21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 08:00

 

   Hier soir, à l'Hôtel Pams, ce fut une bien belle soirée autour de Camus : dialogue amical et profond entre Eugène Kouchkine et Stéphane Babey ! Ce dernier nous rappela ses années de coopération en Algérie, décrivit son itinéraire camusien, en définissant l'Algérie dans l'oeuvre du roman comme "un mythe incarné dans la chaleur des jours."

 

   Je présente le calendrier du cycle des conférences en rendant hommage à Jean Bigorre, qui s'était occupé, en nov. 2013, du premier cycle, avec Hélène Ruffat, Nicole Yrle et Jean-Louis Meunier, que je voulais inviter, mais son mail a changé…

 

  E. Kouchkine a rappelé la genèse de la nouvelle édition de La Pléiade : l'action primordiale de Jacqueline Valensi, à la présidence des études camusiennes et à l'Université de Picardie; "c'est elle qui a lancé la nouvelle Pléiade."

 

    E. Kouchkine, originaire de Saint-Pétersbourg, parle un français impeccable; il revient, l'été, dans sa ville natale pour travailler aux archives russes : il correspondait avec Francine Camus, qui lui envoyait des livres en Russie. La première édition de La Pléiade, chez Gallimard, structurée par Roger Quillot, datait : 40 ans ! Depuis, des archives ont été classées, des inédits retrouvés; ainsi trois volumes de carnets et de cahiers, qui sont à la genèse des romans…

 

   La deuxième édition contient de nombreuses variantes, des manuscrits inédits; les appendices sont nourris par les archives de la bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence.

 

   S.Babey définit camus "écrivain atypique", donc impossible à définir. Il parle du premier roman : L'inconnu d'Alger, et la sensualité, de l'écriture "physique, érotique" de Camus. Il définit aussi son art : en 1957, lors du Discours de Suède, il écrit que c'est celui qui donne de la lumière aux pauvres, aux "sans-dents"… Camus oppose le monde de l'art et celui de l'idéologie :

 

    "L'art, privilège des intranquilles".

 

JPB.

- - -

 

    Ce soir, mardi 21 octobre 2014, un autre grand moment s'annonce : "Camus est-il un philosophe..?" 

(rentrée libre - cocktail ensuite pour ceux qui veulent rester - présentation des livres d'E. Kouchkine, de J.Pierre Bonnel et de la revue des AIAM "Présence d'A. Malraux".

 

 

 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 09:27
Littérature
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* L'engagement de l'écrivain :

Camus écrit : "J'aime mieux les hommes engagés que les littératures engagées. Du courage dans la vie et du talent dans les oeuvres, ce n'est déjà pas si mal." (Oeuvres complètes, La Pléiade, 2, p.1970)

L'auteur de La Peste pense que la littérature doit être libérée de l'idéologie. Militant du parti communiste algérien pendant deux ans, animateur d'une cellule, orateur, il ne fut jamais un adhérent orthodoxe; il quitta vire le parti et préféra s'engager sur le chemin libertaire. (cf. Lou Marin, textes libertaires de Camus).

- - -

Ecrivain engagé dans ses écrits, dans ses récits sur les souffrances contemporaines, Marie M-Ndiaye, le nouveau prix Goncourt * a profité de sa notoriété pour stigmatiser "la monstruosité de N. Sarkozy"; elle visait, avec ce vocable, l'action du gouvernement en ce qui concerne l'immigration. Il ne s'agit pas ici de montrer combien cette politique à l'égard des exclus, des sans-papiers, des étrangers pauvres et faibles (on accepte bien sûr les étrangers riches!) est peu humaniste.

Il s'agit de savoir si un écrivain est bien inspiré en utilisant son nom pour parler des choses publiques (la Res Publica). Un intellectuel a plus la vocation de l'engagement : Derrida, Bourdieu, B.H Lévy... Souvent, l'intellectuel est aussi un grand écrivain et Voltaire, Sartre ou Camus se sont intéressés aux problèmes politiques et sociaux de leur temps.

Je pense qu'un écrivain a le droit de tout dire et qu'un prix littéraire ne doit pas l'aliéner ou lui faire perdre un peu de sa liberté d'expression. Peut-être les "écrivains" de l'Académie française se sentent-ils un peu fonctionnaires et moins enclins à l'engagement (cependant Eric Orsenna a eu des paroles dignes et fortes); de même Sartre a-t-il peut-être refusé le Nobel car il pensait que cette distinction, paradoxalement, le bâillonnerait...)

Je pense surtout que l'écrivain s'engage dans son écriture : c'est le "langage qui l'engage". Le style doit être rupture, innovation, force qui va de l'avant.

Ainsi, il peut arriver que des écrivains conventionnels dans leur oeuvre, tels Jules Romains, A. Koestler, E. Hemingway, Orwell ou Bernanos, se soient pleinement immergés dans leur temps (lors de la guerre civile espagnole, par exemple).

A l'opposé, des écrivains conservateurs, ou réactionnaires (Proust) ou fascistes, antisémites (Céline) à l'engagement physique et social très limité, ont été des auteurs révolutionnaires en créant un style nouveau et une oeuvre unique, originale, novatrice, au XXème siècle.

L'écrivain doit d'abord écrire, et bien, si possible, et de façon puissante, submergeante. C'est ce que fait Marie M-Ndiaye et c'est déjà beaucoup. Elle peut aussi s'exprimer publiquement...tout en sachant que la parole de l'écrivain n'a jamais pu changer le monde ni remettre en cause la décision et le pouvoir des politiques...

J.P.Bonnel

* novembre 2009.

Mitterrand : « Marie NDiaye a le droit de dire ce qu'elle veut, mais...»

Eric Raoult rappelle Marie NDiaye à son « devoir de réserve »

Bernard Pivot répond à Eric Raoult : «le lauréat du Goncourt n'est pas la voix de la France »

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 12:42
littérature
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* Conférence d'Eugène Kouchkine à Perpignan, invité par le Centre Méditerranéen de Littérature et les Amitiés Internationales André Malraux (CML & AIAM) à l'hôtel Pams, entrée libre.

* Sur le théâtre de Camus : Les Justes

Indications bibliographiques: Raymond Gay-Crosier, «Le jeu ou la tragique comédie des Justes», Revue des lettres modernes, n° 419-424, 1975, p. 45-70; Maurice Weyembergh, Albert Camus ou la mémoire des origines, Bruxelles, De Boeck, 1998, p. 177-186 ; Alain Béretta, Les Justes, Ellipses, 1999; Jean yves Guérin, «Pour une lecture politique des Justes de Camus» in Jean-Pierre Goldenstein et Michel Bernard (dir.), Mesures et démesure dans les lettres françaises au XXeme siècle. Hommage à Henri Béhar, Honoré Champion, 2007, p. 97-110 ;

Albert Camus, Oeuvres complètes, t.3, Gallimard, coll. «Bibl. de la Pléiade, 2008, éd. par Eugène Kouchkine.


Les Amitiés Internationales André Malraux
ont le plaisir de vous inviter au cycle de
conférences présenté
du 20 au 26 octobre 2014, par
Eugène KOUCHKINE
à l'occasion du centenaire de la naissance
d' Albert CAMUS.


Eugène Kouchkine est maître de conférences en littérature française et comparée à l’Université de Picardie Jules Verne. Il a soutenu une thèse de doctorat intitulée : Les œuvres de jeunesse d’Albert Camus (l’évolution de l’existentialisme littéraire en France).
En 1982, il publie sa monographie : Le premier Camus. Il a participé à la nouvelle édition des Œuvres complètes de Camus,
Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, contribué au Dictionnaire Camus (2009) et au Dictionnaire Malraux, en 2011. Il est actuellement membre du Centre d’Études du Roman et du Romanesque à l’Université de Picardie, ainsi que du Conseil administratif de la Société des Études Camusiennes (S.E.C)et des Amitiés Internationales André Malraux (AIAM).


****Calendrier à Perpignan :

* lundi 20 oct. réception par CML. à 18 h, hôtel Pams - Présentation du cycle de conférences et des livres d'Eugène Kouchkine - dialogue avec Stéphane Babey, qui a publié un livre sur Camus (Balzac éditeur) - présence de la librairie Torcatis. (entrée libre)


Contact : André Bonet et le CML: "cml66" <cml66@wanadoo.fr>


* mardi 21, à 18 h : au palais des Congrès, avec "Rivage des Arts" - Thème : "Camus est-il philosophe ?" (entrée libre pour les adhérents - 8 euros pour les autres)


Contact : Claude Belmas, 06.08.98.97.28. - claude.belmas@sfr.fr - Présence d
e la librairie Torcatis -


Association culturelle "Rivages des Arts"
Association culturelle "Rivages des Arts"

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 14:49
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Catalogne Nord, le lundi, 20 octobre 2014

Les Conférences d'Eugène Kouchkine sur Albert Camus

à l'occasion du centenaire de sa naissance

Les Amitiés Internationales André Malraux ont le plaisir de vous inviter au cycle de conférences présenté du 20 au 26 octobre 2014 dans les Pyrénées Orientales.

Eugène Kouchkine est maître de conférences en littérature française et comparée à l’Université de Picardie Jules Verne. Il a soutenu une thèse de doctorat intitulée: Les Oeuvres de jeunesse d’Albert Camus (l’évolution de l’existentialisme littéraire en France). En 1982, il publie sa monographie: Le premier Camus. Il a participé à la nouvelle édition des Oeuvres complètes de Camus, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, contribué au Dictionnaire Camus (2009) et au Dictionnaire Malraux, en 2011. Il est actuellement membre du Centre d’Études du Roman et du Romanesque à l’Université de Picardie, ainsi que du Conseil administratif de la Société des Études Camusiennes (S.E.C)et des Amitiés Internationales André Malraux (AIAM).


1. Lundi 20 octobre à 18 h: réception par CML., hôtel Pams
Présentation du cycle de conférences et des livres d'Eugène Kouchkine - dialogue avec S.Babey, qui a publié un livre sur Camus (Balzac éditeur) - présence de la librairie Torcatis.
Contact: André Bonet et le CML: "cml66" <cml66@wanadoo.fr>

2. Mardi 21 octobre à 18 h: au palais des Congrès, avec "Rivage des Arts"
Thème: "Camus est-il philosophe?"
Contact: Claude Belmas, 06.08.98.97.28. - claude.belmas@sfr.fr - Présence de la librairie Torcatis -

3. Mercredi 22 octobre: à Elne, salle des Amis d'Illibéris (cour de l'évéché)
"Les relations Camus/Malraux": deux écrivains face à l'Histoire
Contact: TRABY Odette <traby.odette@orange.fr>

4. Jeudi 23 octobre à 18 h: au centre culturel de Collioure
"Camus, un artiste dans le siècle" (et évocation de ses romans)
Contact: l'adjointe à la culture: denise.snodgrass@collioure.net - 04 68 82 05 66.

5. Vendredi 24 octobre à 18 h 30: Vernet-les-Bains, salle d'expo de l'office de tourisme
Thème: "Le dernier voyage de Malraux à Moscou à Vernet".
(sur l'anecdote: Malraux à Vernet écrivant quelques chapitres de L'Espoir )
Contact: Monsieur Jean-François Gatte
Adjoint à la Culture
Mairie / Place de l'Entente Cordiale
66820 Vernet Les Bains
06 84 55 46 73 - 04.68.05.76.62.

6. Samedi 25 octobre à 16 h: à la médiathèque de Saint-Cyprien
Thème: Malraux et L'Espagne - L'Espoir - Sierra de Teruel
Contact: Dolores Martinez-Surinyach
Responsable de la Médiathèque de la Ville de Saint Cyprien (66750) - 0468373271 - dmartinez@mairie-saint-cyprien.com


Un texte d'E. Kouchkine:

LES JUSTES (1949)
Mise en scène en décembre 1949, au Théâtre Hébertot, cette pièce appartient au deuxième cycle des Oeuvres de Camus, celui de la Révolte. Apre, tendue et profondément lyrique, elle traduit son désir de créer une véritable tragédie moderne tout en croyant que l’époque s’y prêtait. En pleine guerre froide, Camus poursuit une réflexion sur la question de la violence qui s’impose à lui en termes de conscience intellectuelle et morale. L’antagonisme de deux notions positives, l’amour de la vie dans toute sa plénitude et la justice sociale, lui paraît alors essentiel.

La pièce s’écrit pendant la longue élaboration de L’Homme révolté dont le chapitre «Les meurtriers délicats» sera consacré aux protagonistes des Justes. Dans la Russie de 1905 qui lui semblait surgir des Démons de Dostoïevski, Camus trouva ce qu’il cherchait: une sorte d’équivalent éthique pour parler de son temps. Au terrorisme, il assignait un caractère exceptionnel de «rupture» et lui imposait la notion de limite nécessaire. Impressionné par la mort héroïque des jeunes révolutionnaires russes, il rassemble sur eux une importante documentation iconographique et écrite. Le livre des souvenirs du célèbre terroriste Boris Savinkov lui fournit le sujet et les personnages, l’exemple d’une pratique de la violence liée à la responsabilité personnelle. Ivan Kaliayev payait sur l’échafaud la vie qu’il avait prise au grand-duc. D’autre part, refusant l’infanticide, il sauvait l’honneur de la révolution. C’est justement ce refus de la « violence confortable » que Camus accentue dans l’action de ses personnages. Par ailleurs, il saisit des motifs christiques dans le comportement de certains terroristes, «cet amour plus grand que tous: celui de l’homme qui donne son âme pour son ami». (OC, t.2, p.1091) Il est séduit par leur « exigence personnelle » qui les poussait à la terreur et par leurs « paradoxes »: l’abnégation qui allait jusqu’au mépris de leur propre vie et le respect de la vie humaine, leur foi dans la terreur et les doutes qui les déchiraient dans la pratique de la terreur. Tout en reconnaissant le caractère inévitable de la violence, ils avouaient qu’elle était injustifiée. « Nécessaire et inexcusable, c’est ainsi que le meurtre leur apparaissait »- c’est la formule par laquelle l’auteur présente les héros de sa pièce. Certes, Camus n’écrit pas une pièce historique, son souci étant de «rendre vraisemblable ce qui était déjà vrai». Il idéalise les personnages, en laissant dans l’ombre ce qui pourrait ternir leur image. D’autre part, il tient à réussir une véritable tragédie d’amour, d’une passion plus humaine que symbolique, même et surtout si cet amour doit rester impossible. L’opposition entre le devoir de servir la justice et le sentiment pour un être aimé ne laissera aux amants qu’une seule issue, « le sang et la corde froide ». Inséparable de Kaliayev, Dora est une figure essentielle de la pièce et manifestement le porte-parole de l’auteur. Comme dans une tragédie antique où l’hubris est puni, Dora, tout en restant fidèle à la cause révolutionnaire, est consciente de la démesure de leur entreprise et reconnaît la faute de la transgression.

Or, Camus ne conçoit pas de justice sans chance de bonheur. Dans la pièce, elle est présente sous deux formes – l’amour et le renoncement. Aux antipodes d’abord, les deux héros-idéologues Kaliaïev et Stepan semblent se rapprocher à mesure que la pièce touche à son dénouement et laisse l’impression que Stepan a déjà effectué le parcours de renoncement dont les deux autres protagonistes prennent le chemin. Mais l’ultime aveu de Stepan Je l’enviais marque la victoire morale de Yanek sur le nihilisme. Or, Yanek mort dans le renoncement, il ne reste à Dora et à Stepan qu’à le suivre, ils se ressemblent tous maintenant. Camus construit un cadre de clandestinité, statique et abstrait, d’un extrême dépouillement. Une constante unité de ton qui laisse une impression glacée, voulue par l’auteur. Le froid délibéré de l’atmosphère exprime physiquement le renoncement des personnages à ce qui est la vie vivante. Le silence ponctue le discours et souvent le suspend, un silence qui crie. Le huis clos, le temps qui paraît figé proposent une sorte de portrait métaphorique de l’intériorité de ces «bombistes». Après l’assassinat du grand-duc, vivre pour Kaliayev devient une «torture», «la justice même est désespérante». Les cris de Dora qui martèlent tragiquement le dépassement de soi de l’héroïne aboutissent à son verdict: «Nous ne sommes pas de ce monde. Nous sommes des justes. Il y a une chaleur qui n’est pas pour nous. Ah! Pitié pour les justes». La dernière exclamation nomme le sentiment que devait, en fin de compte, susciter la pièce. Ce destin que Camus veut exemplaire, est aussi, au niveau de la révolte à présent, une histoire de «suicide supérieur», une «tragédie de l’intelligence». Cependant, dans la vision du dramaturge, ses « admirables révoltés » choisissent de mourir pour que la justice demeure «vivante», c’est-à-dire «une brûlure et un effort sur soi-même». Elle meurt dès qu’elle devient «un confort», un «meurtre par procuration». Camus voyait sa pièce comme une tragédie qui n’offrait pas de solution hormis la mort, mais n’en restait pas moins une pièce d’espoir. Nul doute qu’en ce sens Dora et Yanek restent, à ses yeux, des personnages exemplaires: aux prix de leur vie, ils sauvegardaient ce qui est sacré dans l’esprit de la révolte. Au milieu du XX-e siècle leur exemple, espérait-il, pouvait rendre la révolution à nouveau révolutionnaire.

Les «justes» continueront à vivre dans la mémoire de Camus. En 1955, il tiendra à préciser qu’il «admire» et qu’il ««aime» toujours ses deux héros: Kaliayev et Dora. Sans doute, voyait-il en eux des personnages de Dostoïevski. En 1957, quand les bombes explosaient à Alger et Camus le ressentait comme une tragédie personnelle, il pensait à sa pièce «russe»: «J’aimerais remonter Les Justes qui sont encore plus d’actualité aujourd’hui». Travaillant au Premier Homme, il revenait encore à Kaliayev. L’idéal d’une haute conscience morale où la douleur d’autrui devenait l’aune à laquelle on mesure tout progrès historique, dicta en conséquence l’ensemble des choix du dramaturge. Et c’est par cette exigence à la fois morale, lyrique et politique que la dernière pièce de Camus s’impose comme une oeuvre mémorable pour inscrire sa note unique et vivante dans la sensibilité contemporaine.

Eugène Kouchkine

Indications bibliographiques: Raymond Gay-Crosier, «Le jeu ou la tragique comédie des Justes», Revue des lettres modernes, n° 419-424, 1975, p. 45-70; Maurice Weyembergh, Albert Camus ou la mémoire des origines, Bruxelles, De Boeck, 1998, p. 177-186 ; Alain Béretta, Les Justes, Ellipses, 1999; Jean yves Guérin, «Pour une lecture politique des Justes de Camus» in Jean-Pierre Goldenstein et Michel Bernard (dir.), Mesures et démesure dans les lettres françaises au XXeme siècle. Hommage à Henri Béhar, Honoré Champion, 2007, p. 97-110 ; Albert Camus, Oeuvres complètes, t.3, Gallimard, coll. «Bibl. de la Pléiade, 2008, éd. par Eugène Kouchkine.

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 07:44
Le voyage des mots - Le grenat à Collioure - Théâtre franco-catalan

JEAN-PIERRE BONNEL

* Vient de paraître :

LE VOYAGE DES MOTS

(extraits)

Villes, comme des parcelles de mémoire, des territoires à reconquérir. Elles constituent une occasion d'embrayer vers une autobiographie plus ample et plus pensée...

Les mots du voyage

Ceux qui accompagnent une vie. Ceux qui nomment et décrivent des villes habitées, hantées, aimées ou à peine caressées des yeux et de la plume... En tout cas, ces villes sont essentielles : elles ont rythmé ma vie. Cités comme des phares sur la mer parfois tumultueuse de l'existence... En revenant vers ces souvenirs, je réintègre un passé que j'avais souvent oublié : le rêve et le quotidien m'avait projeté vers un avenir...prometteur, je croyais, mais la virtuelle frontière du temps marque désormais un futile futur...

Le voyage des mots

Rêver du bout des doigts à défaut de ne pas pouvoir partir et nomader de par le monde.

Au chant du pays-racine se substitue souvent, dans les pages de l'existence, le thème de l'exil et du départ forcé. Quand le voyage est volontaire, pourquoi quitter alors le pays, même pour peu de temps ?

Oui, pourquoi partir ? Quels mobiles, quels sens, quelles valeurs s'attachent à la villégiature ? Divertissement, culture, dépaysement, oubli, quête d'un homme autre..?

Peut-être, mais pour lire, imaginer, se divertir, s'oublier, avoir des rapports avec autrui, le déplacement dans l'espace n'est pas vital !

Non. Voyager, c'est aller constater que tous les hommes, partout, sont faibles, seuls. Et pouvoir revenir, soulagé, en pensant qu'ils ne seront pas épargnés par la vulgarité de la mort...

Tour d’horizon

Caressant pôle nord j’ai fait escale à Montréal, puis sautant par-dessus USA exclus de l’imaginaire 77, laissés vierges pour les mots du voyage de l’été quatre 20, j’ai sauté jusqu’à Mexico... O ! Yucatan bois maya et Caraïbes...

Mais à quand le sud amérindien, les pampas, les Incas, Machu Pichu, tout nu vers le cône des dictateurs assassins...
Je veux voir île noire, le mince corps chilien, la terre de feu de la poésie, de la liberté...

BRRR, froidure à caresser du bout d’une aile d’avion. Il erre : naissance de l’Occident buveur de sang.

Le soleil est là, je l’ai vécu dans la peau, le jaune, les mots ; l’Afrique noire demeure une tentation, une utopie, une escale scandaleuse de vacances, d’égoïsme, de fric...

S’étend le blanc horizon indépassable de l’infâme, de l’homo fossilisé sous mirages et miradors. Tu dors, Europe !

Asie du grand nord, tu livres une plainte monumentale au ciel des droits humains. Tout un peuple dissident se presse aux portes des drugstores et de l’espoir...

Solutions de continuité. Le quart monde asiatique et le sous-continent rêvant à un appareil nippon...

Strates. Australes de l’écriture, niches d’îles !

- - -

* Ce vendredi 17 octobre 2014, le thème du Grenat qui symbolise l’attachement aux racines catalanes sera abordé par Laurent Fonquernie, historien, spécialiste de ce bijou traditionnel. Il va vous faire voyager dans le temps et découvrir comment bijou prestigieux va s’imposer sous le second Empire Français comme spécialité de Perpignan. Son intervention, sous forme de conférence illustrée par nombreuses photographies, est ouverte à tout public désireux de mieux connaitre cet aspect de la culture de notre département.

La conférence est organisée par le Lions Club Collioure Côte Vermeille au profit de la lutte contre le handicap, elle aura lieu le vendredi 17 octobre à la salle polyvalente du centre culturel de Collioure, à 18h 30, l’entrée est de 5€.

Pour les personnes qui le souhaitent, un cocktail dinatoire est proposé au tarif de 10€. Des tickets de tombola au prix unitaire de 2€ seront à la vente pour avoir la chance de gagner un bijou en grenat d’une valeur de 200€.

La totalité des bénéfices sera attribuée au profit de la lutte contre le handicap.

- - -

- - - La ville de Saint Estève et Bouchons d’Artistes vous invite à l’exposition « Le Support et La Surface, une Histoire de Couvercles », au Mas Carbasse.

Exposition de toiles, couvercles ainsi que divers supports que Michel Pagnoux, Caroline Cavalier, Michel Nourry et Mario Chichorro ont travaillés spécialement pour cette occasion…

Venez nombreux au Mas Carbasse du 17 au 26 octobre 2014, visible tous les jours de 15h à 18h30, entrée libre.

Vernissage le vendredi 17 octobre à 19h.

- - -

Le voyage des mots - Le grenat à Collioure - Théâtre franco-catalan

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 14:11
peinture
peinture

PEINTURES A Saint-Estève, vernissage :

A Collioure :

* PHOTOGRAPHIES Au Boulou :

Cavalier, Pagnoux, Noury, Chicorro, Lahousse, la peinture et la photo dans tous leurs éclats, vernissages
Cavalier, Pagnoux, Noury, Chicorro, Lahousse, la peinture et la photo dans tous leurs éclats, vernissages
Cavalier, Pagnoux, Noury, Chicorro, Lahousse, la peinture et la photo dans tous leurs éclats, vernissages

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 10:45
Quartier Saint-Jacques
Quartier Saint-Jacques

…Pousser l'utopie pour créer un peu de réel, de concret… Ne pas s'enfermer dans la bureaucratie d'une machine municipale, ne pas se perdre dans ses rouages, ne pas multiplier les responsables, ne pas favoriser les baronnies culturelles locales…

Sortir, dans la rue, auprès des gens, pour les inciter à sortir eux-mêmes, dans un musée, autour d'un orchestre, le long d'un mur de la libre expression !

Laisser du temps aux responsables pour qu'ils puissent réaliser leur programme…Oui, s'ils nous disent quel est ce projet, en quoi in consiste… Sinon, nous voulons tout, tout de suite ! Pas une politique de prestige, mais un projet convivial, populaire, généreux…

La culture étant surtout affaire d'éducation, que l'on emmène toutes les classes scolaires, toute l'année, dans les musées et autres lieux où s'invente le plaisir de lire, de chanter, de peindre, d'imaginer ensemble, de dialoguer, d'échanger @ses rêves et ses mémoires !

Au lieu de laisser dépérir une école des Beaux-Arts, montrons les Arts nouveaux aux jeunes générations !

Que la création, la fête, les bals popu fleurissent les mercredis après-midi, les samedis soirs, autour des cafés, le long des berges, des avenues, afin de chanter la ville, afin de ré-enchanter Perpignan : faire se rencontrer les habitants dans la mixité culturelle la plus forte !

La culture est spontanéité, non pas calendrier rigide où l'on programme pour animer la ville et réanimer le commerce. Que la ville donne des lieux, des appuis techniques, mais qu'elle ne décide pas de tout : permettre la disponibilité pour que les citoyens prennent l'initiative, apportent leurs productions d'artisans et d'artistes, pour se changer et aller vers l'autre.

La fête de la musique doit être réinventée sans cesse, chaque semaine, sans l'obsession du but commercial ou consumériste…

Que "Visa pour l"limage" ne se résume pas à la vision répétitive du spectacle obscène de l'horreur du monde ! Que l'événement s'implante dans les quartiers (comme le fait Jean Vigo, l'été, pour le cinéma), dans les ateliers d'initiation à la photo, et aux pouvoirs et techniques de l'image, avec l'aide de professionnels du photojournalisme ou de photographes bénévoles; car rien ne se fera sans les bénévoles: c'est à l'équipe municipale de susciter les vocations du bénévolat et d'inviter les personnes altruistes dans des commissions de réflexion, d'action, de production…

L'image, justement, parlons-en ! Celle de Perpignan est à rénover, à ré-inventer; inutile de la qualifier de "catalane" ou de "méditerranéenne" si le décor est vide, si rien ne se passe…

Perpignan, "destination : le centre du monde", peut devenir la ville des laboratoires culturels, des expérimentations populaires, des mixités culturelles… A une époque -les années 1970/80 -, Grenoble, sans infrastructures énormes ni artiste de référence nationale, était considérée comme une ville phare quant à la culture…

Il faut oser, se lancer, utiliser tous les groupes, associations, etc…susceptibles d'agir ensemble. Lancer des Assises générales et généreuses de la culture et avancer les propositions les plus téméraires, voire subversives, pour faire bouger les lignes...

Ainsi, personnellement, je propose que tous les spectacles des théâtres de Perpignan soient gratuits pour tous toute l'année !!!! (je développerai si on me demande des explications…)

JPB

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 10:59
Passerelle de L'Archipel
Passerelle de L'Archipel

(pour la culture et le social, le symbole de la passerelle est intéressant; il ne faut pas, cependant, qu'il soit dispendieux…)

La culture ne devrait pas être uniquement divertissement, savoir, enrichissement personnel; elle doit guider la gestion structurante d'une ville, elle doit être le ciment social d'une agglomération en faisant vivre ensemble les diversités citoyennes.

La culture est un projet collectif, dépassant les clivages idéologiques et communautaires : elle se nomme "culture pour tous". A Perpignan, comme dans la plupart des villes de France, la culture s'adresse, à l'instar du journal "Télérama", aux classes moyennes cultivées, plutôt catholiques et de gauche… Les offres culturelles sont destinées à un public bobo-intello-bourgeois, entre 45 et 75 ans… Ainsi, à Perpignan, le festival "Jazzèbre", celui de musique sacrée, ou les spectacles de L'Archipel, souvent de très grande qualité, sont fréquentés par des gens aisés, cultivés, possédant le temps de sortir, de se montrer et de s'adonner à des passions nobles, mais réservées à une élite.

Bien sûr, la possibilité de s'abonner baisse le prix d'entrée, qui, cependant, demeure inaccessible aux familles nombreuses et aux personnes embourbées dans la crise et la pauvreté galopantes…

Les jeunes, surtout, restent sourds à ces sirènes culturelles; ils ne se déplacent en masse que pour les "Déferlantes" ou le soirées de "Ida i Vuelta", et de l'Arsenal, vraie réussite de la municipalité précédente...

A présent, une révolution culturelle s'impose, une nouvelle culture de qualité pour tous (mise en oeuvre, surtout l'été, par le CG66, avec l'aide de la Région et du Ministère de la culture, il faut le dire) est à instaurer ! Sans avoir recours à un budget énorme -déjà bien entamé par la dette, le fonctionnement de l'Archipel, les travaux du Conservatoire, de la Passerelle, des divers ronds-points en érection ou pas, et autres bagatelles - il devrait être possible d'agir partout dans la ville et dans ses quartiers.

Pour cela, si on veut l'aide des citoyens, des bénévoles d'associations, de créateurs et d'animateurs en tous genres, il faut changer l'état d'esprit : comme en économie, il s'agit d'instaurer la confiance, d'expliquer la cohérence du projet, d'impliquer les acteurs culturels et les oppositions diverses; s'ouvrir au pluralisme, ne pas donner l'impression désastreuse que la municipalité est dirigée par un clan, par des élus qui défendent d'abord des intérêts privés ! (conférences de presse, commissions citoyennes avec les élus, visites sur le terrain, rencontres avec les acteurs culturels, les gens du spectacle vivant...

La culture, comme le sport, est une affaire d'équipe : gloriole et argent (même s'il en faut : ayons recours au privé pour financer de grandes expositions) ne doivent pas être les motivations premières…

Comment agir de façon concrète et diffuser une culture populaire susceptible de structurer les réseaux urbains et d'assurer cohésion sociale et continuité démocratique dans les quartiers les moins favorisés..?

En effet, il semble que la préoccupation principale de l'équipe en place soit d'animer -avec un vernis culturel- le centre-ville, pour réanimer le commerce, alors que la consommation a lieu à la périphérie…Entre ces deux espaces, une sorte de ville dortoir, un no man's land et, hélas, parfois, des espaces de non-droits, où règne pauvreté et trafics, mais pas la culture ni le divertissement…

Pour créer des points d'ancrages culturels (au sens large) dans les quartiers, ces entre-deux insaisissables de la ville, le patrimoine est vaste et des locaux peuvent être dégagés pour des maisons de la culture, maison des jeunes, maison des artistes, maison d'écrivains, de musiciens (la mairie fournissant du matériel et un encadrement technique et pédagogique, en ayant recours à des éducateurs, tout cela en agissant avec toutes les autorités en place: éducation nationale, conseillers généraux…)…*

pour être accueillis dans les quartiers, la culture a, en outre, besoin de sécurité (affirmer la présence de la police et avoir le courage d'arrêter les trafics visibles au grand jour) et de propreté : je passais hier par le rue Petite la Réal et par les Esplanades : une armée d'employés municipaux rendaient enfin un visage propre à ce quartier lavé à grandes eaux !

Afin de réduire les ghettos sociaux et culturels, le métissage doit être systématique pourquoi ne pas solliciter une cobla catalane place Cassanyes, un groupe gitan place de la Loge, un orchestre latino au Vernet, un chanteur portugais au Moulin à Vent ou un ensemble maghrébin place de la République..? Que les citoyens si divers se rencontrent et rencontrent la culture (chants, danses, traditions, contes…) de l'autre ! Que les jeunes, poètes ou musiciens, français, catalans ou d'ascendance orientale, échangent leurs valeurs et leurs inspirations sur toutes les places, dans tous les lieux populaires de la ville ! (horaires et emplacement bien limités).

Que des artistes puissent installer, peindre, pratiquer dans la rue et montrer leur travail en cours…le dimanche et le lundi, surtout, jours de ville morte…

Mille expérimentations sont à lancer : montrer la culture partout chaque jour ! Ne plus suivre les rites des vernissages, cocktails et expositions dispendieuses, auxquelles n'assiste que l'éternel cercle d'initiés : musées, galeries sont à repenser pour y faire entrer la majorité de la population (campagne dans les médias, les écoles, auprès des parents, gratuité totale pour une famille complète, pour un groupe d'étudiants…)

(à suivre)

* je ne redis pas ici les nombreuses propositions lancées lors de la campagne des élections municipales (voir le blogabonnel des mois de janvier à avril 2014…)

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 11:23
Omar SOSSA
Omar SOSSA

Une semaine culturelle énorme à Perpignan, avec le festival Jazzèbre invitant Andy Emler et Omar Sosa, puis le théâtre de L'Archipel accueillant l'immense pianiste Alexandre Tharaud.

Sosa, bien que se nourrissant des musiques du monde, arabes, cubaines ou sud-américaines, est un pianiste classique : il l'a montré en jouant des morceaux qui pouvaient rappeler Liszt ou Chopin…

Il a pourtant laissé la vedette à son dynamique complice, le Vénézuélien du Havre Gustavo Ovalles: un percussionniste imaginatif, capable de jouer sur mille instruments, exotiques pour nous, des maracas jusqu'au bongo… Beaucoup de rythmes, d'inventions et d'airs expérimentaux donc, et d'autres s'alimentant aux sources traditionnelles des musiques du monde. Sosa riait, souriait, faisait des grimaces, gesticulait pour encourager son duettiste qui devint peu à peu le clou du spectacle : le piano fut plus discret même si Sosa parla beaucoup, en espagnol ou en "Catagnol", lui qui vit à Barcelone, pour diffuser un message de paix et d'amour…

Le public fut charmé mais quelque peu frustré : on attendait plus de Sosa.

Omar m'a frustrer…

- Alexandre Tharaud :

Il en fut de même avec cet artiste discret, cet adolescent mince, étroit, évanescent dans sa petite veste de velours noir, épaisse comme une peau ou comme une fausse armure…Mais quand les doigts touchèrent le clavier, c'est Mozart et Haydn qui se mirent debout ! Ce pianiste complet, qui joue le clavecin de Rameau au piano et les airs lazzis du "Boeuf sur le toit", son dernier succès, nous a tenu en haleine une petite demi-heure et ne revint que pour unseul rappel…

Pas un mot, mais des sourires et de nombreux allers-retours dans les coulisses. Nous eûmes le bonheur de le retrouver ensuite lors du cocktail du 7ème étage et ce fut un septième ciel à voir comment cet artiste est discret et modeste, tel que nous l'imaginions...

JPB

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Lundi 13 octobre 2014 :

PAYS CATALAN: UNE POSSIBLE RENAISSANCE ?

L'événement se tiendra aux date, heure et lieu suivants :

Lundi 13 octobre 2014 de 19:30 à 21:00 (heure avancée d’Europe centrale Heure : France)

Cinéma Le Castillet
1, Boulevard Wilson
66000 PERPIGNAN
France

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A moins de six mois des prochaines élections départementales, est-il encore possible d'imaginer faire renaître le Pays Catalan ? Cumulant les derniers classements nationaux en matière d'emploi, de nombres d'allocataires, de vivacité des entreprises ... notre département dispose des atouts suffisants pour devenir un grand département français. Avec L'Olivier et ses invités - par le témoignage...

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 11:55
Collioure
Collioure

*Collioure, par André Touré.

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* Julien Descossy Ecran total

12 octobre 2014- 15 mars 2015 -

Parasols sur fond bleu Technique mixte sur toile 97 x 146 cm

Titre évocateur, radical et qui d’emblée pose le sens profond du travail qui sera présenté au Musée de Collioure du 12 octobre 2014 au 15 mars 2015.
Julien Descossy, suite à la proposition du musée, a travaillé en résidence pendant près d’un an, sur la thématique de Collioure, prise comme support pour l’année 2014 par le musée.

Le musée de Collioure a présenté en début d’année le travail singulier de François Bernadi sous forme de rétrospective, qui donnait à voir la relation étroite entre l’artiste et la vie quotidienne d’un Collioure mythifié et populaire. Pendant ce dernier été le musée a montré son fonds historique, peinture et dessins sur cette même thématique, ainsi que le travail de deux artistes d’art géométrique : Georges Ayats et Jaume Rocamora, œuvres réalisées sur leur concept rigoureux et mathématique, qui exploraient autant pour l’un que pour l’autre, leur vision contemporaine de cette ville marquée à jamais par l’histoire de l’art.

Julien Descossy clôt cette année avec une magistrale série de quelques 70 pièces, donnant à voir et lire une œuvre décomplexée, avec une vision baroque de la cité des peintres, réflexion menée en profondeur, qui écorne les images sur papier glacé et fait éclore une vision nouvelle, d’une puissance éclatante. Julien peint et s’exprime dans cette nouvelle figuration des années 2000, depuis sa sortie de l’école d’art de Montpellier en 1998, près de seize années d’un travail acharné suivi de près par la Galerie Odile Oms à Céret et par l’un de ses maîtres et chef de file de la peinture française qu’est Claude Viallat. Descossy arrive aujourd’hui à une maitrise totale de la peinture en choisissant des sujets qu’il explore en les dépouillant de toute anecdote, pour leur attribuer une remarquable plasticité et une réflexion conceptuelle de l’image. Point d’anecdote en effet, à travers une pensée quasi philosophique d’une grande rigueur et honnêteté picturale, il réussit dans chaque œuvre à exprimer un point de vue nouveau sur le corps humain et sur le paysage, qu’il traite de la même manière, sans frontière entre les uns et les autres. Ses baigneuses sont autant de paysages, qui expriment sous forme de concept la liberté totale d’exécution de la pensée profonde de l’artiste. Il en va de même pour les paysages, réinventés, appauvris, minimalistes à souhait, dépouillés de leurs attributs habituels, pour leur donner un nouveau sens de lecture, et ne retenir que la vision la plus structurelle, la plus radicale.

C’est cette radicalité intangible qui mène la peinture et le travail d’un des artistes des dernières générations de la peinture française.

Boramar
Huile sur toile 114 x 146 cm

Horaires et jours d’ouverture : de 10h à 12h et de 14h à 18h Fermé le mardi d’octobre à mai

Ouvert tous les jours du 1er juin au 30 septembre - Tarifs : Plein tarif : 3 € – Tarif réduit

sarita-66@hotmail.com

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12 octobre : Christian Vila

Nous vous invitons à aller découvrir l'exposition des derniers travaux de Julien Descossy:

" ECRAN TOTAL "

Musée d'Art Moderne de Collioure
du 12 octobre au 15 mars 2015

En parallèle du 13 octobre au 31 décembre la galerie Odile Oms à Céret présentera un nouvel accrochage de ses oeuvres.

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Maurice Azra

Né à Perpignan en 1951, André TOURE s’est retrouvé à Dunkerque puis à Lille où il y a passé près de 17ans. Il suivit les cours aux Beaux-Arts de Lille durant «3 ans sous la Houlette du professeur Pierre Rousseille, responsable du concours des Beaux-Arts de Paris à l’époque. C’est la peinture à l’huile qui le fit se démarquer des autres artistes. Une peinture de précision tout en finesse, natures mortes des plus élaborées et perspectives académiques, tel un Vermeer 17 eme siècle

Et pourtant c’est vers l’aquarelle qu’il se dirigea finalement.
Cette peinture transparente à ses yeux, lui fit prendre conscience qu’elle était le reflet de ses états d’âme.
Réactif devant un paysage qui le bouscule, c’est l’aquarelle qui lui permit de mieux représenter ses ressentis, ses coups de foudre et mieux transmettre ses impressions.

L’aquarelle lui permet de réaliser une peinture rapide, avec les émotions du moment et de reproduire les atmosphères et les transparences de ses paysages.
Ce sont ces paysages catalans qui lui apportent tous les jours sa dose d’impressions fortes. Comme un passionné qu’il est de cette nature, c’est pourtant tout en douceur avec des tons pastel et camaïeu qu’il réalise chaque tableau où la profondeur y est présente en permanence.
Art-Epac - Palais des Congrès de Perpignan du 13 au 18 octobre 2014

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Collioure et parasols, de Julien Descossy

Collioure et parasols, de Julien Descossy

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