifs de policiers municipaux sur la période 2012/2015.
-la quatrième ville de France pour le nombre de policiers municipaux par habitant.
-La dixième ville de France pour le nombre de policiers municipaux.
Le dispositif de marquage chimique
C’est le plus gros sujet abordé lors de cette conférence de presse.
Ce dispositif va concerner les professionnels comme les particuliers.
Pour les particuliers, un kit de marquage sera disponible sur commande dans les annexes mairies au coût de 25€. Grâce à un partenariat la mairie prend un charge la licence annuelle – 468€ – et revend les kits à prix coûtant, soit quatre fois mois que le prix conseillé. Le principe est comme un ADN ce marquage chimique aura une identité unique à chaque kit et sera référencé au niveau du ministère de l’intérieur. Il s’agira donc pour le particulier de marquer ses objets de valeur afin qu’en cas de vol il soit plus facile de remonter jusqu’à lui. Ce marquage chimique aura valeur de preuve aux yeux de la justice.


A noter que ce marquage chimique est résistant, 5 ans sur les objets, 6 à 8 semaines sur la peau et 6 mois sur les cheveux.
Sur le même principe les commerçants peuvent équiper leur magasin d’un système d’aspersion qu’ils pourront déclencher en cas de braquage. Le ou les braqueurs seront alors marqués par l’ADN chimique. Pour la première année, seule une dizaine de commerçants pourra y avoir accès. Ceux qui semblent les plus intéressés sont les commerces les plus victimes de braquage tels que les bijouteries et les bureaux de tabac. Grâce à une association de ces commerçants, le dispositif sera pris en charge pour un tiers par la ville, un tiers par le FIPD – Fond Interministériel de Prévention de la Délinquance – et un tiers par le commerçant. Le coût actuel d’équipement d’un commerce est d’environ 5 000€.


© La Semaine du Roussillon.


--- 
(1) Ministère de l'Intérieur :


SG-CIPDR
FIPD

Aux termes de l’article 5 de la loi du 5 mars 2007, a été créé un fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), "destiné à financer la réalisation d'actions dans le cadre des plans de prévention de la délinquance et dans le cadre de la contractualisation mise en œuvre entre l'État et les collectivités territoriales en matière de politique de la ville".


Le fonds comprend deux volets distincts : le financement de la vidéoprotection et celui des autres actions de prévention.
Selon la loi, le FIPD reçoit :
    •    la partie des crédits délégués par l’État à l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE) destinés à financer des actions de prévention de la délinquance 
    •    un montant prélevé sur le produit des amendes forfaitaires de la police et de la circulation.
Le Comité interministériel de prévention de la délinquance est chargé de fixer les orientations et de coordonner l’utilisation des crédits de ce fonds. Ces orientations sont fixées chaque année dans une circulaire signée par son secrétaire général et adressée aux préfets de départements. En application de ces orientations, le conseil d'administration de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (l’Acsé) approuve les programmes d'intervention correspondants et répartit les crédits entre les départements conformément aux critères fixés par le CIPD. L’Acsé est chargée d’organiser un suivi de l'emploi des crédits du FIPD.
En 2015, le FIPD a bénéficié d'un abondement de 20 M€ pour renforcer la lutte contre le terrorisme et en particulier pour financer des actions de prévention de la radicalisation.




 

Published by leblogabonnel - dans polémique
commenter cet article
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:29
Expo Rosa SERRA, Espace des Arts, Le Boulou, du 1/7 au 23/9

Expo Rosa SERRA, Espace des Arts, Le Boulou, du 1/7 au 23/9

*Cet extrait d'un souvenir lors de mon séjour en Tunisie (deux ans): le journal de coopération vient d'être publié dans "Romans pour des temps catastrophiques" (16 euros, en librairie ou chez l'auteur, un peu avant "Communautés libertaires dans le pays catalan" (Trabucaire, 15 euros,juin 2016, ou chez l'auteur):

 

** De retour en Tunisie, en avril 1980, quelques mois après y avoir travaillé durant deux ans, je retrouve Sousse, la côte, puis le grand sud, que j'ai sillonné à plusieurs reprises.

 

Un compagnon m'a suivi : dans mon sac, la Première Education sentimentale de Flaubert…

 

Tout en soulignant des passages du romancier, je note des impressions. Au bout de l'écriture, dans ces pages du livre gribouillées dans tous les sens, je ne sais plus qui est l'auteur réel de ces phrases…

En tout cas, ce n'est pas moi qui parle "d'un lupanar propret avec des petites filles"…

 

Je trouve -est-ce parce qu'existe une intimité entre ce pays et moi - qu'il y a une facilité d'accoster les gens, de parler dans les cafés…de discuter avec ce sympathique électricien de Gardaïa…

Je contemple le soleil inversé de Sidi Bou Saïd…

 

Je regarde et je rêve face au paysage, depuis le train qui court à Hammamet, et j'écoute les sonnettes aigües des serpents de la musique arabe, enregistrée surtout en Egypte…

 

 

Arrivée, marcher à l'aveugle, en sentant la mer et se poser dans un café local : l'artiste de ce troquet, aux allures de Travolta, est un sacré dragueur…Hélas, peu de femmes encore dans ces quartiers non touristiques.

 

Je me plonge encore - alors  que la mer invite, mais avril est un mois encore frais ici- dans le roman initiatique de Flaubert, alors que tout suggère le moment de vivre, les bleus marabouts, les puits, les travaux des vignes, les appels des villageois, les cris des bêtes, le fil ténu d'un horizon  non atteignable…

 

Ce ne sera pas original de raconter les plaisirs du palais, le jus des oranges, le sucre des nids de poules, l'exotisme de l'halva, les tentations à la vue des dattes, loukoums, figues et autres pâtisseries orientales…

 

Les visions impressionnistes livrent le corps à la paresse, à la dérive de la contemplation passive…

Les portées dessinées par les amandiers, les calligrammes inventés par les oliviers à vue perdue, à imagination dépassée…

Beauté inénarrable et réconciliation de l'Homme avec le terroir, la nature, les odeurs de jasmin…

 

J'essaie d'apprendre l'écriture arabe, mais l'ami-collègue a le tort de m'initier à la langue classique. Aurait dû m'apprendre l'oral dialectal…Où est-il, à présent, le gentil, érudit et bel Abdallah..?

 

J'essaie d'imiter l'écriture arabe avec des subterfuges : livre à l'envers, esquisses, délier les lettres, que sais-je..? Je ne sais plus…Me reste que des danses de mots, que des gros mots..!

 

Sfax est ma ville de prédilection, du moins la plus proche de mon bled perdu dans les eucalyptus et les sables aux maigres touffes d'alfa…

Avec les amis coopérants, on va au restaurant des Sportifs, tue de Carthage, chez Salah Amara : on aime ses photos de famille montrées à tous les visiteurs, ses cornes phalliques en ivoire…

 

Je n'irai qu'une fois à Djerba, la touristicole, qui m'a vraiment déçue. Je préfère les îles Kerkennah, plus sincères : le bateau de pêche se déplace tranquillement sur une eau sereine, j'ai le temps de lire une page du voyage en Orient, et ces lettres, édifiantes, remplies de sexe et de visites de bordels…

 

 Puis la plage, bien sûr, un parasol entre deux palmiers. Je vois ou j'imagine, ou c'est l'Autre qui décrit ce jeune et beau mendiant tunisien forniquant avec une blonde européenne bien bronzée..?

 

Je n'aurai pas assez de sept jours pour refaire le tour de la Tunisie, en parcourant l'admirable correspondance de Flaubert..!

 

JPB

 

***Le Boulou en peinture :

 

 

*Le Boulou:

 

Madame le Maire, le Conseil Municipal, L’espace des arts

vous convient au vernissage des œuvres de l’artiste Catalane

*****ROSA SERRA*****

Le vendredi 1er juillet à 18h30

Rue des écoles au Boulou

Pour tout renseignement : www.espacedesarts.pro

Contacts : 04 68 83 36 32

espacedesarts@mairie-leboulou.fr

 

 

 

*Musée de l'exil, 1er et 2 juillet :

 

 

Ens complau d’informar-vos sobre el “VII Encuentro de Memorias en Red” que acull el Museu Memorial de la Jonquera entre l’1 i 3 de juliol de 2016 i que té com a temàtica: “Patrimoni, Identitat i Fronteres de la Memòria”

 

Trobareu el programa complet al document adjunt.

 

Organització i contacte:

 

David González (david.glez81@gmail.com – telf. 600847468)

Memorias en Red (memoriasenred.giji@gmail.com)

 

 

Museu Memorial de l'Exili

Carrer Major 43-47

17700 La Jonquera

www.museuexili.cat

0034 972556533

***CERET

*En parallèle à l’exposition de Joël DESBOUIGES,

la galerie présentera une exposition du peintre Pierre BRUNE , afin de célébrer son arrivée à Céret en 1916.

du 25 juin au 30 septembre 2016

Pierre BRUNE

Céret 1916 - 2016

Vous pouvez d’ores et déjà découvrir les œuvres sur le site de la galerie : http://www.odileoms.com/fr/expositions/pierre_brune_c_ret_1916_2016/pierre_brune/oeuvres/la_terrasse_au_castellas/

Nous vous signalons notre fermeture, pour raisons de sécurité, du 14 au 17 juillet durant la Féria .

- - -

*Poésie à Perpignan, au Casal - jeudi 20H30 - entrée libre




Car
avane
Catalane




En ces temps difficiles où la peur de l'autre alimente l'intolérance ,nous avons eu l'idée d'associer les langues pour pouvoir nous rassembler autour d'un thème que nous pratiquons depuis de nombreuses années avec notre "Caravane Catalane" dans toutes nos rencontres en Méditérranée où nous avons constaté un mieux vivre ensemble.


La poésie, la musique, à travers les âges , nous a appris à fédérer la créativité et la beauté de nos différences.


Avec Corinne,et plusieurs partenaires nous avons pensé organiser une rencontre poétique annuelle avec des langues de ce bassin méditérrannéen.


Ainsi à travers la poésie et la musique nous aurons, pour la journée et une soirée,la volonté de développer notre capacité de
" mieux Vivre Ensemble"


Cette soirée se déroulera grâce à la compréhension du" El Casal " au centre culturel catalan

23 avenue du Lycée le jeudi 30juin à 20h30. Entrée libre.


Pierre Paul Haubrich
France Méditerranée Pays Catalan
4 Place Zamenhoff 66390 Baixas
06 03 84 20 61
www.caravanecatalane.eu





Published by leblogabonnel - dans poésie
commenter cet article
28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 17:00
Pierre BRUNE, exposition à la Galerie Odile Oms, Céret - Zeno Arcan, quai Vauban
Pierre BRUNE, exposition à la Galerie Odile Oms, Céret - Zeno Arcan, quai Vauban

Pierre BRUNE, exposition à la Galerie Odile Oms, Céret - Zeno Arcan, quai Vauban

*Poésie à Perpignan, au Casal, ROND-POINT DU LYCÉE ARAGO - jeudi 20H30 - entrée libre

 

j'y participerai (lecture des poèmes sur le désert, la Tunisie, lors de mon séjour de 2 ans) avec des amis méditerranéens, HASSAN MAJDI, PERE MANZANARES, MOHAMED SADOUN, BRAHIM, AUTEUR BERBÈRE, JIMMY VILA, GITAN DE PERPIGNAN, UN POÈTE SYRIEN, LECTURE D'UN POÈR-TE DE CONSTANTINE PAR PASCAL DESJARDINS...MUSIQUES...

(OUD, GUITARE...PAR MATHIAS..?)

 

ANIMATRICE : corinnepadrosa@gmail.com

 

 

Caravane

              Catalane 

 

 

En ces temps difficiles où la peur de l'autre alimente l'intolérance, nous avons eu l'idée d'associer les langues pour pouvoir  nous rassembler autour d'un thème que nous pratiquons depuis de nombreuses années avec notre "Caravane Catalane" dans toutes nos rencontres en Méditérranée où nous avons constaté un mieux vivre ensemble.

 

La poésie, la musique, à travers les âges , nous a appris à fédérer la créativité et la beauté de nos différences.

 

Avec Corinne,et plusieurs partenaires nous avons pensé organiser une rencontre poétique annuelle avec des langues de ce bassin méditérrannéen.

 

Ainsi  à travers la poésie et la musique nous aurons, pour  la journée et une  soirée,la volonté de développer notre capacité de

                                       "  mieux Vivre Ensemble"

 

Cette soirée se déroulera  grâce à la compréhension du" El Casal " au centre culturel catalan ,23 avenue du Lycée  le jeudi 30juin à 20h30.

 

Pierre Paul Haubrich

France Méditerranée Pays Catalan

4 Place Zamenhoff 66390 Baixas

06 03 84 20 61

www.caravanecatalane.eu

 

- - -

*** XVII ème festival
de Musique et de Poésie à Palau del Vidre : « concert d’été » Visages de Méditerranée



Fil rouge 2016 « en France.... »
le voyage se poursuit!....


Samedi 2 juillet, 17h, Mas St Galdric
L’après-midi au jardin (entrée par camping le Haras) Lectures et musique
« Chant des poussières » de François Migeot Lu par François Migeot et Judith Alvarado
René Lagos Diaz, guitare 19h30, collation
21h30, Eglise
« clin d’œil à la musique française »
JB Lully, J P Rameau, C Debussy, J Massenet, C St Saëns, G Fauré, Fantaisie sur « Carmen » de G Bizet de F Borne
Quintette « Mare Nostrum Musicae » Frédéric Descargues, violon; Lidia Millet, violon;
Fanny kobus, alto; François Ragot , violoncelle et direction; Claude Delmas , contrebasse
1
Soliste: Elisabet Franch flûte
Dimanche 3 juillet, 19h, Eglise
« Si je devais choisir une autre vie, je choisirais
la mienne »
A Malraux
F Couperin, C Saint-Saens, et contemporain
Georges Bécot , récitant
Delphine Biron , violoncelle, Yann Dubost contrebasse
Mise en scène, Françoise Limouzy Samedi 9 juillet, 21h30, place de l’Eglise
« le piano symphonique revisité par les compositeurs Français »
Duo «Perpetuum Mobile » Emilie Carcy et Matthieu Millischer
pianos
D Milhaud, C Franck, E Satie, E Chabrier, M Ravel
Dimanche 10 juillet, 19h, Eglise
« Invitation Française »
Quatuor « Eclisses »
Gabriel Bianco, Akaïtz Chambonnet, Pierre Lelièvre, Benjamin Valette, Guitares
M Ravel, C Debussy, C Saint-Saëns, G Fauré, G Bizet
L’exposition « Maillol, Frère, Pons, une Arcadie catalane »
du Musée d’art moderne de Céret s’associe au Festival dans son hommage à J S Pons
2


Tarifs
15€
Abonnement à trois concerts : 40€
Adhérents:13€ Abonnement à trois concerts : 35€
Étudiants :5€ Abonnement à trois concerts: 15€
Le 2 juillet 17h lecture au jardin collation et soirée : 20€
Adhérents : 15€ Étudiants : 10€
Enfants: —10ans gratuit
Renseignements et réservations
Concert d’été : 04.68.37.98.38. et 04.68.81.64.26 Le matin à la Mairie( lundi, mardi, jeudi, vendredi):
04.68.22.37.41
ou Concert.d.ete@wanadoo.fr







Published by leblogabonnel - dans poésie
commenter cet article
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 10:56
la lectrice

la lectrice

Ouverture des bibliothèques le dimanche, le jeudi matin…

Politique culturelle : agrandir les réseaux.

Fermer le lupanar de la mairie !

Si vous avez de l'argent vous pouvez vous acheter des livres, évidence ! Ou vous payez une lectrice à domicile : voir le film de Michel Deville, à partir du roman de R.Jean...

Quand une ville est gangrénée par la pauvreté et les inégalités, il faut avoir recours à des solutions radicales : ouvrir les médiathèques à tells complets, embauche, peut-être, avec l'argent des augmentations des conseillers municipaux copains, du personnel…

Mais le maire l'a écrit quand il était "candidat UMP, maire sortant" : La culture doit être un outil de marketing territorial."...

Le personnel, parlons-en encore; il n'y a pas que dans les musées qu'ils sont igrorants de ce qui se passe : ils ont pourtant droit à un plan de formation : du 1/1/16 au 31/5/2016 : 3 ou 2 jours ou une demi-journée ! Connaissance du patrimoine historique, une journée dirigée par Elisabeth Doumeyrou.

On n'st donc pas étonné quand les guides énoncent les pires bêtises lors des visites de monuments : "formation interne : sur une demi-journée, visite commentée des sites patrimoniaux de la vile"..!!!

Ensuite, du 1er octobre au 31 décembre 2016, les personnels pourront être initiés à l'histoire de l'art : 3 jours.

Quant aux médiathèques, pourquoi cette fermeture le dimanche, le lundi, le jeudi matin et parfois le vendredi pour faire le pont..?

Je vais donc un jeudi matin à 12 h à la médiathèque centrale : fermée; j'alerte une employée à l'intérieur et lui demande où se trouve la conf de presse pour présenter le FILAF…Elle ne sait rien; n'est pas informée…Moi non plus, je l'avais pourtant lu dans le journal: je repars, tant pis pour le Filaf…

Bien sûr, il faut écrire les aspects positifs : la cotisation de 16 euros par an pour accéder aux ordinateurs, à des milliers de livres et de documents; l'accès au site internet du réseau : www.mairie-perpignan.fr/mediatheque

Très bien, mais pour que les dimanches soient moins tristes dans la ville, pour que les jeunes et es oisifs lisent plutôt que de errer dans les quartiers, ouvrons les bibliothèques ! Moyen de lutter conte la délinquance et la barbarie, la lecture et les réseaux de bibliothèques constituent non seulement un réseau culturel amis un réseau social. Une bib c'est plus qu'une bib : c'est le libre accès aux nouveaux instruments de l'éducation, de la culture et de l'information, et à internet !

Ouvrir la nuit jusqu'à 22 h, par exemples; accéder pendant 20 heures par jour, au moins dans les villes de plus de cent mille habitants !

Au moins ouvrir une bib de garde le dimanche; donner des compensations aux employés au lieu de les mépriser : pas de compensation financière ou en jours de congés, et impossibilité pour les agents de prévoir leur emploi du temps. d'où le procès intenté par certains syndicats à la mairie de Perpi...

Or la municipalité loupe tous les moyens de réconcilier la ville et ses habitants. En interne, déjà, quand la terreur règne face aux employés de mairie, comme on me le dit souvent dans la rue, quand on me reconnaît et me félicite pour mon blog… ça ne peut pas marcher ainsi !

On me dit : "Les personnels ont peur de parler, ils sont terrorisés, le chantage et la délation règnent…

Les cadres et certains élus méprisent les agents subalternes; ce sont de simples agents de sécurité qui, au lieu d'informer, surveillent les musées…

Dans les bureaux, les femmes de ménage doivent ramasser des préservatifs, en fin de journée, car on ne s'ennuie pas dans certains milieux administratifs de la communication ou de la politique…

La com, parlons-en :

Pour informer la Presse, la Mairie utilise la communication politique. C'est un fonctionnement pyramidal, de la transversalité : en respectant la pyramide, on perd en efficacité. On a beau ébaucher un projet, ça n'aboutit pas.

…les chefs veulent tous les pouvoirs : ils veulent tout contrôler : on ne peut pas faire ainsi le service public. .."

Revenons aux bibliothèques au lieu de s'attarder aux saturnales municipales: celles des grandes villes européennes sont ouvertes le dimanche; en France le sont Nancy et Montpellier.

Perpignan n'a pas les moyens d'une grande politique culturelle ? Il faut revoir les priorités et économiser sur les représentations, le train de vie, la com, le salaire et le nombre des conseillers, occultes ou pas…

on en reparlera...

JPB

Published by leblogabonnel - dans culture
commenter cet article
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 10:24
Salon de la Retirada en Salanque - Paulilles, conférence
Salon de la Retirada en Salanque - Paulilles, conférence

Salon de la Retirada en Salanque - Paulilles, conférence

*Salon de la Retirada avec Isbelle Sabot-Calis, Jean Dauriach…26 juin, salle des fêtes de Villelongue de la Salanque :

Entrée libre

**dimanche 26 à 16 h, salle Novelty de Banyuls :

Conférence de Christine Salles sur la dynamiteriez de Paulilles - entrée libre.

"Une industrie chimique au coeur d'une vallée agricole".

Le Comité du Souvenir Français de Banyuls vous convie cordialement à assister à la présentation d’une conférence :

« LA DYNAMITERIE DE PAULILLES

UNE INDUSTRIE CHIMIQUE DE POINTE AU COEUR D'UNE VALLEE AGRICOLE

Qui aura lieu à la salle Novelty à Banyuls sur mer

LE DIMANCHE 26 JUIN 2016 À 15 H 00

Cette conférence sera présentée par Mademoiselle Christine SALLES, historienne de l’art et archéologue qui animera les débats et pourra répondre aux diverses questions.

Entrée libre et gratuite

Seront vendus sur place les différents livrets qui ont été élaborés par le comité.

**PARIS : le député des P-O Jacques Cresta intervient auprès de la maire pour soutenir le projet de l’artiste Marc-André 2 Figuères qui concourt pour réaliser une statue de François Arago…

 

Jacques CRESTA (PS), député de la 1ère circonscription des P-O, conseiller régional, est intervenu en direction d’Anne HIDALGO, la maire de Paris, et de son 1er adjoint, Bruno JULLIARD, afin de soutenir le projet de l’artiste catalan Marc-André 2 Figuères qui concourt pour réaliser la statue de François Arago à Paris.

 

En effet la statue de l’homme politique, savant, inventeur catalan est la dernière à n’avoir pas été réintroduite sur sa stèle d’origine après la disparition de toutes les statues des places Parisiennes pour répondre à l’effort de guerre.

 

L’association Polytechnique a ainsi lancé un concours pour rendre une nouvelle fois hommage à ce grand homme qui est François Arago.

L’artiste a proposé une représentation réaliste de François Arago qui de plus fait cadran solaire. Son projet a été sélectionné et fait partie des quatorze finalistes. Le choix devrait intervenir dans les prochains mois. Il est à noter que toutes les représentations de François Arago ont toujours été réalisée par un artiste roussillonnais, le député Jacques CRESTA espère que cette tradition perdure.

 

Il a eu l’occasion d’évoquer avec les cadres catalans toute l’importance de cette reconnaissance pour notre territoire au travers de cet hommage à François Arago, en souhaitant qu’à cette occasion nous puissions en profiter pour utiliser cette image comme vecteur de communication. 

 

 

© site des P. O…uillade, juin 2016 -

 

Ce site ne publie pas mes communiqués de presse (conférences, publications de livres…) alors je le remercie pour ses articles…

Published by leblogabonnel - dans histoire
commenter cet article
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 09:04
 Louis XIV par B. Pras - Eugenio Marino et Franco - Sébastien Planas -" Yes I can" - Marykin par B.Pras -
 Louis XIV par B. Pras - Eugenio Marino et Franco - Sébastien Planas -" Yes I can" - Marykin par B.Pras -
 Louis XIV par B. Pras - Eugenio Marino et Franco - Sébastien Planas -" Yes I can" - Marykin par B.Pras -
 Louis XIV par B. Pras - Eugenio Marino et Franco - Sébastien Planas -" Yes I can" - Marykin par B.Pras -

Louis XIV par B. Pras - Eugenio Marino et Franco - Sébastien Planas -" Yes I can" - Marykin par B.Pras -

 

Pour l'expo de l'Annexe du musée Rigaud, ce samedi 25 septembre à 18h, la direction de la culture a convoqué le comité Rigaud :

 

placer l'expo sous l'égide du peintre perpignanais, peintre officiel de la cour de Louis XIV, symbole du centralisme royal, c'est assez osé en ces temps de mépris et d'oubli de la Région pour le peuple catalan... L'artiste catalan, qui quitta vite Perpignan, alla s'installer auprès du Roi-Soleil, pour la gloire et l'argent...Lire la bio romancée de Renada Laura Portet (Balzac éditeur).

 

Hyacinthe pourrait symboliser la ville et constituer son image de marque : c'est un peu pour cela qu'on agrandit le musée des beaux-arts depuis des mois; cependant, on doute, on manque de courage dans la culture d'ici : l'ouverture ne sera pas consacrée à Rigaud (le musée a pourtant des pièces intéressantes et d'autres tableaux se trouvent à proximité, dans le Midi occitan : Carcassonne...) : peur que les Catalanistes ne brisent les baies vitrées de la rue de l'Ange, où séjourna le subversif Picasso, amant de la belle de Lazerme...

 

Les amis du musée ont aussi convoqué Sébastien Planas, prof de philo, pour devenir commissaire : directeur des arts à St-Cyprien au temps du maire Bouille, collectionneur pour lui-même avec l'argent public…M. Planas prit la place de Gilles de Montauzon, parti pour ne pas endurer les frasques coûteuses du bon docteur esthète… Beaucoup de responsables économiques et politiques furent complices; M.Planas ne sut rien, mais il quitta vite St-Cyprien, déçu par l'échec du grand projet des Capellans…

C'est désormais Stéphanie Mismes, également guide touristique à Perpigna, qui anime les musées de Saint-Cyprien...

 

S. Planas ramène de St-Cyp l'affiche actuelle de l'expo du Pont d'en Vestit "Yes I can !", choisie pour le musée d'art contemporain en juillet 2004 : j'ai conservé la belle plaquette où figure le portrait de Louis 14 détourné par Bernard Pras avec une accumulation d'objets du quotidiens et une avalanche de rouleaux de papiers WC…Anamorphoses, accumulations en trompe-l'oeil, qui de loin, figure bien le monarque : j'ai installé ce chef-d'oeuvre dans ma pièce hygiénique.

 

Dérision, critique des puissants, mise en question du pouvoir : la ville de Perpignan s'interroge sur sa main-mise sur le quotidien des citoyens : qui gouverne et comment ? Un maire élu par défaut par ses oppositions, commettant bourdes et bévues à tour de bras..? Des conseillers occultes le poussant à l'erreur, à la faute..? Pourquoi ? L'essentiel est de toucher un bon salaire, des primes, des jetons de présence et pourquoi pas, quelques pots de vins dessous la table…

 

Belle autocritique donc des puissants en place, de ces responsables qui ne sont pas d'ici et qui, donc, ne peuvent pas s'émouvoir de vivre soudain en Occitanie…

 

C'est nous les responsables, on a voté pour eux  : les Pujol-guignols, les Delga/dégâts, les Onesta : un bon poste tu auras !!!

 

Temps du mépris ! Temps de l'oubli !

 

La culture à Perpignan affiche donc le roi en majesté, le roi vivant dans la cour, loin de ses administrés, d'où la crise de la représentation et de la démocratie, avec, de nos jours, les présidents-monarques : rejet de la politique, élan populiste, repli sur soi, exigence de frontières et d'égoïsme…

 

On préfère le portrait de l'enfant-roi, le futur Louis XIV, peint vers 1640, par un auteur inconnu (Château de Versailles), gosse joufflu fixant le pinceau de l'artiste et aussi l'avenir radieux…

 

L'expo de Perpi tombe dans l'actualité, avec ce film macabre, proche de la littérature houellecquienne, "La mort de Louis XIV (sélection officielle du festival de Cannes) d'Albert Serra, grâce auquel J.Pierre Léaud reçut une palme d'honneur.

 

 Le cinéaste catalan (comme pour se venger du roi oublieux de ses racines catalanes) filme l'acteur, incarnant le roi-soleil, arrivé au seuil de sa vie, et rongé par la gangrène. La cour le flatte sans vergogne, telle cette cour locale qui viendra au vernissage rendre hommage à l'inculture du maire pujolesque et dévaster la table offerte…

 

Le long métrage met à mal l'éternité du roi et la jeunesse que l'on croyait éternel d'un Jean-Pierre Léaud qui incarnait notre adolescence…

 

Les mythes s'effondrent et l'expo ne pourra que constater ce déclin des Grands et des "peintures" contemporaines : on a évité Franco dans le cercueil vitré car cette momie n'est plus que poussière à oublier…On aimera Pencréac'h et Andres Serrano....

 

On s'ennuiera devant les opus de tant d'artistes inconnus (je reconnais mon ignorance), mais on s'énervera face à SIMON NICAISE, ce nom évoquant hélas le nom de la directrice du cercle algérianiste,  Suzy Nicaise, condamnée il y a peu pour injures publiques, après son époux Jean SIMON, commercialisant à Toulouges des marchandises vendus comme produites au pays alors qu'elle venaient de l'étranger (Espagne, Maroc) : décision du tribunal de grande nstance de Perpignan -jugement du 15 octobre 2014 - procédure : jugement contradictoire de la chambre correctionnelle en date du 15 novembre 2014… 

 

Pas de quoi s'extasier, dans les médias, devant ce rassemblement collectif de la déliquescence en cours...

 

Ce Simon Nicaise, décidément, nous pousse à ne plus pouvoir voir cette mairie en…peinture !

 

 

 

M.Planas, commissaire de l'expo du CAC, est aussi organisateur du FILAF.

Il invite un auteur médiatique, à succès, mais raciste, exposant à Paris, au palais de Tokyo, ses fantasmes macabres pour "Rester vivant". Romancier "efficace" cers, mais cinéaste pitoyable, quand on visionneLa Rivière qui dit la nostalgie des années Soixante...

*Houellebecque - à Perpignan : le romancier islamophobe sera à Perpignan à 11 heures…A l'heure de la messe : dommage !

La carte et le territoire

Prix Goncourt, écrivain médiatisé, à la mode et absolument antipathique : je ne voulais en aucun cas acheter son livre et donner quelques centimes à ce misanthrope bourru. J'ai réussi à lire "La carte et le territoire" : un roman qui ne sait où il va et nage très en dessous des précédents.

Mais l'auteur a la technique romanesque : il arrive à vous attirer dans sa prose alors que le contexte de la peinture et l'histoire policière sont invraisemblables ! On n'apprend rien, on sourit à quelques pages savoureuses dans lesquelles Houellebecq fait son autoportrait. L'écrivain devient un personnage de son roman et meurt à la fin. Le lecteur est perplexe devant ce nouveau "genre "littéraire : autofiction, autobiographie romancée..?

Délire et complaisance, en tout cas, de quelqu'un qui se regarde le nombril : plus bas, il ne peut pas ! Il semble en manquer ! Ce "roman" sans intérêt est à l'image de la "littérature" française actuelle : des productions pour une consommation rapide et pour l'industrie de l'édition, mais ces écrivailleurs n'ont rien à dire... La littérature s'élabore un peu plus loin, aux Antilles, aux USA ou, en ce moment en Egypte, en Tunisie...

Si les références picturales de M.H. sont minces (Lorenzo Lotto, Damien Hirst, page 9), l'intérêt réside dans la critique sociale. Houellebecq critique tout et tous (ou presque): les bobos (p.16), les stars du ciné avec leurs absurdes scooters des mers (p.28), les "petits péteux bourrés de fric", les peoples et les abrutis riches (p.85), la presse (Marianne, Le Parisien, p.147), le 13 heures de TF1, France-Inter et France-Musique (p.268) mais en passant, sans argumenter , un coup de griffe gratuit et inexpliqué...Les attaques ad hominem sont plus sentis et semblent sincères; ainsi, Julien Lepers est un "animateur peu doué, un peu stupide, au visage et aux appétits de bélier..." (p.52); Christine Angot est peu sympa (p.155); F.Mitterrand "la vieille peau pétainiste", le journaliste Paul Marsoin (p.147) : que lui reproche-t-il ? On ne comprend pas, si ce n'est que l'auteur, descendu plus bas que la ceinture avec un style au raz des pâquerettes, se déconsidère et révèle qu'il n'a rien à dire...

Published by leblogabonnel - dans peinture
commenter cet article
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:35
H. Iglesis à Toulouse - Demain samedi : sur l'expo "le portrait et le pouvoir" : Yes I can !
H. Iglesis à Toulouse - Demain samedi : sur l'expo "le portrait et le pouvoir" : Yes I can !

H. Iglesis à Toulouse - Demain samedi : sur l'expo "le portrait et le pouvoir" : Yes I can !

sociation transfrontières Walter Benjamin : 

 

Vendredi 24 juin    Conférence proposée par l’asso. Walter Benjamin - Dialogues à propos du chemin Walter Benjamin entre Roger Rull, historien, ancien maire de Banyuls et Jean-Pierre Bonnel, auteur du "Chemin ultime de w.Benjamin" (Cap Béar), sur les derniers lieux, personnages, zones d’ombre... Avec diaporama -

à Banyuls - 18h30 - Salle Jean Jaurès, rez-de-chaussée de la mairie - Entrée libre

 

Contact : 06 31 69 09 32

 

www.association-walter-benjamin.fr

 

 

*** Tolosa/OC : VERNISSAGE IGLESIS avec CONCORDIA ART GALLERY


LE GROUPE CITE-HOTELS


Adélaïde PUJOL
Directrice Qualité-Produit-Expérience Client

Hadrien PUJOL
Directeur Général

Céline MARCADON,
Directrice de Concordia Art Gallery
 
 ont le plaisir de vous convier au

Vernissage de l'exposition 
HENRI IGLESIS, Sculpteur
 
vendredi 24 juin 2016 à 19 h 

La Cour des Consuls Hôtel & Spa
46 rue des Couteliers        31000 Toulouse
assistera / n'assistera pas 05 67 16 19 99
HA086@ACCOR.COM     wwww.lacourdesconsuls.com


Henri Iglesis, Sculpteur soufleur de tôle. Chaudronnier soudeur de formation et de métier, Henri Iglesis a toujours voulu créer des formes qui sortent de la construction chaudronnée, des formes incalculables, indéveloppables, des formes où la tôle se déforme librement, donnant une originalité unique à chaque pièce.


- - -
*Retirada en Salanque :



Objet : Invitation de jean Dauriach


Je vous donne rendez vous  dimanche 26 juin , entre  10 h et  18 h, 
à la salle des fêtes de à Villelongue de la Salanque ,
pour une rencontre autour de faits quasiment méconnus de la Retirada , en Salanque  et dans le département .
 Je vous y retrouverai avec grand plaisir .
 jean Dauriach


- - -

* Catalogne : NOUS RÉSISTERONS À L’ANNEXION OCCITANE


Le comité Oui au Pays Catalan, organisateur de la manifestation de samedi 18 juin à Perpignan, réagit à l’imposition du nom « Occitanie » par la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. 


Nous ferons connaître notre positionnement de résistance à cette véritable annexion onomastique ce vendredi 24 juin à 15h à la Porte des Pays Catalans, implantée sur la commune de Salses.


Localisation Google Maps https://goo.gl/BGJvwo


Distance du centre-ville de Perpignan : 17 mn.


En espérant vivement vous y rencontrer.


Philippe Simon, coordinateur de Oui au Pays Catalan.


« OUI AU PAYS CATALAN »
Prises de position : www.ouiaupayscatalan.com
Vidéos de personnalités : www.ouiaupayscatalan.tv
Contacts : 06 75 74 25 49 et contact@ouiaupayscatalan.com

Demain article sur "Yes I can", un portrait du pouvoir, à Perpignan (vernissage à 18h)

 

Portraits du pouvoir à Perpignan : la mairie fait son autocritique - Bernard Pras et Sébastien Planas, les anti-Rigaud

 - - -

 

Louis XIV par B. Pras - Eugenio Marino - Sébastien Planas - Yes I can

Published by leblogabonnel - dans peinture
commenter cet article
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 08:40
Steve Golliot-Villers et Clotilde Ripoull - Rue 66 magazine
Steve Golliot-Villers et Clotilde Ripoull - Rue 66 magazine

Steve Golliot-Villers et Clotilde Ripoull - Rue 66 magazine

* Perpignan la noire :

 

 

l'exposition de photos noir et blanc de Steve Golliot-Villers avec des textes de Chelsea Cunninhgham donnait une image fantomatique de la ville : des rues vides, des places désertées, la nuit englobant Perpignan dans un silence angoissant. Seul, en fait, Arago, sur son socle, permettait de repérer la cité catalane : on connaît l'homme politique montrant le chemin (?), l'espoir ou simplement le bout de son nez, ou plus poétiquement, le Canigou...

 

C'est beau une ville, la nuit et les deux complices l'ont démontré, avec des détails symboliques et ces textes poétiques accolés, comme dans la maquette d'un grand livre...

 

C'est beau, dans le cadre d'un expo; dans la réalité, la nuit perpignanaise est plus prosaïque, voire  angoissante, dans son hypercentre historique, à l'exception de quelques territoires préservés où la jeunesse parle, rit, boit, mange et se dit que "Perpignan est une fête."

 

JPB

 

** Perpignan à la RUE 66

 

Cependant, ville des contrastes, des inégalités, des multiples RSA et de gros imposés sur la fortune, il a fallu que l'association "Promesse des sources" lance le premier numéro de son magazine "Rue 66" (gratuit, mais le lecteur peut donner 2 euros pour un repas à un nécessiteux...44 pages, avec des textes sue le social et la culture, très intéressants par Jean Schmitt...) : le témoignage sur papier que la ville est, socialement, dans une triste situation. 

Le journal analyse et décrit les quartiers populaires (Les saints Martin et Assiscle) loin des débats des commerces du centre historique : en effet la ville vit dans ses quartiers de ceinture et plus loin, dans les périphéries, avec les résidences nombreuses qui s'intéressent plus aux zones commerciales qu'aux animations du centre-ville... 

 

Si vous trouvez un bénévole, un vendeur à la sortie de la gare, donnez-lui 2 ronds, il vous remettra la revue, constat criant que quelque chose ne tourne pas... rond dans la ville aux façades grises et à l'idéologie marron...

 

JPB

'''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''

 

Perpi la sale.

 

Perpignan, à la pointe de l'après-midi. 

Les voitures sont chauffées par l'été et les précipitations excrémentielles de la ville.

Les poubelles renversées par le vent et les plaisanteries nocturnes offrent leurs rebuts aux pieds du Castillet. 

Place de la Victoire n'est que défaite de l'urbanité.

 

Patrimoine assiégé par la merde et l'incivilité, l'indifférence et l'irresponsabilité.

 

La ville est sale. A l'image de ses habitants. Au copié-collé de la corruption souterraine. 

La propreté, je veux dire l'éthique, devrait être le premier mot du livre de la citoyenneté.

 

La forteresse rose est stérile depuis bien des années, frappée d'autisme.

 

A quelques encablures d'imagination ou d'écriture routière, la Méditerranée est là, qui rôde sur le sable des plages, langues des déserts, tirant des mois d'ennui et de monotonie.

 

Et plus loin, les galets peu amènes de Collioure, les cailloux amers de Cerbère, oeufs qui ne feront éclore qu'une houle d'enfer…

 

JPB

- Association transfrontières Walter Benjamin :

Vendredi 24 juin Conférence proposée par l’asso. Walter Benjamin - Dialogues à propos du chemin Walter Benjamin entre Roger Rull, historien, ancien maire de Banyuls et Jean-Pierre Bonnel, auteur du "Chemin ultime de w.Benjamin" (Cap Béar), sur les derniers lieux, personnages, zones d’ombre... Avec diaporama -

à Banyuls - 18h30 - Salle Jean Jaurès, rez-de-chaussée de la mairie - Entrée libre

Contact : 06 31 69 09 32

www.association-walter-benjamin.fr

Published by leblogabonnel - dans perpignan
commenter cet article
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 09:29
Philippe Latget - Photo © Le Journal Catalan -

Philippe Latget - Photo © Le Journal Catalan -


Célébration de Perpignan : pour parler de Perpi la positive, je convoque aujourd'hui les articles (bien écrits) de deux médias locaux :

-Le journal catalan qui rend hommge, avec justesse au dynamique animateur du festival Art déco

-et à Cap Catalogne qui flatte la ville et ses élus car ce serait une destination qui compte ! La mairie doit apprécier l'hommage ! L'objectivité n'est plus un concept à la mode... 

Demain les aspects plus négatifs : Perpignan la noire (exposition de photos et de textes à la librairie Torcatis, par Chelsea Cunningham et Steve Golliot-Villers... Et Perpi la sale...

JPB

 


***L’Art Déco à Perpignan : tout un festival


Philippe Latger fondateur de l’association Perpignan Art Déco. En arrière-plan : le Palmarium, rénové en 1947, par l’architecte perpignanais Ferid Muchir (Photo © Le Journal Catalan).


C’est en visitant un jour Miami que Philippe Latger comprend que Perpignan, sa ville natale, dort sur un véritable trésor. En contemplant les maisons et les immeubles de style Art Déco, qui sont l’image de marque du quartier de South Beach, il s’aperçoit que les villas perpignanaises, devant lesquelles il flânait tout gamin, appartiennent également à ce style d’architecture et de design né au tout début des années 20. Des maisons et des immeubles affichant des façades aux lignes pures, aux formes géométriques simplifiées, aux angles arrondis, ornées de hublots, de bastingages comme des paquebots (streamline), de bow-windows (fenêtres en arc), de passerelles, de pergolas. Des maisons faites de béton, de briques et de ferronnerie. Des maisons aux couleurs douces, claires, rose saumon, bleu layette, gris souris, vert anis…
Faire parler de Perpignan partout dans le monde.


Philippe Latger, que l’hebdomadaire L’Express a qualifié il y a quelques mois de « quadragénaire déterminé », a été chroniqueur de presse et sur le web, s’est adonné à l’écriture de chansons, de livres, a voyagé à travers le monde, tient aujourd’hui un blog et entreprend d’expliquer aux Perpignanais qu’ils sont assis sur un véritable gisement de pétrole : « – Il faut que les Perpignanais aient conscience de leur trésor culturel, de leur patrimoine architectural, s’enthousiasme-il. Perpignan est gothique, c’est une cité royale. Et Perpignan est aussi Art Déco. Les Platanes, le Vernet, Saint Martin, Las Cobas, etc., et même le centre-ville ! » Il dresse ainsi l’inventaire de tous les immeubles et les maisons Art Déco de Perpignan. Cela concerne bien plus de 1 000 villas et près de 150 immeubles. « – Si Miami a fait de l’Art Déco le fer de lance de sa communication au niveau mondial, pourquoi donc, se demande-t-il, Perpignan ne ferait-elle pas ainsi parler d’elle partout ? »



Façades aux lignes pures, aux formes géométriques simplifiées, aux angles arrondis, ornées de hublots, de bastingages, de bow-windows, de passerelles, de pergolas (Photo © Le Journal Catalan).
Philippe Latger, après avoir créé l’association Perpignan Art Déco, ouvre un nouveau blog dans la perspective d’éditer par la suite une belle revue sur papier glacé, enregistre des vidéos habillées de musiques des années 20 et 30 et rassemblant tous les immeubles et les maisons nés de la disparition progressive des vieux remparts de Perpignan. 
Un des objectifs de son association à but non lucratif est la sauvegarde de ce patrimoine et la recherche d’aides à la rénovation, à l’isolation, un peu à l’image de ce qu’a fait Françoise Chalade avec sa superbe Maison Rouge de la rue Rabelais, l’ancien atelier du peintre Louis Bausil. Perpignan Art Déco devient membre de l’International Coalition of Art Deco Societies, noue des contacts avec ses homologues de Paris et de Miami et fait venir, en septembre 2014, à Perpignan, Robin Grow, le président de l’association de Melbourne en Australie qui consacre un grand article à la cité catalane dans sa luxueuse revue. PAD participera en novembre 2015 au congrès mondial de l’Art Déco à Shanghai.
Un festival à Perpignan en juin.


Grâce à son association, PAD, Philippe Latger entend que l’on parle de sa ville partout dans le monde en mettant l’accent non seulement sur l’Art Déco Régionaliste Roussillonnais mais aussi sur les réussites économiques et le patrimoine industriel de sa région. Pour lui, Perpignan a également une belle plage qui s’appelle Canet, et il se trouve que Canet possède également son propre gisement architectural Art Déco. 
Dans cette communication à l’image raffinée, élégante et de bon goût, il est également question des deux stars locales, emblématiques de cette époque, Aristide Maillol et Charles Trenet. Philippe Latger déborde d’idées. Son projet immédiat est l’organisation, avec de nombreux partenaires (tels que l’Office du Tourisme, le Centre Méditerranéen de Littérature, Jazzcotech, Les Vieilles Soupapes Catalanes, le Centro Espagnol de Perpignan, l’Institut du Grenat, etc.) du Premier Festival Art Déco de Perpignan, qui se déroulera les 19, 20 et 21 juin 2015 dans toute la ville.


Philippe Latger : « – Que ferons-nous le jour où nous découvrirons que nous sommes assis sur un gisement de pétrole ? Nous l’exploiterons ! » (Photo © Le Journal Catalan).

* Contacts : Perpignan Art Déco (facebook) et www.perpignan-artdeco.fr
 

- - -

 

PERPIGNAN, UNE DESTINATION QUI COMPTE

31 MAI PERPIGNAN, UNE DESTINATION QUI COMPTE

 

 

 

Méditerranéenne et catalane, Perpignan a trouvé un remarquable équilibre entre l’effervescence un peu folle d’une ville du sud et la réserve propre à ses racines catalanes. Belle et modeste à la fois, Perpignan n’a pas toujours conscience de ses propres splendeurs. Effeuillage en règle de la belle catalane. Bonica, maca, encisadora, jolie, belle, envoûtante. Suivez-nous, Perpignan n’a pas fini de vous surprendre !

 

Perpignan, une destination qui compte

 

Il y a des villes comme Paris, qui éblouissent au premier regard et dont la rétine garde longtemps la caresse. Des villes comme Barcelone, qui chatoient et qui bercent. Des villes comme Gérone qui se refusent au visiteur trop intrusif. Perpignan c’est autre chose.

 

Une ville à effeuiller

 

Perpignan a un peu des trois, elle ne se livre qu’au long d’itinéraires croisés qui sont autant de lignes dans sa main généreuse, à parcourir en quête de signes. Longtemps condamnée à être la gare ou l’aéroport d’arrivée de touristes, aussitôt appelés, qui par les cimes enneigées des Pyrénées, qui par les plages bondées du littoral, Perpignan impose peu à peu sa voix singulière de ville plurielle à effeuiller plus qu’à découvrir, à parcourir comme un livre d’images peuplé de strates entières de mémoires croisées dont aucune ne saurait contenir ou résumer l’ensemble, mais qui s’éclairent l’une l’autre.

 

Capitale presque fantôme

 

Nous ne saurons jamais ce qu’il serait advenu de la jolie ville drapière de Perpignan, si elle n’était devenue par la grâce de l’histoire, la capitale continentale d’un royaume éphémère, condamné dès sa naissance, qui lui a laissé en héritage l’aura de pierre de sa splendeur gothique. Avec les rois de Majorque, Perpignan a vu son destin provincial basculer et sa vocation de forteresse frontalière encore accentuée.

 

Une physionomie transformée

 

Nous ignorons tout autant ce que serait aujourd’hui Perpignan, si le fougueux baron Bartissol n’avait eu raison de la gangue des remparts qui enserraient la vieille ville, au grand dam des intellectuels de l’époque comme Albert Bausil. Sans doute ressemblerait-elle à Bayonne, sa jumelle basque ? Se serait-elle développée dans les mêmes proportions ? La physionomie des faubourgs serait-elle identique ?

 

L’esprit de Perpignan

 

Au cours des siècles, la ville, vivante comme un corps humain, a subi bien des transformations : couvents détruits et reconstruits, églises déplacées, remparts renforcés ou doublés, glacis de douves rajoutés puis comblés, quartiers entiers nouvellement construits… Et pourtant, quelque chose est issu de cette histoire tourmentée qui rend Perpignan éternelle : un esprit de résistance, un sens de l’humour particulier, un je-ne-sais-quoi…

 

Deux vigies

 

Evidemment, ce qui frappe le visiteur, c’est une douceur de vivre, l’ocre dominant des façades aux balcons de fer forgé ouvragé, la perspective magique qui s’ouvre, juste au-dessus des parterres de fleurs qui longent la Basse sur le seigneur de l’hiver, le Canigou en majesté. Il semble tutoyer son petit frère de briques, le Castillet. Deux symboles pour une capitale. Deux vigies pour une identité. Catalane.

 

Gothique avant tout

 

En s’enfonçant dans les rues de la vieille ville, dont l’étroitesse et le dessin souvent tortueux trahissent le tracé médiéval, vous allez plonger au cœur de ces temps gothiques qui furent un âge d’or. Place de la Loge, le palais de la Diputació ouvre ses fenêtres géminées et bilobées sur le marbre rose des pavés, jouxté par le sublime patio de l’hôtel de ville où trône la Méditerranée de Maillol, dominée par la galerie de marbre blanc. Juste à côté, la Loge de mer, véritable bourse du commerce de l’époque, tend la proue de son vaisseau emblème vers le Castillet.

 

Un ensemble cathédral unique

 

Quelques pas encore, et l’immensité de la cathédrale à l’appareillage de cayrou, splendeur du gothique catalan, vous ouvre les bras. Dans la petite cour, côté droit, vous attend le sublime portail roman de Saint Jean le Vieux, dû au ciseau du maître de Cabestany. Mais le plus remarquable est à venir, juste derrière la cathédrale : un cloître cimetière de toute beauté avec ses enfeus en ogive : le Campo Santo. Un petit crochet et c’est la demeure renaissante de Bernat Xanxo, riche drapier.

 

Nulle part ailleurs

 

Sur une petite place, une jolie fontaine en forme de puits est ornée d’une salamandre. Quelques volées de marches plus haut vous voilà sur la calade de la chapelle du Tiers Ordre, seul temple décadaire encore debout en France qui fut, au fil des ans, aumônerie, temple maçonnique, bourse du commerce. Sa représentation de la déesse Raison est une rareté absolue que les repentirs du peintre Gamelin n’ont pas recouverte.

 

Mémoire juive

 

Derrière la chapelle s’ouvre la grande église des Dominicains aujourd’hui exécrée, qui accueille manifestations, concerts et expositions. Ici, presque devant la fontaine de la place se trouvaient l’entrée du quartier juif et la chapelle des convertis. En remontant vers l’ancien évêché qui abrite le musée de la procession de la Sanch, vous arriverez au Couvent des Minimes : sous le cloître se trouve le mikvé de l’ancienne synagogue, transformé en citerne par les moines.

 

Saint Jacques la sublime

 

Encore une petite ascension, une traversée éclair du quartier gitan avec son linge aux fenêtres, ses femmes entourées d’une nuée d’enfants et ses hommes en noir parlant sur les bancs, et vous voilà à Saint Jacques, l’église où naquit la procession de la Sanch, une merveille à double chœur unique en son genre et jouxtée d’un sublime jardin suspendu sur un vestige des remparts, les jardins de la Miranda. Pas la peine de rêver à Babylone, tout est à portée de main jusqu’à la mer.

 

Les ruines des Carmes

 

Une petite descente cette fois jusqu’au marché le plus oriental du nord de la Méditerranée, place Cassanyes, et l’ancien arsenal dresse ses murs de galets et de briques, enserrant le profil désossé de l’ancienne église des carmes, détruite pendant la guerre. Ici, s’élevait un magnifique cloître aujourd’hui remonté dans l’Aude par des particuliers. L’église royale, Notre Dame de la Réal, ouvre ses portes en contrebas. Attention, chef-d’œuvre et mention spéciale pour la restauration, particulièrement réussie.

 

Mémoires Croisées

 

En allant vers le Palais des Rois de Majorque, le long des énormes glacis, vous allez croiser un étrange bâtiment, un ancien couvent aux fenêtres nanties de barreaux, car il fit office de prison : Sainte Claire. C’est ici que les Français d’Algérie ont posé leur mur des disparus, sépulture de ces oubliés de l’histoire, et un centre de documentation devenu un lieu de pèlerinage pour les rapatriés et leurs descendants. Ici aussi que bientôt, d’autres exilés, ceux de la Retirada, trouveront un écrin à leurs souvenirs.

 

Un palais magnifique

 

Voilà, il est là, imposant, énorme. Après l’escalier aux marches larges et basses conçues pour les chevaux, c’est le choc de l’arrivée dans les jardins, le passage du pont-levis et l’entrée dans la cour centrale du Palais des Rois de Majorque. Une authentique merveille de sobriété à la gracieuse asymétrie, forteresse certes, mais élégante. La réplique de la résidence de Palma de Majorque.

 

Les clés du trésor

 

A ce stade, Perpignan vous a donné ses clés : à vous de trouver les bonnes portes. Celle de la belle Epoque peut-être, avec les quelques immeubles haussmanniens, les belles demeures Art Déco autour du palais, le long de la promenade des platanes, sur l’avenue qui mène à la gare ou rue Emile Zola. Celle des jardins et des fontaines, comme la « Promenade » et ses platanes multi-centenaires et le jardin à l’anglaise du square Bir Hakeim.

 

Venus du nord, venus du sud

 

Celle de la pluralité culturelle, sans doute. Perpignan parle beaucoup de langues. Au français et au catalan se sont ajoutés l’arabe et le tamazigh, l’espagnol, le portugais. L’intonation caractéristique des pieds noirs s’est mêlée à la rocaille des « r » autochtones, et il n’est pas rare d’être accueilli avec l’accent pointu, immigration du nord oblige !

 

Ici et maintenant

 

Une autre clé : celle de l’ancrage dans la modernité avec le Théâtre de l’Archipel, qui veille entre rive sud et nord de la Têt, avec sa passerelle à haubans, le Conservatoire de Musique, l’un des meilleurs de l’hexagone, ou l’ensemble de la nouvelle gare, polychrome et ludique. Ou encore celle de la culture avec la façade à la française de l’ancienne université, le Museum d’histoire naturelle, le Centre d’art Contemporain Walter Benjamin.

 

Virtuelle pour mieux vous séduire

 

En gage de foi en l’avenir, Perpignan a mis toutes ses routes à votre disposition par des applications ludiques et faciles à utiliser, modulables et multilingues. Son grand projet, pour devenir aux yeux du monde entier la destination unique qu’en ont fait ses gens venus de tous les horizons et son histoire tourmentée, se centre désormais sur le Grand Rigaud, un musée de niveau national qui ouvrira ses portes en 2017, avec une exposition consacrée à Picasso, qui vécut ici de riches heures en 1952 et 1953.

 

Perpignan est bien plus qu’une escale, une soirée ou une journée au milieu des vacances. Jusqu’à présent, Perpignan, magnifique sans trop le savoir, avançait les yeux baissés, oscillant entre deux identités, fragile à force d’être unique, solitaire à force d’être plurielle. Gageons qu’elle saura désormais attirer, séduire, et surtout retenir pour devenir une destination qui compte.

 

Publié  dans MAGAZINE 84 par CapCatalogne -juin 2016-

Published by leblogabonnel - dans perpignan
commenter cet article

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens