24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 08:36
Françoise Claverie (CML), Eugène Kouchkine (Conférencier), Stéphane Babey (écrivain, cabinet de la présidente du CG66), Michel Pinell (mairie de Perpignan), J.Pierre Bonnel (Amitiés Internationales André Malraux) photo de Loïc Robinot.

Françoise Claverie (CML), Eugène Kouchkine (Conférencier), Stéphane Babey (écrivain, cabinet de la présidente du CG66), Michel Pinell (mairie de Perpignan), J.Pierre Bonnel (Amitiés Internationales André Malraux) photo de Loïc Robinot.

    

* Vendredi 24 octobre à 18 h 30: Vernet-les-Bains, salle d’expo de l’office de tourisme (entrée libre, apéritif)


Thème: « Le dernier voyage de Malraux à Moscou à Vernet ».
(sur l’anecdote: Malraux à Vernet écrivant quelques chapitres de L’Espoir & relation avec Josette Clotis, d'Elbe, par J.Pierre Bonnel, dans Balades culturelles en Catalogne, Presses du Langedoc).

 

- - -Pour la conférence d'Elne, E. Kouchkine s'appuie sur l'étude de Jean-Yves Guérin.

Les deux écrivains se sont rencontrés au journal "Combat". En octobre 57, Camus obtient le Prix Nobel de littérature et déclare : "C'est Malraux qui aurait dû l'avoir."

  Ensuite, ils se sont éloignés, mais jamais confrontés. Ce qui les rapproche, ce n'est pas la politique, mais la littérature : leur admiration pour Faulkner, Dostojevski, Louis Guilloux...

 

  Retour en arrière : en 1936, Camus met en scène Le temps du mépris, de Malraux. En mars 44, ils se rencontrent à Paris. En novembre 46, Camus rencontre Malraux à la radio pour les 77 ans de Gide. En 58, Malraux ministre veut charger Camus d'une mission en Algérie; ce projet n'aboutit pas.

Malraux trouve un théâtre (L'Athénée) à Camus, mais celui-ci meurt le 4.1.1960… C'est une illustration tragique du "royaume métallique de l'absurde.", comme le dit Garine, dans Les conquérants de Malraux !

 En effet, "Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.", énonce Perken, dans La voie royale.

   Aux héros de Camus et surtout de Malraux, c'est l'amour qui manque : "On ne possède bien que ce qu'on aime." 

 Sur l'absurde, cependant, le débat peut s'ouvrir : Malraux considère que L'Espoir est l'ennemi numéro 1 de l'absurde...

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 12:12
littérature
littérature

Le conférencier Eugène Kouchkine, entre Stéphane Babey (à droite) et J.Pierre Bonnel. (photo Loïc Robinot, à l'Hôtel Pams, Perpignan, le 20 octobre 2014)

à Collioure :

A l’occasion du centenaire de la naissance d’ Albert Camus, le CML en collaboration avec « Les Amitiés Internationales André Malraux », organise une table ronde autour de la présentation de l’ouvrage Albert Camus : Œœoeuvres complètes(collection Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard) en présence d’Eugène Kouchkine, maître de Conférences, membre de la Société des études camusiennes : jeudi 23 octobre 2014 à 18 h 30, au centre culturel, entrée libre, apéritif…

Eugène Kouchkine est maître de conférences en littérature française et comparée à l’Université de Picardie Jules Verne. Il a soutenu une thèse de doctorat intitulée : Les oeœuvres de jeunesse d’Albert Camus (l’évolution de l’existentialisme littéraire en France).

En 1982, il publie sa monographie : Le premier Camus. Il a participé à la nouvelle édition des Œœuvres complètes de Camus (Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade), a contribué au Dictionnaire Camus (2009) et au Dictionnaire Malraux, en 2011. Il est actuellement membre du Centre d’Études du Roman et du Romanesque à l’Université de Picardie, ainsi que du Conseil administratif de la Société des Études Camusiennes (S.E.C) et des Amitiés Internationales André Malraux (AIAM).

E.Kouchkine, entre Claude Belmas (Rivage des Arts) et J.P. Bonnel (à droite)- Palais des Congrès, 21 octobre 201, photo de L.Robinot.

E.Kouchkine, entre Claude Belmas (Rivage des Arts) et J.P. Bonnel (à droite)- Palais des Congrès, 21 octobre 201, photo de L.Robinot.

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 13:29
littérature
littérature

Cycle de conférences présenté du 20 au 26 octobre 2014, par Eugène Kouchkine Kouchkine à l’occasion du centenaire de la naissance d’Albert Camus.

Eugène Kouchkine est maître de conférences en littérature française et comparée à l’Université de Picardie Jules Verne. Il a soutenu une thèse de doctorat intitulée : Les œuvres de jeunesse d’Albert Camus (l’évolution de l’existentialisme littéraire en France).

En 1982, il publie sa monographie : Le premier Camus. Il a participé à la nouvelle édition des Œuvres complètes de Camus (Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade), a contribué au Dictionnaire Camus (2009) et au Dictionnaire Malraux, en 2011. Il est actuellement membre du Centre d’Études du Roman et du Romanesque à l’Université de Picardie, ainsi que du Conseil administratif de la Société des Études Camusiennes (S.E.C) et des Amitiés Internationales André Malraux (AIAM).

* Mercredi 22 octobre: à Elne, salle des Amis d’Illibéris (cour de l’évéché), 18h30.
« Les relations Camus/Malraux »: deux écrivains face à l’Histoire
Contact: TRABY Odette traby.odette@orange.fr


* Jeudi 23 octobre à 18 h: au centre culturel de Collioure
« Camus, un artiste dans le siècle » (et évocation de ses romans)
Contact: l’adjointe à la culture: denise.snodgrass@collioure.net – 04 68 82 05 66.


* Vendredi 24 octobre à 18 h 30: Vernet-les-Bains, salle d’expo de l’office de tourisme
Thème: « Le dernier voyage de Malraux à Moscou à Vernet ».
(sur l’anecdote: Malraux à Vernet écrivant quelques chapitres de L’Espoir )
Contact: Monsieur Jean-François Gatte
Adjoint à la Culture
Mairie / Place de l’Entente Cordiale
66820 Vernet Les Bains
06 84 55 46 73 - 04.68.05.76.62.


* Samedi 25 octobre à 16 h: à la médiathèque de Saint-Cyprien
Thème: Malraux et L’Espagne – L’Espoir – Sierra de Teruel
Contact: Dolores Martinez-Surinyach
Responsable de la Médiathèque de la Ville de Saint Cyprien (66750) – 0468373271 – dmartinez@mairie-saint-cyprien.com

  

 

   Camus est-il un philosophe..?

 

    Hier soir, au palais des Congrès, Eugène Kouckine a prononcé une conférence de haut vol, et pas seulement parce que nous, les 80 personnes charmées, étions au dernier étage du vaste paquebot de la culture amarré sur les allées Maillol…

 

   Camus a toujours été méfiant à l'égard de la philosophie : il ne s'est jamais considéré comme un philosophe et disait : "On ne pense que par images."

Il craignait les abstractions, il aimait à dire : "Je suis un artiste, pas un philosophe."

 

Camus se méfiait de la philo, à cause de sa proximité avec l'idéologie...

 

 Ses essais s'organisent autour de trois cycles :

1. celui de l'absurde, avec Caligula, L'Etranger et le Mythe de Sisyphe.

2. autour de la révolte, aspect positif de la vie : La Peste, L'Etat de Siège, Les Justes et L'Homme révolté.

3. autour de l'amour , avec le mythe de Némésis : il est centré sur la mesure te l'amour (Le Premier Homme).

 

   Camus aime et pratique l'aphorisme : "Je n'ai pas appris la liberté chez Marx."

 

Il démontre une bonne connaissance de Plotin et de Saint-Augustin; il éprouve une grande admiration pour la Grèce antique : "Je me sens un coeur grec."

 

    Quant à la métaphysique, il refuse toute idée d'immortalité.

 

    En 1941, il achève Le mythe de Sisyphe, publié en 42; pour lui, l'absurde, c'est le divorce entre l'Homme et s vie; ce destin dépend autant de l'Homme que du monde. Il écrit : "Vivre, c'est faire vivre l'absurde." Donc, une seule solution : la révolte.

Pour lui, il n'y a pas de destin qui ne se surmonte par ce mépris.

 

Oedipe obéit à son destin sans le savoir; une fois conscient, il devient tragique.

 

Face à la conscience de la tragédie du destin, il s'agit de se révolter. Qu'est-ce que cet Homme révolté ? C'est celui qui dit non, étymologiquement "celui qui fait volte-face". C'est l'esclave qui préfère mourir debout; c'est l'Homme qui se dépasse. 

 

Pour être, l'Homme doit se révolter : "Je me révolte, donc je suis"; mais quand la révolte devient collective, avec les Spartakistes de 1905, par exemple : "JE me RÉVOLTE, DONC NOUS SOMMES !"  

Sisyphe "Il faut imaginer Sisyphe heureux." Camus

Sisyphe "Il faut imaginer Sisyphe heureux." Camus

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 08:00

 

   Hier soir, à l'Hôtel Pams, ce fut une bien belle soirée autour de Camus : dialogue amical et profond entre Eugène Kouchkine et Stéphane Babey ! Ce dernier nous rappela ses années de coopération en Algérie, décrivit son itinéraire camusien, en définissant l'Algérie dans l'oeuvre du roman comme "un mythe incarné dans la chaleur des jours."

 

   Je présente le calendrier du cycle des conférences en rendant hommage à Jean Bigorre, qui s'était occupé, en nov. 2013, du premier cycle, avec Hélène Ruffat, Nicole Yrle et Jean-Louis Meunier, que je voulais inviter, mais son mail a changé…

 

  E. Kouchkine a rappelé la genèse de la nouvelle édition de La Pléiade : l'action primordiale de Jacqueline Valensi, à la présidence des études camusiennes et à l'Université de Picardie; "c'est elle qui a lancé la nouvelle Pléiade."

 

    E. Kouchkine, originaire de Saint-Pétersbourg, parle un français impeccable; il revient, l'été, dans sa ville natale pour travailler aux archives russes : il correspondait avec Francine Camus, qui lui envoyait des livres en Russie. La première édition de La Pléiade, chez Gallimard, structurée par Roger Quillot, datait : 40 ans ! Depuis, des archives ont été classées, des inédits retrouvés; ainsi trois volumes de carnets et de cahiers, qui sont à la genèse des romans…

 

   La deuxième édition contient de nombreuses variantes, des manuscrits inédits; les appendices sont nourris par les archives de la bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence.

 

   S.Babey définit camus "écrivain atypique", donc impossible à définir. Il parle du premier roman : L'inconnu d'Alger, et la sensualité, de l'écriture "physique, érotique" de Camus. Il définit aussi son art : en 1957, lors du Discours de Suède, il écrit que c'est celui qui donne de la lumière aux pauvres, aux "sans-dents"… Camus oppose le monde de l'art et celui de l'idéologie :

 

    "L'art, privilège des intranquilles".

 

JPB.

- - -

 

    Ce soir, mardi 21 octobre 2014, un autre grand moment s'annonce : "Camus est-il un philosophe..?" 

(rentrée libre - cocktail ensuite pour ceux qui veulent rester - présentation des livres d'E. Kouchkine, de J.Pierre Bonnel et de la revue des AIAM "Présence d'A. Malraux".

 

 

 

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 09:27
Littérature
Littérature

* L'engagement de l'écrivain :

Camus écrit : "J'aime mieux les hommes engagés que les littératures engagées. Du courage dans la vie et du talent dans les oeuvres, ce n'est déjà pas si mal." (Oeuvres complètes, La Pléiade, 2, p.1970)

L'auteur de La Peste pense que la littérature doit être libérée de l'idéologie. Militant du parti communiste algérien pendant deux ans, animateur d'une cellule, orateur, il ne fut jamais un adhérent orthodoxe; il quitta vire le parti et préféra s'engager sur le chemin libertaire. (cf. Lou Marin, textes libertaires de Camus).

- - -

Ecrivain engagé dans ses écrits, dans ses récits sur les souffrances contemporaines, Marie M-Ndiaye, le nouveau prix Goncourt * a profité de sa notoriété pour stigmatiser "la monstruosité de N. Sarkozy"; elle visait, avec ce vocable, l'action du gouvernement en ce qui concerne l'immigration. Il ne s'agit pas ici de montrer combien cette politique à l'égard des exclus, des sans-papiers, des étrangers pauvres et faibles (on accepte bien sûr les étrangers riches!) est peu humaniste.

Il s'agit de savoir si un écrivain est bien inspiré en utilisant son nom pour parler des choses publiques (la Res Publica). Un intellectuel a plus la vocation de l'engagement : Derrida, Bourdieu, B.H Lévy... Souvent, l'intellectuel est aussi un grand écrivain et Voltaire, Sartre ou Camus se sont intéressés aux problèmes politiques et sociaux de leur temps.

Je pense qu'un écrivain a le droit de tout dire et qu'un prix littéraire ne doit pas l'aliéner ou lui faire perdre un peu de sa liberté d'expression. Peut-être les "écrivains" de l'Académie française se sentent-ils un peu fonctionnaires et moins enclins à l'engagement (cependant Eric Orsenna a eu des paroles dignes et fortes); de même Sartre a-t-il peut-être refusé le Nobel car il pensait que cette distinction, paradoxalement, le bâillonnerait...)

Je pense surtout que l'écrivain s'engage dans son écriture : c'est le "langage qui l'engage". Le style doit être rupture, innovation, force qui va de l'avant.

Ainsi, il peut arriver que des écrivains conventionnels dans leur oeuvre, tels Jules Romains, A. Koestler, E. Hemingway, Orwell ou Bernanos, se soient pleinement immergés dans leur temps (lors de la guerre civile espagnole, par exemple).

A l'opposé, des écrivains conservateurs, ou réactionnaires (Proust) ou fascistes, antisémites (Céline) à l'engagement physique et social très limité, ont été des auteurs révolutionnaires en créant un style nouveau et une oeuvre unique, originale, novatrice, au XXème siècle.

L'écrivain doit d'abord écrire, et bien, si possible, et de façon puissante, submergeante. C'est ce que fait Marie M-Ndiaye et c'est déjà beaucoup. Elle peut aussi s'exprimer publiquement...tout en sachant que la parole de l'écrivain n'a jamais pu changer le monde ni remettre en cause la décision et le pouvoir des politiques...

J.P.Bonnel

* novembre 2009.

Mitterrand : « Marie NDiaye a le droit de dire ce qu'elle veut, mais...»

Eric Raoult rappelle Marie NDiaye à son « devoir de réserve »

Bernard Pivot répond à Eric Raoult : «le lauréat du Goncourt n'est pas la voix de la France »

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 12:42
littérature
littérature

* Conférence d'Eugène Kouchkine à Perpignan, invité par le Centre Méditerranéen de Littérature et les Amitiés Internationales André Malraux (CML & AIAM) à l'hôtel Pams, entrée libre.

* Sur le théâtre de Camus : Les Justes

Indications bibliographiques: Raymond Gay-Crosier, «Le jeu ou la tragique comédie des Justes», Revue des lettres modernes, n° 419-424, 1975, p. 45-70; Maurice Weyembergh, Albert Camus ou la mémoire des origines, Bruxelles, De Boeck, 1998, p. 177-186 ; Alain Béretta, Les Justes, Ellipses, 1999; Jean yves Guérin, «Pour une lecture politique des Justes de Camus» in Jean-Pierre Goldenstein et Michel Bernard (dir.), Mesures et démesure dans les lettres françaises au XXeme siècle. Hommage à Henri Béhar, Honoré Champion, 2007, p. 97-110 ;

Albert Camus, Oeuvres complètes, t.3, Gallimard, coll. «Bibl. de la Pléiade, 2008, éd. par Eugène Kouchkine.


Les Amitiés Internationales André Malraux
ont le plaisir de vous inviter au cycle de
conférences présenté
du 20 au 26 octobre 2014, par
Eugène KOUCHKINE
à l'occasion du centenaire de la naissance
d' Albert CAMUS.


Eugène Kouchkine est maître de conférences en littérature française et comparée à l’Université de Picardie Jules Verne. Il a soutenu une thèse de doctorat intitulée : Les œuvres de jeunesse d’Albert Camus (l’évolution de l’existentialisme littéraire en France).
En 1982, il publie sa monographie : Le premier Camus. Il a participé à la nouvelle édition des Œuvres complètes de Camus,
Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, contribué au Dictionnaire Camus (2009) et au Dictionnaire Malraux, en 2011. Il est actuellement membre du Centre d’Études du Roman et du Romanesque à l’Université de Picardie, ainsi que du Conseil administratif de la Société des Études Camusiennes (S.E.C)et des Amitiés Internationales André Malraux (AIAM).


****Calendrier à Perpignan :

* lundi 20 oct. réception par CML. à 18 h, hôtel Pams - Présentation du cycle de conférences et des livres d'Eugène Kouchkine - dialogue avec Stéphane Babey, qui a publié un livre sur Camus (Balzac éditeur) - présence de la librairie Torcatis. (entrée libre)


Contact : André Bonet et le CML: "cml66" <cml66@wanadoo.fr>


* mardi 21, à 18 h : au palais des Congrès, avec "Rivage des Arts" - Thème : "Camus est-il philosophe ?" (entrée libre pour les adhérents - 8 euros pour les autres)


Contact : Claude Belmas, 06.08.98.97.28. - claude.belmas@sfr.fr - Présence d
e la librairie Torcatis -


Association culturelle "Rivages des Arts"
Association culturelle "Rivages des Arts"

Association culturelle "Rivages des Arts"

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 14:49
littérature
littérature

Catalogne Nord, le lundi, 20 octobre 2014

Les Conférences d'Eugène Kouchkine sur Albert Camus

à l'occasion du centenaire de sa naissance

Les Amitiés Internationales André Malraux ont le plaisir de vous inviter au cycle de conférences présenté du 20 au 26 octobre 2014 dans les Pyrénées Orientales.

Eugène Kouchkine est maître de conférences en littérature française et comparée à l’Université de Picardie Jules Verne. Il a soutenu une thèse de doctorat intitulée: Les Oeuvres de jeunesse d’Albert Camus (l’évolution de l’existentialisme littéraire en France). En 1982, il publie sa monographie: Le premier Camus. Il a participé à la nouvelle édition des Oeuvres complètes de Camus, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, contribué au Dictionnaire Camus (2009) et au Dictionnaire Malraux, en 2011. Il est actuellement membre du Centre d’Études du Roman et du Romanesque à l’Université de Picardie, ainsi que du Conseil administratif de la Société des Études Camusiennes (S.E.C)et des Amitiés Internationales André Malraux (AIAM).


1. Lundi 20 octobre à 18 h: réception par CML., hôtel Pams
Présentation du cycle de conférences et des livres d'Eugène Kouchkine - dialogue avec S.Babey, qui a publié un livre sur Camus (Balzac éditeur) - présence de la librairie Torcatis.
Contact: André Bonet et le CML: "cml66" <cml66@wanadoo.fr>

2. Mardi 21 octobre à 18 h: au palais des Congrès, avec "Rivage des Arts"
Thème: "Camus est-il philosophe?"
Contact: Claude Belmas, 06.08.98.97.28. - claude.belmas@sfr.fr - Présence de la librairie Torcatis -

3. Mercredi 22 octobre: à Elne, salle des Amis d'Illibéris (cour de l'évéché)
"Les relations Camus/Malraux": deux écrivains face à l'Histoire
Contact: TRABY Odette <traby.odette@orange.fr>

4. Jeudi 23 octobre à 18 h: au centre culturel de Collioure
"Camus, un artiste dans le siècle" (et évocation de ses romans)
Contact: l'adjointe à la culture: denise.snodgrass@collioure.net - 04 68 82 05 66.

5. Vendredi 24 octobre à 18 h 30: Vernet-les-Bains, salle d'expo de l'office de tourisme
Thème: "Le dernier voyage de Malraux à Moscou à Vernet".
(sur l'anecdote: Malraux à Vernet écrivant quelques chapitres de L'Espoir )
Contact: Monsieur Jean-François Gatte
Adjoint à la Culture
Mairie / Place de l'Entente Cordiale
66820 Vernet Les Bains
06 84 55 46 73 - 04.68.05.76.62.

6. Samedi 25 octobre à 16 h: à la médiathèque de Saint-Cyprien
Thème: Malraux et L'Espagne - L'Espoir - Sierra de Teruel
Contact: Dolores Martinez-Surinyach
Responsable de la Médiathèque de la Ville de Saint Cyprien (66750) - 0468373271 - dmartinez@mairie-saint-cyprien.com


Un texte d'E. Kouchkine:

LES JUSTES (1949)
Mise en scène en décembre 1949, au Théâtre Hébertot, cette pièce appartient au deuxième cycle des Oeuvres de Camus, celui de la Révolte. Apre, tendue et profondément lyrique, elle traduit son désir de créer une véritable tragédie moderne tout en croyant que l’époque s’y prêtait. En pleine guerre froide, Camus poursuit une réflexion sur la question de la violence qui s’impose à lui en termes de conscience intellectuelle et morale. L’antagonisme de deux notions positives, l’amour de la vie dans toute sa plénitude et la justice sociale, lui paraît alors essentiel.

La pièce s’écrit pendant la longue élaboration de L’Homme révolté dont le chapitre «Les meurtriers délicats» sera consacré aux protagonistes des Justes. Dans la Russie de 1905 qui lui semblait surgir des Démons de Dostoïevski, Camus trouva ce qu’il cherchait: une sorte d’équivalent éthique pour parler de son temps. Au terrorisme, il assignait un caractère exceptionnel de «rupture» et lui imposait la notion de limite nécessaire. Impressionné par la mort héroïque des jeunes révolutionnaires russes, il rassemble sur eux une importante documentation iconographique et écrite. Le livre des souvenirs du célèbre terroriste Boris Savinkov lui fournit le sujet et les personnages, l’exemple d’une pratique de la violence liée à la responsabilité personnelle. Ivan Kaliayev payait sur l’échafaud la vie qu’il avait prise au grand-duc. D’autre part, refusant l’infanticide, il sauvait l’honneur de la révolution. C’est justement ce refus de la « violence confortable » que Camus accentue dans l’action de ses personnages. Par ailleurs, il saisit des motifs christiques dans le comportement de certains terroristes, «cet amour plus grand que tous: celui de l’homme qui donne son âme pour son ami». (OC, t.2, p.1091) Il est séduit par leur « exigence personnelle » qui les poussait à la terreur et par leurs « paradoxes »: l’abnégation qui allait jusqu’au mépris de leur propre vie et le respect de la vie humaine, leur foi dans la terreur et les doutes qui les déchiraient dans la pratique de la terreur. Tout en reconnaissant le caractère inévitable de la violence, ils avouaient qu’elle était injustifiée. « Nécessaire et inexcusable, c’est ainsi que le meurtre leur apparaissait »- c’est la formule par laquelle l’auteur présente les héros de sa pièce. Certes, Camus n’écrit pas une pièce historique, son souci étant de «rendre vraisemblable ce qui était déjà vrai». Il idéalise les personnages, en laissant dans l’ombre ce qui pourrait ternir leur image. D’autre part, il tient à réussir une véritable tragédie d’amour, d’une passion plus humaine que symbolique, même et surtout si cet amour doit rester impossible. L’opposition entre le devoir de servir la justice et le sentiment pour un être aimé ne laissera aux amants qu’une seule issue, « le sang et la corde froide ». Inséparable de Kaliayev, Dora est une figure essentielle de la pièce et manifestement le porte-parole de l’auteur. Comme dans une tragédie antique où l’hubris est puni, Dora, tout en restant fidèle à la cause révolutionnaire, est consciente de la démesure de leur entreprise et reconnaît la faute de la transgression.

Or, Camus ne conçoit pas de justice sans chance de bonheur. Dans la pièce, elle est présente sous deux formes – l’amour et le renoncement. Aux antipodes d’abord, les deux héros-idéologues Kaliaïev et Stepan semblent se rapprocher à mesure que la pièce touche à son dénouement et laisse l’impression que Stepan a déjà effectué le parcours de renoncement dont les deux autres protagonistes prennent le chemin. Mais l’ultime aveu de Stepan Je l’enviais marque la victoire morale de Yanek sur le nihilisme. Or, Yanek mort dans le renoncement, il ne reste à Dora et à Stepan qu’à le suivre, ils se ressemblent tous maintenant. Camus construit un cadre de clandestinité, statique et abstrait, d’un extrême dépouillement. Une constante unité de ton qui laisse une impression glacée, voulue par l’auteur. Le froid délibéré de l’atmosphère exprime physiquement le renoncement des personnages à ce qui est la vie vivante. Le silence ponctue le discours et souvent le suspend, un silence qui crie. Le huis clos, le temps qui paraît figé proposent une sorte de portrait métaphorique de l’intériorité de ces «bombistes». Après l’assassinat du grand-duc, vivre pour Kaliayev devient une «torture», «la justice même est désespérante». Les cris de Dora qui martèlent tragiquement le dépassement de soi de l’héroïne aboutissent à son verdict: «Nous ne sommes pas de ce monde. Nous sommes des justes. Il y a une chaleur qui n’est pas pour nous. Ah! Pitié pour les justes». La dernière exclamation nomme le sentiment que devait, en fin de compte, susciter la pièce. Ce destin que Camus veut exemplaire, est aussi, au niveau de la révolte à présent, une histoire de «suicide supérieur», une «tragédie de l’intelligence». Cependant, dans la vision du dramaturge, ses « admirables révoltés » choisissent de mourir pour que la justice demeure «vivante», c’est-à-dire «une brûlure et un effort sur soi-même». Elle meurt dès qu’elle devient «un confort», un «meurtre par procuration». Camus voyait sa pièce comme une tragédie qui n’offrait pas de solution hormis la mort, mais n’en restait pas moins une pièce d’espoir. Nul doute qu’en ce sens Dora et Yanek restent, à ses yeux, des personnages exemplaires: aux prix de leur vie, ils sauvegardaient ce qui est sacré dans l’esprit de la révolte. Au milieu du XX-e siècle leur exemple, espérait-il, pouvait rendre la révolution à nouveau révolutionnaire.

Les «justes» continueront à vivre dans la mémoire de Camus. En 1955, il tiendra à préciser qu’il «admire» et qu’il ««aime» toujours ses deux héros: Kaliayev et Dora. Sans doute, voyait-il en eux des personnages de Dostoïevski. En 1957, quand les bombes explosaient à Alger et Camus le ressentait comme une tragédie personnelle, il pensait à sa pièce «russe»: «J’aimerais remonter Les Justes qui sont encore plus d’actualité aujourd’hui». Travaillant au Premier Homme, il revenait encore à Kaliayev. L’idéal d’une haute conscience morale où la douleur d’autrui devenait l’aune à laquelle on mesure tout progrès historique, dicta en conséquence l’ensemble des choix du dramaturge. Et c’est par cette exigence à la fois morale, lyrique et politique que la dernière pièce de Camus s’impose comme une oeuvre mémorable pour inscrire sa note unique et vivante dans la sensibilité contemporaine.

Eugène Kouchkine

Indications bibliographiques: Raymond Gay-Crosier, «Le jeu ou la tragique comédie des Justes», Revue des lettres modernes, n° 419-424, 1975, p. 45-70; Maurice Weyembergh, Albert Camus ou la mémoire des origines, Bruxelles, De Boeck, 1998, p. 177-186 ; Alain Béretta, Les Justes, Ellipses, 1999; Jean yves Guérin, «Pour une lecture politique des Justes de Camus» in Jean-Pierre Goldenstein et Michel Bernard (dir.), Mesures et démesure dans les lettres françaises au XXeme siècle. Hommage à Henri Béhar, Honoré Champion, 2007, p. 97-110 ; Albert Camus, Oeuvres complètes, t.3, Gallimard, coll. «Bibl. de la Pléiade, 2008, éd. par Eugène Kouchkine.

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 07:44
Le voyage des mots - Le grenat à Collioure - Théâtre franco-catalan

JEAN-PIERRE BONNEL

* Vient de paraître :

LE VOYAGE DES MOTS

(extraits)

Villes, comme des parcelles de mémoire, des territoires à reconquérir. Elles constituent une occasion d'embrayer vers une autobiographie plus ample et plus pensée...

Les mots du voyage

Ceux qui accompagnent une vie. Ceux qui nomment et décrivent des villes habitées, hantées, aimées ou à peine caressées des yeux et de la plume... En tout cas, ces villes sont essentielles : elles ont rythmé ma vie. Cités comme des phares sur la mer parfois tumultueuse de l'existence... En revenant vers ces souvenirs, je réintègre un passé que j'avais souvent oublié : le rêve et le quotidien m'avait projeté vers un avenir...prometteur, je croyais, mais la virtuelle frontière du temps marque désormais un futile futur...

Le voyage des mots

Rêver du bout des doigts à défaut de ne pas pouvoir partir et nomader de par le monde.

Au chant du pays-racine se substitue souvent, dans les pages de l'existence, le thème de l'exil et du départ forcé. Quand le voyage est volontaire, pourquoi quitter alors le pays, même pour peu de temps ?

Oui, pourquoi partir ? Quels mobiles, quels sens, quelles valeurs s'attachent à la villégiature ? Divertissement, culture, dépaysement, oubli, quête d'un homme autre..?

Peut-être, mais pour lire, imaginer, se divertir, s'oublier, avoir des rapports avec autrui, le déplacement dans l'espace n'est pas vital !

Non. Voyager, c'est aller constater que tous les hommes, partout, sont faibles, seuls. Et pouvoir revenir, soulagé, en pensant qu'ils ne seront pas épargnés par la vulgarité de la mort...

Tour d’horizon

Caressant pôle nord j’ai fait escale à Montréal, puis sautant par-dessus USA exclus de l’imaginaire 77, laissés vierges pour les mots du voyage de l’été quatre 20, j’ai sauté jusqu’à Mexico... O ! Yucatan bois maya et Caraïbes...

Mais à quand le sud amérindien, les pampas, les Incas, Machu Pichu, tout nu vers le cône des dictateurs assassins...
Je veux voir île noire, le mince corps chilien, la terre de feu de la poésie, de la liberté...

BRRR, froidure à caresser du bout d’une aile d’avion. Il erre : naissance de l’Occident buveur de sang.

Le soleil est là, je l’ai vécu dans la peau, le jaune, les mots ; l’Afrique noire demeure une tentation, une utopie, une escale scandaleuse de vacances, d’égoïsme, de fric...

S’étend le blanc horizon indépassable de l’infâme, de l’homo fossilisé sous mirages et miradors. Tu dors, Europe !

Asie du grand nord, tu livres une plainte monumentale au ciel des droits humains. Tout un peuple dissident se presse aux portes des drugstores et de l’espoir...

Solutions de continuité. Le quart monde asiatique et le sous-continent rêvant à un appareil nippon...

Strates. Australes de l’écriture, niches d’îles !

- - -

* Ce vendredi 17 octobre 2014, le thème du Grenat qui symbolise l’attachement aux racines catalanes sera abordé par Laurent Fonquernie, historien, spécialiste de ce bijou traditionnel. Il va vous faire voyager dans le temps et découvrir comment bijou prestigieux va s’imposer sous le second Empire Français comme spécialité de Perpignan. Son intervention, sous forme de conférence illustrée par nombreuses photographies, est ouverte à tout public désireux de mieux connaitre cet aspect de la culture de notre département.

La conférence est organisée par le Lions Club Collioure Côte Vermeille au profit de la lutte contre le handicap, elle aura lieu le vendredi 17 octobre à la salle polyvalente du centre culturel de Collioure, à 18h 30, l’entrée est de 5€.

Pour les personnes qui le souhaitent, un cocktail dinatoire est proposé au tarif de 10€. Des tickets de tombola au prix unitaire de 2€ seront à la vente pour avoir la chance de gagner un bijou en grenat d’une valeur de 200€.

La totalité des bénéfices sera attribuée au profit de la lutte contre le handicap.

- - -

- - - La ville de Saint Estève et Bouchons d’Artistes vous invite à l’exposition « Le Support et La Surface, une Histoire de Couvercles », au Mas Carbasse.

Exposition de toiles, couvercles ainsi que divers supports que Michel Pagnoux, Caroline Cavalier, Michel Nourry et Mario Chichorro ont travaillés spécialement pour cette occasion…

Venez nombreux au Mas Carbasse du 17 au 26 octobre 2014, visible tous les jours de 15h à 18h30, entrée libre.

Vernissage le vendredi 17 octobre à 19h.

- - -

Le voyage des mots - Le grenat à Collioure - Théâtre franco-catalan

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 14:11
peinture
peinture

PEINTURES A Saint-Estève, vernissage :

A Collioure :

* PHOTOGRAPHIES Au Boulou :

Cavalier, Pagnoux, Noury, Chicorro, Lahousse, la peinture et la photo dans tous leurs éclats, vernissages
Cavalier, Pagnoux, Noury, Chicorro, Lahousse, la peinture et la photo dans tous leurs éclats, vernissages
Cavalier, Pagnoux, Noury, Chicorro, Lahousse, la peinture et la photo dans tous leurs éclats, vernissages

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans peinture
commenter cet article
15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 10:45
Quartier Saint-Jacques
Quartier Saint-Jacques

…Pousser l'utopie pour créer un peu de réel, de concret… Ne pas s'enfermer dans la bureaucratie d'une machine municipale, ne pas se perdre dans ses rouages, ne pas multiplier les responsables, ne pas favoriser les baronnies culturelles locales…

Sortir, dans la rue, auprès des gens, pour les inciter à sortir eux-mêmes, dans un musée, autour d'un orchestre, le long d'un mur de la libre expression !

Laisser du temps aux responsables pour qu'ils puissent réaliser leur programme…Oui, s'ils nous disent quel est ce projet, en quoi in consiste… Sinon, nous voulons tout, tout de suite ! Pas une politique de prestige, mais un projet convivial, populaire, généreux…

La culture étant surtout affaire d'éducation, que l'on emmène toutes les classes scolaires, toute l'année, dans les musées et autres lieux où s'invente le plaisir de lire, de chanter, de peindre, d'imaginer ensemble, de dialoguer, d'échanger @ses rêves et ses mémoires !

Au lieu de laisser dépérir une école des Beaux-Arts, montrons les Arts nouveaux aux jeunes générations !

Que la création, la fête, les bals popu fleurissent les mercredis après-midi, les samedis soirs, autour des cafés, le long des berges, des avenues, afin de chanter la ville, afin de ré-enchanter Perpignan : faire se rencontrer les habitants dans la mixité culturelle la plus forte !

La culture est spontanéité, non pas calendrier rigide où l'on programme pour animer la ville et réanimer le commerce. Que la ville donne des lieux, des appuis techniques, mais qu'elle ne décide pas de tout : permettre la disponibilité pour que les citoyens prennent l'initiative, apportent leurs productions d'artisans et d'artistes, pour se changer et aller vers l'autre.

La fête de la musique doit être réinventée sans cesse, chaque semaine, sans l'obsession du but commercial ou consumériste…

Que "Visa pour l"limage" ne se résume pas à la vision répétitive du spectacle obscène de l'horreur du monde ! Que l'événement s'implante dans les quartiers (comme le fait Jean Vigo, l'été, pour le cinéma), dans les ateliers d'initiation à la photo, et aux pouvoirs et techniques de l'image, avec l'aide de professionnels du photojournalisme ou de photographes bénévoles; car rien ne se fera sans les bénévoles: c'est à l'équipe municipale de susciter les vocations du bénévolat et d'inviter les personnes altruistes dans des commissions de réflexion, d'action, de production…

L'image, justement, parlons-en ! Celle de Perpignan est à rénover, à ré-inventer; inutile de la qualifier de "catalane" ou de "méditerranéenne" si le décor est vide, si rien ne se passe…

Perpignan, "destination : le centre du monde", peut devenir la ville des laboratoires culturels, des expérimentations populaires, des mixités culturelles… A une époque -les années 1970/80 -, Grenoble, sans infrastructures énormes ni artiste de référence nationale, était considérée comme une ville phare quant à la culture…

Il faut oser, se lancer, utiliser tous les groupes, associations, etc…susceptibles d'agir ensemble. Lancer des Assises générales et généreuses de la culture et avancer les propositions les plus téméraires, voire subversives, pour faire bouger les lignes...

Ainsi, personnellement, je propose que tous les spectacles des théâtres de Perpignan soient gratuits pour tous toute l'année !!!! (je développerai si on me demande des explications…)

JPB

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans Culture
commenter cet article

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog