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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 10:02

JPBonnel-a-Collioure.jpg A Collioure, devant la maison Quintana, où mourut Machado (photo de Loïc Robinot)

 

 

* Je présenterai à Perpignan, au centre social Vernet-Salanque (Moyen Vernet Est, au coeur de la cité HLM Vernet-Salanque)*, le vendredi 11 avril, à partir de 15 heures, les itinéraires de Machado et Benjamin. JPB.

 

Communiqué du Point Lecture des Francas (Centre social de Vernet Salanque) : Machado et Walter Benjamin, deux destins à la frontière, par Jean-Pierre Bonnel.

 

A un moment où la Ville rend hommage au Centre d’art contemporain à Walter Benjamin, ce grand philosophe juif allemand, qui, persécuté par des bruits de bottes, se suicidera le 26 septembre 1940 à Port-Bou, Le Point Lecture des Francas du Centre social de Vernet Salanque choisit d’inviter l’écrivain catalan Jean Pierre Bonnel pour présenter son livre « Le chemin ultime de Walter Benjamin». 

 

Jean Pierre Bonnel, auteur d’une douzaine d’ouvrages interviendra ce vendredi 11 avril au Point Lecture de 15 à 17h, avec des extraits de lecture à haute voix; par ailleurs l’auteur pourra aussi présenter son itinéraire littéraire et son œuvre en général. 

 

Venez nombreux : entrée libre. francas.jpg 

 

 

- Référente  Point Lecture : 04 68 61 29 36

Centre social Vernet-Salanque, HLM Vernet-Salanque, Perpignan -

 

 

J.Pierre-Bonnel-avec-les-Francas-a-Vernet-Salanque.jpg

*Le Centre social de Vernet Salanque est au milieu de la cité des HLM Vernet Salanque au Moyen Vernet Est; y accéder en voiture, à partir du pont Joffre, s'avancer sur l'avenue Joffre et à la 2ième rue à droite ( Traverse de Pia) s'y engager et continuer sur le Chemin de la Poudrière qui est dans son prolongement; arrivée au feu rouge (au niveau des CRS); traverser l'avenue Gauguin et aller en face en restant toujours sur le chemin de la poudrière, puis après les HLM "Les Pêchers", prendre la voie de droite qui longe un canal avec une allée d'arbres, (à ce niveau un panneau indicateur mentionne la cité, la mairie annexe....) au premier rond point prendre à gauche la rue Monserrat Caballé.

   Tenter le + vite possible de se stationner au bout : le centre social, qui se détache bien puisque c'est un bâtiment sans étages contrairement à tout ce qu'il y a autour et flanqué de 3 palmiers.

   En bus, prendre au pied du Castillet la ligne 5 et descendre a l'arrêt "La Poudrière"; la cité est là derrière l'abri Bus.

 

** pour contact, info et commande de mes livres : 06.31.69.09.32  -  jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

*** Machado, figure de l'exil

 

Une vie d'homme exilé car l'Histoire est une suite de guerres, de catastrophes, de désastres. Ainsi, comme l'écrit Walter Benjamin, "L'histoire ne va pas vers un avenir radieux, mais répète sans cesse un passé odieux."

 

L'exil est, hélas, au cœur de la condition humaine : apparu sur une Terre, perdu dans un cosmos infini, l'Homme est un être qui méconnaît ses racines et ses perspectives; il subit le présent en faisant semblant de le comprendre et de l'organiser...

 

La religion et la science veulent tenter d'expliquer ce mystère, mais l'Homme est de façon durable, face à un destin d'exilé. Tel le ver dans le fruit, l'exil est en lui, tête et chair fragiles, en transit...

 

On connaît l'exil des grands hommes, et celui des anonymes, victimes de la guerre, et la haine des autres. Socrate est sans doute le premier philosophe à être chassé de la cité...Ensuite Plotin...On connaît le chef-d’œuvre d'Ovide, Les Tristes, poète éloigné près de la Mer Noire,... Ensuite, la liste est longue d'écrivains chassés de leur pays, de Hugo par Napoléon le Petit aux juifs allemands pourchassés par le nazisme, devenus apatrides, comme Heinrich Mann, Alma Mahler, Hannah Arendt, Carl Einstein, W.B. suicidé à la frontière franco-catalane...

 

Nous revenons à Machado, passant la frontière au col de Balîtres et à Cerbère, venu mourir à Collioure en février 1939...

 

Son séjour à Collioure ne fut qu'une attente de la mort, auprès de sa mère, épuisée, elle aussi. Sans un mot, loin e la poésie.

 

On rend hommage sans cesse au personnage, symbole de la République et de la Retirada... Son oeuvre, pourtant, ne connaît-elle pas l'exil, du moins en France, traduite de façon non exhaustive..? Lit-on bien Machado, ce poète difficile, du moins plus que Lorca, supprimé chez lui, au pays des gitans, dans la lumière des oliviers, en Andalousie, où la mort et l'exil semblaient si peu probables..?

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 10:25

sego-neuville.jpg

 

En la côtoyant pendant un an au service du SMIT de l'Hôpital Saint-Jean de Perpignan, en tant qu'animateur bénévole d'un atelier d'écriture pour les malades du sida (*), je n'aurais jamais pensé que ce médecin irréprochable fît une telle carrière politique fulgurante.

 

Se plaignant, au début, du "machisme" au parti socialiste, elle fut remarquée par C. Bourquin, qui lui donna envie de devenir conseillère générale, députée, puis aujourd'hui secrétaire d'Etat... Elle atteint, seule, dans le département (à part Jean Castex, ancien conseiller de Sarkozy pour les affaires sociales, que Ségolène a battu aux législatives), une aura nationale. Cela faisait longtemps que le personnel politique médiocre du 66 n'avait pas donné à la France un ministre...

 

Elle laboura sa circonscription, elle la sportive, la coureuse de fond, la passionnée du Canigou, et défendit la cause des femmes; on lui reprocha d'avoir stigmatisé le carnaval de St-Laurent de Cerdans : elle avait raison, on peut se moquer des puissants, pas de femmes esclaves, prostituées, exploitées en Catalogne et dans la région !

 

Elle aurait pu être la tête de liste de la gauche pour les municipales; elle savait Perpignan difficilement prenable ou connaissait ses chances d'avoir une promotion au gouvernement. On pense aussi à l'échange entre la droite (à moi Perpi) et la gauche (à moi le CG). Elle m'avait affirmé, avant les élections, que J.Cresta était un bon candidat...

 

Cependant Ségolène ne doit pas sa nomination au système Bourquin, mais à ses seules qualités : travail, sérieux, franchise, naturel, présence sur le terrain... 

 

Avec l'éloignement à la Région d'un C.Bourquin malade, après l'échec et l'effacement de J.Cresta, le PS est ici un champ de ruines. S.Neuville peut le rénover et reconstruire aussi toute la gauche. Elle représente un espoir pour ce département embourbé dans le désarroi... 

(*) livre publié par Cap Béar éditions, avec témoignages des malades et du personnel médical, dirigé par Hugues Aumaître (10 euros).

 

 

 ---- 

J'avais écrit dans mon blog, juin 2012 : 

 

MARDI 19 JUIN 2012

LES AMIS À LA LIBRAIRIE TORCATIS - AVEC SÉGOLÈNE NEUVILLE

 

   Beaucoup d'amis, vendredi après-midi devant la vitrine de la librairie Torcatis. Une soixantaine de peintres, d'auteurs (d'Autres Plumes et d'ailleurs...), des copains, des copines pour les livres de J.P.Bonnel et les toiles de D.Baillieux ...

segolene-n-copie-1.jpg

 

 

   Puis vint Ségolène Neuville, que je n'avais pas revue depuis notre travail en commun à l'hôpital : j'ai animé un atelier d'écriture, avec des malades du sida  (textes publiés par Cap Béar), au service des maladies infectieuses et tropicales. Ségolène était détendue, sûre d'étre élue dimanche soir, se voyant déjà sièger dans des commissions (femmes, santé) à l'assemblée nationale. Bravo, elle a eu raison de ne pas avoir peur des anathèmes de Marine Le Pen. Elle est députée, elle, la féministe, la femme qui a des valeurs, femme sincère, militante fidèle, amie irréprochable... Je lui souhaite une belle carrière à Paris ! Qu'elle reste comme elle est, spontanée, naturelle et en pleine forme, la grande sportive (course du Canigou...)

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:52

Juan-Gris--Arlequin--1920-col.-Musee-de-Ceret-bd.jpg   Juan GRIS, Arlequin, 1920, Dessin et gouache 29,6 x 18,6 cm, Collection Musée dart moderne de Céret(crédit : Musée dart moderne de Céret).

 

 

 

Le Musée Regards de Provence accueille l’exposition temporaire « Autour du Bateau-Lavoir. Des artistes à Montmartre (1892-1930) et la Méditerranée » (du 29 mars au 24 août 2014).

 

Cette exposition, à la fois plastique et littéraire, illustre l’importance majeure de la colline

de Montmartre dominée par le Sacré Cœur - véritable foyer de création et lieu extraordinaire de rencontres -, et le foisonnement de l’art moderne durant la période de l’entre-deux guerres.

Cet évènement regroupe des œuvres de peintres, graveurs, sculpteurs, originaires de pays méditerranéens (Grèce, Italie, Espagne et France) qui ont choisi à cette époque de vivre dans ce quartier mythique de Paris, et des photographies. Parmi eux, certains vinrent travailler en Provence, d’autres sont à l’origine du Fauvisme et du Cubisme.

 

Vous trouverez ci-joint le dossier de presse de l’exposition au Musée Regards de Provence et des reproductions d’œuvres.

 

Légendes des œuvres « Autour du Bateau-Lavoir"

 

Georges BRAQUE, Etude de nu (Nu 1907), Eau forte originale sur Arches 27,5 x 19,7 cm, Fondation Marguerite et Aimé Maeght, Saint-Paul-de-Vence, © Adagp, Paris 2014 (crédit : Archives Fondation Maeght, photographe Claude Germain).

 

**

 

Autour du Bateau-Lavoir

Des artistes à Montmartre (1892-1930) liés à la Méditerranée

Au Musée Regards de Provence, du 29 mars au 24 août 2014 à Marseille

 

 

Le propos

 

Le Musée Regards de Provence illustre une période de vie et d’ébullition culturelle d’un quartier de Paris - la Butte Montmartre et son poumon artistique, le Bateau-Lavoir - lieu essentiel de résidences et de rencontres entre les artistes, les hommes de lettres, les gens de théâtre et les marchands d’art. Montmartre est alors une sorte d’aimant où converge toute une fantastique communauté de talents les plus divers, de créativités les plus audacieuses, exemple incroyable dans l’histoire de l’art d’un quartier qui en quelques années va générer tous les ingrédients d’une véritable révolution de l’art moderne. 

 

L’exposition « Autour du Bateau-Lavoir. Des artistes à Montmartre (1892-1930) liés à la Méditerranée » regroupe des œuvres, qui témoignent d’une aventure unique, d’un brassage étonnant de créateurs de nationalités et d’origines différentes, où la Méditerranée tient une place non négligeable. 

 

Ces artistes ont entretenu des liens avec la Méditerranée soit par leurs origines de pays ou de régions du littoral méditerranéen, soit par leurs séjours dans le Midi pour suivre les traces de Cézanne. Des peintures, dessins, sculptures, céramiques et pièces d’orfèvrerie d’Henri Bouvet, Georges Braque, Charles Camoin, Ricardo Canals, Casagemas, André Derain, Raoul Dufy, Francisco Durrio, Démétrios Galanis, Pablo Gargallo, Gen Paul, Pierre Girieud, Juan Gris, Auguste Herbin, Manolo, Francisco Iturrino, Marcel Leprin, Elysée Maclet, Pierre Mac Orlan, Henri Matisse, Opisso Ricard, Pablo Picasso, Ramon Pichot, André Salmon, Léopold Survage, Kees Van Dongen, Maurice de Vlaminck, sont réunies au Musée Regards de Provence, provenant de musées, de fondations, d’institutions publiques, de galeries et de collections privées françaises et européennes. 

 

 

Le contexte 

 

A la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, l’Europe traverse une période de calme sur le plan politique. Paris est incontestablement devenue la référence artistique et culturelle et le lieu de passage obligé pour des artistes étrangers venus aussi bien de Grèce, d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne que d’Europe Centrale ou du Nord pour la plupart, mais aussi pour des Français, essentiellement provinciaux. 


L’usage de la langue française étant répandu en Europe et les communications devenues plus faciles, Paris est un véritable carrefour, une exceptionnelle place d’échanges et de confrontations pour les artistes et intellectuels, au moment où les salons littéraires sont nombreux, les expositions, les spectacles et les concerts prolifèrent. Dans ce grand phalanstère qu’est devenu Montmartre, il n’y a pas de hiérarchie, mais des personnalités qui se respectent, se parlent et s’entraident. Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, ce quartier atypique, tel un vaste atelier, a déjà accueilli de nombreux artistes, comme Edgar Degas, Paul Cézanne, Georges Seurat, Henri de Toulouse-Lautrec, Emile Bernard, Auguste Renoir, Vincent van Gogh...

 

Dès 1892, ce microcosme artistique voit arriver une nouvelle vague de peintres et sculpteurs, venus à Paris de divers horizons, rarement fortunés, qui se retrouvent par la force des choses dans des quartiers où ils peuvent se loger et survivre à moindre frais. Dans ce contexte, le quartier de Montmartre est un îlot où ils trouvent refuge.

 

Montmartre, ce vaste atelier

 

Encore très peu urbanisé, le quartier de Montmartre offre un constrate frappant avec le Paris chic des grands boulevards et avenues. Il conserve un caractère presque rural, avec ses carrières abandonnées, ses vieux moulins qui nourrissent la ville, ses jardins, ses zones en friches, ses espaces verts où paissent des vaches laitières, ses terrains vagues. Son surprenant bidonville champêtre connu comme le « maquis », est habité de constructions éphémères et de jardinets où vivent des artistes démunis, des chiffonniers, et d’autres qui trouvent un refuge provisoire pour se cacher et fuir. 

 

C’est un terrain d’élection pour les peintres, les poètes, les écrivains et les compositeurs. Ils y trouvent un hébergement bon marché, vivant en compagnie des acteurs, des lavandières et des couturières du Bateau-Lavoir, le plus célèbre immeuble d’ateliers d’artistes. La pauvreté constitue un élément crucial de leur cadre de vie, de leur attitude bohème, reflétant leur désir de liberté individuelle et artistique.

 

Un plan du quartier indiquant tous les ateliers qu’occupèrent les protagonistes de cette époque ressemblerait à une toile d’araignée, dont le centre serait le Bâteau-Lavoir.

 

 

Des artistes autour du Bateau-Lavoir

 

Le Bateau-Lavoir, ancienne Maison du Trappeur, construite en grande partie en brique et en bois sur le flanc d’une carrière éboulée, est compartimentée en petits logements d’une pièce répartis de chaque côté d’un couloir rappelant les coursives d’un paquebot, et ne comportant qu'un unique poste d'eau, raison pour laquelle Max Jacob baptisa ainsi cette maison. 

 

Des artistes étaient installés dans des locaux souvent médiocres et peu confortables, dont le fameux Bateau-Lavoir fut l’exemple même d’inconfort et de promiscuité comme le relatait Fernande Olivier dans ses mémoires. Celle qui fut la compagne durant neuf ans de Picasso dans cette période de « vaches maigres » se souvenait : « … La maison que nous habitons est au rez-de-chaussée de la rue d’Orchamp. Au premier la chambre, derrière l’atelier, donne sur un jardin charmant. Cet atelier fait lui-même partie du Bateau-Lavoir, trois corps de bâtiments habités surtout par des artistes pauvres, jeunes, pleins d’ambition. Au 13 de la rue Ravignan, quelques ateliers au rez-de-chaussée, puis d’autres en bas, auxquels on accède par un escalier de bois sonore et poussiéreux…»

 

Lieu de travail et de discussions, ce petit quartier de Paris verra passer et se succéder des artistes qui, entre autres, participèrent au mouvement Nabis, comme Maxime Mauffra, premier locataire du lieu, à la fin du XIXème, ou au mouvement cubiste grâce à la présence du célèbre Picasso.

 

La Butte Montmartre et ses abords deviennent très vite de véritables laboratoires d’idées et de réussites où vont se côtoyer Georges Braque, André Derain, Raoul Dufy, Paco Durrio, Démétrios Galanis, Pablo Gargallo, Juan Gris, Francisco Iturrino, Manuel Hugué dit Manolo, Henri Matisse, Amedeo Modigliani, Pablo Picasso, Gino Severini, Léopold Survage, Suzanne Valadon, Kees Van Dongen, Maurice de Vlaminck, pour ne citer que les plus connus.


Ils ont pour amis et souvent pour voisins de grands esprits, poètes et écrivains comme Guillaume Apollinaire, Francis Carco, Blaise Cendrars, Roland Dorgelès, Max Jacob, Alfred Jarry, Pierre Mac Orlan, Maurice Reynal, Pierre Reverdy, Eric Satie, André Salmon, …

 

Ces ateliers, destinés à la création sont aussi des lieux de réunions, d’invitations et de rencontres.
Sur la Place, « on prenait l’air » se remémorait Fernande Olivier, dans ses mémoires : « Souvent, les soirs d’été, tous les artistes locataires de cet étrange vaisseau de bois et résonnant s’assoient sur le seuil, devant le grand portail de bois ocré et sali. » 

 

André Salmon, dans « Souvenirs sans fin », rappelle que souvent Picasso fut l’amphitryon de frugales agapes. Il était alors vêtu d’une salopette bleue et d’une ceinture de flanelle rouge et sans « dire un mot, recevait, ou plus exactement, acceptait que l’on soit si nombreux chez lui. Il y avait là Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Maurice Vlaminck, Henri Matisse, Maurice Princet, Georges Braque, … » 

Son atelier, sur la porte duquel il avait affiché « Au rendez-vous des poètes » devint ainsi un lieu d’échanges et de fêtes que rappelait Fernande Olivier : «  C’est à cette époque que le nombre de nos amis augmenta : Derain, Vlaminck, Braque, Herbin, Rousseau (le douanier) et bien d’autres fréquentèrent de plus en plus l’atelier… »

 

Ces ateliers furent avant tout des lieux de création. C’est dans l’un de ces espaces rudimentaires que Picasso peignit « Les Demoiselles d’Avignon », dont l’acte de naissance est daté de 1907. La toile fut pour certains comme le coup d’envoi de l’aventure cubiste. On sait la surprise et les réactions que déclencha la toile lorsque le peintre la dévoila à ses amis : Braque le soupçonna d’avoir bu du pétrole ! Manolo, en catalan, apostropha le malaguene: « Si tu allais chercher tes père et mère à la gare et qu’ils arrivent avec une gueule pareille, avoue que tu ne serais pas content ! »

 

 

Fin d’une période de gloire


La période de gloire de la Butte, du Bateau-Lavoir et des autres lieux prend fin avec la grande guerre et ses conséquences. Alors, beaucoup d’artistes se dispersent, certains quittent le quartier pour Montparnasse ou d’autres lieux de Paris, d’autres partent en Province, certains retournent dans leurs pays. Au sortir du premier conflit mondial, plus rien n’est comme avant. Ce groupe d’artistes, dont l’union avait été la force principale, ne trouvait plus le même plaisir à se retrouver.


Une sorte de méfiance les rendait plus distants.  Enfin la guerre a fait de cette fêlure une lézarde. Un moment réunis par l’angoisse, ce rapprochement n’a pas duré. L’argent abondant maintenant leur permettait de se libérer, leurs goûts différents s’affirmaient. Les uns recherchaient la solitude, qui leur fut toujours nécessaire. Les autres, au contraire, se jetaient dans le tourbillon mondain. On ne fréquentait plus les mêmes maisons. Les amis nouveaux s’imposaient, éloignant les anciens.

 

Entre les deux guerres, l’Ecole de Paris regroupera une multitude d’artistes, dispersés géographiquement dans la ville. La fabuleuse opportunité qui se fit autour du Bateau–Lavoir est maintenant une légende et fait partie de l’histoire. Si le Bateau-Lavoir, véritable poumon artistique de Montmartre subsiste, car il est reconstruit après son incendie en 1970, c’est une expérience qui ne pourrait plus se reproduire avec le contexte et les mentalités qui ont changé. Les créateurs devinrent plus repliés sur eux-mêmes, méfiants ou outrageusement ambitieux pour certains, enrichis prématurément pour d’autres ou définitivement célèbres.


L’ouvrage, édité pour cette circonstance permet de retrouver les pièces exposées accompagnées d'un texte rappelant l'histoire de la Butte, du Bateau-Lavoir et du quotidien de leurs habitants.

 

 

Le Musée Regards de Provence est ouvert tous les jours de 10h à 18h. Fermeture annuelle : 1er mai, 15 août. 

 

Billet expositions temporaires : Plein Tarif : 6,00 €. Tarifs  réduits: 5,00 € - 4,20 € - 2,00 €. 

Billet couplé expositions temporaires & scénographie permanente : Plein Tarif : 7,50 €. Tarifs réduits : 6,50 €-5,50 € 

Visite commentée : tarif d’entrée + 6 € par personne (groupe de 8 à 30 personnes)

Musée Regards de Provence : Allée Regards de Provence - Avenue Vaudoyer, 13002 Marseille

Tél. : 04 96 17 40 40 - Mail :  HYPERLINK "mailto:regards-de-provence@wanadoo.fr" regards-de-provence@wanadoo.fr  – Site : http:// HYPERLINK "http://www.museeregardsdeprovence.com" www.museeregardsdeprovence.com 

 

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Georges-Braque--composition-Nature-morte-1--col.-Fondation-.jpg André DERAIN, Femme nue assise, 1928, Huile sur toile 45,5 x 34 cm, Collection Ramon Vallbe, Barcelone, © Adagp, Paris 2014 (crédit Ramon Vallbe).

 

 

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Musée Regards de Provence

Tél. Musée : +33 4 96 17 40 40

Site : http://www.museeregardsdeprovence.com/

 


 

***  VIERGES à l'enfant médiévales des Pyrénées-orientales  - PUP de Perpignan, 32 euros, en librairie pi à la faculté, par courriel : pup@univ-perp.fr  (488 pages, diffusion SODIS) : e vous informe de la publication par les Presses Universitaires de Perpignan du corpus des Vierges à l'Enfant médiévales de notre département. Ce travail a été réalisé par le Centre de conservation et de restauration du conseil général 66. Chacune des 150 Vierges à l'Enfant est présentée sur 2 pages (1 page de notice historique et technique avec clichés documentaires et 1 page des photos des 4 faces).

La première partie de l'ouvrage est constituée par les actes du colloque qui s'est tenu en décembre 2011 à Perpignan dans le cadre de l'exposition Romanes et gothiques, vierges à l'Enfant restaurées des Pyrénées-Orientales.

Dans le dépliant joint vous trouverez le sommaire du volume et les indications pour se le procurer si vous êtes intéressé(e).

 

 

Jean-Bernard MATHON

Conservateur des antiquités et objets d'art du département des Pyrénées-Orientales

Responsable du Centre de conservation et de restauration du patrimoine du Conseil Général

150, avenue de Milan - 66000 Perpignan

Tel: +33 468 85 89 40 - N° interne : 58940 - Fax: +33 468 54 45 61

Port: 06 70 48 91 24

jeanbernard.mathon@cg66.fr 

                vierges-1.jpg  vierges--JFMathon--2.jpg

 

* "Regards de Provence" <regards-de-provence@wanadoo.fr>

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 08:31

images-copie-22.jpeg Michel Pinell -  48 heures dans la nouvelle vie du nouvel adjoint à la culture.

 

Les premières paroles du nouveau conseiller municipal en charge de la culture ont été pour les artistes, écrivains, intellectuels...qui ont signé une pétition pour empêcher la victoire du FN à Perpignan et ont demandé à ce que les citoyens votent pour J.Marc Pujol. 

 

I had a dream... Le maire de Perpignan, avec qui j'ai longuement parlé, hier soir, (en compagnie d'André Bonet et de Michel Cadé) au vernissage de Bettina Fauchier, à l'atelier d'urbanisme, n'a pas non plus remercié ces signataires, ni le peuple de gauche ou le centre dissident, qui ont voté pour lui... JM. Pujol a remercié J.Amiel-Donat, qui lui apporta au moins un pour cent des voix... Ingratitude..?

 

 

L'adjoint à la culture a eu, dès le premier jour de son entrée en fonction, un geste fort : il s'est rendu dans le quartier le plus délabré et pauvre de Perpignan pour poser une première pierre devant le local destiné à devenir une modeste, mais juste maison de la culture pour tous, une maison de la littérature en plein ghetto, une maison des arts offrant la possibilité, pour les jeunes et les gens vivant loin de la culture, de peindre, de faire de la musique, de lire des textes, d'échanger, de vivre un moment de bonheur...

 

 

La culture à la base, faite par les habitants eux-mêmes, montrant leurs formes de culture, leurs traditions; on ne peut leur imposer notre vision : même à des manifestations populaires comme "Visa pour l'image", ils ne viennent pas, pourquoi ? Evénement trop institutionnalisé, médiatisé, "parisien", voire inutile : montrer l'horreur sans pouvoir la changer...

 

Une première sortie du délégué à la culture au plus près du bitume et du désarroi d'une grande frange de la population..?

 

C'était un premier avril, bien sûr...Encore un rêve, une chimère...

 

 

Certes, se rendre au festival d'art sacré, c'est bien; écouter le carillon, c'est pas mal; voir Gérard Fromanger, c'est super (et le vernissage de vendredi dernier fut très couru)...mais ne restons pas entre bobos, intellos, artistes vrais ou pseudos... Il s'agit de sortir du centre-ville, du microcosme des musées et galeries...loin des discours, foin des cocktails ! Pour des vernissages sur une place (des Esplanades, Cassanyes), au milieu de la rue rendue aux habitants, le long d'un mur dessinée par la jeunesse !

 

Une politique culturelle populaire va-t-elle naître enfin à Perpignan..?

On reste sceptique (s)...

 

 

Ce soir, cependant, après avoir posé des questions au maire au sujet du mouvement "Occident" et de l'Algérie française, j'ai eu confirmation, de la bouche de JM. Pujol : le musée de documentation sur l'Algérie voisinerait avec un centre de documentation sur La Retirada (ou exil des Républicains espagnols, catalans...) Une bonne nouvelle. On jugera sur pièces. On attend cette réalisation.

 

 

En effet, Michel Pinell, les promesses, il faudra les tenir; elles ne servent pas que pour la campagne électorale ! Sinon, on va encore désespérer les citoyens et, la prochaine fois, s'il faut encore choisir entre le FN et vous, on n'est pas du tout sûr de bien faire...

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 13:01

a-pascal-maragail.JPG Pascual Maragall (au centre) - photo Jean-Pierre Bonnel.

 

Lors de l'hommage à W.Benjamin, ce samedi 5 avril à Port-Bou, avec visite des lieux benjaminiens, de la gare au cimétière, la psentation de la revue "La malette de Portbou" par son directeur, et enfin la Tertulia proposée par Jörg Zimmer, qui tient la chaire WB à Gérone...

 

nous avons eu la surprise d'avoir parmi nous l'ancien maire de Barcelone Pascual Maragail... Vieilli, bien sûr, l'air un peu dans les étoiles, mais beau encore et droit comme son chemin politique, j'ai pris plusieurs photos devant la fosse commune ou le "tunnel" qui descend jusqu'au tourbillon de la mer.

 

Une ville écrasée par la chaleur et balayée par la tramontane, où les rares touristes et les habitants ne savaient presque rien de cette journée exceptionnel, sur les traces, matérielles et intellectuelles du philosophe allemand...

 

JPB.

 

 

Économiste de formation, à l'université de Barcelone, puis de profession, il est élu maire de Barcelone en 1982 sous l'étiquette du Partit dels Socialistes de Catalunya (Parti socialiste catalan, allié catalan du PSOE). Il garde ce poste jusqu'en 1997, époque où il cède la place volontairement à Joan Clos. L'évènement le plus important sous son mandat a été l'organisation des Jeux olympiques de 1992.

Il est élu président de la Generalitat (le gouvernement catalan) en décembre2003, jusqu'à novembre 2006, à la suite d'un accord entre son propre parti le PSC, l'ERC (Esquerra Republicana de Catalunya, gauche républicaine de Catalogne) et les écologistes de ICV (Iniciativa per Catalunya-Els Verds). Il est le premier président socialiste depuis la restauration de la Generalitat en1977. Il succède à Jordi Pujol, chef de la coalition CiU (Convergència i Unió, nationalistes catalans, centristes) à la tête de la Catalogne depuis 1980.

Il annonce le 20 octobre 2007 être atteint de la maladie d'Alzheimer depuis plusieurs mois, en affirmant avec humour que sa notoriété faisait de lui un malade privilégié puisque grâce au fait que les gens l'appellent par son nom il n'aura pas de mal à se rappeler qui il est. Il affirma également "Nous avons fait les Jeux olympiques [de Barcelone 1992], nous avons approuvé le Statut[catalan] et maintenant nous allons vers Alzheimer"1.

Il est le frère de l'homme politique Ernest Maragall.

 

**Sonia Wieder-Atherton, à Perpignan, ce lundi soir, pour le festival d'art sacré (O4 68 86 08 51)

 

250px-Sonia_Wieder-Atherton2.jpg

Sonia Wieder-Atherton est une violoncelliste française née en 1961 à San Francisco.

Après ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans les classes de violoncelle de Maurice Gendron et de musique de chambre de Jean Hubeau, elle étudie avec Mstislav Rostropovitch, puis deux ans au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou avec Natalia Chakhovskaïa.

En 1986, elle est lauréate du concours de violoncelle Rostropovitch.

Dès lors, elle joue en soliste avec l’Orchestre de Paris, l'Orchestre national de France, l'Orchestre national de Belgique, l'Orchestre philharmonique de Liège, l'Orchestre philharmonique d'Israël, l'Orchestre Gulbenkian de Lisbonne, l'Orchestre de chambre de Lausanne, l'Orchestre philharmonique du Luxembourg. Elle est invitée régulièrement par de grands festivals internationaux.

Des compositeurs lui dédient des œuvres : Henri Dutilleux, Georges Aperghis (Le reste du temps, Profils pour le duo qu'elle forme avec Françoise Rivalland), Pascal Dusapin (entre autres un concerto pour violoncelle, Celo), Betsy Jolas, Ivan Fedele.

En musique de chambre, avec les pianistes Imogen Cooper, Jean-Claude Pennetier, Laurent Cabasso, les violonistes Raphaël Oleg et Silvia Marcovici (en), l’altiste Gérard Caussé, la percussionniste Françoise Rivalland. En 1999, l'Académie des beaux-arts en France lui décerne le Grand Prix Del Duca.

Elle est aussi compositrice et occasionnellement arrangeuse, notamment pour son disque Un divan à New-York. Elle a composé la musique originale du film l'Amour conjugal.

 

 

 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:38

Benjamin photo meditation  avril-5--WB-Maleta-de-Portbou.jpg  Hommage à W.Benjamin, ce samedi 5 avril à Port-Bou - Présentation de la revue "La malette de Portbou" par son directeur. Tertulia avec J. Zimmer, qui tient la chaire WB à Gérone.

 

Je serai présent au Mémorial et au restaurant "Passatges" - Mon livre sur W.Benjamin est en vente à la librairie de Portbou et à la maison de la presse de Cerbère. (12 euros)

JPB

 

Ens plau d’informar-vos de la presentació de la revista La maleta de Portbou, que tindrà lloc a Portbou el pròxim 5 d’abril.

Aquest acte l’organitza la delegació de la Fundació Catalunya Europa a l’Empordà, amb la col·laboració de la Càtedra Walter Benjamin, Memòria i Exili, el Museu Memorial de l’Exili i l’Ajuntament de Portbou.

 

La maleta de Portbou és una revista d’humanitats i economia, de periodicitat bimestral, que s’edita des de la tardor de 2013. La Maleta de Portbou, el director de la qual és el periodista i escriptor Josep Ramoneda, és editada per Galaxia Gutemberg i rep el seu nom en memòria del filòsof judeoalemany Walter Benjamin, el qual es va suicidar a Portbou l’any 1940 quan fugia del nazisme.

 

La presentació de la revista, que anirà a càrrec del seu director Josep Ramoneda, inclourà un petit programa d’activitats tal com es detalla a continuació:

 

12h: des de l’estació de Portbou, ruta Walter Benjamin i Portbou, i visita al Memorial Passatges de Dani Karavan, comentada per Jordi Font (director del Museu Memorial de l’Exili)  i Joan Gubert (cronista oficial de Portbou).

13h: presentació de la revista a la Sala Walter Benjamin, a càrrec de Josep Ramoneda. (Av. Barcelona 7, Portbou)

14h: dinar-tertúlia amb Josep Ramoneda i moderada per Jörg Zimmer (director de la Càtedra Walter Benjamin, UdG) al restaurant Passatges.

 

El preu del dinar és 16 euros

Inscripcions a: emporda@catalunyaeuropa.net

Places limitades

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:55

valloton  Vendredi 4 avril à 18h: «  Le très singulier Valloton » par Laurence Des Cars

 

 

 

220px-Fromanger.png Gérard Fromanger à "100 mètres du centre du monde", près de la gare de Perpignan, ce vendredi à 19h...

 

Après des études secondaires, il suit pendant dix-huit jours les enseignements de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, puis les cours du soir de la ville de Paris dans la classe de Robert Lesbounit, à l'Académie de la Grande Chaumière. Le sculpteur César le remarque, lui prête son atelier et suit son travail pendant deux années. Amitiés avec le poète Jacques Prévert et Alberto et Diego Giacometti.


Très jeune, dès les années 1960, Gérard Fromanger s'impose comme une des personnalités de la scène artistique à Paris en participant à l'aventure de la Figuration Narrative et à l'invention de la Nouvelle Histoire.

Il est un des fondateurs de l'Atelier des Beaux-Arts en mai 1968, qui produisait des milliers d'affiches. Ensuite il tourne des films-tracts avec Jean-Luc Godard.

Au début des années 1970, il voyage en Chine, grâce au cinéaste hollandais Joris Ivens.

Impliqué dans ce monde, Gérard Fromanger utilise l’appareil photographique pour des prises de vues sans point de vue délibéré, sans cadrage privilégié, « images prélevées comme une pellicule sur le mouvement anonyme de ce qui se passe » Michel Foucault. Fromanger considère l'amitié des poètes, des philosophes, des écrivains, des peintres et des sculpteurs, des cinéastes, des musiciens, des architectes comme élément moteur de son processus de création.

Après avoir séjourné et travaillé en Normandie et en Camargue, en Chine et en Belgique, à Paris, Londres, Berlin, Tokyo, Abidjan et New York, il vit et travaille à Paris et à Sienne.

  • « Le trouble, c'est le pinceau qui court sur la toile, l'autre peau du monde. Ça finit par emballer toutes les prétentions, les orgueils, les politiques. J'aimerai faire passer sur la toile ce presque rien. »

 

* Conférence d'André ROGER sur le chamanisme :

 

Dans la culture chamanique des Huicholes Waxaritari, l'imaginaire qui régit leur vision du monde envisage chaque manifestation, du visible ou de l'invisible, comme une surface d'inscription des équilibres sacrés ou comme un réceptacle des divinités du panthéon.

Sans la réactualisation annuelle du lien entre toutes les dimentions qui composent le monde,par l'accomplissement de rituels et d'offrandes, dans chaque lieu et pour chaque divinité, l'équilibre du monde se romprait ,engendrant des conséquences qui seraient catastrophiques pour les humains...

Conférence-débat de l'association Frontières, et André Roger; à Villelongue de la Salanque - salle Jean-Pierre Francès (près de l'église) - Vendredi 4 avril,18h30. Entrée libre.

 

---Maillol à ALBI, vernissage ce vendredi 5 avril

 

 Musée Toulouse-Lautrec.

 

1920261_609909062417106_2017272642_n.png

Exposition Maillol ouverte du 5 avril au 22 juin 2014

Le mTL, en collaboration avec la Fondation Dina Vierny, Musée Maillol, Paris, présente une exposition de 50 dessins et 10 sculptures d’Aristide Maillol (1861 – 1944, Banyuls-sur-Mer) en cette année du 70e anniversaire de la mort de l’artiste.

A. Maillol, Le Dos de Thérèse, 1929
© Fondation Dina Vierny – musée Maillo -

 

----

 

*valloton.jpeg  Valloton à Canet  

 

En avril et mai 2013, nous avions organisé en partenariat avec le FILAF un cycle de conférences sur lart qui a remporté un grand succès auprès du public, aussi nous avons le plaisir de vous annoncer la deuxième édition de ce cycle avec trois nouvelles conférences au Théâtre Jean Piat.

 

A noter dans vos agendas :

Vendredi 25 avril à 18h : « Lart et la Folie » par Pierre-Yves Le Pogam

Vendredi 16 mai à 18h : « Salvador Dali, génie tragi-comique » de Stéphan et François Lévy-Kuentz

 

 

Virginia FERNANDEZ

Service Culturel

Mairie de Canet-en-Roussillon

Hôtel de Ville - Place Saint Jacques

66140 Canet-en-Roussillon

Tel: 04 68 86 72 63 / Fax: 04 68 86 72 52

Site: www.mairie-canet-en-roussillon.fr

 

 

 

Felix Vallotton est né à Lausanne d'une famille bourgeoise protestante1. À l'âge de 17 ans, il entre à l'Académie Julian, dont les ateliers sont fréquentés par de nombreux artistes post-impressionnistes ainsi que par les Nabis2. En moins de dix ans, le jeune Suisse parvient à se faire un nom auprès de l'avant-garde parisienne. Sa renommée devient internationale grâce à ses gravures sur bois et à ses illustrations en noir et blanc qui font sensation. Il participe régulièrement à différents salons (Salon des artistes français, Salon des indépendants, Salon d'automne).

Dès 1891, il renouvelle l'art de la xylographie. Ses gravures sur bois exposées en 1892 au Premier salon de la Rose Croix sont remarquées par les Nabis, groupe qu'il rallie en 1893. La dernière décennie du siècle est également marquée par son travail d'illustrateur, notamment pour La Revue blanche. L'une des ses affiches, La revue La Pépinière est reproduite dans Les maîtres de l'affiche (1895-1900).

En 1899, il épouse Gabrielle Bernheim (1863-1932), veuve de Gustave Rodrigues-Henriques (1860-1894) et sœur de Josse (1870-1941) et de Gaston (1870-1953) Bernheim.

À partir de 1900, il délaisse progressivement la gravure et l'illustration pour se consacrer à la peinture. Il peint des scènes d'intérieur, puis se consacre à des thèmes classiques, paysages, nus, portraits et natures mortes qu'il traduit d'une manière personnelle, hors des courants contemporains. Il coordonne un numéro de L'Assiette au beurre.

Sa première exposition personnelle a lieu à Zurich en 1909. Il expose régulièrement à Paris, notamment en janvier 1910, à la Galerie Druet, exposition dont le catalogue est préfacé par Octave Mirbeau. Il participe de plus aux expositions d'envergure internationale en Europe et Outre-Atlantique. En Suisse, sa peinture est principalement diffusée par son frère Paul, directeur dès 1913 de la succursale de la Galerie Bernheim-Jeune à Lausanne, future Galerie Paul Vallotton.

Vallotton était un travailleur acharné, sans cesse à la recherche de nouvelles formes d'expression. Touché par l'horreur de la Première Guerre mondiale, il trouva dans le conflit une source d'inspiration. Il renoua avec le succès vers la fin de la guerre, avant de mourir en 1925. Il a été inhumé au cimetière de Montparnasse.

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 10:23

4-avril.jpg  Un vendredi dévolu aux arts ! à la même heure, une conférence sur Valloton, deux vernissages importants à Perpignan...Les mairies et les responsables de centre d'art ne se concertent donc jamais ! Ils programment en ordre dispersé et le public est désorienté : il voudrait être partout et, en fin de compte, n'est nulle part, déchiré, allant au plus près ou au plus célèbre, au plus "classique"  (conférence sur Valloton par le responsable de l'Orangeraie..?) JPB.

 

(C) François Nussbaumer, né en 1958, vit et travaille à Paris depuis 25 ans; il réalise de nombreuses campagnes de publicité ainsi que des photographies d'architecture, des portraits, de la photo de mode et de reportage; il est également éditeur.

 

Contact 06.31.39.49.93. - francois@francoisnussbaumer.com  - CASTANGALERIE  'Tout a une fin" (la fin de la galerie ???)   - tout-a-une-fin-recto.jpg Vernissage à la galerie CASTAN, 3 place Gambette, Perpignan, de l'exposition "Tout a une fin" de Alexandre Nicolas   vendredi 4 avril, à partir de 18h30

 

 

* Toujours Michel PAGNOUX, expo aux Rois de Majorque et à Toulouse : jusqu'au 10 avril, Espace d'art contemporain, 4 bis place de la Daurade...

 

pagnoux-a-toulouse-l-art-moderne.jpgpagnoux-a-toulouse-l-art-moderne-copie-1.jpg

 

 

***VALLOTON, conférence vendredi 4 avril, 18 h, Théâtre J.Piat de Canet-Plage - entrée libre - 04.68.86.72.60. par Laurence de Cars, directrice de l'Orangeraie, à Paris depuis janvier. 

 

****Fromager à la galerie "àcentmètresducentredumonde", vendredi 4 avril à 19h, vernissage.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 10:28

 photo-nussbaumer.jpg (C) F. Nussbaumer

 

   *** photo de François NUSSBAUMER "Tout a une fin", exposition à la "CastanGalerie", du 4 au 30 avril 2014 - 06.27.77.12.79. Vernissage vendredi 4 avril, 18h30. Place GAMBETTA.

 


 

- - -

 

 

 - La gauche moribonde depuis des mois,

 

achevée avec l'échec des municipales

 

avec le choix de M. Valls (pour récupérer la droite, l'éliminer en faisant sa politique, mais contre la gauche, presque toute la "gauche" !)

 

Un ministre de l'intérieur aux accents racistes (les Roms...), 


clone de Sarko (petit nerveux volubile, charmeur...), 


ayant le même ami, Alain Bauer, le franc-maçon trouble...

 

Un pouvoir inquiétant à Matignon, un ministre "de gauche" ayant la gauche contre lui,

 

l'électorat avec lui, peut-être, mais pour combien de temps..?


 

Et le pays va vers la cata : austérité, déficits, chômage, politique économique anti-croissance, peu de marge de manoeuvre par rapport aux exigences de la commission européenne...

 

Droit dans le mur ! Valls catalan ? ça nous indiffère : il parle très bien la langue quand il va voir sa soeur à Barcelone, mais en France, il refoule sa langue natale; c'est un centralisateur, il traitera avec Madrid, lui l'étranger très bien assimilé, qui pense que le français est la seule langue de la France...

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 19:36

manuel-valls.jpg     

 

 

   * Manuel VALLS, premier sinistre de la France - Catalan, hélas ! Petit-fils de Républicain - Fils d'un grand peintre -  Neveu du compositeur de l'hymne du Barça - Epoux de la violoniste de J.Halliday... Dommage, il aurait pu faire un bon général libéral et combatif...

 

Valls à 3 temps : 1. Le temps des cerises. 2. Le temps des queues de  cerise. 3. Le temps de noyaux...

 

 

   * J.M.Pujol, maire de Perpignan : il aurait pu ne pas dire, pour gagner des voix, qu'une rue Pierre Sergent serait offerte aux habitants (chers Pieds-Noirs) du Moulin à vent... Il aurait pu, pour gagner des voix des habitants cathos du centre-ville, ne pas dire que la place Gambetta serait débaptisée (c'est le mot idoine, ici !) et nommée "Place de la Cathédrale... Dommage...

 

 

 

* J.Paul Alduy, feu maire de Perpi, aurait pu faire pendant des décennies ce qu'il a déclaré de façon magnifique et lumineuse :

- « Les résultats de dimanche soir, au plan national et local, ne mont en aucune manière surpris et jen avais déjà décrit les mécanismes dans le dernier chapitre du livre que jai récemment publié. Notre pays traverse une très grave crise : crise économique, crise identitaire, crise du modèle social auxquelles sajoute une perte de crédibilité sans précédent des dirigeants politiques (les frasques en scooter du Président actuel, les conversations enregistrées par le premier conseiller de lancien Président, etc.)...

 

Ceci explique la forte percée du FN partout en France et plus particulièrement sur le pourtour méditerranéen où les flux migratoires sont très importants venus notamment, mais pas uniquement, du Maghreb. A Perpignan, ville frontalière, le contexte est particulièrement favorable aux thèses du FN et cela explique quon nous ait délégué le compagnon de la fille..."

   Dommage qu'il ne l'ait pas fait...

 

J.P.Bonnel

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