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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 06:09
Paolo Fresu à L'Archipel de Perpignan le 3 octobre
Paolo Fresu à L'Archipel de Perpignan le 3 octobre

Les responsables culturels de notre belle cité doivent apprendre à dialoguer au lieu de monologuer. Au lieu de s'énerver...

Je suis allé vendredi à la présentation du festival "jazzèbre": adhérent pendant des années, je n'ai pas reçu d'invitation (les fichiers s'autodétruisent… erreur de com de l'association…oubli, négligence…).

Je voulais écouter de la musique, danser, pourquoi pas, me trémousser un peu, voir des vidéos (là, ce fut bien !)…

J'eus droit, avec un gros public passif et silencieux à un cours magistral ! Yann Causse, planté derrière une estrade avec trois compères, à éplucher le programme (inutile puisque tout est écrit dans le livret du festival : à ce propos, le titre est "jazz en Roussillon", accompagné d'une autre localisation, en couverture "Perpignan, Aude et PO !!!), à monologuer de façon monocorde, à hésiter, trébucher dans les explications, jusqu'à faire de l'humour avec un musicien mort récemment...

Bref, ce fut moins pire que la présentation du programme de L'Archipel (Archipelat de Reixat le pelé), mais ennuyeux : j'en avais mal aux fesses ! Mes voisins n'exprimèrent aucune gêne, motivés seulement par le cocktail qui suivit...

Bref on attend plus de vie et d'imagination, de rythme et d'échange de la part de responsables qui sont passionnés par les musiques du monde… Un bon programme, avec Andy Emler, Paolo Fresu.. (Yann Causse a dit l'avoir déjà reçu, mais ne dit pas que le CG66 nous l'offrit gratuitement l'été dernier, aux Rois de Majorque)...

Le feuilleton des BA (Beaux-Arts) se poursuit, avec un début de mouvement de la part des étudiants : "La culture coûte cher ? Essayez l'ignorance !", ont-ils brandis, avec talent, devant le délégué à la culture, lors de l'inauguration de la (belle) fresque du mur de la médiathèque (tiens, elle ne devait pas être agrandie de ce côté..? Promesse de campagne, qui n'engage que les électeurs naïfs, mais pas le maire !

Michel Pinell s'énerva quelque peu : bien sûr, ces manifestants profitaient d'un événement culturel, et semblaient des parasites gênant de vrais créateurs… Mais il faut toujours parler, même avec ceux qui vont ennuient, vous perturbent, au lieu d'avoir le réflexe d'en finir (mais ce ne sera qu'un commencement…) en fermant l'école des BA (Bobos ou bozards..?)

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 10:19

Antonio Machado "Caminante"

Anne Alvaro - Pedro Soler - Gaspar Claus

samedi 13 septembre à 21 h à Eus à la maison du temps libre

DES BORDS DE MER AU COEUR DES TERRES !

Ce festival musical d’été - initié en 2013 par Gildas Girodeau et Josep Cabre à Collioure poursuit désormais sa mise en résonance en deux hauts lieux du patrimoine roussillonnais : Notre Dame de Consolation de Collioure et Monastir del Camp à Passa. Né cette année de la rencontre artistique et de la complicité de Josep Cabré, Guillaume Lagnel et Gildas Girodeau ce festival de musique «entre baroque et classicisme: voix et instruments» propose un concert le 13.9.2014.

*Le 13 au Monestir del Camp seront sous le signe de «Salzbourg à Vienne». Avant que l’automne n’arrive, l’amour se pare d’un costume viennois, avec ces mélodies et chansons d’Haydn et de Mozart annonçant des temps différents, des sensibilités nouvelles, aussi bien dans la chanson d’origine populaire que dans la mélodie classique qui ouvrira la porte au XIXe siècle. Pour l’occasion Carole Parer, fortepiano accompagnera Josep Cabré, baryton.

L’une des grandes originalités de cette programmation estivale est la possibilité de rencontrer les musiciens après le concert. Les concerts débutent à 19h30 et durent une heure environ. Ils sont suivis d’un «repas tiré du sac» auquel participent les artistes. Ce sont toujours de grands moments de convivialité, où le partage des nourritures terrestres se conjugue harmonieusement à celui des idées.

TARIFS /15€ par concert 20€ pour deux concerts. Repas tiré du sac avec les artistes après le concert (1€ pour le site) INFOS / La Compagnie Musicale Catalane: 06.14.90.52.51 / Les Amis du Monastir del Camp: 04.68.38.71.24.

Direction artistique et contact : Josep Cabré 06 22 35 45 06

- - -

L!es Amis du Monastir del Camp: 04.68.38.71.24 La Compagnie Musicale Catalane: 06.14.90.52.51!


LE CONCERT AU MONASTIR DU 13 SE!PTEMBRE AURA LIEU À 17H30 AU LIEU DE 19H30!

Pedro Soler et Gaspar Claus à la maison du temps libre à 21 h ce samedi

Pedro Soler et Gaspar Claus à la maison du temps libre à 21 h ce samedi

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 10:17

IMGP0001_5.JPG Mickael, petit-fils de Patrick O'Brian, venu à Collioure pour le salon du livre...Filmé par Victor Simal. Images des stands d'auteurs et d'éditeurs. Débat sur le roman historique et la littérature engagée... à suivre...JPB-salon-du-livre-collioure.jpg  Content d'avoir participé à ce débat avec Michèle Bayard, Lou et Philippe Georget, dont les polars sont traduits un peu partout dans le monde :

 

PHILIPPE GEORGET aux éditions JIGAL:


E
st né en 1963 quelques jours aps la mort de Kennedy, mais ne cherchez pas, il a un bon alibi ! Il a 20 ans quand il découvre la solidarité en participant à la construction dune école au Nicaragua. De retour en France, il reprend des études qui le conduiront à une licence dhistoire puis une maîtrise de journalisme en 1988. Il travaille dabord pour Radio France et Le Guide du Routard avant de se lancer dans la télévision régionale du côté dOrléans. Il y travaille comme journaliste rédacteur, cameraman et psentateur. 


En 2001,
il embarque femme et enfants dans son camping-car et fait le tour de la Méditerranée de Marseille à Marseille en passant par lItalie, la Grèce, la Turquie, la Syrie, la Jordanie, la Libye et la Tunisie. À son retour, il pose ses valises dans les environs de Perpignan. Et cest là, en pays catalan, qu’il situe la plupart des intrigues de ses romans. Une terre qu’il apprécie tout particulièrement et dont il arpente en courant — et probablement pour se défouler entre deux chapitres de son prochain roman — les sentiers sauvages. Il compte dailleurs trois marathons à son actif sans compter celui dont il a un jour raté le départ, ayant malencontreusement pris celui de la course dà côté ! Un écrivain marathonien ceci explique sans doute cela ! 

 


Pour
son premier roman "L'été tous les chats s'ennuient" il a reçu en 2011 Le Prix du Premier Roman Policier 2011 et Le Prix SNCF du Polar 2011.

LE PARADOXE DU CERF-VOLANT

LES VIOLENTS DE L'AUTOMNE

TENDRES COMME LES PIERRES 

 

**JAZZ - Saison JAZZEBRE ce vendredi :

 

 

 

 

 

 

Vendredi 12 septembre à 19h00 à El.mediator,

aura lieu la soirée de présentation du Festival Jazzèbre 

 

Ce premier rendez-vous est l'occasion pour l'équipe de vous faire découvrir plus en détails le programme du Festival. Une présentation des artistes invités cette année sera accompagnée d'extraits vidéos, le moyen pour vous de vous laisser guider dans vos choix...

Pensez à prendre vos agendas pour ne rien manquer de cette 26ème édition !

 

Après la présentation publique nous vous invitons à déguster un buffet et à acheter votre carte Jazzèbre avant de retourner sur la grande scène du Médiator pour le concert de PIERRE COULON CERISIER 4tet. Leur résidence de création s'est faite ici à Perpignan au Lycée Jean Lurçat, quelques mois de travail après ils nous présentent le fruit de leur travail.

Une belle soirée en perspective !  

 

19h00 : Présentation publique - Entrée libre

21h30 : Concert de PIERRE COULON CERISIER 4tet

 

TARIFS : 8€ / gratuit pour les adhérents Jazzèbre*

* Vous pourrez acheter votre carte d'adhérent après la présentation

 

Programme complet sur notre site internet : WWW.JAZZEBRE.COM

 

Crédit photo : Frank Bigotte

 

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 09:20

belles_arts_perpinya_la_clau.jpg photo de Claire Poisson.

 

 

 

     En septembre, on fait sa rentrée, on va à l'école...

 

  Jean-Marc Pujol, lui, ne rentre pas !

 

Il ferme l'école, il annonce sa fermeture imminente, il se désengage, il brade les Beaux-Arts ! C'est pas beau, ça ! C'est pas un geste artistique !

 

    A moins que, après avoir fréquenté pendant deux ans l'ancien directeur de la culture de Perpignan, le maire ne soit devenu soudain situationniste… Oui, ce doit être ça : une bombe sur les BA, et je fais ma BA, me voici révolutionnaire, tuons la tradition, tuons l'infâme ! Nostalgie des bombes algéroises, ma belle OAS…

 

   Il l'a annoncé dans le journal, ce doit être vrai : les BA coûtent trop cher (pas un million, il a arrondi et puis la Drac participe aussi au salaire des profs); il vaut mieux donner au sport, ça c'est popu, l'Usap et le basquet ( mieux que Basquiat !) : 500 000 euros pour renflouer le club de la copine, et voici la somme emportée par un certain Esteban, recherché par les services fiscaux… On vous le dit : argent y a pas, tralala !!! 

 

Bien sûr, les beaux-arts du crû, j'en ai dit les aspects contestables dans un précédent article blogueste; on pouvait réformer, économiser quelques postes (départs à la retraite, mettre fin aux profs qui viennent de Suisse quelques heures dans le mois, assurer des enseignements en accord avec l'université et des artistes locaux, régionaux, recourir au bénévolat, trouver un juste milieu entre tradition et modernité, discuter avec la Drac qui vient de se faire houspiller par le ministère de la culture…)

 

Fermer les beaux-arts, c'est fermer les yeux sur l'avenir. C'est amputer tout un quartier culturel riche du conservatoire de musique, de Notre-Dame des Anges, de la belle galerie José Bonhomme... Notre (vraiment ?) maire veut taire de Perpignan une "destination touristique"; ce projet doit être sous-entendu par la culture (patrimoine - création contemporaine) et par l'enseignement.

 

      Perpi doit, avant tout, émerger dans sa dimension artistique ! Une destinée artistique ! Une destination artistique ! Car, quand j'emploie le mot tourisme, je pense à fric, et ça suffit de parler des "retombées" économiques sur toujours les mêmes : cafés, hôtels, restaurants, réseau tenu par une poignée de milliardaires…

 

Bref, M. Pujol, revoyez votre copie ! Pour l'instant, on vous met un zéro pointé ! Et n'oubliez pas d'aller à l'école : un petit tour aux beaux-arts, ça vous enrichira l'imagination, nom de nom...

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:43

vidal Jordi Vidal -    Poptimisme-exposition-perpignan


POP'TIMISME par Jordi Vidal 

Comme un renversement de la réalité, il est couramment admis de nos jours qu’en utilisant la culture pop sous toutes ses formes on a voulu faire de la jeunesse une classe de consommateurs. Alors qu’en fait, c’est parce que la jeunesse des pays capitalistes des années 1960 était devenue une très importante catégorie de consommateurs que sont apparus les divers courant qui composent la pop culture. Variante du Pop art, le Op art est passé immédiatement dans la décoration et l’habillement, manifestant le moment où l’art qui n’était plus qu’une mode devient directement l’art de la mode.

Pop art et op art sont en fait le même prop-art, l’art de la propagande qui vous presse de survivre avec votre temps. 

Dans Pop’timisme, notre approche prend le contre-pied du Pop art qui, à la manière de Lichtenstein, décompose en morceaux les comics. Il s’agit plutôt pour nous de rendre à la culture populaire son contenu en lui restituant sa grandeur, sans ignorer les ambiguïtés de la démarche : nous sommes toujours fascinés par cela même que nous critiquons.
Dans Pop’timisme rien n’est jamais démonstratif, tout est volontairement biaisé.Le temps d’une exposition, le design, la mode, l’art ne quitteront jamais l’enceinte des Galeries Lafayette, sinon pour quelques hors-champ significatifs. C’est dire que l’exposition évoque, dans un même mouvement, la marchandise et simultanément sa critique. 

Dans ce portrait des années 1960 prolongées, un certain sens de la perte semble consommée et par instants nous semblons nous en réjouir. Comme si, participant de loin à une commémoration marchande de cette perte nous souscrivions, même implicitement, à l’apologie d’un logo actif.Pendant que les marchandises dialoguent comme dans un jeu vidéo, les humains réduits aux rôles de consommateurs/spectateurs sont stimulés par une culture pop pour laquelle l’icône dynamique a remplacé l’être humain. Comme William Gibson nous interrogeons ce qui s’est dispersé dans le cyberspace. Nous nous fondons dans la masse des spectateurs/consommateurs ; d’abord convertis en corpuscules et ondes puis reconvertis de manière indistincte en imagerie planétaire à la surface monotone et vaine des écrans de télévision, d’ordinateur et de téléphone portable.C’est cette dissolution que traduit si bien le travail plastique de Bernard Joisten.

À l’inverse de la critique situationniste du spectacle, nous n’attaquons jamais frontalement la marchandise , ni ne la dénonçons de l’extérieur pour mettre en cause les processus d’addiction et de réification qu’elle suscite :rien n’est jamais stigmatisé. À un certain niveau de rouerie dans l’entreprise nous devons même admettre qu’il nous arrive d’aimer ce que nous dénonçons. Un vide signifié : vide qui nous fascine par son propre pouvoir de fascination. 

Piégés par un simulacre, nous proposons, à titre d’expérience personnelle, de déconstruire le dispositif qui légitime notre apparente passivité en nous interrogeant sur le pouvoir pervers et ambigu de l’addiction.Comme le réclamait déjà Marcel Duchamp, notre regard opère un travail mental et expérimental qui entraîne l’œuvre sur le terrain de la critique. Tout en confirmant la thèse selon laquelle il est impossible de changer le monde avec une bonne ou une mauvaise image, nous suggérons qu’on peut le modifier durablement en changeant les formes de sa représentation. 

Qu’il s’agisse de design, d’art, de performance, de mode; qu’il s’agisse d’objets, de photographies, de vidéos, Pop’timisme utilise le langage de son temps pour nous éprouver et nous confronter à son extrême pouvoir de séduction. Nous donnons à voir une absence qui nous ressemble et semble parfaitement nous convenir.L’arène des Galeries Lafayette nous est devenue commune et nous masque les conflits du monde réel : ceux-ci nous sont devenus étrangers au point d’être invariables et interchangeables.Dans cette arène la réalité semble être dissoute et, communiant en un même regard, nous sommes surpris de vibrer à cette fusion planétaire rythmée par des incrustations publicitaires.Le flux d’images se confond avec le bruit de fond de l’époque qui rend équivalents tous les signes, toutes les informations et toutes les valeurs. Nous nous identifions et vénérons des icônes dynamiques rendues à leur plus simple expression : afin de fédérer par un simulacre librement consenti le système monde de la dépossession généralisée.

Une heure ordinaire dans une arène ordinaire un jour ordinaire dont rien ne devrait subsister, sinon le dispositif qui pose ses conditions et définit cette journée comme extraordinaire : comme la visite d’un parc dont tu te souviendras toute ta vie !

 **/// VERNISSAGE EVENEMENT /// 

TERRASSE PANORAMIQUE GALERIES LAFAYETTE /// Ville de Perpignan /// 

 

l'accès terrasse se fera uniquement sur présentation des cartons d'invitations et sur confirmation de votre participation sur cette même liste facebook.

 

 

Expositions & installations collective dans l 'ensemble du magasin

 

- Bernard Joisten (Art Contemporain)

- Jacques Tissinier (Art XXème)

- Patrick Chappert-gaujal (Art Contemporain)

- 2NYSS (Art contemporain)

- Sylvain Maisonneuve (art contemporain)

- Pierre Matthieu (art contemporain)

- La ville rêvée par jean Ribière (Photographie XXème)

-Bettina David-Fauchier 

- L'industrie du tout plastique 

(installations mobilier &objets )

-Sylvain Maisoneuve (Art Contemporain)

- La mode "pop" des années 60's & 70's 

(Collection proposée par wizette) 

- "L'affiche fait son cinema"

(Collection proposée par Christian Malbon) 

 

Comissariat d'exposition : 

Clément Cividino & Jordi Vidal 

 

Curator Music : Perez Pascal & Olivier Cavaller

Mix 11.09.2014 à partir de 18h.

Live performance par Patrick Chappert-gaujal

 

Accès terrasse panoramique uniquement sur présentation carton ou liste invitations

 

Autres informations et liens : 

 

Fondation Galeries Lafayette : 

https://www.facebook.com/lafayetteanticipation

 

POP'TIMISME par Jordi Vidal 

 

Comme un renversement de la réalité, il est couramment admis de nos jours qu’en utilisant la culture pop sous toutes ses formes on a voulu faire de la jeunesse une classe de consommateurs. Alors qu’en fait, c’est parce que la jeunesse des pays capitalistes des années 1960 était devenue une très importante catégorie de consommateurs que sont apparus les divers courants qui composent la pop culture. Variante du Pop art, le Op art est passé immédiatement dans la décoration et l’habillement, manifestant le moment où l’art qui n’était plus qu’une mode devient directement l’art de la mode.

Pop art et op art sont en fait le même prop-art, l’art de la propagande qui vous presse de survivre avec votre temps. 

 

Dans Pop’timisme, notre approche prend le contre-pied du Pop art qui, à la manière de Lichtenstein, décompose en morceaux les comics. Il s’agit plutôt pour nous de rendre à la culture populaire son contenu en lui restituant sa grandeur, sans ignorer les ambiguïtés de la démarche : nous sommes toujours fascinés par cela même que nous critiquons.

 

Dans Pop’timisme rien n’est jamais démonstratif, tout est volontairement biaisé.Le temps d’une exposition, le design, la mode, l’art ne quitteront jamais l’enceinte des Galeries Lafayette, sinon pour quelques hors-champ significatifs. C’est dire que l’exposition évoque, dans un même mouvement, 

la marchandise et simultanément sa critique. 

 

Dans ce portrait des années 1960 prolongées, un certain sens de la perte semble consommée et par instants nous semblons nous en réjouir. Comme si, participant de loin à une commémoration marchande de cette perte nous souscrivions, même implicitement, à l’apologie d’un logo actif.Pendant que les marchandises dialoguent comme dans un jeu vidéo, les humains réduits aux rôles de consommateurs/spectateurs sont stimulés par une culture pop pour laquelle l’icône dynamique a remplacé l’être humain. Comme William Gibson nous interrogeons ce qui s’est dispersé dans le cyberspace. Nous nous fondons dans la masse des spectateurs/consommateurs ; d’abord convertis en corpuscules et ondes puis reconvertis de manière indistincte en imagerie planétaire à la surface monotone et vaine des écrans de télévision, d’ordinateur et de téléphone portable.C’est cette dissolution que traduit si bien le travail plastique de Bernard Joisten.

 

À l’inverse de la critique situationniste du spectacle, nous n’attaquons jamais frontalement la marchandise , ni ne la dénonçons de l’extérieur pour mettre en cause les processus d’addiction et de réification qu’elle suscite :rien n’est jamais stigmatisé. À un certain niveau de rouerie dans l’entreprise nous devons même admettre qu’il nous arrive d’aimer ce que nous dénonçons. Un vide signifié : vide qui nous fascine par son propre pouvoir de fascination. 

 

Piégés par un simulacre, nous proposons, à titre d’expérience personnelle, de déconstruire le dispositif qui légitime notre apparente passivité en nous interrogeant sur le pouvoir pervers et ambigu de l’addiction.Comme le réclamait déjà Marcel Duchamp, notre regard opère un travail mental et expérimental qui entraîne l’œuvre sur le terrain de la critique. Tout en confirmant la thèse selon laquelle il est impossible de changer le monde avec une bonne ou une mauvaise image, nous suggérons qu’on peut le modifier durablement en changeant les formes de sa représentation. 

 

Qu’il s’agisse de design, d’art, de performance, de mode; qu’il s’agisse d’objets, de photographies, de vidéos, Pop’timisme utilise le langage de son temps pour nous éprouver et nous confronter à son extrême pouvoir de séduction. Nous donnons à voir une absence qui nous ressemble et semble parfaitement nous convenir.L’arène des Galeries Lafayette nous est devenue commune et nous masque les conflits du monde réel : ceux-ci nous sont devenus étrangers au point d’être invariables et interchangeables.Dans cette arène la réalité semble être dissoute et, communiant en un même regard, nous sommes surpris de vibrer à cette fusion planétaire rythmée par des incrustations publicitaires.Le flux d’images se confond avec le bruit de fond de l’époque qui rend équivalents tous les signes, toutes les informations et toutes les valeurs. Nous nous identifions et vénérons des icônes dynamiques rendues à leur plus simple expression : afin de fédérer par un simulacre librement consenti le système monde de la dépossession généralisée.

 

Une heure ordinaire dans une arène ordinaire un jour ordinaire dont rien ne devrait subsister, sinon le dispositif qui pose ses conditions et définit cette journée comme extraordinaire : comme la visite d’un parc dont tu te souviendras toute ta vie !

#poptimisme #perpignan #exposition #visapourlimage #galeries #lafayette #jordi #Vidal #Art #galeries #Chappert Gaujal #2NYSS #wizette #pyrénéon #design #clementcividino

 

Jour 1 Making Off préparation #‎expo
// Installations & expositions Art-mode-Design XX-XXI ème

Vernissage jeudi 11 septembre - à partir de 18h.

Plus d'infos:
http://creative.arte.tv/fr/community/exposition-poptimisme-par-jordi-vidal-clement-cividino-perpignan-par-les-galeries

#‎poptimisme #‎perpignan #‎galeries #‎lafayette #‎popculture #‎vidal #‎cividino

 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 09:32

lagnel.JPG (C) Guillaume LAGNEL

 

 

* RECTIFICATIF concernant les deux derniers concerts
de la Cie Musicale Catalane dans le cadre du festival musical d'été 2014
 "Consolation Collioure Monastir del Camp Passa"
 
Le concert prévu initialement à Collioure le 9 septembre a du être reporté au 16 septembre toujours à 19h30

ATTENTION CHANGEMENT DE DATE DU CONCERT DE COLLIOURE

 

DES BORDS DE MER AU COEUR DES TERRES

DE LA VORA DEL MAR I DE LA TERRA FERMA

 

FESTIVAL MUSICAL D’ETE

 

Le samedi 13 septembre à 17h30 au Monastir del Camp à Passa 

Le mardi 16 septembre à 19h30 à Consolation à Collioure
Pour sa deuxième édition estivale, le festival «Des bords de mer au coeur des terres» aura mis en résonance pendant tout l’été deux haut lieux du patrimoine roussillonais : Notre Dame de Consolation à Collioure et Monastir del Camp à Passa. Né de la rencontre artistique de Josep Cabré, Guillaume Lagnel et Gildas Girodeau ce festival de musique «entre baroque et classicisme: voix et instruments» propose ses deux derniers concerts de la saison avec la Compagnie Musicale Catalane.Ces deux derniers concerts seront cette fois - après la musique italienne - sous le signe de «Salzbourg à Vienne». Avant que l’automne n’arrive, l’amour se pare d’un costume viennois, avec ces mélodies et chansons d’Haydn et de Mozart annonçant des temps différents, des sensibilités nouvelles, aussi bien dans la chanson d’origine populaire que dans la mélodie classique qui ouvrira la porte au XIXe siècle. Pour l’occasion Carole Parer, piano forte accompagnera Josep Cabré, baryton.

 

La Compagnie Musicale Catalane: 06.14.90.52.51 Les Amis du Monastir del Camp: 04.68.38.71.24
 
**FORMATION

Vendredi 26 septembre

• 18h au Théâtre Jean Piat, Canet-village Entrée libre au !lm et à la conférence Au pays du conte

Film d’Alexandra Ena, avec Suzy Platiel (en partenariat avec le CNRS) Suivi d’une conférence avec Suzy Platiel et Jean-Christophe Gary

Samedi 27 et dimanche 28 septembre

• 10h à 13h et 15h à 18h au Théâtre Jean Piat, Canet-village

Tarif formation : 180 "

 

Formation « À l’heure du conte »
Cette formation s’adresse à toute personne utilisant le conte oral comme outil

Suzy Platiel, ethnolinguiste africaniste
Jean-Christophe Gary, professeur de français en collège

Suzy Platiel, ethnolinguiste africaniste explique ce qui l’a amenée à étudier la fonction éducative du conte dans les sociétés de tradition exclusivement orale (en particulier chez les Sanan du Burkina Faso) outil d’éducation permettant de construire le raisonnement logique tout en recréant le lien social. Elle insiste sur le fait qu’avant d’exiger de l’enfant qu’il apprenne à lire et à écrire, il est essentiel qu’il apprenne la maîtrise du langage oral (de préférence dans sa langue maternelle).

Jean-Christophe Gary, professeur de français

au collège, et d’autres enseignants du secondaire comme du primaire et de la maternelle qui mettent en pratique l’heure du conte,

démontrent que, pour leurs élèves, se mettre à raconter à leur tour,
c’est partager, établir une relation avec l’autre, transmettre, tout en développant, dans le plaisir, leur capacité d’écoute et de concentration tout en développant un mode de raisonnement à la fois synthétique et analytique, parce que fondé, non pas seulement sur la maîtrise de phrase, mais aussi sur la maîtrise du discours.

 

Renseignements et inscriptions : bertilledeswarte@domainedelesparrou.com

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 11:30

 

 

ALATIRSEFF_PERPINYA_COUV.jpeg

 

Titre : Perpinyà rouge sang

 

Auteur : Alexis Alatirseff

 

Editions : Les Presses Littéraires

Genre : Polar

 

Collection : Crimes et châtiments

 

Date de parution : Juillet 2014

 

Format :  17 X 11,5 cm 

 

Prix : 12,00 €

 

ISBN : 978-2-35073-

 

Diffusion : Nationale 

 

Contacts avec l'éditeur :

Tél : 09 77 03 56 18

Fax : 04 68 92 84 70

"mailto:lespresseslitteraires@gmail.com"lespresseslitteraires2@gmail.com

www.lespresseslitteraires.com

 

 


 

 

Quelques questions à Alexis Alatirseff

 

 

 

Pourquoi écrire, un roman policier ?

 

C'est bien sûr et d'abord un immense plaisir individuel que l'on tient ensuite à partager avec les autres, mais c'est aussi infiniment plus complexe...

Ecrire, c'est avant tout raconter une histoire qui, elle-même est une parfaite métaphore de la vie. Et elle parle de nous, cette histoire romanesque, auteur et lecteur confondus, tout en nous proposant une plus juste conscience des choses, liée à la découverte de l'univers fantasmatique du romancier et du plaisir onirique de la lecture. 

De plus l'écrit, en contrepoint d'une intrigue bien conçue, et outre le fait de nous faire nous poser les questions existentielles (Qui suis-je ? Qu'y-a-t-il après la mort ? D'autres sources de vie existent-elles dans l'univers etc...), nous mène à plusieurs réflexions sur nos valeurs morales 

- le bien/le mal

ou éthiques :

- le bon/le mauvais

et l'ensemble de ce qui est la somme de nos expériences humaines :

- l'amour/la haine

- la vérité/le mensonge

- le courage/la lâcheté etc... 

 

En ce qui concerne la deuxième partie de la question : pourquoi roman policier ?

Parce que se superpose à la dynamique naturelle du roman, celle d'actions fortes, spectaculaires et propres à ce genre littéraire.

  Le roman policier offre également la possibilité, au cours de cette période de notre histoire particulièrement agitée, aux conflits multiples, de dénoncer les effets pervers dus aux grandes alliances économico-politico-militaires qui s'ap-puient sur la violence et le cynisme pour imposer un nouvel ordre mondial.

Il est en effet important que l'on pose un regard clair sur l'état du monde sous l'emprise d'un système qui le détruit et nous détruit avec lui, accentuant de jour en jour la misère de populations condamnées à l'exode, le massacre programmé de la nature, et ce à très grande échelle.

 

 

Pourquoi vous adonner à différentes approches artistiques ?

 

Disposer de plusieurs cordes à son arc ne vous rend pas pour autant meilleur archer. Cependant, je constate que l'addition de plusieurs pratiques artistiques enrichit très nettement ma présence au monde en faisant intervenir tous les sens. Un peu comme l'apprentissage de plusieurs langues permet une meilleure compréhension de toutes les nuances des peuples de cette terre. 

Plus spécifiquement, j'aime la peinture et le cinéma où le regard du peintre (et/ou) du cinéaste peut structurer l'espace et se re-présenter la beauté du monde.

Je considère la musique (le jazz en particulier) comme le type même d'un langage qui s'invente au fur et à mesure, et la note musicale comme le symbole de ce qui ne se pliera jamais à aucune appropriation.

 

 

Et enfin, l'écriture romanesque ou poétique qui, avec courage à l'heure du grand zapping, restitue à la temporalité sa juste place.

 

 

Quels sont vos thèmes de prédilection ?

 

Avant tout énoncé des thèmes de prédilection, je veux faire part de cette découverte fort instructive pour moi de deux auteurs majeurs que sont l'africain du sud Déon Meyer (pour son sens parfait de la structuration du récit) et l'américain, mon préféré James Lee Burke (pour sa conscience aiguë et critique de la politique désastreuse menée en Louisiane ajoutée à son sens quasi poétique de la description de la nature orléanaise). Ce sont eux qui par leurs écrits me poussent à m'engager dans cet univers noir du roman policier.

Avec pour première règle de conduite : concevoir chaque intrigue sous l'angle de la solidarité humaine, de l'amitié des personnages qui vont s'opposer à des réalités hostiles ou violentes. En un mot les protagonistes de ces aventures se donneront les moyens de lutter contre la corruption, la cupidité, l'égoïsme, en apportant toujours des solutions bâties sur un système de valeurs qui favorise la cohésion d'un groupe, et au nom d'une justice sociale.    

Et cette volonté d'écrire des œuvres qui se coltinent toutes les idées aliénantes lancées par les mondialistes, dont les objectifs aveugles peuvent nous priver de futur, m'a été inspirée par une pensée du philosophe Dany-Robert Dufour :

Après avoir cru qu'il était « interdit d'interdire » (mai 68), il serait peut-être temps de comprendre qu'il est obligatoire de s'obliger... à devenir et rester humains, (et bien qu'intégralement asservis par nos désirs aux machines et au profit).

Enfin, il faut ne pas oublier que l'acte d'écrire, correspond toujours à une nécessité de dire et de se dire en prêtant vie à tous nos personnages intérieurs, lumineux ou funestes.

 

 

L'art peut-il changer le monde ?

 

Oui et non !

Non car un roman seul, ou un film seul, ne changera pas l'état du monde. 

Oui, si une multitude d'auteurs portent en eux cette volonté d'appeler au changement radical, aidés en cela par la force incommensurable de l'intention.

Ils pourront ainsi, contribuer au développement d'une connaissance véritable des grandes intrigues de nos sociétés, générer chez chacun d'entre nous des moyens d'action pour s'attaquer à la situation critique d'un monde aux mains d'un système élitiste, aveugle aux ravages qu'il suscite.

 

L'art changera-t-il le monde ? Nous ne le saurons que si nous continuons à écrire, peindre, filmer et composer, mus par un entêtement ininterrompu.


 

Anaïs Arandani 30 ans, nouvelle journaliste de l’Impénitent à Perpinyà la belle catalane rouge sang, mène une contre-enquête sur l’affaire Marie-Noëlle Chesnaz, jeune femme retrouvée morte dans un carré de vignes, tandis que l’investigation policière à court d’indice demeure dans l’impasse. Alors que tous réprouvent son projet, elle persiste et se met en danger. Mais comment résoudre cette énigme, sans être amené au prix de maintes distorsions, à reconsidérer son exigence en matière d’éthique collective et de lutte contre le mensonge sachant que la norme de justice n’est pas toujours idéale et le principe de vérité jamais constant ?… 

 

 

Artiste protéiforme, Alexis Alatirseff est peintre (expos aux 4 coins du globe), réalisateur cinéma (courts et LM) musicien saxs-piano (6 Cds Jazz – 2 Cds musique classique), poète (un recueil primé), comédien dans 2 pièces expérimentales au théâtre, acteur dans 3 films, scénariste-dialoguiste et dès 2014 avec « Perpinyà rouge sang » il débute un cycle de 4 romans noirs qui nous mèneront de Perpignan à Madagascar, La Réunion et l’Ile Maurice. 


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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 22:53

Affiche-collioure-2014_Vdef.jpg   

 

 

Samedi 6 septembre : Journée littéraire

09h00 : petit déjeuner pris avec le public, place Général Leclerc (du marché).
10h00 : table ronde Romans historiques animée par la Librairie Catalane. Agora, place du Marché.
11h00 : conférence Patrick O’Brian, par Dominique Le Brun. Agora, place Général Leclerc (du marché).

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15h00 : conférence Livre numérique, livre papier ? par Max Obione. Agora, place Général Leclerc (du marché).
15h00 - 17h00 : Atelier enfants dans l’espace dédié: Je fais mon livre, animé par la médiathèque de Collioure, place Général Leclerc (du marché).

16h00 : table ronde Romans engagés, par la Librairie Torcatis. Agora, place Général Leclerc (du marché).
18h00 : rencontre avec l’écrivain Víctor del Árbol. Agora, place Général Leclerc (du marché). 20h00 : fin du festival place Général Leclerc (du marché).

Sessions de dédicaces du samedi, stand des libraires, place Général Leclerc: 10h30-12h30: J. Dauriach, H. Lheritier, C. Delmas, JP. Sunyer, P. Georget,S. Bonnery ,G. Girodeau
15h-17h: M. Llory, J. Lavergne, F. Bun, B. Darnaudet, H. Legrais, G. Sangenis, E. Comelade 17h-19h: AM. Romero, V. Perez, L. Florian, H. Terres, JC. Gary, R. Azais, M. Bayar.

 


Dimanche 7 septembre. Patrick O’Brian intime

08h00 : sur les traces de P. O’Brian, randonnée de deux heures trente dans Collioure. De sa maison jusqu’à sa tombe, par David Hall.
11h00 : témoignages sur P.O’Brian, par E. Turner Hall, G. Girodeau et de nombreux témoins. Cloitre du Musée d'Art Moderne.

12h30 : clôture du festival : apéritif au Cloitre du Musée d'Art Moderne 

 

obione.jpegMax Obione

 

Max Obione est encore vivant.

Débarqué sur terre en 1944, Max Obione apprend à lire dans les illustrés de son enfance. Rat de bibliothèque, dévoreur de bouquins de toutes sortes, cette passion précoce de la lecture le conduit vers les rayons d’une librairie caennaise où il fait son apprentissage. Puis il s’oriente vers un service de l’Etat mieux rétribué. Bien qu’il écrivit moult premiers chapitres de romans sans lendemain, la passion écrivante ne l’abandonne jamais durant sa carrière administrative qu’il achève dans la magistrature des comptes.

Il assouvit au passage son penchant cultureux en exerçant quelques années les fonctions de directeur régional des affaires culturelles. Puis, la soixantaine en vue, il met enfin un point final à son premier roman, qui fait dire de lui qu’il est un jeune auteur tardif. Les titres s’enchaînent ensuite. Max Obione opte pour le genre policier ou noir qui lui donne une grande liberté narrative pour raconter des histoires à cent lieues du moijisme infinitésimal. Il revisite à cette occasion les archétypes de cette littérature ancrée dans le réel.

 

Il a créé et anime la coopérative d’édition Krakoen qui promeut la bibliodiversité. Il vit et écrit en Normandie. Max Obione est administrateur de l’association « 813″ : Les amis des littératures policières. Il est spécialement chargé de leur site Internet et de leur blog blog813.over-blog.com et www.site813.com. Il figure dans le Dictionnaire des littératures policières (2ème édition-2007, page 443). Son roman Scarelife a été sélectionné parmi les 5 meilleurs polars de l’année par Les Amis des littératures policières pour l’attribution du Trophée 813 (2010).

 

Max Obione s’est emparé du noir sur le tard afin de donner libre cours à son tempérament libertaire. Dans ses polars et ses nouvelles, ce jeune auteur tardif revisite les archétypes du genre. C’est un franc-tireur des lettres qui, se reposant du noir un temps, met du rose à sa palette. Sur le chemin de la littérature érotique, il commence à semer des cailloux libertins. Mais le noir demeure sa couleur de prédilection.

 

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    L'ironie du short

    Trêve d’ironie, ces nouvelles vous taillent un short en moins de deux !

     

    Dans le mille ! 18 impacts ! 18 nouvelles atteignant toutes le cœur de la cible noire… Décidément Max Obione n'y va pas de main morte. Main alerte au demeurant pour vous trousser une histoire en quelques pages d'une noirceur étincelante. Maniant tour à tour grand style et écriture canaille, ce conteur sulfureux est un dangereux récidiviste. Il a déjà commis Balistiquedu désir ayant fait de nombreuses victimes. Tour à tour, cocasses, féroces, tendres, crues, nostalgiques, déjantées…, les histoires de Max Obione vous entraînent entre autres sur les traces d'un flic planqué dans la tête d'un assassin, d'un rat qui parle, d’un short blanc, de Blanche Neige et ses 10 nains, du bobo de tante Misty…, etc.
    Plaisir de lecture noire, chauffé à blanc !
    Mortel !


    Max Obione, L’ironie du short, recueil de 18 nouvelles, préface de Jean-Bernard Pouy, éditions Krakoen – 2011, 254 pages - 15 € - format 13x21, port gratuit 

    Extrait préface

    Max Obione écrit de ces textes clairs à force d'être sombres, évidents dans leur brutalité, souvent charnus et poétiques, dérangeants et patients, parfois pleins d'un humour cynique grand gabarit, récits qui nous renvoient parfois à cette littérature «hard boiled» que nous aimions tant.... Jean-Bernard Pouy 

    ***Les vieilles décences :

     Lorsqu’ils tombent par hasard sur un trafic crapuleux, ils n’y vont pas par quatre chemins, ils nettoient à sec, sans rémission.  Quand nos deux papys flingueurs repêchent un cadavre au sourire kabyle dans l’étang de Mornelande et que les autorités locales veulent transformer cet  homicide en suicide,  la mèche du pétard est allumée. Ils iront jusqu’au bout de leur enquête... explosive. Une enquête menée tambour battant par un flic haut en couleur et fort en gueule en compagnie d’un juge qui se dessale, tous deux à la retraite. Bridés durant leur carrière respective, ils s’en donnent désormais à cœur joie pour débusquer les salauds en appliquant la loi, La Leur !… Attention ! Si vous n’êtes pas du genre « net », un conseil : ne vous trouvez pas sur le chemin de Le Mat et Raja. 

    L'histoire se déroule au cœur de la Beauce, dans les environs de Chartres.  

    Des céréales qui leurrent ont envahi la plaine... 

    Les vieilles décences, Krakoen, roman noir, poche, 232 pages, 9€, port gratuit

    2003 pour la première édition, 2008 pour la troisième édition

     

    Revue de presse
    Voilà le genre de “petit” polar que l’on prend autant de plaisir à lire que l’auteur a eu à l’écrire, car on le sent, cela transpire par la joie communicative qui transpire entre les lignes. Et comme en plus l’écriture est au rendez-vous : “Un Paris gris nous ouvrit ses boulevards déserts”, “Le bonheur c’est quoi ? C’est jamais qu’un malheur en veilleuse” ou encore “Le temps : c’est une addition de petites morts qui viennent niquer de petites vies.”, notre bonheur est complet ! René Barone , Mon polar,Février 2009


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    4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 22:22

    Unknown-copie-7

     

    Association des Usagers et amis du Petit train jaune traditionnel de Cerdagne : une Ligne de vie pour la Cerdagne et son Train jaune.

     

    Fred : 

    Daniel Moulis, vous êtes le président de cette association qui monte au créneau pour tenter de sauver le Train jaune. Il y a péril en la demeure ?

     

    DM 

    Le Train jaune est menacé depuis des années et les cheminots se sont battus pour qu’il existe encore mais la ligne est mal gérée. Avec 6 à 7 millions de déficit par an la situation est devenue intenable et aujourd’hui plus personne n’en veut à la SNCF comme au conseil Régional. Si rien n’est fait, il y en plus que pour quelques mois après plus d’un siècle de fonctionnement.

     

    Fred 

    Néanmoins, ce train fait partie de notre patrimoine ici en Cerdagne.

     

    DM

    Avec la crise que nous subissons cet argument ne suffit plus.

    L’année dernière j’ai proposé un partenariat avec la SNCF qui n’y a même pas répondu.

    L’idée était de refaire une Ligne de vie en Cerdagne comme il y a un siècle. Le problème est donc plus vaste que le train car aujourd’hui c’est tout une région qu’il faut sauver. C’est pourquoi j’ai mis en place il y a deux ans cette association qui se veut le moteur de cet objectif.

     

    Fred 

    En quoi un petit train comme le nôtre peut sauver la situation ?

     

    DM

    Il y a un siècle les promoteurs sont partis de rien sinon de l’idée de désenclaver la Cerdagne. Sur la monument au mort de Mt Louis on peut lire : « A Emmanuel Brousse, ministre des économies, mort pauvre ». Des milliers de gens passent devant ce monument sans lire ce qui pourrait être un vrai programme politique. Naturellement, le pluriel n’y figure pas ; c’est moi qui l’ai ajouté mais c’est vrai qu’en faisant des économies on peut déjà sauver le Train, par exemple en arrêtant de le faire tourner pour rien en concurrence avec des Bus à 1 €. De plus en ajustant simplement les horaires aux tarifs il devient forcément rentable vu l’affluence qu’il subi chaque été.

     

    Fred

    Vous avez dit un jour que notre Cerdagne ne sera plus Cerdagne sans ce symbole catalan !

     

    DM

    Effectivement, non seulement il fait partie de notre patrimoine mais aussi du paysage et nous voulons maintenant aller plus loin avant qu’il ne soit trop tard. L’an dernier j’ai suggéré de monter un centre de préparation au concours d’entrée à l’ENA et d’accès à la fonction publique au Lycée de Font-Romeu. Il faut pour cela faire venir des intervenants de haut niveau tous les mois par le train de nuit qui arrive de Paris à Latour de Carol. C’est simple comme un bonjour mais je n’ai pas trouvé la moindre volonté politique autour de moi. Les élus locaux sont ailleurs. Ils suffirait que les mairies de la Ligne achète des bons de transports à la SNCF pour faire revivre toute la vallée par notre Train jaune. Vous voyez comme c’est simple mais aujourd’hui il n’y a que le maire d’Eyne qui a adhéré à notre association. Un autre élu m’a promis de monter un site internet pour nous faire connaître ; j’attends encore. Seuls les cheminots sont montés au créneau jusqu’à présent mais comme ils ne sont pas entendus on veut les épauler et leur rendre hommage au passage. Vendredi 29 août j’étais à l’enterrement du président Bourquin ; c’était un des derniers défenseurs du Train qui est parti à Millas ce jour-là.

     

    Fred

    Votre assemblée générale du 20 septembre à Yravals est donc un appel au peuple ?

     

    DM

    C’est aussi un appel aux investisseurs. La SNCF a laissé partir des vieux wagons alors que nous avons un devoir de mémoire à mettre en place. Un simple couplage avec des Lycées professionnels permettrait de restaurer ceux qui restent en rade actuellement mais il faut des finances. Avec Gérard Martinez (à droite sur la photo) nous tentons en ce moment une approche avec la BPI (Banque publique d’investissement) mais çà ne suffit pas, il faut des fonds privés. J’en appelle donc aux bonnes volontés ce 20 septembre.

    Merci Daniel Moulis

     

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    Association des usagers et amis du Train jaune

    Le train jaune de Cerdagne, ligne de vie ?

    Le petit train jaune de Cerdagne est né comme ligne de vie il y a un siècle quand le 7 juillet 1903 les habitants de Llivia donnent l’autorisation de construire le barrage des Bouillousesi qui va lui donner son alimentation électrique.

    Aujourd’hui, 100 ans plus tard le même problème se pose dans les mêmes termes mais dans un contexte différent : comment maintenir et faire vivre cette ligne ? Maintenant, tout est en place mais la crise économique aussi ce qui rend le problème plus grand qu’une simple question de transport. Si tout le monde est d’accord pour dire que ce symbole catalan doit continuer à fonctionner, personne n’est d’accord pour le voir tourner à vide 9 mois par an. A Olette, il n’y a plus de médecin ni de boulanger et l’école est aussi menacée tandis que le tourisme qui fait encore vivre quelques stations est le premier facteur social touché par la crise que nous avons en commun avec nos voisins espagnols. Voilà pour le problème mais où sont les solutions ?

    De bas en haut de la ligne, de Villefranche à La Tour de Carrol, il y a des sites et des merveilles à découvrir mais comment le faire avec le train ? Il y a 10 ans, Hélène Monné de Olette, avait lancé une belle expérience en mettant des voitures électriques à disposition dans certaines gares. C’est un souvenir qui est parvenu jusqu’à nous tant il était porteur mais personne n’a relevé le défis depuis qu’Hélène fait partie de ceux qui ont quitté le pays. Des parcours découverte étaient proposés en fonction de l’autonomie des voitures mais dans le meilleurs des cas le projet ne fonctionnait que pendant la belle saison.

    Des idées, tout le monde en a mais personne n’a la force ou les moyens de les mettre en place :
    Mettre des vélos à disposition dans les gares – mais où va-t-on trouver les guides pour s’en servir ?
    Proposer des itinéraires à thème, ils ne manquent pas sur la ligne – mais qui gère l’organisation ?
    Faire venir des conférenciers de haut niveau, mais qui va en payer les frais ?

    Que ce soit en France comme au niveau européen, les budgets publics restent faibles et sans garanties de renouvellement. Notre association cherche actuellement des sponsors privés et des partenaires pour redonner au Train jaune son statut de ligne de vie. Le directeur du village-club d’Yravals est le premier maillon de notre chaine d’union depuis hier ; nous cherchons les autres et en attendant il nous faut retrouver la recette de ceux qui autrefois ont soulevé des montagnes pour nous offrir ce joyaux catalan : 40 Km/h en montée, 40 en descente pour avoir le temps de découvrir notre pays. La crise a effacé les valeurs qui ont animé nos bâtisseurs et plus personne ne fait attention au message inscrit sur le monument au mort de Mt Louis dédié à Emmanuel Brousse, promoteur du Train jaune, ministre des économies, mort pauvre. Il est vrai que des lettres du monument sont déjà tombées ce qui rend la lecture plus difficile quand on passe sans s’arrêter. C’est dommage parce qu’au-delà du message nous avons là un programme politique qui pourrait à lui seul redonner vie à toute une nation.

    Le Mas blanc de Bourg-madame, 28 juin 2013.

    Les usager et amis du Train jaune
    daniel.moulis@laposte.net

    Du mardi 2 juillet 2013

     

     

     

     

     

     

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    4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 08:52

    Dominique Le Brun 1 - copie Dominque Lebrun

     

    Juriste de formation, journaliste de métier et écrivain par passion, Dominique Le Brun publie des reportages et des ouvrages illustrés depuis un peu plus de vingt-cinq ans. Spécialisé dans la presse nautique et touristique, il signe régulièrement des articles pour Voile magazine et Moteur Boat.

     

    Grand voyageur, ses multiples périples lui ont permis d’accumuler une vaste matière pour écrire. Collaborant avec des auteurs, des photographes, des illustrateurs et des graphistes, il a entre autres mené à bien des projets éditoriaux ambitieux et publié plusieurs anthologies et albums ayant trait à sa passion pour la littérature de voyage et maritime.

     

    Ayant participé à la rédaction de plusieurs albums et guides sur la Bretagne, cet auteur prolifique a entre autre signé en 2007 Les gens de mer, un recueil de textes illustrés par Roger Vercel, le Nouveau manuel du Marin, la quatrième édition revue et corrigée d’un ouvrage technique qui a commencé sa carrière en 1991 mais aussi Saint Malo, un magnifique livre sur la cité corsaire et Le roman des pôles qui retrace l’histoire de trois explorateurs…

     

     ©  SYLVIE LARGEAUD-ORTEGA

     Le roman maritime, un amer littéraire

     

    Odile Gannier, Le Roman Maritime. Émergence d’un genre en Occident, Paris : Presses de l’Université Paris-Sorbonne, coll. « Imago Mundi », 2011, 611 p., EAN 9782840506522.

     

     

    L’ouvrage d’Odile Gannier, Le Roman Maritime. Émergence d’un genre en Occident, est clair, érudit, et subtilement spirituel comme en présage le jeu de mots de ses titre et sous‑titre. La problématique annoncée est double : d’une part, préciser ce qu’est le roman maritime grâce à un tour d’horizon fouillé des espace‑temps littéraires en Occident ; conjointement, s’interroger sur la définition et la pertinence d’un genre mal reconnu. Spécialiste de la littérature de voyage, O. Gannier se positionne parfaitement par rapport à ces deux amers, en véritable experte de la navigation. Elle décline le sujet en trois parties, selon l’usage académique, ou en trois bordées pourrait-on dire si, dans le sillage de l’auteur, l’on joue du registre maritime.

     

    Le Tour d’horizon 

     

     

     « Le Tour d’horizon… la constitution d’un genre dans son contexte », première partie de l’ouvrage, s’articule à son tour en trois temps. Se déploie d’abord une vaste peinture historique des représentations de la mer, de l’Antiquité gréco‑romaine à nos jours. On embarque avec Ulysse, bien sûr, dont le nom le prédestine à de longues errances : « πλάγχθη est la forme passive de πλάζω, qui signifie écarter du droit chemin, égarer, faire errer », nous renseigne l’auteur helléniste ; « la voix passive a le sens de s’égarer, errer, mais porte aussi, assurément, la marque de l’impuissance : on l’a égaré » (p. 33). La mer, alors, se limitait à la Méditerranée, et l’Océan restait une abstraction sise au‑delà de l’espace connu. C’est cet inconnu qui, du Moyen Âge à l’âge classique, suscitera lamentations et terreur sacrée, car la mer tout entière est devenue synonyme de mort, univers interdit à l’homme. Le héros du premier roman moderne, Robinson Crusoé (1719), est encore admonesté par son père pour cette passion funeste, vouloir partir en mer… Il faut attendre les Lumières pour que « prendre la mer » signifie prendre le pouvoir : les nations rivalisent de conquêtes scientifiques et territoriales. Le regard se modifie, les océans s’apprivoisent, sédentaires et voyageurs se réconcilient. Découverte du monde et récits maritimes se mêlent, deviennent sources d’inspiration mutuelles. Puis avec les Romantiques, les flots se parent de poésie, ils sont objets de contemplation. Enfin c’est l’épopée moderne, l’ère des paquebots où l’on chante la maîtrise technique des océans, mais aussi la nostalgie des traversées à voiles.

     

     

    Au cours d’un deuxième tour d’horizon, le regard s’affute, s’attarde sur l’histoire moderne et contemporaine ; le récit maritime est à présent abordé sous des angles géopolitique et socio‑critique. L’étude est exhaustive, exposant, ici, un abrégé net et concis des relations internationales entre 1492 et 1688 (quand fut vaincue l’Invincible Armada), exhumant, là,des détails historiques méconnus : un conflit d’intérêts en Amérique du Nord-Ouest qui faillit enflammer l’Angleterre et l’Espagne en 1790, par exemple. Plus loin, l’auteur rappelle que les expéditions de découverte de Cook et Bougainville visaient à satisfaire, non point tant au progrès scientifique, qu’aux appétits commerciaux et à la colonisation économique. Riche de son travail d’édition sur Étienne Marchand (Le Voyage du Capitaine Marchand. 1791, les Marquises et les Îles de la Révolution, édition d’O. Gannier et C. Picquoin, Papeete : Au Vent des Îles, 2003), O. Gannier dévoile les hauts faits d’un capitaine au long cours longtemps ignoré puisque son retour, en août 1792, fut éclipsé par la fracassante destitution du roi de France. L’ensemble constitue une fine synthèse historique qui s’adresse à un public averti aussi bien que néophyte.

     

     

    Au troisième tour d’horizon, le regard se fait encore plus précis, et l’Histoire devient histoire du récit maritime, plus subjective,  présentée du point de vue de personnages, lecteurs et auteurs, qu’ils soient terriens, marins ou passagers. Cet ultime tour d’horizon célèbre le retour de l’étude à la littérature proprement dite, sous l’égide de Chamoiseau, en épigraphe. C’est l’occasion d’un florilège de variations sur la représentation de l’altérité : par exemple, quand le marin est perçu comme sédentaire ; quand il est un personnage à la fois hors du temps et instrument du temps ; quand c’est la terre qui inspire la terreur et l’ennui… Autant de paradoxes et d’inversions axiologiques qu’O. Gannier résume et résout avec habileté.  

     

    Petit précis de construction navale 

     

    « Petit précis de construction navale : le jeu des combinaisons », c’est le titre de la deuxième partie, qui se décline à nouveau en trois temps. O. Gannier établit d’abord une typologie du roman maritime par référence aux genres voisins : romans historiques, d’aventures, etc. Puis elle dresse un catalogue des motifs maritimes : plus de quarante d’entre eux sont ainsi recensés, de la tempête aux monstres marins, du naufrage à la mutinerie, de l’escale aux femmes déguisées en matelots, en passant par écueils, démâtage, brume. C’est l’occasion d’une promenade cette fois-ci plus spécifiquement littéraire, agrémentée de multiples extraits d’écrits de genres divers — romans éducatifs, baroques, romans d’exploration, etc. — qui tous, peuvent également se réclamer du genre du récit maritime. Walter Scott, auteur du Pirate (1821), y est à l’honneur, ainsi qu’Eugène Sue qui, avec la Préface de La Salamandre (1832) et ses différents Romans de mort et d’aventures (1830‑1832), rédige ce qu’O. Gannier appelle « un acte de naissance générique » (p. 199) du roman maritime français. On retrouve, entre autres, Gulliver dans ses Voyages (1726), Gustave Aimard Par terre et par mer (1879), les célèbres Mémoires d’un gentilhomme corsaire (1831), Edward John Trelawney, et bien sûr Edgar Allan Poe, Herman Melville, Jack London, et encore, plus proches de nous, Ernest Hemingway, Michel Tournier… On aimerait y croiser davantage Robert Louis Stevenson, qui est absent au chapitre des « Cartes marines », et dont les gentilshommes des mers, au chapitre « Pirates », cèdent la place à Plik et Plok, de Sue. Le Chant de l’équipage (1918) de Mac Orlan est pourtant présenté comme un palimpseste de L’Île au trésor (1883), mais l’hypotexte lui‑même est presque passé sous silence.

    6

    Mais ceci n’est qu’argutie car, ici encore, O. Gannier brille par sa vaste érudition et la qualité de ses analyses. La critique de Jules Verne (Vingt mille lieues sous les mers, 1869, L’Île mystérieuse, 1874) est fort subtile, sans complaisance, et amusante :

    Quel lecteur ne se souvient, en effet, des listes interminables de noms de poissons, entrevus pêle-mêle à travers les vitres du Nautilus ? […] Jules Verne […] appâte son lecteur avec la succession de péripéties sans nombre et lui assène de temps à autre, lorsque la fiction le pousse à s’évader, un petit coup d’encyclopédie… (p. 210‑211)

    7

    Ne sont guère épargnés Péri en mer ! (1890) de Gustave Toudouze, qui « n’a rien d’un chef‑d’œuvre » (p. 230), ni les séries maritimes (1937‑1967) de Cecil Scott Forester, dont le héros, Hornblower, fait piètre figure à côté des flamboyants combattants de Victor Hugo dans Quatre-vingt-treize (1874). Cependant, la critique d’O. Gannier, toujours fine, est souvent élogieuse, comme lorsqu’elle relève « un factitif à la César : “je jetai l’ancre” » (p. 291) chez un James Cook conquérant (1771), ou examine les effets de la focalisation narrative dans les exposés liminaires du Corsaire rouge (1828) de Fenimore Cooper ou des Aventures d’Arthur Gordon Pym (1838) d’Edgar Poe...

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    • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
    • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

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