Jeudi 28 août 2014 4 28 /08 /Août /2014 17:26

guillaume.jpg Guillaume Lagnel et Marie Susplugas (photo de Loïc Robinot)

 

 

Cette journée consacrée au musicien  méconnu, mais enregistré de par le monde, est un premier jalon, avant l'année 2015, qui marquera le 240° anniversaire de la naissance du compositeur pour guitares.


A 18 heures, à la Casa Xanxo, à Perpignan, à deux pas de la maison natale de De Fossa, conférence de Jacques Quéralt, échange avec le public et morceaux de musique joués par Francisco Ortiz, fameux guitariste, ancien professeur auConservatoire de Perpignan.


A 19h30, dégustation des vins de Mme Guillé (domaine à Saint-Hippolyte- magasin "Marchande de vins, rue de la Fusterie) dans le jardin de la vieille amison catalane...

 

A 20h/20h15, place Jaubert de Passa (quartier de la Révolution française, près du figuier), F. Ortiz jouera un autre morceau du musicien depuis une fenêtre de la maison natale de F. de FOSSA (avec l'aimable autorisation d'Alain Gélis, artiste).

 

La soirée se terminera au restaurant Le Figuier (réservation au 04.68. 63. 14. 82), où des tables ont été résevées...

 

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http://commemorationdefossa.over-blog.com/link  31-aout-2014-Fr-de-Fossa.JPG

 

 

Un peu par hasard, un petit groupe d'amis est réuni 

le 31 août 2013,  dans la demeure de la petite-fille 

d'André Susplugas, à Palau del Vidre...

 

 

André Susplugas

 

 

La fin du mois d'août nous mène jusqu'à Palau del Vidre. Plutôt au palais de verre de Marie Susplugas Andrea, fille du peintre de Trouillas. Grande demeure de murs ocre, de frises roses, d'élégance artistique et campagnarde : c'est en 1914 que le sculpteur Gustave Violet conçut et décora cette habitation rendue contemporaine avec l'ajout de grandes verrières.

 

            Marie accueille le petit groupe d'amis dans son grand parc, frais et vert malgré la canicule, coiffé d'arbres centenaires, platanes fiers qui nous sont chers. Ils poussent vigoureux et sains, oublieux des malheurs de leurs cousins du Canal du Midi... 

 

A ce décor paradisiaque font écho les toiles lumineuses d'André Susplugas, sur les murs du séjour : ce mas est un musée vivant et les murs du séjour méritent le nom de cimaises. Ici, on cuisine en compagnie de ces paysages catalans, qui remplissent l'espace du tableau d’amoncellements de toits, structurés par des traits épais et des surfaces de couleurs franches...Paradoxe, pourtant : si les détails sont précis, la toile, à la fin, de si près considérée, paraît floue. Flou artistique, bien sûr, et prémédité, de l'image ! 

 

En fait, André Susplugas est à regarder de loin. Il s'agit d'une peinture qui prend de la hauteur, que ce soit avec la colline de Montauriol ou avec ces personnages verticaux affairés aux vendanges  ou dans le portrait, par exemple, de Marie au pull-over noir, représentée dans l'éventail original et inattendu de deux fenêtres "intérieures", loin de la fenêtre fauve ouverte sur Collioure, de Matisse...

 

Pourtant, c'est vrai, les proches de Susplugas, amis et parents, sont surpris dans une pose assise : "Mariette", "La jupe rouge", où les femmes de l'intimité familiale cousent dans le silence, l'éternité de l'instant et la banalité du geste quotidien, que l'on aime voir sublimés par Pierre Bonnard. 

 

Ici, c'est André Susplugas qui exhausse la vie simple et l'instant immobile au rang d'oeuvre d'art : c'est à moment-là, face à la toile indémodable, que je perçois l'intensité d'amour, le puits de tendresse, la force d'admiration tue, que ressentais l'artiste pour les membres de sa maisonnée. En exprimant ces sentiments discrets, à peine suggérés, la peinture a visé à l'essentiel ! 

 

     Alors, les analyses esthétiques sophistiquées et les installations contemporaines commerciales et vite surannées s'effondrent comme châteaux de cartes...

 

 

Le petit groupe, transformé plus tard en "comité de pilotage", a rendu un hommage inattendu  à François de Paul de Fossa, le musicien du quartier de la Révolution française, à Perpignan.

 

   Dans cette splendide maison de Palau del Vidre, conçue et décorée par Gustave Violet en 1914, il a été convenu, en effet, de se réunir chez Marie, la date anniversaire  se révélant motivante afin de préparer un projet d'envergure autour de F. de Fossa ! 

 

Poser les premières pierres, ici, sous les toits décorés et maçonnés par le sculpteur catalan, semble bien présomptueux ! Cependant, la rencontre de personnes bien différentes, un guitariste (Francisco Ortiz), une éditrice (Marie-Ange Falquès), un scénographe (Guillaume Lagnel), un dynamique animateur culturel illibérien (Jean Bigorre), un philosophe buissonnier (Jacques Quéralt), un écrivain-blogueur (l'auteur de ce compte-rendu), et le président des Amitiés internationales A.Malraux, à l'origine de cette initiative (Pierre Coureux), ne pouvait qu'apporter de l'eau claire au moulin de l'ambition culturelle, populaire et de haute qualité ...

 

 

   Le groupe a l'intention de publier la correspondance de F.de Fossa, avec des nombreuses personnalités du début du 19ème siècle et, en particulier avec Ramon Carnicer, directeur du théâtre de Barcelone, puis de Madrid, qui demanda à de Fossa un "barbier de Séville" pour l'adapter.

 

   En suivant la correspondance et la vie de F. de Fossa, on pourra revivre l'histoire tumultueuse de la fin du 18° et du début du 19° avec les grands moments de la Révolution et de la Restauration...l'exil en Espagne et en Amérique du Sud, la carrière d'un militaire peu orthodoxe... Ainsi que la lignée du préromantisme musical, dont le précurseur fut Julian Arcas, suivi de Juan Parga, Agnado (ami de Fernando Sor à l'hôtel Favart à Montmartre) et Trinidad Herta, le Lagoya de l'époque...

 

     Il est d'abord question d’organiser, le 31 août 2014, un concert accessible à tour, sur la place du figuier, dans le quartier natal du musicien.  

 

* Opération Signal 2014 : il s'agit d'organiser une journée symbolique autour de lieux centraux, situés à cinq minutes de la maison natale du musicien, de la place actuelle dite «Jaubert de Passa», sous les oliviers du restaurant le Figuier : pour cette année, la casa Xanxo (salle ou jardin).

 

 

Par la suite, en 2015, est envisagé un concert plus élaboré sur le site de Monastir del Camp, ou dans la chapelle basse de la résidence des Rois de Majorque, ou encore dans l’intimité de l’ermitage de Consolation, au-dessus de Collioure… Les lieux, les mas hospitaliers ne manquent pas….

 

Une visite guidée du quartier et de la maison, autour de cette maison qui jouxte celle de Jaubert de Passa, conservateur en chef du patrimoine et président du conseil général, ami de l’écrivain Prosper Mérimée (évoqué dans la nouvelle fantastique « La Vénus d’Ille ») peut être envisagée

 

Des bouteilles à la mer du mécénat et de la culture ouverte sont lancées en direction de tous, population locale, mécènes, partenaires privés et institutionnels ! Le travail ne fait que commencer : que les bonnes volontés se révèlent afin de participer à l’élaboration du projet, à sa réalisation concrète, à son aventure insoupçonnable.. !

 

 

* La « Mise en œuvre du projet « Opération Signal 2015» a comme objectifs :

 

 

-La préparation d'un concours et prix de guitare FP de Fossa sous l’égide du Conservatoire National de Région avec le concours d’un Jury National et International.

 

-La programmation de concerts et d’événements témoignant de  l’oeuvre et de la vie de François de Paule de Fossa, mais aussi des hommes de son temps en Roussillon

Collaboration avec le festival «Concerts d’été» de Palau del Vidre, un festival sous la direction artistique de Marie Susplugas,  qui le premier a pris l’initiative de révéler en Roussillon la personnalité et l’oeuvre de François de Paule de Fossa.

 

-La programmation d‘oeuvres musicales en des sites et festivals emblématiques : Perpignan et son agglomération, Elne, Prades, Céret, Eus, Serrabonne, Catalogne Romane, Collioure, Marcevol, Monastir del Camp, Domaine de L'Esparou et bien d’autres possibles ....

 

-La préparation d'un colloque et d’une exposition, sous l’égide des Archives Départementales, avec le concours de l'Université.

 

- L'édition des Correspondances et des actes du Colloque par les éditions Trabucaire.

 

- La recherche de documentations historiques au château de Vincennes, au Centre d'archives de Ministère de la Défense.

 

- Le projet de restauration de la tombe du musicien au cimetière Montparnasse.

 

 

* Projet proposé sous l'égide des "Amitiés internationales André Malraux (AIAM Paris) -

 

Pierre Coureux, président des AIAM, 

Marie-Claire et Yvan Bassou,

Jean Bigorre (AIAM), 

Guillaume Lagnel (AIAM), chargé à la mairie de Perpignan des spectacles vivants,

     Bertille de Swarte, animatrice des journées du Château de L'Esparrou, Canet-plage.

 François Ragot, musicien, violoncelliste, professeur.

Nicolle Peus, secrétaire du festival "Pianissimo" et Michel Peus, musicien, chef d’orchestre, directeur du festival de piano d’Elne, 

Francisco Ortiz, guitariste, a enregistré un Cd des œuvres pour guitare de P.F.de Fossa.

Jean-Michel Galey (AIAM), spécialiste des secteurs sauvegardés.

 Michel Péruzat, administrateur de Visa pour l’image, 

Marie-Ange Falquès, éditrice (Trabucaire),

 Jacques Quéralt, historien, poète, philosophe buissonnier, biographe de F.de Fossa, 

Marie Suspuglas Andrea, directrice artistique du festival d’été de Palau del Vidre, 

Hervé Raymond, directeur-adjoint du Conservatoire de Perpignan (CRR)  Michel Guisset, historien, vice-président Des Amis d’Illibéris, Elne

Loïc Robinot écrivain et photographe, professeur d'anglais

J.Pierre Bonnel (AIAM), écrivain

 

 

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Mercredi 27 août 2014 3 27 /08 /Août /2014 14:44

  Unknown-copie-5.jpeg  (photo Harry Jordan) Lluis Colet pendant son discours dalinien.

 

Dimecres 27 d’agost 2014 16h21mn
Estació de PERPINYÀ- CENTRE DEL MÓN

Photo Harry RAY-JORDAN

HOMENATGE DE

Lluís COLET

I DELS AMICS DEL CENTRE DEL MÓN A

SALVADOR DALĺ 

 

Associations Amis Centre du Monde et Catalans Endavant

 

L’HOMMAGE A SALVADOR DALI DE LLUIS COLET


Le 27 août 1965, Salvador DALI fit vibrer les multitudes roussillonnaises au cours d’un voyage triomphal sans précédent. Ce jour-là, le maître de Figueres honora « sa cathédrale d’inspiration, source d’illumination », la Gare de Perpignan, concrétisant ainsi sa généreuse parole prononcée une décennie  avant dans la salle principale de l’étoile ferroviaire. 

« C‘est là, le Centre du Monde ! » (parole exacte prononcée devant des témoins de la SNCF). Depuis 1984, en compagnie des « Amis du Centre du Monde » et aussi maintenant de membres de l’association « Catalans Envadant », Lluis COLET rend hommage à Salvador DALI tous les ans de cette date à 16h21 minutes très précises.

 

L’objectif est de perpétuer la célèbre parole qui honore non seulement le fameux lieu, mais aussi le Pays Catalan tout entier. C’est maintenir vif l’esprit de DALI au « Centre du Monde », conjuguer le surréalisme, l’esprit catalan et certaines idées ultra-locales que l’artiste a manifestées. 

 

L’hommage rendu depuis 1984, 19 ans après le voyage triomphal, a un symbole très représentatif et original comme celui d’un « chou-fleur ».  Lluis COLET a matérialisé cette (vraie) vision de DALI, et porte à l’endroit exact (vérifié), cette plante comme la manière d’une forme de vivre. La reconnaissance envers le génie catalan se fait toujours devant la « senyera » catalane qui est la représentation vive de tout un peuple. 

 

Amis de DALI et du Centre du Monde, nous vous attendrons nombreux ce MERCREDI 27 AOUT 2014 à partir de 16 h à GARE DE PERPIGNAN, CENTRE DU MONDE. 

Téléphone informations : 06 72 07 62 58


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Mercredi 27 août 2014 3 27 /08 /Août /2014 00:31

bourquin-Capdeville.JPG  photo Jean-Pierre Bonnel) C. Bourquin à la rétrospective Jean Capdeville au musée d'art moderne de Céret. Autour de lui, de gauche à droire : Michel Moly, Joséphine Matamorros, Robert Garrabé.

 

- - 

 

A l'heure de la mort, il est de tradition et de bon ton de célébrer son adversaire politique... A quoi bon ? Pourquoi cette hypocrisie ? La société du spectacle se poursuit dans l'au-delà...

 

On peut reconnaître au président de la Région Roussillon-Languedoc le courage face à la souffrance et à la maladie. N'y a-t-il pas dans cette attitude la folie du politique qui aime le pouvoir et cherche un anti-destin, plus éternel que la célébrité dans la vie... 


Comme son mentor de Montpellier, C. Bourquin ne vivait que pour le pouvoir, sa conquête incessante, accumulant les titres, les victoires aux élections.

Il vivait aussi, peut-être, un peu pour son territoire : Millas, puis le département, enfin la région. Défenseur du pays catalan, il a cependant accepté la Septimanie de G. Frêche et le discours de ce mégalo sur la "connerie" des Catalans.... Président de la Région, il n'a pas priviliégié les Pyrénées-orientales, au contraire...

 

Et la langue catalane n'était que "l'accent de la République française" !

 

Bien sûr il a donné son essor au musée d'art moderne de Céret, et il faut le remercier pour cela. Il avait pris à coeur la culture et avait décidé la création ou le développement de plusieurs musées, à Narbonne, à Sérignan... Et là, c'est bien, on n'oubliera pas cet aspect positif de l'homme politique...

 

Mais cet homme, qui pouvait être si chaleureux avec ses amis, ses camarades, avec les militants, se montra tel un loup face à ses adversaires (socialistes, avant tout) et à tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre, jeunes ambitieux bourrés d'idées (Delmas, Bigorre, Codognès…) ou plus anciens (Cansouline, Sicre…).

 

Il tenait d'une poigne de fonte le PS local, le conseil général, puis le conseil régional. Il avait montré son intelligence dans l'instauration d'un système perdurant grâce au clientélisme, à l'autoritarisme, aux magouilles (nombreuses affaires avec la justice (son chauffeur, l'aménagement de son appartement au CG66, les faux appels d'offres…).


Surtout (mais c'est la politique -peu morale- de nombreux responsables, en France), il amadouait des maires tièdes et des conseillers municipaux "sans étiquette", grâce au chantage aux subventions… Il savait aussi s'attirer le soutien d'élus communistes ou Front de gauche en les aidant dans les projets qui valorisaient leurs villes (on saluera surtout la réalisation heureuse de la Maternité d'Elne). 


Quant aux élections à Perpignan, l'attitude de C. Bourquin fut toujours ambigüe, donnant l'impression qu'il ne faisait pas tout (c'est un euphémisme) pour prendre cette ville, et qu'il avait conclu un pacte de non-agression avec J.Paul Alduy, l'ancien maire…

 

Plus grave fut son comportement avec les médias : n'acceptant pas la critique, il pouvait maudire un journaliste et priver, pendant des mois, un organe de presse (comme L'Indépendant) d'encarts publicitaires… 

 

C. Bourquin ne s'embarrassait pas du fardeau de  l'éthique ! Moins grande gueule que Frêche et jouissant d'une aura moins éclatante que l'ancien maire de Montpellier, il laisse le souvenir d'un travailleur, d'un politique attentif à la communication, d'un homme mourant de sa quête folle d'un pouvoir éphémère, dérisoire…

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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 16:11
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FESTIVAL MUSICAL D’ÉTÉ JUILLET/AOÛT/SEPTEMBRE 2014

COLLIOURE NOTRE-DAME DE CONSOLATION

DE LA VORA DEL MAR i DE LA TERR A FERMA

la Compagnie Musicale Catalane présente

13/19 JUILLET 2014/19H30 DALLA GUERRA AMOROSA

Musiques et cantates italiennes.... et à l’italienne Oeuvres de Scarlatti, Zipoli, Händel,Veracini Avec Carole Parer, clavecin - Amandine Solano, violon - Josep Cabré, baryton.

15 juillet à Consolation /19 juillet à Monestir del Camp

23/26 AOÛT 2014 / 19H30 PARTENZA AMOROSA

Le XVIIe en Italie. Oeuvres de Monteverdi, Legrenzi, Fal-conieri, Marini, Provenzale... Avec Carole Parer, clavecin - Amandine Solano, violon - Josep Cabré, baryton

23 août au Monestir del Camp / 26 août à Consolation

DES BORDS DE MER

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AU COEUR DES

TERRES PASSA MONASTIR DEL CAMP

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9/13 SEPTEMBRE 2014 / 19H30 DE SALZBOURG À VIENNE

Mozart et Haydn : poèmes en musique, chansons poétiques ...

Avec Carole Parer, fortepiano - Josep Cabré baryton.

9 septembre à Consolation / 13 septembre à Monestir del Camp

TARIFS /15€ par concert 20€ pour deux concerts.
Repas tiré du sac avec les artistes après le concert (1€ pour le site)

INFOS / La Compagnie Musicale Catalane: 06.14.90.52.51 Les Amis du Monastir del Camp: 04.68.38.71.24 

Pour sa deuxième édition estivale, le festival «Des bords de mer au cœur des terres»  met en résonance  pendant tout l’été deux haut lieux du patrimoine roussillonnais (66)  : Notre Dame de Consolation de Collioure et Monestir del Camp à Passa. Né de la rencontre artistique de Josep Cabré, Guillaume Lagnel et Gildas Girodeau ce festival de musique «entre baroque et classicisme: voix et instruments» propose à partir de 19H30 le 26 août et les 9 et 13 septembre trois grands concerts de la Compagnie Musicale Catalane à chaque fois interprétés dans la fraîcheur des chapelles de ces sites remarquables.

 

Avec Carole Parer au clavecin, Amandine Solano au violon et  Josep Cabré, baryton, partez à la découverte des multiples façons de chanter et raconter l'amour dans l’Italie du  XVIIIe : cantates de  Scarlatti et de Haendel, œuvres pour clavier de Domenico Zipoli et pour violon de Francesco Maria Veracini. Les instruments, définitivement virtuoses, se joignent au chant, mettant en scène bergers et nymphes de la poésie pastorale, effeuillant la marguerite de l'amour en quête d'un "oui" ou, au moins, d'un "peut-être", en aucun cas d’un "non". 

 

De la même manière, le 23 août au Monestir del Camp et le 26 à Consolation, c’est le XVIIe  siècle italien qu’il sera donné au public de découvrir  avec «Partenza amorosa», interprétée par ce même trio.  Et pour ce deuxième volet, l’amour est toujours présent. Si la Partenza amorosa de Monteverdi décrit l’exaltation du sentiment amoureux lorsque l’amant s’en va, les personnages des fables champêtres sont également présents chez Giovanni Legrenzi, ainsi que la caricature de l’amour d’une veuve, Christine de Suède, décrite par Francesco Provenzale. Un feu d’artifice musical pour ce XVIIe siècle italien. 

 

Enfin, le 9 septembre à Consolation et le 13 au Monestir del Camp seront sous le signe de «Salzbourg à Vienne». Avant que l’automne n’arrive, l’amour se pare d’un costume viennois, avec ces mélodies et chansons d’Haydn et de Mozart  annonçant des temps différents, des sensibilités nouvelles, aussi bien dans la chanson d’origine populaire que dans la mélodie classique qui ouvrira la porte au XIXe siècle. Pour l’occasion Carole Parer, fortepiano accompagnera Josep Cabré, baryton. 

 

L’une des grandes originalités de cette programmation estivale est la possibilité de rencontrer les musiciens après le concert. Les concerts débutent à 19h30 et durent une heure environ. Ils sont suivis d’un «repas  tiré du sac» auquel participent les artistes. Ce sont toujours de grands moments de convivialité, où le partage des nourritures terrestres se conjugue harmonieusement à celui des idées. 

 

TARIFS /15€ par concert 20€ pour deux concerts. Repas tiré du sac avec les artistes après le concert (1€ pour le site) INFOS / La Compagnie Musicale Catalane: 06.14.90.52.51 / Les Amis du Monastir del Camp: 04.68.38.71.24.

 

Direction artistique et contact : Josep Cabré 06 22 35 45 06

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Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 10:50

serge-fauchier-par-bettina.jpg photo de Bettina Fauchier.

 

"Ma peinture existe parce que je la fais." 

 

 

Serge Fauchier (2)  L'artiste.

 

La peinture de Serge Fauchier est non figurative; c'est un enfant de "Supports-Surfaces". Il commence ses études aux Arts décoratifs de Limoges, puis à Marseille. Il s'installe à Perpignan par hasard, grâce à son épouse Bettina.

Ils décident, après l'obtention du diplôme, de se rendre à Marseille; Bettina, originaire de Perpignan, était inscrite à Marseille; elle a été élevée par ses parents; son grand-père, Georges David, est architecte, de 1930 à 1982.

 

A Perpignan, Serge participe à plusieurs expositions; il obtient un poste de professeur remplaçant à l'école des Beaux-Arts; il a signé trois contrats avec l'école, depuis 1974. Depuis, peu d'expositions : en 2012, à la galerie "à cent mètres du centre du monde"...Récemment, chez Odile Oms, à Céret...

 

L'influence de la Catalogne sur son oeuvre ? Selon S. Fauchier, l'individu a un  rapport physique, sensuel, avec le pays, mais pas l'artiste : "Le territoire ne joue pas dans l'oeuvre." S. Fauchier possède un atelier en Dordogne, où il prend plus le temps de créer, et un autre à Perpignan, à son domicile.

 

S.F. s'exprime sur sa vision personnelle :

"Les choix esthétiques promus ici ne sont pas les miens; je revendique  une peinture de mise en question : traces, marques, relation au corps et à l'espace... Il est question de la viabilité de la peinture dans notre temps.

 

La peinture, c'est faire des choses auxquelles les autres ne pensent pas. J'ai un fort rapport à la couleur, qui constitue un agent possible d'action, d'influence sur la manière de voir, de faire : c'est un intermédiaire pour percevoir le monde. Face à la platitude de la toile, c'est un moyen opératoire pour accéder au corps pictural...

 

J'aime le déplacement du tableau chez Matisse, par exemple dans la série de La danse, à la fondation Barnes, en Californie; Matisse hésite entre tableau et dessin; sans oublier les papiers découpés : ces panneaux ont une vision architecturale.

 

La question que pose la peinture, aujourd'hui, c'est l'ouverture, le jeu avec les couleurs pour sortir des limites du tableau...

 

S. Fauchier travaille avec le châssis, la peinture acrylique... Il résume son travail par cette formule concise : "Ma peinture existe parce que je la fais." 

 

Il poursuit :"Il faut avoir la volonté de faire du nouveau. L'histoire de l'art n'est pas une succession de mouvements ! Pourquoi s'intéresser à Malevitch ? Il revient au figuratif et à la norme, pourquoi ? 

 

L'influence du territoire sur l'oeuvre ? Si je me pose la question de l'incidence de la Dordogne sur ma peinture, je ne trouve pas de réponse ! De même, où se trouve l'influence d'un artiste ? Le fait de vivre dans un pays influence-t-il la création d'un individu..? Ne s'inscrit-il pas dans la tradition catalane ? Moi, je ne défends rien du tout. J'ai une culture européenne et chrétienne. Je préfère le Sud; c'est la seule chose que je peux dire. Je ne suis ni régionaliste ni nationaliste.

 

Mais j'ai un grand respect pour des artistes d'ici, comme Jean Capdeville, Jean-Louis Vila, Georges Ayats... Et jai de grands amis ici, Jacques Quéralt, Jean-Louis Vila, et le regretté Robert Avril...

 

Comment un pays a-t-il pu se constituer près de la frontière..? Je m'intéresse à la guerre d'Espagne, au renouvellement d'une population...Aux artistes réfugiés ici en 1939/40, tels Hérold, Dominguez, Brauner, Carl Eintein enfermé au camp d'Argelès ou Rius, secrétaire d'André Breton...Je trouve intéressante l'action du musée de Céret, mais nous n'avons pas de convention avec lui...Quant au musée H.Rigaud...le patrimoine ne m'intéresse pas...

 

En ce qui concerne le rapport avec la Catalogne, les paysages..il y a ici des coins fabuleux, pour des randonnées magnifiques, de Banyuls, Collioure à Leucate....

 

A part la peinture, j'écris aussi, des poèmes ou de courts textes sur l'art, aux éditions Richard Meier, et des illustrations pour des recueils de poèmes, pour James Sacré, par exemple...

 

 

J'aime certains lieux, à Perpignan, comme la librairie Torcatis, mais il est difficile de survivre ici : il y a beaucoup de résistance....Les sirènes ne sont pas très enjôleuses...En fin de compte, je vis, je travaille ici, mais je pourrais vivre et travailler ailleurs...Je suis obligé de me construire des remparts : vous pouvez crever, personne ne vous regardera.."

 

Mais revenons à la peinture. S. Fauchier a cette belle formule : "Etre peintre, c'est une façon de regarder et de penser le monde."

 

Il est convaincu que la peinture peut changer le monde, les manières de voir, les mentalités...A partir de 1860, sous Napoléon III, avec Manet, Isidore Ducasse, Rimbaud, la vision change à la fin du XIXème siècle... La bourgeoisie est une classe social qu'elle ne peut plus assumer. Le monde change, on le voit à la vitesse du train. Il n'y a plus un seul point de fuite, mais une multitude de points de fuite !

 

L'art change la vision que l'on avait du monde; des chamboulements s'opèrent avec Dada, à Berlin, à la fin de la guerre 14/18 et avec la République de Weimar. La vision de l'avenir est en devenir...On en est encore aux conséquences de la guerre de 39/45 : pour l'instant, je note une confiscation du pouvoir individuel de regarder car c'est l'argent qui fabrique les modes artistiques..."

 

S. Fauchier me montre le livre posthume de Pierre Bourdieu, sur Manet; il me conseille de le lire. Je m'y plonge avec délice !!!

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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