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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:10
la colombe de PICASSO
la colombe de PICASSO

leblogabonnel, journal quotidien personnalisé, de plus en plus collectif (aujourd'hui 2 participations amicales )

blogue qui se veut un accélérateur d'alertes, de prises de conscience.

à venir :

ces politiciens qui nous harcèlent (Marcel MATEU, d'Elne et du Conseil Régional - "socialiste") - la vérité d'Yves BARNIOL, maire d'Elne (divers droite) et les 8000 signatures pour les noms de femmes exceptionnelles) - la vérité de J.Marc PUJOL, maire de Perpignan -

La gabegie du jour :

un milliard que l'Etat a dépensé, en vain, pour l'écotaxe (votée par Sarko, annulée par Hollande, sous la pression des "bonnets rouges" bretons…)

TROIS VERSIONS DU DÉSASTRE

Cent ans après le commencement de la Première Guerre mondiale, le théâtre de la Rencontre de Perpignan en a fait une émouvante et belle commémoration.

Avant de parler de la création collective de Guy Jacquet et de son équipe, j’aimerais évoquer quelques autres façons de dire l’indicible de cette catastrophe.

LA FLAMME DU SOLDAT INCONNU
Dans la lignée des mises en scène convenues et de la rhétorique de la victoire sur l’ennemi, on va installer en 1919, sous l’Arc de Triomphe de la place de l’Étoile à Paris, un tombeau symbolique appelé « cénotaphe » richement sculpté, de près de dix-huit mètres de haut, représentant, sur ses quatre faces, des victoires ailées portant dans le dos, en guise d’ailes, des ailes d’avion.
Mais cette inventivité ornementale va soudain déranger, faire scandale.
Un an plus tard, le cénotaphe en question sera retiré et remplacé par une simple flamme qui brûle jour et nuit en mémoire du soldat inconnu inhumé en dessous.
Après le million de morts de la Grande Guerre, la rhétorique grandiloquente du triomphe n’est plus de mise. Place à l’abstraction et au symbole.

À PERPIGNAN
Le monument érigé sur l’Esplanade, est plus narratif. Mais il n’est pas convenu.
Tout de dépouillement et de retenue, c’est un des plus beaux de notre pays.
Il reprend un schéma d’arc de triomphe classique en le simplifiant. Les sculptures qu’il abrite et qui évoquent la vie locale, sont monumentales, frustes et émouvantes.

 

Il clôt une avenue bordée de superbes demeures de la belle époque et est contemporain de ces immeubles de béton, de briques et de galets qui font de Perpignan un des foyers de la belle architecture des années 1920 à 1950.

LA MAGIE DU THÉATRE
Les acteurs du théâtre de la Rencontre, dans le quartier Saint Martin, qui ont créé « je vous aime pour la vie » ne sont ni dans l’abstraction, ni dans le dépouillement et la retenue.
Et ils nous touchent pourtant d’étrange façon.

Quel est leur secret ?

Ils donnent simplement la parole aux vrais acteurs du drame, à travers leurs correspondances, leurs chansons et des images photographiques ou cinématographiques sorties des archives.

L’argument de la pièce : réunis dans le grenier d’une maison de famille, les descendants de poilus d’antan découvrent de vieux témoignages et nous font part de leurs trouvailles.
Et ces trouvailles qu’ils font, se mêlent avec ce que l’on pressent de leurs vies d’aujourd’hui, de leurs relations et de leurs conflits.

Alambiqué ?
Absolument pas.
Tout ici semble couler de source. On est sur de méchants praticables dans l’arrière fond de ce grenier qui n’en est pas un. Les acteurs jouent avec un art parfait du mime, de la suggestion et de l’ellipse, sans naturalisme ni distanciation. Les lumières sont bien composées et le décor mets tout le monde en valeur.
Un très beau travail d’équipe qui émeut et donne à réfléchir.

André Scobeltzine

 

 

 

**Jean-Christophe GARY :

 

 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Carnet de doute (éd. Dagan), ou qui souhaiteraient en prolonger la lecture, voici un lien vers l'émission Les lectures de Gangoueus, sur Sud Plateau TV

La critique : ICI

 

Merci de faire suivre... et d'aller y faire un tour.

 

JC Gary

www.jcgary.com

 

"Il faut découvrir ce roman étonnant, chargé de doute et de folie. Après le capitaine Kurtz, le personnage de Gary sombre dans cette Afrique énigmatique..."

Lareus Gangoueus

Résumé:

Un jeune metteur en scène français s'embarque dans un étrange projet. Un groupe d'artistes sénégalais s'est constitué afin de monter un spectacle. Ils passent leurs journées dans une case isolée et attendent des danseurs qui n'arrivent jamais. Au fil d'un carnet qui tente de se frayer un chemin de conscience, l'homme est initié à l'épopée de Soundiata par les griots du groupe. Il décide alors de faire de ces récits la source d'une nouvelle création. Il découvre aussi, au fil des pages qui s'égrainent, que la vérité n'est pas dans les mots, mais dans l'entre-mots, que la vérité n'est pas le visible, mais l'invisible, que la vérité n'est pas unique.

Ce carnet est un fil rouge, mais un fil qui ne connaît plus de fin, où les mots deviennent les ombres d'un esprit sombrant dans la folie, sous le poids d'une « nuit africaine » déroutante et dans l'intimité d'odeurs âcres et douces.

Editions Dagan (170 p.)

 

- - - - 

 

JEUDI 11 DÉCEMBRE - 21h00

CENTRE CULTUREL JEAN FERRAT - CABESTANY

(Avenue du 19 mars 1962)

 

 

L’ETRANGER - “Réminiscences” d’après l’oeuvre d’Albert CAMUS

 

Pierre-Jean PETERS : comédien
Jean-Pierre JULLIAN : batterie, percussions
Guillaume SEGURON : contrebasse, basse
Adrien DENNEFELD : guitare


Ce projet réalisé par le comédien Pierre-Jean Peters est le résultat d’une passion qu’il consacre depuis dix ans à ce monument littéraire. Fruit d’un travail croisé entre l’adaptation théâtrale d’une oeuvre littéraire et le Jazz, il a imaginé un quatuor dans lequel il incarne la figure de Camus l’écrivain et son héros Meursault. Ses partenaires musiciens sont une présence essentielle qui fixe le ton et installe un mouvement parallèle et ordonné. Séquences organiques, compléments lyriques fixés dans la dramaturgie. Cette hybridation révèle le sens profond du texte ainsi que les thèmes chers à Camus : L’Algérie et le Soleil, le Meurtre, la Justice, la Révolte.

Cette création est issue des résidences des Pôles Jazz en L’R soutenus par le Conseil Régional et la DRAC Languedoc-Roussillon.

A NOTER : Une rencontre avec Pierre-Jean Peters aura lieu à la bibliothèque de Cabestany le mardi 9 décembre à 18h (entrée libre).

Co-production avec la ville de Cabestany et avec le soutien de Réseau en Scène et de Jazz en L’R (Journées Jazz en L’R).

 

TARIFS : 10€ / 7,50€ / 6€

Information et réservation : 

04 68 51 13 14 

WWW.JAZZEBRE.COM

dessins d'André Scobeltzine
dessins d'André Scobeltzine

dessins d'André Scobeltzine

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 08:37
 
 
Dans “You are my destiny”, la Catalane de 48 ans propose un dérangeant parcours à travers la souffrance et le sexe. Actuellement à l'Odéon.

« You aaaaaare my dessssstinyyyy... » C'est donc cette larmoyante et flamboyante chanson de Paul Anka — datant de l'an 1958 — qui sert de titre à la dernière création, furieuse et cruelle, de la Catalane Angélica Liddell. On l'entend à la fin de son dernier spectacle, créé au Théâtre national de Bretagne, quand l'actrice-auteur-scénographe-metteuse en scène a fini de régler leur compte à dix machos à poil sur le plateau rouge sang, soudain réduits à rien devant un palais des Doges vénitien de carton-pâte. Il lui aura fallu plus de deux heures de tortures scéniques variées — taper de toutes ses forces, jusqu'à épuisement auditif et physique sur d'énormes tambours, s'asseoir à l'équerre sans appui, le dos juste plaqué au mur — pour qu'ils s'avouent vaincus. A moins que ce ne soit elle — décoiffée, blafarde, blouson de cuir noir et jupe de fée en tulle vert — qui déclare, à sa façon, forfait. Laminée comme son public par une rage tout ensemble tragique et enfantine, régressive. Cette fille spirituelle d'Antonin Artaud, qui ne cesse d'explorer sur scène les liens sulfureux entre douleur et plaisir — jusqu'à l'automutilation dans La Maison de la force en 2009 —, propose une fois encore un dérangeant chemin de croix à travers la souffrance et le sexe, l'humiliation et la jouissance. Autour du viol de la sage et trop belle Lucrèce par Tarquin, dans la Rome antique du VIe siècle avant ­Jésus-Christ, elle a orchestré une toxique variation qui condamne et légi­time à la fois le violeur. Jusqu'à défier la femme violée d'aimer son bourreau, le seul peut-être à la tant désirer.

La rédemption amoureuse

On ne peut reprocher à la performeuse de 48 ans d'être artistiquement correcte et dans les clous d'un féminisme conventionnel. Plutôt dans la tradition d'un dolorisme judéo-chrétien, d'une exaltation mystique de la souffrance, puisée chez de lointains compatriotes comme sainte Thérèse d'Avila ou saint Jean de la Croix. Adaptant à sa rageuse façon le vieux fait divers conté par Tite-Live — repris par Shakespeare et illustré par bien des peintres de la Renaissance —, Angélica Liddell paraît y reprocher à la vertueuse Lucrèce de s'être suicidée devant son époux, ne supportant pas la souillure du viol. Et elle suggère, entre deux éructations obscures, qu'elle aurait mieux fait de filer avec ce criminel qui la voulait de toutes ses forces. Est-ce parce qu'elle fait subir d'authentiques mauvais traitements à ses acteurs-complices, qu'Angélica Liddell peut ensuite leur pardonner leur brutalité ? You are my destiny (Lo Stupro di Lucrezia) ou la rédemption amoureuse... Dans La Maison de la force,l'artiste hurlait sa douleur : elle racontait qu'à Venise, déjà, elle venait de subir tous les déchirements, toutes les humiliations de la passion. Jusqu'au ravage de soi. Cinq ans plus tard, elle nous ramène dans une cité des Doges aux décors de comédie musicale pour y faire la paix. Elle exorcise. Mais au risque de se vautrer dans des exercices scéniques pénibles dont le spectateur devient l'otage...(C) Télérama

 

 

** voir J.Pierre Bonnel, de 9h30 à 13 heures, ce mercredi 10 décembre, à la maison de la presse d'Argelès (L'escargot bleu), rue du cinéma Jaurès : dédicaces, contacts et plus, si... 

 

 

*** à voir enfin ::

 

http-//leblogcultureldyl.centerblog.net/2886-decouvrir-robert-rius

Merci à Yvette LUCAS : voir son blog pour découvrir l'écrivain RIUS ce mercredi à Château Roussillon, chapelle, 18H...

Angélica LIDDELL

Angélica LIDDELL

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 11:12
Robert RIUS - Sant-VICENS - L'Art postal

 

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Conférence le 10 décembre 2014, 18 h, Chapelle de Château Roussillon - Robert RIUS -

 

**

  •     Collection François Desnoyer, rue Emile Zola, 66750 Saint-Cyprien
  •  

De 1943 à 1981, le grand mécène Firmin Bauby accueillera à Sant Vicens, son mas perpignanais, de jeunes créateurs en résidence et de grandes signatures de la scène artistique internationale pour la création de céramiques d'art. Picasso et Dalí y seront invités tout comme Picart le Doux, Saint-Saëns ou Perrot. Toutefois, le destin de Sant Vicens se verra à jamais associé au nom de Jean Lurçat qui réalisera, de 1952 à 1966, l'ensemble de sa production de céramiques. 

 

Cette période représente l'âge d'or de Sant Vicens qui rayonnera à travers le monde grâce à des expositions présentées à Paris, Melbourne, Copenhague, Barcelone ou Hanovre. L'exposition des Collections de Saint-Cyprien revient sur les différentes étapes de l'histoire de cet important foyer de l'art en Catalogne tout en révélant la production de près d'une trentaine d'artistes ayant porté la céramique au rang d'oeuvre d'art.

 

***A voir : l'art postal à L'Espace des Arts, au Boulou jusqu'au 18 décembre :

(entrée libre)

    

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******

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      cliquez ici

 

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PREPARATION DE L'EXPO "TRESORS POSTAUX"

Pour lire la suite cliquez ici

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 17:19
Le maire de Perpignan en rappel sur le Castillet
Le maire de Perpignan en rappel sur le Castillet

Jean-Marc PUJOL, le sportif ! Notre maire fut, ce week-end, le héros du téléthon ! Qui ose colporter la rumeur selon laquelle il passerait ses congés de fin de semaine au Maroc..? La preuve, la voici, la voilà, il fut, notre homme au coeur de Perpi, de la foule, des bénévoles, des sapeurs et des pompiers, des pompons girls, pour montrer qu'il était bien là...

Il se frotta même à l'exploit, au froid et à la brique du Castillet, notre vieille prison, notre reste de rempart, cette porte qui mène au centre historique et s'ouvre vers le nord, les quartiers du Vernet, paupérisés et délinquants, et vers la France, et l'Europe !!!

M.PUJOL, un sacré sportif, c'est ainsi qu'on l'aime :

1974 : Champion de France par équipe de pêche sous-marine

1984-1996 : Président National de la Commission Nationale de Pêche Sous-Marine de la Fédération Française d'Études et de Sports Sous-Marins

1985-1988 : Membre du Comité Directeur National de la Fédération Française d'Études et de Sports Sous-Marins...

Et c'est pas tout : Randonnées en montagne, plongée en apnée, golf, hand-ball, volley-ball, football, rugby, tennis.

Samedi, il descendit en rappel le monument historique vénéré par les Catalans. Le Castillet, c'est son Canigou à lui. D'autres hommes politiques (et femmes, telle Ségolène Neuville) préfèrent monter au Canigou. Lui, JMP, il préfère descendre !

C'est d'ailleurs l'homme de la descente : au fond des mers, au fond de la dette urbaine, au fin fond des sondages, au tréfonds de l'estime que lui portent les citoyens, commerçants et nouveaux arrivants de notre belle ville…

Mais bon, pour le téléthon, il se montra fier du menton ! On l'aime comme ça, au coeur de la mêlée, notre maire adoré !!!!

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 20:13

 

Soutenez Antoine et Lulu, maraîchers bio !!!

Une opportunité de faire avancer notre projet plus vite...

 

Bonjour à tous,

 

Comme vous le savez, Antoine et moi, maraîchers de l'AMAP Le palais du vert (Palau-del-vidre), avons monté un projet sur le site de MY MAJOR COMPANY (MMC), site de financement participatif, afin de trouver les fonds pour le renouvellement de la couverture de nos serres.

 Nous vous avons déjà sollicités pour diffuser dans vos réseaux le lien qui correspond à notre projet (https://www.mymajorcompany.com/soutenez-antoine-et-lulu-maraichers-bio). Et nous sommes à aujourd'hui à 30% de la somme nécessaire.

Aujourd'hui, un coup de pouce énorme s'offre à nous. Et nous avons encore besoin de vous. MMC travaille avec différents partenaires dont AXA (groupe international français spécialisé dans l'assurance). AXA nous a sélectionnés avec 5 autres projets pour participer à un concours.

En quoi cela consiste : Rien de plus simple, les projets sont soumis au vote. Le projet qui réunit le plus de votes gagne son financement à 100% par AXA, le 2ème est financé à 40% et le 3ème à 30%.

 

Les modalités : la période de vote s'étend du 28/11/14 au 02/01/15.

Un vote c'est un clic sur notre projet que vous retrouverez sur le lien : http://partagerproteger.axa.fr/index.html (notre projet sera en ligne à partir du 28/11/14). Pour le premier vote on vous demandera une inscription sur ce site puis vous pourrez revoter ensuite simplement en cliquant sur notre projet.

 

Ce qui est autorisé c'est un clic par jour par adresse mail.

    Conclusions : il nous faut un maximum de clics pour pouvoir gagner ce concours. C'est là que vous entrez en jeu. Cliquez tous les jours ! Diffusez ce lien au maximum dans vos réseaux et le plus régulièrement possible pour recueillir le maximum de clics. C'est 1 clic par jour par adresse mail du 28 novembre au 2 janvier. Plus la mobilisation sera importante et plus nous aurons de chance d'être bien placés, voire de remporter le concours !!!

 

Nous sommes très reconnaissants pour toute l'aide et le soutien que vous nous avez offerts jusqu'ici. Nous vous demandons encore un petit effort pour parvenir à notre objectif.

Merci de nous permettre de défendre ce en quoi nous croyons et pour quoi nous nous investissons au quotidien : une agriculture paysanne et une alimentation saine, respectueuses des hommes et de l'environnement.

Alors rendez-vous le 28/11/14 (ce vendredi !) sur http://partagerproteger.axa.fr/index.html

 

....... et n'ouliez pas de cliquer... ça vaut vraiment le coup de pouce  !

 

 

Couleurs de Collioure

Couleurs de Collioure

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 18:53
Les Poilus, par le Théâtre de la Rencontre
Les Poilus, par le Théâtre de la Rencontre

«Je Vous Aime Pour La Vie »

Paroles de 14 / Mémoire de 18

*** Une famille ouvrant les malles d'un grenier, trouve les témoignages émouvants et terribles de la ''grande'' guerre : lettres, déclarations, photos, films, chansons..

Depuis les tranchées jusqu'à leurs foyers et des familles jusqu'au front ils y a eu tant et tant d'écrits ... il y a eu tant et tant d'amour !!

Samedi 6 - Décembre à 20h.30

Dimanche 7 à 17h.30

CE SPECTACLE EST LA 57 ième CRÉATION DU THÉÂTRE DE LA RENCONTRE

avec

Aline Seyres- Fredérique Bugeau-Marielle Somme- Christian Albert- André Stuber- Guy Jacquet

« JE VOUS AIME POUR LA VIE »

Paroles de 14 – Mémoires de 18

Création collective mise en scène par Guy Jacquet

Lumières: Encuentra Light/Axelle Capmas-Sylvain Salinas-Jacky Solé -

Dispositif scénique/Costumes: Ateliers de la Rencontre

Musiques :Botrel- Monthéhus- Potier- Sablon- Fr.Lemarque...

« ...aurait-il fallu la guerre pour nous apprendre que nous étions heureux ? » R.Dorgelès

Août 1914, c'est la guerre en France.

Les plus jeunes et les plus vigoureux sont au front, les plus âgés et les femmes luttent chez eux.

Malgré la peur, l'absence, le manque, malgré l'Injustice et l'Absurdité, tous luttent, car ‘’faut tenir’’pour ceux qui se battent dans les tranchées de la boucherie!

Le dernier ’’poilu’’ nous a quittés...

mais pour lui et tous les autres nous refusons les chapes de plomb...ne rien exclure.. et surtout en n’oubliant pas les galonnés inquisiteurs, instruisant les tribunaux d’exception indignes !

Dès le début de la guerre, la démission du gouvernement civil face à la hiérarchie militaire a permis cette dérive militariste. En septembre 1914, (un mois après le début du conflit) le généralissime JOFFRE demande la création de tribunaux militaires spéciaux, à trois juges sous l’autorité de la hiérarchie. Décisions immédiatement exécutoires, sans appel ni grâce. Aujourd’hui encore, ces ganaches paradent, statuaires sur chevaux de bronze...

LE SPECTACLE

Au premier plan, un grenier d'où émergent les mots de tous : famille, amis, enfants... véritables forces d'un quotidien,disant leur amour, leur angoisse et leur courage, à leur ’’héros fantômes’’, là-bas, si loin !

Dans les campagnes la paysanne, dans le gris des usines l'ouvrière, ailleurs la bourgeoise et l'infirmière, chantant leur espoir, criant leur rage et leur peur ! Les fossoyeurs enterrent des pères, des fils, des amants, mais on trouve encore la force de fêter un anniversaire, une permissions, de créer un ouvroir municipal, d'improviser un hôpital…Femmes en tous points admirables, attendant, espérant et redoutant le retour de leurs hommes … dans quel état ?

Cette force de vie, ce sont les archives de notre mémoire... qui a tendance à s’enfuir si vite !

En toile de fond, les combats, les tranchées, la douleur, la peur, la mort... voix des soldats, ombres parfois sans visages, empoussiérées de craie ou boueuses d’eau et de sang !

Prisonniers de trous d'obus... Sortis de Nulle part ! Et cela de part et d’autre du Rhin !

Chansons et musiques d’alors, poèmes d’Apollinaire, Aragon, Walt Whitman, Brecht, tracent aussi le quotidien des civils et soldats … lutte d'une France et d’une Allemagne trompées.

C’est l'histoire des Poilus. C’est la guerre, c’est l’horreur, c’est absurde et c’est la belle amour ...

C’est la vie.

G .Jacquet

***************************************************

Le Théâtre de la Rencontre remercie Mireille Grau, Jacky Solé, Mr,Rouzaud, Vincent Sabatier, Photo-Rimages,

L'Asso-Sériegraphie, Aquavidéo, sans qui ce spectacle ne serait pas tout à fait le même.

---------

Le théâtre n’est pas coté en bourse :

« le théâtre est un temps superflu pensent les gens du pouvoir efficace et je prône qu’on s’en préoccupe,...car l’homme ne vit QUE pour le superflu !‘’» (B.Brecht)

C’est dire son importance et combien certains êtres ou évènements d’anodines apparences, peuvent nous marquer au fer.

Pourquoi certaines histoires ou quelques destins s’inscrivent-ils en nous ?

Parce qu’ils racontent l’homme dans le rire ? Les larmes ? Les peurs ? L’espoir…

Le théâtre peut se passer de tout, sauf de l’humain !

C’est à peu prés tout ce que j’ai retenu de Shakespeare, Samuel Beckett, Jean Vilar, Peter Brook, Giorgio Strehler et Antoine Vitez.

Mais sommes-nous une époque ‘’humaine‘’ ?

L’an 2000 n’aura été ni l’apocalypse annoncée par les Cassandre, ni la mutation extra-terrestre fantasmée par la science-fiction des années 1950.

Pourtant depuis les champignons nucléaires de Los Alamos, le monde va vite.

Trop !

Environnés d’outils toujours

plus performants, nous communiquons plus par connexions que par poignées de mains ou regards échangés.

Est-il assuré que nous nous parlions mieux ?

ALORS, dans la spirale des mondes virtuels qu’on nous prédit, il est des rendez-vous où la dimension de l’homme reste intacte.

Et si les projecteurs remplacent aujourd’hui le soleil des hémicycles grecs, le théâtre demeure ce lieu privilégié où la cité peut encore se rassembler pour s’étonner, rire, frémir, s’indigner et aimer sans intermédiaire…mais en compagnie (le joli mot).

Bâtisseur d’histoires tellement invraisemblables que, seul, le jeu peut rendre plausibles, le théâtre est l’étang où le monde se regarde. Reflet sincère, il nous propose clairement l’artifice de sa lumière, pour mieux cerner, en direct, nos zones d’ombres et nos trop grandes certitudes. Il est un rempart vivant contre la manipulation des images. Donc des consciences !

Parce qu’il se donne pour ce qu’il est profondément : un conteur de l’aventure humaine dans ses tapages et ses flambeaux, le théâtre confronte nos quotidiens parfois trop quotidiens, avec l’humour ou les frissons de nos songes.

Et cela dans une sincérité généreuse de tous les instants.

’’J’attends de l’homme qu’il me rende plus humain’’,

écrivait Brecht dans le programme de Mère Courage.

Voilà qui peut nous réunir longtemps encore !!

Guy Jacquet

- - -

Varappe !

Je parlais du Chili en 73/

de la soif au Sertao en 72/

Sarbra et Chatila en 1982 /

des Iks morts de faims en 2003 /

de Kaboul en 2010 /

encore du Sertao en 2011...

des polus englués dans les tranchées mortifères en 2014

et alors ?

L'artiste a bien du mal à se tenir entre les maux du monde et les mots du théâtre

Plus exactement, entre la joie du théâtre et les affres du monde, dans cet écart, parfois si mince , entre bonheur de l’un et malheurs de l’autre. Est-ce possible ?

Aussi intenable que ce soit, c’est pourtant là qu’il nous faut travailler. Sans relâche.

Par le rire ou le frisson!

Et certainement pas pour oublier !

Le « théâtre pour oublier » fait le lit des révisionnistes de tous poils.

L’idée d’un théâtre d’oubli est contraire à la citoyenneté et à l’obligation de se souvenir que tout artiste conduit, inconsciemment parfois.

A l’angle naissant du 3ème millénaire, nous n’avons pas d’autre alternative.

Combien sont à l’avant des défilés et laissent leur engagement artistique à l’arrière scène ?

Pour autant, il ne s’agit pas que l’acteur se contente de participer aux meetings nécessaires, ou qu’il se saisisse de l’actualité sans arrêt (après tout, Shakespeare et le théâtre grec peuvent parfaitement dire le monde d’aujourd’hui).

LA LUTTE HUMAINE DOIT SE MENER AU PLATEAU, DANS LE BONHEUR DU PLATEAU sans pour autant transformer nos théâtres en tribunes pour partis politiques où les mots d’ordre remplaceraient la pensée critique et le doute artistique.

Surtout pas !

Pour paraphraser Jouvet : Ayons le courage d’inclure le monde dans notre art. Ce monde qui, si souvent, tourne à l’envers des clepsydres et dont les horreurs nous accablent.

Jusqu’à l’inertie, parfois.

Les camps, les épurations, les gorges ouvertes au nom multiple de dieu, les pierres serrées entre des doigts d’enfants, les famines planifiées, les exclusions structurées par des logiciels à l’œil fixe, tout cela nous ramène au pire.

A l’innommable qui a poinçonné le dernier siècle.«… ce non-humain, dont les camps nazis ont avéré la présence au sein même des hommes les plus banalement humains… », ainsi que l’écrivait Serge Daney, avant de mourir.

Qu’on le veuille ou non, c’est toujours le monde qui borne la perspective du travail artistique.

Et plus particulièrement celui de l’acteur, totalement et physiquement immergé dans cette représentation particulière du monde, dans ce rendez-vous unique qui s’appelle ‘’théâtre’’

C’est dans le bonheur d’un théâtre (qui saura faire la part du non-bonheur, sans ennui ni complaisance), qu’acteurs et spectateurs échangeront leurs colères mais aussi (surtout) leur envie amoureuse du monde.

L'inconfort de cette position nous fait, bien souvent, surplomber, le vide.

Mais à quoi bon nous revendiquer ''artistes'' si nous devons craindre cette varappe là?

Et de plus: pourquoi cela serait-il triste ?

Guy Jacquet

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 09:35
Pedro SOLER, Gaspar CLAUS, Inès BACAN
Pedro SOLER, Gaspar CLAUS, Inès BACAN

***Musée MUSIC de Céret - Rencontre avec Paul Macé et Guillaume Lagnel

Son inauguration a eu lieu en mai 2013 (voir ce blog), en présence du Président du Sénat

Paul Macé, le directeur du musée, nous ramène aux origines du projet la structure, le CIMP (**), a collecté des instruments depuis 20 ans : la base était composée d'instruments catalans, dont quelques pièces exceptionnelles, un saxo…et douze mille partitions…Il s'agit de montrer tout le contexte d'une culture dans un espace transfrontalier.

Ce sont Henri Francès et Vidalou qui ont commencé à gérer. P. Macé est en place depuis onze ans; il a eu l'excellente idée d'accueillir la collection -coeur de l'ensemble muséal- d'une famille juive originaire de Zurich, ayant quitté l'Autriche en 1937, et une destinée incroyable… En 2011/12 apparaît la notion d'espace muséographique.

Et les donateurs sont nombreux : P. Macé explique les conditions de la donation; la transmission s'opère par le sensible et le spectacle vivant. : il ne faut surtout pas que ce soit un musée de l'exclusion; un musée pour tous car les gens ne sont que rarement initiés à la culture musicale, ou autre…

Il s'agit d'atteindre des populations lointaines par le sens : on a travaillé l'odorat avec le musée de Grasse, explique le directeur, tout en jouant du paradoxe : "Ce n'est pas un musée de musique !"

Car la musicologie est discrète; les légendes ne sont pas techniques mais utopiques… Le spirituel est privilégié : les entrées dans les salles, les continents, les peuples, se font grâce aux mythologies !

Le musée, ancien hôpital, flanqué d'un petit théâtre à l'extérieur et d'une salle de danse au-dessus des salles d'exposition, présente 380 instruments, sélectionnés parmi plus de 4000… On ne peut pas tout montrer : les locaux sont exigus…

L'essentiel est la philosophie du projet : allier le comité scientifique et les émotions du collectionneur.

Déambulation lente dans le clair-obscur d'un labyrinthe décoré, scénographie par Guillaume Lagnel : les cartels, souvent dans le noir sont à éclairer avec de petites lampes… La marche des yeux émerveillés commence :

Dans l'antichambre, on "suggère des territoires car chaque peuple vit la Terre à sa manière." la parole de Paul Macé a le don des formules poétiques… Son commentaire nous charme et nous conduit jusqu'à la deuxième salle consacrée à la Catalogne…La halte est longue et l'analyse est inutile : à chacun de venir ici, lire, voir et réfléchir !

Puis c'est à l'étage, le couloir où est mis en évidence l'Aulos, cette flûte à double tube inventée par Athéna pour imiter le chant funèbre de Méduse…

Voici ensuite le secret des anches : le musée de Céret est le seul, en Occident, à avoir acquis les anches des instruments : elles sont trop périssables !

La nuit du musée mène à la lumière des Méditerranées : peuples nomades, le berceau de l'Orient, les peuples de la mer, la salle baptisée "désert et oasis", et les routes de la soie…

On s'arrêterait bien pour bivouaquer ici, on partagerait bien le thé, mais le risque est d'embouteiller les lieux : la visite se fait au compte-goutte, quand on voudrait s'allonger sous la tente de la salle plongée dans la pénombre des civilisations et de cette paix virtuelle représentée par les créations instrumentales…

On sort, on reviendra, on marchera sentiment dans la patience de l'Histoire de la musique…

P. Macé revient sur la structure associative gérée sous convention Etat-Région, commune et communauté de communes. Elle a vocation à

préserver le patrimoine,

à prodiguer des conseils auprès des collectivités et des artistes...

à lancer des actions, comme la "Festa del Joglar", dont c'est la 14° diction à Céret, et un festival de "Trobades" en novembre et décembre. : dans la salle de l'Union rénovée, des instrumentistes, danseurs, tous travaillent sur la musique de tradition orale, populaire et sacrée…

Jean-Pierre BONNEL

- du 21 au 29 novembre, le musée, en partenariat avec le Conseil général 66, a proposé un voyage à travers diverses esthétiques musicales.

Contact : 0468082930 - www.culture66.fr

***Créer un "athanor" par Joseph VIDALOU

Écrire sur les origines du CIMP revient à rendre hommage à Roger Raynal, tant la personnalité de cette « figure », bien de chez nous, pesa sur toutes les grandes décisions liées de près ou de loin au monde sardaniste durant deux décennies.

Issu du foment de la sardane de Céret, sa préoccupation première, fut, avec son compère Joseph Burch, lui-même ancien président de cette association, de coordonner les actions des quatre organismes existant alors (à Céret, Argelés, Banyuls sur Mer, Perpignan) au sein de la Fédération Sardaniste du Roussillon (FSR), pour défendre et diffuser plus efficacement notre danse nationale. De quatre au départ, le nombre d’entités adhérentes décupla rapidement pour atteindre aujourd’hui plus de quatre vingts.


Le champ d’action paraissant trop étroit pour ses ambitions prosélytes, Roger Raynal « inventa » l’ IMPEM, autrement dit l’Institut de Musique Populaire et Méditerranéenne qui fonctionna parallèlement à la FSR. Ainsi pouvait-il plus facilement, au sein d’une structure allégée, développer des échanges culturels spécifiques avec nos voisins immédiats, notamment avec les Iles Baléares.


Dès 1987, le CIMP (Centre Internacional de Música Popular) vit le jour pour répondre à une logique plus pragmatique, découlant de l’octroi par la municipalité d’une partie non négligeable de ce magnifique bâtiment. Cet ancien hôpital, baptisé Saint Pierre, du nom du Saint Patron de Céret, est agrémenté d’une « capelleta », dédiée, paradoxalement à Saint Roch. Cette ambiguïté, n’est due, je pense, qu’à la présence dans ces locaux pendant des lustres, du siège de la société de secours mutuels du même nom. Le but premier de ce centre était, dans un premier temps, de collecter le plus grand nombre de partitions de sardanes et de toutes sortes de musiques pour cobla. Je rappellerai, pour mémoire, non sans fierté, que les premières partitions, composant le fonds initial de la collection, proviennent d’un don du foment de la sardane de Céret.


La collection d’instruments anciens (de cobla surtout) était une de nos préoccupations. Le souci de faire vivre ce centre, entrait prioritairement dans nos vues. Des instruments opérationnels furent également destinés aux élèves des écoles de la FSR Avec l’arrivée d’Henri Francès, le CIMP prit de l’ampleur : expositions, stages (en coproduction avec l’ADDM 66 : l’édition du livre sur les goigs fut de l’avis général une belle réussite). Des concerts illuminèrent la Capelleta. Des groupes musicaux virent le jour comme « Els Ministrils del Rosselló » et aujourd’hui le trio CIMPpatic, qui établirent leur résidence dans ses murs.


Notre souhait, celui de l’équipe fondatrice, guidée par le souci constant de la sauvegarde de notre identité à travers notre culture, se traduisait, par la création, à notre sens, à travers le CIMP, d’un « athanor », susceptible de confronter nos connaissances, en la matière, avec celles des pays méditerranéens. Le chemin était tracé .

Avec le talent de l’équipe actuelle, je suis persuadé qu’il deviendra non seulement une voie rapide vers le rapprochement des peuples, mais bien une vraie autoroute qui drainera vers Céret de nombreux généalogistes en quête de leurs racines.

(**) Le CIMP - MúSIC est une structure associative loi 1901, sous convention d'objectifs État / Région / Département / Commune de Céret.

Composition du bureau :

  • Vincent Vidalou et Frédéric Guisset, co-Présidents
  • Joseph Vidalou, Vice-Président
  • Marie Costa, Secrétaire
  • Georgette Galy, Trésorière
  • Roland Besson, Trésorier Adjoint

MúSIC . Musée des Intruments, Céret
14, Rue Pierre Rameil - 66400 Céret || Tél : (33)04.68.87.40.40
Infos pratiques || Contact || Plan d'accès || Infobulletin || Partenaires

Horaires d'ouverture
Eté : du 2 mai au 2 novembre 2014, le musée est ouvert tous les jours de 10h30 à 19h.

Hiver : du 3 novembre 2014 au 30 avril 2015, le musée est ouvert de 10h30 à 17h30 les lundi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi.
Fermetures : le mardi et le dimanche, l'hiver. Le 1er mai, le 1er novembre et sur la durée des vacances de fin d'année.

La billetterie est close une demi-heure avant la fermeture du musée.

*** En complément, le point de vue de Jacques Quéralt :

Il y a parfois près de chez nous une merveille que l'on ne connaissait pas et que l'on se doit, une fois que l'on a goûté par chance de cette merveille, de le faire savoir autour de soi, sans la vanité d'un évangéliste attardé. Gens de Reynés, de Saint-Jean Pla de Corts et de Maureillas, gens d'ici et d'ailleurs, par-delà les mers, et les montagnes, peuple de ce joli système solaire, sachez-le, il y a, tout près de chez vous, à Céret pour ne pas vous le cacher plus longtemps, un musée des plus singuliers, d'une richesse étonnante bien plus étonnante que celle d'une musée chasse-pêche-traditions, et d'une beauté éblouissante sans effets spéciaux hollywoodiens.

Ce musée -rare parmi les rares- est consacré aux instruments de musique... A des centaines et des centaines d'entre-eux. Des matières, des objets (oeuvres d'art dans la plus parfaite définition manuelle), des origines: tout, on le sait bien à présent, l'ânerie a été éventée, n'est pas né en Méditerranée. Des objets comme des monuments, des stèles: une statutaire pour l'ouïe. Ici des sonorités au repos sont plantés, posés, assemblés, installés par groupes comme dans des galeries d'art contemporain, ou des somptueux magasins à jouets. Ici les silences des "habitants" jouent avec la lumière qui vient à eux les éclaire, les colore, les parcourt, les enveloppe de mystère. Collections précieuses...

Non pas (r)amassées comme des trésors pillés, fruits de cavernes d'Ali baba destinées à la frime. Non pas dotées de catalogues pétaradants d'érudition. L'humilité sait être vertu pédagogique. Collections précieuses (inestimables!). Elles témoignant de l'âme festive des hommes et des femmes, des populations d'hier, d'avant-hier et, même, d'un temps que les moins de mille ans ne peuvent pas connaître. Collections, régionales et historiques, d'instruments qui semblent les mêmes, mais sont tout autres, qui, cependant, quelquefois se ressemblent dans le rite sacré ou la circonstance profane, parce que la main et l'imagination des hommes savent inventer ou corriger ce qui, par les doigts et les lèvres des musiciens, doit sonner du mieux possible à nos oreilles. Collections réparties avec soin, rez-de-chaussée et premier étage, en plusieurs salles. En chambrées d'instruments, en cellules de pupitres. Toutes exposées et scénographiées pour exalter des bijoux, et ces instruments (n'en donnons pas aujourd'hui la nomenclature) sont, dans leurs cages en verre, d'authentiques joyaux, auxquels ne manque que la parole.

Mais le son viendra, c'est promis, on travaille à la bande! On aimerait bien les tenir en main, y laisser courir nos doigts, en taquiner le clavier; on aimerait les approcher de notre bouche, en essayer l'anche, y tester nos poumons. Oui, on aimerait les arracher à l'obsolescence qui les a figés, comme des échantillons de culture pour leur redonner une vie de place, de salon, de liberté around the world...Mais, pas touche, ni au plus moderne, ni au plus archaïque ! C'est de bonne guerre, bijou de famille, ou pas. On ne chaparde pas un étal d'oranges ou le bas de laine de sa grand-mère. Mais, pourquoi, pour notre seul plaisir, ne pas imaginer que quelques instruments brisent le verre de leur auguste demeure -certains n'ont-ils pas bon bec- et s'assemblent en bandes ventrues ou sveltes avec des collègues, évadés d'autres munificentes demeures et nous apprennent (avec souffle, doigté, énergie et rythme) les pays d'où ils viennent, leurs musiques. (On dit que c'est ce qu'ils font, la nuit, entre 1 h et 2 h.).

L'instrument de musique vecteur d'une anthropologie multiculturelle autant qu'universelle. L'instrument de musique ce sésame en bois et métal de nos émotions. Ce musée appelons-le tout simplement "MÚSIC".

A deux pas de la place Picasso et du Musée d'Art Moderne.

J.-E. SOHN. (Jacques Quéralt)

- - - - Guitare flamenca :

En avant première de leur nouveau disque qui

sera enregistré fin janvier à Barcelona

Le mois de décembre s'annonce FLAMENCO avec une programmation bien chargée :

Ce sam. 6 déc. l Banyuls/Mer l Novelty

NOCHE FLAMENCA

19h - CONCERT

Inès Bacàn, Pedor Soler & Gaspar Claus

En avant première de leur nouveau disque

qui sera enregistré fin janvier

20h30 - FIESTA, Tapas y bebidas

Lorenzo Ruiz

Tarif spécial adhérent à Amor FLAMENCO

12€ à la place de 15€

+info: 04 68 88 31 58

06/07 déc. l Banyuls/Mer l salle Novelty

STAGES FLAMENCO & SEVILLLANES

• Samedi: 11h30 / 13h - 16h / 17h30

Flamenco enfant

• Dimanche: 10h / 11h30 - 14h30 / 16h

Flamenco débutant

• Dimanche: 11h30 / 13h30 - 16h / 17h30

Flamenco pratiquant

• Samedi: 10h / 11h30 - 14h30 / 16h

Sevillanas

• Samedi / Dimanche: 9h / 10h30

Guitare Flamenco

DATES des STAGES

06/07 décembre 2014 17/18 janvier 2015 28/29 février 2015 14/15 mars 2015 25/26 avril 2015 30/31 mai 2015 27/28 juin 2015

TARIFS enfants et guitare

1 stage : 30€ l 3 stages : 80€

TARIFS débutant, pratiquant, sevillanas

1 stage : 35€ l 3 stages : 90€

-50% sur le 2ème stage/personne dans le même week-end

Réservation ICI

13/14 déc. l Rivesaltes l Hôtel des Vignes

WEEK-END FLAMENCO

Samedi 13 décembre l 20h

SPECTACLE TABLAO de Moisés Navarro

Réservation ICI

13/14 décembre

STAGES danse, guitare, chant, rythmique

Programmation / Inscription ICI

+info 09 82 49 36 00

contact@amorflamenco.fr

Concert à Prades

L’Académie européenne de musique de chambre (European Chamber Music Academy – ECMA) est une fondation européenne qui favorise les grands quatuors et trios de demain. Elle a pour ambition de promouvoir la musique de chambre européenne en aidant des jeunes musiciens classiques à développer leur talent de soliste.

Le Festival Pablo Casals de Prades a été choisi pour accueillir chaque année une des 7 sessions européennes (Manchester, Vienne, Paris, Oslo, Vilnius, Großraming et Fiesole). Les quatuors et trios sélectionnés sur audition font partie de la future génération des grands solistes. Ils bénéficient alors pendant 2 ans des hauts enseignements de grands musiciens classiques. La formation qui leur est dispensée est dense: histoire de la musique, des compositeurs, art de l’interprétation, étude de pièces… Une formation complète et de solides acquis dans des conditions privilégiées pour entrer dans le cercle fermé des grandes formations classique

Téléthon

Chaque jour est un marathon

Où, seul dans ta chaise roulante,

Tu regardes fuir les moutons

Dans le pré bleu que tu inventes.

Tu sais qu'il avance à tâtons,

Le Téléthon.

Tu parles sur le même ton

De princesses que tu enchantes,

Sans crainte du qu'en-dira-t-on

Des elfes qui, dans les soupentes,

Surveillent le long feuilleton

Du Téléthon.

Tous les musiciens du canton,

Livrés à leurs fêtes galantes,

Dans leurs flûteaux, leurs mirlitons,

Soufflent aux lendemains qui chantent :

"Mais quand donc le gagnera-t-on,

Le Téléthon?"

Les danseuses, de leurs petons,

T'offrent une ronde incessante,

Des roses plantées en boutons

Dans leur chevelure enivrante,

Leurs rires dans le peloton

Du Téléthon.

Jean Iglesis

Flamenco à Rivesaltes et Banyuls - Concert à PradesFlamenco à Rivesaltes et Banyuls - Concert à Prades
Flamenco à Rivesaltes et Banyuls - Concert à PradesFlamenco à Rivesaltes et Banyuls - Concert à Prades

Flamenco à Rivesaltes et Banyuls - Concert à Prades

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 10:54
Peinture au mas BAUX
Peinture au mas BAUX

*J.Marc PUJOL, maire de Perpignan a le plaisir de vous inviter à l'après-midi récréative des clubs du 3ème âge, à laquelle sont conviés les Seniors perpignanais, ayant fêté leurs 70, 80 ou 90 ans en 2014 !!!

Jeudi 4 décembre 2014 à 14 heures, au parc des expositions… Ma mère l'a bien reçue, cette invitation, mais comme elle n'a pas de voiture, elle n'ira pas… Comme le mauvais fils que je suis ne lui a pas proposé de l'accompagner en voiture, elle ne s'y rendra pas…

Moi non plus, d'ailleurs car je ne suis pas encore un SENIOR… Dommage, j'aurais pu causer avec J.Marc pour préparer mon papier sur "La vérité de PUJOL"… Mais je ne désespère pas : le maire m'a bien dit qu'il viendrait boire un café chez moi…

Alors, j'attends le père Noël...

J.P.Bonnel

- - -

* PIÈCE JOINTE DE NOËL

Dans un baril d'Ariel on trouve : Simplicité et Générosité en granules de pure Sincérité ... alors faut profiter (un seul bidon, toutefois!)

Allez, c'est juste pour illuminer ta journée !

Mais, elle n'est pas z'allée à la GOUTTE D'OR ou dans XXième... économies d'ampoules, of course !

Paraît qu'il y avait même Amanda Lear....comme lumière !

Mais c'est vrai qu'entre Amanda et un arbre de Noël , il n'y a pas de différence : les boules ne sont que décoratives

Guy Jacquet.

- - -

Domaine du Mas BauxVoie des Coteaux, 66140 Canet-en-Roussillon

jeudi 4 décembre, à 18:00, Florence Bertrand Maraine vous invite à decouvrir son exposition :

4 saisons : Couleurs des vignes...

Vernissage suivi d'une dégustation des vins du MAS BAUX -ouvert à tous - L'exposition sera présentée au domaine du 4 au 12 décembre de 14h30 à 18h00 et le matin sur rendez-vous (06.03.99.72.57)

- - -

Arielle Dombasle illumine...
Arielle Dombasle illumine...
Arielle Dombasle illumine...
Arielle Dombasle illumine...

Arielle Dombasle illumine...

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 10:24

 

   

 Si...  vous aimez les asticots dans la viande, les morceaux de gras, les déchets broyés, la viande faisandée, la barbaque contaminée, les abats pleins d'oeufs de mouches vertes, le beef de ces vaches engraissées dans l'obscurité, à la va-vite, hors-sol, pauvres animaux bourrés d'antibiotiques et de soja modifié... 

 

   Si vous n'êtes pas écoeurés de manger de la viande de chevaux vieux, malades ou handicapés, nourris aux anti-bio, comme sait le faire l'entreprise Spanghero, qui a été rachetée depuis le scandale de 2012 et continue ses méfaits sous un autre nom !…

 

   Si vous n'avez pas peur d'ingurgiter des steaks hachés composés de viandes invendues, remplies de collagènes et d'asticots… 

 

   Si vous continuez à être complice de cette chaîne de la fraude, depuis l'agriculteur criminel, jusqu'aux vétérinaires véreux, aux hypermarchés voulant casser les prix et à nos politiciens irresponsables… 

 

    Alors continuez à manger de la viande ! De cette viandasse-là, pourrie et dangereuse !!!

 

 

    Moi je n'engraisserai pas l'entreprise "Castel viandes", située en Loire-Atlantique, (*) qui gagne des millions en abattant et découpant à tour de bras des bêtes malades, dont la viande restera dans les étals bien au-delà de la date à respecter !!!

 

   Je n'achèterai pas de viande ni à Auchan, ni à Super U…ni dans ces restaus style "Grill" ou "Flunch" qui nous servent du poison !!!

 

    A la vôtre, tout de même…

 

 

(*) Témoignage de P.Hinard, "Omerta sur la viande" (Grasset éditeur, 17 euros)

mouches à merde sur viande vendue en hypermarchés
mouches à merde sur viande vendue en hypermarchés

mouches à merde sur viande vendue en hypermarchés

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 10:56

 

   

Perpignan, une ville avant

le Front national

Jérôme Fourquet Nicolas Lebourg Sylvain Manternach

Fondation Jean Jaurès (gratuit en téléchargement)

 

 

   "Perpignan est la seule ville de plus de 100 000 habitants où le Front national est arrivé en tête au premier tour des élections municipales de 2014. Pourquoi celui-ci n’a-t-il pas gagné au second ?

À partir d’un décryptage de la campagne et du scrutin, les auteurs de cet Essai explicitent la tentation frontiste des électeurs perpignanais. Paupérisation et antagonismes ethniques y jouent un rôle, tout comme la crédibilisation de l’offre politique frontiste. Une étude locale à valeur nationale."

www.jean-jaures.org

 

Jérôme Fourquet travaille depuis dix-huit ans dans le secteur des sondages d’opinion et des études électorales. Il est directeur du département « Opinion et stratégies d’entreprise » de l’Ifop.
Nicolas Lebourg, spécialiste des extrêmes droites, est membre de l’Obser- vatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et chercheur de l’Université de Perpignan-Via Domitia.

Sylvain Manternach est géographe-cartographe, formé à l'Institut français de géopolitique.

 

 

   Le titre signifie "avant l'arrivée à la mairie du FN" : en effet, face à la déconfiture de la gauche et aux difficultés du maire en place (endettement de Perpignan, déchirements à l'UMP au niveau national), la perspective de l'élection de Louis Alliot semble désormais envisageable. 

 

    L'analyse des municipales 2014 à Perpignan est ici passionnante, car claire, fouillée, écrite sans jargon : le contexte social, géographique, politique est décrit afin de mieux comprendre les forces politiques en présence.

 

      La liste électorale, les noms des électeurs, les bordereaux des registres, par bureau et canton, ont été passés au peigne-fin : avec cette étude, le citoyen sait presque tout de la sociologie et de la géographie électorale perpignanaise :

 

"Par ailleurs, Perpignan est un terrain singulier. Géographes, historiens, juristes, politistes et sociologues qui se sont penchés sur la ville soulignent la division ethnique de cet espace urbain. À compter des années 1970, s’est mise en place la production d’une représentation communautaire de ces quartiers – avec des effets de mise à plat, ainsi de la représentation de « quartiers arabes », avec une arabité globale fantasmatique quand l’espace social connaît des subdivisions entre personnes originaires d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, par exemple. L’instauration d’une représentation « communautaire » a permis la structuration d’un clientélisme défini sur des bases ethnocultu- relles, parfois ethno-cultuelles. Cette question du rapport entre clientélisme et communautarisme a été au cœur de la campagne municipale. Louis Aliot a d’ailleurs su se saisir des travaux universitaires pour objectiver son propos15.

La méthode statistique visant à affiner le corps électoral selon des critères ethnoculturels paraît donc nécessaire à l’intelligence de ce terrain et de cette campagne spéci- fiques. Les acteurs politiques y recourent eux-mêmes : ainsi, trois jours avant le premier tour des élections légis- latives de 2012, Louis Aliot a adressé un mailing aux électeurs locaux dont le lieu et la date de naissance sur les listes électorales laissaient à penser qu’ils puissent être des rapatriés…"

 

   Le lecteur est placé devant un paradoxe : le FN, avec L. Alliot, jouant le modéré, le diplomate, parcourant le quartier gitan, n'exploitant pas les thèmes de l'immigration et de la sécurité, réussit une percée dans les classes populaires et moyennes, (le vote des gitans allant, dès le 1er tour, à JM.Pujol - pour obtenir des avantages de la mairie, ainsi que celui des électeurs d'origine maghrébine -pour éviter le danger frontiste, comme une partie de la gauche, déçue par les divisions).

 

   Le portrait du maire de Perpignan est désormais à nuancer : issu de la droite dite dure, nostalgique de l'Algérie française et rendant hommage à l'OAS, cet extrémiste (mouvement Occident) a réussi à ne pas apparaître comme raciste, mais ouvert à toutes les communautés; JM. Pujol fait attention, d'ailleurs, à respecter les religions et groupes de pensée, dans "Perpignan plurielle", en offrant des terrains, locaux ou subventions… (1)

 

    (1) "Jean-Marc Pujol, quant à lui, a joué l’équilibre ou le grand écart : ayant rejoint le courant de la « Droite forte », il se fait le cham- pion d’une droite très décomplexée. Il déclare que « le FN se situe dans l’espace républicain »9. Mais, dès l’inaugura- tion de son local de campagne, il met en avant « Perpignan la fraternelle ». Sa liste « Perpignan pour tous » présente des candidats issus des minorités, ainsi Fouzi Bouhadi sur Le Vernet, notoirement hostile à la « ligne Buisson ». Alors qu’il avait manifesté contre la loi Taubira permettant le mariage des homosexuels, il est allé rencontrer le milieu gay local. Ses équipes militantes qui quadrillent le terrain sont ethniquement hétérogènes. Lors du pourtant très consensuel débat radiophonique d’entre-deux-tours, le maire sortant tente même de renvoyer Louis Aliot à Alain Soral et Dieudonné10.

 

 

    Le maire de Perpignan a cependant perdu une partie de son électorat classique : les commerçants en colère, les électeurs ou anciens responsables de droite, tel Maurice Halimi, chassé de la culture et de la mairie, ont voté pour la liste "apolitique", sans étiquette, hors parti, de Clotilde Ripoull. (2)

 

 Celle-ci fait de très bons scores dans les milieux aisés, bourgeois, du centre-ville, ou chez les Perpignanais "nouveaux arrivants" (gavatx, pas Catalans "de souche") et disparaît dans la périphérie et les quartiers pauvres, délaissés… 

    

  2. "Clotilde Ripoull, l’ex-tête de liste Modem, passée entretemps par le catalanisme, mène en 2014 une liste « sans partis ».

   "...au premier tour, l’électorat non issu de l’immigration optait massivement pour le FN et, dans une moindre mesure, pour la liste Ripoull, qui bien qu’estampillée centriste récu-péra un vote de droite anti-Pujol.

Clotilde Ripoull a obtenu ses meilleurs résultats dans les bureaux n° 45 (20,8 %), 12 (18,5 %), 32 (17,4 %), 8 (15,9 %) et 55 (15,1 %). On constate que ses bastions correspon-dent à des bureaux qui sont tous situés en centre-ville mais, plutôt que dans le centre historique dégradé, en périphérie du cœur, dans ce que l’on pourrait appeler une première couronne. Ces bureaux, on l’a vu, sont à faible proportion d’électeurs issus de l’immigration et, pour grande part, correspondent plutôt à un habitat aisé. page 102

   La communication de la candidate s’est beaucoup faite en direction des commerçants du centre-ville. Elle a manifestement été entendue, mais s’y est retrouvée en partie concurrencée par la liste Pujol.

Le score de C. Ripoull au premier tour

Ces bureaux présentent une autre caractéristique démo- graphique. En tendance, les bureaux qui ont davantage voté pour Clotilde Ripoull sont, en effet, des bureaux où la proportion de personnes nées dans un autre département que les Pyrénées-Orientales est élevée, voire très élevée61. Le coefficient de corrélation entre ces deux variables s’éta-blit à +0,68, alors qu’il est quasi nul avec le vote Aliot (+0,1) mais très négatif avec le vote Pujol (-0,5). Plus la proportion de « gavatx » est élevée, plus le vote Ripoull l’a été. Inversement, et comme le montre le tableau suivant, c’est dans les bureaux présentant la plus faible présence « non-autochtone » que le maire sortant a enregistré ses résultats les plus élevés…"

 

J.Pierre Bonnel

 

 

 

* extrait du livre - contexte de la ville :

 

    "Perpignan est une ville-frontière et de frontières : entre la France et l’Espagne, entre le monde méditerranéen et l’Europe, entre la misère de certains de ses vieux quartiers et l’opulence de certaines zones pavillonnaires, entre le Front national (FN) et le pouvoir. La liste «Perpignan ensemble », menée par Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, y est parvenue en tête au soir du premier tour des élections municipales de 2014, avec 34,1 % des suffrages. C’est l’unique cas pour une commune de plus de cent mille habitants, la préfecture des Pyrénées-Orientales en comptant officiellement 118 238. Jean-Marc Pujol, le maire sortant soutenu par l’Union pour un mouvement populaire (UMP), l’Union des indépen- dants (UDI) et Unitat Catalana (un groupe catalaniste), n’enregistrait que 30,6% des voix. Quant à la liste de Jacques Cresta, soutenue par le Parti socialiste (PS) et le Parti communiste français (PCF), elle ne parvenait à en réunir que 11,8 %. 

C’est son retrait qui permit à Jean-Marc Pujol de l’emporter (par 55,1 %), en un désistement imposé par les instances socialistes nationales – Christian Bourquin, le président socialiste de la région Languedoc- Roussillon, n’en voulait pas. La participation évolua également. L’abstention passait de 42,8 % à 37,2 %, mais les blancs et nuls bondissaient de 1,8 % à 5,3 %…"

 

 

 

 

 

 

Clotilde RIPOULL (en noir) à la librairie Torcatis, nov.2014

Clotilde RIPOULL (en noir) à la librairie Torcatis, nov.2014

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