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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 10:07
Céret
Céret

**Le SPLEEN DE PERPIGNAN :

Céret a des fontaines vivantes, à 9 jets…Gérone est remplie de bancs…ici, à Perpi, il faut payer pour boire et s'asseoir...

*Julien, comme un Villon de banlieue, à la recherche des fontaines taries, occultées, interdites, massacrées… dans la ville natale, méconnaissable, désormais…

… La parole muette quand la soif nous saisit au pied des fontaines…

Ce jeune homme hait ces municipalités qui ont enlevé les fontaines de la vieille cité…Ces maires qui assoiffent le promeneur…Ces élus qui veulent faire du tourisme et font comprendre à l'étranger qu'on ne donne plus l'eau gratis, qu'il s'agit d'aller dans un café, pour consommer…

Et animer, le maître-mot : pauvre projet d'une destination purement touristique. Le but de la démarche touristique devrait s'appeler convivialité…

Est venu hélas le temps des financiers, des bureaucrates, des politiciens-architectes du néant… Perpinéant !!!

**22 MAIG 2015

Als carrers de Ceret hi corre l’aigua més frescal i melodiosa del món

Un dels atractius de la petita vila de Ceret, capital de la comarca nord-catalana del Vallespir, són els reguerons que fan córrer al llarg de les voreres l’aigua més eixerida, frescal i melodiosa del món (foto Pablo Leoni). Els centenaris plataners de més de trenta metres d’alçada, sobrealimentats pels baixants d’aigua del Pirineu, formen a banda i banda del carrer major un autèntica volta vegetal, puntejada per les llegendàries terrasses del Grand Cafè, el Cafè de France o el Pablo. Tinc la impressió que els nombrosos concurrents al mercat setmanal del dissabte al matí hi van sobretot per l’escenari, per la vila mateixa, a un tir de pedra de les grans superfícies comercials de Perpinyà i la Jonquera. Anar a fer la passejada a Ceret és un ritu, un valor per ell sol, encara més quan el mercat sabatí hi aboca la vivesa de l'entregent, les trobades inesperades, les tertúlies espontànies o senzillament la contemplació acolorida del curs humà. El calendari anual hi afegeix algunes dates assenyalades, celebracions estacionals com el precoç lirisme hivernal de la flor de les mimoses gràcies al microclima d’aquesta vall, la festa de la cirera el mes de maig o la disbauxa de les bodegas que es multipliquen arran de la diada festiva del 14 Juillet. Des de l'època de

Manolo Hugué i Pablo Picasso, la vila de Ceret (7.800 habitants actualment) és una petita celebritat mundial per la fortuna del seu entorn natural. Al núm. 8 del carrer major (el bulevard Maréchal Jofre, més conegut per la Passejada) actua des del 1992 el renovat Museu d'Art Modern, la joia de la corona d'una gestió cultural a municipis de reduïdes dimensions. Enfront mateix encara s'hi troba la perruqueria que havia estat la regentada pel poeta Edmond Brazès, traspassat el 1980.

L'escultor barceloní Manolo Hugué va ser el primer foraster a valorar Ceret quan fugia de "l'olor de malalt" del veí municipi balneari dels Banys d'Arles. Va trobar que Ceret "és un poble català amb tots els avantatges de ser francès". Hi va invitar a l'estiu alguns dels seus amics parisencs, entre els quals Picasso. La tendència va quedar establerta.

El mercat del dissabte s'ha estès de forma tentacular i avui comença a l’entrada del municipi, on s'han disposat àrees d'estacionament de cotxes sovint insuficients. Les parades arrenquen a l'ombra de la gran estàtua "El dolor", del banyulenc Arístides Maillol, monument dedicat als morts de la primera guerra mundial del 1914-18 (un altre exemplar en bronze es troba als jardins de les Tulleries parisenques). El desplegament mercantil ressegueix els revolts del bulevard Maréchal Joffre, passa per davant del Grand Cafè i es llença en braços del Cafè de France, als peus de l'antiga muralla.

En cas de saturació, pels carrerons de la vila vella s'accedeix a la recòndita plaça de la Font dels Nou Raigs, d'una serena remor aquàtica. Al voltant de la soca dels plataners sobrealimentats han tingut la delicadesa d'habilitar-hi bancs públics d'una fabulosa i humil utilitat.

© Xavier FEBRE.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 12:56
Architecture Férid Muchir à Perpignan
Architecture Férid Muchir à Perpignan

A l'occasion du mois de l'architecture, je me suis rendu à la poudrière, quartier Saint-Dominique, à Perpignan, pour en savoir plus sur l'architecte F. Muchir (voir su FR3 sud le reportage sur sa maison de vacances à Cane-Plage, récemment classée). Je n'ai pas appris grand-chose : une bio, une table d'écolier, des discours enregistrées, une reproduction en rond d'oeuvres sans aucune légende ! J'étais gênée pour la personne qui m'accompagnait et qui n'a rien compris,n'a rien appris ! Une expo ni pour grand public, ni pour spécialistes…D'ailleurs personne n'y va, et la mairie a mis à disposition deux employés, deux gardiens assis dans leur cage et qui ne savent rien de cette expo…Honteux, le niveau zéro de la diffusion culturelle !!!

JPB.

* info : Le récent classement de la villa Muchir de Canet-en-Roussillon au titre des monuments historiques est l’occasion de présenter à nouveau au public cette exposition sur l’œuvre de l’architecte Férid Muchir (1906-1980).

Une exposition réalisée par l’Atelier d’Urbanisme.

Adresse: LA POUDRIÈRE<br />Rue François Rabelais

Téléphone: Animation du Patrimoine : +33 4 68 62 38 84<br />La Poudrière : +33 4 68 51 25 63

Adresse électronique: animationdupatrimoine@mairie-perpignan.com

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OCCUPATION de l'ECOLE d'ART (cf. L'Archipel contre-attaque) :

Trois jours déjà que les étudiants occupent l'école suite aux mauvaises conditions de passages de leurs examens de fin d'année et qu'il n'y est toujours pas de directeur suite au dernier conseil d'administration. Une grande banderole a été hissé, des slogans, des ateliers "d'agit prop": enfin le réveille. Résultat, beaucoup de visites et de soutiens. Cela va finir par faire tache, et la mairie va devoir finir par réagir, avant que tout ce qui proteste en silence pour le moment (et ils sont nombreux) finissent par faire jonction derrière ces nouveaux portes drapeaux! Mais, il faux tenir, aller crescendo, rallier la population en l'informant et en la faisant s'impliquer parce c'est aussi leur école de 200 ans que l'on veut fermer. Pour les soutenir, vous pouvez les rejoindre à l'école avenue Maréchal Foch, où sur leur blog http://lecomitedoccupationheart.tumblr.com/

Voir aussi:

Perpignan: l'école d'art toujours sans directeur! Interview Jorg Bader et Enrique Fontanilles par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-l-ecole-d-art-toujours-sans-directeur-interview-jorg-bader-et-enrique-fontanilles-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: les étudiants occupent l'école d'art depuis hier! interview Josep Maria Martin par Nicolas Caudeville

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 11:03
Raoul DUFY : la fenêtre ouverte © Musée d'art moderne de Céret

Raoul DUFY : la fenêtre ouverte © Musée d'art moderne de Céret

 

 

  ** Le spleen d'une ville désorientée, sans identité

 

 L'école d'art de Perpi occupée...plus de directeur....  stop… L'art se fait dans les galeries ! On voudrait des passages artistiques ! Des rencontres, des surprises esthétiques !

 

la passerelle inaugurée en fanfare, le 21 juin, fête de la musique…stop…Va crouler sous la foule curieuse !

 

le centre du monde à vendre……Dali en frissonne des moustaches !

 

Un parking en face la gare TGV pour concurrencer celui du Centre du monde… Non, émulation, qu'on vous dit...

 

L'école Jeanne Hachette (en face de la caserne) vendue à un promoteur... Il nous faudrait une nouvelle Jeanne d'Arc à la place de ces maîtres mous de la municipalité !

Ces pseudo-Charlie qui ont déjà tout oublié ! 

 

Tristesse de Perpi... stop… On peut fuir ou tenter de la changer… Des créateurs s'activent : leur donner des moyens, un sourire, surtout...

 

l'Archipel est cher mais on le sait, basta …on va pas continuer à patiner dans le babybel !

 

ACULTURE. L'aculture à Perpi..? Pseudo-culture. Plus question de Walter Benjamin mais de Street Art...et de quoi dans ce centre "d'art contemporain" .

 

 Le cadran, le gadget, le superficiel, du gaspi...tout le monde s'en fout...

 

Et le Carré d'or, les hypermarchés, les commerces, les vitrines vides, le marché pour la rue de la cloche d'or..? Oubliés...

 

 Ne pas oublier celui de la place de Belgique : Perpi la positive, et le festival d'art déco !

 

Le TGV, passera par ci, passera pas par là...Endettement de la ville : merci Jean-Paul... 

 

Perpi néant..? non, luxe, calme et propreté... 

 

Racisme, quartiers de non-droit, bis caillassés, insécurité : les citoyens blessés du Vernet peuvent se réfugier au centre-ville grâce à la passerelle... 

 

Perpi, un destin, une destination : ville d'art (sans école d'art), d'histoire et de patrimoine.

Itinéraires pour touristes : la Catalane, la Française, la Maillol, la Picasso, la Gitane, la Simon, la Trenet, la Maghrébine, la Dufy… ne pas oublier celui de la nostalgérie (mur, prison sainte-claire, cimetière, rue P. Sergent, hommage aux harkis…voir le blog du maire )

 

A Perpignan, tout va bien, comme l'écrivait notre ami Fabrice Thomas…mais ça va déjà mieux en le disant, en le répétant…

 

 

 JPB.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 10:02
Niki de Saint-Phalle - conférence à Canet
Niki de Saint-Phalle - conférence à Canet

* Apartheid judiciaire : Rassemblement devant le Palais de Justice - Samedi 23 mai 2015 à 15h à Perpignan -

Le racisme et de la xénophobie doivent être plus que jamais dénoncés. Cette semaine, une décision de justice choquante a été prononcée : deux policiers accusés de non assistance à personne en danger ont été relaxés. Il s’agit de l’affaire des deux enfants Zyed et Bouna morts électrocutés dans un transformateur alors qu’ils étaient poursuivis par ces policiers.

Maître Jean-Pierre Mignard, l’un des deux avocats des familles, a qualifié la relaxe des policiers incriminés de « choquante pour les parties civiles », évoquant même un « apartheid judiciaire ». Car ces policiers connaissaient le danger et avaient fait passer ce message. « Ils sont dans le transformateur, il y a peu de chances qu’ils en réchappent". Ces enfants étaient en danger de mort. Mais c’étaient des enfants d’immigrés. Rien n’a été fait pour les sortir du transformateur.

Dans des dizaines de villes de banlieue, ce verdict est ressenti douloureusement par tous ceux qui ont connu l’expérience des brutalités ou des insultes au cours d’une interpellation. A Bobigny, Lyon, Nantes, Toulouse, Marseille, des manifestations ont eu lieu.

A Perpignan, nous appelons toutes les organisations antiracistes et de défense des droits fondamentaux à se rassembler pour dire : Nous n’oublions pas ! Non au racisme !

Nous sommes tous Zyed et Bouna !

Premiers signataires : AFPS66, Ligue des Droits de l’Homme, NPA, ASTI, MRAP, PCF

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**Peinture : Niki de Saint-Phalle, conférence à Canet/village, vendredi 23 mai, 18 h. Théâtre J.Piat. (entrée libre).

Niki de Saint-Phalle

D’après l’exposition du Grand Palais

Par Lucia Pesapane

Niki de Saint Phalle (1930-2002) est l’une des artistes les plus populaires du milieu du XXe siècle, à la fois plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films. Si elle est surtout connue du grand public pour ses célèbres « Nanas », son œuvre s’impose aussi par son engagement politique et féministe et par sa radicalité. Le Grand Palais propose la plus grande exposition consacrée à l’artiste depuis vingt ans et un nouveau regard porté sur son travail.

Titulaire d’un Master recherche en art contemporain à l’Université de Milan et diplômée de l’École du Magasin de Grenoble, Lucia Pesapane débute sa carrière dans une galerie d’art contemporain à Londres. Elle poursuit son parcours de commissaire d’exposition dans les centres d’art de Grenoble et Lyon dédiés à la jeune création artistique. En

2009 elle rejoint le service des collections contemporaines au Centre Pompidou où elle a suivi la préparation des expositions elles@centrepompidou et Gerhard Richter.
Elle est co-commissaire de la rétrospective Niki de Saint Phalle.

Entrée libre* dans la limite des places disponibles. Renseignements : Du lundi au samedi de 15h à 18h • & 04.68.86.72.60

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** Rencontres culturelles de Riquer 2015 :

la musique voyage en chacun de nous en empruntant des chemins multiples.

nous vous donnons rendez vous

le 23 mai 2015 à 20h30

avec Svetlana Tovstukha violoncelliste russe et Gustavo Carvalho, pianiste brésilien.

"C'est quelqu'un de très spécial, fin et cultivé, qui a une grande valeur..

Ce que j'admire particulièrement chez lui est sa profonde compréhension de la musique et son savoir qui s'étend bien au-delà de la littérature pianistique." Nelson Freire

nous écouterons les Fantasiestucke OP. 73 de Schumann et la sonate Op. 19 de Rachmaninov, oeuvres qu'ils auront enregistrées pendant leur semaine de résidence au Mas Riquer pour leur CD qui sera produit au Brésil.

Pour la dix-huitième année nous nous retrouverons autour de ces artistes solistes internationaux qui aiment se ressourcer en Conflent et ils nous feront découvrir une autre façon d'écouter, sans performance, mais avec émotion dans l'intime et la proximité du lieu,en donnant l'opportunité de vivre un moment riche en convivialité, où l'on prend le temps de s'arrêter.

puis le 24 mai à 18h

Jeff Martin pianiste, concertiste de Montpellier, nous invite à un moment de jazz.

Les pianistes joueront sur un piano Steinway.

réservation : 06 15 43 50 60

*n'oubliez pas que l'association ( qui fête ses 20 ans) a été reconnue d'intérêt général et qu'en réponse à votre don, l'association vous délivrera un reçu fiscal.

**Association Notre Dame de Riquer - 1 rue de la Têt 66500 Catllar

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**Cinémaginaire : festival d'Argelès sur Mer

30e Festival Rencontres Cinémaginaire d’Argelès sur Mer

(Pyrénées Orientales) du 22 au 30 mai 2015

Un festival de cinéma hors normes,

sans tapis rouge ni club de sponsors, sans paillettes ni vedettariat,

neuf jours de rencontres exceptionnelles, de temps forts, de plaisir en roue libre …

Le titre du film qui donne l'axe thématique du festival 2015,

La question humaine

constitue une sorte de synthèse des 30 ans de Festival.

Autour de cette thématique très ouverte, à la fois poétique et philosophique, esthétique et bouffonne,

la 30e édition du festival s'annonce exceptionnelle et festive …

Le Festival

cinéma Jaurès - Argelès sur Mer

du vendredi 22 mai au samedi 30 mai 2015

des films rares, inédits ou en avant-première

des invités singuliers, réalisateurs, acteurs, artistes …

une compétition de courts métrages en présence de tous leurs réalisateurs

un café des images pour partager des découvertes innovantes

le jumelage avec le Festival du Film de Girona (Catalogne)

la 2e Rencontre Professionnelle Transfrontalière (Catalogne et Sud de France)

une exposition exceptionnelle De la Magie à l’Image

de la musique en liberté, des palabres, des buffets en terrasse …

Plus d’infos : <http://www.cinemaginaire.org/www/php/contenu.php?id=112>

Les 2e Rencontres Professionnelles transfrontalières

cinéma Jaurès - Argelès sur Mer

Jeudi 28 mai - de 11h à 17h

Autour de la production, de la diffusion et de la formation - cinéma et audiovisuel

Entorn de la producció, de la difusió i de la formació - cinema i de l'audiovisual

Interventions de représentants du Ministère de la Culture, des Région Languedoc Roussillon et Midi Pyrénées,

Languedoc Roussillon Cinéma, les Producteurs, les Cinémas et Festivals du Languedoc Roussillon, France 3 Languedoc Roussillon …

Intervencions representants de la Generalitat, de la Producció, de Catalan Films, de TV3, de Festivals …

Entrée gratuite aux professionnels cinéma et audiovisuel

uniquement sur inscription préalable :contact@cinemaginaire.org

Plus d’infos : <http://www.cinemaginaire.org/www/php/contenu.php?id=113>

Le festival le plus au sud !

Cinéma Jaurès - Pôle Argelès Culture

66700 Argelès sur Mer

Pour en savoir plus :

Mail :contact@cinemaginaire.org

Site :www.cinemaginaire.org

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 10:11
les Arts, la culture, le savoir…l'excellence pour tous !!

les Arts, la culture, le savoir…l'excellence pour tous !!

 

* Le latin est une langue morte. Le grec ancien est mort. Vive le collège pour tous !

 

 

Nos grands intellos, que j'aime bien (J.Julliard, M.Onfray, R.Debray, M.Winock), nos grands académiciens (M.Fumaroli, A. Finkielfraut, que j'estime), nos politiciens honnêtes (J.P. Chevènement, F. Bayrou) défendent les langues anciennes et prétendent que la réforme actuelle du collège "abandonnne l'excellence républicaine et choisit le nivellement par le bas"…

 

Ce ne sont pas des "pseudo-intellectuels", mais des dinosaures qui, comme moi, qui doit tant au latin, ne se rendent pas compte que la société a évolué. Ils freinent l'Histoire en marche et redoutent le big "retournement" inventé par les nouveaux fachos-racistes… Ils sous-entendent que la réforme, lancée par une heurette, malgré son joli minois, n'est qu'une machine avançant les idées islamistes,  : la réaction machiste, misogyne et teintée de racisme (après la banane de Taubira, voici l'oeuvre barbare de Najat Belkacem !)…

 

Or, la structure du collège, fondée sur la sélection jusqu'au brevet, puis jusqu'au bac, était destinée, après guerre, à former dans les écoles normales, les hussards de la République : la formation d'une élite…

 

Le "collège unique" était une imposture, la démocratie une démagogie : les filières avaient disparu en apparence, mais se reformaient, pour attirer les enfants des classes moyennes, éviter qu'ils ne partent dans le privé, avec les classes réservées aux latinistes, hellénistes, russes (je l'ai constaté au collège J. Macé de Perpignan, autrefois fréquenté par les fils à papa et les filles de bourgeois et d'intellectuels)…

 

Or, la société a changé et les aspirations des jeunes aussi : d'un côté, avec l'enseignement de masse et la poursuite des études (80% d'une classe d'âge : la présence obligatoire, le plus longtemps possible (because le manque de débouchés, de BEP, à cause du chômage) à l'école est devenue ennui, d'où la baisse du niveau, l'absence de motivation de la part des élèves, non ouverts à l'abstraction ou voulant plutôt apprendre un métier…d'où l'impression qu'éducation est devenue distraction, avec son cortège de problèmes de chahut, d'autorité, de perte des repères et des valeurs) : le collège est en crise depuis des décennies et les syndicats occultent cette situation et tous les ministres de l'éducation ont échoué…

 

En effet, pour les nouveaux jeunes, la vie n'est plus au collège, mais dans le virtuel (internet) ou les nouvelles technologies (smartphone, vidéo, tablette) : la culture juvénile des années 2000 n'et plus celle de nos vieux penseurs (génération de 1945/50) : l'orthographe n'est plus une priorité, il s'agit de communiquer vite et d'inventer des codes nouveaux, un dialogue polyactif, non plus un cours magistral ou un dialogue avec l'enseignant…

On peut le regretter, et je regrette cette "décadence" vers la consommation culturelle de masse inventée par le libéralisme marchand, qui fait fi de l'éthique et de la bonne marche de l'éducation ! 

 

La culture a changé : à la méditation grâce à un auteur, à la lecture silencieuse et personnelle, a succédé une culture fébrile, divertissante, ludique, : les jeunes savent beaucoup de choses, mais en mosaïque, sans cohérence, sans vision globale de l'Histoire, de la société, des chronologies politiques, artistiques ou littéraires… 

 

Musiques du monde, cinéma d'action, faits divers violents…les jeunes reçoivent les images agressives et guerrières du monde et les adultes, nous, les intellos septuagénaires, les politiciens irresponsables, tous nous sommes responsables de cette chute dans la vacuité de la réflexion et la "défaite de la pensée", que Finkielkraut a été un des premiers à stigmatiser ! 

 

Les profs enseignent avec leur culture et ne s'interrogent pas sur l'état de la culture des jeunes, sur leurs modes, sur leur état d'esprit, sur leurs désirs de sensations fortes, d'amour et d'amitié. Les jeunes des classes populaires (et les autres aussi, amis ils sont plus sages, plus conditionnés) rêvent à d'autres connaissances, à une ouverture au monde et comme ce qu'on leur apprend n'est pas désiré, est inadapté au présent, ils n'écoutent pas, ils oublient…

 

La réforme actuelle (mai 2015) est un tentative pour adapter le savoir au monde contemporain de la jeunesse. 

Pour s'adapter à un enseignement de masse, plus superficiel : les vraies études commenceront après le bac pas à la fac, où vont les démotivés, mais dans les classes prépas, les grandes écoles. On va, non vers "une excellence pour tous", mais vers une culture de base pour tous : l'excellence existe pour une minorité, comme toujours, et la sélection, nécessaire, opère plus tard….

 

Les profs, face à un public hétérogène et démotivé, sont pris dans un malaise compréhensible : ils ne sont plus entendus, ni reconnus ! 

 

Alors, il faut enseigner les langues vivantes, mais pour aller à l'étranger, savoir se débrouiller et non pour lire Goethe ou Shakespeare ! Il faut enseigner les langues anciennes, mais insister sur les civilisations antiques, connaître nos racines, tout en sachant qu'une partie du public est divers : immigrés de l'Est, d'Afrique, du Moyen-Orient… 

 

Tous doivent devenir Français : instaurons donc un dialogue des civilisations, au lieu de nous focaliser sur "l'identité française" et critiquer l'islam (lui-même caricaturé par les fanatiques) : apprendre le latin pour booster la gymnastique du cerveau, apprendre l'étymologie, comprendre la formation et l'évolution de notre langue nationale. Comparer les langues (régionales, étrangères, des citoyens immigrés) pour saisir le génie linguistique des nations, la syntaxe : comparaison est raison, moteur de la compréhension… Apprenons plusieurs langues en les comparant : catalan, basque, français, latin, hébreu, russe…

 

La réforme s'oppose à l'élitisme, elle est démocratique et on a détourné ses véritables intentions.

 

Elle n'est pas politique : Belkacem ne veut pas supprimer l'histoire de la Chrétienté et avancer les pions islamistes ! Rappelons-nous, à l'opposé, l'intention de J. Chirac qui, en 2005, avait demandé que l'école insiste sur les effets positifs de la colonisation en Afrique noire, au Maghreb, source de polémique avec nos élèves issus de l'immigration…

 

Ainsi, pour aller vers une "école pour tous" et un savoir minimal, pour oser un  enseignement libre développant des esprits libres, critiques, rappelons que les classes de latin et de grec (3% des élèves) sont exsangues, qu'un "enseignement pratique interdisciplinaire" est prévu pour les "langues et cultures de l'Antiquité", destiné à tous…que 500 postes de profs d'allemand (malgré la chute des effectifs dans ce domaine) sont ouverts au concours du Capes…que 2 heures par semaine en 5°, 3 heures en 4° et en 3° sont proposées pour les langues anciennes… que les les classes bilingues n'existent pas (les élèves sont dispersé dans plusieurs classes) … que l'on introduit pour tous une langue vivante 2 dès la 5°, donc un an plus tôt… 

 

Quant à l'Histoire, il ne s'agit, ni d'aller vers la "repentance", la mauvaise conscience des anciens colonisateurs ou des Blancs maîtres du monde, ni de flatter le public issu de la croyance musulmane; sans poursuivre le "roman national" qui fait la part belle aux héros, aux généraux, aux hauts-faits, il faut apprendre l'Histoire chronologique, le récit écrit par le sang et les souffrances des "anonymes", les soldats de l'an deux, les poilus de 14/18, les constructeurs de pyramides, les maçons et ingénieurs qui ont dressé nos monuments, construit notre patrimoine national… 

 

L'Histoire, ce n'est pas que Napoléon, Hitler, Staline, Vercingétorix ! La Gaule, ce n'est pas que le général De Gaulle… La France, c'est la France des inventions, des révolutions, des artistes subversifs, des poètes maudits, du peuple en marche et qui ne se résigne pas !

 

Des gages sont donnés…Les profs seront-ils sages..? La volonté du gouvernement est forte : il ne va pas, pour une fois (immobilité de Bayrou, recul permanent de Jospin…) remettre la réforme, qui n'est que réformette, aux calendes…grecques !

 

Amoureux du latin, lecteur de nos grands intellectuels du moment, je pense au nouveau peuple des élèves, bigarré, d'origines très diverses, englué dans l'univers des communications rapides du "village global". Il ne s'agit pas de se mettre au niveau des jeunes, au diapason des modes numériques, mais de s'adapter, d'évoluer, en mariant l'érudition antique aux aspirations modernes et aux langages contemporains…

 

J.P.Bonnel

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:56
YOON-HEE
YOON-HEE

*

* ART CONTELMPORAIN : YOON – HEE à la Galerie L'ISBA :

« DRAWING , DRAWING » Exposition 21 mai – 5 juillet 2015

Nous avons le plaisir de vous informer de l'actualité de la galerie consacrée à YOON-HEE et de vous inviter au vernissage le jeudi 21 mai à partir de 18h30 en présence de l'artiste.

Cette exposition propose une sélection d'oeuvres récentes de cette artiste d'origine coréenne qui partage son temps entre Paris, la Corée du Sud et les Pyrénées Orientales où elle a installé son atelier depuis une quinzaine d'années.

Exposition du 22 mai au 5 juillet 2015.
Vernissage le jeudi 21 mai à partir de 18h30.
Visuels et documentation complémentaires à votre disposition sur demande.

Contacts : lisba66@gmail.com
Isabelle Bagnouls 06 75 79 17 – Sophie Phéline 06 71 49 55 27
La galerie est ouverte du jeudi au samedi. 14h -19h et sur rendez-vous.

L'ISBA – 19 avenue des Palmiers – 66000 Perpignan – www.lisba.fr – lisba66@gmail.com

COMMUNIQUE D'INFORMATION – AVRIL 2015

YOON – HEE, artiste d'origine coréenne, est présente sur la scène artistique européenne dès les années 1980, date à laquelle elle choisit de s'installer en france. Profondemment imprégnée de l'histoire de l'art occidental, elle est conquise par le sentiment de liberté et d'inventivité qui caractérise l'art du XXème siècle tout en restant très attachée aux valeurs de son héritage culturel oriental.

Dans toute son œuvre coexiste la radicalité du langage plastique des avants-gardes artistiques des années 70 aux Etats Unis et en Europe ( héritage du « ready-made », Minimalisme, Land – Art,Arte Povera,...), et une sensibilité coréenne qui tend à une grande simplicité basée sur l'harmonie des contraires et sur une parfaite maîtrise de l'espace.

Yoon-Hee s'est imposée en participant à de nombreuses expositions de sculptures et a souvent travaillé à l'échelle du territoire en réalisant des œuvres monumentales, dans une confrontation directe avec la nature et l'architecture.

L'exposition « Drawing, Drawing » est plus particulièrement consacrée à l'aspect graphique de son œuvre.

En effet, elle pratique régulièrement le dessin depuis les débuts de sa carrière et se consacre de plus en plus régulièrement à cette discipline où se joue la concentration et l'expansion de la forme, la maîtrise et le « laisser aller ».

Résultats d'une concentration intense, les dessins sont réalisés dans un rapport de noir et de blanc, sur des formats presque toujours identiques (160 × 120 cm), au pastel tendre, ou avec des pigments. Ils se constituent des « séries » : spirales, projections, cercles, crayonnages, ruisselement...

Yooh-Hee,portrait

L'isba /art contemporain

Isabelle Bagnouls

Sophie Phéline

19, avenue des Palmiers

66000 Perpignan

www.lisba.fr / lisba66@gmail.com /+ 33 (0)4 68 59 41 18


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* PEINTURE/ LES BEAUX-ARTS / Le musée RIGAUD :

Comme tous passionnés, le Cercle Rigaud, les Amis du Musée d’Art Hyacinthe Rigaud, veulent partager ce qui leur tient à cœur, c’est pourquoi, nous sommes heureux de porter à votre connaissance que nous venons de financer l’acquisition de deux superbes Gaspard Rigaud.

Nous venons également de financer la restauration des trois œuvres de Picasso

Ces œuvres seront inscrites dans le parcours du futur musée et seront présentée officiellement courant novembre.

Projets à venir,

-Soutien au financement de la restauration des neuf Raoul Dufy

- Soutien au financement pour l’acquisition d’une grande sculpture d’un artiste catalan ayant une trajectoire inscrite dans le parcours de Maillol et Renoir.

Toutes ces actions sont menées grâce à la générosité de nos adhérents, donateurs, mécènes qui permet de protéger, accroître, faire connaître et aimer un patrimoine qui est le bien de tous.

Le Cercle Rigaud

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**ARCHITECTURE : 5 quartiers de Perpignan reçoivent le label « Patrimoine du XXème siècle :

Jeudi 21 mai 2015, manifestations organisées pour célébrer l’attribution du label « Patrimoine du XXe siècle », à des quartiers de la Ville, par le ministère de la Culture et de la Communication.

Au programme :

-> 11 h 00 : dévoilement de la plaque « Patrimoine du XXe siècle » et remise des plaques aux représentants des édifices labellisés, Allées Maillol.

Départ de la visite commentée en petit train touristique.

-> 12 h 00 : dévoilement de la plaque « Patrimoine du XXe siècle » Place de la Sardane au Moulin-à-Vent.

LE LABEL PATRIMOINE DU XXe siècle À PERPIGNAN

Créé par le ministère de la Culture et de la Communication en 1999, le label du Patrimoine du XXe siècle, distingue des « constructions et ensembles urbains […] dont l’intérêt architectural et urbain justifie de les transmettre aux générations futures comme des éléments à part entière du patrimoine du XXe siècle ».

Ce signalement, exprimé au moyen d’un logotype éloquent, s’accompagne d’actions de sensibilisation des publics, de valorisation et de communication.

La très grande richesse de l’architecture du XXe siècle à Perpignan, sa pluralité, sa diversité et sa qualité a suscité une labellisation exceptionnelle. La Commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) a ainsi souligné l’intérêt patrimonial non seulement d’édifices isolés et d’ensembles constitués, mais aussi de quartiers entiers.

La décision préfectorale du 20 janvier 2015 attribue donc le label « Patrimoine du XXe siècle » à cinq quartiers et huit édifices isolés de Perpignan.

La plupart de ces quartiers s’apparentent à de véritables opérations urbaines et témoignent ainsi de l’histoire de la ville durant ce XXe siècle.

Dès l’orée de ce siècle, l’arasement des remparts Nord va ouvrir la vieille ville, la relier aux quartiers périphériques, la doter d’équipements modernes et l’embellir d’un quartier résidentiel luxueux, accolé au centre ancien et aux espaces de loisirs que sont déjà la Promenade des Platanes et le Square.

Dans les années 1930, le quartier des remparts Sud se développe dans un contexte économique plus difficile, mais bénéficie de la mode de l’Art déco qui lui confère un charme certain.

Entre ces deux opérations urbaines, le secteur de transition de la place Cassanyes et du boulevard Anatole France accueille des équipements de taille, notamment les premières Habitations Bon Marchés et un groupe scolaire ambitieux.

Dans les années 1960, la « ville nouvelle » du Moulin-à-Vent absorbe la croissance démographique, répond à l’arrivée des rapatriés d’Afrique du Nord et offre aux nouveaux propriétaires un confort moderne et un cadre de vie agréable, spacieux et végétalisé.

Si le quartier de la gare ne peut se prévaloir d’une telle planification, il résume à lui seul un siècle et demi d’architecture, de l’arrivée du train au milieu du XIXe siècle à aujourd’hui. La grande variété de son bâti reflète tant la diversité stylistique que la pluralité sociale de ce quartier de riches négociants et industriels comme d’ouvriers.

Mais, la création architecturale du XXe siècle ne se limite pas à ces quartiers : elle fleurit aussi à la périphérie voire en plein centre-ancien, comme en témoignent les huit édifices isolés labellisés. Ils illustrent aussi la diversité des personnalités artistiques et des styles qui composent la riche mosaïque perpignanaise. Le modernisme de Raoul Castan (Maison rouge 41 rue Rabelais), l’Art déco de Charpeil (10 rue de la Barre), le régionalisme d’Edouard Mas-Chancel (2 rue Jean Richepin) s’associent à la synthèse stylistique toute personnelle de l’architecte emblématique Férid Muchir (immeuble 7 rue de la Barre, maisons Maury, Bressac, 14 rue du Jardin d’Enfants), sans exclure une création plus étonnante, la maison Espel d’Abelanet, écho aux « maisons dans la prairie » de Frank Lloyd Wright.

Pour suggérer toute la pluralité que recouvre le « Patrimoine du XXe siècle » à Perpignan, l’inauguration officielle de ce label jeudi 21 mai marquera deux temps, à 11h aux Allées Maillol, sur la « Promenade des architectes » de la première moitié du siècle, et à 12h sur la place de l’Occitanie du Moulin à Vent, dans le cadre de cette « ville nouvelle » des années 1960.

Le Mois de l’architecture 2015 qu’elle introduira, permettra de promouvoir et d’expliciter davantage la richesse de cette architecture du XXe siècle. Au-delà, la programmation d’été s’en fera l’écho, avec des visites « Art déco », à vélo ou nocturnes.

Cette valorisation événementielle s’accompagnera d’une communication pérenne, à commencer par l’édition de deux DUO, collection crée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles en 2010. L’un présentera l’ensemble des quartiers et édifices labellisés, en fournissant des itinéraires de visite. L’autre proposera au jeune public une découverte ludique du quartier des remparts Nord. La Ville s’est pleinement associée à la réalisation de ces ouvrages qui seront bientôt disponibles.

Ces communications et manifestations reflètent la dynamique engendrée par le label « Patrimoine du XXe siècle », une volonté forte et partagée de faire connaître et reconnaître l’architecture XXe de Perpignan comme un patrimoine à part entière.

LE MOIS DE L’ARCHITECTURE 2015 À PERPIGNAN

Piloté par la Direction régionale des Affaires culturelles du Languedoc-Roussillon, le Mois de l’architecture, associe de nombreux acteurs de l’architecture en région.

Sa 3ème édition, du 12 mai au 28 juin 2015, multipliera les approches : expositions, visites, conférences, ateliers, jeux, spectacles…, pour offrir aux publics autant de découvertes possibles de l’architecture. La Ville d’art et d’histoire de Perpignan y participe pleinement.

Cette année, le Mois de l’architecture sera l’occasion d’inaugurer le label « Patrimoine du XXe siècle » que viennent d’obtenir 5 quartiers et 8 édifices isolés de Perpignan, témoins de la pluralité et de la qualité d’une création architecturale et urbaine pérenne.

Une programmation riche et diversifiée permettra aux publics de découvrir ce « Patrimoine du XXe siècle » et ses enjeux, les quartiers et édifices labellisés, les architectures et architectes…

À partir du 3 juin, à la Casa Xanxo, l’exposition « Perpignan au XXe siècle : architectures et modernités », dressera un large panorama des créations urbaines et architecturales de cette période, en présentant un grand nombre de documents d’archives et de photographies.

L’exposition « Férid Muchir, l’architecte », s’attachera plus précisément à l’œuvre de cet architecte emblématique de Perpignan. Son inauguration, le jeudi 21 mai à la Poudrière, sera suivie d’une conférence sur cet artiste prolifique, donnée par les architectes Paul Muchir, Jean Dujol et Bernard Banyuls.

Michèle François, chargée d’études documentaires à la Conservation régionale des Monuments historiques, y présentera le récent classement de la ville de Canet-en-Roussillon.

*Le mercredi 27 mai à la Maison rouge, un Café patrimoine et architectures inédit associera les problématiques de rénovation et de labellisation et permettra des échanges avec le public.

*le 4 juin, à l’Atelier d’urbanisme, Catherine Compain-Gajac abordera la reconnaissance et la protection de l’architecture du XXe siècle ;

*le 11 juin, plusieurs acteurs s’associeront pour évoquer la rénovation du quartier de la gare, à la salle Bolte, où la Carte de Gulliver donnera la parole aux habitants durant toute la semaine ;

*le 18 juin, la Direction de l’Aménagement et de l’Urbanisme de la Ville et l’Atelier d’urbanisme présenteront leur travail en cours de repérage des édifices remarquables à signaler dans le Plan local d’urbanisme ;

*Le 25 juin, la conférence de David Giband, professeur à l’Université de Perpignan, portera sur l’un des quartiers labellisés : le Moulin-à-Vent.

A ces conférences du jeudi s’ajoutent des Ateliers habitat-urbanisme, les mardis de juin aux Archives de la Ville, qui confronteront le public aux diverses sources, plans et dessins d’architectes :

*le 2 juin, Esteban Castaňer-Muňoz, professeur à l’Université de Perpignan, évoquera les architectes de la démolition des remparts Nord ;

* le 9 juin, Michelle Pernelle, Archiviste, dévoilera le fonds des architectes Trénet, père et fils ;

*le 16 juin, Léonie Deshaye présentera son travail de recherche sur le fonds d’archives de l’architecte Graëll ;

*le 28 juin, Claire Muchir, responsable du Musée d’art Hyacinthe Rigaud, parlera de son aïeul, Férid Muchir, un architecte entre ville et villégiature.

Comme l’an dernier, les balades du dimanche intègrent également ce Mois de l’architecture et permettront une visite de différents quartiers labellisés :

la promenade des architectes, le 7 juin ;

le quartier de la gare, le 14 juin ;

le Moulin-à-Vent, le 28 juin…

Deux visites exceptionnelles embarqueront les visiteurs dans le petit train touristique pour un grand tour du « patrimoine XXe siècle », le 31 mai, et une découverte de l’Art déco, le 21 juin.

Visites guidées tous les dimanches, à pieds ou en petit train (les 31 mai et 21 juin).

Une balade introductive, le 24 mai, abordera également les architectes du Moyen Âge à aujourd’hui.

Le jeune public n’a pas été oublié. Deux visites-ateliers, les samedis 6 et 13 juin, permettront aux enfants une découverte ludique du quartier du boulevard Wilson et des façades de la ville.

Enfin, d’autres manifestations s’inscriront dans le cadre du premier festival Perpignan Art déco, du 19 au 21 juin, qui sera plus amplement présenté lors d’une conférence de presse le 4 juin à la Chambre de Commerce et d’Industrie. A cette occasion, un concours de photographie Architectures du XXe siècle est lancé. L’occasion pour tous les amateurs d’affûter leurs regards !

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 11:48
Dani Karavan devant une de ses architectures
Dani Karavan devant une de ses architectures

* Mardi 19 mai :

Barbara THALHEIM, Chanteuse auteur-compositeur

Madeleine CLAUS, Docteur en littérature allemande

Jean-Claude CAU, Président de la Fondation Krüger

ont le plaisir de vous inviter à la présentation du livre de Werner THALHEIM : Une communauté d’antifascistes allemands dans les Pyrénées-Orientales

1934 - 1937

La Coûme - Mosset

Editions L’Harmattan (Mardi 19 mai 2015 à 18h30)

Salle Canigó, MDPH, Conseil Départemental, 30 rue Pierre Bretonneau – PERPIGNAN

Renseignements : 04 68 05 01 64 – courriel : lacoume@wanadoo.fr

Manifestation organisée avec le soutien du Conseil Départemental des Pyrénées Orientales

- - - - - -MUSEE de CERET, oeuvres de Dani KARAVAN :

***Dani Karavan

Du 14 mars au 31 mai 2015

Les réalisations monumentales de Dani Karavan, artiste né en 1930 en Israël, qui vit et travaille aujourd’hui entre Paris, Florence et Tel-Aviv, puisent aux sources de différents champs artistiques et de réflexion sur l’homme et son environnement : la sculpture, le monument, l’architecture, l’urbanisme, la nature. Conçues comme autant d’espaces voués à commémorer l’histoire et les tragédies du XXe siècle, à souligner la destinée d’un site, à rendre hommage, à interroger la condition humaine, elles sont aussi des lieux de vie, de réflexion, de recueillement, de communion avec la nature. Elles invitent le visiteur à une expérience particulière qui sollicite dans le même temps son esprit, sa sensibilité et ses sensations. Véhiculant un message humaniste et universel, elles ont pour dénominateur commun de prôner des valeurs de paix et de tolérance.

Dani Karavan est le créateur, à Port-Bou, de Passages, réalisation en hommage à Walter Benjamin, écrivain et philosophe juif allemand qui mit fin à ses jours dans la petite ville frontalière. Parvenu jusqu’à Port-Bou par un sentier montagneux et non sans grandes difficultés, Walter Benjamin, craignant d’être reconduit vers la France de Vichy par les autorités espagnoles, se suicida dans la nuit du 26 septembre 1940.

Les matériaux utilisés par Dani Karavan sont évocateurs de l’esprit qui guide sa démarche : de l’acier Corten, du verre, mais aussi et surtout un tourbillon naturel se formant sur la mer, un olivier, et une citation de Benjamin en hommage aux victimes anonymes des conflits : « Honorer la mémoire des anonymes est une tâche plus ardue qu’honorer celle des gens célèbres. L’idée de construction historique se consacre à cette mémoire des anonymes ».

L’exposition présentera la genèse de cette œuvre, des notes d’intention aux dessins préparatoires et maquettes, et permettra d’appréhender la démarche plastique et philosophique de Dani Karavan. Fidèle à cette démarche, l’artiste s’est inspiré des espaces du musée pour créer un environnement évocateur de sa réalisation à Port-Bou. Ainsi le visiteur retrouvera dans les salles documents, photographies et dessins – dont certains réalisés aujourd’hui, spécialement pour l’exposition - mais également une installation vidéo et un olivier.

Vingt ans après la création de Passages, l’exposition présentera pour la première fois au public les toutes dernières créations de Dani Karavan : un ensemble de sculptures et de bas-reliefs en béton de terre, évocation des architectures de terre communes à plusieurs cultures et de l’universalité qui relie ces cultures entre elles.

Le film « La forme et le lieu » (1990- durée 26 mn- Imago Stars/La Sept) réalisé par Philippe Collin est diffusé dans l’auditorium du musée pendant la durée de l’exposition.

Le documentaire "Walter Benjamin, des histoires d'amitiés", réalisateur David Wittenberg (Production WDR en collaboration avec Arte, Navis Film Edith Marcello,2010) est également diffusé, dans le parcours de l’exposition.

Les sculptures en terre et les bas-reliefs de Dani Karavan ont été réalisés en vue d’une exposition qui se tiendra à la Galerie Jaeger Bucher/Jeanne Bucher à Paris et ont été produites par la galerie.

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Regards de photographes : MAILLOL à BANYULS, par Brassaï, Doisneau, Kerquel, Drayer, Horvat, Druet… rendent visite au sculpteur dans sa métairie de la Roume. Des amateurs comme l'écrivain Octave Mirbeau ou le critique d'art REWALD...

Vernissage le 3 juin à 10h30. Musée Maillol, vallée de la Roume - 04 68 85 57 11.

expo jusqu'au 31 octobre.

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Le MUSEE International des ARTS MODESTES et les véhicules

(Sète, 34, tous les jours de 9h30 à 19h - www.miam.org ))

Après Manille, Séville et le Japon, le MIAM présente jusqu'au 20 septembre l'ex po insolite sur les véhicules divers… 250 oeuvres proviennent de la collection de l'Art Brut (Lausanne, Nord de la France) :

le Catalan d'Elbe Pépé Vignes est représenté.A voir les dessins naïfs d'un ex-maçon, Giovanni Abrignani ou les productions picturales ultra-colorées de la célèbre Aloïse CORBAZ, qui fut gouvernante à la cour de Guillaume II (rentrée en Suisse en 1918, à cause de la guerre, elle est internée pour sentiment religieux débordant… Revoir ou découvrir ce musée unique en plein centre de Sète !!!

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**** Niki de Saint-Phalle, par Lucia Pesapane à Canet-village (Théâtre J.Piat, vendredi 22 mai à 18 h, entrée libre)

Evocation d'une artiste populaire et fascinante, plasticienne, peintre, sculpteur, réalisatrice de films… Célèbre pour ses grosses et colorées "Nanas" !

L'exposé a lieu en rapport avec l'hommage de Grand-Palais, à Paris. (nombreuses oeuvres de Niki et Jean Tinguely au musée d'art moderne de Nice, aussi)

Contact à Canet : 04 68 86 72 60.

Cette conférence fait partie d'un cycle proposé par le FILAF (Sébastien Planas) et la direction de la culture de Canet Pascal Ferro)

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 10:23
Casals/Bedu
Casals/Bedu

**Après la peinture avec Le Caravage, voici la musique avec Pau Casals.

Le printemps culturel de l ’association Les Rendez-Vous de Saint Estève se poursuit en mai avec un C.E.P.S. (Cours d’Éducation Populaire Stéphanois) le lundi 18 mai à 18h 30 au Théâtre de l’Étang : Conférence de Jean-Jacques Bedu sur Pau Casals, un musicien, une conscience.

Entrée libre et gratuite.

Le CEPS est donné en soutien aux commerces sinistrés du C.C. Canigou.

Pour tous renseignements : Tel : 06 32 47 21 14 ou Mel : rdvse@rdvse.fr

Les Rendez-Vous de Saint-Estève, créateurs d'évènements culturels.

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** Walter Benjamin : conférence de J.Louis Prat sur l'oeuvre d'art, l'Histoire et la modernité : à Céret, lundi 18 mai à 17h, auditorium du musée - Organisé par Les amis du Musée (entrée gratuite -

** A l'occasion de l'expo Dany KARAVAN - mardi : départ pour Port-Bou, mémorial WB "Passages"

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THÉATRE de L'Archipel


LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES
J. Gosselin / M. Houellebecq

mardi 19 mai | 19h
mercredi 20 mai | 20h 30

Le Grenat - 3h40 avec deux entractes - tarif de 10€ à 23€

Plus de quinze ans après la sortie des Particules élémentaires, le metteur en scène Julien Gosselin, tout juste sorti de l'Ecole de théâtre du Nord, adapte le roman de Houellebecq au théâtre.Traversant les années 80 et 90, leurs vies s'enlisent dans la misère affective, l'ennui et la haine de soi. Une fresque décoiffante de 3h 40 à découvrir les 19 et 20 mai prochains au Théâtre de l'Archipel.

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CONCERT SANDWICH

TRIO JAZZ

Allouche / Lazarévitch / Lehr

vendredi 22 mai| 12h15

Encore une belle saison de Concerts Sandwichsau Théâtre de l'Archipel et c'est déjà le dernier rendez-vous du vendredi midi, où les musiciens accompagnent votre déjeuner dans une parenthèse musicale où l’on a le droit de croquer goulûment dans son jambon-beurre. La musique en toute simplicité et liberté ! Rendez-vous donc ce vendredi 22 mai à 12h 15 au Carré du Théâtre de l'Archipel.

La rencontre des deux musiciens Joël Allouche et Serge Lazarévitch sera le début d’une longue histoire mêlant projets musicaux et pédagogiques.

Le Trio Allouche / Lazarévitch / Lehr explore différents territoires du jazz et de l’improvisation. D’Ornette Coleman à Thélonious Monk, leur répertoire est composé d’œuvres originales, d’emprunts à des musiques diverses, populaires, savantes, classiques et contemporaines, ainsi que des relectures de grands compositeurs de l’histoire du Jazz

Programme

Trust in me (Le Livre de la Jungle)

Cole Porter(1891-1964) My Heart belongs to daddy

Les Météores(tradition grecque)

Jim Hall (1930-2013) Subsequently

Thelonius Monk (1917-1982) Bye-Ya

Kenny Wheeler (1930- ) Smatter

Thelonius Monk (1917-1982) I Mean You

durée 45 min - tarif de 5€

-A l'occasion de l'expo Dany KARAVAN - mardi : départ pour Port-Bou, mémorial WB "Passages"

Conférence sur Pau Casals Conférence sur Pau Casals Conférence sur Pau Casals Conférence sur Pau Casals Conférence sur Pau Casals Conférence sur Pau Casals

Conférence sur Pau Casals

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 10:24
le cinéaste Wim Wenders
le cinéaste Wim Wenders

*** EVERY THING WILL BE FINE : le dernier film de Wim Wenders tente de trouver la vérité d'un écrivain en quête d'inspiration, perdu après un drame dont il n'est pas, pourtant, responsable.

Il se sent seul avec sa compagne qui veut des enfants : ils n'ont pas les mêmes projets, il la quittera donc, celle qui l'aime et mettra des années à se remettre de cette rupture.

Film sur la solitude des êtres : le personnage, incarné par le beau et ténébreux James Franco, rencontre une autre femme (jouée par Charlotte Gainsbourg, dont le visage passe de la laideur à la sensualité), seule, isolée dans le grand-nord canadien. Une tragédie vient de se jouer et la liaison sera impossible, malgré les attouchements, les preuves de tendresse…

Film bâti sur le thème de la culpabilité : malgré ce pessimisme du début (êtres ne sachant pas profiter de l'amour, perdant leur temps, leur vie, dans des occupations les détournant de l'essentiel : le dialogue du couple, chacun se perdant dans sa recherche égoïste : l'écriture pour l'homme, le travail social, la famille pour la femme), le film s'illumine, au dénouement, avec le succès du romancier et surtout l'apaisement qu'il trouve enfin auprès d'une nouvelle femme qui le pousse à sortir de son "blocage" et de sa froideur…

Une oeuvre poétique où la 3D, les plans et la lumière sont mis à contribution pour aboutir à une esthétique au service d'une éthique de l'amour…

Jean-Pierre BONNEL

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Musée d'Art Moderne de Céret (EPCC) :

Samedi 16 mai 2015, venez passez la nuit au Musée d'Art Moderne de Céret.

Le musée sera exceptionnellement ouvert et gratuit de 18h à 22h. Un beau programme vous attend, des visites guidées de l'exposition (18h30 et 19h30) et de la collection permanente (19h).

À partir de 20h30, les Amis de l’Orchestre de Catalogne vous invitent à suivre un parcours musical autour de l’œuvre de Dani Karavan, commentée par Nathalie Gallissot.

#‎ndm15

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Pedro SOLER, guitare flflflamenca
Gaspar CLAUS, violoncelle

Rondena Malaguena Petenera Seguiriya Serrana Granaina Buleria Guajira Alegria

Dimanche 17 mai 2015 17h30

Concert en la Chapelle Jean-Paul II Maison Diocésaine du Parc Ducup - Allée des Chênes

66000 PERPIGNAN

Entrée 10€

Pedro SOLER, guitare flflflamenca
Gaspar CLAUS, violoncelle

Rondena Malaguena Petenera Seguiriya Serrana Granaina Buleria Guajira Alegria

Dimanche 17 mai 2015 17h30

Concert en la Chapelle Jean-Paul II Maison Diocésaine du Parc Ducup - Allée des Chênes

66000 PERPIGNAN

Entrée 10€

Pedro SOLER, guitare flflflamenca

Gaspar CLAUS, violoncelle

Rondena Malaguena Petenera Seguiriya Serrana Granaina Buleria Guajira Alegria

Dimanche 17 mai 2015 17h30 : Concert en la Chapelle Jean-Paul II Maison Diocésaine du Parc Ducup - Allée des Chênes

66000 PERPIGNAN Entrée 10€

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 10:01
Catherine Kintzler
Catherine Kintzler

A l'heure où le débat et la polémique traversent les médias (Emmanuel Todd, Catherine Fourest : "Eloge du blasphème"…) à propos de l'esprit CHARLIE (droit à caricaturer le prophète) ou des reculs de la laïcité (les musulmanes qui accompagnent des classes pourront porter le foulard), il est bon de revenir à des repères, scientifiques (Galilée) ou philosophiques (la laïcité = tolérance). Merci à Jo Falieu et à Guy Jacquet.

(JPBonnel)

*** Conférence de Catherine Kintzler

à Prades le 16 mai, 17h30 salle du Pessebre

La laïcité à l'épreuve du XXI° siècle

On présente souvent à tort la laïcité comme une pensée du passé, et de ce fait dépassée.

Or la laïcité ne se réduit ni à un principe philosophique susurrant, ni à un militantisme révolutionnaire qui a fait son temps. Au cours de son histoire la laïcité en actes a sans cesse dû s'adapter aux évolutions de la société, parfois en grande forme, parfois en profil bas.

Aujourd'hui voilà qu'elle se trouve confrontée à des problématiques nouvelles qui l'obligent à se redéfinir en fonction des attaques ou des menaces dont elle est l'objet; non seulement il importe de réagir positivement aux tentatives de réduction ou de déformation du sens, mais il nous appartient de plus en plus aujourd'hui de consolider ses assisses et la permanence de ses principes; penser la laïcité, aujourd'hui en France pour aujourd'hui et pour demain, mais aussi ailleurs dans le monde où elle essaye de s'établir ou de se renforcer. Un monde plein de cris et de tremblements nouveaux qui viennent frapper à notre porte, induits par des questions sociales et culturelles qui font tellement appel à plus de laïcité, mais surtout à une laïcité mieux comprise.

En témoignent les multiples affaires "du voile" qui ont abouti à l'adoption de la loi du 15 mars 2004 sur le refus des signes ostensibles d'appartenance dans l'espace public.

En témoignent aussi la réaction solidaire et citoyenne aux récents événements du 7 janvier et à la tuerie frénétique des fanatiques en quête de venger le prophète. L'émoi républicain qui en a résulté montre bien la forte empreinte que la laïcité et avec elle la liberté d'expression gardent dans la conscience des gens, non seulement en France , mais aussi dans de nombreux pays étrangers. Ceci justifie bien le fait que le principe de laïcité soit devenu constitutionnel.

Catherine Kintzler est philosophe, rompue à cet exercice de défense de la laïcité, auteure de plusieurs ouvrages sur l'origine de ce concept, sur la justification des combats laïques (elle a fait partie de la commission Stasi qui a abouti à la loi de 2004) et vient de publier récemment un nouvel ouvrage, éminemment philosophique, "Penser la laïcité". Très sollicitée depuis la fusillade à Charlie hebdo nous devons sa venue à Prades au fait que nous avions programmé sa conférence bien avant ces évènements lors d'une rencontre de soutien à une auteure canadienne, Djemila Benhabib, menacée pour ses idées et ses actions en faveur de la laïcité.

Que la laïcité se trouve mise à l'épreuve des réalités sociales n'est pas un fait nouveau; tout au long du vingtième siècle, elle a dû s'affirmer, faire sa place (célèbres "hussards noirs de la république), contre le cléricalisme et le nationalisme notamment (pourquoi ont-ils tué Jaurès?); elle a été réprimée sous Vichy, concurrencée par les écoles privées sous contrat, agressée par les obscurantismes religieux.

Plus que jamais aujourd'hui il importe de ne pas laisser s'installer ces représentations faussées de la laïcité que sont la laïcité ouverte, positive, plurielle,etc...Adjectiver la laïcité c'est sous-entendre qu'elle n'est rien de tout cela, tout en la caricaturant en la traitant d'idéologie voire même de religion sans Dieu; or elle est déjà tout cela, ouverte positive ... de par son universalité et son rapport à l'espace public. Il importe encore de ne pas laisser se développer des dérapages politiques tels que la frénésie identitaire et autres discriminations comportant son pesant de racisme latent ou déclaré. Il importe de se porter garant d'une citoyenneté authentique permettant que s'installe et perdure un vivre ensemble favorisant la justice sociale, l'empathie et la fraternité. Tel est l'enjeu de maintenir le choix laïque et de penser dès aujourd'hui la laïcité de demain.

Jo Falieu, Président de l' ALEC

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*** Hé, Galilée, on avance !!!

Dernièrement, un religieux saoudien (cheikh Al-Bandar Khaibari, membre de la famille royale saoudienne, s'il vous plaît!) a expliqué, au cours d'une conférence universitaire, que la Terre ne tournait pas autour du Soleil.

Affirmation appuyée par une démonstration édifiante .

"La Terre se déplace t-elle ou est-elle fixe ?"

Voilà la question que s'est vu poser le cheikh Al-Bandar Khaibari lors d'une conférence tenue dans une université aux Émirats arabes unis.

Sauf que ce religieux n'a pas vraiment répondu comme on s'y attendait.

Il a en effet affirmé devant les étudiants que la Terre était fixe et ne se déplaçait pas.

Mais il ne s'est pas arrêté là.

Il est allé plus loin en déclarant que c'était le Soleil qui tournait autour de la Terre.

Cet héliocentrisme nous ramène aux affirmations de l’Église Catholique, obligeant Galilée à se parjurer au Vatican (1633 !)

Pour appuyer sa théorie, Al-Bandar Khaibari a fait une démonstration en utilisant un verre pour représenter la Terre

et en prenant en compte un situation relativement simple :

un avion voyageant vers un autre pays.

Selon lui, si la Terre tournait réellement, les avions n'arriveraient jamais à destination. "Si nous quittons l'aéroport de Charjah pour aller en Chine et que la Terre tourne sur elle-même, si l'avion s'arrête dans les airs, la Chine ne va t-elle pas venir d'elle-même vers l'avion ?", a-t-il expliqué.

Moitié du cerveau du type, L'autre partie s'est perdue dans un tourbillon de la force de Coriolis,

Et "si la Terre tourne sur elle-même dans l'autre sens, l'avion ne sera pas capable d'atteindre la Chine parce que la Chine tourne aussi, en même temps que l'avion".

Une démonstration qui a fait réagir le net Partagées notamment par le site Al Arabiya,

les images de la conférence du Saoudien ont fait le tour du web et ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux dont Twitter.

Néanmoins, le cheikh Al-Bandar Khaibari n'en est apparemment pas à son coup d'essai , puisqu'il avait déjà affirmé lors de précédentes allocutions que l'Homme n'est jamais allé sur la Lune et que les images des missions Apollo ont été tournées dans des studios d'Hollywood.

Ne dit-on pas que Hollywood est ''la Mecque du Cinéma'' ?

En tout ce mec a le feu au keffieh ,,,

Peut-être une surchauffe solaire,

s'il est resté en point fixe dans le désert

GaliléoGalileiGuyPiù

Le religieux saoudien Cheikh Al-Bandar Khaibari

Le religieux saoudien Cheikh Al-Bandar Khaibari

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