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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 08:59

** LOUIS CODET, de Perpignan à Montmartre

La ville de Perpignan ne lui rendra pas hommage ! Cette mairie a tant à faire… A défaire, surtout ! A détricoter le réseau culturel, à gommer la mémoire de la cité (Les Beaux-Arts…) De Jean-Marc Pujol, dans 4 ans, on ne saura rien, mais les gens cultivés d'ici savent maintenir le souvenir d'un écrivain de talent, né à Perpignan, et pourtant si méconnu…

Serge Bonnery, journaliste à L'Indépendant, écrivain, animateur de la Maison des mémoires (maison de Joë Bousquet) à Carcassonne, a l'idée lumineuse de raconter (*) la vie et l'oeuvre de Codet, mort à 37 ans sur le front belge, en 14, année terrible, dont on vient de fêter, avec fracas (mais pas d'obus ni de feux d'artifice pour l'ami d'Apollinien chantant le bruit et le meulière des bombes !) le centenaire…

Je reprends donc La petite chiquette, prix Rencontre 1908, décerné par J.L Curtis, M.Nadeau, R. Kanters à L. Codet, préface de Gilbert Signaux, qui dit les talents du romancier, petit-neveu de Voltaire, ami de Marie Laurencin, Louis Amade et Pierre Camo.

De son vivant, il vit peu d'oeuvres publiées : les éditeurs refusèrent son roman Louis l'indulgent…Il arrive à ces marchands de papiers de n'avoir pas de flair ni de goût ! Gallimard se rattrapa, plus tard : il avait bien dit non à Proust !! L. Codet publie donc son premier livre chez Fasquelle, La rose du jardin, en 1907. La même année, l'auteur travaille à la Chiquette, publié en avril 1908 toujours chez Fasquelle; mais Codet est, en février, en Corse…

Il reviendra peu souvent dans sa province natale, la Catalogne, et ses romans parlent peu du pays (ci-dessous, un poème); dans Louis l'Indulgent, un chapitre, "Le camp d'Argelès", page 27, décrit de façon poétique un campement militaire entre mer et montagne, qui "enchantaient l'oeil par leurs changements harmonieux".

C'est dans ses poèmes en prose, que j'ai rencontré (édition Gallimard de César Capéran, 1927) plusieurs descriptions de notre terre : Finestret "au pied des montagnes grandioses qui forment le massif du Canigou", Vinça, où le personnage a une "mapitresse, une assez jolie fille de Vinça" et le Canigou "bleu, avec sa crête immense, tous ses plis aux arêtes lumineuses et les ombres fraîches de ses forêts. Vous reconnaissez, près du village, l'entaille d'où sort la rivière où l'on prend les truites…"(pages 129 à 136),

l'évocation de sa jeunesse (p.150), et les visons rapides de Barcelone (p.195)...

L. Codet m'enchante, et la musique de sa phrase, et le lyrisme de ses sensations ! Comment oublier un auteur qui sait exprimer des formules aussi profondes, comme nul auteur actuel de cette Catalogne nordique et merdique :

"Ici les montagnes paraissent coloriées comme un châle des Indes", ou, sur les toreros : "…princes des hommes aux vêtements dorés et aux bas roses, qui font ruisseler au soleil le sang splendide des taureaux…" (p.202).

"Et ils jouent de la guitare énervante, comme chantent les grillons dans les blés." (1899).

Et pour finir, cette réflexion admirable, montrant que l'Homme, même dans les pires instants (la guerre, la misère…) a besoin de beauté, qui doit sauver le monde :

"J'ai remarqué ces jours derniers, disait Louis, combien l'instinct esthétique gouverne les hommes…" ("Le camp d'Argelès").

"La couleur est la voix des choses." (à propos de Manet).

(*) Hall du conseil général des PO 66, vendredi 6 février 2015, à 17h30 (entrée gratuite)

- - -

Louis Romain Jean-Pierre Codet © site des amis de Claude Simon

Louis Codet (1876-1914), cousin germain de la mère de Claude Simon et frère aîné de Paul Codet, son tuteur, était lui aussi romancier.

Louis Codet est né à Perpignan le 8 octobre 1876.
Peintre, élève de l’Académie Julian, il est notamment l’ami de Guillaume Apollinaire et Marie Laurencin. il publie de son vivant La Rose du jardin (1907) puis La Petite Chiquette (1908), l’histoire plus ou moins autobiographique, d’un jeune peintre montmartrois et de son amie au langage vivant et populaire. Il écrit également dans quelques revues, la Revue Blanche, les Marges, la Nouvelle Revue française.


Mobilisé, comme le père de Claude Simon, dès le début de la première guerre mondiale, il est blessé à Steenstrate (dans les Flandres belges) le 5 novembre 1914. Touché à la gorge par un éclat d’obus, il est évacué au Havre mais, mal soigné, meurt six semaines plus tard auprès de sa femme, Marguerite Diemer, épousée depuis peu..

Louis Codet a publié deux livres lorsqu'il meurt le 27 décembre 1914 au Havre à la suite d'une blessure de guerre. A 38 ans, il laissait de nombreux textes inédits, dont une nouvelle, César Capéran, que Gaston Gallimard s'empressa de publier en 1918.

biographie extrait du site : http://www.lmda.net

À 38 ans, il laisse de nombreux textes inédits, et son œuvre est en grande partie posthume : César Capéran en 1918, La Fortune de Bécot en 1921 et Louis l’indulgent en 1926. César Capéran, publié par Gaston Gallimard en 1918, vient d’être réédité par les éditions ePagine.

le port catalan

Que j'aime la douceur de la mer catalane,

Au retour des bateaux, le soir, quand les pêcheurs

Traînent sur les galets, jusqu'au pied des platanes,

Leurs barques aux beaux flancs, claires comme des fleurs.

On pèse les poissons qu'on vend sur le rivage,

Et le vieux Gaudérique en bonnet phrygien,

Fume sa pipe, assis sur un rond de cordages,

Tandis qu'un enfant nu joue avec un gros chien.

Une voile palpite encore au vent d'Espagne ;

On voit parmi les chênes-verts de la montagne

Descendre les mulets portant les raisins noirs...

Que j'aime la douceur de la mer catalane !

Nous danserons, ce soir, quelque lente sardane,

Sous la lune qui luit, pure comme un miroir.

Louis Codet, 1876-1914. Poèmes et chansons (1926).

*Œuvres

  • L’Apprentissage (1903, publié en 1926 sous le titre Louis l’indulgent, roman autobiographique dont le premier titre était Un apprentissage : histoire(s) d’enfance et d’adolescence, départ pour Paris, toujours, petit monde des peintres, jolis tableaux, belles rencontres.
  • La Rose du jardin, 1907
  • La Petite Chiquette, 1908 - Ce roam évoque la bohème à Montmartre, rue St-Vincent et place du Tertre, en compagnie de Caboche et de ses amis.
  • César Capéran, 1918, que Gaston Gallimard publia en 1918. L’histoire pleine d’humour d’un Gascon monté à Paris des projets littéraires plein la tête mais préférant vivre en dilettante et finissant sa carrière comme conservateur d’un petit musée vers Auch.
  • La Fortune de Bécot, 1921
  • Voyage à Majorque, 1925, plaquette tirée à 650 exemplaires par La porte étroite éditeur.
  • Poèmes et chansons, 1926
  • Lettres à deux amis (Eugène de Montfort et Louis Bausil), 1927, publiées à 365 exemplaires chez Marges. Lettres envoyées par Codet au peintre roussillonnais Louis Bausil et à son ami de Montfort.

*Éditions récentes

  • César Capéran ou La tradition, préface de Robert de Goulaine, Motifs, 2008 (ISBN 978-2-268-06450-5)
  • César Capéran ou La tradition, postface de Auriant, Dole, Canevas éd., 1993 (ISBN 2-88382-039-2)
  • La Petite Chiquette, préface de Gilbert Sigaux, Éditions Rencontre, 196

*Sur Codet :

  • Raymond Dumay, Ma route du Languedoc, Julliard, 1951, son ami qui écrit : "Dans toute la littérature, Codet est unique. Il est l'homme irréprochable…Codet était un saint. Saint gracieux qui avait tous les dons : la poésie, la prose, la peinture et le plus merveilleux, le don d'amitié."
  • André Salmon, Souvenirs sans fin, Gallimard, 1955
  • Pierre Camo, « Louis Codet », Les Nouvelles littéraires,‎ 3 août 1935 (lire en ligne)

Ecrivains morts en 14/18 : Louis Codet, Alain-Fournier...
Ecrivains morts en 14/18 : Louis Codet, Alain-Fournier...

*auto-copinage :

*Livre à paraître (fin février 2015, début mars, pour les élections départementales) de Jean-Pierre Bonnel :

Les 365 jours de J.Marc Pujol (propositions pour Perpignan, la culture et campagne mars 2014 des Municipales) -

Souscription (10 euros chez l'auteur 06 31 69 09 32, ou chèque JPB, 9 rue St-Jean, Perpignan) Ensuite, prix public : 14 euros. (éditions "Les mots en scène" - collection "Maux en scène")

*Conférence sur Walter Benjamin de JPBonnel (lectures par Hanna Fiedrich), au théâtre de l'Etang, St-Estève, le 4 avril 2015 à 18h30, entrée libre. (diaporama, dédicace)

*Les articles les plus lus : 1.Alain Géli, un projet pour Perpignan

/article-defense-du-train-jaune-association-des-usagers-et-amis-du-petit-train-jaune-traditionnel-de-cerdag-124506198.htmlQ

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 11:34
Fabrice Thomas © L'Archipel contre-attaque
Fabrice Thomas © L'Archipel contre-attaque

La naissance d'un journal constitue un événement très important, à l'heure où les médias de papier souffrent de la concurrence du numérique et d'internet, au moment où, dans le 66, la presse est en danger (achat de L'Indépendant par la famille Baylet, après avoir subi les fantaisies du Monde et de Sud-Ouest - Un "Petit journal" consacré aux faits divers - Un "Travailleur catalan" très peu diffusé- une "Semaine du Roussillon" insipide, décevante, ayant renoncé à son esprit critique, des organes de propagande inutiles, tels les mensuels de la mairie et du CG66…).

C'est pourquoi il faut saluer l'initiative courageuse de Fabrice Thomas, personnalité connue à Perpignan pour avoir lancé de nombreux journaux, de Terres Catalanes à Place à ragots, en passant par les sites de "Perpignan tout va bien" (critiquant surtout J.P.Alduy) et "C.politique (qui fait la satire du PS et du CG66).

F. Thomas est un journaliste rigoureux, patient, privilégiant l'enquête sérieuse, visant à l'objectivité et à un lecteur exigeant, qui ne redoute pas l'analyse longue et précise. La préface à "Crème catalane" revient sur ces valeurs et nous ne pouvons qu'acquiescer.

Cependant, beaucoup d'amertume demeure chez F.Thomas : il revient avec un portrait de JP.Alduy, après avoir écrit, naguère, un beau livre sarcastique sur ce politicien mégalo et mécano… En outre, il ne se remet pas de son passage par "L'accent catalan" socialiste; il est à présent, travaillant pour la mairie, (*) un peu handicapé pour critiquer J.Marc Pujol : d'ailleurs, la seule personnalité politique éreintée dans ce n°1 est Clotilde Ripoull, qui, pourtant, a pris du recul par rapport au monde politicien local… Cet hommage de la revue, en ouverture, signifie donc que cette jeune femme dérangeante est importante et indépendante, et elle est critiquée une seconde fois par l'invité de cette revue passionnante : Nicolas Caudeville, amer de n'avoir obtenu que la 17° place sur la liste Modem de l'animatrice de l'association "Equilibre"..!

C'est dommage d'entamer ce média agréable, en couleur, à la belle couverture pelliculée, par quelques phrases sur la dette de Perpignan : la situation économique de la ville méritait un dossier plus approfondi… On s'attendait d'ailleurs à plus de prospective : la situation des quartiers, la menace du FN (Louis Aliot est d'ailleurs épargné, Nicaudeville le présentant comme son "ami"…mais F.Thomas n'épargnant pas lui l'ami Nico, avec un portrait "dur", p.46 !)

Ce n°1 est tourné vers le passé (Alduy, l'enfance catalane de M. Valls, l'histoire de la place Arago), même si un reportage photo rappelle la manif pour Charlie (mais aucune analyse du phénomène et son impact ici)… Cependant, je dois remercier au passage FT de citer un de mes livres, page 84, sur les "Peintres en Catalogne, du local à l'universel")...

La revue, comme son titre l'indique, se tourne vers la gastronomie et la cuisine politicienne locale: une enquête costaude sur les restaus asiatiques est dirigée par Isabelle Goupil, et on est heureux de lire cette journaliste de talent, rejetée par Midi Libre, puis par L'Indép… Mais les autres sujets ressemblent à des pubs déguisées ; le Mas St-Pierre (qui défigure la perspective du mas Vermeil), les Rivesaltes ambrés ou le restau "Les ateliers", bien bruyant !!!

Sinon des commerces de luxe font leur pub et même la mairie de Perpignan (4° de couverture) ce qui met en doute la volonté d'objectivité du directeur de la publication…

Pour que les lecteurs répondent à son appel louable de participation, il faudra se montrer moins hargneux à l'égard de C. Ripoull (ou alors expliquer le contentieux, dresser un vrai portrait), se libérer des attaches municipales, expliquer la montée du FN dans les quartiers-ghettos, analyser les forces de "gauche" dans le département…

On attend aussi qu'une place soit faite aux arts et à la littérature : donner la parole à des peintres ou à des écrivains, afin de conférer plus de poésie et de fantaisie à ce nouveau média, que nous devons tous défendre, même s'il nous déçoit, parfois… Bon vent, bel avenir à Crème catalane !!!

J.P.B.

(*) Démenti ou précision sur ce point : F. Thomas n'est pas salarié de la mairie de Perpignan. Il a certes fait des piges pour la municipalité ou écrit des textes rémunérés pour des proches du maire actuel (UMP), mais cette activité ne remet pas en cause l'indépendance de ce journaliste qui se bat seul depuis plus de vingt ans...

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 09:09
j'ai pu trouver un banc en face de la banque de France
j'ai pu trouver un banc en face de la banque de France

Perpignan encore au ban des médias ???

La ville est connue pour ses disparus divers (jeunes filles, légionnaire, maire et nombreux Catalans investissant à Marrackech…)… On en rigole jaune ici, dans les blogs comme L'Archipel contre-attaque ou dans le nouveau journal de Fabrice Thomas "Crème catalane"...

L'image de Perpi est hélas négative : endettement, suppression dans le domaine des arts et de la culture…Surtout présence de quartiers délaissés, laboratoires du FN, qui arriva en tête du premier tour des municipales 2014 !!!

Et voici que la ville supprime des bancs : les vieux resteront chez eux et les jeunes (et les touristes) doivent s'asseoir et consommer dans les cafés ! On nettoie le centre-ville, on empêche les pauvres, et autres marginaux à venir mendier dans les belles rues bourgeoises …

​Mais j'ai trouvé un banc, en face de la banque de France, pour les financiers ou les journalistes fatigués de l'hebdo en face "La Semaine du Roussillon"..?

*Livre à paraître (fin février 2015, début mars, pour les élections départementales) de Jean-Pierre Bonnel : Les 365 jours de J.Marc Pujol (propositions pour Perpignan, la culture et campagne mars 2014 des Municipales) -

Souscription (10 euros chez l'auteur 06 31 69 09 32, ou chèque JPB, 9 rue St-Jean, Perpignan) Ensuite, prix public : 14 euros. (éditions "Les mots en scène" - collection "Maux en scène")

*Conférence sur Walter Benjamin de JPBonnel (lectures par Hanna Fiedrich), au théâtre de l'Etang, St-Estève, le 4 avril 2915 à 18h30, entrée libre. (diaporama, dédicace)

* Alain TARRIUS - VIENT DE PARAITRE

Chaque année plus nombreux, des étrangers de passage, des transmigrants, se mêlent aux habitants de quartiers enclavés de nos villes pour divers commerces entre pauvres ou poor to poor. Le fétichisme de la marchandise inhérent à la mondialisation des économies libérales leur offre le rôle d’entrepreneurs commerciaux nomades et cosmopolites. Les territoires de leurs circulations transeuropéennes suggèrent des contours de peuples sans nation fédérant les migrants dispersés ce dernier demi-siècle. Surtout ils structurent en milieux cosmopolites des appartenances ethniques, religieuses, en passant de communautés immigrées en communautés immigrées.

Une enquête documentée, passionnante et nécessaire.

Sortie simultanée février 2015 . L’auteur est professeur émérite de l’Université Toulouse Jean Jaurès et membre des laboratoires CNRS LISST-Toulouse et Migrinter-Poitiers.

Le fétichisme des marchandises <femmes-drogues> est porté à son plus haut niveau par la libéralisation-globalisation des milieux criminels. L’auteur étudie ici les filières transeuropéennes russo-italiennes. Les origines des « marchandises », Balkans et Caucase pour les femmes, Afghanistan, Turquie, Géorgie pour l’héroïne, des recruteurs, Albanais, Géorgiens, Serbes, des espaces de mœurs ou moral areas de distribution, Italie du Sud, Levant espagnol, routes françaises, nations nord-européennes, se diversifient à l’échelle de la globalisation du marché. Alain Tarrius suit ces transmigrations d’étape en étape, de frontière à frontière, par des analyses multiples, globales et locales.

Passionnant et inquiétant.

laboratoire d’excellence Structuration des Mondes Sociaux. Mobilités, Réseaux, Migrations.

** JOSEP ROCA :

Perpignan: Mercredi,projection du documentaire "Josep Roca invite les rancios secs" à l'institut Jean Vigo! par Marilyn Maman et Nicolas Caudeville

Mercredi 4 février à 19H10 à l'institut Jean Vigo (à l'arsenal à Perpignan) projection du documentaire de Marilyn Maman et Nicolas Caudeville (entrée libre,précédé de la projection de courts métrages sur la vigne, suivi d'une dégustation de rancios secs) . Mars 2013, Josep Roca sommelier du meilleur restaurant du monde (selon un magazine britannique, et durant deux ans de suite 2012/2013) et aussi nommé meilleur sommelier d'Espagne, voulant raviver la culture du vin (blanc) Rancio sec http://www.cuisinealafrancaise.com/fr/dgal/produits/27-rancio-sec à l'agonie en Catalogne sud, mais ravivé depuis peu en Roussillon (d'abord comme produit sentinelle par "Slow Food" , puis bénéficiant d'une appellation ensuite) , a invité les producteurs de rancio sec du Roussillon à présenté leur production au Mas Marroch à Gérone . Nicolas Caudeville et Marilyn Maman ont profité de l'événement pour interviewer et filmer les protagonistes leur expérience, un marché possible et la transmission d'un savoir faire d'un vin représentatif de l'identité catalane nord et sud!

Voir aussi:

Vins Rancios secs: la vidéo interview du salon à Gérone; Josep Roca, Jean Lhéritier, Benoit Danjou-Banessy par Nicolas Caudeville et Marilyn Maman

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-vins-rancios-secs-la-video-interview-du-salon-a-gerone-josep-roca-jean-lheritier-benoit-danjou-b-121271111.html

Perpignan/Vin: Salon "Be Ranci" Bilan, remerciements et documentaire! interview Marilyn Maman,Jean Lhéritier par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/06/perpignan-vin-salon-be-ranci-bilan-remerciements-et-documentaire-interview-marilyn-maman-jean-lheritier-par-nicolas-caudeville.html

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:33
Zoulikha Bouabdellah (chaussures de femmes sur un tapis de mosquée)

Zoulikha Bouabdellah (chaussures de femmes sur un tapis de mosquée)

*C'est l'hiver : l'art s'autocensure, le FN est en tête, Charlie ne se vend plus et on interne un prof de fax gênant !!!

- - -

Mourir en hiver...

J'aimerais mourir en hiver

Quand tout s'éteint, tout disparaît,

Quand le jaune élude le vert

Dans les couleurs de la forêt.

J'aimerais mourir en hiver

Quand le froid prend droit de cité,

Lorsque la rouille vainc le fer

Qui luisait pour l'éternité.

J'aimerais mourir en hiver,

Au détour d'un chemin pentu,

Foudroyé par l'heureux éclair

D'un amour trop vite aperçu.

J'aimerais mourir en hiver,

Les doigts engourdis par le gel,

Le cœur plus que jamais ouvert

Aux insondables voix du ciel.

J'aimerais mourir en hiver,

Honteux d'endeuiller mon départ

De sanglots versés à l'envers,

De couronnes et faire-parts.

J'aimerais mourir en hiver,

Las des mensonges, las du bruit,

Des promesses au goût amer

De ceux qui m'ont toujours trahi.

J'aimerais mourir en hiver

Aux sourires de mes parents :

Cris de joie envolés dans l'air,

Images que l'on livre aux vents.

J'aimerais mourir en hiver,

Mais pas aujourd'hui, cependant...

Le ciel peut attendre et l'enfer

Sait m'oublier de temps en temps.

J'aimerais mourir en hiver

Pour ressusciter au printemps

Le désir qui naît, puis se perd

De redevenir un enfant.

J'aimerais mourir en hiver,

Libre de pouvoir à jamais

Embrasser les visages chers

De ceux que j'ai toujours aimés.

Embrasser les visages chers

De ceux qui m'ont toujours aimé.

Elne le 17 août 2014

Jean Iglesis

* (auto)Censure.

Clichy : Une œuvre de Zoulikha Bouabdellah retirée :
quand la peur devient censure (C
) Jean-Jacques Naudet

Zoulikha Bouabdellah, Silence, 2008-2014, Installation: 24 prayer rugs, 24 pair of shoes 300 x 560 cm. Courtesy: the artist © Zoulikha Bouabdellah

Cette œuvre de Zoulikha Bouabdellah, exposée au Pavillon Vendôme à Clichy, a été retirée par la photographe et Christine Ollier, après l’intervention d’une association religieuse musulmane qui se disait choquée. Où allons nous ? Le 11 janvier n’a-t-il donc servi à rien ?

Nous publions aujourd'hui la lettre ouverte de Christine Ollier ainsi que celle d'Orlan, une des artistes qui a retiré ses œuvres.

Lettre Ouverte d'ORLAN, le dimanche 25 janvier 2015 : Une œuvre a été censurée dans l’excellente exposition Femina ou la réappropriation des modèles, dont le vernissage se tenait samedi 24 janvier 2015 au Pavillon Vendôme à Clichy.
Je m’insurge contre toutes pressions et/ou menaces qui auraient pour conséquence qu’une œuvre d’art pacifique soit retirée d’une exposition, que ce soit par un groupe chrétien, un groupe musulman ou un groupe se réclamant de toutes autres croyances.
Dans l’exposition une pancarte nous apprend que l’artiste Zoulikha Bouabdellah et Christine Ollier, commissaire générale, « ont choisi de retirer la pièce Silence afin d’éviter toute polémique et récupération au sujet de la présentation de cette installation qui ne représente aucun caractère blasphématoire ».
En vérité, il suffit de se renseigner un peu pour découvrir clairement que cet acte d’autocensure masque une censure plus grave.
« Une association de confession musulmane » aurait fait pression auprès des responsables de la mairie, pour obtenir le retrait de l’œuvre. La mairie a cédé à ces pressions et s’est désolidarisée de l’exposition si l’œuvre devait être présentée.


Quelles que soient les motivations de l’artiste et des commissaires, le résultat est catastrophique.
Je peux suivre le raisonnement, mais je ne peux le soutenir car c’est la porte ouverte à toutes sortes de restrictions insidieuses de notre liberté d’expression, au risque que nous passions consciemment ou inconsciemment de l’autocensure à l’empêchement, de l’empêchement à l’inhibition que produisent la menace et la peur.


La liberté d’expression continue à être bafouée, deux semaines après les marches du 11 janvier, alors qu’aucun motif sérieux ne peut être invoqué pour interdire la présentation d’une œuvre qui réunit simplement des tapis de prière et des paires d’escarpins.


En conséquence, puisque l’œuvre de Zoulikha Bouabdellah est définitivement retirée dans l’exposition, je demande que mon œuvre soit décrochée.

Lettre Ouverte de Charlotte Boudon et Christine Ollier , le mardi 27 janvier 2015 :


Chères toutes, chers tous,
Vous n’étiez pas toutes, tous, présents au vernissage samedi 24 janvier de l’exposition Femina ou la réappropriation des modèles au Pavillon Vendôme à Clichy-La-Garenne et comme pour ceux et celles qui étaient présents, nous souhaitons exposer les faits qui ont conduit à la situation de blocage actuelle.
Pendant l’accrochage, l’équipe de commissaires a été informée par la mairie de mises en garde émanant de représentants d’une fédération de citoyens Clichois de confession musulmane sur « d’éventuels incidents irresponsables » non maîtrisables, pouvant survenir suite à l’exposition d’une pièce de Zoulikha Bouabdellah, intitulée Silence.
L’artiste est venue elle-même installer sa pièce et a été fort surprise de l’émoi et l’incompréhension que cette pièce suscitait, l’ayant montrée précédemment à maintes reprises dans des musées et autres lieux dédiés à la Culture à Paris, Berlin, New York et Madrid.
D’un commun accord entre l’artiste et les commissaires, la pièce n’a pas été montrée et l’artiste s’en est expliquée :
« Suite à l’incompréhension dont est victime l’installation Silence, j’ai pris la décision de la retirer de l’exposition. Je mets cette incompréhension sur le compte de l’émotion liée au drame qui a touché la France et ne souhaite en aucun cas que cette pièce soit le prétexte de quelques-uns pour nourrir davantage les amalgames à travers des interprétations erronées.
Je suis de culture musulmane ; mon intention n’est ni de choquer, ni de provoquer, mais bien plutôt de proposer une vision à partir de laquelle peut s’instaurer un dialogue. Cette vision concerne ici les liens entre les espaces profane et sacré ainsi que la place de la femme au seuil de ces deux mondes – car oui, la modernité des femmes est conciliable avec l’islam, à condition que ce dernier ne soit pas dévoyé pour devenir un instrument de domination.
Silence a été créée en 2007-2008 et a été montrée à plusieurs reprises aux Etats-Unis, en Allemagne, tout récemment en France, et ce sans qu’aucune polémique ne vienne entacher sa présentation. Aussi, je m’interroge sur les raisons qui poussent une certaine frange de Français de confession musulmane à voir dans cette installation une œuvre blasphématoire. Ni le Coran, ni aucune sourate ou hadith “sahih” ne font référence à l’interdiction de détourner ou de découper un tapis. »
Néanmoins, un certain nombre d'artistes, en premier lieu ORLAN, et des prêteurs ont manifesté leur désaccord avec le retrait de la pièce Silence, ou avec son remplacement par la vidéo Dansons, et nous ont demandé par solidarité avec Zoulikha Bouabdellah le retrait de leurs oeuvres. C’est également la position de Stéphane Magnan, directeur de la Galerie Les filles du calvaire, qui représente un grand nombre des artistes dont les œuvres sont exposées.


A ce jour, nous demandons une prise de position claire du Maire de la Ville, Gilles Catoire, sur les propositions que nous faisons concernant la suite à donner à l’exposition devant cette atteinte rampante à la liberté d’expression : soit assumer la présentation de la pièce Silence, soit décider de la fermeture de l’exposition privant de son accès les Clichois et l’ensemble du public. Il devra alors trouver un moyen de maintenir l’accès au lieu pour susciter un questionnement constructif sur l’art et la censure.
Voilà la situation.
Les commissaires invitées Charlotte Boudon et Christine Ollier



Exposition
Femina ou la réappropriation des modèles
Jusqu'au 26 Avril 2015
Sous le commissariat de Charlotte Boudon, Guillaume Lassere et Christine Ollier.
Avec les œuvres de Pilar Albarracín, Zoulikha Bouabdellah, Nina Childress, Béatrice Cussol, Hélène Delprat, Lydie Jean-dit-Pannel, Carmela Garcia, Laura Henno, Mwangi Hutter, Karen Knorr, Ellen Kooi, Katinka Lampe, Iris Levasseur, Paloma Navares, ORLAN, Esther Teichmann, Trine Søndergaard, Brigitte Zieger.
Pavillon Vendôme – Centre d’art Contemporain
7 rue du Landy
92110 Clichy

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 11:30
expo photos de J-Yves Gargadennec "Carabanchel"- La poudrière, jusqu'au 15 février
expo photos de J-Yves Gargadennec "Carabanchel"- La poudrière, jusqu'au 15 février

*La photo catalane (par luxcatalunya.over-blog.com

Catalanité : art classique et art contemporain, religiosité et patrimoine

Paris photO

2014 rencontre avec la photographie catalane

Publié le 24 novembre 2014 par lux catalunya

l'événement international de la photographie au Grand Palais: la Galerie +R Maserre !

Parmi les travaux des photographes reconnus représentés par la Galerie, certains ont saisi la nostalgie, les visages du passé connus ou illustres qui se projettent dans le présent, en noir sur blanc ; d'autres mettent en scène les images pour interroger la vision.

Alors qu'un nombre croissant de galeries s'engagent, à Paris photo, dans une survalorisation du numérique, de l'esthétique digitale et du design photographique, la Galerie +R Maserre a fait le choix d'une sélection a la fois émotionnelle, graphique et efficace.

Cette présentation permet aussi de voir à quel point la photographie catalane s'est chargée de spécificités et s'est elle-même travaillée au contact des évolutions de son époque entre clichés des années 70 et travaux contemporains.

Les photographies de Xavier Miserachs sont un voyage dans l'âme de la Catalogne. Un voyage affectif avec les grandes figures (Dali et le rhinocéros) et avec les souvenirs d'une période de simplicité et d'espoir.

Son style exceptionnel a fait de Miserachs un des grands noms de la photographie catalane dont le mérite est trop souvent ignoré. Avec la présentation de cette série à Paris Photo, revient en actualité la dimension historique et intime de cette vie catalane.

Manel Armengol, la Catalogne Seventies

Les travaux de Manel Armengol oscillent entre témoignage historique, mémoire collective et souvenirs personnels au travers de portraits et de paysages. C'est émouvant de voir à quel point ces clichés peuvent sembler connus et reconnus dans l'inconscient même de tout catalan qui les regarde.

C'est la grande force de cette photographie qui, sous des aspects désuets ou à partir de thèmes de vie quotidienne, parle au plus intime. Ce passé, c'est un lien qui existe encore aujourd'hui, c'est un mode de reconnaissance.

Deux séries de travaux de l'artiste Pep Duran sont présentées : quatre encadrements de compositions associant des photographies de sièges vides et des pieds démontés et une série de collages intitulée "Déserts".

Reconnecter des images, des réalités disjointes semble être l'ambition de cette démarche plastique et visuelle.

Les pieds de fauteuil sont comme les os d'un squelette de fauteuil dont l'image apparaît en fonds du tableau. Les couleurs, sépiacées, altérées, accentuent la vacuité de l'image et de l'atmosphère des sièges vides qui se côtoient.

De même, dans "Déserts" des personnages sont comme projetés dans des lieux improbables faits de jointures de réalités connexes et mais homogènes.

Une expérimentation visuelle de la disjonction et du rapport entre un passé de l'image et un présent de l'objet.

Marcel Duchamp, par Francesc Catala Roca, Galerie R. Maserre

***Livre à paraître (fin février 2015, début mars, pour les élections départementales) de Jean-Pierre Bonnel : Les 365 jours de J.Marc Pujol (propositions pour Perpignan, la culture et campagne mars 2014 des Municipales) -

Souscription (10 euros chez l'auteur 06 31 69 09 32, ou chèque JPB, 9 rue St-Jean, Perpignan) Ensuite, prix public : 14 euros. (éditions "Les mots en scène" - collection "Maux en scène")

*Conférence sur Walter Benjamin de JPBonnel (lectures par Hanna Fiedrich), au théâtre de l'Etang, St-Estève, le 4 avril 2915 à 18h30, entrée libre. (diaporama, dédicace)

*** Le musée de l'exil expose 42 photos originales de l'exil de 39 de l'agence du New York Times :

El MUME exposa 42 fotos originals de l´exili del 39 de l´agència del ´NY Times´

El Museu de l'Exili mostra al públic d'avui com treballaven els primers fotoperiodistes de la societat de masses

El MUME exposa 42 fotos originals de l´exili del 39 de l´agència del ´NY Times´

GIRONA | DANIEL BONAVENTURA El Museu de l'Exili (MUME) de la Jonquera inaugurarà avui una exposició que aplega un conjunt de 42 fotografies de la retirada republicana de l'any 1939 des de Barcelona fins a la frontera fetes per tres fotoperiodistes, entre ells Robert Cappa, per a l'agència de l'hegemònic diari nord-americà New York Times.
L'exposició De la caiguda de Barcelona a la retirada. Report of Wide World Photo for The New York Times presenta imatges que al seu moment van ser reproduïdes a mitjans de comunicació i van tenir un gran impacte internacional.
Es tracta de fotos d'Augustin Chauvin, David Seymour-Chim i Robert Capa, tres fotògrafs que van treballar a la zona del conflicte aquells dies d'infausta memòria per als republicans.
L'exposició, comissariada per Eric Forcada, no presenta còpies ampliades sinó les fotografies originals amb el seu peu de foto tal com va ser redactat a l'època, per tal de mostrar al públic d'avui com treballaven uns reporters que han passat a la història del fotoperiodisme com uns pioners, coincidint amb la formació i la consolidació d'una societat de masses, per oposició al fotògraf convencional, que treballava adscrit a un dels exèrcits enfrontats i explicava la guerra a través de la veu del seu amo.
"L'enviament de corresponsals de guerra ofereix als lectors la garantia d'una informació plural" i "qualsevol possibilitat de censura per part dels estats majors és neutralitzada", explica el text del complet catàleg de l'exposició.
Bona part d'aquestes 42 fotos s'havien vist a la premsa de l'època, fins i tot a portada, però no totes, i algunes d'elles van romandre inèdites fins ara. L'exposició s'ha vist a la Casa de la Generalitat a Perpinyà i no es descarta que tingui una itinerància més llarga després del seu pas pel MUME.

Les imatges d'un èxode
Les imatges van ser preses en el context de la caiguda de Barcelona, que es va produir el 26 de gener de 1939, i els dies successius. La retirada republicana va provocar un dels primers grans èxodes massius de civils a Europa.
El departament dels Pirineus Orientals, en només dues setmanes, va passar de 250.000 habitants a quasi 800.000. A la situació d'emergència humanitària s'hi va afegir una crisi sanitària de primer ordre i es van crear els tres immensos camps de concentració per encabir 330.000 republicans.
La premsa internacional va cobrir la retirada. Un equip de més de 135 periodistes va arribar al Rosselló amb l'objectiu d'informar els lectors sobre aquest gran esdeveniment.
Una de les agències més actives va ser Wide World Photo for The New York Times, que va elaborar un seguit de reportatges de gran impacte. L'agència tenia seu a París i una delegació a Perpinyà, i venia les fotos a mitjans francesos de totes les tendències polítiques. El corresponsal a Perpinyà era Augustin Chauvin i des del seu taller s'enviaven les imatges al món.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 09:39
Cécile Alduy, professeur de Littérature aux USA

Cécile Alduy, professeur de Littérature aux USA

La fille de l'ancien maire-sénateur de Perpignan analyse, en avant-première, dans le journal Le Monde la rhétorique de la séduction chez la présidente du FN : "Marine Le Pen prise aux mots- Décryptage du nouveau discours frontiste" (Seuil, Paris, 19,50 euros, sortie le 12 février).

La fille de Jean-Marie prend en apparence la langue inversée de son père. C'est une faussaire des mots, nous montre la professeur de littérature de Stanford, dans un entretien avec le quotidien parisien de ce 31 janvier 2015. Elle détourne en permanence les discours laïques et sociaux, elle vlde la rhétorique de gauche, voire communiste, Mélenchon paraissant parfois insipide à côté de La Marinette..!

Elle s'est lancée dans le combat pour la laïcité, "principe français sacré." !! Hélas cette valeur de la République "n'est plus qu'un souvenir évanoui par des années d'immigration massive, de soumission aux revendications des fondamentalistes."

Elle emprunte à l'adversaire ses propres formules : un véritable coucou, qui niche dans la parole d'autrui, et même de l'ennemi ! Et ça marche ! Le public est naïf, crédule, influençable : les ouvriers, les cocos votent désormais pour la fille du père le Pen !!!

Souverainiste à la Chevènement, elle opte pour l'Etat-Nation, qui protège les "Français de souche" : fort, stratège : notre père à tous et elle, elle est notre mère. Elle crée son mythe, elle endosse l'armure de Jeanne d'Arc, elle est Brigitte Bardot, elle défend les faibles, les animaux, la veuve et l'orphelin, son peuple…

Car elle reprend le mythe du peuple écrit par le grand historien de la Révolution Michelet : il est pur, sain, ce peuple, hélas trahi par les élites bureaucrates et politiciennes, de Paris et de Strasbourg… Mais elle est le guide, la voyante hugolienne, reprenant la formule électorale belle d'allitérations "Le Pen, le Peuple" !!!

Marine use des fleurs de rhétorique, nous dit Cécile Alduy : le paradoxe, l'amalgame, l'hyperbole (la submersion démographique, France envahie par la déferlante de millions d'immigrés), l'antithèse (eux et nous, Français et étrangers)…On peut se laisse prendre…On croit à ce discours égalitaire, à cette défense verbale des pauvres, à la pureté célébrée des bons Français. Elle a pris le contre-pied du père, qui renâcle et sort, de temps à autre, une formule antisémite !

On y croit… Pas moi ! Et vous..?

J.P.Bonnel

- - -

*ReNVERSANTE : LA RIFLE SPECTACLE DU THÉÂTRE DE LA RENCONTRE

SAMEDI 31 JANVIER - 2015 à 20h30

LA RIFLE-SPECTACLE EST UNE VRAIE RIFLE ...

RECONNUE PAR LA CATALANE DES JEUX

ET L'INSTITUT DES FÊTES CHOCOLATEES … DEPUIS 10 ANS.

Elle a même survécu à la fin du monde, de Bugarach !!!

Particularité de ce loto théâtral:chacun(e) gagne même si son carton de chiffres est vide !

En effet, celle ou celui qui crie ‘’Quine !’’ et descend des gradins pour s’asseoir dans le fauteuil V.I.R (*) et recevoir son lot, n’est pas, en fait, le seul à en profiter : la salle entière des perdants goûte, honteusement, au même plaisir.

On a beau distribuer les gages les plus tordus, les tricheurs sont majoritaires, ce soir là ... Malgré les efforts du service d’ordre qui voudrait que chacun se bouche les yeux et les oreilles, sauf le ou la gagnante,,, rien n'y fait !!

Car, justement, chaque gagnant(e), a droit à un(e) artiste qui lui offre une chanson, un poème, une bout de pièce de théâtre, un morceau de musique, un conte à rêver assis, une bourricade ... et cette année, bonus en forme de bonheur suprême : remise d’un ticket aller SIMPLE pour un week.end à Coustouges avec Nabila

Allez donc trouver ailleurs des lots d’une telle importance !

La Rifle 2012 regroupera autour de l'orgue de barbarie d'André Stuber, des acteurs, des musiciens, des conteurs et des chanteurs: Marielle Somme, Axelle Xica, Christine Cossu, Fred Bugeau, Carole Albert, Francisco Ortiz, Brahim Karim, Guy Jacquet, Gilles Baissas, Kalid, Clément Riot, Jean Marc Jousse, Cédric Debarbieux, Christian Albert, Rafael Marcos, Jacky Soleil, etc...

Bref tous prétextes à s'amuser, tant dans les gradins qu'au plateau !!!

Les enfants sont priés de surveiller leurs parents !!!

Allez, à vos cartons ! Et que le pire calembour soit miel de joie pour vous, le 31 au soir !

Le Théâtre de la Rencontre -Saint Martin – 31 rue des Romarins – Perpignan – 06*80*01*63*70

*(V.I.R : very-important-rifleur !)

** La Fête de l’Ours à Arles Sur Tech

Du 30-01-2015 au 01-02-2015

Arles sur Tech

L’ours, le Trappeur et la Roseta, trois personnages hauts en couleur et typiquement Arlésiens. Ils vont vous entraîner au son de la cobla, à travers les rues du village, dans

une course poursuite où l’on retrouve, dans un mélange complexe et symbolique, le côté sauvage de la bête, la farce carnavalesque et la danse libératrice. Suivent les

personnages étranges : « les Botes » et « Tortugues » qui sont là pour mettre en évidence la personnalité de l’Ours animal joueur, puissant et dangereux à la fois.

Samedi 31 janvier FESTA DE L’OS PETIT

10h30 Parc de la Mairie : « Bou Vermeil ». Animation et tour de ville

14h30 Salle des fêtes Départ Festa de l’Os Petit

20h30 « Veillée des chasseurs » Repas Ouillade à la salle des

fêtes. 13€ par personne et gratuit moins de 8 ans. Inscription à l’Office de Tourisme.

Dimanche 1er février FETE DE L’OURS

9h30 Déjeuner des chasseurs – Salle des fêtes

10h30 « Trobada dels Caçaires, de la Rosetta et du Trappeur »

dans les rues du village

11h30 Passation du temoin « la patte de l’Ours » à la Placette d’Amont

11h45 Sardanes – Placette d’Amont

12h30 Repas de tous les chasseurs – Placette d’Amont (à la salle des fêtes en cas de pluie)

15h Départ de la Placette d’Amont de la chasse à l’Ours

15h – 16h30 Grande chasse à l’Ours dans les rues du village

16h30 Rasage de l’Ours sur la place de l’Eglise et sardanes - Organisation « Comité des Fêtes »

EXPOSITION du 20 au 31 janvier : Photos sur les fêtes « Les Petits Ours »

par Jacques Maurin – Christian Mailhos – Pierre Sales, « Fête de l’Ours dans les Pays Catalans » Par Oriol Lluis Gual à la Médiathèque Intercommunale Jean Soler

Office de Tourisme Arles sur Tech – Corsavy – Montferrer - Le Palau – BP 27

66150 ARLES SUR TECH - Tél./Fax : 33(0)4 68 39 11 99

Site internet : www.tourisme-haut-valles

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 09:29

 

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Collections de Saint-Cyprien

Pour célébrer le 120e anniversaire de la naissance de François Desnoyer et à l'occasion de l'organisation de la grande exposition "Le Pays Catalan à l'affiche", le Musée Desnoyer de Saint-Cyprien explore la relation qui vie entre l'oeuvre de peintre François Desnoyer et son immense travail d'affichiste. Desnoyer a en effet réalisé en Pays Catalan les affiches Roussillon [1952], Saint-Cyprien-Roussillon [1966], Vernet-les-Bains - Paradis des Pyrénées [1969]. Une exposition à découvrir jusqu'au mois de septembre.

 

**Je vous fais part de l'exposition de J. Maureso qui se tiendra au Musée Terrus , vernissage le samedi 24 janvier 2015 à 17 heures

 

 

 Librairie Torcatis

 

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LA LIBRAIRIE TORCATIS vous présente

 

 L'EXPOSITION "LUTTE !" de GERARD CLEMENT

 

DU 12/01/2015 AU 31/01/20

 

"La lutte traditionnelle turque... La pratique de la lutte s’enracine très profondément dans l’histoire de l’humanité et reste très vivante sous diverses formes dans l’ère géographique des peuples turcophones..."

 

La série "LUTTE !" a été présentée au Festival VISA OFF 2014 de Perpignan.

 

 

 

* Artistes roussillonnais - Marie CFI, Claude Massé…:

Il me restait encore un peu de temps pour  vous souhaiter une excellente année 2015,

Pleine de poésie, d'inspiration et de bonheurs.

 

MPBC, artistesroussillonnais.eklablog.com

 

 

* DALI à Sant Vicens 

 

“Una polla xica, pica, pellarica, camatorta i becarica va tenir sis polls xics, pics, pellarics, camatorts i becarics.
Si la polla no hagués sigut xica, pica, pellarica, camatorta i becarica, els sis polls no haguessin sigut xics, pics, pellarics, camatorts i becarics”.

 

Salvador Dalí, Sant Vicens, Perpignan, 27 août 1965, 18h :


Moment historique et images à redécouvrir à travers la grande exposition: "Sant Vicens, foyer de la céramique d'art", Collections de Saint-Cyprien, du mardi au dimanche de 14h à 18h. Renseignements: 04 68 21 06 96 et www.collectionsdesaintcyprien.com

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Eric FORCADA commissaire de l'exposition

 

 

** Galerie LICENCE III Adhésion 2015

 

 

Communiqué : en 2015, Licence III fait un pas de côté

 

    L'atelier, situé Place de Belgique à Perpignan, lieu principal des activités de l'association depuis 13 ans fermera provisoirement pour travaux à partir de février 2015. Lors de cette phase de transition, à 20 mètres de là, au 3 du boulevard du Roussillon, une vitrine donnant sur la rue sera le nouveau lieu d'exposition.Le local est généreusement mis à disposition par Mr. Chevalier. Aménagement et  programmation sont en cours.

Repéré favorablement dans le monde de l'art contemporain de Barcelone à Nîmes, de Toulouse à Marseille, ignoré par la municipalité de Perpignan, Licence III a présenté ou accompagné le travail d'une soixantaine d'artistes, jeunes ou confirmés.    Désormais, les financements publics devenant de plus en plus symboliques, les mécènes et collectionneurs restant très timides nous fonctionnerons  grâce à l'autofinancement (50% en 2014)  et aux adhésions. 

 

 

nom :

structure (adhésion à titre professionnel) :

adresse :

tel:                mail :

 

O - adhésion à titre individuel (20€)

O - adhésion au titre d’une structure (40€)

O - adhésion membre bienfaiteur (100€ et plus)*

O – reçu ?

*depuis octobre 2011, l'association est éligible au dispositif fiscal du mécénat, articles 200 et 238 bis du CGI

 

 

signature:

 

Règlement à adresser à :

Licence III - 3, place de Belgique – 66000 Perpignan

Contacts : tel. 06 09 41 62 83 ; mail :  HYPERLINK "mailto:licence3@orange.fr"licence3@orange.fr

site internet:  HYPERLINK "http://www.licence-3.com/"www.licence-3.com

 

SIRET 504 148 917 00017      APE 9003A

**Tastautors 11è Cicle de música de Cardedeu 

 

30 de gener: Miquel Gil i Pep Gimeno, i Pere Figueres

 

 

Miquel Gil i Pep Gimeno Botifarra presenten NUS

Miquel Gil i Pep Gimeno Botifarra, dos cantaors de la rica escena musical del País Valencià, dos dels grans, nuen la seva complicitat en un espectacle entranyable i proper al públic. Musicalment diversos, però lligats pel fil de la música valenciana, aquestes dues grans veus es troben a l’escenari amb un espectacle que despulla cançons, en format acústic i obert a la gent, amb cançons de l’equipatge de cadascun i d’altres, entremig de la seva distesa manera de ser.

 

 

Pere Figueres

Aquest veterà rossellonenc és una de les veus emblemàtiques i emocionants del moviment nordcatalà de la Nova Cançó, sempre compromesa amb la llengua i la cultura catalanes. Independent, la seva veu exhala tota la força i la bellesa de la llengua catalana d’una forma reivindicativa, que s’emmarca en la tradició de la poesia catalana i la cançó d’autor. Aquest darrer any ha publicat en CD el vinil “Olors de vida” i vindrà a deixar-ne fer un tast a Cardedeu.

 

 

 

 

Miquel Gil i Pep Gimeno Botifarra presenten NUS

Miquel Gil i Pep Gimeno Botifarra, dos cantaors de la rica escena musical del País Valencià, dos dels grans, nuen la seva complicitat en un espectacle entranyable i proper al públic. Musicalment diversos, però lligats pel fil de la música valenciana, aquestes dues grans veus es troben a l’escenari amb un espectacle que despulla cançons, en format acústic i obert a la gent, amb cançons de l’equipatge de cadascun i d’altres, entremig de la seva distesa manera de ser.

 

 

 

Miquel Gil i Pep Gimeno Botifarra presenten NUS

Miquel Gil i Pep Gimeno Botifarra, dos cantaors de la rica escena musical del País Valencià, dos dels grans, nuen la seva complicitat en un espectacle entranyable i proper al públic. Musicalment diversos, però lligats pel fil de la música valenciana, aquestes dues grans veus es troben a l’escenari amb un espectacle que despulla cançons, en format acústic i obert a la gent, amb cançons de l’equipatge de cadascun i d’altres, entremig de la seva distesa manera de ser.

 

 

Pere Figueres

Aquest veterà rossellonenc és una de les veus emblemàtiques i emocionants del moviment nordcatalà de la Nova Cançó, sempre compromesa amb la llengua i la cultura catalanes. Independent, la seva veu exhala tota la força i la bellesa de la llengua catalana d’una forma reivindicativa, que s’emmarca en la tradició de la poesia catalana i la cançó d’autor. Aquest darrer any ha publicat en CD el vinil “Olors de vida” i vindrà a deixar-ne fer un tast a Cardedeu.

 

 

Hora: 22.00 h
Lloc: Cecuca
Entrada: 10 € anticipada i 12 € a taquilla
Comprar Entrades (Codetickets)
Comprar Entrades (Productes de la Terra)

 

 

 

Michel Pagnoux
Michel Pagnoux

***Je suis allé voir hier, à la médiathèque de Perpignan, la petite mais sympathique exposition "Invitation au voyage", carnets de voyage de Ph. Bessoles et Yves Marcerou (jusqu'au 21 février, entrée libre), avec les éditions Barameï : récits de voyages, réflexion sur les hommes rencontrés...

J'ai voulu faire de même : parler avec les deux employées de la mairie qui sont assises à l'entrée de la petite salle, bien ouverte au public, mais peu fréquentée… Elles ont tenté de m'informer sur les auteurs, mais m'ont avoué qu'elles ne savaient rien, qu'elles n'avaient pas été formées. Ce sont des gardiennes bien sympathiques, mais leur rôle est bien limité…J'avais eu les mêmes réactions lors de l'ouverture de Centre d'art contemporain : les 3 ou 4 employées municipaux ne savaient rien de W. Benjamin... Je me suis aperçu aussi que les employées de la médiathèque ne connaissaient pas le directeur, M.Denis Saez, directeur aussi de la culture : "Il vient de passer dans le hall, à l'instant !

-Non, on ne le connaît pas !"

Y a-t-il si peu de dialogue entre les responsables, les élus et les employés de la mairie ??? Les délégués à la culture n'ont-ils pas un peu de temps pour sortir de leur bureau et échanger avec ces gens si "simples", souvent peu cultivés, et pourtant attachants, amis mal à l'aise dans leur travail, utilisé à contre-temps..??? La culture doit se diffuser à la base, dans la population, non pas cantonnée dans un musée, ou le laboratoire d'une galerie, où personne ne vient, même si c'est gratuit… (beaucoup de bobos lors des vernissages ! Personne ensuite…)

Heureusement, M. Saez a l'intention de parler des projets culturels pour la ville, de se montrer, de se faire connaître. Son travail dans la gestion du réseau des bibliothèques, est déjà louable et essentiel : on attend la même volonté d'action pour animer la ville…

Pourtant les événements culturels et les expositions sont légion, et chaque groupe, dans son coin, s'agite : c'est le public qui fait défaut; les gens viennent par amitié pour une association (au palais des Congrès) ou pour l'apéro; dans les galeries (L'Isba, à cent êtres su centre du monde…) de grande qualité, véritables centres d'art contemporain, on vient pour se montrer ou rencontrer quelqu'un dont on a besoin…

Michel Pinell, qui aime l'art vivant, est présent. M. Saez est toujours aussi discret et silencieux : venant de Sérignan, il connaît lui aussi l'art contemporain, mais à Perpignan, il observe, il prépare le terrain…

Alors, on enchaîne les expos, dans une certaine émulation, entre la ville (à voir : Valerio ADAMI, chez l'indispensable Vicente Madramani, 3 avenue ce Grande-Bretagne - Jean-Yves Gargadennec "Carabanchel" à la Poudrière, rue Rabelais- cf. site de la mairie.)

La mairie de Perpignan n'a pas les moyens (le musée Rigaud en travaux, mais personne n'y venait avant l'agrandissent : comment faire pour attirer les Perpignanais ? A-t-on les moyens de montrer quelque chose d'intéressant ?) de rivaliser avec le CG66 possédant les châteaux des rois de Majorque… On suppose que la "droite" attend de reprendre le Conseil général pour installer des expositions et relancer des festivals (d'où la suppression des Estivales en ville).

La Région, qui s'active surtout à Céret, Sérignan et Montpellier, propose des expositions et rencontres sympathiques à la maison de la Région, avenue de la gare…

On souhaite que ces expositions soient moins conventionnelles, plus spontanées, et non pas l'occasion pour des politiciens et pseudo-artistes, de se pavaner, de se montrer…Que mille lieux artistiques éclosent au coeur des quartiers, pour un public jeune et populaire !!

JPBonnel

**Souscription (tirage limité à 200 exemplaires) :

Livre à paraître (fin février 2015, début mars, pour les élections départementales) de Jean-Pierre Bonnel : Les 365 jours de J.Marc Pujol (propositions pour Perpignan, la culture et campagne mars 2014 des Municipales) -

Souscription (10 euros chez l'auteur 06 31 69 09 32, ou chèque JPB, 9 rue St-Jean, Perpignan) Ensuite, prix public : 14 euros. (éditions "Les mots en scène" - collection "Maux en scène")

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:43
Une rue du quartier Saint-Jacques

Une rue du quartier Saint-Jacques

Jean-Jacques BEDU
Jean-Jacques BEDU

Après la Maison Rouge, Josiane Coranti et Jean-Louis Ferrer vous donnent désormais rendez-vous pour une heure de lecture baptisée, « Les belles pages du mas », au Mas Can Artists, 14, avenue des Pervenches, à Perpignan qui accueillera, vendredi 30 janvier 2015 à 19h, l’auteur perpignanais Jean-Jacques Bedu, pour des extraits de son dernier roman, Moi, empereur du Sahara, paru chez Albin Michel, sous l’égide du CML avec le soutien de France Bleu et Delmas Musique.

Dans cet ouvrage, l’auteur retrace les aventures tragi-comiques de Jacques Lebaudy, richissime héritier de l’industrie sucrière, le tout sur fond de Belle Epoque et de conquête coloniale. » De Mogador à Tombouctou, tout le Sahara savait qu’un fêlé avait débarqué au Cap Juby, un homme très riche… « Après une jeunesse dépravée entre casinos, demi-mondaines et Jockey Club, Jacques Lebaudy, héritier des Sucres Lebaudy, décide de conquérir un royaume. Il choisit la pointe septentrionale de l’Afrique où il débarque le 18 juin 1903 et s’autoproclame Jacques Ier. Un empereur sans couronne ni sujets, à la Antoine de Tounens, qui règne sur des sables mouvants, mais inquiète toutes les chancelleries...

Une histoire rocambolesque et véridique récompensée par le prix Pierre Benoit du roman romanesque 2014.


Contacts : 06 82 30 05 70 / 06 59 10 10 55 (entrée libre)

- - - Ghettos de Perpignan : les élus, les politiciens, les candidats aux élections départementales sont à la rue !!

1. Les représentants de la mairie qui, eux, connaissent bien ces quartiers ! On fait de la poésie : "de belles rénovations" et on continue comme avant !!! Il y en a eu des "rénovations" : agent détourné, souvent, ou servant aux belles bâtisses du centre historique (quartier St-Jean) ou argent jeté (caserne du Puig) car si on n'éduque pas les populations, il faut recommence !!! Voir l'état de saleté et de détérioration de cet ensemble architectural magnifique ! Scandale !! O. Amiel, après avoir critiqué pendant des années la mairie (il se disait "de gauche"), la défend à présent : la trahison de Chevènement continue ! Arrivisme pas mort !!

Voici ce qu'ils ont déclaré à L'Indépendant :

Caroline Ferrière, candidate UMP en binôme avec Olivier Amiel : "On ne peut pas dire que rien n'a été fait"

"C'est vrai que ceux qui parlent de ghetto ne connaissent pas Saint-Jacques. On n'y est pas 'insécure' du tout, mais il y a des problèmes sociaux, une façon de vivre totalement différente. L'argent injecté l'a été 'en dentelle' et pas de manière visible pour les Perpignanais, mais on ne peut pas dire que rien n'a été fait. En matière d'éducation aussi, l'absentéisme a reculé. Parmi nos projets : modifier la rue Lucia, car l'arrivée de l'université en fera l'axe le plus emprunté, faire de belles rénovations et un parcours cohérent autour du patrimoine, améliorer le marché de la place Cassanyes, restructurer et fédérer les antennes sociales, agir par secteur contre l'habitat indigne, et pas en pointillé, et arriver à de la mixité sociale".

2. Silence de la part des Socialistes. (à part H.Malherbe et S.Neuville qui sont sur le terrain et font beaucoup de communication);mais sur ces quartiers, silence du candidat J.Cresta, parti sous d'autres cieux et ratant avions et trains quand il y a des réunions locales importantes…Lapsus, silence, absence de solutions : que le gouvernement donne de l'argent et on est content !

Or il faut un règlement radical !!! Il faut déclarer en situation rouge ces quartiers : acheter les maisons des Gitans qui sont propriétaires, inculper les marchands de sommeil, ces propriétaires véreux qui ont en général plusieurs logements, indemniser les propriétaires honnêtes qui ne peuvent toucher les locations, détruire les îlots insalubres, recourir à l'armée dans les quartiers où l'islam radical est propagé et des complots envisagés !

3. Les communistes : C'est la faute à la droite et on n'est pas d'accord pour que les gens assistés travaillent pour la collectivité et soient ainsi réinsérés dans la société et la ville. C'était pourtant une initiative de C.Bourquin quand il était président du Conseil général du 66 (avec Bruno Delmas qui, avec son mouvement l'Olivier, préconise aussi cette solution.

Voici la déclaration de l'éternel candidat J. Vila (il n'y a pas des jeunes ou d'autres militants au "Front de Gauche"..? ) :

Jean Vila, candidat PC en binôme avec Nicole Gaspon (PC) : "Remettre les gens à l'emploi"

"Saint-Jacques est un problème particulier à la ville de Perpignan. Ce n'est effectivement peut-être pas un ghetto, mais une concentration de gens en difficulté avec des personnes au RSA ou en condition précaire. Le principal objectif est de les remettre à l'emploi, mais pas comme le propose le chef de file de la droite (l'UMP Jean Castex, ndlr) : un travail en contrepartie du RSA. Car une telle mesure signifie qu'on met ces gens-là à disposition des collectivités pour effectuer des travaux d'intérêt général. Avec ces emplois gratuits, les collectivités arrêteront d'embaucher. Quant à l'habitat indigne, c'est un gros travail qu'aurait dû entreprendre la municipalité depuis longtemps. On ne peut pas laisser ce quartier se dégrader. Heureusement l'État a débloqué des aides.

(commentaires de J.P.Bonnel) ** Livre à paraître (fin février 2015, début mars, pour les élections départementales) de Jean-Pierre Bonnel : Les 365 jours de J.Marc Pujol (propositions pour Perpignan, la culture et campagne mars 2014 des Municipales) -

Souscription (10 euros chez l'auteur 06 31 69 09 32, ou chèque JPB, 9 rue St-Jean, Perpignan) Ensuite, prix public : 14 euros. (éditions "Les mots en scène" - collection "Maux en scène")

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 11:18
Ghettos de Perpignan, laboratoires frontistes : ça suffit

Ghetto, apartheid, bien sûr les mots ne sont pas adaptés à la situation française actuelle, où quartier juif et ségrégation à l'africaine (du sud) n'existent pas. Seulement, maintenant, pour être entendus, il faut crier dans la meute médiatique, et Valls a eu raison de le faire : ça déclenche le débat, ça pousse à en finir avec ces regroupements de pauvres ou de citoyens d'origine étrangère !

A Perpignan, les gitans du quartier Cassanyes/place du Puig n'ont pas été enfermés dans un ghetto puisque cette population s'est sédentarisée volontairement depuis longtemps. Les gitans font partie de l'histoire de la cité catalane, mais ils constituent un ghetto pauvre, sale, voué à tous les trafics, c'est bien un ghetto car les Perpignanais n'y vont pas : je m'y promène dans la journée, comme à Saint-Mathieu, mais je ne m'y hasarde pas à minuit…

A ce propos, rappelons-nous de l'aveu du maire J.Marc Pujol, pendant la campagne des municipales, avouant que les policiers ne sortaient pas dans ces quartiers (Le Vernet, les HLM…) entre minuit et 6 heures du matin, car ils avaient peur !!!

Refuser de voir un ghetto dans le quartier gitan est un déni de la réalité..!

Or le problème est grave, depuis des décennies, dans les quartiers miséreux de Perpignan : la sécurité n'y est pas assurée, la municipalité est plus dans l'immobilisme et la fuite que dans la recherche de solutions. Avec la manne du gouvernement actuel, il faut saisir l'occasion et transformer ces quartiers de façon radicale !

La municipalité, sous les Alduy, avait pratiqué une politique généreuse (dialogue avec les chefs gitans, rénovation de la caserne de la place du Puig, primes pour aller à l'école, classes adaptées au collège Jean Moulin, prime "d'obésité" et autres cadeaux lors de Noël…La paix régnait et les agitants votaient pour la droite, et les trafics de drogue, de vols, de prostitutions étaient occultés) : politique libéralo-socialiste laxiste qu'il faut arrêter car le Front national, investissant ce labo aux pratiques perverses, peut profiter du ras-le-bol des citoyens pour prendre la mairie.

Mesures radicales suggérées : contact avec les bailleurs pour acheter les habitations louées par les gitans, raser ou rénover selon l'état des maisons; agir avec le CG66, l'office de HLM pour reloger les Gitans par petites communautés : leur apprendre ce qu'est la propreté, la vie sociale, l'école, les valeurs de la République…En accord avec les chefs, reviendront au quartier d'origine ceux qui auront accepté les règles de vie sociale.

A-t-on le droit de forcer ainsi les gens ? Oui, sinon on accepte les espaces de non-droit ! Sinon on accepté d'assister (RSA, allocations diverses) des populations sans rien leur demander en échange : c'est inacceptable !

Le quartier rénové deviendra un quartier gitan, catalan, avec des espaces pour la culture, la musique, le culte, les rencontres diverses… On ne fera pas une opération immobilière, ce qui est le non-dit de certains politiciens et copains promoteurs qui misaient sur la fin des Gitans (mourant du sida, d'obésité, de consanguinité…)

On ne verra plus les touristes, qui veulent se faire des frayeurs, ou les photographes de Visa attirés par un exotisme morbide, venir arpenter les rues insalubres du Puig. On verra une population vivre en harmonie avec des Gitans, aidés de façon positive, et des Français d'origine maghrébine, des Marocains surtout qui travaillent et animent la place Cassanyes...

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 10:08
Poésies pour la paix - Poésie et édition : René Rougerie - Editeurs escrocs - Exposition à Carcassonne : Joë Bousquet, Paul Pugnaud, Rougerie

* POEMES pour la PAIX - Médiation Paul Valéry<mediationpaulvalery@ville-sete.fr>

Bonjour à tous,

Je me permets de vous informer à nouveau concernant le projet "Canons de paix pour 3 millions de poèmes" que nous organisons avec le festival de poésie de Sète, Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée.

Le projet est simple:

Dans un premier temps, vous choisissez et envoyez trois courts (10 lignes) ou extraits de poèmes avant le 20 février par mail.

Bien indiquer le nom du poète, le titre ou extrait du recueil et son pays.

Dans un second temps, nous invitons tout le monde à assiter à ce "rassemblement éclair".

CANONS DE PAIX POUR 3 MILLIONS DE POÈMES

à l’occasion du Printemps des poètes

FLASH MOB / RASSEMBLEMENT ÉCLAIR

Rendez-vous à Sète le samedi 21 mars à 16h

Rue Gambetta, entre place du Pouffre et place Aristide Briand

Du haut des immeubles, propulsée par des canons à papier, une pluie de poèmes

Des poèmes venant du ciel

Des poèmes de toutes les couleurs, des voix de poètes de nombreux pays

Une pluie de poèmes le temps d’un feu d’artifice

Des poèmes que chacun pourra cueillir en vol ou ramasser, que chacun pourra lire à son gré dans la rue sur les multiples podiums sonorisés installés spécialement – lire pour les partager...

Et puis, avant de terminer, des poèmes lancés vers le ciel, à bord de lanternes orientales

Parmi les 3 millions de poèmes à ramasser

DES NUMÉROS GAGNANTS

1er prix : UNE SEMAINE À ISTANBUL POUR DEUX PERSONNES

(tirage au sort et remise des lots sur place à l’issue de l’événement - 10 prix à gagner)

Pour participer

Envoyer par mail (sete.accueil@voixvivesmediterranee.com ou museepaulvalery@ville-sete.fr ) avant le 20 février 2015 un ou plusieurs poèmes sur papier couleur dans le format ci-dessous (poèmes choisis par vous chez un poète contemporain ou non, du pays de votre choix mais traduit en français)

ou

Apporter un poème (sur papier couleur dans le format ci-dessous) le samedi 21 mars et le déposer avant 16h dans une des urnes installées sur place (poème choisi par vous chez un poète contemporain ou non, du pays de votre choix mais traduit en français)

Evénement co-organisé par le Festival de poésie de Sète, VOIX VIVES de Méditerranée en Méditerranée, et le Musée Paul Valéry

Pour que les voix des poètes demeurent vivantes et vivaces

**

***SUR la poésie et l'édition par René Rougerie (éditions Rougerie)

A l'occasion de l'exposition "Deux poètes, un éditeur : Joë Bousquet, Paul Pugnaud, Rougerie - jusqu'au 14 mars 2015, au centre J.Bousquet, 53 rue de Verdun, 11000, Carcasonne - 04 68 72 50 83 - du mardi au samedi, 9h/12h-14h/18h -

Malhonnêteté des éditeurs, incompétence des critiques…

Peu à peu, le poème disparaît, étouffé sous de savantes, trop savantes critiques. L'oeuvre n'est le plus souvent qu'un point de départ, un prétexte. La poésie est massacrée à coups de formules prétentieuses.

90% des plaquettes de poésie paraissant actuellement sont des comptes d'auteur. L'éditeur, payé avant d'avoir joué son pole, se contente d'endormir l'auteur sous de belles phrases… et même voudrait-il, en un sursaut de conscience, agir honnêtement, il devient paralysé devant l'indifférence du public et l'hostilité, justifiée le plus souvent, du libraire. Ainsi, la centième petite plaquette reste-t-elle ignorée par suite de cet état de fait, par suite aussi de la lâcheté et de l'incompétence de nos "grands critiques"…

Aujourd'hui, le moindre présentateur de radio, le moindre gratteur de guitare, le moindre directeur de ces maisons de jeunes vieux incultes a cinquante fois par jour le mot poète à la bouche, airs qu'il ignore la poésie. De même, alors que les oeuvres poétiques paraissent par centaines, sinon par milliers, de même l'édition poétique est-elle en danger de mort…

De belles âmes s'extasient même devant cet état de fait : la poésie n'est pas un produit de consommation; elle ne doit pas être vendue, mais donnée. La poésie écrite a perdu toute valeur marchande : qu'on le veuille ou non, c'est déjà le début du mépris. Il faut la revaloriser. Pourquoi coûterait-elle moins cher que le moindre spectacle ou q'un disque, alors que le livre reste le véhicule essentiel du poème..?

L'édition de poésie existe seulement et ne peut exister que sur un plan artisanal, loin des exigences d'une consommation dévorante. Il convient de s'en réjouir, de ne pas ignorer les avantages que présente un tel état de fait : la possibilité de choisir un papier, des caractères, d'adopter une présentation uniquement au service de l'oeuvre.

Etre tourné vers l'avenir, alors que de trop nombreux auteurs vivent sur un passé : faiseurs de mirlitons, ou nostalgiques d'un surréalisme étroit,mais surtout tenants d'une prétentieuse et fausse avant-garde, en réalité pâles reflets d'un mouvement Dada mort depuis longtemps. Tous sentent le cadavre.

Certains, perturbés par des événements encore récents veulent faire de la poésie une arme de combat à effet immédiat, par générosité, par démagogie, leur oeuvre est farcie de petits Chinois. lls y dénoncent la guerre, la faim dans le meilleur style journaliste. Témoins (?) collant à l'actualité, aveuglés par elle, ils camouflent leur impuissance en verbiage, remettent tout en question, tapant du pied et du poing sur l'art, sur la poésie-manifestation d'un esprit bourgeois; ils jouent aux petits démolisseurs sans cesser d'être de pauvres petits intellectuels…

Ma conception de la poésie : une continuité dans la diversité, des approches de la poésie sans vouloir en donner une définition, beaucoup d'ambition et pas d'ambition à la fois, un souffle de liberté dans la confrontation, hot-rs de toutes chapelles, mais toutefois pas hors de toutes limites, que ces éditions, ces cahiers soient les illustrations des réalités, souvent concrètes, sources de poésie.

© R. Rougerie/Poésie Présente publié auparavant dans "Le Cherche Midi" n°10, automne 1976 (J.P.Bonnel, directeur de la publication).

* "Pour moi, le problème numéro un est bien celui de la malhonnêteté des éditeurs. Il en est d'autres, il est vrai. La vente dans les grandes surfaces, en particulier, risque d'être une catastrophe pour la poésie et pour toute pensée qui se vent libre…"

(lettre à J.P.Bonnel, extrait 4.8.1976.)

*Editeur de poésie à Limoges (maison reprise par son fils) René Rougerie publiait aussi une revue trimestrielle "Poésie Présente" (où j'ai publié quelques poèmes, après notre rencontre à Narbonne et plusieurs échanges de lettres).

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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