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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 08:01

images-copie-6 Je suis à Prades (place du 18 juin ce matin, mercredi 23), cet après-midi à la gare TGV de Perpignan, vendredi place Arago avec la libreria catalana...Samedi à Perpi (matin) et Colliore (à 14h...) JPB

 

Llibreria CATALANA

 

Divendres 25 d'abril de 16h a 19h a la Plaça Arago

 

Jean-Pierre Bonnel, Annie Rieu-Mias i Noemi Riudor Garcia, Eliana Thibaut-Comelade, Pere Figueres, Sergi Pàmies, Gil Graff, Paul Arquier Parayre i Joan-Lluís Lluís

 

 

Dissabte 26 d'abril a partir de les 10h a la plaça Arago

Matí : Esteban Castañer Muñoz, Joan-Pere Sunyer, Miquel Arnaudies, autors de la co·lecció País de xauxa

 

Tarda : Marie Grau, Joan-Francesc Castex-Ey i Miquel Arnaudies

 

Le Vendredi 25 au soir à partir de 19h00 Venez danser au BALL DELS LLIBRETERS qui se tiendra

toujours sur la Place Arago. Bal Trad. en partenariat avec le conservatoire de Perpignan.

 

 

 

- - - - - - - 

 

Sant Jordi, la fête du livre, à Perpignan

 

La légende et les nombreuses représentations picturales de Saint-Georges et le dragon (telle celle de Pere Niçart, de 1468, du musée de la cathédrale de Mallorca) ne doivent pas nous faire oublier que cette date, le 23 avril, célèbre le livre. A la lutte du chevalier chrétien contre les forces du mal, les hérétiques ou les envahisseurs, on préfère la version laïque de l'événement : le livre combattant l'ignorance, luttant contre les préjugés et les déviations racistes ! 

 

Au début, c'est un éditeur barcelonais qui eut l'idée de commémorer la mort de Cervantès, le 23 avril 1616. Heureux hasard, c'est aussi la date de naissance de l'anglais Shakespeare, du russo-américain Nabokov et du catalan Josep Pla, originaire de Palafrugell...

 

Enfin, l'UNESCO eut la bonne idée de qualifier le 23 avril, à l'instar de Barcelone, la "Journée du livre  et du droit d'auteur."  Perpignan ne reprit l'événement que dans les années 80, de façon plus discrète, avec moins de moyens et de faste que dans la capitale du sud : il se vend à Barcelone des milliers de livres dans les rues et les librairies, tous les 23 avril ! 

 

Pour remettre cette fête et la littérature à l'honneur, Perpignan doit faire preuve d'imagination. Sur les quais, en plein air, ou, en cas de mauvais temps, sous chapiteaux ou dans les passages, les auteurs doivent pouvoir dialoguer avec les lecteurs, nombreux si on leur propose, outre des roses et des dédicaces, des animations intelligentes, des rencontres, des lectures, des créations ludiques. Les plus jeunes seront motivés si on leur présente les créations littéraires d'ici grâce aux nouveaux médias informatiques et numériques. Dans cette optique, une coordination avec la médiathèque, les bibliothèques de quartier et l'inspection académique (le CDDP) sera nécessaire.

 

En outre, des "itinéraires littéraires" doivent être créés afin de parcourir la ville, le promeneur étant guidé par les textes des écrivains ayant évoqué Perpignan. Un chemin "livresque" sera inauguré la veille de la Sant Jordi, afin de présenter ce sentier littéraire, reliant la fête du centre-ville aux rencontres et colloques organisés, comme en 2013, de façon prudente mais prometteuse, dans la nouvelle gare TGV. 

 

    Ville historique et ville futuriste enfin réconciliées grâce au livre, sans oublier tous les quartiers périphériques qui devront vibrer, à leur convenance et avec l'aide de la municipalité, durant la semaine de la Sant Jordi, grâce au bénévolat des écrivains, des conteurs, des éducateurs, des artistes et des jongleurs de mots...

 

 

Jean-Pierre Bonnel

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 11:24

 

images-copie-24.jpeg Procession du Sang.

 

 

 

L'obscène procession du vendredi saint

 

 

La croyance pratiquée dans la solitude d'une cellule, le dialogue avec le sacré, tenté dans le silence d'un retrait, d'une retraite, sont respectables et dignes d'admiration.

Je voudrais être un croyant sincère. Hélas, ne suis qu'un mécréant !

 

Un matérialiste qui s'insurge à la vue d'un cortège noir de mort et de rouges encagoulés, jouant la contrition et la pénitence ! N'est-ce pas là exhibition, prosélytisme montrés dans le centre-ville paralysé, mobilisé pour l'événement religieux, alors que la rue devrait rester laïque..?

 

Que dit le catholique franchouillard, le citoyen tenté par le vote éfen, à la vue de Musulmans priant dans une rue du quartier de la Goutte-dOr..? Qu'il y a des maisons pour ça, pour la religion, que notre République est laïque, et là encore l'extrême-droite peut poser la bonne question, tout en jouant un double jeu, et se cacher sous la robe noire et la cagoule du pseud-pénitent...

 

Quand le rituel religieux s'exprime dans l'espace public, sous la forme de la procession du vendredi saint, je prends le large, alors que des milliers de curieux et de touristes, moins mystiques et fanatisés qu'on pourrait le croire, s'emparent du parcours du funèbre cortège ! 

 

Répéter chaque année la Passion du Christ dans les villes méditerranéennes est en effet un choix motivé plus par l'argent du tourisme que par la méditation divine. A la monstration du corps flagellé, torturé, répond le voyeurisme des foules vacancières : les Catalans du Sud venaient à Perpignan, tandis que les habitants du 66 se rendaient à Barcelone pour encourager l'USAP...Célébrer un autre Veau d'or !

 

Les anciens polythéistes et les Romains superstitieux et racistes ont condamné le Juif errant et ont inventé le Christ sur la Croix; ils ont tué ce Juif qui va donner naissance au monde chrétien.

 

Pour le croyant qui veut perpétuer le rite et la tradition, les "misteris" ( mystères, symboles religieux parés de fleurs) montrent une fois l'an le saint paré d'une "aura" indéfinissable, bien analysée par W. Benjamin.

 

Pour l'athée, libertin ou raisonneur, "grand méchant homme", ce spectacle trouve sa place dans les "fantasmagories", simulacres et mensonges séducteurs, inventés par d'autres matérialistes, financiers eux, croyant plus en l'argent qu'en l'esprit saint... Aube faussement candide du financier, scapulaire de la crapule, "caparutxe "ou cape rouge du condamné, bourgeois en repentance, ou homme politique noyautant la confrérie, la procession se veut société égalitaire en miniature, faisant penser à des organisations maçonnes défendant, en théorie des valeurs humanistes, mais lieux, souvent, en fait, de pouvoirs et d'échanges d'influences...

 

Ces processions qui célèbrent la douleur, la mort, la barbarie antique, paraissent relever aujourd'hui d'un désir malsain érotico-masochiste : le christianisme, qui occulte le sensuel dans la mise-en-scène austère de l'autel, mais le pratique dans l'intime avec l'enfant de choeur... Cortèges et mises en scènes de l'hypocrisie...

 

Le non-croyant n'adhère pas à ces cérémonies mortifères du Midi célébrant la mise à mort, dans la tauromachie, et celle du futur Christ, considéré à l'origine comme le gourou d'une secte nouvelle...

 

On n'osera pas montrer la filiation entre les processions contre "le mariage pour tous" et les manifestations des fêtes pascales; la tentation est pourtant grande d'y déceler la survie de l'intégrisme religieux, causeur de guerres fratricides; on ne peut échapper non plus au souvenir de ce chapitre de "Candide", où Voltaire traite de l'Inquisition, -à l'origine de ces processions-, en décrivant, au chapitre 6, un autodafé, marquant la purification de l'Eglise par des cérémonies expiatoires : les condamnés, revêtus de vêtements rituels (san-benito ou caparutxe), subissant leur peine, flagellation ou bûcher... 

 

Tentation de relire le philosophe du XVIII° siècle (et aujourd'hui, Michel Onfray *), et d'en goûter encore l'ironie. Nous préférons cette littérature-là et la "dernière tentation du Christ", exprimant son désir d'homme d'aimer le corps interdit de Marie-madeleine...

 

J.P.Bonnel

 

* Lire "Le souci des plaisirs", essai réédité en 2014 (J'ai Lu, 6;70 euros, avec des illustrations !), en particulier "éloge d'un corps non chrétien"

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 12:10

780_0008_5087156_d5cb21b2c40aeb68484e7186f6f94ac4.jpg Joan Pau Giné - 

92 autors canten Joan Pau Giné (C) El punt Avui - Merci à Aleix RENYé pour le "vol" de cet article...


S'editen quatre CD amb col·laboracions de Pascal Comelade, Titot, Sergi pez i Blues de Picolat

19/04/14 02:00 - PERPIN - ÀLEIX RENYÉ

 

.Les cançons que interpretava tot sol esdevenen rumba, reggae', ska, ‘punk', rock, blues' i salsa

 

 

“Una resposta als que ataquen la unitat del català a Aragó València, i Mallorca”

Notícies de ...

 

Més de noranta cantants i grups d'arreu dels Països Catalans s'han reunit en un mateix projecte, sota el nom Cantem Giné, interpretant temes del repertori de Joan Pau Giné, mort prematurament el 1993 en un accident de circulació, tornant al Rosselló des de París. Aquest projecte es tradueix en una edició de quatre CD, un digipack amb quatre solapes i 92 cançons del cantant rossellonès, interpretades per un intèrpret cada una. Una edició collector inclou un llibre de 224 pàgines amb textos de Donald Smith i Jaume Queralt, ai com els textos de totes les cançons i una traducció al francès.

Els intèrprets que s'han ajuntat en aquest projecte representen noves veus, sovint grups molt joves, al costat de cantants ja molt consolidats. Les cançons que Giné interpretava tot sol amb una guitarra, es converteixen ara en rumba, salsa, reggae, ska, punk, rock i blues. Entre els artistes que hi participen trobem els actors Sergi López i Joan Anguera, amb músics com ara Titot, David Rossell, Pascal Comelade, Pere Figueres, Meritxell Gené, Verdcel, Carles Sarrat amb Blues de Picolat, Marina Rossell, Gerard Jacquet, La Carrau, Carles Belda i Josep Tero.

 

En aquests quatres discos, la poesia de Giné es mostra viva i actual, segons els promotors del projecte, l'associació Adiu ça va? (títol d'una de les cançons més significatives de Giné) i el Col·lectiu Joan Pau Giné. El català rossellonès de Giné s'enriqueix, en aquestes gravacions amb els accents dels artistes del Principat, les Illes, el País Valencià i la Franja de Ponent. Els promotors volen que sigui un homenatge de la diversitat lingüística a qui reivindicava la seva peculiaritat rossellonesa i una demostració artística i una resposta a tots aquells que ataquen la unitat de la llengua catalana a València, Mallorca i Aragó.

 


Homenatge

Un concert homenatge al desaparegut cantant tindrà lloc a la sala de festes de Bages del Rosselló el 26 d'abril amb la participació de Verdcel, Meritxell Gené, Norha, ElsDelai, Sr.Mit i Ghetto Studio.

Joan Pau Giné va ser un dels cantants que, a la Catalunya del Nord, van ser l'equivalent, durant les dècades dels setanta i vuitanta, de la Nova Cançó catalana. Giné va ser, però, qui va utilitzar més la variant rossellonesa del català a l'hora d'escriure la seva poesia i les seves cançons. En aquells anys, donar categoria literària a la llengua de cada dia dels rossellonesos tant en la varietat dialectal com en la normativa va representar un xoc per a les mentalitats educades en el jacobinisme de l'escola francesa, on qualsevol llengua que no fos el francès era menyspreada i qualificada de patois pels mestres educats, com definia el cantant els responsables de l'educació pública francesa, de la qual ell mateix formava part com a professor.

 

Va néixer a Bages de Rosselló l'any 1947 i va començar la seva carrera artística l'any 1976, que alternava amb la seva professió d'educador, que exercia en escoles de la regió parisenca on havia estat destinat. Esdevingué el cantant més popular de les comarques catalanes sota administració francesa, al costat de Jordi Barre, el grup l'Agram i Pere Figueres. En un dels viatges de París a la Catalunya del Nord, per fer una actuació, va trobar la mort en un accident de trànsit.

 

 

 

Darrera actualització ( Dissabte, 19 d'abril del 2014 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 12:02

photos-0684.JPG (c) jpb -   Après avoir donné mon sentiment sur l'affaire du festival de théâtre de Collioure, je donne la parole à la défense et donnerai bientôt un droit de réponse à F.Eberhard, qui m'a écrit et que je vais rencontrer...JPB

 

 ** Monsieur le Maire de collioure: Maintenir le festival de théâtre d'été au château de Collioure

 

 

Ci-joint une petition de certains habitants de Collioure, pour le maintien du festival de théâtre de Collioure, sérieusement menacé, dès son édition 2014,  depuis le changement politique, suite aux dernières élections municipales.Merci d'avance pour votre signature, et de faire suivre cette pétition.

 

Cordialement, Fabrice Eberhard

> 

> Pour en savoir plus et signer la pétition, cliquez ici

> http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_collioure_Maintenir_le_festival_de_theatre_dete_au_chateau_de_Collioure//?launch

> 

> Pouvez-vous faire circuler ce message auprès de vos connaissances afin que toutes les signatures soient recueillies au plus vite.

 

 

Pourquoi c'est important : 

Nous venons d’apprendre que la Mairie de Collioure aurait décidé, à la surprise générale, de supprimer le Festival de théâtre d’été pour des problèmes de budget et d'accueil.

 

Ce festival a été créé en 2004 par le comédien et metteur en scène Fabrice Eberhard. Sur une quinzaine de jours de juillet et d'août, la Compagnie du Boramar présente l'œuvre de Molière lors de grandes représentations dans la magnifique cour du Château Royal. Différents spectacles dans les rues et sur les places sont organisés en parallèle.

 

Le nombre de soirées et de spectateurs assistant à ce festival n’a cessé d’augmenter pour arriver l’été dernier à 9 soirées, et 3500 spectateurs au château, et 3000 en ville environ pour les spectacles de rue. L'année dernière le festival n’ pas pu satisfaire la demande de plus de 500 personnes, tout en rajoutant des chaises. Depuis deux ans environ, Fabrice Eberhard a demandé plus de soirées, mais cela lui a été refusé par la mairie, officiellement parce que le théâtre prenait trop de place à Collioure et gênait la mise en place d'autres activités en ville.

 

Le succès de ce festival populaire prouve avant tout que la demande de culture est très forte l’été sur notre côte catalane et que Collioure devrait être à la pointe pour satisfaire cette demande.

 

Bien entendu, nous ne cherchons pas ici à rentrer dans le débat des coûts et des subventions qui doivent faire l’objet d’une discussion entre les différents acteurs de ce projet (Mairie, conseil Général et M. Eberhard). Nous souhaitons qu’ils puissent trouver un terrain d’entente sur ce plan.

Il faut faire confiance au public qui cherche au-delà des plaisirs de la plage à donner à Collioure le rôle de pôle de la culture de la côte catalane. La mairie et le Conseil Général doivent trouver un accord pour que vive la culture à Collioure.

 

Nous voulons dire ici combien le travail de Fabrice Eberhard est reconnu et respecté de son public. Nous souhaitons longue vie au Festival. Qu'il continue à nous faire rêver très longtemps. Par ces temps de crise, un peu de bonheur partagé est le plus beau des cadeaux...

 

 

http://www.avaaz.org/fr/petition/

 

Monsieur_le_Maire_de_collioure_Maintenir_le_festival_de_theatre_dete_au_chateau_de_Collioure/?csRkZcb

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 09:21

St-Jordi-1--Vernet-les-Bains.jpg  Stand de la Sant-Jordi (Jean-Pierre Bonnel) - Ceux qui ne sont pas partis à Barcelone pour soutenir l'USAP pourront venir à Elne pour la fête des livres ou à Valmy pour la République espagnole...

 

      *   Je présenterai mon dernier livre "Les saisons de Collioure" (photos et textes, 20 euros), ainsi que mes livres sur Machado, Matisse et Walter Benjamin, lors de la Sant-Jordi :

 

Elne, le samedi 19 avril, de 14h à 18h, parking Sant-Jordi (ville haute, près de l'office de tourisme) à l'atelier de restauration de tableaux et de dorure sur bois de Laure Maltèse : 06.72.92.94.71.), avec la mairie d'Elne.

 

 

* La République espagnole :

avril--19.jpg  19 avril 2014, fêtons ensemble la République espagnole, à l'espace J. Pams de Valmy, Argelès-sur-Mer. (Ville d'Argelès-MUME) à partir de 12heures, pique-nique, puis films...

 

 

 

 

*** Comité de vigilance (3) L'agglo et l'Anah :

 

 

 

Appel à signature pour la création d'un "comité de vigilance des intellectuels, artistes, écrivains, gens du spectacle... et de tous les citoyens...dans le département des Pyrénées-Orientales"

 

* Après avoir lu les textes ci-dessous, merci de me répondre en donnant votre accord pour participer à ce comité de vigilance destiné à surveiller l'action de tous nos élus sans exclusive et de façon objective : aucun signataire n'est "encarté"; sans étiquette, il fait partie de la société civile.

 

Nous pourrons, par la suite, nous rencontrer dans un café ou un local à Perpignan, ou ailleurs...

 

Merci à tous. 

 

jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

* Lettre :

 

 

C'est d'ailleurs en tant que républicaine que je m'insurge contre ce projet de débaptiser la place Gambetta. Un de nos grands hommes du Panthéon !

C'est faire preuve d'un grand mépris des valeurs fondatrices de la République que de vouloir jeter aux oubliettes celui qui a fait le "programme  de Belleville".
C'e
st aussi de la part de notre maire nouvellement élu - et ce, parce qu'il y a eu front républicain - ignorer que Léon Gambetta, fut le premier à créer un ministère des Arts, ancêtre de notre ministère de la Culture.

Aps, on se plaindra que nos enfants ne connaissent pas l'histoire.

Merci de me teni informée de vos actions.

C. C.-D.


Pour le Comité de vigilance, Catherine D., Patrick Fornos, Christian Vila, J.Pierre Bonnel, Sylvia Bonis, Joss et Carole Gris...

 

 

Mardi, deux entrepreneurs, un architecte et deux propriétaires d'immeubles ont comparu pour une arnaque aux subventions publiques attribuées par l'Agglo.

A dossier particulier, procès peu ordinaire. Le tribunal correctionnel de Perpignan a délocalisé mardi son audience dans l'ambiance feutrée de la bibliothèque du palais pour juger une affaire d'escroquerie aux aides publiques de l'Anah (Agence nationale d'amélioration de l'habitat). Deux ex-cogérants de la société espagnole Catalunya construccions, dont l'un jugé par visioconférence depuis la prison de Lyon où il est détenu pour un dossier de proxénétisme et trafic de drogue, comparaissaient aux côtés d'un architecte perpignanais pour avoir effectué des manœuvres frauduleuses lors de la rénovation en 2012 de deux immeubles de Saint-Jacques. Il leur est reproché d'avoir produit des devis et factures "gonflés" afin de faire endosser à l'Anah la totalité du montant des travaux. Les aides pouvant aller au maximum jusqu'à 75 % ou 80 % du coût global.

  • "Système de doubles factures"

Les deux propriétaires des bâtiments concernés sont, eux, poursuivis pour recel de cette "arnaque", dont le préjudice pour l'organisme d'Etat s'élèverait à 104 735 euros. Or, tous désignent l'architecte, qui a signé et transmis les pièces à l'agence de l'habitat, comme l'instigateur de ce "système de doubles factures".

Une première aurait été faite pour les propriétaires qui auraient payé le montant initial et une autre surévaluée aurait été envoyée à l'Anah pour décrocher une subvention couvrant l'intégralité des frais. L'entreprise de construction (par ailleurs poursuivie pour avoir embauché 14 employés marocains et algérien non déclarés et sans titre) affirme qu'elle a simplement repris le marché abandonné par une autre société dont le patron a été condamné pour infraction à la législation du travail.

"Et qui a curieusement déjà travaillé avec le même architecte sur des chantiers aussi subventionnés par l'Anah", glisse la présidente du tribunal. "Il (l'architecte) est la pierre angulaire, insiste le procureur. Les faits sont caractérisés. On a deux factures à la même date, avec le même numéro, concernant le même immeuble. Dans un milieu relativement précaire, ça a un intérêt pour l'entreprise d'être payée et rapidement mais aussi pour l'architecte qui perçoit des honoraires proportionnels au montant des travaux".

Et de requérir une peine de 6 mois avec sursis avec obligation d'indemniser les parties civiles contre les propriétaires des immeubles, de 18 mois avec sursis contre l'un des cogérants de la société, de 6 mois avec sursis contre le second et de 12 mois avec sursis contre l'architecte.

 

  • "Mission de service social"

"Comme un imbécile, je pensais avoir une mission de service social à Saint-Jacques, raconte ce dernier. J'ai pris des honoraires minimums de 8 % là où mes confrères demandent 12 %. Il faut quand même savoir que les Bâtiments de France ont parfois des lubies et exigent des travaux plus chers que prévus, d'où la deuxième facture. Mais j'ai mis tout mon cœur à vérifier que tous les travaux étaient bien réalisés. Et oui, c'était fait pour obliger les propriétaires à payer au moins le montant de l'Anah. Ce sont des quartiers difficiles avec des gens difficiles qui ont des croyances parfois farfelues. C'est pas sympa, pas gentil, c'est raciste peut-être. Il me reste que les yeux pour pleurer. Je subis la pire humiliation de toute ma vie. L'Anah ne finance plus aucun de mes chantiers".

  • "Pas de contrôle sérieux"

Son avocat Me Gipulo insiste : "Il a uniquement fait les plans détaillés, a contrôlé les devis et a surveillé les travaux. Urbanis (le cabinet d'études de l'Anah, NDLR) est un organisme de contrôle absolu. Et il a toujours eu les félicitations", ajoute-t-il, plaidant la relaxe ou à défaut un supplément d'information avec désignation d'un expert, tout comme Mes Kamara et Boher, avocats des cogérants de Catalunya Construccions, imité aussi par Me Nicolau pour les deux propriétaires immobiliers.

"Deux gitans de Saint-Jacques de 65 ans, malades, qui ne savent ni lire, ni écrire, et incapables de monter une escroquerie", résume l'avocat ouvertement "en colère" contre "l'exagération" des parties civiles : l'Anah et l'agglomération Perpignan-Méditérannée. "Je suis scandalisé qu'ils réclament la totalité des aides versées. Ils fonctionnent avec notre argent, nos impôts, et il est visiblement mal utilisé. Ils ont fait des vérifications sommaires quand 30 vice-présidents à 1 500 euros tête par mois, soit 45 000 euros, auraient pu se pencher sur le dossier. L'Agglomération demande un préjudice pour son image. C'est quand même gonflé !".

 Décision mise en délibéré au 24 juin.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 07:34

sant-jordi.jpg  Jean-Pierre Bonnel 

 

                                                               

 Je présenterai mon dernier livre "Les saisons de Collioure" (photos et textes, 20 euros), ainsi que mes livres sur Machado, Matisse et Walter Benjamin, lors de la Sant-Jordi :

 

 

Elne, le samedi 19 avril, de 14h à 18h, parking Sant-Jordi (ville haute, près de l'office de tourisme) à l'atelier de restauration de tableaux et de dorure sur bois de Laure Maltèse : 06.72.92.94.71.), avec la mairie d'Elne.

 

 

Perpignan, le mercredi 23 avril, à Prades, (rue centrale, à partir de 9h, à Perpignan, l'après-midi, hall du "Centre du monde" (Gare TGV), avec le CML.

 

Perpignan, le vendredi 25 avril, de 16h à 19h, place Arago, avec la Librairie catalane.

 

 

Perpignan, le samedi 26 avril, stand, place G.Péri, près du quai Vauban, avec la mairie de Perpignan.

 

 

Collioure, le samedi 26 avril (de 13h à 19h), à la placette, avec la mairie de Collioure.

 

Port-Vendres, le dimanche 11 mai, à 17 heures 30, au centre culturel (cinéma) : lectures de mon livre "Le chemin ultime de W. Benjamin" par Hanna Fiedrich, et présentation du philosophe allemand par moi-même. (entrée : 5 euros) contact : 06 49 32 42 67 - 06 10 88 66 50 -

 

***********

 

 

Sant Jordi Slam at Caféclat - Friday 25 April 2014

Caféclat- Café littéraire aux Templiers 

The last Friday of  the month, Caféclat invites writers to present their works and to share their love of the written word. This month, in honour of Sant Jordi (the Catalan celebration of books and roses), Caféclat, the literary café at the Templiers, will host a Sant Jordi Slam* 25 April.

Rendez-vous upstairs at the Templiers, Collioure from 6:30 to 8 pm.

Entrance free. For more details, see:  HYPERLINK "http://www.cafeclat.blogspot.com" www.cafeclat.blogspot.com  and Facebook.

 

*Open Reading. Open to all writers to read their own work, 3 minute limit. 

Sign up at the door.In French and English.

 

Le Slam de Sant Jordi au Caféclat - vendredi 25 Avril 2014

Caféclat- Café littéraire aux Templiers 

Le dernier vendredi du mois, Caféclat invite des écrivains à présenter leurs œuvres et à partager leur amour pour le mot juste.  En avril, pour célébrer la fête du livre et de la rose de Sant Jordi, Caféclat, le café littéraire aux Templiers, présente Le Slam* de Sant Jordi le 25 avril.

Rendez-vous au premier étage aux Templiers, Collioure de 18h30 à 20h00.Entrée libre. D’avantage d’infos sur notre site:  HYPERLINK "http://www.cafeclat.blogspot.com" www.cafeclat.blogspot.com et Facebook.

 

*Lecture ouverte. Tous les écrivains  sont bienvenus pour lire leurs propres textes, 3 minutes maximum. Inscrivez-vous à l’entrée. En français et en anglais.

 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 10:27

images-copie-23.jpeg Jordi Vidal (à gauche) avec Josep Maria Martin (nov. 2009)

 

L'ange de l'Histoire, film de J. Vidal

 

Un événement, hier soir, au Centre d'art contemporain, dans la petite salle de cinéma, bien remplie par un public motivé, qui resta jusqu'au bout de l'heure quarante destinée à mieux connaître W.Benjamin. Le spectateur aurait pu être submergé par ce flot de photos d'archives et de films d'époque, orchestré par la voix de J. Vidal, lisant les textes majeurs de l'auteur d'Enfance berlinoise. 

 

Flots d'images, flux de musique répétitive et obsédante saturant le cerveau et l'attention du regardeur, mais montrant bien le contexte du XIXème siècle, avec l'essor du capitalisme triomphant (urbanisme parisien d'Haussman et répression de la Commune, passages parisiens comme autant de temples de la marchandise...)

 

Or le public demeura, stoïque, et il eut raison ! En effet, ce long-métrage, non de fiction, mais plutôt documentaire, qui laisse cependant au cinéaste la liberté de créer, de choisir les mots, de monter les images, de trouver un rythme, de donner une vision personnelle d'une oeuvre littéraire et philosophique, ...Oeuvre filmique offrant une perspective optimiste de l'avenir pourtant noir, en ne donnant pas à voir, par exemple, des images de violence.

 

Le film s'organise autour des grands thèmes benjaminiens et de l'oeuvre centrale "Thèses sur l'Histoire, Paris, capitale..."  Le nom, l'influence du surréalisme et du "Paysan de Paris", la citation, la flânerie, la poésie de Baudelaire, la condition du pauvre (photos d'Atget), l'influence de Fourier et de Blanqui, la critique de la social-démocratie, l'objet d'usage, l'omniprésence du marché avec la naissance des grands magasins (bien décrite par Zola)...

 

Le spectateur-flâneur aurait voulu trouver l'accalmie pour réfléchir, mais le cinéma nous emporte et ne revient pas en arrière, ne se retourne pas, lui, sur le passé de ses séquences précédentes...

 

WB, lui, pourtant, ne voulait que regarder, tel l'ange de l'Histoire de Paul Klee, le passé : le futur n'est gros que de tempêtes et de catastrophes. Le passé n'est pas fuite, il peut être leçon d'Histoire, surtout il nous montre que l'histoire des hommes est celle des guerres, des malheurs des peuples, de tous ces anonymes qui ont construit les beautés et les monuments du monde et sont morts pour la gloire de quelques puissants. 

 

Ce passé est présent dans le présent qui, à chaque instant, est promesse messianique, possibilité de révolution. En effet, partagé entre pensée juive et marxisme hétérodoxe, WB. croit en la perspective de changement radical, à la fin de la bourgeoisie et à la mort du capitalisme. La pire cata, en effet, pour lui (et pour nous) serait que tout continue comme avant ! Que rien, donc, ne change ! 

 

Jordi Vidal nous transmet ce message essentiel et cet espoir de transformation radicale : s'il est en charge de la culture à Perpignan, ce n'est pas pour discourir, inaugurer un festival ou pisser sur les chrysanthèmes...C'est pour changer la cité catalane, noyautée par la crise, la pauvreté et la pensée haineuse de certains professionnel de la séduction politicienne !

 

D'ailleurs, en reprenant le terme de "fantasmagorie" dans son film, au fil des extraits choisis, J.Vidal montre bien la démonstration de cet intellectuel inclassable : la pensée libérale veut séduire et attire le peuple par la mode, les objets inutiles, les lumières de la ville, les corps prostitués, l'écume éphémère du présent...

 

De ce film dense et remarquable, on ressort sonné : ce que l'on vient de revivre, ce XIXème siècle de l'argent et du colonialisme des têtes et des corps, on le retrouve au présent, quand on sort dans la rue : chômage, pauvreté, austérité, peur d'un futur sans avenir, avancée des chemises brunes... Rien n'a changé et c'est même la régression. La cata est là, puisque que le passé est, à nos pieds, dans le présent.

 

J'ai cependant regretté que le contexte de 1933 (montée du nazisme, WB quitte Berlin) et de 1940 (le pétainisme, la France envahie : WB quitte Paris, puis veut quitter la France, par l'Espagne et meurt à Portbou) ne soit pas montré...

 

Surtout que l'un des sources de l'oeuvre, le judaïsme, ne soit pas   développé, avec la prédestination du nom de la naissance, avec la figure de l'ange...

 

- - -

 

 

Jordi Vidal, né à Toulouse en1950, a été professeur à l'École supérieure d'art (HEART, à Perpignan), directeur de la culture à la mairie de Perpignan depuis septembre 2012, fils et petit-fils d'anarcho-syndicalistes espagnols. 

Il vient vivre à Perpignan en 2001 après avoir grandi à Paris.

 

 Jordi Vidal a travaillé dans l’édition, la télévision pour enfants. Il a été conférencier et a donné des cours à l’Ecole des Beaux arts de Perpignan avant d’en devenir le directeur. Jordi Vidal envisage d’organiser à Perpignan, en 2013, une biennale d’art contemporain de portée internationale.

 

Au nom des Lumières, dont il se réclame, il dénonce les stéréotypes et les effets politiques de l'idéologie postmoderne, « un monde où l'expérimentation et la raison n'ont plus cours ; un monde où les conquêtes de la science seront ravalées au rang du récit et du mythe ».

Œuvres:

  • Opéra Chymica, éditions Dérive 17, 1981
  • Révélations sur l'état du monde, éditions Dérive 17, 1984
  • Résistance au Chaos, éditions Allia, 2002
  • Traité du combat moderne : films et fictions de Stanley Kubrick, éditions Allia, 2005
  • Servitude et simulacre en temps réel et flux constant, réfutations des thèses réactionnaires et révisionnistes du postmodernisme, éditions Allia, 2007.

À paraître prochainement

  • La Otra, photographies de Bruno Serralongue, textes de Jordi Vidal et Joerg Bader, éd. Les Presses du réel, Dijon ; Centre de la Photographie, Genève.

Exposition

  • Servitude et simulacre en temps réel et flux constant, espace Agnès B, 17 rue Dieu, Paris 10e, janvier 2008.
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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 09:59

davy-K.png  Davy Kilembé interprétera les titres de son nouvel album "quel bazar !", en formule trio, ce vendredi, au Portail à roulettes, à Salses le Château.

 

CLIP “LA VIE C’EST PAS DU CINEMA” 

DAVY KILEMBE   2014

 

17/09 ARLES SUR TECH 66(Davy KILEMBE visite BRASSENS)

29/09 ARRAS (34)(Davy KILEMBE visite BRASSENS)

20/08 Guinguette du lac (66 )(Davy KILEMBE visite BRASSENS)

9/08 FESTIVAL (TREILLES 11)(Davy KILEMBE visite BRASSENS)

11/07 Perpignan Scène (Perpignan 66)(TRIO CITOYEN)+invité par GIPSY DANDY

4/07 CHATEAU ROYAL DE COLLIOURE(66) invité par GIPSY DANDY

3/07 DOMAINE DE LA PERDRIX (66)(TRIO CITOYEN)

29/06 LES ESTIVALES OFF(66) invité par GIPSY DANDY

28/06 FÊTE DU TRAVAILLEUR CATALAN (66)(TRIO CITOYEN)

21/06 Fête de la Musique (Villeneuve sur Lot 47)(TRIO CITOYEN)

14/06 Festival HACE CALOR (Gruissan 11)(TRIO CITOYEN)

13/06 VAUVERT (30) (TRIO CITOYEN)

7/06 Festival « SOL I CŒUR » (Saint Esteve 66)(TRIO CITOYEN)

 

 

Davy KILEMBÉ, artiste indépendant, est reconnu par beaucoup pour son talent. Il saisit l’air du temps et s’en inspire pour mettre en musique son univers. Cet artiste a atteint un niveau de maturité lui permettant de s’exprimer au plus juste. Il fait parti de cette nouvelle génération de cuisiniers qui n’hésitent pas à marier les saveurs autour d’un ingrédient noble : l’honnêteté .

Loin des sentiers rebattus, une écoute attentive donne à réfléchir, autant qu’à se laisser porter par ses rythmes aux influences « soul ». Il ne se cache derrière rien, ni personne, cet homme chaleureux et talentueux. Il mérite d’être mis en lumière. D’une très grande générosité sur scène, d’une vraie simplicité, Davy Kilembé appelle le respect.

 

LA PETITE HISTOIRE…

 

Après plusieurs expériences en groupe Davy KILEMBE démarre son projet chansons en 2000 sous la forme d’un trio. Ils enregistrent leurs premières maquettes «maison» sous le nom «KILEMBE».
Puis, le programmateur du Perpignan Jazz Festival «commande» en 2003 un spectacle solo qui se voulait « one shot » : il tourne dix ans avec.

La souplesse du solo, et le fait d’avoir monté son home studio, ont permis à Davy de sortir quatre albums auto-produits, de participer à de nombreux Festivals (Nuits de Champagne, Musicales de Bastia, Festiv’ART, Haillan Chanté, Déferlantes d’Argelès, Jazzebre, Francofolies de La Rochelle, Semaine de la Chanson Française de Bamako, Mars en Chanson, Africajarc, Rallye Chantons Français…), de faire de «belles» premières parties (Francis Cabrel, Tété, Arthur H, Cali, Sanseverino, Tryo, Depalmas, Mathieu Boogaerts, Anis, Yannick Noah…) et d’obtenir de nombreux prix (Prix du Centre de la chanson, Talent France Bleu, Prix Charles Trenet, Prix du Public de Trois Baudets «Vive la reprise»…)

 

Dans son parcours artistique le fait de jouer seul a été essentiel. Les rencontres faites sur la route ont été enrichissantes et il a pu lier avec le public une relation de grande proximité.

 

Puis, musicalement il a eu besoin d’aller plus loin que le solo : ajouter du partage et de l’énergie aux textes qui restent essentiels. La «rencontre musicale» avec le Batteur/Chanteur Jérôme ESCANDE a été fondatrice. Ils ont posé les bases en quelques concerts en duo de Mars à Juillet 2012 (Festival de la Chanson de Café, Ida I Vuelta, El Médiator, Valras..). Puis Guillaume BOUTHIE (Fender Rhodes) et Ludo PELLICER (Basse) les ont rejoints

davy.jpg  Blues, Groove, funk avec DAVY KILEMBE !!! 

 

 

**Appel à signature pour la création d'un "comité de vigilance des intellectuels, artistes, écrivains, gens du spectacle... et de tous les citoyens (hors élus et porte-paroles des partis politiques) dans le département des Pyrénées-Orientales"...

 

suite :


extrait d'un mail de Catherine Dubois :

 

 

"... je suis de tout coeur avec vous.

 

C'est d'ailleurs en tant que républicaine que je m'insurge contre ce projet de débaptiser la place Gambetta. Un de nos grands hommes du Panthéon !

 

C'est faire preuve d'un grand mépris des valeurs fondatrices de la République que de vouloir jeter aux oubliettes celui qui a fait le "programme  de Belleville".


C'est aussi de la part de notre maire nouvellement élu - et ce, parce qu'il y a eu front républicain - ignorer que Léon Gambetta, fut le premier à créer un ministère des Arts, ancêtre de notre ministère de la Culture.

Après, on se plaindra que nos enfants ne connaissent pas l'histoire..."  (adressez vos signature à :

 

jean-pierre.bonnel@orange.fr )

 

 

 

 

* Remarques : M. JM.Pujol avait promis de n'avoir qu'un mandat, s'occuper de la ville de Perpignan. Il joue sur les mots : être président de l'Agglo, c'est une "fonction"...

 

J'ai parlé un long moment avec le maire lors du vernissage de l'expo de Bettina Fauchier (atelier d'urbanisme) : il m'a confirmé son intention d'ouvrir le couvent Ste-Claire (Centre de documentation sur l'Algérie) à la Retirada des Républicains espagnols (ce que m'avait déjà dit Marie Costa)... 

 

J'ai proposé à J.Marc Pujol un débat avec Benjamin Stora, à Perpignan, sur l'Algérie, avant 1962. Le maire m'a appris que l'historien avait refusé de débattre avec lui lors du festival du livre de Collioure (août 2013).  Informé, Benjamin Stora m'écrit que ce n'est pas vrai, qu'il n'a jamais refusé de débat... 


Ce malentendu doit être la faute des organisateurs du festival "Un livre à la mer"...

 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:41

 e65a577d7ca5aa978e5b.jpg      9e1a9c5fc057ef051677.jpg **Joël Cimarrón et Monique Aloujes :  nouveautés parues aux Ed. Karibencyla

 


 

****André Bonet avec Cml Prix Méditerranée 

COUP DE COEUR LITTERAIRE EN CONFERENCE PROCHAINEMENT AU CML:

"LES TREIZE DERNIERS HEURES DE LA VIE DE FEDERICO GARCIA LORCA" DE
MIGUEL CABALLERO PEREZ (EDITIONS INDIGNENE)

Ce livre retrace les derniers moments de la vie du grand poète espagnol Federico García Lorca, depuis son arrestation à Grenade, le 16 août 1936, jusqu’à son exécution, le 17, par un escadron où figure un parent de son père.

Avec cette enquête implacable, Miguel Caballero Pérez éclaire comme jamais la guerre d’Espagne. Finalement, qui a tué Lorca ?
Un imbroglio de passions familiales nourries par des intérêts plus vastes, politiques, sociaux. La dernière pièce du poète, La Maison de Bernarda Alba, les étale avec l’imprudence de son génie. Celle qu’on appelait « la Bienveillante » ne lui a pas non plus pardonné, en 1928, sa « Romance de la garde civile espagnole » qui prophétise le rôle de ce corps soudé à Franco. Alors Grenade, surchauffée par le soulèvement franquiste, l’assassine.

L’auteur : Miguel Caballero Pérez, né dans la région de Malaga le 25 avril 1959, est historien et membre fondateur de l’Institut d’études historiques du sud de Madrid, Jiménez de Gregorio. En collaboration avec l’université Carlos III de Madrid, il a mené de nombreuses enquêtes historiques avec
pour cadre l’Andalousie et pour thème de prédilection le poète Federico García Lorca, sur qui il a écrit plusieurs livres.

Les Treize Dernières Heures de la vie de Federico García Lorca par Miguel Caballero Pérez, en librairie le 17 avril, n° ISBN 979-10-90354-54-8, 18€.

 

****Aude RAMIREZ : 

 

Parce que vous êtes les premiers acteurs de la vie littéraire, je prends contact avec vous dans le cadre d'un projet de magazine numérique trimestriel, autour du livre. Sa première parution est prévue pour le 31 mars 2014.

Nous prévoyons d'y insérer une page sur les manifestations littéraires du département.

Vous êtes auteur, éditeur ou libraire... dans le département des Pyrénées Orientales et vous souhaitez nous communiquer les dates des événements auxquels vous assisterez en 2014. Nous pouvons les insérer dans notre magazine ainsi que sur notre forum.

Vous trouverez des informations complémentaires sur le site de Parlons Livres : 

http://parlons-livres.blogspot.fr/p/la-revue.html

Nous avons également un blog et nous recherchons régulièrement à l'enrichir d'interviews.

Vous remerciant par avance de votre réponse...

Cordialement, 

Aude Remirez


****

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Maela Paul

VIENT de PARAITRE :

L'HOMME À LA PEAU DE SOIE ET AUTRES PORTRAITS
Maela Paul
Écritures
LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES

Six hommes : autant de parades amoureuses, de jeux d'évitement ou d'approches, autant de nuances dans les sentiments et dans les tonalités de désirs, de frôlements et de visages.
Ces hommes de passage sont avant tout des passeurs, et chacun s'en trouve reconnu pour ce qu'il est : une source d'inspiration

 

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Maela Paul

"Dans la rue, les gens devaient imaginer qu’ils formaient un couple. Cela ne lui déplaisait pas. Elle avançait à ses côtés. Royale. Souveraine. Dans sa main, rien qu’un mouvement doux et glissant. Et cette chaleur qui naît des paumes lovées l’une contre l’autre. Dans sa marche, tout est prétexte pour se rapprocher de lui. Un éclat de rire, l’exiguïté d’un trottoir ou le croisement d’un passant, et elle laisse sa joue frôler son épaule. Ils marchent. Qui suivrait leur déambulation serait gagné par cette ondulation naissant de chacun de leurs pas pulsant sur le sol. Par l’oscillation des hanches se propageant dans l’embrasement de la poitrine. Chaque pas scande l’amour qu’ils font et qui éclot dans l’allure altière qu’il leur confère. Ils ont dans leurs yeux cette luminosité débordante de ceux qui ont rompu leurs digues. Pour un temps ou pour longtemps. Cette transparence aqueuse de ceux qui s’étirent après l’étreinte et détiennent leur pouvoir d’avoir acquiescé à ce qui se présentait. Leurs silences comme leurs propos ne sont que jubilation. Où se devinent le désir, la connivence, l’appétit retrouvé de la jouissance. En eux président l’incrédulité la plus totale face à ce qui leur arrive et l’absence de doute quant à la précarité de leur aventure. Pour l’heure, sa conscience à elle est toute nichée dans la douceur de sa paume offerte, dans la pression des doigts qui rythme leurs pas. Entretenue par l’émotion qui monte jusqu’aux joues au souvenir du lit défait. Des vêtements éparpillés.
C’était un temps heureux. "
Extrait de "L'Homme à la peau de soie - et autres portraits" Maela PAUL, L'Harmattan

 

**Maela Paul 

C’est toute cette population cosmopolite, ayant le verbe haut et se frayant passage dans les ruelles de la vieille ville qui a contribué à ce qu’elle élise à son tour Perpignan pour un jour s’y établir. Non pas parce qu’elle s’y serait sentie “ chez elle ”. Ou bien qu’elle y aurait quelque attache. Non. Bien mieux : pour le dépaysement que la ville opère en elle et pour ce sentiment d’être accueillie comme une étrangère. C’est là qu’elle posera bagage. Qu’elle fondera demeure. La ville tout entière est son refuge et opère sur elle un charme d’autant plus fort qu’elle n’est pas ici retenue pour quelque affaire devant laquelle elle aurait dû se soumettre. Elle est là parce qu’elle a choisi.
Il y a toujours une puissance investie dans le choix d’une terre d’accueil. Puissance devant laquelle l’homme se courbe ou bien se dresse, dès lors qu’il y puise la sève le révélant dans ce qu’il a de plus intime. Cette ville est pour elle un réservoir d’émotions et de sensations soumises à l’imprévisibilité la plus totale. Elle en respire les effluves, s’enivre des couleurs du ciel, de la patine des façades, se délecte des ombres dansant sous les platanes.
Extrait de L'Homme à la peau de soie et autres portraits, Maela PAUL, L'Harmattan, mars 2014 (possibilité d'en faire la commande à l'auteur via un message FB)

 

 

Publication du livre d’Annie Séquier- Blanc, préfacé par Stéphane Hessel aux éditions Talaia, 2013. 

RHIZOME, L’ALGERIE AU CŒUR.

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 12:57

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Appel à signature pour la création, après l'appel  des intellectuels, artistes, écrivains, gens du spectacle... 

d'un Comité de vigilance de tous les citoyens, dans le département des Pyrénées-Orientales".

 

 

* Après avoir lu les textes ci-dessous, merci de me répondre en donnant votre accord pour participer à ce comité de vigilance destiné à surveiller * l'action de tous nos élus, sans exclusive et de façon objective (en tant que simple citoyen, sans être le porte-parole d'un parti politique).  

Nous pourrons, par la suite, nous rencontrer dans un café ou un local à Perpignan, ou ailleurs...

 

Merci à tous. 

 

jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

 

- - "M. Pujol,

 

vous venez d'être élu à la tête de la mairie de Perpignan, personne n'a l'intention de vous contester cette victoire.

Vous devez malgré tout admettre que le contexte était pour le moins particulier, il ne vous a pas échappé que le Front National était sur le point de remporter cette élection.

Il est vain et trop facile d'imputer à tel ou tel parti la responsabilité de cette situation, cela permet surtout d'éviter d'en chercher les vraies causes et les solutions pour que cela ne se reproduise pas.

 

Nous, électeurs de gauche, écologistes ou centristes, et avant tout républicains, avons pris la décision dimanche dernier de reporter notre voix sur votre liste M. Pujol.

Nous ne regrettons pas ce geste, il était tout simplement impensable pour nous tous que Perpignan devienne un trophée et une vitrine du Front National. 

Car oui, nous sommes des gens de convictions et non d'appareils!

 

Le but de notre démarche aujourd'hui est simple, M. Pujol, nous vous demandons de prendre en considération tous ces gens qui ont eu le courage (car il a fallu du courage, oui!) de croire au front républicain. 

Ces gens vous demandent de tenir compte d'eux dans les décisions que vous aurez à prendre pour la ville."

 

 

- - -* en assistant aux conseils municipaux, en se rencontrant (dans un local, un café, comme l'Ubu), en échangeant des informations, en discutant sur les réseaux sociaux (facebook...)ou en créant un site...

 

- - -

 

Bonjour M. Bonnel,

 

je me permets de vous contacter après avoir lu votre appel dans le journal, avec le collectif, à voter J.M. Pujol  pour le second tour afin de faire barrage au Front National.

 

Après réflexion, il était devenu évident pour nous aussi que c'était la seule chose à faire, et ça a marché... c'est J.M. Pujol que nous avons élu! C'est une drôle de sensation qui mêle le soulagement au sentiment de s'être fait voler notre vote, quelle victoire amère pour Perpignan!

 

Ce vote nous ne le regrettons pas malgré tout, nous l'avons mûrement réfléchi en famille mais il nous reste en travers de la gorge tout de même. Ce qui me soulagerait un petit peu, ce serait de pouvoir adresser une tribune à M. Pujol.

 

De la part de tous les gens de gauche qui ont voté pour lui pour faire barrage au FN juste afin qu'il sache que c'est grâce aussi à la mobilisation de tous ces gens qu'il peut enfin jouir du plaisir de gouverner la ville "légitimement" par élection!  Que ces gens attendent de lui qu'il ne mène pas une politique qui satisfasse les déçus de l'échec du FN, mais qu'il tienne compte de tous ces gens qui ont eu le courage (on ne peut pas en dire autant des gens du parti qu'il représente) de croire au front républicain et qu'ils sont vigilants quant aux décisions qu'il prendra pour la ville.

 

Pensez-vous qu'il serait possible de simplement lui adresser un message par le biais de l'Indépendant qui lui rappelle cela?  Avez-vous des contacts qui permettraient d'élargir au maximum le nombre de signataires? Que pensez-vous de cette idée?

 

Je ne suis engagée dans aucun parti politique, je suis simplement et résolument de gauche. 

Je ne pense pas être revencharde en demandant juste que notre effort ne soit pas ignoré, cela également pour montrer aux gens qui ont opté pour un vote blanc que ce geste est inutile et lâche.

 

Je vous remercie par avance pour votre réponse, quelle qu'elle soit.

 

Bien cordialement.

 

Mme Sylvia Bonis

 

***Bonjour Mme S. Bonis,

 

Je suis d'accord avec votre texte, mais il ne faudrait pas que notre démarche soit axée sur le seul Pujol, pensons encore au FN...

 

Je vous propose de créer un "comité de vigilance d'intellectuels, artistes, écrivains, chercheurs, gens du spectacle, professeurs..." afin de surveiller l'action du FN à Perpignan (entrant en force à la mairie et à l'agglo), et de tous les pouvoirs en place : Conseil général, conseil régional et mairie de Perpignan.

 

Ainsi, le maire de Perpignan ne nous a pas remerciés; il ne répond pas sur les dossiers du "centre de documentation  sur l'Algérie", mais poursuit son idéologie "trouble" (une rue "Pierre Sergent" prévue au Moulin à Vent), M.Pujol ayant tous les pouvoirs et s'emparant de l'Agglo, en contradiction avec sa promesse de ne pas cumuler les mandats...

 

 

Si vous en êtes d'accrd, contactons d'abord les signataires du premier appel, nos amis, connaissances, les gens intéressés par cette démarche "hors partis"; faisons une nouvelle liste de signataires, que nous enverrons aux médias... 

à très bientôt. JPB.

 

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