23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 12:05
indochinois en Camargue
indochinois en Camargue

Après avoir vu le film de Lam Lê, d'après le livre de Pierre Daum ("Immigrés de force. Les travailleurs indochinois en France, 1939/52", Actes-Sud, juillet 2009), diffusé grâce à la Ligue des Droits de l'Homme, au Castillet, j'ai retrouvé l'article de Monde (9.12.2009).

Ce texte, désormais numérisé (je le reproduits ci-dessous) montre comment les ouvriers indochinois ont remmanché le riz en Camargue en replantant les rizières et exploité le sol dans les années 1940…

Non reconnus, méprisés, occultés, mis à la fosse commune (j'ai cité l'exemple de Paulilles, à l'usine Nobel, lors de la discussion: un hommage a été toutefois rendu, 70 ans après, par les autorités, au petit cimetière de Cosprons, au-dessus de l'usine d'explosifs…), ces travailleurs indochinois obtiennent une première reconnaissance...

Il faut méditer ces phrases de Lam-Lê, auteur-réalisateur du film :

"J'ai consacré plus de 30 ans à comprendre comment il se pouvait que des civilisations issues des Lumières et fondatrices des droits de l'Homme aient pu liguer ensemble pour esclavage, piller et exploiter en toute impunité le reste de la planète…Vécu et mémoire d'un cinéaste, né colonisé et indigène de la République, comme ces 20 000 jeunes Indochinois appelés Công Binh, embarqués de force en 39-40 pour venir en métropole remplacer dans les usines d'armement les travailleurs français partis se battre contre l'Allemagne nazie…"

JPB.

Les "indigènes" de Camargue

LE MONDE | 08.12.2009

A 90 ans, Le Ba Dang voudrait ne penser qu'à l'avenir. A ses prochains voyages, à ses futurs tableaux, et surtout à ce terrain qu'il s'apprête à transformer en une gigantesque oeuvre d'art près de Hué, au coeur du Vietnam, où un musée rend hommage à son travail de peintre et de sculpteur. Jeudi 10 décembre, pourtant, il consentira pour une fois à se replonger dans son passé. L'occasion ? La médaille que lui remettra Hervé Schiavetti, le maire (PCF) d'Arles (Bouches-du-Rhône), lors d'une cérémonie d'hommage aux Indochinois qui, comme lui, sont venus travailler en Camargue pendant la seconde guerre mondiale. "Une mauvaise période", dit ce vieil homme à la vitalité débordante, qui s'est tu pendant soixante ans. "C'était trop dur. Je voulais oublier."

L'histoire de Le Ba Dang ressemble à des milliers d'autres. Fils de paysans annamites, il n'a pas 20 ans quand il apprend, fin 1939, que la métropole recrute des "indigènes" pour participer à l'effort de guerre. "Je ne savais pas ce que j'allais faire. Mais j'étais curieux. On entendait tellement parler de la France, vous savez..."

C'est en mars 1940, après cinq semaines éprouvantes passées dans les cales d'un paquebot, que le Ba Dang débarque à Marseille. De là, il part à Saint-Nazaire, où les chantiers navals manquent de bras. Mais c'est bientôt la défaite, et le jeune homme est fait prisonnier par les Allemands. Il s'évadera au bout de dix-huit mois, franchira la ligne de démarcation et regagnera Marseille. Avec une seule idée : trouver un bateau pour, dit-il, "rentrer à la maison".

L'histoire, toutefois, en décidera autrement. Car le régime de Vichy, entre-temps, a renoncé à rapatrier les quelque 20 000 "ouvriers non spécialisés" (ONS) venus d'Indochine fin 1939-début 1940. Parqués dans des camps, ceux-ci dépendent dorénavant du ministère du travail, où un service est spécialement chargé de la "main-d'oeuvre indigène" (MOI). Aujourd'hui, Le Ba Dang ne sait plus précisément comment il est entré en contact avec les hommes de la MOI. Mais il se souvient très bien de ce commandant "très gentil" qui lui proposa un jour de partir en Camargue pour y planter du riz.

"C'était épuisant"

"On était une vingtaine de types, raconte Le Ba Dang. On nous a emmenés près d'Arles, dans une petite cabane misérable. Là, on a commencé par couper des arbres pour fabriquer des lits. Puis on a planté du riz. Au-dessus de nous, il y avait un Corse. Il n'était pas méchant, mais il ne faisait rien. Pendant ce temps-là, nous, on travaillait. Mais c'était épuisant. Je suis parti au bout de trois mois." Après mille péripéties, le jeune homme finira par se poser à Toulouse, où il suivra des cours du soir à l'école des Beaux-Arts, de 1943 à 1948, avant de faire sa vie à Paris, où il possède aujourd'hui un bel atelier, à deux pas de Montparnasse.

Au total, environ 500 Indochinois ont travaillé dans les rizières camarguaises pendant la guerre. Leur contribution fut décisive pour relancer une culture qui avait été introduite pour la première fois de façon sérieuse au milieu du XIXe siècle, avant de péricliter. "Dans les années 1930, le riz en Camargue était cultivé pour dessaler des terres qui servaient à autre chose. D'ailleurs, à cette époque, on le donnait aux animaux, le riz que nous consommions venant d'Indochine ou de Madagascar. Avec la guerre, les importations ont baissé, et on a commencé à avoir faim. C'est comme ça qu'on a relancé la production à des fins purement alimentaires", explique Yves Schmitt, un riziculteur à la retraite dont le père était alors le régisseur du mas de Méjanes, l'un des grands domaines de la région.

Né en 1933, M. Schmitt se souvient bien des Indochinois, qu'il côtoya quand il était gamin. "C'était des gens très discrets, qui restaient entre eux pour faire leur tambouille. Comme ils ne parlaient pas français, on avait l'impression qu'ils venaient d'une autre planète. La rumeur disait qu'ils volaient la nuit dans les potagers. Mais ça n'a jamais été prouvé."

Près de 1 000 autres Indochinois ont travaillé en Camargue pendant la guerre, avec pour tâche d'exploiter le sel. Ce fut le cas de Trong Nguyen Hoan. Né au sud d' Hanoï en 1915 et arrivé à Marseille en mai 1940, cet homme, aujourd'hui un pétulant vieillard de 94 ans, a d'abord été affecté dans les poudreries de Saint-Chamas, près de l'étang de Berre, où l'armistice l'a vite mis au chômage technique. Après divers petits boulots - "on m'a même fait construire un terrain de tennis !", lâche-t-il en éclatant de rire -, il est envoyé à Salin-de-Giraud, sur un site appartenant alors à l'entreprise Pechiney. "J'encadrais une compagnie d'environ 250 hommes. Comme je parlais un peu français, je servais d'intermédiaire entre eux et les contremaîtres."

Trong Nguyen Hoan, qui vit aujourd'hui en banlieue parisienne, après une longue carrière d'ouvrier chez Citroën, garde un exécrable souvenir des "baraques sans eau et sans chauffage" où ses camarades et lui étaient entassés. Et surtout de leurs indemnités de misère - moins de 10 % du salaire d'un ouvrier français. Pour résumer sa vie de l'époque, le vieil homme n'a qu'une formule : "Nous étions comme des bêtes."

Thomas Wieder

Indigènes de la République est le nom générique d'un appel, d'une association puis d'un mouvement politique, apparus en 2005 en France, qui se définissent comme un mouvement de protestation antiraciste.

Ses fondateurs affirment avoir comme objectif la lutte contre le racisme et les discriminations, en particulier fondées sur la religion, et se déclarent « antisionistes ». Leurs actions et leurs propos ont suscité des controverses, et des reproches de racisme et de communautarisme1. Le magazine Marianne a accusé le mouvement de distiller un discours fondé sur « la rancœur et la haine »

L'appel des «Indigènes de la République»

Le mouvement se fait connaître en janvier 2005 par le lancement de l'Appel des indigènes de la République pour la tenue d’assises de l’anticolonialisme. L'association est créée officiellement la même année3.

Ce mouvement a été initié par des militants de l'immigration et des militants de diverses obédiences anti-impérialistes et altermondialiste, des associations s'opposant à la loi de 2004 sur l'interdiction du port de signes religieux à l'école, ainsi que des trotskystes et des syndicalistes 4,5.

Contexte de l’appel

Le texte est rédigé en réaction contre le mouvement de revalorisation de la colonisation française, que ses initiateurs perçoivent à travers, par exemple, la création d'un musée du colonialisme présentant le colonialisme d'une façon favorable et, surtout le vote par le Parlement français d'une loi prescrivant dans "les programmes scolaires" la "reconnaissance du caractère positif de la présence française outre-mer et en Afrique du Nord"6.

Les assises que le texte appelle de ses vœux auront lieu en juin 20057 et conduiront à la création de l'association des Indigènes de la République.

(source : Wikipedia)

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans polémique
commenter cet article
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 10:02
je veux t'aimer
je veux t'aimer

L’association « UN MAT POUR LES ONDES » Communique :

Le 27 mars est passé, et les 25 antennes sont toujours sur le château d’eau, renforcées par la 4 G depuis le 13 mai dernier.

Suite à l’incident qui s’en est suivi, les responsables d’UMPLO ont été reçus par la nouvelle équipe de l’AGGLO PMCA qui a joué la transparence.

Mauvaise surprise : Deux avenants supplémentaires ont été signés pour prolongation jusqu’au 31 décembre 2014 !!!!!

L’AGGLO PMCA s’est engagé auprès de l’Association UMPLO à ne plus accepter d’autre avenant.

UMPLO y veillera !!

Afin de soutenir notre action pensez à renouveler votre adhésion.

UMPLO – 6 rue du Faratjal – 66180 Villeneuve de la Raho -

---Poème et photo de Jean IGLESIS :

Je veux aimer...

Je veux aimer le ciel serein, la mer rebelle

Qui nargue l'horizon et se rit de la terre.

Je veux aimer le soleil roi qui étincelle,

Le sable s'écoulant sous la vague éphémère.

Je veux aimer le lamparo dessous la lune,

Dévidant ses filets dans les flots scintillants.

Je veux aimer l'espoir et la bonne fortune

Des pêcheurs au destin emporté par les vents.

Je veux aimer, dans la douceur du soir, l'automne,

Colportant en comportes de bois ses récoltes

Je veux aimer la vigne en son chant monotone

Dire l'âme du vin, ses plaintes, ses révoltes...

Je veux aimer les pins qui peuplent la montagne,

La source qui soudain ressuscite et puis sourd.

Je veux aimer le mas dont l'image s'éloigne

Face à l'isolement humain de chaque jour.

Je veux aimer la neige empreinte de mystère,

Maculée sous les pas d'austères étrangers.

Je veux aimer le feu, régnant dans la chaumière,

Qui consume la vie en des instants légers.

Je veux aimer les rocs qui dominent les cimes,

Qui disent le passé, qui défient l'avenir.

Je veux aimer les mots, les paroles intimes

Des miens, toujours vivants dedans mon souvenir.

Elne le 20 septembre 2014

Jean Iglesis

**** Evènement Cinémaginaire

info à faire circuler sans modération

€ Mercredi 24 septembre à 21h - Cinéma Jaurès - 66 Argelès sur Mer

> GERONIMO <

avant première du dernier film de Tony Gatlif

en présence de Tony Gatlif :

GERONIMO

Film de Tony Gatlif (France 2014 – 1h44)

Avec Céline Sallette, Rachid Youcef, David Murgia

Film en grande partie tourné dans les Pyrénées Orientales :

Perpignan, Argelès sur Mer, Torreilles, Sainte Marie de la Mer, Elne, La Palme …

En présence du réalisateur !

Sud de la France.

Dans la chaleur du mois d'août, Geronimo, une jeune éducatrice

veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint Pierre.

Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d'origine turque

s'échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan.

Leur fuite met le feu aux poudres aux deux clans.

Lorsque l'affrontement éclate en joutes et battles musicales,

Geronimo va tout tenter pour arrêter la folie qui embrase le quartier.

Le film démarre par un travelling dément durant lequel on suit la course folle d’une mariée

dans les rues désertes d’une banlieue anonyme du sud de la France.

Nil (Nailia Harzoune) fuit un mariage arrangé

– un homme plus âgé qu’elle, qui lui fait peur, mais que son clan, une famille turque, lui a choisi.

Voile de dentelle au vent, entortillée dans sa robe de moins en moins immaculée,

Nil vole vers celui qu’elle aime, Lucky, un Gitan (David Murgia).

Dans un vrombissement assourdissant, le jeune homme l’embarque sur sa moto.

Cramponnée à lui, Nil a un rire qu’on n’oublie pas - cristallin, rauque, plein ; un rire de libération.

S’en suit un mix de "Roméo et Juliette", de Shakespeare, et de "West Side Story", de Leonard Bernstein, Stephen Sondheim et Arthur Laurents.

En enlevant Nil le jour de son mariage, Lucky le Gitan déclenche la fureur de la famille de la jeune fille,

qui veut laver son honneur et tuer les amants, rallumant ainsi la vieille guerre de clans opposant les deux communautés.

Geronimo , éducatrice de rue musclée, va tout faire pour s’interposer et éviter le sang de couler.

Céline Sallette (Geronimo ) va dès lors porter le film de sa présence lumineuse

"En écrivant son rôle, explique Tony Gatlif, je pensais à une jeune chanteuse rencontrée en Andalousie dans les années 1990 qu’on appelait La Caïta.

Les gens la considérait comme une princesse, elle n’avait peur de personne, même les flics la traitaient avec révérence."

Geronimo est le plus beau rôle de la comédienne depuis l'Apollonide, de Bertrand Bonello.

avant première

Organisée en partenariat avec

Languedoc Roussillon Cinéma (LRC)

Association des Cinémas et Cinémas Itinérants du Languedoc Roussillon (ACCILR)

Séance et débat suivi du verre de l’amitié Tarif : 6 et 5 euros

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans Amour
commenter cet article
21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 10:59

On a retrouvé La valise mexicaine de Capa, avec des photos de la guerre d'Espagne, de la Retirada, des camps d'Argelès… On n'a jamais retrouvé la mallette noire de W. Benjamin, examinée par l'administration de Port-Bou, déposée ensuite au tribunal de Figueres et détruite par une inondation des caves de ce bâtiment...

On n'a jamais retrouvé la valise de Machado, perdue ou volée avec des manuscrits dans un compartiment de Cerbère, où le poète passa la nuit avant d'être accueilli à Collioure...

​ Milliers de livres et de valises de l'exil…

Dan un autre domaine, on a retrouvé chez Suzanne Chanatl, sa biographe, les lettres de J.Clotis adressées à Malraux…(Voir 30 balades culturelles en Catalogne, JPBonnel - Presses du Languedoc)...

Voici ci-dessous le travail de Catherine Ricoul sur ce thème...

La valise-livre de l'exil - Das Kofferbuch des Exils

Il y a des valises pas comme les autres… La valise livre de l'exil est une valise qui s'ouvre, non pas sur des vêtements bien pliés, mais sur des pages racontant une histoire universelle : l'exil

Les premières pages pour rentrer dans l'histoire…

Il s’agit d’un livre objet (45 cm x 55 cm), qui ressemble à une ancienne valise en cuir et se compose de neuf grandes double-pages cartonnées. La valise-livre ouverte fait 1m X 55 cm.

Marseille, la ville et son port…

Ce livre-valise, où se mêle cartes, plans, textes, collages, courriers, est inspiré :

· d’une part par l’histoire d’artistes allemands, français et étrangers réfugiés à Marseille pour fuir le nazisme et attendre un visa, s’embarquer sur un bateau qui les mettrait à l’abri et en particulier par le roman d'Anna Seghers, "Transit", à qui cette valise est dédiée…

· et d’autre part, par Marseille elle-même, ville d’arrivée et de départ, ville de transit, ville d’échouage ou d’ancrage où le monde entier, depuis que Marseille existe, se mêle, se croise, attend et espère…

Obtenir un visa, prendre un bateau, rejoindre l'autre côté de la mer…

Sur chaque page, des collages, des plans de la ville, des cartes marines, plans de bateaux, listes de passagers, de mots en français, allemands ou anglais, des lettres à ouvrir… dessinent les contours de l’exil et du transit, ses étapes et ses conséquences : Partir ou rester, chercher un toit, obtenir des papiers, une place sur un bateau…

Dans les méandres de l'esprit…

C’est un livre à manipuler, à toucher, à la façon des pop-up, un livre à voir, à regarder, une façon d’aborder la question de l’exil par son côté « sensible ».

Une chambre d'hôtel, un abri provisoire…

A chaque page correspond une thématique précise : l'arrivée dans la ville, la recherche d'une place sur un bateau, l'embarquement, l'indécision, les questionnements, la survie dans les petits hôtels et bien sûr la relation avec la situation actuelle où dans un processus inversé, des immigrants cherchent à atteindre la ville pour essayer de survivre et d'échapper à une situation sans issue dans leur propre pays.

Faire des plans pour s'embarquer encore…

Lors d’actions de rues menées dans le cadre d’un projet sur l’exil, cette valise a été montrée dans les rues de Belsunce, puis a été exposée à Hambourg et à trois reprises à Berlin, notamment à l'office franco-allemand de la jeunesse et à la galerie Bauchhund.

Et aujourd'hui, toujours les mêmes rêves…

Voir ici, l'article lié à la thématique de l'exil : Marseille : exil en vue

Catherine Ricoul

Voir ici, l'article lié à la thématique de l'exil : Marseille : exil en vue

Malettes perdues 2 - Le livre de l'exil

Partager cet article

Published by leblogabonnel
commenter cet article
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 11:06
malette mexicaine
malette mexicaine

EXPOS - PHOTOGRAPHIE - Après Barcelone, le musée du judaïsme à Paris… voici la mallette de Capa à Perpignan ! (à suivre Machado, W.Benjamin, Boby Lapointe, Josette Clotis et Malraux : autres mallettes perdues…)

La valise mexicaine - Capa, Taro, Chim

C'est une "valise" légendaire qui avait disparu, celle du photographe Robert Capa (1913-1954). Contenant des milliers de négatifs de la guerre d'Espagne, elle était considérée comme étant perdue depuis 1939. Le précieux bagage a resurgi au Mexique en 2007. Il contenait des images de Capa mais aussi de sa compagne, Gerda Taro, morte en 1937, et de David Seymour, dit Chim.

Et ce sont finalement des boîtes en bois que l'on découvre en ouverture du parcours, contenant des pellicules enroulées… L'épopée de la guerre d'Espagne s'ouvre alors à travers le regard de ces photographes et les tirages de leurs planches contacts fichés aux murs. Et les épreuves plus grandes mises en abyme à côté des magazines de l'époque... Une histoire extraordinaire où se mêlent l'engagement, la propagande, le poids des hommes et des images.

La valise-livre de l'exil - Das Kofferbuch des Exils

Il y a des valises pas comme les autres… La valise livre de l'exil est une valise qui s'ouvre, non pas sur des vêtements bien pliés, mais sur des pages racontant une histoire universelle : l'exil

Les premières pages pour rentrer dans l'histoire…

Il s’agit d’un livre objet (45 cm x 55 cm), qui ressemble à une ancienne valise en cuir et se compose de neuf grandes double-pages cartonnées. La valise-livre ouverte fait 1m X 55 cm.

Emmanuelle MaléRemise des Prix du CML (Prix Méditerranée/Prix Spiritualités d'Aujourd'hui 2014)

Hier, à 16:23 · Perpignan ·

Programme du Samedi 20 septembre :

11h Vernissage en présence des lauréats des Prix Méditerranée
De l’exposition « La valise mexicaine » Centre d’Art Contemporain Walter Benjamin, place du Pont d’En Vestit - Perpignan

15h-15h30 Cérémonies des Prix Méditerranée et Spiritualités d’Aujourd’hui : Accueil des participants et dédicaces
Palais des Congrès - Perpignan

16h/17h Palais des Congrès - Salle JC Rolland
- Perpignan
Débat animé par Hélène Legrais et Anne Lacroix
« L’Espagne des années sombres »
avec Javier Cercas, Jean Dauriach, Miguel Caballero
et Marie-Hélène Menèndez.
Débat animé par Daniel Halimi
«Le destin des juifs à travers le temps »
avec Gérard de Cortanze et Philippe Zaouti.

17h Palais des Congrès - Hall 1er étage
- Perpignan
Remise Officielle des Prix du CML
Suivie d’une séance de dédicace et d’un apéritif
autour de l’exposition « Instants Birmans »
d’Etienne Perra (Reporter-photographe du CML)

Les Lauréats :
Javier Cercas, Prix Méditerranée Etranger
Miguel Caballero Pérez, Mention spéciale du jury
du Prix Etranger
Gérard de Cortanze, Prix Méditerranée
Léonor de Recondo, Mention spéciale du Jury
du Prix Méditerranée
Abd Al Malik, Prix Spiritualités
Michel Delpech, Prix Spiritualités
Héloïse Guay de Bellissen, Prix Méditerranée
des Lycéens
Henri Lhéritier, Prix Méditerranée Roussillon
Jean Dauriach, Mention spéciale du Prix Roussillon

Les auteurs invités :
Jean-Jacques Bedu, Yves Gazzo, Hélène Legrais,
Joël Schmidt et Philippe Zaouti.

Partager cet article

Published by leblogabonnel
commenter cet article
19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 10:02
J.Manya, maire de Collioure.
J.Manya, maire de Collioure.

* Lettre ouverte au maire de Collioure

Monsieur le Maire,

Je m'adresse aujourd'hui à vous avec la certitude de trouver une personne avec suffisamment d'imagination et un esprit assez ouvert pour reconnaître l'objet de cette lettre.

Me voilà décidée à faire part de mes recherches et expériences en matière de places de parking disponible dans cette belle commune qu'est Collioure.

En effet privilégiée, je suis en poste de réceptionniste à l'année. Consciente de cette chance rare, je prends sur moi le trajet qui me sépare de mon domicile. Je parcours donc ce beau pays catalan sur très exactement 28,6 km pour arriver à mon lieu de travail et plus ou moins la même distance pour le retour.

Et le plus ou moins de kilomètres à faire marcher mon véhicule, qui se fait également remarquer en consommation d'un certain nombre de litres d'essence bien évidemment, dépend justement des circonstances rencontrées à l'arrivée donc, de chaque jour de travail de chaque semaine (de 35h) d'un mois de travail qui finit quand même par la récompense en forme de salaire de presque 1200 euros, dépend de cette question qui a encore gagné en popularité depuis votre mandat dans la commune: Où garer la voiture?

Maintenant il faut admettre que ces conditions de travail développent non seulement la capacité de jongler avec le salaire, les allocations familiales, les bourses des enfants et les éventuels crédits à la consommation et autres pour assurer le quotidien avec ses factures, loyers, assurances, etc…et de garder au moins 20 euros pour la dernière semaine du mois pour remettre de l'essence dans le réservoir, ce qui oblige au calcul très précis des kilomètres à parcourir, mais implique aussi qu’un directeur d'entreprise implanté à Collioure, réfléchisse à une solution pour le stationnement. Chose faite du côté de mon employeur, qui me conseille donc de me garer au premier grand parking à l'entrée du village. Je teste alors cette possibilité qui a, il faut le dire, l'avantage d'économiser de l'essence, de maintenir la forme grâce à la descente et montée de la pente à pied dans chaque sens env. 10min selon la condition physique, et en plus de laisser les places plus proches du centre au client, qui a un besoin de repos certainement plus important qu'un employé qui a la chance lui de venir pour son travail sur un lieu de vacances aussi prisé que Collioure et ce 11 mois dans l'année. Mais alors, manque de chance! Mon avance de 20 minutes ajoutée au temps du trajet pour arriver à l'heure au travail ne me permettait pas de rester plus de 10 minutes à attendre qu'un véhicule veuille bien quitter ce parking qui apparemment attire d'autres courageux. Alors départ vers le centre de Collioure, déjà légèrement à la bourre, je suis l'itinéraire des vaillants automobilistes.

Et en passant par le petit parking près du cimetière, "ordre public" merci! Reste une place bien cachée par le

véhicule de la fourrière qui était à sa 3ème voiture ce jour, je parviens à prendre mon poste de travail avec un

retard de 2 minutes seulement.

Le lendemain de cette mésaventure, par crainte de ne pas arriver à temps pour prendre la relève à la réception

je pars avec une demi heure d'avance, et alors en tentant ma chance au parking de la gare, une découverte:

Des affiches tout le long d'une rangée de voiture qui indiquent " PRIORITE SAISONNIERS": Une bonne idée!

Même si je ne suis pas vraiment concernée étant en cdi, je m'imagine quand même l'employé saisonnier, se

voir attribuer une place prioritaire au parking, même si elle n'est pas libre, et qu'il va falloir attendre ici aussi le

retour de la famille de plagiste, mais quelle belle invention, une place prioritaire. Une véritable preuve

d’imagination d'une personne qui doit prendre des décisions. Si je dispose d'une place "prioritaire" pour

stationner je peux estimer aller "à priori" travailler.

Je suis alors convaincue, que la personne qui a trouvé cette solution, étant donné que les abonnements

achetés en début d'année ne donnant accès aux places dans le lit de la rivière plus qu'aux résidents de

Collioure, les non résidents, même les plus fainéants d'entre eux peuvent bien marcher un peu, et bien que

le travail soit considéré comme étant prioritaire, pensent bien aussi à autre chose, pourquoi pas un petit circuit

touristique à travers les parkings, une petite balade le long des rues et ruelles picturales de Collioure, mérite

qu'on estime cette mobilité de la pensée...

Ainsi, pour conclure j'espère que le partage de ces précieuses expériences ne vous déplaise pas et vous

souhaite bonne lecture.

Johanna, une employée fidèle à son poste, à

Collioure, le 6 Août 2014

LE TRAIN JAUNE VA NOUS REUNIR

  •  Usagers de ce train
  •  Habitants sur son trajet
  •  Résidants occasionnels
  •  Touristes de passage
    Si vous tenez à conserver ce moyen de locomotion et d’animation venez adhérer à notre association et participer à notre :
    Assemblée générale le SAMEDI 20 SEPTEMBRE A 10 H
    au village-club d’Yravals (Latour de Carol)
    Repas sur place possible : inscription obligatoire à letrainjaune66@gmail.com (0602637192)

N.B. Réunion du Bureau de l’association sur place la veille avec les élus et autorités concernées à 17 h 30.

LA LIBRAIRIE TORCATIS vous invite à la présentation de l'ouvrage

LE BAROQUE CATALAN

paru aux éditions Belin par JEAN LUC ANTONIAZZI

Le Samedi 20 Septembre à partir de 18h15 à la librairie Torcatis

Pendant un siècle, de 1650 à 1750, le Roussillon se couvrit de retables baroques en bois doré, parfois rehaussés de tableaux peints qu’on incrustait dans leur structure. On compte dans la région de Perpignan près de quatre cents de ces retables, que seuls des spécialistes ont étudiés jusqu’ici, et qui restent pour la plupart ignorés du public, même du public cultivé. Il faut dire que beaucoup d’entre eux sont cachés au fond de petites églises de villages, souvent fermées. N’est-il pas temps de faire connaître ces chefs d’œuvre inconnus?

Si les grands retables de la cathédrale Saint-Jean à Perpignan, de l’église Saint-Pierre de Prades, de l’église maritime de Collioure ont acquis un début de célébrité, combien les autres restent pratiquement inaccessibles ! Chacun d’eux pourtant, du plus somptueux au plus modeste, parle avec éclat le langage triomphal du baroque. De la plus vaste à la plus petite, chacune de ces églises, sobre à l’extérieur, présente, à l’intérieur, une luxuriance contrôlée par une exigeante unité stylistique.

Ces retables sont d’autant plus précieux que ceux du versant espagnol ont été pour la plupart détruits pendant la guerre civile. Il y a donc là un patrimoine de premier ordre, à tirer de l’oubli, à faire largement connaître, sinon quelquefois à sauver, par des restaurations qui s’imposent après des siècles de négligence.

***

DH66 Les 19 et 20 Septembre 2014 à Perpignan, la LDH organise des rencontres qui auront lieu chaque année, autour des problématiques de "colonisations" historiques, géographiques, économiques, culturelles ....

- Vendredi 19 septembre, "Les travailleurs forcés d’Indochine en France" : à 17 h, à la librairie Torcatis (rue Mailly à Perpignan), Pierre Daum, journaliste et écrivain, signera et présentera son livre « Immigrés de force » sur les travailleurs indochinois en France de 1939 à 1952; à 18h30, au cinéma le Castillet, Pierre Daum présentera le film tiré de son livre, «Công Binh, la longue nuit indochinoise » (http://www.congbinh.net/),réalisé par Lam Lê. Entrée 5€.

L’immigration n’aurait-elle pas toujours été choisie, sélectionnée, appelée, encouragée, etc ? Choisie et… rejetée au gré des circonstances économiques ou militaires et des tambouilles électorales ? Choisie, et parfois même forcée. C’est ce qui est arrivé à quelque 20. 000 Indochinois entre 1939 et 1952, que la France impériale a enrôlés de force.

En l’espace de six mois, ils ont débarqué en métropole pour soutenir l’appareil de production de ce qui était alors la « mère patrie »... à 20 h 30, buffet-discussion, offert par la LDH dans le hall du Castillet. Table de presse avec livres sur la colonisation, les pays colonisés ....

- Samedi 20 septembre, "Autre/s et Apartheid, de l'Afrique du Sud à la Palestine": à 15 h 30, en partenariat avec l’association « Les riverains de la Place Cassanyes»», contes pour enfants à partir de 6 ans dans le quartier Saint-Jacques (lieu à confirmer) par le conteur Wilfried Delahaie, sur le thème de « l’Altérité ».

Entrée libre; à 18h, cinéma le Castillet, débat en présence de Michèle Sibony, vice-présidente de l’Union Juive Française pour la Paix, et un-e représentant-e du Collectif 66 "Paix et Justice en Palestine". Elle interviendra sur l'histoire et l'actualité des colonies israéliennes implantées en territoire palestinien, et sur l'impact en Israël de la campagne internationale "Boycott, Désinvestissement, Sanctions";

à 19h : petite collation offerte par la LDH dans le hall du cinéma, et table de presse; à 19h30 : cinéma le Castillet, dans la même salle, film « Roadmap to Apartheid» («Feuille de route pour l’Apartheid, de l’Afrique du Sud à la Palestine»). En présence de Michèle Sibony. Récompensé lors de nombreux festivals de films documentaires, ce film d’Ana Noguera et Eron Davidson a su faire face magnifiquement au défi que constitue une comparaison entre des Histoires de pays très différents. Bien peu de réalisateurs se sont risqués à un tel exercice politique, et c’est ce qui fait tout l’intérêt de cette œuvre. Entrée 5€.

Le maire de Collioure, M. Jacques Manya (à gauche) avec Gildas Girodeau.

Le maire de Collioure, M. Jacques Manya (à gauche) avec Gildas Girodeau.

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans Parole aux citoyens
commenter cet article
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 10:38
Xavier VALLS, artiste
Xavier VALLS, artiste

Mon ami Jacques Gautrand a découvert au Centre d'études catalanes (à Paris, dans le Marais), à l'occasion d'un hommage au peintre Xavier Valls * (le père de Manuel Valls), la première page d’un manuscrit de l’artiste (écrit en français), sobrement intitulé « Réflexions », et dans lequel il exprime sa conception du « métier » de peintre. Touché par la beauté de ce texte, Jacques Gautrand a sollicité l’épouse de l’artiste, Mme Luisa Valls pour qu’elle lui permette de retranscrire ce manuscrit, à ce jour inédit à notre connaissance, et de le publier sur mon blog. Ce qu’elle a volontiers accepté.

Je suis très honoré de publier ce texte sur mon blog en ce jour anniversaire de la naissance de l’artiste *, et je tiens à remercier ici Madame X. Valls et toute sa famille.

J-Pierre BONNEL ….

* La peinture selon Xavier Valls *

Réflexions

« En tant que peintre, je me sens un exilé, un solitaire, comme un homme qui cherche quelque chose sans jamais l’atteindre.

Quand Jankélévitch nous parle de la conscience nostalgique, il dit que « l’exilé tend l’oreille pour percevoir le pianissimo des voix intérieures à travers le vacarme de la ville. » Je crois qu’il me faut ce vacarme pour retrouver dans tout ce que je regarde la « Soledad sonora » de Saint-Jean-de-la-Croix.

Il est difficile, trop difficile pour un peintre de savoir le pourquoi il peint, le comment il peint...

Surtout dans mon cas : je suis emporté par l’émotion bien avant que par l’analyse.

Peut-être à cause de cela, les dernières séances de mes tableaux sont les plus lentes, les plus angoissantes. Je passe des heures à supprimer parfois un rien du tout ou reprenant une grande partie que je trouve d’un coup fanée. Quoi de mieux dans ces étapes finales que le silence pour joindre le mental et l’émotionnel.

J’aime peindre ce que je connais, ce qui m’entoure, ce qu’il y a parfois de plus quotidien, mais j’ai toujours inconsciemment « triché » avec cette réalité, si émouvante soit-elle, en la dégageant de tout « bruit » pour qu’il n’en reste que l’essentiel.

Le regard du peintre doit être vigilant devant toute chose qui l’émeut. Delacroix nous dit :

«La nature n’est qu’un dictionnaire, on y cherche des mots … on y trouve des éléments qui composent une phrase ou un récit, mais personne n’a jamais considéré le dictionnaire comme une composition dans le sens poétique du mot. »

Voilà pourquoi, le peintre, même s’il n’est pas un génie (de génies, il y en a très peu dans l’histoire) rêve toujours avec les yeux ouverts.

Il ne faut pas voir dans les sujets chers à l’artiste une simple répétition mais plutôt une continuité. Tout peintre est obstiné et a une démarche qui lui est propre (rien de commun avec des tics et des manies). Son obstination le conduit vers un aboutissement dont lui-même n’en connaît pas tout à fait les limites.

Certains historiens d’art jugent d’une manière implacable ce que l’artiste a conçu à un autre niveau, où logique et analyse se taisent pour laisser apparaître l’œuvre avec tout ce qu’il y a d’imprévu. Aussi imprévu et mystérieux comme ce qui se passe entre le regard du peintre et l’objet qu’il découvre toujours neuf.

Apprivoiser cet instant fugitif, prolonger l’émotion et la retenir dans sa mémoire pour la transposer sur la toile, voilà l’exaltante tâche, l’humble et folle tâche de l’artiste. »

Xavier Valls

Paris, décembre 1990

* D’après un manuscrit autographe de l’artiste (collection Luisa Valls)

*** Xavier Valls, né le 18 septembre 1922 à Horta (Barcelone) et mort en 2006, est un artiste peintre espagnol d'origine catalane qui a vécu à Paris à partir de 1948. Peintre de natures mortes, aquarelliste, il a aussi donné des compositions d'art sacré.

Il est le père de l'homme politique Manuel Valls.

Xavier Valls est le fils de Magi Valls, banquier catalan fondateur du journal catholique conservateur El Matí1. Son oncle, Nolasc Valls était peintre, mais c'est l'abbé Manuel Trens, directeur du musée diocésain de Barcelone2, qui lui inculque un grand intérêt pour l'art.

En 1939-1940, Xavier Valls suit les cours préparatoires d'une école des arts et métiers de Barcelone, l'école Massana3. Ensuite il apprend la technique du vitrail, puis travaille comme dessinateur chez le joaillier Ramon Sunyer Clarà (ca).

Valls obtient en 1949 une bourse d'un mois de l'Institut français de Barcelone pour se rendre à Paris où il décide de rester, en habitant d'abord à Montparnasse, qui est le quartier des artistes.

Il fait un voyage en Italie où il rencontre Luisangela Galfetti, une Suisse italienne4 qu'il épouse en 1958. Il installe alors sa famille et son atelier dans un appartement de trois niveaux appartenant à la ville de Paris, dans le Marais, quai de l'Hôtel-de-Ville, face à l'île Saint-Louis, où il demeurera jusqu'à sa mort.

Un grand nombre de ses peintures auront pour thème la Seine et le paysage vu de ses fenêtres.Xavier Valls est un peintre réaliste, dont l'œuvre est composée de natures mortes, de paysages et de portraits.

Expositions, prix : 1952, 5e Salon d'octobre à Barcelone.

  • 1953, expose Salon des indépendants de Paris.
  • 1953, première exposition personnelle de 12 toiles, Sala Vayrada, à Barcelone.
  • 1955, exposition « Jeune peintres espagnols », Cité universitaire à Paris. Il obtient le 1er prix de nature morte.
  • 1955, expose à la 3e Biennale hispano-américaine, à Barcelone.
  • 1963, première exposition personnelle, galerie Henriette Gomès, à Paris.
  • 1974, exposition personnelle, galerie Théo, à Madrid.
  • 1977, exposition galerie Sa Plata de Majorque
  • 1980, prix Drouant, prix de la critique française décerné à Florence.
  • 1982, exposition « Xavier Valls », organisée par le ministère de la Culture espagnole à Madrid, 140 œuvres exposées.
  • 1985, exposition au musée d'art moderne de Barcelone.
  • 1989, exposition « Les paysages dans l'art contemporain », école nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

Notes Jean-Louis Beaucarnot, « Les origines de Manuel Valls, entre banquiers et artistes » [archive], La Revue française de généalogie, 31 mars 2014.

  1. (es) : Museo Diocesano de Barcelona.
  2. (es) : Escuela Massana.
  3. Matthieu Hofstetter, « La famille suisse de Manuel Valls » [archive], Bilan, 1er avril 2014.

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans peinture
commenter cet article
17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 11:39

La fac sur la placette ? Pourquoi pas ? Il existe bien "le livre sur la place" (salon du livre de Nancy)..!

Il y a des jours où on voudrait pas se lever. Quand on voit l'incohérence des annonces de la municipalité…

Un peu n'importe quoi, pour faire diversion : on tente de faire oublier le Carré d'Or (qui a parlé de pots de vins..?), les Beaux-Arts (et si on y mettait les étudiants..?), le club de basquett (l'argent public détourné …?), le centre de documentation pour l'Algérie (promesse de campagne : ouverture à d'autres exils, la Retirada..!) et les ennuis de justice de sa directrice conseillère municipale...

Alors on vous met 500 étudiants près de l'ancienne université : ça leur fera un cours d'Histoire, ça leur fera visiter le quartier maghrébin, le ghetto gitan, les rues qui montent, charriant des tas d'ordures… Cours d'Histoire et d'ethnologie avant tout, il a raison le jeune loup président de l'Université : il pousse le maire à accomplir ses promesses électorales.

C'est-à-dire : les étudiants en ville, place Arago : là, j'étais d'accord, de la place et près de la police et de la justice, ils se tiendront à carreaux… Mais non, ils iront dans la rue Pams, sur la placette, la rotonde où on devait agrandir la médiathèque, là où l'adjoint de la culture a eu raison de faire dessiner une fresque magnifique et juvénile, rafraîchissante… L'annexe de la fax la cachera, la masquera, la détruira…dommage, pas pour les sous, mais pour les auteurs (Hector Madramani…)

Plus sérieux : si on mettait les étudiants dans l'ancienne université et les archives au Castillet ou autre lieu symbolique..? Si on les mettait aux Beaux-Arts, il va y avoir de la place...

Il y a des jours où l'on resterait au lit, à lire le dernier livre de Claude Delmas (un prisonnier qui raconte ses aventures en Espagne…un régal) et celui de Foenkinos : Charlotte Salomon (Gallimard) : on en reparlera puisque ce jeune romancier va revenir à l'automne à Perpignan, grâce à André Bonet…

à suivre, samedi CML, débat sur l'Espagne de 36/39 et expo sur la mallette mexicaine, ça c'est du bon, enfin..!!!!

JPB

(photo :

La nouvelle annexe serait construite à deux pas de l'ancienne université

Le président de l’université de Perpignan, Fabrice Lorente, l’avait annoncé jeudi lors de présentation de la rentrée universitaire : des étudiants vont revenir en centre ville…)

l'ancienne université de Perpignan

l'ancienne université de Perpignan

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans polémique
commenter cet article
16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 11:39

COLLIOURE : MARIAGE DE L'ART ET DU VIN - FESTIVAL MUSICAL À CONSOLATION - GARBO À JEAN VIGO - VISA ET LE RWANDA, VISA DISTURB Concert du 16 septembre Concert du 16 septembre -- CONCERT DE COLLIOURE : DES BORDS DE MER AU COEUR DES TERRES DE LA VORA DEL MAR I DE LA TERRA FERMA FESTIVAL MUSICAL D’ETE Le mardi 16 septembre à 19h30 à Consolation à Collioure seront sous le signe de «Salzbourg à Vienne». Avant que l’automne n’arrive, l’amour se pare d’un costume viennois, avec ces mélodies et chansons d’Haydn et de Mozart annonçant des temps différents, des sensibilités nouvelles, aussi bien dans la chanson d’origine populaire que dans la mélodie classique qui ouvrira la porte au XIXe siècle. Pour l’occasion Carole Parer, forte piano accompagnera Josep Cabré, baryton.

Partager cet article

Published by leblogabonnel
commenter cet article
16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 09:39
Concert du 16 septembre
Concert du 16 septembre

-- CONCERT DE COLLIOURE :

DES BORDS DE MER AU COEUR DES TERRES

DE LA VORA DEL MAR I DE LA TERRA FERMA

FESTIVAL MUSICAL D’ETE

Le mardi 16 septembre à 19h30 à Consolation à Collioure seront sous le signe de «Salzbourg à Vienne». Avant que l’automne n’arrive, l’amour se pare d’un costume viennois, avec ces mélodies et chansons d’Haydn et de Mozart annonçant des temps différents, des sensibilités nouvelles, aussi bien dans la chanson d’origine populaire que dans la mélodie classique qui ouvrira la porte au XIXe siècle. Pour l’occasion Carole Parer, forte piano accompagnera Josep Cabré, baryton.

La Compagnie Musicale Catalane: 06.14.90.52.51 Les Amis du Monastir del Camp: 04.68.38.71.24

--- Invité par Henri Serbat (Collioure)

  • Les vignerons et les artistes de la Côte Vermeille vous donnent rendez-vous pendant les Journées du Patrimoine (20 et 21 septembre) pour célébrer le mariage de l’Art et du Vin.

Mercredi 17 Septembre : (dès 18h00)

Vernissage en présence des artistes et des vignerons des œuvres proposées pour la vente aux enchères du 20/09.

Jeudi 18 Septembre : (de 11h00 à 13h30 & de 17h00 à 18k30)

Découverte des AOC Collioure & Banyuls et des traditionnels anchois locaux.

Samedi 20 septembre : (de 18h30 à 20h00)

Vente aux enchères des œuvres des artistes de l'association "Scistes & Toiles".

Dimanche 21 Septembre : (de 11h00 à 13h30)

Découverte des AOC Collioure & Banyuls et des traditionnels anchois locaux.

**

Garbo

La Femme aux deux visagesDans une station de sports d’hiver, Larry Blake, brillant journaliste new-yorkais prend des leçons de ski avec une ravissante monitrice, Karin Borg. Il en tombe amoureux et l’épouse mais doit redescendre sur terre, ou plutôt à New York, où sa belle skieuse refuse d’abord de le suivre.

Pourtant, craignant de perdre définitivement son mari, Karin s’invente une sœur jumelle, Katherine, qui est son opposé : brillante en société, frivole, enjouée, et qui dans la grande ville s’avère irrésistible…

«Garbo au double visage nous permet d’assister à une performance d’actrice inoubliable, trouvant en Melvyn Douglas le partenaire idéal. Mais il y a dans le film de Cukor quelque chose de grinçant, à l’effet savamment calculé, moins ironique que chez Lubitsch mais peut-être plus émouvant. Quoi qu’il en soit, cette comédie amorale et immorale dans le fond – au point que l’Eglise américaine s’empara de l’affaire et que l’aura de Garbo en pâtit – devait marquer de manière abrupte les adieux définitifs de Garbo à l’écran.»

Mardi 16 septembre, à Perpignan.

*** Visa a encore attiré les foules en montrant les horreurs du monde; les "retombées économiques" ont été importantes pour les cafés, hôtels et restaurants. Pour es autres commerçants..? La ville fut animée, même si l'événement lui coûte cher, n'apporte rien de "social", n'innove que très peu au cours des ans… Cette année, le scandale des "légendes" erronées concernant le génocide au Rwanda a marqué les esprits, jusqu'à Paris (sites spécialisés sur la photo)… JPB

«#Dysturb» bouscule Visa pour l'image à Perpignan

Par Patricia Blettery

Dans les rues de Perpignan, dans le sud de la France.

©Pierre-René Worms/RFI

#Dysturb, c’est la signature présente sur de nombreuses affiches collées cette semaine dans Perpignan. Derrière le mot-dièse, des photographes habitués aux zones de guerre. Frustrés du peu d’attention accordée au chaos centrafricain mais également à leur travail de photojournalistes, ils ont d’abord pris la rue d’assaut à Paris en mai dernier. Invités à Visa pour l’image, ils ont réitéré l’expérience avec leurs photos en 4x3 collées partout dans la ville.

Le métier de photojournaliste va mal. Nul besoin de venir à Visa pour l’image à Perpignan pour le savoir. La presse n’investit plus dans l’image fixe. Crise du journalisme, crise du photojournalisme, crise de la presse. Tout a été dit sur le sujet en 26 ans de Visa pour l’image. Cette année, le collectif #Dysturb bouscule les codes. Et cherche une autre voie… Une trentaine de très grandes reproductions de photos ont ainsi été placardées dans la ville. Un collage qui donne au plus grand nombre une fenêtre sur les événements en Ukraine, au Mali, à Gaza.

Déranger, bousculer, secouer

Pierre Terdjman est à l’origine du projet : « On a de plus en plus de mal à convaincre le lectorat, les gens nous font de moins en moins confiance. On ne se plaint pas, mais, on cherche une solution, en se demandant comment on peut informer, comment continuer à faire notre métier ». Les photographies collées sur les murs, loin des chapelles et couvents de Perpignan, font parfois un peu grise mine, froissées, déchirées, collées un peu vite. Mais elles s’imposent aux passants. Et bousculent leurs habitudes. Et c’est ça qui fonctionne ! Vous voulez du people, et ben on va vous donner du Gaza ! #Dysturb quoi !

Benjamin Girette, co-fondateur du collectif insiste sur l’aspect interactif de l’opération : «Quand on colle les affiches, y a un dialogue possible avec les photographes. Pierre Terdjmann est là devant ses photos et il peut répondre aux passants. Et pour nous c’est très important ». L’Unicef a tenu à s'associer à l'affichage et a financé 5 photos sur les 30. Preuve que l’initiative plaît. Sur les réseaux sociaux, le mot-dièse #Dysturb et les photos des affiches commencent à être visibles. Et d'autres collages sont prévues à Bayeux, Bruxelles, et New York.

Transmettre l'information le mieux possible

Et puis il y a les personnes rencontrées à l’autre bout du monde et pour lesquelles ils prennent des risques : « On a une obligation de résultat car on s’est engagé vis à vis des gens qu’on a photographié. On leur a demandé de nous faire confiance. Et on ne peut pas se permettre de dire qu’on a fait notre boulot parce qu’on a vendu un quart de pages. Cela ne suffit pas ». Exigeants les photojournalistes. Mais ça, on s’en doutait un peu.

→ Pour suivre l'opération sur Twitter, @Dysturbofficial

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans Arts musique
commenter cet article
15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 11:02
jacques Gautrand
jacques Gautrand

Invité du blog, l'ami Jacques GAUTRAND, journaliste, économiste, originaire d'Elbe et vivant depuis de nombreuses années à Paris - cet article extrait du site CONSULENDO :

http://www.consulendo.com/La-democratie-d-opinion-et-le.html

Léditorial de Jacques Gautrand - Septembre 2014

La démocratie dopinion et le poison insidieux de la "transparence"

Nous sommes définitivement entrés dans la démocratie dopinion.

La démocratie dopinion est le stade actuel de la démocratie repsentative dont les bases avaient été jetées au 18ème siècle dans les pays industrialisés.

Rappelons le principe de la démocratie repsentative : la « souveraineté nationale » appartient au peuple qui en fait délégation à des repsentants élus pour exercer le pouvoir législatif et exécutif en son nom.

Ce système qualifié par Winston Churchill de « pire système à lexception de tous les autres » a fonctionné pendant deux siècles.

Lexpansion planétaire des médias de masse, leur pouvoir grandissant dans la formation des opinions publiques, et surtout, depuis une vingtaine dannées, lessor fulgurant des médias électroniques et le sacre de lInternet, ont bouleversé le fonctionnement de la démocratie repsentative : au motif que les citoyens réclament plus de "démocratie directe" et plus de "transparence"...

Parallèlement, la multiplication des sondages dopinion - utilisant des techniques de psychologie sociale développées aux Etats-Unis - a donné naissance à une nouvelle source de légitimation politique : lOpinion publique.

La combinaison de ces différents facteurs conduit à lavènement de la démocratie dopinion.

LOpinion publique : une souveraine toute-puissante, capricieuse et versatile ...

De même que les révolutionnaires de 1789 avaient remplacé le Roi par le Peuple souverain, les démocraties modernes ont remplacé le Peuple par lOpinion publique...

LOpinion publique peut paraître une entité abstraite, mais elle nest pas une chimère : tous les acteurs publics s’y réfèrent, soit pour s’en réclamer, soit pour tenter de la séduire et de s’en servir.

LOpinion publique, par la place centrale quelle occupe dans notre société des écrans et des médias, a une existence propre et peut être qualifiée de fait social.

Omnipsente, envahissante, toute-puissante, cette Opinion publique est la cristallisation dune opinion dominante, formatée et diffusée par le système des médias et des écrans.

Et cette opinion dominante devient la norme qui s’impose à tous…

Cette nouvelle souveraine, versatile et capricieuse, qui régente notre quotidien, le politologue Jacques Julliard la surnommée « La Reine du monde » dans un petit livre percutant, sous-titré : « essai sur la démocratie dopinion » (1)

La caractéristique de cette Opinion publique ? Elle varie, fluctue, change et brûle souvent dès le lendemain ce quelle a adoré la veille ...

LOpinion publique :
une "souv
eraine" inconstante et capricieuse

LInternet et la multiplication des médias d’information en continu - qui se nourrissent mutuellement - dune part, et, dautre part, lexplosion desseaux sociaux (plus justement appelés en anglais social medias) ont libéré, au delà de tout ce que lon pouvait imaginer, un déchaînement dexpressions qui s’agrègent dans ce flux perpétuel de lOpinion publique, mouvant, changeant, capricieux et versatile.

Or le problème, c’est que le fonctionnement de nos Etatspend toujours des "rouages" de la traditionnelle démocratie repsentative : des dirigeants élus pour un mandat de plusieurs années. Un fonctionnement qui entre directement en conflit frontal avec les codes de la démocratie dopinion, laquelle exige instantanéité, réactivité et aussi "transparence" ...

Conflits de légitimi

Cette contradiction insurmontable conduit aujourdhui à des conflits de légitimi dont on peut observer chaque jour les dégâts. Car

Le temps médiatique nest pas le temps de la décision politique ;

Le temps médiatique nest pas le temps de la Justice ;

Le temps médiatique nest pas le temps de léconomie, de lentreprise, de l’investissement….

Quelles en sont les conséquences pour les dirigeants politiques et pour les chefs dentreprise ?

Les dirigeants politiques ne peuvent plus prendre de décisions difficiles pour le long terme : prisonniers de leur courbe de popularité, ils agissent en fonction des fluctuations erratiques de l’opinion publique, et cherchent davantage à « plaire » à cette opinion quà agir pour ce qui est l’intérêt général du pays.

La production de lois et de règlements s’emballe dans une vaine tentative de « coller » aux attentes de l’opinion publique. On dit que les dirigeants "courent" derrière l’opinion ...

Laction publique obéit de plus en plus à des considérations démagogiques ou populistes. Doù des décisions absurdes ou lourdes deffets pervers. Ainsi le "principe de précaution" inscrit dans la Constitution ; lobsession de légalitarisme qui conduit à des décisions purement quantitatives, à l’imposition de quotas dans différents domaines ou à l’adoption de mesures fiscales anti-économiques ; ou encore lexigence de "transparence" à tout bout de champ - un point sur lequel nous reviendrons.

Des élites "suspectées"

Dans la démocratie dopinion, la vie publique donne cette impression d’impulsivité, de décousu, de chaos, sans ligne directrice, sans vision davenir ... face à ce déferlement désordonné d’images, de déclarations, d’événements que déverse, à jet continu, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, le système des médias et des écrans, les dirigeants politiques semblent davantage emportés par ce torrent impétueux que capables den dominer le cours. Doù ce sentiment d’impuissance qu’ils donnent face au désordre du monde et cette défiance à l’égard des élites dirigeantes que les sondeurs recueillent dans les profondeurs de la population (à moins que cela ne soit encore un des nombreux effets pervers de la démocratie d’opinion) ...

Pour les dirigeants dentreprise, le sacre de lOpinion publique a aussi des conséquences . En cas de crise, daccident, de restructurations, de conflits, de plans sociaux le nom de lentreprise est instantanément mis sous les projecteurs de lactualité, ses dirigeants deviennent suspects, soupçonnés de vouloir "cacher" la vérité à l’Opinion, et il s’ensuit souvent des dégâts irrémédiables pour l’image de marque (on se souvient des affaires Buffalo Grill ou Spanghero) ...

L’image est devenue plus importante que la réali : cela vaut autant pour les hommes politiques que pour les entreprises ... Ces dernières ont pris conscience que l’image de marque est désormais un capital immatériel essentiel. Mais cest un actif ambivalent : il peut être vite valorisé et tout aussi rapidement dévalué, au moindre incident, dans le tohu-bohu médiatique et le cancan perpétuel des médias sociaux...

La tyrannie de la "transparence"

Une des dérives pernicieuses de la démocratie dopinion est lexigence systématique de "transparence" : tout doit être montré, avoué, "dévoilé", "révélé", exposé en public...

Autant il est légitime de demander de tout dirigeant qu’il fasse preuve de franchise, de loyauté, et de cohérence entre ses paroles et ses actes, autant exiger de tout connaître de lui - y compris les détails de sa vie personnelle voire intime - et que toutes les informations le concernant soient accessibles au public (cest à dire online !) devient inquisitorial : un travers très dangereux qui ppare un totalitarisme soft...

La société des écrans et des médias produisant des images sur tout en permanence, flatte la pulsion trop humaine du voyeurisme. L’exigence de "transparence" brandie à l’égard de certains ne flirte -t-elle pas avec une curiosité malsaine ?

Le fait que la société des écrans et des médias soit une société dexhibition personnelle ou chacun "affiche" les images de lui même et de ses proches sur les murs du cybermonde - avec les effets pervers que l’on sait (cf. l’affaire récente de détournement par un hacker de photos intimes de stars américaines), explique aussi cet engouement actuel pour la "transparence".
Mais il ne peut le justifier.

Il nous faut réaffirmer haut et fort le droit imprescriptible de chacun au secret, au respect de sa vie privée et intime. Cétait une grande conquête des démocraties face aux régimes totalitaires qui visaient à nier la vie individuelle et à refuser la liberté de conscience ou de culte, au nom d’une idéologie collective s’imposant à tous.

Le diktat de la "transparence" absolue conduit à une société de robots.

Non, dans la Cité comme dans lEntreprise, tout ne peut pas être dit à tout le monde, du moins à un moment donné : il ne peut pas y avoir de décisions ou dactions pertinentes et pérennes sans des espaces de confidentialité, sans une part de secret. On ne peut pas demander à un dirigeant dagir de façon responsable si, dans le même temps, on le prive de "son âme et conscience" ; si on lui dénie son intériorité et son quant à soi.

Jacques Gautrand

jgautrand [ @ ] consulendo.com

(1) Éditions Flammarion, coll. "Café Voltaire" - janvier 2008

Partager cet article

Published by leblogabonnel - dans Idées
commenter cet article

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog